Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2000-07-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
V -?vv w w .1 e d c v o i r .c o in DEVOIR CULTURE Luc Durand, l’interprète de Gobelet, emporté par le cancer Page B 6 LE MONDE Le Mexique rompt ayec un régime vieux de 71 ans Page A 5 V o l .X C I N " 1 4 8 ?I.E M A H 1) I I ,1 U 1 L I.E T 2 O O 0 Serge Bouchard Le sacrement du Nord Cela existe, le rite de la latitude.Passez l’équateur sur la mer, on vous aspergera de lait de noix, de champagne ou d’eau bénite, toutes choses égales par ailleurs, pourvu que l’intention y soit.Traversez le cercle arctique, on vous bénira de même, avec de la sloche de mer, de la poussière de glace ou quelque encens du genre.Il est des frontières du réel et des lumières sacrées qui en appellent naturellement aux rites de passage.Quand nous les traversons, dans le temps comme dans l’espace, nous repassons nos âmes.J’ai fait mon premier pas au-delà du cercle arctique, le 26 juillet de l’année 1972, en compagnie de mon frère dont c’était l’anniversaire.Pour souligner tous ces faits, nous avions mangé des hamburgers, nous avions bu du Coca-Cola, nous nous étions embrassés fraternellement.Mon frère était déjà un vieux routier de ces choses-là ppisqu’il avait, jeune géologue, passé deux étés sur l’Ile Hershel, dans la mer de Beaufort, près de la frontière de l’Alaska, sans parler de ses séjours à Tuktuyaktuk et à In-uvik, dans le delta du Mackenzie.Ce frère allait devenir un spécialiste mondial des glaces et des cratères météoritiques, partageant ses recherches entre le Cratère du Nouveau-Québec et le retrait des Mistissini.Quant audit Cratère, c’en est un beau, résultat de la chute d'un météorite en Unga-va, il y a de cela quelques millions d'années.J’ai revu mon frère récemment, à Kuujuak, par hasard.C’est dire combien mon frère se tient encore dans ces coins-là, sur le toit du monde, de la Russie nordique à Ivujivik, en passant par la Finlande et par l’Islande.Des gens comme mon frère, il y en un petit paquet: ce sont des fossiles vivants.Ils aiment la terre, ils entassent des mémoires comme on empile des pierres.Le Nord les a piégés.Ils y retournent, ils en reparlent, ils en ont les yeux plissés, la peau striée, ils ont des airs de vieux sorciers.Cultivons-nous assez la fierté de ces enragés du Nord qui se passionnent pour les glaces, pour la culture inuite, les roches archaïques, les fleurs, les renards blancs, le bœuf musqué, le vent, les généalogies amérindiennes, l’archéologie, l'environnement, la couche d’ozone, les aurores boréales, les archives de la Hudson Bay Company, les toxicomanies, la suicidologie, le lichen, le bouleau nain, les Oblats, la musique country, le skidoo long courrier, la minéralogie, les pierres précieuses, le soleil de minuit, la lune de midi, les secrets des lieux sacrés comme les montagnes blanches dans les Otish, au nord du lac Albanel, là où réside le maître de tous les caribous?La nordicité n’a cure des latitudes et des lignes droites.L’univers boréal est vaste et il prend des proportions considérables lorsqu’on réunit la taïga et la toundra canadienne.La province de Québec est peut-être l’endroit sur la planète où la forêt boréale descend le plus au sud.La plus grande partie du territoire québécois est couvert par la taïga qui est le monde subarctique, pays de l’épinette noire, vaste immensité de «fouettes» souvent rabougris, souvent malingres, reproduits à des milliards de pareils, des flèches dans un carquois disait le botaniste Rousseau, des arbres vieux et résistants qui vous fabriquent des lignes d’horizon pénétrantes et inoubliables.Le Nord descend jusqu’à Val d’Or.Mieux encore, le Québec est la seule province canadienne à posséder un véritable territoire arctique, ITJngava, la terre de la toundra, la terre sans arbre.Nous sommes nordiques, mais en avons-nous la culture, en avons-nous la volonté, voire même la fierté?En avons-nous seulement la connaissance?Je serais rassuré si quelqu’un me disait que nos enfants, à l’école, apprennent l’histoire et la géographie des terres qu’ils habitent, qu’on leur parle de Louis Edmond Hamelin ou du Frère Marie-Victorin, qu’on leur enseigne le sens du mot Précambrien; que nos enfants savent où se trouve l’Ungava, qu’ils connaissent la signification du mot Labrador, l’importance historique du village d’Eastmain, qu’ils font la différence entre un pin gris et une épinette noire, entre le caribou et l’orignal, qu’ils savent ce qu’est une forêt boréale, un carcajou, qu’ils apprécient la so- la nordicité n’a cure des latitudes et des lignes droites.L’univers boréal est vaste et il prend des proportions considérables lorsqu’on réunit la taïga et la toundra canadienne.VOIR PAGE A 8: NORD INDEX Oî OS oï o^5 Annonces.B 5 Monde A5 Avis publics.B 3 Mots croisés BS Culture .B 6 Météo BS Éditorial .A 6 Planète B2 Entrevue .B 1 Sports B 4 Idées .A 7 Télévision B 7 Jazz .B 8 La France accueille ses héros T A X K S = I $ UNE FOULE de plusieurs milliers de partisans a accueilli l’équipe de France de foootball qui est rentrée au pays au lendemain de sa victoire sur l’Italie en finale de l’Euro 2000.Selon la police, environ 35 000 personnes s’étaient massées devant l’hôtel Grillon, place de la Concorde, pour saluer leurs héros.À lire en page B 5.Évaluations environnementales Québec passe outre ses règlements L'Environnement a même fourni une autorisation illégale à une pisciculture LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère de l'Environnement (MENV) ne respecte pas l’exigence la plus fondamentale de sa loi, à savoir évaluer complètement les projets indus triels, agricoles ou de pisciculture qui lui sont soumis, révèle une série de documents confidentiels obtenus par Le Devoir.C’est ainsi que l’Environnement a autorisé illégalement les opérations de la pisciculture Thauvette, située à Notre-I)ame-du-Laus, dans l'Outaouais, qui peut désormais produire 180 tonnes de poissons par année dans un milieu récepteur où elle pouvait «dans les meilleures conditions» produire de trois à quatre tonnes de truites.C'est ce qu'affirme un avis juridique remis au Comité exécutif (COMEX) du ministère de l'Environnement, VOIR PAGE A 8: RÈGLEMENTS Mourir à la maison Le purgatoire, le cœur encore battant Trop de malades en phase terminale terminent inutilement leur vie en d'incessants aller-retour entre la maison et l'hôpital Autrefois, les gens rendaient leur dernier souffle dans leur lit et l'exposition de leur dépouille se faisait dans le salon.La mort fut ensuite aseptisée, contenue à l'hôpital et au salon funéraire.Suite logique au virage ambulatoire, la mort à domicile revient en vogue, sans que le réseau de la santé n'y soit cependant préparé.non-réanimation fasse l'objet de tentatives désespérés des ambulanciers.Mieux informés, ses proches auraient su qu'une fois la mort venue, plus rien ne presse et que même, il vaut mieux attendre que le cadavre soit un peu froid avant de téléphoner à Urgences-Santé.«Il y a de ces décès que l'on ne souhaite à personne», lance le doc- LOUISE LEDUC LE DEVOIR Premier de trois articles Il y a ceux qui meurent d'un cancer dans un couloir de l'urgence, dans l'attente d'un lit à l'étage, d'autres, dans l'ambulance, parce que leurs proches, mal préparés à la mort qui approchait, ont paniqué et appelé le 9-1-1.Il arrive parfois aussi qu'un cancéreux ayant omis de remplir sa demande de teur Geneviève Dechêne, omnipraticienne au CLSC Verdun-Côte-Saint-Paul spécialisée en soins palliatifs à domicile.Et l'absurde de triompher, même sur la mort.Quand aucun médecin n'est disponible pour constater un décès, de deux choses l'une: soit le corps est transporté à l'urgence, soit le médecin d'Ur-gences-Santé se déplace pour constater le décès.Dr Benoît «Pourtant, Urgences- Deschamps Santé est déjà suffisam- VOIR PAGE A 8: MORT I AUTRE TEXTE EN A 3 Un Québec indépendant devrait choisir le dollar américain Le huard est moins attrayant que le billet vert, juge le Nobel Robert Mundell CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Un Québec indépendant ferait mieux d'adopter le dollar américain plutôt que la devise canadienne, estime le premier et seul prix Nobel canadien d'économie, Robert Mundell.De passage à Paris pour une réunion de la Banque mondiale, l'économiste récompensé l'automne dernier par l'Académie royale des sciences de Suède estime que le billet vert offre beaucoup plus d'avantages que le huard.