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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-01-31, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d c v o i r .c o in DEVOIR CULTURE CRTC : le testament de Françoise Bertrand Page B 10 LES ACTUALITES Québec met en vigueur sa politique du prix exact Page A 3 v o l .x c 1 1 n » 1 9 ?1, E U E R (’ I! E I) I :n .1 A X V 1ER 2 0 O I T A X E S = I $ Les croisades de Chevrette 1 m 7T^ JACQUES NADEAU LE DEVOIR «VIVE la franchise et les engagements!», a lancé le ministre des Transports et ministre délégué aux Affaires autochtones, Guy Chevrette, hier, poursuivant ainsi sa croisade contre les promesses électorales des libéraux fédéraux.Après avoir annoncé, en conférence de presse, la création d’une commission consultative pour évaluer un projet de pont ou de tunnel entre Montréal et la Rive-Sud, le ministre a pris l’avion pour l’Europe.L'objectif de sa mission: renverser la perception selon laquelle le Québec maltraiterait ses autochtones.Ce qu’il ignorait: des autochtones ont décidé de le suivre pas à pas tout au long de son périple.Nos informations en pages A4 et AS.PERSPECTIVES Des élections inutiles Le premier ministre Jean Chrétien n’a fait que gagner du temps hier après nous l’avoir fait perdre pendant trois mois.L’essentiel du discours du Trône lu hier par la gouverneure générale, Adrienne Clarkson, sentait le réchauffé.En fait, le gouvernement Chrétien a invité les parlementaires à reprendre leurs devoirs là où ils les avaient laissés à cause du déclenchement prématuré des élections.En écoutant la gouverneure générale énumérer les intentions du gouvernement, on était obligé de se pincer pour se convaincre d’être bien là et non pas au milieu d’une reprise de vieux film.Non seulement le budget est déjà chose du passé et le cabinet toujours le même, mais le plan de match du gouvernement est resté lui aussi inchangé.Parmi la dizaine de projets de loi évoqués dans le discours inaugural d’hier, un seul découlait du débat électoral tenu à l’automne, soit celui vi-Cornellier sant à durcir les mesures anti-?gangs et à mieux protéger les représentants du système judiciaire contre l’intimidation.Tous les autres, à une exception près, seront, nous annonçait-on, des copies carbones ou des versions à peine modifiées de législations mortes au feuilleton, qu’il s’agisse de la réforme des services financiers, de la contestée loi sur la justice pénale pour adolescents ou de celle sur les espèces menacées.La seule exception, le projet sur les droits de visite et de garde à la suite d'un divorce, était quant à elle avancée.Discours du Trône Ottawa réinvestira dans Faide internationale et la SRC Pour le reste, le gouvernement libéral reprendra là où il avait laissé avant les élections HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA On ne sait pas quand ni à quelle hauteur, mais Ottawa investira davantage dans l’aide internationale et renflouera les coffres de la Société Radio-Canada.Ce sont ces deux promesses qui tiennent lieu de nouveauté dans le discours du Trône autrement sans éclat ni surprise livré hier par la gouverneure générale, Adrienne Clarkson.Le gouvernement de Jean Chrétien, réélu en novembre, entend donc continuer là où il avait laissé les choses avant les élections, ni plus ni moins.Le menu législatif sera entièrement composé des projets de loi morts au feuilleton auxquels s’ajouteront seulement un resserrement de la loi antigangs et des mesures, dont on ignore encore la teneur, pour permettre aux parents de prendre soin d’un enfant malade sans perdre leur emploi.Au chapitre de l'aide internationale, le budget ca- nadien a fondu d’environ 30 % entre 1992 et 1999 pour atteindre à peine 0,29 % du PNB (ou 2,2 milliards de dollars).Les pays développés s'étaient déjà donné comme objectif de verser 0,7 % de leur PNB en aide internationale.Le gouvernement libéral promet de réinvestir mais n’offre aucun échéancier.Même scénario pour la SRC, où on dit simplement que «le gouvernement accroîtra son appui à la SRC pour l’aider à mieux remplir son rôle distinct de diffuseur public au service de tous les Canadiens».Tout indique que le réinvestissement ne commencera pas cette année: le ministre des Finances, Paul Mardn, a déjà annoncé qu’il n’y aura pas de budget en février et, à son bureau, on confirme que cela n’est pas dans les plans de présenter une demande de crédits.