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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-01-20, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i r .c o in DEVOIR LES ARTS La rentrée culturelle Page C 1 LIVRES Maryse Rouy: l’Irlandaise derrière soi Page D 1 S A M E D 1 2 0 ET I) I M A N (' H E 2 I .1 A N V 1ER 2 0 0 I a 9 5 S + TAXES = 2 , 2 .1 $ f / Luc Picard dans 15 février 1839.CARL VAL1QUET 15 février 1839, entre le film et la saga ODILE TREMBLAY LE DEVOIR La motoneige, championne toutes catégories de la pollution Un modèle de 650 ce rejetterait en une heure la même quantité d'hydrocarbures qu'une voiture en un an LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR De tous les véhicules accessibles au grand public sur le continent, la motoneige détient le championnat de la pollution toutes catégories, révèle la plus récente étude disponible sur la question, publiée le 13 novembre dernier par l’Environmental Protection Agency (EPA), le ministère fédéral de l’Environnement des Etats-Unis.Selon cette étude, une motoneige type de 650 cc rejetterait dans l’air en une heure la même quantité d’hydrocarbures qu’une voiture conforme à la norme canado-américaine pendant une année entière (20 000 kilomètres).Il suffit à la même motoneige de rouler pendant trois heures pour rejeter la même quantité de monoxyde de carbone qu’une voiture en un an, et cinq heures pour émettre la même quantité de microparticules toxiques, une des composantes du smog, lui-même responsable de certains problèmes respiratoires comme l’asthme.Ces équivalences ont été calculées par Jean-François Banville, un ingénieur-chimiste d’Environnement Canada qui œuvre au sein de la direction responsable des enjeux atmosphériques.Depuis neuf mois, la Loi canadienne de l’environnement a été modifiée de sorte que le contrôle des émissions des véhicules relève d’Environnement Canada et non plus du ministère fédéral des Transports.VOIR PAGE A 14: MOTONEIGE TOURISME QUÉBEC \ A ceux qui se demandent si 15 février 1839, le film de Pierre Falardeau relatant l’ultime journée de vie en prison de Patriotes condamnés au gibet, s’inscrit dans nos crises d’identité, Pierre Falardeau répond évidemment oui.A ses yeux, l’histoire est toujours contemporaine.Octobre et Le Temps des bouffons constituaient autant de professions de foi souverainistes.Dont acte.Mais 15 février 1839, huis clos tragique et émouvant sur des combattants mourant pour une cause, est au delà de son message: une œuvre en soi à aborder comme telle.«On est à travers un système d’oppression qui dure depuis 1840, un peuple conquis à la Vicky, nazisme en moins, une minorité à laquelle on a donné un semblant de gouvernement, déclare-t-il.Non, la situation n’est plus aussi dramatique qu’à l’époque des Patriotes.Oui, le système perdure.Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste, d’ailleurs.» L’ombre de Michaud flotte un moment.Petit aparté pour vous assurer qu’il y a moyen d’interviewer Pierre Falardeau sans que ça dérive en franche engueulade (quelques cris, tout de même, pro forma).Suffit en somme de s’adresser à son «moi» parlable.11 a l’habitude d’envoyer des missives incendiaires à ceux qui l’affrontent (à moi aussi), mais bon! Mieux vaut en rigoler.Allez tout de même le croire lorsqu’il dit que 15 février 1839 n’est pas une œuvre plus personnelle que sa comédie elvis-gratonienne Miracle à Memphis, unanimement éreintée par la critique (d’où son récent courroux).Ce huis clos de condamnés à mort, avec son côté chemin de croix, possède une densité autrement plus puissante et intime que les gags de son crooner trop gonflé.C’est ce qui a frappé Falardeau et son équipe: à quel point un caractère sacré émergeait de l’action de 15 février 1839 par-delà le scénario.Le cinéaste, d’abord titillé par son anticléricalisme, avoue avoir eu l’intention de ne pas trop verser dans les bondieuseries.«Puis, je me suis dit: ces gens-là étaient croyants.Laissons-leur la prière, l’extrême-onction, leur foi.Les mains du curé [Julien Poulin), les pieds de Luc Picard Legault remet en cause son appui à Landry FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Coup de théâtre sur la scène politique hier alors que François Legault aurait indiqué à Pauline Marois qu’il reconsidère l’appui qu’il accordait à Bernard Landry.In ministre se serait montrée stupéfaite, elle qui avait appris de la bouche même de Bernard Landry que M.Legault lui faisait faux bond pour se ranger derrière lui.C’est lors d’une rencontre à Montréal entre Mme Marois et M.Legault, hier, que ce dernier lui aurait fait part de l’évolution de sa réflexion.Après que chacun eut exposé sa version des faits survenus ces (Jerniers jours, le ministre de l’Éducation aurait indiqué, à la surprise générale, qu’il n’était pas certain qu’il appuie le vice-premier ministre, a appris Le Devoir de sources proches de Mme Marois.Au moment de mettre sous presse, tant Mme Marois que M.Legault réfléchissaient à leur ave-nir respectif.D’un côté comme de l’autre, on affirmait que tous les scénarios étaient de nouveau sur la table: retrait de la vie politique (pour Mme Marois), ralliement à Bernard Landry, candidature à la succession en solo ou, encore, candidature en tandem.Cette dernière hypothèse était toutefois hautement improbable, a indiqué une source, en raison de la méfiance qui s’est installée entre les deux ministres depuis mercredi.Selon ce qu’on a pu apprendre, M.Legault n’aurait pas apprécié l’accueil que M.Landry a réservé aux revendications qu’il lui a soumises mercredi et jeudi.Certaines sources soutenaient que le vice-premier ministre les aurait balayées du revers de la main, d’autres que les différends entre les deux hommes étaient trop importants pour qu’ils se rallient sans autres discussions.M.Legault a notamment proposé de créer un comité sur la répartition fiscale entre les deux ordres de gouvernement, d’accroître l’effort pour recruter plus de militants et de députés jeunes VOIR PAGE A 14: LEGAULT VOIR PAGE A 11: SAGA ¦ Autres informations en page Ail Une motoneige type d’une puissance de 100 chevaux vapeur rejette de 10 à 11 fois plus d’oxydes d’azote qu’une grosse moto « Pour les lâches, la liberté est toujours extrémiste » - Pierre Falardeau Q Stupéfaite, Pauline Marois poursuit sa réflexion.Tous les scénarios demeurent sur la table.Clinton avoue avoir menti sous serment \ A quelques heures de son départ de la Maison-Blanche, Bill Clinton a avoué aux Américains hier soir les avoir trompés sous serment en échange de l’abandon de toutes poursuites pénales dans les affaires Paula Jones et Monica Lewinsky.¦ Nos informations en page B 9 REUTERS INDEX o Annonce».B 10 Avis légmix .B 12 Bourse.B 8 Carrières.B 4 Économie.B 1 Édiloriill .A 12 Fonds.B 6 Idées.A13 Monde.B 9 Mots croisés B 11 Météo.B 11 Plaisirs.B 14 Politique.A 10 Sports.B 12 Le Texas débarque à Washington Après avoir remporté la mise par la plus faible marge jamais enregistrée dans l’histoire des États-Unis, George W.Bush accède donc à la présidence de la première puissance mondiale.Pour l’heure, il présente un profil riche en.inquiétudes.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR En matière de protection de l’environnement, de lutte contre la pollution, le Texas se classe au derniçr rang des États.Il est le cancre de la classe, l’État honni par tous les opposants à ce laisser-faire, ce laisser-aljer qui produit immanquablement des drames.De cet Etat tout un chacun sait que George W.Bush en a été le gouverneur au cours des six dernières années.Six années au cours desquelles le laxisme affiché par Bush dans le dossier environnemental a débouché sur une situation désastreuse.En raison de l’indifférence absolue que Bush a manifestée à l’endroit des questions environnementales et de ses conséquences, Edmond Orban, un politologue qui vient de diriger un ouvrage collectif sur les Etats-Unis, s’est dit inquiet Gérald Bernier, professeur de science politique à l’Université de Montréal, a employé le même qualificatif après analyse de la politique étrangère qui se dessine.Michel Fortmann, également professeur de science politique à l’Université de Montréal et coresponsable avec M.Orban de la confection du livre intitulé U Système politique américain, a lui aussi utilisé le verbe «inquiéter» après étude des intentions communiquées par Bush pour ce qui a trait à la politique de défense.