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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2000-10-03, Collections de BAnQ.

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-?w ww.ledevoir.co Devoirs LE MONDE Milosevic hausse le ton Page A 5 CULTURE Vigneault parraine le Coup de cœur francophone Page B 8 I.E M A R I) I O C T O B R E 2 O O (I 8 7c + T A X E S = I $ Deux rives, deux villes La proposition UAllier est retenue à un arrondissement près par le mandataire du gouvernement FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, est à un cheveu de gagner son pari.Le mandataire du gouvernement recommande en effet runification de toutes les villes de la Communauté urbaine de Québec (CUQ) ainsi que le regroupement de l'ensemble des municipalités de la Rive-Sud.Deux rives, deux villes, en somme.Au grand dam de l’ensemble des maires de banlieues de la CUQ, le rapport du mandataire Jean-Louis Lapointe, rendu public en fin de journée hier, suggère à la ministre des Affaires municipales Louise Harel le scénario L’Allier, à un arrondissement près.Si le gouvernement allait de l’avant avec cette proposition, ce sont donc 13 municipalités qui seraient regroupées autour de la ville de Québec dès janvier 2002.Afin de «prévoir des mécanismes de participation locale», la mégaville de Québec serait par la suite fractionnée en huit arrondissements (plutôt que sept, comme le suggérait M.L’Allier) dont la population moyenne serait d’environ 70 000 âmes.Pour M.Lapointe, la création de ces circonscriptions administratives est une condition sine qua non aux fusions suggérées.Unifiées, la haute-ville de Québec, Sillery et certaines parties de Sainte-Foy formeraient un de ces arrondissements, tout comme la basse-ville de Québec, lirnoilou et Vanier.Sainte-Foy, quelque peu éclopée, serait également transformée en arrondissement.Idem pour les villes de Charlesbourg, Des Rivières, Beauport, Cap-Rouge et «Québec Nord» (Lorettevil-le et Val Bélair notamment), élargies pour l’occasion.Situation similaire sur la Rive-Sud où 13 municipalités seraient regroupées autour de la ville de Lévis, tel que le proposait le maire de cette municipalité, Jean Garon.Vu la moindre importance démographique de cette nouvelle entité, elle ne comporterait que trois arrondissements représentant exactement les trois Municipalités régionales de comté (MRC) existantes (Desjardins, Chutes-de-la-Chaudière, Est et Ouest) et posséderait également le statut de MRC.Reconnaissant que la réflexion au sujet des arrondissements «est encore à un stade préliminaire», M.Lapointe n’en a pas moins suggéré quelques grandes lignes de fonctionnement pour «alimenter la réflexion».Ces structures, composées d’un certain nombre de districts électoraux, seraient représentées par des conseillers municipaux élus au suffrage universel.Chaque arrondissement serait appelé à désigner un président et un représentant qui siégerait au comité exécutif de la grande ville.Les responsabi- VOIR PAGE A 8: QUÉBEC 13 municipalités seraient regroupées autour de la ville de Québec dès janvier 2002 CSDM: Tépuration idéologique se poursuit L> étau se resserre de plus en plus sur la présiden-' te de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Diane de Courcy.En réunion spéciale demain, les commissaires majoritaires ne demanderont ni plus ni moins que la démission de Mme De Courcy et la purge quasi complète des membres de son parti des instances décisionnelles de la commission scolaire.Après lui avoir amputé son salaire et enlevé le poste de porte-parole officielle, voilà maintenant qu’on réclame la tête de la présidente.