Le devoir, 20 septembre 2000, Cahier A
?w w w .I e (1 e v o i r .(* o in ?- « u W .I v U l \ U I I .I U III w^ — DEVOIii CULTURE L’ONF coupe dans le service français Page B 10 LE MONDE Milosevic tire de l’arrière par 21 points 1 Page B 8 V o L .X C 1 N ° 2 1 4 L E M E R (’, R E I) I 2 O S E 1» T E M B R E 2 I) (I 0 T A X E S = I $ HORS-JEU Jean Dion Ça commence par un rêve Il n’y a pas si longtemps, on se prenait à rêver, oui oui à rêver, de ce que seraient les Jeux olympiques si on autorisait vraiment les meilleurs athlètes de l’univers à y participer.C’était la dure époque de la duperie institutionnalisée avec les com-munisses qui faisaient semblant d’être des amateurs tout en étant gelés à temps plein pendant que nos vaillants professionnels étaient empêchés de déployer leur immense talent à la face ébahie du monde.Puis, comme l’avait prédit Marx dans la Neue Rhei-nische Zeitung, tout a changé.Le CIO s’est dit: tiens donc, pourquoi pas, nos précieux fens méritent ce qu’il y a de mieux et, sait-on jamais, p’têt ben qu’on pourra faire de l’argent avec les grosses compagnies américaines qui voudront commanditer un événement où les professionnels américains vont tout gagner tout le temps.Ç’a donné ce que ç’a donné.Les ligues majeures de baseball ont dit qu’elles étaient tout à fait d'accord à condition que le tournoi olympique n’ait pas lieu entre les camps d’entraînement et la _ Série mondiale, soit entre la fin février et la fin octobre, ce qui - équivalait à compliquer un peu la vie de Jeux dits d’été.Au hockey, tout le monde s’est fait tirer l’oreille, puis l’équipe des USA est allée désintégrer des chaises au village olympique de Nagano.Et au basketball, joie d’entre les joies, on a constitué le «Dream Team», une petite collection de Noirs américains de sept pieds persuadée jusqu’au tréfonds de son intimité que l’important est peut-être de participer, ainsi que le professa l’évêque de Pennsylvanie dès 1908, mais qu’il n’y a rien comme une bonne grosse victoire assurée avant même le début du match.la télé américaine, entre autres, a apprécié: du suspense, c’est bon; du bonheur et du flattement de bedaine, c’est mieux.Cette fois-ci, selon des commentateurs autorisés, le Dream Team n’en serait pas vraiment un, plusieurs grosses pointures, comme Shaquille O’Neal, ayant décliné l’invitation.Mais allez y voir: Vince Carter, Alonzo Mourning, Gary Payton, Jason Kidd, ce n’est quand même pas de la tarte, fût-elle aux pommes comme l’apprécient nos voisins de par en bas.On raconte même qu'il ne s’agirait plus de la brochette de millionnaires arrogants qui avaient fait étalage de leur ample tour de tête à Barcelone et à Atlanta; bon, bien sûr, il faut les comprendre, ils résident toujours dans un hôtel cinq étoiles et se bala- VOOIR PAGE A 8: JEUX ¦ Autres informations en pages B 6 et B 7 Protection de la jeunesse Le réseau québécois est en déroute «Québec doit agir», dit la Commission des droits de la personne ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Fort d’un nouveau rapport d’enquête faisant état de dérapages graves survenus dans un centre pour jeunes de Saint-Hyacinthe, le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Claude Filion, affirme que le réseau québécois de protection de la jeunesse est en déroute et incapable de s’assurer de la qualité des services offerts aux enfants et aux jeunes.«Si on additionne les rapports des dernières années, on ne peut pas conclure autrement que le réseau de la protection de la jeunesse est en jbrte turbulence.Le gouvernement doit agir!», a martelé hier M' Filion au terme d’une énième enquête de sa commission, révélant que les droits et l’intégrité d’une vingtaine d’enfants hébergés dans un centre de Saint-Hyacinthe ont été soumis à des traitements dignes de «milieux carcéraux».En effet, dans ce dernier d’une longue série de rapports incriminants pour les services de la Protection de la jeunesse, la commission jette cette fois le blâme sur les unités d’hébergement Le Phare et Ix Havre du Centre de réadaptation Bois-Joly de Saint- VOIR PAGE A 8: JEUNESSE INDEX Annonces .A4 Idées .A 7 Bourse .B 2 Ijo monde .B 8 Carrières .B 4 les sports.B 6 Avis publies .B 7 Mots croisés.A 4 Culture' B 10 Nature .B 5 Économie.B 1 Télévision.B 9 Éditorial .A 6 Météo .A 4 Loi antigangs : Québec renonce à utiliser la clause nonobstant Pierre Bourque précisait son projet hier à Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Une ville, neuf arrondissements de 200 000 habitants Le projet «une île, une ville» permettrait de réaliser des économies de 115 millions sur un budget de 3,2 milliards, estime Pierre Bourque ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le dévoilement hier par le maire de Montréal, Pierre Bourque, des détails de son fameux projet «une île, une ville» est venu compléter le portrait d’ensemble des opinions des uns et des autres sur la question de la restructuration municipale dans la région de Montréal.Il incombera désormais au mandataire du gouvernement dans ce dossier, Louis Bernard, de procéder au difficile arbitrage d’ici une dizaine de jours.Comme tout le monde s’y attendait, le maire a proposé hier, à l’occasion d’un discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la création d’une seule et grande ville sur l’île de Montréal.Cette ville devrait être dirigée par un maire et 63 conseillers élus au suffrage universel.Ses pouvoirs s’étendraient à l’ensemble.des services centraux: les finances, la prévention des incendies, l’urbanisme, la gestion des grands équipements, parcs et événements culturels ainsi que les programmes d’aide aux entreprises.Elle serait subdivisée en neuf arrondissements comptant environ 200 000 habitants chacun et dirigés par des conseils d’arrondissement composés des sept conseillers municipaux élus sur leur territoire et parmi lesquels serait désigné un président de conseil d’arrondissement.Ces arrondissements se feraient confier la gestion des VOIR PAGE A 8: VILLE HÉLÈNE BUZZETTI FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Québec a finalement mis de l’eau dans son vin hier et estime ne plus avoir besoin de la clause dite nonobstant pour combattre le fléau des bandes criminelles.Cette annonce arrive à point nommé puisqu’au même moment, à Ottawa, le premier ministre Jean Chrétien a fermé à double tour la porte menant à l’utilisation de la clause dérogatoire.Le Québec a plaidé pour un renforcement de la loi antigangs actuelle dans le respect de la Charte des droits et libertés, hier, lors de la rencontre des sous-ministre de la Justice des gouvernements canadien et québécois.Le gouvernement, qui ne considère plus primordiale l’inscription dans la loi du nom des groupes criminels, a suggéré aux fonctionnaires fédéraux d’inté- mu* Le projet permettrait une baisse de taxes pour 75 % des résidants de l’île, un gel pour 10 % d’entre eux et une hausse pour les 10 % restants Tracées théoriquement de façon à respecter l’économie, la sociologie et l’histoire de Montréal, les frontières des neuf arrondissements de la future ville regrouperaient quartiers de Montréal et municipalités de banlieue Québec propose d’intégrer dans le Code criminel la possibilité pour un juge de trancher que tel ou tel groupe est bel et bien un groupe criminel.Dans un deuxième temps, Québec propose qu’Ottawa interdise carrément l’appartenance à un tel grer en un premier temps dans le Code criminel la possibilité pour un juge de trancher que tel ou tel groupe est bel et bien un groupe criminel.Dans un deuxième temps, Québec propose qu’Ottawa interdise carrément l’appartenance à un tel groupe.Le gouvernement fédéral «montre une certaine ouverture» à ces suggestions, a indiqué la ministre de la Justice, linda Goupil, groupe, mais craint tout de même que ces modifications législatives aillent à l’encontre du Code criminel.Pour dissiper le doute d’Ottawa et tuer dans l’œuf une éventuelle contestation juridique de ces modifications, Québec a proposé que le gouvernement canadien renvoie en Cour suprême les dispositions sur la table pour voir si elles sont conformes, «et nous sommes convaincus qu’elles le sont», a-t-eDe précisé.Un tel geste doit être fait dans les meilleurs délais, a indiqué Mme Goupil, puisque, depuis l’application de la loi antigangs actuelle, en 1995, les forces de l’ordre déplorent 151 meurtres — dont 16 victimes innocentes — et VOIR PAGE A 8: LOI PERSPECTIVES Les nouveaux vétérans Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, la Chambre des communes sera un véritable four d’ici le déclenchement des prochaines élections.L’entrée en scène du chef rie l’Alliance canadienne, Slockwell Day, et le retour au Parlement du chef du Parti conservateur, Joe Clark, ont suscité hier les bons mots d’usage, mais pour mieux, par la suite, mettre en évidence leurs griffes et celles de leur adversaire Jean Chrétien.«[M.Day] va découvrir bientôt que les choses se passent un peu différemment ici sur la terre ferme», a soutenu Jean Chrétien dans son mol de bienvenue, se moquant ainsi de l’escapade du chef allianciste en motomarine et sa volonté de vouloir tout changer.Plus sérieusement, M.Chrétien a ajouté que fous, malgré leurs divergences, travailleraient au mieux-être du pays.* «Je ne remettrai jamais en question votre dévouement pour ce pays et ce poste élevé que vous occupez», lui a répondu M.Day.«J'espère jouer un certain rôle en en appelant aux meilleurs instincts de cette nation, en voyant à ce que le Parlement reflète moins nos divisions et davantage ce à quoi nous aspirons ensemble», a ajouté M.Clark, après avoir été comparé, par M.Chrétien, aux fl O il Corn plus éminents parlementaires de l’histoire récente.Cette gentillesse n’a pas duré.In joute a changé de ton dans les minutes qui ont suivi, dès que le président de la Chambre a prononcé les mots «questions orales».En moins de trente minutes, le vieux renard libéral avait réussi à piquer le populiste allianciste qui, en retour, est parvenu à faire mal paraître son adversaire.Le ton était cinglant Lorsque M.Day a interrogé le ministre des Finances sur la baisse des taxes sur l’essence, le premier ministre a montré que son personnel avait fait ses devoirs puisqu'il a répondu en citant les propos de M.Day alors qu’il était trésorier de l’Alberta.Se prétendant surpris de voir M.Chrétien répondre, le nouveau chef de l’opposition officielle lui a demandé pourquoi il ne laissait pas un de ses supporters «les plus loyaux» le faire, déclenchant du coup l’indignation des libéraux.L'échange s’est poursuivi jusqu'à ce que M.Day demande à M.Chrétien le prix du litre d'essence à Shawinigan, une question embarrassante que le premier ministre a quand même habilement esquivée.IjC sage conservateur, qui devait attendre son tour pour se VOIR PAGE A 8: VÉTÉRANS e ! I ie r Essence et camionnage Nul besoin de baisser les taxes Alors que les camionneurs se disent étranglés par les taxes, des experts affirment qu'en modifiant leurs habitudes d'achat et de conduite, ils pourraient réduire leur consommation d’essence et leur facture de carburant.C’est ce qu’indique une étude publiée hier par Québec, qui montre clairement que l’industrie du camionnage pourrait diminuer ses coûts d'essence en modifiant les transmissions et les moteurs de leurs poids lourds.Dans ce domaine, le Québec est en retard par rapport à l’Ontario, à la Cplombie-Britan-nique et à 19 Etats américains.