Le devoir, 2 février 2001, Cahier A
w w w .I e d e v o i r .c o m ?V o L .X C 11 N " 2 Des cours plus faciles amélioreraient le taux de réussite au cégep VALERIE DUFOUR LE DEVOIR Un premier cours de français plus facile et un premier cours de philosophie plus intéressant, voilà deux conditions qui amélioreraient le taux de réussite dans les cégeps de la province.C’est du moins l'avis de la Commission d’évaluation de l’enseignement collégial, qui a rendu public hier un rapport de synthèse sur la formation générale dispensée à tous les cégépiens.«Nous avons constaté que lorsque les étudiants réussissent les deux cours, leur taux de diplomation est supérieur à 80 %», souligne le président de, la commission, Jacques L’Ecuyer.Notons que 80,4 % des jeunes inscrits au cégep en formation préuniversitaire ou professionnelle obtiennent leur diplôme d’études collégiales (DEC) en quatre ans et demi ou moins.Les membres de la commission soumettent donc une série de recommandations au ministre de l’Éducation, François Legault, et aux dirigeants des collèges québécois.Ultimement, ces «pistes d’amélioration» seront adoptées par l’ensemble du réseau collégial.Depuis 1994, la formation générale commune obligatoire comprend quatre cours de français, trois cours de philosophie, trois cours d’éducation physique, deux cours de langue seconde (français ou anglais) et deux cours complémentaires.Fruit d’une enquête qui s’est étendue de 1997 à 2000 dans 75 établissements, le rapport n’y va pas par quatre chemins à propos du cours de littérature donné à la première session au cégep.«Le contenu [.] s’avère trop ambitieux pour de nombreux élèves qui arrivent insuffisamment préparés sur le plan de la maîtrise du français écrit», notent les commissaires.Pour résoudre ce problème, on suggère de propo- La Commission d’évaluation de l’enseignement collégial soumet ses recommandations au ministre Legault VOIR PAGE A 10: COURS Vidéotron ne répond (presque) plus Le nombre d'employés a baissé au moment où la demande pour les services bondissait HÉLÈNE BARIL LE DEVOIR SJ abonner au câble ou à Internet, ce n’est pas si simple que ça.Pour entrer en contact avec le service à la clientèle de Vidéotron, par exemple, il faut avoir du temps devant soi et un bon réservoir de patience.Vidéotron croule sous les appels, reconnaît le porte-parole de l'entreprise, Jean-Paul Galarneau.L’effet conjugué de la popularité d’Internet, des nouveaux services de télévision et des promotions de l’entreprise occasionne des embouteillages téléphoniques et de longues minutes d’attente pour le client au bout du fil.«On a été dépassés par les événements», dit-il.VOIR PAGE A 10: VIDÉOTRON ACTUALITÉS Le projet d’usine Interquisa inquiète les écologistes Page INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B S Bourse.A 6 Cinéma.B 10 Culture.B 8 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Monde.B 7 Mots croisés.B 8 Météo.B 4 Plaisirs.B 2 Sports.B 6 Télévision.B 9 Tourisme.B 4 DEVOIR fô CINEMA The Yards: le milieu comme prison Page B 10 LE MONDE Le Sénat approuve la nomination d’Ashcroft Page B 7 I.K V E N I) R EDI 2 F E V R 1ER 2 O 0 I Pour quelques dollars de plus.U ^ w A JACQUES NADEAU LE DEVOIR TETE voilée, visage maquillé, c’est de manière théâtrale que ces femmes ont voulu exprimer leur deuil d’une politique économique et sociale équitable.La Fédération des femmes du Québec et le Front de défense des non-syndiqués (FDNS) manifestaient ainsi devant les bureaux de Diane Lemieux, ministre du Travail, leur désapprobation au sujet de l’augmentation du salaire minimum de 10 C, soit l’équivalent de 4 $ de plus par semaine.«Cette maigre augmentation n’arrive même pas à couvrir la perte du pouvoir d’achat occasionnée par l’inflation depuis deux ans», a dénoncé Nicole Trachy, porte-parole du FDNS.V r ; O r4 I: » V yt t- r ) .t' i f Près des yeux, près du cœur Comment expliquer que nous puissions détecter une pointe d’ironie, de tristesse ou d’humour chez quelqu’un?Parce que «ça se voit», «ça se sent».Mais encore?Parce que nous sommes «humains», parce que nous avons du «cœur».Alors, dans ce cas, le Dr Donald Stuss vient de découvrir que le cœur ne se situe pas nécessairement dans la cage thoracique: il est aussi tout près des yeux.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Auparavant, il lui suffisait d’un coup d’œil pour deviner que sa femme avait eu une dure journée au boulot.Avant même qu’elle n’ait dit un mot, il lui demandait ce qui n’allait pas.Il compatissait naturellement avec elle, même s’il n’avait jamais fait face aux soucis qui l’assaillaient.Il la comprenait, il pouvait se mettre à sa place.Mais plus maintenant Des lésions au cerveau lui empêchent maintenant de détecter ces signes subtils de la communication interpersonnelle.D’où nous vient cette capacité de nous mettre à la place de l’autre, de ressentir ses émotions, d’en rire ou d’en pleurer, bref, d’être «humains»?Elle émane d’une zone grosse comme une boule de billard, située vis-à-vis des yeux, soit dans le cortex préfrontal droit Une zone qui permet aux êtres humains d’interagir en comprenant leurs humeurs.L’équipe du chercheur ontarien Donald Stuss, un expert mondial des lobes frontaux lié à l’institut de recherche Rotman de Toronto, est arrivée pour la première fois à localiser précisément cette faculté dans le cerveau.Depuis huit ans, l’équipe du Dr Stuss examine les habiletés de personnes ayant subi des dommages au cerveau à comprendre ce que vit une autre personne.Les chercheurs ont depuis longtemps noté que certains patients dont le lobe frontal a été endommagé ont significativement changé de personnalité.Ils espèrent que leurs travaux aideront les familles, amis et soignants de ces patients à comprendre ce qui leur arrive.«Par exemple, écrivent les chercheurs, des patients qui souffrent de dommages dans une région frontale précise sont souvent moins empathiques et sympathiques, et ne perçoivent plus certains éléments delà vie sociale, ce qui les mène à des jugements inappropriés.» L’exemple cité au début du texte est celui d’un couple que le D1 Stuss a rencontré.«La femme m’a remercié de lui avoir permis de comprendre ce qui arrivait à son mari, raconte le Dr Stuss.Elle craignait que son désintéressement voulait dire que son mari ne l’aimait plus.Elle VOIR PAGE A 10: CŒUR Q: D’où nous vient cette capacité de nous mettre à la place de l’autre, de ressentir ses émotions, d’en rire ou d’en pleurer, bref, d’être «humains»?R: Elle émane d’une zone grosse comme une boule de billard, située vis-à-vis des yeux, soit dans le cortex préfrontal droit.Si c + T A X K S = I Toronto au bord de la faillite Aux prises avec un déficit de 305 millions, la Ville reine pourrait devoir hausser ses taxes de 77 % en cinq ans ERIC DES R O SI ERS LE DEVOIR Vision cauchemardesque de ce qui nous attend après les fusions municipales?Ou simple cas de mauvaise gestion de nos voisins ontariens?Trois ans après sa création, la nouvelle ville de Toronto se retrouve dans une position financière si précaire qu’elle pourrait devoir augmenter ses taxes de 77 % en cinq ans pour éviter la faillite.On savait déjà, dans la métropole canadienne, que l’adoption du budget 2001 allait être un exercice douloureux.Le portrait de la situation, dressé mercredi par les fonctionnaires municipaux, n’en a pas moins été un terrible choc.Le déficit prévu pour 2001 est de 305 millions.Pour y faire face, on devra augmenter les taxes de 32 % cette année.Sinon, on propose de réduire les dépenses de 120 millions, notamment en diminuant l’entretien des immeubles municipaux et en abolissant un programme de soins dentaires gratuits destiné aux enfants et aux personnes âgées.Seulement, la hausse de taxes, l’an prochain, serait encore de 19 %.Et cela, c’est sans parler de celle de 17 % qui viendrait l’année suivante, puis de 16,3 % en 2003, puis d’une autre de 13,4 % en 2004.VOIR PAGE A 10: TORONTO • • • Poètes, vos papiers officiels ! Ottawa envisage la création d'un poste de poète officiel du Parlement STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Tout est possible en poésie.Alors imaginons.Imaginons par exemple que cette semaine, à l’occasion du discours du Trône, le poète québécois Michel Garneau, traducteur de Leonard Cohen, se soit levé à la Chambre des communes pour déclamer un bout de son poème intitulé Paris novembre décembre 70: J'ai piqué une crise en octobre Je ne peux pas être prisonnier Mon pays me rend fou.Cela se verra peut-être bientôt, sous cette forme ou une autre, avec ce poète ou un autre, puisqu’un sénateur ontarien et une député libérale québécoise veulent créer dès cette année un poste de «poète officiel du Parlement».L’automne dernier, Jerahmiel S.Grafstein a fait adopter par le Sénat le projet S-5 modifiant en ce sens la Loi sur le Parlement du Canada.Marlene Jennings l’a ensuite pris sous son aile parlementaire.Les Communes devaient en faire la première lecture le 2 novembre dernier.La?déclenchement des élections a enrayé la mécanique.VOIR PAGE A 10: POÈTES LE MONDE Lockerbie: Kadhafi promet des «révélations» Page B 7 L K DEVOIR.LE VENDREDI 2 FÉVRIER 2 0 01 LE DEVOIR POLITIQUE L’ADQ se débarrasse du rapport Maire Le parti de Mario Dumont proposerait une nouvelle entente de type confédéral L’ADQ remet en question «la liste d’épicerie» du rapport Allaire et s’attelle à la définition d’une position de nature confédérale visant à rallier le reste du Canada.Ni la souveraineté des péquistes, ni le «Meech plus» des libéraux.ROÉERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L* Action démocratique du Québec s’apprête à relé-r guer aux oubliettes le rapport Allaire et sa «liste d’épicerie» de demandes constitutionnelles pour embrasser une vision plus large de nature confédérale.C’est ce qu’a appris Le Devoir de sources associées à l’ADQ, qui annoncera aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse à Montréal, la création d’un comité pour revoir en profondeur sa position constitutionnelle.Après le départ fracassant du chef du Parti québécois, Lucien Bouchard, qui a conclu à l’impossibilité de mener à bien le projet souverainiste à court terme, l’ADQ sent le besoin de revoir son programme Enveloppe suspecte La bactérie était inoffensive HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La poudre suspecte reçue aux bureaux d'Ottawa du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration mardi, qui a suscité des craintes de terrorisme bactériologique, n’était finalement pas dangereuse, ont conclu les scientifiques chargés d’identifier la substance.Mais les autorités refusent pour l’instant de révéler la nature exacte de la poudre bleutée.«Les échantillons ont été examinés pour trouver des traces de bactéries, d’anthrax, de bacilles botuliques ou de tout autre agent potentiel de terrorisme biologique», écrit Frank Plummer, le directeur scientifique du National Microbiology Laboratory de Winnipeg où a été expédiée la poudre pour fins d’analyse, en conclusion de son rapport.«La substance a aussi été testée pour trouver des traces d’agents génétiques bactériologiques.Tous les tests indiquent qu'il n’y a aucun agent bactérien dans la substance reçue.» On conclut que les employés n’ont été exposés à aucun risque et que l’édifice n’est donc pas contaminé.La fameuse enveloppe contenant la poudre bleutée suspecte a été reçue au 365 de la rue Laurier à Ottawa et a entraîné la fermeture de l’édifice de 21 étages et le retour à la maison des quelque 1500 employés.Les cinq employés qui avaient été en contact avec l’enveloppe s’étaient fait administrer des antibiotiques par mesure préventive.L’édifice a été rouvert hier après-midi et les fonctionnaires ont pu cesser de prendre des médicaments.Si on sait ce que ne contenait pas l’enveloppe, les autorités refusent de dire ce quelle contenait au juste.Sucre?Détergent?Engrais?On répète qu’une enquête de la GRC est en cours et qu’on ne peut rien révéler.Il est même impossible de savoir si les autorités, elles, savent de quoi il s’agit «Je ne pense pas qu’il soit important [de savoir! ce que c'est; il s’agit plutôt de savoir ce que ce n’est pas», a inlassablement répété la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Elinor Caplan.«[.] Peut-être qu ’un jour cette information sera dévoilée par les scientifiques.Moi, je veux tout simplement savoir que ce n'est pas dangereux.Je me fous de savoir ce que c’est.» Excédée par les questions des journalistes qui insistaient Mme Caplan a même lâché: «Je ne le sais pas et je m’enfous!» («1 don’t know and I don't care!»).On refuse aussi de dire si l’enveloppe provenait du Canada ou de l’étranger, enquête oblige, tout comme on refuse de dire si la poudre était accompagnée d’un avertissement ou d’une lettre de menaces.Car s’il est vrai que le test préliminaire effectué à Ottawa a permis de détecter la présence de Gram positives, une famille de bactéries englobant tant des bactéries inoffensives que des micro-organismes dangereux comme «l’anthrax ou les bacilles botuliques», il est tout aussi vrai que n’importe quel bout de papier qui subirait le test en contiendrait, a indiqué le sous-ministre adjoint de la division de la Santé publique, Robert McMurtry.Aussi a-t-il ajouté qu’il y avait «certaines raisons de croire qu 'il pourrait y avoir des problèmes».Les tests effectués à Winnipeg ont indiqué que la bactérie présente était morte puisque, après 24 heures, aucune multiplication n’avait été observée.Le contenu de l’enveloppe suspecte ne posait donc aucun danger.Hier, tant la ministre que le sous-ministre adjoint qui avait pris la décision de faire évacuer l’édifice gouvernemental se défendaient d’avoir agi trop promptement constitutionnel, qui s’inspire largement du rapport Allaire de 1991 et de la revendication de 22 pouvoirs exclusifs pour le Québec.En outre, le Parti libéral du Québec vient d’accoucher d’un projet de programme constitutionnel préconisant une improbable négociation avec le reste du Canada pour obtenir une entente de type «Meech plus»: la reconnaissance constitutionnelle de la «spécificité» du Québec, la nomination de trois juges sur neuf à la Cour suprême, le droit de veto constitutionnel, des limites au pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral, etc.Ces derniers développements font réfléchir le président de la Commission politique de l’ADQ, Guy Laforest.A son avis, après avoir constaté l’échec du projet pé-quiste, il faut sortir de la logique de «la liste Mari d’épicerie» propre à l’ère Bourassa et à son fédéralisme «instrumental».Cette logique de la liste d’épicerie, c’est aussi celle du rapport de Jean Allaire, l’un des fondateurs de l’ADQ.Dans son projet de loi «sur la proposition québécoise de paix constitutionnelle», l’ADQ stipule que le Québec exercera sa plei- ne souveraineté dans les onze domaines que lui reconnaît la Constitution actuelle (affaires municipales, éducatjon, santé, culture, politique familiale, etc.).Mais l’Etat québécois devra également exercer sa pleine souveraineté dans des champs de compétence aujourd’hui partagés, comme l’agriculture, l’assurance-emploi et les communications.Vouée à l’échec, cette approche allairiste conduit à des négociations à la pièce de nouveaux pouvoirs pour le Québec seulement, ce que le reste du Canada a toujours accueilli par une fin de non-recevoir.«La référence au rapport Allaire, ça n’avait jamais été une position officielle de l’ADQ», affirme maintenant Jean-Luc Be-LMiiuuui rioît, attaché de presse de Mario Dumont Contrairement aux petites provinces et aux territoires, sous le contrôle direct d’Ottawa, les grandes provinces, l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique, pourraient trouver avantage à définir avec le Québec une nouvelle entente de nature confédérale, avance-t-on dans les rangs adé- André d’Allemagne s’éteint à 71 ans Uun des pionniers de l’indépendance disparaît SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Le mouvement indépendantiste québécois a perdu l’un de ses plus illustres fondateurs en la personne d’André d’Allemagne, décédé hier à Montréal, à l’âge de 71 ans, des Suites d’un cancer du foie.M.d’Allemagne faisait partie d’un groupe d'une quinzaine de souverainistes qui, dans une petite auberge des Laurentides, avaient fondé le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) en 1960.Le groupe comprenait, outre M.d’Allemagne, Marcel Chaput et Pierre Bour-gault.André d’Allemagne en a été le premier président tandis que M.Chaput, décédé en 1991, a occupé les fonctions de vice-président Digne, fidèle à ses amitiés et à ses idées, André d’Allemagne avait «des qualités humaines exceptionnelles», dit Michel Martin, scénariste d’un documentaire sur le RIN, qui a été en contact fréquent avec M.d’Allemagne au cours des quatre dernières années.L’intégrité intellectuelle du fondateur du RIN l’aurait mené à rendre sa carte de membre du Parti québécois, carte qu’il avait depuis la fondation du parti, en 1968.C’était à l’occasion de l’affaire Michaud.