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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-02-07, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i r .c o m DEVOI ÉCONOMIE Dodge rabaisse à 3 % les prévisions de croissance pour le Canada Page B 1 CULTURE Hommage à Gilles Carie aux Rendez-vous du cinéma Page B 8 V o l .X C H N ” 2 5 ?I.E M E R C R.EDI 7 F E V R I E R 2 0 O I 8 7 C + T A X E S = I $ f AFP Les partisans d’Ariel Sharon ne pouvaient contenir leur joie de voir leur chef élu à titre de premier ministry d’Israël, tandis que les fidèles d’Éhoud Barak pleuraient la défaite du premier ministre sortant.Ces derniers n’étaient pas au bout de leur peine, Ehoud Barak ayant annoncé sa démission de la vie politique peu de temps après avoir pris connaissance des résultats du scrutin.Israël choisit Sharon Cuisante défaite d’Ehoud Barak dans une élection marquée par un taux d’abstention record de 38 % D’APRÈS AFP, AP ET REUTERS Jérusalem — Le chef de la droite israélienne, Ariel Sharon, 72 ans, a, été triomphalement élu hier premier ministre de l’État juif, infligeant une véritable déroute au chef du gouvernement sortant, Éhoud Barak, qui a annoncé peu après sa démission de la tête du Parti travailliste et de son siège de député.Selon les estimations des deux télévisions israéliennes (publique et privée), qui coïncident, M.Sharon a recueilli 59,5 % des suffrages exprimés, contre 40,5 % à M.Barak, qui avait été élu en mai 1999 par 56 % des voix contre 44 % au chef de gouvernement de droite de l’époque, Benjamin Nétanyahou.11 s’agit par son ampleur du bouleversement politique le plus brutal de toute l’histoire d’Israël.«J’ai l’intention de quitter mon poste de député et la tête du parti lorsque le nouveau gouvernement sera formé», a déclaré M.Barak devant plusieurs centaines de sympathisants rassemblés au kibboutz Shfaïm, près de Tel-Aviv.Cette annonce, qui a pris tout le monde par surprise, s’explique sans aucun doute par l’ampleur de sa défaite.M.Barak a confirmé que M.Sharon lui avait offert, au cours d’une conversation téléphonique, la formation d’un gouvernement d’union nationale, comme il s’était engagé à le faire durant la campagne.Mais il est resté évasif sur la réponse du Parti travailliste, n’excluant pas un cabinet d’union nationale, mais sans s’engager.«S’il est possible de constituer un plan d’action commun et réaliste pour faire réellement progresser le processus politique [le processus de paix] et pratiquer une politique de sécurité responsable [.], on ne peut rejeter un partenariat au sein d'un gouvernement d’union nationale», a-t-il déclaré.Mais «si nous n’y parvenons pas, le parti travailliste rejoindra l’opposition», a-t-il ajouté.Ses propos prudents reflétaient clairement la division Entre le 11 et le 25 juillet 2000, les Israéliens et les Palestiniens se sont réunis à Camp David pour négocier un certain nombre de sujets dont l’agencement avait été élaboré sous la supervision du président Clinton.Les principaux points inscrits à l’ordre du jour étaient les suivants: les colonies et les frontières du futur État palestinien, l’avenir de Jérusalem et le statut des réfugiés.Pour ce qui est des frontières, la position des Fa- des dirigeants travaillistes sur ce sujet les ministres sortant des Affaires étrangères, Shlomo Ben Ami, et de la Justice, Yossi Beilin, ont ainsi pris position contre une telle éventualité, alors que le ministre des Communications, Binyamin Ben-Elizer, s’est déclaré en faveur.VOIR PAGE A 8: SHARON lestiniens a toujours été et demeure celle contenue dans la Résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU.A savoir: le retour aux frontières constatées le 4 juin 1967, soit au lendemain de la guerre des Six Jours.Selon les calculs effectués parles Palestiniens, le futur État palestinien représenterait 22 % de la Palestine historique.VOIR PAGE A 8: OSLO ¦ Lire aussi en page A 5 : Le faucon poursuit son vol Bouffe et nucléaire, danger ! Le Vérificateur général met en doute la crédibilité scientifique du fédéral HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La sécurité alimentaire des Canadiens n’est pas ce qu'elle devrait être parce que l’agence responsable de faire respecter les normes manque d’inspecteurs, estime le Vérificateur général.Et une pénurie similaire de ressources dans un autre organisme fédéral rend précaire la réglementation régissant les 22 réacteurs nucléaires du pays.En fait , c’est toute la crédibilité scientifique du gouvernement canadien en matière de protection de la santé et de la sécurité du public que le Vérificateur général, Denis Desautels, met en doute dans son dernier rapport, rendu public hier.Le rapport de M.Desautels vient ainsi appuyer la conclusion à laquelle parvenait lundi le Denis Groupe d’experts sur l’avenir de Desautels la biotechnologie alimentaire, qui dénonçait «l’affaiblissement des assises scientifiques de la réglementation du risque au Canada».Ce groupe d’experts conseillait au gouvernement fédéral de se doter de règles claires et de comités d’experts indépendants afin d’évaluer lui-même les risques liés aux organismes génétiquement modifiés (OGM) plutôt que de s’en remettre, comme il le fait actuellement, à l’industrie.M.Desautels, qui signe ici quatre chapitres sur les capacités scientifiques du gQuvernement fédéral, va donc dans le même sens.«A défaut de s’appuyer sur une démarche scientifique crédible, écrit-il, les programmes de réglementation en matière de santé et de sécurité risquent d’être dénoncés comme étant peu dignes de confiance et au service de la cause politique ou d’intérêts particuliers.» Le chien de garde du gouvernement rappelle que le virage qui a conduit à accorder «une plus grande confiance dans les entreprises» qui ont des intérêts plutôt que dans les analyses des scientifiques du gouvernement «a suscité la controverse» et miné la VOIR PAGE A 8: DANGER Lire aussi en page A 4: ¦ L’assurance-emploi profite.à l’État ¦ Saumon: Ottawa se fait mettre en boîte D'Oslo à Camp David Depuis sept ans, les gouvernements israéliens se font et se défont à cause ou en raison du même dossier: les négociations de paix avec les Palestiniens.Sur ce sujet, nous vous proposons un rappel des enjeux, un historique des pourparlers ainsi que les positions d’Ariel Sharon et de Shimon Peres, possible ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement.SERGE TRUFFAUT Bourque demande 11 000 $ à ses candidats ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Pierre Bourque croit avoir trouvé la soluüon à ses problèmes de financement électoral.11 exigera des candidats de son parti.Vision Montréal, qu’ils engagent chacun 11000 $ de leur poche.Cette contribution personnelle prendra la forme d’un versement de 1000 $ à la caisse du parti, accompagné d’une caution bancaire de 10 000 $.Cette dernière contribution pourra être remboursée, en tout ou en partie, par la Ville et Vision Montréal, en fonction des résultats électoraux obtenus par le candidat et l’état des finances du parti.Dans le cas des conseillers d’arrondissement, le montant de la caution sera fixé à 5000 $.A raison de 72 conseillers municipaux (11000 $ chacun) et 22 conseillers d’arrondissement (6000 $ chacun), le parti amasserait 924 000 $, soit tout près du million qu’il entend dépenser durant la campagne électorale officielle.Ne restera plus, dit Pierre Bourque, VOIR PAGE A 8: BOURQUE INDEX -4 Annonces.B 6 Bourse.B 2 Avis publics.B 5 Carrières.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés .B 5 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B6 LA CONCENTRATION DES MÉDIAS AU QUÉBEC Québécor devra-t-elle se défaire de LCN ?Le CRTC examinera la question de «la diversité des voix éditoriales» Trop, c'est trop, disent les journalistes de La Presse PAUL CAUCHON LE DEVOIR Malgré les promesses de Que becor de créer une équipe d’enquête et de reportages au service d’information de TVA, le CRTC s’interroge sur la pertinence pour Québécor de détenir LCN, Le Canal Nouvelles, en plus de TVA.Le CRTC tiendra, à compter du 26 mars à Montréal, une grande audience publique pour étudier la transaction Quebecor-Vidéotron-TVA, et il exprime ses interrogations dans son avis d’audience diffusé sur Internet.De son côté, Québécor a déposé devant le CRTC un volumineux document de 300 pages pour appuyer sa demande d’achat de Vi-déotron-TVA.Québécor promet d’investir 20,5 millions en argent neuf dans diverses émissions, surtout de grandes émissions de variétés mais également des dramatiques et des émissions jeunesse.Et il consacrera trois millions à la création d’une équipe d’enquête et de reportages, avec quatre journalistes à temps plein, dotés des ressources adéquates.ARCHIVKS LE DEVOIR Prévoyant les critiques, Québécor promet de se donner un code de déontologie et de créer un comité de surveillance.sas Ci o» vn; j L&yn Dans son document.Québécor décrit clairement la «synergie» prévue entre Québécor Média et TVA «Im position de leader de TVA dans son marché permettra à Québécor Média d'utiliser ses émissions et ses contenus, de les adapter sous différentes formes et de maximiser les VOIR PAGE A 8: QUEBECOR ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les journalistes de Im Presse, dont le propriétaire, Gesca, a avalé Le Soleil, Le Droit et Le Quotidien, réclament du gouvernement une loi pour limiter la concentration de la presse.Dans un mémoire étoffé et courageux, qui sera présenté lors de la Commission parlementaire sur la concentration des médias débutant le 13 février prochain à Québec, le Syndicat des travailleurs de l’infor-ipation de 1m Presse (STIP) demande également à l’État de créer «un fonds de l’information» pour soutenir le Conseil de presse du Québec en plus de financer le maintien et la création de médias à faibles revenus publicitaires.C’est à une assemblée générale que les journalistes ont approuvé à la fin de janvier la teneur de leur mémoire, non sans en débattre.