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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2000-09-06, Collections de BAnQ.

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w w w .ll o l.X ( I I e il e v o i r LE MONDE Un sommet «pas comme les autres» Page A 5 LES ACTUALITES La Cour du Québec acquitte Ugueth Urbina Page A 8 I, K M K R (' R K I) I (i S V.I> T K M R R E 2 O O O K 7 O + T A X K s = I $ Programme d’infrastructures Québec refusera les 500 millions promis si Ottawa ne renonce pas à ses conditions ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement du Québec refusera les 500 millions promis par le fédéral pour le prochain programme d’infrastructure si Ottawa ne renonce pas à ses conditions en matière de cogestion et de visibilité bilingue.Le vice-premier ministre et ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Bernard landry, a accusé, hier, le gouvernement fédéral de vouloir imposer de nouvelles conditions pour le prochain programme d’infrastructure.Dans le dernier budget Martin, Ottawa s’est engagé à investir 100 millions par année pour les cinq prochaines années au Québec, conjointement avec le S nSSm «3 gouvernement québécois et les municipalités.Mais, selon M.Landry, le gouvernement fédéral veut déroger au protocole qui avait régi les deux programmes d’infrastructure antérieurs.«On veut réparer une chose qui n'est pas brisée», a dit M.Landry au cours d’un point de presse.Le vice-premier ministre a laissé savoir que son gouvernement n’allait pas accepter les nouvelles conditions d’Ottawa même si cela signifie de renoncer aux 500 millions consentis par le gouvernement fédéral.«Ils ne vont pas, pour l’argent, nous faire faire des choses qui sont contre notre conscience et des choses qui sont contre notre devoir de sauvegarder les lois du Québec, la Constitution que nous n’avons pas signée mais que nous respectons et qu’on leur demande de respecter», a-t-il dit.Le gouvernement fédéral cherche à obtenir davan- VOIR PAGE A 8: INFRASTRUCTURES ¦ Santé: la proposition Harris plaît à Marois, page A 4 PERSPECTIVES Un public à rajeunir Le Festival des films du monde vient de se clôturer, lundi.La poussière retombée, on se dit que la compétition était moins forte que prévu, mais avec quelques bons morceaux.Trop de films concouraient tout de même cette année et, sur le lot, des œuvres vraiment mineures apparemment plaquées là pour des motifs nébuleux, sans doute de renvois d’ascenseur, comme dans bien des festivals, d’ailleurs.Pourquoi 24 longs métrages en compétition?L’an dernier, le FFM en proposait 19.Mieux vaut épurer en ces matières.L’ensemble de la programmation réclame un émondage, moins d’œuvres dans les différentes sections, mais une qualité plus soutenue.Air connu.Cela dit, le public était au poste, et des cinéastes intéressants sont venus: Ruiz, Cox, Subiela, Ullmann et compagnie.Peu de stars au rendez-vous.Mais, bon! On n’est ni à Cannes ni à Toronto.Bien sûr, il y eut, manque de pot, les défections et les retards fâcheux: déjà que Gérard Depardieu, nommé coprésident du conseil d’administration au FFM, a subi il y a quelques mois un accident cardiaque rendant impossible son petit tour à Montréal pour fouetter le moral des troupes (mais serait-il venu?).la belle actrice chinoise Gong Li, vainement attendue au début du rendez-vous, a fini par débarquer, rue Sainte-Catherine, la fin de semaine dernière.Mieux vaut tard que jamais.Daniel Auteuil, après qu’on eut trompeté sa visite comme celle du messie, s’est décommandé.Plus grave encore, ce «lâchage» d’un des membres du jury, le cinéaste russe Gleg Panfilov, qui ne s’est jamais pointé, laissant les jurés se dé-patouiller avec un nombre pain six membres.Mauvais! Si le Grand Prix des Amériques s’est dédoublé lundi soir au palmarès, comme la palme d’interprétation féminine, dévolue à deux actrices, c’est signe de la division d’un jury tirant à hue et à dia avec son palmarès.VOIR PAGE A 8: PUBLIC Odile Trent b ! ay INDEX o; °! o! O'* O'” Annonces.B 6 Bourse.B 2 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A (i Idées.A 7 Le monde.A 5 U’s sports.B 6 Mots croisés .B 6 Nature.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 5 Un trou de 322 millions en santé «Nous aussi, on est tannés» — JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pas question de céder sur la question des postes à pourvoir, a martelé le président du RETAQ, Yves Imbault.Au cours du point de presse qui a suivi l’assemblée générale hier matin, Yves Imbault et le président de la CSN, Marc Laviolette, ont indiqué que les ambulanciers allaient adopter de nouveaux moyens de pression pour se conformer à l’ordonnance du Conseil des services essentiels.Les ambulanciers changent de stratégie Les nouveaux moyens de pression ne devraient pas affecter les services essentiels JUDITH LAC H A P E I LE DEVOIR LE Partagés entre la volonté de poursuivre les moyens de pression et le rappel à l’ordre du Conseil des services essentiels, les techniciens-ambulanciers d’Urgences-Santé ont adopté une nouvelle stratégie: de nouveaux moyens de pression qui n’affectent pas les services essentiels.Dans ce septième conflit en dix ans, les syndiqués d’Urgences-Santé réclament cette fois l’ouverture de postes à temps plein pour combler le manque de personnel.Hier encore, a fait valoir le syndicat, une dizaine des 80 véhicules d’urgence sont restés au garage, faute d’ambulanciers pour les conduire.Le syndicat accuse l’employeur de mettre la vie des gens en danger, Urgences-Santé réplique qu’elle arrive toujours à répondre aux appels en temps requis.Les syndiqués cesseront donc d’interchanger leurs véhicules et de bouder leur ordinateur de « Le problème, c’est que le directeur général n’est pas en contrôle de la situation » bord mais causeront toutes sortes de tracas administratifs à leur employeur en plus de faire fonctionner leurs gyrophares toute la nuit.Les ambulanciers omettront notamment de remettre les rapports de transport, nécessaires à la facturation du service d’ambulance.Les syndiqués du Rassemblement des employés techniciens-ambulanciers du Québec (RETAQ), affiliés à la CSN.réclament qu’Urgences-Santé augmente le nombre d’ambulanciers à temps complet pour occuper les 80 véhicules qui patrouillent l’île de Montréal et Laval.Urgences-Santé évalue avoir besoin de ces 80 véhicules sur les routes pour répondre à la demande en période de pointe, soit en hiver.A d’autres moments de l’année, où la demande est plus faible, Urgences-Santé dit pouvoir fonctionner avec 70 véhicules et arriver quand même à répondre à 80 % des appels en moins de huit mi- VOIR PAGE A 8: AMBULANCIERS 22 hôpitaux ne parviennent toujours pas à boucler leur budget ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement a dû colmater un autre trou imprévu de 322 millions en santé, dont 158 millions pour éponger les déficits des hôpitaux de l’an dernier.plus élevés encore que l’évaluation de 400 millions contenue dans le dernier budget landry.C’est ce qu’on indique au ministère des Finances, qui vient de publier la synthèse des opérations financières du gouvernement pour le premier trimestre terminé le 30 juin 2000.Dans cette synthèse, on signale que les dépenses de fonctionnement pour 1999-2000 ont été révisées de 398 millions.De ce montant, 80 %, ou 322 millions, va au réseau de la santé et des services sociaux pour éponger complètement le déficit des hôpitaux de l’an dernier mais aussi pour tenir compte des ententes de rémunération signées après le budget avec les médecins, notamment.Il s’agit ici d’une somme de 164 millions pour 1999-2000, précision au ministère des Finances.Heureusement, le gouvernement a pu compter sur des revenus supérieurs aux prévisions, soit de 406 millions de plus, ce qui a permis d’effectuer un ajustement comptable sans douleur.Mais dans la partie de bras de fer qui se joue présentement entre le ministère de la Santé et des Services sociaux et 22 hôpitaux du Québec pour la détermination de leurs budgets, ce nouveau trou de 158 millions ajoute de l’eau au moulin des directeurs de centres hospitaliers qqi réclament davantage de fonds.A la faveur dp dernier budget, la ministre d’État à la Santé et aux Services sociaux, Pauline Marois, avait relevé de 400 millions le budget de fonctionnement des hôpitaux, ce qui devait représenter la totalité des déficits accumulés dans les hôpitaux en 1999-2000.Les budgets des hôpitaux devaient être mis à niveau avant que le gouvernement n’impose sa loi antidéficit Or il manque 158 millions pour que ces budgets correspondent à ceux de l’an dernier, sans compter la hausse de la demande de goins prévus pour l’année en cours.A l'Association des hôpitaux du Québec (AHQ), on souligne que tous les grands hôpitaux régionaux du Québec, tous les centres hospitaliers universitaires et les instituts fournissant des soins spécialisés coûteux — on en dénombre 22 sur les 116 établissements hospitaliers du Québec — n’ont pu présenter un budget équilibré qui réponde aux exigences de la Québec a dû verser 158 millions pour éponger les déficits de l’an dernier des hôpitaux, plus élevés encore que l’évaluation de 400 millions contenue dans le dernier budget Landry VOIR PAGE A 8: SANTE « Une rive, deux villes ?» Persuadés qu’il est désormais trop tard pour faire passer au gouvernement son goût pour les fusions, trois maires ont proposé hier le regroupement de neuf municipalités de la rive sud de Montréal au sein de deux nouvelles villes distinctes.Si les maire de Brossard, Greenfield Park et Lemoyne sont confiants de pouvoir vendre l’idée à leur concitoyens, leurs confrères des autres municipalités font montre de beaucoup moins d’enthousiasme.