Le devoir, 4 novembre 2000, Cahier C
LE DEVOIR.LES S ,\ M EDI 1 E T D I M .\ X < Il E .') X O V E M R R E 2 O O O ?LE DEVOIR * f I f I / f I f CHRONIQUE Doubler Vindoublable Page C 2 THÉÂTRE Deux fois vingt ans Page C 3 MÉDIAS Que faire de TQS?Page C 9 FORMES Patrimoine en péril Page C 10 Spectacles Page C 5 Cinéma Page C 6 Musique Page C 8 ÿT-JK:: ^ m *ê m fk 'ÆT SE V.J L>a culture n’est pas un enjeu majeur de la campagne électorale.Ce qui n’empêche pas les principaux partis politiques en lice de faire des promesses concernant le secteur culturel.Comme de passer à la trappe Radio-Canada, par exemple, et le ministère du Patrimoine, tant qu’à faire.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Un silence bruissant.Un silence qui en dit long, très long, bien plus long que toutes les déclarations creuses, les promesses plus ou moins vides: jusqu’à maintenant, la culture brille surtout par son absence dans le débat électoral.Sauf erreur, pour l’instant, le moribond NPD est le seul parti qui fait référence à une question d’ordre culturel dans ses pubs télévisées: la formation de gauche rappelle sa promesse d’injecter un milliard de dollars par année dans la Société Radio-Canada.Pourtant, au moins 650 000.électeurs s’activent dans les «zartzélettres», large corpus sous perfusion étatique.C'est deux fois plus de travailleurs que dans les secteurs combinés de l’agriculture, des forêts et des mines.Il n'y avait que quatre orchestres professionnels au Canada au début des années 50; de nos jours, chaque grande ville possède au moins un orchestre symphonique.Il n’existait qu’une douzaine de troupes canadiennes de théâtre professionnel à la fin des années 60; on en compte maintenant près de 350.Les musées et les sites historiques canadiens attirent plus de 55 millions de visiteurs par année.Le secteur de l'édition canadienne produit 11 000 titres par an, dont près des trois quarts d’auteurs nationaux.«La culture n'est pas suffisamment présente dans le débat politique», admet Pierre Paquette, vice-président du Bloc québécois.«En tout cas, elle est beaucoup moins considérée que d’autres questions, les finances publiques, les politiques sociales par exemple.» Culture et agriculture Absente des débats peut-être, mais présente dans les programmes.Plus ou moins présente, devrait-on dire.La plateforme électorale du Bloc québécois consacre moins de pages à la culture qu’à l’agriculture.Les promesses concernent par exemple d’éventuelles pressions pour organiser le transfert de la responsabilité de la Commission du droit d’auteur au ministère du Patrimoine canadien et la révision des règles fiscales pour améliorer le sort des travailleurs autonomes — donc, des artistes.Le Bloc québécois veut aussi participer à l’amélioration du sort des chaines de télévision communautaire et déposer un projet de loi privé «afin d’obliger le sous-titrage des émissions de télévision pour les personnes sourdes et malentendantes».«Le Parti libéral est le seul à mettre autant d’accent sur cette question, le seul à promettre toute une série de mesures et à donner la liste précise des investissements promis», affirme pour sa part la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, interviewée mercredi, quelques heures après le dévoilement du livre rouge libéral.VOIR PAGE C 4: CULTURE ; D I MAN C H E RADIO-CANADA I- K I) K V (MH, I.K S S A M K I) I t E T I) I M A X ( Il K '> X 0 V H M B K K 2 0 (t 0 C 2 .11! IS Doubler Tindoublable Cette semaine, j’ai fait quelque chose d’incongru.A mon propre point de vue s’entend — toutes choses étant relatives — car le gros de la clientèle québécoise des cinémas n’y songe sans doute pas deux fois avant de s’y gratter.J’ai bravement été voir un film doublé.Que voulez-vous?Je fais partie des cinéphiles, d’aucuns diront puristes, voire affreux puristes, élitistes et tout le bazar, qui fréquentent les versions originales sous-titrées.On n'est pas très, très nombreux dans ce petit club sélect, paraît-il, mais les festivals, les cinémathèques et la fréquentation d’Ex-Centris nous nourrissent assez pour qu’on vive en orbite sur une mini-planète où le Russe parle russe et l’Iranien persan et où les mots écrits jouent les interprètes dans ce Babel.Ouvrir la télé pour tomber sur un classique américain ou italien doublé en argot ou en français d’ici nous écorche littérale ment les oreilles.On a l’habitude d’une autre musique.Et honni soit qui mal y pense! A nos yeux, la magie de la langue originale, la vraie voix des interprètes ont leur prix et le film perd lors du transfert linguistique au mieux sa saveur, au pire son sens.Hélas! La plupart des distributeurs vous le crieront: le grand public, lui, n’apprécie en gros que les films doublés.En cette ère de cinéma-spectacle, il n'aimerait guère se creuser le coco à décrypter des textes au bas de l’écran en perdant ici et là le fil de l’histoire.En salles commerciales, de petits distributeurs têtus et acharnés comme Louis Dussault de KFilms ont beau offrir tant bien que mal des films sous-titrés sur grand écran, la grosse machine des mégaplexes roule dans le sens opposé et noie leur petit poisson.Piquée de curiosité ou ivre de masochisme, je suis donc allée voir un soir d’Halloween, assise entre une Odile ^ Tremblay ?sorcière et un chat tigré — ajoutant deux doigts d’absurde à cette folle entreprise —, une œuvre à mon avis indoublable.J’ai nommé le Stardom de Denys Arcand.La version originale m’avait été servie au Festival de Cannes où le film assurait la clôture.Plusieurs journalistes québécois s’étaient alors massés au visionnement de presse, rue d’Antibes.On placot-tait après la projection, se grattant le crâne de concert avec une lancinante question: «Comment pourront-ils doubler ce film-là?» Pour tout dire, nous espérions qu’Arcand et ses distributeurs renoncent à si beau projet.Après tout, François Girard avait jadis refùsé tout net que son Violon rouge, réalisé en cinq langues, soit projeté autrement que parsemé de sous-titres.Le film avait quand même fait son petit bonhomme de chemin: 1,2 million de recettes au guichet, juste au Québec.Pas mal.Comme quoi, suffit parfois de tenir son bout et le public suivra derrière.Robert Lepage a insisté également pour que son film Possible Worlds ne circule en français que sous-titré, histoire de lui conserver à la fois la lettre et l’esprit.Il a tenu tête aux distributeurs, gagné la partie.Bref, ça se peut.Mais revenons au Stardom d’Arcand.Tout semblait faire de ce film réalisé en anglais avec un segment francophone l’œuvre indoublable par excellence.Son projet même jonglait avec les langues et les lieux, sautant de New York à Paris en passant par Montréal pour aborder par médias interposés les mirages de la célébrité.Il posait un regard sur les différences culturelles véhiculées par les accents.Le fait qu’une héroïne mannequin vedette (Jessica Paré) soit incapable de comprendre le français ajoutait au grand malentendu du thème lors de ses interviews parisiens et montréalais.L’ensemble commandait des sous-titres pour tenir debout Précisons qu’il existe bel et bien une version sous-titrée du film d’Arcand, laquelle n’est pas, on l’aura compris, seule au monde.Circule donc l’indoublable version doublée, enlevant à Stardom les quelques dents de sa structure initiale.Exit le slang new-yorkais des Reality Show, qui offrait sa couleur aux segments américains.La langue unique nivelle soudain tout.Que voilà une sauce diluée et un choc culturel bien assourdi.Louise Belleau, responsable du doublage chez Alliance Atlantis Viva Film, me précise qu’il y a bel et bien eu casse-tête en la demeure du film d’Arcand.«On double une cinquantaine de films par année et j’ai rarement vu quelque chose d’aussi complexe», avoue-t-elle, tout en se déclarant ravie du résultat.Deux scènes présentaient un défi insurmontable et leur sens fut carrément modifié.Quand Patrick Huard, transformé en animateur de talk-show, interview la belle, celle-ci répond: «Je ne parle pas français.» En version doublée, la réplique deviendra: «Je suis timide à la télé.» A Paris, devant un groupe d’intellectuels français qui pérorent à perte de vue, la méconnais- sance de la langue se transformera en incapacité de suivre la savante conversation.Détails?Voire! C’est le projet même de Stardom qui y égare son ossature et Iç canon de ses voue.A quoi bon jeter la pierre à ceux qui doublent?Ils font de leur mieux.Là n’est pas la question.Et le doublage a gagné la partie.Apprécier les sous-titres repose sur des habitudes qui se perdent, une éducation populaire en panne d'elle-mème et une télé ayant jeté l’éponge en la matière depuis belle lurette.C’est elle après tout qui donne le la au public.Oui, il existe des films indoublables, oui, on gagne de toute façon à fréquenter les versions sous-titrées forcément plus fidèles à l’esprit des œuvres.Le petit écran est en grande partie responsable de cette allergie collective aux mots sous les images, surtout la télé d'Etat dotée d’une mission éducative.A elle, les versions doublées qui fleurissent en son jardin.Si le spectateur veut ça, on le lui sert, sans préparer le terrain pour un ailleurs meilleur.Prenez le Possible Worlds de Lepage.Le film a remporté la bataille des sous-titres au grand écran.Premier obstacle traversé.Fort bien.Voici pourtant qu’il se prépare à abdiquer devant le petit.Précisons que la SRC entend le diffuser à une heure de grande écoute.Or comme les œuvres sous-titrées se retrouvent reléguées à la nuit noire des cases infréquen-tées, Possible Worlds doit, bon gré, mal gré, passer à la moulinette du doublage.Il paraît que des habitudes télévisuelles, ça se change pourtant.Suffit de vouloir, suffit d’y croire.Mission éducative des télés, vous dites?otrem blayjfledevoir.com L’histoire tordue d’un vieux monsieur QUI VOULAIT ÉPOUSER UNE TOUTE JEUNE FILLE cene in Knapp vmm Ce SfCCTECU in eeEseetE en couneekatn» kik t j t: f Avec : Marcel Sabourin Evelyne Rompre Sébastien Delorme Robert Lalonde Jacques Allard Diane Ouimet Roland Laroche et Jean Ricard Assistance à la mise en scène et régie Claire L’Heureux Scénographie Aniçx La Bissonnière' Cosatles Linda Brunelle /Éclairages AndAé Riqux Muskjse Catherine Gadouas Accessoires Patricia Ruel Maquillages et coiffures Florence Cornet /""N Hydro Québec DU 10 NOVEMBRE AU 2 DÉCEMBRE les vendredis à 20 h et samedis à 16 h fMotinées et soirées scofap en semoine, lOhJO, I3h30et I9hj ' Billetterie ' 514 253-8974 .THEATRE- DEHISE-PEUETIER 4353, rue Sainte-Catherine Est M Papineau ou Viau, autobus 34 H Pie IX, autobus 139 une création du Théâtre d'Au jour d'hui en colla b oration avec BANQUE LAURENTIENNE 00 p i e e tiil an ertfi Jean-Stéphane Roy 8VSC France Castel, Yves Corbeil, Claude Despins.Jean-Louis Hébert, Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault, Louise Turcot concepteurs Florence Cornet, Pascale Déry.Nicolas Descôteaux, Stéphane Girouard, Nathalie Godbout, Olivier Landreville, Patricia Ruel Du 25 octobre au 18 novembre 2000 Théâtre d’Aujourd’hui 3900, rue Saint-Denis (Métro Sherbrooke) (514) 282 3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca Le Fonds Jean-Papineau-Couture à la mémoire du compositeur qui fut l’une des figures les plus marquantes de la création musicale québécoise Le vendredi 11 août 2000, Monsieur Jean Papineau-Couture, compositeur et membre fondateur de la Société de musique contemporaine du Québec décédait à l’âge de 83 aas.Afin d’honorer la mémoire du compositeur, qui fut également professeur au Conservatoire de musique du Québec à Montréal et à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, la Société de musique contemporaine du Québec crée le Fonds Jean'PopineaU'Coulure qui sera consacré à la création musicale au Québec.Les dons peuvent être acheminés à la SMCQ de la façon suivante : (chèques à l'ordre de la SMCQ) j* â SMCQ - Fonds Jean-Papineau-Couture ï I?