«Nous avons laissé se former au Québec et au Canada un environnement médiatique dont la concentration est pratiquement sans équivalent ailleurs», lit-on dans ce mémoire de 27 pages.«On ne peut pas demander de bis rétroactives, mais c'est une tendance qu’on refuse», a commenté hier le président du STIP Maurice Jannard.Le mémoire des journalistes passe en revue Içs législations balisant la concentration médiatique aux États-Unis, en Australie, dans l'Union européenne, en Allemagne, en Norvège, en France, au Danemark, en Estonie, en Suède, en Suisse, au Royaum^Uni et en Finlande.VOIR PAGE A 8: JOURNALISTES ¦ Les mémoires s’accumulent, page B 8 LE I) K V 0 1 H .L E M E R C R E I) I F E V R I E R 2 () 0 I LES ACTUALITES Le Comité de transition de Montréal Une tâche lourde et délicate ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le comité de transition de Montréal présentera officiellement demain la façon dont elle entend s’aoiuitter de ses lourdes responsabilités did la création de la nouveUe ville, en janvier 2002.Il dévoilera par la même occasion la composition de la commission consultative des maires dont le comité espère pouvoir se faire un allié.Le groupe de maires «sera bien important pour nous, a assuré hier, lors d’une entrevue accordée au Devoir, la présidente du comité de transition, Monique Lefebvre, parce qu’il y a certains dossiers qu’on veut vraiment regarder avec eux.Ce ne sera pas juste un comité “pour avoir l'air de consulter’’.» Elle affirme ne pas trop craindre de se heurter à des portes fermées en banlieue.«On a commencé à faire l’inventaire des bonnes pratiques de gestion qui existent.Il y en a beaucoup.Certaines municipalités ont développé des savoir-faire fort intéressants dans toutes sortes de domaines.Je pense que, quand ces gens-là vont se rendre compte qu’ils peuvent aider l’ensemble de la ville à adopter et à implanter ces bonnes façons de faire, ils vont être fiers d’y participer.» Au cours de son premier mois d'existence, le comité de transition a d’abord pris le temps de s’installer dans ses locaux de la Tour de la Bourse, place Victoria, et d’engager le personnel de soutien.Ses dix membres — auxquels s’est jointe cette semaine une onzième personne: la consultante en communication bien connue des communautés culturelles Honey A.Dresher—en ont également profité pour faire plus ample connaissance et se partager les différentes tâches à remplir.Certaines fonctions seront récurrentes, explique Monique Lefebvre.Le comité doit notamment superviser l’ensemble des décisions prises par les municipalités, en matière de budget ou de gestion du personnel, susceptibles d’avoir des impacts au delà du 1" janvier 2002.«Ce sont des tâches où il faut apporter des réponses rapidement, dit-elle, pour ne pas immobiliser inutilement les municipalités.Des tâches où il faut des critères transparents dans lesquels les gens pourront avoir confiance.» Un devoir urgent consistera à or- ganiser les élections municipales du 4 novembre.«Il faut, par exemple, conclure le découpage des arrondissements et embaucher un directeur des élections rapidement.Parce que le temps nous est compté.» En matière d’harmonisation des conventions collectives, on disposera d’à peine plus de temps, la loi prévoyant la prise de plusieurs décisions importantes d’ici le mois de juin.La tâche confiée aux cinq comités de transition créés par le gouvernement dans les régions de Montréal, de Québec et de l’Outaouais apparaît immense.Outre les enjeux déjà évoqués, elle comprend aussi la rédaction des chartes des nouvelles villes, la préparation de leur premier budget et la clarification, si nécessaire, de la loi 170.Jean Ouimet part en quête de 1000 appuis fçois CARDINAL souveraineté, M.Ouimet entend don) pour obliger le Parti québé- sir ce tour de force, M.O r> i t n T7 a 11 rfinvamrre les nénni^tpç nui nnf rni« n t^nir /-nurofi an nîf nnnfîant FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Bien qu'il soit de son propre aveu «très peu probable» qu’il devienne président du Parti québécois, Jean Ouimet se lance à la succession de Lucien Bouchard.En insistant sur l’importance de tenir un référendum sur «un projet de société» comme étape préliminaire à un référendum sur la souveraineté, M.Ouimet entend convaincre les péquistes qui ont quitté le navire ces dernières années à appuyer sa candidature.Au cours des prochains jours, l’ex-chef du Parti vert du Québec fera notamment une tournée de certains cégeps et universités des régions de Montréal et de Québec afin de recueillir les 1000 signatures requises (dans 40 circonscriptions, avec un minimum de dix signatures par circonscrip- tion) pour obliger le Parti québécois à tenir une course au leadership.Les signatures doivent être déposées au parti le 26 février au plus tard.Le cas échéant c’est le 7 avril que sera annoncé le nom du nouveau chef.Dans le cas contraire, M.Landry sera couronné au conseil national qui se tiendra à Saint-Hyacinthe les 3 et 4 mars prochains.Tout en sachant que ses chances sont bien minces de réus- sir ce tour de force, M.Ouimet se dit confiant «Mathématiquement, si les 200 000 membres qui n’ont pas renouvelé [leur carte d’adhésion au parti] depuis 1995 décidaient que je suis le candidat pour porter le débat sur un projet de société et achetaient leur carte avant le 16 février, on pourrait faire en sorte de battre M.Landry.» Pour l’instant, M.Ouimet n’a reçu aucun appui formel, tant à l’intérieur qu’à l'extérieur du parti.Cependant ils seraient nombreux à l’appuyer de façon informelle, prétend-il.«Le Parti québécois est une machine très bien contrôlée par M.Landry.[.] Mais bien qu’il contrôle la machine, les membres du Parti québécois ne sont pas tous contrôlés par la machine.» bref Une note discordante (Le Devoir) — Le Syndicat professionnel de l’IREQ dénonce le «traitement superficiel», voire l’omission, de plusieurs domaines de recherche dans la Politique de la science et de l’innovation dévoilée il y a deux semaines par le ministre Jean Rochon.Celui-ci, dénonce le président Jean-Marc Pelletier, a notamment omis de rencontrer des entreprises de pointe comme Bombardier, Canadair ou Nortel pour sonder leurs besoins en main-d’œuvre spécialisée et en subventions.Le syndicat note aussi que la politique ne prévoit pas de mécanisme d’arrimage avec les programmes fédéraux.M.Pelletier qualifie de (généralités» et de «vœux pieux» les énoncés de la politique.L’IREQ n’a pas été entendue lors des audiences tenues par le ministre pendant l’été et n’a pas «joué du coude» pour s’insérer dans l’horaire, ayant l’impression, selon M.Pelletier, que cela aurait été inutile.Sous la neige (PC) — La tempête a rendu les déplacements particulièrement pénibles, hier, dans l’est de la province.Une portion de la route 132, longue de 400 km, a même été fermée à la circulation durant plusieurs heures.lu tempête devrait laisser entre 15 et 40 cm de neige, selon les secteurs.Des vents de 30 à 50 km/h causeront également un peu de poudrerie, jusqu’en milieu de journée, aujourd’hui.En début de soirée, hier, Gaspé avait déjà reçu 32 cm alors que 19 cm étaient tombés sur Mont-Joli.Les îles-de-la-Made-leine ont été particulièrement affectées par la tempête.Des conditions de blizzard ont forcé la fermeture des écoles, de plusieurs services publics et de nombreux commerces.Normalisation des relations (PC) — Après 50 ans, le Canada a établi des relations diplomatiques avec la République populaire démocratique de Corée.L’annonce fait suite à une décision prise le 26 juillet de reconnaître la Corée du Nord en tant qu’Etat et membre de la communauté internationale.