«Il ne faut pas oublier que le programme énoncé dans le discours du Trône, c’est un programme pour le VOIR PAGE A 8: OTTAWA Adrienne Clarkson Lire aussi: ¦ Les réactions à Québec et à Ottawa, page A 4 ¦ Discours creux, l’éditorial de Michel Venne, page A 6 VOIR PAGE A 8: ÉLECTIONS ¦ Extraits du discours d’Adrienne Clarkson, page A 7 KAMOURASKA Des nitrates dans l’eau potable Québec réglemente \ au robinet mais pas à la source, dénoncent les citoyens LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Au moment où Québec s’apprête à imposer l’analyse annuelle de puits résidentiels pour y déceler la présence de nitrates potentiellement cancérigènes, des citoyens du Bas-Saint-Laurent ont accusé hier le ministère de l’Environnement de stimuler la contamination croissante de leurs eaux souterraines par les nitrates en autorisant l’implantation chez eux de nouveaux établissements agricoles, soit une méga-porcherie et une «méga-vacherie».Le Comité de citoyens de Saint-Germain-de-Ka-mouraska a dévoilé hier une série de tests, effectués dans une vingtaine de puits individuels et dans l’eau de l'aqueduc municipal, qui indique une augmentation sensible des nitrates.VOIR PAGE A 8: NITRATES ¦ Autres informations en page A 3 Centres jeunesse de Montréal Les employés réclament la mise en tutelle ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Déjà ébranlés par les conclusions dévastatrices d’une récente enquête ministérielle, les Centres jeunesse de Montréal (CJM) sont de nouveau sous les projecteurs.Hier soir, les employés des CJM ont réclamé la mise en tutelle immédiate de l’organisme, convaincus que la mauvaise gestion perdure en dépit des recommandations très sévères faites au ministre responsable de la Protection de la jeunesse, Gilles Baril, en décembre dernier.Les représentants d’une coalition regroupant les syndicats des 13 centres jeunesse de la région de Montréal se sont en effet présentés hier soir à la réunion du conseil d'administration des CJM pour dire qu’ils ne croient plus à la capacité des Centres jeunesse de Montréal de se tirer de l’impasse.«Nous agissons pour alerter le ministre Baril d’une situation qui nous semble être un cul-de-sac.Nous avons appris que la VOIR PAGE A 8: TUTELLE CULTURE comédienne Charlotte Boisjoli est plus WNçp, Page B 9 Annonce».B fi Bourse.B 2 Avis publics .B 7 Carrières.B 4 Culture.B 10 Économie.B t Kditorinl.A fi Idées.A 7 Ijc monde.B 8 les sports.B 6 Mots croisés .B fi Niiture.B 7 Télévision.B 9 Météo.B 5 La cour d’Hilton Lengouement du public pour le procès du boxeur ne se dément pas après sept jours d'audiences, malgré la gravité des accusations le procès de Dave Hilton pour agressions sexuelles sur deux mineures est entré dans sa septième journée d’audiences hier alors que la mère des deux jeunes filles a révélé que le boxeur l’avait déjà menacée et battue.L’engouement du public semble intarissable malgré la lourdeur BRIAN MYLES LE DEVOIR Thérèse n’a jamais lu Simenon, le père de Maigret, mais elle partage la même philosophie de l’auteur-journaliste: «comprendre et ne pas juger».La vieille dame n’a presque rien manqué du procès du boxeur.Elle hante les couloirs du Palais de justice près de deux heures avant le début des audiences pour s’assurer d’une place et ne la lâche pas.Elle s'est même fait prendre en photo avec et la gravité de l'affaire.le champion du monde pour les besoins du Journal de Montréal.Ils sont une bonne quarantaine de curieux à se disputer les places pour assister au procès de Dave Hilton depuis lundi dernier.Fascinés par la justice, l’homme ou la cause, voire les trois à la fois, ils arrivent, comme Thérèse, aussi tôt qu’à 7h30 le matin, bien avant les avocats, les caméras de télé et les journalistes.D-s vieux routiers de la chose judiciaire affirment que de tels mouvements de masse sont rares dans la grande boîte grise VOIR PAGE A 8: HILTON JACQUES NAI1EAU LE DEVOIR L’accusé Dave Hilton s’entretient avec des