¦ Nos informations en page A 3 L’indépendance la semaine prochaine ?Les membres de l'Autorité palestinienne décideront, dit Arafat HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU’D’OTTAWA Le leader palestinien Yasser Arafat laisse aux membres de l’Autorité palestinienne qu’il préside le soin de décider s’il est opportun ou non de repousser la date butoir du 13 septembre à compter de laquelle, sans accord de paix avec- Israël, il pourrait faire une déclaration unilatérale d’indépendance.De passage à Ottawa, M.Arafat a rencontré pendant une heure le premier ministre Jean Chrétien hier après-midi.rencontre a été l’occasion de discuter de la reprise possible des négociations entre le président de l'Autorité palestinienne et le premier ministre israélien, Éhoud Barak, sur le processus de paix au Moyen-Orient.Les deux chefs d’Etat se dirigeaient ensuite vers New York où commence aujourd'hui le Sommet du millénaire des Nations unies, une rencontre de tous les leaders des nations membres de l’ONU.Quelque 170 dirigeants sont attendus.Les rumeurs veulent que le président américain Bill Clinton profitera de la présence de MM.Arafat et Barak pour jouer les médiateurs et ainsi relancer les pourparlers sur le processus de paix.Si la médiation se montrait fructueuse entre les deux hommes, M.Clinton pourrait alors inviter ces derniers à rester à New York pour entamer une autre ronde formelle de négociations.les discussions sont rompues entre les leaders palestinien et israélien depuis l’échec des ixuirparlers de Camp David, le 25 juillet dernier.les deux parties avaient fixé depuis longtemps le 13 sep- VOIR PAGE A 8: ARAFAT r ft REUTERS Avant de se rendre à New York, Yasser Arafat a rencontré Jean Chrétien à Ottawa hier.V V L K I) K V (I I R .L K M K R < R E I) I (i S K l‘ T E M R R E 2 (I 0 0 A 2.L E S A CI ü A LIT Ê S Landry chassé par un incendie ~rrr JACQUES GRENIER LE DEVOIR UN INCENDIE majeur a détruit dans la nuit de lundi à hier un édifice commercial abritant, entre autres, le bureau de circonscription du vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry.On y trouvait également une dizaine d’autres entreprises.Im cause de l'incendie n’est pas encore connue mais, selon des témoins, les flammes seraient d’abord apparues dans le toit.On ne rapporte aucun blessé.La Sûreté du Québec prêtera main-forte à la Sûreté municipale de Varennes dans son enquête.E N B K e: F Pas de quotas dans les prisons (Le Devoir) — Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, a tenu «à rectifier certains faits» vendredi dernier à la suite du dévoilement d'une note confidentielle de la Direction générale des services correctionnels qui révélait que les pénitenciers provinciaux sont obligés de libérer jusqu’à 83 % de leurs prisonniers pour des raisons budgétaires.Il appert qu'une seconde note, également datée du 4 juillet 2000, est venue annuler la première.«Veuillez détruire la note précédente», peut-on y lire sans aucune justification.«Dès que le sous-ministre associé responsable des services correctionnels a pris connaissance de cette note, a cependant expliqué M.Ménard, elle a été retirée de la circulation parce que tout à fait contraire à la philosophie et aux politiques du ministre de la Sécurité publique et de son ministère.» M.Ménard a ajouté être en «total désaccord» avec l'imposition de quotas dans les prisons, comme la première note le suggérait Les sols contaminés seront traités comme des déchets dangereux Québec modifie son règlement sur l’évaluation des impacts environnementaux LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec a modifié mercredi dernier son règlement sur l'évaluation des impacts environnementaux pour y assujettir désormais la création et l’agrandissement des sites d’enfouissement de sols contaminés ainsi que toutes les techniques et établissements qui voudront détruire ou traiter ces sols problématiques.C’est ce que Le Devoir a appris hier de sources fiables au conseil exécutif, où on prévoyait que le nouveau règlement devrait apparaître aujourd’hui dans La Gazette officielle, ce qui lui conférera immédiatement force de loi.Le gouvernement a jugé bon de ne pas utiliser les règles habituelles qui l’obligent à prépublier ses projets de règlement à des fins de consultation publique.Mais il n’a pas été possible de savoir pour quel motif le gouvernement n’a pas prépublié ce règlement, ce qui est légalement possible dans des situations urgentes, par exemple.Cette décision gouvernementale aurait pour objectif d’obliger les futurs établissements québécois à se situer dorénavant à la hauteur des normes les plus élevées en Amérique pour éviter que le Québec ne devienne la poubelle industrielle de nos voisins en raison de coûts d’élimination trop bas.Un examen public, aurait fait valoir l’Environnement, devrait normalement déboucher sur des recommandations forçant un relèvement des exigences technologiques plus rapide que la mise en place de normes réglementaires.En plus de forcer des arbitrages sociaux dans les situations critiques.Cette stratégie aurait en outre pour avantage de ne pas se buter aux règles de l’ALENA, qui interdit le protectionnisme sous couvert de mesures environnementales.Il a cependant été impossible de faire confirmer ces motife au cabinet du ministre de l’Environnement et parrain de la mesure, Paul Bégin, où l’on préparait activement l’annonce officielle du nouveau règlement pour les prochains jours.L’actuel Règlement sur l’évaluation et l’examen des impacts environnementaux prévoit à son article 2, t) que les projets d’implantation ou l’agrandissement d’un lieu d'élimination de déchets dangereux seront assujettis à une étude d'impact et, sur demande des citoyens, à une audience publique.Mais les sols contaminés ont échappé à cette règle puisque jusqu'ici Québec les a soustraits de la définition de «déchets» et ultérieurement de «matières» dangereuses même si leurs concentrations peuvent s'avérer aussi élevées.Il n’a pas été possible de savoir si l’assujettissement des lieux d’enfouissement ou de traitement de sols contaminés aurait un effet rétroactif.Cela permettrait à Québec de soumettre à une étude d’impact et d’audiences publiques le projet de la société AES, qui projette la construction d’un lieu d’élimination et d’enfouissement de sols contaminés et d’autres déchets similaires à Laterrière au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le ministère de l’Environnement a approuvé en 1997 un lieu dit de traitement de sols contaminés à Larouche, dans une municipalité voisine, où on nettoie les sols en les chauffant à haute température avant d’incinérer les vapeurs toxiques de BPC ainsi recueillies.Les sols contaminés provenant du Québec ne comptent que pour 1 % de ceux traités par cette société, révélait Le Devoir le 3 juin.Depuis, Récupère-Sol est l’objet d'une enquête de la part du ministère de l’Environnement, qui pense que des BPC se sont échappés de l’usine pour contaminer les neiges, puis le dépôt à neige et finalement la nappe d’eau souterraine.Le projet d'usine à Larouche avait été approuvé sans passer le test d’un examen public.Les craintes de la population ont forcé Québec à tenir dans cette région fortement péquiste une sorte d’audience publique après coup.Pour s’informer, tout le monde le fait g 1 t - - ,.Ç : nouvel horaire dès 11 h 15 Jean Lapierre décortique l'actualité pour vous.CKAC 730 La radio de l'information ckac.com Centre international des droits de la personne et du développement démocratique Le Canada devrait continuer de boycotter le Vietnam Deux Canadiens attendent toujours en prison de connaître leur sort LOUISE LEDUC LE DEVOIR Le retour de la dépouille d'une citoyenne canadienne exécutée au Vietnam et la libération de sa mère ne devraient pas suffire au rétablissement de liens entre le Canada et ce pays, se plaint le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.Chose certaine, le dossier démocratique peu reluisant du Vietnam n’est guère rassurant pour deux autres Canadiens qui y sont toujours détenus.«Si deux citoyennes canadiennes ont été traitées si cruellement, que peut espérer un citoyen vietnamien ordinaire?», demande Warren All-mand, président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.«Le Canada ne devrait pas fournir d’aide à un pays qui bafoue systématiquement les droits humains de ses citoyens.» Tran Thi Cam, une immigrante reçue du Canada âgée de 74 ans, a été libérée la semaine dernière après avoir croupi quatre ans dans une prison de Hanoï.Sa fille.Nguyen Thi Hiep, une citoyenne canadienne, aura eu moins de chance.En avril dernier, elle était exécutée parce que soupçonnée, tout comme sa mère, d’avoir sciemment transporté de la drogue dans des tableaux d'art oriental.«Les relations bilatérales entre le Canada et le Vietnam sont luibituel-lement excellentes», a indiqué par voie de communiqué la ministre de la Coopération internationale.Maria Mirma.