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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 2000-08-22, Collections de BAnQ.

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w w w .1 e d e v o i r .c o in DEVOI ÉCONOMIE Telus offre 6,6 milliards pour Clearnet Page B 1 LES SPORTS Les fantômes du dopage reviennent hanter Christie Page B 6 Vol.X (’ 1 NM i) O ?L E M A H 1) 1 2 2 AO V T 2 O O O 8 7 e + T a x e s = 1 $ La rage fait place au deuil La Flotte du Nord a fini par se résoudre à déclarer tous les sous-mariniers morts HÉLÈNE DESPIC-POPOVIC LIBÉRATION Moscou — Il n'y a pas eu de happy end pour les sous-mariniers du Koursk ni pour toute la population russe tenue depuis une semaine en émoi par le drame du sous-marin en perdition.Après deux jours d'opérations, menées de main de maître par les plongeurs anglo-norvégiens, la Flotte du Nord a fini par se résoudre à les déclarer tous morts.Et l'affaire risque de coûter très cher aux plus hauts responsables de l'armée, qui auraient, selon l'agence AVN, spécialisée dans les nouvelles militaires, immédiatement averti le président Poutine que les marins étaient tous morts tout en entretenant l'espoir parmi la population.Les militaires continuaient de s'affairer dans la zone.«Ce n'est plus une opération de sauvetage, c'est désormais une opération de récupération des corps», a lancé hier en fin d'après-midi le reporter de la chaîne publique RTR, à bord du croiseur Piotr Veliki (Pierre le Grand).Une demi-heure auparavant, l'amiral Mikhaïl Mot-sak avait annoncé la mort des 118 marins: «Tous les compartiments ont été inondés et aucun marin n'a survécu», a-t-il dit.Quelques heures plus tôt, les plongeurs norvégiens avaient arrêté leurs opérations, désormais sans espoir.Ils sont cependant restés sur les lieux, soulignant que leur travail «avait pris une autre tournure».La rapidité avec laquelle les plongeurs norvégiens, experts des grands fonds, ont réussi à pénétrer dans le submersible et faire un bilan ne peut que mettre dans l'embarras la marine russe, dont le monde entier vient d'apprendre qu'elle ne dispose plus que de deux plongeurs de grande profondeur, l'un au nord, l'autre dans le Pacifique.Un porte-parole de l'ambassade de Norvège à Moscou a assuré la chaîne de télévision NTV que leurs «hommes poissons» auraient pu être à pied d'œuvre dés le 13 août, à savoir un jour après l'accident, ce qui ne manquera pas de relancer les polémiques suscitées par la catastrophe.En dépit des assertions russes selon lesquelles les déformations subies par l'engin empêchaient l'arrivée des secours, les Norvégiens ont ouvert les écoutilles récalcitrantes et se sont introduits dans le sous-marin.Une dernière manœuvre consistant à placer une caméra vidéo dans le neuvième compartiment, où auraient pu se réfugier des survivants, a établi qu'il était inondé.La caméra a décelé la présence d'un cadavre que les sauveteurs VOIR PAGE A 8: DEUIL «Ce n'est plus une opération de sauvetage, c’est désormais une opération de récupération des corps» AG ENC E FRAN C F-PRESSE Des milliers de Russes ont envahi hier les églises du pays pour pleurer les sous-mariniers disparus.Poutine en eau trouble «La Russie n’a pas perdu un sous-marin.Elle a perdu une certaine idée d’elle-même» ANATOLI VERBINE REUTERS Moscou — Le président russe Vladimir Poutine aura fort à faire pour effacer, en Russie et à l'étranger, la mauvaise impression qu’a donnée sa gestion de la catastrophe du sous-marin Koursk, dont les 118 hommes ont péri aü fond de la mer de Barents.Dans son pays, son inaction pourrait lui coûter une partie de sa popularité et saper son image — patiemment cultivée — d’homme d’action ayant toujours le contrôle de la situation.Pour certains, le drame du Koursk souligne de façon dramatique son manque d'expérience des affaires mais surtout un manque d'instinct politique, qualité dont usait à merveille son prédécesseur, Boris Eltsine.Pleurant ses 118 sous-mariniers, la Russie risque également de se rappeler qu’elle a déjà perdu 2000 hommes dans le nouveau conflit tchétchène.La campagne militaire russe, lancée l’année dernière, avait rendu Poutine populaire mais cette tendance pourrait se retourner contre lui si Içs opérations se poursuivent trop longtemps.A l’étranger, la catastrophe du sous-marin à propulsion nucléaire a mis en lumière le manque de fiabilité des arsenaux russes.Les dirigeants occidentaux ne manqueront pas non plus de s’inquiéter de la gestion de type soviétique — faite de rumeurs, de désinformation et de secrets — de la crise, et de remarquer les réticences initiales de l’état-major à solliciter l’aide internationale.Questions sans réponse La cause initiale de l'accident du 12 août «®sion, explosion -y?ou avarie interne L'origine de la seconde explosion IMMKRIIRHMÜR torpille.échouage ’sur,e,ond L'importance des dégâts immédiats.Le Kremlin savait-i Routine ôtan iforme de la mort de la plupart des manns les heures qui ont suivi l’accident Compartiments Réacteur •’.vV'V'v t 3 .a-t-elle permis de stopper normalement le réacteur nucléaire ' L'équipage aurait-il pu survivre.Compartiments .à l'énorme pression de l'air provoquée par l'inondation des cinq premiers â compartiments Les survivants étaient-ils en mesure de communiquer en morse avec les secours jusqu'au 16 août WimmKÊÊKÊHlÊBÊtÊÊÊÊKl La terrible constatation Sas ouvert par Compartiments les plongeurs de l’équipage «La réaction de tout l'appareil de direction russe, de l’état-major, mais surtout de Poutine, a été catastrophique», a déclaré l’ancien chef de la diplomatie allemande, Klaus Kinkel, à une radio allemande.«Son image a été plus que ternie.Je pense qu’il est juste de dire que le partenariat en matière de sécurité entre la Russie et l’Ouest souffrira [de cette crise]», a-t-il ajouté.En Russie, la presse a ouvertement critiqué la gestion de la situation, certains journaux allant jusqu’à accuser les autorités de mensonge en première page.Pour le quotidien Vremia, l’Ouest craignait auparavant une confrontation avec l’Union soviétique.Puis, après la chute du communisme, les Occidentaux se sont mis à redouter une transition chaotique dans les arsenaux nucléaires, qui auraient pu tomber en de mauvaises mains.Aujourd’hui, les pays occidentaux ont peur «d’arsenaux vieillissants que [la Russie] appauvrie tente de préserver comme preuve ultime de son statut de superpuissance», poursuit le journal.Poutine, 47 ans, ancien membre du KGB choisi par Boris Eltsine pour diriger le plus grand pays du monde doté du second arsenal nucléaire, n’a pas interrompu ses vacances sur les bords de la mer Noire après la diffusion des premières informations en provenance de la mer de Barents.Ses premières déclarations remontent à mercredi.Vendredi, il a ouverte- VOIR PAGE A 8: POUTINE * Autres informations en page A 4 Importation de plutonium russe Ottawa saisit Québec de son projet LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le projet fédéral d’importer du plutonium russe et de le transporter par avion au-dessus de l’Ontario et du Québec mobilisera au cours des prochains jours plusieurs services gouvernementaux du Québec, y compris la Sécurité civile, qui vont se réunir cette semaine à Jonquière pour se préparer à la possibilité que ce combustible nucléaire transite par la base de Bagotville, au Saguenay, au lieu de celle de Trenton, en Ontario.Bagotville est en effet l’une des deux bases militaires qu’Ottawa a choisies comme point de chute éventuel du matériel nucléaire russe en vue de procéder à une expérience de retraitement de ce combustible pour lui donner une seconde carrière dans les réacteurs de la filière Candu.La plupart des médias canadiens ont jusqu’ici montré du doigt la base VOIR PAGE A 8: PLUTONIUM INDEX 00 Annonces.B 5 Avis publics .B 3 Bourse.B 2 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés.B 5 Météo.B 3 Sports.B 6 Télévision.B 7 PERSPECTIVES Chiapas : le PRI meurt deux fois La victoire dimanche du candidat de l’opposition coalisée au poste de gouverneur du Chiapas modifie radicalement la donne politique.Pour le PRI, c’est comme mourir une deuxième fois.La fin du dur conflit chiapanèque semble à portée de main.Mexico — Vient de s’ouvrir une fenêtre sur l’horizon fermé du Chiapas.L’élection dimanche de Pablo Salazar comme gouverneur de l’État, avec environ 53 % des voue, présente de réelles perspectives de paix que les zapatistes du sous-commandant Marcos pourraient être disposés à saisir.Plus que la victoire de Vicente Fox aux présidentielles du 2 juillet dernier, celle de Pablo Salazar était attendue depuis des semaines.Les sondages le favorisaient massivement pour la bonne raison qu’il s’était employé depuis le printemps dernier à réunir autour de lui une large coalition d'opposition, baptisée l’Alliance pour le Chiapas, à laquelle se sont joints le Parti d’action nationale (PAN) du président élu Vicente Fox et le Parti de la révolution démocratique (PRD) de Cuauhtémos Cârdenas.Pour le Mexique, c'était une élection locale, le premier scrutin depuis la présidentielle, qui avait valeur nationale.