«Si le Québec se sépare un jour, les Québécois voudront probablement conserver le dollar canadien pour protéger leurs retraites.Ils feraient pourtant mieux d'adopter le dollar américain.Arrimer sa monnaie, c'est comme conclure une alliance et prendre une police d'assurance.Plus la zone est grande, plus les chocs pourront être évités.» VOIR PAGE A 8: DOLLAR FESTIVAL DE JAZZ Trois gars et un tableau Le Festival international de jazz de Montréal, c’est maintenant connu, carbure à d’autres sauces qu’à la seule saveur jazz.Cette année, la Louisiane est aux premières loges.Le Brésil aussi.Depuis quelques années, voilà que le techno se met de la partie.Et qui dit techno, dit de plus en plus Heavyweight Art Installation.groupe Bran Van 3000 de poser ses (presque) tout premiers pas sur une scène, avec ses quinze musiciens et plus.L’an dernier dans cette série, le remarqué Amon Tobin avait fait lever les planches du Métropoüs.La formule prend sa place, mais connaît encore ses ratés.Tout n’est pas rose dans ce secteur.Jeudi dernier, les Dj du collectif japonais UFO, les United Future Organization, forts sur disque, n’ont vraiment rien cassé sur scène, à leurs débuts montréalais.Ceux des britanniques Nightmares on Wax, vendredi, ont frappé fort aux portes fortement teintées d’influences R&B du hip hop et aussi du rap, sans jamais toutefois les défoncer.Samedi, les Américains de la côte Ouest Blac- BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR a culture, prenez celle qui vous plaît, qu’elle vienne avec un grand ou un petit «c», n’ai- me pas s’agglutiner trop longtemps autour du même noyau.S’il fallait prendre le Festival international de jazz de Montréal comme exemple de la culture en transformation constante, force est d’admettre que l’hybridation est la soupape de sûreté de la culture.L’affaire n’est pas nouvelle.Mais qui aurait pu dire, il y a quelques années, que le techno aurait sa série au royaume du jazz qu’est le FUM?Or, il y en a une, au Club Soda, en récurrence, à minuit La série techno, qui prend de l’ampleur au FIJM depuis son lancement, avait permis notamment au médiatisé VOIR PAGE A 8: TABLEAU L K DEVOIR, LE MARDI 4 JUILLET 2 O O O A ;i ?LE DEVOIR * ACTUALITES La rivière La Guerre pollue de nouveau les plages du lac Saint-François La rivière La Guerre, le premier cours d’eau québécois en amont du Saint-Laurent à côté de la frontière américaine, s’arrête à un barrage situé à son embouchure dans le lac Saint-François.Mais ses eaux ne tombent pas en bas du barrage mais sont plutôt hissées en haut à grands frais avec des pompes pour être déversées dans le fleuve, dont le niveau à cet endroit est plus élevé que celui de son effluent! Mais qui dit pompes, dit succion et rejets de contaminants, de bactéries et de virus de ce milieu agricole dans le lac fluvial le moins contaminé du Saint-Laurent! LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La municipalité de Saint-Ani-cet, située sur la rive Sud du Saint-Laurent, a recommencé à pomper récemment les eaux de la rivière La Guerre sans analyser, ni publier les impacts de ces rejets d’eaux contaminées sur les berges intensément peuplées du lac Saint-François, contraire- ment à ce qui avait été décidé l’an dernier.Selon les informations obtenues de plusieurs résidents mécontents, les pompes ont notamment été actionnées en fin de semaine, la nuit, sans que les riverains situés en aval ne soient prévenus de ces rejets.Aucune analyse de cette eau, contaminée par les fumiers et lisiers agricoles épandus régulièrement sur les terres du bassin versant de la ri- vière La Guerre, n’a été effectuée, ni cette fois, ni les précédentes récemment, comme cela avait été décidé par la municipalité l’an dernier.Ces analyses étaient alors affichées devant l’hôtel de ville.Joint hier au téléphone hier, le nouveau représentant des citoyens sur le Comité technique provincial-municipal (Ottawa se dérobe à chaque invitation) chargé de résoudre les problèmes de pollution engendrés par les eaux brunes de la rivière La Guerre, André Bouchard, a reconnu que la situation était «pour le moins préoccupante».André Bouchard, ancien Conservateur du Jardin botanique de Montré?' est maintenant professeur d’éco logie à l’Université de Montréal.«Je serais personnellement fort inquiet de laisser des enfants se baigner dans cette eau, qui transporte non seulement des conformes provenant des fumiers mais aussi, et c’est encore plus dangereux, des virus, ex- plique le chercheur universitaire.On chlore les piscines de peur que les enfants n’en avalent l’eau, ce que les adultes en général évitent.H est évident qu’on a ici un problème important mais que les gouvernements vont probablement intervenir une fois qu’on aura eu un problème de santé important.L’eau de la rivière La Guerre n’est pas filtrée par des marais.Et cette pollution s’écoule le long des rives où sont installés les riverains.C’est comme si je vidangeais ma fosse septique dans le lac Saint-François.Mon voisin aurait raison d’être surpris de mon geste et d’y voir des risques pour sa santé et celle de ses enfants.» Le bassin versant de la rivière La Guerre abrite une trentaine de fermes, dont quelques-unes seraient noyées, du moins en partie, si on n’avait pas forcé le fleuve à cet endroit à se retirer des terres pour pouvoir cultiver plus tôt au printemps.Pour se débarrasser des eaux de cette rivière dont le ni- veau est plus bas que le fleuve dans lequel elle est censée se déverser, on a inversé dans le passé son cours vers la rivière Saint-Louis, qui manque d’eau.Mais l’expérience a avorté après quelques années en raison des afflux trop forts à certains moments.Alors, au lieu de s’attaquer à la pollution diffuse de ce milieu agricole, le Comité technique chargé de régler les problèmes d’envasement et de pollution de la rive du Saint-François a proposé le 3 juin dernier de construire un long tuyau dans le lac qui rejetterait, loin au large, les eaux sales pompées dans la rivière.Les citoyens et les riverains ont refusé massivement cette solution qui reportait, à leur avis, un peu plus loin le problème sans le régler, alors même qu’ils y auraient gagné un répit sur leurs plages.André Bouchard estime pour sa part «qu’il faudrait cesser tout pompage des eaux polluées entre le 15 juin et le 15 septembre, par mesure de sécurité».D faudrait, dit-il, «attaquer le problème à sa source en faisant de ce petit bassin versant un véritable site d'expérimentation des techniques de contrôle de la pollution diffuse d’origine agricole en utilisant toutes les ressources qu’offrent les aménagements naturels comme les marais, les bandes filtrantes, etc.Bien sûr, il faudrait rembourser les agriculteurs si l’intérêt public exigeait l’utilisation de certains terrains à des fins de restauration du cours d’eau.Et il ne faut pas non plus rejeter l’idée de détourner une partie des eaux de la rivière vers la Saint-Louis à la condition que cela ne remplace pas la restauration écologique du cours d’eau.Cela pourrait aider à les résultats qu’on obtiendrait en contrôlant les impacts du drainage, des épandages et de l’érosion si on veut une solution à long terme, autant pour les agriculteurs que pour la population riveraine.» Mourir à la maison Un choix qui n’est pas à la portée de tous En Italie et en Grande-Bretagne, bien entourés par leur famille et par une équipe soignante bien organisée, plus de 60 % des gens meuient dans leur maison, dans leur lit.Au Québec, c’est à Westmount que les malades en phase terminale terminent le plus leurs jours à la maison, mais dans seulement 18 % des cas.Non, la mort à domicile n’est pas à la portée de tous, pas plus qu elle n’est souhaitée ou souhaitable pour tout le monde.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Les membres d’une même famille, des «aidants naturels»?Loin de là.Comment accepter que sa propre mère, qui a changé vos couches, ait besoin, à l’approche de sa mort, de faire changer les siennes?Comment survivre à ces derniers moments, si chargés émotivement, lors desquels il faut parfois taire une vie de rancoeur?Comment vivre avec sa peur de la mort?Comment oublier ces légendes familiales voulant que la grand-tante soit morte en poussant d’affreux cris à donner froid dans le dos?Il n’est certes pas facile d’accompagner un mourant.«ToMfe l’histoire des relations familiales se cristallise à l’approche de la mort», note Luce Des Aubiiers, directrice du Centre d’étude sur la mort à l’UQAM et directrice de la revue Frontières.«Sur le plan humain, ça peut être l’occasion d’aller au bout d’une relation et ces moments, lorsque bien vécus, peuvent orienter le reste de vos jours.A l’inverse, la mort peut aussi, dans une famille, devenir une véritable poudrière.» Les dynamiques affectives se font alors explosives.«Certains y vont de déclarations d’amour à l’emporte-pièce, d’autres requièrent une telle attention qu’ils en deviennent envahissants et donnent à leurs proches l’impression d’être eux-mêmes entraînés dans la mopt.» A cela s’ajoutent mille peurs: celle de ne pas dispenser des soins adéquats et de précipiter un décès par son incompétence, celle de vivre des sentiments trop profonds, celle de voir dépérir à vue d’œil la personne aimée.Batailles rangées Se jouent aussi, au chevet d’un mourant, des batailles rangées, et ce, depuis la nuit des temps.«Depuis toujours se tient une bagarre pour recueillir les dernières paroles du mourant, poursuit Mme Des Aulniers.Autrefois, le curé n 'était jamais loin, toujours prompt à rappeler que Satan n’était jamais loin de celui qui ne se repentait pas.