^ 300, boulevard de Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2X 3X6 Lb UfcVUllY ^ CARBONE 14 TEATRO SUNIL TAPACpE NOCTURNE t de Francis Monmart Mise en scène Claude Lemieux j ¦: dK Avec Luc Morissette, Diego Thornton et Jorge Fajardo Scénographie Patricia Ruel Éclairages Dominique Ithurriague .Costumes Gilles-François Thérrien jhS’s / *! v % ¦f " 'i.Au THÉÂTRE PROSPERO ¦wé 1371, rue Ontario Est -, Métro : Sherbrooke ou Beaudry T Mardi au samedi, 20 h Billetterie : (514) 526-6582 Admission : (§14)790-1245 17 octobre au 11 novembre LE GROUPE DE LA VEILLÉE de Daniele Finzi Pasca «L’on sait que l’extraordinaire acteur suisse aime raconter des histoires graves avec délicatesse, humour et poésie.ce qui risque de faire de cette aventure l'une des plus attachantes de t automne.» H.Guay, Le DEVOIR «On attend avec impatience une pièce qui fait littéralement ie pont entre continents et dramaturgies.Une coproduction entre la montréalaise Carbone 14 et le Teatro Sunil de Suisse qui nous a notamment donné l'infiniment touchant Icaro.» M.-C.Blais.La PRESSE ” *• ’?• • «.•'?' • • • • .*•• EJ Mét Métroimlitain dès le 14 novembre USINE Q En vente maintenant 521.4493 Admission 790.1245 | tarif spécial avanl premières les 14 ot 15 novombre a 20 h | i à L E I) E V Oil!.L E S S A M KOI I K I I) I M A N ( Il E 5 \ O V K M B B E 2 O (M (' 3 Deux fois vingt ans L’Ecole nationale de théâtre du Canada fête son quarantième anniversaire L’École nationale de théâtre du Canada s’offre un tas de cadeaux «de moi, à moi»; une pièce écrite par Jean-Pierre Ron-fard, de nouveaux programmes et de plus en plus d’étudiants étrangers.«Je pense que l’École nationale est encore la meilleure école de formation au Canada», affirme sans gêne son directeur des études, le comédien Gilles Renaud.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR T déclara the National Theatre ''L School ouverte.» C’est par cette formule, comment dire, fédérative, qu’a été très officiellement inaugurée l’École nationale de théâtre du Canada, il y a tout juste 40 ans, le 2 novembre 1960 très précisément.Le baptême bilingue était célébré dans les petits locaux loués par l’institution, dans l’immeuble de la Légion canadienne, rue de la Montagne, au centre-ville de Montréal.La formation d’une «école supérieure de formation théâtrale», la commission Massey-Lévesque (1951) l’avait souhaitée et le Conseil des arts en avait fait une priorité à la fin des années 50.Le projet avait été défini par un comité-pilote formé de seize membres, dont Jean Gascon, Gratien Gélinas, Jean-I/)uis Roux et Jean Pelletier.La docte assemblée s’était adjoint les services d’un conseiller artistique exceptionnel, le Français Michel Saint-Denis, défenseur d’une pédagogie humaniste et du «théâtre d'art» représenté en France par Copeau, Dullin et Jouvet.C’est lui qui a prononcé la formule d’inauguration bilingue au lancement officiel; c’est lui aussi qui a appelé à la rescousse son compatriote Jean-Pierre Ronfard pour mettre sur pied et diriger la section française d’interprétation (1960-64).Ronfard avait déjà monté des troupes et des spectacles un peu partout en Europe, allant jusqu’en Afrique du Nord.Quand le mandataire du comité-pilote l’a joint, il répétait à Vienne.«Tout s'est fait très très vite: Michel Saint-Denis m’a fait venir à Paris; j’ai accepté l’offre et je suis arrivé à Montréal deux semaines avant l'ouverture», se remémore l’infatigable Ronfard, joint par téléphone, la semaine dernière, dans un local de répétition de l’école, entre deux séances de travail autour d’une pièce qu’il a écrite pour les étudiants finissants du quarantième anniversaire.Des dieux et des hommes: Héraclès et autres mythes tiendra l’affiche du 7 au 12 novembre, au Monument-National, qui appartient à l’école.«Nous étions installés dans une simplicité enthousiasmante.Mais on s’est battus pour la faire vivre, cette institution fragile, naissante, constamment menacée de fermeture, et aujourd'hui, je le dis fièrement, elle est devenue une chose importante.» 150 élèves pour 150 profs.Yes monsieur, comme dirajt le consultant de l’Hexagone.L’Éco- le nationale de théâtre du Canada (ENTC) est maintenant installée à demeure rue Saint-Denis, sur le Plateau Mont-Royal.Une bonne moitié du budget annuel de cinq millions provient du ministère du Patrimoine canadien, le reste étant fourni par les provinces et les revenus autonomes.Les différents programmes d’art ou de techniques dramatiques comptent à peu près 150 élèves et à peu près autant d’enseignants, en majorité invités de circonstance.Un ratio exceptionnel dont même le collège Brébeuf ne peut rêver.«C’est une institution souple dans sa structure: nous sommes à l’écoute des jeunes, de leur vision actuelle», dit fièrement Gilles Renaud, diplômé de l’école (1967), où il enseigne de façon intermittente depuis 30 ans, successeur de Ronfard (1987-92) et maintenant directeur des études et du partenariat.L’histoire de l’ENTC témoigne de cette impressionnante capacité d’adaptation aux courants idéologiques et esthétiques successifs.Un exemple: en 1968, les finissants en interprétation ont quitté l’école avant la fin des classes pour protester contre la direction «réfractaire à la création québécoise».Paule Baillargeon, Pierre Curzi et quelques autres ont alors fondé le Grand Cirque ordinaire pour assumer leur passion identitaire et théâtrale.Pourtant, deux ans plus tard, le nouveau directeur de la section, André Pagé, demandait au jeune André Brassard, metteur en scène des Belles-sœurs, de diriger un collage de textes québécois (Laver son linge sale).La pression avait porté fruits.«L’école est maintenant beaucoup plus axée sur la création, poursuit M.Renaud.Moi, quand j’y étais étudiant, je n’ai jamais travaillé de texte québécois.Maintenant, sans négliger le répertoire classique et international, la formation met beaucoup d’accent sur la dramaturgie nationale et même sur la création de textes parfois commandés à des auteurs-élèves.» L’établissement demeure aussi fidèle à la pédagogie humaniste de ses origines.Les élèves sont évalués de deux à quatre fois par année mais jamais notés.Libres enfants de l’École nationale de théâtre.«L’institution participe d'une certaine utopie, résume M.Ronfard.Mais attention, une utopie qui dure 40 ans, c’est une utopie réalisée.[.] Les Conservatoires de Québec et de Montréal existaient déjà en 1960, mais la formation y était centrée sur la voix et l’interprétation à la mode française.L'école a défini sa spécificité en actualisant deux principes résumés par deux mots: le corps et l’improvisation.» Radio-Canada % MAXIME CÔTE Jean-Pierre Ronfard donne un pours d’histoire du théâtre aux élèves de première année du programme d’interprétation de l’École nationale de théâtre.À la longue, toutes les écoles de formation théâtrale ont fini par s’échanger des méthodes, mais l’homme de théâtre Jean-Pierre Ronfard juge encore que «les conservatoires forment plus des voix tandis que l’École nationale de théâtre forme plus des présences physiques».Le directeur Renaud renchérit en soulignant que le département de théâtre du cégep Lionel-Groulx a été fondé par des anciens de l’ENTC.«Je suis sûr que les autres directeurs d’écoles de théâtre ne seront pas de mon avis, dit-il, mais je pense que l’Ecole nationale de théâtre est encore la meilleure école de formation au Canada.» Les deux solitudes L’utopie (disons) trudeauiste du départ a cependant été plus malmenée.Bien sûr, les deux langues se côtoient en toute harmonie, rue Saint-Denis.Mais on est maintenant loin des tentatives de fusion des premières années.Finies les sessions d’été à Stratford.Exit les tournées coast to coast des Troupes des jeunes comédiens.A la trappe, le mariage de Molière et Shakespeare.Les deux solitudes ont repris le dessus.«Il y avait l’espoir de marcher main dans la main en récitant une phrase en anglais et une autre en français, dit M.Ronfard, mais cet espoir s’est un peu refroidi dans les années 60 à cause des événements politiques.Ce qui n’exclut pas les contacts personnels très chaleureux, évidemment.» Ce qui n’empêche pas la souple ENTC de s’ouvrir plus que jamais au monde et de se transformer, encore et toujours.Des négociations en cours devraient déboucher sur des échanges avec des écoles-sœurs en France et en Grande-Bretagne.Les inscriptions arrivent maintenant d’un peu partout Cette année, une dizaines d’élèves étrangers ont été admis dans les divers secteurs ainsi qu’une jeune Française en interprétation du côté anglais.«C’est un effet de notre réputation et de notre site Internet», explique M.Renaud.formation coûte 3200 $ par année mais un fonds impressionnant de près de cinq millions permet de distribuer 180 000 $ par année en bourses d’études.L’établissement va également développer des formations d’une année en peinture scénique et en fabrication d’accessoires.L’an prochain, l’école va relancer un programme de formation des metteurs en scène, une expérience déjà tentée il y a cinq ans puis abandonnée, faute d’argent.«Nous aurons maintenant tous les métiers de la scène qui s’épauleront et s’enrichiront mutuellement», dit le directeur des études.Diverses activités vont souligner l’anniversaire de l’institution au cours des prochains jours.L’ENTC s’apprête à lancer un numéro spécial de son journal retraçant la genèse, l’évolution et la vocation de l’institution, tiré à 10 000 exemplaires.La semaine prochaine, Jean-Pierre Ronfard et Kenneth Welsh recevront le prix Gascon-Thomas, créé pour rendre hommage à des personnes ayant particulièrement contribué à l’épanouissement du théâtre au pays.Et puis, le tout premier directeur de la section interprétation revient donc diriger les finissants de cette année dans la pièce qu’il a écrite spécialement pour eux.