¦ À lire en page A 3 v La valorisation de l’éducation, une formation de qualité et un meilleur encadrement passent d’abord par un financement • / approprie.Malgré le réinvestissement annoncé en mars 2000, le budget de l’éducation demeure bien inférieur à ce qu’il était en 1994.Le milieu de l’éducation rappelle au gouvernement que ses priorités politiques doivent aussi être ses priorités budgétaires.C’est ce que le milieu de l’éducation défend.Confédération des syndicats nationaux (CSN) Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ) Fédération des professionnèles (FP) Fédération des employés et des employées des services publics (FEESP) Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ) Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) Conseil provincial du soutien universitaire (CPSU) Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Fédération du personnel professionnel des universités (FPPU) Fédération des enseignantes et enseignants de Cégep (FEC) Fédération du personnel de renseignement privé (FPEP) Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC) Fédération des professionnelles et professionnels de Véducation du Québec (FPPE) Fédération du personnel de soutien (FPS) Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS) Fédération des syndicats de renseignement (FSE) Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université (FQPPU) Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente (FAEUQEP) Association étudiante du secondaire de la CSDM (AES) Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) L K I) E V O I R .1.E M E R C R E D I 2 0 S E I’ T E M R R E 2 0 0 0 -* LE DEVOIR ?- ACTUALITÉS A 3 0£|Ï! Osman Eyrolles Multimedia Flammarion Taxes sur l’essence Landry refuse d’imiter Martin Camionnage Nul besoin de baisser les taxes pour réduire la facture de carburant Les camionneurs ciblent les gouvernements pour réduire leur facture de carburant alors qu’en modifiant leurs habitudes d’achat et de conduite, ils pourraient obtenir des réductions de consommation plus substantielles.On peut même imaginer que toute concession du gouvernement ne ferait, en réalité, qu’aggraver une situation de gaspillage déjà excessive, dont le public et les clients font déjà les frais.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Une étude publiée par la Direction de l’efficacité énergétique du ministère des Ressources naturelles (MRN) du Québec montre que l’industrie du camionnage pourrait réduire de 28 % sa consommation et sa facture de carburant si les chauffeurs étaient mieux formés, si les transmissions étaient modifiées et si les moteurs n’étaient pas surdimensionnés.Cette étude a été réalisée par trois chercheurs de Laval, Sonia et Annie Labbé ainsi qu’Alexandre Bureau.Elle distribuée hier dans le cadre d’une conférence de presse du Programme de promotion de l’inspection et de l’entretien des véhicules routiers au Québec.Les quelque quarante partenaires de ce programme mixte, lancé en 1997 par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), vont vérifier gratuitement quelque 2000 poids lourds au cours des prochaines semaines dans 14 centres d’inspection pour établir dans quelle mesure ils dérogent aux normes de consommation de carburant.Pour le président de l’AQLPA, André Béiisle, le Québec devrait imiter la Colombie-Britannique, qui se donnait la semaine dernière comme objectif de réduire de 35 % la consommation de ses poids lourds en les forçant, par une surveillance obligatoire, à maintenir leur performance initiale.M.Béiisle s’est demandé pourquoi le Québec était toujours en retard en environnement par rapport à l’Ontario, à la JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR La visite régulière d’une infirmière au domicile de mères célibataires et à faibles revenus contribue à diminuer de 80 % le risque d’abus et de négligence à l’endroit des enfants.Par contre, cette démarche n’a aucun effet dans les familles où la violence est déjà bien présente.Dans un article publié dans le Journal of the American Medical Association, des chercheurs de l’université Cornell, dans l’Etat de New York, rapportent les résultats obtenus après 15 ans de mise en place d'un programme qui vise à envoyer une infirmière chez des mères pendant deux ans après la naissance de leur premier bébé.Il s’agit de la plus longue étude sur le sujet L'équipe du professeur John Eckenrode a noté que les bienfaits de ce programme se mesurent également à long terme.En 1997, l'équipe rapportait que les personnes touchées par le programme avaient moins recours aux services de santé, étaient moins sujettes à des arrestations, obtenaient plus souvent et conservaient plus longtemps un emploi, et que les Colombie-Britannique et aux 19 États américains qui ont tous mis en place des programmes d’inspection obligatoire permanents des véhicules routiers, autos et poids lourds, pour limiter leur consommation.Les poids lourds comptent pour 2,5 % du parc automobile québécois mais sont responsables de 83 % des émissions de particules ultrafines, principalement des benzènes à fort potentiel cancérigènes, qui sont aussi responsables du smog urbain.Des études antérieures ont démontré qu’environ 27 % des automobiles québécoises ne respecteraient pas les normes de maintien de performance initiale des voitures, déjà en vigueur en Ontario et en Colombie-Britannique.Pour André Bélis-le, l’étude qui s’amorce devrait valider les chiffres de l’autre étude publiée par le MRN, qui montre comment il est possible de réduire rapidement de 28 % la consommation — et la pollution — des poids lourds québécois, qui coûte globalement à leurs clients 12 milliard de dollars annuellement L’étude publiée par le MRN montre qui! y a des différences majeures dans les habitudes de conduite des chauffeurs, certains sollicitant trop l’accélérateur pendant que d’autres abusent des freins.Après formation des chauffeurs et quelques modifications, la consommation des véhicules en question est passée de 47 litres au 100 km à 34 litres, soit une amélioration de 28 %.Jean-Pierre Rabbah, président de SGT 2000, qui possède les 385 remorqueurs de la flotte Freightli-ner, a précisé que les premiers changements introduits en 1994 dans sa compagnie se sont immédiatement traduits par des économies de 750 000 $ en un an, soit une réduction immédiate de 6 % sur les 24 millions de litres de carburant achetés.On peut faire mieux aujourd’hui grâce à un cocktail de mesures, ajoute M.Rabbah, en rajeunissant à 2,5 ans l’âge moyen de cette flotte de 360 tracteurs et de plus de 700 remorques, en installant des équipements spéciaux pour éviter de faire tourner inutilement les moteurs à l’arrêt, en installant des enregistreurs de bord pour surveiller la conduite, en suivant les déplacements par satellite pour identifier les meilleurs parcours et par une formation «intensive en gestion de carburant» du personnel roulant.femmes tombaient moins souvent enceintes et prenaient plus de temps entre deux naissances.En 1998, elle indiquait que les adolescents de 15 ans avaient moins affaire avec le système judiciaire, buvaient moins et avaient moins de partenaires sexuels.Plus d’un million de cas d’abus et de négligences sont rapportés chaque arinée aux États-Unis, mentionnent les chercheurs, «et il ne s'agit probablement que de la pointe de l’iceberg», écrit le professeur Eckenrode.Le programme de visite coûte cher, reconnaissent les chercheurs, mais il en vaut le coût Pour chaque dollar investi dans la visite d’une infirmière, quatre dollars sont épargnés, le temps que le bébé devienne un jeune adulte, a démontré une analyse économique en 1998.Le programme a quand même ses limites.Les chercheurs ont constaté que les visites d’infirmières n’ont à peu près aucun effet dans les familles où les incidents de violence sont nombreux.Cette donnée est considérée comme primordiale parce qu’elle permettra de peaufiner les stratégies d’intervention.Près de la moitié des femmes qui ont participé à l’enquête ont déclaré avoir subi de la violence depuis la naissance de leur enfant tîdmîx PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre des Finances, Bernard Landry, n’imitera pas son homologue fédéral Paul Martin, qui se dit prêt à réduire la TPS sur l’essence.M.Landry refuse toujours d’envisager un tel scénario, d'autant plus que la récente flambée des prix aurait causé une baisse des revenus du gouvernement.Ce serait d’ailleurs, selon lui, inéquitable envers l’ensemble des contribuables.«Nos calculs ne sont pas définitifs mais je pense que ça baissé et que nous sommes globalement perdants», a déclaré M.Landry à Québec, hier.La hausse marquée des prix de l’essence ayant pompé 200 millions de dollars en taxes de plus dans les coffres du gouvernement fédéral depuis le début de l’année, le ministère fédéral des Finances étudie la possibilité de ne pas imposer la TPS lorsque le prix de l’essence dépasse 50 cents le litre.Pour un litre d’essence vendu à 84,5 cents, les Québécois paient 37,8 cents en taxes, dont 22,6 cents uniquement en taxes québécoises.Bernard Landry soutient que le gouvernement québécois ne profite pas, lui, de l’actuelle hausse des prix à la pompe.L’essence à fournir aux autobus scolaires, aux patrouilles de la SQ, aux camions de la voirie, etc., et une possible baisse de la demande des consommateurs ferait perdre des revenus au gouvernement lo critique libérale en matière d’énergie, Nathalie Normandeau, a signalé que la synthèse des opérations financières du gouvernement montre que, depuis l’an dernier, les revenus du gouvernement à ce titre sont en très nette progression.«Comme il l’a fait pour la santé, le gouvernement Bouchard devrait s’asseoir avec le gouvernement fédéral et les provinces pour trouver un moyen de soidager les consommateurs», a-t-elle déclaré.M.Landry refuse de baisser les taxes sur l’essence pour ne pas déséquilibrer les finances publiques mais aussi pour «des raisons écologiques, des raisons d’économie d’énergie, des raisons de pressions nécessaires à la réduction des cylindrées».