Le devoir, 19 février 2001, Page(s) complémentaire(s)
I A 4 L E I) E VOIR E I.T N l> I I !» K K V R I E R 2 O (I LES ACTIIA LITES Au moins huit morts Palmarès de la 51‘ Berlinale Vague de mutineries dans des prisons brésiliennes Des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, ont été prises en otages AGENCE FRANCE-PRESSE Sao Paolo — Des mutineries en série déclenchées hier dans l’Etat de Sao Paulo où plusieurs milliers de détenus ont pris simultanément le contrôle de 23 prisons ont fait huit morts, a déclaré le secrétaire à la Sécurité Publique, Marco Vinicio Petrelluzzi.Selon Petrelluzzi, les victimes sont pratiquement toutes des prisonniers qui ont été tués par d’autres prisonniers.Vers minuit locale, la situation était sous contrôle dans la presque tonalité des établissements de l’Etat où plusieurs milliers de personnes, dont des femmes et des enfants, ainsi que des gardiens ont été pris en otages par les mutins.Au total, 23 prisons ont connu des rébellions dimanche pendant plus de dix heures et quatre seulement étaient encore contrôlées par les mutins après minuit, dont le complexe pénitencier de Caran-diru, au centre de Sao Paulo, le plus grand d’Amérique Latine avec 9700 détenus, répartis dans deux maisons de détention.Quelque 5000 visiteurs, parmi lesquels près de 1000 enfants, ont été pris en otages par les mutins qui ont mis à profit le jour des visites hebdomadaires pour déclencher le mouvement.Une vingtaine d’otages, la plupart des femmes et des enfants, ont commencé à être libérés à Ca-randiru, «au compte-gouttes», a constaté l’AE'P sur place.Cependant, de nombreux parents refuseraient de sortir de Carandiru pour rester avec les détenus, redoutant que la police intervienne violemment et tue les, mutins.A Carandiru, deux détenus ont été tués, par d’autres prisonniers, selon le secrétaire à la sécurité qui a avoué être «surpris» de l’ampleur de la rebellion dans 18 villes de l’État et la capitale.Bien planifié «Cela a dû être planifié à l’avance pour réagir au transfert de 10 dirigeants du Premier Commando de la Capitale [PCC], une puissante organisation de détenus, vendredi, de Carandiru vers d’autres centres», a estimé le secrétaire.Petrelluzzi a attribué la simultanéité des rébellions et leur bonne organisation aux téléphones portables dont disposaient les détenus «mais aussi à un type de communication par la radio et la télévision que l'Etat ne peut contrôler».«Une prison apprenait par la radio ou la TV qu’une autre se mutinait et finissait par se rebeller par solidarité.Im preuve est que les rebellions ont commencé dans septpé-nitenciers et après que la presse l’ait diffusé, dix autres ont immédiatement suivi», a-t-il dit Le secrétaire de l’administration des prisons, Nagashi Furuka-wa, a indiqué quant à lui que les armes et grenades aux mains des détenus n’ont pu entrer dans la prison que «parce que les fouilles des parents qui rendent visite aux prisonniers ont été mal faites ou avec la complicité de fonctionnaires des prisons».Intimacy de Chéreau crée la surprise La Montréalaise Martine Chartrand remporte VOurs dor du court métrage avec Ame noire Le palmarès MARIE-THÉRÈSE DELBOULBES AGENCE FRANCE-PRESSE B erlin — Intimacy de Patrice crue d’une relation fondée sur le sexe, a créé la surprise en triomphant hier à la 5U Berlinale en remportant trois prix et en volant la vedette au favori Traffic de Steven Soderberg qui se contente d’un prix d’interprétation.Patrice Chéreau reçoit non seulement l’Ours d’or mais également le prix d’interprétation féminine pour l'actrice néo-zélandaise Kerry Fox qui n’hésite pas à s’exposer dans les scènes de sexe osées àTntimacy, le premier film en anglais du cinéaste français.Le réalisateur de La Reine Margot et de Ceux qui m’aiment prendront le train a également décroché le prix de «L’Ange Bleu», qui distingue le meilleur film européen.Par ailleurs, Ame noire de Martine Chatrand, le seul film canadien inscrit en compétition cette année à Berlin, a remporté l’Ours d’or du court métrage.Ce court métrage d’animation, réalisé grâce à une technique complexe de peinture sur verre, raconte en dix minutes rien de moins que.l’histoire de l’humanité, à travers le récit coloré d’une grand-mère à son petit-fils.Pour sa part, Maelstrom de Denis Villeneuve a remporté le prix de la section parallèle Panorama.Présence de la Chine Derrière la France, le cinéma chinois s’impose à nouveau avec Beijing Bicycle de Wang Xiao-shuai, version chinoise du Voleur de bicyclette napolitain de Vittorio de Sica, très remarqué à la veille du palmarès.Ce film, qui évoque les rêves et les désillusions cruelles de Guei, un jeune homme de la campagne plongé dans la jungle hostile de Pékin où il devient coursier, a obtenu le prestigieux Grand Prix du jury.Il met en lumière un cinéas- ont es-Cartier cheliei Saint-Hyacinthe ht mon ¦ùnongé ., Massoq , ; Marquette tte tagnes Marguerite-D’Youville K i m sy-McGae Gatineau 3is-Rivières Qroulx ' '£#!!" !i Beauce-Sud Mont-Royal jean-Talon QW Vaudreuil mm Laporte Louis-Hébert cjot Viau 1 Nicole:-Yamaska Fabre Jonquière Rivière-du-Loup Westmount-Saint-Louis isherbroolS1 Johnson amplai .Montmagny-LTsIet Saint-Laurent Lotbinière amer Mille-Iles Jeanne-Mance ?%0 Duplessis X'1 Verchères Arthabaska Hochelaga Rouyn-Noranda-Témiscamingue Pointe-aux-Trembles 'harlevoix Matapèdia lles-de-la 1 Bellechass Nelllgan Kamouraska-Témiscouata ^ert«»âraw: Anjou Drummond ¦Jean ^ r*m* La P' e Bertiand Sa’ .-Mauricr Beauharno’ æJ i Hunt' int-i CDhuteè-de-la-Cnaùdière Shefford Taschereau La parole est à vous Avis d’audiences publiques sur la proposition de délimitation d’une nouvelle carte électorale La Commission de la représentation électorale vous invite à exprimer votre opinion sur les changements qu'elle doit apporter à la carte électorale afin que celle-ci reflète adéquatement la réalité du Québec actuel.En conséquence, la Commission tiendra des audiences publiques pour entendre les citoyens et organismes sur le rapport rendu public en décembre intitulé « Proposition de délimitation d'une nouvelle carte électorale 2000 ».Inscrivez-vous et faites valoir votre point de vue.Il y aura des audiences publiques les 6 et 7 mars à Montréal, de 13 h à 17 h avec reprise à 19 h.Holiday Inn Midtown 420, rue Sherbrooke Ouest, Montréal Téléphone : (514) 842-6111 Télécopieur : (514) 842-9381 Pour vous inscrire ou pour obtenir une copie de la proposition de la Commission de la représentation électorale, composez le 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846), ou consultez notre site Web à l’adresse : www.dgeq.qc.ca.(®j Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais le 1 800 537-0644.Commission de la représentation électorale du Québec REUTERS Patrice Chéreau a remporté hier l’Ours d'or du festival de Berlin avec Intimacy, le premier film en anglais du cinéaste français.te de la nouvelle génération (34 ans), dont les deux jeunes interprètes novices, Cui Lin et Li Bin, se partagent le prix du meilleur jeune acteur.Beijing Bicycle précède l’un des favoris du festival: Italien pour débutants de la Danoise l/me Scher-fig, le premier film du mouvement «Dogme» réalisé par une femme.Coup de cœur du public, cette histoire d’amour et d’amitié, empreinte de légèreté, d’humour et de mélancolie, qui a fait un tabac sur les écrans danois, s’est très bien vendue à l’étranger.Traffic, le thriller haletant et brillamment construit de Steven Soderberg, sur l’univers de la drogue, est le grand perdant du festival puisqu’il n’obtient que le prix d’interprétation pour le remarquable Benicio del Toro, qui incarne un policier intègre dans un milieu corrompu.Pour ce film mosaïque, Benicio del Toro qui partage l’affiche avec Michael Douglas et Catherine Zeta-Jones, a été nommé à l’Oscar du meilleur second rôle.Traffic s’était imposé dès le premier jour comme le favori.Il avait contre lui le fait que le cinéma américain a raflé l’Ours d’or lors des deux éditions précédentes avec The Thin Red Une {Im Ligne rouge) de Terence Malick et Ma- gnolia de Paul Thomas Anderson.Or le festival a parfois accusé été accusé d’être le tremplin de Hollywood (les États-Unis ont eu huit Ours d’or au cours des vingt dernières années).Le dernier Ours d'or du cinéma français est L’Appât de Bertrand Tavernier en 1995 et avant cela il faut remonter h Alphaville de Jean-Luc Godard en 1965.Le jury, présidé par le producteur américain Bill Mechanic, ancien patron du studio 20111 Century Fox dont il a été évincé après avoir produit Titanic, a primé l’audace.Intimacy est en effet l’exploration au scalpel d'une relation fondée sur le sexe.Un journaliste s’était déclaré choqué que Patrice Chéreau puisse demander à Kerry Fox de se livrer à une fellation.«C’est une chose difficile à demander, oui, avait répondu le cinéaste.Mais ce n’est pas choquant pour moi.Pour diriger les acteurs, il faut d’abord les aimer.» Intimacy, plongée frénétique et douloureuse dans l’intimité de Jay (Mark Rylance) et de Claire (Kerry Fox), qui se retrouvent tous les mercredi pour un corps à corps sans paroles, est adaptée du roman éponyme de l'écrivain britannique Hanif Kureishi et d'une de ses nouvelles.AGENCE FRANCE-PRESSE Berlin — Voici le palmarès de la 51e Berlinale qui s’est terminée hier et dont le jury était présidé par l’Américain Bill Mechanic, ancien président de la 20lh Centry Fox: ¦ Ours d'or: Intimacy de Patrice Chéreau (France) ¦ Grand Prix du jury (Ours d'argent): Shi qi sui de dan che (Beijing bicycle) de Wang Xiaoshuai (Chine) ¦ Prix de la meilleure actrice (Ouïs d’argent): Kerry Fox pour Intimacy de Patrice Chéreau (France) ¦ Prix du meilleur acteur (Ours d’argent) : Benicio del Toro pour Traffic de Steven Soderberg (E.