«Il m'a dit: “Je ne peux pas accepter que Ton se serve de l’Assemblée nationale comme d’un club de moralisateurs.”» Homme discret mais non moins efficace, selon Guy Bouthillier, président de la Société Saint-Jean-Baptiste et grand ami du défunt, c’est grâce à lui que l’idée de l’indépendance du Québec a pu faire son chemin.«Il a donné de la crédibilité à l’idée.Il a su démontrer que le Québec était possible et qu’il André d’Allemagne avait sa place parmi les peuples de la Terre.» Parler d’André d’Allemagne aujourd’hui, c’est lui rendre justice, car «lorsqu’on demande aux jeunes de nommer un des premiers indépendantistes, ils pensent spontanément à Pierre Bourgault».C’est en 1964 que M.Bourgault prendra la direction de cette formation jusqu’à sa dissolution, en 1968, décidée afin que les rinistes puissent se joindre au Parti québécois que venait de fonder René Lévesque.Sous la direction d’André d’Allemagne, au milieu des années 60, le RIN allait rassembler ceux, de plus en plus nombreux, qui croyaient que l’indépendance était la voie d’avenir pour le Québec.Pierre Bourgault devait succéder à M.d’Allemagne en 1964 et c’est sous sa gouverne que le RIN présentera des candidats dans 90 circonscriptions électorales au scrutin du 5 juin 1966, récoltant 6 % des suffrages et l’appui de 150 000 Québécois.M.d’Allemagne allait lui-même être candidat riniste dans la circonscription d’Outremont.Politologue, M.d’Allemagne a publié plusieurs ouvrages sur la décolonisation.Son essai le plus célèbre, publié en 1966, était intitulé Le Colonialisme au Québec.Il a aussi écrit Le Capitalisme et la Confédération.Selon Michel Martin, André d’Allemagne était quelque peu désillusionné de voir que l’indépendance ne frisait pas son chemin dans le cœur des Québécois et voyait d’un bon œil la venue du vice-premier ministre Bernard Landry à la tête du PQ.C’est d’ailleurs M.Landry qui prononcera Téloge funèbre lors des funérailles de M.d’Allemagne, mardi.Avec la Presse canadienne ARCHIVES US DEVOIR André d’Allemagne et Pierre Bourgault photographiés au cours de l’une des nombreuses manifestations que le Rassemblement pour l’indépendance nationale a organisées au cours des années 60.quisles.Sans un passage obligé par la souveraineté.Alors que dans une fédération, comme au Canada, les provinces abandonnent leur pleine souveraineté pour se regrouper dans un Etat fédéral, une confédération, à l’iipage de la Confédération helvétique, permet à des Etats de s’associer tout en conservant leur propre souveraineté.A ce jour, la grande idée de l’ADQ en matière constitutionnelle, c’est celle d’un moratoire, de duc ans à l’origine, sur la tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec.Plus le temps avance toutefois, plus le moratoire s’installe de facto et plus l’idée adéquiste, qui a émergé des lendemains de la défaite des tenants du OUI, dont faisait partie l’ADQ en 1995, apparaît ténue.En 1998, l’ADQ avait déposé un premier projet de loi «sur la proposition québécoise de paix constitutionnelle», mort au feuilleton, puis un deuxième en décembre 1999.Dans ce dernier texte, l’échéance du moratoire était fixée au terme du mandat actuel du gouvernement, soit deux à trois ans tout au plus.Bref, la proposition de moratoire de l’ADQ est une idée programmée pour s'autodétruire.Assurance-emploi Le projet de loi sera déposé aujourd’hui JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Comme prévu, le gouvernement Chrétien procédera à des modifications au régime de l’assurance-emploi dans le but notamment de retirer les pénalités contre les demandeurs fréquents, a indiqué hier le leader parlementaire libéral, Don Boudria.Un projet de loi en ce sens sera déposé aujourd’hui à la Chambre des communes.En fait, il s’agira du même projet de loi que le gouvernement avait présenté juste avant le déclenchement des élections, en octobre dernier, et qui était mort au feuilleton.«S’il y a des modifications, ce seront des modifications mineures.En principe, c’est le même projet de loi», a expliqué M.Boudria.Le Bloc québécois a profité de l’occasion pour réclamer le dépôt de deux projets de loi distincts: un portant sur la bonification du régime et l’autre sur la gestion des surplus de la caisse de l’assurance-emploi.Selon le député bloquiste, Paul Crête, le gouvernement fédéral doit corriger sans délai les iniquités du régime.Il y a «urgence», dit-il.En parallèle, mais à un rythme moins rapide, il faudra régler la question des suiplus, cruciale pour l’avenir de l’assurance-emploi.Mais M.Crête a refasé de dire ce qui se passera si les libéraux rejettent l’idée du second projet de loi.Le Bloc tentera-t-il alors d’empêcher la mise en œuvre des changements destinés à améliorer le système?Le député n’a pas voulu répondre à cette question en affirmant qu’il ne voulait pas faire de la politique-fiction.Quoi qu’il en sofa les possibles assouplissements au projet de loi présenté à l’automne viendront peut-être d’une autre façon.En effet Denis Coderre, le secrétaire d’Etat au Sport amateur, s'est échappé à la mi-janvier en indiquant que son gouvernement aura une oreille particulièrement attentive aux améliorations que les groupes pourraient proposer pendant les auditions sur le projet de loi en comité parlementaire.«Dans la mesure où on nous apporte des arguments justifiés et justifiables, on est ouverts aux changements», avait-il affirmé en entrevue.Dans sa forme originale, le projet de loi propose d'abolir la règle d’intensité pour les chômeurs fréquents et d’augmenter le salaire maximum assurable de 39 000$ à 48 500$.EN BREF Boudria veut éviter les guerres de procédures (PC) — S’il n’en tient qu'aux libéraux, les votes interminables sur des milliers de modifications législatives proposées par les partis d’opposition seront chose du passé.Les députés ne sont pas des «machines à voter», a déclaré hier le leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, lors d’un déjeuner-causerie au Cercle national des journalistes.Aussi a-t-il rappelé qu’il entendait moderniser les procédures parlementaires et notamment faire en sorte d’éviter que les partis d'opposition puissent déposer des centaines, voire des milliers de modifications à des projets de loi à l'étape du rapport «A cause de la procédure actuelle, les travaux de la Chambre ont été bloqués à plusieurs reprises au cours de la législature précédente.» Le corbeau, le bidou Québec S S Placements Québec www.placementsqc.gouv.qc.ca Pourquoi remettre à demain ce qu’on peut commencer dès aujourd'hui ?et le prêt REER.Nous offrons maintenant un prêt REER ! Facile d’accès, le prêt REER Placements Québec est admissible pour tous nos produits REER.Profitez-en pour vous procurer l’avantageux REER à taux progressif Placements Québec offrant 5,75% la première année incluant le boni d’intérêt de 1 %.REER à taux PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC Heures d’ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de janvier et de février, de 10 h à 16 h.Pour la région de Québec, composez le 521-5229.1 «00 463-5229 4 I L E 1) E V 0 I R .L E V E N I) R K l> I 2 FÉVRIER 2 0 0 I A A Christian R ioux A la santé du poète Edimbourg — Cela se passe dans un décor à la Harry Pottçr.Une vieille bibliothèque de l’université d’Edimbourg, tapissée de livres anciens qui ont vu défiler quelques grands savants de ce monde.Les rayonnages sont protégés par de petits grillages métalliques, le plafond est lambrissé, le parquet de marqueterie, et il doit bien y avoir des toiles d’araignée dans un coin.C’est dans cette ambiance somptueuse que j’ai eu la chance, la semaine dernière, de communier à une tradition centenaire.Chaque 25 janvier, les restaurants, les pubs et toutes les cuisines d’Ecosse sont pris d’une étrange frénésie.Vers 19h, la population se rassemble par petits groupes pour se livrer à une cérémonie immuable.Lorsque tout le monde est attablé, un garçon en livrée transporte le plat rituel, communément appelé haggis.Ce mets national écossais est une fricassée de foie, de cœur et de poumon de mouton à laquelle on ajoute des oignons, du gruau et quelques épices avant de la faire bouillir bien emballée dans l’estomac de la bête.Le plat n’a rien de léger, surtout qu’il est traditionnellement accompagné de purées de navet (neeps) et de pommes de terre (tatties).La recette n’est probablement pas sur la carte du Grand Véfour, mais croyez-moi, ça vous en bouche un coin.J’oubliais: l’essentiel consiste à arroser le tout d’un single malt vieux d’au moins dix ans.Ainsi le veut la tradition.Je n’ose pas vous décrire les rues d’Edimbourg après ces joyeuses beuveries, qui se déroulent généralement au son des cornemuses.?Mais le plus surprenant est que ce cérémonial se répète chaque année en l’honneur du poète national Robert Burns.Un peu comme si les Québécois se réunissaient à tous les mois dç décembre pour commémorer la naissance d’Emile Nelligan, vider quelques bouteilles et réciter La Romance du vin.Vous voyez le portrait.Un Burns supper n’est jamais complet sans qu’un des convives ne se lève pour réciter quelques vers.Le choix est vaste.Cela va des poèmes amoureux en hommage à Jane Armour, la maîtresse du poète, aux textes satiriques ridiculisant les bigots de l’époque.Burns a aussi composé de nombreuses chansons d’amour, paillardes ou patriotiques, comme Auld Lang Syne (une sorte de Gens du pays adapté d’un chant traditionnel).Il n’est pas sûr que tous les Écossais lisent facilement la langue ancienne de Burns.J’avoue en avoir manqué des bouts.Mais ses mots semblent n'avoir rien perdu de leur acuité.L’œuvre de Robert Burns est aujourd’hui encore au cœur de l’âme écossaise.Sa vie de rebelle, ses cuites mémorables et ses nombreuses aventures amoureuses en ont fait un véritable mythe qui n’a rien à envier à Irvine Welch et autres Trainspotting.Son opposition au calvinisme et ses sympathies pour la Révolution française illustrent le caractère distinct de la société écossaise mieux que ses particularités linguistiques.Même si Burns écrivit en dialecte écossais, dérivé de l’anglais, et qu’il consacra une partie de sa vie à renouveler le folklore du pays.fiSÉ# riOi;; j La renaissance du nationalisme écossais et du Parlement d'Édimbourg est évidemment pour quelque chose dpi)s la popularité de ces ripailles annuelles.Les Écossais y trouvent l’occasion de flatter un sentiment national de bon aloi en sortant leur kilt du placard.Mon voisin de table était de toute évidence d’origine japonaise.Cela ne l’empêchait pas de porter un tartan pure laine du plus beau chic.Pendant le repas, un ami de Toronto me confia son étonnement en découvrant que les Écossais avaient leurs propres billets de banque.«C’est très fort comme symbole national», disait-il.Certes, la valeur de la livre sterling est la même çlans tout le Royaume-Uni.Cela n’a pas empêché les Écossais de rayer le profil de sa très gracieuse majesté de leurs billets sans que Londres en fasse un plat Au pays de Robert Burns, celui qui aurait le culot d’affirmer que les Écossais ne forment pas une nation passerait pour un demeuré.S’il ajoutait que l’È-cosse n’a ni capitale ni culture nationale, il serait bon pour l’hôpital psychiatrique.C’est ce qui a failli arriver au ministre britannique de l’Intérieur, Jack Straw, lorsqu’il proposa récemment de fusionner les équipes de football anglaise, galloise, irlandaise et écossaise.Le Guardian de Londres conclut qu’une telle suggestion ne pouvait émaner que de «quelqu’un qui a perdu la raison ou qui a passé la moitié de sa vie sur Saturne ou dans la forêt amazonienne».Mes interlocuteurs écossais ont eu un petit sourire d'étonnement en apprenant que le Sommet des Amériques pourrait se tenir dans la capitale québécoise sans que le premier ministre québécois y joue un rôle majeur.Ce serait parfaitemçnt inimaginable en Écosse, a dit (’un d’eux.Même Elisabeth II sait parfaitement qu’Èdimbourg est la capitale nationale de l'Ecosse.C’est peut-êfre ce qui explique le nationalisme tranquille des Ecossais.Fiers de leurs symboles nationaux, mes amis d’Édimbourg ne semblaient guère pressés d’envoyer Londres promener.On sentait même une estime réciproque.Au fait, quelle est la date de naissance d'Émile Nelligan?criowc@ledevoir.com -?LE DEVOIR *- ACTUALITES Le projet d’Interquisa inquiète les écologistes Le projet a été adopté avant même que le BAPE ne rende public son rapport Pendant que certains milieux célébraient au champagne espagnol l’annonce du projet Interquisa et les 900 millions en investissements annoncés à Madrid, à Montréal et à Pointeaux-Trembles, on rageait de voir confirmée la vocation de «poubelle chimique» de la métropole.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le projet d’usine Interquisa a été approuvé à toute vapeur au cours de la dernière semaine, en rupture avec les pratiques mises en place depuis 20 ans en matière de consultations publiques, ce que plusieurs ont attribué à des «pressions sans précédent» sur l’Ènvironnement pour faire approuver le projet avant le départ du premier ministre Lucien Bouchard pour Madrid.Le projet Interquisa a fait l’objet d’une audience publique l’an dernier.Il a été approuvé par le conseil des ministres le 24 janvier, huit jours seulement après que le ministre de l’Environnement Paul Bégin, eut reçu le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’Environnement (BAPE).Plus surprenant encore, le rapport du BAPE a été rendu public hier, soit une semaine après que le projet eut été approuvé par le conseil des ministres.Généralement, les projets sont approuvés après la divulgation du rapport Parfois, cela se produit le jour même.Pour Xavier Daxhelet, porte-parole du Comité de vigilance environnementale de l’est de Montréal, «ce type de comportement traduit un manque de transparence et un mépris pour la consultation publique.Le problème n’est pas seulement l’arrivée d’Interquisa dans l'Est [montréalais] mais la reprise des activités de Coastal, dont la fermeture temporaire avait amélioré l’air de Pointe-aux-Trembles».De son côté, Richard Savignac, du Parti vert accusât le «néolibéral vice-premier ministre Landry [.] d'être prêt à vendre le Québec à des entreprises polluantes» plutôt qu’au gouvernement fédéral! M.Savignac a reproché au gouvernement Bouchard de stimuler la production et la vente de contenants en plastique recyclables pour remplacer des contenants en verre «réutilisables», une meilleure solution sur le plan écologique.Sans parler de la concentration d’entreprises polluantes dans l’est de la métropole, ce qui «nuit aux politiques de lutte contre l’étalement urbain et met la région à l’écart de la nouvelle économie» basée sur le savoir.La commission du BAPE a jugé le projet «acceptable» même si elle a reconnu que le «milieu était mal préparé à [le] recevoir» et qu’il ajoutera aux concentrations de microparticules, dont certaines sont cancérigènes, dans un milieu où «la situation [de l’air] s'avère préoccupante».Devant l'impossibilité d’établir une relation de cause à effet entre l’industrie pétrochimique locale et l’état de santé déplorable de Pointe-aux-Trembles, le BAPE propose d’autoriser le projet et d’étudier le problème ensuite.Le BAPE a cependant recommandé à l’Environnement d’exiger du promoteur des émissions réduites d’oxydes d’azote, l’installation de brûleurs à émissions réduites et une réduction des composés bromés et d’acide acétique tout en lui imposant de mesurer leurs concentrations à Pointe-aux-Trembles.A première vue, ces recommandations n’ont pas été retenues dans le décret Pourtant, certains mémoires, comme celui du Comité de vigilance environnementale de l’est de Montréal, ont démontré, sans réfutation en audience, que l’espérance de vie à Pointe-aux-Trembles était de 2,6 années de moins qu’ailleurs sur l’île pour un revenu moyen supérieur.L’indice de mortalité y est ARCHIVES LE DEVOIR L’investissement annoncé ne fait pas le bonheur de tout le monde, pas celui des environnemen-talistes en tout cas.aussi supérieur de 29 %, la mortalité pour maladies de l’appareil respiratoire de 27 % plus élevée, la mortalité pour maladies de l’appareil circulatoire de 34 % plus élevée, celle par tumeurs, de 17 %, et le taux dhospi-talisation des enfants de moins d’un an, de 92 % plus élevé.Selon l’étude d’impacts, Interquisa rejettera annuellement 2,4 millions de mètres cubes d’eaux usées contenant 860 tonnes d’acide acétique, 240 tonnes d’acide to-luïque, 860 tonnes d’acide benzoïque, 340 tonnes d’acide téréph-talique et 71 tonnes d’huiles et graisses, en plus de 20 tonnes de cobât et 60 tonnes de manganèse.Par les airs, Interquisa rejettera 60 tonnes de composés organiques volatils, des agents précurseurs du smog urbain, 155 tonnes de monoxyde de carbone par année et 218 000 tonnes de gaz carbonique, qui vont enrayer à eux seuls le tiers de tous les gains réalisés par Québec depuis sept ans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur industriel.Offre de règlement Les citoyens de Walkerton veulent tourner la page PRESSE CANADIENNE Toronto — Au bord des larmes, l’homme qui a mené le recours collectif des citoyens de Wâ-kerton à la suite de la contamination à la bactérie E.coli a recommandé à ses concitoyens hier d’accepter une proposition de règlement afin que tout le monde puisse recommencer à vivre.Jamie Smith, un professeur d'histoire, a qualifié de «très bonne» la proposition de règlement rendue publique hier par le juge Warren Winkler, de la Cour supérieure.In contamination de l’eau potable à la bactérie E.coli, en mâ dernier, avât causé la mort de sept personnes à Walkerton, en Ontario; 2000 autres personnes avâent été malades.En vertu de cette proposition, chacune des victimes (résidant ou visiteur) serait admissible à une compensation minimale de 2000 $.Ceux qui croient que leurs souffrances et les inconvénients économiques qu’ils ont subis commandent une somme plus substantielle verrâent leur requête évâuée sur une base individuelle, sans qu’un plafond de dédommagement ne soit fixé.Une médiation juridique ainsi que les services d'un arbitre serment aussi disponibles en cas de divergences irréconciliables.