Le devoir, 3 juin 2000, Cahier B
LE DEVOIR.LES SA M E D I :i E T I) I M A X ( Il E I .M l X 1 O O O LE DEVOIR CINEMA Magniûco Page B 4 MUSIQUE Coffret Félix Leclerc Page B 5 Cinéma Page B 4 Disques Page B 5 Disques classiques Page B 7 Que tous les garçons et les filles de mon âge et du vôtre se le disent: quatre ans après avoir assumé Le Danger, l’album très rock de son retour inespéré, revoilà Françoise Hardy en douceur et en filigrane avec l’acoustique Clair-obscur, florilège d’airs délicieusement mélancoliques mais pas nécessairement neufs, donnés en compagnie de quelques intimes, dont l’ultime fan Etienne Daho, l’alter ego Jacques Du-tronc et même fiston Thomas.Un disque né d’amitiés pouf ne plus aller seule dans les rues l’âme en peine.SYLVAIN CORMIER Le répondeur s’enclenche.Boîte vocale de compagnie de disques?Mais non.C’est elle.Indéniablement elle.C’est ce craquant timbre d’éternelle jeune fille, ce chuchotement soyeux qui ressemble à une mélodie.«Merci de me donner les informations pour que je puisse vous rappeler très vite si je suis dans les parages et un petit peu plus tard si je suis absente.À bientôt!» Je suis donc chez elle.Au bout du fil, c’est l’appart de Françoise Hardy à Paris, Exceptionnel, ce contact direct.Pas de filtre, sinon celui — éminemment personnel — du répondeur.Entre elle et nous, personne.Ni relationnis-te ni manager.Pas d’intermédiaires pour se protéger des importuns (ou des fans les plus obsessifs).On appelle ça prêter flanc.Au moins, elle attend de savoir qui parle avant de décrocher.Je m’identifie: elle prend l’appel.Doux bonjour.J'accuse le coup.Bonjour Françoise Hardy.Bonjour rêve éveillé.Je riens à l’instant de re-regarder des extraits d’un documentaire de la télé française que Musi-Max avait rediffusé.J’ai la tête pleine d’images d’el e, toutes époques confondues.Elle, l’ultime pin-up des garçonnières de Chelsea au début des années 60, comme disait dans le documentaire Malcom McLaren, l’âme damnée des Sex Pistols.Elle dont Bowie adolescent était éperdument amoureux, comme tous les mods de Londres.Et moi donc.Je la revois au début du documentaire, à l’une de ses premières télés, présentée par Mireille, légendaire p’tite grande dame de la chanson française des années 30, celle-là même qui forma tant d’auteurs-compositeurs à son Petit Conservatoire de la chanson.Dont Françoise Hardy.C’est justement une chanson de Mireille et Jean Nohain, charmant dialogue d’amoureux dans un hall de VOIR PAGE B 2: HARDY Celle qui a toujours aimé les belles chansons tristes, mélancoliques.JEAN-MARIE PERIER L K l> K V U I H .I.K S S A M K I) K T I) I M A N < Il E I .111 \ l U o 0 B *2 ?Les livres de Paris est un petit théâtre de poche comme il en subsiste encore à Paris, baptisé assez pompeusement L’Œuvre, vraiment joli à l’intérieur, baroque, tapissé de tentures rouges en trompe-l’œil répétant le motif du rideau de scène.L’Œuvre en question s’amarre au fond d’une cour entre le cimetière Montmartre et la place de Cli-chy, dans un de ces coins populaires comme les aimait tant Jacques Prévert.Ça tombe bien.Le poète de Barbara, dont on célèbre le centenaire cette année, y tient, invisible, la vedette du spectacle Paroles, où je me suis pointée la semaine dernière.Sur scène, Brigitte Fossey et Catherine Arditi, en habits queue de pie, nous servaient un merveilleux collage de ses poèmes, aphorismes, traits d’humour, extraits de ci, extraits de ça.«Notre Père qui êtes aux deux, restez-y», lançaient-elles dans le sillage du poète.«Oh! Ah!», opinait le public du bonnet, conquis d’avance, susurrant les vers célèbres à l’unisson des interprètes.Je faisais de même mentalement «J’aime mieux tes lèvres que mes livres», proférait l’ancienne petite vedette des Jeux interdits.C’est si vivant, du Prévert.Ses mots se dressent comme des évidences contre les conneries de tous poils.Le parterre, qui semblait décidément préférer son côté sentimental à ses envolées anarchistes, soupirait d’aise quand les premiers accords des Feuilles mortes furent plaqués au piano.Les spectateurs se tortillaient essuyaient une larme, oubliaient du coup que Brigitte Fossey avalait