-U.) ¦ Prix du meilleur réalisateur (Ours d'argent): Lin Cheng-Sheng pour Ai ni ai wo (Betelnut Beauty) (Taïwan) ¦ Prix de la meilleure contribution individuelle (Ours d’argent): Raul Pérez Cubero, directeur de la photo de You ’re the one {Une historia de entonces - Une histoire d'autrefois) de José Luis Garci (Espagne) ¦ Prix du jury (Ours d'argent): Italiensk for begyndere (Italien pour débutants) de Unie Scherfig (Danemark) ¦ Prix de «L’Ange bleu», décerné en hommage à Marlène Dietrich, au meilleur film européen: Intimacy de Patrice Chéreau (France) ¦ Prix Alfred Bauer, décerné en souvenir du fondateur du festival, à une œuvre particulièrement innovatrice ou un premier film: La ciénaga (Le Marécage) de Lu-crecia Martel (Argentine) ¦ Prix Piper Heidsieck de la meilleure jeune actrice: Angelica Lee Sinje pour son rôle dans Betelnut Beauty (Taïwan) ¦ Prix Peiper Heidsieck du meilleur jeune acteur: Cui Lin et U Bin pour Beijing bicycle (Chine) Courts métrages: ¦ Ours d’or: Âme noire de Martine Chatrand (Canada) ¦ Prix du jury (Ours d’argent): Jungle jazz: public .enemy NI de Frank Éitzpatrick (É.-U.) CONCOURS en collaboration avec LE DEVOIR chariJiii SOL^BEC TOURS INC.sabena O un A de la A ¦ voya*î " ^ H pour deu Sicile Gagnez voyage d’une semaine deux personnes Séjournez dans l’un de ces magnifiques hôtels à Glardini Naxos Visitez les splendeurs de la Sicile 'i «ffw .«»», .0 T*, - ¦ SOL» BEC TOURS INC.Le spécialiste de voyages européens Pour participer, faites-nous parvenir les coupons de participation qui seront publiés dans Le Devoir avant le 26 février 2001.LE DEVOIR Retourner par la poste A Concours LES CHARMES DE LA SICILE 2050, rue de Bleury, 9 étage Montréal.Qué., H3A 3SI Le tirage aura Heu le 28 lévrier 2001, Le concours s'adresse aux 18 ans ou plus.Un seul coupon par enveloppe.Les reproductions électroniques ne seront pas acceptées Les conditions et règlements de concours sont disponibles a la réception du Devoir.Nom :.Adresse :.App.:.Ville :.Code postal : .Téléphone: (résidence).Courriel :.Question mathématique (50+28) - 5 = Abonné au Devoir : oui.non.(bureau).( B 4 L E I) E V 0 I H .L E LUNDI I 9 F Ê V R 1ER 2 0 0 I LE DEVOIR LES SPORTS Grand prix de patinage artistique en couple Le duo Sale-Pelletier se couvre d’or PRESSE CANADIENNE Tokyo — Les Canadiens Jamie Sale et David Pelletier ont remporté hier la finale du Grand Prix de patinage artistique en couple, enlevant les honneurs d’une deuxième compétition prestigieuse deux semaines.Sale, de Red Deer, et Pelletier, de Sayabec, ont livré une performance presque sans tache pour devancer les Russes Elena Be-rezhnaya et Anton Sikharulidze.Les Chinois Xue Shen et Hongbo Zhao sont montés sur la dernière marche du podium Les Canadiens ont présenté le même programme que l’an dernier, patinant sur la musique du film Love Story.Ils ont obtenu des notes de 5,8 et de 5,9.Seul le juge russe a été une voix discordante, leur donnant une note de 5,6 seulement.Sale et Pelletier n’ont commis qu’une seule erreur: une chute lors d’une triple boucle piquée.«Nous avons hâte de nous reposer pendant quelques jours, a indiqué Sale.Ce Jurent deux longues semaines.» Victoire du Russe Yevgueni Plushenk Le Russe Yevgueni Plushenko a remporté sa deuxième finale consécutive du Grand Prix de patinage artistique, en devançant son compatriote Alexei Yagoudine, au terme d’un affrontement à coup de quadruples sauts.REUTERS Les Canadiens ont patiné sur la musique du film Love Story.Plushenko a réussi deux combinaisons avec quadruples sauts et huit triples au total sur la musique de II était une fois en Amérique.«Je l’ai fait pour me prouver que j’étais capable de le faire, a raconté Plushenko.Et cela a compté.» Si Yagoudine a ouvert par un quadruple saut, il a posé une main sur la glace à la réception du deuxième, sa seule faute sur sa composition produite sur l’air du Gladiateur, marquée par huit triples sauts réalisés.Les deux compétiteurs ont obtenu des notes de 5.8 et 5.9, Plushenko l’emportant par une décision 5-2 des juges.Sénateurs 4, Canadien 0 Stérile brassage de trios FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Ottawa — À l’approche des séries, le Canadien a de plus en plus de mal à tenir tête aux meilleures formations.Les Sénateurs d’Ottawa en ont fait la preuve en l’emportant 4-0 hier soir au Centre Corel.On ne peut accuser le Tricolore d’un manque d’effort.L’adversaire était simplement trop fort.Les Sénateurs ont d’ailleurs augmenté à quatre points leur avance en tête de l’Association de l’est.Ils ont aussi poursuivi leur domination sur le Canadien à domicile en demeurant invaincus en huit matchs (7-0-1).La dernière victoire du Tricolore de ce côté-ci de la rivière des Outaouais remonte au 16 avril 1998.Andy Moog était alors devant le filet! Radek Bonk, deux fois, Shawn McEachern et Daniel Alfredsson ont marqué les buts du Ottawa.Patrick Lalime a enregistré son cinquième jeu blanc de la saison.De son côté, le Canadien accuse toujours un recul de 12 points sur les Bruins de Boston installés au huitième et dernier rang donnant accès aux séries.Le Tricolore n’a plus que 22 matchs à disputer dont 13 à l’étranger.De nouveaux trios Faute de pouvoir amener du sang neuf dans la formation, Michel Therrien a modifié ses trios dans l’espoir de relancer l’équipe.Chad Kilger a ainsi obtenu une promotion dans le premier trio à la gauche de Saku Koivu et Martin Rucinsky, le Tchèque ayant été muté à l’aile droite.Patrick Poulin a également été promu, passant du troisième au deuxième trio à la gauche de Trevor linden et Dainius Zubrus.Le grand perdant de cette opération a été Oleg Petrov, relégué dans la troisième unité complétée par Craig Darby et Johan Witehall.Un observateur a fait remarquer que Petrov n’aurait pas dû être rétrogradé dans le troisième trio mais plutôt retourné en Suisse tout simplement.Le défenseur Christian La-flamme a aussi fait quelques présences dans le quatrième trio.Comme quoi Therrien est vraiment à bout de ressources.Ces changements n’ont pas apporté les résultats souhaités.N’eût été de la brillante performance de Jeff Hackett, le Canadien aurait regagné son vestiaire en déficit de quelques buts après 20 minutes de jeu.Le trio de McEachern-Yashin-Hossa a été domi- nant à chacune de ses présences et seuls les arrêts spectaculaires de Hackett ont évité quelques buts au Tricolore.En deuxième, le Canadien a bénéficié d’un avantage de deux joueurs pendant 32 secondes tôt dans la période.Il y a eu de beaux arrêts de Lalime mais aussi des tirs imprécis d'Eric Weinrich.Même Francis Bélanger a fait une présence dans l’attaque à cinq.Les Sénateurs ont finalement eu raison de Hackett en deuxième, leurs deux buts ayant été réussis contre le trio de Koivu.Bonk a marqué à 7:24 après une bel échange entre Rob Zamuner et Alfredsson.R s’agissait de son premier but en neuf matchs.Puis McEachern a fait 2-0 à 14:26 d’un puissant tir d’une quarantaine de pieds.En troisième, Lalime a su protéger son jeu blanc en réalisant de beaux arrêts de la mitaine devant Craig Darby et Sheldon Souray.Alfredsson a ajouté un troisième but à 10:20 durant un jeu de puissance, puis Bonk a complété à 18:53.Dur fin de semaine Week-end décevant donc pour le Canadien.Des défaites contre Washington et Ottawa, deux des meilleures formations de la Ligue nationale.«On a affronté deux bonnes équipes, a reconnu Michel Therrien.Washington est un des clubs les plus «hot» tandis qu’Ottawa joue très bien.Contre de telles équipes, il faut que tous les morceaux tombent en place pour qu’on puisse compétitionner.Malheureusement, on n’a pas joué avec la même énergie qu’à nos derniers matchs.Notre éthique de travail a aussi fait défaut», a déclaré l’entraîneur qui semble de plus en plus à court d’explications.Saku Koivu ne pouvait expliquer le manque de préparation de l’équipe.«On n’était pas prêts, a-t-il admis.On a perdu la majorité des batailles.C’est difficile de combler un déficit de deux ou trois buts contre une jbrmation aussi solide que les Sénateurs.Pourtant, Hackett nous a gardés dans le match en première.Les Sénateurs venaient par vagues.Ce soir, ils étaient la meilleure équipe sur la glace.» Eric Weinrich a préféré rendre hommage aux Sénateurs.«Nous venons d'affronter deux des meilleures équipes dans l’est, a-t-il rappelé.Pour l’emporter, il nous fallait jouer du hockey parfait.Ce soir (hier), on a affronté une équipe qui venait de vaincre New Jersey et Colorado.Ijes Sénateurs ont très bien joué, ils possèdent de bons trios.Je pense qu’ils auraient gagné de toute façon.» L’efficacité allemande techem te chem U REUTERS MERVEILLEUSEMENT synchronisé, l'équipage allemand, mené par Andre Ixinge, a remporté hier sa deuxième victoire de la saison lors de l'épreuve de bobsleigh à quatre disputée à la Coupe du monde de Calgary.Lange et ses coéquipiers ont réalisé un temps combiné d’une minute et 49,12 secondes.Ils ont devancé l'équipage suisse de Matin Amen (1 min 49,22 s) et celui du Letton Sandis Prusis (1 min 49,33 s).Grâce à ce succès, Andre Lange, avec 170 points après cinq des sept courses, prend la tête du classement général de la Coupe du monde, devant son compatriote Matthias Renesch (160), champion d'Europe.Pour sa part, l'équipage du Canada I n'a pu faire mieux qu’une 16' place.Son meneur, Pierre Lueders, qui avait enlevé samedi une médaille de brome lors de l’épreuve de bobsleigh à deux, était grandement déçu par le résultat.«C’est embarrassant.Il n’y a rien d'autre à dire, a déclaré Lueders.Ce n’est pas un seul élément qui est en cause.C’est peut-être notre départ, notre véhicule ou le pilote.On doit partir de quelque part.» CYCLISME Davide Rebellin est sacré roi de la Méditerranée AGENCE FRANCE-PRESSE Marseille — L'Italien Davide Rebellin (Liquigas) a remporté hier la 28r édition du Tour méditerranéen cycliste, à l’issue de la dernière étape Miramas-Mar-seille, gagnée par l’Estonien Jaan Kirsipuu (AG2R Prévoyance).Déjà vainqueur du Tour méditerranéen en 1999, Rebellin a bouclé les 729 km de l'épreuve en 17 heures, 20 minutes et 55 secondes, à la vitesse moyenne de 42 km/heure.S’il n’avait hérité du maillot jaune que samedi, après l’abandon pour chute de son compatriote Ivan Basso, il ne fut jamais inquiété hier Ix* vainqueur de cette ultime étape, Jaan Kirsipuu, peut s’enor- gueillir d’avoir décroché deux victoires en deux jours, même s’il n’a retrouvé son sourire que dans les derniers mètres.