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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-10-14, Collections de BAnQ.

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L K I) K V 0 I R .L K S S A M E D I 11 K T DI M A N < Il K I 5 0 < T U B R K 2 0 0 0 DEVOIR J > ’ ' m Jf s yff' .¦ /#* 1 % m- CHRONIQUE Tsé veux dire Page C 2 DANSE Danser les ténèbres Page C 5 MÉDIAS Tache d’huile Page C 9 FORMES Zone d’influence Page C 10 Spectacles Page C 4 Cinéma Page C 6 C’est le plus gros projet dans l’histoire récente de la télévision, la plus grande collaboration jamais établie entre la SRC et CBC.C’est aussi le projet le plus piégé qui soit: raconter l’histoire du Canada d’il y a 15 000 ans jusqu’à la crise d’Oka.Et raconter la même histoire tant aux francophones qu’aux anglophones du pays.PAUL CAUCHON LE DEVOIR ous ne prétendons pas que c’est l’histoire définitive, ça ne peut jamais l'être», prévient Hubert Gendron, realisateur-coordonnateur de la série Le Canada - Une histoire // \ populaire.«Cette série ne représente pas le seul discours possible sur notre histoire et je ne suis pas de ceux qui pensent qu 'il devrait y avoir une seule histoire canadienne», ajoute Jean-Claude Robert historien-conseil.«Mais nous voulions que tout le monde puisse s’y retrouver.» Jean-Claude Robert ne cache pas qu’au Canada les mêmes événements ont souvent été interprétés de façon différente, l’exemple classique étant celui de la Conquête.«Comme francophone, je ne peux pas voir la Conquête autrement que comme une défaite française, dit-il, alors que les Canadiens anglais la voient plutôt comme le début d’une nouvelle colonie britannique.» Différences de perception, tensions entre les différentes régions du pays et entre les autochtones, les francophones et les anglophones, difficulté d’écrire une histoire commune dans un pays qui demeure profondément désuni, Radio-Canada ne s’est pas lancée dans une entreprise de tout repos.Pour éviter les grandes controverses, on a voulu utiliser une stratégie claire: cette série de 16 émissions de deux heures chacune, qui prendra l’affiche dans une semaine, raconte l’histoire uniquement du point de vue de ceux qui l’ont vécue.Aucun historien n’apparaît à l’écran.Une stratège très différente du célèbre Épopée en Amérique, de Jacques La-courcière, sur l’histoire du Québec, où c’était l’historien qui racontait l’histoire et qui en assumait l’interprétation.Les textes, les propos sont tirés de documents authentiques, comédiens et figurants recréant l’événement.Lorsqu'on raconte le déroulement de la bataille des plaines d’Abraham, par exemple, on suit minutieusement la description qui en a été faite par des soldats de l’époque.Il s’agit donc d’une démarche journalistique dans le sens où on s’en tient rigoureusement aux faits.VOIR PAGE C 3: CANADA ! « L K DEVOIR.LES SA M EDI 14 ET DI M A N < Il E I .'> O C T O B R E n T fl Tsé j’veux dire On a tous nos petits sujets de prédilection sur lesquels radoter à perte de vue.Des sujets pour lesquels on s’enflamme, étonnés que les autres en face demeurent bien assis et bizarrement placides quand notre propre marmite bouillonne si fort La piètre qualité du français parlé (et écrit) au Québec a le don de faire vibrer chez moi la corde de la révolte.Dans la rue, devant ma télé, ma radio, à l’écoute d’une langue que les Québécois prétendent aimer et défendre contre la barbaresque et qui n’en finit plus de s’écorcher de bouche à l’oreille, l’envie me démange tout le temps de partir en croisade avec Georges Dor pour dire: «Cessez le massacre.On a mal au français chez nous.» Je le répète donc ici et là quand l'occasion se présente, sans trop savoir si quelqu’un m’entend à l’autre bout Tribune pour tribune, me reste en mémoire (et un peu en travers de la gorge), il y a trois ans, celle que nous tendit le Conseil de la langue française.Nous étions quatre journalistes: Nathalie Petrowski, feu Jean-V.Dufresne, Carole Beaulieu et moi, chacun y allant de son petit couplet criant en substance: «Tant de mots français se sont égarés, naufragés de la mémoire collective, mal aimés, mal attachés avec une syntaxe qui fout le camp.Pourquoi donc ne sommes-nous pas plus curieux de bien connaître notre propre langue au Québec?Complexes?Envie de se cramponner à un langage du cru différent du français universel?C’est quoi, l’affaire?» Devant nous, un parterre de fonctionnaires semblait trouver qu’on s’agitait du bocal pour pas grand-chose.On criait un peu dans le désert Tout va tellement mieux qu'hier, aime à susurrer Od ile Tremblay partout la grande rumeur ronronnante.M’est d’avis que si ça s’améliore, c’est à pas de tortue.On n’y met pas beaucoup du nôtre.Ça, c’est certain.Prenez les Etats généraux sur le français au Québec, qui démarreront le 1" novembre.Lourd nuage en vue: leur président Gérald Larose, a annoncé ses couleurs devant L’actualité', les débats n’entendent pas s’attarder du côté de la qualité du français.Tiens donc! Et pourquoi, je vous prie?Riçn à redire sur ce plan, vraiment?Oh! Oh! Oh! Les Etats généraux veulent une fois de plus évacuer le cœur du problème.Voici un nouveau rendez-vous manqué en perspective.Faut-il vraiment le supporter?On veut bien vilipender les crimes de l'ennemi, montrer l’anglophone du doigt, son affichage et ses Second Cup, mais lorsque vient le temps d’affronter l’adversaire intérieur qui nous gruge la langue de paresse, plus personne ne bouge.Les étrangers le connaissent bien, eux, ce problème de français bâclé ici.Ils en causent fort dans leurs chaumières.Les immigrés s’en servent comme argument supplémentai- Le pouvoir n’a que faire des femmes Dominique Lachanr* / ipu,ssante- » « Grâce à une !! LeJouml ^ Montrée I voia une curiosité^îl"^0"61156-* sa torpeur.,, H rt ' esPr,t Hervé GuayTe Devoir Mise en scène Denise Guilbault cPHenry de Montherlant Avec : René Gagnon Noémie Godin-Vigneau Isabelle Roy Hugues Frenette Marc Beaupré Éric Cabana Geoffrey Gaquere Louis-Olivier Mauffette Jean RicaI^ scène et régie Manon BouÉhard costumes Michel Robidas ;es Éric Champoux Silvy Grenier Angelo Barsetti Du 27 SEPTEMBRE AU 21 OCTOBRE les vendredis à 20 h et samedis à 16 h (Matinées et soirées scoteires en semaine, IMO.I3h30et I9h) 514 253-8974 -THÉÂTRE SE-PELUTIER : 4353, rue Sainte-Catherine Est S Papineau ou Viau, autobus 34 Ù Pie IX, autobus 139 '"te«o;'deSpÔ"*“" / m P'' L i z NOCTURNE V } de Francis Monmart W Mise en scène Claude Lemieux Avec Luc Morissette, Diego Thornton et Jorge Fajardo Scénographie Patricia Ruel Éclairages Dominiqge Ithurriague ' Costumes Gilles-François Thérrien I 1 Au THF ATRt PROSPERO ' • i 1371, rue Ontario Est Métro : Sherbrooke ou Beaudry Mardi au samedi, 20 h Billetterie : (514) 526-6582 Admission : (514)790-1245 17 octobre au 11 novembre LE GROUPE DE LA VEILLEE re pour se jeter à qui mieux mieux dans le grand fleuve de l’anglais.Il n’y a que nous, en somme, pour nous voiler la free en la matière.Pourtant ça se transforme, une situation Encore faudrait-il d’abord la nommer.Comment l’État québécois peut-il rêver de faire l’indépendance quand les trois quarts de nos compatriotes parlent une langue à peine comprise par le reste de la francophonie?Y a quelque chose qui cloche là-dedans, comme dirait Vian.Avec 40 ans de Révolution tranquille derrière la cravate, on pourrait avoir atteint une maturité suffisante pour regarder dans le blanc des yeux nos forces, nos faiblesses aussi, mettre dans la balance les pour et les contre, se dire qu’on est drôles, fins, créatifs, tout ce qu’on voudra, mais que la qualité de la langue s’inscrit en rouge dans la colonne des contre.On est en retard d’une révolution là-dessus.Les sujets tabous sont fescinants, quand on y songe, fis reposent sur l’édifice d’un argument tout simple: c’est vrai, mais il ne faut pas le dire.Chut! N’allez pas saper le moral des troupes, complexer tout le monde, alors, de grâce, soyez polis et taisez-vous.De fait, qui veut entendre ce désagréable petit discours claironnant qu’on parle ben mal icitte?Personne.Rien de moins politiquement vendeur que le fâcheux constat d’une langue tissée de «que cé?» et de «tsé j’veux dire» sur les rives du majestueux Saint-Laurent.D’où le silence.Sauf qu’il faudra bien le briser un jour.Pour l’heure, quelque fâcheux osera-t-il dire que le roi est nu, une bonne âme se lèvera afin de lui faire la job de bras: «Le roi est habillé, compris?», attirant prestement le gaffeur à l’arrière tel un entartis-te après son méfait.Je lisais cette semaine le recueil de mémoires d’Alain Peyrefitte, De Gaulle et le Québec.Rien de vrai- ment nouveau, au demeurant, côté contenu.Ces pages étaient insérées dans le tome 3 de C’était de Gaulle, publié en France l’an dernier, mais la maison Stanké vient d’isoler le volet proprement québécois tiré des propos et confidences du général, le tout coiffé d’une préface de Lucien Bouchard et d’une postface de I/juise Beaudoin.