admirateurs dans les corridors du Palais de justice.i ( et Tardif design • Phuto Sitphane c»h « Il y a un problème depuis très longtemps qui touche non seulement la rémunération, mais l'organisation du travail (à) l'université parce que s'ils portent plus de 50% de l'enseignement à coût moindre, c'est donc dire qu'il y a déséquilibre dans le fonctionnement.Et ça veut dire que les chargés de cours ont une cause juste à défendre et qu'il faudra trouver, effectivement, des ressources pour les appuyer.» le 12 décembre 2000 chef du Parti libéral, à l'émission Omnibus, CHLN-R, « .J'apprécierais que le gouvernement dédie spécifiquement des montants à la rémunération des chargés de cours dans le financement des universités.» HARE députée de Rimouski (PQ), dans une lettre adressée au ministre de l'Education, François Legault, décembre 2000 « Vous autres, les chargés de cours, la question du salaire, ça crève les yeux, pas les poches.» LH lors d'un déjeuner-entretien tenu à l'Université Laval dans le cadre de la Journée nationale de reconnaissance des chargés de cours, le 22 novembre 2000 « .Le problème, ce sont des professeurs réguliers, sauf qu'on ne les reconnaît pas comme tels et puis on ne les rémunère pas en conséquence.C'est ça le vrai problème des chargés de cours à l'heure actuelle.» PAULIN Luviuinra ministre de l'Éducation à l'émission Le Midi-quinze, Radio-Canada, le 6 novembre 1998 la lutte continue Les charqes-es de cours L'Intersyndicale des chargés-es de cours des universités au Québec: FNEEQ CUPFA^ CSQ v SCFP 'n è L E D E V O I K .L E M E R (' R E I) I lî I ,1 A N \' 1ER 2 0 0 I A ?LE DEVOIR ?ACTUALITES / Etiquetage des produits La politique du prix exact Le consommateur pourra exiger qu’on lui donne le produit s’il découvre une erreur en passant à la caisse nrrrrtv s, 'V .i.>- % I#- ARCHIVES LE DEVOIR Les marchands devraient être plus enclins à s’assurer que l’étiquetage de leurs produits soit rigoureusement exact.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le gouvernement du Québec revient à la charge, un an et demi plus tard, avec sa politique d’exactitude des prix.Cette fois, l’échéance est arrêtée: elle entrera en vigueur le 23 février.Cette politique permettra aux commerçants qui le désirent de se soustraire de l’obligation d’afficher les prix sur chaque produit.Ils pourront n’afficher le prix que sur l’étiquette placée sur la tablette mais celle-ci devra compter davantage d’information, notamment le prix du produit au poids ou au volume, afin de permettre de comparer les formats et les marques.Le commerçant qui se prévaudra de cette possibilité devra également mettre à la disposition de ses clients un lecteur optique pour que ceux-ci puissent eux-mêmes faire la lecture du code-barre donnant le prix du produit.La nouvelle réglementation stipule même le nombre de lecteurs optiques qui doivent être accessibles selon la superficie du commerce.Pour le client En revanche, le client pourra être dédommagé en cas d’inexactitude du prix d’un objet acheté.Si l’objet acheté sur lequel une erreur de prix apparaît a une valeur de 10 $ ou moins, le commerçant devra donner l’objet au client.Si l’objet a une valeur supérieure à 10 $, le commerçant devra corriger le prix et accorder un rabais de 10 $ au client Aussi, dorénavant, le coupon de caisse devra comporter le numéro de téléphone du commerçant ou de son service à la clientèle.Ce coupon de caisse devra également être plus explicite, ne mentionnant plus seulement «épicerie» mais «café» ou sauce à spaghetti», par exemple.Cette politique avait déjà été annoncée en septembre 1999 par le ministre des Relations avec les citoyens à l’époque, Robert Perreault.Sa date d’entrée en vigueur n’était alors pas fixée.Le successeur de M.Perreault, Sylvain Simard, a de nouveau annoncé cette politique, hier à Montréal, précisant cette fois quelle entrera en vigueur le 23 février 2001.Une enquête Nielsen réalisée en juin 1999 dans des commerces québécois avait démontré un taux d’exactitude des prix de 97 %, soit 3 % d’erreurs.Dans les quincailleries, le taux grimpait à 4 %; a noté le ministre.la réglementation prévoit certaines exceptioils, comme les produits