Échappés depuis le troisième kilomètre, Sylvain Chavanel (Bonjour), Sandy Casar (Française des jeux) et Laszlo Bodrogi (Mapei Quick Step) effectuèrent pratiquement toute la course en tète.Rejoints par Patrice Halgand à 800 mètres du sommet de la Gineste (365 m), Chavanel se relevait, tandis que le champion de Hongrie Bodrogi et Casar poursuivaient leur effort.Ils furent repris dans la descente par l’Italien Commesso (Saeco) et les Français Franck Renier (Bonjour) et Pascal Chanteur (Festina).Ces cinq coureurs entrèrent sur le circuit d’arrivée avec É 21 secondes d’avance.Au premier passage, ils avaient porté leur avance à 30 secondes.Sous la conduite de Massimo Apollonio, les équipiers de Gabriele Balducci (Taconi), déjà vainqueur à Béziers, assurèrent alors les frais de la poursuite pour ramener leur sprinteur sur les échappées.Pascal Chanteur fut le dernier à résister au retour du peloton.\i\ victoire d'étape se joua encore une fois au sprint.Dans les derniers cent mètres, Jimmy Casper tentait de s’infiltrer à la corde pour dépasser Kirsipuu mais il se trouvait coincé contre les barrières et chutait lourdement pendant que l’Estonien poursuivait son effort victorieux.Daytona 500 Waltrip remporte une course endeuillée Le plus prestigieux pilote de la série NASCAR, Dale Earnhardt père, a été victime d'un accident lors de Vépreuve ASSOCIATED PRESS Daytona Beach — La première victoire de Michael Waltrip en série NASCAR lors du Daytona 500 a été endeuillée par le décès du plus prestigieux pilote de la série, le légendaire Dale Earnhardt père, hier.Au même moment où Waltrip célébrait le plus grand moment de sa vie, Earnhardt père, son nouveau patron, était transporté à l’hôpital accompagné de Dale fils, après un accident survenu lors du dernier tour.Earnhardt, vainqueur du Daytona 500 en 1998, livrait bataille à Kenny Schrader et Sterling Marlin, quand ce dernier et Earnhardt sont entrés en collision.La Chevrolet dEarnhardt a heurté de plein fouet le mur du quatrième virage.Dans les instants suivant la course, Danielle Humphrey, une porte-parole de la série Nascar, a indiqué que l’état de santé d’Earn-hardt, âgé de 49 ans, était «sérieux».Plus tard, le président de NASCAR a confirmé le décès du légendaire pilote.Une première victoire Sous les yeux de son frère aîné Darrell, trois fois champion de la coupe Winston et maintenant commentateur au réseau FOX, Michael Waltrip s’est emparé de son premier drapeau à damiers en 15 ans de carrière et 463 courses.Waltrip a pris la tête à 16 tours de la fin.Protégé les Earnhardt père et fils, Waltrip n’a jamais perdu cette avance.Il a devancé Dale Earnhardt fils et Rusty Wallace, et mis la main sur un chèque de 1 331 185 $.«C’est le Daytona 500 et j’ai gagné», a crié Waltrip, d’une voix éraillée.«J’ai gagné le Daytona 500! Je ne peux y croire! Je n’aurais jamais pu triompher sans Dale fils et je n’aurais jamais pu l’emporter sans la foi de Dale père.» A ce moment-là, Waltrip ignorait l’état de santé de son employeur.La course, marquée par 49 changements de meneurs, a été le théâtre d’un autre carambolage impliquant tout près de 20 voitures, au 175' tour de l’épreuve qui en comptait 200.Une dizaine de pilotes ont dû abandonner la course, mais un seul a été blessé, soit Tony Stewart.Stewart a subi une commotion cérébrale après que son bolide ait virevolté dans les airs et effectué plusieurs tonneaux./ jh J \ Dale Earnhardt, sept fois champion de la Count décédé lors de l'épreuve du Daytona 500 disputée hier.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 33 15 8 2 188 141 76 Buffalo ¦ 30 22 5 1 154 135 66 Toronto 26 20 10 4 179 151 66 Boston 25 23 6 5 155 173 61 Montréal 20 31 5 4 149 174 49 Section Atlantique Philadelphie 31 18 9 1 181 160 72 New Jersey 28 15 12 3 197 146 71 Pittsburgh 29 20 7 2 191 178 67 NY Rangers 24 29 4 1 182 204 53 NY Islanders 15 35 5 3 130 184 38 Section Sud-Est Washington 29 19 10 1 168 152 69 Caroline 25 22 7 3 149 157 60 Atlanta 18 30 9 2 161 207 47 Floride 16 28 8 7 136 175 47 Tampa Bay 15 37 5 3 147 217 38 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale REUTERS e Winston, est St.Louis 37 12 7 2 193 129 8 Detroit 34 16 5 4 172 150 77 Nashville 25 27 7 2 144 155 59 Chicago 24 27 5 3 161 169 56 Columbus 18 29 7 5 131 174 48 Section Nord-Ouest Colorado 36 12 9 2 189 140 83 Vancouver 29 19 5 5 185 172 68 Edmonton 26 24 9 2 164 170 63 Calgary 20 22 11 4 144 164 55 Minnesota 22 25 8 3 127 137 55 Section Pacifique San José 32 16 10 0 162 126 74 Dallas 33 19 5 1 158 137 72 Phoenix 27 17 12 2 149 135 68 Los Angeles 25 25 8 1 194 182 59 Anaheim 16 31 8 5 Î39 185 45 Hier Caroline 5 Boston 4 Minnesota 3 San Jose 1 Chicago 3 Los Angeles 0 Nashville 3 Tampa Bay 2 Ottawa 4 Montréal 0 Detroit à Dallas Calgaryà Phoenix N.Y.Islanders à Vancouver Aujourd’hui Chicago à N.Y.Rangers, 13h00 Colorado à Pittsburgh, 15h00 Caroline à Philadelphie, 19h00 Ottawa à Buffalo, 19h00 New Jersey à Toronto, 19h30 St.Louis en Floride, 20h00 Calgary à Anaheim, 22h30 Demain.St.Louis à Tampa Bay, 19h30 Detroit à Nashville, 20h00 Los Angeles à Edmonton, 20h30 Columbus à San José, 22h30 Mercredi 21 février Floride à Pittsburgh, 19h00 Nashville à Washington, 19h00 Atlanta en Caroline, 19h00 Vancouver à Montréal, 19h30 Detroit à Chicago, 20h30 Minnesota à Dallas, 20h30 Columbus à Phoenix, 21h00 Boston au Colorado, 22h00 San José à Anaheim, 22h30 LE TENNIS EN BREF Hingis, princesse du Qatar Doha (AP) — Martina Hingis a été traitée comme une princesse après avoir remporté hier la finale du tournoi de Qatar.Hingis a battu en finale la Française Sandrine Testud par 6-3 et 6-2.«C’est la plus belle cérémonie à laquelle j'ai assisté, a déclaré à la foule la Suissesse./ai disputé plusieurs finales du Grand Chelem mais rien ne bat ce que j’ai vu ici à Doha.C’est comme si je me retrouvais dans un rêve.» Après s’être débarrassée de Testud en environ une heure, Hingis, portant une robe traditionnelle arabe est revenue au stade sur un cheval pour recevoir sa bourse.Hingis n’a encore jamais subi la défaite en 14 matches contre Testud.Un cadeau d’anniversaire Marseille (AFP) — IjC Russe Evgueni Kafelnikov a dignement fêté son anniversaire hier en battant le Français Sébastien Grosjean 7-6 (7-5) 6-2 en finale du tournoi de tennis de Marseille.«Je remercie Sébastien de m’avoir laissé gagner le jour de mon anniversaire», a lancé l’ancien numéro un mondial et vainqueur de Roland-Garros.Evgueni Kafelnikov, 6' joueur mondial, a épinglé à Marseille une 23r victoire à son tableau aux dépens de son cadet de cinq ans.Nouvelle victoire pour Mauresmo Nice (AFP) — La Française Amélie Mauresmo, tète de série n" 7, a remporté hier l’Open de Nice de tennis, épreuve en salle du circuit féminin WTA dotée de 535 000 dollars, en ballant en finale la Bulgare Magdalena Maleeva, 6-2,60.Mauresmo, 14' joueuse mondiale, remporte son deuxième tournoi d'affilée après le tournoi de Paris, dimanche dernier face à l'Allemande Anke Huber, la Bulgare, classée 20 mondiale, avait réussi l'exploit de sortir samedi en demi-finale l’Américaine Venus Williams, tête de série n" 1,7-6 (10/8), 64.I B 8 I.E I) E VOIR I.E N l> I K E V R I E R 2 0 0 LE DEVOIR CULTURE ENSEMBLE CONTEMPORAIN DE MONTREAL 20 février 2001 , 20h Sacrée Landowska [514] 398 4547 Salle Redpath.Université McGill 3461.rue McTavish THÉÂTRE Pour les oubliées LE MONUMENT De Colleen Wagner.Traduction: Carole Fréchette.Mise en scène: Martine Beaulne.Décor: Danièle Lévesque.Costumes: Daniel Fortin.Eclairages: Guy Simard.Musique: Larsen Lupin.Avec Maxime Dénommée et Monique Mercure.Présenté par le Théâtre de la Manufacture à la Licorne jusqu’au 24 mars.SOPHIE POULIOT Si, en de rares occasions, une pensée est accordée à ceux qui servent, pendant la guerre, de ce qu’on appelle communément «chair à canons», aucune n’est consacrée à celles qui forment ce qu’on pourrait nommer «chair à soldats».Les unes seront tuées après l’outrage, les autres, croyantes et soumises aux diktats religieux, élèveront l’enfant de l’infamie.Autant de victimes de crimes de guerre qui ne verront leur douleur pleurée sur aucun monument N’était celui élaboré par Colleen Wagner.C’est au retour d’un voyage en Asie que l’auteure manitobaine a ressenti la nécessité de parler de ce qui est si commodément tu.Néanmoins, loin d’être un manifeste théâtral univoque, exhortant au respect de la femme, Le Monument est une œuvre riche et sensible.Elle met en scène deux êtres éperdus de douleur.L’un, un jeune soldat ayant violé et tué 23 femmes, l'autre, la mère d’une des victimes.Le premier tente d’étouffer ses remords avec de la complaisance, se répétant qu’il n’avait pas le choix, que désobéir à ses supérieurs lui aurait coûté la vie; la seconde refuse un tel subterfuge, une telle facilité.On a toujours le choix.Mejra soustraira Stetko à l’exécution à laquelle il était condamné pour en faire son esclave, son prisonnier, mais plus encore pour lui taire prendre conscience de la liberté que possède chaque personne de décider de ses propres agissements et de la responsabilité qui découle de cette liberté.D faut assumer ses choix et leurs conséquences.Pour Ulustrer sa leçon, la tortionnaire offrira à son otage de choisir entre exhumer les cadavres de ses victimes ou creuser sa propre tombe.Si, lors de son monologue d'entrée, le jeune Maxime Dénommée n’arrive pas tout à fait à habiter son personnage, à la rendre vivant, tangible, il saura tout de même, au fil de la pièce, très bien tirer son épingle du jeu aux côtés d’une Monique Mercure époustouflante, la hargne démontrée par celle-ci est à la fois troublante et familière, semblant tout à fait naturelle de la part d’une femme ayant perdu son enfant d’une si odieuse façon et qui tient entre ses mains l’auteur de l’attentat.La passion que met cette mère à se venger est si violente que le spectateur ne peut éviter de se demander lequel des deux personnages est le plus cruel.A l’image de l’aridité de ces âmes, la scène est dépouillée, austère.Un sol recouvert de terre et quelques images projetées sur le mur d’arrière-scène suffisent à situer l’action.Le tout forme un ensemble cohérent et efficace.Le seul bémol à apporter serait peut-être la scène où, ayant découvert et dégagé la fosse commune où les corps de plusieurs des jeunes filles ont été jetés, Mejra fait l’éloge de la pureté de sa fille à la mort aussi injuste.La pièce cède ainsi au pathos, alors que toutes ces émotions auraient pu rester implicites et être ressenties avec autant, sinon davantage, d’acuité.Toutefois, il serait peu avisé de se priver pour si peu d’une pièce