«La situation a changé là-bas et nous avons conclu que le dialogue était préférable à l’isolement», a précisé le premier ministre Jean Chrétien en quittant la réunion du conseil des ministres.Selon le ministre des Affaires étrangères, John Manley, l’existence de rapports formels entre Ottawa et la capitale Pyongyang «est la meilleure façon de contribuer à relever les défis que posent la sécurité, la non-prolifération et les questions humanitaires dans la région».Il a ajouté que les liens entre les deux capitales se fonderaient sur les principes «du respect mutuel de la souveraineté nationale, de la non-ingérence dans les affaires internes, et seraient conformes à la Charte des Nations unies ainsi qu’aux pratiques et au droit internationaux».Portes ouvertes aux jeunes (PC) — La France et le Canada ont signé hier à Paris un accord destiné à faciliter les échanges de jeunes entre les deux pays.Ce nouveau programme, baptisé «Vacances-travail», permettra à un millier de Français et de Canadiens de visiter le Canada et la France et surtout d’y travailler, en vertu d’un visa spécial.Chaque année, 500 Canadiens et autant de Français pourront traverser l’Atlantique pour des séjours de 12 mois au maximum.Pour gagner leur vie tout en découvrant les réalités de leur pays d’accueil, ils pourront exercer «sans contrainte ni formalité»- une activité salariée.u 5 au 9 février LE FRANÇAIS, PARLONS-EN.Cet hiver, la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec tient une série de journées thématiques sur des aspects particuliers de la langue française et de la politique linguistique.PROGRAMME DES JOURNÉES THÉMATIQUES Le français et les nouvelles technologies de l'information et des communications 9 février 2001 Alliance numérique Cinémathèque québécoise La langue de travail 15 et 16 février 2001 Université du Québec à Montréal La langue du commerce et des affaires 23 février 2001 École des HEC Pour participer à l'une ou l'autre de ces journées, vous devez vous procurer un formulaire d'inscription en téléphonant au secrétariat de la commission au (514) 864-8181 ou sans frais au 1 866 864-8181.Le nombre de places est limité.Pour connaître le programme de chacune de ces journées, consultez notre site Internet à l'adresse suivante : www.etatsgeneraux.gouv.qc.ca Québec «u Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec Où apporter vos livres ?Dépôt de jour: de 8 h à 16 h, tous les établissements de la Commission scolaire (écoles primaires et secondaires; centres de formation professionnelle; centres de formation des adultes) ^ Dépôt de soir, don d'argent et renseignements: (514) 596-7171 (en service du 5 au 9 février) Comme Camille, 70 000 jeunes Montréalais ont soif de savoir et de passions.Dites-leur «OUI».Participez, à la Collecte* de livre.s de la Fondation de la Commission scolaire de Montréal.«HW Fondation de la Commission scolaire de Montréal PFa?2220399 R E E R D e s j a r d i n s Mon argent travaille pour mon avenir.Pour diversifier votre REER, nous avons le produit qui vous convient.• Épargne à terme à rendement boursier • Epargne à terme Gestion active • Fonds Desjardins' • Valeurs mobilières2 (courtage à escompte ou de plein exercice) Discutez-en avec votre conseiller Desjardins.1 800 CAISSES www.desjardins.com Les paris de fonds de placement sont offertes par les Services d'investissement Fiducie Desjardins inc., une compagnie appartenant au Mouvement Desjardins.Veuillez lire le prospectus simplifié attentivement avant d’investir.Les parts de fonds ne sont pas garanties, leur valeur fluctue fréquemment et leur rendement passé n'est pas indicatif de leur rendement futur.L'acquisition de parts de fonds de placement peut donner lieu à des frais de courtage, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres trais.Tes services de courtage en valeurs mobilières, disponibles à la caisse participante, sont offerts aux membres des caisses Desjardins du Québec par la firme Valeurs mobilières Desjardins et sa division à escompte Disnat, filiale du Mouvement Desjardins.Votre caisse participante n’entend pas offrir de conseils sur des titres ni solliciter d’ordres d'acbat ou de vente.Desjardins 4 L E i) E V OIK.L E M E R (’ K E I) I E E V R I E K 2 0 0 I A A -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Virus Ebola Une douzaine de personnes sous surveillance Santé Canada écarte d’emblée toute possibilité d’une importante contagion Le suspense se poursuit à l’hôpital général Henderson d’Hamilton, où l’on ignore toujours si une patiente gravement malade est aux prises avec la fièvre d’Ebola.Pour éviter un mouvement de panique, les autorités se sont faites rassurantes, dans l’attente des résultats de tests.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Il faudra encore 24 heures avant que les laboratoires de Santé Canada à Winnipeg ne déterminent si la patiente qui lutte pour sa vie à l’hôpital général d’Hamilton est atteinte de la terrible fièvre hémorragique causée par le virus Ebola.Au moins deux proches et une dizaine d’employés de l’hôpital auraient eu des contacts avec la malade, mais la thèse d’une contagion plus large a été d’emblée éliminée hier par Santé Canada.Le Dr D.W.MacPherson, de Santé Canada, a en effet affirmé que la patiente n'a développé des symp- tômes qu’après son arrivée à Hamilton dimanche soir, ce qui rend très peu probable que des passagers du même vol, en provenance de New York, aient pu contracter le terrible virus.La patiente, dont les autorités refusent de dévoiler l’identité, est arrivée par avion de la République du Congo samedi à l’aéroport Lester B.Pearson de Toronto, après une escale d’une journée à New York vendredi.Son état s’est détérioré dimanche, et elle a été admise à l’hôpital d’Hamilton à 19h30.En raison de ses symptômes et de son origine, les médecins ont rapidement suspecté l’Ebola, d’autres types de fièvres tropicales ou la malaria.Hier, ces derniers ont affirmé que son état, quoique grave, s’était amélioré.Seulement deux personnes, des proches, auraient été en contact direct avec la patiente malade.Une dizaine de travailleurs de l’hôpital, appelés à soigner la patiente, feront l’objet d’un suivi serré puisque la période d’incubation de la maladie est d’environ 21 jours.Seuls les résultats d’analyses sanguines confiées au laboratoire de Santé Canada de niveau P4 à Winnipeg permettront de savoir si la patiente souffre ou non de la fièvre d’Ebola ou d’une autre fièvre hémorragique.Il s’agirait du premier cas recensé en Amérique du Nord.Le Dr Mark Loeb, spécialiste des maladies infectieuses à l’hôpital Henderson d’Hamilton, a indiqué hier que la patiente se trouvait dans une unité isolée de l’hôpital et que le personnel soignant portait masques, gants et vêtements pour éviter toute contamination.Une ligne d’information a été mise sur pied pour informer les employés inquiets de la situation toute forme d’infection.Un risque minime Selon le D' Karl Weiss, infectiologiste et microbiologiste à ITiôpital MaisonneuvoRosemont, l’Ebola ne peut se transmettre que par contact direct avec les liquides corporels d’une personne infectée.Il est peu probable que d'autres personnes, comme les passagers de l’avion, puissent contracter le terrible virus.«On ne peut pas dire qu'il n’y a pas de risque, mais le risque est minime», a-t-il indiqué.Les responsables du Center for Disease Control (CDC) d’Atlanta et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), deux organismes internationaux qui assurent une surveillance constante des épidémies de virus mortels comme l'Ebola, ont été saisis de ce cas.Les échantillons sanguins de la patiente malade sont sous la loupe des experts du laboratoire à sécurité maximale de Santé Canada, situé à Winnipeg, le seul établissement du genre au pays et l’un des 12 existants dans le monde.Construit dans un édifice blindé, le laboratoire est alimenté par de l’air filtré, on y maintient une pression d’air négative pour éviter toute fuite d'air vers l’extérieur, les scientifiques y travaillent dans des combinaisons dignes des sca-phandres et tous les instruments de travail sont incinérés après avoir servi.Découvert au Congo en 1976, le virus d’Ebola, très contagieux, est l’un des plus mortels connus.Il tue de 50 à 90 % des pereonnes infectées et a entraîné le décès de quelque 250 personnes l’automne dernier en Ouganda.Aucun médicament ou traitement connu ne peut lui faire échec.Plus qu’une forte fièvre, le virus provoque, dans les cas graves, des saignements importants des organes, des yeux et de la bouche, suivis d’hémorragies, souvent mortelles pour ses victimes.JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’aspirant chef du Parti q s Québécois, Bernard Landry, s’est recueilli sur la tombe d’André d’Allemagne.Les amis politiques d’André d’Allemagne poursuivront sa lutte KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les proches ainsi que la famille politique d’André d’Allemagne ont accompagné hier le précurseur du mouvement souverainiste dans une cérémonie d’adieu empreinte de sobriété.Plusieurs personnalités publiques ont salué les valeurs du cœur de l’homme ainsi que le sens pédagogique de ce théoricien de l’indépendance.L’aspirant premier ministre, Bernard Landry, a dit voir dans le décès d’André d'Allemagne un stimulant pour «faire basculer notre destin».«André nous donne un avertissement.U faut que les prochaines années soient intenses et arrivent où nous devons arriver.Im solidarité est plus nécessaire que jamais.[.] Devant la tombe d’André d’Allemagne, très humblement je vous dis qu ’aucun leader souverainiste n’a eu sur ses épaules le poids qui est le mien car je ne suis pas convoqué à faire avancer la cause; je suis convoqué à la faire triompher»', a affirmé M.landry.Devant quelque deux cents personnes réunies à la maison Ludger-Duvernay pour un dernier adieu, Pierre Bourgault, qui a partagé huit années de militantisme avec André d'Allemagne au sein du Rassemblement pour l’indépendance nationale (R1N), a souligné l’indéfectible conviction de son compagnon politique.