«Je comprends que le contribuable soit excédé, l’Occident au complet est excédé, la France, l’Angleterre et les autres.C’est facile à comprendre, mais pas fixcile à régler», a-t-il conclu.Le Centre aai McGill d’études \Kj \/sur le vieillissement^ vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 24 septembre 2000 intitulée « La maladie d’Alzheimer : aujourd’hui, demain.» Dr Serge Gauthier, directeur, Unité de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, Centre McGill d'études sur le vieillissement; Dr Judes Poirier, directeur, Centre McGill d'études sur le vieillissement et Mme Julie Bélanger, consultante spécialisée, Société Alzheimer de Montréal Endroit: HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke ouest (475, rue Président-Kennedy) métro McGill Collège Heure: de 14h à 16h Entrée: Libre (café et thé seront servis) Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (514) 766-2010 La visite d’une infirmière peut prévenir la négligence parentale EN BREF La cause des ambulanciers a été reportée (Le Devoir) — Le Rassemblement des employés techniciens ambulanciers du Québec (RETAQ) devra revenir en Cour supérieure le 28 septembre pour son audition.Le RËTAQ est accusé d'outrage au tribunal pour non-respect d’une ordonnance du Conseil des services essentiels.Urgences-Santé a également déposé une plainte pour le vandalisme de ses bureaux.Les pourparlers entre les deux parties doivent reprendre ce matin.François LASNIER Réussir la formation par compétences La Dîme des décideurs.504 pages-39,50$ GUÉRIN En uente dans toutes les noraines (514)842-3481 if \y si Le Centre McGill d’études sur le vieillissement vous invite à une CONFÉRENCE PUBLIQUE le dimanche 24 septembre 2000 intitulée « La maladie d’Alzheimer : aujourd’hui, demain.» Dr Serge Gauthier, directeur, Unité de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, Centre McGill d'études sur le vieillissement; Dr Judes Poirier, directeur, Centre McGill d'études sur le vieillissement et Mme Julie Bélanger, consultante spécialisée, Société Alzheimer de Montréal Endroit: HÔTEL DELTA MONTRÉAL 450, rue Sherbrooke ouest (475, rue Président-Kennedy) métro McGill Coliège Heure: de 14h à 16h Entrée: Libre (café et thé seront servis) Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (514) 766-2010 Commanditée en partie par: .Montreal DE LAIDE AUX DEMANDEURS DE PERMIS D’ARMES À FEU MAINTENANT DISPONIBLE Joliette Pointe-Claire Centre commercial Centre commercial Fairvlew, local EOOI 469, rue de Lanaudlère 6801, route Transcanadienne lundi au mercredi 10 h-18 h lundi au mercredi 10 h-18 h jeudis et vendredis 10 h - 21 h jeudis et vendredis 10 h - 21 h samedis 10 h -17 h samedis 10 h -17 h dimanches midi -17 h dimanches midi-17 h Laval St’Jérôme Centre commercial Duvernay, local 81 850, boulevard des Laurentldes 3100, boulevard de la Concorde Est St-Antolne-des-Laurentldes lundi au mercredi 10 h-18 h lundi au mercredi 10 h-18 h jeudis et vendredis 10 h - 21 h jeudis et vendredis 10 h - 21 h samedis 10 h - 17 h samedis 10 h -17 h dimanches midi -17 h dimanches midi -17 h Longueuil St-Jovite Centre commercial Jacques-Cartier, local S-53 981, Ouimet 1401, chemin Chambly (en lace de la Pharmacia Unlprlx) lundi au mercredi 10 h -18 h lundi au mercredi 10 h-18 h jeudis et vendredis 10 h - 21 h jeudis et vendredis 10 h-21 h samedis 10 h-17 h samedis 10 h-17 h dimanches midi -17 h dimanches midi -17 h Montréal Contre commercial Domaine, local 16 3235, avenue de Granby lundi au mercredi 10 h-18 h jeudis et vendredis 10 h - 21 h samedis 10 h -17 h dimanches midi -17 h moins cher i ¦ Dépêchez-vous avant que les frais ne passent de 10 $ à 60 $ pour le permis de possession.plus 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lieu à l’extérieur des Etats-Unis.C’est à ce moment que M.Thompson a invité M.Bouchard à,faire une visite officielle dans son Etat Quatrième mission du Québec aux Etats-Unis dirigée par M.Bouchard après celles de quatre villes américaines (Atlanta, Boston, Chicago et Philadelphie), de New York et de la Californie, le périple réunira du 25 au 27 décembre une cinquantaine d’organismes, d’établissements d'enseignement et d’entreprises du Québec.D s’agit essentiel- lement d’une mission commerciale centrée sur «la promotion des secteurs d'excellence» et «le développement des nouveaux marchés», selon les fonctionnaires du ministère des Relations internationales.En plus d'un entretien officiel avec M.Thompson ^u State Capitol et d’un dîner d’Etat, M.Bouchard fera une apparition au symposium annuel de la Wisconsin Biotechnology Association et visitera l’University Research Park of Madison.Le premier ministre rencontrera au cours d’un petit déjeuner les dirigeants des grandes sociétés du Wisconsin, prononcera un discours devant ÎTnstitute of World Affairs de Milwaukee et rencontrera l’équipe éditoriale du quotidien de Milwaukee, The Journal Sentinel.11 participera en outre à une cérémonie pour dévoiler une plaque en l’honneur du fondateur et premier maire de Milwaukee en 1846, le Québécois laurent-Salomon Juneau.Avec ses 5,3 millions d’habitants, le Wisconsin affiche un produit intérieur brut (PIB) de 213 milliards contre 193 milliards pour le Québec, qui compte 7,4 millions d’habitants.L’an dernier, le Québec a exporté pour une valeur de 811 millions au Wisconsin alors que cet Etat exportait au Québec une valeur de 391 millions.Depuis dix ans, les exportations québécoises au Wisconsin se sont accrues de 19,6 % en moyenne par année, contre 11,3 % pour l'ensemble des Etats-Unis.Ottawa réduira la dette de 12 milliards PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien a confirmé qu'Ottawa pourrait consacrer jusqu’à 12 milliards à la réduction de la dette nationale.«Ce qui reste dans les coffres à la fin de l'année réduit la dette, a déclaré hier M.Chrétien à la sortie de la réunion du conseil des ministres.Alors, s’il y a eu une diminution de la dette de 12 milliards, ça veut dire que les contribuables n’auront pas à fournir l’intérêt sur cet argent.Tant mieux si l’économie va bien.Nous gérons de façon prudente.» M.Chrétien devance ainsi d’une journée la déclaration prévue du ministre des Finances, Paul Martin, qui doit présenter aujourd’hui le rapport financier annuel du gouvernement pour l’exercice 1999-2000.Selon l’économiste en chef du Mouvement Desjardins, Gilles Soucy, cet excédent de 12 milliards est «énorme».Il s’explique par la croissance vigoureuse de l’économie et les prévisions trop molles du ministre des Finances.Le gouvernement a éliminé son déficit il y a trois ans et a commencé à rembourser la dette nationale, qui atteint 576,8 milliards.En 1997-98, Ottawa a appliqué 3,5 milliards au remboursement de la dette et 2,9 milliards l’année suivante.La somme de 12 milliards représente le surplus le plus important depuis 1951-52, toutes proportions gardées, en regard de la taille de l’économie canadienne.Les livres sont déjà fermés pour 1999-2000 et chaque sou de ce montant de 12 milliards devra donc aller à la dette publique.Les transferts de 21,1 milliards sur cinq ans promis aux provinces dans le cadre de l’entente sur la santé ne sont prévus qu’à partir de 2001-02.Habitation Le FRAPRU dénonce l’inaction gouvernementale KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Au moment où le discours préélectoral du Parti libéral du Canada rime avec prospérité, compassion et famille, l'inaction du gouvernement en matière de logement social est une aberration, critique le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui regroupe 75 organismes communautaires, notamment de défense des droits des locataires.L’inquiétude du FRAPRU s’est accentuée hier alors que se déroulait au Nouveau-Brunswick une rencontre entre le ministre fédéral Alfonso Gagliano et l’ensemble des ministres provinciaux responsables du dossier de l’habitation.«C’est très décevant.Ça faisait six ans que le gouvernement ne s’était pas aventuré sur le terrain de l'habitation.On ne sent pas de sentiment d’uigence et ça nous inquiète parce qu'il n'y aura pas d’action.Mais le pire, c’est que le ministre Gagliano a dit que le gouvernement fédéral ne reviendrait pas dans le logement social.Le discours de compassion contredit l’inaction», a affirmé François Saillant, porte-parole cju FRAPRU.A la sortie de la rencontre, la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, a soutenu que tout s’était bien déroulé compte tenu qu’il s’agissait de «préliminaires».«En matière de logement, il faut accepter que les besoins sont très variés et il n’y a pas seulement une solution.La réponse n’est pas que dans le logement social mais elle n ’est pas non plus hors du loge- ment social», a-t-elle commenté.D’ailleurs, la question de l'habitation sociale doit faire l’objet de discussions parallèles et éventuellement d’une entente bilatérale entre Ottawa et Québec.L'enjeu se chiffre en dizaines de millions pour la responsabilité de 40 000 logements sociaux M.Saillant se montre également critique envers le gouvernement du Québec dans ce dossier.«Le problème avec Québec, c’est qu’il a toujours eu une position ambiguë à cause de l’étemelle guerre de drapeaux.Québec n’est pas un grand défenseur du logement social.Tl a une attitude frileuse», dit-il Chose certaine, depuis 1994, alors que le gouvernement de Jean Chrétien mettait un terme au financement du logement social au nom de l’assainissement des finances publiques, Québec était une des seules provinces, avec la Colombie-Britannique, à poursuivre les investissements dans le domaine: Accès-logis, Achat-rénovation, Rénovilla-ge, Allocation-logement, par exemple.«On a quand même mis tout seul 962 millions tout en traversant des années d’adversité avec l’objectif du déficit zéro», rappelle la ministre Harel.«Avec ses surplus énormes, le fédéral doit contribuer, tnais dans le respect de l’approche québécoise en matière d'habitation.On réclame la maîtrise d’œuvre qu’on n’a jamais abandonnée», a affinité Mme Harel.Quant aux engagements chiffrés du fédéral, il faudra vraisemblablement attendre le déclenchement des prochaines élections.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 1 • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 *150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H 30 À 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit CONDOMINIUMS ET 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religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.NOUVEAU CARTIERVILLE+DDO 3 ch , 2 S'b, foyer, garages, jardin clôturé.(514)336*1701 Aussi 3” et 4'* SÉJOUR À MONTRÉAL?Entre février à mai (3 mois) St-Lambert (12 min.du centre-vilie de Montréal) superbe maison vaste, lumineuse, immense séjour, foyer, 3 ch., tr.gr.atelier de travail, meublé/équipé (TT INCI.) 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publiées.«Sans plaisir, les mots n’ont aucun sens, ils ne disent rien et ne voudront jamais rien dire.Il n’y a pas de plaisir à lire sans plaisir à écrire», écrivait Jean-V.Dufresne dans sa dernière chronique au Journal de Montréal, le 31 mai 1996.Et comme la joie de le lire se mesure à la sienne d’écrire, nous avons été gâtés.«Pour vous dire combien j’ai été chanceux dans ce métier!, écrivait-il dans sa dernière chronique au Journal de Montréal, en 1996, après 46 ans de métier.«Bien sûr, je me suis fait engueuler par mes patrons (ce qui est flatteur, entre vous et moi, caron sait alors que le patron nous a lu); mais le seul cas de censure dont j’ai été victime, c’est lorsque Claude Ryan, au Devoir, me suggéra péremptoirement, le crayon à mine entre les dents, de remplacer un indicatif par un conditionnel.» Et bien sûr, Jean-V.Dufresne, sans cesse habité par le doute, a obtempéré, comme il le faisait toujours, nous dit-on.«On ne dira jamais assez à quel point cet homme de grande culture était modeste», se souvient Michel Roy, son ancien confrère au Devoir et aujourd’hui président du Conseil de presse du Québec.