forte, sensible et traitant d’un aspect de la guerre trop souvent négligé.Notons, |)ar ailleurs, qu’aucun lieu n’est cité, laissant le duo d’individus ravagés appartenir au genre humain plutôt qu’à une nation particulière.Judicieux choix de la part de l’auteure de ne pas exclure son peuple de la cruauté et de l’inconscience propres à l’humanité.CONCERTS CLASSIQUES Le génie des interprètes LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB D.Chostakovitch: Sonate en ré mineur, op.40-, B.Britten: Suite n°3 pour violoncelle seul, op.87\ L Janacek: Pohâdka (1924); B.Martinu: Sonate pour violoncelle et piano n° 1 (1939).Steven Isser-lis, violoncelle; lan Brown, piano.Salle Pollack, le 18 février 2001.FRANÇOIS TOUSIGNANT Pour sa visite à Montréal, le violoncelliste Steven Isserlis et son compère lan Brown ont choisi un programme original: des œuvres peu souvent entendues attirent l'attention sans pour autant qu’on doive parler de chefs-d’œuvre négligés.Loin de là en ce qui nous concerne ici.Le programme proposé hier après-midi tient en des pages assez mineures du catalogue du XX1' siècle, mais commises par des compositeurs renommés.Si aucune grande impression musicale profonde n’en reste, on ne pourra certainement pas blâmer les interprètes.Car on a été témoin de prestations artistiques et instrumentales de fort calibre.La troisième Suite, de Britten, exemplaire de concentration et d’inspiration de la paid du violoncelliste, fut un de ces moments où la magie et la qualité de l’instrumentiste transcendent tout.et ce, peu importe ce qu’indique la partition.Le message vient de l’interprète même, de sa façon de faire si unique et intense.Le mot lâché, impossible de le laisser aller.C’est même avec encore plus d’urgence brûlante que sera prise la Sonate, de Martinu, qui terminait le concert.Que de souffle dans cette interprétation-là, et de quelle manière magistrale les deux musiciens le maintiennent jusqu’à la fin! L’effet et sa pureté deviennent plus nécessaires que ce qui les cause — je pense ici spécialement au second mouvement —; la virtuosité du finale emporte dans un immense tourbillon de folie qui submerge par les vagues de sons qui se matérialisent devant nous.La personnalité électrique d’Isserlis magnétise, irrésistiblement.Ravi, on oublie la maigreur du texte pour saluer la splendeur de l’exécution.Le triptyque Pohâdka, de Janacek, plus détendu d’atmosphère, se comprend comme le petit bijou un peu bonbon du concert Grâce et simplicité œuvrent ici en une sorte de sourire tendre qui hésite entre la coquinerie, la nostalgie et la mine attendrie.I,e jeu idéal — et la complicité du duo devant nous—fait rêver.Chostakovitch ouvrait le bal.Bien maigre et surfaite cette musique qui tourne à vide.Cela ne préludait qu’à un vrai récital où dominait d’une gigantesque stature, des interprètes vibrant de génie.Diane Dufresne et l’OSQ au Centre Molson Jamais sans ma folie SYLVAIN CORMIER Au début elle est arrivée en Gloria Swanson, descendant élégamment le grand escalier au milieu de la scène de l'Hémicycle du Centre Molson, saluant le chef d’orchestre Gilles Ouellet comme l’actrice salua le metteur en scène Cecil B.De Mille dans Sunset Boulevard.Robe longue paillettée d’or, diadème, boa.Star d’un autre temps.Ouellet venait d’achever son prologue, une grandiose version instrumentale du tout premier succès sur disque de Diane Dufresne, admirable thème cinématographique de François Cousineau, Un jour il viendra mon amour.On aurait dit l’évocation d’un film.Non, pas L’Initiation.Plutôt le premier muet de Nora ,, Desmond (le personnage d’an- ^ J cienne star du cinéma joué par r Swanson dans Sunset).Et puis la chanteuse a offert en cadeau de bienvenue aux 4500 spectateurs son Merci, titre final du coffret rétrospectif du même nom, paru l’an dernier «Bonsoir mes amours, mes plus beaux atours / Mes porte-bonheur comment allez-vous / Ce soir Jacques est un jour d’anniversaire / Merci Diane Dufresne d’être là, à ce rendez-vous».Pour un peu, on se serait cru dans un spectacle d’adieu, aux ultimes retrouvailles émues entre une diva et ses adorateurs.On était avec Swanson dans Sunset, avec Judy Garland au Copacabana dans les années soixante.La musique de l’Orchestre symphonique de Québec était belle, très belle, les arrangements brillants et subtils, un chouia Ravel par moments (dans Villa Lobos, notamment).L’ambiance était très chic, très art déco, le décor de grands morceaux de glace éminemment design.Une pluie de pétales de roses bruina sur la foule à la fin A’Épine de rose.Écrin grand luxe pour occasion rare, déduisai-je.C’était beau, mais ce n'était pas le spectacle que cette (ouïe était venu voir et entendre, ou plutôt célébrer.À savoir le show Dufresne.C’est dans J’vieillis, au moment où la Dufresne a retroussé sa robe d’or pour révéler une longue botte d'argent très «glam seventies», qu’un grand frisson a parcouru l’auditoire.Leur Diane était là, en dessous.Ouellet parti cinq minutes, la chanteuse a alors littéralement empoigné la baguette du chef et, par là, le spectacle.Suivait Oxygène, titre-emblème, évidemment vécu dans la plus totale félicité hystérique par la foule.Après, c’était Diane écartilllée, Diane sautillante, Diane hurlant comme une bête qu’on égorge, Diane braque.Diane Dufresne, ____ Quo'- • /^jUm C'était l’évidence: tout magnifique soit-il, ce Couleurs symphoniques, enfin donné en ville dans le cadre du festival Montréal en lumière, était un prétexte.Ces gens-là étaient venus pour elle.Et auraient pu lui chanter à leur tour «Merci d’être là, un point c’est tout».Après, Les Hauts et les bas d’une grenier le devoir hôtesse de l’air acheva la première partie comme un cadeau: un merci en réponse aux milliers de mer-cis.Merci pour la folie.La deuxième partie serait folle ou ne serait pas.Elle l’était.Du moins au début.J’ai quitté après Le 304 et Le Parc Belmont, avec l’impression de laisser Diane Dufresne et ses fans dans un lieu familier, presque confortable.I eut' folie.Comme si c’était précisément cela qui le unissait Comme si chaque spectateur, condition préalable, avait été un jour voir de l’autre côté du miroir, et reconnaissait désormais en la chanteuse une pareille.Une soeur.Une folle comme eux, qui ne sort jamais sans sa folie.Dieu merci.DANSE Passion baroque VOYAGE EN EUROPE Chorégraphie: Marie-Geneviève Massé.Interprétation: Irène Ginger, Daniel I lousset, Corinne Miret, Nick Nguyen, Gilles Poirier, Marie-Geneviève Massé, Juliette Rasa.Musique: André Campra, Henry Purcell, Johann Rosenmüller, Antonio Vivaldi.Interprétation: Les Idées heureuses.A la Salle Pierre-Mercure, les 16 et 17 février dernier.ANDRÉE MARTIN Ce n’est peut-être pas tant un voyage dans l’espace que nous ont offert la compagnie française de danse baroque l’Éventail et l’ensemble de musique Les Idées heureuses, vendredi et samedi dernier, mais bien plutôt un voyage dans le temps.Véritable machine à remonter les siècles que cette soirée réunissant sur une même scène sept danseurs et neuf musiciens pour un spectacle dont les pièces musicales et chorégraphiques, toutes baroques bien sûr, nous ont fait voyager de la France à l’Angleterre et de l’Allemagne à l’Italie.Plus qu’une simple suite de partitions dansées.Voyage en Europe se déployait dans une véritable mise en scène où les personnages, prince, princesse, duc, duchesse, chevalier, amoureux, compagnons, polichinelles, etc., se sont succédé dans des évolutions chorégraphiques on ne peut plus exquises; notamment dans le jeu des ornementations et des déplacements dans l'espace.Dans des décors mélangeant simplicité et somptuosité — un portique, tel un cadre de scène, à l’intérieur duquel des toiles représentant chacun des pays visités étaient installées —, chacune des étapes du voyage s’élaborait autour d’un trait caractéristique du pays; le maniérisme en France, la tragédie en Angleterre, le romantisme nostalgique en Allemagne, la séduction et l’humour en Italie.Jamais on avait vu à Montréal un spectacle de danse baroque de cette teneur.Outre la beauté des costumes, l’originalité des morceaux chorégraphiques imaginés par Marie-Geneviève Massé, qu’on aurait dit tout droit sortis du XVU' et XVIII- siècle, on retiendra ici la qualité exceptionnelle des interprètes.Sept danseurs, tous virtuoses dans cet art d’un complexité insoupçonnée, n’ont cessé de nous impressionner et de nous charmer par le dynamisme et la fluidité de leur danse, tout comme par la précision incroyable de leurs gestes.Pas de faille dans les passages les plus difficiles et surtout, une impressionnante finesse d’exécution dans les jeux infinis de pieds, comme dans les plus petits mouvements de bras, de mains et même de doigts.Accompagnée d’une suite de pièces musicales envoûtantes, dont le très beau Concerto en ré mineur pour violon, luth et basse continue de Vivaldi — un concerto où la violoniste Nicole Trotier a brillé par la sensibilité de son interprétation — la danse semblait ne faire qu’une avec la musique.Une harmonie complète, fine comme de la dentelle, émanait de ce mariage entre éléments musicaux et chorégraphiques, entre les danseurs de l’Éventail et les musiciens, superbes, de l’ensemble Les Idées heureuses.C’est d’ailleurs dans cette rencontre parfaite que l’on a retrouvé la véritable identité et la vraie magie du baroque, dont le but premier était la fusion des différentes formes d’art entre elles.Une soirée particulièrement réussie, sous le signe de la distinction et de l’élégance.EN BREF Le Visiteur est de retour (Le Devoir) —,Le public montréalais ne se fasse pas de fa pièce de Éric-Emmanuel Schmitt, créée en 1998 au Bic par le Théâtre les gens d’en bas dans une mise en scène de Françoise F'aucher, jouée et rejouée à Québec, à Montréal et en province par Jean-Louis Roux dans le rôle de Freud, Emmanuel Bilodeau (le Visiteur), Anne Bryan (Anna Freud) et Frédéric Desa-ger O’officier allemand).Comme 1a demande ne tarit pas après plus de cent représentations, les gens d’en bas ajoutent quelques supplémentaires à cette production, du 18 au 30 septembre prochain, au Gesù.Dernière chance, donc, de voir cette pièce qui fait se rencontrer le père de 1a psychanalyse, Dieu et le nazisme.Les billets sont déjà en vente; mieux vaut réserver dès maintenant en téléphonant au (514) 8614036 ou au réseau Admission: (514) 790-1245.Les Victoires de Boulay Paris (PC) — Isabelle Boulay a eu droit à un double couronnement samedi soir à Paris lors de fa 16e cérémonie des Victoires de fa musique, l’équivalent français des Félix.la rousse au disque de platine a été élue par le public «artiste découverte de l’année» et a reçu 1a Victoire de «l’album découverte» pour Mieux qu ’ici-bas.