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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-04-29, Collections de BAnQ.

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FONDE E N 19 10 0 L .A ( 1 - N ” 9 .> DEVOIR L E S S A M E I) I 9 E T I) I M A N (' Il E A ü A V H I L 2 0 0 (I I , 9 .1 $ + r a x i: LA FANTAISIE MACABRE DE TREVOR FERGUSON PAGE D 1 LES ACTUALITÉS RIVIÈRE-DES-PRAIRIES: LA SQ ENQUÊTE SUR LA MORT D’UN DÉTENU PAGE A 3 LES ARTS LA CHRONIQUE D’ODILE TREMBLAY: LE ROCKER ET LE POÈTE PAGE B 8 Crise financière dans la santé La croissance des dépenses est repartie de plus belle depuis 1997-98 ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les budgets du ministère de la Santé, comprimés par l’ère du déficit zéro, ne disent pas toute la vérité des dépenses réelles du gouvernement Ce n’est pas 13,7 milliards, mais près de 16 milliards qu’a coûté l’an dernier le système de santé québécois, si l’on tient compte de toutes les sommes ajoutées pour colmater les crises, les déficits et les dépassements de programme.Déjà à bout de souffle, le système de santé nous coûte donc plus cher que ce que laissent entrevoir les budgets du gouvernement, indique un rapport sur le financement préparé pour le ministère de la Santé et dont Le Devoir a obtenu copie.Alors que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, l pç •%# s’apprête à tenir en juin un C ^ | 1 débat important sur l’ave- .nir du réseau québécois '° Ow» * LC de la santé, le diagnostic tracé sur l’état des finances y est plus sérieux que prévu.Ce rapport, qui fait l’analyse des dépenses réelles consolidées faites par le gouvernement révèle que dès 1997-98, la croissance des coûts avait repris le rythme d’avant la réforme Rochon (1991-1992) et atteignait 4,3 % l’an dernier.Le remboursement des déficits, conjugué au coût des emprunts effectués, aux hausses des contributions des usagers et aux dépassements du programme d’assurance-médicaments ont porté en fait les coûts réels du système de santé à 15,9 milliards en 1999-2000, soit un écart de 2,2 milliards par rapport aux dépenses prévues dans le budget Diagnostic : sous-financement chronique Selon l’auteur de cette étude, le professeur Denis Bédard, de l’ENAR celui-là même qui a présidé la Commission sur les finances et la fiscalité municipale, cette situation démontre que le système de santé a atteint un seuil chronique de sous-financement.«Les déficits sont le signe que les règles budgétaires ne tiennent plus et que les contraintes budgétaires imposées ne peuvent être appliquées», note le document Plus encore, le chercheur affirme que les compressions imposées depuis des années tournent à vide et risquent d’aiffecter les services au point de favoriser le développement d’un secteur privé de soins.Les vrais et faux problèmes du système de santé Dans le débat sur l’avenir du réseau que va bientôt entreprendre le ministère de la Santé, on entendra parler de coûts excessife, de transferts fédéraux, de pourcentage du PIB, de vieillissement de la population, etc.Autant d’arguments que sert le gouvernement pour justifier des compressions répétées dans les services de santé.Or tous ne s’entendent pas sur les diagnostics que posent les pouvoirs publics pour expliquer la croissance des coûts et justifier des solutions draconiennes.Le mirage du PIB En 1994-95, le gouvernement amorçait un grand ménage: quatre années de disette, de contraintes et de compressions totalisant 2,4 milliards, ayant pour objectif de réduire le produit intérieur brut (PIB) destiné au secteur de la santé et de redonner bonne mine aux finances publiques.L’exercice financier était en grande partie précipité par la perte de 6,2 milliards en transferts fédéraux, le gouvernement d’Ottawa ayant lui aussi décidé de reprendre le contrôle de ses dépenses.Aujourd'hui, le Québec se targue d'être la province qui VOIR PAGE A 14: CRISE ¦ Notre dossier en pages A 8 et A 9 ¦ Commission sur l’avenir de la santé : Marois prend du retard, page A 6 Le système de santé québécois est en crise.Malgré les fermetures d’hôpitaux, le virage ambulatoire et l’assurance-médicaments, les listes d’attente s’allongent et les problèmes financiers continuent de causer des migraines aux médecins et aux administrateurs du réseau tout autant qu’aux patients.À partir d’aujourd’hui et jusqu’à samedi prochain, nous vous livrerons en exclusivité ce grand dossier sur le financement et l’organisation du système de santé, ses problèmes et plusieurs pistes de solutions envisagées.Planifié de longue date en vue des consultations qui doivent avoir lieu au cours des prochains mois à travers le Québec, rédigé par une équipe de journalistes chevronnés, ce dossier vous conduira en Angleterre, en France, en Belgique, aux Etats-Unis et dans quelques provinces canadiennes.Une série à ne pas manquer, et à conserver, tous les jours jusqu’à samedi prochain inclusivement, dans Le Devoir, Le rédacteur en chef, Jean-Robert Sansfaçon Washington réclame la division du géant Microsoft en deux entités D’APRÈS AP ET L’AFP Washington — Microsoft coupé en deux?C'est en tout cas ce qu’ont demandé hier le département américain de la Justice et 17 Etats américains à un juge fédéral: diviser le géant des logiciels en deux entreprises concurrentes, avec interdiction de fusionner pendant 10 ans.La première de ces deux nouvelles sociétés serait chargée de produire Windows, le système d’exploitation installé sur la plupart des ordinateurs de type PC achetés par les particuliers dans le monde.la seconde société fabriquerait les logiciels d’application, tel le célèbre logiciel de bureau Office, qui inclut le traitement de texte Word et le tableur Excel.D’un côté les systèmes d’exploitation et de l’aube les logiciels.VOIR PAGE A 14: MICROSOFT Opération à coeur ouvert à l’Institut de cardiologie de Montréal, santé n’ont pas régressé, bien au contraire.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Depuis les compressions, les dépenses de Enquête Sondagem Charest perd des plumes dans son comté Le chef du PLQ n'obtient l'appui que de 35 % des électeurs de Sherbrooke LOUISE LEDUC LE DEVOIR Les sondages se suivent.et se ressemblent.Selon un sondage Sondagem, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, n’aurait pas été réélu comme député dans son propre fief si des élections avaient été tenues ces derniers jours.Plus précisément, seuls 35 % des électeurs de Sherbrooke auraient voté pour le Parti libéral.Ils lui auraient préféré à 45 % son adversaire péquiste, selon ce sondage réalisé à la demande de CHLP, La Tribune et Télé 7.Le grand gagnant de ce sondage est cependant l’Action démocratique, qui, comme aux dernières élections, joue les trouble-fête.La semaine dernière, 16 % des Sherbrookois auraient Jean Charest opté pour le parti de Mario Dumont.De façon étonnante, 40 % des répondants de Sherbrooke se sont par ailleurs montrés incapables de nommer le député qui les représente à l’Assemblée nationale.Lorsque informé des résultats de ce sondage Sondagem, Jean Charest, interrogé par La Tribune hier après-midi, a continué d'afficher une apparente indifférence.VOIR PAGE A 14: CHAREST LES ACTUALITÉS «Dédé» Desjardins, ou le syndicalisme de clan LJ assassinat avant-hier d’André «Dédé» Desjardins r ramène à la surface un des épisodes les plus houleux du syndicalisme québécois des années 70, durant lesquelles on a vu s’installer un clan de petits mafieux à la tête des affiliés de la FTQ dans le secteur de la construction.Plusieurs ont trouvé leur compte dans cette situation, autant les employeurs, plus enclins à dealer des arrangements qu’à négocier des droits, que les états-majors, commodément appuyés sur «l’armée privée» contrôlée par Dédé.Quant aux travailleurs qui se retrouvaient aux prises avec le «club des bagues en or», l’histoire doit être nuancée.¦ À lire en page A 7 MÉTÉO Montréal Ennuagement et probabilité d'averses.Max: 18 Min: (i Québec Ennuagement.Max: 11 Min: 2 Détails, page CH Saigon, 30 avril 1975.Un journaliste se souvient.Il y a 25 ans aujourd’hui, un hélicoptère piloté par Darrell Browning faisait la navette entre le toit de l’ambassade américaine à Saigon et un navire situé au large des côtes.Son but?Transporter les derniers Marines et certains Sud-Vietnamiens.Alors correspondant de l’Associated Press, George Esper se souvient.INDEX Annonces.C 12 Arts.B 1 Bourse.C 5 Avis publics.C 8 Economie.C 1 Éditorial.A 12 Uvres.D 1 Le monde.C 9 les sports.C 13 Montréal.A3 Mots croisés.C 8 Politique.A 6 www.ledevoir.com GEORGE ESPER ASSOCIATED PRESS New York — Les derniers militaires américains — une arrière-garde de onze Marines — venaient de fuir Saigon.Leur hélicoptère avait à peine décollé de l’ambassade des Etats-Unis, dans un nuage de gaz lacrymogènes et de fumigènes, lorsqu’un journaliste vietnamien de notre bureau m'a averti que la radio nationale diffusait un message du gouvernement sud-vietnamien.Il me l’a traduit et j’ai immédiatement rédigé la dépêche suivante: «Bulletin «Reddition «Saigon (AP) — Le président du Sud-Vietnam, Duong Van «Big» Minh, a annoncé mercredi la reddition sans conditions de son régime aux forces du Nord-Vietnam.» C’était le 30 avril 1975.Battues, lasses et déprimées, les troupes sud-vietnamiennes quittaient leurs avant-postes en périphérie de Saigon pour déposer leurs armes.Dès l'annonce de la reddition, j’ai dévalé les quatre étages de notre immeuble pour aller recueillir des réactions sur la place centrale de Saigon.J'ai alors croisé le regard affolé d’un lieutenant-colonel de la police locale.