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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-02-16, Collections de BAnQ.

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2,740 2.620 2740 0 000 Proroi lof 13300 1080 1.050 1.060 ¦0.020 Propriet 0 2060 4.900 4.850 4.850 •0.050 Psion 1310 5,000 4.500 5.000 0,000 Purceii 0 26200 3.750 3.590 3.650 0.000 Pure Gid 0 31300 0120 0,115 0.115 -0.005 Q R ÛLÎo 200334 47.600 45530 45,600 -1,400 QMediac 2650 1.690 1.510 1.520 ?0.020 Québécor A 5265 29100 27.750 27.750 •1.250 Quebeor B f 354397 28900 27,550 28 250 •0.550 ûuebecrwf 1406334 34,060 13 900 34,000 0 000 Quebecr W 2000 22.850 22,500 22 500 0,000 Queenslak 2015 0,075 0.075 0.075 0.000 ûuenstn M 6400C 0310 0 305 0 310 ?0.005 Quensway 31200 0.180 0.160 0160 -0.030 B Spill » 20270 30.000 28 000 28 500 -1050 R Spirt Ap 2933 38 500 38 500 8500 +0.090 RTOEm 250 0 000 0000 0 000 0,000 Rammkr 5400 1880 1870 1880 0.000 Rancheio A 16000 1560 1540 1560 +0 040 Randatech 24600 0400 8400 8400 0.000 Real Res 22520 3600 3.520 3 600 *0 080 Regiona! 12630 11550 1400 1400 ¦0100 Redman A f 1200 16.250 6250 6250 +0150 Reko Intl 6000 2.100 2100 2,100 ?0100 Repad'e 38900 2.180 2.150 2.150 •0050 Request S« 201800 2690 2490 2.490 ¦0060 Research 598340 88.900 14.450 7 950 +5 950 Revenue P 11276 2,450 2.300 2.350 ?0 050 ReiDiao 389740 2280 2110 2220 +0 040 Richelieu 49 OOOO 0 000 0.000 0000 Richland 17266 4,500 4 300 4.300 •0,100 Richmont 10700 1.350 1330 1.330 ?0.030 Richtr B o» 54972 0.600 0 500 0 600 +0,100 Rider 2900 0 880 0 860 0 860 ¦0.060 Ridley 1 14000 8150 7950 8 000 ?0.450 Rio Alto Rnarceio PwGkJ Rwjidi Roctisll 255628 13900 10200 7900 4435 Poors wrt* 21930 PogwsA 1015 Rogers B f 1129289 Pomen 5300 Romrcoo 105000 Polhmin 10265 Ry iviahor 31025 Royal Bok 1060045 RyBkf 400 RyBkH 1900 28,500 2 7 500 27 600 -0,900 0 540 0 460 0 540 ?0.040 1010 1 010 1 010 -0 040 10 000 10 000 10 000 «0.500 7500 7000 7 350 +0,350 26 750 25 700 26 590 +0 590 26 000 26.000 26 000 -0 700 26 500 25 650 25750 -0 150 1 400 1 350 1 400 *0 050 0250 0,220 0,230 -O 010 22.390 21.990 22.010 *0.240 3.230 3.050 3,230 *0 130 50 000 48 600 48,900 -0 850 99800 99 800 99 800 *0 800 25700 25.450 25700 *0 300 Titra VbImk HmI ta fmm.ta.Ry Bk J 1000 26.750 26 500 26.500 -0,250 RyBkN 7260 25.000 24.850 24 900 •0,050 RyBkO 1004 25,000 25.000 25,000 0.000 Ryl Group! 212680 26.500 25.260 25.750 •0.350 Royal Lasr 12760 2 800 2.750 2.750 •0.050 Russel M 188580 3,100 2 960 3.100 +0,100 Russel C 1925 21.750 21.710 21.710 •0,240 RyanEn 34600 2,400 2.300 2.400 0,000 SACOSm SKG Inter o Smtcm SNC Lavln f SR Telcbm SSgADow StL CemAt Salter St f Samuel MT San Fran Bl Saputo Gr SaskWhtbe Satum Scaftoid See Inv AI Scorpiono Scotia Ml Scotia Spit Scotia Spl p Search En c Sears Can Second Cp Seitel Semafo o Senvest Shaw c pr Shawl A Shaw IB Shell Can Shermag Sherrittlf Siebai iana SierraS Sierra o SiGem o Signalgen o Silent Wito Simmond Sino For Af Skyjack Slater Stl Sleeman B Slmsftvmv Slmsttlv SiocanF Snow Le A Sobeys Sodisco Solitario o Southwst o Spar Aero Spectra P f Spectral Spectrum Spire En o Split Yld I Stackpole StdMngo Stantec Star R o StelcoA Sterlng f Strm e o Stratos G! Stressgr o Strongco Stuart Sud Cont o Sullideno Summit R Sun life Suncor Suncor p Sun Rype Supenor s 4420 0,870 0.850 0,850 •0.010 542900 0,065 0.055 0,060 0,000 26095 22,500 21500 21,850 •0,150 64237 15,100 15,000 15 000 -0,050 84270 2.350 2.200 2,220 -0,080 2761 58 800 57,950 57.950 *1,800 6526 16.000 15.650 15700 -0.300 408235 8 500 8.300 8.320 -0,080 435 5 550 5,550 5.550 *0.050 500 5.000 5,000 5 000 ?0.150 19517 36 000 35,000 35650 +0 650 65178 2600 2.400 2.600 +0.200 30800 1490 1.400 1400 •0.060 4502 0 340 0,330 0.330 -0.010 2000 18.000 17.500 18.000 0.000 31500 0.650 0.600 0650 -0.040 55000 102,500101,500101 500 -1,000 Surrey mt f Suzy Shier t Synsorb Systech R Systems T,g,s, Pro TD split TD split a TD Water TCTLogo TLC Laser o TRP NT TRP NT p TVA Gr Bf TVI Paco TVXGold Tahera o Talisman Tappitr *Cor A Teck B1 TeckBwt Tecsys o Tekmon f Telco spin Telco spl p Telglb 5 40 Telesys I f Telus 1956 Tembec Tenke Mng Tesco Tesma A f Telhys En Tex Cap p Thirty F p ThomCor ThomCor 2 TigrSi Tikal R o Timbr slb i Timinco Tiomm o Tiverton o Tstone o Tonko D o Toromont 400 72,250 72.250 72.250 +0.250 1 910 21.500 21,000 21,000 -1,250 1 93560 2,600 2,500 2,500 -0,100 888399 26,550 26,000 26,200 -0.050 1230 7,500 7,500 7,500 0,000 100 28,000 28.000 28,000 +1,500 43500 0,380 0.360 0.360 0.000 1050 18,500 18,500 18,500 0.000 121404 31,340 30,200 30,350 ?1,150 191027 31.500 31,010 31,320 ?0,070 3180 24,650 24,300 24,650 ?0,250 6385 16,900 16,500 16,600 -0,150 2100 16,850 16.500 16,850 -0.150 37513 39,250 38,500 39,250 ?0,210 6230 7.900 7,600 7.900 ?0,550 1475170 4.550 4.350 4.470 •0,010 10946 103.700 99.000 99.000 ?5.000 2233 6,250 6100 6,250 +0,250 74750 64.450 62.500 62,500 +0,150 76401 1.800 1700 1,750 +0050 68200 0,970 0910 0,910 -0.040 595 10,750 10.600 10,600 •0.150 55500 0,140 0,120 0,140 +0.015 26600 1.280 1,250 1,280 -0.020 9400 5.750 5,450 5,750 *0,350 17100 18.250 16,250 16.250 *0,250 35774 6850 6,650 6,700 *0,050 62 oooc 0,000 0 000 0,000 2562 1.700 1,600 1600 -0.150 11325 9.100 9,050 9.100 0.000 7600 0.650 0.630 0.630 -0.020 92019 23450 22,500 23 000 *0.400 7947 2.500 2,310 2.310 -0.090 21816 1040 1.010 1020 •0,080 26000 0.070 0.060 0070 +0,010 28770 0.200 0.200 0.200 0.000 905870 3,400 2.920 3200 +0,200 139450 6 050 5,900 5 900 •0.100 3900 3,990 3.950 3.950 +0.050 35865 10,400 10,250 10.350 +0.100 490 3.400 3,250 3.250 0,000 5200 2,000 1.950 2,000 +0,150 5924 4,200 4,000 4.000 -0.150 2200 1,800 1,800 1,800 -0,100 1100 19.750 19,750 19,750 +0,100 7144 8,000 7,500 8,000 +0,250 500 0,000 0,000 0,000 0.000 12400 15,200 14,800 14,800 •0,400 54000 0.500 0,450 0,450 -0.015 126790 3,700 3,640 3,660 +0,020 2000 0,800 0,800 0,800 -0,100 17375 8,400 8,100 8,200 0.000 76055 9,500 9.300 9.500 -0.250 951222 5,750 5,410 5,550 ?0,210 5150 1,800 1,700 1.750 0.000 55125 9,300 9.000 9,100 +0.550 1000 0,800 0,800 0,800 +0.050 25500 0,540 0.450 0.540 +0.020 7150 5.200 4,950 4.950 -0.240 4512399 33.450 32,000 32,300 -2.450 357818 36.700 35.250 35,340 -1.260 7150 27,750 27,500 27,750 +0,100 145 4,000 4 000 4,000 •0,050 96 § I s i 1 +12,500 118370 3,650 3.600 3.600 0.000 846 14,750 ’4.500 14,750 0.000 2600 5,650 5600 5,600 +0.100 75830 2,250 2,080 2,080 -0.050 8900 1.340 1270 1.340 +0.040 16200 0800 0,750 0.750 -0.020 33732 1400 1.350 1390 •0.010 467500 0200 0.180 0.200 •0.020 265333 0100 0.085 0.100 -0.020 37000 100 5001 00,0001 00.000 0.000 9133 28.000 26,600 26.750 -0.050 4175 15.100 14,950 15100 +0,100 132227 21 850 .20.650 21740 +0.600 20880 0180 0.170 0.180 +0.010 212667 9 600 9.200 9450 +0,500 7850 2 900 2.670 2,710 -0,200 1200 14,300 14,250 14.250 -0,100 19350 14,450 14.250 14 400 +0,090 76100 0.045 0.040 0 045 0,000 12%5 2280 2.250 2 280 -0.020 182950 0.140 0,130 0135 0.000 867931 56,850 ! 54,570 1 56.700 -0,180 43000 1.150 1,040 1150 +0.030 1250 14.030 13.100 13.750 •0.750 923725 14,000 13.600 13.750 +0.050 1500 2.020 1,850 1850 0.000 1000 3.500 3,500 3,500 +0,060 717841 18.300 18.010 18.300 -1.200 11003 43.750 ¦ 11.510 - 12,060 +1.060 1533 26.000 : ?5.900 ; 26,000 ?0.100 900 25,100 ; 25,050 : 25,050 -0.150 389120 7.360 7,000 7,200 -0,050 261392 41,450 - 10,900 - 11.350 ?0.350 213300 38,750 : 38,460 : 38.550 +0,050 1900 78,000 78.000 78.000 0.000 129273 12.600 12.250 12,490 +0.090 1040 0,560 0.560 0,560 0.000 107745 17.950 17.300 17.950 +0.200 5370 26.250 ! 