«Quand il soumettait ses textes remarquables à ses collègues et qu’ils lui suggéraient souvent à tort un chargement, il les écoutait sur-le-champ.La critique, quand elle était dirigée vers lui, lui paraissait toujours fondée.» Dans son homélie, le père Pierre Murray s’est d’ailleurs lui aussi attardé à décrire ce souci du mot juste, de la limpidité, en tout respect des faits et des personnes.Jamais cette préoccupation ne l'aura quitté: ces derniers jours, ses amis confiaient de fait qu’à sa retraite, Jean-V.Dufresne, qui était âgé de 70 ans, s’était engagé à relire tous ses classiques et à s’attaquer au Dictionnaire encyclopédique de la langue française'.Très affable aussi.Jean-V.Dufresne.La présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque, Lise Bis-sonnette, raconte de son côté comment il l’avait tôt fait se sentir comme un membre de la famille alors qu’elle n’était encore qu’une jeune journaliste, intimidée de se retrouver au Devoir.«Venant s’asseoir sur le coin de mon bureau, il me racontait, intarissable, toutes les légendes du journalisme, ce qui ne manquait évidemment pas d’impressionner la petite nouvelle que j’étais!» D’autres se rappelaient aussi comment, après une heure de discussion, il n’avait de cesse de retenir son interlocuteur «Une dernière avant de retourner travailler!» Inutile de dire que lorsque Louise Forestier, la mère de leur fils Alexis, est venue chanter La Complainte Ru-tebeuf.c’est tout le parterre de l’église Saint-Germain qui a pesté contre ce vent devant la porte qui, samedi dernier, leur a ôté Jean-V.Dufresne.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Alexis, le fils que Jean-V.Dufresne a eu avec Louise Forestier, portait l’urne contenant les cendres de son père à la fin des funérailles qui réunissaient amis, ex-collègues et personnages publics.Alcool au volant Québec attend toujours de réintroduire Pantidémarreur Ottawa tarde à modifier la loi, en dépit de ses promesses Les provinces canadiennes épaulent le Québec pour qu’il puisse de nouveau recourir aux antidémarreurs auprès des automobilistes accusés plus d’une fois de conduite avec facultés affaiblies.Le gouvernement fédéral promettait de bouger avant la mi-septembre à la condition que les provinces accordent leur appui au Québec.Les appuis sont venus, la promesse n’a pas été tenue.FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Une entente de principe est survenue entre les gouvernements provincial et fédéral au sujet de l’utilisation par Québec d’antidémarreurs pour contrer les cas de récidives de conduite avec facultés affaiblies.Or Ottawa tarde à y donner suite.Reniant sa parole, il n'a pas présenté de motions quant à d’éventuelles modifications législatives permettant au Québec de recourir de nouveau à ce dispositif lors de la réunion des ministres de la Justice, qui s’.est tenu à Iqaluit du 10 au 12 septembre dernier.Dans une lettre que la ministre de la Justice fédérale, Anne McLellan, a fait parvenir en juillet au ministre responsable de la sécurité routière, Guy Chevrette, et dont Le Devoir a obtenu copie, elle affirmait croire «fermement en l'efficacité de cette mesure».Ainsi, elle suggérait au Québec d'ajouter ce point à l’ordre du jour de la Conférence sur l’harmonisation du droit pénal, qui s’est tenue cet été en Colombie-Britannique.«Nous pourrions par la suite faire un suivi lors de la réunion des ministres responsables de la Justice en septembre produiin.» C’est par une écrasante majorité que la proposition du Québec de réintroduire l'antidémarreur a été reçue par les juristes représentant les provinces canadiennes (32 voix pour, aucune contre et une abstention) réunis à Victoria cet été.Mais il appert que la ministre McLellan n'a pas cru bon de «faire un suivi» à Iqaluit la semaine dernière, comme elle l'avait promis.Jamais ce sujet n’a été abordé, malgré l’urgence d'agir, déplore-t-on au cabinet de M.Chevrette.Cette fin de semaine seulement, deux récidivistes ont causé la mort à bord de leurs véhicules.Ils ont été accusés de conduite avec facultés affaiblie^ lundi.L’attachée de presse du ministre, Edith Rochette, a indiqué que Québec tentera donc d’intégrer cette question à l’ordre du jour de la rencontre des sous-ininistres de Injustice en novembre prochain.Le ministre Chevrette exhortait Ottawa en juin dernier de redonner aux provinces le droit d'utiUser de nouveau l’antidémarreur pour des raisons de sécurité.C’est que près d’un an plus tôt, Ottawa modifiait le Code criminel de façon à allonger la peine des récidivistes, rendant du coup impossible l'utilisation du dispositif en question.Actuellement, un récidiviste, dès sa deuxième infraction, perd son permis pendant 24 mois.Précédemment, toutefois, la peine était de six mois, à la suite de quoi l'automobiliste devait utiliser un antidémarreur pendant 18 mois.Un dispositif électronique installé dans la voiture du récidiviste l'empêche de conduire lorsqu'il dépasse la limite d’alcool permise.Implanté au Québec de décembre 1997 à juillet 1999, le programme a pennis «une amélioration significative» du bilan routier dès sa première année d'application, soulignait M.Chevrette dans une lettre envoyée à la ministre cet été.Conflit de la pêche au homard Rae poursuit sa médiation PRESSE CANADIENNE Burnt Church, N.-B.— Les chances d’un règlement négocié dans le conflit de la pêche au homard semblaient s’amenuiser hier, même si le médiateur Bob Rae a accepté de poursuivre ses efforts au delà de l’heure limite qu’il avait lui-même fixée.L'ex-premier ministre ontarien a dit qu’il demeurerait impliqué dans ce dossier tant qu'il aurait le sentiment d’être utile, même si rien ne laisse croire à un rapprochement entre les autochtones micmacs de Burnt Church, le gouvernement fédéral et les pêcheurs commerciaux.Pendant que M.Rae peine à rapprocher les parties, le risque d’une explosion de violence menace de plus en plus.Les pêcheurs commerciaux de la région pourraient décider de faire respecter la loi en détruisant les casiers à homards des autochtones qui baignent dans la baie de Miramichi, faisant ainsi basculer la région dans la violence et le vandalisme.Loi sur les jeunes contrevenants Ottawa prétend avoir l’appui des Québécois BRIAN MYLES LE DEVOIR Ottawa prétend avoir l’appui de la population québécoise pour faire adopter son projet de loi C-3 sur les jeunes délinquants.Un sondage CROP réalisé pour le compte du ministère fédéral de la Justice révèle entre autres que: ¦ trois Québécois francophones sur quatre estiment que la lutte contre la criminalité chez les jeunes doit constituer «une priorité élevée» du fédéral; ¦ 66 % des personnes sondées sont d’avis que la criminalité chez les jeunes a progressé au Québec au cours des cinq dernières années; ¦ un Québécois sur deux appuie «fortement ou jusqu ’à un certain point» le remplacement de l'actuelle législation par la nouvelle Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents; ¦ trois Québécois francophones sur cinq croient que les peines imposées aux jeunes ne sont pas assez sévères.La diffusion de ce sondage tombe à point nommé.Le gouvernement Chrétien a en effet adopté hier une motion pour limiter la durée des débats sur le projet de loi C-3 devant le comité permanent de la Justice.Ottawa veut ramener au plus vite ce projet de loi devant les Communes dans l’espoir de le faire adopter d'ici la fin de la session parlementaire.Pendant que les libéraux accéléraient la cadence sur la colline parlementaire, Justice Canada a dépêché hier des représentants dans tout le pays afin de sensibiliser la presse aux 162 amendements apportés à la version initiale du projet.Au Québec, ces rencontres d’information proches de la campagne de relations publiques ont par ailleurs servi à dif- fuser les résultats de l’enquête réalisée entre le 26 mai et le 4 juin auprès de 1015 personnes (marge d’erreur: plus ou moins 3 %; taux de réponse: 60 %).Les fonctionnaires fédéraux ont par ailleurs réfuté les prétentions des politiciens et spécialistes du droit de la jeunesse québécois, qui s'inquiètent des répercussions néfastes du projet de loi C-3.La nouvelle loi éviterait d’imposer des peines plus sévères ou encore des peines uniformisées sans égard à la situation particulière de chaque délinquant, ont-ils assuré.Michel Auger a été abattu à cause de ses articles (Le Devoir) — Le crime organisé est derrière l’attentat commis sur Michel Auger.Après une semaine d'enquête, les policiers sont catégoriques.Le journaliste a été pris pour cible en raison de ses activités professionnelles.L’agression n’a rien à voir avec sa vie privée.La vingtaine d'enquêteurs qui planchent sur l’affaire relisent avec attention tous les articles écrits par le reporter du Journal de Montréal au cours des neuf derniers mois.Pour l’heure, il est impossible d'imputer l'attentat à main armée à un groupe criminel en particulier.L'agression a bel et bien été filmée par les caméras de sécurité situées dans le stationnement du Journal de Montréal.Les enquêteurs du SPCUM essaient de rehausser la qualité de ces images dans l’espoir d’identifier le suspect Ijcs policiers ont par ailleurs fait l’examen d’une voiture volée qui a été retrouvée dans le quartier Ho-chelaga, à deux pas du Journal de Montréal, dans It's minutes suivant l’incident Impossible d’en savoir davantage.Environ 25 appels ont été reçus sur la ligne d’information de la SQ, toujours active au 393-1133.La SSSJB-M s’inquiète Le Devoir) — La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SH1BM) craint qu’une éventuelle chaîne de télévision à caractère ethnique ne serve à angliciser les immigrants.Le président de la SSJBM, Guy E N Bouthillier, s’oppose au projet de Canwest Global, qui tente d’obtenir une nouvelle licence pour le poste de télévision CJNT M.Bouthillier comparaîtra aujourd’hui devant le CRTC relativement à cette demande.