parfois ses textes, déclamait Je suis comme je suis un brin trop sec.Qu’importe?Les gens étaient venus dire leur amour à Prévert.Es en redemandaient, lui servaient une ovation, disant que les poètes de la rue ne meurent jamais.Je me suis promis de le répéter, sans qu’il puisse l’entendre davantage, à notre Coloc défunt Dédé Fortin.Odile v T remblay Avant le spectacle Paroles, j’écoutais dans le petit boudoir des vieux de la vieille évoquer Prévert, qu’ils avaient d'ailleurs connu.Une dame âgée, encore belle, aux épaules fatiguées disait la gentillesse, la courtoisie, la tristesse des derniers jours du poète quand sa fille, ingrate ou trop indifférente à ses yeux, lui causait tant de soucis.Un ange passa alors dans l’assemblée des prévertiens.On se serait cru dans une réunion de famille.Celle d’une ville qui n’oublie pas ses poètes.Je lui levais mon chapeau pour ça, à la perle de la Seine.Saint Prévert, façon anarchiste, patron de Paris, ça lui irait bien comme titre, à cause de la gouaille, de l’esprit, de la cigarette au bec, symbole d’une douce France emboucanée jusqu’à la suffocation ultime.Es ont raison de revendiquer bien haut leur poète à dope, tous ces Parisiens.N’empêche.Je me dis que Prévert parle de Paris avec une fraîcheur particulière à ceux qui n’ont pas usé leurs semelles sur son macadam.Le contact quotidien avec une ville lui fait perdre un peu de sa poésie.De loin, on se fait son cinéma.Comme bien des Québécois, (même si j’ai vécu toute petite à Paris et que mes premiers souvenirs soient là-bas) j'ai d’abord connu la capitale française à travers des romans, des vers, des chansons aussi.Parfois, j’en viens à penser qu’on possède, nous, cousins de la fesse nord-américaine, une sorte davantage sur les Parisiens de souche: un concert de voix littéraires nous a prédigéré les lieux avant le service.Quelques ampoules supplémentaires sont venues éclairer pour les étrangers épris de culture la Ville lumière.Quand on a rêvé d’un endroit avant de l’arpenter, il traîne toute une mythologie derrière lui, nourri d’images romanesques qui viennent masquer les embouteillages et voiler à jamais le bruit des autochtones criant dans leurs cellulaires en se bousculant à qui mieux mieux.En longeant la Seine, se mêlent aux délires du temps présent ceux du temps passé captés par nos auteurs de prédilection; qu’ils s’appellent Proust, Balzac, Victor Hugo, Verlaine ou Prévert, toutes époques confondues, achevant de rendre un peu plus virtuelle cette ville-là.Paris ne demande, c’est bien connu, qu’à servir les fantasmes de tout le monde.J'en profite à ma manière.Tiens! vlà Notre-Dame enfin délivrée de ses échafaudages disgracieux.Revenue à son état original, toute belle et resplendissante.Passe au loin devant mes yeux l’ombre de Quasimodo, fantôme bossu qui se faufile entre deux gargouilles sans daigner me regarder, en quête de son Esmeralda, peut-être, préférant, je le présume, Victor Hugo à certaine comédie musicale qui entend lui rocker le portrait.Après bien des visites sur ses pavés, je n’arrive toujours pas à résumer Paris — au delà de sa beauté — à ses klaxons, à la nuée des badauds qui vous piétinent, à ses chauffeurs qui s’interpeUent et à ses manifestants scandant je ne sais plus quel slogan, mais comme le décor un peu flou des livres que j’aimais.Se superposant aux passants des rues, surgissent dans ma tête des personnages en jabots, en capes ou coiffés d’une vieille casquette râpée vissée au cap; comme les amis de Prévert.Ça prend bien quelques petites gymnastiques mentales pour réconcilier tous ces territoires disparates.Et puis après?Les pierres répondent aux souvenirs littéraires du mieux quelles peuvent Prévert donne le bras à Villon, Baudelaire traîne son spleen et Eugène Sue ses mystères.On n’en est pas à un anachronisme près.Mais l'île de la Cité et l'ile Saint-Louis, tout comme au loin la butte Montmartre, magnanimes, me laissent les décliner à tous les temps.Et je m’offre chaque fois, par dada, au hasard, quelques petites incursions guidées du côté des univers littéraires qui m’ont plu.Tenez, la semaine dernière, au musée Carnavalet, j’ai même