Ça chicotait de Gaulle, la piètre qualité de la langue parlée au Québec.«S’ils ne se remettent pas dans le courant du versant universel, ils vont se créoliser», disait le général à Peyrefitte à propos de nous, se gardant bien d’aborder de front le problème ici, pour éviter de blesser, mais n’en pensant pas moins.C’est sur fond d’années 60 que retentirent le «Vive le Québec libre!» et la visite-choc.On n’en est plus là, je veux bien, mais à force de contourner le problème, il conserve quelque troublante actualité.D’ailleurs, Lucien Bouchard, dans sa préface, aborde le sujet.Il confesse qu’Alain Peyrefitte lui avoua qu’une des raisons ayant poussé de Gaulle à se mobiliser pour le Québec était justement sa crainte de voir le français s’y «créoliser».«L’expression me déplut et je le fis voir à mon interlocuteur», ajoute notre premier ministre.Bon! Il n’a guère envie de se faire faire la leçon par un Français en ces délicates matières.On le comprend.C’est entendu.Mais ne pourrait-on pas à tout le moins en jaser entre nous?Croyez-vous?Ne comptez guère sur nos politiciens pour recon-qaître qu’il y a un os.Gérald Larose à la tète de ses États généraux tâchera lui aussi de s’en sauver.Pas vendeur, on l’a dit.Mais s’il n’y a jamais personne en haut pour prendre bravement le taureau par les cornes, allez vous étonner du grand bâillement soulevé par un français parlé tout croche chez une population qui s’en fouL otrem blaffaledevoir.com une création du Théâtre d 'Au jourd 'hui en collaboration avec La Nostalgie du paradis misse en scène Jean-Stéphane Roy avec France Castel.Yves Corbeil, Claude Despins.Jean-Louis Hébert.Denis Houle, Steve Laplante, Julie Ménard, Julie Perreault, Reynald Robinson, Marie-Hélène Thibault, Louise Turcot concepteurs Florence Cornet.Pascale Déry.Nicolas Descôteaux, Stéphane Girouard, Nathalie Godbout, Olivier Landreville, Patricia Ruel Du 25 octobre au 18 novembre 2000 I Théâtre d'Aujourd’hui 1 3900, rue Saint-Denis I (Métro Sherbrookel I (514) 2B2-3900 www.the3tredaujourdhui.qc.ca LÉO ARGÜELL0 .PATRICE COQUEREAU .STÉPHANE F.JACQUES .VÉNELINA GHIAUROV .ALEXIS MARTIN .MIR0 PAUL SAVOIE Assistance à la mise en scène et téqie Isabelle Brodeur Décor, costumes et accessoires Isabelle Larivière Eclairages Martin Lévesque Conception sonore Larsenlimin Maquillages et coifturps Anqelo Barsetti Artistes associes Harold Rnéaume et Michel F.Côté .Réservations 845.7277 Ol AT SOl s La dÇ/nse Pour l’horaire complet, consultez riülmniii L E I) E V 0 I R .L E S S A M EDI II E T I) I M A N (' Il E I 5 I» 9 :u„.le»- -yo' ace Co' A0' ,40' ,\\e' ¦te0' \\\e.vkoO ,oiC 19 OCT au 11 NOV LA LICORNE V 4559, Papineau En codiftusion avec te îhèàlre de La Manufacture Rés : (514) 523-2246 douloureux, et il faut privilégier une certaine émotion pour conserver l’intérêt du téléspectateur.«Le rôle de la télé est ittsidieux, dit Jean-Claude Robert.Le médium télé a pour lui sa puissance et contre lui sa vacuité.Par exemple, dans un passage sur les “engagés” pendant le régime français, on insiste sur leurs contrats et on en voit un se faire fouetter comme esclave.Visuellement, c’est très fort, mais je me demande combien d’engagés ont été fouettés pour vrai.» Jean-Claude Robert convient toutefois que «dans mon cours universitaire, je peux nuancer pétulant trois heures, mais si on diffusait mon cours à la télé, je serais zappé souvent!».La série sera-t-elle controversée?Analystes anglophones et francophones s’y affronteront-ils?Jean-Claude Robert se montre serein.«Les différences d'interprétation ne sont pas exclusives au Canada», dit-il, rappelant comment les Français se sont affrontés lors du bicentenaire de la Révolution fran- çaise.«Chaque génération d’historiens est interpellée par un phénomène que cette génération a besoin de comprendre, ajoute-t-il.Ma génération, par exemple, s’est beaucoup intéressée à l’histoire des villes et nous étions interpellés par le phénomène urbain.Mes étudiants, eux, contesteront peut-être ma vision de la Révolution tranquille.L'histoire est toujours en évolution.» L’épisode n° 15 de la série couvrira les années 1957 à 1973, analysées sous l’angle du grand bouleversement (dont au premier chef, le changement de rôle chez les femmes), et le dernier épisode, le seizième, se terminera en 1990, avec le Lac Meech, la crise d’Oka et, sur le plan international, la chute du communisme.N’est-ce pas trop audacieux de vouloir faire l’histoire si proche?Par un tel choix, Mark Starowicz, le grand patron de ce projet, ne souhaitait qu’une chose: faire en sorte que les jeunes téléspectateurs fassent eux-mêmes partie de l’histoire.Edward Albee M/ théâtre du rideau vert V Du 26 septembre au 21 octobre 2000 Traduction: Michel Tremblay Mise en scène: Martin Faucher Avec Louise Marteau, Raymond Cloutier, Pascale Desrochers et Patrick Lauzon.Assistance à la mise en Concepteurs Mic en scene^jiasc3^-^ N'é?,Is 844 , Marc Parent, Suay (51i 4664,\ Servici_JL^rwsTamedis et dimanches en matmêiTsur réservation seulement.g * 0 La ^ P U» Lien Wm Omni" Télé Québec I V- l> K V (HR.I.K S S A M K I) I II E T I) 1 M A N ( Il E I A 0 (' T (I II H K 2 II (I (I C I ?SPECTACLES La Française d’Amérique Contrepartie à'An American In Paris, il y a, depuis quelques années, une Française qui chantonne en Amérique, au service des répertoires de Misraki, Legrand, Brel, Trenet et, maintenant, Edith Piaf.Un peu de concurrence pour Pepe Le Pew?Raquel Bitton ne doute de rien.Ni d’elle, ni de Piaf.SYLVAIN CORMIER Raquel Bitton est un cas.Marocaine d’origine, elle a grandi à San Francisco: c’est pourtant une chanteuse française.Mais qui fait presque exclusivement carrière aux États-Unis, presque exclusivement en français dans le texte.C’est-à-dire qu’elle interprète sur diverses scènes à travers le continent — et jusqu’au chic Carnegie Hall — les grands de l’âge d’or de la chanson française.En quatre albums (dont un de matériel country, en anglais), elle a déjà couvert pas mal de terrain: / Wish You Love échantillonnait les Jean Sa-blon, Trenet, Brel et consorts, In A Jazzy Mood proposait sa relecture des chansons de Paul Misraki (Tu n ’peux pas t’figu-rer) et le récent Raquel Bitton Sings Edith Piaf, comme le titre l’indique, est dédié au répertoire de la Môme.Succès monstre ; C’est son grand succès.Créé en 1982, donné depuis en diverses versions (spectacle, ballet, documentaire, pièce à deux personnages sur la relation Piaf-Cocteau), le Piaf par Bitton «sidère» les Ri-cains, à ce qu’on peut lire dans le dossier de presse.Salles combles dans toutes les grandes villes de Boston à Seattle, prolongation prévue au Japon (succursale de CARNEGIE SATURDAY ARCHIVES LE DEVOIR Affiche du spectacle de Raquel Bitton pour Carnegie Hall, à New York.l’Amérique, comme chacun sait), le tabac Piaf-Bitton a de quoi tenir compagnie à ce bon Aznavour, qui devait se sentir un peu seul à donner du For Me.formidable aux ladies and gentlemen.«Il y a en ce moment, en Amérique, une Piafma-nia», constate l’intéressée, dynamique petit bout de femme, rencontrée dans le hall d’un hôtel montréalais.«Les Américains n'en croient pas leurs yeux.Et ce n’est pas seulement l'auditoire mûr auquel on s’attendrait: à Seattle, il y avait des autobus de jeunes gens de 13,15 ans qui faisaient une dissertation sur Piaf.» C’est Pepe Le Pew, ce magnifique putois, caricature animalière du Français séducteur au parfum prononcé, qui serait jaloux.Lui qui tente de conquérir le cœur des Américaines depuis ses premières apparitions dans les dessins animés de la Warner Bros., c’est son rêve: l’Amérique à ses pattes.C’est le rêve de beaucoup de Français depuis le début du siècle: peu y sont parvenus.Chevalier, bien sûr, un peu Montand, Aznavour.Et Piaf, le temps d’un spectacle au même Carnegie Hall en 1956.Et voilà cette Française enfant d’Amérique qui, de l’intérieur, donne aux Yankee Doodle Dandies ce qu’ils veulent un zeste de France, «a little bit of Paris» (titre de son prochain spectacle), bref, très exactement l’idée romantico-touristique de la patrie de l’amour douloureux, sur l’air de La Marseillaise telle que chantée dans la fameuse scène du film Casablanca.