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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier E
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2000-11-18, Collections de BAnQ.

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L E I) E V O I R .L E S S A M EDI IS ET I) I M A \ < Il E I !l X 0 V E M B R E 2 0 0 0 LE DEVOIR Santé et société % tpédecine et traitements Vues Dugré Pour le vice-president de la Fédération des médecins spécialistes du Quebec, la complémentarité doit décrire la médecine du futur, le généraliste y jouant un rôle essentiel.Page 3 Hôpital Sainte-Croix Il y avait un hôpital dont le personnel préférait, lorsqu'il nécessitait des soins, aller se faire soigner ailleurs.Situation dramatique, en cinq années corrigée.À Drummondville, l'hôpital est devenu si populaire qu'il manque maintenant 10 omnipraticiens pour satisfaire les besoins d'une région en pleine expansion.Et on ne doute pas d’en trouver! mwmW: l s - JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le siècle qui débute en sera un de spécialisation, accentuant ce que les trente dernières années ont permis Dans un premier temps, il suffisait d’avoir accès à des soins, à un médecin.Y avait-il urgence, on s’attendait à ce que celui-ci ait une disponibilité complète (ce qui était normalement le cas).En retour, le personnage avait le droit de signaler, vivement si nécessaire, à tout hypocondriaque que l'abus était inexcusable: dans ce dernier cas, une médication fantaisiste pouvait aussi être la solution.Ce temps fut celui de la médecine «légendaire», où les droits des malades ne s’étendaient pas automatiquement à la garantie de la longévité.On avait la «santé», ou on ne l’avait pas.Puis, l’évolution de la médecine aidant, on en vint à tout soigner, jusqu’à remplacer les pièces les plus essentielles au bon fonctionnement du système, le cœur entre autres (ne se souvient-on pas de la notoriété à l’époque du ER Grondin et de son équipe rattachée à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, au Centre de cardiologie?).Ce qui allait transformer toutefois de façon radicale l’exercice de la médecine, ce ne fut point les avancées dans le domaine, mais une mesure sociale à la popularité exceptionnelle et aux conséquences lourdes: le passage de l’assurance-maladie de la théorie politique à l’engagement tenu.Le cercle semblait bouclé.Tous avaient droit à une médecine de qualité.Un dernier «détail» demeurait, dont il fallait trouver la solution: l’accès aux médicaments, pour faire en sorte que l’ordonnance soit bien remplie.On s’applique encore à régir et financer ce secteur, avec des hésitations et propositions où sont inclus le mode de cotisation et le recours aux médicaments de diverses natures, génériques ou d’origine.Pourtant en médecine, quand une solution semble s’imposer, qui règle à la fois la disponibilité et l’accessibilité, il semble qu'il faille, une fois de plus, tout recommencer.d’entrevoir.Cas par cas le siècle qui débute en sera sans doute un de spécialisation, accentuant ce que les trente dernières années ont permis d’entrevoir.Dans un monde où il ne suffit plus de soigner, mais de prendre en charge, cela signifie des complications où les mots de «cas par cas» laissent entrevoir la difficulté de mettre en ordre et en plan la médecine du futur.Pour le comprendre, il suffit d’aborder un seul secteur pour découvrir qu’aucun diagnostic, médical et social, ne peut facilement s’établir.Soignerions-nous l’arthrite: il faudrait comme première mesure augmenter le nombre de spécialistes car on compte actuellement au Canada moins de 300 rhumatologues, alors que quatre millions de Canadiens en souffrent.Ailleurs, le sida: le VIH est doté d’une organisation génétique particulièrement redoutable, car quatre gènes en contrôlent la virulence et lui permettent de se multiplier et d’échapper à la réponse immunitaire.Cas isolés?Sans doute, même si on parle ici de millions de personnes et de fléaux planétaires.Des solutions semblent toutefois possibles: les médecins spécialistes souhaitent ainsi travailler en contact étroit avec les omnipraticiens; la télémédecine serait la voie du futur; les laboratoires pharmaceutiques sont optimistes quant à l’annonce de la fabrication de médicaments aux résultats extraordinaires.Le milieu médical ne semble pas douter de sa capacité à garantir à tous santé et longévité, à condition, dans ce secteur comme ailleurs, que le financement soit adéquat.Il semble loin ce temps où la maladie, souvent représentée par cette personne qu’un simple symptôme de rhume dérangeait, permettait à une médecine où les remèdes de «bonne femme» avaient leur place d'être la panacée à tous les maux.A voir et à entendre ce qui se fait et se dit en santé publique, on peut croire qu’en Occident apparaissent seulement les premiers soignants et souffrants de la deuxième génération.Il ne faut pas oublier que la maladie découle d’une anomalie d’un système.Alors, quand sera-t-il possible de discourir sur la médecine préventive?Normand Thériaull Recherches ISTACH Évaluation des technologies de la santé Page 2 INRS-Armand- Frappier Téléphones et eau potable Page 6 Biochem Pharma Zeffix et troxatyl Page 6 Soins de santé Arthrite Formation Édition Page 4 Page 4 Page 8 Sida Page 7 INVESTIR DANS LA SANTÉ ET LES SERVICES SOCIAUX, choisir la dignité des personnes r Centrale des syndicats du Québec é X LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE I » NOVEMBRE 2 0 0 0 E 2 - SANTE » Technologie Un pont entre chercheurs, décideurs et médecins L’ISTACH se voue à encourager et à promouvoir l’évaluation des technologies 1 de la santé afin de mieux les lier aux prises de décision dans ce domaine L’ISTACH, société mondiale, initie des liens de communication et d’information entre les milieux de la recherche et ceux des décideurs et des praticiens.Objectif: mieux évaluer la technologie, les traitements et les médicaments pour des soins plus efficaces.JOHANNE LANDRY I STACK, c’est l’acronyme pour International Society of Technology Assessment in Health Care.En français: la Société internationale d’évaluation des technologies de la santé.Un organisme mondial non gouvernemental créé en 1985 qui se voue à encourager et à promouvoir l’évaluation des technologies de la santé afin de mieux les Ser aux prises de décision dans ce domaine.Son siège social est établi à Montréal.Rendre, donc, les soins de santé plus efficaces.Par technologies de la santé, on entend ici les interventions et les connaissances qu’utilisent les praticiens dans la prévention, la détection précoce des maladies et des facteurs de risque, le diagnostic, le traitement, la réadaptation et les soins palliatifs, autant que les médicaments, instruments, interventions et chirurgie ainsi que les systèmes administratifs et de soutien qui les entourent «Un secteur clé, souligne George Tombs, directeur général de l’ISTACH, compte tenu de l’importance de son impact sur la société.Nous sommes tous touchés, en effet, par la santé.Un domaine qui rejoint également plusieurs disciplines, telles l’aspect économique, l’épidémiologie clinique, la génétique biomédicale, la santé publique et l’utilisation de l’informatique.» Des soins plus efficaces «Nous travaillons à faire avancer l’efficacité des soins, résume George Tombs.Et les technologies émergentes ne sont pas nécessairement toujours les meilleures.Dans certains cas, des technologies plus anciennes demeurent performantes et valent que l'on continue de les utiliser.» D’où l’importance des efforts consacrés à une évaluation continuelle.Monsieur Tombs expose un constat il n’y a pas toujours un lien bien établi entre la recherche et les preneurs de décision.L’ISTACH s’emploie à construire ce pont manquant.L’organisme regroupe dans son membership des individus ainsi que des instances organisationnelles et corporatives.Des chercheurs, des concepteurs de technologies, des cliniciens, des épidémiologistes, des économistes ou des ingénieurs biomédicaux, par exemple.«Le forum demeure neutre.Bien que certaines activités soient commanditées par des compagnies pharmaceutiques, les contrats sont établis de façon à préserver l’indépendance de l’ISTACH», précise soq directeur général.A travers les différentes rencontres et activités, les membres de l’organisation internationale échangent connaissances, découvertes et expertises.L’ISTACH est d’ailleurs à développer un réseau électronique afin de permettre des communications plus fréquentes et plus faciles entre ses membres.Un plan d’action a également été élaboré pour la création d’un registre international.Y seront répertoriées et documentées toutes les recherches mondiales quant à l’évaluation des technologies, à la condition qu’elles aient été effectuées dans SOURCE ISTACH «Les technologies émergentes ne sont pas nécessairement toujours les meilleures», note George Tombs, directeur général de l’ISTACH.le respect de normes rigoureuses d’objectivité.Cette centralisation sous les auspices de l’ISTACH constituera une première.La société internationale a également développé des cours de formation en ligne traduits en plusieurs langues.Ils seront disponibles dès l’an prochain pour des analystes de ministères de la Santé, des directeurs d'hôpitaux ou de cliniques et des professionnels qui désirent savoir comment se fait l’évaluation d’une intervention, par exemple.La santé pour tous Lorsqu’on regarde le domaine de la santé dans une perspective planétaire, l’iniquité apparaît comme un problème important «Près de 2,5 mille milliards de dollars se dépensent chaque année dans ce domaine», rapporte monsieur Tombs.Les dépenses américaines comptent pour 40 % de cette somme; un autre 40 % se dépense dans une quinzaine de pays parmi lesquels le Canada; alors que le 20,% restant est réparti entre 162 Etats.» Aussi le mandat pour une diffusion plus large d’informations que détient l’ISTACH vise-t-il à générer un maximum de retombées partout dans le monde.Car si les pays industrialisés jouissent d’une structure de «marketing» autour des chercheurs, ce n’est malheureusement pas le cas des pays en développement «Ils ont besoin que nous leur transférions de l’expertise», commente George Tombs.