À l’évidence, le 43' président des États- VOIR RAGE A 14: BUSH Plamondon, à la recherche d’un goût perdu A Noël, ma fille a eu la brillante idée d’offrir à son parrain Die Plamondon une demi-livre de créions, qu’elle devait lui apporter à lu Barbade.Il avait loué là-bas, sur les hauteurs de Sandy Lane, une somptueuse villa où nous étions invités à passer les Fêtes.Mais la Bine (c’est ainsi que Luc appelle affectueusement mon enfant bien-aimée) a oublié les créions dans son frigo, à Montréal.Il a été malgré tout ravi de son idée.Ces créions, qu’il n’a ni humés ni goûtés, ont eu chez lui un effet évocateur analogue à celui de la petite madeleine du cher Marcel Proust.Pendant une bonne partie du réveillgn (caviar de Russie, saumon d’Écosse), il nous a parlé des odeurs et des saveurs, des accents, des sonorités de son enfance à Saint-Raymond-de-Portneuf, me prenant souvent à témoin parce qqe je viens d’un village voisin, Les Ecureuils, où son père, Jean, prospère marchand de chevaux, était bien connu, comme dans tout le comté.11 nous a raconté les derniers moments et les dernières paroles de ce père tant aimé, homme libre, têtu, entier, qui a fort bien su se débrouiller dans la vie, même s’il savait à peine écrire son nom.Jamais malade de sa longue vie (il est mort à près de cent ans), il avait un appétit énorme, signe évident, selon son fils, de bonne santé physique, mentale et morale.Dans la nuit tropicale, nous avons levé nos verres à cet homme attachant Le lendemain matin, quand il est rentré de sa virée en mer (c’est un excellent nageur), Luc est revenu sur le sujet des créions, se demandant quelles épices VOIR PAGE A 14: PLAMONDON Georgesr Hébert Germain m I te I* s 11 11J \ 11 I t • i ,»j ' e * e; f t r ' ‘ ,i Éf g:.' : Mettez en valeur votre potentiel d'entrepreneur PLUS DE 240 000 $ E N T R E P R E N E U R - E À TOUT ÂGE ] Deux groupes de projets : Initiatives entrepreneuriales Pour les élèves et étudiants-e-s qui ont réalisé des projets qui font appel à leurs habiletés d'entrepreneur-e Guy Laliberté Président fondateur Cirque du Soleil Création d'entreprise Pour les adultes qui veulent se lancer en affaires et pour les nouveaux propriétaires d'entreprise Date limite T.~~~~ ~~ """"“"‘l d'inscription : iJ® 30 mars 2001 j [ MOT DU PRÉSIDENT D’HONNEUr]- 3.1 toujours Œil que l'inaccessible étoile est celle qui brille pour les artistes et les entrepreneurs.Car pour bâtir une entreprise ou pour créer une œuvre, il faut se laisser porter par un rêve.Et puis, il faut se donner les moyens d'aller au bout de ce rêve.Si ce concours permet de réaliser le vôtre, j'aurai été heureux d'en être le porte-parole.» Partenaire! gouvernementaux AVEC LA COLLABORATION DE Partenaires-commanditaires FONDS régional de solidarité FTQ dé solidarité FTQ Canada Québec:: F f°nds INOENIO If Québec I desolidarité FTQ iC '¦"ukia Offlct OuébFt-AmérIqu»* , .^ pour la i«un«H« La force du travail ¦¦¦• IVs|.irHln« SOLEIL SG F ^PAGE-IAVERGNE ^ Fo^^m i-toucAnw.â) r •ntrepnnmunhlp Concours québécois en entrepreneurship »etr»anei è ta oondMon •améntne H)iSS So-fO QSOLIDEQ Arthur Andcrbcn Lautoname Part«nair«ft-collaborat9urs A«A(.) 1035, rue De La Chevrotière, Édifice Marie-Guyart, 12e étage, Québec (Québec) G TR 5A5 Téléphone: (418) 644-4255 Télécopieur : (418) 644-6851 Courriel : cq«@riq.qc.ca WWWoCOnCOUrS-0ntr©pr©n©Ur.OrCJ psoMCE-iAviBCNE e— Cette publicité est une gracieuseté du Fonds de solidarité FTQ L K I) Y.V (MR, L K S S A M EDI 2 I) K T I) I M A X < HE 21 .1 A X V 1ER 2 (I 0 I A A -?LE DEVOIR «- ACTUALITES Cyberbébés Les jumelles ont été enlevées à leurs parents adoptifs britanniques MARA BELLABY A* i / a,/o > f tS r'' 1AN HODGSON REUTERS Judith et Allan Kilshaw songent à engager des poursuites contre les autorités qui lui ont retiré les enfants adoptés.ASSOCIATED PRESS Londres — Au nom d’«une ordonnance de protection d’urgence», les jumelles de six mois au centre d’une adoption transatlantique controversée ont été enlevées hier à leurs parents adoptifs britanniques.Ces derniers ont immédiatement annoncé leur intention de lancer une bataille judiciaire pour les récupérer.Alan Kilshaw s’est plaint de ce que les autorités du comté gallois de Flintshire n’aient donné aucune explication.«La seule chose qu’ils ont affirmé, c’est qu’ils se sont sentis fondés à prendre cette décision», a-t-il observé à la télévision hier après-midi.Le directeur du conseil du comté de Flintshire, Philip McCreevy, a indiqué que l’affaire serait portée devant les tribunaux la semaine prochaine.«De nouvelles mesures légales sont désormais possibles devant la Haute Cour pour poser tous les problèmes, y compris la complexité de la situation sur le plan légal, avant l’expiration de la Loi sur la protection d’urgence, le 26 janvier», a-t-il expliqué.Dans la matinée, les jumelles avaient été retirées, sans raison invoquée, à leurs parents adoptifs par les autorités du comté.«Belinda et Kimberley vont bien et sont désormais aux mains des services sociaux», a souligné un inspecteur divisionnaire de la police de Galles du Nord, Nick Crabtree.S’il a noté que le couple n’avait opposé aucune résistance, il a reconnu que «c’était une situation très difficile pour eux».Alan et Judith Kilshaw, visiblement affolés face au nouveau rebondissement de cette affaire, avaient promis qu’il allaient engager des poursuites judiciaires pour récupérer Belinda et Kimberley.Avocat de profession, Alan Kilshaw a indiqué que sa famille avait engagé un juriste spécialiste des droits de l’enfance, qui devait réclamer hier à la justice la restitution immédiate des jumelles.Parallèlement, la mère américaine a déclaré vouloir récupérer ses filles, originellement appelées Kiara et Keyara, «achetées» sur Internet par un couple californien.Les jumelles auraient été vendues une deuxième fois, toujours par l’intermédiaire du Web, à un couple britannique, qui les a amenées au pays de Galles.Dans une interview diffusée sur la chaîne de télévision américaine CBS avant le dernier épisode, Tranda Wecker, la mère des jumelles, âgée de 28 ans, a affirmé qu’elle regrettait cette adoption.«]e BRIAN MYLES LE DEVOIR Seul dans sa cellule de la prison Tanguay, Maurice Boucher dispose d’un téléviseur, d’un walkman, d’une console de jeu Nintendo, d’un poste de radio, de huit bouquins par mois et d’un téléphone pour passer le temps.Mais il n’a presque jamais de contacts humains.Le chef guerrier des Hells Angels souffre de son état d’isolement quasi permanent.Il ne voit jamais d’autres détenus.Au mieux, il aperçoit les gardiens lors des repas, lors de ses sorties dans la cour murée de la prison et lors de ses comparutions au Palais de justice.Ses proches peuvent par contre lui rendre vi- veux que mes enfants reviennent.Je le veux vraiment», a-t-elle dit, assurant qu’elle n’avait pas touché «un sou» pour la transaction.Les Kilshaw ont démenti avoir acheté les bébés.Es ont expliqué que l’argent versé correspondait aux frais d’adoption demandés par Tina Johnson, qui gère le site Caring Heart Adoption depuis son domicile à San Diego, en Californie.Le Sun de Londres rapporte qu’en décembre, les Allen avaient confié les jumelles à leur mère naturelle, domiciliée à Saint Louis (Missouri), après qu’elle eut demandé à les voir une dernière fois.Mais au lieu de rendre les bébés, elle et les Kilshaw les ont site, à raison de huit présences