«Pour respecter l’esprit de la Charte de la largue française et la volonté du Québec manifestée notamment par la création des états généraux, le CRTC a, selon nous, trois options: attendre les résidtats de la Commission des états généraux [.], émettre une licence en imposant les conditions que nous proposons [dont 40 % de la programmation en français] ou rejeter totd simplement la demande de Canwest Global», soutient M.Bouthillier.Boralex: Bégin demande une révision de la décision (Le Devoir) — Le ministre de l’Environnement Paul Bégin, a introduit hier une requête en révision devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ) |x>ur qu’il révise sa décision récente, par laquelle il a maintenu la validité du certificat d’autorisation accordé l’an dentier par le ministère au projet de Forces motrices Batiscan, une filiale de Boralex, en vue de harnacher la rivière du même nom.Le ministre estime que le TAQ a commis une erreur de droit fondamentale en ne lui reconnaissant pas le droit d’annuler une autorisation accordée à la suite d’une évaluation erronée du projet, lequel, en fin de compte, contrevient à la réglementation environnementale.L’évaluation erronée d’un dossier, plaide Ifaul Bégin, BREF ne peut conférer au ministre le droit d’autoriser un projet lorsque la loi réserve explicitement au gouvernement cette prérogative tout en protégeant du même coup le droit du public d’être consulté.Un avion détourné s’abime en mer (AP) — Un hydravion détourné hier matin peu après avoir quitté Cuba s’est abîmé dans une mer agitée au large de la Floride, ont annoncé des responsables aériens à Miami.Une personne a été tuée et neuf personnes ont été secourues, ont annoncé des gardecôtes américains partis à leur recherche.On ignorait dans l’immédiat si l’hydravion s’était abîmé en mer en raison d’un manque de carburant Les neuf survivants —trois enfants et six adultes— ont été transportés en Floride par hélicoptère.Selon un responsable des gardecôtes, les survivants ont dit qu’ils étaient dix à bord de l'hydravion.La BNC intervient auprès de contentville.com (Le Devoir) — Pressée par la foudre de plusieurs étudiants et professeurs, la Bibliothèque nationale du Canada (BNC) a de mandé hier le retrait des thèses et mémoires du site américain www.contentville.com.C'est à la suite de consultations auprès des principales associations du pays dont les membres étaient touchés que l’organisme public a pris cette décision.Au mois de juillet, de nombreuses personnes ont eu la désagréable surprise de voir que le fruit de leur travail universitaire était à vendre sur le Net entre 24,95 $ et 69,50 $US.«C’est une mesure provisoire», a indiqué le directeur des services bibliographiques de la BNC, David Balatti.L’organisme précise que son rôle est de préserver et de diffuser les recherches universitaires canadiennes.Martial BOUCHER Yves BUTEAU au ni des lours 1ra secondaire Enseignement moral.Cahier 288 pages -14.90 S Guide 562 pages - 58.95 J LIDEC inc.|5M) 843-5991 En venie dans toutes les liltraines lO / Prêts pour 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En revanche, la dernière mouture d’«une île, une ville» du maire Bourque apparaît mieux ficelée que jamais avec ses neuf arrondissements de taille semblable, constitués de quartiers et de municipalités limitrophes comme Outremont, Westmount, Plateau Mont-Royal et Ville-Marie pour l’arrondissement Centre-ville, ou LaSalle, Sud-Ouest et Verdun pour l’arrondissement Sud-Ouest.Chacun des neuf arrondissements regrouperait près de 200 000 habitants représentés par sept conseillers.Un seul maire élu au suffrage universel présiderait aux destinées de cette ville de 1,8 million d’habitants.Le modèle se rapproche de celui de Toronto, les anciennes mairies devenant le lieu où siégeraient les sept conseillers d’arrondissement pour traiter des affaires courantes de leur patelin et d’où seraient coordonnés tous les services offerts dans l’arrondissement.Un seul compte de taxe pour tous les Montréalais, avec les différences qui s’imposent pour le remboursement des dettes du passé.En juillet dernier, Louis Bernard prenait les devants en présentant sa propre proposition aux villes pour qu’elles l’étudient.Selon la proposition Bernard, il y aurait un conseil municipal de Montréal où siégeraient une soixantaine de conseillers et un maire élu au suffrage universel, mais 29 arrondissements de taille variable, chacun dirigé par un conseil qui aurait ses propres pouvoirs de taxation.En comparaison, le projet du maire Bourque offre l’énorme avantage de ne pas ajouter un troisième ordre de gouvernement local avec pouvoirs de taxation et de négociation, sous le conseil municipal et la Communauté métropolitaine.Mais un des nombreux handicaps auxquels fait face le projet du maire Bourque, c’est qu’il laisse l’impression que Montréal est le gros méchant qui veut bouffer ses voisins.Pour éviter cela, n’y aurait-il pas lieu, pour le médiateur Louis Bernard, d’étudier la possibilité de construire la nouvelle ville à partir des structures de la CUM où siègent présentement tous les maires, et non de Montréal?Après tout, la CUM est déjà présente partout sur l’île par son service de police, son service d’évaluation, etc.On pourrait rebaptiser la CUM Conseil de l’île de Montréal, imposer l’élection de ses nouveaux représentants au suffrage universel et lui transférer tous les pouvoirs de taxation des municipalités actuelles, tout en conservant des conseils d’arrondissement pour traiter des questions locales.La proposition n’est pas bien différente du projet du maire Bourque, c’est vrai, mais ce n’est pas Montréal qui en serait le maître d’œuvre.Ainsi, ensemble, tous les élus de l’île pourraient s’enorgueillir de donner naissance à une grande métropole.Utopie?Peut-être.Mais il faut tout essayer pour ne pas avoir à reprendre l’exercice une fois encore dans cinq ans.jrsansfaconfSiledevoir.ca Art frais .près avoir cafouillé, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s’est ressaisi pour finalement donner le feu vert au projet de Télé des Arts initialement lancé par Radio-Canada.Voilà une excellente nouvelle, d’autant plus que la nou-> velle chaîne ne sera pas cachée dans un recoin du câble mais largement accessible.N’en déplaise à Vidéotron qui maugrée, il eût été illogique de convier le public québécois à un rendez-vous culturel tout en lui imposant d’insurmontables contraintes financières.La culture et la télévision forment un couple instable.S’il y eut des périodes bénies où la culture dite classique réussissait à attirer massivement les téléspectateurs, le plus souvent, cotes d’écoute obligent, ces derniers n’ont eu qu’une certaine idée bien limitée de la culture.Une chaîne spécialisée, tout en voulant attirer un auditoire, n’aura pas à subir de manière aussi frontale la dictature des cotes d’écoute.Elle pourra se permettre une audace qui a cruellement fait défaut ces dernières années.Outre Radio-Canada, Télé-Québec, la Sept Arte (France), BCE Média et l’Équipe Spectra sont partenaires de la chaîne.Cette diversité donnera sûrement lieu à de bonnes discussions sur le rôle d’une telle entreprise mais elle permettra d'éviter, avec un peu de chance, la mainmise sur la chaîne par des chapelles idéologiques.Les responsables de cette chaîne auront assez de plages horaires pour permettre à tous les courants culturels de s’exprimer.Ils doivent voir grand.La chaîne étouffera si elle astreint ses artistes et ses producteurs à des règles et à des formats incompatibles avec-leur travail.En revanche, si elle fait bien son travail, elle sera une occasion inespérée d’ouvrir l'horizon culturel et, surtout, de faire connaître les jeunes artistes que les structures officielles ne peuvent présentement accueillir, sauf dans des cases horaires carrément repoussantes.En bref, une chaîne qui débusque les courants cachés et dont le principal ennemi serait la pensée unique.1 Paule des Rivières ?LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CI-AUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE froCkwEt-t- IT X-i TonT lÇuR Co/hM0nE§.OKI 0 sV V' sV L E TIRE -4- Victimes du dollarisme Les grands empires d’hier ont envahi le monde et imposé leur religion dans des batailles sanglantes dont l’issue était connue d’avance.Aujourd'hui, les religions sont multiples et beaucoup moins présentes dans l’esprit de tout un chacun car il y a un nouveau dieu, le dieu argent Quand j’apprends que l’Équateur abandonne sa monnaie pour se convertir au dollar, je ne peux pas m’empêcher de penser à l’argent et à l’impérialisme des Américains.Je ne suis pas un fidèle de Castro mais je suis tout à fait de son côté concernant l’idée de la création d’une monnaie commune à l’Amérique latine.Il s’agit ici de faire en sorte qu’il n’y ait pas qu’une forme de pensée, qu’il n’y ait pas qu’une monnaie, qu’il n’y ait pas qu’un décideur.Il s’agit aussi de garder son identité.L’empire américain est déjà à nos portes, par lesquelles il passe tous les jours; en mangeant chez McDo, en s’habillant chez Levi’s, en téléphonant avec AT&T, en surfant avec Microsoft, et cette liste n’est pas exhaustive.D’ailleurs, s’agissant de Microsoft, Bill Gates est aux prises avec le gouvernement qui lui reproche de tirer parti de sa situation de monopole; autant dire qu’il lui reproche d’être Américain.Américain comme le Home Dépôt de Laval le jour de l’ouverture.Arrivé devant de l’outillage américain, je demande quelques renseignements au préposé sur une des machines.Ce dernier me répond du tac au tac: «I don't speak French.» En toute sincérité, j’ai pensé que c’était une farce mais j’ai quand même demandé: «You don’t speak French?», et lui de me répondre d’un air narquois: «/» North Carolina we don’t speak French.» Il s’agissait bel et bien d’outillage provenant de Caroline du Nord mais les intervenants avaient oublié que l’ouverture du Home Dépôt avait lieu au Québec.C’est avec une certaine appréhension que je me suis adressé au préposé de la marque Ma-kita, pensant qu’il me répondrait en japonais, mais il n’en a rien fait Dans un même ordre d’idée, il est effarant d’observer le comportement de l’Américain moyen.Quand il est en voyage, qu’il soit à Paris, à New York ou en Éthiopie, il s’adresse à tout le monde en anglais même dans un pays où plus de la moitié de la population est analphabète.Quand il demande des prix, il s’attend toujours à les avoir en dollars américains; on est au Canada mais il ne s’en est pas repdu compte car partout il est chez lui.Les États-Unis sont devenus le gendarme du monde, supplantant ainsi l’ONU.Jusqu’où va-t-on aller?À un moment donné, il fout savoir dire non, il faut arrêter l’hémorragie.Je ne fais pas ici une critique acerbe du capitalisme, je crois juste que nous n’avons pas recherché la démocratie pour faire du monde de demain un régime autocratique dont le seul leader serait le président des États-Unis.Alain Stritt Montréal, septembre 2000 Les besoins des enfants À la suite du texte de Louisiane Gauthier et Gérald Lajoie publié dans Le Devoir du 4 août dernier, ainsi que de celui de Louisiane Gau- thier publié le 11 septembre, nous informons Yves Sylvain, directeur de la protection de la jeunesse aux Centres jeunesse de Montréal, que nous sommes entièrement en accord avec la démarche de nos deux collègues et avec le contenu de leurs textes.Ces dernières années, nous avons tous rencontré, dans le cours de notre pratique au Service adoption, des enfants qui vivent des situations semblables.De par leur rôle de consultants, Mme Gauthier et M.Lajoie ont souvent eu l'occasion de nous écouter et de nous soutenir lorsque nous exprimions notre impuissance.Nous savons qu’ils ont apporté la même collaboration à de nombreux intervenants d’autres services qui vivent la même chose.Mme Gauthier et M.Lajoie n’ont jamais hésité à utiliser leur expertise et leur grande crédibilité pour nous aider à répondre aux besoins des enfants.Leur démarche actuelle est un nouveau témoignage de leur implication.Nous aimerions avoir eu le courage et l’initiative de faire un geste similaire.Esther De Blois, t.s.p.Lise Gratton, a.r.h.Gilles Lanthier, t.s.p.Léonard Lavoie, conseiller Monique Marchand, t.a.s.Louise Noël, m.s.s.Louise Pellerin, a.r.h.Céline Roch, t.s.p.Gisèle Rochon, a.r.h.André