«Les gens veulent s’asseoir et écouter des chansons qui expriment leurs émotions.Avec Piaf ils sont servis.» Enfant, Raquel était de son âge, fredonnant Sonny & Cher «sans savoir les paroles», passant et repassant les super-4retours de France Gall et Sheila.C’est dans la collection de papa Bitton qu’elle a découvert la chanson d’auteur française, et Piaf.«Mon père me disait toujours: Raquel, il faut que tu écoutes ces belles chansons! Elles ont du poids, du volume, elles ont des vies entières à raconter.Je préférais le rock’n’roll.Il a fallu un cœur brisé, mon premier amour, pour que je m’aperçoive que dans ses chansons, Piaf parlait de moi! La première que j’ai entendue s’appelait C’est l’amour.“Sans larmes, il n’y a pas d’amour.” C’était exactement ce que je ressentais.Alors, j’ai écouté tout Piaf.» Et tout appris de sa vie: Raquel Bitton se décrit comme une «fouilleuse».Elle a voulu savoir d’où venaient les chansons, connaître les paroliers et les compositeurs.«Pas tous ses collaborateurs m'ont éblouie.Mais certains m - .JACQUES GRENIER LE DEVOIR «Les gens veulent s’asseoir et écouter des chansons qui expriment leurs émotions.Avec Piaf, ils sont servis», affirme Raquel Bitton.sont vraiment formidables.J’ai fait des recherches à leur sujet.Sur Raymond Asso, qui a écrit des chansons extraordinaires comme Mon légionnaire.Sur Michel Emer, Henri Contet et votre Claude Lé-veillée.C’est ça qui m'intéresse: l’histoire de Piaf à travers ses chansons.» C’est ce qu’elle donne en spectacle: une bio en chansons.«J’ai réussi — sur les 450 titres de son répertoire — à en prendre 24 qui la racontent.Tes beau, tu sais, que lui avait écrit Moustaki, parle d’elle, de la “gosse aveugle” qui demeurait dans le bordel de sa grand-mère.Le Noël de la rue, c’est sa vie.Dans le spectacle, je raconte de petits événements qui enchaînent avec les chansons.Et, par là, le public revoit Piaf.» Piaf, mais pas Piaf Tout au long de l’entrevue, la chanteuse insistera sur un point pour elle capital: Piaf she's not.«Je n’ai pas eu sa vie.Je n’ai pas eu ses amants.Je ne suis même pas de sa génération.Mais sa vulnérabilité fait écho à la mienne, à la vôtre.Il y a une coïncidence au niveau du timbre, c’est évident.Mais je ne suis pas la seule.Piaf, ses grands-parents étaient du Maroc.Je viens de là aussi.C’est une tonalité de région.Mais il y a des différences.Elle chantait en dehors de la note, moi sur la note.Elle, c’était l’alcool et les hommes.J’ai une vie très disciplinée.Elle mangeait de la viande crue, je suis végétarienne.J’ai le timbre et la passion de Piaf.Le reste est de moi.» Noté.Restera, après le Québec ce samedi, à en convaincre la France.Où l’on regarde d’un drôle d’œil cette Française d’Amérique qui triomphe dans un spectacle symphonique avec «leur» Piaf.«Les Français ne veulent pas y toucher.Pourtant, ne plus toucher à ce répertoire, c’est l’oublier.J'irai en France, mais à ma façon.Avec le grand orchestre.Comme cela n’a jamais été fait.» Raquel Bitton ne doute de rien.Ni d’elle, ni de Piaf.Du point de vue américain, rien de plus normal.RAQUEL BITTON CHANTE EDITH PIAF: SA VIE.SES CHANSONS.Au théâtre Maisonneuve de la PdA Samedi 14 octobre ARCHIVES LE DEVOIR Édith Piaf ESPACE GO PRISE NIE AVEC IA COLLABORATION UNE PRODUCTION Dt TA COMPAGNIE LUDOVIC LAGA col o fre ifcllT iVji! ;,li' Wf (i RAi'io:) î d OLIVIER CADIOJ mise en scène de LUDOVIC LAGARDE LAURENT POITRENAUX et GILLES GRAND du 25 au 28 octobre 2000 • L'écriture de Cachot relève de la quatrième dimension Elle se promène dans un tapis comme si c'était un jardin, se prend tour è tour pour la miette de pain et l'avion è réaction I I Sprinter immobile.Poitrenaiix loue sur un mouchoir de poche (.I d'une suprême élégance, celte danse statique doit beaucoup au regard de la chorégraphe Odile Duboc.I.) Un extraordinaire voyage gestuel et sonore de quatre vmgt-d>x minutes «Libération, mai 1999 « On ne peut qu'applaudir la sobte virtuosité de Laurent Poitrenaux, qui tour à tour se détache et s’estompe avec une humilité dé catastrophe, et la rigueur avec laquelle Ludovic Lagarde met en scène froidement ce qui ressemble é une ultime parade de l'ego » to Figaro, mai 1999 • Laurent Poitrenaux sait taire II a l'art de la mobilité impassible chaque partie de son corps |Oue d’une manière autonome, avec la synchronisation d'un sportif olympique ( I Sa voix change de registre avec la mêma dextérité Impressionnant » te Monrin.juin 1999 « Une synergie contondante de justesse et d'humour, une conjuration de talents absurde » l'Exprest.loin 1999 * INFORMATIONS ESPACE GO 4890 boulevard Saint-Laurent • à« I.ALiRfNTKNNf I -.| *> i h :.\i i tf if* a la léalisatior 514.845.48 www.espacego.com id saison 2000-2001 eu îtiéàtj* CSPACf GO Conception et interprétation Alexis Martin Jean-Pierre Ronfard Dès le 6 février 2001 a Espace Libre Reservations 521-4191 * b K I) K V (» I H .L K S S A M K I) I 11 K T L) I M A N ( Il H I 5 0 C T ü II H I 2 (l u u m t n DANSE THÉÂTRE Danser les ténèbres Savoir cibler son auditoire Avec Présences du Japon, la danseuse et chorégraphe Jocelyne Montpetit présente à Montréal un événement autour de la figure emblématique de la danse buto au Japon, Tatsumi Hijikata.Un fait extrêmement rare, qui prendra place les 19 et 20 octobre au complexe Ex-Centris, puis les 17 et 18 novembre à l’Agora de la danse.À voir! ANDRÉE MARTIN A Etre humain qui dépassa en son temps la plupart de ses contemporains, Hijikata affirmait en 1985, lors d’un discours prononcé à Tokyo à l’occasion du festival de buto: «Faire les gestes des morts, mourir à nouveau, faire revivre encore une fois, dans sa totalité, leur mort aux morts, voilà ce dont je veux vivre l'expérience à l’intérieur de moi.» Avec ces quelques mots, qui en disent tout de même assez long sur la pensée du maître, il apparaît déjà plus naturel que l’on ait souvent comparé Hijikata à Antonin Artaud, l’homme du Théâtre de la cruauté.De ce personnage hors du commun, l’histoire semble avoir surtout retenu sa première pièce publique, Kinjiki (1959), une œuvre-choc représentant l'accouplement d'un homme et d’une poule qu’il égorge entre ses cuisses.Si ce scandale a valu à Hijikata d’être banni de la communauté de la danse nippone de l’époque, Kinjiki — et toutes les œuvres qui ont suivi, notamment La Rébellion du corps (1968) — a pourtant changé une fois pour toutes le visage de la danse et de l’art au Japon, et celle de la danse dans le monde entier.Jamais plus le corps dansant, à partir d’Hijikata, ne sera consciemment nimbé de son historique innocence puérile.«Ce qui est important de montrer et de comprendre, explique Jocelyne Montpetit, c'est comment il est extraordinaire qu’un seul danseur, avec son corps, ait réussi à aller au-delà même de son art.Au Japon, il demeure une icône, et même plus encore.Hijikata, c’est une figure emblématique de l’art au Japon.Et là-bas, on ne peut pas croire qu’il n’est pas connu partout à travers le monde.Mais la réalité étant ce qu 'elle est, au niveau du buto, on voit surtout Kazuo Ohno et Ushio Amagatsu de Sankai Juku.» Et pourtant, Hijikata, en fondateur de la danse des ténèbres, a bel et bien eu une influence notable sur ces deux derniers.Une figure complexe à découvrir Légendaire, donc, la figure de Tatsumi Hijikata.Légendaire, mais aussi mal connu, voire inconnu en Occident.D’Hijikata, on ne voit souvent que l’aspect extrême, provocateur de sa danse, l’artiste transgressant les frontières physiques et psychologiques du respectable.Beaucoup moins connus déjà, ses liens créatifs et philosophiques avec Mishima, son attirance pour l'art de Jean Genet et de Francis Bacon, et sa pensée sur l’art et le corps, immobile comme en mouvement.Cela tient probablement en partie au fait que de toute sa vie, Hijikata, n’aura jamais quitté son Japon natal.Consciente de ce manque — la dernière fois qu’on a pu voir des images sur Hijikata, c’était dans le cadre du Find, il y a 10 ans — et désireuse de rendre au maître ce que celui-ci lui a donné, Jocelyne Montpetit a imaginé Présences du Japon, un événement en deux volets, qui permettra de mieux cerner la vie, la pratique et la philosophie du fondateur du célèbre courant buto au Japon.