¦ Nos informations en page A 2 “ INDEX Annonces .B 4 Idées .A7 Avis publics.B 5 Monde .A5 Bourse .B2 Mots croisés .B 4 Culture .B8 Météo .B5 Economie .B 1 Sports .B 6 Éditorial .Afi Télévision .B7 \JA violence s’accentue à Gaza » JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard s’est recueilli hier à l’hôtel de ville sur la tombe de Pierre Elliott Trudeau.Trudeau de retour chez lui LOUISE LEDUC LE DEVOIR T 'ai fait plus de mille kilomètres pour ve-^ J nir jusqu ’ici! Et seuls le pape et Pierre Eluott Trudeau peuvent m’inciter à effectuer un tel voyage!» Avec son fils, Molly Tracy est partie de Kapuskasing, en Ontario, pour rendre un dernier hommage à Tex-premier ministre canadien, hier à l’hôtel de ville de Montréal, et pour assister à ses funérailles, aujourd’hui, à la Basilique Notre-Dame.Après plus d’une heure d’attente tout au long de la journée, des milliers de personnes ont pu se recueillir devant le cercueil de Pierre Elliott Trudeau, avant de ressortir du hall d’honneur de l’hôtel de ville les yeux souvent rougis et le mouchoir à la main.Les Québécois et les Canadiens nés à l’étranger étaient particulièrement nombreux et émus, hier.En matinée, une dame tout de noir vêtue craquait devant le cercueil, pleurant et hurlant dans une langue étrangère, en une plainte décuplée par l’écho des murs de l’hôtel de ville.Pour eux tous, Pierre Elliott Trudeau VOIR PAGE A 8: TRUDEAU La communauté internationale multiplie les appels au calme AGENCE FRANCE-PRESSE, REUTERS Gaza — Les combats entre Israël et les Palestiniens se sont intensifiés hier, les Israéliens utilisant pour la première fois des hélicoptères d’assaut pour attaquer des cibles à Gaza, alors qu’en Israël même les affrontements entre manifestants arabes et la police s’aggravaient.Ces nouveaux combats portent à 56 le nombre de morts enregistrés depuis le début de la vague de violences, vendredi, dans les territoires palestiniens et en Israël.Les blessés se chiffrent par milliers et des hélicoptères de l’armée jordanienne ont acheminé hier une quinzaine d’entre eux vers des hôpitaux de Amman.L’attaque des deux immeubles de Gaza par des hélicoptères équipés de missiles a fait plusieurs dizaines de blessés, selon les témoins, bien que les bâtiments ment été vides.Le chef d’état-major adjoint des forces armées israéliennes, le général Moshe Yaalon, a justifié cette première en assurant que les deux bâtiments étaient utilisés par des policiers palestiniens et des membres VOIR PAGE A 8: GAZA « On ne lutte pas contre l’émotion d’un peuple avec des blindés», dit Chirac.REUTERS La nouvelle vague de violence a déjà fait 56 morts et les blessés se chiffrent par milliers.Les Québécois boivent plus.et mieux JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Etait-ce à cause de toute la frénésie entourant les Jeux olympiques de 1976?Ou encore, parce que, à l’époque, non seulement le Canadien jouait-il en séries éliminatoires, mais il gagnait la coupe Stanley?Quoi qu’il en soit, la consommation d’alcool des Québécois, même si elle recommence timidement à grimper, est encore loin des sommets atteints en 1976.Mais si les À égalité avec l’Alberta, le Québec est encore loin de la consommation d’alcool.égalité avec l'Alberta, le Québec est cependant encore loin de la consommation d’alcool.au Yukon.Les Québécois boivent moins, constate Hans Brouillette de l’Association des restaurateurs du Québec, mais ils boivent mieux.De 142 litres d’alcool en 1976 (sept litres de spiritueux, 126 litres de bière et neuf litres de vin), la consommation annuelle moyenne d’un Québécois de plus de 15 ans est descendue à 105 litres en 1994 (deux litres de spiritueux, 91 litres de bière et douze litres de vin).L’an dernier, la consommation a au Yukon.Québécois boivent annuellement beaucoup moins augmenté à 111 litres (trois litres de spiritueux, 94 de bière et de spiritueux, ils ont compensé en dégustant près de deux fois plus de vin qu’avant.A VOIR PAGE A 8: ALCOOL SPIRITUEUX BIÈRE 1.Yukon 12,8 1.Yukon 143,3 2.TNO 9,7 2.Québec 94,4 3.Manifoba 8,3 3.Alberta 91,3 Canada 6,1 12.Québec 2,6 Canada 85,3 VIN TOTAL — 1.Yukon 17,7 1.Yukon 173,8 2.Québec 14,2 2.Alberta 111,5 3.C-B 13,8 3.Québec 111,2 Canada 11,2 Canada 102,6 7 K \ I / 1 L M E S E N T R E T I E N S PU CEN T R E J A C Q U E S CA R T I E R 2 a ii 6 «cl O b r e 2 0 0 0 CONFERENCE D'OUVERTURE LA MONDIALISATION ET SES EFFETS SUR LA NATION SOUS LA PRÉSIDENCE DE Raymond Barre TC JACQUES OTTER Université de Montréal Pavillon Am 290Ô, boulevard Ëdouard-Montpetit Mardi 3 octobre, 15 h 30 CONSULTEZ LE SITE : www.umontreal.ca lion principal (sous la grande tour) iphithéâtre Ernest-Cormier 0, boulevard Édouard- CNTR I I I I HR i CONFÉRENCIERS Bernard Landry ANIMATEUR : Bernard Descôteaux Bob Rae Philippe Séguin Université fHl de Montréal 778313000658 I V.DEVOIR, LE MARDI 3 OCTOBRE 2 O O O A 3 -* LE DEVOIR ?