Rousseau, a.r.h.Louise Simard, a.r.h.Ruth Villeneuve, a.r.h.Montréal, septembre 2000 LIBRE OPINION Qu’attendez-vous d’une politique jeunesse?FRANÇOIS ROBERT Président du Forum jeunesse, île de Montréal Il existe, dans chacune des régions du Québec, des tables de concertation des organismes jeunesse: ce sont les forums jeunesse régionaux.Récemment, les conseils régionaux de développement, en collaboration avec leur forum jeunessy, se sont vu confier par le ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse, François Legault, le soin de tenir des consultations régionales afin de déposer, en février 2001, un projet de politique jeunesse québécoise.A cet effet, le Éorum jeunesse de l’île de Montréal invite les organismes jeunesse mais aussi l’ensemble des citoyens et citoyennes de Hie qui le désirent à participer à la consultation régionale sur l’avant-projet de politique jeunesse québécoise.Développer la citoyenneté Notre mémoire au ministre mettra l’accent sur la place des jeunes dans le développement régional.Nous sommes d’avis qu'il faut favoriser l'atteinte de l’objectif central de la politique, «mettre en place les conditions d’exercice de la citoyenneté et ainsi confirmer la jeunesse comme un moteur du développement du Québec».Cependant, pour tendre vers une société où chacun se sentira interpellé dans les débats publics, il semble essentiel de responsabiliser et de fournir les ressources adéquates aux jeunes, et ce, dès le début de l’adolescence, pour que la citoyenneté se développe tel un réflexe et qu’elle ne se limite pas au droit de vote une fois aux quatre ans.Pour ce faire, la politique jeunesse devrait s’adresser aux jeunes âgés entre 12 et 30 ans.Pour favoriser la pleine participation des jeunes au développement de la société, la politique jeunesse doit faciliter l'insertion des jeunes dans les lieux décisionnels.Le Forum jeunesse est d’avis qu’une politique jeunesse devrait favoriser l’existence de sièges réservés avec droit de vote pour des représentants de la jeunesse dans les instances décisionnelles de tous les secteurs et à tous les niveaux (local, régional et national).La politique jeunesse devrait marquer un engagement clair du gouvernement à réviser la composition des instances publiques afin de donner des droits de vote aux jeunes, et ce, de manière représentative, afin que les décisions prises reflètent aussi la volonté de la jeunesse québécoise.De plus, cette intégration des jeunes devrait se faire en tenant compte de la proportion des jeunes des minorités visibles et des communautés cultu-relfes, afin que leur voix soit aussi entendue.A titre d’exemple, lors du Sommet du Québec et de la jeunesse, les participants avaient convenu de redonner le droit de vote aux élèves des écoles secondaires dans leur conseil d’établissement.Cet engagement se doit d’être effectif rapidement et nous croyons qu’il devrait s’inscrire dans les textes de la politique jeunesse.Aussi, nous souhaitons que la politique jeunesse ne fasse pas que reporter l’engagement du gouvernement et des acteurs de la société civile, pris à ce même sommet, de mettre sur pied un plan d’action à l’effet d’ouvrir l’offre de participation des jeunes dans leurs instances décisionnelles respectives.La politique devrait contenir des objectifs précis à atteindre à court, à moyen et à long terme sur lesquels les partenaires des différentes régions devraient s’engager en collaboration avec les forums jeunesse.L’avant-projet de politique jeunesse met beaucoup l’accent sur la place et le rôle des jeunes en tant que citoyens actifs.Le document mentionne: «La politique jeunesse du Québec devrait en conséquence avoir comme finalité l'avènement d’une société à laquelle les jeunes participent pleinement», ce qui répond en bonne partie à des préoccupations du Fo- 1 rum jeunesse.Par contre, bien que la politique jeunesse doive d’abord camper de grands principes, nous sommes d’avis que les axes d’intervention devraient être plus précis.In politique devrait, par exemple, inciter le développement de conseils étudiants dans les écoles secondaires, fournir les ressources nécessaires aux organismes qui permettent aux jeunes de s’impliquer dans leur communauté et réaffirmer l'importance, pour le Québec d’aujourd’hui, du principe d’accessibilité universelle à l’éducation et aux services sociaux et de santé.Des objectifs Le Forum jeunesse de l’île de Montréal s’étonne du peu de précision sur les perspectives de mise en œuvre de la politique jeunesse.D’une part, la politique jeunesse devrait réaffirmer le rôle d’aviseur des forums jeunesse auprès des conseils régionaux de développement (CRD) et du gouvernement sur les dossiers de développement régional qui affectent particulièrement les jeunes âgés entre 12 et 30 ans, D’autre part le Forum est d’avis que des moyens de suivi concrets devraient être précisés afin d’atteindre les objectifs généraux suivants, actuellement mentionnés dans le document de consultation.¦ Assurer aux jeunes une participation à part entière au développement social, économique et culturel entraînant des modifications d’attitudes, de valeurs et de mentalités.¦ Mettre en place un environnement propice à la prise en charge par les jeunes de leur propre destinée.[.] ¦ Refléter les attentes, les modes de vie et les valeurs des jeunes d’aujourd’hui et s’adresser à tous, quelles que soient leur origine, région ou condition socioéconomique.¦ Infléchir des réalités actuellement préjudiciables à l’insertion des jeunes.[.j ¦ Assurer une cohérence des interventions gouvernementales concernant les jeunes.[.] LE DE V 0 1 R .L E M E R C R E D I 2 ü S E P T E M B R E 2 0 0 0 I D É A 7 Absence de débat sur la citoyenneté québécoise La citoyenneté ne doit pas être emprisonnée dans le problème constitutionnel inistprtf* Hptt Rplïltmnc savon locs nitswonc of rlo l,Trr»r«ïrf»*'»fîr\n orrfsanîco rlomoîn of «roMriHuim l’pvnmîno anhml o lo /'fôofîon rl’tioo Le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration organise, demain et vendre di, le Forum national sur la citoyenneté et l’intégration.Les réflexions qui y seront développées doivent conduire à l’élaboration d’un plan gouvernemental en matière de citoyenneté.Lise Rissonnette, p.-d.g.de la Grande Bibliothèque du Québec, Bernard Normand, directeur de l’Institut canadien d’éducation des adultes, Gregory Baum, professeur au département de sciences religieuses de l’université McGill, et Françoise Nduwimana, responsable des programmes au Centre Justice et Foi, y commenteront, devant 300 participants, le document de consultation gouvernemental qui circule depuis plusieurs semaines et qui tente de définir une citoyenneté québécoise.Nous publions aujourd’hui et demain des opinions sur ce thème qui est loin de faire l’unanimité.CENTRE JUSTICE ET FOI epuis qu’il a créé le ministère Ddes Relations avec les citoyens et de l’Immigration (MRCI), il y a quatre ans, le gouvernement promet de préciser sa compréhension de la citoyenneté québécoise.Demain et vendredi, les 21 et 22 septembre, à Québec, ce ministère invi-====J te différents secteurs de la société à participer au Forum national sur la citoyenneté et l’intégration.Pour cette occasion, le gouvernement a déposé un document de consultation devant servir de base à la réflexion et à la discussion, la vision gouvernementale de la citoyenneté québécoise présentée nous apparaît problématique face à l’acceptation de la diversité culturelle; Elle est également trop axée sur l’adaptation aux «exigences du développement» de l'économie de marché.Mais tout indique que la tenue d’un nécessaire débat de société n’aura pas lieu.D'une part, le questionnaire sur Internet comme les forums virtuels sont des initiatives intéressantes mais ne peuvent se substituer à un débat collectif.Le Forum national, pour sa part, fera connaître les orientations en matière de citoyenneté québécoise, sans en discuter, et visera surtout, dans un temps très réduit et contrôlé, à définir des moyens d’action pour accroître la participation civique.Sans vision collective sur la citoyenneté, l’exercice risque de se transformer en une énumération disparate de mesures comme on en retrouve déjà dans la deuxième partie du document, consacrée aux pistes d’action.Difficile alors d’éviter que les priorités soient ensuite déterminées par le gouvernement sur la base des orientations qu'il nous présente.Le processus qui nous est proposé montre avec éloquence une compréhension très étroite et problématique de la participation citoyenne.Discours précipité Comment ne pas nous interroger aussi sur ce qui motive le gouvernement à annoncer la tenue Sans vision collective sur la citoyenneté, l’exercice risque de se transformer en une énumération disparate de mesures d’un forum sur la citoyenneté et l’intégration pour la fin septembre?Difficile de ne pas considérer ce forum comme une opération de relations publiques parachutée au-dessus des consultations déjà prévues cet automne au sujet de questions cruciales pour le Québec, comme l’avenir du système public de santé et la reconnaissance de l’action communautaire autonome?Le discours sur la citoyenneté nous semble précipité alors que nous débattons collectivement d’enjeux qui s’y rattachent étroitement.En amputant la réflexion de plusieurs enjeux fondamentaux, l’événement risque de tourner à l’autojustification d’un ministère.D est utile de se rappeler que le MRCI est né du ministère des Communautés culturelles et de l’Immigration.La réflexion sur la citoyenneté a donc aussi été liée depuis quelques années à un effort pour repenser l’intégration et se situer face aux enjeux de la diversité culturelle.Il faut noter le souci du document d’aborder le «vivre ensemble» en tenant compte des différentes composantes de la société, y compris la présence anglo-québécoise et autochtone.Par contre, il est troublant que les conséquences sur la citoyenneté d’une véritable reconnaissance de la diversité culturelle sont à peu près absentes du document Profond malaise L’immigration est abordée principalement en fonction du problème politique vécu par le Québec au sein de la fédération canadienne.Il y a un profond malaise face aux identités multiples d’un nombre croissant de citoyens québécois et une incapacité de réfléchir l'appartenance québécoise à partir de cette nouvelle réalité.Sans vouloir minimiser le défi croissant que représente cette réalité, il est dommage que la réflexion gouvernementale y voie davantage une fragilisation qu’une occasion d’enrichissement Nous sentons encore un refus d’explorer le potentiel d’une place réelle accordée à l’altérité et à la complexité.Le paragraphe sur la communauté anglo-québécoise se situe précisément dans cette même dynamique qui constitue une base problématique pour l’avenir de la «convimnce» québécoise.Tout en reconnaissant la situation politique particulière et incertaine du Québec, nous refusons de ré- duire l’exercice actuel à la création d’une citoyenneté instrumentale au nom de la cohésion sociale et de notre condition de minoritaires en Amérique.Le projet de «vouloir vivre ensemble» ne