26,000 : 26.250 +0.150 48900 2,100 2.050 2.050 -0,050 4175 34 850 : 34.650 i 34 800 -0050 10165 11350 10.650 11000 0.000 27725 29.500 ; 28.510 : 29.200 +0,660 67607 24.830 : 24,750 24.830 +0.030 343842 55.250 : 54.250 : 54 500 -0.700 2000 21.550 : 21.550 : 21.550 -0.450 2100 24.950 : 24.950 : 24 950 +0.100 281799 19.000 18.550 18.670 ?0,370 28342 3,500 3.250 3.300 •0,190 1000 0.350 0.350 0.350 •0.010 29838 1.410 1.380 1.380 -0.030 41870 10.850 10.700 10.800 ?0.050 7 0.000 0.000 0.000 0.000 44700 0.900 0.810 0.850 +0.050 129740 0.255 0,240 0.250 ?0.030 6000 0.100 0.100 0,100 0,000 543 3,000 3.000 3.000 0.000 13220 Tor Dm Bk 2256603 TDBkH 1100 Td Bk TD Bk K 10866 4300 a 16.800 16,400 16.400 *0.100 43.300 41.620 41.780 -0,330 27.000 26.750 26760 -0.240 25,500 25.050 25.150 -0,100 26700 26.650 26700 *0.050 TorstarBf 39678 22.500 21.800 22.440 *0.930 1.740 1,700 1,720 -0.060 0,500 0.500 0,500 *0 050 0,160 0 150 0,160 -0,040 21,250 20.810 21,010 *0,010 25.300 25 160 25.250 0 000 26.450 26.200 26,200 *0.090 9 500 9 350 9.400 -0.050 17.350 16 940 17.080 -0.270 3330 45.000 44 000 44.500 -0.010 44 500 43750 44 400 -0 100 2,060 2 060 2.060 0.000 0 550 0.610 0.650 0.000 0.420 0.380 0.400 0.000 0.480 0.450 0 460 -0.020 Trican Well 14163 14 150 14.000 14 000 -0 050 Tnlon A 206793 14 050 13.650 14 000 *0 050 18 250 17.600 18 150 *0.550 17750 17,500 17.750 *0450 Total Ener Total en w Trailmobil TrAltCOrp 246076 TrAlt c 74 TrAltcSlS Transat al 4450 2225 7155 TrCan PL 2129803 TrPlstU TrP 1st Y Transforc TrGlobo Travelbyol 102815 Tri Vison o 28500 600 50672 Tnlon Fin I Trlon Fin II 2300 Tnnidad Trinid w Trinorth I Triumph Twee Ha f Troian tech True engy o Tundra S Turbo g 56265 3.130 3.000 3.100 +0.300 34560 3130 3,100 3.100 -0.090 4000 1.650 1.650 1650 •0,030 6000 0.100 0.100 0.100 -0.040 1000 0.220 0.220 0.220 •0.030 7300 2,500 2.500 2 500 0,000 67540 25.350 25.000 25000 •0.080 32850 6,950 6400 6900 ?0,400 1000 1.600 1.600 1600 0.000 58913 43.500 42,010 43390 +1.390 61324 10.850 10.000 10.700 -0.800 37340 0.750 0,710 0.740 ?0.040 17000 0.440 0,425 0430 ?0.010 U Z Uts Energy 125820 1,370 1.260 1.300 -0.050 Ultra Pel Ô 26417 4890 4.760 4850 OOOC UNI seld 7545 10.750 10650 10,750 0.000 UmcanA 1230 35.200 35150 35700 +0.040 UmcanB! 105650 35.220 35 200 35.200 0.000 UmcorpAf 566 10.750 10.500 10,500 •0750 UnitortAI 12350 0 800 0750 0790 ?0.030 UnCorp 8134 46.000 45 750 45750 -0.250 Un Domin 127280 24.500 22 500 24,450 +0.460 United Gr 10935 9 000 8 800 8800 -0.200 United g a 51 0000 0 000 0000 0.000 United Inc 7000 1010 1.010 1.010 •0.040 UKeno 50000 0 040 0 040 0.040 0.000 Upton res 16756 3 300 3 200 3.260 ?0.060 Utility C 2000 48 010 48.010 48 010 +0.510 Van Houttl 9055 27190 26.750 26750 •0.500 Vangrd 0 0 200133 0.130 0,105 0,tfS -0.010 Vasogen 0 348630 7500 7,000 7,250 •0.140 Vector 2400 4 550 4,500 4 500 -0010 Veianl 1084 14 440 13,900 14 440 ?0440 4500 26635 2000 8955 6000 5000 4800 16450 1594 9205 78997 141547 Tttm VtiMM Velvet o 406994 VentraGr 758300 Ventusengy 64420 Veritas A 638 Vermilion 221602 Versacoid 400 VHomAt 288700 ViceryR 21500 Vmcor I 6900 Virginia o Virtek vis o Virtual Pro Vivendi u Vivent b o Waiax Wall Fin Walbrdg o Wedabayo Wenzel Dw Wescam WescstAf Wst Frasr Westaim UVfftaçt f Wcoast 2 p 12425 Wcoast 7 p 3100 Wcoast 8 p 1600 Wcoast 9 p 100 W Copper o 4700 W Garnet 5500 Wstrnon 4400 Westlor o 139065 Westjet air 12867 Westmins 169330 Weston 67168 Westport o 117104 Weyerhae 12927 Wheaton o 23604 William o 1166524 Wi-Lano 93348 Wmdarao 3000 Wmpak 25 Wireless o 524900 World Ht o 3525 WorlPto 1000 XCalo 114400 XenosGro 10100 Xerox A p 1775 Xillix 12100 Xplore tec o 26450 Yamanao 4760 Years iru 25206 YorbeuAo 45000 ZCLComp 500 Zi Corpp Zargon Zenon o Nmrt ta Fwa.ta.4 600 4.300 4.350 -0,150 1.020 0,900 1.000 +0.040 8.500 8.250 8.300 -0.100 45.000 45.000 45.000 -0.500 8.200 8,100 8 150 +0,050 5,500 5.500 5.500 +0150 4.340 4.100 4,330 +0.280 0.230 0.220 0720 -0,010 12,150 12.100 12,150 +0.050 0,670 0.670 0.670 -0.030 5.400 5.250 5,300 -0 090 3,000 3,000 3.000 0 000 13645 19665 1547 OlComuno 16350 106,000104.0 460 0.450 4.750 4,510 3.050 3,050 1,300 1.300 0,300 0,300 1.500 1.450 6.450 6.250 41.250 41,000 30.000 29.600 11.300 10.460 33.750 33,100 26 750 26.400 24.000 23.500 24.200 23,760 25.100 25.100 1,230 1 170 0,510 0,510 14,550 14 500 0 900 0 830 19.400 19.000 4 490 4 300 78 000 77,250 10 180 9710 82 250 77 800 0.410 0.395 0 030 0.025 8.300 8.050 0,060 0,060 0,000 0.000 7.600 7,470 11,050 11,000 2.000 1.850 0.260 0.210 3,820 3,800 12.100 11,100 0.530 0,530 3.350 3,200 0,280 0.240 24,950 24,700 0.225 0.225 0760 0760 12.750 12,100 5.300 5,200 8.600 8,130 3.200 2,950 104,630 -1 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*0,500 179 107 000106.250106.250 -0,260 128 46.500 46.000 46,000 -0,500 58 93 000 93,000 93,000 0.000 10 73 000 73 000 73,000 0,000 224 100,000 99.750 99.750 -0,250 26 98.500 98,500 98.500 -1,500 12 79,500 79,000 79.000 +1.500 40 101.100101,100101,100 *0.100 162 81,000 80,000 81.000 +0,900 282 66,500 64.000 66,500 +4,500 121 78,000 76.000 78.000 +3,000 48 111,000109.0001.11,000 +2,000 10 122.000122.000122,000 +7,750 DEBENTURES EN FONDS AMÉRICAINS Descarte u 10 93,000 93.000 93.000 -2,000 AGF Mstr u BioCapu Fidelty 93 u Fidelity 96 u F Chicago u Gaz Mlro u Holing Cn u KpchPu McknzMu Public St u TrAltaPu TrCan pw u TriaxRu UNITÉS PARTAGÉES 249 5,700 5.700 4320 16,000 15,800 5.950 5,950 11,000 11.000 9.280 9.100 15.990 15.850 4.550 4,550 6,400 6.160 7.100 7,060 14,000 13.990 7.550 7,350 600 1000 108850 19985 2000 106540 600 650 38900 11120 28,250 28.050 7000 8,160 8,100 UNITÉS EN FIDUCIES 1100 9.250 9,250 26752 10,460 10,400 454041 11.890 11.680 7400 12,850 12,700 21875 10.000 9.900 3450 3 750 3.600 i 3700 22.450 22.010 200 22,250 22,250 56843 34 750 34,300 13003 9.000 8 770 12856 14,600 14.360 1700 26,800 26.800 1070 7,830 7,830 8780 13,000 12750 22650 9.220 9.150 16584 34.250 34 000 13555 12.110 12.050 38701 8 740 8.520 26000 10.110 10.060 15730 8.890 8700 300 26 300 26.300 15550 10,100 10,050 7170 21,150 20.650 6473 13.650 13.200 100 23.850 23.850 26162 4,700 4.670 750392 4.850 4 760 25532 23,120 22,930 21527 6.590 6.470 11494 26,500 26.410 14840 25,200 24,510 1300 9.620 9.580 14860 9 890 9 550 750 23 400 23 300 10550 12.050 12.000 30239 12.250 12.200 7300 8.050 8.020 3000 6 800 6 750 7200 11 500 11.250 i 11502 26 000 25.600 2700 3.450 3.410 12100 8 700 8 700 59867 14,650 14,550 240280 8,650 8.450 377593 2,990 2,600 34900 4.980 4.910 10000 6.300 6,300 12400 8,650 8.600 5500 8.950 8.800 121634 10.050 9.870 440135 3.820 3760 64972 4.830 4.750 128208 6,500 6.400 11329 11.050 10.930 500 21.010 21.010 3898 16750 16.500 5300 13.050 12.800 31014 9.600 9,400 6800 9 700 9.600 5700 8.900 8.900 85599 9.100 8.910 135974 20.390 20.050 188075 9.830 9700 10349 24.990 24 850 17750 12,850 12.650 220200 9,800 9 750 37798 5,150 5 000 63305 6 440 6.280 400 11.450 11 450 99044 17,600 17 440 3140 26.450 26.200 33194 11990 11 900 54913 16.100 15 900 3877 4 500 4 450 9392 10.000 9.000 7987 9 800 9.500 4850 24 500 24,100 6595 24 950 24,600 11170 11600 11 360 85610 9 440 9.250 88700 0 900 0.870 94400 5.150 4.860 2951 14 930 14.930 1125 17 640 16.970 5700 0,000 16.000 +0,050 5 950 *0.150 11.000 -0 400 9.150 -0,150 15,910 -0,020 4 550 0.000 6.330 *0.030 7.060 +0.010 14.000 +0,200 7,500 +0,030 28.200 -0,050 8.150 +0.050 9,250 -0,050 10,420 + 0,040 11.680 -0,210 12750 0,000 9.950 -0,050 3,600 -0,150 22.010 -0,380 22.250 -0,200 34.450 -0,250 9,000 + 0.080 14.450 -0,050 26.800 -0,150 7,830 +0.130 12.850 0,000 9,150 -0,010 34.050 +0,050 12.050 -0,050 8700 0,000 10.060 -0.080 8700 -0.050 26.300 +0.100 10.100 -0.050 20.650 *0,050 13.450 -0,260 23.850 -0,400 4 700 +0.020 4.800 -0.040 23.010 -0.070 6.500 -0.050 26.450 -0,300 24,510 -0 590 9.620 -0,090 9.850 +0.340 23.300 -0.200 12.050 -0.020 12.250 0.000 8.050 +0.050 6.750 -0.100 11.250 +0,250 25.610 -0,050 3.410 -0.090 8700 0.000 14.600 0.000 8.600 0,000 2.850 -0.190 4.920 -0.060 6.300 0.000 8.650 0,000 8.950 +0,150 9,900 -0.190 3.800 *0.020 4 780 -0.060 6 480 -0.070 11.000 *0 050 21.010 *0.210 16.500 -0 250 13.050 0 000 9 500 +0 050 9 700 0 000 8 900 -0.050 9 080 -0.020 20.200 -0,080 9730 -0.150 24,950 0,000 12.850 +0.140 9780 -0,020 5.100 +0.050 6.400 -0,030 11.450 0.000 17.560 +0,120 26.200 -0.100 11.940 -0.060 16.100 +0,100 4.450 -0.020 9.450 -0.550 9.780 + 0.230 24.500 +0.450 24,750 +0.150 11.360 +0.040 9,320 +0.010 0.880 -0.010 5.100 +0.150 14.930 0.000 16.970 -0.430 Bk Mtl 2 Bus Dev n ClTExch Cil gra DBC 20 CiBC 22 CIBC I6p CN Rail p CanbenU IncoEp Kazakhs!o RyBki RyBkK Ry Bkp Seven Sea o Sideware o Tr Allant o Weathr ou TRANSI6ÉS EN FONDS AMÉRICAINS 250 2000 6332 2 4150 2500 400 25700 6075 207085 1500 150 1000 1255 4100 16500 35100 390 25.250 25.250 6.600 6.500 23.610 23.500 0,000 0.000 25.600 25.400 27.600 27.350 26.200 26.200 53.700 53.000 11.950 11,750 44.500 43.750 0,115 0.115 25.500 25.500 26.250 26.250 25.500 25,250 3.300 3 130 0.950 0.910 0.140 0.130 54 000 54 000 25,250 0.000 6,500 -0,100 23.610 -0,390 0.000 0.000 25.600 +0,200 27.600 0.000 26 200 -0.200 53 700 +1 200 11750 0 000 44 250 *0 400 0,115 0 000 25,500 0.000 26 250 0.000 25 250 -0.250 3 300 +0.400 0,910 -0.010 0.130 0.000 54 000 -1 000 AUTRES DÉIENTURES Cibcnknt 5500 8.400 8 350 8.350 0.000 NCEEnnl 5000 141.000141 000141.000 0.000 Montréal UJarntM.Toronto Ces titres, transigés tiler, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d’actions ordinaires sans droit de vote.f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n’a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.Les cotes Toronto New York TSE 300 8967,27 Dollar 1 $ canadien MMi 65,38 0 us Dow Jones yéfa 10 891,02 iHh Or à New York -JHflL 255,10$ us Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2038 Hongrie (forinl) 0,00539 Allemagne (mark) 0,7323 Inde(reupie) 0,0347 Arabie Saoudite (riyal) 0,4238 Indonésie (roupie) 0,000172 Australie (dollar) 0,8328 Idande (livre) 1,8221 Babamas (dollar) 1,5479 Israël (shekel) 0.3843 Barbade (dollar) 0,7992 Italie (lire) 0000744 Belgique (trancj 0,03531 Jamaïque (dollar) 0.0391 Bermudes (dollar) 1,5479 Japon (yen) 0,013252 Brésil (réal) 0,7951 Liban (livre) 0 001041 Bulgarie (lev) 0,7323 Mexique (peso) 0,1684 Caraïbes (dollar) 05981 Pays-Bas (florin) 0,6510 CH (peso) 0,00281 Philippines (peso) 0,0334 Cb)iie(reninlnbl) 0,1913 Pologne (zloty) 0,3830 Corée (won) 0.001267 Portugal (escudo) 0,007232 Égypte (livre) 0.4070 Rép, dominicaine (peso) 0,0972 Espagne (peseta) 0.00867 Rép tchèque (couronne) 0,0415 États-Unis (dollar) 1 5296 Royaume-Uni (livre) 2,2179 Europe (euro) 1.3840 Russie (rouble) 0,0549 Finlande (mark) 0,2417 Singapour (dollar) 0,8990 France (franc) 02192 Suisse (franc) 0,9332 Grèce (drachme) 0,004312 Taïwan (dollar) 0,0487 Hong-Kong (dollar) 02023 Venezuela (bolivar) 0,00224 Coup d’œil BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 250 Jours .n 11000.00 [J ai .[ t.\ jA t 10000.00 l'ih11 "VV*’ - 9000.00 Mai Avr| Mai| Jun Jui Aoû Sep Octj Nov|Dé(J Jan| F 15 Fév 8967.27 La Bourse de Toronto TSE 35 TSE 100 TSE 200 TSE 300 Institutions financières Mines et métaux Pétrolières Industrielles Aurifères Pâtes et papiers Consommation Immobilières Transport Pipelines Services publics Communications Ventes au détail Sociétés de gestion Canadian Venture Indice Composé Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX S&P 500 NASDAQ Les plus actifs de Toronto Compagnies 52492 586.09 +6.13 1.1 86212 552.75 +3.88 0.7 30839 501.47 +0.06 0.0 117052 8967.27 +55.79 0.6 15873 10810.69 -107.18 -1.0 12218 4280.06 +205.75 5.0 24224 8544.18 -56.70 -0.7 31239 7718.57 +190.19 2.5 3407 3909.37 +27.42 0.7 4541 4535.43 +23.68 0.5 4473 17230.80 -17.47 -0.1 761 2320.54 -7.83 -0.3 2620 5535.07 -93.80 -1.7 2358 5747.48 -76 48 -1.3 3600 15328.72 +19.86 0.1 4418 17976.15 -104.39 -0.6 2866 5558.75 +24.39 0.4 4448 13635.78 -42.93 -0.3 57108 3221.08 +7.10 0.2 n 219667 10891.02 +95.61 0.9 12360 3042.47 +42.98 1.4 18387 386.02 -2.97 -0.8 250415 3306.49 +21.08 0.6 * 654.45 +2.42 0.4 * 933.97 -2.04 -0.2 * 1326.61 +10.69 0.8 * 2552.91 +61.51 2.5 GULF CDA RES LTD INCO LTD SUN LIFE FIN CDN PACIFIC LTD ABITIBI-CONSL INC lu me Haut Bas Ferm.Var.Var.0 0 (I I A 7 E C 0 N 0 M IE La Banque TD voit ses profits baisser PRESSE CANADIENNE Toronto — La vague des profits records pour les grandes banques canadiennes tire-t-elle à sa fin?Le Groupe financier Banque TD a fait part, hier, d’un léger recul de 3,6 % de son bénéfice net au premier trimestre.A l’exception du poste extraordinaire, l’institution a cependant inscrit un nouveau profit record au cours de cette période.La TD, première des grandes banques canadiennes à présenter ses résultats trimestriels, a réalisé un bénéfice net de 417 millions, ou 67 C par action, en baisse par rapport aux 434 millions, ou 70 é par action, du premier trimestre de l’année dernière.En excluant les coûts de restructuration de Newcrest Capital et son intégration à Valeurs mobilières TD, qui se sont traduits par une charge exceptionnelle de 55 millions, la Banque TD a réalisé un revenu net d’exploitation record de 569 millions, ou 88 é par action, en comparaison de 458 millions, ou 72 é par action, un an plus tôt.Le rendement de l’avoir des actionnaires est passé de 16,4 % à 19,5 % entre les deux trimestres de comparaison.De ces 569 millions, 267 millions proviennent du Canada Trust, acquis au cours de la dernière année, 231 millions de Valeurs mobilières TD, 47 millions de TD Waterhouse et 25 millions de Gestion de patrimoine TD.Pour le groupe Les revenus de l’ensemble du groupe ont atteint 2,77 milliards (en excluant des gains de 150 millions de placements immobiliers), en hausse de 32 %.«Nous avons continué sur notre lancée au cours du trimestre et enregistré une augmentation d’un exercice à l'autre des revenus et du revenu d’exploitation, de même qu’une forte croissance de TD Canada Trust, ainsi que des résultats solides de Valeurs Mobilières TD», a déclaré par voie de communiqué Charles Baillie, président du conseil et chef de la direction de laTD.Mercredi, TD Waterhouse annonçait une chute de 35 % de ses profits, qui se sont établis à 37,1 millions $US.La Banque TD détient une participation de 88,6 % dans TD Waterhouse.EN BREF Les profits de Telus sont en hausse (PC) — La compagnie de téléphonie Telus a réalisé, en 2000, un bénéfice net de 461 millions, en hausse sur le profit de 350 millions dégagé l'année précédente.Le chiffre d’affaires annuel a atteint 6,43 milliards, en progression sur les 5,87 milliards amassés en 1999.Au quatrième trimestre, Telus a subi une perte de 27,4 millions, par contraste avec un bénéfice net de 200,7 millions un an plus tôt.Ia perte trimestrielle tient à des coûts financiers additionnels à la suite de l’acquisition, l’automne dernier, de Clearnet Communications.Cet achat a fait de Telus le plus gros concurrent de BCE à l’échelle nationale.En juin 2000, Telus avait pris le contrôle de QuébecTel, de Rimouski, en rachetant les 70 % que détenait le groupe General Telephone & Electronics, du Connecticut.Médicament contre le cancer Æterna s’allie à deux distributeurs européens REUTERS Québec — La firme biopharmaceutique québécoise Laboratoires Æterna a annoncé hier la signature d’ententes exclusives de distribution avec deux firmes pharmaceutiques européennes pour son médicament contre le cancer Neovastat.Ces ententes prévoient également des paiements de 35 millions pour le groupe québécois.La firme espagnole Grupo Ferrer Internacional a accepté de com- mercialiser et de distribuer Neovastat en Espagne, en Grèce, au Portugal et en Italie alors que le groupe allemand Medac GmbH, filiale en oncologie de la multinationale Schering, fera de même en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Scandinavie, en Suisse, e,n Autriche et en Europe de l'Est.A elles seules, ces ententes couvrent plus de 30 % du marché pharmaceutique mondial, a estimé Æterna.