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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-08-05, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e v o i r .o in ?V o i.X (' 1 N ' I 7 0___________LES S A M E I) I ¦> K T 1) I M A X C II H ti A 0 Ü I' 2 0 0 0_ I .!) !î S + T a x F s = 2 , 2 5 $ E DEVOIR ÉCONOMIE Achat d’Adtranz: Bombardier devient leader mondial Page B 1 LES SPORTS Une première visite de Serena à Montréal Page B 10 ^ PERSPECTIVES La route est encore longue S’il est clair que George W.Bush a gagné haut la main la première manche de la course à la Maison-Blanche, la route reste longue d’ici à l’élection de novembre.Alexandra S z a c k a New York a grande fête de famille du Parti républicain vient de se terminer.Jeudi soir, au First Union Center, c’était l’apothéose.Ballons, confettis et feux d’artifice ont rempli l’immense centre sportif, aussitôt terminé le discours-fleuve rendu avec brio par le nouvel enfant chéri du Grand Old Party.Le cœur républicain était à l’allégresse.Avec raison.La nomination de George W.Bush comme candidat républicain à la Maison-Blanche a mis le point final à un spectacle de quatre jours savamment orchestré.Les observateurs s’entendent pour dire que la convention dans son ensemble et le discours de Bush en particulier méritent une note presque parfaite.Pourtant, le gouverneur du Texas n’avait pas la tâche facile.Faire l’unité à l’intérieur d’un parti où l'ancien général Colin Powell, favorable à la discrimination positive et au libre choix en matière d’avortement, côtoie un Pat Robertson et sa Christian Coalition n’était pas précisément un jeu d’enfant Gagner l’entier appui de l’adversaire d’hier, le sénateur de l’Arizona, John McCain, et de ses supporters était une autre embûche de taille.Mais George W.devait avant tout établir son leadership, montrer qu’il était capable de donner au vieux parti un visage nouveau et qu’il n’était pas qu’un fils à papa pour qui tout a toujours été facile.Un homme, un vrai, capable de mener ses troupes vers la victoire.Le Parti républicain «à visage humain», ouvert aux minorités, sensible aux souffrances du peuple et capable de travailler avec les démocrates est un pur produit «made in Bush-land», destiné à attirer le plus d’électeurs possible parmi les indécis et les non-affiliés, une fois arrivée l’élection de novembre.On en a fait le marketing tout au long des quatre jours, avec succès.Le gouverneur du Texas et ses conseillers ont réussi à garder un contrôle presque parfait de la situation.Le scénario a marché à 100 %.Il n’y a pas eu de bourdes, de déclarations intempestives au sujet de l’avortement, de l’homosexualité ou des armes à feu.Presque pas d’attaques contre l'administration sortante.«Du Pablum au déjeuner, au dîner et au souper», a écrit un commentateur du New York Times.«Bien joué», nous dit Dick Howard, professeur de philosophie politique à l’Université de l’État de New York, qui vient de publier Pour une critique du jugement politique.«Bush a été très habile.Il a fait exactement ce qu’il voulait et ce qu’il pouvait faire.Mais est-ce suffisant pour gagner en novembre?Je n’en suis pas certain.» C’est que la route est longue d’ici novembre.Premièrement, s’il est certain que le candidat républicain a réussi à impressionner observateurs et journalistes, sans parler de ses parents, il n’est pas du tout sûr que sa mise en scène a conquis le cœur de l’Américain moyen.VOIR PAGE A 10: ROUTE Le gouverneur du Texas et ses conseillers ont réussi à garder un contrôle presque parfait de la situation Le Québec recule en médecine génétique La médecine génétique, si elle connaît présentement un essor considérable un peu partout dans le monde, fait face ici, au Québec, à des obstacles importants.L’arbitraire de certaines décisions politiques a en fait provoqué un recul de ce champ d'étn-de au cours des dix dernières années.C’est ce que nous explique aujourd’hui le docteur Claude Laberge, en page Idées, où nous poursuivons notre série sur la génétique.