«Pour moi, c’est important de préserver une mémoire.J’ai travaillé un peu avec lui.J’ai donc pu recevoir quelque chose, directement de lui; quelque chose qui s’est transmis de corps à corps, qui a trait au mouvement, à la danse, à Part d’interprétation.Ces choses qui se communiquent véritablement d’une personne à l’autre.Ce n ’est pas quelque chose qu’on apprend nécessairement dans les livres.De pouvoir accéder aux archives d’Hijikata, d'avoir la possibilité de revoir cette danse, cette énergie si particulière, je trouve ça extrêmement important.L’idée ici, c’est de pouvoir voir ce véritable météore, à l’origine du buto, qui à la base, était un mouvement extrêmement anarchique.» Décédé en 1986 à l’âge de 57 ans, le maître n’est plus, et avec lui, c’est toute une expérience de vie réelle, une expérience du corps et de la danse qui se sont envolées.La présentation d’une partie des films contenus dans les archives de la Fondation Hijikata, la conférence donnée à la fin de la projection, le jeudi 19 octobre par Kuniichi Uno, de « L’idée ici, c’est de pouvoir voir ce véritable météore, à l’origine du buto, qui à la base, était un mouvement extrêmement anarchique» SOURCE SHIGETADA TAKAHASHI Le danseur Yukio Waguri interprète Bone of Earth, une chorégraphie qu’il a lui-même créée.même que la venue à Montréal du danseur Yukio Waguri, fidèle disciple d’Hijikata — à l’Agora de la danse les 17 et 18 novembre, à suivre dans les pages du Devoir— donneront au public d’ici, comme aux amateurs d’art, de danse et de philosophie, un aperçu tout de même significatif de cet énigmatique Tatsumi Hijikata.«Kuniichi Uno est devenu très proche d’Hijikata.Il a vécu les derniers mois, les derniers moments d’Hijikata.Et je pense qu 'il a été très très marqué par cette rencontre.Sa conférence sera l’élément un peu plus intellectuel de l’événement.Il parlera notamment de l’influence qu’Hiji-kata a pu avoir sur les arts au Japon, et de la relation entre Hijikata et des artistes occidentaux comme Jean Genet, Lautréamont, etc., qui ont été pour Hijikata, une de ses sources d'inspiration.» Kuniichi Uno, avec un doctorat sur Antonin Artaud sous la direction de Gilles Deleuze, demeure un des grands spécialistes du courant philosophique français au pays du soleil levant.Ses liens avec le maître, sa grande connaissance des écrits de Deleuze, de même que de Genet et de Beckett — pour les avoir traduits — font de lui la personne idéale pour situer non seulement le travail d’Hijikata d’un point de vue corporel et esthétique, mais aussi pour mettre en parallèle ce qui unissait le maître avec ces artistes de l’Occident.Une véritable chance pour nous.Inscrit dans le cadre des rétrospectives du Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias, la présentation des films se fera sur deux soirées consécutives.Le documentaire Kaze No Keshiki {Scenery of Wind) de Keiya Ouchida, montrant l’artiste au travail, de même que son entourage, et Heso-To Genbaku (Navel and A-Bomb), superbe court métrage expérimental d’Eiko Hosoe, qui parle à sa manière de la bombe atomique, seront présentés le jeudi 19 octobre à 19h20.Quant à Ho-So-Tan (Story of Smallpox) toujours de Keiya Ouchida et Niku-tai No Hanran (Rebellion of the body) de Hiroshi Nakamura et Motoharu Jonouchi, le film qui montre le célèbre, et peut-être un peu terrifiant, solo d'Hijikata présenté à la fin des années 1960 devant un public à la fois curieux et apeuré, sera au programme du vendredi 20 octobre à 21h20.Des films, qui permettront de voir non seulement le maître, la profondeur de son travail et de sa danse, mais aussi l'ASBESTO-CAN, son lieu de résidence, de travail et d’enseignement.Dernière chance à Montréal • VENDREDI "Une beauté insaisissable.» Magistral.MONTRÉAL CE SOIR.SRC SALUT BONJOUR.TVA Déroutant, très brillant, fascinant* THE INDEPENDANT.LONDRES LA LA LA «Le rythme est frénétique.Une réalisation majeure.» 1 HE JAPAN TIMES, TOKYO Tout simplement brillant.BALLET INTERNATIONAL IAN2 AKTÜELL.BERLIN EdouaEdcimTm Lock en nomination AUX MONACO dance AWARDS ^ Magnifique et troublant.» THE OTTAWA SUN OTTAWA «Une chorégraphie hautement concentrée qui ramène la danse à sa quintessence» VENDREDI 20 OCTOBRE, 20h SAMEDI 21 OCTOBRE.20h fY Salle Willrid Pelletier CTO M,,.•• rit '.A'I Um> l'rmliKitlon ili* Lu l.i Ut Hiimittt Stwi»1 iPKIM Un» pwMtntnMon rt» I Tqittiir Sptwtut REPERCUSSIONS Concepteurs: Pierre Delasalle, Katia-Kim Depatie, Patrick Lauzon et Jean-Charles Martel.Mise en scène: Emmanuel Char est, Patrick Lauzon, Caroline Saint-Onge et Karim Toupin-Chaïeb.Scénographie: Patrick lauzon.Peinture scénique: Katia-Kim Depatie.Costumes: Katia-Kim Depatie.Éclairages: Jean-Charles Martel.Bande sonore: Pierre Delasalle.Percussions: Martin St-Gelais.Accessoires: Niamh De Buitlear, Louis Côté et Katia-Kim Depatie.Narration: Marcel Sabourin.Avec Pierre Gendron, Sylvie Pouliot, Caroline Saint-Onge et Karim Toupin-Chaïeb.Présenté par le Théâtre de la Volée à la salle Fred-Bar ry jusqu’au 21 octobre.SOPHIE POULIOT LT enfer est pavé de bonnes inten-t lions, se plaît-on à répéter.Dans le même esprit oserait-on soutenir que les premières productions des jeunes troupes de théâtre regorgent généralement d’enthousiasme mais manquent bien souvent d’adresse.Ainsi, Répercussions, première création du Théâtre de la Volée, n’échappe pas aux pièges tendus par l’inexpérience.D’entrée de jeu, le projet laisse perplexe.Douze scènes issues de douze pièces différentes: un portrait de la société québécoise à havers l’évolution de sa dramaturgie.Point alors immédiatement, tel un guet-apens à peine dissimulé, le danger de faire de la production une œuvre didactique n’ayant d’autre valeur que celle d’éduquer le public.Hélas! Cet écueil, pourtant si prévisible, n’a pu être évité.En outre, même la sélection des tableaux proposés semble discutable.Si certains choix tombent sous le sens (La Guerre, yes sir!, de Roch Carrier, ou A toi, pour toujours, ta Marie-Lou, de Michel Tremblay), d’autres semblent à tout le moins douteux (La Nuit des petits couteaux, de Suzanne Aubry, ou La Femme d’intérieur, de Robert Claing), et d’autres encore sont si grossièrement racoleurs qu’ils offensent tout spectateur ayant franchi l’âge de la puberté.Ainsi est-ce le cas de l’extrait à teneur hautement scatologique de Chronocide, texte dlan Lauzon encore inédit — ce qui, si Ton se fie à l’échantillon prélevé, s’explique aisément par l’absence de contenu minant l’œuvre.Ce segment anémique du collage proposé a par contre eu l’heur de provoquer l’hilarité du public adolescent qui peuplait alors la salle.C’est d’ailleurs à cet auditoire ciblé — qui sera visité lors d’une prochaine tournée des écoles secondaires — que devrait être exclusivement réservée la production.D’abord, il est tout à la fois louable et opportun de récapituler les grandes lignes de notre histoire, ainsi que celles de notre théâtre, de vaut un auditoire composé de jeunes spectateurs et de semer chez ceux-ci le désir de fréquenter les salles de théâtre.De plus, le rythme dynamique maintenu du premier au dernier instant par Répercussions possède l’inestimable richesse de savoir capter — et surtout garder — l’attention du jeune public.Ensuite, ce survol de quelques répliques d’une douzaine de textes ne présenté aucun intérêt pour le spectateur adulte qui, les connaissant déjà, restera sur sa faim.Enfin, l’amateurisme patent qui afflige la nouvelle compagnie, s’il s'avère fatal dans le circuit théâtral professionnel, lui serait éventuellement pardonné par le public des polyvalentes et des collèges.On n’y remarquerait probablement pas les profondes carences du texte narratif reliant les tableaux, pas plus, sans doute, que Tordre maladroit dans lequel ceux-ci sont présentés.De la même façon, peut-être ne no-terait-on pas que les comédiens sor- tent de scène avant que l’éclairage ne s’estompe.En poussant l’optimisme à son comble, oserons-nous espérer que passerait inaperçue Un-égalité manifeste existant entre le jeu des quatre comédiens.A ce propos, d’ailleurs, force est de constater que la performance des deux acteurs masculins supplante indiscutablement celle de leurs vis-à-vis féminines, ces dernières affichant un jeu non seulement insipide mais, pis encore, faux.Bref, Répercussions chevauche périlleusement la frontière séparant le théâtre amateur du circuit professionnel, remettant ainsi en question, pour la énième fois, les distinctions existant entre l’un et l'autre.Car la production du Théâtre de la Volée ne peut être qualifiée de médiocre; elle présente simplement plus d’intérêt pour le théâtre amateur que pour l’amateur de théâtre.SOURCE THÉÂTRE DE LA VOLÉE Répercussions, première création du Théâtre de la Volée, n’échappe pas aux pièges tendus par l’inexpérience.de Pol Pelletier dès le 9 octobre au 90, Ste-Catherine est Réservations • Billetterie Articulée 844-2172 • Réseau ADMISSION 790-1245 Tous les jeudis, soirées 'donnez ce que vous pouvez* INFORMATION : 525-3179 Québec « ARCHAMBAULT The Holy Body Tattoo > Noam Gagnon et Dana Gingras