«À la suite de la libération de Mme Tran [.], nous attendons avec impatience la reprise des communications avec le Vietnam en ce qui concerne les futurs projets d’aide au développement ainsi que le réta-blissemetit de relations fructueuses.» Après l’exécution de Nguyen Thi Hiep, le Canada avait sur-le-champ suspendu ses relations diplomatiques avec le Vietnam en plus de suspendre toute discussion relative à la coopération internationale et de refuser à ce pays quelque appui que ce fut au sein d'organismes internationaux.Selon Trim Triêu Quân, ce Québécois lui aussi condamné à mort au Vietnam avant d’être relâché en 1997, la réaction plutôt musclée du Canada n’est pas étrangère à la libération de Tran Thi Cam.N’empêche, à son avis, qu’Ottawa aurait avantage à tenter de prévenir les crises plutôt que de passer son temps à éteindre des feux.«Il faut toujours faire la distinction entre le peuple et le régime, et c’est pour cette raison que je m’oppose au boycottage d’un pays, commente M.Quàn./e crois que le Canada devrait cependant réfléchir à sa coopération avec le Vietnam et y aller d'un plan qui lierait son aide au pays à l'atteinte véritable d'objectifs démocratiques.» L’an dernier, un nombre record de 194 personnes, en majorité des trafiquants de drogue et des meurtriers, ont été condamnées à mort au Vietnam.Les Vietnamiens d’ori-gine sont particulièrement à risque, ce pays ne reconnaissant pas la double citoyenneté.Au ministère des Affaires étrangères, on se montre avare d’information sur le cas des deux Canadiens emprisonnés au Vietnam.Tout ce que l’on sait c'est qu’ils ont tous les deux été arrêtés au printemps, l’un pour voies de fait l’autre pour une affaire de drogue, et qu’ils sont présentement sous examen.Clause discriminatoire offoectff Juricomptabilité Diplôme de 2e cycle A l'intention des professionnels des domaines de la comptabilité, de la finance, de l'évaluation et de l'assurance : diplôme d'études supérieures spécialisées (D E.S.S.) en juricomptabilité.Ce nouveau programme de 2* cycle est le fruit d'un partenariat entre l'École des HEC, la Rotman School of Management de l'University of Toronto et l'ICCA.• Programme court (10 cours) sur 2 ans; • Méthode d'apprentissage par problèmes; • Formation à distance et périodes intensives sur campus; • Offert en français ou en anglais.Admission au trimestre d'automne : Date limite : le 13 octobre 2000 (Début du 1" cours : le 23 octobre) Séance d'information Le mardi 12 septembre - 1 8h Salle Transat (1 étage) Ecole des Hautes Etudes Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 Pour plus de renseignements : Téléphone (514)340-6151 dess.jc@hec.ca www.hec.ca/programmes/dessjc “A < omplnhlr» ¦«rrr# nal comprise», le ministre de la Sécurité publique, Serge Mé nard, a indiqué hier, que la transformation de 101 postes pennanents en autant de postes auxiliaires était tout simplement «une question de bonne gestion».«Inémtablement, toute grande organisation a besoin d’employés à temps partiel.» Le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, a pour sa part affirmé dans un communiqué de presse diffusé vendredi que «ni cette entente de principe ni l'ancienne convention collective ne contiennent de clauses de disparité de traitement.Celles-ci se conforment à la loi adoptée par le gouvernement du Québec en décembre 1999» qui, essentiellement, interdit les disparités de traitement fondées sur la date d’embauche.Pourtant, la majorité des critiques formulées la semaine dernière ne remettaient pas en question la légalité de l’entente mais plutôt le fait qu’elle contreviendrait à «l’esprit» de la loi contre les clauses discriminatoires.En outre, les s|)écialistes ont dénoncé non pas l’augmentation du nombre de policiers auxiliaires de 249 à 350 mais davantage la transformation de postes permanents en postes précaires.«Dans le domaine de la santé, a fait remarquer le ministre Ménard, on me dit que le taux d'employés auxiliaires est de 60%.A la SQ, il ne dépasse pas 10 %.C’est comparable avec les autres corps de police en Amérique du Nord, et je crois même que nous en avons moins que la majorité d'entre eux.» I^e ministre lAonard a quant à lui défendu l’entente en soulignant quelle n’introduit pas d’allongement des échelles salariales vers le bas.D' salaire horaire de ces policiers auxiliaires est porté à 17,48 $ à l’embauche tandis que celui de l’agent régulier débutant est fixé à 16,57 $ de l’heure.«De plus, a-t-il précisé, le statut de policier auxiliaire n’est pas un passage obligé vers un poste régulier.Il confère cependant, après deux ans, une priorité d’accès aux postes réguliers.» 4 » 1 I.K I) E V 0 1 R , L K M K R ( R K DIRS K P T E M R R K 2 0 0 0 ,\ ;s LE DEVOIR ACTDALITES Barons de la drogue arrêtés 6 Et?si • '«'* V3J •.v'i,, : &£jSa m\ êm R I V E - S U D Plutôt deux villes qu’une seule Brossard, Greenfield Park et Lemoyne font leur deuil du statu quo mais elles rejettent la proposition Bernard rv.Ir-r Trois municipalités proposent la création de deux grandes villes sur la rive sud de Montréal.Pour les uns, le gouvernement ne laisse pas de choix.Pour les autres, les premiers sont tout simplement en train de paniquer.¦ ::3 ANDY CLARK REUTERS Deux agents de la GRC montent la garde devant la drogue saisie à Toronto.Importantes saisies d’héroïne à Toronto et Vancouver AGENCE FRANCE-PRESSE Toronto — Une saisie record de 156 kg d’héroïne en provenance de Chine a été effectuée la semaine dernière à Vancouver et à Toronto, et plusieurs barons de la drogue ont été arrêtés, ont annoncé hier la police et les douanes canadiennes.La drogue, cachée dans des conteneurs, aurait une valeur de 248 millions de dollars sur le marché noir, a indiqué la police, ajoutant qu’elle représentait environ 5,5 millions de doses individuelles d’héroïne.L’enquête canadienne a été menée en collaboration avec les autorités chinoises ainsi qu’avec les polices de Hong-Kong et de Chine, a-t-on précisé de même source.Trois personnes arrêtées à Toronto — Sui Ping Lee, 46 ans, Wei Hong Sun, 49 ans, et Zhi Yong Huang, 21 ans — font face à des accusations de possession de drogue et complot pour trafic de stupéfiants, a indiqué un porte-pa- role de la police, Ben Soave.La saisie de Vancouver, portant sur 99 kg d’héroïne, s’est accompagnée samedi, au terme d’une enquête qui a duré 20 mois, de l’arrestation de sept personnes, dont plusieurs étaient à la tète de cette «importante opération de trafic international» de drogue, a expliqué un porte-parole de la police locale, Terry Town, sans donner de nom.A Toronto, police et douaniers ont pour leur part saisi 57 kg d’héroïne en provenance d’Asie du Sud-Est d’une valeur de 142 millions de dollars sur le marché noir.La drogue était cachée à l'intérieur de faux œufs de canard en plastique, mêlés à une cargaison de vrais œufs.Environ 17 kg de pilules d’ecs-tasy et 1,2 million de dollars en argent liquide ont également été saisis dans le cadre de cette affaire.Lundi, deux hommes avaient été arrêtés à l’aéroport de Calgary à l’arrivée d’un vol en provenance du Mexique, en possession de trois valises contenant 60 kg de cocaïne.EN BREF Un Inspecteur général des forêts (PC) — L'opposition libérale propose la création d’un Inspecteur général des forêts pour assurer une gestion plus transparente des forêts publiques québécoises.Cet Inspecteur recevrait et traiterait les plaintes des différents utilisateurs de la forêt, a suggéré hier la porte-parole libérale dans le dossier, Nathalie Normandeau, députée de Bonaventure.Cet inspecteur relèverait du Vérificateur gé-néral du Québec, et non du gouvernement, afin d’assurer l'impartialité de ses avis et de ses décisions.La gestion forestière a fait l’objet de plusieurs débats qui ont ébranlé la société québécoise depuis quelques années.Un film du réalisateur Richard Desjardins, L'Erreur boréale, a mis le problème en relief.600 logements : une présentation réclamée (le Devoir) — Opposées à l’autorisation unilatérale d’un projet de construction de plus de 600 logements le long du canal de lachi-ne, plusieurs organisations socio-communautaires de Saint-Henri pressent le conseil exécutif de la Ville de Montreal d’entériner la recommandation de sa Commis- ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Opposées à la proposition du comité Bernard de fondre huit municipalités en une seule sur la rive sud de Montréal mais convaincues que le gouvernement n’abandonnera pas l’idée des fusions, les municipalités de Brossard, Greenfield Park et Lemoyne ont proposé hier la création de deux grandes villes.Laissant au gouvernement le soin d’en fixer les limites exactes, les trois municipalités ont tout de même suggéré que l’une des deux villes regroupe leurs municipalités avec celles de Saint-Hubert là Prairie et Saint-Lambert l’autre ville devant être constituée de Longueuil, Boucherville et Saint-Bruno.Une pareille réorganisation aurait l'avan- tage, explique-t-on, de créer deux villes ayant sensiblement la même population totale (200 000 habitants) et les mêmes ressources foncières (8,5 milliards).Elus au suffrage universel, les maires des deux villes ainsi que le préfet de la MRC de Champlain joueraient tout naturellement le rôle de représentants de la région auprès des institutions de la nouvelle Communauté métropolitaine de Montréal «On agit en toute urgence, expliquait hier le maire de Brossard, Paul Leduc.Quoi que l’on fasse, le comité Bernard remettra son rapport le 30 septembre.Ce n 'est plus le temps d'essayer de le convaincre qu 'il n 'a pas raison.Devant la volonté affichée par le gouvernement, on se doit maintenant d'essayer de trouver une formule qui le satisfasse et dans laquelle on se reconnaîtra mieux.» Forts de l’appui unanime de leurs conseils municipaux respectifs, les trois maires devraient entreprendre d’ici une dizaine de jours les démarches officielles permettant à tout le moins leur fusion à trois.