Le devoir, 23 septembre 2000, Cahier G
LE DEVOIR, LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 SEPTEMBRE 2 0 0 0 LE DEVOIR Construire et rénover Cité du multimédia Les grues poursuivent leur étrange chorégraphie dont le quadrilatère encerclé par les rues de la Commune, McGill, Duke et William constitue le théâtre.Le virtuel prend forme.Une cité du multimédia s'érige parmi un agglomérat de bâtiments vétustes qui ont pour la plupart connu la déréliction.Et le pouls de cette renaissance se fait déjà sentir.Page 4 ¦ mm.mmu IB Les visages de Montréal deviennent multiples.Dans le «grand» centre-ville, de Notre-Dame-deGrâces à Hochelaga-Maisonneuve et de Ahunstic jusqu’au fleuve, la tendance est autre: il s’agit dans ces lieux de conserver le patrimoine bâti montréalais.Là, les rénovations sont de mise et une nouvelle construction est acceptable si elle s’insère («se glisse» serait même plus précis) dans la trame existante: une construction récente de l’Atelier Schème est à cet égard exemplaire.Ailleurs, à Pointe-Sainte-Charles ou sur le Plateau, des particuliers réhabilitent des constructions centenaires normalement vouées à la démolition.Dans certains cas, la refonte du rôle d’évaluation a donné à ces résidences des valeurs accrues, explicables par une forte demande: l’augmentation des taxes sera conséquente, surtout sur le Plateau où les hausses dépassent souvent les 30 %.Tel semble être le prix à payer pour vivre dans un Montréal en bonne santé économique.Il est prématuré de parler maintenant d’une nouvelle ville.Comparé à celui des métropoles européennes ou américaines, le succès montréalais demeure timide.Pour les années à venir, Montréal demeurera une ville où il fera bon vivre, seuls les «locaux» trouvant inacceptables des embouteillages qui seraient décrits ailleurs comme de simples ralentissements de la circulation.L’avantage d’une telle situation est qu’il demeure possible de contrôler la croissance, de grandir en respectant ce qui existe déjà.Normand Thériault Wmi mfWX&K.'- ¦ •' " mm SOURCE: SCHÈME La morosité à cédé la place à l’enthousiasme.Montréal, métropole québécoise, renaît d’un long sommeil qui avait fait croire que la reprise économique, et ces inévitables retombées, n’avait lieu qu’ailleurs.Tout récemment, dans le secteur de la construction, il y a eu assouplissement des normes: il devenait soudainement facile d’obtenir des cartes syndicales d’apprentis, la demande dépassant l’offre.Un boom est en cours, visible pour celui qui tous les jours circule sur l’autoroute Bonaven-ture où sur ses abords s’érigent les nouvelles constructions de la nouvelle Cité du multimédia: depuis longtemps, jamais une initiative gouvernementale n’avait produit des résultats architecturaux assez tangibles.Aussi, à peine sorti de l’autoroute, notre automobiliste, quand il se dirige vers le «vieux», doit alors éviter les zones de construction successives, celle sise autour du Palais des congrès n’étant pas la moindre.La reprise ne touche pas le seul secteur de la construction commerciale.Que ce soit dans l’Est, le vieux toujours, mais surtout dans les quartiers périphériques au centre-ville, les nouvelles habitations surgissent l’univers du condo et du multi-résidentiel s’impose, la banlieue éloignée demeurant le royaume de Tunifamilial.RESIDENCES DÉCOR QUOTIDIEN POINTE-SAINT-CHARLES VILLERAV Page 2 Page 3 HOCHELAGA-MAISONNEUVE Page 5 TABLES D'APPOINT Page 4 LK DEVOIR.LES SAMEDI 2 3 ET DIMANCHE 24 SEPTEMBRE 2 0 00 HABITATION Pointe-Saint-Charles La grande maison Une rénovation exécutée en respectant la construction originale La Pointe Saint-Charles.Au fil des ans, ce quartier s'est fait malmené, avec mauvaise réputation à la clé.Pourtant, peu à peu, des gens reviennent et s'y installent en reconnaissant, sous les maisons barricadées, un grand potentiel architectural.MARIE-HÉLÈNE ALARIE LE DEVOIR La Pointe Saint-Charles, fondée au XK' siècle, fait partie de ces quartiers où ont évolué les communautés ouvrières de Montréal.Les maisons en rangées sont typiques de la Pointe.Les plus anciennes datent de 1855 et auraient été construites pour loger les ouvriers employés à la construction du pont Victoria.On construira ce type de maison jusqu’en 1915.Vers 1880, la mode est exubérante.Les façades des maisons deviennent plus décorées.On y ajoute des lucarnes et des tourelles, des fenêtres en saillie, des balcons en bois tourné et des portes moulurées.Dans ces résidences, vivait la bourgeoisie du quartier.Sous l’arbre C’est le cas de cette belle et grande maison, construite vers 1900, avec sa façade de pierres, cachée sous un arbre majestueux.Contrairement à la majorité des maisons, celle-ci possède un large terrain et est ouverte sur trois côtés.Tous ces attraits avaient piqué .PASCALE B.SIMARDLE DEVOIR Dès l’entrée, on remarque l’imposant escalier qui mène à l’étage.Après le succès des Phases I et II, voici : I F HAUT SAINT- NORBERT Phase III 35 nouveaux condos la curiosité d’un couple résidant de la Pointe depuis déjà huit ans.Depuis de nombreuses années, ce cottage avait été transformé en duplex.Lors de la première visite, les nouveaux propriétaires ont constaté que le deuxième étage n’était pas habité, et ce, depuis longtemps.Il fallait beaucoup d’imagination pour redonner à cette demeure son allure originale.Mais nos heureux propriétaires n’en étaient pas à leur premier projet.Sur une période de cinq ans, ils avaient transformé leur première maison: installer des fenêtres, refaire des planchers et une cuisine au complet, ils y avaient déjà goûté.Pourtant cette fois, l’ampleur des travaux exigeait que tout soit exécuté avant qu’ils n’emménagent.Le mandat quatre mois pour refaire une maison de la cave au grenier.Tout a débuté au mois de mai dernier.