CinCR > PREMIÈRE MONTRÉRLflISE ••SES CORPS ft CORPS UOLUPTUEUK OU UIOLENTS» Uo.r 10 > 21 OCT.BOH prochain sp ectae'e '» série Boris Charmatz (France) RRTT ENEN TIONON ACCOMPAGNÉ DU FILM LES DISPRflRTES (CÉSAR URVSSIÉ] PREMIÈRES NORD-AMÉRICRINES « RADICAL, ÉNIGMRTIQUE ET ENUOÜTRNT» Le Télégramme, France 25 > 20 OCT.BOH + 29 OCT.I5H festival c)ar\;e USINE 0 1345, avenue lalonde.Métro Beaudry momrmn i «sas-, ssKr- Québec 55 (anadS Québec BS i* st Souls, embourbé dans ses brumeuses explications théologico-philoso-phiques à la sauce numérolo-gique, ou son caractère prévisible comme du papier à mu- sique?Il y a peut-être aussi une certaine tristesse à voir tous ces gens de talent (de Kaminski à John Hurt en passant par Elias Koteas dans le rôle d’un autre illuminé, acteur beaucoup mieux servi par le cinéma canaoien que par Hollywood) qui le gaspillent en voulant reprendre une recette ayant déjà fait ses preuves mais au goût maintenant si suranné.Finalement, la véritable peur qu’inspire Lost Souls, c’est de savoir que des centaines de projets du même genre risquent à tout moment de sortir des entrailles d’Hollywood.Y a-t-il quelqu’un dans le salle capable d’exorciser la médiocrité?Nouveaux Monstres» Nouveau Plaisir.Au cinéma seulement.ir lfZ7/7GIMan m Recevez un |oti fie cartes Digi B.ittlc edition limitée, avec chaque entree A L"AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS LAISSEZ-PASSER REFUSÉS MUANCE ATLANTIS WARM PRBWTE .bf PRODUCTION N ÉXTRfMlS IMAGES THf EAS’ SIDE FILM COMPANY TILDA SWINTON TOM MCCAMUS SEAN MCCANN GABRIEL GASCON RICK MILLER POSSIBLES •wlm wifiaita MfiilM II POtSBif WORln ivk sms-Mvi kNfili UN FILM DE ROBERT LEPAGE 3 DES LE LUNDI 23 OCTOBRE EN EXCLUSIVITÉ e n t r i s ?¦Mf* « Une véritable décharge de plombs dans la gueule » Jean-Christophe Laurence.La Presse » télftC * • rrrrivl l ' .t 1 e r r r •Tôviu*»' ilNVnANO M l RI MtnClS ?-FAMOUS PLAYERS «—I l " FAMOUS PLAYERS 1 1 l f-“ MÉQA PLEX’“ QU7ZO i I FAMOUS PLAYFRM _ PARISIEN ?11 VERSAILLES ?11 J«C0UeaC*ilTICHl«Ÿl [CENTRE LAVAL TH 18 ANS ?Imolemcs sn—uü À L AFFICHE! r^Elp^kVI vSMMTIL «r»lon original* avac -11-cinéma nnc .aoua-tltraa angiaia |CENTRE EATON ?I [llRWT'mEMBUuiTTl CINÉMA P \ • LE DEVOIR.LES SAMEDI II ET DI M A N C H E 15 O C T O B R E 2 O O O ?CINÉMA télévisuelles au FCMM V ~v*-' SOURCE FCMM Un extrait de la bande Ich Tank (durchblick) remake 4-version 4, de David Larcher.Une caricature facile et ennuyeuse Dérives BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Il ne devrait pas y avoir d'yeux que pour Lars von Trier dans ce Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal, ce FTNCNMM qu’on désigne, par mesure d’économie, FCMM.Aussi, au menu, gracieuseté du très sérieux travail de la commissaire Nicole Gingras, dont le travail en art contemporain est reconnu, on retrouve une rétrospective presque exhaustive du cinéaste et vidéaste britannique David Larcher.Presque exhaustive?Le portrait organisé par Gingras rassemble presque tout ce qui est possible de voir de lui, sauf une œuvre, Monkey’s Birthday, film de sbc heures tenniné en 1975.L’œuvre de Larcher est un laboratoire d’images dont les paramètres peuvent nous échapper.Quiconque s’est déjà frotté à son œuvre filmique ou à ses vidéos sait à quel point ce travail propose des univers d’images et de sons qu’il n’est pas facile de réduire à du connu.Ces films sont un flot incessant d’images tournoyantes, d’animation dont le point de fuite est justement de briser tout rapport à l’image qui soit apaisant.Pourtant, ces filnis jonglent avec une matérialité séduisante, un plaisir de voir s’enchaîner des formes et des couleurs, sans pour autant que cette recherche exige de trouver des réponses définitives.Ses images en rafales passent par la saturation des sensations; les fondements philosophiques de ce travail en font une véritable équipée dans ce qui ne cherche volontairement pas toujours à être résolu.Depuis les années 70, Larcher se spécialise dans les performances vidéographiques a plusieurs écrans, une pratique à peu près inédite à l’époque et qui n’est plus centrale dans sa démarche aujourd’hui.Dans le cadre de ce volet du FCMM consacré à son œuvre, intitulé David Larcher - Passeur d'images - Nomadism and Magnetic Data, un film et cinq vidéos entourent une performance live que le vidéaste livrera avec son comparse de longue date, Patrick Zanoli.Cette performance poursuivra une série d’expérimentations lancée en 1983, intitulée Ich (durchblick).de laquelle sera diffusée la quatrième version, Remake 4.1.a performance Ich s’inspire de diverses théories de l’identité que les bandes malaxent et dont elles se nourrissent, créant des lieux virtuels le plus souvent innommables.Larcher, partout dans ses œuvres, érige la surprise en système et sort des structures narratives coutumières.Cette œuvre est nourrie par la philosophie de l’immatériel, de la déconstruction, et s’insère dans les fissures des oncles télévisuelles.A cette série pour laquelle la version 5 serait en cours de production et dont la troisième mouture n’a jamais été diffusée, Larcher ajoutera un Remix de deux à trois heures, qu’il livrera jeudi.L’artiste annonce dans le sous-titre que «tout doit disparaître» dans une «remise en question d’une analyse interrompue».Dans Ich, Larcher utilise des modèles numériques d’images désormais connues du public, dont certaines sont même passées dans le langage courant de la télévision mais que Larcher articule de manière toujours déstabilisante.Entre autres, toute la série VideOvoid, encore incomplète, porte sur l’idée du vide — «une saga sur le vide», a expliqué la commissaire lorsque nous l'avons rencontrée — que Larcher développe en vidéo comme par le texte en surimpression, un peu à la manière d’un Maurice Blanchot en littérature.Eetc, aussi inclus dans ce programme, se présente comme «a document centered around the very little»: cette phrase revient dans la bande vidéo comme un mantra.Perte de signal Pour certains, ces films seront perçus comme un délire de mot et d’images, comme étant trop abstraits.Pour d’autres, il en ira de la mise en question fondamentale des moteurs qui, habituellement, articulent une séquence d'images filmées.En ce sens, il serait étonnant que Larcher laisse qui que ce soit indifférent.Si certains risquent de trouver cette œuvre accablante, d'autres la défendent avec ardeur.C’est le cas de Nicole Gingras; «Cette œuvre porte sur la durée et les temps morts.Plusieurs niveaux de langage la constituent.Ixircher cherche à briser les habitudes de réception des images», explique Gingras.Dans le catalogue du FCMM, Gingras situe ainsi la production de I.archer: «Sous le signe du plaisir (plaisir du texte, érotisme de la voix, fantasmagorie de l'image), l'œuvre de David Ixircher est une quête tournée vers la notion de vide, s'articulant autour d'un je éclaté, fragtnenté, émietté.De ces turbulences identitaires émerge un cinéma du corps.Tout passe par la fusion de la technique et de l'intuition, l'utilisation du langage et de ses jeux de mots infinis, un travail obsessionnel sur la matiè- re électronique jusqu’à l’exultation du signal électronique, voire jusqu’à la perte de ce signal.» «Ce débordement de la matière, poursuit Gingras, a quelque chose d’excessif et de jouissifi tempête de mots, d’images et de sons qui se font et se défont, pour le plaisir d’être submergé.De ce savant bricolage naît un brouillage d’ondes électriques, magnétiques et poétiques.» Pour la commissaire, Larcher est plongé dans les images mais est absorbé par le texte; «R nous place devant un film constamment en train de s’écrire.» C’est pour cette raison que la commissaire ne pouvait accoucher d’une programmation chronologique.11 s’agissait de montrer comment, chez Larcher, les images se promènent d’une bande à l’autre, sont récupérées, recon- textualisées, «comme un fil qui se déroule, se déroule, et qui t’échappe.On ne peut le fixer pour de bon».Gingras voit ce travail comme «un antidote à la médiocrité, contre l’atrophie de l'imaginaire».Pour la performance de jeudi dans le cadre du Medialounge du FCMM, Larcher ajoutera à cette mixture la difficulté de travailler à quatre mains, en direct et avec les images, sur la console de mixage.On peut se rendre compte de l’épaisseur du travail de Larcher sur les sites Internet suivants: www.khm.de/-davidl/indexl.ktml et www.cicv.fr/creation_artis-tique/online/davidjarcher/ La performance reprend Ich-Tank et lui coud de nouvelles images.Le premier programme, intitulé L’Image errante - Voice as a body fluid (le dimanche 15 oc- tobre à 19h30, à la Cinémathèque québécoise, salle Fernand-Seguin), comprend VideOvoid Trailer (1993) et Granny’s is (1989-90).Lundi au même endroit mais à la salle Pierre-Jutras, à 21h, La lumière et ses mutations - Grafted Images présente Mare’s Tail, un film 16 mm de 1969.Troisième programme, Violence de l’effacement - Erasures, au Cinéma Parallèle du complexe Ex-Centris, à 19h40, présente Eetc (1986) et 17-deOvoid Text (1994-96).Le lendemain, Brouillage d’ondes - Fuzzy Sets, à 21h au Medialounge, sera le théâtre de la performance Ich Tank Remix alors que le programme 5, Transition en cours - Defects in Progress, vendredi 20 octobre en après-midi (15h40), à Ex-Centris, contient Tank (durchblick) remake 4-version 4 (1998).DR T.AND THE WOMEN Réalisation: Robert Altman.Scénario: Anne Rapp.Avec Richard Gere, Helen Hunt Farrah Fawcett, Laura Dern, Shelley Long, Tara Reid, Kate Hudson, Liv Tyler.Image: Jan Kiesser.Musique: Lyle Lovett.