«On continue de croire que les fusions ne permettront pas de faire d'économies, dit Paul Leduc, du moins pas à court terme.Mais notre proposition devrait aidera réduire les coûts de transition.» Les trois maires se disent confiants de pouvoir vendre cette idée à leurs concitoyens.Informé hier matin, comme les autres maires de la rive sud, du projet de ses trois voisins, le maire de Saint-Lambert, Guy Boissy, s’avouait «très surpris».Lui et ses collègues avaient jusqu'à présent affiché une belle unanimité contre les fusions.Ne voulant pas présumer de la réponses des différents conseils municipaux, il confiait toutefois douter fortement que la nouvelle idée ait du succès.La ou les contrepropositions qui seront probablement frites au comité Bernard à partir de mardi prochain risquent beaucoup plus, selon lui, d’aller dans le sens d’un renforcement des paliers régionaux.Même son de cloche, mais plus tonitruant, du côté des maires de banlieue de l’île de Montréal.«J’di l'impression que des gens sont en train de paniquer en ce moment», déclare leur représentant et maire de Verdun, Georges Bossé.«Je ne connais pas la réalité des municipalités de la rive sud, mais je sais que la fusion ne fait certainement pas partie des formules que nous retenons.» Lui aussi croit que la réponses aux demandes du gouvernement (pour une plus grande unité décisionnelle et un meilleur partage de la richesse des municipalités) passe bien plus par le développement du palier régional que par les fusions.C’est en tout cas en ce sens, avertit-il, qu’ira la contre-proposition des villes de banlieue sur l’ile de Montréal, probablement déposée elle aussi mardi prochain devant le comité Bernard.Le Vatican nie la qualité d’Église aux protestants AGENCE FRANCE-PRESSE Cité du Vatican — Le Vatican a pris le risque hier de faire faire un pas en arrière au dialogue œcuménique en niant aux protestants la qualité d'Eglise et en réaffirmant la primauté de Rome.Deux jours après avoir provoqué un malaise dans les rapports avec la communauté juive avec la béatification controversée de Pie IX, le pape accusé d’obscurantisme et d'antisémitisme, la déclaration Dominus Jesus (Seigneur Jésus) laisse entendre en substance que Iq «chemin» du salut passe par l’Église catholique, apostolique et romaine.Cette réaffirmation de l’universalité exclusive de l’Église catholique constitue une nouvelle «victoire» des conservateurs au sein de la Curie, romaine fie gouvernement de l’Église catholique), estiment certains vaticanistes.Celle-ci pourrait en effet jeter une ombre sur l’action de Jean-Paul II, qui s’est efforcé tout au long de son pontificat de promouvoir l'oecuménisme et le dialogue interreligieux, notamment lors de ses nombreux voyages à travers le monde.mais sans jamais remettre en cause, il est vrai, le dogme catholique.L’archevêque de Cantorbéry, George Carey, a en effet critiqué sévèrement, hier dans le quotidien britannique The Times, la position prise par Jean-Pau} II qui a «approuvé et confirmé» le 16 juin dernier le document, lui conférant un caractère «infaillible», selon l’archevêque Tarcisio Bertone, secrétaire de la congrégation vatica-ne pour la doctrine.Répondant indirectement à George Carey, le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls a affirmé hier que «le Saint-Siège n’avait aucunement l’intention de changer sa façon de concevoir les rapports entre l’Église catholique et les autres Églises et communautés chrétiennes».De fait, la déclaration vaticane fait une place à part aux Églises orthodoxes dans lesquelles «l'Église du Christ est présente et agissante malgré l’absence de la pleine communion avec l'Église catholique, provoquée par leur non-acceptation de la doctrine catholique du primat, que Tévêque de Rome [le pape], d’une façon objective, possède et exerce sur toute l’Église conformément à la volonté divine».Le primat du pape est l’objet d’un débat,théologique sans fin entre les «Églises».C’est le pape espagnol Damase I (366-384) qui en est à l’origine.Il a le premier utilisé les paroles du Christ à Simon-Pierre dans les évangiles («Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église») pour légitimer comme capitale de la chrétienté le lieu où est mort selon la tradition, le «prince des apôtres».C’est du protestantisme qu'est parti dans les années 1910 le mouvement œcuménique, qui a progressé avec la création en 1048 du Conseil œcuménique des Églises (COE).Nouveau pas en avant avec Vatican II et la promulgation en 1964 du décret Unitatis redintegra- tio, par lequel Rome considérait orthodoxes et protestants comme des «frères en religion» même si le Vatican, qui n’envoie que des «observateurs» aux assemblées generales du COE, a toujours observé qne certaine distance envers les Églises non catholiques.l a Congrégation pour la doctrine de la foi est Iberitiere de la congrégation de la Suprême Inquisition créée par le pape Paul III en 1542 pour combattre, y compris par la torture, comme tribunal sans appel, l’hérésie et en particulier les progrès du protestantisme.Elle est devenue officiellement la congrégation du Saint-Office en 1908 puis en 1965, à la veille de la clôture du concile Vatican D, la Congrégation pour la doctrine de la foi.Lise FORCIER Maryse LAVALLÉE Collection dirigée par Denise S0ULIÈRES sion de développement urbain et d’organiser à tout le moins une présentation publique à l’intention des citoyens du quartier.«Ce serait une première étape, explique Pierre Morrissette, du Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO).On y obtiendra peut-être des réponses aux nombreuses questions restées en suspens.» Au RESO, on se montre particulièrement préoccupé par le fait que la Ville semble avoir abandonné l'espoir d’attirer des entreprises dans le quartier et quelle ne s’en remette désormais qu’à des projets domiciliaires.Été de chien, automne câlin (Le Devoir) — Heureux qui aura connu un été de chien, car il aura droit à un automne câlin.Environnement Canada prévoit en effet que les températures seront au-dessus de la normale pour l’ensemble du Canada les mois de septembre, octobre et novembre prochains.De plus, on annonce que le niveau des précipitations devrait être inférieur à la moyenne sur la portion ouest du QiuS bec.Il risque malheureusement aussi, ajoute-t-on, d’être supérieur à la normale sur sa partie nord-est.le service météorologique reconnaît cependant que l’exactitude de telles prévisions à long terme |X'Ut varier.'üoufeKte Gambard Vente et service technique Chez nous comme chez uous earner de l’élève Cahier 144 pages-11,50$ Sciences humaines au erimatre.LIDEC inc.En ueme dans uulBS |es liDrames (514)843-5991 # Commission du développemènt urbain ide Wlcrntr 0 s'Æ *: ïuag'»# Montreal .2.o o o ROLEX 4 „vS* t.f ! ,\ Datejust en acier et or 18 carats ¦lïliij) 6)0-A RUB CATHCART, MONTRÉAL.CENTRE VILLE • TÉL.: 866-.4876 Étude publique Vous êtes invités à participer à la prochaine assemblée de la commission.Date : le mercredi 20 septembre 2000 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil (métro Champ-de-Mars) Heure : 19 h À cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur les projets de règlement inscrits ê l’ordre du jour; • poser des questions et exprimer votre opinion sur ces projets.La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L'ordre du jour comprend les projets de règlements suivants, soumis par le comité exécutif : 3.1 Autorisation d'occuper, à des fins résidentielles, le rez-de-chaussée du bitiment portant le numéro 5887, avenue de Monkland.situé entre les avenues Draper et Royal (S 0004891361 (district électoral de Notre-Dame de-Gricel 3.2 Autorisation d’occuper, à des fins de centre d’aide et d'hébergement, le bêtiment portant les numéros 7351 et 7353, rue D'Iberville, situé entre les rues Everett et L.-O.-David (S 0004890621 ’district électoral de François-Perrault).3.3 Autorisation d'occuper, à des fins de centre d'aide et d'hébergement, le bâtiment portant le numéro 6035, rue de Toulouse, situé entre les rues Du Quesne et De Cadillac (S 000489119) (district électoral de Longue-Pointe).3.4 Modification à l'autorisation d’occuper, à des fins de garderie, le bâtiment portant le numéro 12505, 28e Avenue, situé à l’angle nord-est du boulevard Perras, visant à augmenter la capacité d'accueil de 44 à 45 enfants (centre de la petite enfance Bobino-Bobinettel (S 000489120] (district electoral de Rivière-des-Prairies).Renseignements sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 333, rue Saint-Antoine Est Bureau 520 872-8265 N.B La documentation complète est disponible pour consultation dans tous les bureaux Accès Montréal.L'assistante-greffière, Me Hélène Drapeau LE DEVOIR.LE MERCREDI 6 SEPT E M B R E 2 O O O A 4 •LES ACTUALITES- Santé La proposition Harris plaît à Marois Des experts indépendants évalueraient la performance des provinces L’ACDI prend le virage de l’enfance HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Au nom des enfants, de l’éducation et de la santé, l'environnement et les infrastructures seront désormais les parents pauvres de l’aide canadienne internationale.La ministre de la Coopération internationale et responsable de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), Maria Minna, a en effet dévoilé hier les quatre axes qui orienteront dorénavant l’aide canadienne à l’étranger: éducation de base, santé, lutte contre le sida et protection des enfants.Ainsi, ces quatre secteurs, qui accaparaient jusqu’à présent 19 % du budget total de l’ACDI, verront leur financement plus que doubler.D passera de 222 millions par année à 585 millions au cours des cinq prochaines années.Au total, ce sont 1,8 milliard de dollars du budget actuel de l’ACDI qui seront redirigés vers ces quatre «priorités» d'ici 2005.