Le devoir, 7 octobre 2000, Cahier G
LE DEVOIR.LES SAMEDI 7 ET D I M A X C II K S O (' T 0 B R E 2 O O O I LE DEVOIR Pro fessions Les ordres et la pratique Linda Goupil Le bilan ministériel d'une année d'activités pour celle qui est la ministre responsable de l'application des lois professionnelles.Page 2 Daniel Wagner «En forçant les professionnels à penser en termes de virage ambulatoire et de soins à domicile, la réforme des soins primaires a entraîné une fragmentation des organisations et des soins», explique le président de l'Association médicale du Québec.Page 4 Voir d'un autre • E est devenu possible d’apporter des modifications aux pratiques, ^ i d’ajouter des disciplines dans un secteur donné et de faire cohabiter \ i ceux qui étaient hier encore des frères ou des sœurs ennemis.Les lunettes de lecture peuvent être obtenues en vente libre dans le commerce.Il n’ y aurait à première vue rien dans une telle nouvelle pour faire le sujet d’une manchette.Un fait divers, tout au mieux, qu’un tel événement Presqu’un non-événement.Pourtant, lorsque le président de l’Office des professions trace le bilan d’une dernière année d’exercice, il signale la chose, ajoutant même: «Voilà qui met fin à une situation d'ambiguïté qui datait dun certain nombre données.Ce projet-là était depuis quelque temps dans Pair et on fa finalement mené à terme.On a réussi à régler cette question sans soulever de controverse profonde.» En fait il a fallu un projet de loi, son adoption en juin dernier par l’Assemblée nationale, pour arriver à un tel résultat.Pour un observateur extérieur, l’ordinaire lecteur de journal, une déduction facile l’amènerait à croire que tout va pour le mieux en Terre Québec si le temps, denrée rare, sert à régler de si petites choses.Mais il faut lire la citation encore.S’arrêter à «controverse profonde».Car si une modification en apparence mineure à des façons traditionnelles de faire est devenue possible, cela laisse entendre qu’il y a une ouverture du côté des divers professionnels.Ce qui hier n’était pas souvent le cas.Et dans certains cas, ça ne l’est toujours pas.Prenons une construction: 300 ou 350 mètres carrés, la différence n’est pas énorme surtout dans un paysage urbain.Mais les architectes et les technologues là-dessus se chicanent en fait, la lutte ne sera pas longue car un projet de loi (132, pour le nommer), déjà en deuxième lecture, va pour tous trancher, au grand dam des technologues: «On était convaincus que tout était en place pour donner une reconnaissance plus large aux diplômés du collégial.On trouve les dispositions actuelles plutôt mesquines.» Ainsi parle Alain Bernier, président de l’Ordre des technologues professionnels du Québec (OTPQ), eux qui considéraient que la norme des 600 était la seule acceptable.Est-ce à dire que les architectes sont eux, heureux des mesures imposées par la future loi?Pas pour autant, car la norme des 100 000 $ adoptée en 1970 est abolie.Si elle n’était depuis longtemps respectée par à peu près personne, il demeurait que, légalement, là était le seuil qui déterminait quand et comment une construction avait besoin du sceau professionnel: la rumeur publique laissait entendre que souvent la signature architecturale se retrouvait plus sur la papier que dans la facture de la construction.Au-delà des divergences, qui entre ordres et à l’intérieur ou à l’extérieur d’un ordre, toujours demeureront, l’élément nouveau est qu’il devient possible d’apporter des modifications aux pratiques, d’ajouter même des disciplines dans un secteur donné, de faire cohabiter ceux qui étaient hier encore des frères ou des sœurs ennemis.Ainsi, psychoéducateurs et conseillers en orientation travailleront maintenant ensemble.Ailleurs, et pour s’en rendre compte, il suffit de s’informer sur une autre pratique: l’infirmière par exemple, beaucoup est encore à faire pour que des solutions durables soient trouvées.Il est certain que de tels débats ont souvent lieu pour garantir la survie d’une profession: demandez à un jeune architecte combien il gagne et vous verrez qu’il a besoin d’un large champ d’exercice pour assurer à lui-même, et à son bureau, de maigres chances de survie.Mais le cadre du débat déborde hors du seul aspect pécuniaire.Les ordres professionnels, en retour d’un droit de pratique, garantissent au public la qualité des services et assurent, au nom de la collectivité, que leur discipline évolue de façon à faire face à tout nouveau défi.Il fut un temps où on laissait le soin à l’Office d’être le garant des pratiques.Aujourd’hui, l’Office leur demande de s’autogérer (en ayant toutefois l’œil bien ouvert sur cette autogestion).Et il semblerait que cela fonctionne.Quand on se souvient de confrontations récentes ou que l’on pense à celles toujours en cours (santé, ingénieurs, notaires et avocats), beaucoup est à faire.Mais selon Jean-K.Samson, président de l’Office: «Je puis vous dire que j'ai découvert là un monde de responsabilités, de gens responsables et conscients de leur mission.» Que son optimisme sur nous tous, professionnels inclus, déteigne.Normand Thériault OFFICE DES PROFESSIONS Jean-K.Samson Page 3 AGRONOMES OGM Page 2 ARCHITECTES ET TECHNOLOGUES Une nouvelle loi Page 4 COMPTABLES Gestion