Le devoir, 10 février 2001, Page(s) complémentaire(s)
I (' (I e v o i r E DEVOIR IDÉES Denise Bombardier: Terrain miné L Page All LE MONDE Sharon rencontrera Arafat Page A 9 i.I I I Lumières sur la ville Jl' f4 S K# L « .'*** * * vt?a m, i ?% JACQUES GRENIER LE DEVOIR MAUVE, doré, rouge vif: le site englobant la Place des Arts et le Complexe Desjardins sort de sa blancheur hivernale un peu grise à l’occasion du festival Montréal en lumière, qui marie arts de la scène et de la tabl ’ es activités gratuites et de grandes premières, comme le spectacle Ballet For Life du célèbre chorégraphe français Maurice Béjart, sont proposées jusqu’au 25 février.Nos informations en page B 10.Legault reprend confiance Québec respectera ses engagements en éducation FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR François Legault a mis fin à ses menaces de démission hier après-midi après avoir procédé à certains «aménagements budgétaires» avec Lucien Bouchard, Bernard Landry et Jacques Léonard, qui lui permettront de respecter tous les engagements pris par le gouvernement dans le secteur de l’éducation.«Ix milieu de l’éducation et les jeunes peuvent être rassurés», a-t-il dit A la sortie de la rencontre d’urgence sur les travaux préparatoires des crédits 2001-02, tenue à Montréal hier, MM.Bouchard et Legault étaient tout sourire.Bien que le ministre des Finances et le président du Conseil du trésor aient brillé par leur absence lors de la rencontre avec les médias, Lucien Bouchard s’est voulu rassurant en affirmant que tous VOIR PAGE A 12: LEGAULT Lire aussi en page A 10 ¦ L’éditorial de Paule des Rivières Le cannibale édenté On aura attendu dix ans la suite du Silence des agneaux qui fit frémir les foules d’effroi.Et voilà qu’Hannibal transforme le tison rouge en petite flammèche, vite consumée.À croire que le cannibale a perdu ses dents.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Faut-il légiférer sur la presse ?Oui, répondent unanimement les journalistes après plusieurs mois d'hésitation PAUL CAUCHON LE DEVOIR La commission parlementaire sur la concentration de la presse, qui entreprend ses travaux la semaine prochaine à Québec, fera face à deux enjeux principaux: reconnaître que le gouvernement peut légiférer sur la presse et créer un fonds d’aide pour les petits médias.Ces deux décisions sont loin d’être prises.Québec n’est absolument pas convaincu de l’opportunité d’une telle réglementation, surtout au moment où le gouvernement «post-Bouchard, pré-Landry» a fort à faire pour regrouper ses troupes.Mais après plusieurs mois d’hésitation, la profession journalistique semble être parvenue à un consensus autour de ces deux enjeux puisque tant les grands organismes comme la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et la Fé- VOIR PAGE A 12: PRESSE n 1991, une petite bombe en forme de thriller terrifiant explosait sur les écrans.The Silence Of The Lambs (Le Silence des agneaux) reposait sur une substance suave et terrible servie en intraveineuse au spectateur: l’angoisse poussée dans ses ultimes retranchements.Allez oublier Anthony Hopkins dans la peau du cannibale et médecin psychopathe masqué, brillant et ténébreux.Et Jodie Foster dans celle de Clarice, agent novice du FBI, habile, intrépide mais suant d’effroi à l’heure d’enquêter dans l’antre immonde d’un tueur dément.Cent cinquante millions de dollars en recettes aux guichets sur le territoire nord-américain pour le film de Jonathan Demme, cinq Oscars, et non les moindres: meilleurs film, réalisateur, acteur, actrice et scénarjo adapté.Le peur s’était transmuée en or.Les contes de fées (et de sorcières) devraient toujours s’arrêter sur le mot «fin».Hélas! Ils s’offrent parfois une suite-Thomas Harris, l’écrivain qui pondit le