assisté à une tournée conférence sur le Paris de Marcel Proust, mon écrivain préféré.Fétichisme suprême, le musée a recréé la chambre où le célèbre asthmatique rédigea Du côté de chez Swann, avec les murs de liège pour étouffer les bruits et le grand lit de métal surplombé du portrait du père médecin, au regard si sévère.On se trimballait, en petit groupe, autour du conférencier.Il nous désignait les peintures d’époque croquant des moments de passé, avec de belles dames en robes à tournure au bois de Boulogne ou jacassant dans les salons huppés.Le Paris de Marcel Proust n’a décidément rien à voir avec celui de l’anarchiste Prévert.Es n’ont ni vécu la même guerre ni grugé le même morceau de siècle.Mais tous ces Paris-là, en cacophonies, à étages, réconciliés en moi, sont ceux que je rapporte dans mes bagages quand je quitte Roissy.Chacun met Paris dans sa propre bouteille, après tout.otrem blay 514.523.2246 > 514.525.1500 Mardi au samedi :19b Distribution > DAVID B0UTIN > MANON BRUNE Irl l > PASCAL C0 N T A M I N E > CLAUDE DESPINS * DENIS GRAVE R É A IT X ' steve la pian te > ISABELLE L E B LANC Scénographie et costumes > CHARLOTTE ROULEAU Musique originale > BERNARD'POÏRIER r c I j 1 r a g e $ > MICHEL BEAULIEU d’organisation qui prévalent à l’émergence de la civilisation; la société, l’économie et la pensée.De longues draperies aux couleurs chaudes permettent une circulation agréable à l’intérieur de la grande salle du musée, jouant avec la transparence du tissu de même que la complexité des motifs.L’organisation sociale et économique Avant d’en arriver à quelques-uns des précieux objets qui composent Syrie, terre de civilisations, il semble pertinent de suivre la structure interne qui facilite la découverte de ce pays mystérieux.A l’entrée, quatre statues symbolisent différentes époques au même titre que ce cheminement dans la mémoire des peuples.L’organisation sociale montre la complexité hiérarchique de classes sociales que gère l’élite politique.Ainsi, l’exposition témoigne de différents types de groupes qui ont pour but de faire participer les membres au développement de la collectivité.En guise d’exemples, les objets viennent mettre en lumière le processus d’implantation des villages, l’émergence d’un système politique, la constitution de royaumes jusqu’à la formation de grands empires.On aperçoit d’abord un morceau de silex vieux d’un million d’années, grossièrement taillé à même un galet de rivière, qui représente le plus ancien type de témoignage de la présence humaine sur le territoire syrien.Il y a, par la suite, cette sublime parure qui devait être portée par un haut dignitaire de Mari, des colliers et autres bijoux en or, la statuette du dieu Baal, tout comme plusieurs armes redoutables, allant du poignard à l’épée.L’ensemble permet de mieux comprendre, avec l’aide de courts textes précis et éçlairants, cette «mouvance des États».Sur le plan économique, toute société, dans le but d’assurer la survie de ses membres, cherche à augmenter ou à diversifier les tâches.C’est ainsi qu'apparaîtra Mosaïque d’Hercule, romain, vers 300.JACQUES I.ESSARD/MUSEE DE LA CIVILISATION en sol syrien des pratiques agricoles essentielles.On apprend que ce berceau de la civilisation a implanté pour la première fois dans le monde la culture des plantes céréalières et l’élevage des animaux.Ce facteur mènera au développement du commerce, de la gestion de production, allant jusqu’aux échanges commerciaux.Toutes ces opérations ont donc nécessité un nouveau mode de gestion fondé sur le calcul et l’écriture.Il faut voir ces récipients en forme de lièvre et de hérisson, les figurines animales, des bols ou des masques.La précision, le détail au service d’une imagination fertile ne peut qu'émerveiller le visiteur attentif.On suppose tout le travail derrière ces objets, parfois anodins mais toujours révélateurs d’une vision révélatrice du passé.Visuellement accrocheur, le casque à visage qui orne la couverture du cata- logue démontre la grande finesse de l’ornement.Valeurs spirituelles Dans le dernier segment, l’organisation de la pensée montre l’homme à la recherche de son