«L’argent pour ce programme viendra du budget actuel [de l’ACDI]», a insisté Mme Minna «Pour faire ces prévisions, je ne prends pas en considération une possible augmentation future du budget, malgré qu'elle serait la bienvenue.Et je continuerai d’ailleurs à faire du lobbying auprès du premier ministre et du ministre des Finances pour obtenir plus d’argent.» Ce sont donc les autres sphères d’activité de l’ACDI qui écoperont, principalement l’environnement, les programmes de construction d’infrastructures et ceux d’appui au développement d’une bonne gouvernance.Ces activités, qui accaparent présentement 81 % du budget total de l'ACDI, n’en représenteront plus que 62 %, pour une diminution de 364 millions chaque année pendant cinq ans.Malgré cette diminution majeure, il a été impossible de savoir de la ministre quels projets précis seront amputés.«L’expression “cannibaliser” n’est pas appropriée, a-t-elle répondu aux journalistes.Parce qu’encore 62 % des budgets de l’ACDI iront à ces champs d'activité.Mais je suis convaincue que les budgets alloués à la satisfaction des besoins de base sont nettement insuffisants à l’heure actuelle.Ils sont à 19% [du budget de l’ACDI] et je les ferai passer à 38 %.[.] Je devrai faire des choix, c’est évident.Nous laisserons les programmes actuellement en cours se rendre à échéance.Une fais terminés, nous les examinerons pour évaluer s’il faut les poursuivre ou non.» Lorsqu’amenée à expliquer les critères d’évaluation qui seront utilisés pour déterminer si ces programmes survivront ou non à l’entreprise majeure de réorientation de l’ACDI, la ministre a laconiquement laissé tomber: «Les personnes.» Le processus sera graduel, a insisté Mme Minna, et sera étendu sur une période de cinq ans.«Nous déciderons en cours de route de ce qui reste et de ce que nous abandonnons.» La ministre fait le pari que la promotion de l’égalité, par exemple, est un objectif «transversal» qui sera pris en considération dans tous les projets et qu'il n’a donc pas besoin d’être institué en secteur en tant que tel.De même, la protection de l’environnement et le développement économique sont deux cibles qui pourront être atteintes par des interventions de base en éducation et en santé, croit Mme Minna.EN B R E E' De mauvais calculs (PC) — Ottawa a engrangé pour 15 milliards de dollars de revenus de plus que prévu, au cours des trois dernières années, et n’a pas perdu de temps pour dépenser tout cet argent selon les auteurs d’une étude parrainée par la Fédération canadienne des contribuables, rendue publique hier.Selon la fédération, Ottawa a adopté un «comportement fiscal insouciant» par rapport à cette rentrée imprévue d’argent L’organisme profite de l’occasion pour demander au gouvernement fédéral de diminuer ses dépenses et d’utiliser tout nouveau surplus budgétaire pour baisser les impôts et accélérer le remboursement de la dette.«Il ne s’agit pas d’argent gagné à la loterie ou d’argent trouvé par terre, le gouvernement n ’a pas à le dépenser à tout prix», a déclaré le directeur de la fédération, Walter Robinson.Il a calculé que depuis qu’Ottawa a réussi à afficher un budget équilibré, il y a trois ans, les dépenses du gouvernement fédéral dépassent les prévisions de 18,1 milliards.«Il est clair que la majeure partie des revenus supplémentaires en taxes et impôts versés à Ottawa ont servi à financer de nouvelles dépenses, au lieu de servir à réduire les impôts des contribuables et la dette du pays», déplore-t-il.Mais Scott Reid, porte-parole du ministre des Finances, Paul Martin, a justifié l’attitude d’Ottawa en disant que d’autres pays, comme le Canada, avaient sous-estimé la croissance économique observée au cours des dernières années.MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Québec ne s’oppose pas à ce que des experts de divers horizons puissent évaluer la performance des provinces dans le domaine de la santé.Réagissant hier à une proposition en ce sens faite par le premier ministre ontarien Mike Harris, les ministres des Affaires intergouvemementales et de la Santé du Québec, Joseph Facal et Pauline Marois, ont jugé favorablement l’établissement de mécanismes d’imputabilité dans le domaine de la santé, mais seulement si les provjnces en assument le leadership.«Evidemment, il faut que ce soit un processus interprovincial non pas défini et supervisé par le gouvernement fédéral», a précisé le ministre Facal, à Québec hier.Mme Marois a rappelé que les provinces partagent déjà une foule d’informations dans le domaine de l’éducation et qu’il serait aisé d’en faire autant pour la santé.«J’ai déjà réfléchi à cette question pour le Québec, et j’ai pensé à un observatoire qui serait composé ou constitué de personnes venant de différentes universités du Québec, et qui pourraient, chaque année, faire des commentaires et poser un certain nombre de questions», a-t-elle expliqué.FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC En vertu d’une loi qui devrait bientôt être adoptée, les organismes parapublics devront s’astreindre à mettre fin à la discrimination constatée en leurs rangs.Mais s’il n’en tenait qu’au ministre Robert Perreault, cette obligation toucherait également le secteur privé, révèle un mémoire déposé au conseil des ministres et dont Le Devoir a obtenu copie.Cependant, le 25 avril dernier, le conseil des ministres jugeait les visées du ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration un peu trop ambitieuses, ne donnant au projet de loi 143 qu’une portée réduite.Loin de s’en faire, le ministre s’est «rallié à la décision» et travaille activement pour améliorer ce qu’il considère être «le geste le plus significatif) qu’il ait été amené à faire dans le cadre de ses fonctions.Le projet de loi déposé en juin pour assurer une représentation équitable de tous et chacun sur le marché de l’emploi vise donc à doter les organismes publics, municipaux, scolaires et ceux du secteur de la santé et des services sociaux d’un cadre favorisant l'égalité en emploi pour les femmes, les autochtones et les Au moment où le Québec s’intéresse de plus en plus à la réforme du système de santé britannique, un expert de la London School of Economies (LSE) affirme qu’il faut éviter de porter aux nues le «modèle anglais», qui a connu sa part de tâtés au cours des dix dernières années.Depuis une réforme majeure, amorcée sous le gouvernement de Margaret Thatcher en 1991, le système de santé anglais est en effet lorgné de près par plusieurs pays, dont le Québec, qui tentent de trouver une solution à la crise du financement de leurs services de s^nté.D’un système complètement contrôlé par l’État, la Grande-Bretagne est passée à un système livré aux règles du «libre marché interne», où règne la compétition entre hôpitaux.En confiant à des groupes de médecins de famille le soin d’acheter des hôpitaux les soins et services qu’ils estiment nécessaires pour soigner leurs patients, le gouvernement britannique espérait susciter Les provinces pourront comparer leur performance si bon leur semble mais le gouvernement fédéral ne jouerait dans ce processus qu’un rôle d’observateur.«Nous n’avons peur d’aucune comparaison, ni avec les autres provinces, ni avec les autres pays», a ajouté Mme Marois.Le premier ministre Harris a écrit à son homologue fédéral Jean Chrétien dans l’espoir de trouver un terrain d’entente lors de la conférence fé-déraleprovinciale prévue à Ottawa, le 11 septembre prochain.Dans sa lettre, M.Harris rappelle que les transferts fédéraux doivent être haussés annuellement de 4,2 milliards et propose, en contrepartie, que les provinces s’assurent que ces sommes seront correctement dépensées dans la santé.Ottawa saurait ainsi où va l’argent Comme l’avaient évoqué les premiers ministres à Winnipeg, en août, les provinces sont disposées à fournir à un comité externe d'experts les informations pertinentes sur la gestion et le financement de la santé.A Québec, on estime qu’Ottawa risque de refuser cette proposition puisqu’il cherche plutôt à obtenir un droit de regard direct sur la santé.