«La guerre est finie.Nous avons perdu», m'a-t-il lancé en français.«Finie», répétait-il, la main posée sur l'étui de son pistolet.«Finie.» Alors que je craignais qu’il ne fasse feu sur moi, il s'est retourné pour saluer un monument à la mémoire des Marines sud-vietnamiens.Puis il a dégainé son arme, l’a portée à sa tête et a tiré.L'officier s'est écroulé sur le dos, mortellement blessé.Bientôt, les troupes nord-vietnamiennes entrées dans la capitale défaite du Sud allaient détruire à coups ARCHIVES LE DEVOIR Cette photo célèbre montre des évacués grimpant une échelle pour atteindre l’hélicoptère posé sur le toit de l'ambassade américaine à Saigon, lors de la fuite désespérée du 30 avril 1975.de masse ce monument aux morts, sous les yeux de centaines d’habitants.Il s'agissait alors de détruire toutes les traces de la présence américaine et de l’ancien régime soutenu par Washington.Saigon devait être rebaptisée, prenant le nom du chef du Nord communiste, Hô Chi Minh.Dans les rues de la ville, les trottoirs étaient jonchés d’uniformes et VOIR PAGE A 14: SAÏGON ¦ Le «facteur humain» a joué contre les Américains, page A 14 Le Vietnam est partagé entre communisme et modernité, page C 9 LA NOUVELLE SAQ.VERSEE DANS LES AFFAIRES Depuis 2 ans : » 600 emplois créés Hausse des ventes de 350 millions • Bénéfices nets de 850 millions Depuis que la SAQ a entrepris son grand virage commercial, les résultats qui en découlent sont renversants.Et d’autant plus satisfaisants quand on sait que tout cela est versé directement dans l’économie québécoise.Grâce à sa nouvelle philosophie et à l’implication de ses employés, la SAQ promet de devenir la meilleure entreprise commerciale au Québec.Et de continuer à remplir le verre de son unique actionnaire: la collectivité québécoise.SAO La modération a blan malllaur goût.wwwfoq corn LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 !» ET DI M A \ (' Il E 3 O A V R I L 2 II O O LE DEVOIR ACTUALITES Affaire Barnabé Le commissaire à la déontologie clôt le dossier Centre de détention de Rivière-des-Prairies BRIAN MYLES LE DEVOIR Le Mouvement action justice (MAJ) a essuyé un nouveau revers dans sa tentative de faire congédier les policiers du SPCUM reconnus coupables de voies de fait avec lésions dans l’affaire Barnabé.Le fondateur du MAJ, Yves Manseau, avait demandé un avis juridique au commissaire à la déontologie policière afin de déterminer s’il était possible d’en appeler ou non d’un controversé jugement de la Cour du Québec, qui a permis aux policiers Louis Samson et André Lapointe de réintégrer les rangs du SPCUM.Le 7 mars dernier, le juge Jean Longtin a cassé les sanctions en destitution prononcées contre les policiers pour les remplacer par des suspensions.Une décision sans possibilité d’appel.Mais M.Manseau a voulu en avoir le cœur net en demandant l’opinion du commissaire à la déontologie policière, Paul Monty.Dans une lettre datée du 25 avril.Me Monty laisse entendre que l’affaire est close.«[.] la loi sur l’organisation policière [.] édicte que la décision en question “est finale et sans appel”, de sorte qu'elle est “exécutoire malgré tou- te loi ou convention contraire”», écrit le commissaire à la déontologie.«Dans ce contexte et, à la lumière d’un examen, je dois vous informer que ce dossier est, pour le commissaire, définitivement clos», ajoute-t-il.Insuffisante Une réponse insuffisante aux yeux dYves Manseau.Il avait demandé un avis juridique, et il ne reçoit qu’une missive d’une page.«Cette lettre est insultante pour la famille de Richard Barnabé», a-t-il commenté hier.M.Barnabé est mort en 1996.Trois ans auparavant, il avait fait un arrêt cardio-respiratoire après que des policiers eurent tenté de le maitriser.Il a passé les trois dernières années de sa vie dans le coma.Quatre agents ont été reconnus coupables au criminel dans cette affaire.M.Manseau doit rencontrer le commissaire Monty le 10 mai prochain pour obtenir des explications supplémentaires.Il est convaincu que le jugement Longtin «est une injustice flagrante qui cause des torts à la famille Barnabé et à la société québécoise dans son ensemble», pour reprendre les termes de la lettre qu’il avait envoyée à M.Monty en mars dernier.La des mort d’un détenu met gardiens dans le pétrin Un détenu de 33 ans a été plongé dans un coma fatal vendredi dernier Des gardiens de la prison de Rivière-des-Prairies font l’objet d’une enquête criminelle de la Sûreté du Québec (SQ) après qu’un détenu de 33 ans eut été plongé dans un coma fatal vendredi dernier.L’autopsie pratiquée sur le corps de Brian Bédard s’est avérée insuffisante pour établir les causes du mystérieux décès.Mécontent du secret entourant l’incident, le ministre de la Sécurité publique exige des explications de la direction de la prison.l’anti-psychotique Zyprexa.Le coroner Paquin a indiqué par voie de communiqué «qu’il peut arriver qu’une personne meurt [s/cj subitement lors d’une crise d’agressivité».Des analyses supplémentaires seront réalisées la semaine prochaine.STCUM: moyens de pression (Le Devoir) — Les employés d’entretien de la STCUM, seul syndicat à ne pas être arrivé à une entente avec l’employeur quant à une nouvelle convention collective, ont repris depuis deux semaines leurs moyens de pression.Autocollants apposés sur les vitres et les plaques d’immatricu-1 lation des véhicules, fils électriques des émettrices de correspondance coupés, roues des voitures de service tailladées, voilà quelques actes de vandalisme observés par l’employeur, notamment au centre de service de LaSalle.La semaine der-' nière, la STCUM envoyait une mise en demeure au syndicat, suivie d’un grief patronal cette semaine, les actes se poursuivant de plus belle.Si rien ne change, l’employeur prendra d’autres mesures légales contre le syndicat la semaine prochaine, pour permettre le retour à la normale du service.Ces jours-ci, quelque 80 à 100 autobus sur 1300 circulaient en moins les matins, notamment dans le sud-ouest de la ville.Autre cas d’agressivité routière Québec (PC) — Un homme a été tabassé par trois autres personnes à la sortie de son véhicule, à Sainte-Foy, en banlieue de Québec, hier matin.Il a été roué de coups au visage et a dû être transporté d'urgence dans un hôpital de Québec.L’hotnme souffre de multiples blessures.A première vue, il semble qu’il s’agisse d’un nouveau cas de rage au volant.Tout a débuté vers six heures, sur l’autoroute 20, à la hauteur de Saint-Ro-muald, sur la rive sud de Québec, alors que, selon certains témoignages, les deux conducteurs se dépassaient de manière agressive à plusieurs reprises.Les policiers possèdent déjà une description et le numéro de plaque d’immatriculation du véhicule des suspects.r Ecrasement: victimes inconnues (PC) — L’identité des deux victimes d’un écrasement d’hélicoptère survenu jeudi soir à Saint-Mathieu-de-Belœil n’est toujours pas connue.Des autopsies seront pratiquées sur les corps des deux hommes, le pilote et un technicien.BRIAN MYLES LE DEVOIR La prison de Rivière-des-Prairies fait l’objet d’une double enquête de la SQ et du ministère de la Sécurité publique après qu’un détenu fut décédé dans des circonstances nébuleuses.Le prisonnier Brian Bédard est mort mercredi soir à l’hôpital Santa Cabrini, où il avait été transféré d’urgence la se maine dernière.Vendredi saint, soit le 21 avril, il aurait fait un arrêt cardio-respiratoire après que des gardiens l’eurent maîtrisé par la force.Agressif, le prisonnier de 33 ans refusait de regagner sa cellule.Il y aurait été forcé par plusieurs agents correctionnels.Les agents correctionnels auraient tenté de ranimer M.Bédard après l’avoir trouvé en arrêt cardio-respiratoire.Ils ont partiellement réussi.Le détenu a pu être transporté à l’hôpital le Vendredi saint, vers 15h, mais il n’a jamais repris conscience.Plongé dans le coma, il s’est éteint mercredi soir après avoir été débranché du respirateur artificiel.Les résultats préliminaires de l’autopsie, rendus publics hier par le coroner Claude Paquin, sont insuffisants pour établir la cause précise du décès.Selon le coroner, la victime ne présente «aucune trace de violence compatible avec une asphyxie mécanique».La drogue n’est par ailleurs pour rien dans cet accident.M.Bédard prenait un seul médicament, Méthodes reconnues Le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels, Réjean Laguerre, a affirmé hier que les gardiens avaient employé des méthodes reconnues pour maitriser Brian Bédard.La section des crimes contre la personne de la SQ mène l’enquête mais refuse d’en dévoiler davantage.La SQ soutient qu’elle a été appelée sur les lieux le jour même de l’incident.Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, n’a pas eu ce privilège.Ce n’est que mercredi après-midi, soit cinq jours après les faits, que M.Ménard a été prévenu par la direction de la prison de Rivière-des-Prairies.Ce laxisme l’indispose particulièrement, ce pourquoi il a ordonné la tenue d’une enquête administrative.Il se pourrait que la direction de la prison de Rivière-des-Prairies ait omis d’informer rapidement le ministre parce que l’événement est survenu un jour férié, mais aussi parce qu’elle en a eu plein les bras avec l’émeute de dimanche dernier.Des sympathisants des Hell’s Angels ont saccagé le centre de détention dans une tentative ratée de gagner une aile où séjournaient leurs ennemis des Rock Machine.Robert Prévost Trois sièdes de tourisme au Québec Robert Prévost, qui a grandement contribué à l essor du tourisme québécois é l'étranger, entraîne le lecteur dans les dédales gouvemementaui où, tous partis confondus, on a compris que le tourisme jouait un riMe primordial dans le cherol nement économique et social du Québec.SEPTENTRION www.»