surgelés — les étiquettes tie prix ne pourraient de toute façon pas tenir — et les produits en vrac.Les vêtements continueront de devoir être étiquetés à l’unité, de même que les réfrigérateurs, par exemple.L’Office de protection du consommateur s’attend à ce que 8000 commerces de détail, sur une possibilité de 51 OtX), se prévalent de la possibilité de ne plus afficher les prix à l’unité.Il s'agit cependant des plus grands commerces: supermarchés, grandes qujn-cailleries, chaînes de pharmacie, magasins à rayops et magasins-entrepôts.Maladie de la vache folle Découverte de chercheurs ontariens Des cellules souches adultes seraient aussi performantes que celles des embryons | JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Allan Rock est accusé de négligence JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Santé Canada n’a pas pris et ne prend toujours pas les mesures adéquates pour protéger le pays de la maladie de la vache folle et de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.Dans une lettre envoyée au ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, la Coalition canadienne de la santé l’exhorte à prendre les moyens nécessaires pour s’assurer qu’aucune farine animale ne soit utilisée pour nourrir les animaux d’élevages et qu’aucun matériel bovin ne se retrouve dans les produits pharmaceutiques et les vaccins.La Coalition rappelle que le Canada a importé d’Europe 2,8 millions de kilos de farines de sang et de déchets d’abattage, de poudre d'os et de déchets d’abattage entre 1996 et 2000.Les scientifiques croient que la maladie de la vache folle a pu se répandre en Europe à cause de la présence de farines animales contaminées dans l’alimentation des bovins.L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) tente justement depuis cet automne de retracer ces importations pour vérifier qu’elles n’aient pas été utilisées dans l’alimentation animale.L’utilisation de farines issues de déchets de ruminants dans l’alimentation des ruminants est pourtant interdite depuis 1997 au Canada.Des producteurs auraient-ils ignoré le règlement, sciemment ou non, ces dernières années?«C’est ce qu’on essaie de vérifier», a répondu hier le porte-parole de l’ACIA Patrick Charet-te, précisant qu’aucune preuve de transgression n’avait encore été relevée., La Coalition s’inquiète également du fait qu’aux Etats-Unis, une récente étude a révélé que la majorité des moulins pour aliments pour animaux ne respectaient pas les règlements sur la protection contre l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).«L’année dernière feulement, écrit la Coalition, le Canada a importé des Etats-Unis 15,5 millions de kilos de déchets d'abattage pour l’alimentation animale.» «La cécité volontaire qui a caractérisé l’approche de votre ministère face aux dangers de la contamination du sang dans le passé se répète aujourd'hui avec la maladie de la vache folle et la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob», estime la Coalition.Celle-ci rappelle que le juge Krever avait écrit dans son rapport que Santé Canada «ne doit pas déléguer ses fonctions à d’autres ni dépendre de la prise de décisions consensuelles pour remplacer un jugement indépendant».«Ce qui est vrai pour l'approvisionnement en sang l'est aussi pour l’approvisionnement en aliments», conclut la Coalition.Des chercheurs ontariens ont fait une découverte étonnante qui pourrait remettre en question l’utilisation d’embryons humains cultivés pour leurs cellules souches.L’équipe du Dr Mickie Bhatia du John P.Robarts Research Institute de London, en Ontario, a réussi à faire reproduire en laboratoire des cellules souches prélevées chez un adulte avec autant de succès qu’ils arrivent à le faire avec ces mêmes cellules issues d’un embryon.Le Dr Bhatia et ses collègues ont utilisé une protéine qui permet la reproduction des cellules souches chez l’embryon, l’ont mise en contact avec des cellules souches d’adulte et ont obtenu le même résultat Les résultats de leurs travaux paraîtront demain dans la revue Nature Immunology.Les cellules souches sont les toutes premières cel- Le resserrement annoncé du règlement québécois sur l’eau potable