«On sait très bien que c’est pas là que veut aller le personnes faisant partie d’une minorité visible.Mais aussi louables que puissent être ses intentions, le ministre Perreault ne s’en est pas moins tiré avec quelques égratignures lors de la commission parlementaire qui s’est déroulée au cours des derniers jours et qui s’est terminée hier.Bien que certains organismes aient encensé le projet de loi, de nombreux groupes de pression ont critiqué l’étroitesse des vues gouvernementales.Les handicapés et les anglophones ne sont pas visés, dénoncent certains, le secteur public et les minorités ethniques non plus, déplorent d'autres.En entrevue au Devoir, le ministre Perreault répond tout simplement qu’il a suivi à la lettre les recommandations de la Commission des droits de la personne lors de l’élaboration du projet de loi.La commission «a fait un constat clair de discrimination pour trois groupes [visés par le futur PAE], et ce sonf nettement les groupes les plus en difficulté».A cet égard, M.Perreault insiste sur la nuance qui existe entre sous-représentation et discrimination.Pour ceux qui auraient précisément préféré que le projet de la saine compétition entre établissements, favoriser un usage optimal des ressources et réduire les coûts de santé.Or dix ans plus tard, l’efficacité tant attendue n’est pas au rendez-vous.«R faut comprendre qu’il n'y a pas de système de santé parfait.Tous ont des défauts.Je crois aux vertus du libre marché interne, mais cela a entraîné peu de grands changements dans le système.Je crois que le Québec doit se garder de se précipiter dans de grands changements», affirme cet expert Selon Julian Le Grand, c’est le mode de paiement de^ médecins à l’acte que devrait reconsidérer le Québec.A son avis, tous les pays qui ont choisi ce mode de rémunération vivent une explosion incontrôlée du coût de leurs services médicaux, entraînée par une surenchère de services.Le paiement par «capitation», développé en Angleterre, suppose quant à lui que les médecins sont payés en fonction du bassin de patients dont ils sont responsables et non en fonction du nombre d’actes effectués.La formule prévoit aussi que les patients, enregistrés auprès d’un seul médecin, n’ont pas la liberté du choix de leur médedn.gouvernement fédéral, a précisé Mme Marois.Il veut pouvoir identifier des sommes devant aller à Tune ou l'autre des problématiques et, dans le fond, on veut que nous rendions des comptes au gouvernement fédéral quant à l’action que nous menons en matière de santé.C’est la pointe de l'iceberg.» Interrogé à Ottawa, le premier ministre Jean Chretien n'a pas voulu se commettre sur la création d’un tel comité d’experts indépendant.«Nous allons voir.Je n’ai pas à discuter à ce moment-ci, nous sommes en discussion avec les gouvernements provinciaux et lorsque nous aurons notre réunion lundi, nous verrons quelle est la meilleure solution.La lettre qu’il [Harris] nous a fait parvenir s aujourd’hui est positive, et il faut s’en servir pour faire du progrès.» Quant à la non-participation du Québec à une éventuelle entente entre les provinces et le fédéral, M.Chrétien refuse de spéculer à ce sujet.«Je ne veux pas dresser d’hypothèses.Je crois que nous avons fait du progrès et nous voulons avoir une entente qui sera satisfaisante à toutes les provinces.La santé est un problème considérable qui ne devrait pas faire l’objet de querelles politiques.» loi s’attaque aux deux maux plutôt qu’au seul second, le ministre renvoie à la conclusion de la commission à ce sujet «Lorsqu’une cible est large, les groupes plus touché par l’exclusion risquent d’être “oubliés”.» Cela n’a pas empêché le Conseil des relations interculturelles, le principal conseiller du gouvernement en la matière, de soutenir que la multiplication des PAE était «lourde à administrer» et que «cette bureaucratisation renforce l'image négative de ces programmes».A cela, le ministre rétorque que la Commission des droits de la personne est déjà à l’œuvre pour pallier ce problème.«Elle va nous aider à éliminer les irritants qui peuvent être des prétextes à l’inaction sans pour autant sacrifier la rigueur [des programmes].» Mais reconnaissant que son document est «perfectible», le ministre avoue ne pas avoir «la prétention de dire qu’on a fait le tour de toutes les considérations».«Je suis ouvert à l’améliorer.» Les prochaines semaines nous diront si cette ouverture se concrétisera en modifications noir sur blanc.Le projet devrait être adopté d’ici la fin de l’année.En dix ans, la Grande-Bretagne est devenue le pays industrialisé dépensant le moins pour ses services de santé, les dépenses publiques ne dépassant pas plus de 6,8 % du produit intérieur brut (PIB).Mais les listes d’attente y sont aujourd’hui légendaires, le système public est sous-financé çt un système de santé privé parallèle, permis par l’État, est en émergence.Plusieurs observateurs s’entendent pour dire que la Grande-Bretagne connaît aujourd’hui le pire des deux systèmes.Le Québec s’intéresse tout de même à l’expérience britannique de la capitation, qui aurait le mérite de favoriser une utilisation plus rationnelle des services médicaux et une approche centrée sur le patient.Un projet-pilote de capitation, dont les résultats seront connus sous peu, est d’ailleurs en cours à Montréal.Verra-t-on le modèle britannique revivre au Québec?Hier, le président de la Commission d’étude sur la santé et les services sociaux, l’ancien ministre Michel Clair, ne s’est pas avancé sur les hypothèses qui seront retenues par sa commission, mais a souligné que les changements retenus devront se faire «en douceur’.Lutte contre la discrimination dans le secteur privé Le gouvernement refuse de suivre Perreault Le système de santé anglais n’est pas la réponse à tous les maux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pauline Marois Robert Perreault Gagnez AVEC LE DE UN VOYAGE D UNE SEMAINE AU MAGNIFIQUES Agadir Beach Club -HOTEL au Maroc h|_ | i » « • Comprenant : • 6 nuits d'hébergement pour deux personnes tout-indus au Agadir Beach Club * Deux billets d'avion aller/retour sur les ailes de Royal Air I Maroc Uui —«srt i sur le nouveau Canada que son parti a déposée à la Chambre des communes.Entre autres douceurs destinées au Québec, cette loi donnerait le pouvoir au gouvernement fédéral d’organiser son propre référendum en sol québécois, mais cette fois-ci en faisant la promotion de la partition du Québec.Nous sommes également impatients de connaître sa solution à propos de l’exclusion du Québec de l’ordre constitutionnel actuel.Manifestement, la seule différence entre le Parti réformiste et l’Alliance canadienne, c’est que, dorénavant, les idées allant à l’encontre des intérêts du Québec, on en fait la promotion en coulisses plutôt que de les dire tout haut.D’autres oublis dangereux 11 est de notoriété publique que M.Day est favorable à la peine de mort, qu’il est contre le libre choix des femmes en matière d’avortement et qu’il est contre les droits des homosexuels dans notre société.Pourtant, Stockwell Day n’en parle pas.Pourquoi?Parce que ses positions personnelles sont aux antipodes des valeurs québécoises, comme le démontrent clairement les récents sondages.Stockwell Day affirme qu’il n’imposera pas ses points de vue moraux à moins que les Canadiennes et les Canadiens lui en donnent explicitement le mandat.Le chef de l’Alliance canadienne néglige toutefois de dire qu’il veut implanter un mécanisme d’initiative populaire qui pourrait lui permettre d’imposer son «agenda moral».Quelle position prendrait M.Day s'il devait y avoir un référendum pour interdire le libre choix des femmes à l’avortement?Et si le Québec votait différemment du Canada sur cette question, s’engagerait-il à respecter la décision des Québécois?Nous sommes tout aussi impatients de savoir si Stockwell Day est en faveur d’un droit de retrait du Québec sur la question des jeunes contrevenants, lui qui favorise non seulement la répression mais aussi la peine de mort sur cette question.Avec un tel agenda caché, peut-être Stockwell Day réussira-t-il à séduire les électeurs ontariens.Une chose est sûre, cependant, à 5,4 % d'appuis dans les intentions de vote des Québécois, selon Léger et Léger, et ce, avant même que ses positions ne soient débattues, l’Alliance canadienne prêche dans le désert au Québec. L K I) K V OIK.I.F.M K R < R K I) I li S K |> T K M B R K 2 O O O A 7 IDEES Sommet du millénaire à New York La nouvelle frontière La prolifération des armes légères est l’un des défis les plus dangereux auxquels doit faire face le Tiers Monde YVAN CONOIR Coordinateur de programme au bureau de Montréal du Centre Lester B.Pearson pour la formation en maintien de la paix et chercheur associé à la chaire Téléglobe-Raoul-Dandurand de l’UQAM a prolifération des armes légères est l’un des défis les plus dangereux auxquels sont confrontées les populations d’Etats africains, asiatiques ou latino-américains émergeant de situations conflictuelles qui ont laissé les structures policières, politiques et administratives mal équipées pour faire face à ce nouveau danger.Criminalité, terrorisme, meurtres liés à la pratique de tous les trafics possibles, mouvements rebelles, insécurité chronique dans les villes ou les campagnes: le phénomène tisse progressivement une immense toile silencieuse.La prolifération des armes légères est servie par un grand niveau de tolérance internationale (voir, chez nos voisins du Sud, les thèses «constitutionnelles» défendues par la National Rifle Association sur le port d’arme individuel), par des stéréotypes culturels liés à la possession d’armes à feu dans maintes sociétés dites «guerrières» où masculinité et port d’arme riment ensemble ainsi que par un manque d’instruments internationaux cohérents pour lutter contre le trafic des armes.Elle est aussi servie par une gamme de producteurs, intermédiaires et .distributeurs