«Les électeurs du Chiapas ont ratifié la volonté exprimée le 2 juillet», a déclaré dimanche soir Vicente Fox.Au Chiapas vient d’être défait un Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) qui s’y perpétuait sous ses traits les plus laids: un parti féodal, répressif, corrompu, raciste.Pour le PRI, c'est un deuxième enterrement, après l’échec des présidentielles, une gifle d'autant plus blessante que le Chiapas a traditionnellement été un de ses «greniers à votes».En fait, tout le monde sauf le PRI et son organisation locale paraît sortir gagnant de ce scrutin.Ce PRI qui se déchire sur la place publique depuis les élections nationales: le pire s’est d’ailleurs produit vendredi dernier alors que des affrontements entre factions prijstes faisaient dix morts dans une ville de l’État de Mexico., Pour Fox, qui visite donc le Canada et les États-Unis cette semaine avec une nouvelle corde à son arc, c’est l’occasion de dénouer rapidement — «en quinze minutes», a-t-il déjà dit — un conflit politique qui pourrit depuis la rébellion de janvier 1994 en creusant la pauvreté de la population.L’élection de Salazar était une clé essentielle à sa stratégie chiapanèque.Il a recruté en juillet le Nobel de la paix Rigoberta Menchü pour élaborer un programme de développement social du Chiapas.Il a fait une offre de dialogue direct avec les dirigeants de l'Armée zapatiste et s'est montré ouvert à un retrait de l’armée de la zone de conflit II s’est à nouveau engagé, dimanche soir, à présenter un projet de loi fondé sur les Accords de paix de San Andrès — qui n’ont jamais été appliqués — dès le début de son mandat présidentiel, qui commence en décembre.L’historien et essayiste Carlos Tello Diaz, auteur d’un ouvrage controversé sur les origines du zapatis- VOIR PAGE A 8: CHIAPAS Montréal a besoin d’immigrants, selon Bourque KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le maire Pierre Bourque souhaite voir le nombre d’immigrants augmenter de 20 % pour répondre entre autres aux besoins de développement économique de Montréal.«On a besoin de plus d'immigrants.On tire de l’arrière par rapport au reste du Canada.Mais ce n’est pas seulement une question démographique.C’est pour l’économie», a expliqué hier au Devoir Pierre Bourque.Ce dernier estime en effet que le nombre de nouveaux arrivants est insuffisant pour répondre à la reprise économique de la région métropolitaine.«Il faut augmenter de 18 à 20 %.On a accueilli seulement 30 OOO personnes l’année passée.Ce n 'est pas assez.Montréal reçoit déjà 90% de tous les immigrants qui arrivent au Québec et la société montréalaise a la capacité d’en accueillir davantage», a soutenu M.Bourque qui espère toutefois qu’au moins 50 % des immigrants soient de langue française.VOIR PAGE A 8: BOURQUE LES SPORTS Loria sort son chéquier Page B 6 Guy Taille fer ?l i L E DEVOIR, L E M A R I) I 22 AOÛT 2 0 0 0 A 8 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES CHIAPAS DEUIL POUTINE SUITE DE LA PAGE 1 me.La rebellion de las Canadas, ne donne pas à ce mouvement plus d’un an à vivre.Marcos est aujourd’hui jugé «inoffensif», disait-il récemment en entrevue à la revue Proceso, et «le nouveau scénario politique mexicain rend caduque la conviction zapatiste que les choses ne peuvent changer que par la lutte armée».Détonateur de changements, le sous-commandant Marcos, un clone du Che, paraît en effet avoir épuisé son utilité.Il a voulu attendre que Cuauhtemoc Cardenas décroche la présidence pour relancer les pourparlers, il s’est complètement trompé.Et s’il est encore populaire à l’étranger, son image s’est beaucoup affaiblie dans l’opinion mexicaine.Que fera-t-il?«Je ne peux rien prédire», dit quant à lui l’historien Jean Meyer.Reclus dans sa jungle de Lacandona, Marcos n’a pas encore rompu son silence.Mais dans l’entourage de Fox, on dit avoir établi «certains contacts» avec la direction zapatiste.Autre signe: l’Armée zapatiste n’avait jamais, depuis 1994, lancé de mot d’ordre de vote.Or, selon le journal Reforma, elle aurait cette fois-ci invité sa base à se mobiliser en faveur de l’Alliance pour le Chiapas.Le gouverneur élu Pablo Salazar, le milieu de la quarantaine, a des amis de tous les côtés.Dissident du PRI depuis environ deux ans, sa candidature a obtenu l’appui du PAN comme du PRD.Plusieurs fois ministre à l’échelle locale, sénateur au Congrès fédéral, ses 26 années de mjlitantisme priiste l’ont bien branché sur l’appareil d’Etat.En même temps, U a des sympathies zapatistes pour avoir fait partie de la CO-COPA (la Commission pour la concorde et la pacification, créée en 1995 par le Congrès mexicain).Et ce qui est également important, puisqu’au conflit politique se juxtapose une délicate dynamique religieuse: Salazar est protestant évangéliste, tout en ayant noué des relations d’amitié avec l’évêque catholique Samuel Ruiz, l’un des acteurs principaux de l’histoire du Chiapas des vingt dernières années.Tout cet optimisme de lendemain de veille étant, il n’aura pas trop de tous ses contacts pour résister aux «caciques» qui ne digéreront pas la défaite et à une Assemblée législative locale dominée par le PRI; pour réconcilier les ennemis et recomposer une géographie sociale brisée par le drame de milliers d'indiens déplacés; pour débarrasser le paysage des paramilitaires et panser les plaies du massacre d’Acteal, survenu en décembre 1997.Pour faire les comptes du passé sans être revanchard.On dit souvent du Chiapas que la révolution mexicaine de 1910 n’y a jamais eu lieu.Il semble que les Chiapanèques n’auront pas voulu rater celle, plus tranquille, de Vicente Fox.Fox à Ottawa Ottawa (PC) — Le président élu du Mexique, Vicente Fox pose le pied à Ottawa, aujourd'hui, dans l’espoir de resserrer les liens commerciaux entre son pays et le Canada.Agé de 57 ans, M.Fox un colosse de six pieds et six pouces, s’entretiendra avec le premier ministre Jean Chrétien et quelques ministres de son cabinet, de même qu’avec le chef de l'Alliance canadienne, Stock-well Day, et le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.L’ancien dirigeant de Coca-Cola s’est engagé notamment à enrayer la corruption qui afflige tout l’appareil administratif gouvernemental de son pays, à revoir la fiscalité et à mettre un terme au non-respect des droits de la personne.Sur le plan des relations commerciales avec ses voisins, le Mexique espère devenir un jour un partenaire qqi jouera à armes égales au sein de l’ALE-NA avec les Etats-Unis et le Canada Au cours des six dernières années, les échanges commerciaux entre le Canada et le Mexique ont augmenté de 15 % par année.Le Mexique est le neuvième partenaire en importance du Canada Depuis son élection à la tête du pays, le 2 juillet dernier, M.Fox a tait de la promotion des échanges commerciaux une de ses priorités.D veut en fait transposer le modèle de l’Union européenne en Amérique du Nord, qui deviendrait un grand marché ouvert où les travailleurs et les marchandises des trois pays en cause pourraient circuler librement LE DEVOIR I^s bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction ©ledevoir .corn L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Ia Devoir est publié du lundi au samedi par I>e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9* étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal L'agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans I* Devoir.Ij Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc .900.boulevard Saint-Martin Ouest, l,aval.Envoi de publication — Enregistrement nr 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE I norvégiens, selon la chaîne de télévision NTV, s'efforçaient de remonter en surface.D ne reste plus donc qu'à récupérer les corps des victimes, même si à la recherche d'un ultime motif d'espérer, un porte-parole russe a évoqué la possibilité de découvrir encore de rares survivants.