«Nous vivons une révolution dans les soins de santé, poursuit le directeur général de l’ISTA-CH.Nous voyons aujourd’hui apparaître des produits beaucoup plus spécifiques.Il faut cependant toujours revenir à la question de départ: sont-ils évalués correctement?Parfois les décideurs de la santé cèdent à la pression d’acheter un équipement parce que tout le monde le fait.Par l’évaluation et le partage des résultats, nous Poursuivons un objectif de soins de santé les plus efficaces possibles pour le plus grand nombre de personnes possibles.Pas seulement pour des populations privilégiées.» Les communications de l’IS-TACH ciblent bien entendu les décideurs gouvernementaux et ceux en charge de centres hospitaliers et de cliniques mais également les professionnels sur le terrain.Quiconque travaille dans le domaine médical est inondé d’informations.Quelque 33 000 articles se publient chaque année dans la presse spécialisée.«Si une infirmière décidait de lire deux articles par jour, évalue monsieur Tombs, ce qui semble déjà énorme compte tenu de sa charge de travail, il lui faudrait des centaines d’années pour se maintenir à jour.Mission impossible.Alors nous leur rendons accessibles les meilleures informations, nous servons d’intermédiaires entre eux et la recherche.» Montréal, lieu de savoir L’ISTACH a choisi Montréal pour y établir son siège social.Un site qu’elle considère idéal en raison de nombreuses possibilités.Comme la présence de deux langues internationales et celle de deux facultés de médecine avec des cultures complémentaires, mais tout à frit différentes, où œuvrent de nombreux chercheurs.La collaboration avec deux centres hospitaliers universitaires, le CHUM et McGill.L’existence de l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’interventions en santé (AET-M1S), parmi les premières au monde.La concentration d’entreprises pharmaceutiques et biopharmaceutiques, de même que l’émergence du secteur multimédia.«Nous aurons besoin davantage d’expertise dans ce domaine, ajoute George Tombs, pour la création des liens électroniques performants nécessaires à nos projets de développement.» La métropole accueillera par ailleurs 800 délégués au congrès de TISTACH en 2003, le troisième en terre canadienne (Vancouver, 1992 et Ottawa, 1998).Bien que le thème ne soit pas encore officiellement arrêté, Georges Tombs confie qu’il pourrait bien être question de l’évaluation des interventions qui découlent du projet du génome humain.«Ceci sous toute réserve, mentionne-t-il.Rien n’est encore approuvé.» Financée par les cotisations de ses membres, par certaines activités qui génèrent des revenus, par des subventions des gouvernements d’ici et d’ailleurs (Mexique, Argentine, et Hollande, entre autres), ainsi que par des dons provenant de fondations, l’ISTA-CH a un budget annuel qui demeure sous la barre du million de dollars.Le congrès 2000 se tient à Kuala Lumpur.Les yeux grand ouverts sur les miracles de demain Chez Pfizer, nous mettons au point les médicaments de l'avenir.Nous nous donnons corps et âme à nos recherches afin de découvrir les remèdes miracles du XXIe siècle.Un jour, nous l’espérons vivement, le cancer n existera plus que dans les livres d'histoire, et la maladie d'Alzheimer, qui dérobe la mémoire, deviendra chose du passé.Chez Pfizer, nous entrevoyons l'avenir en étant convaincus que seule notre passion est incurable.© 1999, Pfizer Canada Inc.Kiddand (Québec) H9J 2M5 Notre passion, la vie (Mi La compagnie* de recherche pharmaceutique du Canada WWW.pflZer.Câ » 5QIRP Pour des services de physiothérapie professionnels, Pour des services de physiothérapie efficients, Embauchez des thérapeutes en réadaptation physique.LA PHYSIOTHÉRAPIE, CESTAUSSL.LE THÉRAPEUTE EN RÉADAPTATION PHYSIQUE (514)522-1310 Une formation sur mesure pour les professionnels évoluant dans les domaines de la santé : ça va de soi I Certifiait pour les infirmières et infirmiers praticiens en soins de In santé primaires (Cert II*) École des sciences infirmières Pavillon Cuindon 451, ch.Smyth, pièce 3025 C.P.450, Suce.A Ottawa ON K1N6N5 Téléphone : (613) 562-5800.poste 8443 Télécopieur : (613) 562-5605.Courriel : fdrou@village.ca Internet : www.village.ca/ip programme de certificat en 12 mois programme intégré de baccalauréat en 24 mois programme combiné de maîtrise en 24 mois Critères d’admission : • Certificat valide d’inscription à l’Ordre des infirmiers et infirmières de l’Ontario • Diplôme ou Baccalauréat ès sciences infirmières avec au moins 70 p.cent de moyenne • Deux années d’expérience en soins infirmiers au cours des cinq dernières années Date limite pour soumettre votre candidature : le 1" mars 2001 Le programme est offert à l’Université d’Ottawa et à l'Université Laurentienne '.COI I.DI S S( Il NCI'S INI IKMI1 Kl S Un choix qui rapporte l Université d’Ottawa University of Ottawa t L K I) K V 0 I K .L K S S A M EDI IX K T I) I M A N < Il K I il X l) V E M B H E 2 (I 0 U SANTE Une entrevue avec le Dr Yves Dugré L’intégration des soins Un système de santé où la complémentarité est de mise 3i la médecine évolue lentement, le système hospitalier québécois, lui, subit une transformation profonde.Ainsi, le médecin dit de famille semble jouer un moins grand rôle quand, comme au Québec, on compte 7300 médecins spécialistes répartis à l’intérieur de 33 disciplines.Pourtant, pour le docteur Yves Dugré, vice-président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, la complémentarité doit décrire la médecine du futur, le généraliste y jouant un rôle essentiel." 4^ a ^ lil 1 SOURCE FÉDÉRATION DES MÉDECINS SPÉCIALISTES DU QUÉBEC «Là où les besoins se font sentir, il peut être opportun pour un centre hospitalier de signer des contrats de service avec ces cabinets privés.On reste dans le système de santé public quand même et il n’y a pas de changement pour le patient», soutient le vice-président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Yves Dugré.RÉGINALD HARVEY Les quelque 7300 médecins spécialistes se répartissent à l’intérieur de 33 disciplines au sein d’une même association professionnelle.Membres de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), ils n’échappent pas plus que leurs autres partenaires du système de santé aux graves et complexes dérapages qui secouent tout le réseau, et subissent en aval le ressac des carences qui font sérieusement problème en amont des services de soins.Dans un mémoire présenté récemment devant la Commissions Clair, la Fédération a notamment fait valoir son point de vue sur le financement des soins de santé spécialisés et sur leur organisation.Cet organisme soutient que la source première de financement du système doit demeurer publique et favoriser l’intégration des soins médicaux par le renforcement de la première ligne du réseau et par la valorisation de la relation entre patients et médecins.«Tout Québécois doit avoir accès à un médecin de famille avec lequel il entretient une relation personnelle et à long terme», écrit le mémoire de la FMSQ.Vice-président de la Fédération et médecin spécialiste de la discipline de l’oto-rhino-laryngologie, Yves Dugré pointe du doigt l’organisation des soins et parle volontiers de décentralisation des modes de gestion, de consultation élargie et d’équipes complémentaires.Il exprime sa vision au sujet des cabinets affiliés et envisage avec prudence l’avènement de la télé-médecine.La responsabilité collective Selon lui, la situation a bien changé depuis les débuts du régime de l’assurance-malaclie, il y a une trentaine d’années.A cette époque, le médecin jouissait à l'intérieur d’un établissement de droits et de privilèges qui lui étaient conférés par le Conseil des médecins et dentistes.11 pouvait s’adonner dans cet endroit à la pratique de la médecine selon les règles de l’art dans le cadre de la relation entre un patient et un médecin.«J’ai un patient, je l'amène à l’hôpital et je le traite», résume-t-il de façon lapidaire cette approche plus traditionnelle.Aujourd’hui, deux choses ont changé dans la pratique médicale: «On fonctionne beaucoup plus par équipes dans un hôpital.