«p1»„"lon.qc„ À la Faculté des arts et des sciences, le Département d'études françaises offre des cours de 1er cycle à l'été 2000.FRA 1091 - Création littéraire 1 (3 crédits) Sarah-Dominique Rocheville 28 juillet au 25 août, lundi-mercredi-vendredi, 16h à 19h.FRA 1603 - Classiques du roman québécois (3 crédits) Brigitte Faivre-Duboz 4 mai au 20 juin, mardi-jeudi, 16h à 19h.FRA 1071 - Histoire du théâtre (3 crédits) Gloria Escomel 3 ma) au 19 juin, lundi-mercredi, 13h à 16h.FRA 2611 - Roman québécois 1 Réjean Ducharme (3 crédits) Élisabeth Nardout-Lafarge 4 mai au 20 juin, mardi-jeudi, 13hà 16h.j FRA 2614 - Théâtre québécois (3 crédits) Rachel Ferland 28 juillet au 25 août, lundi-mercredi-vendredi, 13h à 16h.FRA 2615 - Questions de littérature québécoise Saint-Denys Garneau (3 crédits) Karim Larose 4 mai au 20 juin, mardi-jeudi, 8h30 à 11h30.FRA 3025 - La littérature et les autres arts (3 crédits) Sébastien Ruffo 3 mai au 19 juin, lundi-mercredi, 16h à 19h.La description détaillée de ces cours se trouve à l'adresse : www.fas.umontreal.ca/etfra/ Université de Montréal collectif 19,95 $ Les multiples visages du poète et politique vus par dix-sept auteurs.—I * 1’HEXAGONE —¦¦—J www.edhexagone.com paôôien de La CUtôuitwte METTEZ FIN AUX ALLERGIES MAINTENANT ! *>; « Cromolyn peut mettre fin à l'inconfort dû aux allergies avant même qu'elles ne commencent.Pour plus d'information, faites parvenir un courriel à info.QC.fr@allerstop.com aujourd’hui et inscrivez comme objet: «Je veux des informations.» Nous vous retournerons un courriel avec tous les détails et un coupon-rabais de 5$ applicable lors de votre prochain achat de Cromolyn.info.qc.fr@allerstop.com CRONOLYN Anti-allergique Gerald Godin Un poète en politique Sous la directfon de raudry, Robert Lomeau Lachapelle nu a \cx)\ MON PREMIER DICTIONNAIRE FRANÇAIS ILLUSTRÉ de Nathalie Elliott Montréal, Guérin, 1999 1192 pages - 35 $ .Sa présentation est agréable.l'indice de lisibilité est remarquable.les illustrations.sont très représentatives de l'objet ou de l'émotion.un ouvrage digne d'intérêt pour le primaire.pour permettre aux enfants de prendre plaisir à lire et à écrire.«Pour donner le goût des mots», Louise Julien, Le Devoir, 19 février 2000.?.un millier d'illustrations (précieuses pour leur côté pratique.) .près de I 500 notes sur l'étymologie — souvent fascinantes pour les jeunes.l'ouvrage utilise la nouvelle terminologie préconisée par le ministère de l'Education.«Larousse pour futurs lecteurs et Guérin pour nouveaux lecteurs», Sonia Sarfatl, La Presse, cahier Lectures, 20 février 2000.?.une œuvre de très belle facture qui séduira sûrement les enfants et leurs professeurs.En publiant Mon premier dictionnaire français illustré.Guérin réussit un coup de maître.un travail hautement professionnel.Même si c'est un outil pédagogique, les enfants prendront plaisir à le fouiller et à y revenir.on respecte l’âge des utilisateurs.on n'inclut pas dans le dictionnaire des termes dont ils ne sont pas prêts d’assumer les réalités.«Une belle œuvre pédagogique chez Guérin», Jean Vigneault, Le courrier Saint-Hyacinthe, le 26 janvier 2000.?.Quel bel ouvrage que votre dictionnaire.dynamique et surtout aussi beau qu'un livre de contes.Il y a belle lurette qu'un tel outil aurait dû voir le jour.un vent de fraîcheur qui souffle sur des carcans bien implantés.Une présentation soignée, accrocheuse, même encyclopédique par moments; .Ce dictionnaire donne., à tout enfant.le goût d'ouvrir encore et encore, un ouvrage qui nous semblait a priori rébarbatif.Lettre de Francine Charbonneau, Radio Ville-Marie, 27 Janvier 2000.?.l'ouvrage est conçu comme un outil de référence complet agréable à regarder et facile à consulter .un ouvrage très bien conçu, parfaitement adapté aux impératifs du marché scolaire.le public a réservé un accueil enthousiaste au dictionnaire de Nathalie Elliott.«Le dictionnaire jeunesse Guérin est déjà un succès commercial», François Renaud, Livre d’ici, février 2000.En vente dans toutes nos librairies 4560, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L3 Té!: (514) 849-1112 Téléc: (514) 849-6360 4440.rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2LI Té!: (514) 843-6241 Téléc.: (514) 843-6298 168-170, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X IK9 Té!: (514) 861-5647 Téléc.: (514) 861-5307 335, rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H2X 3X2 Té!: (514) 284-2210 Téléc.: (514) 284-1849 GUERIN 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Canada Téléphone.(514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adresse Internet http //www guerin eriiteurqc ca Courrier électronique: francel@guerin éditeurqc ca L E I) E VOIR.L E S S A M E D I 29 ET D I M A X ( H E 30 AVRIL 2 0 0 0 A 4 •LES ACTUALITES- Au revoir, monsieur Trudel! ^ JACQUES GRENIER LE DEVOIR APRES 31 ANS au Devoir, notre collègue Clément Trudel prend une retraite bien méritée.La carrière de M.Trudel a débuté au Soleil, en 1959, où il a travaillé jusqu’en 1966.Après un bref intermède en Amérique latine, M.Trudel est entré au Devoir en 1969.Au fil des ans, il a notamment écrit sur les relations de travail, les affaires municipales, juridiques et parlementaires depuis l’Assemblée nationale.On a aussi pu lire ses textes dans Maîtres, le magazine du Barreau, qui a depuis cessé de paraître.Maîtres lui avait notamment confié la coordination d'un dossier sur le 20 anniversaire de la Crise d’octobre, en 1990.Au cours de sa carrière, son intérêt marqué pour les dossiers latino-américains et africains l’a amené à écrire fréquemment pour nos pages internationales.Ces deux dernières années, M.Trudel était titulaire de la chronique de musique classique.Enfin, au cours de sa carrière, M.Trudel a rempli diverses fonctions syndicales.Il a notamment siégé cinq ans au Conseil de presse du Québec.Il fut aussi le premier titulaire, en 1996, du prix John Peter Humphrey institué par la section canadienne francophone d’Amnistie internationale, pour une entrevue faite avec un dissident chinois.Bonne chance dans tous vos nouveaux projets, M.Trudel! Des poseurs de bombes.dangereux BRIAN MYLES LE DEVOIR C> est sur un scénario digne d'un film des frères Coen que s'est tramé un complot visant à déstabiliser le titre de BioChem Pharma par la force des bombes.Le délateur Réal Bastien a révélé de savoureux détails sur ces attentats à la bombe, hier, lors du procès de Steven Thresh et Carole Perron.M.Bastien, un criminel notoire, a avoué s^ participation aux attentats en échange de certains avantages financiers lorsqu’il est devenu délateur.Il a expliqué hier qu’il ne connaissait rien aux explosifs, ce qui ne l’a pas empêché de s’en procurer par l’entremise d’une tierce personne à l’automne 1997.C’était «pour empêcher qu'un vaccin sorte», lui a-t-on dit Mais la Couronne entend démontrer que Steven Thresh et Carole Perron voulaient réaliser un coup de Bourse.Les bombes, espéraient-ils, auraient fait chuter le cours de l’action de Bio- Chem Pharma, à leur avantage.Leur plan a échoué.Réal Bastien a déclaré hier en cour que son employeur et ami Armando Soares lui avait fait miroiter la somme de 10 000 $ s'il réussissait à trouver des explosifs.Grâce à des contacts en Abitibi, M.Bastien a finalement pu mettre la main sur le dangereux matériel.Avec MM.Soares et Thresh, il a procédé à l’assemblage des bombes dans un motel de la rue Lajeunesse.Aucun des trois larrons ne s’y connaissait en explosifs, mais l’homme qui leur avait vendu la marchandise leur avait fourni de précieux conseils pour l’assemblage, a dit le délateur.Réal Bastien a par la suite affirmé qu’il s’était rendu avec Steven Thresh et Armando Soares au siège social de BioChem, à Laval, pour poser les bombes à la tombée de la nuit.Ils avaient oublié les pelles; ils ont alors creusé à mains nues pour enfouir trois bombes qui devaient exploser vers minuit.Ils se sont par la suite rendus aux bureaux de BioChem à Montréal, où ils ont déposé un seul engin explosif devant une porte grillagée.Ils ont réglé la minuterie à 60 se condes et sont demeurés sur place pour contempler leur œuvre.Mais la bombe n’a pas éclaté.Réal Bastien, qui consommait à l’époque dix grammes de cocaïne par jour selon ses dires, est alors redescendu de voiture.Il a arraché les fils électriques afin de prévenir une explosion et a repris la bombe.Coup de fil à Rouyn-Noranda pour se plaindre du peu de fiabilité de la marchandise au revendeur, un dénommé lœgros.Les quatre individus conviennent de se rencontrer.Réal Bastien, Armando Soares et Steven Thresh font la route jusqu’à un casse-croûte en bordure de la route, au cœur du parc de La Vérendrye, où M.Legros les rejoint Ils déballent un détonateur et une minuterie sur la table; s’ensuit un petit cours de 30 à 60 minutes de maniement d’explosifs Le procès reprendra lundi.Travaux routiers Les Montréalais devront gagner leur ciel, dit Chevrette Montréal et Québec signent Ventente de mise en œuvre du plan de transport L’engrenage du nouveau plan de transport est en marche.Les premiers coups de pioche sur les routes de la métropole seront donnés dès cet été.Le gouvernement allonge les millions, la Ville de Montréal aussi.