«Je suis tombé en amour avec la maison la première fois que j’y ai mis les pieds», raconte Robert Deschamps, entrepreneur.Sa compagnie, SODERO, se spécialise dans la réalisation de demeures personnalisées, que ce soit des projets de rénovations ou de maisons neuves.En 1999, SODERO remporte un prix Domus pour la rénovation d’une maison centenaire.Conservation Ici, l’intention est claire: on veut préserver les éléments d’origine.Lors de la démolition, toutes les boiseries seront conservées.On a même tenté de sauver les moulures de plâtre abondantes sur les plafonds: «Au départ, on savait qu’il pillait redresser la maison, mais rapidement on a réalisé l’étendue de l'affaissement et on a dû ajouter deux poutres supplémentaires», rappelle Robert Deschamps.En remontant la maison lentement, sur une période de plusieurs mois, peut-être que les éléments de plâtre auraient survécu, mais malheureusement avec des délais plus courts, le choc s’est fait ressentir et adieu les magnifiques rosaces.Si le plâtre a disparu, il en va tout autrement du bois, présent dans toute la maison.Tout d’abord l’extérieur a subi une cure de rajeunissement.Sablage et peinture pour les balcons, les tourelles et le toit.Ensuite on a récupéré les portes extérieures, qui étaient dans un piteux état On a remplacé le bois pourri par du bois neuf des vitres isolantes et des coupe-froid assurent une étanchéité semblable I • v'I ^ SOURCE PROPRIÉTAIRE Le salon avant.PASCALE B.SIMARD LE DEVOIR La façade de pierres a subi une bonne cure de rajeunissement.à celle des portes neuves.Dès l’entrée, on remarque l’imposant escalier qui mène à l’étage.Lors de la transformation en duplex, la rampe avait été camouflée.C’est pendant la démolition qu’on a découvert sur son pilastre les délicates sculptures, ainsi que des caissons qui décorent le limon.Une partie de rampe manquant à l’étage, a été remplacée et aujourd’hui l’escalier reprend son allure d’an tan.Étage < L’étage s’ouvre sur quatre chambres et une grande salle de bains.Dans toutes ces pièces on retrouve les planchers d’origine, à l’exception d’une seule.Aujourd’hui transformée en chambre d’enfant cette pièce a servi de cuisine pendant longtemps et son revêtement de sol en avait beaucoup souffert.Il a fallu refaire un plancher, mais non sans avoir récupérer quelques planches originales qui ont servi ailleurs pour restaurer les parquets.La cuisine occupe presque tout l’arrière du rez-de-chaussée.Dans ce grand espace on a reconstitué une cuisine aux allures campagnardes.On ne voulait pas de gadgets, mais une cuisine moderne et fonctionnelle.On a fait appel à Jean-Claude Neveu, ébéniste.Le couple connaissait déjà le travail de M.Neveu pour avoir fait appel à ses services lors de la rénovation de la cuisine de leur maison précédente.On a repris ici l’idée de ce mur couvert, du plancher au plafond, d’une série d’armoires vitrées.Sur le mur opposé, encore du rangement qui s’étire jusqu’au plafond dans lequel on a encastré frigo et cuisinière.Au centre de la pièce, un immense îlot, qui contient l’évier de céramique, sépare la cuisine du coin repas.Un mur de briques vient donner encore plus de chaleur à la cuisine.Cette brique, c’est en fait le dos de la cheminée qu’on a déshabillée et qui trône dans la salle à manger.Partout dans cette maison confortable et lumineuse, on retrouve des tons de jaune pâle très doux.Cette couleur assure l’harmonie entre les parquets à la riche couleur caramel et les boiseries toutes recouvertes de blanc.Entreprendre des travaux majeurs de rénovations dans un délai très court n’est pas de tout repos.Dans ce projet les propriétaires ont investi beaucoup de leur temps.Mais après quatre mois à courir, à PASCALE B.SIMARD LE DEVOIR suer, à s’inquiéter, ils habitent aujourd’hui, une maison qui leur ressemble, une maison qui reprend possession de son âme.Pour information: SODERO, Robert Deschamps, entrepreneur 'i> ¦ojorr-jp t-vt (450) 446-4753 .TECHNIFORM, Jean-Claude Neveu, ébéniste (514) 761-5117 ffl ACTUEL 8* (depuis 1984) DESIGN SOIGNÉ, 6 étages, ascenseur construction en béton DISTRIBUE PAR ACTUELS import design inc.A T T I S T A Dossier arrondi très enveloppant pour plus de conroi > Assise ergonomique de gronde guolile over ou sons repose-pieds.Entièrement dehoussablc Dimension .fauteuil 60 causeuse IA5 et solo 200 cm Tél.: (514) 335-0705 A partir de 104 000 ?taxes Condo modèle et bureau des ventes : 90, rue St-Norbert, Montréal (sud de Sherbrooke est de Saint-Laurent) Lun., mar, mer.16 h a 20 h ® Sam .dim.13 h a 17 h M-louronl Jeu., vend.sur rendez-vous Tél.: (514) 849-1818 I [fit] DÉVELOmMENTS RACHEL IUIIEN INC, UCfK» RBQ 9007-5443-0 555, RUE DE LA COMMUNE i PASCALE B.SIMARD LE DEVOIR La cuisine occupe presque tout l’arrière du rez-de-chaussée.HABITATION R É N 0 V E II.ET CONSTRUIRE CE CAHIER SPÉCIAL EST PUBLIÉ PAR LE DEVOIR Responsable NORMAND THERIAULT ntlierianltoledcvoir.ca 20r)0.me dr Bleury, 9' élage.Montréal (Québec) HSA 3M9.Tél.: (514) 985 3333 rcdaclionolcdcvoir.coni FAIS C E Q II E DOIS JJAII www.quai3.coi LUNDI AU JEUDI DE 16H A 21 H.SAMEDI ET DIMANCHE DE I3H A17H.I RÉALISÉ PAR ALLIANCE LES CONSTRUCTEURS URBAINS 514 848 07111 SAINT-SAUVEUR NOUVEAU.Maisons de ville en copropriété Phase 1 et 2 prévente n ersonnalisées • SJU Itthutt •ttmlth itsponibUt dont 7 inc ,in;« • Vut sur lis pgntns il à QMlqiist pts /tu Ment SM-Sêmur • Domilnt privé me tirrlin ctnlréUt Pniel clé vu mâtn • 3 unltis moéèlei i visiter ! iLBHaRTaTBNS ’ Internord.noo a?« ni» ri Pournto .(514) 217-0107 Sans tas 1 877 393-7778 •Pm.lildivmént • Piscine chmltte Bureau des ventes ouvert 7 tous - earn llhàin ¦tara» U, wm 60 m.UmnMM S**S*«w ançlnVenei Lac Uê§» www.lntnrnord.wt L E I) E V 0 1 K .L E S S A M EDI 2 A E I I) I M A N < HE 21 S E P T E M B R E 2 (I 0 0 (i :i * HABITATION - Villeray Vingt sur quatre-vingts La maison Courville-Lauzon Vingt pieds par quatre-vingts: la dimension d’un terrain à construire qui aurait rendu claustrophobe plus d’un banlieusard, mais sur lequel François Courville et Andrée Lauzon n’ont pas hésité à ériger leur étonnante petite maison.Pourtant, on la voulait spacieuse et lumineuse d’un bout à l’autre.Un défi que s’est vite empressé de relever le partenaire en affaires de François, l’architecte Marc Blouin.JACQUES MARTIN Située tout à l'étroit parmi une série de maisons en rangée de la rue de Gaspé, au sud de Jarry, cette maison unifamiliale s’insère parfaitement au centre d’un quartier de Montréal très recherché, car le prix des maisons y est (encore) très abordable