origine comme de sa destinée.C’est à cette période que les groupements humains prennent conscience de l'univers qui les entoure, du rôle qu’ils doivent jouer dans cet environnement.En somme, on assiste à l’agencement des valeurs spirituelles jusqu’à l'apparition des grandes religions monothéistes.Comment passer à côté des peintures murales, des lampes chrétiennes de l’époque byzanti- ne, des cinq vases liturgiques trouvés ensemble en 1982?Que dire devant le Relief de saint Sy-méon, le stylite, le Manuscrit du Coran, les nombreux bas-reliefs ou la broche en or recouverte de pierres précieuses?Il faut donc suggérer quelques visites pour apprécier véritablement cette exposition qui trouvera, sans doute, sa place dans l’histoire du Musée de la civilisation.On sait d’ailleurs qu’après le 7 janvier 2001, Syrie, terre de civilisations entreprendra une tournée (d’Edmonton à Atlanta) qui devrait connaître un succès mérité.Une réussite magistrale et sûrement déterminante pour les projets futurs du Musée de la civilisation.JACQUES LESSARD/MUSÉE DE LA CIVILISATION Bas-relief funéraire d’une femme, en calcaire dur, vers 100.Cette tombe provient du musée de Palmyre.La Compagnie de théâtre Fol Pelletier recherche un aeteure' pour se joindre à sa troupe permanente pluriethnique PRÉREQUIS • Être un homme âgé de plus de 35 ans • Être un professionnel de la scène • Pouvoir s'exprimer et jouer en français • Avoir des aptitudes pour la danse et le chant • Se sentir attiré par un projet artistique collectif exigeant un investissement personnel et professionnel exceptionnel CONDITIONS DE TRAVAIL Emploi salarié de 35 heures /semaine Contrat d'un an (renouvelable) Entraînement rigoureux visant des transformations psychiques et physiques profondes Lieu de travail situé au centre-viile de Montréal MISE EN CANDIDATURE Envoi d’une lettre de présentation et d'un curriculum vitæ, par courriel : polp@mlink.net, ou par la poste : La Compagnie de théâtre Pol Pelletier, Troupe permanente, 791, avenue du Mont-Royal Est, Montréal (Québec) H2J 1W8 Si d'autres renseignements étaient nécessaires, téléphoner au (514) 525-2635.Seules les personnes dont la candidature aura été retenue seront appelées.' Pol Pelletier 0 inven té ce nouveau mot afin qu'il comprenne à la fois le féminin et le masculin : elle est une aeteure, il est un aeteure.iœ 4 juin Z000 À confier ère 11 Vewes.feue [occrtelM, l’AAide frfeeulercc IcMcmc é&è krièrC’ Ae êow kléidcs Ainsi oui; Acé mocccaw, du bcAU pujs cjul l'euknAfe.Maison Antolne-Lacombe 895, rue de la Visitation, Saint-Charies-Borromée, Joliette, Québec J6E 7Y8 Téléphone et télécopieur : 450-755-1113 ^exposition se poursuivra jusqu'au 18 juin inchistvement (fermé les lundis) SAISON 2000-2001 Côté cour Côté humain Abonnements : 514.845.0267 www.rideauvert.qc.ca GRACE'GLORIA 2000-2001 LA LUNA création chorégraphique Ginette Prévost Johanne Madore Heather Mah Sophie Lavigne Axel Morgenlhaler Pratt & Whitney Canada lôo DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES du 6 au 17 juin à 20 heures Réservations : 314 844_I793 ioulc ni Iwwtc ih' lc«l ?11 BOUCHERVILLE71 f—-CINEPLEX OOEON—l f—CINE Pt EX ODEON—i i—CINÉPLEX OOÉON—l ( -CINÉPLEX OOEON-i r— CARREFOUR OU NORD “1 I ST-BRUNO ?11 PLAZA DELSON ?| [CARREFOUR DOWN ?! [CHÀTEAUGU BICOkTI 1 ST-JÉRÔME I r— LES CINÉMAS-l ^ LES CINÉMAS GU220“l f* MEQA-PLEX ’ GUZ70 ~-l r—tES CINÉMAS QUZZO—I I—LES CINÉMAS GUZZO—i ILANOEUER 0 ?11 PARADIS ?11PONT-VIAU 16 ?11STE-THÉRÉSE 8 ?llTERREBONHE 6 7\ f— Mt GA-PL EX' GiiZZO —il-CINEMA-| p GALERIES ST-HYACINTHE 11-.CAPITOL ¦i [TASCHEREAU 18?IlST-EUSTACHE?|IST-HYACIKTHE?1| ST-JEAN/1 r—CINÉ ENTREPRISE ——I r—-CINÉMA DE PARIS—-n |-CINÉMA PINE- r—CINÉ ENTREPRISE 1 IPIAZAREPENTIONY?HVALLEYFIELD ?1 [ STE-ADÉLE /]| ST-BASILE ?| I-CINÉ PARC-I r—CINÉ PARC-CINÉ-PARC-11—CINÉ PARC OOÉON —i I LAVAL 11ST-EUSTACHE 11 CHATEAUOUAY 11 BOUCHERVILLeI ——¦ VERSION ORIGINALE ANGLAISE .i'i I CINEPLEX OOEON——n r—CINÉ PL» OOÉON i .CJNÉPLLX OOÉON ) CINÉPLEX OOÉON f—CINÉPLEX OOÉON i I FAUBOURG ?11CÛTE-DES-NEKÆS ?11 CAVENDtSH (KM) ?l [ BROSSARD ?! [ POINTE-CLAIRE ?1 |-CINÉPLEX OOÉON-1 |-CINÉPlEX OOÉON-1 -CINÉPlEX OOÉON—l r—FAMOUS PLAYERS-If-CINÉMA-1 1 LAVAL (Otiertt) ?11 LASALLE (Ptoc») ?11 ST-BRUNO ?1 [(XX^E KIRiaANO ?