et vérification Page 6 PSYCHOÉDUCATEURS ET CONSEILLERS Regroupement Page 6 r 1 acteurs de premier plan dans Experts en gestion stratégique et financière, les quelque 7 000 comptables en management accrédités (CMA) et aspirants à cette profession sont des la croissance des on, ’ québécoises, grâce à leur solide formation en comptabilité, doublée d’une expertise distinctive en management.wvvw.cma-quebt'c.org CM A ORDRE DES COMPTABLES EN MANAGEMENT ACCRÉDITÉS DU QUÉBEC I 936 L E I) E V (MR, L E S S A M EDI 7 E T I) I M A N (' I! E H 0 C T (I B R E 2 0 0 (I C, 2 * PROFESSIONS * Agronomie Face aux OGM Un bilan ministériel Un ordre professionnel a l’œil sur le contenu des assiettes L’Ordre des agronomes est en faveur des emballages à contenu notamment signifiés.Pour ce qui des organismes génétiquement modifiés, les OGM, ils sembleraient plus dangereux pour l’environnement que pour l’être humain.! CLAUDE LAFLEUR Le débat sur les risques posés par les OGM — les organismes génétiquement modifiés — donne souvent lieu à du sensationnalisme.C’est ainsi qu’on parle d’«aliments Frankenstein» ou encore de « bombes dans votre assiette!» Mais qu’en est-il au juste?Les aliments transgéniques menacent-ils réellement notre santé?L’Ordre des agronomes du Québec — qui a pour mandat d’assurer la qualité de la production de ce que nous mangeons — publiait récemment sa position sur la question: elle peut être lue sur Internet http://unm oaq.qc.ca/oaq/ogm.htm D n’est en effet pas étonnant qu’ils se prononcent puisque, relate Claire Bolduc, présidente de l’Ordre des agronomes du Québec, ceux-ci se font souvent questionner à propos des OGM.«Les agronomes sont probablement les personnes les plus interpellées dans le dossier OGM, révèle-t-elle, puisque nous conseillons les producteurs agroalimentaires et que nous nous assurons que les cultures de fruits et de légumes ainsi que l’élevage des animaux sont conformes aux normes propres à la santé humaine.» Pour l’Ordre des agronomes, il s’agit donc d’informer ses membres et le grand public sur la nécessité dé faire la part des choses.H rappelle ainsi que le transfert de gènes entre organismes rivants n’est pas nouveau puisque tous les végétaux qu,e nous consommons ont été améliorés génétiquement grâce aux croisements et aux sélections que nous effectuons depuis des siècles.Néanmoins, on recourt maintenant au génie génétique pour transférer directement du matériel génétique d’un organisme à l’autre.Ainsi, dès 1970, grâce à l’introduction d’un gène humain dans une bactérie, on produit de l’insuline à grande échelle.Nous utilisons également des plantes résistantes aux insectes, qui offrent par conséquent une alternative à l’emploi des pesticides, et on prévoit bientôt se servir de plantes OGM pour décontaminer les sols.Bref, tout organisme peut être modifié génétiquement, de façon naturelle ou par intervention de l’homme, ce que nous faisons depuis des millénaires.Résultats d’analyse Selon Mme Bolduc, il faut par conséquent éviter de tout mettre dans le même panier et juger tout sur la même base.«Chaque produit issu du génie génétique a des caractéristiques qui lui sont propres, dit-elle, chacun a ses avantages et peut présenter des inconvénients qui lui sont propres.Ainsi, au lieu de tout condamner en bloc, ou de tout approuver en bloc — ce qui serait tout aussi néfaste —, nous devons analyser chaque OGM pour identifier les avantages et les inconvénients qu’il représente.» Les vrais dangers ne sont pas ceux que l’on croit ! Claire Bolduc se désole de ce que la population en général craint les OGM pour de mauvaises raisons, notamment en ce qui a trait à l’huile de mais OGM que l’on retrouverait dans pratique ment tous les aliments.«Les gens ont peur de ce qu’ils mangent, constate-t-elle, mais tout indique que cela est faux!» «Par exemple, poursuit-elle, on n’observe aucune différence entre le glucose et l'huile extraits du maïs OGM et non-OGM.Il n’y a aucune différence, insistet-elle, et puisque ces produits sont identiques, ce n’est donc pas là que réside le danger.» Pour évaluer les véritables risques reliés aux OGM, l’Ordre des agronomes suggère de se poser une question en trois volets: la plante génétiquement modifiée est-elle adéquate aux points de vue agronomique, de la santé et de l’environnement?La qualité agronomique ne soulève généralement pas de problème, indique-t-on, puisque les plantes OGM sont évaluées au même titre que toutes les autres plantes employées en agriculture.Quant aux risques sur la santé et sur l’environnement, personne ne peut affirmer avec certitude que les OGM ne posent aucun problème tout simplement parce que le risque zéro n’existe pas.Les agronomes constatent cependant que les protéines alimentaires que l’on ingère — quelles soient issues de plantes génétiquement modifiées ou non —, se digèrent de la même façon.Ils considèrent donc que celles-ci ne devraient causer aucun problème pour la santé humaine.L’Ordre des agronomes insiste en outre pour dire qu’on ne peut parler de vrais dangers que s’ils sont démontrés et que, à l’heure actuelle, on devrait surtout faire référence à des dangers potentiels.Questions d’environnement Pour eux, en fait, les véritables dangers des OGM