«Merci de m'avoir laissé vous apprivoiser avec mes chansons», a-t-elle dit aux Français, avant d’ajouter, à l’intention des Québécois, «vous m’avez donné beaucoup de vent dans les voiles pour traverser cet océan».Henri Salvador, fringant jeune homme de 83 ans a lui aussi remporté deux Victoires, celles de l’«artiste interprète masculin» et de l’«album de variétés-pop de l’année» pour Chambre avec vue.lœs gagnants des Victoires ont été désignés, lors d’un scrutin à un tour par 2000 représentants du milieu du disque.L’«artiste découverte» a en revanche été élue par le public à l’issue d’un vote téléphonique auquel ont pris part 50 000 téléspectateurs.Décès du peintre Balthus Uart du secret ASSOCIATED PRESS Genève — 11 était l’un des peintres les plus singuliers mais aussi les plus influents de son temps.L’un des plus rares et des plus chers aussi.Balthus, de son vrai nom Balthasar Klossows-ki de Rola, s’est éteint hier après-midi dans son chalet alpin de Ros-sinière, dans le canton suisse de Vaud.Il allait avoir 93 ans.Jacques Chirac a fait part de son «émotion toute particulière» en apprenant la nouvelle, qualifiant le peintre de «l'un des artistes les plus éminents du XX' siècle», «génie qui forçait l’admiration», «personnalité profonde, singulière et subtile, détestant pardessus tout la banalité».Si cet artiste secret a inspiré et influencé l’art durait six décennies, il aura su rester un mystère en tant qu’homme, ne s’ouvrant qu’au cercle restreint de ses intimes.«Balthus est peintre dont on ne sait rien», aimait-il à dire à son sujet.C’est du reste en ces termes qu’il s’était présenté aux organisateurs d’une exposition sur son œuvre en 1968 à la Tate Gallery de Londres.Il sera cependant l’un des très rares artistes à être exposé de son vivant au Musée du Louvre.Né le 29 février 1908 dans une famille d’artistes polonais, le jeune Balthus, frère de l’écrivain Pierre Klossowski, entreprend de peindre avant même d'avoir 15 ans.Au fil des années, ses tableaux résolument figuratifs renouvelleront le genre du paysage, puis représente ront des scènes intimistes dans lesquelles des jeunes filles expriment une certaine absence, comme occupées par leurs pensées.Son style, nettement inspiré du quatrocento italien, se distingue notamment par des scènes d’intérieur à l’érotisme trouble: Alice: la leçon de guitare, Toilette de Cathy témoignent de son art provocateur.Son succès ne le fera pas produire davantage.11 n’aura en effet exécuté qu’un peu plus de 300 toiles, soit dix fois moins que son contemporain Pablo Rcasso.lu rétrospective que lui consacre le Centre Pompidou en 1983 ne réunit que 120 œuvres, dont 52 tableaux.Ses toiles sont exposées dans le monde entier, mais il reste réticent à s’exprimer sur son travail.«Si je parle de mes images, je plonge immédiatement dans une brume profonde.Peindre est un langage qu’on ne peut remplacer par un autre», expliquait-il.Balthus, qui travaillait un temps plus de dix heures par jour, passait encore, nonagénaire, sept heures quotidiennes devant son chevalet Le peintre, qui vivait reclus au milieu des siens dans un ancien hôtel non loin de Gstaad, aurait eu 93 ans dans quelques jours.Mais sa date de naissance, privilège des années bissextiles, lui permettait de se présenter comme un jeune homme de 23 ans.a?' mmy REUTERS Balthus en 1998.Suivez la Irace de SOPHIE, ça pourrait vous mener au FESTIVAL D'AVIGNON EN FRANCE Regardez Les Choix de Sophie à Télé-Québec, du lundi au vendredi à 18 h 30.Reprises : lundi au jeudi à 23 h 30, vendredi 22 h 30 et du lundi au vendredi 13 h 00*.Une capsule par émission vous montrera où est Sophie.Inscrivez sur le coupon-réponse ci-joint le nom de l'édifice culturel devant lequel vous avez aperçu Sophie ainsi que la date de diffusion originale de l'émission.Envoyez-le par la poste dès aujourd'hui à : Concours " Où est Sophie ?" 1720, rue Du Canal, Montréal (Québec), H3K 3E6 Le tirage d'une trousse de survie culturelle*’ aura lieu les vendredis 2, 9, 16 et 23 février ainsi que le 2 mars 2001 à l'émission.Cinq (5) trousses à gagner d'une valeur approximative de 150 $ chacune.Et lors du tirage final du 9 mars 2001, courez la chance de gagner un voyage pour deux (2) personnes au Festival d'Avignon*** d'une valeur approximative de 4 950 $ La valeur totale des prix est d'environ 5 700 BULLETIN DE PARTICIPATION Nom Age Adresse Ville __ Code postal Nodetél (rés.) _ No de tél.(bur.) _ Nom de l'édifice culturel _ Date de diffusion originale de l'émission_______________________________________ Un seul coupon-réponse par enveloppe.Les fac-similés reproduits manuellement et les lettres manuscrites sont acceptés.18 ans et plus.Résidants du Québec seulement Aucun achat requis Les règlements du concours sont disponibles auprès de Pixcom, Télé Québec, Le Soleil et Le Devoir * Assurez-vous de noter la date originale de diffusion sur le coupon-réponse ** Les trousses de survie culturelle comprennent chacune une paire de billets pour un spectacle, une paire de billets pour le cinéma, un disque compact et un livre *** Le grand prix inclut le vol pour deux (2) personnes avec Air Tansat, le transport jusqua Avignon, sept (7) nuits d'hôtel ainsi qu'une allocation forfaitaire de 1 400 $ Départ le 9 juillet; retour le 17 juillet 2001 LE SOLEIL Le "XSL.QC Hydro Québec Télé-Québoc 4 86 I.E I) E V 0 I K .L K L U X I) I I !) FÉVRIER 2 0 0 I B 4 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Grand prix de patinage artistique en couple Sénateurs 4, Canadien O Le duo Sale-Pelletier se couvre d’or PRESSE CANADIENNE Tokyo — Les Canadiens Jamie Sale et David Pelletier ont remporté hier la finale du Grand Prix de patinage artistique en couple, enlevant les honneurs d’une deuxième compétition prestigieuse deux semaines.Sale, de Red Deer, et Pelletier, de Sayabec, ont livré une performance presque sans tache pour devancer les Russes Elena Be-rezhnaya et Anton Sikharulidze.Les Chinois Xue Shen et Hongbo Zhao sont montés sur la dernière marche du podium Les Canadiens ont présenté le même programme que l’an dernier, patinant sur la musique du film Love Story.Ils ont obtenu des notes de 5,8 et de 5,9.Seul le juge russe a été une voix discordante, leur donnant une note de 5,6 seulement.Sale et Pelletier n’ont commis qu’une seule erreur: une chute lors d’une triple boucle piquée.«Nous avons hâte de nous reposer pendant quelques jours, a indiqué Sale.Ce furent deux longues semaines.» Victoire du Russe Yevgueni Plushenk Le Russe Yevgueni Plushenko a remporté sa deuxième finale consécutive du Grand Prix de patinage artistique, en devançant son compatriote Alexei Yagoudine, au terme d’un affrontement à coup de quadruples sauts.REUTERS Les Canadiens ont patiné sur la musique du film Love Story.TOME ¦imesiMjs ¦% Plushenko a réussi deux combinaisons avec quadruples sauts et huit triples au total sur la musique de II était une fois en Amérique.«Je l’ai fait pour me prouver que j'étais capable de le faire, a raconté Plushenko.Et cela a compté.» Si Yagoudine a ouvert par un quadruple saut, il a posé une main sur la glace à la réception du deuxième, sa seule faute sur sa composition produite sur l’air du Gladiateur, marquée par huit triples sauts réalisés.Les deux compétiteurs ont obtenu des notes de 5.8 et 5.9, Plushenko l’emportant par une décision 5-2 des juges.Stérile brassage de trios FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Ottawa — À l’approche des séries, le Canadien a de plus en plus de mal à tenir tête aux meilleures formations.Les Sénateurs d’Ottawa en ont fait la preuve en l’emportant 4-0 hier soir au Centre Corel.On ne peut accuser le Tricolore d’un manque d’effort.L’adversaire était simplement trop fort.Les Sénateurs ont d’ailleurs augmenté à quatre points leur avance en tête de l’Association de l’est.Ils ont aussi poursuivi leur domination sur le Canadien à domicile en demeurant invaincus en huit matchs (7-0-1).La dernière victoire du Tricolore de ce côté-ci de la rivière des Outaouais remonte au 16 avril 1998.Andy Moog était alors devant le filet! Radek Bonk, deux fois, Shawn McEachern et Daniel Alfredsson ont marqué les buts du Ottawa.Patrick Lalime a enregistré son cinquième jeu blanc de la saison.De son côté, le Canadien accuse toujours un recul de 12 points sur les Bruins de Boston installés au huitième et dernier rang donnant accès aux séries.Le Tricolore n’a plus que 22 matchs à disputer dont 13 à l’étranger.De nouveaux trios Faute de pouvoir amener du sang neuf dans la formation, Michel Therrien a modifié ses trios dans l'espoir de relancer l’équipe.Chad Kilger a ainsi obtenu une promotion dans le premier trio à la gauche de Saku Koivu et Martin Rucinsky, le Tchèque ayant été muté à l’aile droite.Patrick Poulin a également été promu, passant du troisième au deuxième trio à la gauche de Trevor Linden et Dainius Zubrus.Le grand perdant de cette opération a été Oleg Petrov, relégué dans la troisième unité complétée par Craig Darby et Johan Witehall.Un observateur a fait remarquer que Petrov n’aurait pas dû être rétrogradé dans le troisième trio mais plutôt retourné en Suisse tout simplement.Le défenseur Christian La-flamme a aussi fait quelques présences dans le quatrième trio.Comme quoi Therrien est vraiment à bout de ressources.Ces changements n’ont pas apporté les résultats souhaités.N’eût été de la brillante performance de Jeff Hackett, le Canadien aurait regagné son vestiaire en déficit de quelques buts après 20 minutes de jeu.Le trio de McEachern-Yashin-Hossa a été domi- nant à chacune de ses présences et seuls les arrêts spectaculaires de Hackett ont évité quelques buts au Tricolore.En deuxième, le Canadien a bénéficié d’un avantage de deux joueurs pendant 32 secondes tôt dans la période.H y a eu de beaux arrêts de Lalime mais aussi des tirs imprécis d’Eric Weinrich.Même Francis Bélanger a fait une présence dans l’attaque à cinq.Les Sénateurs ont finalement eu raison de Hackett en deuxième, leurs deux buts ayant été réussis contre le trio de Koivu.Bonk a marqué à 7:24 après une bel échange entre Rob Zamuner et Alfredsson.Il s’agissait de son premier but en neuf matchs.Puis McEachern a fait 2-0 à 14:26 d’un puissant tir d’une quarantaine de pieds.En troisième, Lalime a su protéger son jeu blanc en réalisant de beaux arrêts de la mitaine devant Craig Darby et Sheldon Souray.Alfredsson a ajouté un troisième but à 10:20 durant un jeu de puissance, puis Bonk a complété à 18:53.Dur fin de semaine Week-end décevant donc pour le Canadien.Des défaites contre Washington et Ottawa, deux des meilleures formations de la Ligue nationale.