¦ À lire en page A 9 La révolution génétique INDEX Annonces.B 8 Avis publics.B 4 Bourse.B 7 Carrières.B 10 Économie.B 1 Éditorial.AH Fonds.B 5 Idées.A 9 Monde.A 7 Mots croisés.B 4 Météo.B 4 Sports.B 10 Crescent la française :—7— PHOTO JACQUES GRENIER BAL-MUSETTE , french cancan, accordéoniste.Tous les vendredis soir d’août, la très anglophone rue Crescent se transformera selon le bon vouloir de la culture parigote.Le Paris des années d’avant-guerre revit: Jean-Marie Moncelet, «le mec à la casquette», et son pote Sylvain Côté, «au piano à bretelles», vous entraînent à Montmartre, dans le Paris des années 30, le Paris des javas.L’événement «unique au Québec» est organisé par l'Association du quartier du musée, dans le cadre de ses «Vendredis d’août».Il s’accorde ainsi aux couleurs de l’exposition De Renoir à Picasso, présentée actuellement au Musée des beaux-arts de Montréal.Des prix de présence sont offerts, les musiciens meublent la rue.PROSTITUTION DE RUE Rendez-vous avec la tolérance Claudia, prostituée, veut contribuer à améliorer la vie dans le Centre-Sud Mis à mort en mars dernier par des citoyens et des commerçants furieux, le projet-pilote de «non-judiciarisation» de la prostitution de rue encensé par le milieu renaît de ses cendres.Une fois passée la vague d’indignation populaire, la Ville de Montréal, la police, le secteur communautaire et des travailleurs du sexe engagés ont repris le flambeau qui leur avait été brutalement arraché lors de deux consultations publiques catastrophiques.Objectif tolérance.BRIAN MYLES LE DEVOIR Dans un appartement exigu du Centre-Sud, deux minets se disputent l’affection des deux pattes en pleine conversation.Noiraud vient se faire chatouiller les poils du menton à intervalles réguliers tandis que Cocotte s'écrase la tête contre la plume en mouvement, prêtant son flanc gris à d’incessantes caresses.Le chat adopte le comportement de son maître, c'est connu.«Affectueuse comme sa maîtresse», lance Claudia d’un rire chaleureux.Professionnelle du sexe, Claudia a fait ses premières armes dans le métier à une époque où «l’oral à l’auto» coûtait 5 $, d’abord comme homme, et ensuite comme femme après une opération pour changer de sexe.Quinze années à solliciter les clients dans les ramifications bitumineuses du Centre-Sud — 41 faut croire que j’aime mon métier', rigole-t-elle.Pour Claudia, la prostitution de rue est un choix et non une échappatoire, la toxicomanie et la pauvreté si souvent accolées à ce phénomène urbain, elle ne connaît pas.Claudia aime son métier.«Tu donnes, mais tu reçois, ne serait-ce qu’un toucher, un sourire.C’est le métier idéal pour les relations humaines», explique-t-elle sans rire.Habitant le cœur du Centre-Sud, son lieu de travail, Claudia n’est pas demeurée insensible à la controverse entourant le rejet d’une expérience-pilote visant à aider les prostituées de rue plutôt que de les emprisonner.Elle a assisté aux deux soirées houleuses de discussions où des commerçants et des citoyens ont vociféré injures et menaces du genre «on va ressortir les battes de baseball!».Elle a ressenti le VOIR PAGE A 10: PROSTITUTION ¦ Lire aussi en page A 5: ¦ Les filles de joie ont la paix ¦ Les clients sont dans le collimateur JACQUES NADEAU LE DEVOIR Claudia exerce le métier de prostituée par choix.Adoption: le Québec rompt avec le Guatemala Un rapport de WNICEF dénonce le commerce d’enfants LOUISE LEDUC LE DEVOIR L> adoption internationale vire au commerce d'en-' fants au Guatemala, dénonce un rapport rendu public par l'UNICEF.Cette alerte, s’ajoutant à tant d’autres, incite maintenant le Québec à cesser toute démarche d'adoption avec ce pays.Chaque année, des enfants sont conçus dans le seul but d’être adoptés et d’ainsi procurer de l’argent à leurs parents pauvres et, bien pire encore, à de crapuleux intermédiaires.«L'ambassade américaine a notamment été aux prises avec le cas d’une mère qui avait donné en file quatre de ses enfants à l’adoption internationale», VOIR PAGE A 10: ADOPTION Un rapport des HEC LaSSJBM est désuète L’organisme doit revoir sa mission et ses méthodes PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal doit procéder à une révision globale de son fonctionnement, moderniser sa structure, réévaluer ses modes d’interventions et redéfinir sa mission.Ces conclusions se dégagent d'une recherche menée par le Centre d’études en transformation des organisations de l’École des hautes études commerciales de Montréal (HEC).«Il n’y a pas de doute que la structure organisationnelle de la SSJBM est perçue comme archaïque et habitée par une culture traditionnelle forte, engendrée par une mémoire collective des luttes ancestrales encore très présentes.Il ny a pas de doute qu'une grande partie de la faible crédibilité de la SSJBM repose sur cette perception», peut-on lire dans le rapport-synthèse auquel cinq chercheurs des HEC ont contribué et dont Le Devoir & obtenu copie.VOIR PAGE A 10: SSJBM Le grand saumon se fait rare ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les pêcheurs de saumons disposeront d'une nouvelle excuse d'ici la fin de la saison pour expliquer qu’un poisson «gros comme ça» leur a échappé.Ijc faible nombre de grands saumons à remonter le cours des rivières du Québec obligera en effet plus de pêcheurs cette année à remettre leurs prises à l'eau afin de protéger la ressource.