- TRUDEAU 1919-2000 Le dernier voyage Tout au long du parcours du train, des milliers de personnes saluent l’ex-premier ministre Margaret Trudeau s’effondre sur les pelouses du Parlement HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Après un déferlement d’émotions sans précédent pendant deux jours sur la colline parlementaire, la dépouille de l’ex-premier Pierre Elliott Trudeau a quitté Ottawa en direction de Montréal, hier matin.Plusieurs centaines de personnes se sont massées sur le quai de la gare d’Ottawa pour dire un dernier adieu à l’homme qu’ils admiraient tant.Auparavant, la dépouille quittait l’enceinte du Parlement canadien pendant que se faisait entendre une salve de 19 coups de canon.La cérémonie de départ a remué des émotions chez les personnes qui se recueillaient «On doit célébrer la vie de Pierre Trudeau mais à la fois, on ressent une grande tristesse quand on voit qu'il quitte le Parlement pour la dernière fois, a dit la ministre du Patrimoine canadien Sheila Copps.Cest un souvenir qui va me rester.» Le cortège funèbre est entré en gare vers 8h40, précédé de deux motocyclettes de la GRC.Dans un silence de recueillement huit agents de la GRC ont transporté doucement le cercueil jusqu’au train spécial drapé de noir sous les regards du premier ministre Jean Chrétien, de son épouse Aline, de ses deux fils Justin et Sacha et de ses amis proches.L’air attristé, M.Chrétien n’a prononcé aucun discours.Il a tout simplement serré Justin et Sacha Trudeau dans ses bras avant que ceux-ci ne montent à bord du train.Tout au long du parcours, de petits groupes de citoyens se sont rassemblés pour saluer l’ex-premier ministre.Certains observaient le silence, la main sur le cœur, tandis que d’autres saluaient le convoi de la main, les larmes aux yeux.Dans les usines etles terrains de stationnement, les gens s’arrêtaient pour saluer la dépouille de l’ex-premier ministre Trudeau.Ces gestes d’affection et de reconnaissance ont profondément touché les fils Trudeau, qui ont décidé spontanément de se montrer et de tendre la main aux Canadiens qui les saluaient le long de la voie ferrée.A Limoges, le convoi a été accueilli par quelques personnes.Un camion de pompiers était garé au bord de la voie ferrée tandis qu’un homme sur son tracteur attendait le passage du train, le regard tourné vers la voie ferrée.À Casselman, quelques centaines de jeunes ont applaudi à tout rompre le passage du wagon funéraire de quatre wagons en arborant le drapeau canadien et le drapeau franco-ontarien.A Coteau, la première gare en sol québécois, quelque 200 personnes attendaient patiemment, petits drapeaux et roses rouges en main.Un homme avait enroulé fièrement un gros drapeau canadien sur un bâton de hockey qu’il agitait dans les airs.Comme ailleurs, l’accueil a été délirant à Dorval.Quelque 1000 personnes s’étaient massées sur le quai.Les larmes aux yeux, elles agitaient la main et leurs drapeaux.D’autres faisaient le salut militaire.Des dizaines de voitures s’étaient également arrêtées sur l’autoroute 20 et klaxonnaient au passage du train.Sur une pancarte oji pouvait lire: «Reposez en main, cher patriote.» Eprouvés par le décès de leur père, Justin et Sacha ont entrouvert la porte du train pour accueillir des roses rouges et tendre la main aux Canadiens.