«Je suis sûr qu’il devait se moquer de ceux qui disent aujourd’hui que les Québécois ne sont pas prêts, que jamais nous n'y arriverons, que ça ne sert à rien d’insister II s’en moquerait tout simplement au souvenir de ce que nous étions il y a quarante ans», a-t-il rappelé.Plusieurs personnalités publiques étaient présentes à l’événement, dont Jacques Parizeau, Serge Ménard, Jacques Léonard, Gilles Duceppe, Jean Garon, Denis Lazu-re, Gérald Larose, Lernand Daoust «La naissance du RIN marque la fin d’une époque: celle de la soumission, de la crainte, de la stérilité», écrivait M.d’Allemagne dans les années 60.Il est décédé le 1er février, à l’âge de 71 ans.Phan-Chon-Tôn LE BOUDDHISME collection Les grandes religions.78 pages - 8,70 $ GUÉRIN fUMte nans tomes les librairies (514) 842^3481_______________________________________________ TEXTE DISPONIBLE GRATUITEMENT André Lizotte, l'homme d'affaires qui a remporté une victoire éclatante contre RBC Dominion valeurs mobilières Inc., une filiale de la Banque Royale du Canada, suite à un jugement de la Cour supérieure du Québec rendu en novembre 1999, a publié un texte intitulé II n’y a pas de justice au civil pour les petites gens.Ixs intéressés peuvent obtenir copie de ce texte inédit gratuitement, tant dans sa version intégrale de 47 pages que dans sa version abrégée de 3 pages, à l'adresse Internet www.lizotte.qc.ca Lutte contre le sida L’usage massif d’antiviraux rend malade Les autorités américaines de la santé préconisent désormais de retarder le plus possible la prise des cocktails thérapeutiques ISABELLE PARÉ LE DEVOIR En raison de la toxicité des médicaments antirétroviraux, les autorités américaines de la santé viennent de faire volte-face et recommandent maintenant de retarder le début du traitement chez les patients infectés par le VIH.Cette nouvelle approche thérapeutique, dévoilée par les Instituts nationaux de santé (NIH) américains à l’occasion de la fr Conférence annuelle sur les réfrovirus, vient en quelque sorte révolutionner la philosophie du «Frapper tôt, frapper fort» jusqu’ici favorisée par une grande majorité de scientifiques depuis le développement des premiers antirétroviraux en 1996.En effet la pratique médicale favorisait jusqu’ici une prise en charge rapide des patients infectés, pour mettre K.O.le virus avant même que l’infection ne soit à un stade avancé.Cette approche a permis de rendre indécelable la charge virale chez plusieurs patients et de redonner la santé à plusieurs d’entre eux, rendus grabataires en raison des multiples infections caractéristiques du sida.Mais près de cinq ans après le début des antirétroviraux, les experts prônent aujourd'hui la modération, compte tenu des effets toxiques de ces médicaments observés chez plusieurs patients.Dommages au système nerveux, au foie, accumulation inhabituelle de graisse dans l’abdomen, diabète et cholestérol: on impute à ces médicaments toute une ribambelle d’effets secondaires.«Nous adoptons une approche beaucoup plus conservatrice, qui permet au virus de demeurer dans le corps plus longtemps, dans le but d’épargner au patient la toxicité des médicaments», a fait valoir, en marge de la conférence, le Dr Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases.Ces nouvelles directives n’étonnent pas le D' Réjean Thomas, qui est témoin depuis quelques années des effets importants entraînés par la prise quotidienne d’antirétroviraux.«Après deux ou trois ans de thérapie, nous voyons des gens souffrant de lipodystrophie sévère, qui se caractérise par un amaigrissement marqué du visage et une accumulation de gras dans le ventre.D’autres, déjà infectés par l’hépatite B, souffrent de toxicité hépatique pouvant dégénérer en hépatite aiguë ou même en cirrhose», affirme le,Dr Thomas.Aux Etats-Unis, les cas rapportés de taux de cholestérol très élevé font dire à certains experts que la prochaine épidémie menaçant les patients traités pour le VIH sera la crise cardiaque.Les lignes directrices proposent donc de retarder le plus lonjgtemps possible le début Triplez vos «Gold Points».Profitez de la promotion exceptionnelle offerte aux membres du programme Radisson Gold Rewards.Obtenez 2000 «Gold Points» lors de votre I” séjour à l'hôtel et 6000 «Gold Points» lors de chaque séjour additionnel dans les hôtels Radisson.20000 «Gold Points» sont échangeables pour une nuitée” ou 5000 milles 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d'tnduslne ou d’employés ou lors d’un séjour utilisant les «Gold Ponts» accumulés ••Dans les hôtels participants.Le View-Master* utilisé est une courtoisie de Psher Pnce, Inc des cocktails antirétroviraux.Plutôt que d’amorcer une thérapie pour tout patient présentant un taux de CD4 (cellules de défense du système immunitaire) inférieur à 500 par millilitre de sang, les experts proposent de reculer ce seuil à 350 CD4 par ml.Les patients dont la charge virale est stabilisée pourraient quant à eux prendre un répit des antirétroviraux, histoire de laisser souffler leur métabolisme.Pour Réjean Thomas, les Instituts de santé américains se rallient ainsi à un mouvement déjà amorcé ailleurs, en Europe et au Québec.«On s’est toujours posé des questions sur le “Frapper fort, frap- per tôt”».Nous n’avons jamais été aussi agressifs que les Américains dans notre approche.J'ai arrêté pendant six mois, un an, des patients sous trithérapie pour donner à leur corps le temps de se reposer», insjste le Dr Thomas.Evidemment, ce revirement ne doit pas inciter des patients infectés par le VIH à cesser d’eux-mêmes la prise de médicaments ou à réduire leur posologie, tranche ce dernier.«La situation est différente chez chaque patient et il est possible d’envisager des changements de médicaments avant d’interrompre le traitement pour quelque temps», ajoute-t-il.Un prof Le ministère de l’Éducation, avec la collaboration de la Fédération des comités de parents du Québec, la Fédération des syndicats de l’enseignement, le Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec et la Fédération des commissions scolaires du Québec, encourage les établissements d'enseignement à participer à la Semaine des enseignantes et des enseignants qui se déroule du 4 au 10 février 2001.En cette Semaine des enseignantes et des enseignants, le Ministère et ses partenaires reconnaissent de façon particulière tout le travail et toute l'énergie investis au profit des élèves, jeunes et adultes.Ceux-ci sont entre bonnes mains, et nous savons que le Québec de demain pourra compter sur une population bien formée et prête à relever des défis.La Semaine des enseignantes et des enseignants du 4 au 10 février 2001 Québec ï! S Ministère de l'Education Federation rjft» dns syndical des syndicats de l'enseignement ICSQl fCPIO I L E I) E V 0 ] R .L E M E R (' R E I) I F E V R I E R 2 0 0 I A 4 •LES ACTUALITÉS- Le Vérificateur général Compressions de 400 millions dans l’éducation L’assurance-emploi profite.à l’État MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Sans les suiplus de la caisse de l’assuranceemploi, attribuables à des taux de cotisation plus élevés que ne l’exige la loi, le gouvernement fédéral aurait pris deux années de plus pour afficher un excédent budgétaire.C’est ce qui ressort des observations faites par le Vérificateur général Denis Desautels.Pour une énième fois, M.Desautels souligne le manque de transparence du gouvernement en matière de fixation des taux de cotisation, le fait que les facteurs pris en compte ne soient pas connus alors que les taux «sont plus élevés que nécessaire, selon la loi quant elle a été rédigée».En somme, dit-il, «le problème fondamental, c’est que le gouvernement n’a pas pu démontrer qu’il respectait l’intention de la loi sur l’assurance-emploi».D ajoute que le gouvernement et la Commission de l’assuranceemploi «doivent fournir au Parlement et au public plus de précisions sur la façon dont les taux sont établis» afin de «s’assurer que l'esprit de la loi est respecté».Le gouvernement tire profit de cette situation.Selon les graphiques accompagnant l’analyse du vérificateur, le gouvernement fédéral n’aurait pas enregistré de surplus budgétaires en 1998 et 1999 s’il n’avait pas pu compter sur les excédents de la caisse de l’as-surance-emploi.Sans ces mêmes surplus, Ottawa n’aurait pas vu sa dette diminuer non plus.Au contraire, elle aurait augmenté entre 1996 et 2000.M.Desautels reconnaît que le surplus de la caisse de l’assurance-emploi est théorique puisque revenus et dépenses sont versés et payés à même les revenus généraux du gouvernement.Malgré tout, rappelle-t-il, le principe de la caisse ne peut être ignoré puisque la loi elle-même s’appuie sur ce concept pour guider la fixation des taux de cotisation.L’objectif consiste à assurer la stabilité des taux tout au long d’un cycle économique.Pour y parvenir, une réserve de 10 à 15 milliards de dollars doit apparaître à la caisse à la veille d’une récession, a déjà estimé l’actuaire en chef du ministère du Développement des ressources humaines (DRHC).On a largement dépassé cette cible.Le surplus accumulé atteignait 28,2 milliards à la fin de mars 2000.Avec pareil surplus, l’actuaire notait que les taux de cotisation pour les employés auraient dû osciller entre 1,70 $ et 2,20 $ par 100 $ de gains assurables, a rappelé M.Desautels.Le gouvernement les a fixés à 2,40 $ pour l’année 2000.Et même si le DRHC prévoit un surplus accumulé de 34,6 milliards d’ici le 31 mars 2001, le taux pour 2001 est de 2,25 $.Saumon : Ottawa se fait mettre en boîte LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Pêches et Océans Canada, le responsable des espèces sauvages de poissons, «ne s’acquitte pas pleinement des obligations que lui impose la Loi sur les pêches de protéger les stocks de saumon sauvage du Pacifique et leur habitat contre les effets de la