«On observe une baisse générale du nombre de poissons depuis cinq ou six ans, explique Serge Tremblay, biologiste à la Société de la faune et des parcs du Québec.Mais cette année, le nombre de grands saumons est encore plus bas que d’habitude.On ne parle de rien de catastrophique, mais il faut savoir gérer la ressource à long terme.» Il faut rappeler que le Québec et le Labrador sont les seuls à permettre encore la pêche au saumon atlantique, les province^ maritimes l'ayant pour leur part suspendue et les États-Unis carrément interdite.Les biologistes cherchent encore à comprendre les causes précises de la baisse générale du nombre VOIR PAGE A 10: SAUMON 7: Notre engagement de 180 jours Notre travail est d’intégrer deux entreprises en vive concurrence depuis des générations.Ce faisant, il nous faut servir nos clients, oeuvrer avec nos employés, embaucher et former du personnel, préserver les 16000 emplois de Canadien International, conserver de bas tarifs au Canada et rendre des comptes aux actionnaires.Présentement, certains de nos clients sont mécontents avec raison.Mais d’ici 180 jours, ce sera fait.Je vous en donne ma parole.Robert Milton Président et Chef de la direction Air Canada LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DI M A N ( Il E « A O V T 2 0 0 O A :i LE DEVOIR ACTUALITES Pénurie de médecins à Shawinigan Il n’est pas question d’avoir recours à l’armée, dit Marois Les médecins militaires n'étaient de toute façon pas disponibles JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Non.les médecins de l’armée canadienne n’iront pas rouvrir la salle d’urgence du Centre hospitalier du centre de la Mauricie (CHCM), pas plus que celles d’autres hôpitaux qui pourraient avoir besoin de renfort.Au cours d’une rencontre hier matin avec ses conseillers, la ministre de la Santé, Pauline Marois, a dit qu’il «n’était pas question d’avoir recours à l’année» dans le cas de Shawinigan ou d’autres hôpitaux qui seraient éventuellement aux prises avec une pénurie de médecins urgentologues.Les efforts du ministère et de la Régie régionale se concentrent maintenant pour évite r la démission en bloc des médecins de l’hôpital, prévue le 15 septembre.Le député péquiste de Saint-Maurice, Claude Pi- nard, et la Régie régionale de la santé de la Mauricie ont appris hier matin que les médecins de la base militaire de Valcartier ne pouvaient venir assurer la garde à la salle d’urgence de Shawinigan cette fin de semaine.Les médecins militaires qui possèdent un permis de pratiquer au Québec sont déjà sur la liste de disponibilité des «médecins-dépanneurs», et leurs services sont déjà requis ailleurs.Selon l'attaché politique Alain Vézina, Pauline Marois ne serait pas intervenue pour empêcher les médecins militaires de venir à Shawinigan, mais elle s’objecte à ce que cette solution soit de nouveau envisagée dans le futur.Le ministère était au courant des démarches que la Régie régionale avait entreprises au- Pauline Marois près de la base militaire de Valcartier.Celle-ci a pris cette initiative lundi après voir constaté que les appels à l’aide lancés aux médecins à travers la pto vince étaient restés lettre morte.L’urgence de l’hôpital de Shawinigan, fermée depuis le vendredi 28 juilleL rouvrira donc comme prévu lundi, selon le plan initial.Les efforts sont maintenant concentrés pour éviter la démission en bloc des médecins de l'hôpital prévue pour le 15 septembre.Au cœur du litige, la pénurie de spécialistes de base à l’hôpital, en anesthésie, en radiologie et en gynécologie-obstétrique.«La précarité dure depuis deux ou trois ans, explique la directrice de la Ré gie régionale, Michelle Laroche.Un médecin, spécialiste ou généraliste, accepte de pratiquer dans un contexte où des collègues assurent les spécialités de base.» Des négociations sont en cours avec le gouvernement pour trouver une solution qui satisfera les médecins avant la date fatidique.Toute l’histoire de la fermeture de l’urgence de l'hôpital soulève la question du concept de l’urgence comme service essentiel.