«La plupart des marins sont morts et c'est une tragédie.Mais nous ne sommes pas certains que les septième et huitième compartiments sont inondés.C'est pourquoi l'opération de secours va continuer», a affirmé à Mourmansk le chef du service de presse* Vladimir Navrotski.A Moscou, comme à Mourmansk, la rage d'espérer, entretenue pendant des jours entiers par les responsables du pays, a laissé place au deuil.On ignore encore quand se tiendront les funérailles car la marine a estimé qu'il faudra «au moins un mois» pour remonter tous les corps.Toutes les chaînes de radio et de télé ont adopté hier soir un ton lugubre.NTV a publié la liste entière des membres de l'équipage portés morts dans l'accident.Et le maire de Moscou, louri Loujkov, a annoncé que les festivités annuelles de la capitale, les 2 et 3 septembre, se tiendront sans les habituels divertissements.Les condoléances ont commencé à affluer du monde entier.Dans le pays, les villes se mobilisent pour apporter un soutien matériel aux familles des victimes.Dans les milieux politiques, l'heure est déjà aux bilans et aux disputes sur les responsabilités.Les proches du gouvernement essaient d'exonérer Poutine, que l'on dit mal conseillé par les militaires, auquel on reproche également de ne pas avoir informé l'opinion publique.L'opposition, elle, est sortie du silence qu'elle avait observé toute la semaine; «La guerre en Tchétchénie, l'attentat terroriste de Moscou et la catastrophe du Koursk montrent que la politique suivie par le chef de l'État mène à la perdition», a lancé le leader communiste Guennadi Ziou-ganov.Les formations libérales cherchent à capitaliser le potentiel démocratique exprimé par l'opinion publique à la faveur de la crise.Le chef de l'Union des droites, Boris Nemtsov, qui avait récemment qualifié ^«amorale» la conduite de Poutine, a réclamé l'ouverture d'une commission parlementaire d'enquête.Et le libéral Sergueï Ivanénko, chef adjoint du groupe labloko, est revenu sur la nécessité de former au sein de l'assemblée une commission chargée «du contrôle civil des forces armées».SUITE DE LA PAGE 1 ment soutenu les décisions de son état-major.De retour à Moscou dimanche, il s'est enfin livré à des déclarations de circonstance, demandant aux Russes, «le cœur lourd et les larmes aux yeux», de ne pas perdre espoir.Alexandre Routskoï, ancien vice-président d’Eltsine, aujourd’hui gouverneur de la province de Koursk dont le submersible en perdition portait le nom, estime que «la Russie n'a pas perdu un sous-marin.Elle a perdu une certaine idée d’elle-même».Pour Poutine, qui avait bâti sa popularité sur la restauration de la fierté russe, liée au sentiment de force nationale plus qu’à la réussite économique, le coût politique risque d’être très élevé.Le fait qu’il ait fallu quatre jours à Moscou pour demander de l’aide à l’étranger et que les plongeurs norvégiens aient réussi à pénétrer dans le Koursk, ne devrait rien arranger pour le président russe.«Nous sommes inégalés quand il s’agit de détruire», note l’hebdomadaire Novaïa Ga-zeta.«Les problèmes commencent quand il s’agit de sauver.» Une longue série de tragédies Avril 1989 Explosion et incendie 42 morts Mer de Barents 5 mai 1998 "Grave accident" bilan tenu secret 12 août 2000 Koursk 118 morts Juin 1983 Naufrage 90 disparus H Octobre 1986 Explosion 4 morts Avril 1970 Naufrage 88 morts Principaux accidents survenus à des sous-marins russes ou soviétiques à propulsion nucléaire Août 1980„,,-~n incendie: 9 morts ywp Le Barreau dénonce le système d’aide juridique BOURQUE SUITE DE LA PAGE 1 Le maire de Montréal étaiera son point de vue le mois prochain devant le gouvernement du Québec alors qu’une commission parlementaire doit étudier les niveaux d’immigration pour les trois prochaines années.Le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Robert Perreault, a déposé en mai dernier son plan triennal d’immigration qui comporte quatre scénarios d’augmentation «progressive et limitée»: une hausse de 10,22,37 et 68 %.Cette vision ne semble toutefois pas partagée au sein même de la formation politique de M.Perreault.Une proposition émanant du comité exécutif de la circonscription de Rosemont quant à la baisse du nombre d’immigrants «de façon à ce que le volume cesse d’excéder la capacité d’accueil de la société», sera débattue la fin semaine prochaine lors du conseil national du Parti québécois.Quoi qu’il en soit, au cabinet de M.Perreault, on souligne tout comme le maire Bourque l’intérêt d'augmenter le nombre de nouveaux arrivants.Toutefois, l’attaché politique, Claudel Toussaint, précise que le gouvernement a un objectif de régionalisation.«Pour des raisons de cohésion sociale mais aussi d'économie, nous avons intérêt à faire profiter nos régions des immigrants.Ils sont une valeur ajoutée.Comme gouvernement, c’est aussi une responsabilité de diversifier la population de nos régions», a dit M.Toussaint A la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, on récla- me aussi une hausse des nouveaux arrivants, plus particulièrement dans la catégorie des réfugiés.«On voudrait que le Québec accueille 50 000 personnes mais ce chiffre est conditionnel à l’obtention de ressources financières suffisantes pour assurer leur intégration», explique le porte-parole du groupe, Stephan Reichhold.Parmi la centaine d’organismes que la Table de concertation représente, plusieurs estiment qu’un problème de financement provenant de leur principal bâilleur de fonds, soit le ministère de M.Perreault rend de plus en plus difficile le travail d'intégration auprès des immigrants.C’est d'autant plus vrai, disent-ils, que Québec exigerait une certaine représentation francophone au sein de leur conseil d’administration respectif.Québec les tient en laisse, critique M.Reichhold.A l’inverse, le gouvernement du Québec ne semble pas subir de pressions du fédéral qui verse bon an mal an une compensation de base de 90 millions au Québec pour assumer la sélection et l’intégration des immigrants.Or, même si l’Accord Canada-Québec stipule que le Québec s’est engagé à ouvrir ses portes à un pourcentage du total des immigrants reçus au Canada équivalant à sa population par rapport à celle de l’ensemble du pays, la réalité est très différente.Selon les chiffres fournis par le cabinet du ministre Perreault, le Québec accueille seulement 13 % des immigrants admis au pays depuis 1994 et continue de recevoir annuellement l’enveloppe de 90 millions.La commission parlementaire sur le plan triennal d’immigration se tiendra au tout début de septembre.PLUTONIUM SUITE DE LA PAGE 1 aérienne de Trenton, qui a été utilisée une première fois pour acheminer par avion du combustible nucléaire américain destiné à la première phase de cette expérience, ce qui avait déjoué les groupes pacifistes et environnementaux qui voulaient manifester tout au long du parcours éventuellement emprunté par un convoi terrestre.Selon les informations obtenues hier, le ministère fédéral des Ressources naturelles a convoqué demain, pour une séance d’information, les maires des villes de Chicoutimi, Jonquière et La Baie pour les préparer à l’arrivée éventuelle d’un avion russe à la base militaire de Bagotville avec à son bord le combustible controversé.Le lendemain, soit jeudi, le même ministère fédéral a loué des salles pour deux réunions au Holiday Inn de Jonquière pour y rencontrer à huis clos tous les responsables régionaux de la Sécurité civile québécoise.D’autres organismes gouvernementaux québécois, dont le ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que celui de l’Environnement, ont aussi été invités, ce qui leur permettra de vérifier si leurs plans d’urgence sont adaptés à ce projet de transport de combustible nucléaire par avion au-dessus du territoire québécois.Jusqu’ici, les 20 municipalités saguenéennes de la MRC du Fjord ont manifesté à Ottawa une opposition unanime à ce projet de transport aérien de combustible nucléaire au-dessus de leur région.Une trentaine de municipalités du Lac-Saint-Jean ont aussi signifié leur opposition par résolution ainsi que plus de 200 autres municipalités québécoises et ontariennes.Selon le capitaine Luc Godette, un des responsables de l’information à la base de Bagotville, les réunions en série planifiées pour demain et jeudi par le ministère fédéral des Ressources naturelles n’indiquent en aucune façon une préférence d’Ottawa pour la base de Bagotville.Des réunions similaires, dit-il, vont avoir lieu aujourd'hui et demain à Trenton.«Le choix n’est pas fait», a-t-il dit.