Æterna assurera la production du Neovastat et touchera des redevances d’au moins 10 % sur les ventes nettes totales du médicament.Les deux partenaires européens partageront les frais des nouvelles recherches anticipées, a précisé Æterna.«Ces ententes s'inscrivent parfaitement dans notre stratégie d’alliances continentales visant à nous associer avec des partenaires qui s'engagent à accorder la priorité au Neovastat en oncologie, dans leurs marchés respectifs», a expliqué dans un communiqué le président et çhef de la direction d’Æterna, Eric Dupont.Selon lui, les ententes signées hier matin sont une première étape de la stratégie de croissance d’Æterna.«D'ailleurs, d’autres partenariats seront conclus afin de poursuivre notre positionnement à l'échelle internationale.» Neovastat est actuellement dans les dernières étapes d'études cliniques pour le traitement du cancer du rein et du poumon, et des récents tests ont démontré un effet initial positif lorsque utilisé dans le traitement du cancer du sang.Grupo Ferrer a expliqué avoir ciblé le Neovastat depuis un cer- tain temps.«Nous noies demons d’inclure le Neovastat dans notre portefeuille le plus tôt possible afin de nous positionner parmi les chefs de file dans cette nouvelle classe de médicaments en oncologie», a dit le chef de la direction chez Grupo Ferrer, Rafael Foguet.«Cette entente avec Æterna nous permet de miser sur un produit innovateur qui a atteint le stade final de son développement clinique et qui détient un immense potentiel de vente», a également affirmé le président du groupe' Medac, Wilffied Mohr.SI ça prend un meilleur véhicule.Avec les crédits d’impôt supplémentaires de 30 % que vous procure une contribution au Fonds de solidarité FTQ, vous économisez beaucoup plus d’impôt qu’avec un REER conventionnel.Vous pouvez même maximiser votre rendement en réinvestissant ces Goldman Sachs laisse tomber les obligations canadiennes (Reuters) — Goldman Sachs a annoncé hier qu’elle se retirait immédiatement du marché des obligations canadiennes, une décision qui affectera une trentaine d’employés.«Une équipe de transition est en place pour fermer nos positions en créant le moins de perturbations possible», a indiqué la maison de courtage américaine dans un communiqué.Goldman Sachs entend poursuivre normalement ses autres activités en sol canadien, qui incluent les services de banque d'affaires, la recherche et le courtage.1-e marché obligataire a perdu de l'intérêt récemment car il n’offre plus des rendements aussi élevés depuis que les gouvernements affichent des excédents budgétaires.économies! C’est un excellent véhicule de placement pour votre retraite.Région de Montréal Siège social Édifice FTQ - Centre-Ville Brassard Fonds de solidarité FTQ 999, boul.De Maisonneuve Ouest 6300, avenue Auteuil 8717, rue Bern (Coin Metcalfe) Bureau 108 Montréal Ciemaae 7 e étage gg Peel (Au sud du boul.Taschereau) Laval Pointe-aux-Trembles Kirkland 1800, bout Le Corbusier 3GOO.boul.De La Rousselière 17085, chemin Sainte-Marie Bureau 117 (Coin Sherbrooke - autoroute 40, sortie rue Sherbrooke) (Autoroute 40.sortie Saint-Charles) JTj FONDS (514) 383-FOIMDS de solidarité FTQ 1 800 5G7-FOIMDS wvinAi.fondsftq.com r La force du travail La valeur de I action fluctue Pour des rense ignements détaillés sur Irs actions du Fonds consulte/ le pro < L E I) E V (MR.LE VENDREDI IC F É V R 1 F R 2 (M) I A 8 E D I T 0 R, I A L Le dépeçage du Congo Serge Truffant ?Étrange sommet que celui de Lusaka.Seuls les alliés de Joseph Kabila ont participé à cette énième rencontre organisée avec l’espoir d’introduire la paix au Congo.C’est à se demander si le dépeçage de ce pays extrêmement riche n’est pas à l’ordre du jour de tous les acteurs impliqués dans la Première Guerre africaine.ropulsé au poste de président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila ainsi que les alliés de son père, Laurent-Désiré, les présidents du Zimbabwe, de la Namibie, le ministre angolais de la Défense ainsi que les dirigeants de trois mouvements rebelles ont discuté sous la direction du chef d’Etat de la Zambie, Frederick Chiluba, invité à camper le rôle de médiateur d’un conflit d’autant plus complexe qu’il est la superposition d’une guerre civile et d’un conflit international.Dans le camp opposé à celui de Kabila, on retrouve Yoweri Museveni, président de l’Ouganda, Paul Kagamé, président de l’Ouganda, et Jean-Pierre Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) et fils du patron des patrons de l’ère Mobutu.Soutenu par l’Ouganda, Bemba contrôle un espace si vaste, 800 000 km2 ou le tiers de l’ex-Zaïre, qu’il est le plus influent des chefs de bande.À cette rencontre, Museveni, Kagamé et Bemba ont fait faux bond.En leur absence, Kabila et ceux qui le soutiennent, comme ils soutenaient hier leur père, semblent avoir signé un remake du sommet tenu à Lusaka en 1999.Au terme d’une réunion longue de douze heures, tous ces messieurs ont signé une entente assurant qu'un cessez-le-feu serait prochainement imposé et que le déploiement des observateurs de l’ONU s’amorcerait au terme du présent mois.Il n’en fallait pas plus pour que l’écho à la formule entendue il y a deux ans résonne encore: «La paix est à l'horizon».Comment peut-on prétendre à la paix alors que deux des principaux belligérants ont fait un pied de nez à cette négociation?Depuis le début de ce conflit, tout un chacun sait que les implications de l’Ouganda et du Rwanda, comme celles d’ailleurs du Zimbabwe, de l’Angola et de la Namibie, découlent essentiellement d’intérêts économiques.Tous ces pays rêvent de redessiner la carte du Congo suivant les lignes des territoires miniers sur lesquels ils ont fait main basse.A ce que l’on sache, les butins de la guerre, les rançons du sang, n’étaient pas à l’ordre du jour de cette énième pantomine sur la paix.Intérêt financier oblige, il faut rappeler que le sous-sol congolais renferme les deux tiers des réserves mondiales de cobalt, le dixième du cuivre, le tiers du diamant, des tonnes et des tonnes d’or, d’uranium et d’autres métaux dont ceux très convoités appartenant au groupe du platine.Pour la plupart, ces richesses sont exploitées en «association».Depuis la chute de Mobutu, un protocole non écrit, non négocié, s’est peu à peu imposé.Le mécanisme est très simple: au fur et à mesure qu’un groupe rebelle ou un bataillon rwandais ou ougandais impose sa loi sur un territoire, il met de facto la main sur les mines qu’il «privatise» avec la collaboration de compagnies généralement américaines et parfois canadiennes, comme la Barrick Gold Corporation, qui compte George Bush, le père, Brian Mulroney et Paul Desmarais de Power Corporation parmi ses conseillers.Toujours est-il qu’au fur et à mesure que le conflit s’est développé, tous ces pays et les groupes rebelles qu’ils manipulent au