best-seller à l’origine de ce diamant noir, se fit néanmoins désirer avant d’offrir un deuxième volet à sa bonne histoire.Dix ans pour accoucher A’Hanni- Le procès Hilton reprend son cours catastrophique La défense a perdu une importante bataille hier au procès de Dave Hilton.La juge Rolande Matte a refusé d’agréer à la demande de la défense de surseoir aux procédures.Les témoignages des «alliés» de Dave Hilton se sont poursuivis en après-midi dans un déluge de contradictions.BRIAN MYLES LE DEVOIR Le procès de Dave Hilton pour agressions sexuelles sur des mineures a repris son cours catastrophique hier après que la juge Rolande Matte a refusé d’y mettre un terme pour vices de procédure, comme le réclamait la défense.La juge Rolande Matte a mis moins de quatre heures avant de rendre sa décision.La demande de la défense est insignifiante, a-t-elle tranché, refusant d’annuler le procès.Le frère cadet de Dave Hilton.Jimmy, a déclenché la tempête jeudi lors de son témoignage.Il a affirmé avoir croisé les présumées victimes et leur mère pendant le procès sans pour autant leur parler, sinon VOIR PAGE A 12: HILTON VOIR PAGE A 12: HANNIBAL Les contes de fées (et de sorcières) devraient toujours s’arrêter sur le mot «fin» ¦ Autres informations en page A 2 ACTUALITÉS Bœuf brésilien: l’embargo serait levé Page A 3 INDEX ¦=T « Annonces.B 9 Avis publics.A 8 Bourse.B 8 Carrières.B 4 Économie.B 1 Editorial .A 10 Fonds.B ti Idées.A 11 Monde.A 9 Mots croisés.B 9 Météo.B 2 Plaisirs.B 12 Politique.A 7 Sports.B 11 METRO GOI.nWYN MAYER Anthony Hopkins est toujours olympien dans la cruauté.«rv.ÉCONOMIE Coup de froid en Bourse Autre coup de froid en Bourse, les valeurs technologiques n’ayant pas pu tenir le rythme de janvier.Le principal indice de la Bourse de Toronto a terminé la séance d’hier sous la barre des 9000 points, une première en près de trois semaines, alors que les investisseurs se demandaient si l’économie américaine reprendrait du poil de la bête au cours du premier semestre.De mauvaises nouvelles provenant de compagnies technologiques telles Nokia Corp., Dell Computer et Ixicent Technologies ont également contribué à refroidir l’enthousiasme des investisseurs.A New York, les valeurs américaines ont également souffert, au point où certains indices boursiers se sont retrouvés dans le négatif sur l’année, les investisseurs étant submergés par une nouvelle vague de pessimisme.¦ Nos informations en page B 2 HELENE MONETTE UN JARDIN DANS LA NUIT Quand il y a du vent dans les textes, un enfant passe, le jardin odorant est plein de bruits.Ce ne sont pas des histoires pour les enfants.C’est un livre destiné aux adultes, justement parce tpi'il a été écrit pour les enfants.HIiLm Muni nt] Contes et poèmes 192 pages • 19,95 $ Boréal www.editionsborcal.qc.ca i a 778313000696 LE DEVOIR, LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 FÉVRIER 2 0 01 B 11 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU Le défenseur refuse une offre évaluée à 7,5 millions $US Passez donc au salon Faut bien dire ce qui est, on a passé l’âge de se faire des accroires, février est un mois mort côté sport.Si nous ne nous retenions pas, nous te me vous nous enfaufilerions bien trois-quatre semaines d’hibernation bien tassée, question d’oublier un peu et de renaître au moment propice, au début des camps d’entraînement de balle par exemple.Parfaitement, au début du camp d’entraînement Voilà un signe plus annonciateur du dégel que les annonces de parties de sucre, l’élimination mathématique du Canadien et la sortie de Punxsutawney Phil la marmotte de Pennsylvanie n’observant point son ombre réunis.En plus, il y a du vrai espoir cette année du.côté de nos Expos: Fernando Tatis au trois, Rodger Brulotte de retour à la TV et Bud Selig