À ses côtés se tenait le notaire, plume à la main, pour vite faire signer le testament avant le dernier souffle.Même si la chose va choquer, il faut le dire: aujourd’hui, c’est au tour des infirmières, des médecins, des préposés et des bénévoles de se livrer à de vaines luttes de pouvoir auprès du mourant.» Angèle Saint-Germain, infirmière consultante en soins palliatifs à domicile, croit elle aussi que les patients paient le prix d’une bien vaine rivalité.«Je ne connais pas un seul médecin capable de soulager seul la douleur d’un malade.Il doit apprendre à écouter les infirmières, qui sont les plus présentes auprès du patient.Nous devons absolument apprendre à travailler ensemble, en complémentarité.» Mais même si des relations idéales s’établissaient au sein de l’équipe soignante et même si le gouvernement faisait des soins à domicile l’une de ses réelles priorités, jamais plus de 60 % des gens ne pourraient mourir à la maison, note Geneviève Dechê-ne, omnipraticienne au CLSC Verdun-Côte-Saint-Paul spécialisée en soins palliatifs à domicile.«Il restera toujours des gens qui préféreront mourir à l’hôpital, qui vivent seuls ou dont la famille n’est pas prête à vivre la mort de si près.» Un projet-pilote concluant Un projet-pilote actuellement en cours dans quelques CLSC de Montréal obtient actuellement les meilleurs résultats, avec un taux de décès à domicile de 50 %.«Des infirmières peuvent être jointes 24 heures sur 24 et répondent à bon nombre des besoins.Pour le reste, nous sommes une dizaine de médecins à faire chacun notre tour notre semaine de garde», explique le docteur Benoît Deschamps, médecin spécialisé en soins palliatifs à domicile au CLSC Saint-Louis-du-Parc.Et pourquoi en général, en dehors de ce projet-pilote, est-ce à Westmount que l’on parvient le plus à mourir à domicile?«C’est tout simple, conclut le docteur Deschamps.À Westmount, les familles comptent souvent des médecins parmi leurs connaissances et ont les moyens d'engager des préposés pour pouvoir dormir la nuit.» Fête nationale des États-Unis REUTERS New York où il doit De petits voiliers escortent le garde-côte américain Eagle, en route pour participer aujourd’hui à une immense parade navale à l’occasion de la Fête de l’indépendance La baie de New York est envahie par une armada internationale ANA MARIA ECHEVERRIA AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Une armada multicolore de bateaux du monde entier a envahi hier le port de New York sous les acclamations du public, pour célébrer aujourd’hui, lors d’une immense parafe navale, la fête nationale des Etats-Unis.Près de 150 voiliers, frégates et bâtiments de guerre sont arrimés aux rives du fleuve Hudson, au pied des gratte-ciels new-yorkais après avoir pris la mer en provenance de 50 pays.Ils célébreront aujourd’hui, en participant au plus grand défilé naval de l’histoire, la fête de l’indépendance américaine, la première du XXP siècle, selon ses organisateurs.Les bateaux venus d’Argentine, du Brésil, du Canada, de Colombie, du Chili, de France, de Grèce, d’Inde et du Japon notamment, ont à leur bord 28 000 marins, qui se perdent parfois dans la foule des touristes et New-yorkais venus admirer les navires.Ils défileront aux côtés de quelque 700 000 petites embarcations privées.Aujourd’hui, quatre millions de spectateurs devraient assister des embarcadères à la parade, enrichie au sol par des clowns, groupes musicaux, et danseurs.«Oubliez la fête du millénaire, celle-ci sera la plus grandiose de New York», a prévenu Gregory Perrin, vice-président du comité Opsail, organisateur de la parade.Spectacle imposant «C’est l’un des spectacles navals les plus importants de tous les temps», a renchéri le présentateur-vedette Walter Cronkite, président d’honneur d’Opsail et fou de voile depuis 40 ans.Parmi les navires présents, une réplique de VAmistad, un bateau qui acheminait des esclaves au XIX'siècle.L’histoire de ce navire sous pavillon espagnol avait marqué le ipouvement abolitionniste aux Etats-Unis : le 2 juillet 1839, 53 Africains se révoltèrent, au large des côtes cubaines.Capturés, les esclaves finirent par obtenir leur libération, lors d’un procès aux Etats-Unis.Autre bateau imposant, arrivé hier, le US Nassau, un bâtiment américain qui a la taille d’un hôtel.Il sera salué, aujourd’hui, par le président américain Bill Clinton, qui participera à la parade à bord du Hue City.En fin du défilé, les New-Yorkais seront encore gâtés : «au-delà du grandiose», c’est ainsi qu’ont été surnommés les feux d’artifice qui clôtureront la fête.Pendant une demi-heure, 60 tonnes d’explosifs déverseront des lumières multicolores sur la baie.EN BREF Louise Beaudoin à la rencontre des gouverneurs et ministres (PC) — La ministre des Relations internationales, luuise Beaudoin, représentera le gouvernement du Québec à la 25' Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers mi- nistres de l’Est du Canada, les,16,17 et 18 juillet prochains à Halifax, en Nouvelle-Ecosse.Les membres de la conférence se retrouvent ainsi tous les ans pour faire progresser des dossiers communs et échanger sur des sujets qui les concernent directement.Deux entreprises québécoises participeront au Forum des gens d’affaires: Gaz Métropolitain et Licorne Navigation/Setram International.C’est la première fois que des entrepreneurs pourront discuter avec les gouverneurs et les premiers ministres membres de la Conférence.loto-québec Tirage du 2000-07-01 1Û 15 17 2Q 21 44 Numéro complémentaire: 04 GAGNANTS LOTS Tirage du 2000-07-01 Numéro complémentaire NUMÉROS 300424 00424 0424 424 24 4 Ejgtra NUMÉROS 966572 66572 6572 572 72 2 Tirage du 2000-07-01 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 2000-06-30 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 6/6 0 1 932 534,90 $ 5/6+ 13 44 596,90 $ 5/6 234 1 982,10$ 4/6 12 988 68,40 $ 3/6 247 746 10,00 $ Ventes totales: 14 094 511 $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 33 500,00 $ 4/6 1 674 50,00 $ 3/6 26 081 5,00$ Ventes totales 570 72C .00$ Tirage du 2000-06-30 (36 13 JS 21 3S 43 Numéro complémentaire: J2 GAGNANTS LOTS 7/7 1 2 500 000.00 $ 6/7+ 2 67 515,10$ 6/7 63 1 875,40 $ 5/7 2 960 142,50$ 4/7 63 156 10,00$ 3/7+ 58 628 10,00$ 3/7 517 797 partie, gratuite Ventes totales: 7 492 746 $ Prochain gros lot : 2 500 000 î Une athlète succombe aux morsures d’un ours » PRESSE CANADIENNE ‘ uébec — Le fait est rarissê vy me, mais les apparences sont; là: la jeune sportive retrouvé^ morte dans un sentier d’entraînement de Valcartier, dimanche^ pourrait avoir été attaquée par urç ours.Cet événement tragique fait suite à un premier incident surve-' nu il y a quelques semaines, alors que des cyclistes avaient signalé avoir été poursuivis par un ours dans le même secteur.L’autopsie qui sera réalisée de-' main à Montréal confirmera si Mary Beth Miller, une biathlèté de 24 ans de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, a bel et bien succombé à la morsuré qui lui a été faite à la nuque, tel que le pensaient hier les autorité^ policières.Il n’est pas exclu non plus qu’elle ait été d’abord victim© d’un malaise et que l’ours s’en soit pris à elle alors qu’elle était au solj peut-être inconsciente.Mais selon Claude Desrochers, agent de conservation de la faune, il ne fait aucun doute qu’un ours, peut casser le cou d’un humain d’un seul coup de mâchoire.Selon Gilles Lamontagne, biologiste au Service du développement de la faune du gouverne-j ment du Québec, il n’existe jusqu’à présent qu’un seul cas documenté de mort humaine causée par un ours dans la province.CLUB 14021 HOMME Les modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité Coupe-vents .importés d’Italie réversibles GRAND SOLDE D’ÉTÉ 175s seulement RÉGULIER 350?1118, rue Ste-Catherine O.2e étage, Montréal _ Tél.: (514)861-3636 i LE DEVOIR.LE M A R I) I I .1 U I L L E T 2 O O O A 8 EN BREF Les travailleurs d’Acier Leroux votent en faveur du nouveau contrat de travail (PC) — Les travailleurs de la compagnie Acier Leroux, à Boucherville, ont voté à 84 % en faveur de leur nouvelle convention collective, lors d’une assemblée qui a eu lieu le 30 juin dernier.Le nouveau contrat de travail, d’une durée de trois ans, comprend des augmentations de salaire totalisant 9 %.Cinq postes de camionneurs alloués à la sous-traitance seront désormais convertis en postes syndiqués.Acier Leroux, un distributeur d’acier, possède également des installations à Longueuil, Québec, et Chicoutimi, en plus de son usine à Boucherville.L’entreprise compte 642 employés au Québec, ainsi que 500 autres salariés au Canada et aux Etats-Unis.NORD SUITE DE LA PAGE 1 norité de la langue innue qu’ils ne confondent pas avec l’inuktituL bref, qu’ils ont une idée générale du pays dans lequel ils vivent.Car autrement, ce serait bien terrible.Nos enfants pourraient passer leur vie en copnaissant mieux la géographie de l’Europe et des Etats-Unis que celle de leur propre pays.Ils pourraient même développer quelques idées préconçues sur Mata-gami ou sur Chibougamau.Ils pourraient croire qu’il n’y a rien au Nord, rien à faire, rien à dire et rien à retenir.L’immensité est sans valeur, le cours du silence est à son plus bas.Y aller constitue une punition, y vivre une condamnation.Ce n’est pas gentil pour les Dènès Chippewyans, c’est insultant pour Iqualuit, pour Yellowknife et pour tous les Grands Lacs de l’Ours du monde, mais que voulez-vous! La société moderne abolit les distances et elle s’impatiente devant tout ce qui prend plus qu’une heure.Alors le Nord n’est plus un sacrement, ce n’est plus une porte, ce n’est plus un message.Le territoire est inutile et son immensité est superflue.Ne restent que les rites de la lassitude, des rites sans importance devant un monument aux morts devant lequel personne n’a plus le temps de s’arrêter.DOLLAR SUITE DE LA PAGE 1 Celui que l'on qualifie de «parrain» de la nouvelle monnaie unique européenne, l'euro, est depuis longtemps partisan des taux de change fixes entre le dollar canadien et le dollar américain.