salmonicul-ture», affirme le Vérificateur général dans son troisième examen de la manière dont ce ministère fédéral surveille les stocks de saumons de la côte Ouest Le rapport du vérificateur pourrait se résumer en deux phrases: Pêches et Océans ne fait rien qui puisse nuire à l’essor sauvage de la salmoniculture sur la côte du Pacifique en omettant d’étudier les dommages potentiels et cumulatifs des évasions de saumons atlantiques d’élevage dans les stocks en déclin du Pacifique.Le moratoire en cours sur l’accroissement de cette industrie devrait demeurer en place tant que la sécurité des stocks sauvages n’aura pas été totalement assurée.Ce bilan augure fort mal pour le Québec, où Pêches et Océans n’a élaboré aucune réglementation sur la salmoniculture alors qu’Ottawa et Québec ont décidé de consacrer des dizaines de millions à l’essor de cette industrie sur le versant atlantique.Et paradoxalement, ce sont des espèces du Pacifique, comme la truite arc-en-ciel, que veulent produire les éleveurs d’ici! Sans compter que Pêches et Océans et Environnement Canada tolèrent en contravention de la loi fédérale des pêches l’introduction d’espèces du Pacifique à répétition dans les Grands Lacs, ce qui commence à menacer les rivières sauvages du Québec, selon plusieurs spécialistes.Selon le vérificateur, Pêches et Océans n’a aucun plan de gestion des risques associés à l’introduction d’espèces salmonicoles d’élevage sur les stocks sauvages.fl n’a pas étudié la question pour évaluer les impacts globaux et cumulatifs des pratiques des 17 entreprises salmonicoles de la Colombie-Britannique et de leurs 105 établissements consacrés à 81 % à l’élevage de saumons.atlantiques! Ce ministère fédéral devrait plutôt appliquer le principe de «précaution», comme l’exige sa loi, affirme le vérificateur.Ce dernier blâme aussi Environnement Canada, censé contrôler l’émission de substances nocives des élevages sur les saumons du Pacifique mais qui se contente d’en surveiller les impacts sur.les coquillages.Attendez à la fin mars, dit Léonard ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Tout n’est pas encore joué dans les compressions de 400 millions que projetait de faire le gouvernement dans l’éducation, ce qui, au dire de François legault, remet en cause les contrats de performance signés par les universités et le financement supplémentaire qui les accompagne.Présent aux obsèques du fondateur du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), André d’Allemagne, le président du Conseil du trésor, Jacques Ijéonard, répondant à une question d’un journaliste, a minimisé l’importance de l’effort budgétaire exigé cette année du ministère de l’Éducation.«Comment se fait-il qu'on parle de compressions?» a-t-on demandé à M.Léonard.«Je me le demande.Vous verrez à la fin mars» Cors du dévoilement du budget et des crédits du gouverne-mept), at-il répondu.A son cabinet, on indiquait que la revue des programmes était encore en marche.Même son de cloche au ministère des Finances.«Legouvernement n’a pas encore statué», a-t-on dit Lundi, le vice-premier ministre Bernard Landry, qui affirmait la semaine dernière encore que le conseil des ministres avait approuvé la revue des programmes, mettait de l’eau dans son vin.«L’arbitrage des crédits est fait par notre premier ministre, Lucien Bouchard.C'est un homme de parole.Il était au Sommet de la jeunesse.Il a toujours respecté ses engagements», at-il dit devant des étudiants à Sherbrooke.Lors du Sommet du Québec et de la jeunesse il y a un an, le gouvernement a pris l’engagement de réinvestir un milliard dans l’éducation en trois ans.De cette somme, 80 millions doivent aller aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire en 2001-02, 40 millions au collégial et 180 millions aux universités.Pour recevoir cette somme de 180 millions, haussée à 300 millions pour les années subséquentes, chacune des universités devait signer un contrat de performance contenant des objectifs en matière de gestion et de productivité.Or François Legault vient de confirmer qu’il suspendait la signature de ces contrats de performance en raison des compressions imposées lors de la revue des programmes.Bref, le gouvernement n’est pas en mesure de respecter §es engagements pris lors du Sommet de la jeunesse.A son cabinet hier, on se montrait un peu plus optimiste qu’au cours des derniers jours, se contentant toutefois d’affirmer que les crédits dont disposera le ministère de l’Éducation en 2001-02 ne seront connus qu’à la fin mars.«C'est vrai que la situation est bonne», a-t-on reconnu hier, au ministère des Finances.Mais la dette pu- blique québécoise est plus élevée que celle des autres provinces, notamment l’Ontario, et le fardeau fiscal plus lourd.La cote de crédit du Québec «n'est pas fragile», a-t-on soutenu.Mais si le gouvernement du Québec montre qu’il ne contrôle pas ses dépenses, avec des augmentations de dépenses «au-dessus de 5 %» année après année, «c’est un élément négatif».Le gouvernement souhaite s’en tenir à une augmentation de dépenses de l’ordre de 3 % et, sur-tout, ne pas trop détonner par rapport à l’Ontario.Au ministère des Finances, on répugne à parler de compressions.Le secteur privé s’astreint à réaliser des gains de productivité et on ne voit pas pourquoi le secteur public ne pourrait pas resserrer ses budgets en améliorant sa gestion, sans compromettre sa mission.«Nous ne considérons pas que ce sont des compressions à proprement dit», a-t-on souligné.Or, le Québec est aux prises avec une croissance des dépenses dans la santé de l’ordre de 7 à 8 %, ce qui représente environ 1,3 milliard en 2001-02.L’an prochain, le Québec recevra 760 millions de plus du gouvernement fédéral en vertu du rétablissement partiel du Transfert social canadien.Mais après cela, l’apport fédéral pour la santé augmente à peine.Avec la collaboration de Kathleen Lévesque Équipe Canada en Chine En Europe Le dalaï-lama viendrait au Canada Fan prochain Des parlementaires demandent à Chrétien d'évoquer des négociations sur Vavenir du Tibet É&Éiî’ MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien devrait profiter de sa visite en Chine la semaine prochaine pour inviter les autorités chinoises et les représentants du dalaï-lama à des négociations sur le Tibet, ont demandé hier des députés de tous les partis fédéraux.«La demande de négociations entre les représentants du dalaï-lama et les autorités chinoises est la requête la plus modeste qu’on peut faire après 20 ans.[.] Le moment choisi est aussi propice.D’abord, la mission commerciale menée par le premier ministre en Chine offre une occasion unique pour faire cette demande et assurer sa mise en œuvre.Ensuite, parce que la répression des droits des Tibétains se poursuit», a déclaré le député libéral de Mont-Royal et expert en matière de droits de la personne, Irwin Cotler, en compagnie de députés des autres formations.Leur prise de position, qui s’ajoute à l’envoi de lettres au premier ministre depuis le 15 janvier dernier, est le fruit d’une campagne menée depuis un an par le Comité Canada-Tibet auprès de tous les élus fédéraux.Au total, 82 d’entre eux ont répondu à l’appel, dont 19 libéraux.Parmi eux, Peter Miliken, devenu président de la Chambre depuis lors.Ce soutien important a stimulé le comité, qui a invité le dalaï-lama à visiter le Canada au printemps 2002, une visite que le président du comité, Thubten Samdup, dit assurée.La Chine occupe le Tibet depuis 1959.Réfugié en Inde, le dalaï-lama prône depuis une solution pacifique, ce qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1989.Selon M.Samdup, le Canada, comme les autres pays, répète qu’il encourage le dialogue entre la Chine et le dalaï-lama.Cependant, rien ne se produit depuis 20 ans et son groupe attend toujours.Les jeunes perdent espoir et mettent en doute la non-violence, surtout lorsqu’ils voient le monde se mobiliser dès que la violence éclate.Incapable de sensibiliser le gou-vernement, le groupe a cru qu’il y parviendrait davantage par le truchement des élus.«Nous vous prions instamment, écrivent donc les députés, de convoquer autour d’une table de négociations les représentants du dalaï-lama et du gouvernement chinois.Le dalaï-lama vit en exil depuis [.] Une intervention déterminante dans le règlement du problème tibétain contribuerait à rehausser la réputation internationale du Canada en tant qu'artisan de la paix et défenseur des droits humains.» M.Samdup croit que les relations privilégiées que le Canada entretien avec la Chine lui permettent de jouer ce rôle.Et une réussite serait un héritage de valeur pur le premier ministre, confiât-il en souriant.Lors d’une séance d’information tenue hier matin au sujet de la I I Y ^ ARCHIVES LE DEVOIR que la Chine occupe le Tibet.mission qu’Équipe Canada mènera en Chine du 9 au 18 février, des conseillers du premier ministre ont simplement réitéré la position traditionnelle du Canada sur la question du Tibet.Selon eux, M.Chrétien évoquera la question générale des droits de la personne dans quelques discours importants et lors de ses rencontres avec les dirigeants chinois.Aucun tête-à-tète officiel n’est cependant prévu puisque M.Chrétien sera toujours accompagné de neuf premiers ministres provinciaux.Saganash et McKenzie ne font pas le poids devant Chevrette et son équipe FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Avant de s’envoler pour Ixmdres hier, Guy Chevrette a dressé un bilan fort positif de son séjour en Belgique tout en écorchant au passage les deux représentants autochtones qui peinent, semble-t-il, à faire contrepoids à son discours.Ceux-ci se sont plaints hier d’être délibérément tenus à l’écart des rencontres entre le ministre et ses hôtes.Après avoir rencontré, au cours des deux derniers jours à Bruxelles, plusieurs universitaires et parlementaires européens, le ministre délégué aux Affaires autochtones s’est dit très heureux de la tournure des événements.Peu dérangé, selon ses dires, par la mission parallèle que mènent les envoyés cri et innu Roméo Saganash et Armand McKenzie, M.Chevrette a animé, en compagnie de Pita Aatami (Société Makivik), Simon Awashish (communauté atti-kamek d’Obedjiwan) et Clifford Moar (communauté innue de Mashteuiatsh), deux séminaires portant sur l’évolution des rapports entre les nations autochtones et le gouvernement du Québec.