«On doit se demander quels sont les services médicaux prioritaires en cas de pénurie», croit Mme Laroche, sans vouloir faire reposer sur les médecins toute la responsabilité de la fermeture de l’urgence de Shawinigan.Claude Pinard, lui, compte examiner cet automne la Loi sur les services essentiels pour voir comment l’ouverture des salles d'urgence pourrait y être garantie «pour que, dans le futur, personne d’autre n’ait à vivre ce qu’on vient de vivre».«J’en fais la promesse formelle», a conclu le député.Quand la manie empoisonne la vie JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Tout le monde a des tics et des manies.Qui n’est jamais revenu sur ses pas, doutant que la porte de la maison fût tout à fait verrouillée?Ou qui n’a accumulé livres et revues en se disant qu’un jour, il finirait bien par les lire?Ou alors, qui n’a rongé ses ongles ou joué dans ses cheveux sous l’effet du stress, sans s’en rendre compte?Des comportements communs et normaux.jusqu’à ce qu’ils versent dans l’extrême.Et dont la simple manie vient empoisonner la vie.Selon les estimations, environ 2 à 3 % de la population souffre de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), un chiffre qui pourrait cependant être plus élevé puisque beaucoup de victimes ne consultent pas.Le TOC, c’est d’abord une obsession qui ronge tellement la qualité de vie d’une personne quelle l’amènera à adopter un comportement excessif pour tenter de l’apaiser.Par exemple, l’obsession de vérification poussa ra un individu à vérifier, revérifier, contre-vérifier le loquet de la porte ou l’élément de la cuisinière, jusqu’à ces petites vérifications de routine finissent par prendre des heures avant que la personne ne réussisse à quitter son domicile.avec toujours un doute en arrière-pensée! Outre les TOC, on trouve les désordres d’habitude.Une personne s’arrache des cheveux lorsqu’elle est stressée, au point où des plaques chauves apparaissent sur le crâne.Dans la même situation, une autre se grattera les mains au sang.Dans le cas des TOC, les victimes attendraient une dizaine d'années avant de consulter un spécialiste, et 20 ans dans le cas des désordres d’habitude.C’est trop, constatent le Dr Keiron O’Connor et l’étudiante Marie-Claude Pélissier, du Centre de recherche Fernand-Seguin.Les deux chercheurs mènent présentement un projet qui vise à raffiner une thérapie pour traiter les TOC elles désordres d’habitudes.Les premiers résultats sont fort encourageants: en quelques mois de traitement, sept patients sur dix ont réussi à contrôler leurs manies.Les chercheurs veulent pousser plus loin leurs travaux et sont présentement à la recherche de personnes atteintes d’un TOC ou d’un désordre d’habitudes.Outre l’obsession de vérification, trois autres catégories caractérisent les troubles obsessionnels compulsifs.L’obsession de «contamination» amène la personne à avoir le sentiment que ses mains, ses vêtements et son environnement sont sales.Elle se lavera les mains plusieurs fois par jour, aura l’impression que ses vêtements qui sortent de la machine à lessive sont encore souillés.La victime de l’obsession de l’ordre et de la symétrie n’est détendue que lorsque tout, tout, tout est rangé selon ses critères.Elle classera ses vêtements par couleur ou par ordre alphabétique, mesurera au millimètre près la hauteur des cadres, ou même veillera à ce qu’il y ait le même espace entre tous les cintres du garde-robe.Enfin, «l’accumulateur» garde tout ce qui pourra peut-être un jour lui servir.Il n’arrivera pas à se débarrasser de trucs habituellement considérés comme inutiles, comme les vieux horaires télé ou même l’emballage des produits.Son domicile devient un vrai entrepôt et c’est peut-être au moment où il ne restera littéralement aucune place pour y vivre qu’il songera à consulter.«Le paradoxe est que le comportement adopté pour soulager une tension empire probablement plus la situation que s’il n’avait pas été appliqué», note le Dr O’Connor.La peau crevassée des mains après de trop nombreux lavages la rend plus vulnérable aux bactéries, de même que la poignée de porte constamment manipulée deviendra moins solide.La thérapie cognitive-comporte-mentale — mise de l’avant par les deux chercheurs — vise à faire prendre conscience au patient de la façon dont il agit et ensuite, à dédramatiser les conséquences de ses actes.Celui qui souffre de l’obsession de vérification peut agir ainsi parce qu’il a une peur terrible de se faire voler et de perdre toutes ses possessions.Il arrivera à contrôler son anxiété en se répétant simplement par exemple, que la présence d’un concierge dans l'immeuble où il habite réduit les risques de vols si jamais il avait oublié de verrouiller la porte.La thérapie ne se limite pas à corriger les mauvaises habitudes.