«Les deux sites sont cependant intéressants pour le gouvernement fédéral, a-t-il déclaré.Les deux aéroports militaires sont situés dans l’est du Canada et ils sont dotés de pistes très longues: 10 000 pieds dans le cas de Bagotville.» Le capitaine a écarté que Bagotville soit préférée en raison de son éloignement des grands foyers urbains.de contestation du projet Si le gouvernement fédéral va de l’avant avec ce projet, dit-il, l’avion russe déposera son chargement sur la base, d’où il sera acheminé par hélicoptère vers la centrale nucléaire de Chalk River, en Ontario.Un rapport de la commission canadienne sur la sécurité nucléaire déposé à la mi-juillet précisait que cette centrale, la plus vieille au pays, devait être fermée le 31 octobre.Le projet fédéral prolongerait sa vie utile de quelques années avec des techniciens dont la formation se ferait sur le tas.Le projet de retraiter des combustibles nucléaires russes et américains au Canada au profit de la filière Candu a été annoncé, sans évaluation environnementale préalable, par le premier ministre Jean Chrétien lors de son dernier voyage en Russie pour aider, disait-il, ce pays à se débarrasser de ses excédents de combustible nucléaire.La Russie a été dans le passé souvent prise à partie par des groupes environnementaux internationaux comme Greenpeace pour avoir coulé délibérément dans les mers nordiques du matériel militaire nucléaire, comme des sous-marins et des navires de grande taille.Ce pays, qui ne possède aucun équipement d’entreposage sécuritaire de ses combustibles nucléaires, les plus dangereux qpi soient, inquiète singulièrement ses voisins et les Etats-Unis avec ses pratiques laxistes.Une partie du combustible excédentaire visé par l’expérience de Chalk River proviendrait du démantèlement d’ogives nucléaires à la suite des traités internationaux de désarmement.Le Canada tentera de retraiter, séparément d’abord puis simultanément par la suite, des combustibles russes et américains.Une première expérience a été tentée avec du combustible américain qui a été transporté à la vieille centrale nucléaire de Chalk River, en Ontario, par voie aérienne au-dessus du territoire canadien.Les Etats-Unis s’interdisent tout vol autre que militaire avec des combustibles radioactifs parce qu’il n'existe aucun contenant ayant démontré jusqu’ici sa résistance à l’écrasement d’un avion.Le ministère canadien des Ressources naturelles mène présentement lui-même une consultation publique sur son projet en lieu et place d’une véritable évaluation en audiences publiques sous l’autorité de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale.Cette consultation à portée limitée ne porte que sur les corridors de transport et exclut tout examen de la pertinence du projet.Pour la députée bloquiste régionale Jocelyne Gi-rard-Bujold, par ailleurs critique de son parti en matière d’environnement, «rien ne prouve que les Russes ont une expertise sérieuse en matière de transport aérien de combustible nucléaire» et, surtout, une expérience supérieure à celle des Américains qui interdisent ces pratiques au-dessus de leur territoire pour des raisons de sécurité.Elle ajoute que «lesgens vont inévitablement s'inquiéter de la valeur des règles de sécurité et de l’expertise russe» dans ce domaine à la suite des ratés monumentaux de la Russie dans l’affaire du sous-marin atomique Koursk.Pour Mme Girard-Bujold, on peut tout autant s’interroger sur la sécurité du transport de ce combustible sur les hélicoptères de l’armée canadienne, dont Ottawa annonçait cette semaine le remplacement pour cause de vétusté.Pour la députée bloquiste, on peut même se demander si la vieille centrale de Chalk River est à la hauteur d’une telle expérience, qui sera réalisée avec du personnel formé sur le tas, alors qu'on prévoyait sa fermeture pour l'automne prochain.Halifax(PC) — L’Association du Barreau canadien se lance à la recherche d’«histoires d’horreur» pour l’aider à mettre en lumière l’état à son avis pitoyable du système canadien d’aide juridique.L’organisation, réunie pour son assemblée annuelle, a annoncé hier qu’elle recueillera et publiera les histoires vécues de Canadiens n’ayant pu avoir accès au système judiciaire, dans l’espoir d’embarrasser suffisamment les gouvernements pou les convaincre d’injecter davantage d’argent dans 1 aide juridique.Le financement actuel de l’aide juridique ne suffit pas à répondre aux attentes de tous ceux qui ont désespérément besoin d’aide, affirme le Barreau.«L’aide juridique manque dangereusement de financement, ce qui prive les gens de leurs droits démocratiques», a déclaré la présidente-élue, Daphné Dumont.Des avocats ont profité de la réunion du Barreau pour cuisiner la ministre de la Justice, Anne McLel-lan, qui a évoqué la volonté du gouvernement d’améliorer la situation.Une part du problème vient de ce que le gouvernement fédéral a réduit les fonds versés aux provinces au titre de l’aide juridique en matière pénale.Il fournit moins de 80 millions par an pour quiconque est passible d’emprisonnement et ne peut se payer les services professionnels d’un avocat Les ententes entre Ottawa et les provinces relatives à ce financement viennent à échéance dans un an, et les deux parties négocient présentement leur reqouvellement.A ce problème s’ajoute le fait qu’Otfawa verse aux provinces un montant non précisé pour les causes civiles, dans le cadre du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux, mais ne force pas les provinces à dépenser cet argent pour l’aide juridique.Les provinces ont de plus en plus tendance à consacrer l'argent à des secteurs comme la santé et l’éducation.Ia ministre McLellan a affirmé ne pouvoir promettre plus d’argent fédéral pour l’aide juridique sans avoir d’abord la preuve qu’il existe une demande.Le Barreau est d’avis qu’il y a amplement de quoi prouver que des gens souffrent faute d’accès à la justice.Brian Midwinter, un avocat du Manitoba, a fait remarquer qu’un nombre croissant d’individus doivent se défendre eux-mêmes en cour, parce qu’ils ne peuvent se payer une aide professionnelle.Les avocats subventionnent également le système d’aide juridique en faisant des heures supplémentaires sans rémunération.M1 Midwinter a ajouté qu’il entend couramment des récits comme celui d’une femme de Colombie-Britannique, à laquelle on a refusé l’aide juridique dans un conflit avec son propriétaire, parce qu’elle touche une petite pension d'invalidité.Mme McLellan a indiqué que la question sera abordée lors d’une réunion des ministres fédéral et provinciaux de la Justice, en septembre.Sans assurance-santé Vancouver (PC) — L’Américaine qui a abandonné son enfant très malade âgé de quatre ans dans une épicerie de Calgary, la semaine dernière, était peut-être forcée d’assumer des coûts de médicaments et de traitements qu’elle ne pouvait pas se permettre.C’est du moins l’avis de certains économistes canadiens interrogés relativement à cette histoire.Le professeur Robert Evans, de l'Université de la Colombie-Britannique, rappelle qu’environ 44 millions d’Américains n’ont aucune assurance-santé.«Elle n’est probablement pas couverte par une assurance-santé, ou bien si elle est couverte, son assurance ne doit pas indemniser ce type de maladie», a-t-il fait valoir.Susanne McCarty, une infirmière qui habite Port Angeles, dans l’Etat de Washington, n’a pas dit si oui ou non elle disposait d'une assurance, et elle n’a pas expliqué pourquoi elle avait abandonné son fils, Avery, dans une épicerie de Calgary.Avery, un enfant que Mme McCarthy a adopté, souffre de nanisme et d’une maladie génétique très rare.Une amie de la mère, Marge McLean, a émis l'hypothèse que Mme McCarty a pu choisir d'abandonner son fils malade au Canada pour qu’il puisse y recevoir tous les soins médicaux requis par son état.* « B ü LE DEVOIR, LE M A RDI 22 A O l' T 2 0 0 O Htal de la réserve collective de sang LE DEVOIR 4 HÉMA-QUÉBEC La réserve de sang: 5 jours Groupes sanguins en demande aujourd'hui B- A- Info-collecte: 832-0873 LES SPORTS Je a n Dion Beaucoup d’amour Sentez-vous ça?Plus que deux semaines avant le début de la saison régulière — un jour, il faudra qu’on nous explique à quoi ressemble au juste une saison irrégulière — de la Ligue nationale de football.Les camps d’entraînement battent leur plein — un jour, il faudra qu’on nous montre quelque chose, n’importe quoi, en train de battre son vide — et la sueur perle à flots.Joie.Pas plus tard que l’autre fois, un esprit inquisiteur nous a d’ailleurs demandé qui irait faire un tour au Super Bowl cette année.Première réaction de réflexe à chaud: l’équipe qui aura le moins de joueurs en prison quand la bise de décembre sera venue.Mais non, c’est un gag, et pas très bon à part ça.Il ne faut pas rire des jeunes millionnaires qui entretiennent des relations douteuses et se retrouvent dans le gros trouble parce que personne ne leur a dit quoi faire avec leur jeunesse et leurs millions.On y reviendra plus tard dans un détail à vous faire frémir, mais précisons tout de même ici maintenant qu’à vue de pif, Indianapolis, Jacksonville, Tennessee, Tampa Bay et Minnesota n’apparaissent pas piqués des hannetons.Les ^ ^ * Rams?Nouvel entraîneur-chef, grosse pression de champion en titre et calendrier d’équipe de tête beaucoup plus difficile que celui des éternels recalés qu’ils étaient avant.Mais il y a surtout les Redskins de Washington.Deuxième et troisième choix au dernier repêchage universel.Acquisition pendant la morte saison de Bruce Smith, Deion Sanders et Mark Carrier.Masse salariale 2000, incluant bonis, dépassant les 100 millions $ US.Et l’amour.