[ |ST-EU3TACHE ?! i— LES CINEMAS QUZZO —I I— MÉGA-PLEX-* QUZZO —l r— MtGAPLEX* QUZZO —11 CINÉMA CARNAVAL —I i-CINEMA PINE- ImCORDAIRE 11 >d I mBOSm u/l IsPHERETÉCH H tdlCHATÎAUSUXY 71 Iste-adéle ?! LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DI M A X C 11 E 4 .1 l! I X 2 0 0 0 B 6 VITRINE t n SUITE DE LA PAGE B 5 POP, E T C .HE HAS LEFT US ALONE [.] A Silver Ml Zion (Constellation) A Silver Mt Zion, c’est une aventure musicale autonome que mènent de front trois membres de l’excellent groupe montréalais Godspeed You Black Emperor!.Même s’ils se tiennent assez loin des médias en général, la rumeur court ici comme en Europe à propos du talent exceptionnel de ces musiciens.Ce premier disque intitulé He Has Left Us Alone But Shafts Of Ught Sometimes Grace The Corner Of Our Rooms ne fait qu'approfondir une démarche créatrice authentique.On croirait entendre, dans ces élans de cordes et de piano, une longue plainte spirituelle qui devient aussi sombre qu'obsessive.Parfois austère, la musique d’A Silver Mt Zion communique toutefois une chaleur des {dus enivrantes.Avec ses climats cinématographiques, cette fresque sonore se lais se néanmoins traverser par quelques chansons minimales.On voit que ces musiciens ont bien compris l'art de Goredà, Satie, Cage et David Hykes.Pourtant la richesse de ce disque tient de l’enthousiasme de même que d’une passion commune.Un univers à suivre pour ces créateurs de premier ordre.David Cantin CHORE OF ENCHANTMENT Giant Sand (Thrill Jockey) Depuis plus de vingt ans, Howe Gelb surmonte obstacle après obstacle.Les derniers en liste étant une compagnie de disques qui ne croyait plus en lui et surtout le décès d’un précieux collaborateur en la personne du guitariste Rainer Ptacek.Maintenant sur l’étiquette Thrill Jockey de Chicago, son groupe Giant Sand réalise son disque le plus achevé.Chore Of Enchantment rassemble assurément quelques-unes des meilleurs compositions de Gelb, Joey Bums et John Converti-no.Difficile tâche que de décrire ce folk aussi complexe que dépouillé dans sa structure même.En fait 2 s’agit peut-être de la suite logique du dernier album solo de Gelb Hisser.Un portrait noir du sud des Etats-Unis qui rappelle autant Leonard Cohen que les pionniers de la chanson américaine.Par contre, les pièces de Chore Of Enchantment prouvent que Giant Sand est un ensemble tout à fait hors normes et hors circuit Seul un Will Oldham (ou Palace) semble avoir déjà parcouru ces terres profondes et mythiques.Pourtant, rien de nostalgique dans ces chansons qui traitent de tristesses, de deuils et de départs.D n’y a que l’inspiration d’un artiste acculé au pied du mur, incar pable de voir clair dans son monde intérieur.Cela donne un album qui ne prêche qu’à partir de la vérité des efforts ultimes.D.C.CAFETERIA Les Jardiniers (Select/Haute Couture) Lors de la dernière édition du Festival d’été de Québec, Les Jardiniers en avaient surpris plusieurs sur la scène du parc de la Francophonie.A l’époque, il n’y avait que Le Thème de disponible.Moins d’un an plus tard, voilà que ces trois DJ montréalais prennent d’assaut la musique house avec un premier album complet qui a pour titre Cafeteria.Il faut bien l’avouer, ce genre est bien loin de me plaire.Toutefois, ce disque possède une envergure internationale.le travail demeure minutieux, la recherche reste humaine.Ouvert sur la musique dance, le tout s’écoute comme une compilation savante et jouissive.D’une surprise à l’autre.Les Jardiniers montrent qu’on peut toujours faire danser avec âme et intelligence.Reste à savoir quelle voie suivre par la suite.Pour l’instant, à découvrir de nouveau cet été en spectacle.D.C.GUN HILL ROAD The Infesticons (Big Dada Recordings) Sous le nom The Infesticons, Mike Ladd vient de signer l’un des disques les plus audacieux dans le monde pas toujours original du hip-hop.Depuis plusieurs années, ce New-Yorkais tente de briser bien des barrières.Plus de règles, seulement un style qui mêle allègrement le triphop plutôt lugubre, le punk, le soul, le funk