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le ministre des Transports du Québec, Guy Chrevret-te, et le maire de Montréal, Pierre Bourque, ont signé une entente d’investissement de 169 millions de dollars sur cinq ans pour le développement des infrastructures routières de la métropole.Cette annonce suit le dévoilement du Plan de gestion des déplacements par le ministre, qui a eu lieu le 11 avril.Guy Chevrette avait alors décrit les grandes lignes de sa stratégie pour désengorger Montréal.D’ici dix ans, Québec consacrera 2,2 milliards au réseau routier montréalais et 1,5 milliard pour améliorer le transport en commun.«Montréal est en train de redevenir une métropole, mais elle doit se moderniser», a expliqué Pierre Bourque en conférence de presse à l’hôtel de ville hier matin.Le maire accueille donc ce premier volet de travaux avec enthousiasme.La Ville de Montréal investira pour sa part 54 millions.«Ce plan montre une véritable volonté politique, a lancé Guy Chevrette.C’est la première fois qu’on a un plan de transport avec de l’argent pour l'appuyer.» Dès cet été, viaducs, murs et bretelles de l’autoroute Décarie commenceront leur remise en condition.Les travaux se termineront l’an prochain et disposent d’une enveloppe de 36 millions.L’expansion du réseau de pistes cyclables débutera également à l’été.En tout, 35 kilomètres seront ajoutés, au coût de 10 millions de dollars.Quelque 54 millions de dollars seront affectés à la réfec- tion du rond-point L’Acadie.De même, les bretelles d’accès entre le boulevard Gouin et l'autoroute 40 seront réaménagées.Mais les travaux sur cette voie rapide seront effectués au compte-gouttes.«Le Métropolitain est conditionnel à la réalisation des travaux dans la rue Notre-Dame et de l’autoroute Ville-Marie, a répété M.Chevrette.Si on n’offre pas de route alternative, qu’est-ce que ça va donner d'augmenter la fluidité [du trafic l?» Autre fer de lance du plan de transport le raccordement du boulevard Cavendish pour en faire un axe nord-sud sera mis en chantier.Les travaux sont évalués à 32 millions de dollars.La contribution du gouvernement du Québec se chiffre à 24 millions, le reste étant divisé entre les Villes de Montréal, de Mont-Royal et de CôtœSaint-Luc.Le seul obstacle qui se dresse devant le ministre Chevrette est le refùs du maire de cette dernière municipalité, Robert Libman, de participer financièrement au projet Le maire rencontrera le ministre d’ici la fin mai pour lui faire valoir son point de vue.Mais le ministre émet d’ores et déjà ses réserves.«Ma décision est formelle, nous avons besoin de ce raccordement pour désenclaver le secteur», a expliqué M.Chevrette.D a d’ailleurs chargé ses fonctionnaires de rédiger une loi qui forcera la réalisation du projet si Robert Libman persiste à le rejeter.Le maire de Côte-Saint-Luc est présentement au Vermont et n’a pu commenter de vive voix.A son bureau, on a réitéré la position de la Ville: pas question de payer des millions pour un projet qui aura un impact négatif sur les citoyens.Quant aux inconvénients que poseront les travaux aux automobilistes de la région, le ministre a indiqué que ses fonctionnaires tiendront un point de presse mercredi pour expliquer les travaux de l’été 2000.Des maux de tête seront cependant inévitables.«Quand on veut aller au ciel, il faut accepter de mourir un peu.», philosophe Guy Chevrette.«C’est la première fois qu’on a un plan de transport avec de l’argent pour l’appuyer» Les journaux de Conrad Black à vendre Copps maintiendra les règles sur la propriété des médias LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Il n’est pas question de modifier les règles limitant la propriété étrangère des médias canadiens pour satisfaire l’appétit de deuJt grandes chaînes de journaux des Etats-Unis, intéressées à acquérir des journaux canadiens appartenant à Conrad Black.La ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, a été on ne peut plus claire à ce sujet hier, lorsque interrogée à Montréal.«On ne veut pas que les étrangers soient majoritairement propriétaires de nos expressions artistiques et médiatiques.» Etendant cette question de la propriété des journaux à celle des réseaux de télévision et de radio, Mme Copps a ajouté que le gouvernement «a un rôle à jouer pour s’assurer que la propriété de ces institutions demeure entre les mains des Canadiens».Plus tôt cette semaine, deux des plus importantes chaînes de journaux aux Etats-Unis, Knight-Ridder et Gannett Co., ont fait part de leur in- térêt pour certains journaux canadiens appartenant au groupe Hollin-ger de Conrad Black.Pour pouvoir concrétiser leur intérêt, elles demandaient à Ottawa d’assouplir les règles restreignant la propriété étrangère des médias canadiens.Le président de Knight-Ridder, Anthony Ridder, avait notamment soutenu qu’il était «très frustrant de constater que les Américains ne peuvent pas acheter des journaux canadiens, mais que les Canadiens peuvent acquérir des médias américains».En fait, la participation étrangère dans les journaux canadiens est limitée à 25 %.Passé ce seuil, la vente de publicité ne peut plus être comptabilisée comme une dépense donnant droit à des déductions fiscales par les entreprises qui font des affaires avec cesjournaux.Mme Copps a qualifié de «faux argument» l’affirmation voulant que cette limite à la propriété étrangère des médias canadiens nuise à la libre concurrence.Il n’y a pas que la libre concurrence qui compte, a lancé la ministre du Patrimoine, il y a aussi «l’espace pour nos voix», «l’espace pour l’expression de chez nous», de notre culture.Et le gouvernement canadien, insiste Mme Copps, doit «protéger et promouvoir» l’identité canadienne.«Les Américains n’ont pas de menace de leur expression, alors que nous, on l’a, et on ne veut pas que ça soit une simple question de marché», a-t-elle ajouté.Hollinger a annoncé mardi dernier qu’elle mettait en vente une partie de ses actifs dans les journaux, d’une valeur de cinq milliards de dollars amé ricains.L’entreprise possède 77 quotidiens, dont 59 au Canada.M.Black avait cependant précisé qu’il tenait à conserver ses journaux dans les grands centres urbains du Canada.Au Québec, sa filiale Unimédia possède trois quotidiens: Le Soleil de Québec, Le Quotidien de Chicoutimi et Le Droit d'Ottawa.Mme Copps a fait ces commentaires après qu’elle eut prononcé une allocution au Forum sur l’espace culturel francophone au Canada, à Montréal.SO 15 000 000 $ Ça change pas le monde, sauf que.lolo-ciuelu-c m L K D K V (MR.L K S S A M EDI > il ET I) I M A \ ( Il E 3 (t A \ li I I 2 0 » 0 LES ACTUALITES Union des municipalités du Québec Les maires quittent le congrès divisés comme jamais FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Québec — Plusieurs membres de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) se sont regroupés hier pour tenter de trouver une façon de faire voter leurs collègues, réunis ce matin en assemblée générale à Québec, au sujet du livre blanc dévoilé mardi par la ministre des Affaires municipales, Louise Harel.Ces élus sont mécontents des statuts et règlements de l'organisation, qui ne leur permettent de déposer une résolution que sept jours avant une assemblée afin que le conseil d’administration puisse en prendre connaissance.Les trois résolutions formulées par ces élus qui circulaient hier soir condamnaient vertement le livre blanc et \«approche antidémocratique» de la ministre Harel dans le dossier des fusions.Dans le cas où une telle démarche aboutirait, les membres auraient donc à se prononcer sur les propositions de Mme Harel.Or le nouveau directeur de l’UMQ, Guy Leblanc, a indiqué hier que son organisation ne se prononcerait pas sur le livre blanc; elle prendra à tout le moins position sur certaines parties du document Ce dernier épisode du congrès de lUMQ, qui se termine aujourd'hui à Québec, démontre de façon très éloquente l’importante scission qui existe en son sein.«H y a des clhuges, c'est clair, a reconnu M.Leblanc.Personne ne va le nier.Il faut voir, toutefois, quelle plateforme commune on peut trouver» Cependant, si l’on se fie aux dires de nombreux membres de l’UMQ, force est de constater que cette plateforme sera très menue en ce qui a trait à la réforme.Les divergences entre les villes centres (pro-fasion) et les villes de périphérie (anti-fusion) semblent sinon insurmontables, du moins difficilement conciliables.Sous le couvert de l’anonymat le maire d’une importante ville du Québec a d’ailleurs lancé que «l’attitude des roitelets de nombreuses petites municipalités qui font tout pour protéger leurs royaumes a pour effet d’anéantir l'éventuelle existence d’un terrain d’entente».Au sujet du pacte fiscal, la situation est néanmoins quelque peu différente.Les membres ont les coudes un peu plus serrés dans ce dossier qui leur permettrait selon le cadre de proposition rendu public hier, d’obtenir plus de un milliard sur cinq ans.Le président Leblanc a d’ailleurs fait état de la rencontre du conseil d’administration de l’union hier midi, qui portait notamment sur le cadre de proposition.Selon lui, les conditions de dernière minute exigées par Quebec ont eu pour effet de modifier ledit cadre.Mors que les propositions présentées aux conseils de l’UMQ mercredi ne comportaient aucune condition à l'attribution de l’enveloppe provinciale, Québec est revenu à la charge quelques jours plus tard avec de nouvelles demandes.Selon le président, Mme Harel voulait imposer l’obligation aux membres de l’UMQ de participer aux comités consultatifs sur les regroupements, ce qu’a nié le cabinet de la ministre.