«Walkerton a traversé une dure épreuve [.] et il y a beaucoup de cynisme dans la communauté», a indiqué Jamie Smith, qui a été rendu gravement mâade par la contamination de l'eau.«Mais je pense que c'est une bonne entente.» «Rien ne pourrait compenser adéquatement les familles qui ont perdu des êtres chers», a de son côté indiqué M' Harvey Strosberg, l’avocat principal des victimes.«L’argent ne peut pas non plus guérir les maladies graves, mais le processus judiciaire n’a que ce type de compensation à offrir, aussi inadéquat puisse-t-il sembler.» Certains cas de jurisprudence portant sur le décès ou l’invalidité permanente d’un soutien de famille lâssent entrevoir, en l’occurrence, des dédommagements qui pourraient atteindre le million de dollars.Si personne ne pouvait dire combien coûterait au total le règlement du recours collectif intenté par les victimes, un observateur qui a suivi de près toute cette affaire affirmait plus tôt cette semaine que selon les avocats impliqués, les dédommagements auraient pu atteindre une cinquantaine de millions de dollars.Les victimes demandâent 250 millions de dollars en dommages et intérêts et à titre exemplaire.Le juge Winkler a indiqué qu’il tiendrait une audience dans la petite ville ontarienne le 19 mars avant de donner son aval final à la proposition de règlement.Quelque 5000 personnes seraient concernées.EN BREF Jeunes en détresse (PC) — Les jeunes en détresse ont maintenant des outils modernes pour les soutenir.Deux sites Internet detresse.com et tel-jeunes.com, ont été inaugurés hier.Les deux sites sont reliés entre eux et offrent notamment des forums de discussion avec des spécialistes qui peuvent répondre à leurs questions.Un des objectifs de cette initiative est de rejoindre plus de garçons; 75 % des appels reçus par le service téléphonique Tel-Jeunes provient de filles, mâs on sât que les garçons sont de plus grands utilisateurs d’Internet.Selon les spécialistes, les jeunes souffrent principâe-ment de solitude et d’isolement Radisson Hôtel Québec Centre 2 séjours = 1 nuit gratuite Yolande LABERGE s.n.j.m.GÉiiBRiTËS/coilectlon DiooraDinoue mère marie-Rose 64 pages - 9,95 $ LIDEC inc.(514)843-5991 Euiaite ourocher ifm-1849.En vente dans toutes les iidratnes E M P 0 R I 0 ÉPARGNEZ SUR IA COLLECTION AUTOMNE-HIVER AU COMPLET Rq,.MANTEAUX 1 695 $ 495 COMPLETS 1 295 $ 395 VESTONS 995 $ 295 PANTALONS 295 $ 95 CHANDAILS 250 $ 75 CHEMISES HABILLÉES 125$ 35 CRAVATES 75$ 20 LES COURS MONT-ROYAL 1455, RUE REEL COIN REEL ET DE MAISONNEUVE TÉL: (514) 282-0022 Le Radisson Hôtel Gouverneur Québec devient le Radisson Hôtel Québec Centre.Redécouvrez ce grand Hôtel fraîchement rénové.Nouveau décor, nouveau nom, confort amélioré.Faites des affaires d’or à Québec avec notre promotion spéciale de 10 000 points Gold Rewards.Après deux séjours, vos points sont échangeables pour : une nuitée gratuite, 5000 points Aéroplan, ou plus encore.Adhérez au programme Gold Rewards.Nuitées gratuites.Des primes en or.CENTRE-VILLE DE QUÉBEC Radisson Hôtel Québec Centre 690, boulevard René-Lévesque Est Québec (Québec) Canada GIR 5A8 Téléphone : (418) 647-1717 Télécopieur : (418) 647-2146 www.radisson.com/quebeccityca 1-800-333-3333 ou communiquez avec votre agence de voyage •Selon disponibilité en vicueur jusqu'au 31 mars 2001 •Recevez 10 000 points Sold Rewards par séjour Informez-vous pour connaître les détails de la promotion.I I L E l) E V 0 I R , LE V E N D R E D I 2 F É V R I E R 2 0 0 I A 4 •LES ACTUALITES- Le nouveau Montréal La FMOQ met un bémol au rapport Clair Les maires de la banlieue entreront dans la course mercredi Les cliniques familiales ne verront pas le jour sans médecins et infirmières Les pénuries dans les régions constituent un sérieux obstacle ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les maires de banlieue dévoileront mercredi le nom de leur champion et de son parti politique, qui s’opposeront ainsi à Pierre Bourque et à Vision Montréal pour la conquête électorale, en novembre, de la nouvelle ville de Montréal.La rumeur veut que cette mission revienne au maire de Verdun et président de l’Union des municipalités de banlieue sur l’île de Montréal (UMBM), Georges Bossé.L’ancien ministre libéral Gérald Tremblay et la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk, se sont aussi montrés ouvertement intéressés par l’aventure.Une réunion des membres de l’UMBM aura lieu aujourd’hui.Le groupe de travail chargé, il y a trois semaines, de fourbir les armes électorales de la banlieue y fera vraisemblablement rapport pour une dernière fois avant de faire officiellement tonner les tambours de guerre.Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que l’on soit déjà prêt à présenter un programme politique complet ni l’identité de tous les autres candidats, a averti Pierre Desjardins, porte-parole de l’UMBM.«Le groupe de travail s’est surtout concentré à jeter les bases du futur parti.C’est sûr que des contacts ont été établis parallèlement avec différentes personnes, mais ils ont plutôt travaillé en vase clos.» En plus de M.Bossé, on croit que le groupe de travail en question se composerait des maires Michel Leduc (LaSalle), Robert Libman (Côte-Saint-Luc), Bill McMurchie (Pointe-Claire), Yves Ryan (Montréal-Nord), Peter Yeomans (Dorval) et Frank Zampi-no (Saint-Léonard).Reconnaissant que certains membres de l’UMBM refusent encore d’entrer dans la course électorale et préfèrent poursuivre la lutte contre la loi 170 devant les tribunaux, Georges Bossé avait annoncé le 12 janvier que le parti en voie de constitution serait libre de toute attache avec l’UMBM et dépasserait l’opposition entre la banlieue et le centre-ville.«Il n’y a pas que la banlieue qui espère une décentralisation, avait-il déclaré.Notre vision est partagée par beaucoup de gens, y compris des Montréalais.» Pendant ce temps, Pierre Bourque.Pendant ce temps, le maire de Montréal, Pierre Bourque, poursuit sa tournée préélectorale des futurs arrondissements de la nouvelle ville.Il sera aujourd’hui à Outremont.Ses arrêts, mardi à La-chine et mercredi à Saint-Laurent, seront pour lui l’occasion de présenter des candidats locaux qui feront campagne à ses côtés, annoncent ses organisateurs politiques.«Vous verrez, vous serez surpris», avait-il promis aux journalistes la semaine dernière à propos de l’identité de certains membres de son équipe.Mais c'est son escale vendredi à Verdun, dans les terres de son rival peut-être alors confirmé, qui risque d’avoir le plus de piquant Georges Bossé t Etats généraux sur le français Le modèle actuel des classes d’accueil ne suffît plus VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR LJ approche des classes d’accueil pour apprendre le r français aux nouveaux arrivants doit être revue, selon une chercheuse de l’Université de Montréal, qui déposera un mémoire sur le sujet aujourd’hui devant les Etats généraux sur la langue française.«]e crois que les classes d’accueil devraient rester le modèle central et majoritaire du système, mais il devrait y avoir des passerelles plus nombreuses vers l’école régulière pour les enfants plus jeunes ou qui apprennent plus vite», souligne Marie Mc Andrew, professeur au département d'études en éducation et d'administration de l’éducation de l’Université de Montréal.Dans la même logique, Mme Mc Andrew croit que d’autres modèles pourraient être adoptés pour venir en aide aux enfants qui arrivent de l’étranger sous-scolarisés, particulièrement les jeunes adolescents.«Il faudrait penser à autre chose pour les aider à réussir, croit le professeur.On pourrait penser mettre en parallèle une partie de leur apprentissage dans leur langue maternelle et une autre dans la langue seconde.» Le Québec a créé les classes d’accueil en 1969 et, avec l’adoption de la )oi 101, en 1977, cette pratique s’est généralisée.A l’époque, les immigrants provenaient d’origine linguistique moins disparate qu'aujourd’hui.La durée de séjour s’est graduellement allongée.De 10 mois, les enfants restent maintenant en classe d'accueil de deux à trois ans.«La clientèle s'est alourdie, notamment chez les adolescents», note Marie Mc Andrew.Cette approche est dite «fermée» et ces classes ont tendance à être concentrées dans certaines écoles.Néanmoins, c’est toujours le modèle qui prévaut en 2001, un modèle qui part du principe d’une classe composée uniquement d’immigrants, mais qui a moins d’élèves.Cette façon de faire s’appuie en partie sur le sentiment que le français est en situation fragile au Québec, estime Mme Mc Andrew.Pour emmener de l’eau au moulin, la chercheuse examine différentes expériences étrangères dans le domaine.En Catalogne (Espagne), par exemple, sans avoir de règles rigides, l’idée est de maximiser les liens avec l'enseignement régulier, fait-elle remarquer.De même, la France favorise la double inscription, ce qui fait qu'un enseignant peut facilement transférer un élève de la classe d’accueil à la classe régulière.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La marche ne serait pas haute à franchir pour que le rapport Clair passe de la théorie à la pratique, pensent les médecins omnipraticiens.Mais les pénuries de médecins et d’infirmières risquent de poser un obstacle à la création des cliniques de médecine familiale accessibles en tout temps, une des recommandations clés du fameux rapport La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a ajouté sa voix hier à celles des nombreux organismes qui réclament maintenant que Québec passe de la parole aux actes et applique sans plus tarder les recommandations maîtresses du rapport Clair, rendu public en janvier.«Nous ne sommes pas à mille lieues du rapport Clair.Une majorité de médecins fonctionnent déjà en groupes.On est loin de partir de zéro même si tout est à faire pour ce qui est de la rémunération.Mais si on met les moyens requis, on pourrait progresser assez vite», a fait valoir hier le Dr Renald Dutil, président de la FMOQ.Souvent tièdes face aux projets de réforme du sys- tème de santé, les médecins généralistes appuient cette fois-ci le projet annoncé mais s’inquiètent tout de même à propos de la faisabilité de certaines recommandations.«On veut bien intégrer des infirmières aux cliniques de médecine familiale mais il faudra bien les prendre quelque part.On ne veut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul», a d’emblée soulevé le Dr Dutil.Plus que la pénurie d’infirmières, les cliniques proposées se heurteront aussi au manque de médecins, surtout dans les régions où l’on peine à assurer des gardes à l’urgence et dans les hôpitaux de soins de longue durée.«On ne pourra assurer la garde à l’urgence et, en même temps, offrir des cliniques ouvertes 24 heures par jour, sept jours par semaine.Il faut tenir compte de la réalité rurale», a défendu le Dr Louis Godin, vice-président de la FMOQ et représentant des médecins de la région Beauce-Appalaches.Le spectre de nouvelles compressions dans le réseau de la santé fait aussi craindre le pire aux médecins, déjà démotivés par des années de vaches maigres.Pour créer un réseau de première ligne efficace, il faudra investir dans les technologies de l’in- formation, doter les cliniques d’un soutien diagnostic et rémunérer des tâches qui ne l’étaient pas autrefois, disent-ils.Bien que la FMOQ soit incapable d’évaluer les sommes nécessaires pour ce faire, elle affirme qu’en Ontario, où la création d’un tel réseau de première ligne est déjà amorcée, 250 millions ont déjà été investis.En outre, la FMOQ ne croit pas que des changements majeurs au mode de paiement actuel constituent un frein puisque la moitié des omnipraticiens touchent déjà leur salaire sous une autre forme que le traditionnel paiement à l’acte.Un projet d’entente sur la rémunération mixte fait d’ailleurs déjà l’objet de pégociations avec Québec.A court terme, c’est davantage l’incertitude qui entoure le départ possible de la ministre de la Santé et les délais qu’imposerait l’arrivée d’un nouveau titulaire qui menacent la concrétisation du rapport Clair, soutient la fédération.«Il nous apparaît urgent d’aller de l’avant.Je n’ai jamais vu un aussi large consensus, a affirmé le Dr Dutil.Si c’est encore remis, je crains que le découragement ne se poursuive et que beaucoup de médecins quittent la pratique.» Saute qui peut! EN TOUTE NONCHALANCE, ces deux téméraires se sont projetés du haut des 300 mètres de la Tour de Kuala Lumpur, le plus haut édifice de la Malaysia.Drôle de façon de célébrer son inauguration! .mm SÉtÉÉS ïti»»- Agence spatiale canadienne Marc Garneau est nommé à la vice-présidence PRESSE CANADIENNE Marc Garneau, le premier Canadien à avoir été dans l’espace, a été nommé vice-président exécutif de l’Agence spatiale canadienne.La nomination de M.Garneau a été annoncée hier par Brian Tobin, ministre de l’Industrie et ministre responsable de l’Agence spatiale canadienne (ASC).M.Garneau devient le troisième vice-président exécutif de l’ASC depuis sa création, il y a 12 ans.Astronaute depuis 16 ans, Marc Garneau a complété récemment son dernier voyage dans l’espace en compagnie de quatre coéquipiers.Il était alors ingénieur de vol à bord de la navette spatiale Endeavour, pour effectuer la livraison de la première paire d’immenses panneaux solaires sur la Station spatiale in-terpationale.A son retour, il avait déclaré qu’il espérait revenir travailler à l’Agence spatiale canadienne — à Saint-Hubert — et contribuer d’une façon ou d’une autre à d’autres aspects du programme spatial canadien.Agé de 51 ans, Marc Garneau est originaire de Québec.A titre de vice-président exécutif, M.Garneau as sistera le président de l’ASC, Mac Evans, dans l'exécution du Programme spatial canadien.11 est nommé à ce poste pour une période de deux ans, M.Garneau est marié et père de quatre enfants.Marc Garneau Sommet des Amériques La coopération se bâtira sur les piliers de la démocratie Les 34 chefs de gouvernement négocieront la ZLEA MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La défense de la démocratie, et non seulement le projet d’accord de libre-échange panaméricain, sera au cœur des préoccupations du Sommet des Amériques qui se tiendra à Québec à la fin d’avril.