et des textes assez cérébraux.Avec l’aide de certains membres de Company Flow et d’Anti-Pop Consortium, Gun Hill Road regroupe un cycle de pièces s’inspirant de la science-fiction.Un terrain où deux mentalités s’affrontent: peu de moyens mais beaucoup d’idées contre une industrie banale et envahissante.On passe plutôt vite sur ces histoires pour se concentrer sur l’art du collage sonore épatant de Ladd.Même s’il y a plusieurs invités, c’est toujours lui qui reste à l’avant-plan de ce projet ambitieux.Sur Gun Hill Road, on entend une nouvelle façon de créer et de faire du hiphop.Un disque charnière où l’innovation est au premier rang.D.C.tcsrasz: DO THINGS NewWetKojak (Beggars Banquet) Formation 4e la région de Washington, aux Etats-Unis, New Wet Kojak a été fondée par Scott McCloud et Johnny Temple, membres du maintenant célèbre Girls Against Boys.Après deux enregistrements fortement acclamés sur étiquette Touch & Go, le groupe fait son retour en grand sur Beggars Banquet avec une formule améliorée faite du doux mélange de rock jazzé qui est sa marque.La voix caressante et sensuelle de Scott McCloud prend aux tripes et, souvent presque en chuchotant, offre une vision désespérée et délirante de la société de consommation nord-américaine ou des relations personnelles en général.La musique presque chaotique du quatuor ne semble pourtant pas refléter l’émotion exprimée par les textes.Non pas qu’efie soit de mauvais goût, ni même lassante, mais les sentiments semblent contradictoires.L’homogénéité est déficiente.D’autre part, l’album a une structure plutôt bizarre, peu commune, tout de même appréciable.Dès les premières secondes, on anticipe un disque relaxant, mais cette impression se transforme rapidement en une sorte d’inconfort; le malaise semble omniprésent, on se laisse engloutir par des basses profondes et des mélodies saccadées et «sales».Original, efficace, comme un poids insoutenable sur les épaules.Dérangeant et difficile à cerner, mais quel voyage en perspective! Nicolas G.Chouteau 333 musiciens 2000 carillonneurs 15 clochers 1 grand orgue 1 carillon de 56 cloches et 2 camions de pompiers sous la direction artistique de Waiter Boudreau et Denys Bouliane JOURD' ENTRÉE UBRE a" Hydro Québec présente la SYMPHONIEduMILLENAIRE 3 juin 2000 à 20 h 30, sur le site de l’Oratoire Saint-Joseph SMCQ, producteur délégué.Renseignements : (514) 843-9305 ou www.smcq.qc.ca La Symphonie du millénaire est l’oeuvre de 19 compositeurs : Serge Arcuri, Walter Boudreau, Denys Bouliane, Vincent Collard, Yves Daoust, Alain Dauphinais, André Duchesne, Louis Dufort, Sean Ferguson, Michel Gonneville, André Hamel, Alain Lalonde, Estelle Lemire, Jean Lesage, Luc Marcel, Marie Pelletier, John Rea, Anthony Rozankovic et Gilles Tremblay.Cette oeuvre sera interprétée par les musiciens de 15 ensembles : Chants Libres, Codes d’Accès, l’Ensemble contemporain de Montréal, I Musici, L’Arsenal à musique, La Musique du Royal 22e Régiment, Le Nouvel Ensemble Moderne, les Idées heureuses, Les Petits chanteurs du Mont-Royal, Musica Camerata, l’Orchestre Symphonique de Montréal, les Productions SuperMémé, le Quatuor Molinari, la Société de musique contemporaine du Québec et le Studio de musique ancienne de Montréal.Devenez l'un des 2000 carillonneurs - achetez votre cloche 45 $ et 55 $ (514) 843-9305 Programme-souvenir en vente dans les librairies du Groupe Renaud-Bray : 4 $ CÔte-des-Neiges cr> jy/ La Crmitii fiai A«r* Tua Canuu CoviKii MM»a | imri 1*1?CONSEIL DES ARTS ET DES LETTRES DU QUEBEC jzqoo QuébecSS ES Gouvarnement du Québ*c Ville de Montréal MniMèr» de II Métropoi* B B CCI BOMBARDIER £*> ÇnUmu.F.SfJ, Av S iOLOCcCH Locüïion iootT & LE DEVOIR Snowdon GROUPE-1 La Fondation SOCAN Renaud-Bray ^*7 Télé-Québec l! K 15 A N LE DEVOIR.LES SAMEDI S E I I) I M A N C II E I .1 I I N 2 O O O il ) K 1,1 0 DISQUES CLASSIQUES Réécritures en deux styles bien distincts FRANÇOIS TOUSIGNANT CLARINET CONCERTOS W.A.Mozart Concerto pour clarinette en la majeur, K 622; L Van Beethoven: Concerto pour clarinette en ré majeur (transcription de concerto pour violon par Mikhail Pletnev), op.61.Michael