et l'accès au transport en commun y est très facile.De plus, la proximité de l’extraordinaire marché Jean-Talon rend ce quartier très populaire auprès des petites familles en quête du duplex transformable en unifamiliale.Basé sur la relation entre l’extérieur et l’intérieur: mêmes matériaux, même expression des volumes, cette maison se présente comme un cisaillement de volumes en façade (retrait de 4 pieds de l’entrée) et à l’arrière, (davantage accentué par le traitement des matériaux).Ce cisaillement exprime clairement les fonctions internes de la maison, et donne ainsi un premier indice de la logique utilisée par l’architecte et ses clients: un beau jeu de plans et de structures.Une terrasse et plein de lumière L’intérieur de cette petite maison unifamiliale est vraiment très lumineux, grâce à ses 2500 pieds carrés (250 m2) de plancher admirablement bien utilisés, du sous-sol à l’étage supérieur: ce qui la rend aussi très agréable à habiter.Le rez-de-chaussée est essentiellement une grande surface ouverte qui apparaît comme une succession de pièces bien définies.«On aime ça justement parce que c’est petit.tout en ayant l’air grand.On peut facilement s'isoler d’une pièce à l'autre.», remarque Diane.Le plan de la maison est aussi fort simple: un long corridor habitable utilisant au maximum l’espace entre la rue et la ruelle arrière, incluant un stationnement à l’arrière.«Ici, on a étiré le bâtiment en horizontal au maximum.On est allé à la limite avant arrière, et évidé le centre, créant ainsi un espace central entièrement vitré et très lumineux.», précise Marc Blouin, qui n’en est pas d’ailleurs à son premier projet de la sorte, puisqu’on lui avait remis le prix de l’Ordre des architectes du Québec en 1993 pour la réalisation de sa propre maison, construite sur un terrain de proportion identique, mais cette fois sans cour-terrasse intérieure.La solution retenue pour la maison Courville-Lauzon, et à laquelle a également participé l’autre associé de Schème, l’architecte Philippe Lu-pien, semble cependant beaucoup plus simple et mieux adaptée aux besoins d’une petite famille.Ainsi l’élément central de ce projet est l’occupation maximale du sol, contigu de chaque côté.Le rapport entre le volume intérieur et le périmètre y est à son maximum.La partie espace de vie occupe 13 pieds de largeur, alors que tous les services et aires de circulation ont été regroupés dans les sept pieds restant (mécanique, toilettes et salle d’eau à l’étage, cuisine laboratoire avec îlot, les entrées et sortiee de la maison, ainsi que l’escalier pour accéder à l’étage où sont situées les deux chambres).Seule une structure apparente de colonnes et poutres en lamellé collé de pin marque la transition entre les deux parties de la maison.Un jardin à contempler Mais le cœur de cette maison réside dans l’intimité offerte par une petite cour terrasse intérieure entièrement vitrée, et aménagée au centre de la partie espace de vie; une stratégie fort intéressante permettant d’acheminer le maximum de lumière naturelle jusqu’au cœur de la maison et à l’avant, ainsi que sur les deux étages.Si bien que l’architecte bien connu Jacques Rousseau aurait suggéré qu’il s’agissait (presque d’une absence de bâtiment».Un compliment, pour nos architectes.On accède à cette petite cour terrasse soit depuis le salon, soit depuis la salle à manger grâce à deux portes de garage qu’on laisse SPECIAL MARS 2000 ATELIER BARIBEAU inc.REMBOURRAGE - DÉCAPAGE • Excellent choix de tissus en magasin • Décapage et réparation de meubles • Réparation et finition de meubles de rotin SERVICE À DOMICILE GRATUI Aussi disponible IRECOUVREMENT DE MEUBLES AVEC VOTRE TISSUl 30 A 50 % DE REDUCTION SUR LES TISSUS EN MAGASIN ££*"“5 Ul 72«-4138 Spécial ur les aînés SOURCE SCHÈME Vue arrière de la maison, avec terrasse.généralement ouvertes durant la saison chaude.La terrasse sert également d’aire de jeu pour l’enfant du couple.De plus, on a su tirer profit du mur de briques extérieur de la maison adjacente, sur lequel pousseront des grimpants, dès l’été prochain.Mais l'hiver, elle se transforme en véritable jardin de contemplation, avec la neige qui s’y dépose, flocon par flocon.Quoi de plus zen et de plus romantique! C’est d’ailleurs là qu’on a installé le sapin de Noël, l’hiver dernier.«Ça crée des tableaux différents, en harmonie avec les saisons, la pluie, la neige, et des lumières naturelles auxquelles nous ne sommes plus habitués en milieu urbain, et qui viennent animer la maison durant toute l’année», déclare François Courville.Des détails significatifs Plusieurs aspects de l’aménagement intérieur viennent renforcer l’intérêt que nous avons envers cette maison.D’abord, détail architectural: toutes les plinthes au bas du mur ont été légèrement placées en retrait et surélevées, donnant ainsi l’impression que le mur flotte à environ 1 pouce du sol.Si ce détail n’a rien de nouveau en construction, il est toutefois utilisé presque unique ment dans le commercial et l’institutionnel, on ne le retrouve que rarement en construction résidentielle.De la même manière, on utilise un système de chauffage conventionnel au gaz à air chaud acheminé à des ouvertures au plancher, évitant ainsi l’utilisation d’éléments muraux (plinthes chauffantes) peu esthétiques.Ensuite, pour la cuisine laboratoire, on a privilégié un poêle commercial au gaz et des armoires modulaires achetées chez IKEA, en bouleau, avec portes en verre opalescent, et un comptoir noir «tout simplement parce que ces armoires cadraient parfaitement avec le style de la maison et qu’elles rencontraient notre budget», expliquent les propriétaires, n’en déplaise aux puristes.L’escalier donnant accès à l'étage supérieur est particulièrement intéressant et amusant, puisque le li-mont et le garde-corps sont combinés en une seule et même pièce de contreplaqué trois quarts double en merisier, découpée en dents de scie; on l’a surnommée avec humour.«l’égoïne» de la maison.L’escalier à l’entrée et le plancher de la r* l yv 2 nouveaux projets à deux pas du parc Lafontaine PROMOTION PRÉVENTE 372 à partir de 65000* taxas 472 àpaifrdeSO900*taxes(ndusas Pour ur têmrs limité •terrasse 12x8 • lattes bois franc érable' 1 bain podium et douche séparée néo-angle • mezzanine: 2 terrasses (14 x 20) et balcon Sherbrooke Scalimar Inc.