discrets et efficaces ainsi que par des Etats corrompus et dotés de frontières poreuses.Dans le cadre du rapport soumis aux Etats pour le Sommet du millénaire en septembre 2000, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, souligne que de nos jours «les armes légères font infiniment plus de victimes que les autres types d’armes.La plupart des années, le nombre de morts attribuable à ces armes dépasse largement celui des victimes des bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.Pourtant, contrairement à ce qui a été fait pour les armes chimiques, biologiques et nucléaires, aucun régime mon- dial de non-prolifération n’a encore été mis en place».Ainsi, une grande partie des excédents d’armes légères de la guerre froide s’est retrouvée dans les z,ones de conflits les plus dangereuses de la planète.A mesure que l’offre augmentait, leur prix diminuait, les rendant encore plus faciles à acheter, même dans les pays les plus pauvres.Une chercheure américaine, Lora Lumpe, estimait récemment qu’environ quatre millions de personnes sont décédées de mort violente en Afrique dans les années 90: plus de 90 % de ces dernières seraient des civils dont il faut attribuer la mort à des armes légères.Un fusil AK-47 coûterait l’équivalent d’un poulet en Ouganda et celui d’une chèvre au Kenya.La prolifération de conflits endémiques et récents dans des Etats fragiles, déstructurés ou qui viennent de traverser des périodes de conflits civils, notamment la Somalie, la Sierra Leone, le I jberia, la Guinée-Bissau et la République centrafricaine, sans oublier l’internationalisation de la guerre dans la région des Grands Lacs africains, facilite les processus de revente, la circulation rapide et la faiblesse des prix des armes légères sur le continent ainsi que la croissance de leurs impacts et des souffrances des populations civiles.Ces «armes des pauvres» ont ainsi rapidement trouvé de nouvelles clientèles: les Nations unies estiment qu’il y aurait environ 500 millions d’armes de petit calibre de par le monde aujourd’hui.Pourtant, des solutions pratiques existent Au Mali, en 1996, le gouvernement et les groupes rebelles ont symboliquement brûlé, à Tombouctou, 3000 armes dans une gigantesque «flamme de la paix».Le gouvernement du Niger s’apprête à faire de même à Agadès pour enterrer la «hache de guerre» entre lui-même et des fronts de rébellion.Au Liberia, 18 000 armes et deux millions de cartouches recueillies par l’ECO-MOG dans ce pays en 1996-97 ont été détruites en 1999.Le métal issu des armes détruites a été récupéré au profit de forgerons locaux qui le transforment en instruments aratoires.En Albanie, frappé par une révolte civile qui avait conduit la population à piller les arsenaux de l’armée en 1997, le Programme des Nations unies pour le développement a lancé un programme-pilote de récupération en collaboration avec les communautés, baptisé «Armes contre développement», qui a permis une première collecte de 6000 armes et de 140 tonnes de munitions puis financé des adductions d’eau, des routes ou des infrastructures à vocation civile ou sociale.En Guinée-Bissau, le gouvernement souhaite mener, avec les Nations unies, un programme «armes pour nourriture», et au Cambodge, le gouvernement affirme avoir collecté 100 000 armes et en avoir d’ores et déjà détruit 30 000.La question du microdésarmement n’e.st donc pas un enjeu lié à la seule capacité des Etats de contrôler, vérifier ou détruire leurs propres stocks d'armes.Elle n’est pas non plus une seule question de sécurité mais aussi une question de droits de l’homme et de développement.Pour reprendre Kofi Annan, «la prolifération des armes légères prolonge les conflits et les exacerbe.Elle menace les gouvernements légitimes mais peu solides et profite au terrorisme et à la criminalité organisée».Tout à la promotion de sa politique de sécurité humaine, le Canada prône une «approche intégrée» qui vise à s’attaquer de front au commerce légal des armes légères, à leur fabrication illicite, à leur trafic et aux questions touchant la consolidation de la paix.Il souhaite aussi promouvoir une convention mondiale interdisant le transfert international d’armes militaires légères ou de petit calibre à des entités non gouvernementales.D’autres initiatives régionales sont tout aussi importantes: à Bamako, le PCASED (Progranune de coordination et d’assistance à la sécurité, et au développement) coordonne les actions de 16 Etats d’Afrique de l’Ouest dans la recherche de solutions durables en ce qui a trait aux questions liées au trafic, à la coDecte et à la destruction d’armes légères: l’accent est mis sur les actions communautaires de la société civile pour «désacraliser» le pouvoir des armes dans la société et le récupérer des mains de ceux qui le détiennent En juin 2001, la première conférence internationale sur le commerce illicite des armes légères devrait faciliter l’adoption de nouveaux schémas d’action directeurs internationaux pour affronter ce nouveau «sida social» planétaire.D’icj là, il n’y a plus qu’à espérer que les 150 chefs d’Etat réunis à New York pour le Sommet du millénaire décident d’inscrire la lutte contre la prolifération des armes légères sur leur liste de priorités, comme ils le firent en d’autres temps pour le droit international humanitaire ou la lutte contre les mines antipersonnel.Une pénurie planifiée de médecins Baisse du nombre des admissions en medecine ARCHIVES LE DEVOIR En raison de l’augmentation et du vieillissement de la population québécoise, on évalue que la demande en services médicaux devrait croître au rythme de 1 % par année.DANIEL DESLAURIERS Médecin spécialisé en biochimie médicale et président du Groupe de travail sur les effectifs médicaux et infirmiers en régions du Parti libéral du Québec il e gouvernement annonçait Len plein été sa décision concernant le nombre des admissions en médecine pour les prochaines années.Cette décision était très attendue puisque la Table de concertation permanente sur la planification de l’effectif médical au Québec, qui comprend d’ailleurs des représentants du ministère de la Santé et des Services sociaux, recommandait à l'unanimité d’augmenter annuellement de 55 le nombre de nouvelles admissions en médecine pour chacune des trois prochaines années (165 au total).Préférant baser ses décisions sur des priorités budgétaires plutôt que sur la qualité des services médicaux au Québec, le gouvernement a décidé de limiter à 30 les nouvelles admissions en médecine pour chacune des trois prochaines années.Cette décision, lourde de conséquences pour la qualité des services de santé, mérite d’être commentée.Il faut se rappeler que la table de concertation a été créée par le gouvernement lui-même afin d’évaluer les besoins futurs de la province en matière d’effectifs médicaux nécessaires à une bonne qualité de services médicaux pour tous les Québécois.Nul doute, donc, que ce groupe de travail est en mesure d'effectuer une analyse très sérieuse de la situation et des besoins en effectifs médicaux au Québec.Lorsque le gouvernement ne suit pas les recommandations de cette table de concertation, sans fournir d’explication, voire en tentant de dissimuler sa décision dans le calme des vacances estivales, il faut se demander s'il accorde vraiment la priorité aux mesures néces-saires à l’amélioration de la qualité des services médicaux du réseau de la santé de tous les Québécois.Quelques faits pour rappeler l’importance des recommandations de la table de concertation.En raison de l’augmentation et du vieillissement de la population québécoise, on évalue que la demande en services médicaux devrait croître au rythme de 1 % par année.Sur la base de ces études, la table de concertation a établi que pour faire face à la demande d’ici 2017, il faudrait ajouter environ 2800 médecins équivalents temps plein (ETP) à l’effectif de 1997, c’est-à-dire 2800 médecins ayant un niveau d’activité équivalent à celui des médecins en exercice en 1997.De plus, la table de concertation affirme que l’offre en services médicaux diminuera progressivement en raison du vieillissement et de la féminisation des effectifs médicaux.Cette diminution sera telle qu’elle aura pour effet d’annuler l’équivalent de près de 60 % de l’augmentation du nombre des médecins nouvellement formés d’ici 2017.Par conséquent, sur le total des effectifs médicaux de 2017, ce double effet négatif sur la productivité aura un effet équivalent à près de 1400 médecins en moins que le nombre en place.Pour faire face à la situation, la table de concertation recommande donc au gouvernement d’augmenter annuelle ment les admissions en médecine de 55 nouvelles places pour les trois prochaines années.Ainsi, les facultés de médecine, qui ont accueilli 471 étudiants québécois en 1999-2000, en accueilleraient 526 en 200001,581 en 2001-02 et finalement 636 en 2002-03, soit l'équivalent de ce qui semble être la capacité maximale d’accueil des facultés de médecine au Québec.Or, et c’est ici que le bât blesse, même en augmentant à 636 admis- sions par année d’ici 2002-03, le groupe d’experts composant la table de concertation reconnaît qu’on ne pourra au mieux que «réduire une partie de l'écart entre l'offre et la demande des services médicaux à moyen et à long terme».En effet, constate le groupe d’experts, avec seulement 636 admissions par année, le Québec subira