Collins, clarinette; Orchestre national de Russie.Dir: Mikhail Pletnev.Durée: 69 minutes 42.DGG 457652-2 La discographie du concerto pour clarinette de Mozart s’énumère mal tant elle foisonne de belles versions; celle-ci ne passera pas à l’histoire, sinon pour ce que Mikhail Pletnev arrive à tirer de l’Orchestre national de Russie.Ce n’est pas dans la mouvance du retour au style d’époque, mais c’est à des lieues de l’ampoulade romantique russe usuelle, tout en en gardant la foncière et honnête intensité.Cela permet au clarinettiste Michael Collins de bien s’épancher, notamment dans le mouvement lent A la prise de son, le micro est très près de l’instrument.On perçoit donc bien le bruit des clés; si cela vous gène, vous serez archigê nés, mais cela fait partie de la «mécanique» de l’instrument.Jusqu’ici, donc, un bon disque ordinaire.Pourquoi en parler?Parce que la surprise suit! Pour son camarade clarinettiste, Pletnev a transcrit le concerto pour violon de Beethoven à la clarinette (transcrire est ici un bien grand mot, et je reste persuadé que Michael Collins a eu le dernier mot, notamment en ce qui concerne le traitement des doubles cordes et leur adaptation à son instrument).Redécouvrir un «classique» ainsi, cela fait à la fois peur et plaisir.Oublions la peur: c’est, d’office, magnifique, réussi et très satisfaisant.Jamais on ne regrette l’absence de «l’expressivité» du violon; la clarinette, après tout, est un instrument capable d’aller gratter loin dans le cœur musical, ce que Mozart avait bien senti.Rattachons-nous au plaisir car la «transformation» de certains phrasés est si intelligente et émouvante qu’on craque devant tant de déploiement d’imagination musicale.La tentative s’impose donc comme pleinement justifiée.Encore une fois, il faut déplorer que Michael Collins ne soit pas Charles Neidich, Sabine Meyer, James Campbell ou Richard Stolzman.D’eux, on aimerait entendre cette révision de la pièce (en passant, il faut rappeler que Beethoven l’a transcrite lui aussi, au piano; on appelle cela sympathiquement le W Concerto pour piano).Ceci dit, encore une fois, l’intérêt et la curiosité sont satisfaits, et le plaisir musical tout autant Et cela, notamment par la vision de la partie orchestrale.Pletnev et sa troupe — servis par une époustouflante prise de son! — sont encore rois de cette musique.Voilà ce qui arrive quand on est une personnalité forte: malgré soi, on domine de toute sa grandeur, sans effort ni ostentation, uniquement par la nature intrinsèque de son propre génie.Oui, le disque vaut le coût (et le coup), ne serait-ce que pour cela./ (f o/tcer/oj ' law/te Mozart Beethoven Russian National Orchestra Michael Collins • Mikhail Pletnev SAVALL-KOOPMAN Jean-Sébastien Bach: Sonates pour viole de gambe et clavecin; n° 1 en sol majeur, BWV1027; n° 2 en ré majeur, BWV 1028; n° 3 en sol mineur, BWV 1029; n° 4 en do majeur (d'après la Ve Sonate en trio pour orgue), BWV 529.Jordi Savaîl, viole de gambe; Ton Koopman, clavecin.Durée: 58 minutes 37.AliaVox AV 9812 Le génie de Bach, on l’oublie trop souvent, ne réside pas dans la seule maîtrise technique de la composition.Il abonde partout dans l’évolution qu’il fait faire aux genres.Ainsi a-t-il «inventé» le concerto pour clavecin, par exemple.Il reste aussi l’ancêtre incontestable de la musique de chambre moderne, notamment des sonates pour instrument solo et çlavier — sans basse obligée.A cet égard, les trois sonates pour viole de gambe et clavecin sont le point fort des avancées du génie de Leipzig.On les entend parfois au violoncelle; pourquoi donc si peu?C’est que leur transcription pour cet instrument s’avère souvent malaisée tant les idiomes de la viole de gambe sont utilisés pour leur spécificité propre par Bach (c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles, dans La Passion selon saint Matthieu, l’air écrit pour viole de gambe obligée a toujours été pris avec cet instrument, son transfert au violoncelle étant impossible).La viole de gambe a repris en popularité avec le «renouveau» du baroque.Après s’être intéressé aux rés pertoires français, à la musique espagnole et catalane savante et