qui va lui-même régler les problèmes économiques structurels du baseball majeur.Voilà du moins ce que Bud Light — surnom évoquant son pouvoir réel — déclarait le mois dernier.Or on ne veut pas vous faire de peine outre mesure, mais ce n’est peut-être plus vrai.Cette semaine, lors d’un passage à San Francisco, Selig en a profité pour constater que les Giants avaient un merveilleux nouveau stade qui leur avait d’ailleurs permis de se rendre dans le détail l’an passé et que les A’s d’Oakland, juste à côté, feraient mieux d’arrêter de taponner et de s’en offrir l'érection d’un aussi parce qu’ils ont participé eux aussi aux séries l’an passé mais c’était juste de la chance et sans nouveau stade ils vont se viander peuchère.«Dans la plupart des cas, les franchises n’ont aucun avenir sans nouveau stade», a dit B.S.«Ce n’est pas une solution miracle, mais c’est crucial.Je parle d’une grande renaissance du baseball, et les nouveaux stades ont beaucoup à y voir.» Renaissance?Au prononcé de ce mot, nous, indécrottable romantique, avons eu des visions de Léonard de Vinci, de Pic de la Miran-dole, voire de Jan Amos Komensky dit Comenius.Mais il semble plutôt que dans la renaissance pilotée par le vendeur de chars de Milwaukee, il y en a qui vont être pognés pour rester dans le Moyen Age.«Les problèmes économiques sont si importants qu’aucune avenue ne peut être écartée», a-t-il euphémisé, faisant allusion au déménagement d’équipes ou à leur dissolution pure et simple.Une chance qu’avec Jeffrey Loria et David Sam-son, on n’a rien à craindre.?Février est tellement mort, messieurs dames, que vous avez peut-être remarqué entre deux siestes que la principale question à Montréal consiste à savoir si le Centre Molson ressemble à un salon funéraire même lorsque le Rocket n'y est pas exposé en chapelle ardente.Furieux débat Selon l’argumentation en cours, l’absence de lobby digne de ce nom y ferait cruellement défaut, les plafonds seraient trop bas, les couloirs trop faiblement illuminés, les files pour obtenir un hot-dog ou une bière trop longues et l’ambiance des toilettes décidément peu compatible avec une évacuation enthousiaste (le rendement du club, en revanche, serait de nature à, enfin vous voyez un peu ce de quoi il s’agit).Débat?Problème de société, oui.Pourtant, ce ne sont pas les facteurs de saine réjouissance qui manquent au Centre Molson.Ce superbe écran géant qui nous enchante en imprégnant notre âme de mille images oniriques comme ce concours d’embrassage avec la langue.Cette publicité discrète et enrichissante qui nous informe respectueusement sur le peu qui nous manque pour parvenir au bonheur intégral et dépourvu de tout remords, y compris au moment de la réception du compte Visa.Ces divertissements d’entractes folâtres et bon enfant, tels la canonnade du gaminet dans les gradins où batifole le gratin de l’amateur de sport (qui en est arrivé à la conclusion, le petit futé, qu’il est préférable de ne pas s’aller chercher un hot-dog s’il ne veut pas manquer 30 secondes d’un passionnant duel promis à un verdict avoisinant le Of)).Non, s'ils tiennent un tel discours, ça doit plutôt être que les dirigeants du Canadien ont découvert qu’un salon funéraire payait moins de taxes foncières qu’un refuge en forme de parc d’attractions pour attardés mentaux.Je a n Dion ?Février est tellement mort qu’on peut se compter chanceux sur les doigts des deux mains et des deux pieds, ainsi que sur tout autre appendice que vous jugerez pertinent, qu’un truc comme la XFL ait été inventé.Voilà une source de divertissement qu’il serait téméraire de négliger à l’heure de la mondialisation et des progrès technologiques, sans parler de l'heure du souper.