gré de leurs intérêts financiers sont parvenus à dominer des territoires qu’ils entendent exploiter avec d’autant plus d’avidité qu’ils rapportent énormément sur bien des fronts.C’est le Rwanda et l’Ouganda qui régnent sur l'est du pays, c’est le Zimbabwe qui.En un mot, le Congo est l’otage économique de six pays.Il est d’autant plus difficile de croire en l’imposition prochaine d’un traité de paix que le torchon brûle avec de plus en plus de vivacité entre alliés.Ainsi, militaires rwandais et ougandais s’affrontent fréquemment et ouvertement en raison de vues divergentes concernant l’est du pays.Si paix il y a, elle n’en sera pas une de braves, mais de malfrats.Antigangs : un test our la première fois, hier, des criminels ont été reconnus coupables, au terme d’un procès, de participation aux activités d’un gang.Cette décision, rendue par Robert Sansfaçon, juge à la Cour du Québec, constitue le premier test positif de l’application de cette loi dite antigangs, adoptée en 1997 par le Parlement fédéral pour utter contre le crime organisé.Plus tôt cette année, Jean-Claude Beaulieu, juge à la Cour supérieure, a réaffirmé la validité constitutionnelle de la loi (l’article 467.1 du Code criminel), en rejetant les prétentions contraires des Hells Angels.Les avocats, les policiers, certains politiciens affirment depuis quelques mois que le fardeau de la preuve exigé par la loi est trop lourd pour que celle-ci soit efficace.Le jugement rendu hier montre au contraire qu’il est possible de faire condamner un malfaiteur pour gangstérisme.Bien entendu, il s’agit d’une première victoire.Il en faudra d’autres pour conclure.Cependant, le jugement propose une interprétation de la loi qui en définit mieux les balises.Par exemple, la loi stipule que le crime commis par l’accusé doit l’avoir été «au profit» du gang.Le juge précise que ce profit ne doit pas être nécessairement d’ordre économique.De même, un gang, pour être considéré comme tel, ne doit pas forcément être structuré.11 peut s’agir d’un groupe ponctuel et informel.Il reste que la preuve à faire est lourde.Dans ce cas-ci, il aura fallu 30 000 heures d’écoute électronique et le témoignage d’un délateur.Cela indique que, pour coffrer les membres d’une organisa- ! tion criminelle, policiers et procureurs doivent disposer de [ moyens considérables.Si la loi était changée, par exemple pour rendre criminelle en soi l’appartenance à un gang, comme l'a proposé le Bloc québécois (une suggestion que nous rejetons), des moyens considérables seraient également nécessaires.Comme l’écrit le juge Sansfaçon, l’une des principales difficultés repose justement sur la détermination préalable à l’appartenance ou non à ce gang.Pour lutter contre les gangsters, il faudra toujours compter sur une combinaison de moyens, dont une meilleure coordination entre les corps policiers et le raffermissement de la législation sur le blanchiment de l’argent, par exemple, de manière à punir non seulement les petits malfrats comme ceux qui ont été condamnés hier, mais aussi les gros bonnets qui se remplissent les poches en tirant les ficelles sans se salir les mains.mrennefa letlenair.cn Michel Venue ?LK devoir FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE VA Tant* Voo* pÎRE Q\)t LA CÜiwÇ fsr ?RZOCCi>rtt PA* lit iNtbRAAATipNS PRovÊtfANCf Ou CANADA FA15AMT ÉTAT APP&FrtÊNttf t)AN$ L'txWiCÊ VJ WT A lA fXpi?Ê$5i0N AU SommÇT vtç AMÛiQDF*/ i PEVdl Ai Économie et politiques gouvernementales Le Devoir a publié la semaine dernière un article intitulé «Santé et éducation: Québec n’a pas à craindre une décote».Cet article faisait état d'une conversation que j’aie eue avec le journaliste Robert Dutrisac.Certains pourraient conclure de cet article que Standard & Poor’s s’est prononcé en faveur d’une augmentation des dépenses du Québec en santé et en éducation.Cela n’est pas le cas et j’aimerais apporter certaines informations additionnelles à ce sujet Ce qui détermine la cote de crédit d’un gouvernement, c’est la vigueur de son économie et le résultat de l’ensemble des politiques gouvernementales, par exemple, la situation bud-gétaire du gouvernement, le fardeau de la dette, le fardeau fiscal ou le poids des dépenses du secteur public dans l’économie.Dans le cas du Québec, la cote attribuée par Standard & Poor’s est A+ alors que celle de l’Alberta est AAA et celle de l’Ontario, AA.La cote du Québec reflète notamment le fait que le fardeau de la dette est lourd comparativement aux autres provinces canadiennes et en fonction des standards internationaux, que le fardeau fiscal et le niveau de dépenses sont élevés et que la flexibilité financière du gouvernement est limitée par le fait que les taux de faxation sont déjà élevés.Etant donné que la croissance de l'économie et donc des revenus budgétaires risque de diminuer au cours de la prochaine année, il est clair que le gouvernement du Québec devra continuer à gérer ses dépenses de façon très prudente pour maintenir son équilibre budgétaire, étant donné qu’une augmentation des impôts et taxes n’est pas une option envisageable.Tout LETTRES -?- dérapage dans la performance du gouvernement en matière de déficit découlant d’un déséquilibre entre ses dépenses et sa capacité de prélever des revenus aurait un impact négatif sur la qualité de son crédit et donc, sur la cote de crédit que lui attribue Standard & Poor’s.Valerie Blair Direction, Public Finance Ratings Toronto, 12 février 2001 pn réponse à Eric Sabourin À la suite de ma lecture dans Le Devpir des 6 et 7 janvier derniers d’un article d’Éric Sabourin intitulé «Jérémiades», dans lequel il était question du roman Un soir de juin de Claire Pontbriand paru à la Pleine Lune, je m’inquiète et me demande comment et au nom de quoi un critique peut-il reprocher à une auteure de ne pas avoir écrit le livre qu’il s’attendait, lui, à lire?Comment expliquer, en effet, qu’Éric Sabourin réprouve d’emblée le choix de l’auteure qui n’a pas, selon lui, suffisamment parlé du personnage Yann?D’où sort-il cette règle simpliste à partir de laquelle un roman peut être considéré comme bon ou mauvais?Monsieur Sabourin s’attendait à un roman d’amour, peut-être?Ou à une intrigue policière?De toute évidence, il est déçu que l’auteure n’ait pas écrit le roman d’aventures qu’il considère qu’elle aurait dû écrire.Mais tel n’était pas le projet de Claire Pontbriand: elle a écrit un roman intimiste axé sur un personnage central.Cependant, M.Sabourin n’en reste pas à ces considérations fort instructives sur l’âme humaine et la souffrance, mais va plus loin encore, déplorant que l’héroïne de Claire Pont- briand ne soit pas suffisamment «exemplaire».Incroyable, cet insidieux «politically correct» dans une critique littéraire! Je pourrais poursuivre encore longtemps mes réflexions, mais je me limiterai à ces deux questions: est-ce qu’un tel texte peut être considéré comme une critique littéraire?Qu’est-ce qu’un tel texte apporte à la littérature?Marie-Madeleine Raoult Directrice littéraire Editions de la Pleine Lune Lachine, 22 janvier 2001 Visibilité politique Pour une question de visibilité politique, le gouvernement de Jean Chrétien veut imposer au gouvernement du Québec la présence de drapeaux canadiens aux sites de l’Aquarium et du Zoo de la ville de Québec, sans quoi, le ffr déral ne contribuera pas au projet Si monsieur Chrétien est si soucieux de la présence des drapeaux canadiens dans le ciel du Québec, pourquoi a-t-il laissé s'installer tous les laboratoires (45) de recherche et de développement du Canada à Ottawa et n’a rien fait pour qu’il y en ait à Hull?La carrière de monsieur Chrétien, c’est 37 ans de vie politique à Ottawa, ne l’oublions pas! Si Jean Chrétien veut s’imposer un sérieux examen de conscience, il fera en sorte que le Québec reçoive sa juste part d'investissements structurants, sans faire de politique sur le sujet.Je demeure convaincu que le Gouvernement de Queen’s Park n’a pas eu à faire toutes sortes d’actes d’humilité pour se voir confirmer de la présence de tous les laboratoires de R & D fédéraux sur son territoire.André Mainguy Longueuil, Québec LIBRE OPINION -?