À son arrivée le patient ne connaît pas l’urgentologue de service, il n’a aucune idée de [l’identité du] radiologiste qui procède à la lecture des films; en cas d’anesthésie, sauf exception, il n’a aucun contact personnel avec le spécialiste en service et il risque fort de subir une opération aux mains du chirurgien de garde.» Cette approche collective complètement différente est porteuse de conséquences: «Le patient profite d’une meilleure continuité des soins en raison de la présence constante d’une équipe sur place.Par contre, l'effet pervers se fait également sentir, jusqu’à un certain point, au niveau de la déresponsabilisation par rapport à ce même patient.» En vertu de cette nouvelle méthode de travail en fonction de laquelle le patient n’est plus lui-même le régulateur grâce à la relation personnelle qu’il entretient avec le médecin, il importe que le service médical impliqué dans les soins soit doté de plus de responsabilités, ce qui entraîne un mode de gestion nouveau et approprié.Un autre élément entre en ligne de compte en dehors de la pratique médicale elle-même.Dans la médecine spécialisée, peu importe la discipline en cause, la responsabilité du service dépasse maintenant largement les cadres de l’établissement.«Les médecins exercent leurs pratiques au-delà des structures; celles-ci sont arrivées après coup pour rationaliser ou donner forme à des réalités déjà existantes.La mission d’un service de pneumologie dépasse de beaucoup le quadrilatère d’un hôpital et revêt une responsabilité régionale parce que des pneumologues il n’y en a pas partout», explique le docteur Dugré.Dans cette optique, la Fédération parle d’intégration, d’une autre façon de faire et de pratiquer la médecine: «Il s’agit d’une nouvelle responsabilité et il incombe à une spécialité de dispenser les services sur une partie de territoire ne correspondant pas nécessairement au découpage des régies régionales actuelles.Dans bien des cas, on se retrouve en face du principe des vases communicants, lequel n’a rien à voir avec les régies.» La complémentarité en devenir Le spécialiste aborde en ce sens toute la notion de complémentarité essentielle au bon fonctionnement du vaste réseau de la santé: «Im médecine devient plus complémentaire à plusieurs niveaux.Le point le plus important, c’est qu’elle le devient davantage avec nos collègues omnipraticiens.À partir du moment où on commence à mettre ce genre de structures en place, il faut regarder qui fait quoi et de la meilleure façon», envisage-t-il.Cela dit, la Fédération convient que les médecins spécialistes membres des 33 disciplines doivent s’adonner à la pratique de l’art pour lequel ils ont été formés.Il mentionne que la Fédéra- tion chemine dans la direction du mode de rémunération mixte, qui fait en sorte que les médecins sont payés d’une autre façon que sur le volume ou la répétition des actes médicaux.Cette formule s’inscrit, à cause notamment du paiement des visites de contrôle, dans le giron d’une meilleure complémentarité avec les omnipraticiens.D’autre part, ce mode de rémunération en expansion ne pénalise pas le spécialiste qui répond à des consultations téléphoniques auprès de son collègue omnipraticien.«Au contraire, le spécialiste reçoit une enveloppe monétaire globale et cette manière de procéder l'encourage à collaborer avec ses collègues», dit le vice-président.Intégrer les cabinets privés au réseau Il existe au Québec des cabinets privés de médecins spécialistes qui partagent leur temps de travail entre les établissements publics de santé; ces lieux sont dans la majorité des cas dotés d'équipements adéquats et sous-utilisés.«Là où les besoins se font sentir, il peut être opportun pour un centre hospitalier de signer des contrats de service avec ces cabinets privés.On reste dans le système de santé public quand même et il n’y a pas de changement pour le patient.Il s’agit d’un prolongement de l’hôpital et de l’utilisation rationnelle de toutes les facilités qui existent sur le plan des immobilisations et des équipements», fait valoir Yves Dugré.Dans un premier temps, tous les plateaux techniques existant dans les hôpitaux doivent être utilisés prioritairement.Cependant, en d’autres occasions, il vaudrait mieux se servir des structures privées en place plu- tôt que d'investir dans le béton: «Il peut être plus rentable pour un établissement de recourir à un cabinet privé dans l’accomplissement de sa mission.Les mêmes médecins qui sont attachés à l'hôpital pourraient offrir la même qualité de service à partir d’un endroit différent.Il s’agit de maximiser l’utilisation des installations existantes.» La télé-médecine suscite la réflexion La télé médecine tend à remplacer la conversation téléphonique dans le champ des consultations à distance.Cette technologie de pointe en évolution constante pose pourtant de nombreux problèmes d’éthique qui restent toujours à régler à l’heure actuelle.«La télé-médecine peut traverser les frontières facilement.Si je donne une consultation à quelqu’un du Nouveau-Brunswick, est-ce que je peux profiter de privilèges là-bas?Quelle est la responsabilité qui m’incombe dans cette province?» se demande le docteur Dugré.Il va de soi que ces technologies représentent une voie d’avenir sous de nombreux aspects, tels par exemple la télé-radiologie et la télé-pathologie.Les experts doivent continuer à améliorer ce produit et de nombreux tests de fonctionnalité restent à faire avant qu'il ne devienne parfaitement fiable.«Il faut que la transmission avec le support de machines soit de qualité supérieure pour que le médecin puisse faire valoir son expertise à partir d’images qui lui parviennent à distance.Il importe que ce soit absolument adéquat pour éliminer tout risque d’erreur», assure le vice-président de la Fédération.S I’ K C c NORMAND THÉ RI AU LT il s a b I iillieriaiillolpdevoir.cii 50.rup «le Bleurv, D'clair.Monlrral (Québec) HAA AMH.Tel.: (514) Î)H5 AAAA redaelion Les soins de santé y sur la voie de la guérison.Il y a une chose sur laquelle les Canadiens peuvent être d’accord : nous avons tous à gagner à améliorer le système des soins de santé.Ce dernier a connu des moments difficiles mais maintenant, grâce à une économie stable, à d’importants surplus budgétaires et au soutien du public, il est grand temps de concentrer nos efforts sur l’amélioration des soins de santé.Avec l’aide financière adéquate, de nouvelles idées et une approche innovatrice, nous pouvons envisager une nouvelle réalité où : • l’examen dont votre médecin a besoin pour confirmer son diagnostic est effectué dans les jours et non dans les mois qui suivent; • votre énergie est dépensée dans la lutte contre le cancer et non à surmonter les incertitudes que vous éprouvez en étant envoyé(e) aux États-Unis; • la date de votre opération est rapidement déterminée et elle est respectée; • quand votre enfant est malade, on ne vous fait pas attendre à l’urgence pendant des heures; • votre dossier médical est transféré entre les différents intervenants aussi efficacement et aussi sûrement que les banques effectuent des transactions.Il ne s’agit pas là de scénarios idéalistes.Ils sont tout à fait accessibles et ils n’ont pas à causer de divisions politiques.L’Association médicale canadienne a des idées concrètes qui les feront aboutir, comme : 1.un plan de ressources humaines dans le domaine des soins de santé; 2.une stratégie pour améliorer et renouveler les technologies de diagnostic et en accroître l’accès; 3.des idées pour relier les professionnels de la santé via l'internet; 4.un programme de financement sensé, pouvant être soutenu à long terme.Dans la médecine spécialisée, la responsabilité du service dépasse maintenant largement les cadres de l’établissement La télémédecine pose de nombreux problèmes d’éthique qui restent toujours à régler à l’heure actuelle SANTE C’EST UN DROIT ! Aidez-nous à atteindre ces objectits.Faites-vous entendre pendant cette élection.Voici ce que vous pouvez faire : 1.Décrivez le système de santé Idéal.Nous afficherons vos idées sur notre site Web et nous les ferons parvenir aux dirigeants politiques du pays.2.Dites aux candidats locaux comment vous aimeriez que le système de santé soit, et demandez-leur ce qu'ils ont l’Intention de faire.3.Écrivez, envoyez des messages électroniques, appelez pour intervenir lors de débats à la radio et à la télévision, assistez à des réunions.et votez.Sur la vota da b guérison ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE E Canadian MEDICAL Association www.cma.ca 1867.p rom.Alta Vista Dr.Ottawa ON Kl G 3Y6 MarM pai I AUC LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DI M A .V C II E 19 X O V E M B R E 2 0 0 O E 4 * SANTE * Soins de santé Études et résidence Un mal qui répand la terreur L’arthrite afflige au Canada quatre millions de personnes La somme est élevée: c’est à près de 18 milliards $ que l’on chiffre annuellement les dépenses ou les pertes occasionnées par l’arthrite.Pourtant, pour soigner la maladie, on ne peut compter au nord du 49e parallèle que sur 300 rhumatologues.Une situation à dénoncer?MARC ANDRÉ CÔTÉ Dy un océan à l’autre, les rhumatologues (médecins spécialistes de l’arthrite), les dirigeants communautaires, les patients arthritiques, ainsi que leur famille et leurs amis exercent des pressions afin d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.Chaque année, l’arthrite et d’autres troubles musculo-squelettiques coûtent 17,8 milliards de dollars aux Canadiens, au second rang derrière les maladies cardiovasculaires.Elle constitue la cause d’invalidité à long terme la plus répandue au Canada.Et ce n’est pas nécessairement, comme le voudraient les stéréotypes, une maladie de personnes âgées, voire de vieux.En tout cas,, pas pour le Dr Eric Rich, rhumatologue et président de l’Association des médecins rhumatologues du Québec, bien qu'il avoue d’emblée que le vieillissement de la population soit un facteur aggravant.Environ 9,8 millions de baby-boomers — 33 % de la population — franchiront le cap de la cinquantaine et commenceront à ressentir le poids de cette maladie chronique.