«On ne leur dit pas que tout est beau, que tout est bon, que tout est réglé.On leur dit tout simplement qu’on se respecte et qu’on cherche des solutions», a résumé M.Chevrette, joint par téléphone.I.a question des jeunes a d’ailleurs pris une large place au cours de ces échanges puisqu’elle préoccupe au premier plan les leaders autochtones, leur population se composant à 60 % de jeunes âgés de moins de 30 ans.«Les partenariats établis avec le Québec visent justement à leur assurer un avenir meilleur, a indiqué M.Awashish.Voilà l’essentiel du message livré aux Européens.» Mais cette bonne humeur et cette bonne entente n’ont pas empêché M.Chevrette d’écorcher au passage MM.Saganash et McKenzie, «ces deux avocats qui ne veulent tout simplement pas d’entente [avec le gouvernement!».«Plus il y a de confrontations, plus c’est payant pour un avocat», a rappelé le ministre avant de se dire «convaincu que les autochtones des communautés qu’ils représentent ne savent pas qu'il y a des tigars en culottes courtes qui font les “watchmen" d’une mission d’hommes élus démocratiquement».Il a accusé les deux hommes de tenir leur communauté dans la misère en multipliant inutilement les interventions juridiques.«Plus j’observe le dossier, plus je me rends compte que là où il y a un leadership politique fort, il est possible défaire progresser le statut des autochtones.Par contre, plus une communauté est exploitée par du juridisme qui, allègrement, prêche la confrontation parce que c’est payant, plus elle est démunie.» De leur côté, MM.Saganash et McKenzie ont accusé l’ambassade canadienne et la délégation générale du Québec à Bruxelles de les avoir tenus délibérément loin des séminaires présidés par M.Chevrette.«Ce refus clair d'un débat portant sur la situation des peuples autochtones au Québec a laissé chez les parlementaires européens un doute quant à l’objectivité des démarches du gouvernement du Québec», ont-ils soutenu.Selon leurs dires, le rapporteur des droits humains pour le Parlement européen, Matti Wuori, aurait indiqué aux représentants cri et innu que la démarche et l’attitude de la délégation québécoise suscitent chez lui des doutes et portent flanc aux critiques.Le lièvre, la fortune Pourquoi remettre à demain ce qu’on peut commencer dès aujourd'hui ?et le prêt REER.Québec II « Placements Québec www.placementsqc.gouv.qc.ca 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divisé par une grave crise politique.M.Aristide a présenté un ambitieux programme — alors que l’opposition n’a pu encore fournir aucun projet alternatif — pour tenter de sortir son paiys, le plus pauvre du continent américain, de la misère.Il a notamment l’objectif de célébrer «dans la dignité», le 1" janvier 2004, le bicentenaire de l'indépendance glorieusement acquise contre le corps expéditionnaire de Napoléon Bonaparte venu rétablir l’esclavage aboli par la Révolution française.Faute d’un accord avec l’opposition qui conteste les résultats des dernières élections législatives du 21 mai et de la présidentielle du 26 novembre qu’elle a boycottée, l’aide internationale dont il a besoin pour aider à financer ce programme de plusieurs centaines de millions de dollars sur cinq ans pourrai! lui faire en partie défaut.Les États-Unis et l’Union européenne, qui a déjà annoncé qu’en-viron 70 millions d’euros seraient «indisponibles» pour la république caraïbe, ont averti que leur aide serait réduite faute d’un accord avec l’opposition, notamment sur les élections du 21 mai, L’Organisation des États américains (OEA) avait alors frit état d’irrégularités de comptage portant sur dix sièges de sénateur sur les 27 que compte la chambre haute.Des discussions, sous l’égide de la société civile, entre la Convergence démocratique qui réunit les principales formations de l’opposition et le parti de M.Aristide, la Famille Lavalas, se sont achevées hier par un échec., Le nouvel ambassadeur des États-Unis, Brian Curran, a déplo- ré le «manque de flexibilité» des parties qui se sont rejeté la responsabilité de l’échec.La Famille Lavalas a fait état comme base de négociations de huit «engagements» (rectification rapide des élections contestées du 21 mai, nouveau Conseil électoral indépendant, neutralité des futurs responsables de la police, notamment) pris par M.Aristide dans une lettre envoyée en janvier au président Bill Clinton.La Convergence a proposé un mandat présidentiel raccourci à deux ans pour M.Aristide, qui avait déjà vu son premier mandat (1991-96) amputé par trois ans d’exil pour cause de coup d’État militaire.Après l’échec des négociations, la Convergence a annoncé la désigna- tion d’un «président provisoire» jusqu’à la tenue de nouvelles élections.Ce (président», Me Gérard Gourgue, 74 ans, fondateur de la Ligue haïtienne des droits humains, a indiqué qu’il n’entendait pas (prendre le pouvoir par la force» et préférer «un processus régulier et normal».C’est dans ce contexte politique crispé que M.Aristide recevra ce matin devant le Parlement, en présence du président dominicain Hi-polito Mejia, du secrétaire général adjoint de l’OEA, Luigi Enaudi, du vice-premier ministre de Taiwan, Su Shui-teng, et du corps diploma-tique l’écharpe présidentielle bleue et rouge des mains de son prédécesseur, René Préval.L’enthousiasme de millions de déshérités, appuyés par les classes moyennes, l'Église progressiste et les démocrates haïtiens, qui avait accompagné la première prise de pouvoir de M.Aristide le 7 février 1991 ne devait toutefois pas être au rendez-vous pour l’ancien prêtre des bidonvilles, aujourd’hui marié, père de famille et habitant une maison cossue.Jean-Bertrand Aristide conserve toutefois le soutien des classes populaires, notamment des plus pauvres.À Washington, le département d’État a indiqué craindre des violences lors de son entrée en fonctions.Son intronisation «est susceptible de provoquer des manifestations violentes et des actes individuels de violence», précise un communiqué du département.Procès des complices présumés de Ben Laden CS-1 se dévoile EN BREF Rencontre d^rgence Quito (AFP) — Les Indiens ont une nouvelle fois démontré leur force en Équateur où, en plein état d’urgence, le président Gustavo Noboa a finalement accepté de rencontrer hier leurs dirigeants, au lendemain d’une intervention de l’armée contre des manifestants qui a fait trois morts et 59 blessés.La réunion entre le chef de l’État et une délégation dirigée par Antonio Vargas, président de la Confédération des nations indiennes de l’Équateur (CONAIE), était prévue à 16h locales au palais présidentiel de la capitale.Cette concession de Gustavo Noboa illustre la puissance des quatre millions d’indiens, sur 12,5 millions d’Équatoriens, dans leur détermination à feire revenir le président sur un train de hausses massives annoncé le 1" janvier dernier.Mort suspecte d’un ministre Belgrade (Reuters) — Le dernier ministre de l’Intérieur de l’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic a été retrouvé mort hier soir, a annoncé son successeur.Le corps de Zoran Sokolovic a été découvert dans sa voiture, une Lada Niva, près de la ville de Knjazevac, à environ 200 kilomètres au sud-est de Belgrade, a annoncé à Radio B-92 l’actuel ministre de l’Intérieur, Zoran Zivkovic.«A l'heure actuelle, je n ’ai aucune information confirmée sur la cause du décès mais il pourrait s'agir d’un suicide», a-t-il ajouté.Sokolovic, membre du Parti socialiste de Milosevic, était considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de l’ancien homme fort de Belgrade, qu'il connaissait de longue date.La Turquie proteste toujours Istanbul (AP) — Nouvelle protes-lation turque contre la reconnaissance par Paris du génocide arménien.le directeur chargé de la Jeunesse et des Sports, Kemal Mutin, a annoncé hier qu’Ankara allait boycotter en 2001 huit rencontres sportives se tenant sur le sol français et auxquelles les équipes nationales turques ne sont pas tenues de participer, dont un tournoi de badminton et un tournoi de lutte, a ajouté Ke-inal Mutlu.La France ne sera pas invitée à participer aux tournois secondaires en Turquie.MICHEL MOUTOT AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Un Soudanais de 34 ans, Djamal Ahmed Al Fadl, est entré hier dans Ibistoire comme le premier repenti important du terrorisme international.Le témoin-mystère de l’accusation dans le procès de quatre complices présumés du chef terroriste Oussama Ben laden, jugés pour les attentats contre les ambassades américaines en Afrique en 1998, a pénétré dans la salle d’audience n° 318 du Tribunal fédéral de Manhattan, à New York, et décliné son identité, mettant fin à des années d’anonymat Le témoin, auparavant seulement connu sous les initiales CS-1, avait contacté le gouvernement américain en demandant protection en échange de sa coopération.Dans un anglais hésitant cet homme a raconté son itinéraire d’une mosquée de Brooklyn aux champs de bataille d’Afghanistan.Là, il rencontre de nombreux chefs de guerre arabes et musulmans venus participer au jihad contre l’occupant soviétique, au premier rang desquels figure Oussama Ben Laden.