d’une heure à tous les mois, mais sans contact physique.Les allées et venues de ses avocats ne sont pas comptabilisées.Le téléphone est à sa disposition de 7h30 à 22h30.Par la bouche de ses avocats, Maurice Boucher a présenté hier une requête en Cour supérieure pour forcer le ministère de la Sécurité publique, les Services correctionnels et la direction de Tanguay à justifier la décision de le placer en isolement.Selon l’avocat Jacques Normandeau, cet isolement décrété sans motifs valables par les plus hautes autorités brime les droits constitutionnels de Maurice Boucher.Ce dernier n’a jamais été informé des raisons pour lesquelles il fait l’objet d’un traitement particulier.Sa conduite derrière les barreaux serait exemplaire.emmenés en Arkansas, où l’adoption a été conclue, selon le journal.Le FBI a ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire.Les autorités britanniques devaient pour leur part vérifier si les jumelles, amenées en Grande-Bretagne avec un visa touristique de six mois, pouvaient légalement rester dans le pays.Cette affaire, qualifiée de «déplorable» par le premier ministre britannique.Tony Blair, a suscité des débats complexes sur la législation en matière d'adoption, notamment sur l’absence apparente de dispositions claires concernant les agences sur Internet et les adoptions internationales.Maurice Boucher souhaite réintégrer une prison normale comme tous les autres détenus en attente de procès.Depuis son arrestation, le 10 octobre dernier, il occupe seul toute une aile de Tanguay.Sur décision de la Cour d’appel, il subira un deuxième procès pour le meurtre de deux gardiens de prison.Mais les procédures sont retardées parce que Maurice Boucher a demandé à la Cour suprême de réviser la décision prise par le plus haut tribunal du Québec.Emprisonné à Tanguay dans les mêmes conditions lors de son premier procès, Maurice Boucher s’était battu jusqu'en Cour suprême pour faire changer les conditions de sa détention.Il était déjà acquitté et libéré lorsque la Cour suprême a refusé d’entendre sa cause, le 23 septembre 1999.Un député libéral presse son gouvernement à hausser le ton face à la Chine Kun Lun Zhang raconte ses séjours en prison communiste LOUISE LEDUC LE DEVOIR Faisant augmenter la pression sur son propre parti, le député libéral Irwin Cotler insiste pour qu’Ottawa, lors de sa prochaine mission commerciale en Chine, place les droits humains au cœurs des négociations.La répression d’adeptes du falun gong, parmi lesquels un citoyen canadien, fait croire au député qu’il est temps de lever le ton.«U respect des droits humains doit être un principe fondamental de la politique étrangère canadienne.La prochaine mission commerciale de même que la mise en candidature de Pékin aux Jeux olympiques de 2008 m’apparaissent d’excellentes occasions de signifier au gouvernement chinois que les droits humains et le commerce international smt complémentaires», a lancé M.Cotler hier à la conférence de presse donnée à l'occasion du retour au pays de Kun Lun Zhang.Kun Lun Zhang, un sculpteur et professeur à la retraite qui jouit de la double citoyenneté, a raconté hier comment, pendant ses trois épisodes de détention au cours des six derniers mois, on lui a administré des chocs électriques et fait subir un incessant lavage de cerveau.«En juillet dernier, un dirigeant de la police m’a dit: “Si tu continues de t’adonner au falun gong, mus ferons ce que nous voulons de toi, en toute impunité.Si nous te battons à mort, nous t'enterrerons, tout simplement, et notes dirons au monde que tu t’es suicidé.”» Plus encore qup des sévices physiques, Kun Lun Zhang dit avoir surtout souffert de la torture mentale.«Depuis décembre, du matin jusque tard le soir, j’étais sous la garde incessante de quatre ou cinq personnes qui tentaient de me convertir de force.» Trois semaines avant sa libération, a continué Kun loin Zhang, «ils ont commencé à me préparer de la bonne nourriture et le personnel du camp s’est montré plus aimable.A un moment, j’ai fini par croire à leur bonté et l’ai dit ouvertement, propos qui n’ont pas manqué d'être enregistrés./ai finalement compris la raison de cette soudaine gentillesse: me faire paraître plus en forme à la face du monde lors de ma libération».Le député Cutler rappelle que les autorités canadiennes sont bel et bien en contact constant avec leurs homologues chinois mais que «l’heure est venue d’évaluer l’efficacité du dialogue et de voir si, sur le terrain, les droits humains sont respectés ou pas».Au ministère des Affaires étrangères, on signale que le dialogue est toujours préférable aux sanctions commerciales, surtout dans le cas de la Chine.«La Chine veut accéder à l’Organisation mondiale du commerce et entrer dans la zone de libre-échange Asie-Pacifique.Or elle est bien au courant des susceptibilités occidentales», note Reynald Doiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.N’empêche, il n’est pas exclu que le premier ministre Jean Chrétien, lors de la mission prévue du 8 au 19 février, fasse part de ses inquiétudes au président chinois.«Lors des précédentes missions commerciales, Jean Chrétien a toujours abordé ces questions», a enchaîné M.Doiron.Le gouvernement chinois semble particulièrement redouter la popularité sans cesse croissante du falun gong, qui se présente comme une pratique méditative et recrute des adeptes entre autres sur Internet Bien qu’elles n’aient aucune preuve de conspiration en main, les autorités craindraient que le falun gong ne se transforme en organisation politique.Seul en prison, Maurice Boucher s’ennuie ferme Le chef guerrier des Hells Angels veut rejoindre les autres détenus Les productions Virage préparent un film documentaire sur le mouvement marxiste-léniniste des années 70 au Québec.Invitation au ex-membres et sympatisants du PCO et de EN LUTTE! à fournir des informations et opinions sur leur expérience.S.V.P.contacter (confidentiellement) simardmarcel@hotmail.com fax: (514) 276-2262 PRODUCTIONS VIRAGE Yves Roby Les Franco-Américains de la Nouvele-Angletefre Rêves et réalités Franco-Américains «»• Nouvelle-Angleterre : :»**f»*t*i*» De 1840 à m en*vn 900 000 pmonms ont qdtté le Québec pou* les ÉMsUnb où Is ont essayé de recrter la patrte penkie.Que sont denenus tes nOhns de descendants de ces enipte?L'auteur propose de décrire tes dbcours que en énd^ôs et teun descendants ttennent sur ew-mêmes, d'en explquer ta genèse et réroMfcn.SEPTENTRI www.septentrion.N Jacques LAMARCHE statistique Quérin 2001 Québec / canada / monde À paraître sous peu.Les Etrillons GUÉRIN En uenle flans mules les HDrairies I » SALVADOR I Vous pouvez aider.1 800 418-1111 www.croixrouge.ca + Croix-Rouge canadienne Division du Québec Ou postez un chèque portant la mention « Salvador » au : 6, place du Commerce, île des Soeurs, Verdun (Québec) H3E 1P4 Sous la direction de Gérard LANGLOIS petit Guérin express Un uade-mecum pour le 796 pages - 37,80 $ coups sBcondaipe.Les Édltlona GUÉRIN En uenle flans mules les IIDraines (514) 842-3481 La galerie Art Select inc.importateur de meubles exclusifs de France SOLDE D’HIVER Du 13 janvier au 3 février Profitez de réductions sur tous les meubles de votre choix à des prix avantageux.100 ouest avenue Laurier, Montréal (Québec) H2T 2N7 Tél.: (514) 273-7088 Fermé les dimanches et lundis Im flalcric > 48 ¦' E ü K V I) I R .LES S A M E I) I 2 (J E T [) 1 M ANCHE 21 JANVIER 2 0 01 A 4 U A LITE S?