touchent davantage l’environnement notamment à la biodiversité et aux effets à long terme pour l’ensemble des cultures.Ainsi, le document explique que les OGM présentent un risque au niveau de la diffusion des gènes dans des espèces apparentées, ainsi que dans la diffusion du pollen des cultures génétiquement modifiées vers des cultures non transgé- niques.Les agronomes estiment donc que ce sont là des impacts pour lesquels les consommateurs devraient s’inquiéter plus à propos.Mais ils ajoutent «qu’ilfinit toutefois tenir compte du contexte et ne pas tout généraliser.» «Dans les deux situations précitées, poursuit le document, les risques sont préoccupants et méritent toute notre attention.Ainsi, l’Ordre des agronomes est d’avis que chaque OGM est différent et devrait être abordé en tenant compte du contexte dans lequel il se situe.» Pour sa part, Mme Bolduc relève que «si on s’inquiète pour les mauvaises raisons ou si on a peur des mauvaises choses, on ne recherchera pas les bonnes solutions.Par contre, si on s'inquiète des vrais problèmes qui peuvent être occasionnés ou entraînés par les cultures OGM, alors on aura tendance à rechercher les bonnes solutions.» Quant à nous informer sur la présence ou non d’OGM dans les aliments que nous consommons, les agronomes sont en faveur de l’étiquetage des produits.«C’est une bonne chose, déclare la présidente de l’Ordre, car cela informera le consommateur.Toutefois, l’étiquetage devra être accompagné d’une campagne d’information appropriée afin que l’on sache de quoi on parle.» Elle ajoute qu’elle a cherché à savoir auprès de ses proches si ceux-ci se préoccupent vraiment de la présence d’OGM dans leur alimentation.Or, à sa grande surprise, «à peu près tous m’ont dit avoir bien d’autres préoccupations que celle-là! Seule une personne m’a dit qu’il devait bien y avoir quelque chose.d’inquiétant.puisque les médias en parlent tant!» Par conséquent, ne faudrait-il pas s’assurer que les consommateurs désirent vraiment l’étiquetage des aliments transgéniques puisque, si cela se fait, il est à parier que les prix des aliments «nonOGM» augmenteront?Médecins MiWTTêm la qualité des soins de santé L’AMQ propose des actions et des solutions constructives : • le « virage patient » • l’accessibilité aux services de santé • le partage des actes médicaux • l’organisation des services de santé et le financement du système l’avenir de la profession médicale AMQ P H 0 F TIQUE C A il P E C I A L t: s T r v o I II AM) RM AND THERIAULT ii Ih eriaiilt edevoir.ca 2050, rue de Bleury, 9' étage.Montréal (Québec) H3A BM9.Tél.: (514) 985 3333 C E Q II E DOIS LINDA GOUPIL Les douze derniers mois ont été riches en réalisations et en projets importants pour le monde professionnel québécois et pour le public utilisateur de services professionnels.Qu’on pense tout d’abord à la mise en place d’un ordre professionnel des sages-femmes, qui a donné aux Québécoises et à leurs familles un choix intéressant pour l’accouchement.Nous avons veillé également à apporter des ajustements fort utiles aux règles et mécanismes du monde professionnel.A titre d’exemple, nous avons outillé les 44 ordres professionnels pour qu’ils puissent s’assurer plus aisément de la compétence de leurs membres: ils pourront désormais rendre obligatoire la formation continue pour que le public ait affaire à des professionnels qui maintiennent leur compétence tout au long de leur carrière.Cela doit être fait pour permettre au public un accès à des services qui sont le reflet des meilleures connaissances et aptitudes disponibles.Par ailleurs, il faut favoriser l’accès des jeunes aux professions.Cet accès doit rester large afin de fournir aux Québécoises et Québécois un choix et un nombre adéquats de professionnels, tout en donnant aux jeunes la place qui leur revient dans les professions et ce, dès qu’ils ont les connaissances suffisantes pour bien servir le public.Une question d’équilibre en somme.Je sais que notre système d’éducation est en mesure de les préparer à ces carrières et j’ai toute confiance dans cette belle relève.Autre exemple d’adaptation aux progrès des compétences, nous avons introduit la possibilité pour les optométristes d’utiliser certains médicaments dits thérapeutiques.Il s’agit de tirer profit des compétences nouvelles apparues par l’effet d’une formation professionnelle plus avancée.En fait, on veut utiliser au mieux les nouvelles connaissances qui se développent au Québec et donner en même temps à nos jeunes la possibilité de mettre en œuvre ce qu’ils apprennent.Sans doubler ni remplacer l’intervention d’autres professionnels du monde de la santé, les optométristes pourront, dans une certaine mesure, rendre plus complète, plus outillée, l’intervention qui est la leur actuellement dans le cadre de l’examen de la vue et la prescription de correctifs.Evolution Par ailleurs, le monde professionnel nécessite plus que des ajustements ponctuels.Il faut savoir reconnaître l’évolution des besoins du public et donner au monde professionnel les meilleurs moyens pour y répondre.C’est dans cet esprit que j’ai lancé un plan d’action très attendu pour la mise à jour du système professionnel.Après dix mois, les travaux ont bien avancé, notamment quant