(A ce sujet, vous souvenez-vous de L’Heure des quilles?Les jeunes, demandez à vos parents, ça c’était dans le bon vieux temps et ça c’était pas de la télé-poubelle.D’ailleurs, nous soulignons au passage pour vos dossiers que Miller est devenu cette semaine le commanditaire officiel de bière pas buvable — sauf à partir de la sixième — du bowling professionnel et amateur aux Etats-Unis, en remplacement d’Anheuser-Busch.Le gars de Miller s’est dit d’autant plus perclus de plaisir à peine dissimulé que l’industrie du bowling avait récemment pris des moyens pour «ramener l’excitation dans ce sport».) la XFL, donc, qui a fait perdre 78 millions $US au portefeuille d’actions de la WWF' cette semaine mais dont le président-fondateur-idéateur Vince McMahon avait déjà déclaré, à l’occasion d’une perte de 200 millions due à l’annonce de la création de la ligue: «Wall Street can kiss my ass.» Avouons que cela déménage plus que du Gary Bettman.la XFL, également, qui a décidé de retirer l’animateur Matt Vasgcrsian de sa première équipe de commentateurs et de le remplacer par Jim Ross, qui faisait partie du deuxième duo.Selon l’explication fournie, Vasgcrsian, le seul des quatre descripteurs de la XFL qui n’a pas d’expérience en lutte professionnelle, aurait un i>eu trop parlé de football samedi dernier et pas assez des cheerleaders.jdion(à)ledevoir.corn Eric Weinrich sur le point de quitter le Tricolore FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Les jours d’Eric Weinrich à Montréal sont bel et bien comptés.En refusant une offre de trois ans évaluée à 7,5 millions $US, le vétéran défenseur vient de forcer la main au directeur général du Canadien.André Savard devra désormais transiger d’ici la date limite des échanges du 13 mars prochain s’il espère obtenir un joueur ou un choix au repêchage en retour de Weinrich.Celui-ci deviendra joueur autonome sans restriction le 1" juillet prochain.Savard devrait facilement trouver preneur.Plusieurs équipes — Saint Louis, Detroit, New Jersey, Philadelphie, Toronto, Ottawa — sont à la recherche d’un défenseur d’expérience pouvant ajouter de la profondeur à une brigade défensive déjà solide.«Je pense avoir démontré bien des choses depuis mon arrivée à Montréal, a déclaré Weinrich après l’entraînement d’hier.En raison des blessures qui ont frappé l’équipe depuis plus de deux ans, J’ai été en mesure de remplir plusieurs rôles et d’assumer différentes responsabilités.Avant de venir ici, je n ’étais jamais opposé au meilleur trio de l’adversaire, j’écoulais rarement les pénalités et je faisais seulement partie de Iq deuxième unité du jeu de puissance.À Montréal, je joue près de 25 minutes par match.Je pense avoir démontré que je suis efficace dans toutes les situations même si on ne va jamais me confondre avec Raymond Bourque ou Rob Blake.» La coupe Stanley Weinrich, 34 ans, ne croit pas recevoir une offre plus généreuse sur le marché des joueurs autonomes.H veut toutefois terminer sa carrière dans une équipe capable de remporter la coupe Stanley, ce que le Canadien, pense-t-il, ne pourra réaliser avant quelques années.«La proposition du Canadien était très bien, a-t-il dit Le salaire était correct et on m’assurait de jouer jusqu’à l’âge de 37 ans.Cest sept ans de plus que ce que j’aie jamais espéré.Ma famille se plaît à Montréal, a-t-il ajouté.Mes deux enfants vont à l’école ici.Mais cette décision ne se limite pas à l’argent.C’est d’abord une question de vie, de famille et de hockey.Je veux conserver toutes mes optiotis alors que je pourrai choisir mon équipe pour la première fois de ma carrière.» Weinrich croit que les choses vont changer à Montréal avec la vente de l’équipe.