«Quand Carrier est arrivé, je ne l’avais jamais rencontré de ma vie», a dit l’ailier défensif Dana Stubblefield.«Il s’est approché de moi et m’a serré dans ses bras.Il n’a pas dit “Hé, Stubby, je suis Mark Carrier.” Il m’a serré dans ses bras.Il m’a dit de lui donner de l’amour.Sanders a fait la même chose.Il m’a dit “Stubby, m’aimes-tu encore?».C’est le genre de chimie que nous avons dans l’équipe.» Avantage Washington.?En 1988, notre vieil ami Juan Antonio Samaranch, p.d.g.(potentat dictateur garde-chiourme) du Comité international olympique, avait déclaré que les Jeux de Séoul fraîchement terminés étaient les plus formidablement extraordinaires de tous les temps.A la conclusion des Jeux de Barcelone, en 1992, Juan Antonio Samaranch les avait qualifiés de plus magnifiquement sublimes de toute l’histoire de toute l’humanité.Lors de la clôture des Jeux d’Atlanta, en 1996, Juan Antonio Samaranch y avait vu l’événement débi-le-full-blast-super-too-much-à-s’péter-la-tête-sur-les-murs-écœurant par excellence de l’univers et aussi de l’au-delà en même temps.Or savez-vous quoi, chers lectrices et lecteurs qui déjà ressentez une trépignation dans le secteur de la veine cave à la pensée que les Jeux sont à moins d’un mois de nous?Dans une publicité d’UPS — fournisseur officiel de pantalons bruns, de blousons bruns et de casquettes brunes du mouvement olympique, peut-être —, Juan Antonio Samaranch annonce avant coup que les Jeux de Sydney seront les «meilleurs jamais présentés».Mais ne vous en faites pas, pas aussi bons que ceux de 2004.Quant à ceux de 2008, on n’ose même pas y penser.?Le voltigeur des Giants de San Francisco Barry Bonds, de passage à Montréal la semaine dernière où il a abaissé la marque de Mike Schmidt pour le plus grand nombre de coups de circuit dans notre belle métropole par un joueur adverse, a déclaré qu’il ne s’ennuierait pas nécessairement de chez nous si nos Expos décidaient d’aller voir ailleurs s’ils y seront, ou quelque chose d’autre né du cerveau machiavélique de Jeffrey Loria.Bonds, un intellectuel de centre qui frappe de la gauche des circuits au champ droit, s’est dit d’avis que cette «bonne jeune équipe» [NDLR: 16 matchs sous ,500, à 21 parties et demie de la tête, et puis, en fait de jeunes, ça fait des années que cette équipe est jeune, et il y a une raison bien particulière que vous connaissez autant que nous, dès qu’un gars qui a de l’allure dépasse 25 ans ils l’échangent contre des espoirs des ligues mineures et pendant que nous on espère à la vue des espoirs le gars en question s’en va gagner des championnats ailleurs] ne méritait pas de jouer devant d’aussi petites foules.«Si les gens ne veulent pas soutenir le club, ce sera leur perte», ne s’est-il pas mêlé de ses affaires.Bien sûr, Bonds a raison, mais il a aussi tort.Car ce ne sera pas la faute des gens si un jour Montréal perd les Expos.Monsieur Loria l’a dit il y a quelques jours, tout est la faute des journalistes.Ils véhiculent des faussetés.Ils ne font pas preuve A'«enthousiasme», comme si c’était leur rôle d’être des meneurs de claques (autres que sur la gueule).Remarquez, juste comme ça, qu’il y aurait peut-être un peu moins de faussetés véhiculées si le commandité de nos Z’Amours se mettait en frais de donner un peu plus d'une conférence de presse à tous les six mois, et cessait de se cacher derrière son beau-fiston qui commence vraiment à nous les casser sérieusement avec ses phrases à double sens qui ne veulent rien dire, et ne se comportait pas comme un gars qui fait tout pour tout saboter et sacrer son camp au plus sacrant.Pour ce qui est de Bonds, voilà qui n’a rien à voir, mais qui nous en dit un autre petit bout sur le long chemin qu'a parcouru l’humain depuis le stade du protozoaire — qui contrairement à la rumeur N’EST PAS un nouveau stade au centre-ville — pour devenir le fin du fin de la civilisation: lors d’une vente aux enchères tenue récemment sur le site Internet eBay, une conversation téléphonique de 15 minutes avec le grand Barry s’est vendue 481 $ US.jdionja ledevoir.com Loria sort son chéquier Le commandité a décidé d’effacer le déficit d’exploitation qui s’élève entre 17 et 19 millions ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Craignant peut-être une éventuelle poursuite en cour de la part des actionnaires québécois, le commandité des Expos Jeffrey Loria a décidé d’effacer le déficit d’exploitation de l’équipe cette saison, qui s’élève entre 17 et 19 millions $ CAN.C’est le message qu’a véhiculé dans les médias hier le porte-parole québécois du marchand d’art new-yorkais, André Bouthilier.«Il est devenu clair et évident pour M.Loria que les autres actionnaires ne veulent plus injecter de nouvel argent dans l’équipe, a déclaré Bouthilier.Il a donc décidé de fournir lui-même l’argent nécessaire afin de combler le déficit d’exploitation qui est de l'ordre de 17 à 19 millions $ cette saison.» Le porte-parole n’a pas manqué de souligner que Loria prouve, du coup, qu’il a REUTERS Jeffrey Loria les reins suffisamment solides financière ment.«Plusieurs personnes ont laissé en- tendre au cours des dernières semaines que M.Loria n avait pas d'argent.Il vient assurément de prouver le contraire.» Bouthilier a par ailleurs nié la conclusion d’une entente entre le commandité et ses 14 partenaires québécois quant au rachat de leurs actions, comme l'avançait RDS hier.«Les négociations se poursuivent, a-t-il précisé.Elles ne sont pas encore complétées et aucune entente de principe n’a, à ce jour, été ratifiée.» Vendredi dernier, un des actionnaires des Expos, Jean Coutu, a indiqué au réseau TVA que les actionnaires québécois envisageaient la possibilité d’intenter une poursuite à l’endroit de Loria pour mauvaise gestion et «représentation trompeuse».La veille, La Presse révélait que les Expos étaient dans la dèche en raison d’un manque de liquidités.«Au rythme actuel, les coffres de l’équipe seront presque à sec d’ici la mi-septembre», avançait le quotidien.Les fantômes du dopage reviennent hanter Christie AGENCE FRANCE-PRESSE Monaco — La commission d’arbitrage de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), réunie hier à Monaco, a condamné les trois athlètes britanniques Linford Christie, Doug Walker et Gary Cadogan contrôlés positifs à la nan-drolone, à une suspension minimum de deux ans à compter de la date du contrôle, a annoncé un communiqué de l’IAAF.Cadogan, Christie et Walker, qui avaient été suspendus, devront purger cette sanction à compter respectivement des 28 novembre 1998,13 février 1999 et 1er décembre 1998.La commission de discipline de la Fédération britannique (UK Athletics) avait lavé de tout soupçon ces trois athlètes.la commission d’arbitrage de l’IAAF avait entendu jeudi l’Écossais Doug Walker, champion d'Europe du 200 m et du 400 m en 1998.L’ancienne étoile du sprint, Lindford Christie, et son compatriote spécialiste du 400 m, Gary Cadogan, ne s’étaient pas déplacés en Principauté.Christie, 40 ans, champion olympique du 100 m en 1992 à Barcelone, était déjà semi-retraité au moment de son contrôle antidopage positif à la nandrolone en février 1999.Début septembre, la commission de discipline de la Fédération britannique l’avait innocenté.Dans son communiqué, l’IAAF a précisé que ces sanctions n’empêchaient pas Christie de poursuivre ses activités d’entraîneur.Cent fois le taux admis Walker, 26 ans, avait été contrôlé positif en décembre 1998.Il avait été suspendu temporairement le 24 mars 1999 par la Fédération britannique, avant d’être innocenté le 29 juillet, celle-ci estimant que l’ingestion de norandrostedione (NOR-19), précurseur de la nandrolone, avait été «accidentelle».Selon le communiqué de l’IAAF, «chez les hommes, le taux de nandrolone admis est fixé à 2 nanogrammes [milliardième de grammes] par millilitre.Or, le taux de Cadogan était de 10,6 ng/ml, de Walker de 12,59 ng/ml et celui de Christie de 200 ng/ml».La présence de nandrolone est mesurée d’après celle de deux métabolites, 19 NA et 19 NE, produits de la dégradation du stéroïde dans l’organisme.On trouve ces deux métabolites dans les urines des femmes enceintes, à des taux de 1 à 2 nanogrammes (milliardième de gramme) en moyenne.Par ailleurs, la commission d’arbitrage de l'IAAF devrait examiner «avant les Jeta olympiques» le cas de deux autres athlètes, le Britannique Mark Richardson et le Hongrois Gabor Dobos.Richardson, âgé de 27 ans, a également été contrôlé positif à la nandrolone le 27 octobre dernier, puis blanchi par sa Fédération.11 est sélectionné pour Syd- Pk RALE STOCKHOFF REUTERS Christie, le 2 février 1997, après une compétition à Stuttgart ney après avoir remporté, le 13 août, le 400 m des sélections olympiques britanniques, qui font également office de Championnats nationaux, en 45 sec 55/100, à Birmingham.Vice-champion olympique du relais 4x400 m en 1996, il doit donc encore attendre pour savoir si l’IAAF l’autorisera à participer aux Jeux olympiques à Sydney.Le sprinteur hongrois Gabor Dobos avait pour sa part été contrôlé positif à la stanozolol, un anabolisant.Christie se dit victime d’une injustice Linford Christie a répliqué à la décision de l’IAAf par voie de communiqué: «j’ai toujours dit que je n’avais pas confian- ce dans la procédure d’arbitrage de l’IAAF et ceci confirme cela.Je suis très déçu de voir que le tribunal ne se soit pas senti capable de prendre en compte les nouvelles preuves scientifiques qui lui ont été présentées.Je n'ai jamais pris de façon intentionnelle de substances prohibées et l’IAAF n’a jamais démontré le contraire.Ma seule consolation est d’avoir été condamné uniquement parce que les règles de l’IAAF permettent de s’en prendre à quelqu’un qui n’a rien fait de mal volontairement.