- La religion et la morale à l’école réduites au statut de « micro-matières » En mai dernier, avec la publication de son document intitulé «Une réponse à la diversité des attentes morales et religieuses», le ministre de l’Éducation François Legault a fait connaître ses intentions quant à la place de l'enseignement religieux (culturel ou confessionnel) et de l’enseignement moral à l’école.Au primaire, la formule du régime d’option reste la même.Au premier cycle du secondaire, il propose aux écoles une formule souple à adapter suivant la demande et les besoins de chaque milieu.Les commissions scolaires pourront désormais soit maintenir le régime d’option actuel ou encore mettre en place un programme local d’éthique et de culture religieuse ou à caractère œcuménique sur les traditions chrétiennes, en option avec l’enseignement moral.Au deuxième cycle du secondaire, un cours unique d’éthique et de culture religieuse sera obligatoire pour tous les élèves.Dans son document d’orientations, le ministre réaffirme clairement l’importance des cours de religion et de morale à l’école en s’appuyant, à juste titre, sur les travaux de la commission parlementaire de l’automne 1999 portant sur cette question et à l’intérieur desquels 254 mémoires ont été déposés et où, pendant 13 jours, des audiences publiques ont été tenues.Il précise que ces travaux «ont permis de clarifier certains points qu'il est utile de rappeler à l’attention de tous: les parents attendent de l’école quelle donne à leurs enfants une solide formation morale et les initie aux valeurs qui fondent notre société (p.10): comme pour toutes les autres réalités humaines, ces cours lenseigne-ments religieux scolaires) aident les jeunes à se situer devant les traditions morales et religieuses, celle de leur famille et celles des autres personnes avec lesquelles ils et elles doivent apprendre à vivre en solidarité; il y a là une part d’initiation culturelle et de solidarité qui n’est pas du tout étrangère à la mission de Técole (p.10-11),' nul ne peut nier l’importance du fait religieux dans notre société, l’importance philosophique, culturelle et politique.Pour déchiffrer certaines caractéristiques de notre civilisation, il faut savoir y reconnaître la composante religieuse (p.11)».M.Legault reconnaît donc l’importance d’une éducation morale et d’une éducation au fait religieux à l’école, il s’est engagé en ce sens, et nous nous en réjouissons.Malheureusement, les moyens qu’il prévoit mettre en place sous peu rendent impossible l’atteinte de tels objectifs.En effet, dans ses orientations, il a également annoncé une diminution drastique du temps accordé à ces enseignements au secondaire.Dès l’automne 2002, il compte retirer tout près de la moitié des heures d’enseignement alors que le nombre total d’heures actuellement alloué dans ce domaine est déjà au minimum requis.Du statut de «petites matières», les cours de religion et d’enseignement moral passent donc à celui de «micromatières».Dans de telles conditions, il nous paraît impossible d’assurer un enseignement de qualité; bien plus, tout projet d’enseignement dans ce domaine perd sa pertinence, et, par ricochet, toute formation adéquate des enseignants dans ces disciplines devient impossible.Depuis quelques semaines, plusieurs enseignants, souvent à l’invitation de leur commission scolaire, d'ailleurs, font des démarches pour quitter ce domaine d’enseignement.Leur expérience directe leur apprend qu'il ne leur sera plus possible de travailler professionnellement dans les nouvelles conditions envisagées.Tout comme monsieur le ministre, et tout comme les parents du Québec, nous sommes convaincus de l'importance de ces cours qui prennent en compte le développement de la personne de l’élève.C’est pourquoi il nous paraît nécessaire qu’il reconsidère sa décision quant au temps accordé en ce domaine pour être fidèle à ses propres orientations et répondre aux besoins des jeunes du Québec en cette matière.Tout comme lui, nous estimons qu’«a« seul objectif devrait inspirer la mise en œuvre de ces changements: faire en sorte que l’école, dans une société pluraliste et mouvante, aide les jeunes à se donner des raisons de vivre».Oui, les élèves ont besoin d'un temps propice à la réflexion sur le sens de la vie, la recherche éthique, la compréhension de différentes visions du monde, la recherche de la vie bonne et de leur action dans le monde.I,a réduction envisagée du temps d’enseignement rend cela impossible.Nancy Bouchard, Université du Québec à Montréal; Gaëtan Baillaigcon, Université du Québec à Trois-Rivières; Mgr Bertrand Blanehet, évêque de Rimouski, membre du comité épiscopal de l’éducation; Nicok1 Bouchard, Université du Québec à Chicoutimi; René Desnmist, Université du Québec à Rimouski; Monique Dumas, Université du Québec à Rimouski; Anne Fortin, Université Laval; Jean-Guy (iinutl, Université du Québec à Chicoutimi; kiymond lemicux.Université Laval; Jean-Knniçois Racine, Université du Québec à Chicoutimi; Jacques Racine, Université Ixival; Inuis Rousseau, président de la Société québécoise pour l’étude de la religion; Marie-Andrée Roy.Université du Québec à Montréal.i LE DEVOIR.LE V E X D R E I) I I (i LÉVRIER 2 O O 1 IDÉES La langue de travail à l’heure de la mondialisation JACQUES GRENIER LE DEVOIR Plusieurs entreprises, par exemple dans le domaine de l’automobile, doivent tenir compte du fait que leurs fournisseurs sont à l’étranger (Etats-Unis et Japon).tk , 0 ' Le taux de francisation des entreprises a régressé Le plan de francisation des milieux de travail n’a pas été revu depuis 1977 Le texte qui suit est tiré d’une allocution prononcée dans le cadre d’un colloque sur la langue de travail organisé par la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec.L’événement se poursuit aujourd’hui à l’Université de Montréal.Immigration UEspagne n’est plus « olé » PIERRE BOUCHARD Chef du service de la recherche à l’Office de la langue française es personnes ou les associations qui ont abordé la question du français, langue du travail, à la Commission des états généraux sur la situation de la langue française au Québec ont unanimement déploré la précarité du français, langue de travail.Cette évaluation n’est pas nouvelle: elle était déjà présente dans le rapport du comité interministériel sur la situation de la langue française publié en 1996.En effet, si ce rapport faisait état de gains importants en matière d’usage du français dans les milieux francophones, tant chez les travailleurs que dans la vie des entreprises, il déplorait aussi que le français ne soit pas encore devenu la «langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires», surtout dans la région de Montréal.Quelques années plus tard, les technologies de l’information et des communications constituent un autre élément important du contexte économique québécois.L’informatisation a maintenant gagné l'ensemble des entreprises: selon une étude du CEFRIO, 90 % des entreprises québécoises étaient informatisées en 