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR En général, même les plus mauvais films d’Altman comportent quelques ingrédients qui lèvent.Pas celui-ci.Le cinéaste de Short Cuts et de The Player s'est fourvoyé dans un monde qui n'est pas le sien.Ses descriptions si mordantes et cyniques de sa société sont troquées pour une caricature facile, fort ennuyeuse au demeurant.Pour tout finir, Dr.T.and the Women se révèle d’une misogynie primaire.On aurait pu rire au spectacle de dérives féminines plus croustillantes, mais le trait apparaît vraiment trop gros.Rien à faire.On s'étonne que le scénario, qui prétend faire un vrai portrait de société, soit écrit par une femme, Anne Rapp.Où sommes-nous?Au Texas, à Dallas, où le docteur T.(Richard Gere), heureux en ménage, père de deux jeunes filles, exerce la profession de gynécologue.Le côté kitsch de Dallas sera l’occasion de mettre en scène une cohorte de femmes, toutes plus blondes, hystériques et artificielles les unes que les autres, qui babillent en même temps dans le cabinet du bon docteur ou sous son toit Tant et si bien qu’on comprend mal pourquoi il aime encore les femmes.Quand la sienne (Farrah Fawcett) sera frappée par la folie, son monde basculera et la ruche féminine palpitante commencera à lui sembler plus irritante qu’autre chose.Le spectateur est d’accord avec lui, d'ailleurs.Impossible de supporter ces furies jacassantes plus d’une minute.Or le film en dure 120.La seule femme apparemment saine d’esprit qu'il rencontrera sera un professeur de golf (Helen Hunt), encore que la belle, avec laquelle il aura une liaison, ne voudra guère lui dédier sa vie.Richard Gere surgit, mou et privé de substance, dans la peau de ce gynécologue dont toutes les clientes sont apparemment caractérielles.Le côté artificiel de la polyphonie féminine ressort d'autant mieux que cette semaine arrive en même temps dans nos salles le film de Michel Deville.Les Confessions du docteur Sachs, également campé dans un cabinet de médecin, mais avec un caractère de vérité autrement puissant Sans action crédible, avec des personnages inintéressants et antipathiques, et, ce qui est plus étonnant, avec la figure centrale du docteur beaucoup trop ingénu pour l'univers d’Altman, un bourgeois qui ne comprend pas grand-chose.Scène stupide parmi d’autres: son ahurissement devant le fait que sa fille, qui s’apprête à convoler en justes noces avec un godelureau boutonneux, ait déjà eu une relation homosexuelle.A-t-elle le droit de se marier pour autant?Sotte question à laquelle il n’appartient certes pas au père de répondre, mais ce papa médecin apparaît si conventionnel.Altman est à la barre: il a donc pu glaner tous les comédiens qu’il voulait, de Richard Gere à Farrah Fawcett, en passant par Laura Dern, Helen Hunt, Liv Tyler, etc.Mais le scénario insignifiant et le parti pris de simplification des caractères n’offrent guère de débouchés valables à tout ce beau monde.Quelques scènes sont filmées avec recherche; celle du mariage raté de la fille qui, décidément, ne craque pas pour le sexe fort possède des envolées visuelles assez fortes.On aura aussi droit à une tornade avalant l’auto du brave docteur et à un accouchement ultime suivi du cri de triomphe: «It’s a boy!» Altman avait semble-t-il l’intention de livrer une fable, mais elle ne lève pas, rate sa cible et culmine en misogynie de premier degré, indigne de la finesse habituelle d’Altman.« V NOUVEAU CINÉMA NOUVEAUX MEDIAS mp .@ Volkswagen MEDIA LOUNGE 21h00 ELECTRONIC MANŒUVRES onedotzero Light Surgeons Hexstatic SAT 13h00 TELEWEB.ORG 17h00 CINÉMA 3D h FORMATION ET PRATIQUE 12 h 00 à 21 h 00 VITRINE TRANSDISCIPLINAIRE SAMED114 OCTOBRE » EX-CENTRIS Salle Cassavetes IlhOOLEGACY 13h00 SIGNS AND WONDERS 15h00 LA CHAMBRE DES MAGICIENNES 17h00 UNE VRAIE JEUNE FILLE 19h00 LUN A PAPA 21h00 LA FAUTE À VOLTAIRE Salle Fellini 11h20 LES GLANEURS ET LA GLANEUSE 13h20 UN TEMPS POUR L’IVRESSE DES CHEVAUX 151)20 VON TRIER S 100 EYES 171)20 COMÉDIE DE L’INNOCENCE 191)20 BEKETT 211)20 SUZHOU Le Parallèle 91)40 LIFE WITHOUT DEATH 111)40 BENJAMIN SMOKE 131)40 BREAD AND ROSES 151)40 EXPLORATION 171)40 SOLITUDE 191)40 LEGACY 211)40 VON TRIER'S 100 EYES BiHeLIilm : 8$ ?Billet nouveaux médias : 8$, ou 16$ ?Étudiant : 7$, 14$ ?Passeport du Festival : 150$ Affiche/Cataloque 5$ ?CARTE FCMM ?5 unités : 35$ ?10 unités : 60$ LIGNE INFO-FESTIVAL ?(514) 847-1242 B BILLETTERIE ?(514) 847-2206 LA CINéMATHèQUE QUEBECOISE Salle Claude-Jutra 131)00 I MAGINAIRE 151)00 LA MÉMOIRE EN MARCHE 171)00 PETITE CONVERSATION FAMILIALE 19h00 SILENCE DE L'IMAGE 211)00 BREAD AND ROSES Salle Fernand-Seguin 121)50 FIRST PERSON SERIES 17h30 HOME MOVIE DÉTOURNÉ 19h30 ANGELO'S FILM ; THE DANUBE EXODUS 211)45 Ludisme Salle Normand-McLaren 19h00 DES RIVES (Performance) IT la fondation Damai Langlois pour Tort, la scfltnc* ft la ttchnoloqit H Air IMUUNTH S"5*.T il «0N PAOUL1 Sarah Pif Dl IS a culture • Billets disponibles aux gui diets des salies et au réseau Ad m a a m si ® a r.u n a i y f Il JH Ml R lii» ; -'v VAIIIAMUOURT At'é - • VAN BfRlO lh>.ViiWfSTTHKAMl' S N'iUI • Mil COA’IMAMAAI M 1%M a B «J jjCjjj ÎMOQ.v iw* IL DtVUl OviY0UNQ CINÉMA MÉDIAS ARCHIVES LE DEVOIR Une femme d'extérieur porte avant tout sur le décalage entre la réalité embrouillée de Phéroïne et le regard rationnel que ses enfants, son mari et ses collègues de travail posent sur elle.' m Dérives et dérapages UNE FEMME D’EXTÉRIEUR De Christophe Blanc.Avec Agnès Jaoui, Serge Riabou-kine, Alain Borla, Bernadette Lambert Scénario: Christophe Blanc, Roger Bohbot, Eve Desboise.Image: Pascal Poucet Montage: Agnès Brucknert Musique: Martin Wheeler.France, 2000,118 minutes.MARTIN BILODEAU Ses fonctions cumulées ou alternantes d’auteure dramatique, de scénariste et depuis peu, de cinéaste ont ouvert Agnès Jaoui à des terrains de jeu où elle a déployé ses ailes de comédienne et s’est fait connaître du public.Or, de Cuisines et dépendances au Goût des autres, en passant par Un air de famille et On connaît la chanson, Agnès Jaoui évoluait jusqu’ici dans un univers qu’on lui reconnaissait être sien, endossant des personnages, différents, certes, mais qui rimaient terriblement Avec Une femme d’extérieur, premier long métrage du Français Christophe Blanc, Jaoui rompt avec son système autogéré et se jette à corps perdu dans la tourmente d’un personnage qu’elle n’a pas inventé.Celui d’une épouse, d’une mère et d’une infirmière, déboussolée depuis sa séparation d’avec un mari qui la trompait (Serge Riaboukine) et qui, du jour au lendemain, s’abandonne à une existence contraire à celle, organisée, responsable, diurne, qu’elle menait auparavant Le film porte avant tout sur le décalage entre la réalité embrouillée de l’héroïne, en route pour une longue traversée de la nuit et le regard rationnel que ses enfants, son mari et ses coUègues de travail posent sur elle.Un décalage d’autant plus fort que cette ex-femme d’intérieur, soignante et aimante, refuse d’en reconnaître l’existence, voire de remonter à la source de son problème identitaire.Moins lubrique que la Diane Keaton kamikaze de Looking For Mr.Goodbar, moins rationnelle que la Jill Clayburgh en transit ft An Unmarried Woman, cette écorchée vive s’abandonne à son instinct, ballotte d’un amant à l’autre, incapable de s’accrocher à ses repères, ses nouveaux amis de la nuit l’entraînant comme des sirènes dans sa dérive.L’écriture de Christophe Blanc se révèle très délicate, le cinéaste s’effaçant derrière le personnage pour mieux en explorer l’ombre et les fissures, avec une attention qui rejette les idées reçues, les formules toutes faites et les escales