«Le plus important reste que mes athlètes, ma famille, mes amis et le public sachent que je suis innocent de tout acte malveillant.Mes priorités restent les mêmes cette année, à savoir faire en sorte que mes athlètes réussissent leurs Jeux olympiques.» r EPO: rififï autour du test français AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le test antidopage français de détection de l’EPO se trouve au milieu d’une rivalité entre deux laboratoires publics alors que le Comité international olympique (CIO) doit décider, les 28 et 29 août à Lausanne en Suisse, de valider ou non ce test pour les Jeux de Sydney.Pour tenter de lutter contre le dopage lors des Jeux olympiques, un test français sur les urines présenté par le P Jacques de Ceaurriz et le D'Françoise Lasne, du laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry (région parisienne), et/ou un test australien sur le sang pourraient être utilisés.Mais le test français lui-même est l’enjeu d’une querelle.Avant de rejoindre le P de Ceaurriz, le D' Lasne a travaillé dans le laboratoire de biochimie sous la direction du P Christian Collombel, à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon, d’où est partie la contestation sur les droits d’exploitation du test «Françoise Lasne a travaillé exclusivement là-dessus [le test EPO sur urines] pendant trois ans à Lyon», a indiqué Dominique Trepo, du laboratoire de biochimie de l’hôpital lyonnais.«Sa paternité [de Françoise Lasne], on ne la conteste pas, pas plus que la qualité de son travail.Mais les Hospices civils de Lyon, l’administration dont elle dépendait, a déposé un brevet sur le test de détection dans les urines de l’EPO [érythropoïétine]», ajoute-t-il.Selon le biochimiste, le CIO ne pourra pas passer outre les règles de la propriété industrielle.Jacques Grisoni, directeur général délégué des Hospices civils de Lyon calme le jeu: «Nous ne mettrons pas d'obstacle à l’utilisation du test à Sydney».«Nos services juridiques planchent sur ce dossier depuis quelques mois.Nous sommes en train d’établir un cadre juridique avec le laboratoire national de Châtenay-Malabry pour qu’il puisse utiliser le test en routine», commente-t-il en ajoutant ne pas envisager de procès dans cette «guerre dont on aurait pu se passer entre institutions publiques» françaises.En revanche, les Hospices civils de Lyon «étudient l'opportunité d’une extension du brevet à l’international».«U brevet couvrant le procédé de détection de l'EPO dans les urines, mis au point à Lyon, a été déposé en 1998», précise M.Grisoni.L’hormone naturellement produite par les reins, fabriquée par génie génétique, est prescrite notamment aux insuffisants rénaux.Elle favorise la fabrication de globules rouges et, par leur intermédiaire, le transport de l’oxygène dans l’organisme et notamment les muscles.LIGUE NATIONALE Section Est G p Moy Dili Atlanta 75 48 .610 — New York 74 50 .597 1 1/2 Floride 61 62 .496 14 Montréal 52 68 .433 211/2 Philadelphie 51 72 .415 24 Section Centrale St Louis 68 55 .553 — Cincinnati 61 62 .496 7 Chicago 54 69 .439 14 Milwaukee 52 71 .423 16 Pittsburgh 51 71 .418 161/2 Houston 51 74 .408 18 Section Ouest San Francisco 70 52 .574 — Arizona 70 53 569 1/2 Los Angeles 62 60 .508 8 Colorado 62 62 .500 9 San Diego 59 65 .476 12 Dimanche Pittsburgh 7 Cincinnati 3 Philadelphie 6 St.Louis 0 Colorado 13 Floride 4 Milwaukee 6 Houston 5 Atlanta 8 San Francisco 5 Arizona 5 Chicago 4 N.Y.Mets 9 Los Angeles 6 San Diego 5 Montréal 4 Hier Cincinnati 7 Philadelphie 4 Houston 5 Chicago 4 Pittsburgh à St.Louis Atlanta au Colorado.Milwaukee en Arizona N.Y.Mets à San Diego Montréal à Los Angeles Floride à San Francisco Aujourd’hui Philadelphie (Chen 6-2) à Cincinnati (Bell 5-7), 19h35 Chicago Cubs (Wood 6-6) à Houston (B.Powell 1-0), 2bh05 Pittsburgh (Serafini 1-2) à St Louis (Kile 14-8), 20h10 Atlanta (Burkett 8-5) au Colorado (Yoshii 5-13), 21h05 Milwaukee (D'Amico 9-4) en Arizona (Guzman 3-3), 22h05 Montréal (Moore 1-3) à Los Angeles (Valdes 2-6), 22h10 Floride (Burnett 1-3) à San Francisco (Estes 12-3), 22h15 Demain .Atlanta au Colorado, 15h05 Floride à San Francisco, 15h35 Philadelphie à Cincinnati, 19h35 Chicago à Houston, 20h05 Pittsburgh à St.Louis, 20h10 Milwaukee en Arizona, 22h05 Montréal à Los Angeles, 22h05 N.Y.Mets à San Diego, 22h05 Jeudi Philadelphie à Cincinnati, 12h35 Montréal à Los Angeles, 16h10 St.Louis à Atlanta, 19h40 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff New York 68 53 .562 — Boston 64 56 .533 31/2 Toronto 64 61 .512 6 Baltimore 55 69 .444 141/2 Tampa Bay 53 69 .434 1/2 Section Centrale 15 Chicago 74 51 .592 — Cleveland 64 56 .533 71/2 Detroit 61 62 .496 12 Kansas City 58 66 .468 151/2 Minnesota 56 70 Section Ouest .444 181/2 Seattle 69 55 .556 — Oakland 66 57 .537 21/2 Anaheim 64 61 .512 51/2 Texas 56 67 .455 121/2 Toronto 6 Minnesota 3 Cleveland 12 Seattle 4 Baltimore 2 Kansas City 1 Oakland 5 Detroit 4 (11 manches) Anaheim 5 N.Y.Yankees 4 Tampa Bay 12 Chicago 4 Texas 6 Boston 2 N.Y.Yankees 12 Texas 3 Detroit 3 Oakland 1 Baltimore 2 Kansas City 1 Boston 7 Anaheim 6 (11 manches) Tampa Bay 11 Chicago 4 Aujourd'hui Seattle (Garcia 4-3) à Detroit (Weaver 8-10), 19h05 Oakland (Heredia 13-8) à Cleveland (Finley 9-9), 19h05 Kansas City (Reichert 7-6) à Toronto (Trachsel 6-11), 19h05 Texas (Helling 14-8) à N.Y.Yankees (Neagle 3-3), 19h05 Anaheim (MerckerO-2) à Boston (Wakefield 6-7), 19U05 Tampa Bay (Rube 4-4) au Minnesota (Romero 2-2), 20h05 Demain Seattle à Detroit, 19h05 Oakland à Cleveland, 19h05 Kansas City à Toronto, 19h05 Texas à N.Y.Yankees, 19h05 Anaheim à Boston, 19h05 Tampa Bay au Minnesota, 20h05 Baltimore à Chicago, 20h05 Jeudi Texas à N.Y.Yankees, 12h05 Seattle à Detroit, 13h05 Baltimore à Chicago, 14h05 Oakland à Cleveland, 19h05 FOOTBALL LIGUE CANADIENNE Section Est G P N DP PP PC PTS Hamilton 5 2 0 1 193 170 11 Montréal 5 2 0 0 252 136 10 Winnipeg 1 5 1 1 228 258 4 Toronto 1 5 1 0 147 251 3 Calgary Section Ouest 6 0 10 295 173 13 Edmonton 5 2 0 0 196 173 10 C.-B.3 4 0 0 156 222 6 Saskatchewan 0 6 1 0 194 277 1 Aîfl.Un club qui perd en prolongation obtient un point Vendredi 18 août Hamilton 37 Montréal 26 Edmonton 28 Saskatchewan 22 Jeudi 24 août C.-B à Toronto, 19h30 Vendredi 25 août "Calgary é Montréal, 19h30 Hamilton à Winnipeg, 20h30 Saskatchewan à Edmonton, 21h30 Polliwog EN BREF -* LE DEVOIR ?