Élevage d’animaux de boucherie Le Québec songe à limiter Putilisation des antibiotiques LES ACT Bourque perd son « faiseur d’images » au profit de la banlieue ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Favori aux prochaines élections municipales à Montréal, Pierre Bourque a au moins une raison de s’inquiéter.L’un des artisans de sa réélection-surprise de 1998 et grand spécialiste des causes déses-pérées travaillera cette fois pour le camp ennemi.Pierre Desjardins avait été appelé à la rescousse de toute urgence, en 1998, six mois à peine avant la tenue des élections.Le maire sortant était alors au plus bas dans les sondages.L’expert en relations publiques s’était auparavant fait connaître comme conseiller auprès des maires de Laval, Verdun et Outremont, mais aussi comme grand spécialiste des situations délicates, notamment auprès du chanteur Robert Charlebois, après qu’il eut été arrêté en état d’ébriété au volant, et du Manoir Rouville-Campbell, lorsque Gilbert Rozon a été accusé d’y avoir agressé une femme.Depuis quelques semaines, c’est à l’Union des municipalités de banlieue sur l’ile de Montréal (UMBM) qu’on le retrouve.«Mon contrat avec M.Bourque se limitait aux élections de 1998, explique-t-il.Mais j’ai surtout travaillé avec les maires de banlieue.4 l’époque, il n’était évidemment pas question du projet “une île, une ville”.» A peine arrivé, il convainc alors le chef de Vision Montréal de limiter au maximum ses apparitions dans les médias et de se concentrer plutôt sur le travail de terrain.«Malgré sa longue expérience, explique Pierre Desjardins, M.Bourque passe mal dans les médias.Mais dans la rue, c’est un candidat redoutable.R inspire chez les gens une sympathie naturelle tout à fait étonnante.Auparavant, je n’avais jamais vu des gens changer de bord de rue pour venir saluer un politicien.» De cette collaboration circonstancielle, Pierre Desjardins ne croit pas avoir tiré des secrets sur Pierre Bourque susceptibles aujourd’hui d’aider ses nouveaux clients à défaire l’actuel maire.«La prochaine campagne sera bien différente de la dernière.Plus personne aujourd'hui ne prend M.Bourque de haut.Tout le monde sait qu’en un peu plus d’un an, il a même réussi à faire changer d’avis le gouvernement sur son projet “une île, une ville”.» Selon lui, le plus grand défi sera d’élaborer un message cohérent et crédible pour l’ensemble des électeurs de Tîle.«Ça va être la même difficulté pour tout le monde.R va falloir passer de 28 municipalités, avec leurs mentalités différentes, à une seule vision d’ensemble.» Quant à l’avance prise — par Pierre Bourque cette fois-ci — sur le terrain et dans les sondages, elle lui semble tout à fait surmontable.«Neuf mois, c’est très long en politique.» Il croit que l’on aurait cependant tort d’attribuer trop d’importance au rôle des faiseurs d’image.«Ici, on ne dispose pas des moyens déployés dans les campagnes américaines, où ils peuvent être 50 ou 100 personnes à travailler juste sur l’image d’un candidat.Personne, de toute façon, n’est capable de prendre un homme de 55 ans et de le changer complètement.Tout ce qu’on peut espérer faire, c’est présenter aux citoyens notre candidat comme un porte-parole dans lequel ils peuvent avoir confiance, essayer de mettre en avant ses qualités et s’arranger pour que les gens ne remarquent pas trop ses défauts, le tenir constamment informé, aussi, pour éviter qu’il se mette les pieds dans les plats.» JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR L* époque de l’utilisation massive des antibiotiques ' dans l’élevage des animaux de boucherie tire-t-elle à sa fin?Des représentants du gouvernement, de l’industrie et des vétérinaires examinent les méthodes employées dans les fermes d’élevage du Québec pour voir s’il n’y aurait pas lieu d’y réduire la quantité de médicaments utilisée.Les éleveurs nord-américains sont réputés pour avoir recours à une importante quantité d’antibiotiques dans l’élevage des animaux de boucherie.Ces médicaments sont le plus souvent utilisés dans un but non thérapeutique, afin de stimuler la croissance des bêtes ou pour prévenir des infections.Une récente étude commandée par la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) révèle que 86 % des éleveurs commerciaux utilisent des antibiotiques dans la moulée des porcelets à la pouponnière.Le MAPAQ a déjà rencontré à ce sujet les représentants des filières porcine et avicole ainsi que les fabricants de moulées avant les Fêtes et devrait se réunir avec les producteurs de bovins sous peu.«Nous voulons qu’ils en discutent, qu'ils trouvent des solutions de remplacement à court, moyen et long terme, selon les produits, et qu’ils fassent des essais sur le terrain pour voir les effets sur les troupeaux», a expliqué hier Nathalie Verge, directrice de cabinet du ministre RémyTrudel.Le Québec est la seule province où chaque médi- cament donné aux bêtes doit faire l’objet d’une ordonnance de la part d’un vétérinaire.Pour cette raison, dit Mme Verge, «on pense pouvoir voir rapidement les bons ou mauvais résultats de nos actions».Les pressions commerciales du marché européen et les résultats de l’étude de la FPPQ ne sont pas étrangers à la démarche du MAPAQ mais Nathalie Verge mentionne que le ministère s’intéresse particulièrement au phénomène depuis le dépôt de la loi sur la santé animale, au printemps dernier.Les Européens disent craindre un risque de résistance aux antibiotiques et de réactions aux substances cancérigènes pour justifier le rejet de l’utilisation des hormones de croissance.Là-bas, on assure qu’il ne reste dans la viande que des traces d’hormones, indécelables avec la technologie actuelle — traces qui pourraient quand même avoir leur part d’effets néfestes à long terme, soutiennent des, scientifiques d’ici.Le Canada et les Etats-Unis ont déjà plaidé avec succès devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) que les Européens s’appuyaient sur des résultats scientifiques non concluants pour fermer leurs portes aux importations américaines.En novembre dernier, des inspecteurs de la Commission européenne ont recommandé l’arrêt de l’importation de viande canadienne.Dans une ébauche de rapport, les inspecteurs ont conclu que le système d’inspection canadien, chargé de leur garantir une viande sans hormones, était troué et que, par conséquent, les Européens ne pouvaient s’y fier.Les représentants de Santé Canada ont été invités à se défendre et la décision finale de la Commission européenne est toujours attendue.a cigale ayant épargné toute sa vie se trouva fort bien pourvue quand la retraite fut venue.Grand bien lui fit d’avoir opté pour le REER à taux progressif Placements Québec encaissable chaque année.Ses épargnes grandissaient régulièrement grâce à des taux avantageux garantis et fixés pour dix ans.La cigale et le boni.Venez nous rencontrer : Aux Promenades St-Bruno DU 1er AU 4 FÉVRIER Au Fairview Pointe Claire DU 8 AU 11 FÉVRIER Aux Galeries d'Anjou DU 15 AU 18 FÉVRIER • Jeudi et vendredi : 11 h à 21 h • Samedi : 11 h à 17 h • Dimanche : 12 h à 17 h Au Carrefour Laval DU 22 AU 28 FÉVRIER • Lundi au mercredi : 11 h à 17 h • Jeudi et vendredi : 11 h à 21 h • Samedi : 11 h à 17 h • Dimanche : 12 h à 17 h Au Carrefour l’Industrielle-Alliance 977, rue Sainte-Catherine Ouest (voisin de Simons, niveau Métro) DU 1er FÉVRIER AU 1er MARS INCLUSIVEMENT • Lundi au vendredi : 10 h 30 à 16 h 30 • Samedi et dimanche : 13 h 30 à 16 h 30 Québec II » Placements Québec La beauté de ce récit, c’est qu’elle avait droit à un bien meilleur taux d’intérêt la première année grâce à un généreux boni.7 ;oo% la dixième année la première année incluant le boni de 1 % pour les nouveaux fonds REER REER à taux PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca 1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5229.Heures d'ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de janvier et de février, de 10 h à 16 h.Équité salariale La FTQ condamne la décision rendue dans le dossier Desjardins MARIE TISON PRESSE CANADIENNE La FTQ a condamné la décision de la Commission de l’équité salariale d’approuver les rapports sur l’équité salariale soumis par Desjardins.