«Jamais il n’a été question de poser l'obligation de participer aux comités-conseils comme une condition», a indiqué l’attachée de presse Renée-Claude Boivin.La ministre aurait néanmoins demandé que les procédures juridiques entamées par l’UMQ contre Québec soient retirées.En effet l’union conteste la facture de 35(i millions imposée par Québec pour l’année en cours puisque, selon elle, l’objectif que le gouvernement souhaitait atteindre, soit le déficit zéro, a été atteint plus tôt que prévu.«fai clairement dit que c’était impossible (de les retirer], a répondu M.Leblanc.Mais on n'est pas fermés à l’enlever contre une bonification des conditions.Je n ’ai toutefois fait aucune demande spécifique en ce sens afin de laisser la générosité du gouvernement s'exprimer.» S’il advenait que les pourparlers avancent rondement, les membres de l'UMQ réunis en assemblée générale aujourd'hui pourraient donner leur aval au comité de négociation pour qu’il poursuive son travail vers la signature d'un véritable pacte fiscal.Improvisation du gouvernement Par ailleurs, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) a dénoncé l'attitude du gouvernement Bouchard dans le dossier de la réforme municipale, hier.«Depuis un an, le gouvernement improvise, se contredit régulièrement et tente de mener en bateau tant les citoyens du Qttébec que leurs élus locaux», a dénoncé le président, Florian Saint-Onge.La nouvelle d’une entente entre le gouvernement et l'UMQ sur un cadre de proposition de plusieurs centaines de millions a fait bondir la FQM.«Comment considérer ai>ec sérieux un gouvernement qui sort régulièrement des lapins de son chapeau au lieu de présenter une réforme municipale complète, réellement avantageuse pour les contribuables, tant sur le plan de la fiscalité que [sur celui] de l’efficacité administrative?» Pâques chez les orthodoxes REUTERS LA SŒUR Fotinia de l’Église roumaine orthodoxe présente avec précaution les traditionnels œufs peints de Pâques que les fidèles célèbrent demain.Selon la tradition, les Roumains cognent ces œufs peints les uns contre les autres avant de les manger.Mais pas ceux-ci.Peints à la main, ils seront préservés: vidés, ils servent de décoration.Alcan et PPG décontamineront la rivière Saint-Louis -— - B S ï l msMÉmm .I::.: ’ ‘ ¦ -ilH?I s *% d - .$£ y"» • • ï ^ -v: - .y; '.fl; .2.Vous ne voulez pas rater la chance de gagner ! 1.Vous êtes très, très occupé.BONNES RAISONS DE VOUS ABONNER A LOTOMATIQUE ifmm ’ iitÉii voulez contribuera aismes sans but luci ous en coûte ur 4.Un formulaire d’abonnement vous attend au centre de ce journal.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Alcan et la compagnie PPG vont décontaminer la portion de la rivière Saint-Louis en amont du barrage Smith, juste en amont du lac du même nom, un des secteurs qui contient des concentrations parmi les plus élevées de mercure de toute la région de Montréal.Cet engagement a été confirmé hier par les deux sociétés dont les zones contaminées se trouvent entre leurs émissaires et la digue Smith, qui a agi en retenant l’eau comme une fosse à sédiments.contaminés.La «ZIP» (zone d'intervention prioritaire) du Haut-Saint-Laurent a déposé hier soir le plan de réhabilitation de ce secteur pollué, dont le sort se discute depuis sept ans.PPG et Alcan vont se partager la «mise en oeuvre» du plan de réhabilitation, qui ne précisait pas hier les méthodes et le site d’élimination final de ces sédiments contaminés.Un comité «aviseur» suivra le déroulement de cette opération, dont on ne connaît pas non plus l’échéance finale des travaux, qui a été discuté hier au «comité sédiments» de la ZIP et.en principe, arrêté au conseil d’administration le 26 avril dernier.Une étude de la société Beak International, réalisée en 1998 pour le compte de la ZIP confirmait l’existen- ce d’un bourbier toxique d'une importance inégalée dans la rivière Saint-Louis, juste en aval des émissaires des sociétés Sécal (Alcan) et PPG Canada, de Beauharnois.Elle révélait des concentrations de près de 900 parties par million (ppm) de HAP alors que le «seuil d’effets néfastes» (SEN) pour les espèces aquatiques est fixé par les gouvernements à 100 ppm.Les concentrations de BAP étaient jusqu'à 70 fois supérieures au seuil d’effets néfastes et, dans l’embouchure du cours d’eau, jusqu’à 120 fois supérieures.Quant aux concentrations de mercure, elles dépassaient de 30 à 300 fois le SEN, lequel est fixé à une partie par million.Une caractérisation «supplémentaire» a été effectuée depuis, qui démontrerait «que les sédiments en amont des émissaires industriels ne sont pas contaminés et que ceux situés en aval pourraient être remis en circulation»] Ce nouveau rapport indique par ailleurs que les sédiments en question sont «anciens et que très peu de nouveaux sédiments se sont accumulés au cours des dernières années», un résultat obtenu par les contrôles de la pollution institués aux deux usines de PPG et d’Alcan.L'idée de faire une place aux industries en cause dans le comité responsable de l'examen de ce problème pour «les faire cheminer ensemble vers une solution» serait une première au Québec.Choisissez vos loteries préférées et Lotomatuiue s’occupe de tout pour vous ! rm r,lT gm.miotnss.E|tra Vous pouvez vous procurer d’autres formulaires d’abonnement : Montréal (514) 873.7198 extérieurl 800 361.8095 ou WWW.l0t0-C|UebeC.C0ITl LOTOMATIQUE En 1999, par la vente de loteries, des organismes sans but lucratif se sont partagés plus de 10 millions de dollars.0 toto^bec 18 , , ., , .i j i i L K I) K V 0 1 R .L E S S A M E I) 1 2 !) ET I) I M A N C II E :i 0 A V R I L 2 0 0 0 A (> -?LE DEVOIR —- POLITIQUE PERSPECTIVES Commission sur l’avenir du système de santé La vraie patente Pierre O’Neill LH ouvrage dejean-François Usée, Sortie de se-* cours, avait été accueilli par une rafale de critiques.On lui a reproché de s’être converti en néo-fédéraliste agenouillé.Il a tout juste eu droit à l’appui timide de quelques députés du PQ et du Bloc québécois.Son ancien patron, le premier ministre du Québec, avait alors eu recours à une formule colorée pour décrire l’œuvre: «une patente^, avait-il lancé en boutade aux journalistes.Sans omettre toutefois de mentionner que son ex-conseiller a ainsi apporté une contribution très positive au débat en ce qu’il a mis en lumière de nouvelles dimensions de la situation politicoéconomique du Québec.Principalement, Usée proposait de tenir un référendum sur les pouvoirs essentiels du Québec plutôt que sur la souveraineté.Il partait de la prémisse selon laquelle la majorité souverainiste ne sera pas au rendez-vous dans un avenir prévisible.C’est vrai que la proposition de Usée montre de grandes faiblesses qui la ?rendent stérile.D’abord parce que son scénario ne comporte pas d’obÛgation de réponse de la part du Canada anglais, qui n’a pas assoupli ses positions d’un iota, même après avoir failli perdre le référendum de 1995.Et parce qu’il ne se laisserait pas davantage impressionner par le référendum symbolique que préconise Usée.Il n’y a rien dans cette approche qui puisse redonner un minimum d’espoir aux souverainistes démoralisés par la baisse de leur option dans les intentions de vote.Mais la tentative de Usée n’avait pas que des torts et valait mieux que du mépris.11 a tout au moins le mérite de semer le germe de lp réflexion dans les cercles souverainistes montréalais.A preuve, ces discussions sur le sort de l’option qui ont cours depuis quelque tempç dans les bars et les cuisines du Plateau Mont-Royal.Echanges entre amis sur la recherche d’une combinaison gagnante.Ces séances de remiuMiiéninges, hors les instances officielles du parti, ont porté fruits puisqu’elles ont débouché sur l’hypothèse d’une nouvelle stratégie référendaire.Les théoriciens de ces cellules souverainistes estiment avoir trouvé la formule magique, une approche implacable qui permette de placer les fédéraux sur la défensive et qui conduise infailliblement à la souveraineté.En référence à la «patente» dejean-François Usée, ils ont baptisé leur trouvaille «la vraie patente».Essentiellement, leur proposition s’apparente au rapport Allaire à l’envers, un prototype de la cage à homards de Jacques Parizeau, dont voici les lignes de force: ¦ à un certain moment d’ici la fin de l’année, le gouvernement Bouchard annoncerait la tenue d’un référendum sur la souveraineté; ¦ le premier volet de la question porterait sur une offre de partenariat au Canada anglais, partenariat qui permettrait au Québec de rapatrier les mêmes 22 champs de compétence définis dans le rapport Allaire; ¦ le Québec accorderait un délai de trois ans au Canada anglais pour accepter ce projet de partenariat, le délai que prévoit la Constitution du Canada pour permettre aux assemblées législatives des dix provinces d’entériner les réformes constitutionnelles; ¦ la démarche explicitée dans le libellé de la question préciserait dans un deuxième temps que si, au bout de ce délai dç trois ans, le Canada anglais n’a pas accepté cette offre de partenariat, l'Assemblée nationale du Québec proclamerait alors unilatéralement la souveraineté du Québec.Pour convaincre la galerie politique du génie de sa thèse, Jean-François Lisée avait commandé un sondage qui accordait à sa «sortie de secours» l’appui de 56 % des Québécois.Les penseurs de la «vraie patente» n’ont pas commandé de sondage mais sont convaincus que l’approche qu’ils ont concoctée sera plus populaire que toutes les stratèges référendaires connues.Mais il y a l’envers de la médaille.Ottawa ne reconnaîtra jamais une souveraineté obtenue sur de telles bases.Et s’il devait un jour se faire au sein des instances officielles, le débat sur la «vieille patente» ne manquerait pas de diviser le PQ.Marois prend du retard La ministre attendra encore 10 jours avant de nommer les commissaires et lancer les travaux La ministre Pauline Marois souhaitait lancer sa commission sur l’avenir du système de santé ces jours-ci.Un léger délai sera toutefois nécessaire pour compléter les travaux préparatoires et nommer les commissaires.