«On a affronté deux bonnes équipes, a reconnu Michel Therrien.Washington est un des clubs les plus «hot» tandis qu’Ottawa joue très bien.Contre de telles équipes, il faut que tous les morceaux tombent en place pour qu'on puisse compétitionner.Malheureusement, on n 'a pas joué avec la même énergie qu’à nos derniers matchs.Notre éthique de travail a aussi fait défaut», a déclaré l’entraîneur qui semble de plus en plus à court d’explications.Saku Koivu ne pouvait expliquer le manque de préparation de l’équipe.«On n’était pas prêts, a-t-il admis.On a perdu la majorité des batailles.C’est difficile de combler un déficit de deux ou trois buts contre une formation aussi solide que les Sénateurs.Pourtant, Hackett nous a gardés dans le match en première.Ixs Sénateurs venaient par vagues.Ce soir, ils étaient la meilleure équipe sur la glace.» Eric Weinrich a préféré rendre hommage aux Sénateurs.«Nous venons d'affronter deux des meilleures équipes dans l’est, a-t-il rappelé.Pour l’emporter, il nous fallait jouer du hockey parfait.Ce soir (hier), on a affronté une équipe qui venait de vaincre New Jersey et Colorado.Ifs Sénateurs ont très bien joué, ils possèdent de bons trios.Je pense qu’ils auraient gagné de toute façon.» L’efficacité allemande lec iR-m I,-, .iDær - •«» .REUTERS MERVEILLEUSEMENT synchronisé, l’équipage allemand, mené par Andre Ixinge, a remporté hier sa deuxième victoire de la saison lors de l’épreuve de bobsleigh à quatre disputée à la Coupe du monde de Calgary.Lange et ses coéquipiers ont réalisé un temps combiné d’une minute et 49,12 secondes.Ils ont devancé l’équipage suisse de Matin Annen (1 min 49,22 s) et celui du Letton Sandis Prusis (1 min 49,33 s).Grâce à ce succès, Andre iMnge, avec 170 points après cinq des sept courses, prend la tête du classement général de la Coupe du monde, devant son compatriote Matthias Benesch (160), champion d’Europe.Pour sa part, l’équipage du Canada / n’a pu faire mieux qu’une 16' place.Son meneur, Pierre Lueders, qui avait enlevé samedi une médaille de brome lors de l’épreuve de bobsleigh à deux, était grandement déçu parle résultat.«C’est embarrassant.Il n'y a rien d’autre à dire, a déclaré Lueders.Ce n’est pas un seul élément qui est en cause.C’est peut-être notre départ, notre véhicule ou le pilote.On doit partir de quelque part.» CYCLISME Davide Rebellin est sacré roi de la Méditerranée AGENCE FRANCE-PRESSE Marseille — L’Italien Davide Rebellin (Liquigas) a remporté hier la 28' édition du Tour méditerranéen cycliste, à l’issue de la dernière étape Miramas-Mar-seille, gagnée par l’Estonien Jaan Kirsipuu (AG2R Prévoyance).Déjà vainqueur du Tour méditerranéen en 1999, Rebellin a bouclé les 729 km de l’épreuve en 17 heures, 20 minutes et 55 secondes, à la vitesse moyenne de 42 km/heure.S’il n’avait hérité du maillot jaune que samedi, après l’abandon pour chute de son compatriote Ivan Basso, il ne fut jamais inquiété hier.I^‘ vainqueur de cette ultime étape, Jaan Kirsipuu, |>eut s’enor- gueillir d’avoir décroché deux victoires en deux jours, même s’il n’a retrouvé son sourire que dans les derniers mètres.Échappés depuis le troisième kilomètre, Sylvain Chavanel (Bonjour), Sandy Casar (Française des jeux) et Laszlo Bodrogi (Mapei Quick Step) effectuèrent pratiquement toute la course en tête.Rejoints par Patrice Halgand à 800 mètres du sommet de la Gineste (365 m), Chavanel se relevait, tandis que le champion de Hongrie Bodrogi et Casar poursuivaient leur effort.Ils furent repris dans la descente par l’Italien Commesso (Saeco) et les Français Franck Renier (Bonjour) et Pascal Chanteur (Festina).Ces cinq coureurs entrèrent sur le circuit d’arrivée avec 21 secondes d’avance.Au premier passage, ils avaient porté leur avance à 30 secondes.Sous la conduite de Massimo Apollonio, les équipiers de Gabriele Balducci (Taconi), déjà vainqueur à Béziers, assurèrent alors les frais de la poursuite pour ramener leur sprinteur sur les échappées.Pascal Chanteur fut le dernier à résister au retour du peloton.I.a victoire d’étape se joua encore une fois au sprint.Dans les derniers cent mètres, Jimmy Casper tentait de s’infiltrer à la corde pour dépasser Kirsipuu mais il se trouvait coincé contre les barrières et chutait lourdement pendant que l’Kstonien poursuivait son effort victorieux.Daytona 500 Waltrip remporte une course endeuillée Le plus prestigieux pilote de la série NASCAR, Dale Earnhardt père, a été victime d’un accident lors de répreuve ASSOCIATED PRESS Daytona Beach — La première victoire de Michael Waltrip en série NASCAR lors du Daytona 500 a été endeuillée par le décès du plus prestigieux pilote de la série, le légendaire Dale Earnhardt père, hier.Au même moment où Waltrip célébrait le plus grand moment de sa vie, Earnhardt père, son nouveau patron, était transporté à l’hôpital accompagné de Dale fils, après un accident survenu lors du dernier tour.Earnhardt, vainqueur du Daytona 500 en 1998, livrait bataille à Kenny Schrader et Sterling Marlin, quand ce dernier et Earnhardt sont entrés en collision.la Chevrolet d’Earnhardt a heurté de plein fouet le mur du quatrième virage.Dans les instants suivant la course, Danielle Humphrey, une porte-parole de la série Nascar, a indiqué que l’état de santé d’Earnhardt, âgé de 49 ans, était «sérieux».Plus tard, le président de NASCAR a confirmé le décès du légendaire pilote.Une première victoire Sous les yeux de son frère aîné Darrell, trois fois champion de la coupe Winston et maintenant commentateur au réseau FOX, Michael Waltrip s’est emparé de son premier drapeau à damiers en 15 ans de carrière et 463 courses.Waltrip a pris la tête à 16 tours de la fin.Protégé les Earnhardt père et fils, Waltrip n’a jamais perdu cette avance.Il a devancé Dale Earnhardt fils et Rusty Wallace, et mis la main sur un chèque de 1 331 185 $.«C’est le Daytona 500 et j’ai gagné», a crié Waltrip, d’une voix éraillée.«J’ai gagné le Daytona 5001 Je ne peux y croire! Je n’aurais jamais pu triompher sans Dale fils et je n’aurais jamais pu l’emporter sans la foi de Dale père.» A ce moment-là, Waltrip ignorait l’état de santé de son employeur.La course, marquée par 49 changements de meneurs, a été le théâtre d’un autre carambolage impliquant tout près de 20 voitures, au 175'’ tour de l’épreuve qui en comptait 200.Une dizaine de pilotes ont dû abandonner la course, mais un seul a été blessé, soit Tony Stewart.Stewart a subi une commotion cérébrale après que son bolide ait virevolté dans les airs et effectué plusieurs tonneaux.• REUTERS Dale Earnhardt, sept fois champion de la Coupe Winston, est décédé lors de l’épreuve du Daytona 500 disputée hier.i HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 33 15 8 2 188 141 76 Buffalo - 30 22 5 1 154 135 66 Toronto 26 20 10 4 179 151 66 Boston 25 23 6 5 155 173 61 Montréal 20 31 5 4 149 174 49 Section Atlantique Philadelphie 31 18 9 1 181 160 72 New Jersey 28 15 12 3 197 146 71 Pittsburgh 29 20 7 2 191 178 67 NY Rangers 24 29 4 1 182 204 53 NY Islanders 15 35 5 3 130 184 36 Section Sud-Est Washington 29 19 10 1 168 152 69 Caroline 25 22 7 3 149 157 60 Atlanta 18 30 9 2 161 207 47 Floride 16 28 8 7 136 175 47 Tampa Bay 15 37 5 3 147 217 38 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 37 12 7 2 193 129 8 Detroit 34 16 5 4 172 150 77 Nashville 25 27 7 2 144 155 59 Chicago 24 27 5 3 161 169 56 Columbus 18 29 7 5 131 Section Nord-Ouest 174 48 Colorado 36 12 9 2 189 140 83 Vancouver 29 19 5 5 185 172 68 Edmonton 26 24 9 2 164 170 63 Calgary 20 22 11 4 144 164 55 Minnesota 22 25 8 3 127 Section Pacifique 137 55 San José 32 16 10 0 162 126 74 Dallas 33 19 5 1 158 137 72 Phoenix 27 17 12 2 149 135 68 Los Angeles 25 25 8 1 194 182 59 Anaheim 16 31 8 5 139 185 45 Hier Caroline 5 Boston 4 Minnesota 3 San Jose 1 Chicago 3 Los Angeles 0 Nashville 3 Tampa Bay 2 Ottawa 4 Montréal 0 Detroit à Dallas Calgary à Phoenix N.Y.Islanders à Vancouver Aujourd’hui Chicago à N.Y.Rangers, 13h00 Colorado à Pittsburgh, 15h00 Caroline à Philadelphie, 19h00 Ottawa à Buffalo, 19h00 New Jersey à Toronto, 19h30 St.Louis en Floride, 20h00 Calgary à Anaheim, 22h30 Demain St.Louis à Tampa Bay, 19h30 Detroit à Nashville, 20h00 Los Angeles à Edmonton, 20h30 Columbus à San José, 22h30 Mercredi 21 février Floride à Pittsburgh, 19h00 Nashville à Washington, 19h00 Atlanta en Caroline, 19h00 Vancouver à Montréal.19h30 Detroit à Chicago, 20h30 Minnesota à Dallas, 20h30 Columbus à Phoenix, 21 hOO Boston au Colorado, 22h00 San José à Anaheim, 22h30 LE TENNIS EN BREF Hingis, princesse du Qatar Doha (AP) — Martina Hingis a été traitée comme une princesse après avoir remporté hier la finale du tournoi de Qatar.Hingis a battu en finale la Française Sandrine Testud par 6-3 et 6-2.«C’est la plus belle cérémonie à laquelle j’ai assisté, a déclaré à la foule la Suis-sesse./oi disputé plusieurs finales du Grand Chelem mais rien ne bat ce que j’ai m ici à Doha.C'est comme si je me retrouvais dans un rêve.» Après s’être débarrassée de Testud en environ une heure, Hingis, portant une robe traditionnelle arabe est revenue au stade sur un cheval pour recevoir sa bourse.Hingis n’a encore jamais subi la défaite en 14 matches contre Testud.Un cadeau d’anniversaire Marseille (AFP) — Ix?Russe Evgueni Kafelnikov a dignement fêté son anniversaire hier en battant le Français Sébastien Grosjean 7-6 (7-5) 6-2 en finale du tournoi de tennis de Marseille.