«Si cela, ça passe, n’importe quoi va passer», a déploré Linda Solomon, une conseillère syndicale au Syndicat des employés professionnels et de bureau (FTQ), le plus important syndicat chez Desjardins.La Loi sur l’équité salariale donne aux entreprises la possibilité de faire reconnaître les programmes d’équité ou de relativité salariale mis en place avant son adoption, en novembre 1996.Le Mouvement Desjardins s’est prévalu de cette disposition et, en novembre 1998, a déposé une série de rapports sur des programmes établis en 1989.Dans une série de décisions rendues le 8 janvier dernier, la Commission de l’équité salariale a approuvé ces programmes.Mme Solomon a soutenu que, dans les faits, il ne s’agissait pas de réels programmes d’équité.«Ils ont fait une réévaluation afin d’uniformiser les structures salariales dans tout le mouvement parce qu’il y avait des disparités entre les fédérations, a-t-elle affirmé.Après coup, huit ans plus tard, ils ont appelé cela de l’équité salariale.» En décembre dernier, la FTQ a déposé des requêtes en Cour supérieure pour faire stopper le processus d’examen de la Commission de l’équité salariale parce que celui-ci ne lui permettait fias de se faire entendre.Mme Solomon a expliqué que, dans le cas des employeurs qui voulaient faire reconnaître des programmes mis en place avant l’adoption de la législation, les syndicats et les salariés n’étaient pas considérés comme des parties intéressées.«Nous n ’avons pas droit aux correspondances, aux informations ou aux rapports préparés par des analystes», a déploré la conseillère syndicale.L’employeur, lui, peut prendre connaissance de ces rapports et faire des commentaires.«C’est comme si le juge vous donnait une copie de sa décision avant de la rendre», a lancé Mme Solomon.Maintenant que les décisions de la Commission sont rendues, la centrale syndicale demandera à la Cour supérieure de les faire casser pour les mêmes motifs.Le Mouvement Desjardins a bien sûr accueilli la dévision de la Commission de l’équité salariale.«Nous sommes satisfaits puisqu'elle reconnaît qu’on a respecté les critères mis en amnt parla nouvelle loi, a déclaré le |x>rtoy*s! " ^ ^ H pour deu JlVftlC sabenaO Gagnez un voyage d’une semaine deux personnes Séjournez dans l’un de ces magnifiques hôtels à Giardlni Naxos Mimnif» ^ 1 Visitez les splendeurs de la Sicile ïï&m»; a SOL^BEC TOURS INC.Le spécialiste rie voyages européens Pour participer, faites-nous parvenir les coupons de participation qui seront publiés dans Le Devoir avant le 19 lévrier 2001.LE DEVOIR Retourner par la poste A Concours LES CHARMES DE LA SICILE 2050.rue de Bleury, 9" étage Montréal.Qué .H3A 3SI Le tirage aura lieu le 21 février 2001.Le concours s adresse au* 18 ans ou plus.Un seul coupon par enveloppe Les reproductions électroniques ne seront pas acceptées.Les conditions et réglements de concours sont disponibles à la réception du Devoir.Nom :.Adresse .App.:.Ville .Code postal :.Téléphone : (résidence).Courriel :.Question mathématique (50+28) - 5 = Abonné au Devoir : oui.non.(bureau).Francophones hors Québec Le Québec doit reprendre son rôle de leader ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les francophones du reste du Canada pressent le Québec de prendre le leadership de la promotion du fait français dans l’ensemble du pays.De passage à Québec, le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Georges Ares, a rencontré jeudi les membres de la Commission des états généraux sur la situation et l’avenir de la langue française et son président, Gérald larose.Hier, M.Arès s’est rendu au Secrétariat des affaires intergouvemementales canadiennes (SAIC) pour plaider en faveur d’un engagement accru du gouvernement québécois envers les communautés francophones hors Québec.la FCFA souhaite que le Québec participe à la promotion de la «francophonie nationale», c’est-à-dire canadienne, de façon active et enthousiaste.«Nous sommes convaincus qu’il existe déjà une conscience nationale francophone, d'un bout à l’autre du Canada», a soutenu Georges Arès.Au cours d’une entrevue hier, M.Arès s’en est pris aux démographes comme Charles Castonguay qui, s’appuyant sur les données de Statistique Canada, prédisent l’assimilation rapide des francophones hors Québec, à l’exception des Acadiens.«C’est vraiment dégueulasse», a-t-il dit.Au delà des froides statistiques, il faut tenir compte de «la résistance à l’assimilation» que manifestent les francophones du Canada, qui ne sont pas «des cadavres chauds», ainsi qu’on les a déjà décrite, a-t-il dit.«Ce qui est nouveau, c’est que la résistance porte à des progrès importants que les chercheurs sacrent à la poubelle», a-t-il dit.Ces progrès, c’est la reconnaissance du droit des francophones de gérer leurs propres institutions.En vertu de la Charte des droits et libertés, les francophones ont vu reconnaître leur droit de gérer leurs conseils scolaires et leurs écoles à la suite d’un jugement de la Cour suprême touchant une école française à rîle-du-Prince-Édouard.Grâce à cette reconnaissance et à des subventions fédérales qui couvrent 50 % des coûte de l’enseignement en français dans les provinces anglophones, il existe maintenant des réseaux d’écoles francophones partout au Canada.On assiste aujourd’hui à une refrancisation des petite Tremblay, Bélanger et Nadeau qui ont perdu leur langue, tout comme leurs parente bien souvent, ce qu’on appelle les «ayants T '-A 1 cotoplets italiens, vestons, manteaux 40%-60% Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 f Hltà rie rabais Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (nngic liu.277-7558 ous de sa couleur?Sur le navire de Jacques Cartier, en 1534, flottait déjà un pavillon à croix blanche sur fond rouge.Lorsque Samuel de Champlain remonte le Saint-Laurent, en 1603, son navire arbore un pavillon bleu à croix blanche, un emblème propre aux bâtiments de commerce.Pour en savoir davantage sur le drapeau du Québec, visitez le site de l'identification visuelle gouvernementale à l'adresse www.piv.gouv.qc.ca.Québec Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration Basa Basa A K) LE DEVOIR.LES SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 JANVIER 2 0 0 I •CULTURE* Succession de Bernard Uzan Kimberley Gaynor assurera la direction générale de POpéra de Montréal BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Une étape vient d’être franchie dans le double processus de nominations à la direction de l’Opéra de Montréal.Pour combler le poste de Bernard Uzan, directeur général et artistique démissionnaire le 22 juin, le président du conseil d’administration de l'OdeM, Mr André Laurin, a annoncé hier en conférence de presse la nomination de Kimberley J.Gaynor.Mme Gaynor entrera en fonction le 19 mars.M' Laurin était ravi hier d’annoncer aux membres de la presse l’embauche de Mme Gaynor.Le nom de la nouvelle directrice avait été jalousement gardé secret, le reste du conseil d’administration n’ayant été averti que vers llh hier matin.Mme Gaynor, dont la connaissance du milieu culturel canadien n’est pas à mettre en doute, comblera le titre de directrice générale uniquement, le poste de M.Uzan ayant été scindé.A la suite de cette annonce d’hier, le processus de nomination pour le poste de directeur artistique est entamé.Parfaitement bilingue, Mme Gaynor est de retour à Montréal après une absence de huit ans.Elle a été à l’emploi de la Royal Opera House de Londres, cumulant les titres de directrice des publications et du marketing pour le Royal Ballet et le City of London Festival.La nouvelle directrice avait ensuite fondé sa propre firme de consultants.Il est estimé que ses expériences successives au Conseil des arts du Canada et à l’Orchestre du Centre national des arts, puis auparavant avec les Grands Ballets canadiens, lui assurent une connaissance solide du contexte dans lequel elle aura désormais à travailler.Pour les Grands Ballets, Mme Gaynor a agi comme directrice générale adjointe puis, pendant six mois, comme directrice générale intérimaire Le bilan de santé financière de l’OdeM est actuellement excellent, grâce, précisait hier M'Laurin, au bon travail de Roger D.Landry et de M.Uzan, qui ont essuyé un déficit de 1,6 million de dollars.