1999.En plus, il est possible d'affirmer que la circulation de l’information a pu, grâce à Internet, faire fi des frontières connues et respectées jusqu’à tout récemment.Grâce à ces progrès technologiques et à l’explosion des communications, de grands réseaux de communication pourront à plus ou moins long terme voir le jour et d’importantes stratégies de partenariat et d’alliance être mises en place.L’entreprise d’aujourd’hui sera ainsi sûrement appelée à se transformer considérablement, à devenir une sorte de «territoire virtuel».la disponibilité de l'information constitue un autre enjeu important pour l’entreprise québécoise.En effet, il faut être conscient du fait que l'avènement des TIC occa- sionne de nouvelles configurations du travail: des équipes (par exemple dans le cas du télétravail ou d’entreprises-réseaux) peuvent fonctionner à distance, les tâches sont de plus en plus atomisées et même les lieux de travail ont tendance à connaître une certaine désagrégation.Il en résulte évidemment des enjeux importants pour l’utilisation du langage et des langues, surtout si on n’est pas vigilant.En effet, il ne faut pas remonter très loin dans le temps pour voir que la plupart des produits informatiques étaient en anglais.La situation actuelle a grandement évolué: la très grande majorité des produits de masse existe en français.Il reste maintenant à convaincre les entreprises à acheter des produits informatiques en français et les travailleurs à les utiliser.La certification des entreprises est un élément important du plan d’aménagement linguistique que le Québec s’est donné.Par ailleurs, il faut aussi dire que cet élément n’a pas vraiment été revu depuis 1977, et ce, malgré tous les changements qu’il nous a été possible d'observer depuis au sein du tissu industriel et des différents milieux de travail.Une certaine réflexion a bien été amorcée au moment du bilan, mais elle n’a pas conduit à des solutions tangibles, à l’exception d’un resserrement administratif important dans le suivi du processus.Qu’en est-il du processus de certification sur lequel on a fondé tant d’espoirs et avec lequel on continue encore à franciser?Le rapport du comité interministériel sur la situation de la langue française a déjà fait état des limites du processus de certification que l’on connaît.Il a aussi montré que ce processus avait tendance à plafonner.Et il semble que la situation n’ait pas changé depuis et même que, dans une certaine mesure, elle se soit globalement détériorée.En effet, les rapports annuels de l’Office de la langue française le montrent clairement: de 78,2 % qu’il était au 31 mars 1995, le taux général de certification des entreprises de 50 personnes et plus a régressé au fil des ans pour atteindre 69,9 % le 31 mars 2000 et remonter à 71,7 % le 31 janvier dernier.Cette situation s'explique de différentes façons, mais elle re- pose pour une part sur une transformation profonde du tissu industriel (faillites, fusions, etc.) et sur une conjoncture économique favorable qui, au fil des ans, affecte à la hausse le pourcentage d’entreprises inscrites dans le processus de francisation et, conséquemment, fait baisser le pourcentage d’entreprises déjà certifiées.Quant aux autres éléments d’explication, ils sont nombreux et complexes: les lignes qui suivent en feront brièvement état.Parmi ces éléments d’explication, il nous importe de rappeler qu’un nombre non négligeable de grandes entreprises n’ont toujours pas leur certificat de francisation après plus de 10 ans d’application d’un programme de francisation approuvé.La situation tient à plusieurs facteurs, mais le phénomène de la mondialisation des échanges,n’y est sûrement pas étranger.A titre d’exemple, il y a plusieurs entreprises qui doivent tenir compte du fait que leurs, fournisseurs sont à l’étranger (Etats-Unis et Japon).Ainsi, U n'y a pas de constructeurs d’automobiles québécois et les distributeurs de pièces d’automobiles s’approvisionnent en très grande partie à l’extérieur du Québec (jusqu’à 550 fournisseurs différents).Ces entreprises n’ont aucun contrôle sur les constructeurs et les fournisseurs de pièces situés aux Etats-Unis ou ailleurs.Il y en a d’autres qui doivent composer avec la dimension internationale de leur production: leur produit est fabriqué au Québec, mais il est destiné à l’extérieur du Québec fie secteur de l’aérospatiale).Plusieurs de ces entreprises sont aussi aux prises avec les relations qu’elles doivent entretenir avec l'extérieur, que ce soit avec des établissements ou des sous-traitants situés à l’extérieur du Québec, ce qui a un impact évident sur la place réservée au français.Il faut par ailleurs qu’il y ait un certain consensus autour d’expressions comme «la généralisation de l'utilisation du français» et «travailler en français ».Que doit-on entendre par ces expressions, si on prend acte de ce contexte en constante mutation qui est modulé par le phénomène de la mondialisation des échanges, par la démocratisation de l'informatisation, qui passe de plus en plus dans le vécu des entreprises et des travailleurs, et, enfin, par une quantité non négligeable de personnes qui ne maîtrisent pas le français.Il serait important de chercher à situer le français au travail par rapport à l’anglais, qui a actuellement une certaine importance au sein des entreprises québécoises et qui.selon certains travailleurs, aurait même une importance croissante.S'il est difficile d'intervenir sur la langue utilisée dans les échanges avec les clientèles et les fournisseurs de l’extérieur du Québec, il faudrait sûrement se donner les moyens de limiter l'impact que Tutilisation de cette langue a sur les autres travailleurs.Il serait aussi important de situer le français par rapport à d’autres langues qui risquent de jouer un rôle non négligeable avec la signature des prochains accords de libre-échange.Dans une telle perspective, il faudrait se pencher sur cette tendance actuelle bien connue d’accepter d’emblée de travailler en anglais (le recours à une autre langue que le français et l’anglais est encore négligeable) au point dans plusieurs cas, de ne pas se prévaloir du droit fondamental que la Charte de la langue française accorde aux Québécois de travailler en français.Il faudrait se pencher sur l’attrait suscité par l’anglais au détriment du français et tenter de distinguer le plus clairement possible «bilinguisme individuel» et «bilinguisme institutionnel».Il faudrait enfin déterminer les meilleurs moyens de donner au français une valeur et une légitimité qu’il est encore loin d’avoir, du moins dans certains secteurs d'activité économique et dans certaines fonctions où la communication occupe une place importante.La Charte de la langue française comporte une provision importante pour le travailleur québécois: «les travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en français» (art 4).Il s’agit d’un droit fondamental qui, malgré tous les efforts de francisation consentis depuis bientôt vingt-cinq ans, ne semble pas toujours respecté.Ainsi, il arrive souvent que des travailleurs ne puissent travailler en français comme ils le sou-haiteraient, quand ils sont dans un environnement plus ou moins favorable au travail en français, comme c’est le cas avec des personnes qui ne connaissent pas le français (supérieurs, collègues ou subordonnés), ou lorsque des documents et des outils sont en anglais, etc.Il arrive aussi que l’on exige la connaissance de l’anglais pour des postes qui ne nécessiteraient pas vraiment une telle langue, ou que l’exigence de la connaissance