«Il y a eu un consensus autour de la table cette semaine selon lequel le Sommet de Québec doit envoyer un message très clair sur la démocratie.Comment la renforcer, la respecter, la solidifier au niveau de l'hémisphère.Sans démocratie, on ne peut pas développer une coopération hémisphérique sur les fronts économique, commercial ou social.La démocratie est un pilier clé du Sommet de Québec sur lequel bâtir le reste de la coopération», a déclaré Marc Lortie, le représentant personnel du premier ministre et président du Groupe de suivi du Sommet Le groupe, qui concluait une rencontre de deux jours hier à Washington, a convenu d’envoyer ce signal en soumettant aux 34 leaders qui se retrouveront à Québec un projet de «clause démocratique», a indiqué M.Lortie en conférence téléphonique depuis la capitale américaine.Il n’a pu préciser cependant la forme exacte que cela prendrait ni quelle serait sa portée.Selon lui, cette prise de position serait toutefois fidèle aux objectifs originaux du Sohimet lancé à Miami en 1994, soit la réunion des leaders de tous les pays démocratiques de l’hémisphère.Cuba est le seul pays de la région à être exclus du processus.Le Sommet de Québec, le troisième du genre, portera sur trois thèmes: le renforcement de la démocratie, la création de la prospérité (thème sous lequel on trouve la négociation d’une Zone de libre-échange des Amériques) et la réalisation du potentiel humain.En matière de promotion de la démocratie, M.Lortie a indiqué que les représentants des différentes délégations visaient l’adoption d’un «texte très concret» qu’ils prépareront au cours des prochaines semaines.Il n’a pas caché que le respect de la démocratie passe, à son avis, par le respect des droits humains fondamentaux.«C’est ce qui se dessine dans la déclaration politique et qui prendra la forme, peut-être, nous verrons à Québec, d'une clause démocratique exprimée de façon très claire et très ferme», a-t-il ajouté.Sur le front social, on cherche aussi à définir «un plan d’action» qui comprendrait des propositions de programmes concrets et des lignes directrices claires à la coopération hémisphérique qui s’en suivrait Un nouveau sujet de préoccupation pour le Sommet est le fossé technologique grandissant qui se creuse entre les pays du Nord et ceux du Sud.Selon Marc Lortie, qui a parlé d’un thème de la «connectivité», les pays membres voudraient que le Sommet de Québec soit le point de départ d’une stratégie pour arrêter cette tendance.Le prix des initiatives envisagées reste à préciser, mais la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement y seront étroitement associées.Déjà actives dans les domaines de l’éducation et de la santé, elles se sont dites intéressées par l’enjeu de la connectivité et, de dire M.Lortie, «à accompagner les pays dans leurs plans nationaux de développement d'une telle révolution technologique».D’ici le Sommet, la réponse aux questions financières devra au moins être en partie trouvée, a-t-il reconnu.«Il est crucial, si nous voulons être pertinents, d'assortir le plan d’action d’un financement solide.» Parmi les autres sujets qui attireront l'attention, il y a la demande d’aide faite par certains pays pour avoir accès à des médicaments à «prix plus raisonnables» pour combattre des maladies comme le sida.On songe aussi à proposer un plan d’action en matière d’affaires autochtones et à proposer une meilleure coopération hémisphérique en matière de réponse aux désastres naturels Les quelques semaines menant au Sommet ne seront pas dénuées d’embûches.Le secret entourant une partie des négociations commerciales et les négociations elles-mêmes continuent de soulever critiques et inquiétudes, malgré les multiples assurances offertes par le sherpa canadien.Le rôle que jouera le gouvernement du Québec et la place qu'il occupera n’ont pas encore été arrêtés et font toujours l’objet de discussions.M.Lortie reste toutefois optimiste à ce chapitre.«Je ne vois pas beaucoup de problèmes de ce côté-là à mon niveau, [.j Notre coopération sur le plan de la substance, de l'organisation des travaux, va rondement», a-t-il conclu.La conclusion d’un accord commercial demeure quand même le projet concret le plus ambitieux des 34 pays qui participeront au Sommet.Une voix alternative aux grands médias SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Après le Sommet des peuples, le Sommet des Amériques donne naissance, malgré lui, à un autre rejeton: le Centre des médias alternatifs - Québec 2001 (CMAQ), inauguré officiellement hier soir.Le CMAQ est une sorte de tribune virtuelle pour «remédier à la désinformation» des grands organes de presse.«On veut créer une plateforme où l’on discutera des vrais enjeux de la mondialisation et de ses impacts sur le travail et sur l’environnement», dit Michel Lambert, responsable de la mise sur pied du site Internet du CMAQ et employé d’Alternatives, une organisation de coopération internationale et de sensibilisation aux enjeux de la mondialisation.Les quelque 300 médias alternatifs québécois répertoriés, écrits et électroniques, communautaires comme étudiants, pourront diffuser leur propre analyse des événements entourant la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) sur le site Internet qui leur est dédié.L’organisation Alternatives s’est inspirée de la création d’autres centres similaires dans le cadre des rassemblements antimondialisation pour ouvrir, avec divers partenaires, le CMAQ.L’objectif du CMAQ est double: offrir à la population une lecture différente de ce que diffuseront les grands médias au sujet de la rencontre d'avril et alimenter tous les médias, alternatifs et à grand tirage.«On veut un vrai débat, explique Michel Lambert.Les médias traditionnels ont tous la même photo, les mêmes citations, le même angle de traitement.Ce n 'est pas vrai que de grands enjeux comme la ZIJiA ont uniquement une perspective.» Le CMAQ ouvrira aussi un centre de services à Québec, où il offrira des services de formation, de l’équipement ainsi que de l'information sur les enjeux qui se cachent derrière le phénomène de la mondialisation.Le CMAQ a reçu une subvention de 10 000 $ du ministère des Relations internationales du Québec pour lancer son site Internet.Il recherche d'autres partenaires dans le but de faire vivre son site au delà de la rencontre du 17 avril.«Il y a plusieurs enjeux au Québec qui ne sont pas traités et qui devraient l’être», croit M.I .amber t.t t t LE DEVOIR.LE VENDREDI 2 FEVRIER 2 O O I LE DEVOIR Une année éprouvante pour Air Canada Le transporteur a perdu 82 millions en 2000 GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Au terme d’une année particulièrement éprouvante, dominée par l’intégration de Canadien, Air Canada doit compléter son exercice 2000 avec une perte nette de 82 millions.Le transporteur entend également se préparer au ralentissement économique en réduisant sensiblement sa capacité.Au cours de cet exercice financier clos le 31 décembre 2000, Air Canada a comptabilisé une perte nette de 82 millions, ou de 0,69 $ par action.Sans les éléments non récurrents de 282 millions, le transporteur aurait inscrit un bénéfice net de 57 millions, ou de 0,47 $ par action.Le bénéfice net, rajusté, atteignait 104 millions, ou 0,56 $ par action, en 1999.Ces frais ponctuels sont reliés à la restructuration et à l’intégration de Canadien, au manque à gagner en revenus engendré par la menace de grève des pilotes et aux primes d’intégration à l’intention de groupes de syndiqués ayant accepté des conventions collectives à long terme.Sur la base de l’exploitation, les éléments non récurrents ont ramené le bénéfice de 368 millions à 86 millions.Ces résultats consolidés renferment ceux de Canadien pour les troisième et quatrième trimestres.Quant aux revenus totaux, ils se sont chiffrés à 10,7 milliards en 2000, contre 9,7 milliards (en incluant Canadien sur une base pro forma) en 1999.L’acquisition de Canadien, au début de juillet, a fait croître de 44 %, ou de 2,8 milliards, les produits globaux d’Air Canada Au quatrième trimestre de 2000, Air Canada a inscrit une perte nette de 274 millions, ou de 2,28 $ par action, ou de 174 millions (1,45 $ l’action) abstraction faite des postes extraordinaires.Ce trimestre renferme une incidence défavorable nette de 120 millions découlant de la hausse du prix du carburant.Ces résultats trimestriels sont conformes à la mise en garde formulée à la fin de décembre.Pour l’ensemble de l’exercice, la hausse des cours pétroliers a amputé le bénéfice d’exploitation de 395 millions, soit l’équivalent de 233 millions après impôts.«La flambée du prix du carburant, qui a atteint des niveaux inégalés en dix ans, a entièrement effacé les synergies financières découlant de la fusion, en 2000, des deux transporteurs», a soutenu le président et chef de la direction, Robert Milton.Il a rappelé que «l’engagement que nous avons pris volontairement auprès du public de ne pas augmenter les tarifs intérieurs au cours de la première année de l’intégration a gêné considérablement notre capacité à compenser la hausse du prix du carburant.» Concurrence Cette stationarité ne persistera pas.Le 21 décembre dernier, Air Canada annonçait une augmentation de ses tarifs sur les routes domestiques de 6 % cette année.L’annonce prévoyait également l’élimination de 3500 emplois, soit 8 % des effectifs, cible maintenue hier.«Selon les tendances du quatrième trimestre, il faut se préparer aux retombées d’un ralentissement économique, à l’intensification de la concurrence sur le marché intérieur et à la volatilité du prix du carburant», a ajouté M.Milton.Parmi les mesures retenues pour répondre à ce ralentissement, Air Canada prévoit ramener à zéro ses plans de croissance de capacité en 2001, par un jeu de modification des fréquences, par l’affectation d’appareils plus petits sur certaines routes et par le délestage de gros-porteurs pouvant toucher huit appareils.Robert Milton a également insisté sur la volonté d’Air Canada d’introduire un nouveau transporteur à escompte sur le marché.Le projet est soumis à une négociation serrée entre la direction et les syndicats, notamment celui des pilotes.Il est également revenu en conférence de presse sur ce différend avec le Bureau de la concurrence empêchant Air Canada de coiffer les prix de Canjet sur certaines routes et dénonçant cette politique qui empêche Air Canada de protéger ses parts de marché.En réaction, hier, l’action d’Air Canada reculait de 0,35 $ pour clôturer à 12,15 $.Cinar présentera aujourd’hui des données financières non vérifiées PRESSE CANADIENNE La maison de production Cinar rendra publiques aujourd'hui, sous la forme d’un communiqué, ses données financières remontant à 1997, ce qui permettra finalement aux actionnaires d’en savoir un peu plus sur l’état de santé de l’entreprise.La vice-présidente responsable des relations avec les investisseurs et des affaires publiques chez Cinar, Louise Sansre-gret, a de plus indiqué, hier, que la société rendrait disponible, dans les prochains jours, un document dans lequel elle dressera un portait de sa situation, à l’intention d’investisseurs potentiels.Vendredi dernier, Cinar annonçait qu’elle publierait des données non vérifiées en raison de la «démission» des vérificateurs indépendants de la firme Ernst and Young.Selon la version de Cinar, la démission des vérificateurs serait due au refus du nouveau chef de la direction financière, George Rossi, de se porter garant de la gestion de l’entreprise avant sa venue, en novembre dernier.Ernst and Young n’a pas voulu donner sa version des faits, invoquant le devoir de confidentialité en ce qui concerne les dossiers des clients.Mme Sansregret a dit ne pas savoir si le lait que les données finan- cières n’auront pas été vérifiées nuira aux chances de trouver un acheteur pour Cinar.«Nous ne le savons pas, mais nous espérons que ce ne sera pas le cas, a-t-elle déclaré.Néanmoins, il y a tellement de candidats et d’entreprises qui ont manifesté leur intérêt.» Le conseil d’administration de Cinar a confié à la firme Merryll Lynch le mandat de dénicher un acheteur ou un partenaire.Mme Sansregret a dit souhaiter que le document de présentation de la compagnie permettra d’accélérer le processus.Les ennuis de Cinar ont débuté il y a 15 mois, après qu’il eut été révélé que l’entreprise avait eu recours à des prête-noms pour obtenir des crédits d’impôt relativement à la rédaction de scénarios par des auteurs canadiens.Le couple fondateur de la compagnie, Micheline Charest et Ronald Weinberg, a de plus été évincé de la haute direction, en août, pour avoir confié 122 millions à une firme des Bahamas sans l’autorisation du conseil d’administration.Mardi, Cinar a dit avoir engagé des poursuites en Cour supérieure du Québec totalisant 28,6 millions contre Mme Charest et son époux, M.Weinberg, ainsi que contre Ha-sanain Panju, ex-directeur financier qui fut mis à la porte en 1999.La BDC augmente son soutien financier PRESSE CANADIENNE Le soutien financier fourni en l'an 2000 par la Banque de développement du Canada (BDC) a augmenté de 14 % par rapport à l’année précédente pour s'établir à 1,6 milliard.Un communiqué de la BDC rendu public hier précise en outre que plus de 6200 nouveaux prêts ont été accordés durant la même période.La moitié des prêts consentis sont allés aux industries du savoir et aux exportateurs tandis que la totalité des 100 millions d'investissements en capital de risque (une augmentation de 55 % par rapport à l’an dernier) sont allés à des entreprises de la nouvelle économie.La BDC est une institution financière appartenant entièrement au gouvernement fédéral dont le président et chef de La direction est Michel VennaL Après l’implantation de l’espagnole CEPSA à Montréal-Est La SGF prévoit d’autres investissements en pétrochimie MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Madrid — L’implantation de l’entreprise espagnole CEPSA à Montréal-Est est le premier maillon d’une «chaîne industrielle» devant relancer la pétrochimie dans la région métropolitaine.«C'est un investissement majeur, structurant pour l'établissement d’une chaîne de pétrochimie à Montréal et à Montréal-Est», a déclaré hier le président-directeur général de la Société générale de financement, Claude Blanchet, en conférence de presse au siège social de CEPSA, à Madrid, où Mission Québec a signé l’entente la liant à l’entreprise espagnole.La société d’Etat compte d’ailleurs sur CEPSA pour attirer des entreprises impliquées dans la transformation de polyester et de résine de plastique.La SGF garde le secret sur ses démarches mais se pourléche déjà les babines devant les possibilités du marché des bouteilles de plastique.Comme en Europe, les grandes brasseries remplaceront bientôt les bouteilles de bière de vitre par des bouteilles de plastique incassables et recy- clables.Cela provoquera une explosion de la demande qui risque d’inspirer des investisseurs.La construction de l’usine pè trochimique CEPSA à Montréal-Est, qui débutera en mars, créera 5000 emplois temporaires d’ici à 2002.«C'est fait, c’est signé.Les r oulottes sont déjà installées sur le terrain de l’usine.On va commencer les travaux incessamment», jubilait Claude Blanchet.Les investissements sont impressionnants: 900 millions qui entraîneront la création de 2000 emplois directs et indirects, en sus des 5000 emplois dans la construction.La SGF avance au total 450 millions tandis qu’Investis-sement Québec accorde une subvention de 50 millions.La SGF et CEPSA créeront la compagnie Interquisa Canada, qui sera propriétaire de l’usine.L’investissement requis est de 700 millions, cofinancé presque également par CEPSA et la SGF.Les Espagnols sont majoritaires à 51 %.Ce marché de la pétrochimie est en croissance constante, en hausse de 12 % par année.La SGF récupérera ses 350 millions en cinq ans, prévoit Claude Blanchet.La SGF s'est également associée à Coastal Chemical, une entreprise texane, pour créer Coastal Pétrochimie.Après deux ans d’inactivité, cette usine produira du parasylè-ne, la matière première dont CEPSA aura besoin pour produire une résine utilisée dans la fabrication de plastique, de polyester, de fils, etc.L’investissement global est de 200 millions, déboursé à 51 % par les Texans, le reste étant allongé par la société d’Etat.Avec en poche une «entente à très long terme», le vice-président de Coastal, John W.Johnson, prévoit accroître sa présence au Québec.