«J'aime bien le personnage d'Hercule, plus complexe que celui d’Ulysse, explique l’auteur.Il fait plus de bêtises.Il peut être d'une cruauté épouvantable, puis d’une générosité magnifique.» Jean-Pierre Ronfard a egalement visé cette complexité dans le traitement proposé aux étudiants.«C’est tantôt une comédie, tantôt une tragédie.Comme l’affabulation situe l’action dans un groupe de touristes contemporains à qui l'on raconte les mythes, tous les éléments de cette croisière mythologique doivent osciller d’un temps à l’autre.J’essaie aussi que tous les participants travaillent équitablement.» Mieux, dans ce cadeau «à moi, de moi», Ronfard s’est réservé un petit rôle et en a offert un à Monique Mercure, qui vient de quitter la direction artistique de l’école, position quelle occupait depuis 1997.«J’ai monté avec elle Les Choéphores d'Eschyle, au TNM, en 1961.On se retrouve maintenant pour boucler la boucle.» en a voir ennessee wimams S scène de Serge Denoncourt m traduction de Michel Tremblay DUCEPPE Présenté en collaboration avec a* Hydro .Québec du 25 OCTOBRE au 2 DECEMBRE MED1ACOM ThéAtre du |Sjouvi an Ml ONDE DOM JUAN DF MOLIÈRE MISE EN SCÈNE DE MARTINE BEAULNE AVEC DAVID BOUTIN BENOÎT BRIÈRE ISABELLE BLAIS DANIEL BRIÈRE, MICHEL COMEAU, PHILIPPE COUSINEAU, ALEXANDRE FRENETTE.CLAIRE GIGNAC, PHILIPPE LAMBERT, RAYMOND LEGAULT, FANNY MALLETTE, NATHALIE MALLETTE, DENYS PARIS, ET ALEXANDRE PROVENCHER, DOMINIC BOND, DAVID PARENT-LALIBERTÉ _ ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE ALLAIN ROY Omni DÈS LE 7 NOVEMBRE www.lnin.qc.ca Billets en vente au 514 842 2112 et au www.pda.qc.ca Redevance et frais de servii o.CK AC 730 Télé-Québec www.duce ppc», coin Théâtre Jean-Duceppe Place des Arts n, TC "line fragf-com, noufe en couleu «.Soufflonf., substonce son , et belle énergie « faire vibrant Marivaux «Territoire vibre de la „ «n créateur.£||e esl enflammée.» P Line niesemation BANQUE LAURENTIENNE «Un réquisitoire puissant o If Devoir Pœsie somptueuse.”, Que"e Journal ka M/ théâtre du rideau vert V Du 7 novembre au 2 décembre Mise en scène; François Barbeau Avec Markita Boies, Monique Spaziani, Catherine Sénart.Jean Petitclerc, Gabriel Sabourin, Jean Asselin, Nicolas Canuel, François Longpré et Dominique Côté.Assistance à la mise en scène: Sabrina Steenhaut Concepteurs: Louise Campeau, François Barbeau, Luc Prairie, Pierre Moreau et Jasmine Dessureault.(514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - métro Laurier Service de garderie les samedis et dimanches en matinée, sur réservation seulement.Janvier Toupin Théâtre d’Envergure présente Texte et mise en scène Patrice Dubois D ' ,her baniel Desjardins, A- Morie-toanne Br 't,e R.chord tem^ Marie-Claude0 , chr>une Claude Gag000' ’ aeaù,Cm afe\d^e’ bd FA»1'9 ; A ¦tb w SPE^ ŒEB® ir>TVfl Omni ¦ ^ Télé-Québec SUPPLÉMENTAIRES DU 5 AU 9 DECEMBRE OOD-OODO ?h Les Lundis classiques Diici liiiM m lisiiijiu'.huiKim t IkiIkii Les Noels du monde 18 décembre à 20 h IÇOCTaullNOV O; * * ^ LA LICORNE N ^ 4559, Papineau En codiffusion avec Le Théâtre de La Manufacture Rés : (514) 523-2246 I.E DEVOIR.L E S S A M EDI 1 ET D I M A X C II E 5 N O V E M B R E 2 0 0 0 C 4 ?THÉÂTRE Tous pour un Quatre Molière cette saison à Montréal STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Malade imaginaire est toujours à l'affiche au Gesù.Les Fourberies de Scapin fermeront la saison du théâtre du Rideau Vert au printemps.Dans les prochains jours, deux autres grandes salles montréalaises vont à leur tour proposer des Molière, et non les moindres: le théâtre Denise-Pelletier a choisi L’École des femmes-, le Théâtre du Nouveau Monde, Dom Juan.En apparence, tout oppose ces deux-là D’un côté, le thème du mariage et de l’éducation des femmes; de l'autre, le mythe du grand séducteur impénitent et misanthrope.D’un côté, le théâtre classique, dans les règles de l’art; de l’autre, l’exubérance et la liberté dramatur-gique.D’un côté, le metteur en scène franco-français Alain Knapp; de l’autre, la Québécoise Martine Beaulne.M.Knapp est venu à Montréal pour la première fois en 1974, comme professeur invité en improvisation à l’École nationale de théâtre du Canada.«C'était tout à fait singulier, se rappelle-t-il.Le théâtre •québécois était traversé par une quête contestataire et identitai- re.» 11 est revenu les deux années suivantes.L’expérience a été déterminante pour lui puisqu’il enseignait pour la première fois.Elle a porté fruits aussi.Depuis 1983, Alain Knapp dirige l’École supérieure d’art dramatique du Théâtre national de Strasbourg.Pierre Rousseau, directeur actuel du TDP a croisé M.Knapp il y a deux ans, lors d’un congrès sur la formation de l’acteur, à l’UQAM.Il lui a proposé de monter un Molière et de monter celui-là.«C'est une autre première pour moi, puisque je n’ai jamais monté professionnellement L’École des femmes, dit le metteur en scène.Mais ce qui m’intéresse, c’est moins l’histoire racontée que la complexité des personnages.Je crois également qu'au delà de la fable de la pièce, on retrouve cette question: un homme peut-il imaginer son destin sans rencontrer inexorablement le réel?Je crois que la tragédie est là, dans l'improbabilité absolue de planifier la vie.» Le metteur en scène énumère d’autres thèmes présents dans le classique: la traite des femmes qui se poursuit aujourd’hui, l’ambition et les rapports entre la jeunesse et la vieillesse.«Une grande pièce est toujours constituée de plusieurs grands thèmes», dit M.Knapp, qui explique ensuite comment il trace son chemin dans ce riche fouillis de sens.«On peut aborder un texte avec des idées préalables, des parti pris de mise en scène, pour faire en sorte que la pièce converge vers ces principes initiaux.Ce n’est jamais mon cas.Pour respecter la complexité des personnages, il faut préalablement renoncer.Je procède donc plutôt par ascèse.Au départ, je ne sais pas.Je cherche en évitant la projection du moi, les excès narcissiques.» Tout ça, avec l’équipe, évidemment Une troupe de circonstance, presque entièrement sélectionnée par M.Rousseau, qui connaît mieux le bottin de l’Union des artistes.Évelyne Rompré, Masque de la révélation il y a deux ans, sera Agnès; Marcel Sabourin incarnera Arnolphe et il s’agira pour lui d’un retour à la scène après douze ans d’absence.Son don Juan, Martine Beaulne l’a en quelque sorte trouvé chez Shakespeare, entre Roméo et Juliette, en Tybald qu’incarnait David Boutin dans la production qu’elle dirigeait il y a deux ans, au TOM.David Boutin sera le quatrième séducteur décadent du TOM, après Jean Gascon, Léo Hlial et Albert Miliaire.«Pour moi, dit la metteure en scène, don Juan doit dégager une séduction trouble, sexuelle, un peu perverse.» El-vire vient du même creuset, puis- qu’elle sera portée par Isabelle Blais, qui frit Juliette.Le rôle de Sga-narelle ira à Benoît Brière.Martine Beaulne a déjà monté le Don Juan du poète Milosz, il y a une dizaine d’années, à La Veillée.«Avant d'accepter la proposition du TNM, j'ai lu une dizaine d’autres Dom Juaa Au bout du compte, j’ai relu celui de Molière et je me suis rendue à l’évidence: c’est le meilleur! Soudainement, j’ai vu la résonance contemporaine de la dénonciation contenue dans ce texte.» Elle cite alors trois passages célèbres: le monologue sur le tabac, la scène d’Elvire et le monologue sur l’hypocrisie.«Les autres Dom Juan mettent en avant le séducteur.Celui de Molière séduit tout être humain.Son don Juan, c’est le plus grand caméléon, le plus grand acteur.Mais s’il approche et imite les autres, c’est pour traiter de politique, de médecine, de l’obscurantisme religieux, bref des rapports à l’époque.Son dom Juan cherche la vérité.Et à force de se disputer avec son temps et ses contemporains, il s'isole.Son engagement mène paradoxalement à la solitude.Parce que si les autres ont une morale, lui, il possède une éthique, une supermorale, droite, infaillible.Je crois même qu’au fond, il est plus qu’athée: il se présente comme dieu lui-même.» La fortune de Molière au Québec HERVÉ GUAY Tout commence sous le Régime français en janvier 1694.Frontenac a l’intention de faire jouer Tartuffe.Il souhaite de la sorte donner quelque lustre à Québec, la capitale de la colonie, alors peuplée de 2000 habitants.Mais le projet tourne vite en conflit ouvert avec monseigneur de Saint-Vallier.Le prélat jette l’anathème sur la pièce, fait jeter en prison Mareuil, le chef de la troupe, et se résout à payer 200 pistoles en dédommagement au gouverneur pour empêcher la représentation jugée immorale.Conséquence de l’affaire Tartuffe: Molière ne sera jamais joué en Nouvelle-France.Mais le comique sera vengé.Peu après la Conquête, en 1774, des officiers anglais monteront ce même Tartuffe au nez de l’évêque du temps, qui ne pourra rien dire.A vrai dire, dès la fin du XVIIL siècle, la partie est gagnée pour Molière sur les scènes francophones du Bas-Canada.Ses pièces comptent pour un bon tiers du répertoire présenté entre 1765 et 1825.Mais on ne joue pas tout On privilégie surtout ses farces et ses comédies les plus typées.La tendance mettra d’ailleurs du temps à s’estomper.En fait, il faudra attendre 1893 pour que Tartuffe soit jouée par une troupe francophone au Québec, quand la Comédie-Française et Coquelin viendront la présenter à Montréal au cours d’une tournée nord-américaine.Auteur maison Aussi l’avènement du théâtre professionnel québécois à la fin des années 1940 ne se fera-t-il pas sans Molière.Tout particulièrement au Théâtre du Nouveau Monde, où il devient vite l’auteur favori de la maison qui, en retour, lui procurera toute une gamme d’interprètes remarquables.Parmi eux, Guy Hoffmann reste sans doute le plus mémorable.A la faveur de tournées en France, son triomphe dans les trois farces de Molière est si total que la Comédie-Française et le Théâtre national populaire lui offrent de l’engager.Puis, en 1956, il brille à nouveau dans Le Malade imaginaire alors que la grande Denise Pelletier interprète sa cupide épouse, Béüne.A la suite de Guy Hoffmann, plusieurs autres tenteront d’entrer dans la peau d’Argan, dont Raymond Bouchard en 1988 au TOM.Le comédien est alors dirigé par André Montmorency, qui transpose la pièce dans un hôpital pour religieuses.Au Rideau Vert, huit ans plus tard, Rémy Girard s’attaque aussi à Ar-gan tandis que Guylaine Tremblay campe une redoutable Toinette.D’autres noms prestigieux impri- meront toutefois leur marque aux grandes pièces que sont Dom Juan et LÉcole des femmes.En 1965, par exemple, Jean Gascon tait écho à la tradition de la Comédie-Française d’engager une débutante pour jouer Agnès.C’est ainsi que Geneviève Bujold entame sa carrière au théâtre avant même d’avoir terminé ses études au Conservatoire.Ije directeur du TNM lui donne lui-même la réplique dans L’École des femmes.Il faudra attendre 1990 avant qu’une reprise de la pièce éblouisse une fois de plus le public