«Il venait parler aux nouveaux venus après AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — L’homme clé de la tentaculaire affaire Elf.Alfred Sir-ven, arrêté vendredi à Manille et détenu en Allemagne depuis samedi, a été ramené en France hier soir dans un avion militaire, avant d'être interrogé par des juges financiers à Paris.L'avion spécial du gouvernement français a atterri à 19h40 locales sur la base militaire de Villa-coublay, près de Paris, où Alfred Sirvcn, 74 ans, devait être présenté aux juges financiers dès hier soir, avant d'être écroué au quartier des personnalités de la prison parisienne de la Santé.Sirven est arrivé vers 20h45 locales au |)êlo financier du Palais de la prière, nous disait qu’il fallait frapper les Soviétiques, mener contre eux le jihad», témoigne-t-il avec l’aide occasionnelle d’une interprète.«Quand les Russes se sont retirés, Ben Laden a décidé de fonder un groupe, qu’il a appelé Al Qaeda [la base], pour se tenir prêts pour d’autres guerres.Nous devions parvenir à unir tous les musulmans du monde sous l’autorité d’un seul chef [Khalifa].R disait que nous devions renverser les gouvernements arabes Pour les remplacer par des gouvernements islamiques.» Interrogé par le procureur Patrick Fitzgerald, il livre de longues listes de noms.Il assure avoir participé, fin 1989, à la réunion originelle au cours de laquelle de nombreux vétérans d’Afghanistan (il ne précise pas le chiffre) ont prêté le serment d’allégeance (bayai) envers l’émir du groupe, Oussama Ben Laden, «fai juré et j’ai signé trois papiers.J’étais le troisième à signer.J’ai juré d’obéir à l’émir, de faire tout ce qui m'était demandé.» Selon lui, le réseau est dirigé, sous Oussama Ben Laden, par un comité (choura) dont il donne la liste des noms.Il y avait ensuite un comité militaire, un comité pour les affaires et les finances, un comité des fatwas (or- Affaire Elf justice de Paris, pour sa première présentation devant les juges de l'affaire Elf, dans le cadre de laquelle un total de quelque trois milliards de francs (600 millions de dollars) auraient été détournés.Iæs juges Eva Joly, Laurence Vichnievsky et Renaud van Ruym-beke devaient lui notifier les charges pesant sur lui dans le cadre de deux mandats d’arrêt délivrés à son encontre le 13 juin 1997 dans le dossier Elf et le 17 septembre 2000 dans l’affaire de la vente de frégates françaises à Taïwan.Les juges devaient également procéder à un premier interrogatoire du personnage central de l’affaire Elf, qui devait ensuite être conduit à la prison de la Santé à Paris, où une cellule l’atten- donnances religieuses) et un comité pour les déplacements.Il révèle chaque fois le nom du chef originel de chaque comité, que le procureur lui fait épeler.Ainsi, selon lui, le comité pour les médias était dirigé par un homme dont le pseudonyme était «Abu Moussa Reuter» et qui publiait, dans les zones contrôlées par les combattants antisoviétiques en Afghanistan, un quotidien et un hebdomadaire.Les avocats de la défense tentent d'objecter, demandant comment Djamal Ahmed Al Fadl pouvait savoir autant de choses ou donner la liste des personnes ayant assisté à une réunion.La réponse est immuable: «J’y étais.» Fin 1990, le réseau se déplace au Soudan, poursuit-il.«Les chefs nous ont dit qu'il n’y avait plus grand-chose à faire en Afghanistan après le départ des Russes, que le Soudan était près du monde arabe et que le Front national islamique, qui venait d’arriver au pouvoir, était prêt à nous aider.» Sur place, il affirme avoir été chargé de louer des maisons et d’acheter des fermes, transformées en centres d’entraînement Son témoignage, qui pourrait causer au réseau Ben Laden le genre de dégâts que celui du repenti italien Tommaso Buscetta a causés à la mafia italienne au début des années 80, devrait s’étaler sur au moins trois jours.dait depuis vendredi à l’étage des personnalités, a-t-on indiqué de source pénitentiaire.Aujourd’hui, Alfred Sirven doit être présenté au tribunal correctionnel de Paris, où il est jugé depuis deux semaines par défaut, en même temps que six autres prévenus présents à l’audience, dont l'ancien ministre Roland Dumas, son ex-amie Christine Deviers-Joncour et l’ancien président d’Elf, Loïk le Floch PrigenL Peu avant son extradition, Alfred Sirven a refusé de témoigner devant les membres de la commission d’enquête parlementaire allemande sur les caisses noires de la CDU, venus l’interroger sur le rachat en 1992 |)ar Elf Aquitaine de la raffinerie est-allemande de Leuna.Sirven est de retour en France Comment Al Fadl pouvait-il savoir autant de choses?La réponse est immuable : «J’y étais.» A f> Ariel «Arik» Sharon Le faucon poursuit son vol JEAN-PIERRE PERRIN LIBERATION Jérusalem —- Ariel Sharon habite au 35 de la rue al-Wad, dans la partie arabe et musulmane de la Vieille Ville de Jérusalem.A cause de l’immense drapeau israélien qui la signale, on ne peut manquer cette belle demeure de pierre qui coiffe la ruelle, laquelle conduit à la fois à l'esplanade des Mosquées et au mur des Lamentations.Autour, des soldats veillent, de même que des individus armés, cachés derrière leurs lunettes noires.Bien sûr, il n’y réside jamais — il habite un ranch du Néguev.Cette maison, acquise par Ateret Koha-nim, une organisation d’extrême droite dont la vocation est de judaï-ser les quartiers arabes de la Vieille Ville, est considérée par les habitants du quartier comme une provocation permanente.Arik — comme on le surnomme — n’en a cure.Il n’a jamais eu peur de déranger.La demeure de la rue al-Wad, il l’a d’ailleurs achetée en 1987, l’année où commença la première intifada.Treize ans plus tard, le 28 septembre 2000, sa visite à l’esplanade des Mosquées, perçue par les Palestiniens comme une autre provocation, va servir de détonateur à la seconde intifada, qui va lui servir ensuite de tremplin pour s’emparer du pouvoir et devenir le nouveau premier ministre d’Israël.C’est donc à un politicien dangereux que les électeurs israéliens ont confié leur destin.Ariel Sharon, de son vrai nom Ariel Scheinerman, est né le 27 septembre 1928 de parents, modestes fermiers, originaires de Biélorussie.Engagé dès l’âge de 17 ans dans la milice armée de la Hagana, on le retrouve dans toutes les guerres d’Israël.Il fait parler de lui pour la première fois à la bataille de Latrun, le 23 mai 1948, pendant la guerre d’indépendance.Âgé de 20 ans et sans avoir jamais fréquenté d’école militaire, il dirige une section de pointe de la milice armée de la Hagana contre la Légion arabe.Blessé lors de la bataille, il y a montré beaucoup de courage et des dispositions naturelles au commandement Le revers de la médaille, on le découvre quelques années plus tard, le 14 octobre 1953. la tête de l’unité 101, spécialisée dans les représailles, il punit le village de Ki-biya en dynamitant 45 maisons avec leurs habitants à l’intérieur.Le bilan: 69 tués, surtout des femmes et des enfants.Sharon ne s’en émeut guère.«Pour la première fois, nous disposions d’une réponse efficace — une unité qui obligerait tous ceux qui voulaient notre perte à bien réfléchir avant de commettre leurs crimes», écrit-il dans ses mémoires (Stock, 1990).En 1967, lors de la guerre des Six Jours, il commande une division blindée et accumule les succès militaires.Nouvelles médailles, nouveaux revers.Il fera détruire des milliers de maisons dans les camps de réfugiés de la bande de Gaza pour y construire des routes, exilera des centaines de jeunes Palestiniens en Jordanie et au Liban.Quelque 600 proches, dont des femmes et des enfants, de «terroristes» présumés seront enfermés dans un camp de détention du Sinaï.Cette politique ultrarépressive donne de formidables résultats.En juin 1971,34 actes de sabotage sont signalés à Gaza contre un seul en décembre.Pendant la guerre de Kippour, on le retrouve à la tête d’une division blindée dans le Sinaï' avec laquelle il franchit de nuit le canal de Suez.Beaucoup d’Israéliens croient que c’est lui qui a renversé le cours de la bataille.Pourtant, les relations vont se tendre avec le haut commandement, qui va annuler sa nomination comme général de division et laisse même entendre qu’il pourrait être jugé.Cette réputation de tête brûlée, «À son âge, Arik ne peut pas changer.[.] Il reste un loup.» on la retrouve très vite dans sa carrière politique.Nommé ministre de la Défense par Mena-chem Begin, qui le récompense du rôle fédérateur qu’il a joué aux élections de 1981, il inquiète déjà les Israéliens.