«Ce résultat permet de penser au futur de façon optimiste», a commenté le président du conseil d’administration.Quant à elle, la nouvelle directrice a dit apprécier «la passion de Montréal pour la culture», évaluant le rôle d’importance que devait tenir l’OdeM sur ce plan.Estimant que l’OdeM «était à un moment clé de son histoire», plus concrètement, Mme Gaynor a annoncé qu’un plan stratégique allait être défini pour trouver de nouvelles sources de financement.Il a aussi été question de développer et de fidéliser la clientèle de l’Opéra, par exemple en donnant la chance aux gens de s’initier à cet art de la scène.Les deux prochaines saisons de l’Opéra étaient planifiées.Ce qui laisse amplement de temps, selon M' Laurin, pour d’abord définir le profil du successeur de Bernard Uzan, ce qui reste à faire, puis pour dénicher un candidat Uzan reste en fonction comme directeur artistique jusqu’à la fin de l’actuelle saison, puis comme consultant jusqu’à la fin de son contrat prévue le 31 décembre.Le nom du nouveau directeur artistique, a soutenu Mc Laurin, ne devrait pas être connu avant l’automne.PS§: llliljigigtg; JACQUES GRENIER LE DEVOIR Kimberley J.Gaynor iss#! C’est le temps de vérifiez vos droits Si vous ou un membre de votre famille avez reçu 9 du sang ou des produits sanguins au Canada entre le 1er janvier 1986 et le 1er juillet 1990 inclusivement, vous vous devez de lire cet avis avant le 31 janvier 2001.3e avis avis de règlement des recours collectifs (lei janvier 1986 -1er juillet 1990) des victimes de l’hépatite C Cet avis peut avoir une incidence sur vos droits.Veuillez le lire attentivement.Les tribunaux du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont approuvé le règlement des recours collectifs visant : a) certaines personnes qui sont ou qui ont été infectées par le virus de l’hépatite C (« VHC ») pour la première fois à la suite d’une transfusion de sang reçue au Canada entre le 1er janvier 1986 et le 1er juillet 1990 inclusivement; certaines personnes atteintes de thalassémie majeure qui sont ou qui ont été infectées par le VHC et qui ont reçu une transfusion de sang au Canada entre le ler janvier 1986 et le 1er juillet 1990 inclusivement; les époux, les conjoints et les enfants infectés indirectement par le VHC; et certains autres membres de la famille (« recours collectif des transfusés »); et b) certaines personnes souffrant de troubles congénitaux de la coagulation qui sont ou qui ont été infectées par le VHC et qui ont reçu ou se sont administré du sang ou des produits sanguins au Canada entre le 1er janvier 1986 et le 1er juillet 1990 inclusivement; les époux, les conjoints et les enfants infectés indirectement par le VHC; et certains autres membres de la famille (« recours collectif des hémophiles »).Seules les provinces du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont une loi sur les recours collectifs.Les personnes visées résidant à l’extérieur du Québec et de la Colombie-Britannique sont généralement incluses dans l’un des recours intentés en Ontario.Toutefois, les personnes visées qui ont reçu ou qui se sont administré du sang ou des produits sanguins au Québec font partie de l’un des recours intentés au Québec.^ MODALITÉS DU RÈGLEMENT Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (les « gouvernements ») ont conclu un règlement, approuvé par les tribunaux, visant le règlement complet et définitif de toutes les réclamations des personnes visées aux recours collectifs et de certaines autres personnes.Les gouvernements n’admettent aucune faute ni aucune responsabilité de leur part.Le règlement constitue un compromis quant aux réclamations contestées.Les indemnités de règlement seront attribuées en fonction de la gravité de la maladie et de la perte d’une personne visée conformément aux régimes d’indemnisation prévus à la Convention de règlement.DEMANDE D’INDEMNISATION Les tribunaux ont désigné Expertises Crawford Inc.et Garden City Group Inc.à titre d'administrateur pour administrer les régimes d’indemnisation créés en vertu de la Convention de règlement.Si vous n’avez pas fait votre demande d’indemnisation, vous pouvez vous procurer le dossier des formulaires de demande d’indemnisation auprès de l’administrateur.Ce dossier a été conçu pour permettre aux personnes visées de remplir leur demande d’indemnisation sans l’aide d’un avocat.Pour obtenir de l’aide pour remplir les formulaires, les personnes visées devraient communiquer avec le Centre des réclamations relatives à l’hépatite C1986-1990 en composant le 1 877 434-0944, par courriel à l’adresse info@hepc8690.com, en consultant le site Web www.hepc8690.com ou en écrivant au : Centre des réclamations relatives à l’hépatite C 1986-1990 B.P.2370, succursale D Ottawa (Ontario) KIP 5W5 Une fois remplis, les formulaires et les documents exigés en vertu des formulaires doivent être transmis à l’administrateur.^ EXCLUSION Toute personne visée qui désire s'exclure du règlement afin de poursuivre individuellement sa propre réclamation doit le faire en transmettant un avis écrit au Centre des réclamations relatives à l’hépatite C 1986-1990, au plus tard le 31 janvier 2001, déclarant qu’elle s’exclut du règlement.Dans le cas où une personne infectée par le VHC s’exclurait du règlement, les membres de sa famille et les personnes à sa charge seront alors réputés s’être exclus du règlement, à moins que l'époux, le conjoint ou l’enfant n’ait une réclamation distincte à titre de personne infectée par le VHC, auquel cas il ou elle doit prendre une décision indépendante quant à son exclusion ou non du règlement.Personne ne peut exclure un mineur ou une personne frappée d’incapacité mentale sans la permission du tribunal, après avis au Curateur public ou à l’Avocat des enfants, ou les deux, selon le cas.Toutes les personnes visées qui ne s’excluent pas seront liées par les modalités du règlement.Afin d’être admissibles à l’indemnisation en vertu du règlement, les personnes visées qui ne s’excluent pas de leur recours collectif devront consentir au rejet de toute action qu’elles ont instituée à l’encontre des gouvernements, de l’Agence canadienne du sang, du Comité canadien du sang et de tout hôpital ou de tout fournisseur de soins de santé au Canada.g! RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES Pour tout renseignement, veuillez communiquer avec le Centre des réclamations relatives à l’hépatite C1986-1990.Les questions concernant le contenu de cet avis ne doivent pas être adressées aux tribunaux puisque leur structure administrative n’est pas en mesure de répondre à ce type de demandes.Les versions intégrales des jugements du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, qui contiennent la Convention de règlement, peuvent être obtenues auprès du Centre des réclamations.L’aperçu général que contient le présent avis est assujetti aux dispositions de la Convention de règlement, telles qu’approuvées.Cet avis a été approuvé par l’honorable juge Morneau de la Cour supérieure du Québec.Poète mentor de la beat generation Gregory Corso est décédé AGENCE FRANCE-PRESSE.Gregory Corso, poète mentor de la beat generation, est mort mercredi soir à 70 ans, dans un hôpital de Robbinsdale (Minnesota), d’un cancer de la prostate, ont annoncé ses proches.Gregory Corso, auteur d’une' douzaine de recueils de poésie, avait récemment enregistré un CD avec la chanteuse Marianne.Faithfull.Parmi ses poèmes les-plus célèbres figure un sonnet sa-" tirique, Bombe, écrit en forme de champignon atomique.Un de ses comparses de la beat: generation, l’écrivain Jack Ke-j rouac, l’avait un jour décrit com-; me «un Caruso italien chantant sur les toits de New York».Un recueil posthume, Selected Letters, devrait être publié cette année ou l’an prochain, selon son ami de longue date Roger Richards, un marchand de livres rares de New York qui a logé le poète pendant 12 ans avant qu’il n’emménage en septembre dernier chez sa fille Sheri Langerman.Roger Richards l’avait rencontré alors qu’il avait passé la nuit dans la gare de Grand Central à Manhattan.