du Nouveau Monde.Elle sera signée René Richard Cyr, qui fait un tabac en confiant à Normand Chouinard et à Anne Dorval les figures centrales de la comédie.La fortune de Dom Juan dans la Belle Province s’avère encore plus considérable.Jean Gascon met le chef-d’œuvre au programme du TOM en 1954, trois ans seulement après la fondation de la compagnie.Il se réserve le rôle-titre.Jean Dal-main lui obéit en Sganarelle et Charlotte Boisjoli tente de sauver son âme en prêtant ses traits à Elvi-re.En 1966, à La NouveUe Compagnie théâtrale, c’est au tour de Gilles Pelletier de se mesurer au séducteur invétéré.A ses côtés, Jean Duceppe est Sganarelle, Monique Miller, Elvire.Georges Grouk assure la mise en scène.Du reste, Gilles Pelletier retrouve le rôle en 1972, cptte fois en compagnie de Guy L’Ecuyer (Sganarelle) et de Nicole Fdion (Elvire).Dans les grands théâtres, au moins trois autres comédiens relèveront le défi d'interpréter Don Juan.En 1979, Jean-Louis Roux demande à Léo lilial de reprendre le rôle au Nouveau Monde,.Il choisit Inc Durand pour composer Sganarelle.En 1987, dans la troisième production de la tragicomédie sur la même scène, Olivier Reichenba-ch invite Albert Miliaire à incarner le grand seigneur, lui assignant comme serviteur Raymond Bouchard.En 1996, Serge Denoncourt, alors directeur du Trident, préfère quant à lui miser sur un comédien plus jeune, Benoît Gouin, qui met sa fougue au service du héros, non sans que Jacques Leblanc y aille d’un Sganarelle très raisonneur.Pour ce qui est d’Elvire, une autre débutante s’y fera les dents : Sylvie Drapeau.Elle sera vibrante dans Elvire Jouvet 40 de Brigitte Jacques, où un Jouvet intransigeant lui apprenait à mettre sa sensibilité au service d’un rôle exigeant.Ce succès du Quaf Sous illustre un tout autre pan de la postérité de Molière au Québec.Preuve que celleci a pris plusieurs formes mais n’a jamais cessé, à toutes époques, d’être au cœur de la pratique d’ici.GÉRARD POTIER* Comédien - Conteur^M Accompagné de Gérard Baraton , Jj Accordéon synthétiseur m ÆJL >)' \ , vaut ce Gérard Potier» 2e tournée québécoise 3 nov.2000 Shawinigan (Cabaret de la salle Philippe-Rllion) 4 nov.2000 North-Hatley (Café de Lafontaine) 7 nov.2000 Montréal (Maison culture Côte-des-Neiges) 8 nov.2000 Montréal (Maison de la culture Mercier) 10 nov.2000 Longueuil (L'atelier à l'Écart) 11 nov.2000 Montréal (Maison de la culture Villeray .) 12 nov.2000 Granby (Théâtre Palace) 17 nov.2000 Mont-St-Hilaire (Art-Station) 18 nov.2000 Le Bic (Théâtre du Bic) 19 nov.2000 Carleton (Théâtre Le Molluque) 21 nov.2000 Tadoussac (Centre communautaire) 23 nov.2000 Québec (Auditorium Jos.-Lavergne) 24 nov.2000 Chicoutimi (Salle Le Ménestrel) 25 nov.2000 Baie-Comeau (Théâtre de Baie-Comeau) 26 nov.2000 Sept-lles (Salle Jean Marc-Dion) MEXICO 2055, rue Peel (514)288-2502 EXPOVERACRUZ 2000 ESPACIO MÉXICO VOUS OFFRE L'OCCASION DE CONNAÎTRE LA CULTURE ET LES TRADITIONS DU VERACRUZ Le Veracruz est un état du Mexique situé face au golfe du Mexique.Il a une richesse culturelle, touristique, archéologique, musicale et gastronomique que nous voudrions partager avec vous.Venez voir un authentique autel des morts, traditionnel lors de la fête des Morts, les 1'' et 2 novembre.Cette fête est remplie de couleurs, de fleurs, de photos, de bougies, de plats typiques ainsi que de boissons que nos morts aiment boire, le tout entouré de musique.Tous les jours, de 16h à 18h, nous vous offrirons le café et des petits fours typiques de la cuisine du Veracruz.Des musiciens seront sur place pour vous introduire aux rythmes de la région.I n I £ U'X 'K.V-fi” t)E É T' DES H 0 M M F.S : '40 HÉRAKLÈS ET AUTRES MYTHES.«f école national! de tMItro du Canada SPECTACLES PUBLICS DES FINISSANTS FT FINISSANTES Entrée 5 $ Salle Ludger Duvernay novembre 2000» 7, 8, 9, 1 1, 1 2* 20h et *15h MONUMENT-NATIONAL BiLLl-TTtRir 871-2224 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Martine Beaulne monte un des quatre Molière de la saison, Dom Juan, au TNM.CULTURE SUITE DE LA PAGE C 1 Le PLC inclut la culture et la promotion de «l’image de marque du Canada à l’étranger» dans ses «engagements spécifiques».Les libéraux promettent d’y injecter entre 125 et 170 millions par année d’ici 200405.L’argent neuf, environ 600 millions au total, servirait essentiellement à «encourager la création sur Internet de contenus culturels canadiens», à •faciliter l’accès aux marchés internationaux pour nos artistes et nos créateurs» et à appuyer «les éditeurs et le secteur de l’enregistrement dans leur adoption de nouvelles technologies».En entrevue, Mme Copps précise comment serait dépensée la manne si son parti reprend le pouvoir: un bon 40 millions de plus pour les maisons d’édition, qui en reçoivent déjà une cinquantaine; 70 millions sur quatre ans pour favoriser l’exportation de 'produits culturels».Ailleurs, il faut parfois éplucher les volumineux documents pour y dénicher des références, quand il s’en trouve.Comme le NPI), mais sans pour autant quantifier ses intentions, le Parti conservateur s’obligerait à assurer «la pertinence de la mission et du rôle de la SPC dans toutes les régions du Canada».Comme les bloquistes, les conservateurs veulent aussi s’attaquer au problème du droit d’auteur et appuyer l’exception culturelle dans les accords internationaux.Par contre, le NPD demeure le seul parti à promettre des mesures pour (favoriser la diversité dans la presse d’information et l’édition».Le trou de beigne Le, degré zéro de l’engagement de l’État en matière de culture est atteint avec l’Alliance canadienne.La romancière canadienne Margaret Atwood a publié un texte cette semaine dans le Globe and Mail pour reprocher à cette formation d’être le seul parti à ne rien dire, mais absolument rien, sur cette «fw-dustrie de plusieurs milliards et d’un million d’emplois».Ce n’est pas tout à tait vrai.L’Alliance est tout simplement contre, tout contre, point à la ligne.Une sorte de politique zéro.Ou de la table rase.La toute première section de son programme électoral s’intitule «Mettre fin au gaspillage».Une tarte informatique explique au lecteur où vont ses «dollars d’impôt» et comment un gouvernement dirigé par Stockwell Day s’en occuperait: une bonne moitié des dépenses fédérales actuellement consacrées aux «principaux programmes» (péréquation, GRC, défense nationale.) et les quelque 9 % allant au «transfert pour la santé et les programmes sociaux» seraient conservés en l’état Le reste est présenté sous la catégorie «Réglons ce qui est urgent»-, le remboursement de la dette (25 % des dépenses), l’excédent budgétaire (7 %) et puis les «dépenses inutiles».Par exemple toutes les subventions au Patrimoine, «y compris la S RC».«[Stockwell Day] veut faire sauter Ottawa, conclut Mme Atwood.«[.„] Il veut devenir le roi du trou de beigne.» Fermer Radio-Canada?Et le Conseil des arts?Et le ministère du Patrimoine, tant qu’à faire?«Nous voulons plutôt permettre une certaine intégration du capital privé dans Radio-Canada et assurer m contrôle plus ferme du Conseil par la Chambre», corrige Jacques Gen-dron, pharmacien de profession, candidat de l’Alliance dans Ver-dun-Saint-Henri-Saint-Paul-Poin-te-Saint-Charles, désigné porte-parole en matière culturelle, un peu malgré lui, comme il l’avoue.«Surtout, nous voulons décentraliser, respecter la culture comme champ de compétence provincial.» Le livre allianciste donne d’autres exemples d’«argent jeté par les fenêtres: 127 000 $ pour financer Hubbles Galore, décrit comme «un film pornographique payé par les cimtribuables», 407 673 S pour la pro- duction d’une pièce de théâtre dans la circonscription de Jean Chrétien.«Nous sommes contre le gaspillage», reprend alors le candidat Gendron.Un bilan «mitigé» Le Bloc québécois trace un bilan moins idéologique et plus politique des deux derniers mandats libéraux.«Globalement, depuis 1995, depuis le dernier référendum, le gouvernement fédéral multiplie les tentatives de détournement de la culture à des fins de propagande», affirme le vice-président Pierre Paquette, en donnant l’exemple des nouvelles normes de «contenu canadien» dictées à l’industrie télévisuelle et cinématographique.«En même temps, cette orientation s’inscrit dans une grande négation de la spécificité de la culture québécoise.» La première promesse électorale du programme du Bloc, corédi-gé par le candidat Pierre Paquette, est donc de tenter de «débusquer toute tentative fédérale d’utiliser les programmes des institutions culturelles à des fins politiques».La Conférence canadienne des arts, le plus grand groupe de pression du secteur au pays, dresse un bilan «mitigé» des récusations libérales.Megan Williams, directrice générale de la Conférence, souligne certains aspects positifs: l’augmentation du budget annuel du Conseil des arts du Canada (une hausse de 10 millions cette aimée) ou les initiatives canadiennes en faveur de la protection de la diversité culturelle dans le monde.«Par contre, Radio-Canada n’a plus les moyens de remplir son mandat national», note la directrice de l’organisme, qui n’a pas encore publié son analyse de la plate-forme électorale libérale.Cela dit, sans ménager ses critiques des différents programmes, relayés sur son site Internet, la Conférence demeure non partisane et ne recommande donc pas d’appuyer tel parti, comme peut le faire un syndicat.Mme Wilüams a cependant de la difficulté à s’expliquer le peu de militantisme des artistes et des «travailleurs culturels» canadiens, qui demeurent «la catégorie la plus instruite et la moins bien payée de la population», comme le révèle un document de la Conférence: un peintre canadien gagne moins (18 000 $) en moyenne qu’un chauffeur de taxi, un employé d’hôtel ou un coiffeur.«C’est un problème très complexe, dit-elle.C’est comme si les travailleurs du secteur culturel étaient à ce point affaiblis qu’ils n’osent plus réagir.» Cela est moins vrai au Québec, où les artistes sont pourtant parmi les plus «choyés» au pays — au royaume des aveugles.Le Mouvement pour les arts et les lettres a été fondé il y a un an par les grandes associations d’artistes québécoises précisément pour faire pression sur les gouvernements.la semaine prochaine, des dirigeants du Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) doivent rencontrer des représentants des différentes formations.«Nous voulons obtenir des engagements fermes en faveur du Conseil des arts du Canada», annonce Richard Messier, ixirte-parole du MAL La coalition réclamait alors l’injection de 75 millions de plus dans le système de soutien gouvernemental des arLs: 45 millions de Québec (qui fournit habituellement environ 60 % des subventions totales), le reste d’Ottawa.Comme le Québec reçoit habituellement à peu près le tiers des bidous fédéraux, le groupe réclame maintenant une centaine de millions de plus ixmr l’enveloppe annuelle du Conseil des arts du Canada, qui passerait alors la barre du quart de milliard.