«Le Canada n'a pas plus de raisons d'avoir ses propres taux de change que la Colombie-Britannique», a-t-il déclaré au Devoir dans une entrevue exclusive publiée aujourd'hui.Robert Mundell croit d'ailleurs que si le Canada s'entête à suivre une politique monétaire indépendante, le dollar canadien pourrait descendre jusqu’à 0,50,$ US."À long terme, les petites monnaies ont tendance à se déprécier.La fluctuation du dollar canadien est une catastrophe pour les exportateurs.C'est un facteur d'incertitude.Il devient alors impossible de faire des investissements hors frontière qui ne rapportent que de petites marges de profits.» Pour l'économiste de renommée internationale né à Kingston, en Ontario, ce n'est pas une monnaie indépendante qui protégera l'identité canadienne.¦ AUTRES TEXTES EN B 1 LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 935-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue De Bleury.O' étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean, 800, boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.l«e Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.-* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES RÈGLEMENTS SUITE DE LA PAGE 1 le 24 mars dernier, par le sous-ministre adjoint aux opérations régionales, Alain Verreault.Cet avis a été rédigé par Me Alain Paquet, de la Direction des affaires juridiques.En mai 1999, Gestion Serge Lafrenière, un autre pisciculteur de l'Outaouais, obtenait deux millions en compensation du ministère de l’Environnement pour l'annulation de son «certificat d'autorisation», qui lui avait permis de polluer sévèrement le lac Heney, dans l'Outaouais.Le pisciculteur Lafrenière a dû fermer ses installations à la suite d'une injonction obtenue par un riverain.Le tribunal avait aussi annulé les certificats émis par le ministère qui n'avait pas, selon le tribunal, assumé son obligation d'analyser les impacts environnementaux de ce projet avant de l'autoriser.Et c’est exactement ce qu'il a omis de faire dans le dossier Thauvette au moment même où il devait payer pour les pots cassés au lac Heney, précise l’avis juridique.Ce dernier est d'autant plus dévastateur qu'il met en cause non pas deux cas d'espèce, les piscicultures des lacs Heney et Forgeron dans l’Outaouais, mais une pratique officielle du ministère, qui autorise des projets sur la base de «directives» internes et d’«objectifs environnementaux de rejets» (OER), sans valeur juridique et mal appliqués, au lieu d’évaluer les projets soumis en identifiant tous leurs impacts environnementaux.Le sous-ministre Verreault confirme d'ailleurs l’ampleur du problème, déjà stigmatisé par la commission Doyon sur les petites centrales privées, en soulignant que «l'impact de cet avis juridique dépasse largement ce dossier particulier et soulève un débat sur les devoirs et responsabilités du ministère de l’Environnement lors de la délivrance de certificats d'autorisation (piscicultures, porcheries, industries, etc.)».Erreurs et omissions On se rappellera que l'Environnement laisse présentement Alcan procéder à la construction d'une importante usine au Saguenay sans que cette entre prise n’ait obtenu préalablement son certificat d'auto- risation.Or, précise l'avis juridique obtenu par Le Devoir, non seulement les certificats d’autorisation constituent un préalable incontournable au démarrage des projets mais.surtouL ils ne peuvent être émis sans que le ministère n'ait évalué la nature, les volumes et les impacts des contaminants émis, ni trouvé les moyens de s'assurer de leur innocuité.L'importance des erreurs et omissions de l'Environnement dans le dossier Thauvette devrait l'inciter à rechercher, selon l'avis juridique, «une solution négociée de l'ensemble du dossier avec Gosselin [le requérant du recours collectif] et son groupe ainsi qu'avec Thauvette, laquelle solution se solderait par la cessation rapide de l'exploitation de la pisciculture, en contrepartie d'une juste et préalable indemnité, et par l'indemnisation des dommages subis par les propriétaires de résidences aux lac Forgeron.En agissant diligemment, il est possible que le ministère évite de s'enliser dans un recours collectif, comme c’est le cas dans le dossier du lac Heney».L'évaluation des piscicultures, dont Québec et Ottawa favorisent l'implantation jusque dans la mer (aquaculture), devrait tenir compte, précise l'avis, du fait que, «l'ensemble des transformations chimiques et biologiques qui s'accomplissent dans l'organisme des poissons étant élevé par rapport à d'autres animaux, la charge polluante d'une pisciculture moyenne équivaut souvent à celle d'une porcherie».Avec cette différence que les rejets filent directement à l'eau.Le pisciculteur Thauvette a introduit une première demande en 1985 pour 20 tonnes de dorés.Il a changé de type d'élevage en 1987 et obtenu de hausser sa capacité à 60 tonnes en 1991.Chaque fois, le ministère s’est contenté de lui envoyer un questionnaire, basé sur une directive interne, qui demeure totalement «silencieuse sur le type d'alimentation de la biomasse et en particulier sur la teneur en phosphore des moulées utilisées».De plus, à chaque nouvelle demande, le ministère n'a pas tenu compte du fait que le pisciculteur n'avait pas réalisé une partie des travaux qu’il lui avait impo sés antérieurement.En 1993, Thauvette veut encore s’agrandir.Il ne fournit pas davantage de description de la nature et du volume des contaminants projetés, ni même de sa propre production annuelle de poissons! Aveuglement institutionnel De son côté, l'analyse du ministère se limite à noter que le ruisseau récepteur est bien oxygéné puisqu'il coule sur une «multitude de pierres», que l'autoépuration des effluents se réalisera sans doute dans le bassin de sédimentation projeté et que, partant, le projet est acceptable sur le plan environnemental.L'avis juridique qualifie «d'aveuglement institutionnel» le fait d’accepter connue solution la construction d'un bassin de sédimentation dont absolument personne n'a validé l'efficacité comme épurateur.Quand, en 1996, Thauvette demande une autre fois de hausser sa capacité de production à 180 tonnes de truites par année, le ministère autorise le projet en se satisfaisant, cette fois, de pouvoir vérifier, plus tard, si cette nouvelle charge de phosphore va affecter le lac Forgeron.L'avis juridique énumère les omissions de ce dernier examen: «aucune évaluation préalable de la nature et du volume des contaminants»: «aucune évaluation préalable de l'efficacité d'un traitement par bassins de sédimentation» par rapport au volume et à la nature des rejets anticipés; «aucune évaluation préalable de la capacité du milieu récepteur de supporter une contribution supplémentaire en phosphore résultant de l’augmentation de production de la pisciculture, non plus qu 'aucune demande en ce sens du ministère à Thauvette».Par ailleurs, «il n'y a eu aucune étude ou recherche digne de ce nom préalablement à l'émission du certificat d'autorisation de 1996».L'application de la procédure d'évaluation des projets ne doit pas, précise l'avis juridique, devenir «l'occasion d'un marchandage entre le ministre, ses fonctionnaires, le demandeur et son consultant».Et si le projet avait été mieux évalué en amont, en investissant les indemnisations qu’il faudra payer dans une analyse rigoureuse du dossier, le ministère se serait évité plusieurs problèmes.En plus de respecter la loi, conclut l’avis juridique confidentiel.A CENTURY OF CARING - THE HISTORY OF THE VICTORIAN ORGANISATION OF NURSES FOR CANADA, 1996 Fondé il y a 103 ans, l'Ordre de Victoria a des antennes partout au Canada.' .s/i-t S- MORT SUITE DE LA PAGE 1 ment débordé avec les vi vants!», dit le docteur Ltechêne.Toutes ces incongruités s'expliquent à son avis par le manque de volonté politique de prendre véritablement le virage des soins palliatifs à domicile.