¦ fl scalimar@pod.ca [sureau dos ventes: 600, ShCrbrOOkO Est, #302 Montréal (514) 843~0200| SOURCE SCHÈME Façade de la maison Courville-Lauzon.terrasse sont en pruche brut verni et le dallage de pierres extérieur se poursuit jusqu’à l'intérieur de la maison.Le plancher en noyer massif ajoute à l’aspect chaleureux de la maison.Enfin, un atelier de graphisme a été aménagé au sous-sol, à l’avant, afin d’accommoder Andrée, qui est travailleuse autonome.Comme on a surélevé le rez-de-chaussée de quelques pieds, l’entrée de la maison à l’avant permet également d’accéder à son bureau.De plus, on a percé une ouverture sur toute la largeur du salon, au rez-de-chaus-sée (puits de lumière protégée par un garde-corps), et donnant directement au-dessus du poste de travail d’Andrée.Elle peut ainsi bénéficier de toute la lumière baignant en permanence dans la maison et éviter un trop grand isolement.«Nous voulions simplement montrer qu'une maison contemporaine pouvait à la fois être habitable et accessible à la majorité des gens», de préciser François Courville.Il est clair, en terminant, que si les concepteurs de Schème n’ont pas inventé la cour intérieure avec ce projet, ni le détail de la plinthe, ni plusieurs autres éléments de design qui font le charme de cette maison, ils ont cependant eu la bonne idée de reprendre tous ces éléments et de les faire cohabiter dans un quartier comme Villeray, et ça, c'est plutôt inhabituel.Si bien qu’il serait intéressant de voir ce concept réinterprété dans de plus vastes projets résidentiels.com PENTHOUSES ET LOFTS CONDOMINIUMS LE CAVERHILL 451 rue Saint-Pierre Vieux-Montréal Bureau des ventes sur place 514 288.7547 LOFTS 2091 2091 Beaudry près parc Lafontaine Bureau des ventes sur place 514.597.2358 Développements McGill www.habiter.com RBQ 8111-2021-13 .i > s 11 '• T".Faire la pelouse Faire la belle vie Habiter Montréal — particulièrement le quartier du Vieux-Montréal — c’est choisir la vie du bon côté des ponts, à proximité d’une foule d’activités culturelles: théâtre, musique, restaurants, expositions.Pour faire la belle vie.choisissez Montréal ! Pour obtenir la liste complète des projets résidentiels neufs à Montréal, composez le (514) 872-5837, ou consultez le wwiALville.montreal.qc.ca/iiabiter Les 100 premiers acheteurs d'une maison neuve à Montréal des constructeurs participants obtiendront en prime une paire de billets pour un spectacle de la Compagnie Jean-Duceppe.de l'OSM.de l’Opéra de Montréal ou de l'Orchestre de chambre I Musici.* * conditions s'appliquent.?aux t loo se's Vous verrez.la vie est belle dans le Vieux-Montréal.Nom du pro|et Adresse -bureau des ventes TypM d'habitation Bureau das vantas Le Caverhill 451.rue Saint-Pierre • ?514.288.7547 1 Avenue du Port Quai Victoria, face à l’horloge • U 514 487.8819 / 288.7222 Le Cours de lé Géuchetière 225, rue «le la Gauchetière Est • 514.397.1997 Maisons de ville / VieuvMontréal à l’est de Berri 791, rue de la Commune Est, app.112 ¦ 514.288.9191 EUROPA 367, rue d’Youville • ?514.276.0265 É coloft Redpath 2801, rue Centre ?514.931.7104 • Appartements en copropriété ?lofts ¦ Maisons de ville O Alimenté en gaz naturel www.gazmetro.com El Métropolitain PATTISON Société de développement de Montréal Ville de Montréal Élrctroménagtt GE m Banque Scotia LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIMANCHE 24 SEPTEMBRE 2ÜOO G 4 - HABITATION - Cité du multimédia Les nouveaux bâtiments d’une nouvelle ville Un programme architectural entièrement québécois BCE et Thomson s’unissent: une nouvelle entité en mulitmé-dia à Toronto qui vaut quatre milliards.Pas de panique au faubourg.Sans en prendre ombrage, les grues poursuivent leur étrange chorégraphie dont le quadrilatère encerclé par les rues de la Commune, McGill, Duke et William constitue le théâtre.Le virtuel prend forme.Une cité du multimédia s’érige parmi un agglomérat de bâtiments vétustes qui ont pour la plupart connu la déréliction.Et le pouls de cette renaissance se fait déjà sentir.Attention.Il y a une trame urbaine à respecter et une clientèle de travailleurs qui a des habitudes qui lui sont propres.Les planificateurs s’expliquent.SOURCE CITÉ DU MULTIMÉDIA Le bâtiment situé à l’angle des rues Duke et Wellington.Appelé à devenir un des repères marqués de la nouvelle Cité, ce bâtiment égaie déjà la vue des automobilistes qui empruntent l’autoroute Bonaventure, grâce à sa facture actuelle, sa signature high-tech et sa forme irrégulière.MADELEINE LEBLANC Située à proximité du Vieux-Port de Montréal, la Cité du multimédia est entièrement vouée, comme on le sait aux sociétés qui œuvrent dans le domaine des technologies de l’information et du multimédia Par l'entremise du Bureau de développement de la nouvelle économie (BDNE), mis sur pied par le ministère des Finances du Québec, la Cité du multimédia offre aux entreprises un site dynamique et des avantages fiscaux susceptibles de générer, dit-on, des occasions d’affaires uniques en Amérique du Nord.Plusieurs groupes de professionnels du milieu architectural et urbain ont été invités à prendre part à ce renouveau, entre autres, parce qu’on ne souhaitait pas de facture d’ensemble trop homogène.Du coup, ce sont cinq firmes qui se partagent cinq grands ensembles réunissant dix bâtiments.Cela permettrait de conférer au tout une atmosphère «campus», une diversité féconde, mais non hétéroclite, certains paramètres de base étant imposés à chacun des groupes.La signature et l’idiosyncrasie étant ainsi conviées mais encadrées.Les firmes émanent toutes de la région métropolitaine, et auraient été retenues en fonction de leurs compétences dans un créneau spécifique.Leur sensibilité au site, aux particularités d’un quartier industriel, et leur disponibilité auraient permis d’identifier les meilleurs éléments des rrieilleures équipes.Mandats, critères, soumissions, propositions et lobbying ont pris le relais.Le conseil d’administration de la Société de développement de Montréal a constitué une liste restreinte, et les appels d’offres ont été lancés au fur et à mesure des besoins.