rédemptrices mille fois traversées.Cela dit, Une femme d’extérieur, que Blanc a coscénarisé avec Roger Bohbot {La Vie rêvée des anges), n’échappe pas à certaines lourdeurs: l’opacité du personnage, mise en perspective par la lucidité de son entourage, donne lieu à des observations redondantes qui enlisent parfois l’action.Un montage plus serré aurait peut-être nui à l’effet, recherché, d'abandon, que le cinéaste nous fait partager en restant un pas derrière son héroïne qui vacille, mais notre intérêt pour celle-ci aurait été maintenu, sinon accentué.Il en va de même pour le personnage de l’époux, auquel Serge Riaboukine, grand gaillard au tempérament fragile, donne un vibrant aperçu sans se faire donner la chance de l’amener très loin.En fait, le scénario et la mise en scène de Blanc renvoient tous les personnages secondaires à des statuts fonctionnels, pour mieux s’appuyer sur celui de Jaoui.Ce personnage, qu’elle n’a pas inventé, la comédienne l’a cependant fait sien.Comme quoi cette Femme d’extérieur, c’est aussi, enfin et merci, Agnès Jaoui.Tache d’huile Le discours critique de Dominique Wolton sur Internet commence à «faire des petits» Soirée ordinaire devant l’ordinateur.Un site Internet spécialisé offre un accès à 4472 stations de radio de partout dans le monde.Ce soir-là, je me suis promené entre Radio Bleue, la radio de Papeete à Tahiti, et The Breeze, du smooth jazz directement de Anchorage, Alaska.Guitares aériennes sur fond de glacier.Pas mal.On célèbre une telle prouesse technologique, on s’extasie devant une telle ouverture au monde.De là à parler de révolution dans nos comportements, de transformations profondes dans la société, le pas est vite franchi.Pourtant, en y pensant bien, en quoi l’accès à une radio jazz d’Alaska change-t-il ma vie?Dominique Wolton, lui, n’en peut plus du discours triomphateur sur Internet.Tant mieux si Internet permet de s'informer, de s’enrichir, de créer des emplois, dit-il, mais ça ne suffit pas à faire un projet de société.Directeur de recherche au CNRS de Paris, Dominique Wolton continue à tenir des propos décapants dans Internet, petit manuel de survie, un recueil d’entretiens entre Wolton et Olivier Jay publié ces jours-ci chez Flammarion.L'enthousiasme délirant concernant la révolution d’Internet et les bienfaits des convergences numériques, très peu pour lui.C’est justement pourquoi il était invité cette semaine à un colloque qui se tenait à l’Université d’Ottawa, organisé par Radio-Canada, et qui portait sur la radio à l’ère de la convergence.Visiblement le discours critique commence à faire tache d’huile.Sylvain La-france, le grand patron de la radio de Radio-Canada, le constatait au lendemain du colloque.«On commence à comprendre qu’il ne faut pas confondre convergence technologique et convergence des rôles, dit-il.Les médias convergent tous vers un même support numérisé.Mais il s’agit là d’une question de technologie.Parce que tous les médias ne jouent pas le même rôle dans la société.Et les besoins des usagers ne convergeront pas tous vers le même support».Sylvain Lafrance ajoute qu’internet est un outil extraordinaire, qui permet de multiplier la diffusion des chaînes de radio et qui permet d’offrir de l’information supplémentaire sur des sites Internet «à valeur ajoutée», mais à la base les valeurs fondamentales de la radio ne changent pas et elles n’ont rien à voir avec Internet.La radio demeure un média en soi.Wolton ne dit pas le contraire, bien sûr.La radio fut le premier média de masse, dit-il, et sa force, tout comme celle de la télévision par la suite, repose sur la réception individuelle d’un message collectif.Or Internet se place beaucoup plus du côté du non-collectif, de la relation solitaire.L:.* '___, P a u l Cauchon ?Wolton va beaucoup plus loin.Internet est un modèle individualiste, nord-américain, communautariste, où l’on se regroupe selon des intérêts communs, dit-il.Mais Internet évacue l’autre question, beaucoup plus complexe: comment faire vivre ensemble ceux qui n’ont pas les mêmes intérêts?Le défi de la société c’est exactement ça: la cohabitation des différences plutôt que la somme des ressemblances.Le défi démocratique, c’est de faire cohabiter dans la vraie vie des millions d’individus qui sont d’abord indifférents les uns aux autres.Ce n’est pas parce que les hommes échangent beaucoup d’informations qu’ils se comprendront mieux, lance-t-il.Ce n’est pas le volume et la diversité des informations qui compte, ce sont plutôt les cadres culturels et sociaux qui permettent d’interpréter ces informations.Un exemple parmi d’autres, tiré des propos de Wolton: l’ordinateur branché sur Internet permet à la fois de faire du commerce électronique et de faire la promotion d’Amnesty International.Amnesty utilise la toile pour faire circuler plus vite des informations.Mais ce n’est pas le réseau qui crée la conscience, ce n'est pas Internet qui crée le militantisme.Ici on voudrait chicaner.Car plusieurs observateurs soutiennent que de nouveaux militantismes sont apparus justement grâce à Internet.Mais dans le fond c’est toujours la question de l’oeuf et la poule: qu’est-ce qui vient avant?L’existence d’Internet a-t-elle vraiment créé un nouveau militantisme et un regroupement collectif, ou Internet a-t-il plutôt structuré et multiplié le militantisme existant?La question ne se règle pas en un paragraphe.Mais on ne peut qu’apprécier que des chercheurs tentent au moins de poser la question et d’organiser un discours social autour d’Internet.Histoire de contrer le discours économique triomphateur qui prend beaucoup de place.Histoire également de distinguer la force et la spécificité des médias démocratiques de masse comme la radio et la télévision d’Internet, dont la spécificité demeure encore à explorer avec lucidité.pcauchon@ledevoir.com Ce n est pas parce que les hommes échangent beaucoup d’informations qu’ils se comprendront mieux, lance Wolton LES PRODUCTIONS YERMA PRESENTENT arie Lacourcière J_e piano ou Claude Léveillée entendu par.Une musique originale de Marie Lacourcière qui s'inspire de celle de Çlaude Léveillée Etuknixi' ' i ' ¦ j n n lu11 h ¦ ::|'i i Musique du film Lttleçon de piano de.Michael Nyman Au pi t Marie Lacourcière Ed.iuritio Jean-Charles Martel .* c" » Les 18,19, 20 et 21 octobre, à 20 h au Studio-Théâtre de la Place des Arts dans litcririrr' dns week-ends d* la Th; inson delà SACEF Billetterie : (514)842-2112 www.pda.qc.ca Reseau Admission : (514) 790-1245 MUSICACTION cfb Place des Arts Les Lundis classiques I ciw Rideau Vert sous la direction artistique de Francine Chabot Les Lundis classiques nous reviennent pour une troisième saison ! Sous le thème de la musique du monde.23 octobre 2000 France Concert : Debussy-Ravel avec le Trio de l’Isle Aubut-T riquet-Flamand V théâtre du rideau vert Réservations : (514) 844-1793 4664, rue St-Denis, Montréal H Métro Laurier 4 » « Emmène-moi au concert! » mzÆ Concert et compagnie Du lundi au jeudi à 13 K 30 Animation : Marc-André Doran Réalisation : Michèle Parry Radio-concerts Du lundi au vendredi à 20 h Animation : Françoise Davoine et Michel Keable Réalisation-coordination : Christiane leRlanc Entrée libre Le vendredi à I3h30 Une émission de Françoise Davoine chaîne culturelle •1$’ Radio-Canada 90.1 FM Gaspé 1013 FM 100,9 FM 953 FM 90,7 FM Ri mou ski Chicoutimi Québec Estrie 1043 FM *9.9 FM Mauricie Rouyn-Noranda Centre-du-Québec 883 FM Val d’Or C 10 L E I) E V O I R .LES S A M EDI 14 ET I) I M A N CHE I 5 0 C T t) B R E 2 0 0 0 LE DEVOIR La touche «hollandaise», vous connaissez?Pas la «sauce», la «touche» hollandaise: une décoction stéroï-dique explosive de graphisme dérangeant, provocateur et engagé, s’affîchant crûment et s’exprimant subtilement sur tout ce que notre monde civilisé porte de sujets tabous.Un imaginaire graphique qui inspire depuis près de 40 ans le monde de la communication au moyen d’affiches, de typographies, d’œuvres multimédia et de réclames publicitaires complètement éclatées ou radicalement minimalistes.Notre zone d’influence.JACQUES MARTIN Si vous n’avez pas su répondre à la première question, il y a fort à parier que les magazines Eye (Grande-Bretagne), Critic (États-Unis), Items (Pays-Bas) et Étapes graphiques (France) vous diront également peu de chose.Mais le fait que ces réputées publications de design aient décidé de dépêcher leurs journalistes sur place, à Montréal, du 18 au 22 octobre, préfigure un événement important sur la scène du design international.Ces dates coïncident en effet avec un événement rarissime.En effet, la rencontre