améliorera la sécurité des eaux de consommation, mais le coût de cette protection accrue continuera d’augmenter et d’ètre refilé aux citoyens et aux municipalités parce que Québec n’améliore pas la protection des réserves d’eau brutes, un domaine où il continue d’accuser un retard important Telle est la critique commune qu’ont formulée la Coalition Eau-Secours et l’Association professionnelle des ingénieurs gouvernementaux du Québec (APIGQ) en réaction à la publication dans Le Devoir d’hier du projet de règlement que le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, soumettra à ses collègues pour approbation d’ici deux ou trois semaines.«H est vrai qu’on est tenté de se réjouir, a expliqué la porte-parole de la coalition environnementale, Lmise Vandelae.Mais un examen attentif nous révèle que le projet risque d’être fort coûtetex pour les contribuables, qu 'il est sans véritable perspective écosystémique et qu'il ne fait aucunement appel aux règles de la gestion intégrée.Par exemple, on resserre les règles sur le traitement et la consommation, ce qui engendrera des interventions à Iules à composer l’être humain alors qu'il n’est qu’à l’état d’embryon.Ces cellules ont la particularité d’être étonnamment polyvalentes: à mesure que l’embryon grossit, les cellules se reproduisent et se spécialisent.Elles se distinguent alors en formant un cœur, un muscle ou un os, par exemple.Iæs adultes conservent quelques cellules souches, cachées notanunent dans la moelle des os d’où elles génèrent des cellules sanguines.Les scientifiques en savent très peu sur les facteurs qui régissent ces cellules souches.En arrivant à comprendre le fonctionnement des cellules souches, les chercheurs croient qu'ils arriveraient à produire des organes et à trouver de nouveaux traitements contre le cancer.Les travaux ont jusqu’ici démontré la supériorité des cellules souches prélevées sur des embryons sur celles prélevées chez des adultes.Ces dernières ne semblent pas se reproduire aussi vite qu’au stade embryonnaire.Par contre, la recherche sur des embryons (fœ- grands frais, alors que le gouvernement n’a pas fini le travail en amont par des règles précises à tous les pollueurs industriels et agricoles qui continuent de détériorer ces eaux brutes qu ’on devra traiter à coups de millions.» Le ministère de l’Environnement, poursuit Mme Vandelae, «risque fort d’ouvrir encore plus grande la porte à la privatisation de certains services municipaux en renvoyant de nouvelles responsabilités aux municipalités qui ont de moins en moins les moyens d'intervenir dans de nouveaux secteurs.Et ce règlement pose de sérieux problèmes de transparence aux citoyens, parce qu’il leur refusera accès aux résultats des tests versés aux municipalités, et aux amlyses des municipalités versées au ministère.Si les eaux souterraines sont de propriété commune, les résultats de tous les tests doivent être publics à moins qu’on veuille empêcher les gens d’avoir une approche préventive en voyant venir les problèmes ou en voulant les paralyser lorsqu 'ils ont des problèmes généralisés.» Pour le président de TAPIGQ, Pierre Sirois, le projet de règlement a plusieurs aspects très positifs: î’ek-tension des tests aux systèmes de distribution des auberges, campings et pourvoiries; l’imposition d’un seuil d’élimination des virus et protozoaires; l’obligation de surveillance faite aux entreprises privées dotées de réseaux internes; l'obligation simultanée de tus avortés, embryons inutilisés dans les cliniques de fertilisation in vitro, et bientôt des embryons clonés dans certains pays) suscite maintes inquiétudfes du point de vue éthique.En mettant en contact des cellules souches prélevées dans la moelle d’un os et la protéine «sonic hedgehog» («hérisson sonique», d’après le scientifique pàs-sionné de jeux vidéo qui l’a découverte), l’équipe du ï)r Bhatia croit avoir contourné l’inconvénient.Les œllulps d’embryons ne seront peut-être plus nécessaires.; Une première étape aurait été franchie, maislla route est longue entre la cellule souche et le nouveku cœur.