à la révision de la Ixii sur les architectes, et plusieurs ont déjà porté des fruits intéressants.Nous sommes sur la bonne voie pour aboutir, avec ce plan, à une meilleure réglementation, à des mécanismes bien articulés pour la protection du public, à des formes plus adaptées d’exercice des professions et, en particulier, à une organisation professionnelle plus moderne dans le domaine de la santé.D’une manière générale, on peut dégager de ce plan d’action certaines grandes tendances et orientations que nous voulons proposer au monde professionnel.Les services professionnels représentent, rappelons-le, à la fois une réponse aux besoins les plus divers de la population (santé, droit, industrie, relations humaines), mais aussi à un secteur économique qui doit être dynamique, mobile, et, à cette fin, exempt le plus possible de contraintes inutiles.C’est dans cette optique que nous avons mis le cap sur une réglementation non seulement plus légère, mais aussi plus adaptée.Réglementer moins et mieux Réglementer moins et mieux, privilégier des modèles plus légers dans la mesure du possible.Un exemple tout récent de la manière dont cette tendance se traduit dans notre action est l’intégration des psychoéducatrices et psychoéducateurs, le 29 septembre, à un ordre professionnel existant, celui des conseillers et conseillères d’orientation.Regrouper les professionnels plutôt que multiplier les structures dans un même domaine, voilà une application pratique de ce principe d’amélioration de la réglementation des professions.Enfin et sans épuiser toutes les problématiques de ce domaine vaste et diversifié des 44 ordres et des 270 000 professionnels, il faut constater que le développement du système professionnel commande aussi une ouverture.Il faut favoriser la meilleure mobilité interprovinciale et internationale pour nos professionnels.Ce qui entraîne de ne pas imposer d’exigences inutiles aux professionnels qui viennent chez nous, dès lors qu’ils ont, eux aussi, la compétence suffisante pour bien servir le public québécois.Cela comprend aussi la capacité de le servir en français, je le rappelle.Cette ouverture sur le monde aura pour effet de permettre à nos professionnels québécois d’exporter plus facilement leurs compétences et à nos jeunes de faire valoir partout leur impressionnant savoir-faire, à la mesure de leur talent et de leur énergie.L’avenir de notre économie repose de plus en plus sur le domaine des services et à ce titre, nos 44 professions constituées sont un véhicule essentiel pour nous mener à cette nouvelle frontière du développement économique.On se rappellera l’originalité québécoise en cette matière, qui fait que la communauté professionnelle est organisée depuis un quart de siècle en vue de la protection du public.Linda Goupil est ministre de la Justice et ministre responsable de l’application des lois professionnelles.ASSOCIATION MEDICALE DU QUEBEC (514) 866-0660 Un titre qui a la cote ! is Le titre professionnel de conseiller en ressources humaines agréé a maintenant cours sur le marché des affaires ! Les professionnels de la gestion des ressources humaines et des relations industrielles ont obtenu depuis peu un titre qui reflète avec justesse l'évolution de leurs activités et du monde du travail.Les analystes prévoient déjà une forte appréciation pour ce nouveau titre, mais attention, seuls les membres de l'Ordre pourront l’ajouter à leur portefeuille ! H Til.: (514) 879-1636 • rhri@rhri.org ¦ www.rhri.org Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec Démarquez-vous ! Obtenez le titre professionnel en gestion OKimi- DI S ADMINISTRATEURS AGRÉÉS I» QUtftWtl ""IP1 680, rue Sherbrooke Ouest, bureau 640.Montréal (Quebec) H3A 2M7 Telephone : (514) 499-0880 Télécopieur : (514) 499 0892 • www.adma.qc.ca L K 1) K V 0 I H .I.K S S A M K I) I K T I) I M A X < Il E K (l C T 0 B R E 2 (I 0 (I (i P H.((FESSIONS Entrevue avec Jean-K.Samson Des professionnels conscients de leur mission Un système où l’autogestion est à l’honneur Une nouvelle loi pour réglementer les ordres, mais aussi une série de mesures concrètes.Les six derniers mois dans le vie d’un président de l’Office des professions.REGINALD HARVEY La ministre de la Justice et responsable de l’application des lois professionnelles, Linda Goupil, rendait public à l’automne de 1999 un plan d’action destiné à ac-tualiser le système des professions québécois.Après quelque 27 ans d’existence, le Code des professions avait bien besoin d’une mise à jour pour correspondre aux nouvelle réalités économiques et pour épouser les contours d’une société moderne.Subséquemment, l’Assemblée nationale adoptait en juin dernier la version finale du projet de loi 87 qui modifie ce Code à certains égards.Quant à l’Office des professions du Québec (OPQ), il continue de voir à ce que le public soit véritablement et efficacement protégé par chacun des 44 ordres professionnels, au sein desquels sont actifs un total approximatif de 265 mille membres.Depuis deux ans, maître Jean-K.Samson assume la présidence de cet organisme.Il procède à un tour d’horizon des événements qui ont marqué le cours de l’existence du système au cours des derniers mois et il dégage les lignes directrices de la loi 