«Souvent, dans le cas des TOC sévères, la personne se retrouve avec un trou dans sa vie, explique le Dr O’Connor.Elle a une sorte de deuil à faire, elle doit réapprendre à faire d’autres activités.» Outre la thérapie cognitive-comportementale, des médicaments de type antidépresseurs peuvent aider à contrôler les troubles, surtout dans les cas plus lourds.Dans d'autres cas, les patients peuvent bénéficier d’une psychanalyse, une démarche qui peut par contre demander des années de traitement.Les chercheurs voudraient recruter une soixantaine de patients durant la prochaine année.Les candidats seront d’abord évalués selon la gravité de leur cas et bénéficieront d’une thérapie et du soutien d’un groupe d’entraide que les chercheurs ont l’intention de mettre sur pied.Pour renseignements: Lysa Corbeil, Centre de recherche Fernand-Seguin, 514-251-4015 (poste 3585) Congrès mondial de l’Association internationale de science politique Moins de français, même chez les francophones ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le français est battu en brèche au congrès mondial de l’Association internationale de science politique (AISP) qui se déroule à Québec, même si l’organisation est dotée d'un statut bilingue (anglais et français).Depuis sa fondation en 1949 à Paris, l’AISP a toujours permis l’utilisation du français ou de l’anglais, au choix, lors de ses réunions ou de ses congrès.Signe des temps, l'usage du français, même chez les francophones, se raréfie.Bon nombre des communications en provenance de France ou du Québec sont rédigées dans la langue de Shakespeare.Lors du congrès, les politologues qui président les ateliers insistent souvent pour que le français soit balayé sous le tapis et que les communications soient faites en anglais seulement, langue que comprennent tous les scientifiques.Cette insistance a entraîné des situations cocasses.Ainsi, jeudi, lors de l’atelier intitulé Campaigns and Political Communication (dans le programme du congrès, le titre de certaines sessions sont dans les deux langues, d’autres non), le politologue français Philippe J.Maarek, de l’Université Paris XII, a prié son confrère québécois Denis Monière de s’adresser aux participants en anglais, a relaté ce dernier.Par conviction, M.Monière a refusé de se soumettre à cette exigence et a livré son intervention dans sa langue.M.Maarek, par contre, a choisi de s’exprimer en anglais — avec un fort accent parisien, d’ailleurs — à l’exception des quelques phrases qu’il a prononcées en français à l’intention de M.Monière.Dans une autre session sur les droits culturels dans les sociétés plurinatipnales, l’Allemand Udo Kempf, de l’Université de l’Education de Fribourg, a dit regretter de ne pas pouvoir livrer sa communication en français, une langue qu’il possède bien, surtout qu’il était à Québec.M.Kempf a expliqué qu’on avait exigé de lui qu’il s’adresse aux participants en anglais, une langue qu’il maîtrise mal.I^e politologue a présenté dans un anglais laborieux son article qui portait sur les Anglo-Québécois, «minorité au sein d’une minorité».Dans un atelier qu'il animait, le coresponsable du congrès, Guy Lachapelle, et secrétaire de l’AISP, est parvenu à convaincre un collègue français de faire sa communication dans sa langue, a-t-il confié.À la croisée des chemins Sur le front linguistique, l'AISP est à la croisée des chemins.Un premier camp souhaiterait que l’association délaisse le bilinguisme, la présence du français n’étant qu’un archaïsme directement lié aux circonstances de sa fondation à Paris il y a 50 ans.Depuis cette époque, l’anglais s’est institué comme l’es-peranto en matière scientifique, une lingua franca comprise par tous.En France, cette tendance est très forte, plusieurs politologues ayant choisi l'anglais pour toutes leurs communications de nature professionnelle, notamment avec l’AISP, souligne un membre de l’organisation.Dans cette veine, les organisateurs canadiens — le congrès mondial l’AISP a lieu tous les trois ans dans des pays différents — ont eu maille à partir avec certains dirigeants de l'association qui voulaient éliminer les services de traduction simultanée lors de la cérémonie d’ouverture et des plénières.Dans l’autre camp, dans lequel font partie les coresponsables du congrès Guy l^chapelle et John Trent, on cherche à préserver la place