«Le plus difficile, c'est de faire comprendre au gouvernement que la mort, c'est la maladie la plus mortelle de toutes et qu'en plus, eh oui, toute la population y passem un jour ou l'autre!» Pour tout dire, à l'hôpital comme à la maison, les soins palliatifs sont les parents pauvres de la santé.Dans les hôpitaux, ces unités, toutes petites, comptent souvent parmi les premières à être menacées de fermeture aux heures de lourdes compressions.Dans ces conditions, à peine 5 à 10 % des Québécois bénéficient de ces soins palliatifs tout entiers tournés vers le mieux-être d'un patient atteint d'une maladie terminale.Agonie 101 Quand un malade choisit de mourir à la maison, dans ses affaires, il revient d'abord aux infirmières de CLSC de les accompagner.«Or la route quotidienne d'une infirmière de CLSC est généralement de sept visites à domicile fixités de changements de pansetnents en suivi post-opératoire, note le Dr Dechène.Quand, deux ou trois fois par an, elle tombe sur une famille qui accompagne un mourant, elle doit vite donner son cours 101 intensif sur l'agonie.“Voici la morphine.Voici une dose.Pour tel niveau de douleur, telle dose, à tel intervalle."Parfois, le cocktail est fait de trois ou quatre médicaments différents.Allez expliquer cela à la sauvette à quelqu'un qui n'y connaît rien.» Et c'est ainsi que des familles mal préparées, mal entourées, paniquent, et envoient leurs vieux parents passer leurs dernières heures dans un hôpital dont ils ne voulaient pas.Selon le docteur Dechêne, la chose est pressante: il faut absolument former des infirmières qui ont librement choisi les soins palliatifs, qui s'y consacreront entièrement, qui auront la vocation et qui seront capables de faire face à la mort «On ne peut pas demander à une infirmière de 22 ans, ou à une autre qui vient de vivre un deuil ou un divorce de s'y consacrer», croit aussi Benoît Deschamps, médecin spécialisé en soins palliatifs à domicile au CLSC Saint-Louis-du-Parc.Il faudrait aussi beaucoup plus de médecins qui soient disposés à prodiguer des soins palliatifs à do micile.Dans l'immédiat, ils ne se bousculent pas.Non par manque d'intérêt, croit Geneviève Dechène, mais par lucidité.Pour la poignée de médecins qui survivent à la tâche, relève-t-elle, les heures sont longues et le salaire, ridicule.«Au nombre d'heures que j'y mets, en appels ici et là pour rassurer une famille ou régler un problème, je calcule que je ne suis payée que 8 ou 10$ l'heure.Voyez un peu: je viens de former un jeune médecin et il arrête tout.Brûlé.» Parce qu'un mourant vit la nuit, parce que la mort n'attend pas, des médecins et des infirmières vont même jusqu'à donner leur numéro de téléphone à la maison aux familles les plus inquiètes! Mais le D'De-chêne ne se fait pas d'illusion.«Dans le fond, quand les médecins des soins palliatifs à domicile finissent par éteindre cellulaires et téléavertisseurs, ça fait l'affaire des CLSC.Les familles, en état de panique, composent le 9-1-1 et la facture est envoyée à l'hôpital.» Pour une garde 24 heures sur 24 L'un des problèmes majeurs vient de ce que le système public n'offre aucun service de garde 24 heures sur 24.«Entre 20h et 8h le matin, et les fins de semaine, les CLSC ferment et remettent alors leurs patients entre les mains des infirmières d'agence», note le Dr Dechêne.En dehors des heures d'ouverture, les familles laissées à elles-mêmes sont nombreuses à composer le 9-1-1.«À l'urgence, on fait alors passer au patient quantité de tests inutiles alors qu'il est à quelques jours ou quelques semaines de la mort, raconte le Dr Deschamps.Avec un peu de chance, j'arrive sur place à temps et évite tout cela à mes patients.» Seul l'Ordre de Victoria, qui jouit de la plus enviable réputation, peut être joint 24 heures sur 24.Paradoxalement, bien que la moitié des mourants accompagnés par l'Ordre de Victoria lui soient envoyés par les CLSC et les hôpitaux, le gouvernement ne lui verse pas un sou.Une vraie aubaine, d’autant que toute mort à domicile coûte moins cher à l’Etat Fondé il y a 103 ans, l'Orrjre de Victoria a des antennes partout au Canada.A Montréal, ces sept infirmières effectuent 3500 visites annuellement, sans que leurs patients ne déboursent un sou.«Les assurances personnelles nous procurent à peine 22 000 $ des 175 000 $ que coûte annuellement notre programme de soins palliatifs à domicile», précise Rosa-lyne Liddy, directrice de l'Ordre de Victoria à Montréal.«Tout le reste, nous devons le trouver par des campagnes de financement.» L'Entraide Ville-Marie, subventionnée, celle-là, est le seul autre regroupement providentiel d'infirmières spécialisées en soins palliatifs.Ces 18 infirmières voient annuellement environ 1200 patients, souvent envoyés par les CLSC et les hôpitaux.Sa force: ses infirmières dévouées, et les 8600 heures bénévoles qu'organisent en plus ses dirigeants pour donner un répit aux familles épuisées.Sa faiblesse: la fermeture du service après 22h.La nuit, les patients doivent s'en remettre au service téléphonique d'Info-Santé.Marie Messier, infirmière depuis huit ans à Entraide Ville-Marie, croit que la chose n'est pas si dramatique.«Une infirmière expérimentée sait voir venir les choses et, avec une ordonnance qu'elle peut adapter, elle peut changer les doses au besoin, lors de sa dernière visite de la journée auprès de son patient.» Vrai, les infirmières, très autonomes en matière de soins palliatifs à domicile, peuvent prévoir les complications à venir lorsqu'elles ont beaucoup d'expérience.Seulement, note le Dr Dechêne, avant de consentir à accompagner jusqu'à la toute fin un proche en phase terminale, sa famille veut être bien certaine qu'à tout moment elle pourra joindre une infirmière ou un médecin 24 heures sur 24.«La nuit, les mourants sont souvent plus angoissés et ont besoin d'être rassurés.Une infirmière expérimentée saura souvent tout arranger par un simple coup de fil, poursuit le Dr Dechêne.Mais parfois, les problèmes sont plus complexes et les familles ont besoin d'aide, et vite.Et quand on y pense, si ces patients n'étaient pas traités à la maison, ils se trouveraient aux soins intensif.Dans les hôpitaux, les soins intensifs, la nuit, ne se vident pas de leurs effectifs.» DEMAIN: VIVRE SON DERNIER PRINTEMPS TABLEAU SUITE DE LA PAGE 1 kalicious ont dû subir l’affront d’une annulation, causée par des problèmes de transport, dit-on.La culture, qu’elle vienne du high ou du low art mais surtout celle qui carbure à l’urbain, aime puiser ses références à gauche et à droite.De plus en plus, elle n’hésite pas à le faire, avec de moins en moins de culpabilité, consciente qu’elle vient d’années qui l’ont précédée, au courant du fait qu’elle est un produit de;j James Brown et consorts.A l’intérieur du microcosme des soirées techno du FIJM, se retrouve un avatar de la culture dite underground des années quatre-vingt, celui de la peinture en direct.Les trois gars du montréalais Heavyweight Art Installation (HVW8), le peintre Gene Starship, le graphiste Tyler Gibney et l’artiste de graffiti Dan Buller, s’échinent tous les soirs sur une toile carrée de deux mètres de côté, un format qui rappelle (toutes proportions gardées) les surfaces des pochettes de disque.Dans un même élan, la galerie du Centi e des arts Saidye Bronfinan présente non pas une sélection d'œuvres d’HVW8, mais la totalité des œuvres réalisées Tan dernier lors de soirées technos avec les meilleurs de la profession, les Tobin et autres The Herbaliser.La totalité?Précisément, pour voir autant les réussites que les bémols de cet art sous pression.Il ne s’agit pas de montrer les meilleurs coups, mais bien tous les coups du collectif.Attention par contre, pas question ici d’une rhétorique moderniste, d'une peinture qui parle de peinture et qui repousse les limites de celle-ci, pas de discours d’avant-garde artistique.Non.On baigne ici en pleine culture de la nouvelle image.Mangas et autres cartoons, science-fiction, culture techno, design commercial, vieilles pochettes de disque vinyle, graffiti et icônes de la culture groovy des années soixante et soixante-dix — on reconnaît Herbie Hancock ou Neil Armstrong ou des frag-ments tirés de La Guerre des étoiles —, en plus de leurs pendants psychédéliques, tous sont évoqués dans un amalgame de signes graphiques en fusion.Voilà ce qui fait le pain des HVW8.Ils puisent dans des sources multiples, sans s’en formaliser, pour autant que les renvois soient clairs, et ils le sont Au Centre Saidye Bronfinan, sont accrochées les œuvres créées lors du FIJM 1999 puis lors de la tournée avec les Londoniens Herbaliser et Roots Manu-va.Au Club Soda, s’accumuleront les toiles que le trio produira chaque soir.Et chaque soir s’ajoutera un nouveau carré de toile maculée par les bons soins du trio.Un vieil élan de nostalgie que ce type de performance?HVW8 baigne dans la culture rapide de l’image d’Internet et de la vidéo.Pas sûr que les gars connaissent les soirées de Peinture en direct des années quatre-vingt aux Foufounes électriques.Certain qu’ils ne connaissent pas la proto-peinture en direct que l'artiste français Yves Klein produisait dans les années cinquante, avec ses modèles féminins nus qu’il utilisait comme pinceaux.Pour remplir les tableaux soir après soir, le bassin de référence des trois gars