doit p^s être confondu avec une allégeance exclusive à l’Etat nation québécois, et la citoyenneté ne doit pas être emprisonnée par une volonté de régler notre problème constitutionnel.Il faut situer notre réflexion, et éventuellement notre débat, sur le projet de société que nous voulons nous donner.Par ailleurs, accepter l’accent mis sur la «responsabilité citoyenne» risque d’évacuer nos préoccupations vis-à-vis des laissés-pour-compte de la société de marché et vis-à-vis des individus, familles, groupes communautaires, surtout des fermes, qui se voient forcés de prendre le relais de l’État après l’amputation des programmes sociaux et des services publics.Beaucoup plus que d’un contrat civique, nous avons besoin d’assurer les conditions permettant l’exercice d’une citoyenneté pour tous et pour toutes.Et cette citoyenneté ne peut se réaliser si on adhère à une logique de mondialisation qui est en train de vider le politique de son sens.Pouvoir et richesse les termes de la discussion autour de la définition de la citoyenneté que propose le gouvernement québécois occultent une question centrale: qui détient le pouvoir et la richesse dans notre société, et quelle prise ont les citoyens sur leurs conditions de vie?L’option néolibérale en faveur d’une responsabilisation accrue des individus permet de faire l’économie d’une réflexion sur ce qui crée les inégalités socioéconomiques au profit de solutions fonctionnelles et illusoires dignes de l’ingénierie sociale (Fonds de lutte contre la pauvreté par la réintégration au travail, programme Solidarité jeunesse pour les jeunes assistés sociaux).Si le gouvernement québécois pose le bien commun comme notre capacité d’adaptation à l’économie de marché et s’il accepte avec difficulté la diversité des appartenances, notre refus de la résignation et notre option en faveur de la justice sociale nous obligent à refuser les termes de cette définition de la citoyenneté québécoise.Pourtant, nous continuons à croire que la question de la citoyenneté est importante pour assurer la participation de tous, pour se situer dans un contexte de mondialisation et pour permettre l'actualisation d’un «vouloir vivre ensemble» entre les différentes composantes de la société.Nous sommes toujours convaincus que le gouvernement doit s’intéresser à cet enjeu et se doter d’une véritable politique de la citoyenneté.Mais elle doit se faire à partir d'une réflexion approfondie sur les questions de pouvoir, d’économie, d’exclusion sociale et de diversité culturelle.Et elle doit nécessairement passer par un réel débat collectif.Un débat qui reste à faire.Il y a un profond malaise face aux identités multiples d’un nombre croissant de citoyens québécois La citoyenneté, une notion à la mode importée d’Europe p JACK JEDWAB Professeur à l’Institut d’études canadiennes de l’université McGill Premier de deux textes endant les années 90, une vague a fortement influencé de nombreux intellectuels et fonctionnaires à Ottawa et au Québec.C’était l'idée d’implanter la notion de citoyenneté au coeur même des grandes questions d’ordre politique, économique, socioculturel et identitaire.A travers le Canada, des universitaires de nombreuses disciplines se sont laissés emporter par cette quasi-obsession d’analyse de la citoyenneté dans ses multiples dimensions.Des organismes subventionnaires dans le domaine des sciences sociales et humaines ont ouvert leurs coffres pour financer des études au sujet de cette prétendue nouvelle façon de relever les plus importants défis avec lesquels notre société est aux prises.Or, depuis quelques années, on assiste à une véritable explosion de publications (livres et numéros spéciaux des revues savantes) ainsi qu’à la multiplication des conférences portant sur la citoyenneté.L’ampleur en est telle que dans le domaine des sciences sociales, plus de la moitié des conférences qui s’annoncent dans les mois qui viennent contiennent le mot «citoyenneté» dans leur titre.Ironiquement, les organisateurs proclament tous que la citoyenneté représente un thème novateur.Une conférence sur la démocratie est devenue «citoyenneté et démocratie», une autre sur l’intégration est devenue «citoyenneté et intégration», une autre sur l’appartenance ethnique est devenue, vous l’aurez deviné.les ferventes personnes engagées dans l’étude de la citoyenneté ont dirigé leur attention sur la façon dont les gens exercent leurs droits en tant que citoyens.Ceci a suscité une prolifération d’études sur le taux de participation des électeurs, jugé comme étant un test fondamental de citoyenneté.Or des recherches en science politique deviennent des études sur la citoyenneté.De plus en plus utiles Malgré la notion très vaste et souvent floue de la citoyenneté, l’étude du processus d’acquisition de la citoyenneté politique garde toute sa pertinence.Des recherches qui repensent le lien entre citoyenneté et immigration méritent notre d’attention.Comme la mobilité et l’immigration ont créé des niveaux plus élevés d’attaches transnationales et que les frontières nationales sont de plus en plus fragiles, des études originales sur l’immigration et la citoyenneté sont de plus en plus utiles.Un bon exemple de ceci se retrouve dans un récent recueil de textes produit par le centre d’excellence Metropolis, qui compare l’obtention de la citoyenneté dans différents pays du monde.Quant aux nombreuses autres études sur la citoyenneté, le vrai test est de savoir si cela contribue ou non à l’avancement des connaissances dans les sciences sociales ou s’il s’agit seulement d’analyses déjà vues sous une autre rubrique devenue un mot à la mode, qui veut dire tout et rien à la fois.Au Canada, placer le citoyen au centre de la rie intellectuelle et politique est une idée largement importée d'Europe, où la question d’identité est à la source de grandes controverses.Obtenir la citoyenneté politique n’est pas aussi simple dans les pays d’Europe qu’au Canada, et ici, nombreux sont ceux qui auraient peur que l’on s’en serve comme modèle.Pendant que la citoyenneté fait de plus en plus de bruit au Canada, en Europe, on se pose des questions sur la manière dont le discours sur la citoyenneté a véritablement fait avancer la condition économique, politique et sociale des membres de la société.Avec le souhait d'identifier les intérêts communs, traiter les différences identitaires comme une menace pour la cohésion ne semble pas faire avancer la condition des citoyens appartenant aux groupes minoritaires des pays d’Europe.On peut comprendre pourquoi beaucoup de Français se méfient des déclarations qui affirment que la citoyenneté est le chemin vers Y empowerment.À la mode Récemment, en France, dans une série d’articles sur la citoyenneté, un analyste a noté ceci: «La citoyenneté est à la mode, accolée aux initiatives ou aux entreprises les plus diverses.Selon un analyste français, elle est dans tous les plats et à toutes les sauces.Organise-t-on un débat de n 'importe quelle nature?Il sera “citoyen”, ce qui ne rend pas nécessairement les intervenants moins affligeants mais donne a priori ata auditeurs la satisfaction du civisme accompli.Une entreprise projette-t-elle une embauche?Elle se devra d’être absolument “citoyenne" [c’est pourquoi on a de bons “citoyens corporatifs” qui agissent moins en fonction de leurs besoins que du devoir].Tout acte, toute activité devient ainsi marqué du sceau de la citoyenneté.Prendre le bus le matin?Un acte de citoyen.Payer ses impôts?Évidemment, oui.Éduquer nos chers enfants pour leur apprendre à respecter leurs professeurs?Démarche citoyenne.Ne pas jeter de papiers gras dans la rue?Un bel effort de citoyenneté ou de civisme» (France métropolitaine, avril 2000).Tandis que la citoyenneté confère une identité politique, elle ne contribue pas nécessairepient à intensifier le sentiment d’appartenance à un Étal En effet, elle ne rend pas toute autre expression d’identité subordonnée à celle de la «nation».Les plus patriotes parmi nous qui croient que les expressions identitaires sont en perpétuelle concurrence sont sans doute frustrés par cette situation.Pour certains, la citoyenneté veut dirç la création de frontières entre les peuples et les États tandis que, pour d'autres, c’est l’élimination des frontières, la création de nouveljes formes de solidarité entre citoyens au delà de l'État-nation inspiré par des intérêts communs plus larges (i.e.les citoyens du monde).Quelques activistes voient dans la citoyenneté la solution magique aux problèmes d’exclusion économique et sociale.Parfois, ces partisans de la citoyenneté créent involontairement de nouveaux obstacles à l’inclusion.Demain, nous examinerons ce côté plus exclusif de la citoyenneté.Alain-Robert N a de a u ?Gangs et discrétion ¦ l n'y a pas de mots assez forts pour crier notre indignation demnt l’incroyable facilité avec laquelle les groupes criminels, les motards surtout, œuvrent sur le territoire canadien.» Ces mots tirés d’un éditorial du Devoir de la semaine dernière expriment admirablement bien le sentiment éprouvé par la majorité des Québécois au lendemain de l’attentat commis sur la personne de Michel Auger, un chroniqueur judiciaire du Journal de Montréal qui s’intéressait de près aux activités du crime organisé.11 faut dire que depuis quelques années, les membres des bandes de motards font preuve d’une arrogance toute particulière que même Heidi Fleiss, la célèbre «madame» de D)s Angeles, reconnue pour son arrogance, ne saurait envier.Au cours des dernières années, leurs activités de recrutement et d’expansion seraient directement responsables de 153 décès et de 172 attentats contre la personne.Mais ce qui dérange encore davantage, c’est la succession de «dérapages» qui impliquent de plus en plus souvent des personnes innocentes.On se rappellera la mort récente de Daniel Desro chers, arraché à l’enfance après qu’il se fut trouvé près d’une bombe destinée à un ami d’une bande rivale.Que dire aussi des violentes fusillades survenues dans un restaurant de Montréal, devant une clinique pédiatrique de Laval et sur un terrain de camping de Granby?Pis encore, les représentants des agences de mise en application de la loi et de l’administration de la justice seraient aussi dans le collimateur.Après les assassinats des gardiens de prison Diane Lavigne et Pierre Rondeau, on se demande où s’arrêtera l’escalade.Dans une entrevue qu'il m’accordait avant-hier, le ministre québécois de la Sécurité publique, Serge Ménard, affirmait que la puissance de ces criminels, qui facilite d’autant le recours à l’intimidation tout en discréditant l’administration de la justice, constitue une menace sans précédent pour la société québécoise.C’est ce qui lui a fait conclure qu’une loi antigangs est nécessaire pour endiguer cette escalade de la violence.