«Le nouveau propriétaire [George Gillett] semble sincère lorsqu’il dit vouloir améliorer le club.Mais on ne peut transformer une équipe du jour au lendemain.Les dernières années ont démontré que le marché des joueurs autonomes n’est pas la solution.Les Rangers de New York en font la preuve depuis deux ans.Par contre, il faut du temps pour rebâtir une équipe à travers le repêchage.Il s’agit d’un long processus.» Weinrich dit être conscient que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.«C’est une chose à laquelle je réfléchis depuis longtemps, dit-il.Bien des joueurs ont éprouvé des difficultés après avoir conclu des ententes très lucratives.Mais je m’en voudrais toute ma vie de ne pas avoir essayé.» Championnats du monde de ski alpin Baseball STEFANO RELLANDINI REUTERS La Suissesse Sonja Nef dévalant la piste vers l’or.¦ Nef, enfin ! FRANÇOISE CHAPTAL AGENCE FRANCE-PRESSE Sankt Anton, Autriche — Après être passée trop de fois à côté d’une médaUle méritée, la Suissesse Sonja Nef a enfin dominé ses nerfs et couronné une carrière pleine d’embûches en remportant hier le slalom géant des championnats du monde de ski alpin Sankt Anton.«Personne n’est plus heureux que moi aujourd’hui.J’en ai tellement rêvé.C’est une récompense pour toutes ces années de sueur et de larmes», jubilait Nef, 28 ans, dans Taire d’arrivée, après avoir embrassé son fiancé et son entraîneur.Longtemps reine des premières manches, Nef a trouvé cette année un nouvel équilibre qui lui permet de terminer proprement ses géants.Résultat: cinq victoires en sept courses et une première place déjà largement as surée au classement final de la Coupe du monde de la spécialité.Oublié, le temps où la novice des Mondiaux de Sierra Nevada (1996), qui avait signé de loin le meilleur chrono de la première manche, chutait au bout de quelques portes dans la seconde, demandant en pleurant qu’on lui accorde le droit de repartir.«Il y a cinq ans déjà, j’étais si près de la médaille.J'ai mis du temps à m’en remettre.Aujourd'hui, entre les deux manches, j’ai prié pour qu’il ne m’arrive pas la même chose.Je me suis enfermée dans les toilettes tellement j’étais nerveuse», raconte-t-elle.Huile de requin En Sierra Nevada, Sonia Nef, pourtant, aurait déjà dû se satisfaire de pouvoir prendre le départ d’une course.En 1989, la jeune fille du canton d’Appenzell s’était disloqué un genou dans une course nationale.Première opération ratée.Cinq autres ont suivi.Chacune aggravant le mal, exceptée la dernière, celle de la renaissance, en 1996.Depuis, c’est sans cartilage dans l’articulation que Nef skie et gagne.Son remède fait sourire: Pour lubrifier son genou meurtri, Sonja s’injecte tous les deux mois une bonne dose d’huile de requin ! Combative et douée, Sonja Nef n’a jamais douté de son avenir brillant malgré les coups du sort et les échecs répétés dans les grandes courses, aux Mondiaux de Ses-trières et Vail, en 1997 et 1999, et aux JO de Nagano, en 1998.Lorsque son mal lui a laissé un peu de répit, elle s’est trouvé un entraîneur convaincu de ses talents.Depuis 1996, l’Autrichien Sepp Brunner s’occupe de lui fabriquer un mental de championne et un entraînement adapté aux exigences de son articulation.Les hommes de sa vie, d’ailleurs, viennent tous de l’Autriche rivale où Sonja, par commodité, a élu domicile.C’est à Unken, dans la province de Salzbourg, qu’elle partage la vie de Hans Flatscher, entraîneur du médaillé de bronze de descente allemand Florian Eckert, avec qui elle se mariera au printemps.Jeter obtient 189 millions Derek Jeter a été élu joueur par excellence du match des étoiles et de la Série mondiale ASSOCIATED PRESS New York — Derek Jeter s’est entendu avec les Yankees de New York hier en acceptant un contrat de 10 ans d’une valeur de 189 millions de dollars après plus de 13 mois de négociations.