du français soit souvent ignorée (dans les journaux anglophones par exemple).Par contre, il n'est pas rare d’entendre des travailleurs, même francophones, favorables à une plus grande utilisation de l’anglais au travail, car, pour eux, l’anglais est la langue des affaires.Il faudrait examiner la manière dont les entreprises gèrent leur recours à l’anglais à un moment où les communications avec l’extérieur du Québec s'intensifient et modifient profondément l’efficacité de la francisation des entreprises.En d’autres termes, il faut en arriver à rajeunir le discours qui a cours depuis longtemps relativement à la généralisation du français, un concept qui n’a jamais été clairement défini et qui, semble-t-il, aurait vieilli avec les années.Il faudrait peut-être plutôt se pencher sur une autre question, à savoir ce que l’on entend par l’expression «travailler en français».MIREIA ESTRADA GELABERT Montréal roublée par les événe- Tments qui se déroulent depuis presque deux semaines dans mon pays, j’espère briser le moule — ¦ réducteur des stéréotypes et arriver à surmonter les mythes du soleil, des saveurs des tapas et de la paella, le bruit de la fiesta et la lenteur de la siesta qui, avec l’expression «una cerveza por favor», constituent l’image préétablie de l’Espagne.Voici quelques événements que je voudrais dévoiler aux Québécois tout en essayant d’enrichir les informations qui paraissent se li-miter aux chiffons rouges et aux procès sensationnels (voir le procès de Dave Hilton).En 1999, le gouverne ment espagnol a pris la décision d’instituer une nouvelle loi sur l’étrange té (c’est par cette curieuse appellation qu’on nomme la loi sur l’immigration en Espagne).C'était une volonté unanime de dépasser l'anachronisme de l’ancienne loi de 1985 qui, entre autres choses, exigeait des nouveaux arrivants qu’ils possèdent un permis de résidence pour pouvoir obtenir un pennis de travail et exigeait un permis de travail pour l’acquisition d'un permis de résidence.Pendant plusieurs mois, les commissions des différents partis ont discuté des nouveaux enjeux et besoins de l’immigration en Espagne.Le résultat a été une nouvelle loi approuvée par toutes les forces politiques espagnoles, sauf par le PP (Partido Popular, parti de droite, centraliste, qui gouvernait au moment de l’élaboration de la loi en coalition).Cette nouvelle loi reconnaissait les mêmes droits à tous les étrangers résidant en Espagne, peu importe leur situation légale (en Espagne, on appelle les clandestins illégaux les sans-papiers).Ainsi, tous les résidents en Espagne avaient droit au réseau de santé publique, à la scolarité, à l’assistance juridique gratuite, à la liberté de réunion, d’association, de manifestation, etc.Cette loi était, à notre égard, une réponse juste et noble aux nouveaux flots migratoires qui arrivent quotidiennement en Espagne en quête d’une meilleure vie.En mars 2000, le PP gagne les élections générales avec une majorité absolue.Comme il l’avait déjà annoncé pendant la campagne électorale, il commence tout de suite à rédiger une reforme de la nouvelle loi, qui modifie 80 % du texte.Le 23 janvier 2001, seulement quelques mois après la mise en pratique de la récente loi 4/2000, le gouvernement espagnol impose sa reforme.Résultat: la négation des droits de travail, de réunion, d’association, de manifestation, de grève, de syndicalisation et l’institution d’une nouvelle formule d’expulsion immédiate, sans aucun jugement.de tout illégal-sans-papiers-elandes-tin en seulement 48 heures.Les cris d’alerte, le désaccord de beaucoup d’Espagnols, le débat qui a précédé cette application n’ont servi à rien.In réaction la plus dramatique a été celle de 700 personnes, pour la plupart des immigrants en situation irrégulière qui, pendant 15 jours et 15 nuits, ont fait la grève de la faim enfermés dans huit églises de Barcelone.Les derniers joins, dans d’autres régions de l'Espagne, d’autres immigrants ont aussi utilisé ce moyen de pression.In réponse de la population catalane a été unanime: associations de voisins, syndicats, p;u tis politiques (sauf le PP), ONG, Eglise, conseils municipaux, intellectuels et al tistes ont appuyé la cause des enfermés et ont attaqué de front la position intransigeante du gouvernement espagnol.Plusieurs institutions (syndicats, ONG, quelques partis politiques et plusieurs conseils municipaux) ont même fait un appel à la désobéissance civile.Cela signifie que ces institutions ignorent délibérément la nouvelle loi: elles offriront exactement les mêmes services à tous les étrangère, peu importe leur situation légale, et ils seront considérés de la même façon que les citoyens espagnols.La réponse du gouvernement de M.Az-nar est la dénonciation d’un chantage (la grève de la faim) qu’il juge «inhumain».Pourtant, après 15 jours d’enfermement et de grève, le gouvernement a cédé devant les protestations et a décidé de reconsidérer les 34 000 dossiers qui avaient été refusés dans la province de Barcelone pendant le mois de juillet 2000 fie taux de dénégation dans cette province a été de 71 %).Le gouvernement espagnol, bien appuyé par les médias, donne une vision apocalyptique de l’entrée constante et «massive» de personnes immigrantes dans ce pays.Ces jours-ci, à Montréal, la pièce d’Ahmed Ghazali jouée au théâtre de Quat’Sous a fait connaître au public montréalais le drame quotidien des clandestins noyés dans les eaux méditerranéennes du détroit de Gibraltar, où chaque année meurent plusieurs centaines de personnes.La nouvelle loi de Yextran-jeria espagnole légalise l’humiliation des survivants de l'aventure la plus dramatique de notre époque et donne carte blanche aux nouvelles fonnes d’esclavage en niant la voix des «illégaux».Selon les statistiques du CEAR (Comisiôn espanola de Ayuda al Refugiado), l’Espagne a besoin de 300 000 personnes par année pour équilibrer la population active avec celle vieillissante.La réponse gouvernementale est d’en accepter entre 25 000 et 30 000.Pourtant, l’Espagne est le pays ayant le plus bas taux de natalité au monde (1,07) et la population la plus vieille de l’Europe.Avec cette nouvelle loi anti-personnes, mesdames et messieurs, l’Espagne n’est plus «olé»! 'WMBÊK Derrière son image de soleil et de fiesta, l'Espagne réserve des zones d’ombre aux étrangers qui cherchent à s'y établir.Il faudrait examiner la manière dont les entreprises gèrent leur recours à l’anglais à un moment où les communications avec l’extérieur du Québec s’intensifient \ja nouvelle loi de Vextranjeria espagnole donne carte blanche aux nouvelles formes d’esclavage L'ÉQUIPE DU DEVOIR RÉDACTION Journaliste» à l’information générale et métropolitaine : Cîérald Dallllre {adjoint an dirfctrur dt l'information), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports), Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement) Judith Lachapelle (science), Louise Leduc.Benoit Munger (responsable du site Web).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Brécourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Duma/et (relectrurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes), A l’information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma); A l'information économique (iérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), \\é\ène Baril, Claude Lévesque.Claude Turcotte A rinformatlon internationale Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); A l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier (cormpondanta parlementaires d (>ttou
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