«Je les ai vus rentrer et ils avaient de la difficulté à contenir leurs larmes, de toute évidence, a signalé le sénateur Jacques Hébert aux journalistes qui voyageaient à bord du train.Ils prenaient de grandes respirations.» n_ ISSili v JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’aîné des enfants Trudeau, Justin, embrasse le cercueil dans lequel son père repose.Les enfants Trudeau ont reçu les témoignages d’amitié des Canadiens qui, massés sur, le bord de la voie ferrée entre Ottawa et Montréal, ont rendu hommage à l’ex-premier ministre.A Ottawa, î’ex-épouse de M.Trudeau,_ enlaçant sa fille de 11 ans, Alicia Kemper, a éprouvé un malaise quand un journaliste lui a rappelé que son fils Michel, mort il y a un ans, aurait célébré ses 25 ans, hier.JIM YOUNG REUTERS JONATHAN HAYWARD REUTERS ?' = Canada 6433 Œ 6433 «MSI PRESSE CANADIENNE Ottawa — L’ex-épouse de Pierre Elliott Trudeau, Margaret, s’est effondrée, en larmes, sur les pelouses du Parlement, hier matin, lorsqu’un journaliste lui a fait remarquer que son fils cadet, Michel, mort dans une avalanche le 13 novembre 1998, aurait eu 25 ans le jour même.Mme Trudeau, qui perd un ex-mari auquel elle était, dit-on, encore très attachée, est aussi, on l’oublie souvent, la mère de deux jeunes hommes risiblement très affectés par la mort de leur père, qui doivent de surcroît affronter dans leur peine les feux constants des médias.Depuis quelques jours, elle a été sans défaillir aux côtés de Sacha et Justin, en public, soutenant les garçons dans leur douleur.Déjà, lors de l’annonce de la maladie de M.Trudeau, le 7 septembre, elle était près d’eux à la résidence de l'ex-premier ministre, avenue des Pins, où il est décédé d’un cancer, jeudi dernier, à l’âge de 80 ans.Mme Trudeau était là samedi matin, encadrée de ses fils, lorsque la dépouille de l’ancien premier ministre est arrivée à l’aéroport d’Ottawa, en provenance de Montréal.Elle était là encore quelques minutes plus tard lors de l’arrivée du cercueil au Parlement, où la dépouille a été exposée en chapelle ardente pendant toute la fin de semaine.Dimanche soir, elle est revenue devant le cercueil, cette fois avec des proches à elle, dont sa fille née d’un second mariage.Elle avait oublié Hier matin, Sacha et Justin ont accompagné la dépouille de M.Trudeau, en train, d’Ottawa à Montréal, où elle a été exposée toute la journée en chapelle ardente à l’hôtel de ville.Au ministère du Patrimoine canadien, responsable du protocole, on explique que c’est la famille qui a décidé que Mme Trudeau ne serait pas du train funéraire, hier.Restée seule à Ottawa, après le départ du cercueil et des garçons, Margaret Trudeau s’est alors rendue à la Flamme du centenaire, au pied de la colline parlementaire, où des dizaines de Canadiens déposent, depuis jeudi soir, fleurs, messages et chandelles.Après avoir fait le tour du monument et accepté d’un hochement de tête les condoléances de quelques citoyens, elle a entendu le journaliste Mike Duffy, de CTV, lui rappeler que c’aurait été l’anniversaire de son fils cadet, Michel, hier.Son visage s’est alors tordu de douleur, et des proches qui l’accompagnaient l’ont emmenée à quelques mètres de là.«C’est l’anniversaire de Michel aujourd’hui», a-t-elle dit.«Je ne m’en souvenais pas.» Puis, elle s’est effondrée, à genoux, sur la pelouse de la Colline parlementaire.Un policier de la Gendarmerie royale du Canada a demandé aux badauds de leur laisser un peu d’air, et lés proches de Margaret Trudeau l’ont aidée à se relever.Une heure plus tard, le vice-président aux nouvelles à CTV, Robert Hurst, et le journaliste Duffy ont tour à tour appelé Mme Trudeau pour présenter leurs excuses, «qu’elle a gracieusement acceptées», a dit M.Hurst Michel Trudeau, fils cadet de Pierre Elliott et Margaret, était mort le 13 novembre 1998, à l’âge de 23 ans, dans une avalanche en Colombie-Britannique.Son corps, emporté dans un lac, n’a jamais été retrouvé.Tous les drapeaux cubains sont en berne Castro est à Montréal pour rendre hommage à son vieil ami PRESSE CANADIENNE ET REUTERS Ottawa — Le président cubain Fidel Castro assistera aux funérailles de Pierre Trudeau, aujourd’hui à Montréal.L’information a été