- CULTURE Fougueux funk BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Ah! les coquins! Pour clôturer dimanche au Spectrum leur festival qui essaimait à Montréal vendredi dernier, les gens du Polliwog avaient annoncé un invité-surprise.Contrat oblige, l’identité du mystérieux invité devait être préservée jusqu’à dimanche: le band en question jouait la veille au Centre Molson.Quelques heures après avoir assuré la première partie des Red Hot Chilli Peppers, les légendaires vétérans du funk lourd, Fishbone, donnaient un concert «intime» rue Sainte-Catherine.Né un peu avant les Peppers, n’ayant jamais mordu la pomme du rock commercial demeurant, au dire d’Angelo Moore, leader de la formation, «les, nègres de service» d’une industrie blanche, Fishbone a démontré qu’il était un digne descendant de Funkadelic et de Curtis Mayfield, de qui le groupe reprend le classique Freddie’s Dead.Bien qu’il ait fomenté au début des années quatre-vingt une forme très énergique d’hybride rock entre le funk, le métal et le punk, Fishbone a toujours raté le bateau des succès de vente des musclés Faith No More et autres Living Color de moins grande fortune critique.Légendaires, les fougueux Fishbone.Pionniers et fougueux.Limitée à une demi-heure de jeu la veille, la formation, dont il reste trois membres originaux (Moore, Walter Kibby et Norwood F'isher), s’est reprise de belle façon, enchaînant dimanche un set complet.C’était un retour aux sources pour le groupe formé en 1979, qui jouait à Montréal qne première fois depuis 1996.A preuve, plusieurs pièces de l’excellent premier album, In Your Face (1986), ont été livrées, dont l’excellente Everyday Sunshine en introduction.Le concert enlevé, sans baisse d’énergie, a laissé Angelo submergé par sa sueur, ce que fait le funk.En première partie, on a raté We Da People de Montréal, mais Raid (Moncton) et Watcha (Paris) ont été mal servis par une sono décevante même pour Fishbone.Trop fort pour rien, plat et sans relief, le son allait desservir ces groupes ve- nus pour se faire connaître.Compétent dans l’alignement des riffs de guitare, mais sans présence malgré un chanteur à la démarche explosive, Raid arrive mal à mettre en valeur le côté progressif de ses compos, ce à quoi contribue le chanteur, qui traite toutes les pièces comme s’il s’agissait de la même.Après la réponse française à Korn, Watcha y allait d’une mouture métal déjà usée de ce côté de l’Atlantique, mais qui trouve tout de même preneur.Très compétent, retranchant certaines épices pop que Korn ne renie pas, le quintette n’arrive pas encore à empêcher les comparaisons avec le modèle «made in USA».Les tics du chanteur fort en voix sont calqués sur ceux de l’Américain, les fioritures sonores aussi, jusqu’à la typographie du nom du band, partout Korn est cité: pourvu d’une première guitare dead) époustouflante et d’un bassiste de haut niveau, très intense sur scène, Watcha n’a toutefois rien à envier à quiconque.En plein air Vendredi, au parc Jeanne-Mance, Watcha avait joué tout juste avant les imposants Lofofora et capables de rendre sur scène les subtilités de l’album Dur comme fer.Lofofora allait écraser un peu tout le monde par sa présence, malgré sa facture fusion qui n’allait pas rassasier tous les amateurs sur place, préférant la manière plus traditionnelle d’Anonymus, peu inventive, clichés jusqu’au bout de leurs doigts virtuoses, sauf qu’ils chantent en français.On s’est fait expliquer que, si on trouvait le métal «arriéré», c’est qu’on n’avait pas compris, ce n’était pas parce que le genre fait du surplace.Pas de remises en question de ce côté-là de la planète métal, pas plus que du côté de Cannibal Corpse, dont le métal sanglant, typique de la Floride, brutal et précis, semble tout droit remonté des Enfers.Vraiment très impressionnant.Une mention pour Loco Locass, trois teignes old school qui «rap-pent» très bien en français, mal reçus par quelques intolérants.Et ils sont même un peu baveux, exigeant des insultes en français.Ceux-là, on a hâte de les revoir.HOPE NORTH Fishbone ARCHITECTURE Avis favorables à Pékin AGENCE FRANCE-PRESSE La construction controversée d’un grand opéra futuriste à Pékin a reçu un avis favorable d’une commission d’experts réunie à Pékin, a indiqué hier un porte-parole du comité des propriétaires de l'opéra.«La plupart des experts ont soutenu le projet», a déclaré Wang Zhengming, le porte-parole du comité des propriétaires du «Grand Théâtre National» (nom officiel de l’opéra), en dressant le bilan des discussions tenues la semaine dernière à Pékin par une quarantaine d’experts chinois.«Tous ont reconnu la nécessité d’un opéra et estimé qu’il était urgent de le construire», a noté M.Wang tout en estimant qu’il ne faisait «aucun doute» que le projet controversé de l’architecte français Paul An-dreu serait finalement validé.Le rapport de faisabilité des experts sera soumis, dans un délai d’un mois environ, à la Commission nationale de la planification dp développement et au Conseil d’Etat qui devront donner le feu vert définitif, a-t-il ajouté.La polémique sur la construction d’un opéra futuriste au centre de Pékin a rebondi en juin lorsque quelque 150 architectes et intellectuels chinois avaient critiqué publiquement le projet de Paul Andreu, estimant notamment que celui-ci risquait de défigurer le centre historique de Pékin.L'architecte français, qui espère obtenir rapidement le feu vert définitif des autorités, se trouvait lun- di à Pékin pour tenter de faire le point avec le comité des propriétaires.«Je ne suis pas du tout inquiet» a-t-il dit à l’AFR tout en n'excluant pas la possibilité de nouvelles modifications «mineures» de son projet Modifications Approuvé dans son principe en juillet 1999 par les autorités, le projet de construction de l’opéra de Pékin avait déjà été revu à la baisse ces derniers mois, Paul Andreu ayant notamment été contraint d’effacer un dépassement d’environ 25 % du budget initial fixé à 2,6 milliards de yuans (314 M $ US).Le budget atteindra finalement 3 milliards de yuans (361 M $ US), a précisé M.Wang à l’AFP, qui a jugé «normal» que diverses modifications puissent intervenir.Le projet qui se présente comme une immense bulle recouverte de titane entourée d'un plan d’eau, a suscité de vifs remous parmi les architectes chinois qui lui reprochent pêle-mêle son coût exorbitant, son rejet des normes architecturales chinoises ou enco re le fait que le nettoyage de la bulle risque de poser de nombreux problèmes.Les travaux de terrassement du site, aujourd'hui achevés, avaient commencé en avril, créant déjà un début de polémique dans la presse chinoise qui soulignait l’absence d’un feu vert définitif des autorités.Le creusement des fondations est en revanche toujours en attente de ce feu vert.Le chantier devrait durer trois ans au total.TÉLÉVISION L’histoire s’ajuste aussi à la réalité.SOURCE HISTORIA PAUL CAUCHON LE DEVOIR Huit mois après sa mise en ondes, la chaîne Historia a dû revoir son budget de programmation à la baisse; il s’élèvera pour l’année à cinq millions.«Il faut s'ajuster à la réalité» de dire la vice-présidente à la programmation Jocelyne Lavoie.La réalité ce sont, bien sûr, les difficultés rencontrées par les quatre nouvelles chaînes lancées cet hiver, dont le taux d’abonnement est beaucoup moins élevé que prévu.Malgré cette réalité les dirigeants de Historia estiment toujours pouvoir rejoindre de 50 à 60 % des abonnés du câble en septembre 2001.Jocelyne Lavoie soutient que les quatre nouvelles chaînes rejoignent maintenant de 40 à 45 % des abonnés aux services par satellite.Mais il reste évidemment à convaincre les abonnés du câble, dont ceux de l’omniprésent Vidéotron.Les dirigeants d’Historia avaient prévu un budget général de 12 à 14 millions pour leur chaîne, comme toutes les autres chaînes spécialisées lancées en janvier, dont une bonne partie, au moins sept ou huit millions, allait à la programmation en tant que telle.Pour le moment la part de marché générale de Historia est de 0,8 %, «le même chiffre que History Channel aux États-Unis» précise Jocelyne Lavoie, et elle s’élève à 1 % chez les hommes de 25 à 54 ans, public-cible privilégié de la chaîne.Des nouveautés La nouvelle programmation de Historia commence la semaine prochaine mais le magazine quotidien qui se veut la vitrine de la chaîne, Histoire à la une, ne sera en ondes qu’au début octobre.La nouvelle version du magazine sera animée par Claude Charron et elle est enregistrée dans le nouvel immeuble des Archives nationales du Québec, rue Viger à Montréal.L’autre grande nouveauté québécoise c’est Trouvailles et trésors bien sûr, cette version locale du Antiques RoadShow de PBS, produit ici par Pixcom en collaboration avec le Musée de la civilisation du Québec, et qui sera présentée le vendredi à 21h.On connaît le concept les spécialistes du musée se déplacent un peu partout au Québec, dans le cadre de L’équipe de L’Histoire à la une.tournée Patrimoine à domicile, et invitent le public à faire évaluer, devant la caméra, des objets qu’ils possèdent.L’émission se veut un véritable cours sur la conservation et l’importance du patrimoine.La série la plus populaire d’Historia au printemps fut Les 30 journées qui ont fait le Québec, série qui prend le prétexte d’une date célèbre pour expliquer un moment important de notre histoire.La série se poursuit cet automne avec 17 nouveaux thèmes, dont la première des BellesSœurs, l’adoption de la loi 101, les débuts de la télévision au Canada, ou encore le départ des «trois colombes» pour Ottawa.Autre série importante pour Historia, mais qui a connu peu de retentissement public: Artisans de notre histoire le jeudi à 21h, qui veut établir une sorte de patrimoine télévisuel de personnalités marquantes en leur donnant la parole pendant une heure.Parmi les invités cette année on remarque Jean-Louis Roux, Armand Couture, Armand