n’est pas là.La pulsion au collage qui les tient est plus proche des soubresauts de l’image télévisuelle et des murs vidéos des clubs que des connaissances de type beaux-arts.Les graffiti joués en 3D côtoient des personnages hip flanqués au premier plan, les lignes et les textures remplissent la surface.Ces compositions, certaines sophistiquées, sont le fruit de la collaboration entre trois scribouilleurs visuels qui travaillent simultanément, sur un même petit espace.Les HVW8 n’ont aucune prétention de révolutionner l’art, ce qui n’est strictement pas leur terrain.lueurs toiles renseignent sur les nouvelles tendances de l’image.Aussi, pendant l'acte lui-même de peindre, il faut voir cette collaboration dont les ressorts ne doivent pas être si simples.L’art de HVW8 ne se conjugue pas à la première personne du singulier, mais bien à la troisième du pluriel.L’art du sampling visuel se fait multiple.Catalogue, 45 tour techno (oui, oui!) avec Amon Tobin et le singulier Kid Koala fiancé par Ninja Tune Recording Artists, avec HVW8 et Victor Africa) sont au programme de l’exposition (au 5170, Chemin de la côte Sainte-Catherine, jusqu’au 20 août).Au Club Soda, boulevard Saint-Laurent, à minuit, tous les soirs la série se poursuit.Sur le Web: www.hvw8.com.I I E I) E V 0 I R .L E M A R I) 1 I J U ] L L E T 2 0 0 0 B 4 j^11 ih hi re \ ci're collective de sail/’ La réserve de sang: S jours I Groupes sanguins en demande aujourd'hui B- A- ______________ _________ HÉMA-QUÉBEC Info-collecte: 832-0873 -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS Tournoi de Wimbledon BASEBALL Martina Hingis se dresse encore entre les sœurs Williams PRESSE CANADIENNE Londres — Venus et Serena Williams ne sont plus qu’à un match d’un tête-à-tête familial en demi-finale du tournoi de Wimbledon mais Martina Hingis n’a pas encore dit son dernier mot.Hier, les trois joueuses ont signé des victoires en deux sets.Aujourd’hui, en quarts de finale, Hingis, première tête de série, affrontera Venus Williams, n“ 5, tandis que Serena Williams, n" 8, est largement favorite pour son match contre Usa Raymond.Les gagnantes s’affronteront jeudi et les sœurs Williams espèrent jouer l’une contre l’autre pour la deuxième fois seulement dans un tournoi du Grand Chelem.«Nous aimerions avoir cette occasion, a avoué Venus.Cela voudrait dire qu’il y aurait au moins une Williams en finale.» «Le tournoi commence maintenant, a noté Hingis.Elles jouent très bien jusqu’ici, tout comme moi.» L’Américaine Lindsay Davenport, n” 2, a remporté la bataille des grands coups droits en fond de court contre sa compatriote Jennifer Capriati, qu’elle a vaincue 6-3,6-3.Au prochain tour, Davenport sera opposée à une autre des cinq Américaines encore en lice, Monica Seles, n° 6, qui a éliminé l’Espagnole Arantxa Sanchez 6-3,64.Dans le tableau masculin, le sex- tuple champion Pete Sampras n’a semblé aucunement incommodé par la douleur au tibia qui l’avait ennuyé la semaine dernière.Il a mérité sa 25e victoire d’affilée au Ail England Club, disposant du Suédois Jonas Bjorkman 63,62,7-5.Andre Agassi s’est montré expéditif en défaisant l’Allemand David Prinosil en seulement une heure et 44 minutes (64,63,63).L’Américain s’est montré très détendu, lâchant ses coups de fond de court et bombardant Prinosil au service.Quant à l’Australien Mark Phi-lippoussis, il l’a emporté à l’arraché face au favori local Tim Henman en des manches de 61,67,6 7 (9-11), 63 et64.Le Biolérusse Vladimir Voltch-kov, un qualifié classé 237e au monde, a pour sa part pris la mesure du Sud-Africain Wayne Ferreira.En double, les Canadiens Sébastien Lareau et Daniel Nestor ont défait les Tchèques Jiri Novak et David Rikl (6-4, 6-3) au troisième tour.Une affaire de famille la seule confrontation entre les sœurs Williams dans un tournoi majeur a été disputée aux Internationaux d’Australie en 1998, quand Venus avait vaincu Serena au deuxième tour.Hingis avait fait obstacle à une telle rencontre entre elles l’aq dernier aux Internationaux des Etats- Unis en disposant de Venus en demi-finales.Serena avait ensuite triomphé de Hingis en finale.Venus a déclaré qu’elle ne craignait pas Hingis, qui occupe actuellement le premier rang mondial.«J’ai joué contre Martina des milliers défais», a déclaré Williams.En fait, elles se sont affrontées à 14 reprises, Hingis l’emportant neuf fois.Elles n’ont jamais joué l’une contre l’autre sur le gazon.Venus n’était pas à son mieux, hier, mais elle a néanmoins vaincu la Belge Sabine Appelmans 64, 64 pour atteindre le cap des quarts de finale pour une troisième année consécutive.Elle s’est ensuite assise dans les gradins pour assister à la victoire de 61, 61 de sa soeur Serena aux dépens de la Thaïlandaise Tamarine Tanasugarn.Hingis l’a quant à elle emporté 61,62 devant Anke Huber, n" 11.Raymond s’est qualifiée pour son premier quart de finale d’un tournoi du Grand Chelem en disposant d’Olga Barabanschikova 64,62.Pour cette journée la plus chaude depuis le début du tournoi, Venus Williams a peiné pour achever Appelmans.A 61 dans le deuxième set, elle a gâché trois balles de match avant de laisser revenir un temps son adversaire dans le match.«Je me suis mise à faire quelques erreurs, a-t-elle expliqué.J’ai manqué aujourd’hui des balles faciles.Cela ne m’arrive pas habituellement.» KiERAN DOHERTY REUTERS Venus Williams, grâce à sa victoire contre Appelmans hier, peut espérer affronter sa sœur Serena en demi-finale de Wimbledon.Tour du France Et pourquoi pas une troisième étape?ASSOCIATED PRESS Nantes — S’imposant une fois de plus en costaud, le Belge Tom Steels (Mapei) a remporté, hier, au sprint la troisième étape du Tour de France cycliste, disputée entre Loudun et Nantes (161,5 km).Le Britannique David Millar (Cofidis) conserve son maillot jaune de leader.Déjà vainqueur du sprint de la veille à Loudun, Steels a terminé en trois heures, 37 minutes et 51 secondes, devançant les Allemands Marcel Wust (Festina) et Erik Zabel (Telekom).«En ce moment, tout va bien.L’équipe a fait un très bon effort, a commenté le porteur du maillot Vert.Pourquoi ne pas gagner une troisième étape?» La fin de course a été difficile pour Millar qui a été pris dans une chute collective survenue dans la ligne droite de 980 m précédant la ligne d’arrivée, suite à l'accrochage entre le Français Damien Nazon (Bonjour) et le Suisse fylarkus Zberg (Rabobank).Mais l’Ecossais a fait un effort et a regagné le peloton pour terminer sans encombre et conserver son maillot jaune.Dans la journée, cette étape en ligne idéale pour les sprinters, entre champs de tournesol et vignes du Muscadet, avait été marquée par la longue échappée de l’Allemand Jens Voigt (Crédit agricole) et du Danois Michael Blaudzun (Memory Card) qui comptèrent près de quatre minutes d’avance, avant d’être repris à 10 km de l’arrivée.La quatrième étape, aujourd’hui, sera un contre-la-montre par équipes de 70 km entre Nantes et Saint-Nazaire.L’équipe U.S.Postal de l’Américain Lance Armstrong, maillot jaune 1999, sera l’une des favorites dans cet exercice, mais le vainqueur du dernier Tour de France s’est montré prudent.«Nous avons une bonne équipe, mais il est trop tôt pour se prononcer», a confié le n° 2 du classement général.Avouant avoir eu de la chance de ne pas s’être fait mal dans la chute collective, Millar s’est dit confiant avant le contre-la-montre.«On a une équipe vraiment bien [.) On n’a que des routeurs.Et je pense que là ce n ’est pas le maillot qui monte le niveau, c’est toute l’équipe», a-t-il déclaré.JEAN-PAUL PELISSIER REUTERS Le Belge Tom Steels célèbre sa victoire.t-MtUU ' cmck it* me Les Expos célèbrent la fête de l’Indépendance à leur manière Les Braves subissent un humiliant revers de 17 à 1 MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE ATLANTA — Les Braves d’Atlanta prévoyaient de grandes festivités avec feux d’artifice et cérémonies grandioses aujourd’hui pour la fête du 4 juillet Les Expos ont décidé de devancer les festivités d’une journée et c’est un bombardement en règle qu’ils ont servi aux Braves qu’ils ont corrigés 17-1 devant 44302 spectateurs ahuris à Turner Field.Orlando Cabrera et Jose Vidro ent été les grands héros de la fête.Ils ont frappé deux circuits chacun.Cabrera a produit cinq points, un sommet pour lui en carrière.Rondell White a lui aussi claqué un circuit de trois points quand les Braves n’y ont vu que du feu.Vidro en était à son deuxième match de deux circuits cette année.Mais c’était la première fois qu’il frappait des circuits des deux côtés du marbre.Le gaucher Terry Mulholland est le lanceur actif qui compte le plus de victoires en carrière contre les Expos.Mais il devra attendre quelque temps pour en ajouter une autre à son palmarès.Mulholland (68) a goûté à la médecine de Vidro et le releveur Ismael Villegas à celles de Cabrera et de White avant que Dave Stevens ne rencontre à son tour Vidro sur son chemin.Mulholland a maintenant un dossier de 17-5 contre les Expos depuis le début de sa carrière.Sa dernière défaite contre eux remontait au 7 juin 