«Pourtant, environ trois cas sur cinq affligent des personnes de moins de 65 ans, note le Dr Rich.Donc, ce sont souvent des personnes dans la force de l’âge qui sont affectées sur une assez longue période.L’arthrite peut causer des arrêts de travail ou peut même mener à l'invalidité.Conséquemment, la maladie entraîne des coûts so- ciaux importants, que ce soit pour des formes légères ou pour la polyarthrite rhumatoïde, la plus grave des quelque 100formes d’arthrite.» Un enjeu politique Vu ses coûts, la maladie est donc devenue un enjeu politique majeur.Pendant la campagne électorale fédérale, les défenseurs des personnes arthritiques et leurs rhumatologues ont fait part à leurs représentants politiques de la nécessité d’élaborer une stratégie nationale de traitement de l’arthrite qui tient compte des besoins de chaque province.Ils écriront à leur député, et assisteront à la présentation des candidats ainsi qu’aux forums grand public, dans l’intention de se faire entendre.Au sommet de la liste des priorités, la nécessité d’augmenter le nombre de spécialistes de l’arthrite au Canada, qui compte actuellement moins de 300 rhumatologues, bien que plus de quatre millions de Canadiens souffrent de l’arthrite.Selon la Société d’arthrite du Canada, il est essentiel d’assurer la formation et la rémunération d’un plus grand nombre de spécialistes, et il faut répondre immédiatement à ce besoin en favorisant l’accès aux médicaments anti-arthritiques, nécessaires au traitement des personnes atteintes de cette maladie invalidante.Ces médicaments doivent absolument être inscrits aux listes provinciales.Un avis partagé par le Dr Rich.Mais la prévention sera fondamentale.«Il faudrait aussi s’assu- rer de faire des campagnes de sensibilisation comme de dire que la surcharge de poids favorise le développement de l’arthrose.Des choses simples mais nécessaires», dit le Dr Rich.Recherches L’accroissement de la recherche sur l’arthrite afin de favoriser la mise au point de médicaments plus efficaces et la découverte d’un remède à cette maladie devrait permettre d’endiguer sa progression.Si tant est qu’on veuille bien y mettre les efforts et les fonds nécessaires.A la base de cette démarche, les scientifiques.Fondé en 1998, le Réseau canadien de l’arthrite regroupe quelque 120 chercheurs et leurs équipes, provenant de 44 centres de recherche.Il est doté d’environ quatre millions de dollars par an, et est soutenu en bonne partie par les réseaux des centres d’excellence.Mais selon le Dr Rich, même si on assiste à des progrès marqués dans le traitement de l’arthrose, il faudrait croire aux possibilités du système québécois de santé de pouvoir pratiquer, par exemple, des greffes de cartilages alors que les listes d’attentes s’étendent encore entre quatre et douze mois pour de simples interventions en orthopédie.Il y a un sérieux problème d’accès à la chirurgie, selon le D' Rich.Et même si on pouvait diagnos-tiquer plus tôt les malades atteints d’arthrite et contrôler leur progression avec une médication de plus en plus efficace, le problème demeure entier.Le Dr Rich craint ne pouvoir mettre la main sur les médicaments les plus récents et les plus efficaces en raison de l’augmentation annuelle de 15 % du prix des médicaments.Cette réalité force le gouvernement du Québec à installer un système de préférence — une sorte de hiérarchie — des médicaments selon leurs coûts qui ne sert pas toujours les malades adéquatement, croit-il.De quatre à douze mois pour de simples interventions en orthopédie ARCHIVES LE DEVOIR ^ 4 Il faut favoriser l’accès aux médicaments anti-arthritiques, nécessaires au traitement des personnes atteintes de cette maladie invalidante.ARTHRITE articulations douloureuses jMÉDICAMEN^POU^U^SOU^GEMENT^RAPdD£^TJPROLONGÉJ Artri Ben, médicament liquide disponible en format de 25 et 50 ml pour soulager les douleurs arthritiques, l’arthrose, les bursites et les tendinites, est aussi très efficace pour soulager les douleurs musculaires causées par les efforts soutenus des sportifs ou les mouvements répétitifs.Le médicament liquide s'applique avec la bouteille sans friction afin de lui permettre d’agir sans risquer de l’enlever.Une bonne quantité permet une pénétration en profondeur jusqu’à l’intérieur de l’articulation au site de l’inflammation, sans laisser de trace.Artri Ben est non analgésique mais travaille activement sur la cause de la douleur.Une véritable bataille s'engage alors contre l'inflammation qui provoque la douleur.Des sensations uniques mais normales (picotements, chaleur ou autre), d'intensité variable mais localisées sur la partie douloureuse seulement, peuvent alors être ressenties selon le degré de l'inflammation.(Vérifier sur un endroit sans douleur, il se produit aucun effet.) Chaque petite ou grande victoire procure une diminution graduelle de la douleur.Quand Artri Ben prend le contrôle de l'inflammation, il ne produit aucune sensation.La même chose se produit s’il est utilisé pour soulager une douleur musculaire ou s’il est appliqué sur un endroit sain sans douleur.À ce moment, la douleur devrait être complètement disparue.Cela peut prendre quelques minutes ou quelques jours, selon le cas.Quand l'inflammation sera sous contrôle plus aucun malaise ne sera ressenti.Pour un soulagement prolongé, utiliser de 2 à 3 jours après la disparition complète de la douleur.Cela permettra aux articulations de mieux récupérer.Artri Ben répond à vos attentes et vos besoins depuis 20 ans.Fabriqué par: Produits pharmaceutiques Ben Arth inc., Saint-Odilon, Beauce G0S 3A0 DISPONIBLE EN PHARMACIE.DEMANDEZ-LE À VOTRE PHARMACIEN.ARCHIVES LE DEVOIR Le médecin résident peut choisir de se spécialiser, par exemple en chirurgie cardiaque.Dans ce cas, la résidence dure de cinq à sept ans, selon les spécialités.Une médecine en difficulté Les compressions budgétaires ont mis en péril les programmes de formation de la prochaine génération de médecins Pour Jean-François Cailhier, aucun doute n’est permis: «La recherche de l’équilibre budgétaire zéro ne va pas de pair avec la santé.» Présentement, la formation médicale est en péril au Québec, trop de médecins en résidence ayant une charge de travail trop lourde quand pas assez de futurs médecins peuvent se trouver un endroit pour compléter leur formation.La solution ne passe toutefois pas par la prolongation des études ou les recours aux infirmières spécialisées pour l’exécution de certaines tâches.PIERRE VALLÉE Les futurs médecins du Québec sont-ils bien formés?Sont-ils pleinement en mesure de répondre aux exigences de la médecine moderne?Si la qualité de l’enseignement dans les facultés de médecine des grandes universités québécoises n’est pas ici en cause, il ne faudrait pas pour autant croire que tout est rose en ce qui concerne la formation des médecins au Québec.C’est du moins l’opinion exprimée par M.Jean-François Cailhier, président de la Fédération des médecins résidents du Québec.En premier, M.Cailhier déplore le nombre très limité d’admissions que l’on connaît présentement dans le réseau universitaire.Rappelons que c’est le ministère de la Santé et des Services sociaux qui fixe par décret le nombre d’admissions en médecine suite à des estimations et des consultations avec ses divers partenaires.«Le ministère s’est amplement trompé dans son estimation des besoins en médecins lorsqu’il a fixé les plus récentes limites», affirme-t-il.Il convient donc, selon lui, de corriger au plus tôt le tir.«Im recherche de l’équilibre budgétaire zéro ne va pas de pair avec la santé.» Mais il s’inquiète surtout du sort de la formation postdoctorale, celle qui est dispensée tous les jours dans les centres hospitaliers universitaires et leurs établissements affiliés.C’est la formation que reçoivent tous les médecins résidents et, si elle fait défaut, il peut en résulter une réduction de la qualité de la pratique médicale.Pour bien saisir les enjeux ici, il importe de bien comprendre comment un médecin est formé.D’abord, il y a la formation universitaire comme telle.Elle dure de quatre à cinq ans, selon qu’on exige ou non du candidat une année préparatoire.