populaire, un fou comme Jordi Savall va chercher un autre fou — de Bach celui-là —, Ton Koopman, pour voir ce qu’il peut tirer de ce corpus de sonates aussi important que rare.C’est ren-ver-sant.Les trois sonates laissent au vestiaire leur côté «sérieux» et se mettent à rire de ce rire que Debussy appréciait tant et qu’il déplorait ne pas assez retrouver en musique.Cela chante, vit, sautille, danse comme jamais.On a même parfois l’impression que les deux larrons s’amusent à un concours d’ornementation amical pour bien signaler le statut propre de chacun.Exubérant sans exagération, cet esprit anime la musique avec une spontanéité étonnante autant qu’idoine.Bach, quand il préface ses œuvres, parle souvent de «l'agrément de l’amateur»-, ici, dans cette saine rivalité, c’est formidablement réalisé.Si vous voulez connaître ses sonates, le disque est une nécessité.Si vous les connaissez, il modifiera votre perspective de cette musique si surpre-namment belle.Il y a une prime.Forts de leur plaisir à jouer ensemble — et aussi pour allonger la durée du disque qui, autrement, aurait fait un peu chiche et aurait plus difficilement trouvé preneur —, Savall et Koopman ont transcrit la cinquième Sonate en trio pour orgue du Cantor.Pratique de la parodie si usuelle alors, parfois galvaudée aujourd’hui par de doctes mains en mal de publication, qui se trouve pleinement justifiée en ce cas.D’abord, le genre s’y prête bien.Le clavecin fait deux voix; la main gauche joue la partie de pédale, la main droite, celle d’une des mains.La viole de gambe prend l’autre.Comme la sonate est une œuvre d’une irrésistible joie de vivre et de virtuosité.Savall et Koopman sont plus que jamais dans leur élément.Et ils nous y entraînent Il existe de fort belles transcriptions de cette pièce (s’il m’en souvient bien, même par Bach lui-même).Celle-ci a l'avantage de l’excellence technique et d’une sorte d’illumination musicale.Koopman, lui qui est également organiste, connaît bien cette page.Savall, alors, a la marche haute et se sur-Ilasse.C’est fascinant à entendre.D y a autant d'unité de pensée que d’individualité des voix.Bref, cela s'apiielle, en termes de contrepoint, une réalisation idéale.Le mot semble fort?Allez-y voir.tousignantj@sympatico.ca ion mo 24 juin 27 Août Les avant-goûts du Festival GROUPE- Renaud- d-Bray — Û m» : ! i » ta I J ! ï .li’lsfc?' "riT i-’ Projet de développement de la zone portuaire de Toronto ft-"'' PORTES OUVERTES SUR LE DESIGN D’INTÉRIEUR Une invitation à découvrir le design d’intérieur sous un angle nouveau.Institut de Design Montréal 390.rue Saint-Paul Est Marché Bonsecours (niveau 3) Montréal (Québec! Canada H2Y 1H2 Téléphone {5141866-2436 Télécopieur 15141866 0881 Courriel : idmfflidm qc.ca Site Web http //www idm qc ca la Société des designers d'intérieur du Québec (SDIQ) organise.en collaboration avec l'Institut de Design Montréal une série de visites guidées en design d'intérieur à l'intention du public Ces activités s'inscrivent dans le cadre du Mois du design D'importantes firmes de design d'intérieur, reconnues à Montréal, ouvrant leurs portes pour faire découvrir leurs lieux de création et d'affaires et offrir une visite guidée exclusive chez l'un de leurs clients dont la conception des espaces intérieurs a récemment été complétée Cette programmation a pus son envol avec succès le vendredi 26 mai à l'occasion du SIDIM et se poursuit les vendredis du mois de |uin selon l'horaire suivant Date Le vendredi 9 juin, à 10 h Firme Sodeplan inc.1180, rue Drummond, suite 770 Lieu visité Les bureaux dehéléfilm Canada Rue Saint-Jacques Ouest Date Le vendredi 9 juin, à 14 h Firme Conceptum International, 555.rue Montforl, bureau 300 Lieu visité Les bureaux et la salle d'exposition de Teknion, Rue Sainte-Catherine Ouest Date Le vendredi 23 juin, à 10 h Firme Jean Carsley Interiors, 1384 rue Notre-Dame Ouest, suite 200 Lieu visité Projet résidentiel Réservations par téléphone 1514) 284-6263 poste 223 Sans frais, nombre de participants limité ^D,\ £ \ 2 ° % .3# CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR
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