«Quant à savoir si ces cellules souches prélevées dans le sang seront en mesure de se transformer en gn autre type de cellule comme un muscle ou un neuroAe, il s'agit d’un autre problème qui fera partie de nos travaux futurs, a déclaré au Devoir le D' Bhatia.Mais si c’était le cas, l’utilité et l’intérêt d’utiliser des cellules souches issues d’embryons en serait diminué.» désinfection et de filtration; le contrôle des eaux s p c 1 d c c S A3 ÜDEC inc.(514)143-5991 * 5e secondaire.344 pages-15,70$ En ueme dans mules les MUrairies édition Montréal 2001 Évidemment, la réalisation de ce concours aurait été impossible sans le généreux appui de nombreux commanditaires.C'est pourquoi le comité coordonnateur de l'événement tient à remercier sincèrement les partenaires suivants : D u 22 au 28 janvier 2001, a eu lieu le Concours d'Excellence Inter-Universitaire en Relations Industrielles, qui a réuni les 48 meilleurs étudiants de la province.Ces derniers ont été sélectionnés auprès de l'Université Laval, de l'Université du Québec à Hull ainsi que de l'Université de Montréal.Les participants (étudiants, professeurs, organisateurs et professionnels) ont logé au Renaissance Montréal Hôtel à Montréal.Cette année.l'Université gagnante de la première place au classement général est l'Université Laval félicitations à tous les gagnants ! t FTQ Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec BOMBARDIER Ed FONDS de solidarité FTQ La force du travail LE DEVOIR Université fHl de Montréal École des Relations Industrielles — A Faécüm mmm n Imporinl liibiicco RENAISSANCE.HÔTEL DU PARC MONTRÉAL QUlBtC Merci à tous ceux et celles qui ont fait de cet événement une réussite ! I * LE DEVOIR, LE MERCREDI 31 JANVIER 2 O O 1 A (> EDITORIAL Michel Venue ! ?Discours creux En écoutant, hier, le discours du Trône lu à la Chambre des communes par la représentante de la reine d’Angleterre au Canada, deux questions venaient spontanément à l’esprit : ce genre d’exercice a-t-il encore une utilité ?Quel doit être aujourd’hui le rôle de l’État fédéral?e contenu du discours préparé par Jean Chrétien était une réplique du livre rouge publié en campagne électorale.Il n’y a rien de mal à ce qu’un gouvernement soit cohérent avec ses engagements.Mais l’on s’attendrait d’un discours du Trône qu’il donne une idée plus précise des mesures et des programmes que le parti au pouvoir avait évoqués sous la forme de promesses électorales.Les bons sentiments, le flattage de bedaine, les bonnes intentions et les vœux de bonheur partagé ne forment pas un programme de gouvernement.En fait, sur toutes les grandes questions, l’État fédéral nous annonce qu’il gouvernera à vue.Certes, il nous fait comprendre qu’il a entendu les doléances formulées dans certains milieux.Ainsi, après avoir ignoré le rapport Erasmus-Dussault, il promet d’avoir une attention particulière pour les autochtones.Après avoir laissé dépérir l’aide au développement, il promet quelques dollars de plus.Lui qui a affa-‘ * J mé Radio-Canada s’engage à lui consacrer des deniers supplémentaires.Il y aura une loi antigangs plus sévère.Qui se plaindra de ces rattrapages?De même, les éléments du discours portant sur l’appui à l’innovation, à la recherche et à l’édu-catiçm correspondent à des objectifs que tous les États modernes poursuivent pour permettre à leurs citoyens de vivre mieux et de rester dans la course.Or, dans plusieurs de ces domaines, les compétences au Canada n’appartiennent pas au gouvernement central.Elles sont soit partagées, soit réservées aux provinces.Seulement quelques paragraphes sont consacrés, dans ce discours du Trône, aux grandes responsabilités dévolues strictement à l’État fédéral par la Constitution.Quelques lignes à peine sont consacrées à la politique étrangère du Canada.Outre le fait de promettre un peu d’aide aux Amérindiens, nulle trace ne figure dans ce texte d’une politique autochtone cohérente.Alors que s’annonce un ralentissement économique au sud de notre frontière, le gouvernement est muet sur sa politique économique, sinon pour dire qu’il restera prudent dans sa gestion des finances et qu’il subventionnera l’innovation.Far contre, le gouvernement devient très loquace lorsqu’il s’agit de parler d’éducation, de santé, de services sociaux, d’alphabétisation.Il