du français au sein de l’AISP, à ne pas céder à la forte tentation du «tout-àfanglais».Seul moyen d’y parvenir, selon M.Lachapelle, c’est d’accueillir au sein de l’association une autre langue, l’espagnol.M.Lachapelle croit également que le déménagement du secrétariat de l’association, de Dublin à Montréal à compter de février 2001, devrait permettre de contrer cette tendance déjà très lourde dans tous les milieux scientifiques, y compris en science politique.Claude LAMARCHE Jacques LAMARCHE Dictionnaire DlographlQue Guérin 6000 mograoiiies.376 pages - 30 î Édifions GUÉRIN En vente dans toutes les imrairies 'ipuioM»* BONALDO LA MAISON DES IDÉES NOUVELLES Robert Prévost Trois siècles de tourisme au Québec Robert Prévost, qui a grandement contribué à l'essor du tourisme québécois à l'étranger, nous entraîne dans les dédales gouvemementaun où, tous partis confondus, on a compris que le tourisme jouait un rôle primordial dans le cheminement économique et social du Québec.SEPTENTRION .iimaiiitërrrifiiifff.Si pour vous le jeu n'est plus un jeu, composez en tout temps, sans frais, le numéro de la ligne Jeu : aide et référence : 1800 461-0140.s§ sQ nQ 4 6 4X'' Le jeu doit rester un jeu.0 loto-québec www.loto-quebec.com » LE DEVOIR.LES SAMEDI 5 ET DIM A X CUE 6 AOÛT 2 0 0 0 A 4 •LES ACTUALITES* t t Elections partielles en Nouvelle-Écosse L’Alliance canadienne combattra Joe Clark Soins de santé Pas d’argent sans un plan pancanadien de réforme, répète Chrétien PRESSE CANADIENNE Kentville — L’Alliance canadienne présentera un candidat dans la circonscription qu’a choisie Joe Clark afin d’éviter que le leader conservateur nç* remporte un siège en Nouvelle-Ecosse.Le candidat de l’Alliance canadienne qui tentera sa chance dans Kings-Hants n’a pas encore été choisi, et la date de sa mise en candidature n’a pas encore été fixée, a indiqué hier le président de la circonscription, John Csu-torka.Une rencontre visant à choisir le candidat devrait être annoncée d’ici deux semaines, a-t-il précisé.Gerry Fulton, un agriculteur bien connu qui habite Kings County, s’est montré intéressé à se porter candidat pour l’Alliance canadienne.Le siège a été libéré par le député conservateur Scott Brison, afin de permettre à Joe Clark de se présenter.Le mois dernier, M.Clark a an- noncé que son parti ne présenterait pas de candidat contre le leader de l’Alliance canadienne, Stockwell Day, dans la circonscription d’Okanagan-Coquihalla, en Colombie-Britannique.Mais hier, l’Alliance a indiqué clairement qu’elle n’avait pas l’intention de lui rendre la politesse.Alors que M.Clark qualifiait la décision de son parti de geste de courtoisie, M.Day estime que les chefs de parti devraient laisser de telles décisions aux électeurs.Deux autres candidats se préparent à affronter Joe Clark dans la circonscription de Kings-Hants.Un avocat de Kentville, M'Don Fraser, a annoncé son intention de se porter candidat pour le Parti néo-démocrate, alors que David Boyd, de JVIiddle Sackville, en Nouvelle-Ecosse, prévoit se présenter comme indépendant Les libéraux n’ont pas encore annoncé s’ils allaient présenter un candidat.Aucune date n’a encore été fixée pour l’élection partielle.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA L* investissement fédéral dans ¦ le système de santé doit aller de pair avec l’adoption par les provinces d’un plan commun de réformes, a tenu à rappeler le premier ministre Jean Chrétien à ses homologues provinciaux, à la veille de leur conférence annuelle, la semaine prochaine, à Winnipeg.«Nous admettons tous que notre système de santé a besoin d’un investissement considérable.Cependant, un tel investissement ne répondra aux besoins des Canadiens — aujourd’hui et demain — que s’il s'appuie sur une vision et un plan communs et que si nous nous engageons collectivement à rendre compte aux Canadiens des résultats ainsi obtenus.Si les premiers ministres s’entendent sur ce plan, l’investissement fédéral au titre de la santé pourra être sensiblement accru, en grande partie grâce à la bonification du Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux», a indiqué M.Chrétien dans une lettre qu’il a fait parvenir hier au président de la conférence, le premier ministre manitobain Gary Doer.Alors qu’il avait réduit ses transferts sans poser de conditions, M.Chrétien tient, depuis qu'Ottawa enregistre des surplus budgétaires, à lier tout réinvestissement fédéral en santé à l'adoption d’un plan de réformes auquel le fédéral serait associé.Les provinces, de