«Bien sûr le sceau d’architectes étrangers peut ajouter du prestige.Mais cela n’a pas été jugé opportun.De toute façon, il est certain qu 'il y a assez de profondeur dans le bassin des professionnels de la région pour faire des choses très adéquates.Notre consortium d’entreprises doit respecter un échéancier serré.La mobilisation instantanée est nécessaire pour l’atteinte de nos objectifs», explique Pierre-Luc Dumas, directeur de la Cité du multimédia.Rappelons que dans le cadre du développement de la Cité du multimédia, un mandat a été confié au consortium Cardinal Hardy Pro-vencher Roy et associés, urbanisme et architecture afin d’établir la vision du développement à terme.La Société en commandite Cité du multimédia de Montréal est le maître d’œuvre du redéveloppement de la Cité.Dans son plan de développement, le consortium affirme que la préservation des caractéristiques du faubourg s’avère le défi moteur du projet et veut s’assurer de rehausser le caractère particulier du faubourg conféré par une succession de mutations de son cadre bâti et urbain.Garder les traces Dans son approche conceptuelle, le consortium a remarqué que la lecture de l’évolution du faubourg et de ses caractéristiques morphologiques (trames de rues, cadre bâti, espaces publics, etc.) montre une série de mutations successives importantes de son cadre bâti et de sa vocation.Encore aujourd’hui, les différentes strates de transformation et de remplacement sont apparentes et l’on a jugé qu’elles méritaient d’être conservées comme témoins des diverses époques d’urbanisation du faubourg.«Notre parti pris a été d’affirmer que plutôt que de démolir le quartier pour mettre sur pied un quartier neuf comme on peut le faire n’importe où dans la ville et être en compétition avec d’autres bâtiments semblables que l’on peut réaliser à d’autres endroits, il fallait recycler le quartier en conservant le plus de bâtiments possibles.C’est ce que nous avons recommandé à la SDM.On ne peut pas toujours tous les conserver à cause de la piètre qualité et des problèmes que certains posent mais en en réaffectant un maximum, cela permettait aux nouveaux bâtiments d'être intégrés dans un certain marquage du temps», explique Aurèle Cardinal, président du groupe d’architectes Cardinal Hardy, aménagement, design urbain.«La démonstration de la pertinence de la conservation reste toujours à faire», reconnaît Pierre-Luc Dumas.«Les considérations doivent satisfaire les exigences des investisseurs qui à leur tour devront se montrer sensibles à cet ancrage dans la ville.La compréhension des objectifs de chacun n’est pas toujours facile.Il ne s’agit pas ici d’un projet culturel, nous ne parlons pas d’une grande bibliothèque.Nos choix doivent être des plus judicieux et rencontrer les objectifs de rentabilité des investisseurs qui doivent aussi saisir nos objectifs de planification.C’est ce qu’on appelle a win win situatioa Au plan urbanistique, je pense qu’ici chacun a pu trouver son compte».Une réalité nord-américaine Outre les besoins intrinsèques liés à cette nouvelle donne exigeant le soutien d’un système de communication à haute vitesse et le déploiement que toute une quin- caillerie — il faut pouvoir accueillir les systèmes de fibre optique et s’assurer que tout le monde soit «branché» correctement (merci aux équipes multi-disciplinaires qui prévoient les services d’ingénieurs), les cités multi-médias semblent néanmoins, avant de prendre racine, élire d’abord un certain microcosme.«C’est un style de vie, je pense, que la plupart de ces entre-prisesrlà cherchent.Ce type de professionnels ne souhaitent pas vivre au 35' étage de la place Ville-Marie.La plupart des regroupements du multimédia sont naturellement implantés dans des quartiers en voie de devenir, en voie de transformation et ce n’est pas un hasard.Ces gens sont des créateurs.Es ne souhaitent pas la même atmosphère que celle que procurent les bureaux luxueux.Au contraire, ils désirent plutôt un contact direct avec le quartier, ils aiment par exemple être à proximité d’une piste cyclable ou pouvoir venir travailler en patins à roulettes et je pense que c’est important, dans une certaine mesure, de garder une architecture qui a cette image-là.Le Multimédia Gulch de San Francisco et la Silicon Alley de New York reflètent aussi ce phénomène.» soutient M.Cardinal.En effet, ces quartiers en périphérie du centre-ville mais près du centre-ville, situés dans d’anciennes zones industrielles transformées et recyclées ont là aussi intégré des reconstructions à travers la trame existante.La volonté de maintenir un lien avec l’histoire du faubourg, tout en donnant au projet une existence à l’image du multimédia et de l’an 2000, constituait en soi un beau défi et sans doute un joyeux casse-tête.«E est toujours plus facile de raser que de partir de contraintes, mais les contraintes deviennent souvent une richesse additionnelle, y compris dans la partie du nouveau bâtiment.On est amené à décomposer davantage le concept finalement pour pouvoir cohabiter de façon plus positive.La plupart de temps, au début, on a tendance à penser que cela va fournir des restrictions, ce qui est vrai.Mais en même temps, ça donne l’occasion, souvent, de trouver des idées plus riches parce qu’elles doivent être travaillées un peu plus».Le Duke habite Wellington Une des plus belles preuves à ce jour de cette difficulté surmontée est sans doute le bâtiment situé à l’angle des rues Duke et Wellington.L’ingéniosité de sa composition et le croisement insolite de cette toponymie taquinent la mémoire du surdoué compositeur et pianiste de jazz que fut Duke Ellington.Un surnom à retenir?Appelé à devenir un des repères marqués de la nouvelle Cité, ce bâtiment égaie déjà la vue des automobilistes qui empruntent l’autoroute Bonaventure, grâce à sa facture actuelle, sa signature high-tech et sa forme irrégulière.Il annonce subtilement la nature de ce néo-quartier d’avenir.Le marquage de l’intersection Duke et Wellington sert en quelque sorte d’entrée à la Cité du multimédia qui se trouve déjà dans une ville.D fallait lui conférer une identité propre et faire en sorte que des endroits aient un peu plus d’importance que d’autres.Cette entrée est significative puisqu’elle se trouve juste en bas de la rampe d’accès à l’autoroute.Quand on arrive à Montréal, cette visibilité prend de son importance, elle sert de trace dans l’espace, et permet à cet objet architectural à la fois de s’inscrire dans la ville et à son tour la créer.