«U gouvernement central a beaucoup d’argent, dit M.Messier, interviewé avant le dévoilement du livre rouge libéral.D’ici l’électùm et même par la suite, avant le prochain budget, nous allons donc faire pression sur Ottawa.» Du tapage en persixxüve. L K I) K V U I K .L K S S A XI E I) I 4 ET Ül M A N < Il E 5 X 0 V E M B R E 2 0 0 0 ) K l 1 Ü INDUSTRIE Les disques se ramassent à la pelle De mémoire d’industrie, c'est le plus fol automne du disque jamais vécu: fini les valeurs sûres, part plus que jamais congrue aux nouveaux venus, fragmentation suicidaire du marché: qui périra?qui surnagera?Au moment où l’ADISQ s’apprête à célébrer les siens, comptons déjà les morceaux.SYLVAIN CORMIER La pile me toise en se dandinant vertigineusement de gauche à droite.Un disque de plus au-dessus des quelques dizaines d'autres, semble me signifier la tour de Pise de boîtiers de plastique, et je m’écroule.Hallucination?Je sais que c’est kif-kif bourricot chez les collègues, chez les programmateurs de radios, les distributeurs, détaillants, relationnistes de presse.Au bout du fil, tous mes interlocuteurs de l’industrie ont de petites voix frêles de dépressifs en puissance et le triste refrain commun: automne de fou! L’étranglement du goulot en haute saison pré-Noël est certes inévitable, mais à ce degré d’étouffement?Rien qu'à mon bout de la lorgnette, la différence est flagrante.Tel Goscinny recevant Achille Talon dans son bureau, c’est comme si j’avais une grosse pancarte avec un gros «Non!» dessus.Non aux entrevues d’artistes auparavant acceptés d’office, non aux nouveaux venus demandant la lune, c’est-à-dire un entrefilet: ce qui se passe n’est pas normal.N’a-t-on pas vu l’avalanche venir?Non.Probablement parce que avalanche il n’y a point.La pile est semblable aux piles d’antan.«Entre août et novembre 1999, rappelle Jacques Primeau, nouveau président de l’ADISQ, il y a eu 56 sorties d’albums.Entre août et novembre 2000, il y en a 61.» Cinq petites parutions de plus, allons donc! Pourquoi cette impression très générale d’embouteillage sans précédent, alors?«Là où ça se joue, c’est dans le rapport entre les artistes les plus connus et les moins connus: pour onze gros noms en 1999, il y en a 25 en 2000.L’engorgement est là.» Disproportion Exprimons le phénomène en VERO BONCOMPAGNI Jim Corcoran lapalissade: plus il y a d’incontournables, moins il y a de contournés.Quand l’industrie reçoit un char et une barge de disques de nouveaux artistes, un tri naturel s’effectue, quelques-uns passent: c’était le cas à l’automne 1999, où le succès des têtes neuves Nicola Ciccone, Daniel Boucher, Martin Deschamps et autres Jorane — reflété par leurs nombreuses nominations au gala de dimanche — n’a pas suffi à saturer le marché.Ce coup-ci, pas de tri possible entre les gros noms: ça se bouscule au portillon.«T’en as onze au mois de novembre seulement, précise Solange Drouin, directrice générale de l’ADISQ.Garou, Okoumé, le deuxième de Jorane, Gilles Vigneault, France D’Amour, Stef Carse.» Comment expliquer cette disproportion?Les pointures ont-elles toutes sciemment attendu l’an 2000, beau chiffre rond porteur d’avenir, pour lancer leurs nouvelles billes?Rien que chez Audiogram, la liste des revenants est effarante, de Jim Corcoran à Dan Bigras-Laurence Jal-bert à Marie-Michèle Desrosiers au tout prochain Daniel Bélanger.«C’est certainement un peu à cause de MusicAction», propose Primeau.MusicAction, faut-il préciser, est le principal subventionnaire de l’industrie du disque.«La boutique a fermé très tôt à MusicAction Tan dernier, continue Drouin.Pour 1999-2000, il n 'y avait plus d’argent dès juin 1999.L’argent neuf est arrivé seulement en avril 2000.» Primeau: «Les albums de Jim Corcoran et Pierre Flynn, par exemple, ont été retardés à cause de ça.L’arrivage des fonds en avril a créé une sorte de bang: beaucoup de gros albums ont été produits simultanément.Evidemment, il faudrait trouver des moyens pour que tout le monde ne sorte pas en même temps.» Vœu pieux, se dit-on.Encore faudrait-il que Noël n’arrive pas le 25 décembre.«Il y a certains producteurs qui peuvent faire leur année dans les trois mois avant Noël, lâche en tout réalisme Pierre «Bill» St-Georges, vétéran de l’industrie et patron du mégadistributeur Sélect.Surtout pour les projets où t’as pas de tournée qui suit.La question est simple: est-ce que mon disque est le cadeau de Noël par excellence ou pas?» Ne pourrait-il pas y avoir un chouia de concertation, histoire de sauver les meubles?Un Ferland, il y a quelques années, avait profité du créneau très libre de début février pour lancer le chef-d’œuvre Ecoute pas ça.«Sauf exception, poursuit St-Georges, les producteurs ne veulent rien savoir.Ils aiment mieux faire partie de la buta ille d'octobre-novembre-décembre que d'être isolés fin janvier.» 17 et 18 novembre 2000 Dans le cadre de PRÉSENCES DU JAPON, un événement f organisé par la compagnie Jocelyne Montpetit Danse L L'Agora de la danse « présente J|jg|âÉÉ£jj| La Compagnie J Kohzensha ^Êt Japon ’ ?# B CH EQj solo, b u to h Chorégraphe et interprète I Yukio Waguri Un événement unique.Une rareté ie V01IS dis, une rareté.» Andrée Martin | Le Devoir Stage de butoh les 24-25-26 novembre Cul ftvimaniinl himficiB iln I aiilr du Fond! Jupon Diwiiln.ilnn itu Rwivomomonl 1I11 Japon nn f.iiiisoil dns Ails rin Canada fil du Conseil lins mis ni des Ifittro» do (liifihnc ilnns In radin du pinflinmmn Acruc" Jr spnin, ' pfr.rifv ^ Lynda Lemay Bataille de tranchées À quoi ressemble le présent combat de coqs?Ceux qui se démarquent sont toujours les mêmes: La Chicane et Isabelle Boulay étaient au sommet au début de janvier 2000, ils le sont encore avec de nouveaux albums.Lynda Lemay a littéralement sauté en tête du palmarès avec Du coq à l’âme, après avoir «fait craquer la France» (dixit Paris-Match).Mais certaines vedettes établies piétinent déjà dans la circulation dense: le Zachary Richard est en baisse de trois positions, indicateur plutôt alarmant considérant les 200 000 exemplaires de Cap enragé.Le Richard Séguin plafonne.Claire Pelletier, championne du bouche à oreille, se maintient à belle hauteur (en 5l place) : y restera-t-elle une fois que ses fidèles auront tous acheté ce Galileo tant attendu?Le Plaisirs d’amour de Marie-Denise Pelletier tient bon, sur la lancée d’une bonne stratégie: le lancement a eu lieu avant tous les autres, fin août.Ginette Reno et Roch Voisine s’amènent agressivement avec des albums de Noël.Le premier Garou débarque la semaine prochaine, grosse machine Angelil-Sony dans le dos.Et comme si ce n’était pas suffisant, La Chicane et Isabelle Boulay placent encore leurs précédents disques dans la trentaine glorieuse.ARCHIVES LE DEVOIR Ce n’est pas tout.St-Georges voit d’autres compétiteurs dans sa soupe.Les indécrottables du catalogue.«Ce qui gruge une grosse partie de la tarte, c’est le rétro.Quand c’est pas une bande sonore de film qui déterre un vieux succès, c’est une compil-TV.Il n’y a aucune raison de vendre du Michel Fu-gain et son Big Bazar en Tan 2000, et pourtant, ça sort par camions.» De plus en plus, la réclame télévisée devient l’argument de vente essentiel, surtout pour les interdits de radio.«Dans le Top 30, confirme Primeau, t’as 14 disques qui sont soutenus par des pubs à la télé.Il y a un paquet de ceux-là qui ne tournent pas à la radio.» Lui aussi est ahuri par l’omniprésence des Fugain et assimilés: «Pourquoi y a-t-il tant de gens qui achètent encore Mireille Mathieu?Je ne sais pas.» Compilations en vrac, mainmise des têtes d’affiche, tapissage de pubs: on ne voudrait pas être à la place du jeune chanteur malencontreusement jeté dans la présente fosse.«Ce sont les nouveaux artistes qui souffrent le plus, c’est clair, soupire St-Georges.Ces jours-ci, j’ai beau dire au disquaire que tel nouvel artiste est vraiment bon et qu’il doit absolument me passer une grosse commande, au mieux il va me prendre un exemplaire.A un exemplaire, Tes mort.» Morituri te salutant et joyeux Noël.© Harbourf ront centre lcûM cUurô&rtiiilitiiiui Ctmuiiü/J jüjjjfj L’AGORA DE LA DANSE 525-1500 840.RUE CHERRIER MÊTRÔ SHERBROOKE 790-1245 1 expérie Noam Gagnon/Dan Tedd Robinson Kim Itoh Torn Shimazaki Setsuko Yamada Kota Yamazaki Les 10 et 11 novembre à 20 h pi Cinquième salle CTO Place des Arts Thu Japan THE î-AlhO N FOIINPAJIOU Foundation Canada ¦?l Pnlrlmotni» Onnaditn OtnMitn HéflâQ# Sur la scène du monde Ailleurs dans le monde, la vie des arts est balisée d’expositions, de festivals, de biennales.Autant d’événements qui peuvent nourrir d’agréables séjours en d’autres lieux.Au début de chaque mois en ces pages, Le Devoir suggérera ainsi des dates à inscrire à votre calendrier, au hasard de vos déplacements.KLIMT À VIENNE Le 9 février 1918, peu de gens assistaient à ses funérailles.Mort à 56 ans dans l’indifférence quasi générale, Gustav Klimt est aujourd’hui un nom familier, grâce aux affiches et posters qui ont reproduit ses œuvres.Celles-ci valent maintenant des fortunes.Son style, si aisément reconnaissable, associe expressionnisme, symbolisme et ornementation aux limites de l’abstrait.Et reste sans école.Fait rarissime, une exposition lui est consacrée au Belvédère de Vienne.Son theme: Klimt et les femmes.Il les adorait et les peignait sans relâche: empreints d’un érotisme provocant, ses toiles et dessins, à l’écart des conventions académiques, feront scandale.