leur côté, exigent depuis plus longtemps encore qu’Ottawa rehausse de 4,2 milliards de dollars par année le Transfert canadien (TSC) afin de le ramener au niveau où il était en 1994 et qu’il assortisse le TSC d'une formule d’indexation afin de tenir compte de la hausse des coûts du système de santé.Selon elles, on ne peut discuter de réformes avant de s’entendre sur le financement Changement de ton La fermeté de chaque camp a provoqué, en mars, un affrontement lors de la réunion fédérale-provinciale des ministres de la Santé.Le ton a toutefois changé il y a trois semaines, à Ottawa, quand le fédéral a assuré les provinces qu’il augmenterait sa contribution.Aucun chiffre n’a été avancé cependant, cette question devant être résolue lors d’une conférence fédérale-provinciale des premiers ministres vers la mi-septembre.Entre-temps, sept provinces ont accepté de participer avec Ottawa à un comité de sous-ministres chargé d’élaborer pour septembre une ébauche de plan commun.Elles ont toutefois rappelé que ce plan n’irait nulle part si le fédéral ne prenait pas d’abord des engagements financiers.Les ministres du Québec, de l’Ontario et du Manitoba devaient faire rapport à leurs premiers ministres respectifs avant de décider de participer ou non au comité.Du côté de Québec, on dit que rien n’a changé depuis.A en croire la lettre de M.Chrétien, Ottawa envisage un peu plus qu’une vague ébauche de plan commun.Selon le rapport qu’il dit avoir reçu sur la réunion de juillet, les ministres de la Santé auraient «décidé de rédiger, le plus rapidement possible, un texte contenant les éléments d’une entente en santé qui pourrait être ratifiée par les premiers ministres lorsque nous nous réunirons le mois prochain -sous réserve d’une entente sur le financement».Il fait d’ailleurs état d’un document préparé par son ministre Allan Rock dans lequel, dit-il, ce dernier aurait «tenté de refléter le consensus de ses homologues et d’esquisser les grandes lignes d’un système de santé repensé: vision, principes, priorités, plan d'action, mécanismes de financement et d’imputabilité».Facal proteste Le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes, Joseph Facal, a immédiatement dénoncé la lecture qu'Ottawa faisait de la rencontre de juillet.«Les prémisses dont s’inspire ce document n ’ont pas fait consensus, loin de là, et [.] le Québec a même refusé de les considérer comme base de discussion.Je ne vois donc pas qu’on puisse parler de consensus à l’égard d’un document qui, pour le moment, n’est que le point de vue fédéral», a fait savoir M.Facal par voie de communiqué.La lettre de M.Chrétien n’a pas suscité une réaction similaire dans d’autres capitales provinciales.Par contre, de confier un haut fonctionnaire des Prairies, «il est vrai que le document de M.Rock reflète la perception que le fédéral a eu de la rencontre de juillet plutôt que de chercher à trouver les éléments d’un consensus fédéral-provincial».Protégeant jalousement sa compétence exclusive en matière de santé, Québec a toujours résisté à cette idée d’un plan commun auquel le fédéral serait associé.M.Facal a réitéré hier la volonté de Québec de collaborer avec les autres provinces.Cependant, ajoute-t-U, «il va de soi que le Québec n ’entend pas partager sa compétence en santé avec Ottawa tel que le voudrait le document du ministre fédéral».A Ottawa, on est persuadé que les provinces voient en général la nécessité, pour l'avenir du système de santé, d’avoir à la fois un plan et un financement accru.Une source dans l’entourage du premier ministre dit que le fédéral ne souhaite pas que Québec fasse bande à part en matière de santé et on croit qu’il est trop tôt pour prédire pareille conclusion, mais si tel est le cas, il ne faudra pas que «cela empêche d’améliorer le système de santé pour tous les Canadiens».Le premier ministre fédéral ne participera pas à la rencontre des premiers ministres provinciaux qui débute mercredi prochain à Winnipeg, mais il considère cette dernière comme un tremplin vers la conférence qu’il conviera lui-même en septembre.Il a donc tenu à faire connaître ses objectifs pour le mois prochain.En plus d’une entente sur la santé, il espère adopter «un cadre commun pour le développement de la petite enfance», un domaine que Québec juge de juridiction provinciale exclusive.M.Chrétien désire aussi conclure un accord sur un nouveau programme à frais partagés pour les travaux d’infrastructures.ARCHIVES LE DEVOIR Le leader conservateur, Joe Clark.Conférence