«]e lui ai donné la clé de chez moi et il est resté douze ans», a-t-il rappelé.Confié à un orphelinat à sa naissance, recueilli à onze ans par son père, il a passé son adolescence dans des maisons de redressement Condamné à trois ans de prison à 17 ans, il a découvert la littérature grâce à un détenu.Il se consacra; dès lors à la poésie et devint un des: mentors de la beat generation.Ses poèmes incantatoires, de style parlé, l’ont rendu célèbre (The Vestal Lady On Brattle, 1955; Gasoline, 1958; The Happy Birthday Of Death, 1960).On lui doit aussi un roman (The American Express, publié à Paris en 1961), des pièces de théâtre et des écrits sur l’art contemporain.À Paris Ouverture d’un méga-cybercafé AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le plus grand cybercafé de Paris, proposant 375 ordinateurs dernier modèle et des lignes à grand débit, a été ouvert hier par le groupe britannique Ea-syEverything, qui compte sur ses tarifs extrêmement bas pour, étendre son réseau ^«hypermarchés Internet».Easy Everything possède 18 cybercafés géants dans plusieurs, pays (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Etats-Unis).Le cybercafé parisien, ouvert 24 ; heures sur 24, propose l’accès à un ; ordinateur relié à Internet pour 1,52 euro (environ 2 $), pour une durée allant de vingt minutes à cinq heures, en fonction du remplissage de la boutique.«Nous prévoyons que, comme à Londres, la boutique sera pleine tous les après-midis et utilisée à 15% vers 6h du matin», a indiqué Hugh Tap-pazzini, responsable du groupe en France, qui affirme que ce cybercafé devrait être rentable avant la fin de l’année, avec une moyenne de 4000 à 5000 clients par jour.Le cybercafé se rémunère de quatre façons: la vente de café, la publicité, les partenariats et les , sites partenaires.Le p.-d.g.d’EasyEverything, Stelios Haji-Ioannou, a promis que son groupe ne tenterait pas de rentabiliser sa clientèle en constituant des bases de données d’adresses de courrier électronique et indiqué que «chaque boutique se contente de surveiller qu’il n’y a pas d’activité illégale et filtre les accès en interdisant la consultation de sites pornographiques».en bref Billets en vente pour U2 (PC) — I>es billets pour le spectacle du groupe U2 à Montréal seront mis en vente aujourd'hui à midi.Le passage du groupe irlandais à Montréal promet d’être un des moments forts de l'année dans le monde du spectacle.Il sera au Centre Molson le 27 mais avec PJ Harvey comme artiste invité, en première partie.U2 vient de lancer un nouvel album s’inspirant de ses élans d'il y a une dizaine d'années, ce qui a provoqué un succès instantané. LE DEVOIR.LES S A M EDI 20 E T I) I M A X C HE 21 J A X VIER 2 0 01 A II ?CULTURE* '4 .'¦&' - «Il'i' il Une scène du film de Pierre Falardeau, quand les Patriotes sont pendus.PHOTO TIREE DU FII.M DE PIERRE FALARDEAU 15 février 1839 Un portrait juste des Patriotes Trois spécialistes se prononcent sur le film de Falardeau CAROLINE MONTPET1T LE DEVOIR Pierre Falardeau offre un portrait globalement juste du mouvement des Patriotes dans son dernier film, 15 février 1989, même si le ressentiment dépeint contre les Anglais était sans doute à son summum à cette époque de l’histoire du Québec.C’est ce que deux historiens et un politologue, versés dans cet épisode charnière, ont estimé hier après avoir assisté à une projection privée, tenue expressément pour Le Devoir, avant la sortie du film, vendredi à Montréal.Si les trois spécialistes n’ont pas boudé leur plaisir lors du visionnement, affirmant tous trois que le film est une réussite, ils ont tout de même relevé certaines inexactitudes historiques, ajoutant que ces vétilles n’entachent pas la justesse de l'action.Les spécialistes réunis par Le Devoir étaient Jean-Paul Bernard et Gilles Laporte, tous deux historiens spécialisés dans la rébellion des Patriotes de 1837-38, et Philippe Bernard, auteur d’un livre intitulé Amury Girod - Un Suisse chez les Patriotes, sur le point de paraître.«R n’y a pas d’analyse politique» dans le film de Falardeau, a soulevé Jean-Paul Bernard, qui a par ailleurs ajouté que Falardeau a notamment choisi d’exploiter la relation de De Lorimier avec son épouse, Henriette, donnant ainsi une dimension humaine au personnage historique.Si De Lorimier fait régulièrement référence à l’indépendance du Québec dans le film, précise l’historien, c’est que cette idée venait tout juste de faire son chemin dans l’esprit des Patriotes.Autour de 1838, l’idée avait d’ailleurs plutôt la forme de la création d’une république.L’idée de l’indépendance était une réaction «de dépit» par rapport à la répression britannique des dernières années, a souligné Jean-Paul Bernard.«C’était comme une réaction de colère, ajoute Jean-Paul Bernard.Même si l’idée était là depuis longtemps, elle était épousée par peu.À ce moment-là [1839], plusieurs l’épousent, j'ajouterais presque temporairement.» Par exemple, il eût été impossible de faire de Jean-Olivier Chénier, l’un des chefs patriotes de la rébellion de 1837, un héros indépendantiste, ajoute Philippe Bernard.Pourtant, dans une mouvance républicaine, qu’on avait retrouvée aux Etats-Unis et en Irlande, les Anglais avaient très mauvaise presse et étaient vraiment perçus comme les oppresseurs à abattre.Et cette période est beaucoup plus importante «que ce que les gens veulent bien lire», dit Philippe Bernard.Cependant, ajoute-t-il, citant en cela l’exemple de l’Afrique du Sud, c’est avec la connaissance que l’on arrive à pardonner.Gilles Laporte a d’ailleurs relevé qu’il est peu probable que les Patriotes aient, comme on le voit dans le film de Falardeau, fait référence à la Conquête de 1760 comme étant le début de l’oppression des Anglais.Pour les Patriotes, la Nouvelle-France n’est pas le paradis perdu.Entre autres inexactitudes historiques, Laporte souligne que les compatriotes de De Lorimier paraissent plus vieux qu’ils ne l’étaient lorsque sont survenus les événements de 1839.De Lorimier, notaire de formation, a lui-même été pendu au début de la trentaine, et plusieurs des autres Patriotes étaient encore dans la jeune JACQUES GRENIER LE DEVOIR Jean-Paul Bernard, Gilles Laporte et Philippe Bernard ont vu le film pour nous.vingtaine à ce moment-là.* Pour Philippe Bernard, le film de Falardeau est clairement un film à message politique qui, plus qu’une affirmation, lance des «directives» à caractère politique à son public.Gilles Laporte estime que c’est une œuvre intéressante qui permet de raccorder l’histoire à des enjeux contemporains «sans tomber dans le soviétisme».Rappelons enfin que le film avait fait l’objet d’une vive controverse, le scénario initial ayant essuyé trois refus de financement de la part de Téléfilm Canada avant d’être finalement accepté après de nombreuses manifestations, soirées-bénéfices et autres activités d’un comité de soutien créé pour l’occasion.Pierre Falardeau a toujours soutenu que son scénario avait été refusé en partie pour des rai-soqs politiques.A ce sujet, Jean-Paul Bernard reconnaît que l’heure est à la «théorie du consensus», en histoire comme ailleurs, c’est-à-dire que l’on tente partout de faire l’unanimité, atténuant parfois les passages historiques qui compromettent la stabilité politique, économique et sociale.Petite histoire d’un accouchement difficile ODILE TREMBLAY LE DEVOIR 18 février 1839 de Pierre Falardeau, huis clos relatant les derniers instants des Patriotes Chevalier de Ijori-mier et Charles Hindelang avant leur pendaison, gagnera