87.Dès le départ, jl témoigne de son expérience: «A mon arrivée, je ne connaissais pas beaucoup le fonctionnement de cette structure.J’ai fait une découverte.Je n’avais jamais vu un système basé sur l’autogestion, mais une autogestion qui est à la fois contrôlée et régulée par l’Etat.Honnêtement, je puis vous dire que j’ai découvert là un monde de responsabilités, de gens responsables et conscients de leur mission.C’est emballant».La ministre Goupil a lancé le plan d’action à la fin de 1999 et l’Office s’en est largement inspiré pour fixer ses priorités.Celles-ci ont reposé sur deux axes.Il s’est agi d’une part de procéder à la mise en route du plan et d’autre part d’assurer le suivi des projets déjà en voie de réalisation en même temps que la poursuite de l’analyse constante de dossiers dans le cadre du système.«On s’est employé à préparer l’adoption des projets de loi et l’ac- cueil de nouveaux groupes», précise le président.Finalement, la loi 87 a été adoptée au printemps.La formation continue obligatoire Cette loi comporte certains éléments majeurs sur lesquels le président se penche.D y a d’abord tout l’aspect de la formation continue obligatçire pour les professionnels.«A prime abord, cette mesure apparaît comme une contrainte, ce quelle n’est pas.Elle s’inscrit dans l’esprit direct du système et surtout elle répond à une demande des ordres.Ces ordres sont conscients de l’évolution des pratiques professionnelles due aux technologies, au multidisciplinaire, à la mobilité et à la mondialisation, qui les affectent directement», fait-il observer.Les ordres continuent toujours de veiller à ce que leurs membres soient adéquatement formés, mais ils disposent désormais d’un outil qui fait en sorte que la formation est devenue une condition sine qua non pour le maintien du statut de professionnel.Nouvelles dispositions Autre point important de la législation, le public peut désormais se procurer les lunettes de lecture en vente libre dans le commerce.«Voila qui met fin à une situation d'ambiguïté qui datait d’un certain nombre d’années.Ce projet-là était depuis quelque temps dans l’air et on l’a finalement mené à terme.On a réussi à régler cette question sans soulever de controverse profonde», mentionne encore le président Samson.Dans un domaine connexe, l’Office a introduit une disposition qui lui donnera du pain sur la planche au cours de la prochaine année.En vertu de celled, les optométristes seraient autorisés à administrer des médicaments thérapeutiques.Il seraient habilités à diagnostiquer certaines maladies des yeux et à prescrire des médicaments en conséquence.Après toute la saga de la reconnaissance professionnelle «Une autogestion à la fois contrôlée et régulée par l'État» £ 4, rm f * 0 M t SS » « iü C w «*** X FI,011E # HABITAT S Des sciences de la vie à la protection de l’environnement, les biologistes sont à votre service 0 H S © S é 0 M 1208.rue Beaubien Est.#102.Montréal.H2S IT7 O (514) 279-7115.téléc.:(514) 279-9315.abq@qc.aira,corn Visite/ notre site internet: www.biosphere.ec.gc.ca/abq _ Depuis /V73 Association des biologistes du Québec a BIOI) IA EK» ITÉ V I n PACT 4 Une formation sur mesure pour les professionnels évoluant dans les domaines de la santé : ça va de soi ! Certificat pour les infirmières et infirmiers praticiens en soins de la santé primaires (Cert IP) programme de certificat en 12 mois programme intégré de baccalauréat en 24 mois École des sciences infirmières Pavillon Guindon 451, ch.Smyth< pièce 3025 C.P.450, Suce.A Ottawa ON K1N6N5 Téléphone : (613)562-5800.poste 8443 Télécopieur : (613) 562-5605 Courriel : fdrou(5>village.ca Internet : www.village.ca/ip programme combiné de maîtrise en 24 mois Critères d’admission : • Certificat valide d'inscription à l’Ordre des infirmiers et infirmières de l’Ontario • Diplôme ou Baccalauréat ès sciences infirmières avec au moins 70 p.cent de moyenne • Deux années d’expérience en soins infirmiers au cours des cinq dernières années Date limite pour soumettre votre candidature : le 1" mars 2001 Le programme est offert à l’Université d'Ottawa et à l'Université Laurentienne ÉCOLE DES SCIENCES INFIRMIÈRES Un choix qui rapporte ! Université d’Ottawa University of Ottawa des sages-femmes qui prenait fin avec l’entrée en vigueur de la loi relative à cette question en septembre, un nouvel ordre prend forme, qui les accueillera dans ses rangs.«Du côté des sages-femmes, tout doit être mis en place et tout va très bien dans ce dossier.C’est un acquis et la controverse a disparu.Il reste à installer des mécanismes lourds et difficiles à gérer pour des personnes, mais ce sont des mécanismes administratifs et de contrôle», commente-t-il brièvement.Deux nouveaux groupes adhèrent Les géologues pourraient quant à eux joindre prochainement les rangs du système professionnel.A la suite de différentes fraudes dans le domaine de la spéculation minière, le système professionnel a été appelé à la rescousse pour que dans l’avenir le public demeure à l’abri de manœuvres douteuses dans ce secteur d’activités.Les géologues devraient faire partie du système au cours de la prochaine année.Depuis quelques années, informe Jean-K.Samson, l’intégration des psychoéducateurs à l’Ordre des conseillers d’orientation s’inscrivait dans le paysage.Pour réaliser cette fusion, un décret a été adopté et est entré en vigueur le 29 septembre.