À juste titre.Deux mois après sa nomination, il demande à l’état-major de préparer l’invasion du Liban.Elle commence le 6 juin 1982.Il berne Begin en lui faisant croire qu'elle ne durera que quatre jours et sera limitée à une zone frontalière de 40 kilomètres.Puis, ce seront les massacres — qui firent un millier de morts — des camps palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth, par des phalangistes libanais sous le regard de Tsahal.Le 8 février 1983, la commission d’enquête israélienne accuse Arik de «responsabilité indirecte» dans ces tueries et recommande son limogeage.D y aura 400 000 pereonnes dans les rues de Tel-Aviv pour demander son départ Et finalement l’obtenir.Après tant de fiascos, on croit qu’il a définitivement mordu la poussière.Erreur.D’ailleurs, son conseiller Uri Dan avait fait cette incroyable prédiction: «Ceux qui n ’ont pas voulu l'avoir comme chef d'état-major l’auront comme ministre de la Défense; ceux qui n’en veulent pas comme ministre de la Défense l’auront comme premier ministre.» Pourtant, même la droite le trouve encombrant et préférerait le voir rester dans son ranch.En 1996, Benjamin Nétanyahou fera tout pour l’empêcher d'entier dans son gouvernement alors que c’est lui qui l’avait réconcilié avec deux autres barons de la droite, permettant sa victoire face à Shimon Peres.En vain.Il faut dire que l’homme est un habile tacticien.H l’a montré le 28 septembre à l’esplanade des Mosquées.Devenu chef de l’opposition grâce à la démission de Nétanyahou, il a par sa visite contré celui-ci, qui essayait de reprendre la tête du Likoud.Et, en même temps, il a fait flamber l'intifada, brûlant les dernières cartes d’un Éhoud Barak fragilisé par l’éclatement de sa coalition.Aujourd'hui, l’homme qui, ministre de l'Agriculture, dessinait il y a vingt ans la carte de la colonisation israélienne en Cisjordanie, maillant les régions autonomes palestiniennes d’implantations juives pour empêcher la création d’un État palestinien, a-t-il un peu changé?Oui, si l’on en croit ses déclarations dans lesquelles il preqd acte de l’existence de facto d’un État palestinien depuis Oslo.Oui, si l’on en croit sa dernière déclaration au journal Ma’ariv: «Moi qui ai connu toutes les guerres d’Israël, vécu toutes ses peurs et vu mourir mes camarades au combat, je sais combien nous avons besoin de la paix [.[.C’est pourquoi il ne faut pas désespérer de la paix mais changer de voie pour parvenir à une vraie paix.» Mais beaucoup d’Israéliens n’en sont pas convaincus.«À son âge, Arik ne peut pas changer.Il ne faut pas se laisser prendre par les spots publicitaires le représentant en gentleman farmer entouré de ses moutons.Il reste un loup», souligne un officiel israélien.-«m.“J Ariel Sharon REUTERS Antonin DUPONT TASCHEREAU GUERIN (514) 84Î 3481 Premier ministre du Quânec de 1020 à 1036.400 pages - 24,95 $ En ueme nans toutes les linnines L K I) E V OIK, L E MERCREDI 7 F É V K I F.R 2 0 01 A (î EDITORIAL Une tradition dépassée L’affaire des contrats de performance dont le ministre de l’Éducation, François Legault, aurait suspendu l’application faute d’argent démontre une fois de plus les conséquences du manque de transparence qui accompagne le processus d’adoption des budgets par nos gouvernements.N’est-il pas temps de mettre fin à l’absurde secret, toujours trahi, qui entoure les négociations précédant la présentation du budget?A u Canada, le contenu des budgets annuels des gouvernements est gardé secret jusqu’à leur présentation devant le Parlement.Une fois cette présentation faite, il est trop tard pour apporter des changements.Le budget est d’ailleurs le seul projet de loi qui est adopté ainsi, sans discussions préalables à l’extérieur du cercle restreint des membres du ____________ conseil des ministres.Dans plusieurs pays du monde, aux États-Unis par exemple, l’administration présente son plan budgétaire au Congrès, qui le discute, l’amende et l’adopte souvent dans une forme bien différente de celle du projet initial.Sans aller jusque-là, il serait quand même temps de démocratiser le processus en invitant la population à exprimer ses réactions devant un projet budgétaire, avant son adoption par le gouvernement Evidemment, il y a la tradition, qui veut que personne ne soit informé des mesures fiscales avant leur adoption pour éviter que certains en tirent profit à des fins personnelles.L’objectif est louable mais, de nos jours, il devient marginal et, de toute façon, rien n’interdit que les mesures les plus délicates soient gardées secrètes jusqu’à la dernière minute.Cependant, pour le reste, l’essentiel en fait, tout devrait être sur la table pour discussion plusieurs semaines avant la présentation pour adoption par le Parlement.Plus de transparence dans le processus budgétaire nous épargnerait les rumeurs comme celles qui courent ces jours-ci dans l’entourage des ministres du gouvernement Bouchard.Compressions sévères en éducation, abolition de la gratuité des examens dentaires pour les enfants et des examens de la vue pour les jeunes et les personnes âgées, introduction imminente d’une taxe pour la vieillesse.Plus de transparence nous permettrait de comprendre comment il se fait qu’un ministre, qui était autorisé à signer des contrats d’une valeur de 600 millions avec les universités au nom du gouvernement, peut en être rendu à devoir annuler ses engagements parce que le même gouvernement lui refuse l’argent.N’avait-on pas prévu que ces centaines de millions s’ajouteraient aux coûts normaux du ministère?Plus de transparence limiterait peut-être aussi l’usage de la fuite orchestrée par les politiciens en quête de réactions à leurs projets les plus fous.La tactique plaît bien à certains médias populaires en mal de manchettes, souvent fausses, mais elle sème la panique dans les milieux concernés, comme c’est le cas cette semaine en santé et en éducation.Jean-Robert Sansfaçon ?Avec le retrait quasi total du premier ministre Lucien Bouchard des affaires courantes, les membres du gouvernement s’en donnent à cœur joie à Québec.Il n’y a plus personne au gouvernail pour faire respecter la discipline au sein du conseil des ministres.Les tractations vont bon train en vue de la présentation du budget et chaque ministre utilise les moyens qui sont à sa portée pour faire avancer son dossier.Malheureusement, la population ne participe pas à cet exercice privé qui prend des allures de souque à la corde, forcée qu’elle est de se satisfaire de rumeurs, plus menaçantes les unes que les autres.Tout cela donne à ce Québec des allures de république de bananes.j rsa nsfacontaledevoir.ca Parties de pêche Jir~ ean Chrétien avait pris son air humble pour se présen- ter à la Maison-Blanche lundi, sachant qu’il avait bien des choses à se faire pardonner de la part du président George W.Bush.La manœuvre semble avoir réussi puisque, oubliant les propos indélicats de M.Chrétien ._ sur les parties de pêche de George Bush père et de Brian Mulroney, le président américain a accepté de venir taquiner un jour l’achigan à petite bouche au Canada.Cette rencontre était capitale pour Ottawa.Au delà de la simple prise de contact entre deux hommes politiques, dont les relations étaient déjà empreintes de malaise avant même qu’ils ne se rencontrent, il s’agissait, pour la diplomatie canadienne, de bien marquer, d’entrée de jeu, que l’attitude du Canada envers les États-Unis allait radicalement changer.M.Chrétien a, diplomatiquement, ployé le genou devant M.Bush.Cependant, le recentrage de la politique canadienne avait commencé bien avant cette rencontre.Le choix du modéré John Manley pour succéder à Lloyd Axworthy aux Affaires étrangères était déjà de nature à Descôteaux laire comprendre à Washington que cette poli-?tique ne serait désormais teintée d’aucune forme d’antiaméricanisme.Le nouveau ministre n’a d’ailleurs pas perdu de temps pour réorienter les priorités de son ministère.L’économie et les relations bilatérales avec notre voisin ont relégué au second plan le thème de la sécurité humaine, cher à son prédécesseur.le gouvernement libéral a, sans le dire, adopté à toutes fins utiles la doctrine Mulroney misant sur les relations interpersonnelles au sommet et une politique de conciliation plutôt que d’affrontement.Ce retournement, plutôt ironique dans les circonstances, traduit une inquiétude profonde de la part d'Ottawa, qui a pris bonne note de la volonté de M.Bush de faire de la construction d’une zone de libre-échange des Amériques sa priorité.L’intérêt que celui-ci porte au Mexique a allumé un signal d’alarme à Ottawa, où l’on a vite compris qu’à moyen terme, le Canada risque d’être remplacé par ce pays comme premier partenaire commercial.L’insistance d’Ottawa à obtenir que M.Chrétien soit le premier chef de gouvernement étranger à rencontrer M.Bush, avant Vicente Fox, était bien plus qu’une simple réaction de jalousie.Il s’agissait de manifester clairement que le Canada entendait être un acteur majeur dans la négociation de la zone de libre-échange des Amériques et qu'il serait là pour défendre ses intérêts commerciaux et politiques.On ne peut qu’approuver cette attitude, non sans observer, cependant, que, ce faisant, l’on perpétue ce cercle vicieux de notre dépendance toujours plus grande envers les Etats-Unis et son économie.brlescoteauxfa letlevoir, ca LE DEVOIR FONDÉ PAK HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE CoyiPo^c ItS ON VbuS A PAS APPRIS 'A i'tceit au'itVAMT Tûvjoffc Li&t L€5 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