Vaillancourt, Jean Ga-ron, Marco Micone, Antonio Lamer, Henry Morgentaler.Historia s’est également procuré de nouvelles séries étrangères.Dynasties rouges par exemple, le jeudi à 20h, regroupera trois grandes séries documentaires sur l’histoire de l’URSS, l’une sur l’Armée rouge, une autre sur les dessous du programme spatial soviétique et une dernière sur le régime stalinien.Autre nouvelle série, Les Grandes Erreurs militaires, le mardi à 20h.Historia n’a pas l’intention d’investir dans les séries de fiction mais elle présentera tout de même en exclusivité en novembre Nuremberg, une mini-série de quatre heures réalisée par Yves Simoneau, avec plusieurs vedettes internationales, et qui porte sur le célèbre procès.RADIO Les voix de Radio-Canada La programmation d'automne laissera plus de place à Marie-France Bazzo CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Des voix pour la plupart connues, qui s’échangent quelques plages horaires, des voix appréciées qu'on entendra plus longtemps encore que de coutume sur les ondes, des Jeux olympiques en direct de Sydney, quelques nouveautés, c’est ce que prévoit la nouvelle saison de la radio de Radio-Canada, à la première chaîne (95,1 FM) et à la chaîne culturelle (100,7 FM), commençant dans l’ensemble lundi prochain.Ainsi donc, annonçait-on hier officiellement au Lion d’or, l’émission quotidienne Indicatif présent de Marie-France Bazzo, qui ravissait de nombreux auditeurs en début de journée, sera prolongée d’une heure, et se déroulera de 9hl0 à 1 lh55.la formule, qui occupera désormais également la plage horaire autrefois destinée à Par les temps qui courent, sur la première chaîne, offrira cette fois une variété de chroniques hebdomadaires ou bimensuelles, traitant de sujets courants, dont l’environnement, avec le reporter du Devoir Louis-Gilles Francœur, les affaires internationales, avec René Mailhot, la place des enfants dans la société avec Michel «Vélo» Labrecque, les finances personnelles et autres sujets socioculturels, traités sous un angle progressiste, qui ont fait la gloire de l’émission au cours des six dernières années.On promet aussi des reportages sur le terrain, avec Sophie-Andrée Blondin et Jacques Beauchamp; «ce seront les jambes de l’émission» prévoit Mme Bazzo, qui en fournira pour sa part le souffle.Ces reportages permettront d’explorer des domaines à ce jour impos- JACQUES GRENIER LE DEVOIR Marie-France Bazzo sibles à couvrir, par exemple l’usage d’êtres humains cobayes par des compagnies pharmaceutiques, ou le choix des films qui sont diffusés dans les avions.Le retour de Bernard Derome Surprise cette année: le retour à la radio de nul autre que Bernard Derome qui après 34 ans de carrière à la télé, a accepté de revenir explorer ce médium, qu’il a fréquenté à ses débuts.Le journaliste pilier de Radio-Canada animera donc, sur la chaîne culturelle, une série de grands documentaires radiophoniques sous le titre Des idées plein la tête, le dimanche à 13 heures.Au programme, mentionnons deux séries d’émissions: l’une portant sur Les Femmes et la guerre, réalisée à travers le monde par Monique Durand, et Qu'est-ce que la culture?de Jean-Pierre Denis.L’animateur, qui sera d’autre part très occupé à la télévision, dit trouver dans cette formule l’occasion d’approfondir sa réflexion sur certains sujets et d’y présenter un point de vue plus personnel.Pour sa parti le vieux routier de la radio Joël Le Bigot verra son émission matinale dominicale de la première chaîne Pourquoi pas dimanche?dif-fosée à travers le Canada, et conservera l’antenne du samedi matin 7h05 avec Samedi et rien d’autre.En plus des Jeux sont faits, l’émission sportive animée par Jean-François Doré qui sera diffusée le samedi de IThlO à 19h, Radio-Canada sera à Sydney du 15 septembre au 1" octobre pour transmettre et analyser sur place les performances des athlètes du monde entier aux Jeux olympiques.Robert Frosi, Marie Mal-chelosse, Mario Montpetit et Hugues de Roussan font entre autres partie de l’équipe qui sera en Australie pour l’occasion.En musique, Chantal Jolis prend l’antenne tous les jours à partir de 13h30, animant l’émission C’est du Jolis.Toutes les sortes de musique et autant d’entrevues y seront permises.Sa collègue Monique Giroux reviendra pour sa part le dimanche à 16h05, avec la désormais classique Les Refrains d’abord.Le samedi, une nouvelle émission en partance d’Ottawa, intitulée La Grande Traversée, propose deux heures d’informations culturelles et multiculturelles sur la francophonie de par le monde.Entre autres nouveautés radiophoniques, mentionnons aussi Alexis Martin présente, une émission qui sera diffusée le dimanche à 17 h à la chaîne culturelle, au cours de laquelle l’homme de théâtre présentera des oeuvres de fictions de différents coins de la francophonie, à travers la voue de comédiens d’ici.Jury du FFM (Le Devoir) — Outre le grand cinéaste iranien Abbas Kiarostami (lauréat de la palme d’or cannoise pour Le Goût de la cerise), le jury du 24' FFM comptera parmi ses membres Maria de Medeiros, actrice portugaise ayant acquis un succès commercial avec son rôle dans Pulp Fiction (qui faisait ses premières armes dans la réalisation cette année avec Capitaines d’Avril), on y retrouvera aussi l’actrice française Michèle Laroque (La Crise, Ma vie en rose, etc.) et la comédienne d’origine maori Rena Owen (qui crevait l’écran dans Once Were Warriors du Néo-Zélandais Lee Tamahori).Le cinéaste péruvien Francisco J.Lombardi qui réalisa notamment La Cité et les chiens et Tombés du ciel et son homologue russe Gleg Panfilov (réalisateur de La Mère) ainsi que l’ex éditeur de La Presse Roger.D.Landry sont également du bal.Mort de Jean Carzou (AFP) — Le peintre et graveur Jean Carzou, membre de l’Académie française des Beaux-Arts, est mort le 12 août à Périgueux, à l’âge de 93 ans.Son style figuratif aux lignes enchevêtrées était connu dans le monde entier.Outre un grand nombre de toiles, il a réalisé des décors de théâtre (notamment pour les Indes galantes de Rameau en 1952) et a peint une gigantesque Apocalypse dans l’église de la Présentation à Manosque.Ses œuvres avaient été exposées pour la première fois à Paris en 1939.Jean Carzou, de son vrai nom Garnik Zoulou-mian, était né le 1er janvier 1907 à Alep (Syrie), dans une famille arménienne.Après avoir suivi une partie de sa scolarité au Caire, il vient à Paris en 1924.Il fait des études d’architecture mais se dirige rapidement vers la peinture tout en faisant des caricatures d’hommes politiques pour gagner sa vie.Il avait été élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1977./ Editrices devant la justice (AFP) — Deux éditrices des revues iraniennes Danestaniha et Gounagoun, proches des réformateurs, ont comparu hier devant le tribunal de la presse à Téhéran.La directrice de Danestaniha, Tara-neh Behzadi, et celle de Gounagoun, Fatmeh Farahmandpour, ont comparu devant le juge Said Mor-tazavi en présence des membres du jury.L’éditrice de Danestaniha est accusée de «publication de mensonges et de diffamation».La revue mensuelle Danestaniha est une publication spécialisée du monde scientifique et culturel.Le tribunal avait ordonné le 25 juillet la «fermeture temporaire» de Gounagoun, l’accusant d’avoir été créé uniquement pour remplacer quatre journaux réformateurs sus-pendus, Jame-eh, Tous, Nechatet Asre-Azadegan.La presse de Téhéran avait rapporté début août que Mme Farahmandpour était accusée à’Ensuite envers les responsables du régime», «propagande anti-islamique» et «divulgation de fausses nouvelles» dans sa revue.Sang nouveau au Trident (Le Devoir) — C’est Carole Val-lières qui a pris les fonctions de directrice de l’administration du Théâtre du Trident, à Québec, depuis le 7 août 2000.Elle prend ainsi le relais de France Lachance.Avant d’entrer au Trident, Mme Vallière était directrice de la CO-OPSCO François Xanier-Garneau de Québec, «une florissante entreprise coopérative de la région de Québec».Elle a aussi déjà œuvré notamment au 'Fhéâtre de la Bordée, et a fait de la gestion stratégique de l’entreprise culturelle son sujet de maîtrise.Concerts au domaine (Le Devoir) — Le Festival international du domaine Forget, dans Charlevoix, présente le jeudi 24 août à 20 h30, un spectacle de piano et percussions, mçttant en scène Franck Braley et Eric LeSage au piano, et François Aubin et Julien Grégoire, aux percussions.On pourra y entendre du Bartok, du Ravel, du Mozart et du Minoru Miki.Le samedi 26 août, à la même heure, ce sont trois quatuors de Beethoven qui sont au programme avec Brett Molzan et Nathalie Camus aux violons, Luc Beauchemin à l’alto et David Ellis, au violoncelle.
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