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Pauline Marois prendra une dizaine de jours de plus pour lancer sa commission sur le financement et l’organisation du système de santé québécois.La ministre de la Santé et des Services sociaux indiquait il y a trois semaines au Devoir qu’elle visait la fin avril pour créer son groupe de travail et nommer les commissaires.Le léger retard est dû notamment à la rédaction des documents d’appui qui alimenteront la réflexion.«Ce délai qui n’est pas volontaire, assure l’attachée de presse de Mme Marois, Nicole Bastien, ne nuira en rien à l’échéancier des travaux de la commission.» En coUaboration avec les régies régionales, la commission tiendra des audiences simultanées partout au Québec au début de juin, pendant un jour ou deux.L’arrimage entre les besoins des différentes régions et, surtout, la rédaction des documents d’appui prennent plus de temps que prévu.«Ce genre d’écriture prend toujours un peu plus de temps, explique Mme Bastien.On veut des documents faciles à consulter, accessibles et rédigés en langage courant, n’utilisant pas un vocabulaire d’experts.» Dans une dizaine de jours, la ministre Marois devrait donc être en mesure de tout révéler en même temps: le document d’accompagnement, le nom des commissaires et les dates des audiences publiques.Les indivi- dus et les groupes auront donc environ un mois pour se préparer, mais, déjà, plusieurs auraient fait connaître leur intérêt au ministère.Pendant ce temps, les régies régionales sont à l’œuvre pour établir la logistique des travaux de la commission en région.Quelques noms ont circulé pour présider le groupe de cinq à neuf commissaires qui y siégeront, mais le gouvernement aurait déjà changé son fusil d’épaule à leur sujet.Il s’agit des anciens recteurs de l’UQAM Paule Leduc et Claude Cor-bo, ainsi que du conseiller au Bloc québécois Pierre Paquet.Québec serait à la recherche de personnalités relativement connues qui disposent, évidemment, d’un minimum de temps.Durant ces travaux, la ministre Marois veut savoir si les Québécois sont prêts à entrevoir un financement privé plus important des services de santé.En prenant le pouls de la population, elle s’attend à pouvoir juger de la pertinence de hausser le niveau actuel de financement privé, qui se situe à 30 %.«Est-ce que les Québécoises et les Québécois sont toujours d’accord pour que les soins et les services leur soient offerts en jonction de leur état de santé et de leurs besoins plutôt que de leur revenu?Est-ce qu 'ils acceptent que certaines personnes aient accès plus rapidement à des services parce quelles sont capables de se les offrir?», demandait-elle récemment devant les directeurs d’établissements de santé, de CLSC et d’hôpitaux réunis à Québec.Le mandat de la commission est déjà clair la ministre veut établir quels services les Québécois accepteraient de confier au secteur privé et comment ils pourraient être financés.«Comme société, se demande-t-elle également, quelle est notre capacité de financer le système de santé et quel niveau de taxation sommes-nous prêts à supporter pour le faire?Faut-il un financement public spécifique pour le système de santé?» Après les audiences, les commissaires rencontreront ensuite en août et en septembre des experts et des organismes nationaux ainsi que des spécialistes internationaux avant de remettre leurs recommandations, attendues tôt à l’automne par Mme Marois, sur des pistes d’action concernant le caractère public, le financement et l’organisation du réseau.Les documents de référence qui accompagnent le débat seront à la fois descriptifs et prospectifs.Ils porteront sur les indicateurs de santé chez les différents groupes d’âge de la population québécoise, sur l’organisation des soins et des services actuellement offerts ainsi que sur le financement du réseau.L’un des objectifs avoués de la ministre Marois dans le cadre de l’administration du réseau de la santé est de susciter une meilleure collaboration entre les divers établissements du réseau, à défaut de quoi les crédits des uns et des autres seraient affectés.«Ne soyez pas surpris si, dans l’avenir, a-t-elle déclaré aux directeurs d’établissement il y a trois semaines, l’un des critères d’allocation des ressources est votre capacité à travailler en réseau.» Mme Marois veut donc voir émerger des solutions pour «traduire dans les faits cette volonté d’intégration des services».Elle veut également savoir comment il est possible de voir les différentes composantes du secteur public mieux collaborer et comment tirer un meilleur profit des partenariats avec le secteur privé, notamment avec les cliniques privées.Paule Leduc Claude Corbo Maintien à domicile La CSN affronte les coopératives ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L* incohérence du gouvernement à l’égard du maintien f à domicile des personnes âgées a mis le feu aux poudres entre la CSN et les coopératives qui s’affrontent maintenant devant le commissaire du travail.Encouragées par la direction de certains CLSC, les coopératives de service à domicile ont commencé à fournir des soins d'hygiène aux personnes âgées à domicile — leur donner le bain, par exemple —, débordant ainsi de leur activité première, qui est d'offrir un service d’entretien ménager.Or les quelque 3300 auxiliaires familiales et sociales, employées du CLSC et syndiquées pour }a plupart à la CSN, font exactement le même travail.A plus cher s’entend: à plus de 20 $ l’heure contre 14 $ l’heure pour les coopératives.Compte tenu de leurs budgets restreints, les CLSC y voient une façon de répondre à la demande croissante pour ce type de soins.«Les CLSC ont beaucoup de nouvelles responsabilités sans que leurs ressources financières aient été augmentées.Us ont dû laisser tomber certains services», a expliqué Usa Massicotte, de l’Association des CLSC et des CHSLD du Québec.L’incohérence gouvernementale va encore plus loin: dans le budget Landry 1999-2000, le gouvernement a introduit, à compter de janvier dernier, un crédit d’impôt pour les personnes âgées de 70 ans et plus en perte d’autonomie.Ce crédit d’impôt leur permet de se payer des services, autres que les services infirmiers visés par le Code des professions, notamment des services d’hygiène en dehors des CLSC.La CSN a déposé ou déposera plusieurs plaintes au commissaire du travail pour empêcher les coopératives de service à domicile d’empiéter dans ce champ dévolu aux employés de CLSC, a indiqué François Lamarche, de la CSN.C’est le cas au CLSC Les Forges, à Trois-Rivières, où le syndicat a déposé une plainte, s’appuyant sur l’article 39 (sur l’accréditation unique par corps d’emploi) et l’article 45 (sur la sous-traitance), contre la coopérative l’Interville.Au terme du Sommet sur l’économie et l’emploi de 1996, le gouvernement les groupes communautaires, les coopératives et les syndicats s’étaient ralliés autour d’un consensus: les services domestiques (entretien ménager, préparation des repas, courses, etc.) iront aux entreprises de l’économie sociale et les soins de la personne (soins infirmiers et soins d’hygiène) à l’État par l’entremise des CLSC.C’est la position que défendent le Chantier de l’économie sociale et le Regroupement des entreprises d’économie sociale en aide domestique au Québec, qui comprend 63 entreprises communautaires et 13 coopératives.Pour la Fédération des coopératives de service à domicile, un regroupement de 33 coopératives et de deux entreprises communautaires, ce consensus, tel que formu- lé, ne correspond plus aux visées du gouvernement «Le gouvernement veut que les entreprises d’économie sociale deviennent autonomes.Il faut avoir une mentalité entrepreneuriale», a fait valoir Marie Gagnon, directrice générale de la Fédération.Les coopératives répondent à des besoins que les CLSC ne sont pas en mesure de combler.«Nous comblons les déficiences des CLSC.Nous ne voulons pas nous substituer au secteur public», a souligné Mme Gagnon, qui a précisé que ce sont les CLSC qui font appel aux services des coopératives.Ce réseau de coopératives de services domestiques est en pleine croissance.L’an dernier, il a doublé son chiffre d’affaires, qui doublera encore cette année pour atteindre 20 millions.Mme Gagnon prévoit que ces coopératives emploieront 2500 personnes à la fin de 2000.Selon Jacques Fournier, un organisateur communautaire du CLSC de Longueuil-Ouest et un expert en la matière, il règne actuellement une telle incohérence dans les politiques gouvernementales relativement aux entreprises d’économie sociale d’aide à domicile que le ministère de la Santé et des Services sociaux nage en pleine illégalité, enfreignant ses propres directives.A cela s’ajoute le fait que les CLSC dépensent des sommes très variables en matière de soins à domicile, ces écarts allant du simple au double.