«Je n’ai jamais vraiment désiré jouer ailleurs, a dit Jeter.Et, pour être franc, je n’ai jamais regardé ailleurs non plus.» Le président des Yankees, Randy Levine, et Casey Close, l’agent du joueur d’arrêt court étoile, ont complété l’entente hier matin.Le propriétaire des Yankees, George Steinbrenner, qui avait refusé un contrat à long terme à Jeter l’hiver dernier, a ensuite donné son accord.«Ce fut un processus ardu, a avoué Levine.Mais c’est une entente qui respecte les deux parties et qui se veut une excellente affaire pour tout le monde.» Deuxième rang.Le contrat de Jeter est le deuxième en importance dans l’histoire du sport, n’étant devancé que par l’entente de dix ans d’une valeur de 252 millions accordée en décembre par les Rangers du Texas au joueur d’arrêt court Alex Rodriguez.L’an passé, Levine et Close s’étaient entendus sur un contrat de sept ans d’une valeur de 118,5 millions mais Steinbrenner avait refusé de donner son accord parce qu’il ne voulait pas établir un nouveau record salarial, préférant attendre que soit conclu le contrat de 143 millions pour huit ans entre Juan Gonzalez et les Tigers de Detroit Finalement, Gonzalez n’a pu en venir à un accord avec les Tigers.Jeter, lui, a signé un contrat d’un an d’une valeur de 10 millions.Jeter a conservé une moyenne de ,339 la saison dernière, un sommet chez les Yankees.Il a réussi 15 circuits et produit 73 points.Il a été choisi le joueur par excellence du match des étoiles et de la Série mondiale qui a été remportée par les Yankees pour la troisième année de suite, la quatrième fois en cinq ans depuis que Jeter s’est joint à eux.Valeur moyenne Le prix du joueur d’inter a augmenté quand Rodriguez a signé avec les Rangers du Texas.La valeur moyenne du contrat de Jeter s’établit à 18,9 millions, la troisième plus élevée dans le baseball derrière Rodriguez (25,2 millions) et le voltigeur des Red Sox de Boston, Manny Ramirez (20 millions).Jeter pouvait devenir un joueur autonome à la fin de la saison 2001 mais ne voulait pas aller sur le marché pour connaître sa valeur comme Ta fait Rodriguez.«Être le joueur ayant le salaire le plus élevé n'était pas un objectif pour moi, a dit Jeter.Si c'était le cas, j’aurais attendu une autre année afin défaire monter les enchères.Je ne me voyais pas faire ça.Je n’avais vraiment aucune raison d’aller voir si l'herbe était plus verte chez le voisin.» HOCKEY Le capitaine des Sharks est suspendu pour 11 matchs PRESSE CANADIENNE New York — le capitaine des Sharks de San Jose, Owen Nolan, a été suspendu pour 11 matchs par la LNH hier à la suite du coup qu’il a asséné à la tête de l’ailier Grant Marshall des Stars de Dallas.Nolan, qui perdra 335 294,08 $US en salaire, a déjà purgé deux matchs, ayant été suspendu lundi pour une période indéterminée en attendant l’audition de sa cause.Nolan, qui a réussi 18 buts et 22 passes en 38 matchs, a eu un entretien de deux heures avec le directeur des activités hockey, Colin Campbell, à Calgary jeudi.«Le coup est survenu loin du jeu et il a été porté contre un adversaire qui était sur le point de quitter la patinoire lors d’un changement de trio», a indiqué Campbell dans un communiqué hier.«Bien que ce ne soit pas un coup de bâton, ce fut un coup intentionnel à la tête et ce genre de jeu est inacceptable.» Nolan a reçu une pénalité de match de 10 minutes à la suite du coup d’avant-bras qu’il a assené à Marshall lors du match que les Stars ont remporté 4-2, jeudi dernier.Marshall, qui a été transporté à l’hôpital, a subi une commotion cérébrale.Avec cinq secondes à faire au premier engagement, Nolan s’est dirigé vers Marshall, qui retournait au banc, et il Ta surpris en le frappant avec son avant-bras.Marshall a été renversé et sa tête a frappé la patinoire.Nolan a dit par la suite qu’il regrettait le coup et affirmé qu’il s'agissait d’un geste «stupide».