«J’en suis venu à la conclusion qu’on a besoin d’outils législatif exceptionnels, ne serait-ce que pour un temps limité.» Bien qu’opposé à l’adoption d’une telle loi en 1995, un outil qu'il qualifiait à'«excessif» et de «dangereux» pour les droits et libertés, il se dit désormais en faveur d’une loi antigangs, pour deux raisons.D’abord, il y a «un niveau dans une organisation criminelle qu ’on ne pourra jamais rejoindre par les mécanismes traditionnels comme la conspiration».Ensuite, il lui semble possible, et cela, sans même recourir à la clause dérogatoire de l’article 33 (communément appelée clause nonobstant), de circonscrire l’infraction de façon à n’atteindre que les groupes de criminels visés.Pour ce faire, il propose de définir, précisant qu’il ne s’agit que d'une approximation, le gang criminel «comme étant un regroupement d’individus qui, systématiquement et de façon répétée, a recours à la violence pour faire avancer les buts de son organisation».Ainsi circonscrite, estime-t-il, cette définition serait susceptible de passer le test de l’article premier de la Charte canadienne des droits et libertés, lequel exige que les droits et libertés y étant énoncés ne peuvent être «restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d’une société libre et démocratique».Mais avant même de traiter de la Charte canadienne des droits et libertés, il me faut rappeler quelques principes fondamentaux du droit criminel.Chaque infraction criminelle est composée de deux éléments: un élément matériel ou factuel (que les juristes qualifient (ïactus reus) et un élément mental ou d’esprit de culpabilité (que les juristes qualifient de mens rea).Ainsi, pour qu’une infraction soit constituée, il faut généralement retrouver ces deux éléments de façon concomitante.C’est d’ailleurs, si nous prenons un événement de l’actualité, l’incapacité de la part du ministère public d’établir la preuve hors de tout doute raisonnable que Lorraine Pagé avait volontairement pris une paire de gants sans avoir l’intention de les payer qui lui a valu son acquittement.Le fait quelle se soit retrouvée à l’extérieur du commerce avec cette paire de gants constitue Y actus reus alors que le mens rea est constitué par son intention.L’incapacité mentale, laquelle manifeste une incapacité de former une intention criminelle, explique pourquoi certains individus échappent parfois à la justice.L’adoption d’une loi antigangs qui ferait de la simple appartenance à une organisation criminelle un acte criminel en soi (per se), on le conçoit, est un crime d'état qui ferait en sorte qu’il ne serait pas nécessaire de démontrer l’intention criminelle.Ainsi, en supposant que le Parlement adopterait une loi qui comporterait l’énonciation expresse de certaines bandes de motards, celle-ci deviendrait rapidement caduque si, le jour même de son adoption, les bandes expressément identifiées changeaient leur appellation.Pour déjouer cette possibilité, la loi devrait soit prévoir que le crime d’appartenance est rétroactif, ce qui répugnerait à tout esprit libéral, soit conférer expressément un pouvoir au gouvernement qui lui permettrait d’ajouter ou de retirer, au gré de l’évolution de la situation, le nom des bandes criminelles.Bref, pour être véritablement efficace, la loi antigangs devrait être libellée de façon à conférer une discrétion au pouvoir exécutif.Ce pouvoir considérable conféré au gouvernement, quj lui permettrait ainsi de désigner les ennemis de l’État par simple décret, rappelle davantage la tradition des pays totalitaires que celle des démocraties libérales.alain- robert.nadeauia justice, corn Alain-Robert Nadeau est avocat et docteur en droit constitutionnel.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information gCnimle et métropolitaine : Gérald Dallairr (od/iml ou dirtetnr dt l'itt/brmation), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports).Paule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion.lauis-Oilles Francœur (envinmnefttent), Judith Lachapelle, Louise Leduc, Kathleen laévesque (actualités politiques municipales), Benoît Manger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et/aits divers}, Isabelle Paré (santé): Michel (iarneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques (irenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma).Clément Trudel (musique) ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Hélène Baril.Claude Lévesque, François Normand, Claude Turcotte; à l’information internationale Jean-Pierre LegauH, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l’information politique ; Pierre O'Neill.Hélène Buzzetti, Manon Comeüier (correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Du tri sac (correspondants parlementaires à Québec): Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) ; Lmise-Maude Rioux Soucy.Marie-Claude Petit (commis).Iü documentation : Gilles Pan' (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Demme, Serge I .aplanie (^MéAcc),Rachel Rochefort (Ottawa).M PUBLICITÉ ET LE MARKETING, Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Anouk Hurbutt, Dominique Larivière, Christiane Legault.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet.Chantal Rainville.Micheline Ruelland, (puMicitaires), Manon Blanchette.Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire) IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Evelyne Ubonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy, Patrick Inkcl (contrôleur), Ghislaine Utleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle Laperrière, Nathalie Perrier.Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécuti/et directeur général).t i L E I) E V I) 1 R .L E M E R C R E D I 2 0 S E !• T E M B R E 2 0 0 0 A 8 -* LE DEVOIR *- ACTUALITES JEUNESSE LOI SUITE DE LA PAGE 1 Hyacinthe, où l’on a constaté un recours abusif à l’isolement de jeunes âgés de 12 à 18 ans.La commission conclut même que les droits de ces enfants ont été violés et que la Loi de la protection de la jeunesse a été bafouée.L’enquête révèle qu’à l’unité Le Havre, un jeune de 12 ans a été maintenu en isolement à 13 reprises, pour un total de près de 40 heures, parce qu’il avait déféqué dans ses pantalons.Or l’enquête a démontré que le jeune garçon souffrait de graves problèmes psychologiques et d’encoprésie, une maladie l’empêchant de contrôler ses sphincters.Un jeune de 17 ans, hébergé de façon temporaire à l’unité Le Phare, a quant à lui été relégué pendant un total de 75 heures dans une pièce exiguë, parfois sans matelas ni couverture pour y passer la nuit et avec un caleçon pour seul vêtement.Le jeune, qui s’est automutilé plus d’une fois pour pouvoir sortir, a dû être mené à l’hôpital à deux reprises.La situation est d’autant plus scandaleuse que les jeunes hébergés au pavillon Bois-Joly y avaient été placés afin de les protéger d’un milieu familial jugé dangereux pour eux et non parce qu’ils avaient commis des délits ou des infractions.«On parle d’enfants que l’Etat a sortis de leur milieu parce que leur sécurité et leur développement étaient compromis dans leur famille.On ne parle pas de criminels.Dans ces cas, il y a eu des abus de pouvoir et des privations de liberté inadmissibles pour un paquet de jeunes.Non seulement on ne les a pas aidés, on leur a même nui», déplore le président de la CDPDJ.En plus d’un recours démesuré à l’isolement, le rapport d’enquête fait état d’une atteinte, à deux reprises, à l'intégrité physique de deux enfants, d’un «manque alarmant de supervision» et d’une méconnaissance criante de la Loi de la protection de la jeunesse par plusieurs éducateurs.Bref, la commission conclut que les enfants hébergés alors au pavillon Bois-Joly ont vécu des conditions similaires au «milieu carcéral», empreintes «d’une grande sévérité et d’abus d’autorité».Elle demande d’ailleurs à la Cour supérieure de déclarer illégal ce régime répressif imposé aux enfants et de déclarer que le Directeur de la protection de la jeunesse a violé les droits des enfants sous sa responsabilité.Les «chambres d’isolement» où ont été confinés les jeunes mesurent dans certains cas six pieds sur six pieds.L’une d’elles est si petite qu’elle ne peut contenir un lit.«On s’est battus, il y a 20 ans, pour faire fermer des cellules de six pieds sur huit pieds pour les détenus à Québec, et là, on impose pire à des jeunes qui ont besoin de protection!», a dénoncé Me Filion.Par ailleurs, ce dernier diagnostique un manque de formation flagrant du personnel ainsi qu’une culture de dénigrement et de mépris, conjugués à une absence criante de supervision du travail et de contrôle de la qualité des services donnés.«Deux unités ont dérapé sans que personne, ni au ministère, ni au centre jeunesse, ni au conseil d'administration de ce centre, ne se rende compte de rien», dit-il.Hier, le directeur des Centres jeunesse de la Mon-térégie, André Brunelle, a réagi en disant que des «correctifs sévères» avaient été apportés depuis décembre 1999 et que la majorité des recommandations formulées par la commission ont déjà été appliquées.«Un cadre a été démis de ses fonctions, des mesures disciplinaires ont été appliquées», a-t-il insisté, précisant que la situation dénoncée par la commission avait été corrigée.Mais tout cela n’a pas de quoi rassurer la Commission des droits de la personne, dont le président affirme désormais que le malaise est généralisé dans les centres jeunesse du Québec.«L’état du réseau est assez inquiétant Si tout allait bien, on n’aurait pas tant de travail», dit-il.Une quarantaine d'autres plaintes, provenant de diverses régions du Québec, ont été acheminées à la commission pour dénoncer des situations similaires.Au cours des dernières années, la Commission LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Parcourrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publie du lundi au nami-di par 1* Devoir Inc.dont le sietfe •octal eat situ»1 au 2050, rue De Bleury, ^ «'•ta«e, Montreal, (Quelx-c).H3A 3M9.Il est impriiiW* par Imprimerie Québécor St-Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jran sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., fil2, rue Saint Jacques Ouest, Montréal L'agence lYosse C anadienne est autorisée à employer et À diffuser le* Information* publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval Envoi de jniblkation — Enregistrement n* 0858.DépAt légal.Bibliothèque nationale du Quélxx f SUITE DE LA PAGE 1 170 tentatives de meurtre.«Or la GRC n’a pas réussi à porter une seule accusation en vertu de cette loi», a vivement déploré la ministre.Québec a également proposé un libellé pour une nouvelle loi plus mordante: «Une association formelle ou informelle de deux personnes ou plus dont l’une des activités consiste à commettre des crimes pour obtenir soit de l’argent, soit des biens, soit du pouvoir dans un lieu où la structure hiérarchique peut avoir recours à l’intimidation ou à la peur.» Pendant ce temps, à Ottawa.L’assouplissement de Québec arrive alors que le premier ministre Jean Chrétien a catégoriquement fermé la porte à tout recours à la clause dérogatoire, hier.«Invoquer immédiatement la clause nonobstant serait, à mon avis, tout à fait hors de portée.Le gouvernement canadien ne s’est jamais servi, jusqu’à maintenant, de la clause nonobstant.Je pense qu’il ne serait pas recommandable qu'on commence à le faire à ce moment
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