promet même de constituer un «Conseil des citoyens , sur la qualité des soins de santé», comme s’il pouvait y avoir un quelconque rapport entre l’évaluation que l’on fait de la qualité ¦ des soins à Saint John’s (Terre-Neuve), à Montréal, à Calgary ou à Ivujivik.Pour toutes ces questions, l’autorité pertinente n’est pas l’autorité fédérale.Dans la plupart des cas, c’est le gouvernement de la province, voire l’autorité régionale, qui serait le mieux placé pour définir les politiques, appliquer les programmes et en évaluer le 1 Rendement.,, Ottawa dispose de moyens financiers et il veut dicter des normes.Mais il n’a ni les moyens d’intervenir directement auprès de la population ni la compétence pour déterminer la meilleure intervention possible, adaptée au contexte local et aux préférences des citoyens, pour régler de manière satisfaisante la plupart des problèmes évoqués hier dans ce discours ennuyeux.Du déséquilibre entre les moyens financiers et les pouvoirs à sa disposition, d’une part, et l’incapacité d’agir directement du gouvernement fédéral, d’autre part, le discours du Trône ne dit mot.,Le partage des responsabilités et de l’assiette fiscale au pays est pourtant l’un des défis les plus urgents du Canada.m venne(Sledevoir.ca Le génocide arménien D=====! epuis 80 ans, les Arméniens font les cent pas dans les chancelleries du monde afin qu’on reconnaisse que les Turcs ont commis un génocide à leur endroit entre 1915 et 1916.En 1987, l’ONU avait qualifié de génocide le massacre perpétré à l’époque.Deux ans plus =JI tard, le Parlement européen y avait fait écho.Et voilà que, la semaine dernière, l’Assemblée nationale française a entériné une loi stipulant qu’il y a bel et bien eu génocide.Le Parlement français excepté, aucun autre pays n’a voulu admettre cette horreur abondamment documentée, sous prétexte d’une possible confusion des genres entre la politique et l’histoire.En fait, le désaveu que signifient régulièrement aux Arméniens les Américains, les Britanniques et notamment les Allemands, qui avaient conseillé le gouvernement turc de l’époque pour ce qui a trait aux mécanismes inhérents au massacre sur grande échelle, le désaveu, donc, s’explique par des considérations bassement mercantiles, platement commerciales.Les nations nommées, et bien d’autres avec elles, se refusent à condamner la Turquie de peur de perdre des contrats de vente.Notamment les juteux achats d’armes dont ce pays est friand.Dans le cas des États-Unis, on se souviendra que Bill Clinton s’est empressé de bloquer, l’automne dernier, un projet de loi reconnaissant qu’entre 1,2 et 1,5 million d’Arméniens avaient été tués.L’un des principaux adversaires à ce texte était et demeure le sénateur Robert Byrd, qui justifie sa position en s’appuyant sur le livre écrit par Justin McCarthy, un historien reconnu pour être un négationniste.L’un de ces tristes sires qui mégote sur les chiffres pour distiller insidieusement le venin de la haine.Toujours est-il que les députés français ont donc voté une loi à laquelle le gouvernement turc a répondu par l’arme des sanctions économiques et celle des gros mots.Au lieu d’observer le devoir de mémoire, exercice, il est vrai, toujours douloureux à poursuivre, le gouvernement turc s’obstine à vouloir faire l’économie d’un débat qu’il sera dans l’obligation d’amorcer un jour ou l’autre.En réalité, ce débat, le gouvernement du premier ministre Bü-lent Ecevit aurait peut-être intérêt à le déclencher au plus vite.Car on voit mal comment l’Union européenne, qui, l’an dernier, avait signifié à la Turquie qu’une condamnation à mort du leader kurde ( fcalan maintiendrait ce pays hors des cadres européens, accepterait la présence en son sein d’un pays qui a commis un crime contre l’humanité.Un crime que les vainqueurs de la Première Guerre mondiale ont mis à la trappe de l’oubli en en rayant l’expression lors du traité de Lausanne en 1923, avec les conséquences que l'on sait.Refuser aux Arméniens la reconnaissance du génocide, c’est les hier une deuxième fois.Serge Truffant ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE iCi Carrie* Qui V/ouS S
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