Études et résidence Les deux ou trois premières années se passent sur les bancs d’école.On y étudie toutes les disciplines scientifiques sur lesquelles repose la médecine.Pendant les deux dernières années du cours universitaire, l’étudiant, en plus de suivre certains cours, effectue une série de stages en milieu hospitalier.C’est ce qu’on appelle l’externat.Si l’étudiant réussit son cours universitaire, il obtient alors un doctorat en médecine.La prochaine étape est la résidence.Le médecin résident dispense des soins mais il sera autorisé à le faire uniquement dans les centres hospitaliers universitaires et les établissements affiliés.Ijcs soins qu’il dispense se font sous la supervision d’un médecin et cette supervision décroît au fur et à mesure que le résident acquiert de l’expérience.In résidence en médecine familiale dure deux ans et le médecin résident a l’occasion de fréquenter tous les départements hospitaliers.A la suite de sa résidence, s’il réussit les examens, il est certifié médecin.I>e médecin résident peut aussi choisir de se spécialiser.En général, le choix de la spécialité se fait lors de l’externat.Dans ce cas, la résidence dure de 5 à 7 ans, selon les spécialités.Il y a en premier un tronc commun, disons la chirurgie, d’une durée de deux à trois ans.Ensuite, il passe à la sous-spécialité de son choix, par exemple, la chirurgie cardiaque.Non seulement le médecin en résidence dispense des soins et reçoit de la formation, il en donne aussi.En effet, le médecin résident plus avancé doit aussi aider à former le médecin résident plus jeune.Il y a donc dans la résidence un réseau complexe d’échanges de connaissances qui contribue grandement à la qualité de la pratique médicale.C’est ce réseau qui aujourd’hui est en difficulté, selon Jean-François Cailhier.Compressions budgétaires «Les compressions budgétaires des récentes années sont en grande partie responsables de la situation que nous connaissons aujourd’hui», affirme-t-il.Si l’on a su mesurer les effets qu’auraient ces coupures sur la qualité des soins de santé, on ne s’est pas assez préoccupé des effets pervers sur la formation des médecins.«Si l’on ferme des lits d’hôpitaux, il y a donc moins de patients.Donc le ratio patient/résident est en baisse.On se retrouve avec trop de résidents et pas assez de patients.Comment alors apprendre convenablement?» Ensuite le nombre de médecins a diminué dans le réseau, ce qui a comme résultat de réduire le nombre de médecins enseignants.Aussi ces derniers sont de plus en plus occupés à dispenser des soins et le temps qu’ils peuvent allouer à la formation est réduit d’autant.Sans compter que les pathologies sont de plus en plus lourdes et nécessitent une plus grande attention.Ironiquement le même problème se pose aux médecins résidents, eux aussi aux prises avec une augmentation de leur charge de travail auprès des malades.«Si les médecins résidents sont trop occupés par les tâches cliniques, ils passeront moins de temps à maîtriser et à acquérir des nouvelles connaissances.» Toujours selon Jean-François Cailhier, la solution passe en premier par l’augmentation des effectifs.«Il n’y a pas assez de médecins patrons qui dispensent la formation aux médecins résidents, et les patrons, trop souvent surchargés, sont moroses.Il faut aussi trouver un moyen de revaloriser la médecine universitaire.» Une année de plus?Quant à prolonger d’un an la résidence, en introduisant à nouveau l’internat rotatoire, disparu depuis 1987, comme cela se discute présentement au Canada anglais, Jean-François Cailhier n’y voit aucun argument pédagogique viable pour soutenir pareille thèse.«Une année de plus veut surtout dire un médecin disponible un an de plus.» Si l’on tient à améliorer la formation, M.Cailhier suggère plutôt d’adapter le cursus actuel à la réalité.«On pourrait repenser les stages, en raccourcir certains, en rajouter d’autres au besoin, mais il est inutile de prolonger la formation.Ce n ’est pas une solution en ce qui nous concerne.» S’il faut agir afin d’améliorer la formation et par conséquent la qualité des soins dispensés par les médecins, il faut le faire en tenant toujours compte des besoins spécifiques à la formation.Il donne en exemple le projet qui accorderait la permission aux infirmières de poser certains actes médicaux, ce que l’on nomme l’infirmière praticienne.Si la Fédè ration des médecins résidents du Québec n’est pas contre cette idée, son président tient à faire une mise en garde.: «Prenons le cas de l’infirmière première assistante en chirurgie.Les actes médicaux qu ’elle pourra'poser ne doivent pas se substituer à ceux des médecins résidents.Il ne faut pas que ça enlève au résident une occasion d'apprendre.» lu formation des médecins serait donc un réseau complexe d’apprentissage dont, si l’on n’y porte pas toute l’attention nécessaire, les carences seront lourdes de conséquence.«Une année de plus veut surtout dire un médecin disponible un an de plus» — Jean-François Cailhier LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DIM A X ( Il E I !) X O V E M B R E 2 0 0 0 E 5 SANTE Plan de réussite Retour en nombre des médecins à Drummondville En vendant de Vespoir, un hôpital renaît Il y avait un hôpital dont le personnel préférait, lorsqu’il nécessitait des soins, aller se faire soigner ailleurs.Situation dramatique, en cinq années corrigée.Contrecoup de la réforme: à Drummondville, l’hôpital est devenu si populaire qu’il manque maintenant 10 omnipraticiens pour satisfaire les besoins d’une région en pleine expansion.Les propos enthousiastes du directeur de l’hôpital Sainte-Croix.CLAUDE LAFLEUR Il y a cinq ans à peine, tout allait de mal en pis à l’hôpital Sainte-Croix de Drummondville, puisque tant la clientèle que le personnel désertaient l’établissement.préférant même se faire soigner ailleurs.De surcroît, le personnel y œuvrant se faisait dire: «Pauvres de vous, vous devez travailler à Sainte-Croix.et à Drummondville en plus.Vous n’êtes vraiment pas chanceux!» Au dire du directeur général, l’hôpital était au bord du gouffre.Pourtant, cinq ans plus tard — en dépit du virage ambulatoire, de la pénurie de médecins et du sous-financement chronique de la santé —, les responsables de l’hôpital sont parvenus à remettre l’institution sur pied et même à en faire un modèle de réussite.Leur secret?Une brillante stratégie de coopération à l’interne comme dans la communauté.Situation désespérée et stratégie désastreuse Pierre Levasseur, directeur général de l’hôpital Sainte-Croix depuis 1997, dresse d’abord le sombre portrait de la situation.«Il y a cinq ans, nous avons touché le fond du baril, dit-il, car le manque de médecins était si grand.Par conséquent, les mères de la région de Drummond devaient aller accoucher à Victoriaville ou à Saint-Hyacinthe.Nous n’avions en effet nigy-nécologue ni orthopédiste, alors qu’il ne nous restait plus que deux anesthésistes.En fait, près du tiers de notre clientèle devait se faire soigner ailleurs.Même notre personnel hospitalier préférait être traité dans d’autres centres hospitaliers! C’est dire combien tout allait mal.» Le conseil d’administration de l’établissement a alors pris contact avec des chasseurs de tête pour recruter des médecins en plus d’utiliser l’itinérante pour combler à tout prix les besoins.Mais cette stratégie n’a pas fonctionné car, comme l’indique M.Levasseur, «pour une simple raison: qui investirait dans quelque chose qui ne fonctionne pas?Autrement dit, aucun médecin n ’était intéressé à venir travailler chez nous.» Refaire une beauté à l’hôpital Conséquemment, à partir de 1997, la direction décide de s’y prendre autrement.Alors que le conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’établissement entreprend de tout mettre en œuvre pour recruter de jeunes médecins, la direction cherche quant à elle à obtenir le financement pour compléter le plan d’agrandissement et de réaménagement de l’hôpital.Pierre Levasseur rappelle qu'en 1981, le ministère de la Santé avait en effet autorisé un tel plan.mais qu’il n’avait octroyé que les sommes nécessaires pour n’en réaliser que la moitié! «Conséquemment, lance-t-il, nous n’avions effectivement que 50 % d’un bbc opératoire et une demi-urgence.ce qui, bien entendu, ne fonctionnait vraiment pas.» Travaillant de concert avec le député, la direction a réussi à obtenir la dizaine de millions de dollars permettant de compléter l’agrandissement et le réaménagement du centre hospitalier.Parallèlement, elle conçoit une stratégie de marketing dynamique et positive qui vise à montrer que l’hôpital Sainte-Croix sort de sa torpeur et qu’il y a même raison d’espérer.C’est ainsi qu’en vendant cet espoir, les dirigeants parviennent à recruter trois jeunes médecins.Ceux-ci vendent à leur tour à certains de leurs confrères l’idée de les suivre à l’hôpital Sainte-Croix où, pouvaient-ils dire, «tout est positif».«Evidemment, poursuit M.Levasseur, il est toujours plus intéressant de dire à quelqu'un qu’il viendra travailler dans un centre hospitalier qui fonctionne bien plutôt que de lui parler d’un hôpital à sauver! Nous avons donc rencontré certains collègues de nos jeunes médecins en leur montrant le nouveau bloc opératoire et la nouvelle urgence.De cette façon, des orthopédistes se sont joints à nous, puis des anesthésistes et des gynécologues.» Faire feu de tout bois La direction crée par ailleurs un vif intérêt dans la communauté drummondvilloise grâce à sa Fondation.«En vendant la nouvelle image que nous nous sommes donnée, la Fondation Sainte-Croix est parvenue à impliquer les hommes et femmes d’affaires de la région.» Bon an mal an, elle récolte ainsi les quelques 250 à 300 000 $ servant au financement d’équipements médicaux.Parallèlement l’hôpital tisse une étroite collaboration avec le Centre hospitalier de Trois-Rivières, particulièrement en matière de néphrologie.11 développe même une approche unique au Québec: un «service de dialyse satellite».Alors que les médecins néphrologues œuvrent à Trois-Rivières, les patients de la région vont bientôt être traités à Drummondville grâce à la télémédecine.