confirmée hier après-midi par le ministère canadien des Affaires étrangères.Tous deux têtus, parfois espiègles, passionnés de politique et également formés chez les Jésuites, Fidel Castro et Pierre Trudeau s’étaient pris d'amitié l’un pour l’autre lors de leur première rencontre, en 1976, et ont continué à se voir régulièrement, longtemps après que M.Trudeau eut quitté la politique.Mark Entwistle, l'ambassadeur du Canada à Cuba entre 1993 et 1997, se souvient avoir vu à plusieurs reprises les deux hommes dîner ensemble pour ensuite discuter toute la nuit.Selon M.Entwistle, Castro avait beaucoup d’admiration pour Trudeau, avec le-uel il aimait parler notamment es subtilités de la politique étrangère américaine.«Fidel Castro avait tendance à dominer les conversations dans les rencontres, il a une personnalité très énergique, a raconté M.Entwistle, aujourd’hui conseiller en chef du leader conservateur Joe Clark.Je l’ai rarement vu écouter quelqu’un comme il écoutait Pierre Trudeau.Il restait même silencieux pendant de longs moments.» Pour rendre hommage à son ami, le leader cubain a ordonné hier que tous les drapeaux du pays soient mis en berne, pour une période de deuil de trois jours.Il a de plus adressé une lettre au premier ministre Jean Chrétien dans laquelle il salue Pierre Trudeau comme «un éminent homme d’É-tat, personnalité internationale, défenseur de la paix et des bonnes relations entre les peuples».Il y rappelle l’appui de l’ancien premier ministre au régime de La Havane lors de l’embargo économique américain, vieux de quatre décennies, affirmant que M.Trudeau a «ouvertement et fermement maintenu sa position à l'encontre de la politique impérialiste hostile envers Cuba».Le Canada s’est toujours opposé aux sanctions contre Cuba, même si Ottawa a aussi appelé à des réformes du système politique cubain à parti unique.Castro a brièvement visité le Canada à deux reprises en 1959, et il y a quelques années son avion s’était posé à Vancouver pour faire le plein, mais il n’est jamais venu ici en risite officielle.Dans sa lettre, M.Castro exprime «son plus profond regret pour la perte irréparable» de Pierre Trudeau, dont les Cubains se souviendront toujours «pour sa contribution au développement de relations amicales et ininterrompues entre les peuples cubain et canadien».Pierre Trudeau a inauguré une nouvelle ère dans les relations Canada-Cuba, et une amitié qui allait perdurer pendant des décennies.11 a été le premier leader de l’OTAN à se rendre à Cuba, le premier aussi à voyager en Chine et en Union soviétique, au déplaisir des Américains.Ces dernières années, M.Tru- deau a fréquemment rendu visite à Castro en privé.Il résidait dans une pension à Cuba, et se plaisait à pratiquer la plongée en mer.Outre le président cubain, le Prince Andrew, l’ancien chef d’Etat américain Jimmy Carter, l’ex-premier ministre français Raymond Barre et plusieurs autres dignitaires feront partie des invités.Danielle DUCHESNEAU Danielle OUELLETTE Francine SIMQNEAU Collection dirigée par Denise SOULIÈRES Dans les parages cahlar de l'dièue Cahier 80 pages-11,50$ LIDECinc.Sciences humaines au primaire.En uente nans toutes les liOraines MONDIALISATION ET CONFERENCE D'OUVERTURE DES TREIZIÈMES ENTRETIENS DU CENTRE JACQUES CARTIER LIEU : Université de Montréal Pavillon principal (sous la grande tour) Amphithéâtre Ernest-Cormier 2900, boulevard Édouard-Montpetit Métro Université-de-Montréal QUAND : mardi 3 octobre 15 h 30 I N T R I F.I I B R F SUR LA NATION TABLE RONDE sous la présidence de Raymond Barre, maire de Lyon et ancien premier ministre français.TC JACQUES CARTIER CONFÉRENCIERS : Bernard Landry, vice-premier ministre du Québec Bob Rae, ancien premier ministre de l'Ontario Philippe Séguin, député des Vosges, ancien président de l'Assemblée nationale française ANIMATEUR : Bernard Descôteaux, directeur du journal Le Devoir Université de Montréal CONSULTEZ LE SITE w w w .u m o n i r e a
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