nos écrans vendredi prochain.Rappelons quelques étapes de la saga qui précéda sa venue au monde.Le scénario s’appelait d’abord La Corde.Sa première ébauche est née en 1994.Gaston Miron et Paul Buissonneau assistèrent Falardeau pour l'écriture.En 1996, le cinéaste a déjà essuyé trois refus de Téléfilm (sur le flanc provincial, la SO,DEC a toujours accepté de le financer de son côté).A Ottawa, on invoque des problèmes d'écriture, sans mentionner des considérations politiques (mais on lui dit que son héros est trop.héroïque).La même année, Falar- deau avait publié le scénario de 15 février 1839 chez Stanké.Le projet de Michel Brault de réaliser son film sur les Patriotes, qui allait s’intituler Quand je serai parti.vous vivrez encore, entre en concurrence, dit-on à Téléfilm pour justifier en partie un troisième refus, avec celui de Falardeau.Dix mille cartes postales d’appui atterrissent sur les bureaux de Téléfilm.En 1996 toujours est diffusé à la radio FM de Radio-Canada Le Cauchemar, fiction de Falardeau collée à ses déboires de cinéaste.D tonne contre Téléfilm mais verse aussi dans l’invective de bas étage.En 1997, un spectacle d’appui est organisé au café Porté Disparu.Une lettre ouverte signée par une centaine de personnalités du paysage socioculturel québécois, publiée dans plusieurs journaux, constitue une pétition appuyant la cause de Falardeau.Le Comité du 15 février 1839, piloté par Nadine Vincent, une étudiante en linguistique, voit le jour au printemps.Les pressions s’intensifient en matière de spectacles-bénéfices mais aussi avec la présence du Comité à la Fête nationale du 24 juin.En octobre et novembre, des marches sont organisées pour assembler des fonds, à Montréal, plus tard à Rimouski, à Québec, puis en 1998 à Sherbrooke et à Matane.Le Comité devait récolter en définitive 2000 lettres d’appui et amasser 100 000 $.En mars 1999, Téléfilm Canada change son fusil d’épaule et accorde un soutien financier au film, mais le gros des sous viendra de la SODEC.Tourné entre le 14 janvier et le 25 février 2000 aux studios de l’ONF, à Saint-Andréd’Argenteuil et à la Citadelle de Québec, le film sort donc bel et bien sur nos écrans.Comme quoi, l’acharnement porte parfois ses fruits.SAGA SUITE DE LA PAGE 1 sur sa planche ont quelque chose de christique.C’est le réel qui a choisi son esprit et son ton dans mon film.Jamais je n’avais pensé devoir jaire une oeuvre aussi lente, mais l’approche de la mort commandait cette patience-là.» Engendré dans une saga pas possible, véritable bras de fer entre le cinéaste et Téléfilm Canada qui refusa longtemps de financer le film, 15 février 1839 est une œuvrœphénomène tant elle a existé virtuellement avant de naître à l’écran.Jamais film n’aura connu telle célébrité (publicité, aussi) avant sa venue au monde.Publication du scénario, lectures publiques d’extraits du texte, des lettres et du testament du chevalier de Lorimier, bas de laine recueilli auprès de la population par le Comité du 15 février en quête de financement privé, coups de gueule répétés de Falardeau à pleins médias criant à la censure.Le film devint une sorte de combat politique et on a peine à croire que la pellicule est bel et bien là, se déroulant devant nous, et que le grand public y aura accès vendredi à Québec et à Montréal.Dès le 15 février, sorties en régions comprises, le film sera distribué dans au moins 26 salles.Inc Picard, le sensible interprète du chevalier de Lorimier, l’a vécue de l’intérieur, cette saga-là.Lui comme Sylvie Drapeau, qui incarnera son émouvante épouse, étaient pressentis dès le départ pour incarner le couple à l'heure ultime de la séparation.«J’ai fait sept, huit lectures publiques de la lettre du chevalier de Lorimier à sa femme la veille de sa mort et de son testament quand on ne savait pas sije film se tournerait un jour, explique le comédien.A un moment donné, j’ai dit: ça suffit.La prochaine fois que je lis ces textes, ce sera après avoir entendu: action!» On doit à Luc Picard certaines (heureuses) interventions dans le scénario.La scène au cours de laquelle un soldat aiiglais exprime son désarroi et s'excuse presque du rôle ingrat qu’il joue était peu développée dans les premières versions.Heard a insisté pour qu’elle prennç de l’ampleur (ce qui rend le film moins manichéen).A lui aussi l’idée d’adresser son dernier regard à une petite fille avant de crier «Vive la liberté! Vive l’indépendance!», apportant un envol au dénouement tragique.L’homme de théâtre Paul Buissonneau a également mis la main à la pâte, critiquant allègrement le scénario pour aider à resserrer les scènes.«On dit que je n 'écoute jamais les critiques, dit Falardeau.Quand elles sont pertinentes, j’en tiens compte.» Luc Picard s’avoue nerveux alors qu’approche la sortie de 15 février 1839.Plus nerveux d’ailleurs pour ce film-là que pour un autre.«On s’est demandé quel effet le climat politique actuel aurait sur la réception du film.Mon grand espoir, c’est qu’il ne touche pas que les souverainistes.Il s'adresse à tout le monde.C’est une histoire universelle.» Anachronismes semés ici et là dans le film?Le cinéaste dit ne pas s’en être préoccupé outre-mesure.Avec feu Gaston Miron, il a essayé d’éviter les pièges du pur langage contemporain, sans s’enfoncer, précise-t-il, «dans le folklore verbal à la Séraphin Poudrier».Cherchant à atteindre l’esprit plutôt que la lettre, il s’est tout de même documenté sur l’époque.Les lettres, le testament de De Lorimier sont authentiques, comme d’autres détails de mise en scène et certaines répliques, mais en ouvrant sur l’imagination.Il a tiré l’anecdote de la leçon de natation en prison des souvenirs de prisonniers politiques argentins.«La tirade sur la haine, je l’ai piquée à un rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie.Les résistants sont les mêmes partout.Je suis un nationaliste mais aussi un internationaliste», clame Falardeau.«C'est gros comme une montagne qu’il y a de la censure dans le système, de l’autocensure aussi», estime-t-il toujours après que la poussière fut retombée, précisant d’ailleurs que Téléfilm a finalement injecté fort peu d'argent dans l’aventure: 250 000 $ sur 3,5 millions.«Des pinottes.» Parmi les arguments invoqués par l’équipe de Téléfilm pour refuser le scénario du film, celui selon lequel le héros était trop héroïque fait encore bouillir Falardeau et frémir Heard.Tous deux considèrent qu’il en manque pas mal,, de figures de héros, dans les œuvres québécoises.«A cause de notre culture, on a de la misère avec les gens qui se tiennent debout», précise Falardeau.Quant à Luc Heard, il sè dit heureux d’avoir campé un héros à hauteur d’homme, avec des peurs et des émotions, pas un Mel Gibson taillé dans un seul bloc comme dans Les Patriotes.Au delà du film, au delà de son impact présumé, Herre Falardeau et Luc Picard s’avouent encore tout remués par les petites sommes d’argent que les gens de la rue leur ont données afin d’appuyer le financement, après avoir économisé sur le nécessaire, des médicaments parfois.Le tournage du film n’a pas effacé l’émotion née de son étrange making o/du film, où les élans généreux de monsieur et madame Tout-le-monde surnagent, à travers leurs discours, comme des moments de grâce.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Pierre Falardeau et le comédien Luc Picard.savons-no 21 janvier ~ _ J Jour du drapeau duiGïïebec de son origine?C’est le 21 janvier 1948 que le premier ministre Maurice Duplessis fait hisser le drapeau fleurdelisé sur la tour de l'Hôtel du Parlement, à Québec.Pour en savoir davantage sur le drapeau du Québec, visitez le site de l'identification visuelle gouvernementale à l'adresse www.piv.gouv.qc.ca.Québec « » Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration V I A 12 L K I) E V 0 I R.*' ^ S ~s ^ ^ K I - 0 E T I) I M A N
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