«Ce bâtiment (dont la conception est principalement attribuée à Claude Provencher, de Provencher Roy) essaie défaire la démonstration qu’une nouvelle architecture peut coexister avec une architecture d’une autre époque dans la mesure où il y a un certain nombre de règles qui sont respectées.Ces règles ne sont pas de l’ordre de la composition architecturale de détail.Elles se situent au niveau de la volumétrie et de la morphologie qui permettent à ces bâ- timents de s’implanter à travers le tissu urbain existant.On essaie de trouver des éléments de composition qui respectent le passé sans que le traitement architectural ne soit le même.L’architecture que l’on essaie de faire tient compte de l’échelle du piéton.Le premier étage est traité de façon différente du reste du bâtiment, le couronnement se différencie aussi du reste et le corps du bâtiment s’inspire, dans le fond, de l’architecture traditionnelle, mais la façon est contemporaine».Sur Duke, en bordure de l’autoroute, le bâtiment, qui représente un investissement financier de 35 millions de dollars, s’élève jusqu’à neuf étages alors que sur Wellington, il n’en compte plus que quatre, ce qui donne deux échelles de construction.«Le front est beaucoup plus fort en bordure de l’autoroute.Le concept de deux étages le long de l’autoroute était jugé insignifiant.Le choix des matériaux contemporains à des prix très accessibles s’avère à l’image de l’industrie d’aujourd’hui.R s’agit de blocs de béton qui s’approchent du module de pierre, avec agrégat choisi pour donner une certaine luminosité.Ry a beaucoup de métal comme parement extérieur ce qui n’est pas sans évoquer le high-tech.Nous avions comme contraintes de composer avec des bâtiments existants et de devoir, sur un îlot relativement étroit, juxtaposer ce bâtiment important — 40 000 mètres carrés de construction — sans qu’il ne vienne écraser le bâtiment existant.Le recyclage de la partie existante est un plus assez intéressant dans l’esprit de vouloir garder la masse critique de bâtiments.» «Il ne faut pas perdre de vue que l’idée de base c’est de faire revivre le quartier, ce qui implique de ne pas se fermer sur ce que l’on fait mais de regarder autour pour essayer de contribuer à l’apport du quartier et donc à l’apport important de création de mètres carrés qui amènent beaucoup d'emplois (quelque 10 000).Ça doit aussi aider et à l’habitation et ata commerces et à l’ensemble des services pour recréer un quartier qui était disparu.A partir du moment où les anciennes entreprises reliées à l’activité portuaires se sont déplacées, le quartier n’avait plus sa raison d’être.Il a fallu un certain nombre d’années pour trouver une nouvelle vocation.Je trouve ça intéressant que ce soit l’industrie d’aujourd’hui qui ait remplacé l’industrie d'autrefois».Fine observation d’un homme bien de son temps.Décor domestique Tables d’appoint Ce qu'il y a de bien avec la petite table d'appoint, c'est qu elle arrive à point nommé.Elle se pointe un peu partout dans la maison.On la retrouve aussi bien dans la chambre à coucher que dans la cuisine, au séjour et même parfois dans la salle de bains.C'est le meuble qui trouve toujours son petit coin et dont on ne pourrait se passer.Parfois les objets inanimés ont tendance à changer de place.Allez hop! La petite table d’osier qui avait séjourné longtemps dans l’entrée se retrouve depuis quelques mois dans la chambre à coucher.Et cette autre table métallique utilisée comme table de nuit se retrouve aujourd'hui dans le séjour.Les tables d’appoint, elles sont rondes, cubiques, hautes ou basses.Faites de bois, de plastique ou de métal.Bref c’est le meuble caméléon par excellence.Chez Pierre-Olivier Décor (1007, avenue Bernard,514-270-7025), on propose une table dans la série Sri Lanka, fabriquée dans les ateliers de la compagnie Baronet Son plateau d’érable au fini satiné repose sur de fines pattes.Pour en doubler la surface, on n’a qu’à tirer la tablette escamotable.Le seul problème c’est qu’il faudra choisir entre l’érable blond, thé ou argent (474$) Qui a dit qu’un meuble ne pouvait avoir qu’une seule fonction.Tantôt tabouret, tantôt escabeau, cette petite table peut aussi recevoir une lampe de lecture.Sous cet éclairage, son bois de shisum prend des teintes caramel.C’est le propriétaire de la boutique Comme la vie avec un accent (251, rue Laurier Ouest, 514-278-5421) qui a déniché ce versatile objet chez un distributeur français.(215$) Chez Verte Campagne (371, rue Laurier Ouest, 514-948-3131) la plupart des meubles sont fa- PASC ALE B.SIMARD LE DEVOIR Le trois dans un.Le Nouvel fUROPfl au Vieux-Montréal Après 5 phases, 3 prix d'architecture Les conceptions les plus audacieuses Les résidences les plus modernes Construiront au S0 McGill coin d'Youville au Vieux Montréal, .près du port et ygW®* mm delà Cité Multi Medin > ^ m .*4 56 condominiums neufs avec tous les attraits.De 1000 a 4000 pieds carrés Mise en vente novembte 204Ç Renseignements préliminenres r-t reservation! fUROPfl 276-8894 PASCALE B.SIMARD LE DEVOIR Sri Lanka, fabriquée par la compagnie Baronet.briqués par les ébénistes de la maison sauf quelques rares exceptions dont ces cubes qui proviennent directement de Californie.Avec leur plateau de verre biseauté et leur structure en chêne pâle ou foncé: quand on les agence en trio, ils se transforment aisément en table à café.(529$ chacun.) Le saviez-vous: la propriétaire des boutiques La Cache, Mme Cornell, dessine elle-même ses vêtements ainsi que ses meubles.On retrouve sa petite table ronde de fer forgé aux motifs floraux aussi bien à l’heure du thé dans la pièce à déjeuner, que dans l’entrée pour accueillir les invités.