«C’est le retour en force de l’est de Montréal dans la pétrochimie internationale», s’est réjoui le premier ministre Lucien Bouchard.Attirée au Québec par l’ancien premier ministre Robert Bourassa, CEPSA exploite déjà une usine à Bécancour.Satisfaits de ce premier partenariat avec la SGF, de la qualité de la main-d’œuvre et du rendement de son investissement (40 millions), CEPSA mise à nouveau sur le Québec.500 OOO tonnes Elle profite aussi de l'accord de libre-échange pour pénétrer le marché nord-américain.Si CEPSA devait exporter ses produits directement de l’Espagne, elle devrait payer des droits de douane de 34 %.«Nous prévoyons une production annuelle de 500 OOO tonnes, que nous pourrons éventuel-ement augmenter de 20 %», prévoit le président-directeur général de CEPSA, Carlos Pérez de Bricio.Le raleqtissement économique aux Etats-Unis ne l’inquiète pas.La demande en vêtements de polyester et en bouteilles de plastique, notamment dans le gigantesque marché de la bière, sera très forte.«Ce n’est pas le ralentissement de la croissance économique qui va influencer la consommation de bière des Américains», a tranché M.Pérez de Bricio.CEPSA mise sur le Québec pour pénétrer le marché nord-américain Environnement, commerce et autres grands dossiers Uindustrie forestière veut parler d’une seule voix CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Association canadienne des ’ pâtes et papiers (ACPP) disparaît pour réapparaître aussitôt avec un nouveau nom, l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), et un mandat élargi pour faire en sorte que l’industrie forestière en arrive à «parler d’une seule voix» au Canada et à l’étranger sur des dossiers majeurs, tels la protection de l’environnement, les relations commerciales (dans un mois, l'accord ca-nado-américain sur le bois d’œuvre expire) et même sur le discours à tenir pour susciter à nouveau l’intérêt des investisseurs envers les titres des entreprises forestières.Le lancement de l’APFC a eu lieu hier à la clôture de la 88e assemblée annuelle de l’ACPP, qui recevait cette année près de 15 000 délégués.Les entreprises membres de l'ACPP génèrent actuellement des revenus de 30 milliards.Avec le regroupement envisagé, la nouvelle association représenterait des membres qui totalisent présentement des revenus de 60 milliards.Une première étape en ce sens avait été franchie à la mi-janvier lorsque les présidents de l’industrie du bois d’œuvre de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec, ainsi que Clé-Bois, un organisme fondé par certains membres de l’industrie il y a quelques années pour faire la promotion des intérêts de l’ipdustrie canadienne aux Etats-Unis, s’étaient regroupés.Il ne s’agit toutefois pas d’éliminer toutes les associations provinciales, mais plutôt d’effectuer une rationalisation.On a dénombré plus de 70 organisations, auxquelles les membres (qui sont les mêmes d’une organisation à l’autre) paient 60 millions par année en frais d’adhésion.Les compagnies paient en outre un autre montant de 60 mil-lions à divers organismes de recherche et développement Mais il y a plus que l’argent qui entre en considération.D y a aussi le fait que «la réputation de l’industrie n’est plus aussi bonne qu’elle devrait l’être», avoue David Emerson, président du conseil de l’ACPR qui devient le premier président de l’APFC.Au fait Lise Lachapelle, qui était présidente et chef de la direction de l’une, occupe la même fonction dans l’association élargie, dont les bureaux restent à Montréal, tout comme le personnel en place.Pour l’heure, le dossier majeur qui préoccupe l’industrie est celui du bois d’œuvre, puisque l’accord de cinq ans imposé par les Américains prend fin le 31 mars.Personne, ni au gouvernement à Ottawa ni dans les entreprises, n’a idée de Bois d’œuvre ARCHIVES LE DEVOIR ce qui va arriver par la suite.En outre, il y a à Washington un nouveau président, qui brise une tradition en ayant sa première réunion avec un chef de gouvernement étranger qui ne soit pas celui du Canada.De la visite du Texas L’industrie est tellement préoccupée qu’elle a invité hier comme conférencier Paul Begala, un démocrate qui a travaillé pour Bill Clinton à la Maison-Blanche, mais qui est aussi Texan et ami de George W.Bush.M.Begala n’a aucune idée de la façon dont Québec se dit désavantagé par l’entente actuelle JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Québec a fait les frais de l’entente cana-do-américaine sur le bois d’œuvre parce que Ottawa a voulu protéger les intérêts de la Colombie-Britannique, soutient le Bloc québécois.Le fédéral doit s’engager dans les prochaines négociations avec les Américains en exigeant que le libre-échange prévale dans ce secteur ou encore en proposant une entente qui exclurait le Québec.Selon le chef bloquiste, Gilles Duceppe, la province ne subventionne pas son industrie du bois d’œuvre.Aussi, elle ne devrait pas être pénalisée par le système de quotas tel qu’il existe dans l'entente actuelle, qui vient à échéance en mai prochain.«Le Québec n'a aucune subvention.Alors pourquoi avoir des quotas?Parce qu’il y aurait des pratiques de subventions dans d’autres régions», a-t-il affirmé hier, en précisant qu’il s’agissait de la Co-lorçibie-Britannique.A son avis, il est possible de retirer une province de l’entente, puisque c’est le cas avec le Nouveau-Brunswick, qui n’a pas été touché par le système de quotas.Toutefois, M.Duceppe admet que le Québec, lors de la signature de l’entente, avait décidé de s’en accommoder.«Le Québec avait protesté mais, à un moment donné, on s'est dit qu’on allait tenter de voir où cela allait mener», a-t-il expliqué.Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, a rejeté les assertions du Bloc.«Nous avons eu cinq ans de paix dans le dossier du bois d’oeuvre.Cet arrangement, dans le temps, a fait l’affaire.Il y a eu une amélioration de l’industrie québécoise», a-t-il dit.La part du Québec dans les ex- portatioqs canadiennes de bois vers les Etats-Unis est passée de 20 à 25 %, a-t-il fait valoir.Mais M.Pettigrew est d’accord avec les bloquistes: la meilleure solution dans le secteur du bois d’œuvre, c’est le libre-échange.«Nous travaillons avec toutes les provinces et toutes les industries des provinces, et le consensus s'est établi en faveur du libre-échange.» 11 espère maintenant que la nouvelle administration Bush sera prête à entendre ce message.Signée en mai 1996, l’entente de cinq ans encadre les exportations canadienpes de bois d’œuvre vers les Etats-Unis, Une certaine quantité de bois est exemptée de droits de douanes Lorsque ces quotas sont atteints des droits progressifs commen cent à s’appliquer.L’industrie ca nadienne s’est plainte à de nom breuses reprises que les quotas étaient trop bas.le nouveau président se positionnera à Washington.«Il était centriste au Texas, mais le Texas est plus conservateur que les Etats-Unis», souligne cet observateur.Selon lui, il ne faut pas attacher trop d’importance au fait que M.Bush aille au Mexique d’abord, qui est voisin du Texas.Qu’arrivera-t-il dans le domaine des produits forestiers?11 est trop tôt pour voir, répond M.Begala, mais il pense que la nouvelle administration sera probablement plus favorable que ne le fut celle de Clinton-Gore à l’utilisation des terres publiques.Pour ce qui est du Canada, il affirme que ce pays restera au centre des préoccupations du gouvernement américain.Pour sa part, M.Emerson espère qu’à l’expiration de l’entente sur le bois d’œuvre, le 31 mars, il y aura un temps de grâce en attendant une nouvelle entente.Au Canada, tout le monde souhaite que le libre-échange s’applique pleinement au bois d’œuvre comme à tout le reste.Personne ne veut le prolongement d’un système de quota qui pénalise les provinces les plus productrices.M.Emerson pense que M.Bush est un libre-échangiste mais aussi un dur négociateur.L’industrie canadienne cqmpte cependant des alliés aux Etats-Unis, pas seulement des adversaires protectionnistes farouches qui déjà montent le ton au Sénat.Il y a maintenant plusieurs compagnies qui ont des installations dans les deux pays et d’autres intervenants importants, comme Home Depot, qui sont intéressés à avoir aux Etats-Unis le bois d’œuvre canadien à un prix non gonflé par suite de barrières tarifaires ou de quotas sur les importations.La Capitale assurances de personnes i ASSEMBLÉE GÉNÉRALE Veuillez prendre avis que La Capitale assurances de personnes inc.Rendra son assemblée générale annuelle le mardi 20 février 2001, à 17 h 30, à son siège social.625.Saint-Amable, Québec, au 6' étage.Donné it Québec, le 2 février 2001.LE SECRÉTAIRE, Robert Giroux ¦ t I A () II' I) K \ 0 I K IK \ K N I) H K I) I i* K K V K I K R 2 (I (I I LE MARCHE BOURSIER B Acdsys AD Opt AOFGff AFMO AfftBF AlCDtvsr AIT adv ALiÎKtt AMR Tech AMTlntio Artadvo ATpiashcs AlTcan ATItech ATS Auto AastraT Abefdra 5000 2000 570 500 59600 7000 3100 7900 11790 7552 132699 455352 54191 12130 125222 AtiitibiC 2184026 Accord Fin 1033 Advanho 167021 Aeterra t 20975 Alton O AquicoT Aununt AimGIobl Amswonn 2400 38165 285394 52429 400 AirCaruda 1456103 AirCanat 169539 Airbosso 10125 AkitaAf 1136 AlarmF o 3000 Ah Energy 382798 AltErerp 7855 Alcan 1489541 AlcanCp 400 Alcan E P 200 AlcatHc 65450 2000 1300 131411 1100 596042 Algo QrAt Algc Cent Aig Steel Algon Mere Ahan AlirentaBI '2250 AilbancSp 14667 AlIbancSpp 4344 AllAtl8l 55500 AKiforesl 14615 Allied Oil 27984 Alugas 1950 Aftarexo 15977 Amenca O 64600 Am Eco 25050 Amleduc 1100 Arnica m 2300 Amisco 4300 AmtskA 3500 Amves 9275 Anadtmeo 1500 Anderson 473662 AndrsWAI 200 Anÿoleco 18570 AnorMedo 42150 Anthem P 500 Anthony O 1725 Apex A 3100 ArborBI 1300 Arose 20200 ArcbcGro 500 Argus B pr 100 ArmbroEn 1200 AsDestos 2700 Ashton 26399 Asia O 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ClarKa Claricap Claude R Clearly C Clubhnk CoOperA Co Steel Cogco chief Cogecol Cognicase Cognos Cotlicutt Colony Po Com Dev Comaplx Cominco L Command Comandw Corminico Compton Comstale Concert i Concordp Con)ucho Conor Pac o CCExprf C Entie 01 ConsPply ConPkj 0380 0330 03X-0010 74» 73X 73X*00X 0155 0 155 0 155 -0015 4 840 4 5X 45X -0^ 252X 252X 25^ -03X 90X d7X B9X*OXO BIX 77X 8 1X*02X 0070 0070 0070 OOX 0620 0 X0 0 610 -0010 148» 143X 143» -00» 147» 14270 144X -01» 56X S6X 56X*00» 54X 52» 53X -OIX 0125 0125 0 125 *0005 04» 04» 04» *0010 6540 64» 65X OOX 04X 03» 04X*01» 1200 1200 1200 *0050 ISXtOOM 15 147X 0070 0 070 0 070 OOX 0640 0 6X 06X-0 02Û 23X 2240 2 3X*0030 1140X107 1X111 500*10 5» 373X 3 430 3 3X 33X 0130 563 87» 87» 87» *00» 80895 22 9X 223» 22 5» 00» 170» 07» 07» 07» 00» 313643 31 0» 29 0» 30 4»-08» 29493 0 4» 0440 0 440 -0020 11»76 155» 135»'5ÛX-OiM 254» 31» 27» 30X*O1X 2X 29» 29» 29» 00» 37» 351» 34 0» 34 9»*03» 1065» 58» 55» 55» 00» 57» 575» 560» X0» 20» 95154 2 9» 27» 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PanCanP 156797 ParmntR 151304 Parkland 1» PasonSys 73» Patheon 8979 PeaceAAo 1» PeaceABot 5» oeakEn 1341» PennWsl 2X78 Perle sys 67» PetValu 10» PetroCev 1104548 Petrobko 6» Pelroixo 70» Pelromet 207796 1473 845 1185 11625 IX 2993 Placer Dm 845271 PionerMo Pionetnrc Pipe NT Pipe NT p Plaintree Player P PostEner 240125 10933 28X PtashCor 125834 PowrCorf 117364 3030 2382» 6» 28X 7X12 76 16320 6540 96X 30X 5573X 21975 Promateko 22X Promellol 23325 Propneto 10X PsKHi 1710 Purcell 0 261» Pure QU 0 1009» PowrCAp Powr Fin PwrFinC FVFmO PrectsnO Prectsnw Premdor Prerrbmd PremlA PnmexF Pnntera Procyno 52» 5220 5 220 -0 X0 25» 23» 2 440 *0 070 04» 0 430 0 430 -0 030 13» 12» 13»*01» 2530 24» 24» -0010 132» 125» 12 7» *01» 254» 24 2» 250» *18» 04» 04» 04» -0045 14» 13» 13» -00» 01» 01» 01»*0010 51380 46500 49 9X+2 890 26» 28» 28» 00» 163» 16240 162» -02» 00» 00» OOX OOX 47 320 47320 47 320 1 6» 15X 13» 1 3X -01» 77» 69» 72X 00» OOX 00» OOX 00» 0310 0»5 0310 00» 97» 95» 97»*07» 02» 0270 0270 00» 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à New York Æt 268,50$ ul Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens AlnqueduSud(rand) AHemagne (maili) Arabie Saoudite (nyal) Australie (dollar) Bahamas (dolbir) Barbade (dollar) Belgique (Irancj Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chili (peso) Chine (reruTunbi) Corée (won) Égypte (livre) Espagne (peseta) Etats-Unis (dollai) Europe (euro) Finlande (maik) France (Iranc) Grèce (drachme) Hong-Kong (dollar) Hongrie (lonnt) 0,2019 Me (roupie) 0 0341 0,7432 Indonésie (roupie) 0 000170 0,4148 Irlande (livre) 1 8491 0,8624 Israel (shekel) 03719 1,5150 Italie (lire) 0 000755 0,7820 Jamaïque (dollar) 0,0360 0,03584 Japon (yen) 0,012929 1,5150 Liban (livre) 0,001027 0,7800 Mexique (peso) 01654 0,5853 Pays-Bas (llonn) 0,6606 0,00275 Philippines (peso) 00315 0,1872 Pologne (zloty) 0 3817 0,001227 Portugal (escudo) 0007339 03982 Rép dPiiiinicaine(peso) 00951 0,00880 Rép tchèque (couronne) 0 0417 1,4939 Royaume-Uni (livre) 22089 1,4052 Russie (rouble) 00542 0,2453 Singapour (dollar) 0 8827 0,2225 Suisse (franc) 0 9467 0004376 Taiwan (dollar) 00477 0,1979 Ukraine (hryvna) 02838 000548 Venezuela (bolivar) 000220 Coup d'œil BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 250 Jours ,v\ 11000 00 10000 00 -9000 00 F Mai Avr| Mai{ Jun Jui AoO Sag Oct| NovjDécj Jan| 1 Fév 9287 66 La Bourse de Toronto TSE 35 TSE 100 TSE 200 TSE 300 Institutions financières Mmes et métaux Pétrolières Industrielles Aurifères Pâtes et papiers Consommation Immobilières Transport Pipelines Services publics Communications Ventes au détail Sociétés de gestion Canadian Venture Indice Composé Le Marché Américain 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX S&P500 NASDAQ Les plus actifs de Toronto 43345 587 94 ¦l¦2 94 05 82640 575 54 -2 52 -0 4 28792 497 90 +0 98 02 111433 9287 66 -34 21 -0 4 21090 10878 72 +22 93 02 5642 3926 56 +84 34 22 18708 8044 29 +62 44 08 30967 8805 79 -151 98 -1 7 5346 4084 48 +3 71 0 1 3400 4441 71 -97 85 -2 2 5774 16761 71 -27 12 -0 2 1136 2316 91 +27 91 1 2 2861 5719 19 -13 74 -0 2 2579 5549 81 +61 38 1 1 5174 15979 60 -17 49 -0 1 3167 18430 52 -150 91 -0 8 2223 5507 38 +7 38 0 1 3359 11803 39 +333 01 29 39862 3286 86 +36 80 1 1 n 221676 10983 63 +96 27 09 13021 3127 82 +20 06 06 23106 369 41 -2 91 -0 8 257805 3311 75 +15 93 05 * 666 57 +2 93 04 * 928 63 -1 29 -0 1 - 1373 47 +7 46 05 - 2782 79 +10 06 04 Volume Haut Bas Perm Var Var Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) NORTEL NETWORKS 7876 56 05 55 85 56 80 1 81 31 MITEL CP 7426 1519 14 05 14 55 2 03 122 MACKENZIE FIN CP 7370 2915 29 05 29 10 ¦*0 05 02 BERKLEY PETR CP 5627 11 10 10 95 11 09 ¦*0 04 04 LAIDLAW INC 5024 0 49 0 40 0 42 0 05 106 HERITAGE CONCEPTS 3660 032 0 29 0 31 ¦*0 01 33 GULF CDA RES LTD 3594 8 25 601 820 ¦*0 05 06 ROYAL BANK OF CDA 3263 46 45 47 90 48 20 LORUS 3061 2 45 2 16 244 +0 30 140 BCE INC 2264 42 99 42 70 42 75 0 20 05 Les plus actifs du Canadian Venture Volume Haut Bas Penn Var Var Compagnies (000) ($) (S) ($) ($) (%) INTRACOASTAL SYS 1246 038 034 0 35 0 03 79 JUPITER POWER 1075 1 06 0 99 1 01 +0 04 4 1 CALCITECH LTD 651 030 0 29 0 29 +0 04 160 BLUE LIGHTNING 736 0 10 0 08 0 08 +0 01 143 ZCONNEXX CP 729 006 0 05 0 05 •0 01 167 MASUPARIA GOLD CP 671 0 19 016 0 17 0 02 105 PANQEO PHARMA INC 646 1 65 1 60 1 62 LASVEGAS FROM 615 0 25 0 20 020 •004 167 DELICIOUS 576 008 0 07 0 07 NAVIGATOR EXPLO 562 062 060 0 62 +0 01 1 6 Decision+ Une simulation boursière avec de vrais outils transactionnels I l'Ii'liliiiiU'r (514) .S;iiis l'ruis: l-«77-.t')2-(,tri(i WWW declsionplus.com 1 Montréal Tta tal ta tata tal ta NnL ta A H AbcourtdB 019 ox 1274 0« ox OX Afn-Cin 034 015 100X 025 022 022 -002 Allican 110 023 185X 0» 040 0» *002 Anglo Swtn 0» 011 leox 020 020 020 •OX Antoro 024 002 10X OX OX OX Arimool 3X 025 210» 045 040 045 *0X Ariqit b 0» on tsx 110 IX IX *010 AurigmcM 030 002 470X 010 OX 010 *0X Cermn 12» 045 114X 3X 270 270 -010 CoMritniMh 019 OX 550X 0» OX OX *001 CvUMvJ 1» 021 140X 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rapport annuel sur l'économie canadienne dans lequel il souligne le besoin d'une intervention ferme des autorités monétaires canadiennes sans pour autant qu’il soit nécessaire dp «réagir à tout choc» venant des Etats-Unis.«Les politiques en place ont placé l’économie réelle et financière en situation de réagir à tout choc économique majeur, y compris un ralentissement de la croissance américaine», a écrit le FMI.