«Je remercie Sébastien de m’avoir laissé gagner le jour de mon anniversaire», a lancé l’ancien numéro un mondial et vainqueur de Roland-Garros.Evgueni Kafelnikov, 6'joueur mondial, a épinglé à Marseille une 23'' victoire à son tableau aux dépens de son cadet de cinq ans.Nouvelle victoire pour Mauresmo Nice (AF’P) — La Française Amélie Mauresmo, tête de série n" 7, a remporté hier l’Open de Nice de tennis, épreuve en salle du circuit féminin WTA dotée de 535 000 dollars, en battant en finale la Bulgare Magdalena Maleeva, 6-2,60.Mauresmo, 14' joueuse mondiale, remporte son deuxième tournoi d'affilée après le tournoi de Paris, dimanche dernier face à l'Allemande Anke Huber.In Bulgare, classée 20 mondiale, avait réussi l’exploit de sortir samedi en demi-finale l'Américaine Venus Williams, tête de série n" 1,7-6 (10/8), 64. L E I) E V 0 I K , I.E I.U N l> I I !) F É V H 1 E R 2 0 0 I B S THÉÂTRE Pour les oubliées LE MONUMENT De Colleen Wagner.Traduction: Carole Fréchette.Mise en scène: Martine Beaulne.Décor: Danièle Lévesque.Costumes: Daniel Fortin.Eclairages: Guy Simard.Musique: Larsen Lupin.Avec Maxime Dénommée et Monique Mercure.Présenté par le Théâtre de la Manufacture à la licorne jusqu’au 24 mars.SOPHIE POULIOT Si, en de rares occasions, une pensée est accordée à ceux qui servent, pendant la guerre, de ce qu’on appelle communément «chair à canons», aucune n’est consacrée à celles qui forment ce qu’on pourrait nommer «chair à soldats».Les unes seront tuées après l’outrage, les autres, croyantes et soumises aux diktats religieux, élèveront l’enfant de l’infamie.Autant de victimes de crimes de guerre qui ne verront leur douleur pleurée sur aucun monument N’était celui élaboré par Colleen Wagner.C’est au retour d’un voyage en Asie que l’auteure manitobaine a ressenti la nécessité de parler de ce qui est si commodément tu.Néanmoins, loin d’être un manifeste théâtral univoque, exhortant au respect de la femme, Le Monument est une œuvre riche et sensible.Elle met en scène deux êtres éperdus de douleur.L’un, un jeune soldat ayant violé et tué 23 femmes, l’autre, la mère d’une des victimes.Le premier tente d’étouffer ses remords avec de la complaisance, se répétant qu’il n’avait pas le choix, que désobéir à ses supérieurs lui aurait coûté la vie; la seconde refuse un tel subterfuge, une telle facilité.On a toujours le choix.Mejra soustraira Stetko à l’exécution à laquelle il était condamné pour en faire son esclave, son prisonnier, mais plus encore pour lui faire prendre conscience de la liberté que possède chaque personne de décider de ses propres agissements et de la responsabilité qui découle de cette liberté.Il faut assumer ses choix et leurs conséquences.Pour illustrer sa leçon, la tortionnaire offrira à son otage de choisir entre exhumer les cadavres de ses victimes ou creuser sa propre tombe.Si, lors de son monologue d’entrée, le jeune Maxime Dénommée n’arrive pas tout à fait à habiter son personnage, à la rendre vivant, tangible, il saura tout de même, au fil de la pièce, très bien tirer son épingle du jeu aux côtés d’une Monique Mercure époustouflante.La hargne démontrée par celle-ci est à la fois troublante et familière, semblant tout à fait naturelle de la part d’une femme ayant perdu son enfant d’une si odieuse façon et qui tient entre ses mains l’auteur de l’attentat.La passion que met cette mère à se venger est si violente que le spectateur ne peut éviter de se demander lequel des deux personnages est le plus cruel.A l’image de l’aridité de ces âmes, la scène est dépouillée, austère.Un sol recouvert de terre et quelques images projetées sur le mur d’arrière-scène suffisent à situer l’action.Le tout forme un ensemble cohérent et efficace.Le seul bémol à apporter serait peut-être la scène où, ayant découvert et dégagé la fosse commune où les corps de plusieurs des jeunes filles ont été jetés, Mejra fait l’éloge de la pureté de sa fille à la mort aussi injuste.la pièce cède ainsi au pathos, alors que toutes ces émotions auraient pu rester implicites et être ressenties avec autant, sinon davantage, d’acuité.Toutefois, il serait peu avisé de se priver pour si peu d’une pièce forte, sensible et traitant d’un aspect de la guerre trop souvent négligé.Notons, par ailleurs, qu’aucun lieu n’est cité, laissant le duo d’individus ravagés appartenir au genre humain plutôt qu’à une nation particulière.Judicieux choix de la part de l'au-teure de ne pas exclure son peuple de la cruauté et de l’inconscience propres à l’humanité.CONCERTS CLASSIQUES Le génie des interprètes LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB D.Chostakovitch: Sonate en ré mineur, op.40, B.Britten: Suite n° 3 pour violoncelle seul, op.87\ L.Janacek: Pohâdka (1924); B.Martinu: Sonate pour violoncelle et piano n° 1 (1939).Steven Isser-lis, violoncelle; lan Brown, piano.Salle Pollack, le 18 février 2001.FRANÇOIS TOUSIGNANT Pour sa visite à Montréal, le violoncelliste Steven Isserlis et son compère lan Brown ont choisi un programme original; des œuvres peu souvent entendues attirent l’attention sans pour autant qu’on doive parler de chefs-d’œuvre négligés.Loin de là en ce qui nous concerne ici.Le programme proposé hier après-midi tient en des pages assez mineures du catalogue du XX' siècle, mais commises par des compositeurs renommés.Si aucune grande impression musicale profonde n’en reste, on ne pourra certainement pas blâmer les interprètes.Car on a été témoin de prestations artistiques et instrumentales de fort calibre.In troisième Suite, de Britten, exemplaire de concentration et d’inspiration de la part du violoncelliste, fut un de ces moments où la magie et la qualité de l’instrumentiste transcendent tout.et ce, peu importe ce qu’indique la partition.Le message vient de l’interprète même, de sa façon de faire si unique et intense.Le mot lâché, impossible de le laisser aller.C’est même avec encore plus d’urgence brûlante que sera prise la Sonate, de Martinu, qui terminait le concert.Que de souffle dans cette interprétation-là, et de quelle manière magistrale les deux musiciens le maintiennent jusqu’à la fin! L’effet et sa pureté deviennent plus nécessaires que ce qui les cause — je pense ici spécialement au second mouvement —; la virtuosité du finale emporte dans un immense tourbillon de folie qui submerge par les vagues de sons qui se matérialisent devant nous.la personnalité électrique d’isserlis magnétise, irrésistiblement Ravi, on oublie la maigreur du texte pour saluer la splendeur de l’exécution.Le triptyque Pohâdka, de Janacek, plus détendu d’atmosphère, se comprend comme le petit bijou un peu bonbon du concert Grâce et simplicité œuvrent ici en une sorte de sourire tendre qui hésite entre la coquinerie, la nostalgie et la mine attendrie.Le jeu idéal — et la complicité du duo devant nous — fait rêver.Chostakovitch ouvrait le bal.Bien maigre et surfaite cette musique qui tourne à vide.Cela ne préludait qu’à un vrai récital où dominait, d’une gigantesque stature, des interprètes vibrant de génie.CULTURE ENSEMBLE CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL ¦¦HH 20 février 2001, 20h Sacrée Landowska [ SI4] Î98-4547 Salle Redpath, Université McGill 3461, rue McTavish Diane Dufresne et l’OSQ au Centre Molson Jamais sans ma folie SYLVAIN CORMIER Au début, elle est arrivée en Gloria Swanson, descendant élégamment le grand escalier au milieu de la scène de l’Hémicycle du Centre Molson, saluant le chef d’orchestre Gilles Ouellet comme l’actrice salua le metteur en scène Cecil B.De Mille dans Sunset Boulevard.Robe longue paillettée d’or, diadème, boa.Star d’un autre temps.Ouellet venait d’achever son prologue, une grandiose version instrumentale du tout premier succès sur disque de Diane Dufresne, admirable thème cinématographique de François Cousineau, Un jour il viendra mon amour.On aurait dit l’évocation d’un film.Non, pas L’Initiation.Plutôt le premier muet de Nora Desmond (le personnage d’ancienne star du cinéma joué par Swanson dans Sunset).Et puis la chanteuse a offert en cadeau de bienvenue aux 4500 spectateurs son Merci, titre final du coffret rétrospectif du même nom, paru l’an dernier: «Bonsoir mes amours, mes plus beaux atours / Mes porte-bonheur comment allez-vous / Ce soir est un jour d’anniversaire / Merci d’être là, à ce rendez-vous».Pour un peu, on se serait cru dans un spectacle d’adieu, aux ultimes retrouvailles émues entre une diva et ses adorateurs.On était avec Swanson dans Sunset, avec Judy Garland au Copacabana dans les années soixante.La musique de l’Orchestre symphonique de Québec était belle, très belle, les arrangements brillants et subtils, un chouia Ravel par moments (dans Villa Ixibos, notamment).L’ambiance était très chic, très art déco, le décor de grands morceaux de glace éminemment design.Une pluie de pétales de roses bruina sur la foule à la fin A'Epine de rose.Ecrin grand luxe pour occasion rare, déduisai-je.C’était beau, mais ce n’était pas le spectacle que cette (ouïe était venu voir et entendre, ou plutôt célébrer.A savoir, le show Dufresne.C’est dans J’vieillis, au moment où la Dufresne a retroussé sa robe d’or pour révéler une longue botte d’argent très «glam seventies», qu’un grand frisson a parcouru l’auditoire.Leur Diane était là, en dessous.Ouellet parti cinq minutes, la chanteuse a alors littéralement empoigné la baguette du chef et, par là, le spectacle.Suivait Oxygène, titre-emblème, évidemment vécu dans la plus totale félicité hystérique par la foule.Après, c’était Diane écartilllée, Diane sautillante, Diane hurlant comme une bête qu’on égorge, Diane braque.Diane Dufresne, quoi.C’était l’évidence: tout magnifique soit-il, ce Couleurs symphoniques, enfin donné en ville dans le cadre du festival Montréal en lumière, était un prétexte.Ces gens-là étaient venus pour elle.Et auraient pu lui chanter à leur tour «Merci d’être là, un point c’est tout».Après, Les Hauts et les bas d’une hôtesse de l’air acheva la première partie comme un cadeau: un merci en réponse aux milliers de mer-ds.Merci pour la folie.La deuxième partie serait folle ou ne serait pas.Elle l’était Du moins au début J’ai quitté après U 304 et Le Parc Belmont, avec l’impression de laisser Diane Dufresne et ses fans dans un lieu familier, presque confortable.Leur folie.Comme si c’était précisément cela qui le unissait.Comme si chaque spectateur, condition préalable, avait été un jour voir de l’autre côté du miroir, et reconnaissait désormais en la chanteuse une pareille.Une soeur.Une folle comme eux, qui ne sort jamais sans sa folie.Dieu merci.