«C’est une première que d’intégrer dans un ordre existant un groupe professionnel nouveau.L’opération s’est déroulée dans un secteur ou beaucoup de monde gravite, soit celui, au sens générique, de la psychologie.A cause de la connexité évidente, il faut donc dans de tels cas bien cibler les champs d’activités.Il faut bien identifier qui est qui, qui fait quoi et qui est formé à faire quoi», signale-t-il.L’Office abordera de front le sujet de la mobilité des profession- / ARCHIVES LE DEVOIR Les optométristes pourraient être autorisés à administrer des médicaments thérapeutiques, ils seraient habilités à diagnostiquer certaines maladies des yeux et à prescrire des medicaments en conséquence.nels au cours de la prochaine année.Durant les derniers mois, cet organisme a préparé le terrain sur ce dossier et s’apprête à traverser une année charnière en la matière.«Les ordres professionnels sont directement impliqués dans la mise en œuvre de l’accord du commerce intérieur de la mobilité intra-cana-dienne.Nous devrons redoubler d’effort pour les accompagner et les aider dans cet irréversible et rapide mouvement qui comporte d’immenses avantages», analyse le président.La mobilité est synonyme d’importation mais aussi d’exportation.«En parlant de profession- nalisme, on évoque un concept plutôt intangible.On parle de formation et de compétence.Il faut être ouvert et en même temps prudent dans l’acceptation réciproque des professionnels d’un territoire d’exercice à un autre», dit le président.Le plan d'action contient deux types de mesures.Les unes s’appliquent à l’ensemble du système et les autres ciblent des professions.De façon systémique, celui-ci propose un allégement des règles et un assouplissement des procédures.Un groupe de travail se penche donc actuellement sur une relecture du Code afin de rendre plus simples les façons de faire pour l'ensemble des professions.Dans la même veine, Jeari -K.Samson fait savoir que l’Office veut revoir le système sous l'angle de la discipline et de l’inspectiofi.«L’inspection se situe en amont.C’est de la prévention qui figure au cœur du système.On préfère la prévention à la sanction par rapport à la discipline.On veut regarder Lensemble de ce processus-là pour mieux l'harmoniser et l’alléger lui aussi», fait finalement valoir le pié-sident de l’Office des professions.D’ici un an, le groupe devrait déposer son rapport.Daniel Lamarre, président.Groupe TVA Inc.’m -jh ‘•Hf jgafi w&rS Joane Demers.CA.vice présidente principale et chef de la k direction financière.; f Groupe TVA Inc.rOtre CA : au Cœur de l’Action S Coin|itiihles agréés du Qtiélrer Quand ils recherchent une télévisnflP de qualité en information, affaires publiques ou divertissement, les gens font confiance au Groupe TVA.Sur qui Daniel Lamarre, président, peut-il compter pour développer l'entreprise?Sur Joane Deniers, comptable agréée.«Joane ne fait pas que gérer les finances de l’entreprise, elle pilote la planification stratégique, assure les relations avec les Investisseurs et supervise les ressources humaines.C’est aussi une conseillère précieuse pour le développement des affaires.Joane est vraiment au cœur de l'action.» Voir au-tlolà tirs chiffres wwtv.ocaq.qc.ea A * LE DEVOIR.L E S S A M EDI 7 ET DI M A N (' Il E K O V T O B R E 2 O O O (i I * PROFESSIONS * Architectes et technologues Péril en la demeure Une nouvelle loi est source de mécontentement Si l’architecture, dans ses mutations constantes, témoigne des changements de mode de vie, le cadre juridique qui définit sa pratique constitue à son tour une donnée essentielle pour évaluer la place réservée à cet art appliqué dans notre Société.N’échappant pas aux refontes et autres mises à jour des lois qui tendent à refléter ou non l’évolution d’une société donnée, le milieu architectural québécois connaît en ce moment tout un branle-bas de combat.Petit survol d’un pro- •it ARCHIVES LE DEVOIR Architectes et technologues professionnels ne sont pas d’accord sur le projet de loi 132 qui vise à réviser le champ de pratique des architectes.jet de loi controversé.MADELEINE LEBLANC En novembre 1999 un plan d’action visant à moderniser le système professionnel a été mis de l’avant à la suite de la volonté exprimée par la ministre de la justice et ministre responsable de l'application des lois professionnelles, Mme Linda Goupil.Ce plan d’action comprend trois principaux objectifs soit l’assouplisse-ipent du cadre réglementaire entourant l’exercice des professions; une amélioration des mécanismes de protection du public prévus par le Code des professions et la mise en place des conditions propices (.décidément!) à la coexistence de disciplines différentes.Ce plan d’action répondrait essentiellement à une volonté arrêtée du gouvernement de tendre vers un allégement réglementaire.Parmi les six projets prioritaires identifiés par la ministre se trouve celui qui prévoit la révision du champ de pratique des architectes, qui consiste essentiellement en l’actualisation de ^article 16 de la Loi sur les architectes (projet de loi 132).Et, comme de juste, voici que le projet de loi n’est pas sans soulever la grogne des professionnels directement concernés, soit les architectes et les technologues.