«Bien que les politiques canadiennes n’aient pas besoin de réagir à tout choc provenant des Etats-Unis, un assouplissement de la politique serait nécessaire dans le cas d’un ralentissement économique américain substantiel», ajoute l’organisme international.La Banque du Canada a réduit son taux directeur de 25 points de base le mois dernier, soit une réduction deux fois moindre que celle annoncée précédemment par la Réserve fédérale américaine.La Fed a depuis retranché 50 autres points de base à son taux directeur mais le Canada n’a pas encore imité le geste.La Banque du Canada doit détailler ses prévisions de politique monétaire la semaine prochaine mais aucune annonce de changement de taux n’est prévue avant la prochaine rencontre de son comité, le 6 mars.La banque centrale peut toutefois décider de modifier les taux sans préavis avant cette date.Réductions d’impôts Le FMI a par ailleurs noté que les réductions d’impôts en vigueur dès cette année rendront les entreprises canadiennes plus concurrentielles.Une fois l’ensemble des réductions d’impôts appliquées, le FMI prévoit que le taux de taxation des entreprises canadiennes sera infé- ieur à celui des États-Unis.Le FMI, qui pressait depuis longtemps le Canada de réduire ses impôts, croit aujourd’hui qu’Ottawa devrait utiliser ses excédents budgétaires pour rembourser la dette nationale.Saluant l’introduction prochaine d’une réforme législative du secteur financier canadien, le FMI a souligné que le système bancaire du pays était «parmi les plus sains au monde» et que l’industrie des valeurs mobilières était adéquatement encadrée.Le ministre des Finances, Paul Martin, a bien accueilli les commentaires du FM,I, un organisme regroupant 182 États et voué au maintien de la stabilité du système monétaire international.«Encore une fois, le FMI reconnaît l’excellence des mesures prises par le Canada», a affirmé le ministre Martin par voie de communiqué.«Nous nous réjouissons particulièretnent du fait que le FMI estime que le Canada est en bonne position pour contrer les bouleversements qu’entraînerait un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis», a-t-il ajouté.Le FMI conduit de telles / % -Mtr, W" ' ^ ' iéémnéS ARCHIVES I.E DEVOIR Paul Martin études sur ses pays membres chaque année.Si le pays concerné le permet, le FMI publie d'abord une déclaration de son équipe d’économistes et d'experts financiers.Vient ensuite un rapport détaillé disséquant divers aspects de l’économie du pays.L’action de Fondaction a pris de la valeur LE DEVOIR Fondaction a fait part, hier, de ses résultats semestriels et d’une hausse de la valeur de son action, qui atteint 12,38 $.le Fonds de développement de la CSN pour la coopération et l’emploi a précisé que la valeur de l’action passe de 12,25 $ à 12,38 $, selon les résultats semestriels au 30 novembre 2000.Après cinq années d’existence, «la valeur de l’action du fonds de tra vailleurs de la CSN n’a jamais connu de diminution», a souligné Fondaction.Selon les résultats semestriels, l’actif total de Fondaction s’élevait à 146,3 millions au 30 novembre dernier, soit une augmentation de 47,8 % en douze mois.«On prévoit atteindre d'ici l’an 2002 le cap des 200 millions, et celui des 500 millions en 2005», a ajouté le p.-d.g.de l’institution, Léopold Beaulieu.Au cours du semestre, les montants souscrits à Fondaction ont augmenté de 44,3 % par rapport à l’an dernier, «le mode de contribution par retenue sur le salaire représentant maintenant plus de trois millions de dollars mensuellement».Ainsi, le nombre d’actionnaires de Fondaction s’est s’élevé à 28 784 à la fin du semestre, soit une augmentation de 37,4 % depuis novembre 1999.Quant à la performance, et «alors que plusieurs catégories de fonds de placement ont connu des rendements négatifs au cours de ce semestre marqué par les turbulences des marchés financiers, Fondaction a dégagé un rendement annualisé de 2,6 %.Le rendement annuel moyen de Fondaction s’établit à 6,1 % depuis sa création en janvier 1996.» Il va sans dire qu’à ce rendement il faut ajouter l'avantage fiscal dont bénéficie l’acheteur d’une part de Fondaction.Les crédits d’impôt pour contribution à un fonds de travailleurs ont pour effet de réduire de 30 % le coût d’acquisition des actions.Au 30 novembre, les investissements en entreprise, engagés ou déboursés, de Fondaction s’élevaient à près de 85 millions, soit une augmentation de 180 % en douze mois.Subventions aux exportations Le Brésil bloque temporairement une demande du Canada à l’OMC PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Brésil est parvenu à bloquer temporairement une demande du Canada pour que l’Organisation mondiale du commerce examine les modifications apportées récemment au programme brésilien de subvention des exportations.A une réunion de l’OMC, hier matin, le Canada a demandé à un groupe spécial de l’organisation de déterminer si le nouveau programme ProEx, utilisé notamment par le Brésil pour favoriser les ventes du fabricant d’avions régionaux Embraer, était conforme aux règles du commerce international.Le Brésil a alors utilisé des objections administratives pour bloquer la demande du Canada.Le Canada demandera donc la tenue, d’ici 10 jours, d’une réunion de l’OMC au cours de laquelle un groupe spécial sera mis sur pied pour étudier la question.«Les efforts du Brésil en vue de bloquer notre demande de précision des modifications apportées récemment par ce pays au programme ProEx confirment ce que nous savions déjà: ProEx demeure illégal et les Brésiliens savent que le groupe spécial de l’OMC La dispute entre les deux pays dure depuis deux ans leur donnera tort encore une fois», a déclaré par voie de communiqué le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew.La dispute entre le Canada et le Brésil devant l’OMC dure depuis plus de deux ans.Selon Ottawa, ProEx procure un rabais équivalent à 2,5 millions pour chaque avion vendu par Embraer, ce qui lui permettrait de livrer une concurrence déloyale au fabricant canadien Bombardier.Un groupe spécial d’arbitrage de l’OMC a donné raison au Canada et a exigé du Brésil qu’il abandonne ProEx — qui offre des rabais d’intérêts sur les prêts accordés pour les biens destinés à l'exportation.Le Brésil a depuis apporté des modifications à son programme.Au mois d’août, l’OMC autorisait le Canada à appliquer des sanctions commerciales totalisant 344 millions par année à l’eqdroit du Brésil.A la fin du mois de décembre, le gouvernement fédéral annonçait qu’il offrait une garantie de prêt représentant 75 % d’un contrat qui pourrait atteindre trois milliards, pour l’achat d’avions de Bombardier par une filiale de United Airlines située au Wisconsin.Ivanhoé et Cambridge formeront une seule et même société immobilière PRESSE CANADIENNE Les sociétés immobilières Ivanhoé et Centres commerciaux Cambridge fusionnent leurs activités, à la suite de la privatisation de Cambridge par son unique propriétaire, Ivanhoé, l’année dernière.La nouvelle entreprise, baptisée Ivanhoé Cambridge, aura son siège social à Montréal et possé- dera 61 centre^ commerciaux au Canada et aux États-Unis.Ses actifs, en date du 31 décembre, s’élèvent à près de sept milliards.La Caisse de dépôt et placement du Québec sera le principal actionnaire d'Ivanhoé Cambridge, alors que quatre autres caisses de retraite canadiennes détiendront des participations.En octobre dernier, Cambridge est devenue une filiale à part entière d’Ivanhoé, qui l’a ensuite privatisée.Ivanhoé était partenaire et actionnaire de Cambridge depuis 1990.L’actuel président d’Ivanhoé, René Tremblay, agira comme président et chef de la direction de la nouvelle société fusionnée.Un nouveau conseil d’administration sera nommé prochainement.E N H K E F Cognicase achète Maxon (FC) — Le fournisseur de services informatiques Cognicase a annoncé hier qu’il achète Maxon, spécialisée dans la gestion de sé-eurilé des réseaux et implantée à Brossard et à Toronto, la gamme de Maxon fera partie d’une division d’infrastructure de sécurité que l’acquéreur baptise «Watch4me», annonce un communiqué.Cognicase, dont la Banque Nationale avait pris le contrôle en mai 2000, pour 232 millions, veut ainsi se renforcer dans la protection des «systèmes critiques et applications de commerce électronique».Cognicase cherche en outre à bien se placer sur le «marché en forte croissance des services de gestion de sécurité», dans un contexte où «les systèmes d’information complexes sont devenus la norme».loto-québec F T' J Tirage du *-»»**• 2001-01-31 oa 1â 2â 34 38 45 Numéro complémentaire: 43 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 8 86 790,30 $ 5/6 314 1 768,90 $ 4/6 13 962 76,20$ 3/6 265 968 10,00$ Ventes totales 16 196 661 $ Prochain gros lot (approx ) 10 000 000 $ w Tirage du 2001-01-31 01 09 15 IS 21 4Q Numéro complémentaire: 32 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 29 500,00$ 4/6 1 230 50,00$ 3/6 22 844 5,00$ | Ventes totales 592 552,50 $ Kjjjtra Tirage du 2001-01-31 NUMÉROS LOTS 424636 100 000$ 24636 1 000$ 4636 250$ 636 50$ 36 10$ 6 2$ L* Jeu doit reitar un Jeu Les mode niée d'encaissement des billets gagnants pafRitsenl au verso des billets En ces de disparue antm cette liste et la liste officielle de L Q.cette demi Are a pnotité Annie BOLDUC IVIATH-O-MATIQUE 1™ à 5B secondaire En un seul uolume.704 pages - 46,75 $ Les Éditions GUÉRIN En vente Hans toutes les nuratnes CvanA caMa Ar\ 0 50% et plus Costumes d'automne 100% laine Importés d'Italie Rég : 9éQ$ Solde 399$ Vestes-Blasers 100% laine Importés d'Italie Rég: 495$ Solde z99$ Pantalons 100% laine Importés d'Italie Rég: 1-95$ Solde 99$ Cravates 100% soie Importées d'Italie ^^1*1 1 Rég :-95$ Solde 40$ ^lub 402-hommc 5amodi de 10 h à 18 h ing ru8 Salnte.Caih»fine O.Buraau 200 Tous les soirs après 18 h Montréal (Québec) H3B 1H5 sur rendez-vous seulement téi sei 3636 Les fabricants prévoient de réduire leur production PRESSE CANADIENNE Ottawa — Dans leurs prévisions pour le premier trimestre de l'année, 43 % des manufacturiers sondés par Statistique Canada s’attendent à réduire leur production.L'agence fédérale faisait part hier que seulement 15 % des fabricants pensent accroître leur production.Daps cette enquête régulière, c’est le premier bilan négatif qui ait été constaté depuis juillet 1998.La baisse est due surtout aux secteurs du matériel de transport et des métaux de première transformation.En outre, les constructeurs automobiles viennent eux aussi de réduire leur production.Par ailleurs, en ce qui a trait aux commandes en carnet, 35 % des fabricants rapportent que le niveau est inférieur à la normale et seulement 11 % d’entre eux notent qu'il est supérieur.Au sujet des perspectives d'emploi, la plupart des répondants disent de nouveau quelles «changeront peu», soit 64 %, en diminution sur les 71 % comptabilisés en octobre.Certains s'avancent à dire que l’emploi va bouger, 17 % croient qu’il va augmenter et 19 % pensent qu’il va diminuer.Or, en octobre, ils étaient également 17 % à penser qu’il allait monter mais seulement 12 % à prévoir une baisse.Quatre fois l’an, en janvier, avril, juillet et octobre, l'agence fédérale élabore ces résultats d’après les réponses obtenues d’environ 4000 fabricants au pays.Les scores sont pondérés suivant la valeur des livraisons ou bien le nombre de salariés des entreprises.ÉTATS-UNIS La menace d’une récession se confirme ASSOCIATED PRESS New York — La menace d’une récession semble se confirmer aux États-Unis.L’indice de l’activité de l’industrie de transformation a baissé en janvier à un niveau qui laisse présager un arrêt de la croissance économique américaine pour la première fois en 117 mois, autrement dit depuis pratiquement une décennie.Les chiffies annoncés hier correspondent en effet à «une baisse annuelle de 0,6 % du PIB», selon Norbert Ore, président de la National Association of Purchasing Management (NAPM), une association d’industriels américains.Le rapport de la NAPM est toujours très attendu car il donne une première indication sur l’activité économique de janvier dans le très important secteur de l’industrie de transformation.Pour le sixième mois consécutif, cet indice de l’activité de l'industrie de transformation a baissé en janvier pour atteindre 41,2, son niveau le plus bas depuis mars 1991.Or, quand l’indice descend en dessous de 42,7, cela entraîne généralement une «croissance négative», autrement dit une récession, de l’économie en général, a précisé Norbert Ore, qui supervise le rapport de la NAPM.Ce rapport est réalisé à partir des données transmises par les respon- sables des achats qui acquièrent les matières premières et les fournissent aux usines de plus de 350 firmes industrielles.Un indice su|>e-rieur à 50 représente une hausse de l’activité tandis qu’un niveau infé rieur traduit une contraction de cette activité.Si, depuis juillet dernier, le secteur était en baisse, c’est la première fois que l’indice chute à un niveau qui pourrait laisser penser que la baisse de régime touche l’économie américaine tout entière.Pour Doug Porter, économiste de la firme BMO Nesbitt Burns Securities de Chicago, il n'y a pas deux laçons d’interpréter ces résultats: «Nous sommes clairement dans une zone de récession.» Wall Street a chuté à la suite de la publication de ce rapport Toutefois, certains restent optimistes.Pour Norbert Ore, l'économie actuelle, plus mondialisée et axée siu- les nouvelles technologies, devrait «rebondir plus rapidement» qu'en 1991.Ces derniers jours se sont multipliés les signes d’un ralentissement plus profond que prévu de l’économie américaine.Mercredi, le département du Commerce a annoncé que le PIB, la plus importante mesure de la santé économique, avait crû à un taux annuel de seulement 1,4 % au dernier trimestre 2000, une nouvelle preuve de la vitesse à laquelle l’économie américaine s’est ralentie depuis l’été alors que, précédemment, ce taux tournait autour des 5 %.Québec Régie des alcools, des courses et des jeux El El El El AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée a la Règle des alcools, des courses et des jeux, edes " - - “ “ étage, Monti Service des greffes, 1.rue Notre-Dame Est, 9* .réal.(Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Mohammed Rahman RESTAURANT BON MIRAGE 7953, rue Hochelaga Montréal (Québec) H1L2K9 Dossier: 163-428 9098-5946 Québec inc.RESTO-BAR ALUCARD 4293, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2K9 Dossier: 184-424 96721 Canada Ltd.MIKE SOUS MARIN & PIZZA 1630.bout St-Martin Ouest Laval (Québec) H7S 1M9 Dossier: 192-641 Restaurant la Permis Molisana Inc additionnel RESTAURANT LA 1 Bar MOLISANA INC 1012 & 1014 & 1016, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1P7 Dossier 275-727 Changement 7953, rue de catégorie Hochelaga de Restaurant Montréal pour vendre à (Québec) Bar H1L2K9 1 Restaurant 4293, rue pour vendre 1 Bar sur terrasse (suite à cession) Changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre Changement de catégorie de 1 Brasserie à 1 Restaurant pour vendre Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2K9 1630.boul.St-Martin Ouest Laval (Québec) H7S 1M9 1012 & 1014 & 1016, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2C 1P7 327, rue Saint- Laurent Ouest Longueuil (Québec) J4H 1M6 Taverne Vincent Inc.CHEZ VINCENT 327.rue Saint-Laurent Ouest Longueuil (Québec) J4H 1M6 Dossier 371-815 9096 2069 Changement 901, rue Québec inc.de catégorie Rachel Est RESTAURANT de Restaurant Montréal APRES LE JOUR pour vendre à (Québec) INC Restaurant H2J 2J2 901, rue Rachel Est pour servir Montréal (Québec) H2J 2J2 Dossier 374-918 9057 9673 Addition 358 A.rue Québec inc d'autorisation Notre-Dame RESTAURANT de danse Repentlgny LES SERRES dans un (Québec) MANHATTAN 358 A, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2S7 Dossier: 984-799 9012-4314 Québec inc.HIPPO CLUB INTERNATIONAL POINTE AUX-TREMBLES 3675, boul.Tricentenaire Montréal (Québec) H1B4A0 Dossier: 998-252 9070-1319 Québec inc CAFÉ COZMOS 880, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1S6 Dossier: 1045-749 Restaurant J6A 2S7 pour vendre 3675, boul Tricentenaire Montréal (Québec) H1B4A0 1 Bar (suite â cession) 880, rue Jean-Talon Ouest Montréal (Québec) H3N 1S6 Centre Molson Inc.CENTRE MOLSON 1200, rue de la Gauchetière Ouest Montréal (Québec) existant H3B 2S2 Dossier: 1252-543 Ajout de la 1200.rue de la mention de Gauchetière vente d'alcool Ouest dans les Montréal gradins dans (Québec) un Bar H3B 2S2 3649784 Canada 1 Bar LES ENTREPRISES GREEN STOP 5769-5781.boul des Laurentides Laval (Québec) H7K 2K5 Dossier 1698-307 5769-5781, boul.des Laurentides Laval (Québec) H7K 2K5 9070-5526 Québec inc.RESTAURANT BAR NOBEL 1550, rue Nobel Boucherville (Québec) J4B 5H3 Dossier 1735-232 Placements Sergakis inc RESTAURANT 3485, Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P3 Dossier: 1791-821 Restaurant Chochai inc.CHUCH 4094, rue St-Denis Montréal (Québec) H2W 2M5 Dossier: 1791-862 