«Le financement n’est pas basé sur les besoins de la population mais sur l’historique des CLSC.Les plus vieux ont les meilleurs budgets», a indiqué Usa Massicotte.Pour liomm T Habits italiens à partir de HHIti Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour femmes Nouveautés printemps-été Pour 1 .ui Centre Je Commerce Mondial 281-7999 S107.av.du Pare Un-k- Laurier) 277-7558 boutique 1007, rue Laurier Ouest, Outremont Enfanh Deslongchamps Tel.: 274-2442 Vêtements pour enfants O-18 ans Vêtements de maternité TRAVELVET 11A4.Slc-t jillu riiu’ Ouisi.Itiiri'nu 504 Metro Reel 514-800-0007 on I 877-800-0007 \ m I no i'liu'1 PLAN ACHAT-RACHAT k partir dc 619$ 17 jours Vols 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poursuit le texte dans la version anglaise, et à continuer à nous piquer si nous avons commencé.La brochure, sur laquelle apparaissent les logos de Santé Canada et de la Société canadienne du sida, offre des instructions détaillées pour avoir des pratiques sexuelles sans risque et nettoyer les seringues.Un médecin et député de l’Alliance canadienne, Keith Martin, dit qu’il a été consterné en prenant connaissance de la brochure.«Le fait de laisser entendre qu’il est acceptable de se piquer indique qu’il n'y a aucune limite, dit-il, et il est immoral de la part d'un gouvernement de dire une telle chose.» Un porte-parole de Santé Canada soutient que la brochure ne se montre pas favorable à un tel comportement.«Elle reconnaît simplement que ce sont des choses qui arrivent», dit Michael Jacino, conseiller en marketing à la Stratégie canadienne sur le VIH-sida à Santé Canada.1 L E I) E V 0 I R , L E S S A M E 1) I 2 i) E T 1) I M A N ( Il K A (I A V R I I, (I (I 0 A 7 L E S A C T U A LIT E S André Desjardins Quand le syndicalisme était affaire de clan On a souvent dit du syndicalisme des années 70, et en particulier de celui de la construction, qu’il avait été caractérisé par un haut niveau de violence.Cette violence aurait été le fait de l’insécurité des chantiers.C’est oublier que l’insécurité vécue quotidiennement dans plusieurs grands secteurs industriels, mines, métallurgie et textile, n a jamais débouché comme dans la construction sur le contrôle des syndicats par un clan mafieux, comme celui que la commission Cliche a finalement paralysé en le traînant sous les projecteurs, créant une psychose sans précédent dans les milieux politiques et syndicaux qui avaient pactisé avec le «roi».LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Celui qu’on avait surnommé le «roi de la construction» dans les années 70, et qui a permis à la petite «pègre» d’infiltrer plusieurs unions de la construction, avait assis son pouvoir sur la fidélité d’une «armée privée» de fiers-à-bras, selon le mot de la commission Cliche.Un clan que Desjardins mettait au service de ses stratégies, qu’il prêtait à d’autres leaders syndicaux dans le pétrin ou à des députés et ministres, comme «travailleurs» musclés d’élection! Cet homme d’apparence affable et généreux, qui a un jour «vidé» avec ses «bras» une commission parlementaire en toute impunité, s’est lié d’amitié très jeune avec la petite pègre de son quartier d’origine, le «faubourg à m’iasse» de Montréal, et en prison à la suite de condamnations pour vol.Des «broutilles de jeunesse», disait-il, qui avaient été effacées par un pardon dont l’octroi avait aussi suscité l’intérêt de la commission d’enquête.Plombier comme son père et son grand-père, le jeune Dédé a vite compris quel pouvoir énorme il pouvait tirer d’une armée de fidèles qui ont rapidement monopolisé plusieurs postes «d’agents d'affaires» des différents syndicats du Conseil provincial des métiers de la construction de l’époque.Cette «armée privée», selon le mot de la commission, s’est concentrée au local 144 des plombiers, son fief d’origine, chez les électriciens et chez les opérateurs de machinerie lourde de la FTQ.Les caïds mis en place par Desjardins ont vite profité de leurs fonctions syndicales pour opérer toutes sortes de rackets, dont de véritables réseaux de «shylock».Sur les chantiers éloignés, les travailleurs racontent qu’aucun réseau de drogue ne pouvait opérer sans leur accord, voire leur complicité.Ce club très sélect s’appuyait sur un système de placement syndical qui réservait les meilleurs emplois aux alliés du clan d’abord, puis aux membres du local les plus sympathisants, ce qui excluait ultimement les «pourris» des autres centrales, dont le droit au travail était pourtant protégé par la loi.Les syndiqués de la FTQ eux-mêmes ont longtemps défendu comme une expression du syndicalisme et de la solidarité l’exclusion des chantiers des travailleurs des autres centrales et les «deals» conclus par leurs agents d’affaires avec des employeurs, qui avaient le choix entre le saccage de leur chantier ou réserver les emplois disponibles aux syndicats contrôlés par le clan Desjardins.Les emplois ou le dépôt d’un grief étaient d’autant plus faciles à obtenir si un travailleur avait l’intelligence d’acheter de son délégué syndical et de porter fièrement une des , V -> Jean Coutu nombreuses bagues en or ou effigie syndicale, que la plupar t transportaient dans leur malette! Les liens du clan avec la vraie pègre sont apparus par bribes.Des figures connues du crime organisé ont financé la syndicalisation de certains locaux syndicaux, a établi la commission Cliche.Les mafieux du clan bénéficiaient d’une sorte de droit extraterritorial, en raison de la mobilité des chantiers, ce qui leur permettait d’opérer leurs rackets dans des secteurs dûment concédés par le parrain de la pègre.Cette «permission» a servi de charrue à un gang du centre-ville pour pénétrer dans le Sud-Est lors de la construction de l’autoroute Ville-Marie.Il y aurait même eu embauche d’un tueur à gages pour liquider l’adversai- re officiel du clan, le leader de la CSN-Construction, Michel Bourdon.La culture de violence cimentait le clan à Dédé.On «vidait» les chantiers qui ne respectaient pas les mots d'ordre de débrayage avec des «goon squads» équipés de bâtons de baseball, d’arrache-clous et même de revolvers! Un adversaire de la «dépossession» du régime de retraite de la construction au profit de la Caisse de dépôt, le vieux communiste Henri Gagnon, en a été quitte pour une tentative d’assassinat à coups de barre de fer et laissé pour mort sous la Métropolitaine.Le lancement du chantier du siècle par le premier ministre Robert Bou-rassa donnait au «roi» la possibilité de créer enfin un royaume unifié en obtenant sur ce mégachantier, le plus convoité par les travailleurs, le monopole de la représentation syndicale, et cela, même si la liberté d’accréditation des travailleurs y était protégée par la loi.Des négociations aussi secrètes qu’illégales ont alors eu lieu au plus haut sommet avec la direction d’Hydro-Québec et du gouvernement, qui ont donné à penser à Desjardins qu’il était près du but Quand il a vu son objectif lui échapper, dans un chantage typique du clan, son bras droit de la baie James, Yvon Duhamel, et ses acolytes ont tota- ARCHIVKS LE DEVOIR Le «roi» André Desjardins a été interrogé par le procureur en chef de la commission Cliche, l’avocat Lucien Bouchard, lequel est devenu plus tard premier ministre tout comme le commissaire Brian Mulroney.Guy Chevrette, qui était alors commissaire, est aujourd’hui ministre dans le gouvernement Bouchard.lenient saccagé le chantier le 21 juin 1974! Officiellement, c’était une révolte des travailleurs contre les mauvaises conditions de travail! La vérité devait éclater en pleine conférence de presse de la bouche même de Duhamel, qui racontait sur une cassette divulguée aux journalistes par accident comment il avait réglé l'affaire! Quelqu’un avait échangé, à la suggestion du Devoir, l’étiquette de la version officielle de sorte que c’est la vraie qui a été placée dans le magnétophone en pleine conférence de presse! Dans un retentissant éditorial, Le Devoir avait réclamé une commission royale d’enquête qui fut effectivement annoncée le lendemain, amorçant le compte à rebours du déclin du clan Desjardins.Epié et coincé de toutes parts, Dédé Desjardins n'a jamais compromis ses contacts politiques et syndicaux.In commission ne l’a jamais épinglé pour pot-de-vin même si elle n'a jamais élucidé son train de vie royal.et sa générosité débonnaire envers ses alliés, comme des fins de semaine de cartes aux Etats-Unis ou dans de luxueux motels.Ou des comptes ouverts dans les cinq chiffres au restaurant du Club du 144, le Cherrier! Ils n’ont pas été nombreux les travailleurs qui ont osé s’insurger contre ce régime de faveurs.Il y en a eu pourtant, comme ces vieux militants communistes qui n’ont jamais accepté ceux qu’ils appelaient les «Labor Boss» du clan.Ou ce «commando des pères de famille» du 144, qui avait décidé après la commission Cliche de placer sous les projecteurs le moindre geste de la bande à Dédé dans leur syndicat, une lumière qu’ils semblaient craindre tout autant que les vampires.Shimon Peres rendra hommage à Jean Coutu LE DEVOIR Nul autre que Shimon Peres, l’ancien premier ministre d’Israël et lauréat du prix Nobel de la paix, présidera un dîner en l’honneur de Jean Coutu et de sa femme Marcelle Coutu, le 7 mai prochain.Le couple, qui préside le conseil d’administration du Groupe Jean Coutu, a établi une fondation en 1990 à travers laquelle il a œuvré dans bon nombre de causes humanitaires, notamment en ce qui a trait aux programmes d’assistance aux pays du Tiers-Monde.Tous les bénéfices du dîner, qui se tiendra à l’hôtel Hilton Montréal Bonaventure, serviront à l’établis sement du Centre Jean et Marcelle Coutu pour l’amélioration de l’agriculture dans les pays en voie de développement, à l'Université hébraïque de Jérusalem, centre voué à l’aide