(138 $), dans les boutiques La Cache (1500 McGill College, 514-847-5307.108, Square Gallery, 514-848-1091.1353, avenue Greene, 514-935-4361.3941, rue Saint-Denis, 514-842-7693.1051, avenue Laurier Ouest, 514-273-9700.Pure Design, une compagnie al bertaine fait des malheurs avec sa Star 68 du designer Johnny Lim.Son plateau de métal peint repose PASCALE B.SIMARD LE DEVOIR Le trio de cubes californiens.PASCALE B SIMARD LE DEVOIR Une petite table ronde de fer forgé aux motifs floraux.PASCALE B.SIMARD LE DEVOIR Haute ou basse, la Star 68.sur un piétement de métal brossé.Elle affiche ses couleurs en blanc, vert, noir, gris et orange.On la trouve, en version haute ou basse, chez Kabane (189 $).(1061, avenue Bernard, 51449(11061) Marie-Hélène Alarie LE DEVOIR.LES SAMEDI 23 ET DIM A N C II E 24 SEPTEMBRE 2 O O O G 5 * HABITATION * Hochelaga-Maisonneuve Un quartier en redéploiement L’aide publique au secours du parc immobilier existant Ces dernières années ont été témoins d’un véritable vent de renouveau dans Hochelaga-Maisonneuve, un ancien quartier industriel de Montréal et jadis un des plus peuplés de la ville.Si la revitalisation des vieux quartiers est plus souvent associée à la construction neuve, ici toutefois, la rénovation domiciliaire se veut la grande responsable du phénomène.En fait, la transformation du parc immobilier existant est en voie de devenir (si ce n’est pas déjà le cas) un secteur d’activité d’une envergure sérieuse dont les retombées bénéfiques se font déjà ressentir.CLAUDINE DÉOM Force est de constater que la métamorphose d’Hochelaga-Maisonneuve est en grande partie redevable aux programmes de subventions pour la rénovation résidentielle de la Ville de Montréal.Depuis 1996, la Ville de Montréal et le gouvernement québécois ont investi plus de 86 millions dans le parc immobilier résidentiel ancien du territoire municipal par l’entremise du Programme de subventions pour la revitalisation des quartiers centraux, communé- SOURCE OPÉRATION PATRIMOINE POPULAIRE 2000 mil Le 3230-36 de la rue Rouville est un gagnant de l’Opération patrimoine architectural de Montréal 2000.Un plex exemplaire du quartier Hochelaga -Maisonneuve.Excellence L’Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve est le gagnant du prix d’excellence Réno-Dépôt pour la conservation du patrimoine.Vraiment, le quartier Hochelaga-Maisonneuve fait beaucoup parler de lui ces jours-ci! Dans le cadre de la dixième édition de l’Opération patrimoine architectural organisée par la Ville de Montréal et Héritage Montréal, les entreprises Réno-Dépôt remettaient la semaine dernière leur prix d’excellence à l’Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve.L’importante contribution de cette organisation à la revitalisation du quartier n’est certes plus à démontrer.Depuis 1978, année de sa création, l’atelier œuvre afin de mettre en valeur le riche passé de cet ancien secteur industriel de l’Est de Montréal à un point tel où, au fil des années, des expositions, des publications et des visites gui- dées ont fait en sorte de susciter la fierté de sa population.Parmi les belles réalisations ayant marqué sa carrière, soulignons la restauration de l’orgue Casavant de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus en 1994 (rendue possible par une intense campagne de levée de fonds) ainsi que l’exposition sur les bains publics de Montréal en 1996, présentée au bain Maisonneuve.On se rappellera aussi que ce n’est que l’année dernière que l’Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve a élu domicile dans le magnifique château Dufresne de la rue Sherbrooke lors de sa réouverture, dont il fut d’ailleurs un des principaux artisans.C.D.I t'S I’l'ojl'lS EUROPA Pnx Habitas 19 / UmqIIP Outremont Spacieux, souples, lumineux 12 nouveaux condominiums 2, 3, 4 chambres 1600 et 1700 pieds carrés 4 penthouses sur 2 niveaux + loggias sur le toit-terrasse Balcons parisiens de 18' aux séjours Re^-de-chaussée avec jardin " Plafonds a 9 pieds 1 et 2 stationnements intérieurs Aménagement selon vos specifications Service de design intérieur / 50% vendu À partir de 199 000$ 276-0265 Bureau de vente 871, av.del'Épfte, Outremont Ouvert rnarven de IfihOO n 20h00 et sam dim de 12H00 « 17h00 J t F i H ment appelée le PRQC.«La Ville de Montréal a une longue tradition d’aide à la rénovation domiciliaire, explique François Goulet, membre de l’équipe du Service de l’habitation de la Ville, qui gère le programme.Contrairement à certains autres programmes lancés dans le passé —certains se rappelleront sans doute du PAREL ou du PRIL mis sur pied au cours des années 1980 soit par la Société d’habitation du Québec ou son homologue fédéral—, le PRQC tente davantage de venir en aide aux propriétaires-occupants ce qui, on le sait, fait souvent toute la différence dans l’entretien d’une propriété à long terme.» Dans les faits, c’est donc dire que le propriétaire d’un plex ayant élu domicile dans un des logements de son édifice, est éligible à recevoir jusqu’à 75 % du coût total des travaux de son logement Pour les logements locatifs, la subvention peut atteindre 50 %.Intéressant, non?Mais voilà, n’est pas éligible qui veut Une des conditions sine qua non est la réalisation de travaux majeurs au bâtiment tels que le remplacement du système électrique ou de plomberie (il ne suffit pas de changer le lavabo de votre salle de bains!) Par ailleurs, bien que certains propriétaires situés à l’extérieur des zones ciblées aient pu se prévaloir de quelque argent dans le passé, il reste que la Ville privilégie certains quartiers en raison d’un stock immobilier plus ancien.Pour les plus téméraires, le jeu pourrait en valoir la chandelle.Un autre des volets du PRQC encourage la réfection de bâtiments vacants et barricadés qui, on le sait, nuisent très souvent à la relance d’un quartier.Là encore, les subventions octroyées peuvent atteindre jusqu’à 75 % çlu coûts des travaux effectués.A eux seuls, ces deux volets du programme mobilisent plus de 50 % des millions investis dans le programme cette année.Des retombées visibles Une part importante de son parc immobilier étant constitué d’habitations à plusieurs logements construits majoritairement au tournant du siècle, Hochelaga-Maisonneuve devenait sans conteste un candidat idéal pour le PRQC, raflant une proportion importante des deniers publics.