Addition de spectacles sans nudité dans un Bar avec danse déjà existant Addition d'un permis de Bar sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir 1550, rue Nobel Boucherville (Québec) J4B 5H3 3485.Notre Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1P3 4094, rue St Denis Montréal (Québec) H2W 2M5 3819817 Canada 2 Restaurants 1, inc, 3819817 Canada inc 1.Westmount Square, C-310 Montréal (Québec) H3Z 2P9 Dossier 1792-506 Riva Canada inc.2897, rue des Pétunias Carignan (Québec) J3L 5B6 Brasserie d'Orval Canada inc.2897.rue des Pétunias Carignan (Québec) J3L 5B6 pour vendre dont 1 sur terrasse Westmount Square.C-310 Montréal (Québec) H3Z 2P9 Changement 1685, rue d'endroit Cabot d'exploitation Montréal du permis de (Québec) distributeur de H4E 1C9 bière n° DB 005 Changement 1685.rue d’endroit Cabot d exploitation Montréal du permis de (Québec) distributeur de H4E 1C9 bière n° DB 004 L E DEVOIR.L E VEND R EDI 2 F É V R I E R 2 O O 1 A 8 EDITORIAL Récession ou pas?La Réserve fédérale américaine, la Fed pour les intimes, vient d’abaisser ses taux directeurs de un demi de 1 % pour la seconde fois en moins d’un mois.Cela ne s’était pas vu depuis des années, signe de l’importance du ralentissement économique qui se dessine aux Etats-Unis et qui menace de s’étendre au reste du monde.Se dirige-t-on vers une récession comme en 1991 ?our le moment, la plupart des analystes font preuve d’un optimisme prudent quant aux effets du ralentissement américain sur le rythme de croissance de notre propre économie, mais tout cela est bien fragile.Le Canada exporte plus du tiers de sa production annuelle et 80 % de ces expéditions prennent la direction des Etats-Unis.Il suffit de voir ce qui se passe en Ontario dans l’important secteur de l’automobile, où les annonces de licenciements se succèdent, pour se rappeler que notre économie et nos emplois sont intimement liés à l’humeur des consommateurs américains.En réduisant fortement et rapidement ses taux d’intérêt directeurs — d’autres baisses sont d’ailleurs prévues d’ici quelques semaines, aux Etats-Unis et au Canada —, le grand manitou qui préside la Fed, Alan Greenspan, espère réduire le risque d’une récession pure et dure comme celles que nous avons connues deux fois déjà, en moins de vingt ans, en 1982 et 1991.Comme il y a quelques années, la Fed tente un «atterrissage en douceur», mais après plus de dix années de croissance ininterrompue, le défi est plus difficile que jamais à relever.Cela dit, la conjoncture actuelle, tant aux États-Unis qu’au Canada, est fort différente de celle qui prévalait au début de la décennie 90 alors que la spéculation immobilière, l’inflation des prix et les énormes déficits des gouvernements empêchaient ces derniers, autant que les banques centrales, de jouer pleinement leur rôle complémentaire de régulateurs de l’économie.Ici même, au Canada, on se rappellera que le gouvernement de Brian Mulroney, endetté par-dessus la tête, ne pouvait choisir pire moment pour introduire la TPS, cette nouvelle taxe que le monde syndical promettait d’éviter en exigeant des hausses salariales au moins équivalentes.Devant cette menace d’accélération de l’inflation par les salaires, le gouverneur de la Banque du Canada, le doctrinaire John Crow, avait décrété des hausses préventives de taux d’intérêt, dont l’effet fut fatal sur la consommation et les investissements.Le Canada plongea en récession plus vite et plus durement que les États-Unis, situation dont il n’est ressorti que longtemps après son voisin.Un vrai gâchis! Aujourd’hui, les budgets et l’inflation étant sous contrôle, gouvernements et banques centrales sont en meilleure position que jamais pour intervenir à contre-cycle de la tendance qui se dessine.Diminution des taux d’intérêt et réduction ciblée des impôts destinées à encourager la consommation et l’investissement, lancements de grands projets de construction, tout cela est redevenu possible.Reste à vérifier si nos gouvernements sauront utiliser de façon judicieuse la marge de manœuvre dont ils disposent.Car c’est de la justesse de leurs décisions que dépendent maintenant la poursuite de la croissance, la hausse de l’emploi et l’amélioration de notre niveau de vie.jrsansfacon@ledevoir.ca L’ombre de Lockerbie ouze ans plus tard, le dossier Lockerbie s’est conclu sur l’amertume.Celle des parents des 270 personnes massacrées en plein vol par une bombe portant l’empreinte libyenne.Si la grande majorité des familles des victimes a exprimé sa satisfaction après que des juges écossais ont condamné à vingt ans de prison l’un des premiers rôles de cet acte horrible, cette même majorité a réitéré son souhait qu’une enquête publique soit commandée par les autorités concernées.A moins que les autorités en question, britanniques au premier chef, ne changent leur fusil d’épaule au cours des prochains jours, il est peu probable que les proches des victimes obtiennent satisfaction.Il est vraisembable que la suite du dossier demeurera entre les mains des membres du Conseil de sécurité, qui n’ont jamais souhaité que l’on aille véritablement au fond des choses, ou du moins qui ont toujours agi de manière à ce que certaines interrogations ne soient pas l’objet d’un débat public.La principale de ces interrogations, la plus atroce d'entre elles, étant bien évidemment cette information voulant que des services de renseignement occidentaux auraient été au courant qu’un attentat se tramait On se souviendra que deux mois avant que le Boeing de la Pan Am ne soit pulvérisé dans le ciel écossais, «certains» savaient qu'une bombe glissée dans un poste de radio de marque Toshiba — on connaissait même la marque du poste — serait introduite dans un avion.Sur cette dimension du dossier, la partie civile a formulé mille et une questions auxquelles a fait écho un lourd silence.Comment se fait-il que l’on ait si souvent mentionné l’Iran comme possible coauteur, voire principal auteur, de l’attentat?Que se cache-t-il là-dessous?Est-ce le fruit d’une opération de désinformation ou est-ce que le sombre et toujours commode secret d’État exige un enterrement rapide du dossier?Ce dossier ne sent pas très bon.D’autant moins, ainsi que l’ont d’ailleurs souligné les représentants des victimes, qu’en ce qui concerne la Libye, et seulement elle, ce sont les seconds violons qui ont écopé.lœ colonel Khadafi a beau gesticuler et jurer sur tous les tons qu’il n’est pour rien dans cette affaire, reste que les personnes impliquées dans l’attentat étaient sous les ordres directs du beau-frère de Khadafi, lui-même sous les ordres de,.Cela étant, tant les Britanniques que les Américains ont clairement indiqué que les sanctions qui frappent la Libye depuis plusieurs années seraient maintenues tant et aussi longtemps que Khadafi n’aura pas fait son acte de contrition et indemnisé les parents des victimes.Déçus par l’évolution du dossier, certains souhaiteraient un retour aux sanctions prises par le Conseil de sécurité de l’ONU dans l’année qui suivit le drame de Lockerbie et l’attentat perpétré contre un DC 10 de la compagnie française UTA, qui avait fait 171 victimes.Les membres du Conseil de sécurité avaient élaboré un train de sanctions qui fut adouci au milieu des années 90.Ce dossier comporte encore trop de zones d'ombre pour être qualifié d’achevé.Serge Truffaut ?O Jean-Robert Sansfaçon ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE LETTRES L’impasse du débat national Bravo à Lucien Bouchard pur le courage et la lucidité qu’il a eus de démissionner.Il a reconnu que le débat national piétine et qu’il ne peut rien y faire sans l’appui de la population.Premièrement, il n’y a pas de consensus sur le projet de souveraineté, même parmi les francophones.L’explication se trouve dans un principe de marketing qu’on appelle la pyramide de Maslowe.Selon ce principe, les clients (électeurs) cherchent d’abord à satisfaire leurs besoins de sécurité matérielle avant leurs besoins d’identité.Or la souveraineté n’est qu'un projet, alors que le statu quo est la sécurité, même précaire, du présent Deuxièmement, le débat est empêtré dans la social-démocratie.C’est à croire qu’il est plus vertueux d’avoir un gouvernement actif et des citoyens passifs.Pourquoi ne pas avoir un gouvernement actif et aussi des citoyens actifs?Peut-on se permettre d’écarter l’un ou l’autre des acteurs du développement?Et peut-on faire la souveraineté avec des électeurs passifs?On insiste beaucoup sur les droits des citoyens mais rarement sur leurs obligations.Pourtant, ce sont les citoyens qui produisent la richesse dont dépend tout le reste.Troisièmement, la culture, ce n’est pas seulement la langue et l’expression artistique mais aussi un contenu qui est la vie économique et sociale.Si cette culture partage les mêmes valeurs et les mêmes intérêts que la majorité du Canada, alors tout le débat natio- nal est futile.Cependant, la culture risque de devenir une simple traduction de la culture dominante.Elle risque aussi de tomber dans le consumérisme et l’insignifiance culturelle nord-américains.L’apathie des électeurs peut donc s’expliquer par la priorité des besoins matériels, la dépendance trop grande face au gouvernement et la passivité face à la culture dominante.Dans ce contexte, mieux vaut chercher une sortie de secours.Michel Matte Ottawa, 29 janvier 2001 Le chiffon rouge de la liberté Les guerres de drapeaux des politiciens sont un scandale public dont le Canada se passerait volontiers.Le «chiffon rouge» est un symbole précieux pour tous les oubliés de la Terre ! J’espère voir le jour où tous les exclus de la Terre se donneront la main et, à une date fixe, marcheront partout dans les villes et villages de la planète pour dénoncer toutes les violences qui leur sont faites avec, à la main, une branche d’aulne et, au bout, un «chiffon rouge».• Honte au Canada, honte au Québec pour faire de ces quelques mots un pseudo-scandale politique.Le chiffon rouge est le symbole de la colère de tous les opprimés de la Terre.C’est notre symbole, et les politiques et journalistes devraient avoir la décence de le reconnaître.C’est et ça demeurera la seule façon pour tous les abusés de la Terre de montrer leur co- lère face aux exactions et injustices dont ils sont victimes tous les jours.Pas aux politiciens de s’en gargariser ou de s’en offenser! Juste pour faire leurs petits coqs de bassecour de la manière la plus basse qui soit, d’un point de vue politique.Jean Simon (Gilles Girard) Janvier 2001 Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge Une fleur couleur de sang Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge Lève-toi car il est temps Allons droit devant vers la lumière En levant le poing et en serrant les dents Nous réveillerons la Terre entière Et demain, nos matins chanteront Compagnon de colère, compagnon de combat Toi que l’on faisait taire, toi qui ne comptais pas Tu vas pouvoir enfin le porter Le chiffon rouge de la liberté Carie monde sera ce que tu le feras Plein d’amour, de justice et de joie Lève-toi car il est temps Tu crevais de faim dans ta misère Tu vendais tes bras pour un morceau de pain Mais ne crains plus rien, le jour se lève Il fera bon vivre demain Tu vas pouvoir enfin le porter Le chiffon rouge de la liberté Carie monde sera ce que tu le feras Hein d’amour de justice et de joie Olé! - Le Chiffon rouge, Michel Fugain LIBRE OPINION -?- La saga Métro, symptôme d’un mal profond JEAN LAROSE Directeur général de l’UPA Depuis novembre, les marchands actionnaires de Métro et la haute direction de l’entreprise déchirent leur chemise sur la place publique.Les marchands tiennent mordicus à garder l’entreprise sous contrôle québécois.La haute direction, de son côté, aurait des intentions moins avouables de vendre au plus offrant.Passera, passera pas à des mains étrangères, Métro?Telle est la question, qui demeure entière malgré l’assemblée générale annuelle des actionnaires de la compagnie, mardi dernier.Multi-Marques, quant à elle, n’a pas tergiversé longtemps sur le sujet puisque Maple Leaf en a fait l’acquisition, la semaine dernière, à travers sa filiale torontoise, Canada Bread.L’inquiétude est de rigueur.Où s’en va l’agroalimentaire québécois?le cas de Métro est symptomatique d’un mal plus profond.Aussi bien Métro que Multi-Marques sont des fleurons de notre industrie agroalimentaire et certainement pas des canards boiteux.Métro est bon deuxième dans son domaine au Québec, accaparant 35 % du marché, devant Sobey et tout juste derrière Provigo-Lo-blaw.Ce n’est pas rien ! Multi-Marques, pour sa part, propriété québécoise depuis trois gé» nérations, revendique 50 % du marché du pain au Québec.Ces mouvements «obligés» montrent bien à quel point le paysage de la distribution alimentaire a complètement été chamboulé au Québec, ces dernières années.Qui ne se souvient pas de la commotion provoquée à cause de l’achat de Provigo par I/iblaw?En fait, Métro demeure la seule chaîne d’alimentation à porter la bannière québécoise.On y fait encore son marché de la terre à la table façon Québec, mais pour combien de temps encore?De tels changements ont des incidences profondes sur les pratiques commerciales.Les marques maison, par exemple, dictent désormais leurs lois en s’imposant sur les tablettes, tout comme la gestion par catégories, qui laisse place à moins de fournisseurs.Quant aux décisions d’affaires, elles se prennent de plus en plus outre-frontières, les sièges sociaux (sauf Métro) se trouvant hors Québec.Qui peut nier que l’agroalimentaire québécois ne souffre pas de ce «glissement» des centres décisionnels?Provigo, par exemple, a récemment boudé Multi-Marques, lui préférant Weston, pour fabriquer sa marque maison de produits de boulangerie.Weston, faut-il savoir, gravite dans le giron de l’ontarienne Loblaw.Qui peut nier que la pression sur nos transformateurs locaux, souvent plus petits que leurs concurrents ontariens ou américains, n’augmenterait pas encore d’un cran avec la vente éventuelle de Métro à des intérêts étrangers?Des pertes de contrats planent déjà sur leur tête s’ils ne peuvent approvisionner le marché national à bas prix ou si leurs produits chutent dans la faveur des consommateurs.Quant aux fameuses marques maison, elles rognent leur marge de profit, les rendant davantage' dépendants des mégadistributeurs.Difficile pour une industrie constituée à 90 % de PME de moins de 100 employés.Faut-il s’étonner alors que l’industrie québécoise de la transformation ait perdu du terrain vis-à-vis de sa concurrente ontarienne et que le phénomène aille croissant?In constatation est d’autant plus troublante quand on sait que la concentration est l’un des facteurs principaux qui freinent la capacité concurrentielle de l’industrie de la transformation et la dissuade d’ef- fectuer les investissements nécessaires à sa croissance.Le secteur agricole n’y échappe pas, lui non plus, puisque certaines branches de la transformation lui sont liées de près.C’est le cas pour la viande, la volaille, les fruits et légumes, le lait et l’alimentation animale.On peut craindre, à bon droit, qu’une éventuelle baisse de profits découlant d’une plus forte concur: rence soit transférée aux agriculteurs.Et que dire des producteurs agricoles qui sont en relation d’affaires directe avec des grandes chaînes d’alimentation?Eux aussi doivent s’ajuster à des exigences plus fortes; les liens d’affaires s’en trouvent précarisés, et la fidélité de leurs acheteurs, plus volatile.Producteurs, transformateurs ou mêmç gouvernements, on s’en rend compte aujourd’hui, ont bien peu d’emprise sur les décir sions d’affaires de ces nouveaux géants de l’alimentation.Qu’il suffise de penser combien il est diffici le de retracer les achats d’une entreprise comme Loblaw, qui s’engageait à s'approvisionner «québécois» après avoir avalé Provigo.Sans sombrer dans le nationalisme, il esf normal, devant tout cela, de croire que des entrepreneurs d’ici favoriseront toujours les entreprises locales.11 est normal aussi de penser que ces mêmes entrepreneurs seront davantage sensibles à nos choix de société, à nos conventions de travail, à nos outils collectifs de mise en marché, à la valorisation de nos produits du terroir, etc.Mais, plus inquiétant encore, du moins jusqu’à maintenant, est le silence de nos politiciens.Parfois, la Caisse de dépôt ou la Société générale de financement s’en mêlent (souvenons-nous de Steinberg et de Culinar).D'autres fois, comme maintenant, c’est motus et bouche cousue ou du bout des lèvres, presque