«Quiconque veut me connaître, a-t-il écrit doit regarder mes tableaux,.En eux, ils verront qui je suis.» A l’Ôsterreichische Galerie Belvédère, 27 Prinz Eugenstrasse, (43) 1 79557 178, .Jusqu’au 7 janvier.A faire également: le tour du Ring à pied ou en tramway, la visite du palais de Schônbrunn, laisser filer les heures au Landtmann ou dans tout autre café viennois.LYON LUMIÈRES Au début de décembre, toute la ville, celle de la soie et des canuts, devient œuvre d’art.Sous les réflecteurs, les immeubles, monuments et ponts — 150 en tout — deviennent ombres et lumières où se mêlent les jeux d’eau.Et prennent un autre relief, une nouvelle personnalité.Une façon également de revoir l’architecture et l’urba-nisme.Le point culminant en est la fête des Lumières, le 8 décembre, tradition née en 1852, quand les Lyonnais disposaient des lumignons à leurs fenêtres et balcons.Cette année, deux expositions retiennent l’attention: Settecento: le siècle de Tiepolo, consacrée à la peinture italienne du XVUT siècle (au Musée des beaux-arts, jusqu’au 30 décembre), et Tu parles?!, qui a pour objet les «nouvelles langues françaises» (au Musée d’art contemporain, jusqu’au 21 janvier).Cette dernière exposition se tient simultanément et sous des versions différentes à Bruxelles, à Dakar et à Québec (au Musée de la civilisation).Pu 7 au 10 décembre.A faire également se promener dans les traboules du Vieux-Lyon, fréquenter quelques «bouchons», visiter le Musée gallo-romain.Renseignements: (33) 4 72 77 69 69 ou .RÊVES ROYAUX EN BAVIERE Verlaine l’a surnommé le «seul vrai roi du XIX' siècle».La vie de Louis II de Bavière est devenue un mythe.Depuis longtemps.L’Allemagne n’échappe pas, elle non plus, aux musicals.Sur une musique de Franz Hummel, nourrie de germanisme et d’accents modernes, Ludwig II - A la recherche du paradis reprend les visions fantastiques d'un être déchiré entre l’être et le paraître, qui n’a jamais réussi à concilier rêve et réalité.Sous-titres en français et en cinq autres langues.Au Musical Theater Neuschwanstein, expressément construit à cette fin au pied des Alpes de l'Algàu, au lac de Forggen, près de Füs-sen, là où se réfugiait l’ami déçu de Richard Wagner.Tous les soirs, jusqu’à la fin de l’année.A faire également visites guidées des coulisses des châteaux de Neuschwanstein (on peut s’y rendre en calèche) et de Hochenschwangau.Renseignements: Ludwig Musical, (49) 89 18 05 58 39 44, ou info@ludwigmusical.com Normand Cazelais LA LUNA création chorégraphique Ginette Prévost interprètes Johanne Madore, Heather Mah, Sophie Lavigne et Julie Labelle, Lucie Vigneault lumières Axel Morgenthaler costumes Carole Courtois communications Jacinthe Laliberté 14 au 18 novembre 2000 - 20h Eglise St-Mark, 310 St-Charles, Vieux-Longueûil Information^ / Réservations : (450) 677-3876 *«' X lit #v Pratt & Whitney Canada Caagh’ I ooïkiiS- î, Follnule Interprètes Les Arts du Maurier Interprètes Sarah Williams, Heather Mah, Julie Slater Chorégraphes Benoît Lachambre (par b.l.eux) Noam Gagnon / Dana Gingras (The Holy Body Tattoo) et Sarah Williams / Heather Mah Collaborateurs Axel Morgenthaler, Jackie Gallant Gaëtan Desombre, Suzanne Trépanier «Physique d'eOMte, présence cberismetique, on comprend le popuierdé (de celte interprète) permi les chorégraphes québécois.» Linda Boutin.Voir 1er au 4 et 8 au 11 novembre à 20 h Jeudi-causerie le 2 novembre : après la représentation, rencontre avec les artistes.Billetterie (514) 525-1500 fh iPCll ïnnîr (514) 790-1245 liiijll Tirtt dt group.DEurnt (514) 525-3595 Studio dt l'ftgora dt la danse 840, na Charrier Métro aharbraoke S” Sôiz-r'- LE DEVOIR C (> I- E l> E V OIK, I.E S S A M E I) I I ET I) I M A N ( Il E 5 \ O V E M li K E 2 0 0 0 CINÉMA Une fort agréable surprise LES MUSES ORPHELINES Réalisation: Robert Favreau.Scénario: Gilles Desjardins, d’après la pièce de Michel Marc-Bouchard.Avec Marina Orsini, Céline Bonnier, Fanny Mallette, Stéphane Demers, Louise Portai, Patrick [.abbé.Image: Pierre Mignot.Musique: Michel Donato et James Gelfand.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR D> abord, il y eut une pièce, excellente, coiffée du succès populaire et reprise un peu partout en faisant le saut des langues: Les Muses orphelines de Michel Marc Bouchard.Ensuite, il y eut ce film qu’on a d’abord connu par le nombre de refus qu’il devait essuyer dans les festivals, à Cannes, au FFM et à Toronto.Il fallut le FCMM puis le Rendez-vous de Rouyn-Noranda pour lancer une œuvre à laquelle on ne croyait pas beaucoup, les préjugés dans notre camp succédant aux fins de non-recevoir des festivals.Succéda la surprise de se retrouver devant une œuvre aussi solide, d’autant plus que le précédent long métrage de Favreau, Nelligan, avait fait chou blanc.Ces Muses orphelines rappellent dans ses meilleurs moments Les Bons débarras de Mankiewicz, par leur charge soutenue et inspirée, même si la mise en scène choisit ici de ne pas exploser hors de ses gonds, préservant ses effets mais glissant d’une scène à l’autre avec SOURCE FILM TONIC Les trois muses: Marina Orsini, Céline Bonnier et Fanny Mallette.beaucoup de finesse.J’ignore encore pourquoi le FFM et Toronto l’ont ainsi boudée.Mettons ça au chapitre des mystères de la vie.Inutile de faire trop de comparaisons entre pièce et film, tant Robert Favreau a fait éclater le cadre du huis clos, tant il a également modifié la distribution, transformé la moitié des dialogues, tout en se nourrissant à la richesse du texte.Est-il besoin de rappeler que l’histoire, dans un petit village du Québec, est celle d’une famille: grands enfants marqués par l’abandon, vingt ans plus tôt, d’une mère qui leur préféra ses amours avec un Espagnol et par la mort du père brisé?Le film repose beaucoup sur son excellente distribution.A souligner la remarquable prestation de la jeune Fanny Mallette dans la peau d’Isabelle, cette femme enfant apparemment simple d’esprit qui réunit ses frères et sœurs en une infernale machination destinée à lever le voile de tous les mystères.Avec les tics de l'hypertendue mais aussi la force et la violence qu’elle exsude de tous ses pores, cette comédienne est la révélation des Muses orphelines, version grand écran.L’œuvre quatuor apparaît solidement campée sur ses quatre piliers.Marina Orsini porte avec finesse le rôle difficile de Catherine, cette femme dont la dureté de surface,montre peu à peu ses failles.Etonnante aussi Céline Bonnier en sa peau d’austérité caustique, qui aborde en devenant Martine, la sœur soldat lesbienne, des rivages inédits de blessures camouflées.Quant à Stéphane De-mers, son personnage de travesti dans la pièce fut transformé pour lui apporter une virilité qui nuance beaucoup son rôle et lui permet de sauter à l’écran sans y devenir caricature.Pour émerger du huis clos, le film utilise des décors extérieurs appuyant la démesure des émotions: le barrage notamment, dont Isabelle veut faire éclater les digues, le village hostile surtout, présenté à travers le spectacle commémoratif qui coupe court, le feu sous sa représentation symbolique.Avec cette mise en scène à la fois forte et retenue, avant tout sensible, attachée à ses personnages dont la caméra capte en scope les variations climatiques intérieures, Les Muses orphelines se voit extirpé de la gangue dramatique qui commandait des effets plus marqués, des personnages essentiellement dramatiques.Le film devient autre chose mieux adapté aux besoins de l’écran, une œuvre où les demi-tons ont droit de cité et qui s’adresse d’abord à la sensibilité du spectateur, à voir pour elle-même, hors du champ des comparaisons, juste parce qu’elle tient vraiment bien la route et élfr ve le cinéma québécois au-dessus de ses petites ornières trop mal scénarisées.Et si ça prend le théâtre pour fignoler des vraies répliques mordantes, souhaitons que notre septième art fasse appel à lui plus souvent.Un pur vaudeville 2 HOMMES, 2 FEMMES, 4 PROBLÈMES Réalisation: Vivian Naefe.Scénario: Vivian Naefe, Walter Karger, Barbara Jago, Pamela Katz.Avec Heino Ferch, Aglaia Szyszkowitz, Gedeon Burkhard, Hilde van Mieghem, Clemens Jakubetz, Pamela Marquardt Image: Peter Dôtling.Musique: Dieter Schleip.En version originale allemande avec sous-titres français.Au Quartier latin.L ODILE TREMBLAY LE DEVOIR es comédies allemandes ont mauvaise réputation.Si le cinéma national tient encore là-bas tête à Hollywood, c’est grâce à des films de bas étage qui font rire Klaus et Gretchen.Du moins c’est ce qu'on en entend dire, car ces comédies ne s’exportent guère.Il nous en arrive donc une, émergeant sans doute du lot global, coiffée du bandeau racoleur «La comédie qui a fait rire toute l’Allemagne», mais guère très forte non plus.On peut lui reconnaître tout au plus un certain charme, né de sa romance assez étonnante entre un gros avocat prétentieux et une jeune femme bohème, en un invraisemblable road moyie roulant de Munich à Venise.A défaut de scénario bien fice- « Une aventure hilarante.) ii tau», mi imnu i Ce serait un léelié de manquer ‘Diaboliquement Vitre !’.C’est une mpsiN brillante de rmnance et de comédie.! in new, uaaEmwi i Fraser enflannie l’écran dans sa meilleure perfernaece comique.* IIVU Utt, KMU4T, UCUMHTI iHnrley est d’une chaleur tsrride.1 Mue.ns ihiimi brenumn FRASER rt.izakhth HURLEY h MMIFTH3'TaHjliîlfGENCt îVTtlFRlSBlïyviï'-,'flTO.aw.KISIVOILIER] immbHAROIDIUMIS BRENDANHlASElt ¦DIAtOUffMNT VOUE1.ElEABETH HEM FIANCES OKMOR *1» DAVID NEWMAN "ZS& DAWN S01Ü SSS RICHARD EDIIND ut ^ SIZANNI HERRINGTON DELNA ,APm «u aAK R HERIINC “B RIB HflNRICHS ÏK IE POPE 'S3 NE MACHUS TREVOR ALBERT i HAROLD RAMB ““S LARRT GELBART r HAROLD RAMIS t FtTB M HAROLD RAMIS www.bedazzledmovie.com OD^r IRfSI > VERSION FRANÇAISE i | CINÊPLEX ODEON—i i-LES CINÉMAS-1 i—MÉGA-PLEX " GUZZO—i I MEGA-FLEX'" GUZZO—i IQUARTIER LATIN ?11 LANGELIER 6 ?11 TASCHEREAU 18 ?11 JACQUES CARTIER 14 ?1 I-CINEPLEX ODEON-1 i—MEGA-PLEX • GUZZO —I r^—CINÊPLEX ODÉON-1 i-CINÊPLEX ODÉON-.1 LASALLE (Place) ?11PONT-VIAU 16 ?11 LAVAL (Carrefour) ?11 CARREFOUR PORION ?1 -CINÉMA-1 I-CINÊPLEX ODÉON—j i CINÊPLEX ODÉON——i i CINÉMA DE PARIS——i ST-EUSTACHE ?11 BOUCHERVILLE ?11 ST-BRUNO ?! | VALLEYFIELD ?! -CINEPLEX ODEON——i r—LES CINEMAS GUZZO—i r—LES CINÉMAS GUZZO«n r—CARREFOUR DU NORD—i PLAZA DELSON ?| [TERREBONNE 8 ?1ISTE-THÉRÉSE 8 ?I [ ST-JÉR6ME ?| -ClfJf ENTREPRISE-.I- CINEPLEX ODEON-1 PLAZA REPENTIGNY ?| ICHÀTEAUGUAY ENCORE /1 g] à L'AFFUCHE! LAISSEZ-PASSER REFUSÉS VERSION ORIGINALE ANGLAISE —¦ CINÊPLEX ODÉON - -CAPITOL 11 P GALERIES ST-HYACINTHE 1 ST-JEAN ?11ST-HYACINTHE ?| ?CINÉ-ENTREPRISE-.T-BASILÉ ?| -FAMOUS PLAYERS-1 |-FAMOUS PLAYERS-1 i-CINÊPLEX ODÉON-1 I-MÉGA-PLEX~ GUZZO—i PARAMOUNT ?11 COLISÉE KIRKLAND ?11 CAVENDISH (Mail) ?| ISPHERETECH 14 ?! — LES CINEMAS GUZZO—l I—M EGA-PL EX' GUZZO —I i-CINEPLEX ODÉON-1 i-CINEPLEX ODÉON-1 LACORDAIRE 11 ?11 TASCHEREAU 18 ?11 LAVAL (Galeries) ?11 LASALLE (Place) ?| -CINÊPLEX ODÉON-1 i-CINÊPLEX ODÉON-1 j-CINÉMA-1 CÔTE-DES-NEIGES ?11 POINTE-CLAIRE ?11 ST-EUSTACHE ?