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Diane Dufresne DANSE Passion baroque VOYAGE EN EUROPE Chorégraphie: Marie-Geneviève Massé.Interprétation: Irène Ginger, Daniel Housset, Corinne Miret, Nick Nguyen, Gilles Poirier, Marie-Geneviève Massé, Juliette Rasa.Musique: André Campra, Henry Purcell, Johann Rosenmüller, Antonio Vivaldi.Interprétation: Les Idées heureuses.A la Salle Pierre-Mercure, les 16 et 17 février dernier.ANDRÉE MARTIN Ce n’est peut-être pas tant un voyage dans l’espace que nous ont .offert la compagnie française de danse baroque l’Éventail et l’ensemble de musique Les Idées heureuses, vendredi et samedi dernier, mais bien plutôt un voyage dans le temps.Véritable machine à remonter les siècles que cette soirée réunissant sur une même scène sept danseurs et neuf musiciens pour un spectacle dont les pièces musicales et chorégraphiques, toutes baroques bien sûr, nous ont fait voyager de la France à l’Angleterre et de l’Allemagne à l’Italie.Plus qu’une simple suite de partitions dansées.Voyage en Europe se déployait dans une véritable mise en scène où les personnages, prince, princesse, duc, duchesse, chevalier, amoureux, compagnons, polichinelles, etc., se sont succédé dans des évolutions chorégraphiques on ne peut plus exquises; notamment dans le jeu des ornementations et des déplacements dans l’espace.Dans des décors mélangeant simplicité et somptuosité — un portique, tel un cadre de scène, à l’intérieur duquel des toiles représentant chacun des pays visités étaient installées —, chacune des étapes du voyage s’élaborait autour d’un trait caractéristique du pays; le maniérisme en France, la tragédie en Angleterre, le romantisme nostalgique en Allemagne, la séduction et l’humour en Italie.Jamais on avait vu à Montréal un spectacle de danse baroque de cette teneur.Outre la beauté des costumes, l’originalité des morceaux chorégraphiques imaginés par Marie-Geneviève Massé, qu’on aurait dit tout droit sortis du XVII' et XVIII' siècle, on retiendra ici la qualité exceptionnelle des interprètes.Sept danseurs, tous virtuoses dans cet art d’un complexité insoupçonnée, n’ont cessé de nous impressionner et de nous charmer par le dynamisme et la fluidité de leur danse, tout comme par la précision incroyable de leurs gestes.Pas de faille dans les passages les plus difficiles et surtout, une impressionnante finesse d’exécution dans les jeux infinis de pieds, comme dans les plus petits mouvements de bras, de mains et même de doigts.Accompagnée d’une suite de pièces musicales envoûtantes, dont le très beau Concerto en ré mineur pour violon, luth et basse continue de Vivaldi — un concerto où la violoniste Nicole Trotier a brillé par la sensibilité de son interprétation — la danse semblait ne faire qu’une avec la musique.Une harmonie complète, fine comme de la dentelle, émanait de ce mariage entre éléments musicaux et chorégraphiques, entre les danseurs de l’Eventail et les musiciens, superbes, de l’ensemble Les Idées heureuses.C’est d’ailleurs dans cette rencontre parfaite que Ton a retrouvé la véritable identité et la vraie magie du baroque, dont le but premier était la fusion des différentes formes d’art entre elles.Une soirée particulièrement réussie, sous le signe de la distinction et de l’élégance.Décès du peintre Balthus Uart du secret ASSOCIATED PRESS Genève — Il était l’un des peintres les plus singuliers mais aussi les plus influents de son temps.L’un des plus rares et des plus chers aussi.Balthus, de son vrai nom Balthasar Klossows-ki de Rola, s’est éteint hier après-midi dans son chalet alpin de Ros-sinière, dans le canton suisse de Vaud.11 allait avoir 93 ans.Jacques Chirac a fait part de son «émotion toute particulière» en apprenant la nouvelle, qualifiant le peintre de «l'un des artistes les plus éminents du XX siècle», «génie qui forçait l’admiration», «personnalité profonde, singulière et subtile, détestant pardessus tout la banalité».Si cet artiste secret a inspiré et influencé l’art durant six décennies, il aura su rester un mystère en tant qu’homme, ne s’ouvrant qu’au cercle restreint de ses intimes.«Balthus est peintre dont on ne sait rien», aimait-il à dire à son sujet.C’est du reste en ces termes qu’il s’était présenté aux organisateurs d’une exposition sur son œuvre en 1968 à la Tate Gallery de Londres.Il sera cependant l’un des très rares artistes à être exposé de son vivant au Musée du Louvre.Né le 29 février 1908 dans une famille d’artistes polonais, le jeune Balthus, frère de l’écrivain Pierre Klossowski, entreprend de peindre avant même d’avoir 15 ans.Au fil des années, ses tableaux résolument figuratifs renouvelleront le genre du paysage, puis représenteront des scènes intimistes dans lesquelles des jeunes filles expriment une certaine absence, comme occupées par leurs pensées.Son style, nettement inspiré du quatrocento italien, se distingue notamment patries scènes d’intérieur à l’érotisme trouble: Alice: la leçon de guitare, Toilette de Cathy témoignent de son art provocateur.Son succès ne le fera pas produire davantage.11 n’aura en effet exécuté qu’un peu plus de 300 toiles, soit dix fois moins que son contemporain Pablo Picasso, la rétrospective que lui consacre le Centre Pompidou en 1983 ne réunit que 120 œuvres, dont 52 tableaux.Ses toiles sont exposées dans le monde entier, mais il reste réticent à s’exprimer sur son travail.«Si je parle de mes images, je plonge immédiatement dans une brume profonde.Peindre est un langage qu’on ne peut remplacer par un autre», expliquait-il.Balthus, qui travaillait un temps plus de dix Heures par jour, passait encore, nonagénaire, sept heures quotidiennes devant son chevalet.Le peintre, qui vivait reclus au milieu des siens dans un ancien hôtel non loin de Gstaad, aurait eu 93 ans dans quelques jours.Mais sa date de naissance, privilège des années bissextiles, lui permettait de se présenter comme un jeune homme de 23 ans.E N Le Visiteur est de retour (Le Devoir) —,Le public montréalais ne se lasse pas de la pièce de Éric-Emmanuel Schmitt, créée en 1998 au Bic par le Théâtre les gens d’en bas dans une mise en scène de Françoise Faucher, jouée et rejouée à Québec, à Montréal et en province par Jean-Louis Roux dans le rôle de Freud, Emmanuel Bilodeau fle Visiteur), Anne Bryan (Anna Freud) et Frédéric Desa-ger O’officier allemand).Comme la demande ne tarit pas après plus de cent représentations, les gens d’en bas ajoutent quelques supplémentaires à cette production, du 18 au 30 septembre prochain, au Gesù.Dernière chance, donc, de voir cette pièce qui fait se rencontrer le père de la psychanalyse, Dieu et le nazisme.Les billets sont déjà en vente; mieux vaut réserver dès maintenant en téléphonant au (514) 8614036 ou au réseau Admission: (514) 790-1245.BREF Les Victoires de Boulay Paris (PC) — Isabelle Boulay a eu droit à un double couronnement samedi soir à Paris lors de la 16' cérémonie des Victoires de la musique, l’équivalent français des Félix.La rousse au disque de platine a été élue par le public «artiste découverte de l’année» et a reçu la Victoire de «l'album découverte» pour Mieux qu ’ici-bas.«Merci de m’avoir laissé vous apprivoiser avec mes dmn-sons», a-t-elle dit aux Français, avant d’ajouter, à l’intention des Québécois, «vous m’avez donné beaucoup de vent dans les voiles pour traverser cet océan».Henri Salvador, fringant jeune homme de 83 ans a lui aussi remporté deux Victoires, celles de T«artiste interprète masculin» et de («album de variétés-pop de l’année» pour Chambre avec vue.Les gagnants des Victoires ont été désignés, lors d’un scrutin à un tour par 2000 représentants du milieu du disque.L'«artiste découverte» a en revanche été élue par le public à l’issue d’un vote téléphonique auquel ont pris part 50 (XX) téléspectateurs.REUTERS Balthus en 1998.iSP t T I IT” Suivez la trace de SOPHIE, ça pourrait vous mener au FESTIVAL D'AVIGNON EN FRANCE Regardez Les Choix de Sophie à Télé-Québec, du lundi au vendredi à 18 h 30.Reprises : lundi au jeudi à 23 h 30, vendredi 22 h 30 et du lundi au vendredi 13 h 00*.Une capsule par émission vous montrera où est Sophie.Inscrivez sur le coupon-réponse ci-joint le nom de l'édifice culturel devant lequel vous avez aperçu Sophie ainsi que la date de diffusion originale de l'émission.Envoyez-le par la poste dès aujourd'hui à : Concours " Où est Sophie ?” 1720, rue Du Canal, Montréal (Québec), H3K 3E6 Le tirage d'une trousse de survie culturelle” aura lieu les vendredis 2, 9, 16 et 23 février ainsi que le 2 mars 2001 à l'émission.Cinq (5) trousses à gagner d'une valeur approximative de 150 $ chacune.Et lors du tirage final du 9 mars 2001, courez la chance de gagner un voyage pour deux (2) personnes au Festival d'Avignon”’ d'une valeur approximative de 4 950 $ La valeur totale des prix est cfenviron 5 700 BULLETIN DE PARTICIPATION Nom _____________________ Âge _____ Adresse ___________________________ Ville _______________________________________________________ Code postal No de tél.(rés.)_______________________________No de tél (but)______________ Nom do l'édifice cultural Date de diffusion originale de l'émission_____________________________________________ Un seul coupon-réponse par enveloppe Les fac-similés reproduits manuellement et les lettres manuscrites sont acceptés 18 ans et plus.Résidants du Québec seulement Aucun achat requis Les règlements du concours sont disponibles auprès de Pixcom, Télé-Québec, Le Soleil et Le Devoir * Assurez-vous de noter la date originale de diffusion sur le coupon réponse ** Les trousses de survie culturelle comprennent chacune une paire de billets pour un spectacle, une paire de billets pour le cinéma, un disque compact et un livre *** Le grand prix inclut le vol pour deux (2) personnes avec Air Tansat, le transport jusqu'à Avignon, sept (7) nuits d'hôtel ainsi qu'une allocation forfaitaire de 1 400 $ Départ le 9 juillet; retour le 17 juillet 2001.le soleil LEDKV0IH PIX-S!.GLHo£ Outbti Télè-Quebec I
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