«Le ministre de la Santé est très intéressé par notre projet, relate fièrement le directeur, puisqu’on nous affirme que si ça fonctionne bien ici, le programme sera implanté ailleurs au Québec.» Il site aussi l’excellente collaboration qui s’est établie entre son hôpital et le CLSC local.Une infirmière assure ainsi la liaison entre les deux établissements afin de s’assurer que les patients qui sortent de l’hôpital reçoivent les services requis.La direction a finalement mis en ligne un site Internet qui présente le dynamisme de l’hôpital.«Ce site fait partie de l’image que nous voulons donner d’un centre hospitalier qui fonctionne bien, indique le responsable.L’image qu’en donne le site Web est d’ailleurs si éloquente que nous recevons maintenant des offres de services de la part de médecins québécois et même français!» «Néanmoins, tout ne va pas parfaitement bien», confie-t-il encore.Le problème majeur rencontré à l’hôpital Sainte-Croix est un certain engorgement de l’urgence causé par un manque de médecins omnipraticiens.«Parce qu’il nous manque dix omnipraticiens, dit-il, notre urgence recevra cette année environ 50 000 personnes, ce qui est beaucoup trop pour une population comme la nôtre.» Il explique que la région de Drummondville étant en plein essor économique, les nouveaux arrivants ne parviennent pas à se procurer les soins de santé auprès d’un médecin de famille.Par conséquent, ils n’ont d’autre choix que de se présenter à l’urgence.«Nous devrions normalement traiter quelque 30 000 personnes par année à l'urgence, mais nous en recevons presque le double, précise M.Levasseur.Nous disposons d'une équipe de 30 omnipraticiens à temps plein, alors qu’il nous en faudrait 40.» Quoi qu’il en soit, poursuit-il.Kevin Parent Auteur, compositeur, interprète Moi, j’ai signé ma carte de don d’organ 1 800 237-34! LE DON DE LA VIE VOUS?Un engagement clair! l’image positive émanant de son hôpital fait en sorte que désormais «les gens se vantent de venir chercher des services à Sainte-Croix! Ceux qui, dans le milieu hospitalier, connaissent notre établissement, savent maintenant qu’il s’y fait des choses fort intéressantes et que l’équipe médicale est franchement formidable.» Pour une visite virtuelle de l’hôpital Sainte-Croix: http://www.hopitalste-croix.qc.ca/ , .^ ;- îmvSSIii - "PwüfflPwti&tSrVBKr% '4SI L L’urgence de l’hôpital Sainte-Croix, SOURCE HÔPITAL SAINTE CROIX t fTO6 anniversaire: du RÉGIME D'ASSURANCE MALADIE du QUÉBEC Le 1er novembre dernier, madame Pauline Marois, ministre d’État à la Santé et aux Sendees sociaux, a présenté une motion à l’Assemblée nationale à l’occasion du 30e anniversaire du Régime d'assurance maladie du Québec.En voici un extrait : « Rendons hommage à tous ceux et celles qui ont contribué au succès de notre Régime d’assurance maladie.Aux précurseurs, d’abord, qui ont fait preuve à la fois d’un esprit visionnaire et d’une grande témérité.Aux bâtisseurs, ensuite, pour leur détermination à mener à bien cette gigantesque tâche d’implanter le régime dans toutes les régions du Québec.Aux artisans, enfin, qui œuvrent au bon fonctionnement de ce régime, tout en demeurant à l’affût des nouvelles découvertes qui permettront d’en améliorer la performance.» Le Régime d’assurance maladie du Québec, ç mm» mm m ip m * NOTRE FIERTE COLLECTIVE Québec a n Ministère de la Santé et des Services sociaux L K DEVOIR.L E S S A M EDI IK ET I) I M A N C HE 19 N O V E M B R E 200 0 E (> SANTE Laboratoires de recherche A l’avant-garde de la recherche en santé L’INRS-Institut Armand-Frappier étudie les causes de maladies connues ou potentielles Sclérose en plaques, maladies infectieuses, cancers, sida.L’INRS-Institut Armand-Frappier rapetisse large dans le domaine de la recherche en santé humaine.Et depuis le regroupement de l’Institut national de recherche scientifique (INRS) - secteur santé et l’Institut Armand-Frappier, il y a deux ans, la recherche dans ce secteur a pris beaucoup REUTERS Parmi la multitude de produits mis en marché et soupçonnés d’être dangereux pour notre santé, il y a les téléphones cellulaires.d’ampleur.STÉPHANE GAGNÉ De nouveaux champs de recherche sont apparus à l’Institut.Exemple: l’arrivée dans l’équipe du chercheur Michel Charbonneau (œuvrant anciennement à l’INRS-santé) permet au centre de bénéficier de sa grande expertise en toxicologie.Directeur du réseau de recherche en santé environnementale (réseau qui regroupe plusieurs universités et instituts de recherche), M.Charbonneau dirige deux importantes recherches dans le domaine.La première porte sur les effets cancérigènes d’une toxine présente dans les algues bleues.«On examine si cette toxine a la possibilité de développer le cancer du foie lorsque les gens boivent de l’eau potable, dit Michel Charbonneau.Le but ultime de cette recherche vise à vérifier si les normes concernant cette toxine devraient être resserrées dans l’eau potable.» Alors que le ministère de l’Environnement du Québec révise son règlement sur l’eau potable, voilà un sujet brûlant d’actualité.la deuxième recherche porte sur les organochlorés.«Nous examinons le rôle des organochlorés dans le développement du cancer du sein, dit M.Charbonneau.«Jusqu’ici, nous avons découvert qu’un mélange d’organochlorés composés entre autres, de BPC, de dioxines et furanes induisent des changements qui pourraient contribuer au déve- loppement du cancer du sein», dit-il.La recherche doit toutefois se poursuivre avant de parler de certitude absolue.Les cellulaires: dangereux?Parmi la multitude de produits mis en marché et soupçonnés d’être dangereux pour notre santé, il y a les téléphones cellulaires.Ici, ce sont les microondes émises par ces appareils qui sont en cause.Au Laboratoire de recherche en bioélectromagnétisme de l’Université de Washington à Seattle, le professeur Henry Lai a déjà démontré qu’en irradiant des rats pendant deux heures à la moitié de la puissance admise pour un cellulaire, le code génétique des cellules de leur cerveau — c’est-à-dire l’ADN — se trouve endommagé.Ces résultats inquiétants et d’autres ont amené le Centre iinternational de recherche sur le cancer, un organisme relevant de l’Organisation mondiale de la santé, a lancé un vaste programme de recherche intitulé INTERPHONE visant à déterminer si l’usage des cellulaires et l’exposition aux radiofréquences à faibles doses qui en découlent peuvent accroître le risque de cancer.Treize pays participent à ce programme de recherche dont le Canada.L’INRS-Institut Armand-Frappier gérera le volet canadien de l’étude.Pour l’ensemble du programme, quatre études portant sur des ge atteints de certains types de cancer et des témoins (des utilisateurs de cellulaires non atteints de cancer) seront réalisées.«On croit que la région du cerveau, du côté où la personne parle au téléphone, pourrait subir des mutatiqns cancérigènes», affirme Marie-Elise Parent, responsable de ce volet à 1TNRSInstitut Armand-Frappier.Les quatre études porteront sur quatre sites de cancer, soit le nerf acoustique, les glandes salivaires, le cerveau et la leucémie.La population étudiée inclura toutes les personnes âgées de 30 à 59 ans fles plus susceptibles d’avoir utilisé des cellulaires au cours des dix dernières années) diagnostiquées pour les quatre types de cancer en cause.Le volet canadien de l’étude se déroulera à Vancouver, Montréal et Ottawa.A Montréal, l’équipe de Mme Parent collaborera avec 18 hôpitaux auxquels les personnes atteintes de ces cancers ont pu être référées.«Nos enquêteurs poseront des questions à une dizaine de milliers de personnes (cas et témoins) pour déterminer quel type d’exposition ces gens avaient avec leur cellulaire, dit Mme Parent.Nous allons commencer prochainement à identifier les cas et les témoins pour chaque type de cancer et la réalisation de l’étude devrait prendre deux à trois ans.» L’origine de la sclérose en plaques Du côté des maladies dégénératives, Pierre Talbot, directeur de l’Institut et aussi chercheur, travaille à identifier l’origine de la sclérose en plaques, cette maladie connue depuis plus de cent ans mais dont on ne connaît pas la cause.Pierre Talbot soupçonne le coronavirus, virus du rhume, d’être la cause de cette maladie qui entraîne une dégénérescence de la myéline, la gaine qui entoure les fibres du système nerveux central.Récemment, le chercheur a prouvé que les globules blancs de patients atteints de sclérose en plaques reconnaissent à la fois le coronavirus et une protéine de la myéline.De plus, une protéine associée au coronavirus possède une séquence d’acides aminés identique à une certaine séquence de la molécule de myéline.Quand le coronavirus infecte l’organisme d’une personne atteinte d’un défaut génétique particulier, ses globules blancs pourraient confondre la myéline avec la protéine virale: au lieu de défendre l’organisme contre l’infection, ils provoqueraient alors une poussée de sclérose.En étudiant des échantillons provenant de banques de cerveaux, Pierre Talbot a aussi montré que le coronavirus pénètre jusque dans le cerveau.Il soupçonne que lors d’un rhume, le coronavirus pourrait entraîner les lymphocytes jusqu’au cerveau, où ils pourraient dégrader la myéline chez des personnes génétiquement susceptibles.Mais selon M.Talbot, plusieurs virus pourraient être responsables de cette maladie.Ce qui est nouveau car jusqu’à maintenant, les chercheurs avaient plutôt tendance à associer un virus à une maladie.Regroupement des sites Les chercheurs de l’INRS-Ins-titut Armand-Frappier travaillent aussi à élaborer de nouveaux vaccins et des thérapies antivirales.Ils développent de nouveaux médicaments à partir de produits naturels et s’intéressent au contrôle du dopage sportif.