| ?SON DISITH.TM HHlmticIH JAZZ IDE MONTREAL I Du Jazz à l’année ! ARACO «SOIREE BRESILIENNE» 1*™ partie: PAOLO RAMOS ET JEAN-FRANÇOIS GROULX j DIMANCHE 19 NOVEMBRE / 20H / CLUB SODA ] 23.50 S «SOIREE MUSIQUES URBAINES» MICHEL CUSS 1*" partie: JAZZ PHARMACY | MERCREDI 22 NOVEMBRE / 20H / SPECTRUM | 24.50$ ON^ Proji Projet TAG ERIK TRUf=F4?QUARTET i" porn»: featuringNYA «SOIREE NU-JAZZ» |LUNDI 4 DÉCEMBRE / 20H / SPECTRUM | 19.50$ «SOIREE SAXO.» JOSHUA REDMAN quartet lé, celui-ci a le mérite de faire voir du pays et de mettre en lumière quelques particularismes culturels des sociétés traversées.Vaudeville pur, avec la classique histoire de l’épouse et du mari trompés qui s’unissent contre leurs conjoints infidèles.2 hommes, 2 femmes, 4 problèmes ne s’enfarge guère dans les fleurs du tapis et multiplie les invraisemblances avec une bonne humeur qui fait parfois pardonner la naiVeté de ses clichés.Précisons qu’il y aura kidnapping du mari de «l’autre» par une épouse jalouse flanquée de ses deux enfants, et que tout ce beau monde partira à la recherche du couple infidèle roucoulant à Venise.Road movie initiatique en cela qu’il changera le cours du destin des protagonistes, le film joue sur une violence qui choque souvent: kidnapping sauvage, otage menotté, coups et blessures, le tout devant les enfants.Bon! 11 faut rire car toute cette agitation est pour la noble cause de l’amour, mas on reste un peu sonnés, surtout au cours de la première partie, où l’agressivité excessive apporte à cette comédie des contours sinistres.La romance et une certaine douceur viendront pacifier au bout du compte le segment vénitien et les personnages, de simples caricatures au départ, gagneront une humanité.Le personnage d’Eva (Aglaia Szyszkowitz), d’abord uniquement hystérique, se transformera en artiste sensible et digne de l’amour de l’avocat coincé et phobique (Heino Ferch) qui, succombant au syndrome de Stockholm, craque peu à peu pour celle qui l’a enlevé.Ce couple reconstitué sera l’axe le plus intéressant du film.De leur côté, les tourtereaux infidèles (Gedeon Burkhard et Hilde Van Mieghem) s’étreignant dans leurs gondoles et leur chambre d’hôtel sont de purs clichés ambulants.Lui, artiste pauvre mais sexy, elle, riche femme d’affaires mécène portée sur la chose.Difficile pour les acteurs de multiplier leurs registres d’émotion en l’absence de rôles nuancés.Le scénario prévisible n’a guère inventé la subtilité, mais le spectateur peut néanmoins s’attacher aux personnages d’Eva et de Nick, qui déposent leurs masques en cours de route et y gagnent un charme.11 s’agit quand même d’une comédie facile qui aurait gagné à voir son scénario peaufiné (ils étaient pourtant quatre dessus).Tel quel, ses rebondissements prévisibles, ses répliques pas très fines ne l’élèvent guère au-dessus du genre, même si çà et là quelques étincelles arrachent un rire.[SAMEDI 2D JANVIER / 20H / SPECTRUM 34.50 S PATRICIA BARBER FRANÇOIS BOURASSA ET ANDRÉ LEROUX [SAMEDI 27 JANVIER / 20H / SPECTRUM I 24.50S IRIO «SOIREE BLUES » « SEUL FILM CANADIEN À CANNES QUINZAINE DES RÉALISATEURS » « GRAND PRIX DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE FIGUEIRA DA FOZ » (Portugal) « GUYLAINE DIONNE NOUS DONNE UN FILM SIMPLE, MAIS COMBIEN ÉLOQUENT.» • Paul Villeneuve, Journal de Montréal Les Fantômes des 3 Madeleine Un film de Guylaine Dionne avec Sylvie Drapeau, France Arbour et Isadora Galwey l*1» partie: STEVE HILL A L’AFFICHE! Snçr.2S r* W r r» n t r i c 353B- boul St-laurent M 1 1 13 Billetterie: (514) 847-2206 (S EQUINOX B.B.KING JEUDI 1=» FÉVRIER/ 20H / SALLE WILFRID-PEUETIER, PDA ] ^ SWING BANDI «SOIREE JAZZ CLUB «SOIRÉE JAZZ VOCAL» M 1*" partie: g PANACHE FEATURING ADAM BROUGHTON i DIMANCHE 4 FÉVRIER / 20H / SPECTRUM T 5.50 S «CATHARSIS II» I CHARLES PAPASOFF avec Céline Bonnier et James Hyndman i Hyndman I*™ partie: ERIC LONGSWORTH VIOLONCELLE SOLO JEUDI 1 n MARS / 20H / SPECTRUM 12.50$ iBRIEL GASCON RICK MILLER .1E LA PLUS ACHEVÉE m DE ROBERT LEPAGE AU CINEMA ! » PAUL TOUTANT SRC-HONTRÉAL CE SOIR POSSIBLE WORLDS vmlon ongiiielt «nglilte ivic tous Hires liinçats UN FILM DE ROBERT LIPAGI re"- jhîl-—j- A L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ A efàJtC e n t r i s 3M8’bou'-81 1 1 1 » Bllletlarle: (514)847 2206 LU CIA SEPIElJ «SOIREE FLAMENCO JAZZ» JEUDI 29 MAES / 20H / SALLE WILFRID-PEUETIER, PD*] ^ j?®® U< J K.Films Amérique présente «SOIREE EFFENDI» Un film de Vivian Naefe 2 HOMMES, if 2 FEMMES, 4 PROBLÈMES La comédie QUI A FAIT RIRE TOUTE LALLEMAGNE Sélection officielle Festival de Rouyn-Noranda Version originale allemande SOUS-TITRES FRANÇAIS CHRISTI PROVOST-LA ' JEUDI 9 AVRIL / 20H / SPECTRUM I 12.50 S Forfaits >> QUARTET Forfait Connaisseur ¦BExEEJCT Joshua Redman Quartet | Patricia Barber Trio Erik Truffaz Quartet Charles Popasoff Catharsis II Soirée Effendi Forfait Rvthmes Paco De Lucia Septel l Miircla Faraco L,oK)H| Michel Cusson TAG 1 -* Erik Truflor Quartet Susie Arloll Swing Band Forfait la Totale (Billets de première catégorie) > Les lortolts sont en vente unlquemenl au guichet du Spectrum, uimmmmmtmgÿm jagNiejig INFORMATIONS: (514)871-1881 / 1 888-515-0515 BILLETS INDIVIDUELS EN VENTE ou Spectrum, à la Place des Arts (914) 842-2112, sur le réseau Admission, ou ou (514) 790-1245.www.odmlsslon.com 4> Môrcio Foraco: billets en vente au Club Soda ou au (514) 790-1111 îürÉftiiirMr cbc r.icüo c A L’AFFICHE! «er^nTI «Un film brillant, un regard touchant et drôle sur la condition humaine.On devrait contraindre tous les médecins à aller le voir.» Kent Homier Roy.Rash «.un film précis et beau comme la vie.», ¦ Denis Côté.ICI «.un de ces rares et précieux ^ films qui vous redonnent f confiance en l’humanité.» i •Louise Blanchard, Le Journal de Montréal ! DiDOCTE Un film de MICHEL DEVILLE avec ALBERT DUPONTELl VALÉRIE DRÉVILLE f OAphlpmM** MARTIN WINfKI.F.R L.* AFFICHE! r— FAMOUS PLAYERS-1 | PARISIEN ?! tfA L K I) K V (I I K .I E S S A M K l> I I E T I) I M A X ( Il K 5 X II V E M lî K E 2 II (I 0 É M A Redford dans la fosse de sable c I N SOURCE ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM L’actrice Ellen Burstyn et le directeur Darren Aronofsky lors du tournage de Requiem for a Dream.Le boulevard des rêves brisés REQUIEM FOR A DREAM Réalisation: Darren Aronofsky.Scénario: Darren Aronofsky et Hubert Selby, Jr, d’après son roman.Avec EUen Burstyn, Jared Leto, Jennifer Connelly, Marion Wayans.Image: Matthew libatique.Montage: Jay Rabinowitz.Musique: Clint Mansell.États-Unis, 2000, 102 minutes.Cinéplex Odéon.ANDRÉ LAVOIE Une autre de ces histoires abracadabrantes sur les effets dévastateurs de la drogue?Je vous imagine déjà faire la moue, pousser un grand soupir et déclarer forfait.Mais pour ceux qui ont le cœur bien accroché, qui veulent replonger dans les mêmes transes que devant Pink Floyd: The Wall d’Alan Parker, ou recevoir un électrochoc cinématographique, Requiem for a Dream de Darren Aronofsky est tout désigné.Oscillant entre le fantastique et la paranoïa comme dans Pi, son premier film, le cinéaste insuffle au roman de Hubert Selby, Jr, écrit à la fin des années 70, également auteur de Last Exit to Brooklyn, la fébrilité de notre époque et une imagerie parfois insoutenable qui hypnotiserait sur-le-champ Ken Russell ou David Lynch.C’est à un quadruple cauchemar qu'il nous convie, suivant en parallèle l’inéluctable chute de personnages aux ambitions plus grandes que leur détermination à réussir.Ce n’est pourtant pas faute d’avoir des rêves, car Harry Oared Leto), sa copine Marion (Jennifer Connelly) et son meilleur ami Tyrone (Marlon Waynes) veulent s’en mettre plein les poches mais, en attendant, ils s’injectent bien des cochonneries dans les veines.De son côté, recluse dans son petit logement et subjuguée par son téléviseur, Sara (Éllen Burstyn), la mère de Harry, ne connaît peut-être rien aux joies de l’héroïne mais ingurgite une quantité astronomique d’amphétamine.Elle est prête à tout, même à devenir folle, pour retrouver sa taille de guêpe et pouvoir ainsi assister à une émission de télévision — un de ces débilitants «infomerciaux».En l’espace de trois saisons, comme autant de tristes chapitres qui scandent cette essoufflante dégringolade, ces personnages, accros aux pilules, à la cocaine ou à un réfrigérateur trop bien garni, continuent de croire qu’ils vont taire fortune (Harry et Tyrone), ouvriront une jolie boutique (Marion) ou deviendront célèbres du jour au lendemain (Sara).On s’en doute, les choses ne se déroulent pas exactement de cette manière et c’est à ce moment que Darren Aronofsky décide d’opter pour la vitesse maximale.Il n’offre pour ainsi dire aucun répit au spectateur, place sa caméra aux endroits les plus inusités, multiplie les gros plans pas toujours séduisants (on ne nous épargne jamais le bras de plus en plus amoché de Harry), utilise des techniques du passé (le split-screen) et un montage frénétique, martelant le tout de musique techno.Ce processus d’accumulation trouve son point limite dans les quinze dernières minutes du film, nous plongeant au bord de l’insoutenable, où la déchéance des personnages devient irréversible: Sara se croit attaquée par son frigo tandis que, pour survivre, Marion accepte de se prêter à des orgies sadomasochistes qui défient l’imagination.On pourrait ne voir là que déballage de fantasmes et virtuosité gratuite, mais Darren Aronofsky apporte à Requiem for a Dream un regard plus compatissant que moralisateur, aidé en cela par des acteurs d’une justesse remarquable.Il leur a fallu une grande force d’abandon et une confiance infinie envers le réalisateur pour se prêter à toutes ces pirouettes souvent disgracieuses.Si nous avons droit à des performances étonnantes, même de la part de Marion Waynes, plus habitué à jouer les imbéciles heureux comme dans Scary Movie, la palme revient à Ellen Burstyn, trop longtemps confinée à des rôles anecdotiques et qui brille ici d’un nouvel éclat Ça prenait un sacré courage pour endosser la folie de cette mère abandonnée, enlaidie par la solitude et les mauvais traitements des médecins.Il vous en faudra tout autant pour entre-prendre'ce voyage sur ce dangereux boulevard des rêves brisés.fHE LEGEND OF BAGGER VANCE Réalisation: Robert Redford.Scénario: Jeremy Leven.Avec Will Smith, Matt Damon, Charlize Theron, Bruce McGill.Image: Michael Ballhaus.Montage: Hank Corwin., Musique: Rachel Portman.États-Unis, 2000.Famous Players ANDRÉ LAVOIE Après la pêche à la ligne (A River Runs Through If) et l’équitation (The Horse Whisperer), voilà que le distingué Robert Redford s’intéresse au golf avec The Legend of Bagger Vance.Un regard tendre sur le passé et la pureté des grands espaces, de magnifiques images cartes postales, c’est ce qui constitue la surface de plusieurs films de l’acteur-réalisateur, si l’on exclut le larmoyant Ordinary People et le captivant Quiz Show.Plus qu'une célébration de ce sport qui n'a rien d’extrême (ou peut-être s’agit-il d'une envie secrète de profiter de sa popularité grandissante auprès des baby-boomers vieillissants?), sous la houlette de Redford, cela se transforme en curieuse méditation sur la vie, en expérience mystique.La démonstration n’a rien de convaincant alors que la forme, elle, se veut aussi soignée qu’à l’habitude.Une voix hors champ encombrante, même s’il s’agit de celle du regretté Jack Lemmon dans la peau de Hardy, grand amateur de golf, apparaît comme le signe évident d’une adaptation très respectueuse d’un roman, ici de Steven Pressfield.C’est sans doute aussi la preuve que Redford ne fait pas confiance à la seule puissance évocatrice des images et encore moins à l’intelligence du spectateur.Cette voix nous guide dans la petite ville de Savannah où le jeune Hardy G- Michael Moncrief) admire une gloire locale de ce sport, le fringuant Rannulph Ju-nuh (Matt Damon), que la Première Guerre mondiale et son cortège d’horreurs au front a rendu dépressif et alcoolique.Adele Inver-gordon (Charlize Theron) n’a guère de temps pour les états dame puisque cette jeune et riche héritière doit sauver le magnifique club