simultanée de créateurs et de critiques européens, américains, canadiens et québécois sur une même tribune, celle de Montréal, a de quoi susciter une certaine frénésie parmi la communauté du design.La tenue de la deuxième Biennale internationale de design graphique du Québec, mettant cette fois les Pays-Bas en vedette, suscite en effet un dynamisme que les organisateurs de la Biennale, SDGQ, Bernard Houde et Carole Charrette en tête, entendent bien mettre à profit «Le but est d’affirmer la présence et le rôle des designers graphiques face au public, mais c’est aussi un effort visant à démontrer qu’on est déterminés à prendre le virage international.La mixité croissante des signes culturels et des professionnels à l’échelle de la planète offre de belles possibilités à nos designers de se faire valoir à l'étranger.Nous devons prendre part à ce virage, d’abord en reconnaissant la valeur des designers étrangers, puis en nous positionnant comme un carrefour entre les cultures», affa me Bernard Houde.Et la présence des médias étrangers confirme également de façon claire l’attention portée au design graphique québécois.Des canons Ceux qui suivent cette page depuis quelques années comprendront toute la fascination qu’exercent les Pays-Bas et leurs créateurs sur nos designers et nos architectes.Déjà, Formes leur avait consacré trois pages entières en 1999, et la quantité de courrier indiquât clairement l’intérêt pour la création qui se fait dans ce pays.Si on en juge par le programme de la Biennale, l’édition de cette année se veut deux fois plus importante que la première édition, présentée à Québec, qui avait permis de prendre contact avec le design suisse.Cette fois, on a aussi misé sur des conférences et des ateliers de discussion donnés par de gros canons du design néerlandais: Gert Dumbar, Anthon Beeke, Mieke Gerritzen, Annelys De Vet, Gerard Unger et Armand Mevis, mais aussi par les Américains J.Abbot Miller et Ellen Lupton (la .prochaine Biennale portera sur les États-Unis), le Canadien Matt FORME f Tn:*1 o e d sz qim e Warburton (Emdoubleyou Design) et les Québécois D,enis Dulude (KO.Création, 2Rebels), Daniel Fortin (Époxy) et Stéphane Huot.D’importants critiques seront aussi de la partie, dont Max Bruinsma, Chris Ver-maas et Nancy Bernard.Trois grandes expositions s’ouvriront également dès le coup d’envoi de la Biennale.D’abord, au Centre de design de l’UQAM, une importante rétrospective de l’œuvre du designer Gert Dumbar, comprenant pas moins de 160 œuvres réalisées par le Studio Dumbar à La Haye: affiches, identification commerciale et design d’édition.Puis, au Centre Montréal Arts interculturels, on proposera Dutch Posters 1960-1996, une sélection des œuvres marquantes du design graphique néerlandais, rassemblées par l’un des plus dérangeants de ce groupe de créateurs, Anthon Beeke.Enfin, on regroupera une cinquantaine d’œuvres et d’installations réalisées par la célèbre école supérieure du Werkplaats (workshops) Typographie, en lieu et place de l’exposition Now and Then, inscrite au programme.Mais aussi, comme partout ailleurs aux Pays-Bas, on se tourne vers les nouveaux médias; la production récente y trouve un terrain fertile et les ateliers d'expérimentation y pullulent, à l’instar de la côte Ouest américaine.Et c’est beaucoup de cela qu’il sera question lors de la Biennale.Il ne reste plus qu’à souhaiter tous ensemble que la Biennale de design du Québec, en ce moment orientée uniquement vers le design graphique, serve très rapidement d’exemple aux autres «intervenants» du design québécois.BIENNALE INTERNATIONALE DE DESIGN GRAPHIQUE DU QUÉBEC DEUXIÈME ÉDITION UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Du 18 au 22 octobre 2000 Renseignements: (SDGQ) 1800 525-8325 Le Studio Dumbar La figure dominante du design néerlandais depuis le milieu des années 60 demeure sans conteste Gert Dumbar, en cela qu’il fut le premier à vouloir briser les chaînes de la grille graphique moderne et fonctionnaliste héritée de Mondrian, et du mouvement De Stijl ainsi que de l’école de Bâle.A l’origine du Studio Tel Graphie Design et, par la suite, du Studio Dumbar, qu’il a fondé en 1977, il s’évertuera à faire virevolter les caractères typographiques et les images dans tous les sens en usant de la mise en scène photographique comme mode de provocation par l’image.Une approche esthétique très dynamique qui influencera des générations de designers et caractérisera en grande partie les productions néerlandaises subséquentes.Si le Studio Dumbar s’est graduellement ouvert au monde des entreprises en travaillant notamment pour des sociétés traditionnellement strictes au chapitre de l’image, notamment la police néerlandaise (1993), les postes et PTT Telecom (1989) et les Chemins de fer néerlandais, l’esthétique du Studio Dumbar semble aujourd’hui vouloir renouer avec l’approche aérienne.Mais il faut néanmoins souligner l’identité visuelle développée pour la police, par exemple, pour laquelle il développe une signature plus symbolique, moins «aérienne» qu’à l’habitude: il habille voitures et motos de bandes inclinées bleues et rouges pour la protection, l’avertissement et la vitesse d’exécution qu’est censé incarner le corps policier.«Au Studio Dumbar, nous sommes 35 designers, et ce sont les créatifs qui rencontrent les clients, pas un chargé de compte administratif.Ce sont les designers qui développent les projets et les mènent à terme.Ce sont donc les considérations de design qui priment.Comparativement à ce qui se passe en Amérique, aux Pays-Bas, nous n’avons pas à faire exactement ce que le client demande.Les clients le savent depuis longtemps aussi, et plusieurs s’y préparent.Une entreprise comme KPN Telecom [anciennement PTT Telecom] possède son propre service culture et design, qui n’est pas soumis aux impératifs de communication ou de marketing mais avec lequel on peut dialoguer “design” sans contrainte.Alors, le message que j’entends transmettre aux designers est le suivant: en aucune occasion ne vous pliez aux exigences du client.C’est de cela que nous débattrons à Montréal», annonce Gert Dumbar.REGARDS OBLIQUES Signalons l’ouverture, le fi octobre dernier, du premier «vrai» local d'exposition de la SAT (Société des arts technologiques), et pas n’importe où, soit dans l’ancienne succursale de la Banque Toronto-Dominion.face au Spectrum de Montréal.le vaste espace intérieur, et surtout la large vitrine dite «transdisciplinaire» en façade, accueillent déjà des installations sonores qui font vibrer les nombreux curieux, rue Sainte-Catherine.Une percée fort attendue sur la scène des arts médiatiques à Montréal, permettant de rendre plus accessible (du moins physiquement) ce type de recherche basée sur l'espace et les nouveaux médias.On lira aussi à ce sujet l'article de Sonia Pelletier en page D-9 de ce Cahier.A* 14-19 MEI1997 NU CAMEN MET ART AMSTERDAM iînntt JJo«.jjQl !»*«.»! lï f tt*.* ¦K AB ¦ i*»’ ci» i U.» Studio Dumhnr: identification pour la police néerlandaise, 1993 Antrorr l h» cxckwvité de Dufa* LES CONFÉRENCES INTERNATIONALES FERDIE SUR LE DESIGN D'INTÉRIEUR Lindvall VERTIGO g O Université fIL de Montréal Ville d« Montrée! LE LUNDI 16 OCTOBRE 2000, A 18 H LA CONFÉRENCE SE TIENDRA À LA SALLE ERNEST-CORMIER DU PAVILLON PRINCIPAL DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, BOULEVARD ÉDOUARD-MONTPETIT MONTRÉAL ENTRÉE LIBRE.AUCUNE RÉSERVATION MÉTRO UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL STATIONNEMENT PAYANT AU 2,00.BOULEVARD ÉDOUARD-MONTPETIT RENSEIGNEMENTS : 514 272.2777 L» fondation tiint A FFMFPOIR Ml CONMANDITAIAH faincifaux DOMCO • DUPONT ANTRON • COUVRE PLANCHERS LABROSSF ¦ ill command*taiais AMOCIM HÔTEL LE GERMAIN • INTÉRIEURS • THE SWEDISH INSTITUTE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL • VILLE DE MONTRÉAL FT ANIINNOV CONSTRUCTION • ARCCOM FABRIC • ASPECT • AVICOR CONSTRUCTION • BEAULIEU CANADA • BOUTY • BUREAU SPEC • BUROVISION • CARREAUX CÊRAGRÊS COI MOBILIER DE BUREAU COGESTAM • CONSTRUCTION ALBERT JEAN • GROUPE LAÇASSE • HAWORTH • HERMAN MILLER • ISAMAX MOBILIER DE BUREAU • KNOLL • LE GROUPE GLOBAL • LES MOULINS DE TAPIS CROSSLEY MARFOGLIA CONSTRUCTION • MENUISERIE MONT-ROYAL • NICOLE HOBBS AGENT MANUFACTURIER • NIENKAMPER • P & R DESJARDINS CONSTRUCTION • PATELLA • PEINTURE PREMIÈRE • PELLICANO SPEC QUEEN CARPE T PHILADELPHIA • ROUILLARD • SHAW GROUPE COMMERCIAL • SICO • SMED INTERNATIONAL ¦ STANDARD DESK • STEELCASE CANADA • STONIX • TAPIS MILLIKEN • TAPIS NATIONAL ¦ TAPITEC • TEKNION • TRIUM
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