«Owen est notre meilleur joueur.Je ne crois pas que ce soit correct qu'il ait été traité comme un vilain», a révélé Dean Lombardi, vice-président exécutif et directeur général des Sharks.Nolan a noté qu’il répliquait à un coup qu'il avait reçu plus tôt quand Marsliall avait été pénalisé pour avoir donné de La bande.HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Ottawa 29 15 8 1 173135 67 Toronto 26 19 7 4 167136 63 Buffalo 27 20 5 1 137123 60 Boston 23 21 6 5 138161 57 Montréal 18 295 3 135155 44 Section Atlantique New Jersey 28 13102 185128 68 Philadelphie 28 189 1 168156 66 Pittsburgh 26 19 6 2 175163 60 NY Rangers 22 293 1 172196 48 NY Islanders 14 32 5 3 121 171 36 Section Sud-Est Washington 25 19 9 1 146136 60 Caroline 24 21 6 2 139145 56 Atlanta 17 279 2 151 188 45 Floride 13 28 8 7 123168 41 Tampa Bay 15 32 5 3 134 192 38 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale St.Louis 35 11 6 2 180116 7 Detroit 32 16 4 4 161 142 72 Nashville 24 24 7 2 138146 57 Chicago 22 25 5 2 148 154 51 Columbus 17 27 6 4 119159 44 Section Nord-Ouest Colorado 35 10 8 1 174120 79 Vancouver 28 18 5 4 175159 65 Edmonton 25 22 8 1 148152 59 Calgary 18 2110 4 130152 50 Minnesota 19 23 8 3 117127 49 Section Pacifique San José 29 1510 0 149121 68 Dallas 30 18 4 1 145127 65 Phoenix 23 1612 2 134127 60 Los Angeles 24 21 8 1 182165 57 Anaheim 16 30 6 4 129173 42 Hier Atlanta 5 Boston 1 Philadelphie 5 N.Y.Islanders 2 N.Y.Rangers 4 Floride 2 Minnesota à Dallas Calgary au Colorado Edmonton à Phoenix Washington à Anaheim Aujourd’hui New Jersey à Pittsburgh, 14h00 Tampa Bay à Boston, 19h00 Detroit à Toronto, 19h00 N.Y.Islanders à Montréal, 19h00 Buffalo à Ottawa, 19h00 Floride à Atlanta, 19h00 Nashville à Columbus, 19h30 St.Louis au Colorado, 20h30 Calgary à Vancouver, 22h00 Washington à Los Angeles, 22h30 Chicago à San José, 22h30 Demain New Jersey à N.Y.Rangers, 13h00 Pittsburgh au Minnesota, 14h00 Montréal à Buffalo.19hQ0 St.Louis à Dallas, 20h00 Caroline à Anaheim, 20h00 Chicago à Phoenix, 21h00 Vendée Globe Retour d’un tour du monde Desjoyeaux est attendu aux Sables d’Olonne après 93 jours de navigation ASSOCIATED PRESS Paris — Le phare des Sables est presque en vue.Derrière le Français Michel Desjoyeaux sur PRB, la navigatrice britannique Ellen MacArthur sur Kingfisher semblait définitivement coincée à la deuxième place hier, à une journée de navigation de la ligne d’arrivée du Vendée Globe Challenge aux Sables d’Olonne, la course en solitaire autour du monde sans escale.S’il arrive aujourd’hui, le Français sera le premier navigateur à avoir accompli un tour du monde à la voile en solitaire en moins de cent jours, 93 exactement Sur les 24 skippers qui ont cinglé vers le large depuis le même port il y a trois mois, 16 sont toujours en course.Alors que les deux lanternes rouge abordent seulement le terrible cap Horn, les premiers ont franchi trois océans et trois caps avec leurs esquifs de 15 à 18 mètres.Il s’agit d’un trajet de 38 000 kilomètres.Aujourd’hui, Desjoyeaux se trouvait à 343 milles des Sables d’Olonne, qu’il a quittés le 9 novembre.il avançait à la vigoureuse vitesse moyenne de 17 nœuds grâce à un bon vent du sud.MacArthur, qui, du haut de ses 24 ans, est la plus jeune concurrente de la course, se trouvait à 300 milles de lui hier après-midi, naviguant à 12,5 nœuds.Elle a connu des problèmes de casse depuis une dizaine de jours et ne peut plus hisser la grand-voile en entier.Elle espère atteindre les Sables d’Olonne demain soir.L’arrivée de Desjoyeaux est prévue aujourd’hui vers 16h.«En plus de retrouver ma famille, je rêve d’une bonne bière, d’un steak tartare et de crudités», a confié Desjoyeaux aux organisateurs de la course.* i
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