de golf de son père, malmené par la Crise.Elle décide d'organiser un grand tournoi et supplie Rannulph, son amour de jeunesse, d’y participer.Hardy tentera aussi de le convaincre, mais l'arrivée mystérieuse de Bagger Vance (Will Smith), figure angélique sortie de nulle part, saura le persuader de reprendre ses fers.Après les nombreux films sur les vertus du baseball (Fields of Dream, The Natural, avec Redford), The Legend of Bagger Vance propose une métaphore tout aussi lourde de l’existence comme immense terrain de golf où il suffit de se concentrer et d’avoir le bon bâton pour abattre tous les obstacles.C’est, à peu de choses près, la version sportive de la boîte de chocolats de Forrest Gump.Avec des répliques du genre «inside each and every one of us is one true authentic swing», on se précipitera sûrement dans le premier magasin de sports pour s’équiper avant le début de la prochaine saison.Cette candide naïveté typiquement hollywoodienne, renfermant bien sûr son lot de mensonges, altère le plaisir que procure souvent le cinéma de Redford, générale- ment assez conventionnel mais d'un classicisme qui finit par séduire.Ce n’est pas le cas ici.Le scénario de Jeremy Leven (Don Juan DeMarco), aussi surprenant qu'une compétition avec Tiger Woods, propose un parcours où le héros meurtri s’enfonce tour à tour dans la déprime, les boisés, les étangs et les angoisses de l'amour, ce qui fait beaucoup pour un seul tournoi.In difficulté d'être ému et captivé tient sans doute au fait que Redford n’a pas eu la main heureuse en choisissant des têtes connues, et pas les plus talentueuses.Matt Damon apparaît une fois encore trop propret pour jouer les esprits tourmentés tandis que l’accent du Sud très appuyé de Charlize Theron agace terriblement.Et Will Smith?On ne l’avait pas vu aussi zen depuis Six Degrees of Separation: le cinéaste l’a empêché de cabotiner à outrance, un exploit en soi.Malheureusement, n’ayant pas toujours les bons fers et souvent embourbé dans les fosses de sable, Redford ne mérite aucun trophée pour Die Legend of Bagger Vance.?SON DIGITAL I SHERBROOKE ?I — SOURCE DREAM WORKS PICTURES The Legend of Bagger Vance propose une métaphore lourde de l’existence comme immense terrain de golf où il suffit de se concentrer et d’avoir le bon bâton pour abattre tous les obstacles.e x Centris DflnCfR IR THE DflRR ° POSSIBLE UJORIDS UOR TRIER'S 100 EVES « LES FfiRTOIRES DES 3 niflOELEIRE .ce dimanche 5 novembre Ciné-Kid présente: LE GEfinï DE PER (Enfant 2$/Adulte 6$| Horaires et infos: www.ex-centris.com /514.847.2206 Admission générale 9$ /Fo semaine avant 18 heures 6$ / (tud/ant et ége d'or 6S U PioIMtc '»- Benoit Jacquol .i>,, Daniel \uleuil ri Isiltl l.elreseo iRSUlblAI 16 A L’AFFICHE DES LE 10 NOVEMBRE ! «Un film MAGNIFIQUE! EXCEPTIONNELLE: Fanny Mallette défend avec un brio remarquable son premier rôle au grand écran.» Stéphane Bureau Téléjournal / Le Point.Radio-Cànada MM1ÎI1 BsLlîR ililpSjl MMMSI1I üïïPlipflW m W i»/ Film d’ouverture \!, Festival du Cinéma International \\ en Abitibi-Témiscamingue fif UN FILM 0F ROBERT FAVREAU DWÜIS IA Plies DE MICHEL MARC BOUCHARD • scenario CILLES DESJARDINS AVEC LA PARTICIPATION SPÉCIALE DE LOUISE PORTAL ET PATRICK LABBÉ producteurs LYSE LAFONTAINE ET PIERRE LATOUR FRMÇm UPIAXTE • MitNt GIRMKl MICHtl 0011*10 l*M(S Stll*ND • p—FAMOUS PLAYERS—l r—FAMOUS PLAYERS—i i—MÉOA-PLEX'-GUZZO —1 |-CINÉPLEX ODÉON——i 1 PARISIEN ?11 VERSAILLES ?| | TASCHEREAU 18 ?11 BOUCHERVILLE ?| I-CINÉPLEX ODÉON-1 i-CINÉMA PINE -1 r—CINÉ ENTREPRISE—| I-CINÉMA » ——i 1 LAVAL (Galeries) ?I [ STE-ADfeLE ?| [ CINÉMA DU CAP ?! 1 GATINEAU ?| 13 A L’AFFICHE! novembre 2-12 °° FESTIVAL DE FILMS EN FRANÇAIS SOUS-TITRES EN ANGLAIS % AU MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL *#* Auditorium Maxwell-Cummings • 1379, rue Sherbrooke Ouest I® Guy) Admission générale 7.50 $ ,, r en & ( M A10 & Il I Buaiants/age a or 5.50 b grajuH Laissez-passer (6 lilms) 30.00 $ ’ DISPONIBLE AU MUSÉE [a Sfn/A IaI Patrimoine Canadian canadien Heritage jK ® 0 O'Keefe l^J^I it&iMi PQÎP aisç^iis s» •' '"U.MWJ.Lf 9 l°hc- .H Un mm O© UNE AFFAIRE DE GOUT Sam 4 nov Mer 8 nov ¦•> 1 9 h 00 > 1 9 h 00 Par Bernard Rapp Un thriller psychologique délicieusement pervers qui raconte la relation entre un puissant industriel français et le goûteur personnel quïl engage SCENES DE CRIMES Par Frédéric Schoendoerffer 1 Sam 4 nov 21 h 00 Dim 5 nov 1 7 h 00 Lorsqu'une adolescente disparaît el deux corps mutilés sont découverts, deux vétérans de [ escouade des homicides sont chargés de [ enquête.Plus ils approchent dangeureusement de la sordide vérité, plus leurs vies en deviennent entachées.TOT OU TARD Dim 5 nov Ven 10 nov 19 h 00 21 h 15 Par Anne-Marie Étienne Pour les mordus des films de Claude Lelouch — une histoire de destin Elle est chanteuse et rêve d'être découverte II joue du violoncelle.Tout concoure ê leur rencontre, mais ils n'arrêtent pas de se rater i C 8 I.E I) E V 0 I R , L E S S A M E I) I 4 E T D I M A \ < Il E .1 X (I V E M R R E 2 0 0 0 EXPOSITIONS Le talent méconnu d’un moderniste Itinéraire d'Henri Hébert, pionnier en matière d'intégration des arts visuels à l'architecture HENRI HÉBERT (1884-1950).SCULPTURES ET DESSINS Une exposition au Musée du Québec Parc des Champs-de-BataiUes, Québec Jusqu'au 7 janvier 2001 DAVID CANTIN On connaissait peu de chose jusqu’à maintenant au sujet d’Henri Hébert.Fils du célèbre sculpteur Louis-Philippe Hébert et frère du peintre Adrien Hébert, il n’en demeure pas moins que cet artiste est considéré comme une véritable référence dans l’histoire de la sculpture canadienne.Avec l'aide de la commissaire Janet M.Brooke, le Musée du Québec ouvre ses portes cet automne à une première rétrospective de ce parcours qui a contribué à l’émergence du mouvement moderniste québécois durant la première moitié du XX” siècle.Dans deux salles, quelque 80 sculptures ainsi qu’une multitude d’œuvres sur papier soulignent l’envergure de ce créateur encore méconnu.Pour bien comprendre le trajet d’Henri Hébert, il est judicieux d’avoir en tête les circonstances économiques, sociales et artistiques de l’époque.Né à Montréal ie 3 avril 1884, Henri est le quatrième des huit enfants du sculpteur de renom Louis-Philippe Hébert.Très tôt, il alterne, entre Montréal et Paris, de séjours en études.Il peaufine le dessin avec Edmond Dyonnet en 1896, puis remporte plusieurs médailles en dessin architectural aux Ecoles de la Ville de Paris.En 1909, il s’installe définitivement à Montréal.Sous l’influence des modèles français du XK” siècle, il acquiert une réputation de portraitiste forte et enviable.Peu avant la Première Guerre mondiale, il passe beaucoup de temps en France où il découvre la plupart des courants modernes européens.Avec le critique d’art Fernand Préfontaine, le musicien et compositeur Léo-Pol Morin et l’architecte Ernest Cormier, Hébert participe aux soubresauts d’une modernité québécoise qui revendique la forme avant le contenu, ainsi que l’harmonie plastique.Installé dans l’atelier paternel, construit en 1884, Henri Hébert modèle des bustes de personnages fort importants des années 20.Par contre, la plus grande crise économique de l’histoire moderne limite considérablement la production du sculpteur.D’autres, comme Alfred Lali-berté, dénigreront son travail en le traitant de «citadin à qui tout sourit ou qui n’a pas besoin de faire d’effort», compte tenu de la réputation de son père.Pourtant, comme en témoigne cette généreuse rétrospective, il demeure aujourd’hui l’un de ceux qui ont su relier le courant moderniste québécois à la sculpture d’inspiration plus classique.Art déco Pionnier en matière d’intégration des arts visuels à l’architec- ture, Henri Hébert a laissé des traces remarquables du style art déco dans le paysage de la grande métropole.C’est l’une des réussites dont témoigne cette exposition visuellement impressionnante.Ce passage de la tradition à la modernité comme ce climat d’effervescence de l’entre-deux-guerres traversent l’ensemble de la production retenue.Au centre de la rotonde, un marbre commémoratif en l’hommage de Jacques de Lesseps, le Ad Astra (Vers les astres), impressionne d’emblée.La salle réservée à la sculpture publique fascine aussi grâce à un équilibre convaincant.On y retrouve la sublime Pleureuse, exécutée en 1922-23 pour le monument de la famille Charest, qui renvoie aux lignes subtiles d’un Rodin.Plus classique, son marbre Art déco Clio se distingue par son absence de référence religieuse.Même s’il s’agit d'un genre plutôt traditionnel, l’art du portrait occupe une place fondamentale dans la production d’Hébert.Côtoyant l’élite culturelle, sociale et professionnelle de Montréal, aussi bien francophone qu’anglophone, plusieurs bustes montrent également l’envergure des œuvres de commandes.Parmi les réussites, on signale les portraits de Gonzalve Desaulniers et de Gui Papineau-Couture.La salle touchant à la production de genre s’intéresse surtout à montrer une pratique de la sculpture où le contexte participe aux sens.Malgré le caractère anecdotique des œuvres de jeunesse, l’artiste se tournera rapidement vers des sujets de nature beaucoup plus polémique.L’évocation de la femme moderne passe par l’entremise d’un érotisme avoué.Dans d’autres cas, comme 1914, un thème universel est pris à titre d’exemple d’une condamnation ouverte de la guerre.Malgré certaines limites, les plaques commémoratives permettent à Hébert d’harmoniser sculpture et architecture.On découvre, du même coup, que les œuvres sur papier offraient au sculpteur un terrain d’exploration nouveau.De plus, un magnifique catalogue de l’exposition, rédigé par la commissaire Janet M.Brooke, deviendra sans doute un outil de référence indispensable sur ce sujet.MUSEE DU QUEBEC Nu féminin, d’Henri Hébert.f L % % a.Présenté par a* Hydro Québec ^ |)| I l \ if!' .* ¦ ¦ - /> SOCIETE PRO MUSICA Série «ÉMERAUDE» Salle Maisonneuve, Place des Arts La CHAMBER MUSIC SOCIETY of LINCOLN CENTER sous la direction de David Shitrin, clarinette Anne-Marie McDermott, piano Ani Kavafian, violon Daniel Philips, violons Paul Neubauer, alto Timothy Eddy, violoncelle MARDI, 7 NOVEMBRE 2000, 20 H Programme Quatuor avec cordes et piano, K.478, de Mozart Sextuor de Copland Quintette avec cordes et clarinette, op./ /5, de Brahms Cft) Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets : 25 ,20, étudiants 12 842 2112 ni au www.pda.qc.ca Roseau Admission 514 790 1245 Redevance et (rats de service.Le NEM reçoit Les Percussions- de Strasbourg sous la direction de Lorraine Vaillancourt Mardi é novomi Hugues Dufourt.rhaucr / rrn llnii I I Q 7- l'>.rection de Lorraine Vaillancourt Mon • |i":- vonihio; inn Michil loriGiin.Canada Jamfs Wood.Ari(,ii te rri José Evangi i isra.Canada Daniei August») D'Adamo.Armniini / rlllf 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