Ça tire à hue et à dia et l’on se sent lésé de part et d’autre.Les grandes lignes de ce projet de loi (qui en est à sa deuxième lecture) visent à modifier la Loi sur les architectes en vue principalement de réviser le champ d’exercice des membres de l’Ordre des architectes.A une norme financière (100 000 $ — tel que stipulé en 1974) et une liste d’édifices publics, il substitue des critères de finalité du bâtiment, de superficie brute totale des planchers (soit 300 mètres carrés) et de nombre d’étages.Le projet de loi prévoit également que le bureau de l’ordre prenne un règlement déterminant, parmi les actes que seul un architecte peut poser, ceux qui devront l’être par des classes autres que des architectes.Un projet raisonnable Selon Pierre Beaupré, vice-président de l’Ordre des architectes du Québec, ce qui est finalement proposé est raisonnable.«Évidemment, on peut préférer un autre contexte que celui qui nous est présenté.Certains voudraient que le tout bâti soit redonné aux architectes.Selon mon point de vue, il faut tenir compte d'une situation existante.La loi ne peut imposer des contraintes auxquelles le public n'est pas déjà astreint.La tradition nord-américaine ou européenne veut que la maison soit l’affaire de la personne qui l’habite.On peut insister pour qu'un architecte ait un lien, retravaille les règles sur l’environnement pour que la relation de la maison soit plus en accord avec celui-ci.On peut souhaiter un environnement plus agréable pour tous, par exemple avec l'adoption d’une loi sur l’aménagement et l’environnement.Il faut tout de même reconnaître que ce qui se fait actuellement en construction de maisons unifamiliales est désastreux.C’est n’importe quoi.C’est difficile de changer les mentalités sans heurter.C’est une question d’éducation.Il y a une culture architecturale à développer, une certaine sensibilité à aiguiser».De son côté, l’Ordre des technologues professionnels du Québec estime que la mise à jour de la Loi sur les architectes n’accor- de pas aux technologues tout l’espace auquel ils étaient en droit de s'attendre.L'OTPQ a proposé une approche directe qui aurait permis d’inclure les membres de Î'OTPQ dans le secteur du bâtiment et de l'architecture en les autorisant à faire des plans et devis pour des travaux d’architecture sur des bâtiments de moins de 600 mètres carrés.Elle déplore que la commission des institutions à laquelle les députés ont participé le mardi 5 septembre dernier n’ait pas satisfait aux attentes de l'ordre et va même jusqu’à soutenir que les dispositions adoptées discréditent la formation technique au Québec.Trop étroit L’OTPQ affirme que la formation technique au collégial souffre d’un manque de reconnaissance et que les diplômés se trouvent pris entre les professions d’exercice exclusif et les corps de métier.Elle va même jusqu a affirmer que la norme de 300 mètres carrés, que l’on retrouve dans ce projet de loi 132, en plus de ne pas répondre aux aspirations des membres, non seulement limite leurs compétences mais ne serait soutenue par aucun fondement objectif ou scientifique.«On était convaincus que tout était en place pour donner une reconnaissance plus large aux diplômés du collégial.On trouve les dispositions actuelles plutôt mesquines.Les divers champs de pratique qui opèrent parallèlement créent une saine concurrence et ont le mérite d’offrir aux consommateurs un choix éclairé.Les gens devraient pouvoir avoir recours aux services des technologues plutôt que d’être exposés à l’improvisation que permettrait cette nouvelle déréglementation.Autrement, les entrepreneurs pourront dessiner des maisons sur le coin de la table.Nous ne sommes pas en guerre contre les architectes.Les infirmières n’enlèvent rien à la compétence des médecins.Ils se respectent mutuellement.On trouve qu ’il faut donner accès à des services de qualité pour protéger le public et qu’il faut reconnaître l’effort fait dans les cégeps pour former des gens et profiter de leurs compétences» explique Alain Bernier, président de I’OTPQ.Lobbying Cette tendance du gouvernement à décloisonner la pratique professionnelle offusque évidemment bien des praticiens en architecture pour qui cette loi révisée viendra également restreindre le champ de leur pratique.On sait que la loi sur l'architecture adop- tée au début des années 1970, et qui prévoyait que les plans de tout bâtiment de plus de 100 000 $ soient signés et scellés par un architecte, a été à maintes et maintes reprises bafouée depuis.Mais, selon certains, cet usage quasi généralisé ne devrait pas entraîner pour autant une indexation de ce coût.«Nous déplorons que le gouvernement se conforme à un tel état de fait et se plie au lobbying de divers groupes de pression.Legrand perdant dans tout ça, ça reste l'environnement bâti du Québec.