inévitablement, en 2017, une pénurie de 446 omnipraticiens et de 813 spécialistes pour un total de 1259 médecins.Il devient donc évident qu’avec une augmentation de seulement 30 admissions supplémentaires cette année, sans autre engagement, la pénurie en effectifs médicaux pour les années à venir sera beaucoup plus sévère que celle appréhendée par le groupe d’experts.Compte tenu du fait qu’il faut en moyenne sept années de formation en médecine pour qu’un médecin de famille puisse obtenir son permis de pratique et environ 11 à 12 ans pour un médecin spécialiste, cette pénurie planifiée risque de causer de graves problèmes de disponibilité de médecins partout au Québec, et ce, pour une longue période.la table de concertation prévoit par ailleurs que son scénario n’est valable qu’à la condition que le programme de mise à la retraite des médecins ne soit pas reconduit.Or le gouvernement vient justement de reconduire ce programme de mise à la retraite jusqu’en septembre 2001.Cela, bien entendu, ne pourra encore qu’aggraver davantage la pénurie à subir pour les prochaines années.Le gouvernement semble plutôt croire que tous les problèmes vécus dans le réseau de la santé au Québec n’est pas un problème d’effectifs mais bien un problème d’organisation du système et de mauvaise hiérarchisation des soins.C’est là d’ailleurs un discours auquel nous sommes devenus habitués au fil des ans.Toutefois, à regarder les choses aller comme elles vont présentement, et à moins d’instituer des mesures de contrôle aussi sévères qu’antidémocratiques, il y a lieu de continuer à s’inquiéter activement du «réalisme» auquel font référence nos dirigeants, réalisme qui pourrait nous conduire vers une situation que ni les médecins ni les autres professionnels du réseau de la santé, et encore moins la population du Québec, ne voudront subir ni tolérer.Nul doute qu’il y a encore beaucoup de travail à faire à tous les niveaux.Cependant, quand la population du Québec se fait dire par son gouvernement qu'il semble mieux comprendre l’avenir du système de santé des Québécois que tous les experts en santé réunis, il y a lieu de ne pas être rassuré.Certainement pas plus rassurés que ne le sont les gens de la Mauricie ou de la Beauce qui entendent Pauline Marois, ministre de la Santé du Québec, affirmer que les choses vont relativement bien dans le réseau alors que l’hôpital de Shawinigan doit fermer son urgence pendant plusieurs jours à cause du manque de médecins et que celui de Beauce-Etchemin, à Saint-Georges-de-Beauce, doit transférer tous ses accouchements à Québec à cause du manque de gynécologues.Pour terminer, je dirais que nous sommes tous sérieusement en droit de nous interroger sur l’utilité réelle d’une consultation publique en santé et des vrais buts recherchés par le gouvernement à travers un tel exercice quand ce dernier prend, en catimini, des décisions majeures quant à l’avenir des effectifs médicaux de la province, allant même à l’encontre des recommandations unanimes des experts dans le domaine.La hausse des admissions en faculté de médecine proposée' par la table de concertation apparaît comme un minimum auquel il faut consentir dans les meilleurs délais.A lain- Robert Na (l e a u L’été indien Il n’y a certainement pas d’expression — autre que celle d'«été indien» — qui décrive mieux la situation actuelle qui prévaut entre le ministère des Pèches et Océans (MPO) et certaines bandes autochtones.Cette expression d’origine populaire désigne cette courte période, qui survient généralement en octobre ou au début de novembre, pendant laquelle la température se réchauffe en rappelant l’été.De la crise d’Oka en passant par les réactions qui ont suivi l’arrêt Marshall (1999) de la Cour suprême du Canada jusqu’aux confrontations qui ont actuellement lieu à Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, il semble bien qu'un sens figuré pourra désormais être accolé à ce canadianisme.Depuis quelques semaines, il y a confrontation entre les Indiens micmacs de la réserve de Burnt Church, sur la baie de Miramichi, et les agents du MPO.On se rappellera qu’il y a une dizaine de jours, un agent gouvernemental a été sérieusement blessé au visage à la suite d'une tentative d’interception et d’arraisonnement d’un bateau de pêche piloté par des autochtones qui se livraient à la pêche au homard.Cette intervention musclée des agents du MPO visait à saisir 550 cages de homard qui, de l’avis du ministère, avaient été mises à l’eau illégalement.Dans un communiqué de presse diffusé par l’Assemblée des Premières Nations, le chef et le conseil de bande estiment que les blessures infligées à l’agent du MPO ne sont rien par rapport à leurs agissements.En effet, les agents gouvernementaux auraient, à deux occasions, attenté à la vie de trois pêcheurs micmacs en fonçant sur leurs embarcations, qu’ils ont fini par couler.Bref, non seulement on ne pourrait pas leur reprocher ces gestes d’autodéfense, la GRC devrait aussi, toujours selon le même communiqué, déposer des accusations de tentative de meurtre contre les agents du MPO.Ce nouvel épisode dans la crise du homard résulte incontestablement des interprétations différentes et opposées de la décision Marshall I (1999) que la Cour suprême a rendue le 17 septembre 1999.Rappelons que dans cette décision, le plus haut tribunal du pays reconnaissait un droit ancestral aux Micmacs — droit fondé sur l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 — de pêcher des anguilles en dehors de la saison de pèche afin de se procurer les biens nécessaires qui leur assureront une «subsistance convenable».Selon la majorité, la notion de «subsistance convenable» vise les besoins courants et s’entend des choses essentielles comme la nourriture, le vêtement et le logement, en plus de quelques commodités de la vie, mais non de l’accumulation de richesse.C’est à la suite de cette décision, qui touchait 34 bandes autochtones du nord-est des provinces maritimes et de l’est du Québec, que les autochtones ont mis leurs cages à homard à l’eau.Selon eux, cette décision leur conférait un droit absolu de pratiquer la pêche comme bon leur semblait.Certains prétendaient même que cet arrêt leur conférait des droits non seulement de chasse et de pêche mais aussi des droits portant sur d’autres ressources naturelles comme le bois, les substances minérales et les gisements de gaz naturel.Cependant, profitant d'une requête en nouvelle audition et en sursis d'exécution demandée par la West Nova Fishermen’s Coalition, la Cour suprême en a profité pour expliciter les motifs de sa décision et mettre fin à ces extrapolations: c’est l’arrêt Marshall II, rendu le 17 novembre 1999.Dans cette «décision», cette fois unanime, la cour rappelait — en plus de préciser que cet arrêt ne s’appliquait qu’aux anguilles — un principe fondamental, soit celui selon lequel l'exercice d’un droit ne saurait être absolu.Ainsi, les gouvernements fédéral et provinciaux ont le pouvoir de réglementer, dans les limites de leurs champs de compétence législative respectifs, l’exercice des droits issus des traités.Depuis ce temps, 27 des 34 bandes se sont entendues avec le gouvernement fédéral et ont signé des ententes formelles sur la pèche.Deux d’entre elles cependant, soit les bandes des réserves de Burnt Church, au Nouyeau-Brunswick, et d’Indian Brook, en Nouvelle-Ecosse, refusent de reconnaître l'autorité réglementaire du gouvernement fédéral.On considère que leur droit est absolu et que tout compromis avec le gouvernement porterait irrémédiablement atteinte à celui-ci.Cette attitude d’une minorité d’autochtones est déplorable.D’autant plus que deux études récentes, l’une britannique, publiée dans la revue Nature, l’autre canadienne, élaborée par une équipe de chercheurs de l’université de Dalhousie, en Nouvelle-Ecosse, concluent que les ressources halieutiques de la région de l’Atlantique ne se régénèrent pas aussi vite qu’on le croyait au moment où, il y a une quinzaine d’années, les quotas avaient été imposés.Cependant, un ancien haut fonctionnaire du MPO, Ted Gaudet, affirmait la semaine dernière que la pêche menée par les autochtones affectait davantage les pêcheurs commerciaux qu’elle ne menaçait les stocks de poisson.Bref, le partage des ressources halieutiques entre les autochtones et les pêcheurs commerciaux — par l’attribution de permis spéciaux ou par ententes individualisées — constitue une piste de solution qui apparaît non seulement féconde mais aussi souhaitable.Cependant, cette entente, on peut le concevoir aisément, ne sera possible qu'à la condition expresse que les autochtones des réserves de Burnt Church et d’Indian Brooke cessent de faire.bande à part.Aucun droit ne saurait être absolu, et cela, même pendant l'été indien.alain-robert.nadeau@sympatico.ca Alain-Robert Nadeau est avocat et docteur en droit constitutionnel.L'ÉQUIPE DU DEVOIR Ij\ RÉDACTION Journalistes à rinformation et métropolitaine : Génüd Dallaire (adjoint au dimtnr de l'infiirmation).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie arfwiirpi, Marie-Andrée Chouinard (rduration) Yves d'Avitfnon (sports): Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, louis-Gilles Francoéur (environnement) Judith Lachapelle Louise lertuc Kathleen Lévesque laetualités politiques mnnieipales).Benoit Munger (responsable
de

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