à l'arraché. LE I) E V 0 I K .LE VEN I) lî E I) I F E V U I E H 2 0 0 I A 9 IDEES L’apprentissage du français aux petits immigrants La classe d’accueil n’est pas le seul modèle efficace Seule la résistance des enseignants a freiné la mise en place d’autres formules d’apprentissage du français pour les nouveaux arrivants Ce texte est un extrait de la conférence que prononcera l’auteur aujourd’hui à l’occasion d’un colloque sur la langue d’enseignement et l’enseignement des langues que tient la Commission des états généraux sur l’avenir et la situation de la langue française au Québec.Il est lui-même tiré d’un ouvrage à paraître prochainement aux Presses de l’Université de Montréal, intitulé L’intégration des immigrants et diversité ethnoculturelle à l’école de demain - Le débat québécois dans une perspective comparative.MARIE MCANDREW Professeure agrégée, département d’études en éducation et d'administration de l’éducation, faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal e contexte qui a prévalu à la création des classes d’accueil en 1969, et même à leur généralisation à partir de 1977, apparaît rétrospectivement bien différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.Tout d’abord, comme on le répète souvent, la clientèle était moins diversifiée, tant en ce qui concerne le nombre de groupes au sein des flux migratoires totaux, la variété des langues et leur degré d’éloignement par rapport au français que sa polarisation socioéconomique.Mais surtout, et ce facteur est sans doute encore plus crucial, les rapports ethnolinguistiques au sein de la société québécoise étaient encore fortement marqués par la division et l’ambiguité qui ont caractérisé l’essentiel de notre histoire jusqu’au processus de normalisation économique et linguistique induit par la Révolution tranquille des années 60 et le mouvement nationaliste des années 70.Les frontières entre allophones et francophones étaient étanches, ce dernier groupe coïncidant presque totalement avec celui des Québécois d’ethnid-té canadienne-française qui n’avaient pour ainsi dire jamais partagé leurs institutions scolaires avec d’autres groupes ni exercé une fonction d’intégration à leur égard.Par ailleurs, le caractère francophone du Québec était souvent ignoré ou mal perçu par les nouveaux arrivants — encore principalement sélectionnés par le gouvernement fédéral —, sans mentionner id l’opposition active des anglophones et des communautés d’origine immigrante d’implantation plus ancienne au processus de francisation de la vie publique, alors en cours.Le choix politique d’un modèle unique d’enseignement de la langue d’accueil axé sur des services spécifiques et intensifs, sous forme d’une classe fermée, paraissait alors pertinent Celui-ci répondait bien, d’une part à la fragilité sociolinguistique du français, une langue, pour reprendre ici une boutade bien connue, qui doit «s’apprendre alors que l’anglais s’attrape», et d’autre part à une clientèle relativement légère qui, en quelque dix mois et avec un ratio maître-élèves réduit, pourrait, pensait-on, acquérir suffisamment les bases du français pour fonctionner de manière satisfaisante en classe régulière.L’apprentissage du français par les nouveaux arrivants est alors conçu comme un processus structuré et systématique, visant le développement des habiletés de communication et la maîtrise de la langue scolaire mais également une initiation aux réalités et aux codes culturels de la société d’accueil.Durant le séjour en classe d’accueil, même si l’on enseigne également les mathématiques, la priorité est clairement accordée à cet apprentissage, au sein duquel les langues d’origine ne jouent aucun rôle: en fait, la pédagogie prescrite insiste sur l’usage exclusif du français et décourage, en accord avec l’approche communicative, toute traduction des concepts par l’enseignant, dans l’hypothèse peu probable pour la majorité des langues où celui-ci serait capable d’y recourir.Par ailleurs, un corps professoral spécifique, les enseignants des classes d'accueil, émergera graduellement sous l'impact conjugué des efforts de formation et de perfectionnement des autorités scolaires et des universités.Malgré l’aspect systématique et planifié du modèle de la classe d’accueil, une certaine incompréhension semble s’être installée, dès l’origine, entre décideurs et intervenants quant aux objectife mêmes que devrait poursuivre cette mesure.Dès l’élaboration du programme, en 1975, le ministère est en effet très clair sur le fait que la classe d'accueil ne vise qu'à une initiation à la langue française, qui devra être complétée par la scolarité subséquente, alors qu'au sein du discours des acteurs de terrain, le thème de l’inadéquation de la préparation des élèves d’accueil à l'intégration en classe régulière ainsi que la revendication d'une augmentation de sa durée émergent rapidement.En réponse à la mobilisation des commissions scolaires et des syndicats et face à l’évolution de la clientè- Tous les enseignants sont aux prises avec des classes pluriethniques et l’enseignant d’accueil peut difficilement être considéré comme l’unique spécialiste de l’intégration des allophones T'v1 • SLjK ARCHIVES LE DEVOIR En milieu montréalais, il n’est désormais plus possible d’opposer une classe d’accueil caractérisée par sa diversité linguistique à une classe régulière conçue comme homogène, le, devenue plus diversifiée et plus polarisée sur le plan socioéconomique, le séjour en classe d’accueil a d’ailleurs eu tendance à s’allonger systématiquement depuis vingt ans.Dès 1988, le rapport Latif faisait déjà le constat que 30 % de la clientèle y passait deux ans ou plus, une proportion sans doute plus élevée en fait si l’on tient compte de la création, par diverses commissions scolaires, d’autres services spécifiques dits de «post-accueil» ou visant les clientèles analphabètes ou sousscolarisées au secondaire.Aujourd’hui, ce pourcentage avoisine les 50 %, selon les études annexes réalisées dans le cadre de l’élaboration de la Politique d’intégration scolaire et d’éducation interculturelle.Cependant, à partir des années 90, on note, dans certains milieux, une préoccupation inverse, soit celle des conséquences du modèle de classe fermée sur l’intégration sociale et même linguistique des élèves nouveaux arrivants, dont on déplore le peu de contacts avec leurs pairs locuteurs natifs de français, alors qu’on redoute, pour certains, une marginalisation plus ou moins permanente sur le plan scolaire.Ces développements ont entraîné, notamment à l’ancienne CEPGM, la mise sur pied d’expériences d’intégration partielle des élèves nouveaux arrivants à diverses matières de la classe régulière alors que le ministère tentait de freiner la durée des services spécifiques en offrant un soutien linguistique additionnel durant les deux premières années où les élèves qui ont terminé l’accueil intègrent la classe régulière.Cette nouvelle dynamique reflète aussi le fait qu’en milieu montréalais, il n’est désormais plus possible, comme à l’époque qui a précédé l’adoption de la loi 101, d’opposer une classe d’accueil caractérisée par sa diversité linguistique à une classe régulière conçue comme homogène.L’idée d’une frontière étanche et d’un seuil clair entre ces deux lieux résiste aussi de moins en moins à l’examen des faits.Tous les enseignants sont aujourd’hui aux prises avec des classes pluriethniques et l’enseignant d’accueil peut difficilement être considéré comme l’unique spécialiste de l’intégration des allophones.Un débat similaire a également touché la question de la localisation des classes d’accueil.En effet, alors que le ministère et diverses commissions scolaires privilégiaient et privilégient encore, en principe, une répartition équilibrée de ces services et, si possible, leur intégration à l’école de quartier afin de favoriser un lien étroit avec le milieu de vie de l’élève et entre les services spécifiques et réguliers, sur le terrain toutefois, on a souvent constaté une tendance au regroupement dans certaines écoles, au nom de critères rationnels administratifs ou même pédagogiques.La concentration des clientèles d’accueil permet en effet d’assurer une plus grande homogénéité des groupes ainsi que l’accès des élèves et des enseignants à des ressources plus nombreuses et plus variées, même si, selon ses opposants, elle pourrait avoir des effets pervers sur le plan de l’intégration sociale et linguistique.L’état de la recherche L’ensemble des recherches évaluatives menées au Québec sur l’efficacité de la formule de la classe d’accueil sur le plan de l’intégration linguistique des nouveaux arrivants reflète cette tension et, plus spécifiquement, l’opposition entre les données dites objectives — qui ne sont toutefois pas sans limites — et les perceptions.Sans discuter ici les résultats globalement favorables des élèves allophones sur le plan de la performance et du cheminement scolaire, qui sont trop généraux pour permettre de cerner l’impact spécifique de la classe d’accueil, il faut rappeler en effet que les études longitudinales réalisées auprès de différentes cohortes d’élèves de ce secteur ont montré que ceux-ci vivent généralement un cheminement ultérieur positif au sein du système scolaire.Ainsi, par exemple, selon l’étude la plus récente à cet égard, la majorité de cette clientèle connaît un parcours scolaire «normal» et même un taux de diplomation supérieur à la moyenne québécoise, sans aucun retard scolaire pour quelque 30 % d’entre eux (un phénomène remarquable puisqu’il suppose que ces élèves ont été suffisamment surperformants pour compenser leur séjour en classe d’accueil) ou, pour les autres, avec une seule année de retard reflétant le coût de l’apprentissage d’une langue seconde.Cette situation favorable touche tout particulièrement les élèves qui ont suivi la classe d’accueil au préscolaire ou au primaire, quelle que soit leur origine, alors que les élèves arrivés au secondaire, surtout lorsqu’ils étaient déjà sous-scolarisés ou analphabètes dans leur langue d’origine, vivent des difficultés nettement plus importantes: une forte majorité d’entre eux ont en effet deux années ou plus de retard et seuls quelque 30 % obtiennent leur diplôme secondaire.Les résultats de la clientèle allophone aux épreuves ministérielles de français, au sein de laquelle on ne peut toutefois distinguer la clientèle de l’accueil, montrent également que ceux-ci s’en tirent relativement bien ou, du moins, lorsqu’on les compare aux locuteurs natifs du français, que leur performance en français est certes inférieure, mais pas de façon marquée.Ce bilan, plutôt favorable, tend à corroborer l’efficacité de la classe d’accueil dans sa durée actuelle (et même potentiellement plus courte) pour une forte majorité de la clientèle, tout en cernant clairement une clientèle cible — les sous-scolarisés au secondaire — pour laquelle un séjour de deux ans, ou même parfois de trois ans, ne paraît pas avoir généré les résultats escomptés.Toutefois, depuis plus de vingt ans, diverses études des perceptions des décideurs locaux et surtout des intervenants scolaires viennent contredire ces données ou, plus probablement, indiquer la nécessité de les nuancer.Systématiquement, en effet, les enseignants de classe régulière semblent considérer qu’un pourcentage important d’élèves d’accueil intègrent leur classe insuffisamment préparés et que leur tâche s’alourdit d’année en année.L’interprétation de ce hiatus est complexe.D’une part, il est probable que l’on lait face ici à un phénomène de baisse du seuil de tolérance lié à l’existence d’un service spécifique, bien connu pour d’autres clientèles telles les handicapés, qui reflète une déresponsabilisation des enseignants du régulier face à l’intégration linguistique des élèves allophones nouveaux arrivants, qu’on voudrait voir entièrement réalisée par la classe d’accueil.Des craintes plus générales sur la situation sociolinguistique et les attitudes des allophones à l’égard du français au Québec ont probablement aussi une influence, plus discrète mais réelle, sur l’attachement réitéré des enseignants au maintien de services spécifiques.En effet, même si rien n’indique que les élèves de classe d’accueil manifestent des comportements différents de ceux de l’ensemble des élèves allophones en ce qui concerne leurs usages linguistiques ou leur choix ulté- rieur du réseau collégial francophone ou anglophone, plusieurs enseignants ont des perceptions négatives de cet enjeu et, encore ici, bien différentes de celles, plutôt positives, qui émergent des diverses études empiriques à cet égard.D’autre part il est évident que les données quantitatives sur les cheminements et les performances scolaires ne cernent que partiellement la maîtrise qualitative de la langue et les problèmes spécifiques vécus par les allophones que les enseignants connaissent souvent mieux.Quoi qu’il en soit de cette guerre de chiffres, il est évident que l’attitude des enseignants est un élément central de la solution.Tant que ceux-ci seront convaincus que c’est l’allongement de la classe d’accueil et non un arrimage plus étroit entre les services spécifiques et la classe régulière qui s’impose, la marge de manœuvre des partisans de cette dernière approche sera limitée.La prospective Cette difficulté à examiner de façon critique un modèle développé il y a plus de 30 ans afin de cerner jusqu’à quel point il est encore adapté aux réalités nouvelles a été particulièrement évidente lorsque le ministère a soulevé divers questionnements à cet égard dans le projet qui a précédé la Politique d’intégration scolaire et d’éducation interculturelle.Un des principes directeurs du projet se lisait en effet comme suit «La classe ordinaire sera le principal lieu d’intégration des nouveaux arrivants au Québec.» On y suggérait aussi qu’une diversification des modèles pourrait s’avérer pertinente, notamment aux «deux extrêmes», si l’on peut dire, soit pour les clientèles «légères» du premier cycle du primaire, qui pourraient bénéficier d’une intégration plus rapide en classe régulière, et pour la clientèle très lourde des sous-scolarisés au secondaire, pour laquelle des formules alternatives, peut-être sous forme d’un enseignement associant plus étroitement langue d’accueil et langue d’origine, pourraient être expérimentées.Bien que cette proposition, qui ne remettait pas en question la légitimité de la classe d’accueil mais plutôt son monopole comme formule unique, puisse paraître assez modérée, elle n’en a pas moins suscité une grande résistance de la part des syndicats d’enseignants, dont certains ont durci leur position traditionnellement favorable à des services spécifiques en mettant désormais en avant le modèle d’institutions consacrées à l’accueil ou, pour le moins, où ce secteur serait fortement concentré.Bien que le débat et l’expérimentation discrète de formules alternatives se poursuivent au ministère, dans certaines commissions scolaires et au sein des associations professionnelles, la résistance enseignante semble également avoir suscité un repli stratégique des décideurs: le principe «définitif» se lit désormais dans la politique: «Im responsabilité de l’intégration des élèves nouvellement arrivés incombe à l’ensemble du personnel», un objectif nettement plus modeste que les orientations antérieures «testées» par le ministère lors du processus de consultation.ARCHIVES LE DEVOIR L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes h l’informutlon (t'n#r«lc et métropolitaine : Gérald Dallaire {adjoint au directeur de l'information), Marie-Andrée Chouinard {éducation) Yves d'Avignon (sports)’, Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith ijchapelle {science), Louise Ledur, Benoit MunRer (responsable du site Web).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle l’arè (santé)-, Michel Garneau (caricaturiste) ', Diane Brécourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Ducloset Christine Dutnuet ((Werteers); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information rulturrllr : Michel Bélair (responsable), Stéphane Haillarpcon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma); à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Hélène Baril, Claude Lévesque, Claude Turcotte; h l'information internationale : Jean-Pierre Leglult, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); A l'information politique : Hélène Buzzetti.Manon Cornellier
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