Évidemment la jeune pratique est aux premières loges pour souffrir de ces changements», remarque Richard Lafontaine, de Lafontaine, Langford architectes.Et Pierre Beaupré de renchérir: «Les jeunes architectes commencent souvent par de petits projets.Dans ce sens, il est clair que la loi actuelle ne les aide pas.Comment justifier la promotion auprès du public du bien fondé d’une profession qui ne se renouvellerait plus.Les jeunes membres acquièrent leur formation par la pratique.Mais cette profession n’est pas valorisée au Québec.La loi est neutre.Faudrait-il une autre loi qui nous donne une poussée?Tenir des états généraux sur l’architecture et élargir le débat pour créer au Québec un sentiment favorable à l’endroit de l’exercice de notre métier?Il faut réfléchir sur la façon dont l’architecture s’exerce et sur la façon dont elle devait s’exercer.Pour ce faire, l’appui du gouvernement est nécessaire.» Si pour l’heure ces querelles corporatives n’interpellent pas directement le grand public, plusieurs personnes touchées de plus près sont enclines à croire que «la belle province» s’avère un slogan qui sonne plutôt creux par les temps qui courent.Santé et services sociaux L’heure de l’interdisciplinarité a sonné Médecins et intervenants s’entendent pour penser la médecine du futur Réforme et nouvelles technologies aidant, le réseau de la santé et des services sociaux québécois n’est plus du tout ce qu’il était.Au cœur de ce système, les différents professionnels ont, eux aussi, vu leur pratique se transformer.Résultat: quelque dix ans après l’amorce du virage ambulatoire, l’interdisciplinarité est plus que jamais d’actualité.Mais encore faut-il savoir comment l’orchestrer, soutient Roch Bernier, président du Groupe de travail ministériel sur les professions de la santé et des relations humaines.GUY LA I N E BOUCHER En santé et en services sociaux.l’heure est aux changements profonds.«En forçant les professionnels à penser en terme de virage ambulatoire et de soins à domicile, la réforme des soins primaires a entraîné une fragmentation des organisations et ORDRE DES CHIMISTES DU QUÉBEC Un ordre qui représente la profession PROFESSION : Chimiste L'Ordre des chimistes du Québec • Est un ordre professionnel dont la raison d'être est la protection du public Au Québec, l'exercice de la chimie professionnelle est réservé en exclusivité aux membres de l’Ordre des chimistes sauf si la loi le permet.Le chimiste oeuvre à de nombreux titres notamment comme expérimentateur, producteur, surveillant des opérations, gestionnaire de procédés, directeur, contrôleur, inspecteur, chercheur, théoricien, expert-conseil et enseignant.On le retrouve dans des domaines variés, notamment la métallurgie, la pétrochimie, l'industrie manufacturière, la santé, les biotechnologies, l'environnement, l'agro-alimentaire b santé-sécurité, l'industrie pharmaceutique, papetière, minière, etc «.pour la santé des Québécoises et des Québécois.» On y travaille, nous aussi.des soins, explique le président de l’Association médicale du Québec.Daniel Wagner.La technologie qui permet aujourd’hui d’effectuer assez simplement des actes médicaux auparavant considérés comme complexes a, elle aussi, contribué à changer les choses.Au point qu’aujourd’hui, c’est toute l’organisation des services qui est en train de changer.» Une vision des choses que le président du groupe de travail sur les professions de la santé partage entièrement, précisant que rien n’est plus comme avant même au strict plan des soins.«Que ce soit à cause de l’arrivée des nouvelles technologies, de l’apparition de nouvelles maladies ou encore de l’alourdissement des différentes problématiques sociales, depuis cinq ou même dix ans, les changements qui sont survenus en matière de santé sont très importants.En fait, ils sont tellement majeurs, qu’ils ont, dans certains cas, complètement transformé la pratique des professionnels.» Utilisation grandissante de la médecine alternative: naturopathie, acupuncture, etc., accroissement de l’information en circulation grâce à Internet, outre les changements connus par le système lui-même, ce qui accentue encore davantage le virage professionnel entrepris dans le réseau de la santé selon Daniel Wagner, c’est que les patients ont, eux aussi, modifié leurs requêtes.«Parce qu’ils sont de plus en plus informés, les patients posent davantage de questions, sont plus exigeants au niveau du suivi, quand ils n’ont pas eux-mêmes décidé des médica- SOURCE AMQ Daniel Wagner, président de l’Association médicale du Québec.ments qu’ils devraient prendre.Ce sont des changements d’attitude majeurs attxquels les professionnels de la santé n’ont pas le choix de se conformer et surtout, qui nécessitent une certaine interrelation avec d’autres professionnels».Des interrelations tantôt harmonieuses, tantôt plus difficiles, face auxquelles il est urgent d’apporter certains ajustements, selon Roch Bernier.Un objectif que le mandat dévolu au Groupe de travail ministériel sur les professions de la santé et des relations humaines reflète, à son avis, très bien.Simplifier les choses Mis sur pied au printemps 2000, le groupe de travail sur les professions de la santé est l’une des six équipes formées à la de- .Technologues [PROFESSION d'aveniR Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec (514) 731-3925 1 888 731-9420 www.optsq.org Ordre des Technologues en Radiologie du Québec 7 «B, buul.Le» Galène, d'Anjou Bureau 420 AnjouQ
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