«Nous faisons présentement des demandes pour agrandir nos installations à Laval [où est situé l’Institut] de façon à y centraliser toutes nos activités», dit Pierre Talbot.En ce moment, les activités de recherche se déroulent à deux endroits: à Laval et à Pointe-Claire, à 17 kilomètres de distance.«Le regroupement de nos activités permettra d’accroître les interactions entre chercheurs, l’une des conditions essentielles à la réussite de la recherche», conclut M.Talbot.Treize pays enquêtent sur les risques inhérents à l’utilisation de téléphones cellulaires Laboratoires de recherche Les succès de Biochem Pharma Après le 3TC, le Zeffix, un vaccin antigrippe et autres médicaments Un médicament efficace, c’est de la vie en bouteille.Ainsi le Zeffix peut soigner les 350 millions de personnes porteuses du virus de l’hépatite B dans le monde.Ailleurs, que faire pour contrer cette grippe qui frappe annuellement de 70 à 150 millions de personnes?Et la méningite, sous ses divers types, qui sévit.Et autres pandémies.Comme quoi il y a matière à travail pour les 600 chercheurs de Biochem Pharma.t ^ 1 ARCHIVES I.E DEVOIR En l’absence de traitement contre le SIDA, Biochem Pharma poursuit sa recherche visant à prolonger la vie des personnes atteintes de cette terrible maladie.STÉPHANE GAGNÉ Fort du succès mondial du 3TC, un médicament qui soulage les sidéens, Biochem Pharma poursuit ses recherches pour la mise en marché d’autres médicaments prometteurs.D’abord, l’entreprise de Laval compte tirer parti des résultats récents d’une recherche qui démontre la grande efficacité du Zeffix, médicament antiviral contre l’hépatite B déjà commercialisé dans une trentaine de pays.Selon une étude dévoilée, fin octobre, lors du 5L congrès annuel de l’Association américaine pour l’étude des maladies du foie, la prise de Zeffix chez les personnes atteintes d’hépatite B permet non seulement de stopper la maladie mais aussi de régénérer les tissus détruits par la cirrhose (la cirrhose mène souvent à la mort des personnes atteintes à moins de bénéficier d’une greffe).Il s’agit certes d’une grande nouvelle puisque 350 millions de personnes sont irorteuses du virus de l’hépatite B dans le monde et jusqu’à aujourd’hui, il n’existait pas de traitement efficace contre cette maladie.la seule autre voie de guérison possible est la transplantation du foie.«Or, l'opération est coûteuse /entre 130 000 et 150 000 $ US aux Etats-Unis/, les taux de survie sont très faibles et les possibilités de rejet élevées, affirme Gervais Dionne, vice-président et chef de la direction scientifique chez Biochem Pharma.De.plus, le patient en attente d’un foie meurt souvent avant la transplantation car les donneurs ne courent pas les rues.» Autre avantage: le traitement au Zeffix, évalué à 2 000 dollars par année, est beaucoup plus accessible qu’une greffe du foie.C’est sans doute un espoir pour le mil- lion de personnes, surtout asiatiques, qui meurent chaque année des suites de l’hépatite B.Un vaccin nasal contre la grippe Biochem Pharma travaille aussi à développer en collaboration avec Biovector et Smithkline Bee-cham un vaccin nasal antigrippe.Chaque année, la grippe frappe de 70 à 150 millions de personnes et en tue 125 000 en Amérique du Nord et en Europe seulement.Selon Gervais Dionne, l’une des voies explorées pour faire cheminer le-vaccin consiste à transporter les fragments de virus par des boules de graisse microscopiques de la taille du virus de l’influenza.A cause de leurs propriétés adhérentes, ces dernières se colleraient à la muqueuse et stimuleraient les cellules immunitaires qui tapissent la paroi nasale.«L’administration par voie nasale aurait l’avantage de rendre le vaccin accessible aux personnes qui craignent les aiguilles», dit M.Dionne.Mais il y a plus: «En plus de combattre le virus à la suite d’une infection, le vaccin, en étant administré directement dans les voies respiratoires, stimulerait la production d’anticorps, ce qui aurait pour effet de prévenir l'apparition du virus.» Il faudra toutefois être patient avant de voir apparaître le vaccin sur le marché car sa sortie com-pierciale n’est prévue qu’en 2005.A temps pour la prochaine pandémie de grippe attendue pour la première décennie du nouveau millénaire?«Nous l’espérons», dit M.Dionne.Rappelons que depuis 1580,31 pandémies de grippe ont été recensées, dont trois au dernier siècle, en 1918, en 1957 et en 1968.la pandémie de 1957 («grip- pe asiatique») et celle de 1968 («grippe de Hong Kong») ont fait ensemble plus de 1,5 million de morts et leur coût mondial a été estimé à 32 milliards $ US à cause des pertes de productivité et des dépenses médicales.Autres vaccins en développement Les chercheurs de Biochem Pharma travaillent au développement d’autres vaccins, dont certains représenteront une solution de rechange intéressante au traitement à l’aide d’antibiotiques.Prenons par exemple, le cas des pneumonies et des otites.Au cours des années, les traitements aux antibiotiques pour combattre le virus de ces deux maladies se sont révélés de moins en moins efficaces.Un nombre grandissant de personnes meurent même des suites de l’échec de traitements aux antibiotiques dans le monde.Pourquoi?A cause de la résistance accrue de la population aux antibiotiques.Grâce au vaccin contre la pneumonie et les otites en développement chez Biochem Pharma, on croit pouvoir immuniser au départ les gens contre l’apparition de ces maladies et éviter ainsi le traitement aux antibiotiques.Dans ce même esprit, Biochem Pharma travaille au développement d’un vaccin contre les 12 séro-groupes de la bactérie Neisseria mi-ningitidis, bactérie responsable de la méningite (310 000 cas chaque année dans le monde).«En ce moment, le vaccin existant n'est efficace que contre 4 sérogroupes, affirme M.Dionne.Le vaccin n ’est d’aucune utilité contre le méningocoque de type B, soit la souche de méningite la plus répandue dans les pays industrialisés comme le Canada, les Etats-Unis et l’Angleterre.» M.Dionne donne l’exemple de l’Angleterre: «Suite à l'apparition de nombreux cas de méningite de type C, on a récemment vacciné la pôpulation contre cette forme de méningite.Mais maintenant, il y a apparition de méningite de type B et il n'y aucun vaccin contre cette infection.» Parmi les produits thérapeutiques en développement chez Biochem Pharma, on note le troxatyl.Ce produit, rendu au stade des essais cliniques de phase II, doit permettre de traiter les cancers colorectal, du pancréas, de la prostate, du rein, du pou- mon, et les mélanomes ainsi que certains types de leucémies et de lymphomes chez les adultes.Le troxatyl s’intégre à la molécule d’ADN des cellules cancéreuses et freine la synthèse de l’ADN, empêchant du coup la réplication des cellules cancéreuses.D’autre part, en l’absence de trai- tement contre le SIDA, Biochem Pharma poursuit sa recherche visant à prolonger la vie des personnes atteintes de cette terrible maladie.À l’instar du 3TC, le (-)dOTC bloque une enzyme, la transcriptase inverse, stoppant ainsi l’avancée du virus.Selon les résultats de tests précliniques, le QdOTC serait efficace contre des souches du VIH résistantes aux médicaments comme l’AZT et le 3TC.Il serait même efficace contre des souches fortement résistantes du VIH.On le voit, les 600 chercheurs de Biochem Pharma sont très actifs dans plusieurs domaines de la recherche en santé.La grippe à elle seule a tué en un siècle 1,5 millions de personnes LE DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DIMANCHE ID N O V E M B R E 1 O O O SANTE Soins de santé La fin de l’hécatombe ?Le sida frappe toujours malgré les avancées médicales Le sida serait maintenant une maladie chronique.Toutefois, qui en est atteint doit être sous médication constante.Sinon, retour à la case depart.Présentation d’une situation où la mortalité est en baisse.Et où les préjugés perdurent, malgré les avancées médicales.MARC-ANDRÉ CÔTÉ Le succès relatif de la pharma-cothéraphie a permis la réduction de la mortalité causée par le sida .d’environ 80 % depuis cinq ans.A tort ou à raison, on parle de plus en plus du sida comme d’une maladie chronique, peut-on lire dans l’album-souvenir du mensuel gai Le Ber-dache.Est-ce à dire qu’être séropositif en l’an 2000, c’est la même chose que d’avoir la sclérose en plaques?Pas si vite.Grâce à la trithérapie, qui associe trois médicaments antiré-trovirus, un grand nombre de personnes séropositives peuvent vivre en santé plus longtemps.Mais aucun traitement ne permet d’éliminer complètement le VIH du corps humain: même lorsque toute trace du virus semble avoir disparu, il suffit d’arrêter la médication pour que l’infection reparte de plus belle.Pourquoi ce virus est-il si tenace?On sait depuis quelques années que le VIH s’est doté d’une organisation génétique particulièrement redoutable.Il dispose notamment de quatre gènes qui contrôlent sa virulence et lui permettent de se multiplier et d’échapper à la réponse immunitaire, en se réfugiant dans des cellules où il peut se répliquer et muter.Préjugés Si le virus est tenace, les préjugés le sont tout autant.Pour Françoise Moquin, infirmière à la maison d’Hérelle, un lieu d’hé- Aucun traitement actuel ne permet d’éliminer complètement le VIH du corps humain bergement pour les sidéens, les mentalités n’ont pas trop changé.