internationale Industriels et scientifiques se penchent sur les milieux humides Près de 2000 spécialistes sont réunis à Québec pour cet événement majeur ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Après n’y avoir vu longtemps que de l’espace perdu, on découvre petit à petit le rôle primordial joué par les milieux humides dans l’environnement.Purificateurs d’eau et d’air débordant de vie, les tourbières, marais et étangs feront l’objet d’une conférence internationale exceptionnelle la semaine prochaine à Québec réunissant plus de 2000 participants.Tout le monde a entendu dire que les forêts tropicales du Brésil étaient en quelque sorte les poumons de la terre.Mais combien savent que les célèbres forêts partagent probablement ce rôle avec les multiples tourbières du Canada et de la Russie?Ne s’intéressant à la question que depuis une vingtaine d'années, les scientifiques ne cessent, depuis, de découvrir de nouvelles facettes à la contribution environnementale des milieux humides.Une contribution qui s’observe par exemple dans la lutte contre l’effet de serre, explique Line Roche- fort, professeure à l’Université Laval et directrice du Groupe de recherche en écologie des tourbières.Du fait que les milieux humides filtrent et stockent le carbone contenu dans l’air bien mieux que les arbres parce qu’ils le fixent de façon permanente.Ils purifient aussi l’eau en retenant les métaux lourds et de nombreux polluants produits par l’homme.Faisant office d’éponges qui absorbent l’eau, ils contribuent également à réduire les risques d’inondation et d'érosion.Sous forme de rizières en Asie, ils sont à la base de l’alimentation d’une grande partie de l’humanité.Ils sont, de plus, habités par une prodigieuse diversité d'organismes vivants — une tourbière pouvant contenir par exemple jusqu’à 6000 espèces d'insectes différents.De la swamp au milieu à protéger Pourtant, «ils ont longtemps été considérés comme des milieux improductifs, note Line Rochefort.En 1960, le gouvernement du Québec a investi beaucoup d’effort et de temps pour essayer de les assécher par le drainage.On parlait dans ce temps-là du “trouble d’avoir une swamp dans m coin de sa terre’’.» Il faudra attendre 1985 avant que l'on commence au Québec à s’intéresser aux différentes fonctions écologiques des milieux humides.Les premières réglementations visant leur protection font leur apparition au début de la décennie suivante.Depuis, les outils de gestion et les techniques de restauration ont commencé à s’affiner.On découvre également que l’on peut utiliser la tourbe comme moyen de filtration de rejets industriels pollués ou pour des fosses septiques.Au Québec, la quasi-totalité des huit à douze millions d’hectares de milieux humides sont des tourbières.Sur cette superficie qui représente environ 9 % du territoire québécois, seulement 6700 hectares sont exploités par des entreprises d’extraction vendant leurs produits à la culture maraîchère et à l’horticulture.«La construction des barrages hydroélectriques dans le nord a quand même noyé 120 000 hectares», rappelle Line Rochefort.On estime pour le moment que 30 000 hectares de terre humide sont officiellement protégés.«Ça deviendra beaucoup plus lorsque l’on créera des parcs au Nouveau-Québec.» Coopération De plus en plus sensibilisés aux questions environnementales, note-t-elle, les industriels démontrent un rare degré de coopération avec les scientifiques dans le domaine.«Je crois que c’est dû à tous ces programmes gouvernementaux qui exigeaient que l’industrie investisse dans la recherche à parts égales avec l’Etat.» La tenue à Québec du 6 au 12 août d’un congrès conjoint de quatre grandes associations internationales d’industriels et de scientifiques cherchera à transmettre cet esprit sur la scène internationale.Placé sous le thème de l’harmonisation de la gestion des milieux humides, l’Événement du millénaire sur les terres humides attirera plus de 2000 participants provenant de 85 pays différents.Obtenez votre permis d’armes à feu MAINTENANT ! moins cher ! plus simple ! Seulement 10 $ pour le permis de possession (60 $ après le 15 octobre).¦¦¦¦¦.- PAUL RICHARD QM* * twIlMn» / M» M BMi 19W « 01 * 01 JUT N J/D TaNit/»«t*n toHtOm* 170 CM HOMME Ci'értfton/ixpirM 2004 * 01 *01 â/y m j/o y«a/Eyw BLEUS 1.01 Un nouveau formulaire d'une seule page.DEMANDE DE PERMIS EN VERTU DE LA LOI SUR LES ARMES À FEU (pour particuliers de 18 ans et plus) VM» MlllS POSNffttK M ÉMIR
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