1997 quand il portait les couleurs des Cubs de Chicago.Mulholland a été chassé après quatre manches et un tiers.Il avait eu le temps de donner 10 coups sûrs et neuf points, dont sept mérités.Vidro, qui a connu un 34e match avec plus d’un coup sûr, lui qui a de plus obtenu un simple, a donné le ton avec son circuit de trois points au centre dès la troisième manche.Mulholland et les Braves n’ont jamais pu s’en remettre.Cabrera a accueilli Villegas en cognant son septième circuit de la saison pour couronner une poussée de six points en cinquième.Et White a claqué un très long coup dans la gauche en septième, pour son lie circuit La balle a atterri à 445 pieds du marbre, le troisième plus long circuit de la courte histoire de Turner Field.En huitième, les Expos ont ajouté trois points grâce à un double de Chris Widger, son deuxième point produit du match, et au deuxième circuit de Cabrera.En neuvième, Vidro a couronné sa soirée de travail avec son long coup dans la droite, son 15e circuit.C’est la deuxième fois en l’espace d'une semaine que les Expos mettent fin à une longue séquence heureuse d’un gaucher des Braves.Mardi au Stade olympique, ils avaient battu Torn Glavine pour la première fois depuis le 28 mai 1992.Les Expos y sont allés de 18 coups sûrs pour offrir sur un plateau d’argent au jeune Tony Armas sa quatrième victoire en neuf décisions.Mais Armas, ne voulant être en reste, a obtenu un premier coup sûr et produit son premier point dans les ligues majeures.Pin six manches et un tiers, il a espacé cinq coups sûrs et n’a donné qu’un seul point.Cette défaite des Braves est leur plus cuisante depuis une dégelée de 22-1 le 13 juin 1999 contre les Orioles de Baltimore.Cabrera et Vidro ont cogné deux circuits chacun Le Brésil retire sa candidature au Mondial-2006 Rio de Janiero (AFP) — Le président de la Confédération brésilienne de football (CBF), Ricardo Teixeira, a annoncé hier à Rio de Janeiro que le Brésil retirait sa candidature à l’organisation du Mondial-2006 de football, et qu’il soutiendra celle de l’Afrique du Sud.En échange de l’appui brésilien à la candidature sud-africaine, les Brésiliens obtiendront le vote de l’Afrique pour l’organisation de la Coupe du monde en 2010.La Fédération internationale de football (FIFA) doit annoncer jeudi à Zurich le pays organisateur du Mondial-2006.Selon le président de la CBF, les fédérations sud-américaines se sont entendues pour soutenir la candidature de l'Afrique du Sud, face à celles de l’Allemagne, de l’Angleterre et du Maroc, afin d’éviter qu’une nouvelle fois la Coupe du E N monde ne se déroule en Europe, après le Mondial-1998 en France.«Avec l’appui du Brésil, la candidature de l’Afrique du Sud sera sûre pour le Mondial-2006, a déclaré M.Teixeira.Elle l’emportera probablement dès le premier tour.De cette façon, le système d'alternance entre les continents, sera respecté.» Outre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay sont les deux autres pays votants d’Amérique du Sud.Le reste du continent américain (centre et nord) dispose de trois votes, l’Asie quatre, l'Afrique quatre également, l'Europe huit, l’Océanie un, et le président de la FIFA, Joseph Blatter, un également.Le désistement du Brésil était en discussion au sein de la CBF depuis la fin de la semaine dernière, après les révélations du quotidien anglais 'Die Times au sujet d'un classement confidentiel de la FIFA.Ce document classait les candidatures du Brésil et du Maroc dans la catégorie «sans chances de succès», l'Afrique du Sud et l'Allemagne parmi les fa- B R E F voris et l’Angleterre dans une catégorie intermédiaire.La dernière Coupe du monde organisée au Brésil remonte à 1950.UIAAF lève la suspension de Merlene Ottey Monte Carlo (AP) — La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a annoncé, hier, qu’elle levait la suspension de toute compétition frappant la sprinteuse jamaïcaine Merlene Ottey.Cette dernière était sous la menace depuis juillet dernier d'une exclusion de deux ans pour dopage.Dans un communiqué, le tribunal d’arbitrage de l’IAAF a estimé que rien ne pouvait justifier le maintien de la suspension frappant Ottey.Ancienne championne du monde du 200 m, Ottey avait été contrôlée positive lors d’un test après une réunion en Suisse en juillet 1999.Des traces de nan-drolone, un stérojide, avaient été LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 49 32 .605 — New York 46 33 582 2 Floride 41 41 .500 81/2 Montréal 38 39 .494 t Philadelphie 35 44 .443 13 Section Centrale St.Louis 48 33 593 Cincinnati 39 41 .488 81/2 Pittsburgh 34 46 .425 131/2 Milwaukee 34 47 .420 14 Chicago 32 48 400 151/2 Houston 28 53 346 20 Section Ouest Arizona 47 34 .580 — Colorado 44 33 .571 1 San Francisco 40 38 .513 51/2 Los Angeles 41 39 .513 51/2 San Oiego 36 44 .450 101/2 Hier Pittsburgh 0 Chicago 3 Cincinnati 3 Arizona 2 N.Y.Mets en Floride Montréal à Atlanta Philadelphie à Milwaukee Colorado à San Diego Aujourd’hui Philadelphie à Milwaukee, 14h05 Cincinnati a St.Louis 14h10 Pittsburgh à Chicago, 14h20 Colorado à San Francisco, 16h05 N.V.Mets en Floride, 16h05 Montréal à Atlanta, 19h05 Arizona à Houston, 20h05 Los Angeles à San Diego, 21h05 Demain Pittsburgh à Chicago, 14h20 Colorado à San Francisco, 15h35 N.Y.Mets en Floride, 19h05 Montréal à Atlanta, 19h40 Philadelphie à Milwaukee, 20h05 Arizona à Houston.20h05 Cincinnati à St.Louis, 20h10 Los Angeles à San Diego, 22h05 Jeudi 6 juillet Montréal à Atlanta, 13h10 Colorado à San Francisco, 15h35 Los Angeles à San Diego, 17h05 Philadelphie à Milwaukee, 20h05 Arizona à Houston, 20h05 Cincinnati à St.Louis, 20h10 Vendredi 7 juillet White Sox de Chicago à Cubs de Chicago, 15h20 Atlanta à Boston, 19h05 Toronto à Montréal, 19h05 Tampa Bay en Floride, 19h05 Minnesota à Pittsburgh, 19h05 N.Y.Yankees à N.Y.Mets, 19h10 Baltimore à Philadelphie, 19h35 Cleveland à Cincinnati, 19h35 Detroit à Milwaukee, 20h05 Kansas City à Houston, 20h05 San Francisco à St.Louis, 20h10 San Diego au Texas, 20h35 Los Angeles à Seattle, 22h05 Arizona à Oakland, 22h05 Colorado à Anaheim, 22h05 LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff Toronto 44 38 .537 — New York 40 36 .526 1 Boston 38 39 .494 31/2 Baltimore 35 44 .443 71/2 Tampa Bay 32 47 .405 101/2 Section Centrale Chicago 52 29 .642 — Cleveland 41 39 .513 101/2 Kansas City 37 42 .468 14 Detroit 35 43 .449 151/2 Minnesota 37 46 .446 16 Section Ouest Seattle 47 32 .595 — Oakland 46 34 .575 1 1/2 Anaheim 42 39 .519 6 Texas 37 42 .468 10 Hier Toronto 6 Baltimore 4 Detroit à Tampa Bay Chicago à Kansas City Boston au Minnesota Oakland au Texas Seattle à Anaheim Aujourd’hui Toronto à Cleveland, 13h05 Baltimore à N.Y.Yankees, 13h05 Detroit à Tampa Bay, 16h15 Boston au Minnesota, 19h05 Chicago à Kansas City, 20h05 Oakland au Texas, 20h35 Seattle à Anaheim, 22h05 Demain Toronto à Cleveland, 19h05 Baltimore à N.Y.Yankees, 19h05 Detroit à Tampa Bay, 19h15 Chicago à Kansas City, 20h05 Boston au Minnesota, 20h05 Oakland au Texas, 20h35 Seattle à Anaheim, 22h05 Jeudi 6 juillet Baltimore à N.Y.Yankees, 12h05 Toronto à Cleveland, 19h05 Boston au Minnesota, 20h05 Seattle à Anaheim, 22h05 découvertes, mais elle a toujours clamé son innocence.Blue Jays 6, Orioles 4 Baltimore (AF) — David Wells est devenu le premier lanceur des ligues majeures à atteindre le total de 14 victoires en l'an 2000, aidé par le deuxième grand chelem de la saison de Tony Batista, qui a permis aux Blue Jays de Toronto d’éviter le balayage d’une série de quatre matchs à Baltimore.Carlos Delgado a aussi bouclé le circuit pour les Blue Jays, qui avaient perdu les trois matchs prédécents par un total de 2610.Wells (14-2) a déjà été meilleur mais il a été suffisamment bon pour remporter une septième victoire de suite par une température collante de 34 degrés.Il a accordé neuf coups sûrs, mais seulement deux points mérités, en six manches.Charles Johnson a frappé un circuit dans une cause perdante.t r t NOS C H O 1 X - LE DEVOIR ?JAZZ Dave Holland Gazelle Pour la cause.Celle, d’abord, des spectacles à petit budget Celle, aussi, des bands montréalais.Celle des groupes pas très connus, enfin celle de la relève.Vue en première partie de Jay-Jay Johanson, me dit un collègue, la prestation appelait en haut et en bas tout le spectre des commentaires.On n’en démord pas, si le duo de Peter Sou-malias à la guitare et de la chanteuse Cheryl Sim manque d’expérience, leur «lounge urbain électronique», comme ils le disent eux-mêmes, tient ses promesses, tout en acoustique et en drum’n’bass.On attend beaucoup de leur nouvelle formation, à cinq musiciens.Sur la scène Bleue Dry, à 22h.Bernard Lamarche Rory Block Une femme chante le blues au lieu de le maudire, événement rarissime s’il en est Pour un deuxième et dernier soir, elle déballe son sac sur scène extérieure.Blueswo-man des temps modernes, Mme www.roryblock.com ravive à sa façon le mythe du country blues du delta du Mississippi alimenté par Robert Johnson et autres grands disparus.Deux fois lauréate du WC Handy Award pour l’album blues acoustique de l’année (1996 et 1999), Aurora — c’est son vrai prénom — est éblouissante.Une aubaine que ce spectacle gratuit.Terrasse du Casino, 20h.Brian Myles L’amicale de la trompette BRIAN MYLES LE DEVOIR Bataille épique au sommet des aiguës sur un fond de répertoire de Louis Armstrong.Voilà en gros le topo de l’amicale de la trompette disputée hier entre Jon Faddis, Randy Brecker, Lew So-loff et Terell Stafford.Les as de la trompettes ont utilisé le prétexte d’un hommage à Louis Armstrong pour se relancer les uns les autres.C’était à savoir qui frapperait la note la plus aiguë, qui soufflerait le plus longtemps dans l’instrument Des gamins qui, visiblement arrivaient difficilement à jouer à l’unisson.Preuve que [improvisation si caractéristique au jazz ne donne pas toujours les résultats escomptés.Faddis, maître de cérémonie de circonstance, Brecker, Soloff et Stafford ont passé le plus clair de leur temps à ^’échanger des solos dans un ordre bien défini, du premier à la gauche de la scène (Brecker) jusqu’au dernier à la droite (Stafford).Les Afro-américains, Faddis et Stafford, ont attaqué seuls Blueberry Hill, la terminant dans un joli decrescendo, de loin la chanson la plus travaillée du lot.West end blues a sans doute procuré au public du Théâtre Maisonneuve le plus beau moment de la soirée avec quatre trompettistes qui, pour une rare fois, ont débordé d’intensité en simultané.Idrid Mohammed s’est retrouvé dans un contre-emploi à la batterie d’accompagnement D’un naturel si explosif, il s’est contenté d’un jeu discret jusqu’au rappel où il a enfin pu libérer ses baguettes.Le coloré Brun Il faut absolument revenir sur le concert d'un Raymond Brun, dimanche lors d’une soirée colorée au même Théâtre Maisonneuve.I^e plaisir ne s’écrit pas encore moins qu’il se décrit.Il se vit, tout simplement.Et tant pis pour les absents.A 73 ans, Ray Brown joue encore la contrebasse avec une frénésie et un entrain de moins en moins fréquents dans le$ sphères du jazz contemporain.A l’instar des Montréalais du 1er juillet, Ray Brown déménage.Que ce soit en solo, duo, trio, quatuor ou quintette, il lance toujours des lignes de basse fermes et claires.Aucune brisure ni bavure, un son coulant de source comme upe rivière de la Pennsylvanie, son Etat natal.Toujours, Ray Brown réussit à donner une voix à sa contrebasse.L’instrument se mettrait à chanter que personne n’en resterait surpris.A cet égard, Monsieur Brown s’affiche comme le gardien de l’héritage musical de Jimmy Blanton, considéré par les historiens du jazz comme le «libérateur» de la contrebasse.Avec Duke Ellington à la fin des années 30, Blanton a transformé l’instrument jusque-là utilisé à des fins de soutien rythmique.Même s’il est mort à 24 ans, il a joué suffisamment pour insuffler à la basse souplesse, vivacité et rapidité.Des qualités que Ray Brown a faites siennes pour se construire, en six décennies, un son distinctif et chaleureux.Du grand art, en groupe TSHI On peut faire confiance à Holland pour monter un band impeccable, bien serré.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR La série Invitation s’est poursuivie en fin de semaine au son des musiques de Dave Holland, avec les formations personnelles du contrebassiste.Samedi, un big band pas si «big» que ça, plutôt un ensemble format moyen avec ses 13 excellents musiciens, puis dimanche, le surprenant Dave Holland Quintet complétaient la série, avant de la laisser aller, hier soir, aux mains du guitariste Jim Hall avec lequel Holland partageait la scène avant de s’éclipser.Entre les deux formations, cinq musiciens comptent un dénominateur commun: Robin Eubanks, un des meilleurs de sa génération au trombone, Chris Potter au saxophone, Steve Nelson au vibraphone et Billy Kilson, formidable à la batterie.La formation plus étendue, samedi, comptait sur Dwaine Eubanks, le frère du premier à la trompette, et sur le tromboniste Josh Roseman, pour ne nommer que ceux-là.Dire que la formation de 13 musiciens se produisait sur scène pour la première fois.Ce n’est pas d’un détail.Si un maillon faible pouvait survenir dans la chaîne de la série — même Holland se disait un peu plus nerveux à son sujet au début de la série —, ce pouvait être par cette formation.Il fallait faire confiance à Holland pour avoir monté un band qui n’allait pas s’effondrer: impeccable, bien serré, au-delà des attentes pour un ensemble aussi frais.Des compositions «écrites l’an dernier», auxquelles Holland a donné de nouveaux arrangements pour l’occasion, une dédicace à Charles Mingus, la prenante Blues for CM ou, reprise à un ancien quintette, une Razor’s Edge, réinventée, complexifiée par la section des cuivres, formaient le programme.Dimanche, l’actuel Quintet de Holland jouait les pièces de l’acclamé Prime Directive.En général, loin du son léché de l’album sur une étiquette ECM parfois étouffante de surproduction, le groupe y allait de versions plus musclées de ses pièces, au son plus dur, notamment sur la pièce-titre de l’opus, qu’il a livrée en fin de concert.Les phrasés de la pièce, répétitifs, étaient rendus plus exigeants par les instruments à vent.Les attaques du trombone de Eubanks martelaient les pièces d’un son plus gras, alors que la batterie de Kilson, incroyable de polyvalence, en déconstruisait à souhait les structures, sans ja- mais les alourdir, tellement son jeu est souple.En voilà un qui éblouit.Littéralement, Kilson danse avec son instrument, ce qui lui permet d’en bousculer les limites et d’en faire une machine autrement plus fluide.Il fait preuve de surcroît d’une écoute d’une grande sensibilité, une qualité palpable entre les cinq remarquables instrumentistes, elle qui a manqué quelque peu au premier concert de la série.FAUSSE NOTE Bière et jazz BERNARD LAMARCHE BRIAN MYLES SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR | autres le font, pourquoi pas nous?Ils sont nombreux, les écrits du genre.Un certain Journal possède ses Toasts et café.En ces pages, l’illustre — c’est un bien grand mot — Jean Dion nous a déjà servi un Croissants et cappuccino.S’insérant dans la tradition, voilà que nous vous envoyons un «bière et jazz» bien froid.Remarquez la culture là-dedans: il s’agit d’un hommage au défunt groupe punk Bérurier Noir et à son hymne Bière et punk.Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin.Amalgamons.Autre manière fort pratique lorsque les chroniques viennent en fragments, la manière Josée Blanchette.And it goes like this.Entendu: «le ska, c’est COMME le reggae, c’est juste plus vite», dit un gars.ti-Joe connaissant, à sa woman qu’il tenait bien serrée contre lui.Erreur.C’est LE contraire, monsieur.Du plus longtemps qu’on se souvienne, le ska est né d’abord, en Jamaïque, un beau jour du milieu des années 60.C’est l’Afrique qui en a ralenti les ardeurs.Pas le contraire.Depuis, le rythme tout en contretemps a pris toutes les couleurs.La série ska se poursuit ce soir avec les cubo-américains de Yeska.Entendu encore, lors du concert d’ouverture: Vous allez écouter ce S’il fallait que les festivaliers se mettent à danser avec leurs parapluies ouverts les soirs de pluie, ils feraient des borgnes par centaines soir The Art of The Song.— The art of de quoi?s’est interrogée de vive voix une FAUSSE jazzophile cachée dans l’anonymat commode d’un parterre sans lumière.Détesté: l’emplacement de la scène Bleue dry, angle des rues De Maisonneuve et de Bleury.A moins que ce ne soit le pavillon de l’UQAM, rue Ontario, quj soit en faute.L'édifice mal PLACÉ déjoue les plans de la sono, alors que les sons de ladite scène rebondissent pour aller s’abîmer du côté de la scène louisia-naise.Dimanche, la musique lourde et peu sul> tile du décidément ennuyeux Jerry Granelli se prêtait mal aux incantations de Coco Robi-chaux.Il faudra RASER l’un ou l’autre, la scène ou le building.Imaginé: I^e pire.S’il fallait que les festivaliers se mettent à danser avec leurs parapluies OUVERTS les soirs de pluie, ils feraient des borgnes par centaines dans la «foule».Impolitesse: pendant que des techniciens s’attelaient à régler les problèmes rencontrés par le groupe de Bill Frisell, des centaines des personnes, ont dû se TAPER sous la pluie battante, l’indigence qui distingue la chaîne MU-SIMAX.De l’écran situé à l’un des carrefours commerciaux du FIJM, nous parvenaient les trois mêmes mots: «fantastique», «extraordinaire» et «remarquable».Mangé: Un gros hot-dog PAS mangeable parce que pas assez cuit.Le PRÉSIDENT qui commandite le stand a fait patate.Bu: Au moins quatre grands rhum&coke et encore davantage APRÈS la journée de travail samedi.Il ne faudrait quand même pas croire que les gens du Devoir passent le Festival à s’amuser.TSHI C’est par un poème du Beat disparu Allen Ginsburg que la dame au regard de glace, Patti Smith, a commencé son spectacle à guichets fermés, dimanche au Metropolis.Patti Smith au jazz?Même cette survivante de l’époque pré-punk a cru bon de se justifier.«L’improvisation prend plusieurs formes», a-t-elle lancé.Ah bon.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.