«Demandez autour de vous, pour voir.Les gens du grand public ont encore peur de la maladie et des malades», dit-elle.Pourtant, puisqu’il y a maintenant des traitements pour le sida, on croit que l’hécatombe est terminée.«C’est difficile de sensibiliser l'opinion publique et les décideurs.Et ça pose un problème pour le financement puisque les gens veulent balayer sous le tapis une grande problématique comme le sida.Dans l’inconscient collectif, s’il y a un traitement médical ou une pilule, c’est qu’il n’y a plus de problèmes», souligne Mrpe Moquin.A l’été 1999, plusieurs Montréalais ont participé à des essais destinés à trouver un vaccin contre le sida.Pour certains observateurs, la tenue de tels essais est une bonne nouvelle.Des démarches presque similaires ont également été entreprises aux Etats-Unis, en Hollande et en Thaïlande.L’étude cherchait à vérifier la validité du prototype de vaccin fabriqué par la firme californienne VaxGen, le meneur de peloton dans la lutte au vaccin anti-sida dont les essais en sont à la troisième phase des expérimentations.Au Canada, ce sont les Montréalais qui ont répondu avec le plus d’enthousiasme à l’appel de VaxGen et du Centre hospitalier de l’Université de Montréal.Quatre-vingt-dk-neuf des quelque deux cents participants ont été recrutés ici.Si bien que l’on prévoit qu’au cours des prochaines années, pour les nouveaux essais cliniques qui devraient débuter à travers le monde, Montréal pourrait s’avérer être l'une des terres d’accueil les plus favorables à ce genre d’études.Pour plusieurs chercheurs, ces expérimentations constituent un événement faisant basculer le sida dans une autre époque.Mais pour d’autres dont plusieurs éminences de la communauté scientifique internationale et de la lutte anti-sida, ces essais vaccinaux soulèvent d’abord une série d’enjeux fondamentaux et une foule de questions éthiques.Cobayes humains Il s’agissait de la première expérimentation du genre à être réalisée sur des êtres humains.Mais, déjà, on peut s’attendre à d’autres études utilisant des hommes gais comme cobayes.En effet, plusieurs compagnies pharmaceutiques flirtent sérieusement avec l’idée de faire de nouvelles expérimentations pour trouver un remède à la pandémie.Dans le cas des essais vaccinaux qui se conduisent présentement, ce sont les hommes homosexuels et bisexuels séronégatifs de trois grandes villes canadiennes, Vancouver, Toronto et Montréal, qui ont été approchés comme éventuels cobayes.Ce qui est pernicieux, c’est que la plupart de ces entreprises anti-VIH sont gérées par des compagnies privées dont l’objectif principal est la rentabilité.A Montréal, par exemple, les usagers des drogues par intraveineuses ont été laissés pour compte des dernières études.Pourtant on sait que le virus du VIH s’attrape par des souches distinctes.Concrètement ça veut dire qu’il faudra possible- La rececherche sur le sida est L’illustration parfaite d’une forme de recherche à deux vitesses ment développer des vaccins différents pour les [personnes ayant justement été contaminées par des souches différentes.Où se trouve l’argent?Beaucoup plus dans les poches des hommes gais que chez des gens faisant face à un problème sérieux d’héroïne.D’où cette mobilisation des compagnies pharmaceutiques pour ce groupe cible.C’est l'illustration parfaite d'une forme de recherche à deux vitesses.Syndicat canadien de î la fonction publique T SANTÉ À DEUX VITESSES : LA VALSE DES HYPOCRITES ! lors que les politiciens fédéraux font semblant de tenir un débat sur le financement des soins de santé le loup est déjà dans la bergerie.et depuis longtemps ! À Calgary, pour 1 000 $ dans le privé, vous obtiendrez votre chirurgie pour les cataractes avec des lentilles hightech dé-en-main après avoir attendu 24 semaines alors qu'à Lethbridge, dans le système public, à quelques centaines de kilomètres, pour 400 $, payés aux deux endroits par des fonds publics, vous subirez la même chirurgie.au bout d'une attente de 7 semaines.À Montréal, vous pourrez obtenir votre test de résonance magnétique en moins d'une semaine pour détecter votre cancer ou votre déficience rénale, par exemple, pour la modique somme de 350 $ à 530 $ en clinique privée, alors que si vous décidez de passer par le CISC pour référence ou par le réseau public, l'attente se traduit en terme de mois.L'agenda caché de certains partis fédéraux est maintenant connu.Mais celui du gouvernement libéral, celui-là même qui a charcuté les paiements de transfert en santé depuis 1994, créant ainsi le vide dans lequel s'est engouffré le secteur privé, est notre réalité quotidienne ! Le système de santé à deux vitesses est déjà présent dans notre société ! Ce dont il faut débattre aujourd'hui, ce n'est pas de sa pertinence, mais bien de la façon dont on peut l'enrayer, de sorte que chaque citoyenne et chaque citoyen ait droit au même traitement dans les mêmes délais, quelle que soit sa condition sociale et son revenu.C'est là l'essentiel du message que nous avons livré à la Commission Clair sur le financement des services de santé.I* SCFP, le plut important affilié de la FTQ au Québec I Le Syndicat canadien de la fonction publique au Québec, c'est avant tout la force démocratique de représentation, de pression et d'expertise de 95 000 travailleuses et travailleurs regroupés au sein de 565 syndicats locaux.Les membres du SCFP, qu'ils proviennent des municipalités, de la santé et des services sociaux, de l'éducation, du soutien universitaire, ou encore du secteur hydroélectrique, du transport urbain, des communications, des sociétés d'État et organismes publics, du transport aérien, etc.constituent une puissante force de changement dans la société québécoise.Prévention Mais le problème ne se limite pas qu’à la seule recherche.La prévention fait aussi défaut.Selon Radegon-de Ndejuru, infirmière à la clinique Le Relais qui administre des traitements à la méthadone aux héroïnomanes, une clientèle à très haut risque, «les ressources pour la prévention et le traitement agissent en vase clos, séparément.Conséquemment, on ne rejoint pas les personnes qui ont besoin de plusieurs services ou traitements à la fois.Il faut sérieusement penser à globaliser les services d’aide, mettre plus d’argent et rendre des médecins disponibles pour lutter à tous les niveaux contre la propagation du VIH», conclut-elle.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Grâce à la trithérapie, qui associe trois médicaments antirétrovirus, un grand nombre de personnes séropositives peuvent vivre en santé plus longtemps.Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec Agir tpour l’avenir peut *-— nos membres Pour nous, joindre : oiiaqÆJoiiaq.ora Visitez notre site : www.oiiaaiorq 531, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1K2 Téléphone: (514) 28.2-9511 Sans frais: 1 800 283-9511 Télécopieur: (514) 282-0631 pour* la collectivité Les infirmières auxiliaires près des gens depuis 50 ans Depuis 50 ans, les infirmières auxiliaires oeuvrent dans Le domaine de la santé.Leur formation les habilite à prodiguer des soins selon les plus hauts standards de qualité.La population peut compter sur ces professionnelles que ce soit, dans les établissements de santé ou dans la communauté.Consultez notre site Internet, incluant la page Santé.L’INRS partenaire de la recherche en santé Grâce à sa riche expertise en santé humaine, en microbiologie et en biotechnologie, l'INRS contribue à l'avancement des connaissances et à leur mise en application dans les domaines suivants : • Recherche sur diverses maladies notamment les infections microbiennes, le cancer et la sclérose en plaques • Études épidémiologiques et toxicologiques de l'influence de facteurs environnementaux sur la santé humaine • Développement de vaccins de nouvelle génération, de thérapies antivirales et de techniques diagnostiques pour les humains et les animaux • Mise au point de tests pour mesurer la compatibilité tissulaire lors de greffes d'organes et étude des mécanismes de rejets 1 Contrôle du dopage sportif et étude du métabolisme des médicaments 1 Développement de bioprocédés pour la décontamination d'effluents et de sols pollués et mise au point de bio-insecticides Élaboration de procédés d'emballage biodégradables et de produits alimentaires ayant des propriétés immunostimulantes Recherche sur la qualité de l’eau potable L’Institut offre également des programmes d’études de maîtrise et de doctorat en sciences expérimentales de la santé, en virologie et immunologie, en microbiologie appliquée et en biologie.Université du Québec Institut national de la recherche scientifique La science en ACTION pour un mande en Évolution INRS-Institut Aimand-Frappier-Santé humaine : (450) M7-5010 INRS-Institut Armand-frappi” - Mlcrob
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