(Soit dit en passant, d’autres quartiers comme Côte-des-Neiges, Saint-Henri, le Mile-End et le Centre-Sud ont aussi largement profité des différents volets qu’offre le programme au cours des derniers quatre ans).Dans ce quartier, les chiffres illustrent de façon éloquente les retombées positives du programme: alors qu’en novembre 1996, Hochelaga-Maisonneuve comptait plus de 140 immeubles barricadés ou vacants (le champion par excellence de cette catégorie à Montréal), on n’en dénombrait plus que 60 au mois de juillet dernier.«La présence d’immeubles vacants et barricadés entraînent rapidement la détérioration des conditions de vie d’un milieu: personne ne veut être voisin d’un immeuble qui est susceptible d’être victime de vandalisme.H est difficile d’intéresser des futurs propriétaires à ce genre de bâtiments et d’empêcher l’effèt de dégradation.Le programme d’aide s'est avéré un bon incitatif qui a permis au quartier de reprendre le dessus sur des situations qui devenaient de plus en plus alarmantes, explique Jean-Jacques Bohémien du Collectif en aménagement urbain, un organisme communautaire local présent dans le quartier depuis 1983 et qui travaille quotidiennement à la revitalisation urbaine et sociale du secteur.Le quartier Hochelaga-Maisonneuve est victime d’un grand nombre de préjugés qui ont parfois nui à sa revitalisation dans le passé.S’il est vrai que 30 % de la population vit de l’aide sociale, on mentionne rarement les 70 % autres qui sont sur le marché du travail.Notre collaboration avec la Ville, la population et les différents organismes du milieu vise à ramener les perceptions à une dimension plus juste.» Au total, plus de 678 logements (représentant des investissements de plus de 8,1 millions) ont bénéficié de l’aide du PRQC au cours des quatre dernières années.«Il s'agit de remettre les logements au goût du jour, de les adapter à la réalité des nouveaux ménages dorénavant constitués de personnes seules ou âgées ou de jamilles moins nombreuses.Nous assistons les propriétaires dans leurs démarches de recherche de financement.A ce jour, nous avons traité plus de 254 dossiers de propriétaires dans le cadre du PRQC.» poursuit M.Bohémien Différents besoins et différents programmes Si les travaux de grande envergure ne sont pas pour vous, sachez que la Ville de Montréal inaugurait tout récemment le programme de subventions Rénove Atout pour des travaux de nature plus modeste, tels que la rénovation de votre salle de bains, le remplacement de vos fenêtres ou la réfection du parement extérieur de votre maison.Cette fois, les duplex et les triplex dont l’éva-luation municipale ne dépasse pas 120 000 $ et 135 000 $ respectivement sont les premières cibles de ce programme qui, contrairement au PRQC, s’applique à l’eqsemble du territoire de la Ville.A ceci s’ajoute un détail intéressant digne de mention: le programme innove en ce qu’il encourage la conservation de certains composantes architecturales d’origine, notamment le revêtement de façade.Au moment d’entreprendre des travaux sur son mur de briques, un propriétaire pourrait bénéficier d’un montant plus élevé, dans la mesure où les motifs et les jeux de couleurs d’antan seraient conservés.Voilà une bonne initiative qui, sans être coercitive, s’assure de préserver le patrimoine résidentiel si typique de notre ville.Dom- Fontaine c’est tellement différent ! Baronet En érable fini noyer sauvage ou blond, découvrez la collection Java au complet chez Fontaine.C’est design, c’est fait chez nous, c’est superbe ! 9780 EST, RUE SHERBROOKE, MONTRÉAL, (514) 352-3913 mage que l’on n’ait pas prévu de tels avantages pour la restauration de fenêtres ou de galeries en bois d’origine.Malgré tout, à en juger du nombre de demandes soumises jusqu’à maintenant (plus de 775 depuis le mois d’août), Rénove Atout plaît aux propriétaires montréalais.Si cela vous intéresse, il faudra faire vite pour s’en prévaloir car tout laisse croire que les sommes injectées (environ 8,7 millions) ne survivront pas à l’échéance escomptée de 2002.Premier arrivé, premier servi.Entre-temps, il reste que l’ensemble des résidants des quartiers montréalais ressortent ga- gnants de cet assortiment de programmes.Qui sait ce qui se trame pour l’Est de la ville?Après tout, il y a près de vingt ans, personne n’aurait osé imaginer l’ampleur des transformations du quartier du Plateau Mont-Royal, dont on vante maintenant partout les mérites?Une chose est certaine, les résidants d’Hochelaga-Maisonneuve vous diront déjà qu’il n’y a pas de meilleur quartier que le leur.Si vous envisagez effectuer des travaux sur votre propriété, une petite visite sur le site Internet de la Ville de Montréal s’impose: wwui ville, mcmtreal qc.ca/habüation.On rejoint le Service de l’habitation en composant le (514) 872-4630.’¦ M ' i 5 ( j 4930, RUE SHERBROOKE OUEST, WESTMOUNT [QUÉBEC] CANADA H3Z 1H3 TÉL.[514] 484-6468 WWW.OCCIDENTMEUBLE.COM Les Jardins Versailles Condominiums de luxe til v âtefr.P % -M '&tr « IIP H, MW'ja* Jf.Ui J!!i!l*v ifii * ",i’ Hjpwt'iïnnpt: ¦ »j i pii?» •*t- ' 6.41- r •« «jf ¦- ^*¦1 jt« ?liifil 1 ?J BSF rjn»î| .at .Situé dans lest de Montréal sur la rue Sherbrooke, à proximité de la Place Versailles, un nouveau projet immobilier intégré alliant charme, élégance et raffinement.SITE DE CHOIX près de tous les services: Place Versailles Métro Cinéma Clinique médicale Pharmacie Loblaws - Maxi Autoroute Accès rapide au centre-ville mm p : ).mûLm ’iiiÉw» Jilis '; ! &JKL- - t ’ QUALITÉ ET CONFORT Jardin et promenade piétonnière Piscine et spa intérieurs Ascenseur Salle d'exercice Salle communautaire Stationnement intérieur Système gicleurs automatiques CONDOMINIUMS 3l/2, 4'h, 5 'h + terrasse à partir de 109 000 $ * taxes et stationnement inclus OCCUPATION JUILLET ET DÉCEMBRE 2001 Informations : (514) 355-2000 Beau-Design AtÇMiriÇ lût! • OHIO* Licence R.B.Q.3178-1933-39
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