aux peuples les plus pauvres du globe.lœ dîner, commandité par les Amis canadiens de l'Université hébraïque de Jérusalem, devrait attirer un millier de personnes.Le prix Scopus des Amis canadiens sera également décerné au couple.Parmi les anciens lauréats dudit prix, on compte entre autres le magnat de la presse Conrad Black, l’ambassadrice Jeanne Kirkpatrick, le président Gérald Ford et le réalisateur Steven Spielberg.Si vous ou un membre de votre famille avez reçu du sang ou des produits sanguins au Canada entre le ieI janvier 1986 et le 1e1 juillet 1990 inclusivement, vous vous devez de lire cet avis.avis de règlement des recouxs collectifs (1e1 janviex 1986 - 1e1 juillet 1990) des victimes de l’hépatite C Cet avis peut avoir une incidence sur vos droits.Veuillez le lire attentivement.Les tribunaux du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont approuvé le règlement des recours collectifs visant : a) certaines personnes qui sont ou qui ont été infectées par le virus de l’hépatite C (« VHC ») pour la première fois à la suite d’une transfusion de sang reçue au Canada entre le 1er janvier 1986 et le ierjuillet 1990 inclusivement ; certaines personnes atteintes de thalassémie majeure qui sont ou qui ont été infectées par le VHC et qui ont reçu une transfusion de sang au Canada entre le i« janvier 1986 et le ierjuillet 1990 inclusivement ; les époux, les conjoints et les enfants infectés indirectement par le VHC ; et certains autres membres de la famille (« recours collectif des transfusés ») ; et b) certaines personnes souffrant de troubles congénitaux de la coagulation qui sont ou qui ont été infectées par le VHC et qui ont reçu ou se sont administré du sang ou des produits sanguins au Canada entre le ier janvier 1986 et le ierjuillet 1990 inclusivement ; les époux, les conjoints et les enfants infectés indirectement par le VHC ; et certains autres membres de la famille (« recours collectif des hémophiles »).Seules les provinces du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique ont une loi sur les recours collectifs.Les personnes visées résidant à l’extérieur du Québec et de la Colombie-Britannique sont généralement incluses dans l’un des recours intentés en Ontario.Toutefois, les personnes visées qui ont reçu ou qui se sont administré du sang ou des produits sanguins au Québec font partie de l’un des recours intentés au Québec.MODALITES DU REGLEMENT Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux (les « gouvernements ») ont conclu un règlement, approuvé par les tribunaux, visant le règlement complet et définitif de toutes les réclamations des personnes visées aux recours collectifs et de certaines autres personnes.Les gouvernements n’admettent aucune faute ni aucune responsabilité de leur part.Le règlement constitue un compromis quant aux réclamations contestées.Les indemnités de règlement seront attribuées en fonction de la gravité de la maladie et de la perte d’une personne visée conformément aux régimes d’indemnisation prévus à la Convention de règlement.EXCLUSION Toute personne visée qui désire s’exclure du règlement afin de poursuivre individuellement sa propre réclamation doit le faire en transmettant un avis écrit au Centre des réclamations relatives à l’hépatite C 1986-1990 au plus tard le 31 janvier 2001, déclarant qu’elle s’exclut du règlement.Dans le cas où une personne infectée par le VHC s’exclurait du règlement, les membres de sa famille et les personnes à sa charge seront alors réputés s’être exclus du règlement, à moins que l’époux, le conjoint ou l’enfant n’ait une réclamation distincte à titre de personne infectée par le VHC, auquel cas il ou elle doit prendre une décision indépendante quant à son exclusion ou non du règlement.Sauf au Québec, personne ne peut exclure un mineur ou une personne frappée d’incapacité mentale sans la permission du tribunal, après avis au Curateur public ou à l’Avocat des enfants, ou les deux, selon le cas.Toutes les personnes visées qui ne s’excluent pas seront liées par les modalités du règlement.Afin d’être admissibles à l’indemnisation en vertu du règlement, les personnes visées qui ne s’excluent pas de leur recours collectif devront consentir au rejet de toute action qu’elles ont instituée à l’encontre des gouvernements, de l’Agence canadienne du sang, du Comité canadien du sang et de tout hôpital ou de tout fournisseur de soins de santé au Canada.FORMULAIRES D’INDEMNISATION Les tribunaux ont désigné Expertises Crawford Inc.et Garden City Group Inc.à titre d’administrateur pour administrer les régimes d’indemnisation créés en vertu de la Convention de règlement.Il est possible d’obtenir le dossier des formulaires de demande d’indemnisation auprès de l’administrateur.Le dossier des formulaires de demande d’indemnisation a été conçu pour permettre aux personnes visées de remplir leur demande d’indemnisation sans l’aide d’un avocat.Pour obtenir de l’aide pour remplir les formulaires, les personnes visées devraient communiquer avec le Centre des réclamations relatives à l’hépatite C 1986-1990 en composant le 1 877 434-0944, par courriel à l’adresse info@hepc8690.com, en consultant le site Web www.hepc8690.com ou en écrivant au : Centre des réclamations relatives à l’hépatite C1986-1990 B.P.2370, succursale D Ottawa (Ontario) KiP 5W5 Une fois remplis, les formulaires et les documents exigés en vertu des formulaires doivent être transmis à l’administrateur.RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES Les questions concernant le contenu de cet avis ne doivent pas être adressées aux tribunaux puisque leur structure administrative n’est pas en mesure de répondre à ce type de demandes.Les versions intégrales des jugements du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, qui contiennent la Convention de règlement, peuvent être obtenues auprès du Centre des réclamations relatives à l’hépatite C 1986-1990.L’aperçu général que contient le présent avis est assujetti aux dispositions de la Convention de règlement, telles qu’approuvées.Cet avis a été approuvé par l’honorable juge Morneau de la Cour supérieure du Québec, l’honorable juge Winkler de la Cour supérieure de l’Ontario et l’honorable juge K.Smith de la Cour suprême de la Colombie-Britannique. L K DEVOIR.LES SA M EDI 2 !) ET DI M A S C II E :i O AVRIL 2 O O (I SANTE Le système de santé en chiffres Les dépenses les plus faibles En 1998, en comparaison avec les autres provinces canadiennes, le Québec était l'endroit où les dépenses publiques de santé étaient les plus faibles par habitant.COLOMBIE-BRITANNIQUE ILE-DU-PRINCE-EDOUARD NOUVEAU-BRUNSWICK NOUVELLE-ÉCOSSE SASKATCHEWAN TERRE-NEUVE A égalité avec les États-Unis En quatre ans, le Québec a réduit de façon significative le pourcentage de ses dépenses publiques de santé par rapport au PIB.Ce taux est passé de 7,6 en 1993 à 6,5 % en 1997.Durant la même période, il passait de 6,1 à 6,5 % aux États-Unis et de 7,3 à 7,1 % en France.8 1993 1995 1997 I QUÉBEC M ÉTATS-UNIS ¦ CANADA B ROYAUME-UNI Les Canadiens vivent vieux Selon des chiffres datant de 1997, les Canadiens ont une espérance de vie de 78,45 années, ce qui est plus que les Allemands, les Français, les Italiens et les Américains.Ils sont toutefois devancés par les Japonais et les Anglais.France Italie.76,05 Canada 78,45 .76,45 Royaume-Uni.78,85 ,78,05 Japon 80,30 .78,10 Une population qui vieillit En vingt ans (de 1991 à 2011 ), le nombre de Québécois âgés de plus de 65 ans augmentera de 60 %, l’accroissement sera encore plus important pour tes 85 ans et plus, soit 84 %.1 400 000 1 200 000 1 000 000 800 000 i i l i ¦ III 1991 1996 2001 2006 2011 Source: ministère île la Santé et îles Services sociaux iu Québec LES VRAIS ET FAUX PROBLÈMES DU SYSTÈME DE SANTÉ Le vieillissement: une menace montée en épingle ?Plusieurs chercheurs croient que l’impact du vieillissement a été gonflé par les pouvoirs publics pour dissimuler leur propre incapacité à contrôler les coûts Les de la L’œil vif, le mollet rebondi, Paul Larue, la soixantaine bien portante, n’a rien du retraité qui fera exploser les caisses du réseau de la santé.À 64 ans, marche, ski de fond et littérature figurent à son menu quotidien.«Pour pouvoir écrire et lire comme je le veux, il me faut une bonne heure et demie d’activité par jour», claironne celui qui ira bientôt gonfler les rangs des «plus de 65 ans».ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pourtant, depuis des années, les discours catastrophistes sur le spectre du vieillissement de la population abondent Au Québec, on ne peut plus parler de santé sans que l’ombre de têtes grisonnantes ne vienne teinter les discours.Dans son analyse de la crise financière qui guette le réseau de la santé, le gouvernement pointe sans cesse le vieillissement comme le principal facteur du chaos annoncé.Or les retraités de la trempe de Paul Larue pourraient bien faire mentir ces sombres prévisions.De plus en plus d'études démontrent que le vieillissement n’est pas la plus grosse menace qui pèse sur le secteur de la santé.En fait, les T , avancées technologiques et le i-68 Changements prix des médicaments sont les ,/ _ épées de Damoclès qui pepdent démographiques au-dessus des caisses de l'Etat n’evnUnuent mio Les aînés ont le dos large, pen- n exPn(lueni 4ue sent plusieurs chercheurs qui 1 5 % de la croient que l’impact du vieillisse- ’ ment a été gonflé par les pou- croissance voirs publics pour dissimuler leur propre incapacité à contrôler annuelle des les coûts.«C'est toujours utile de se centrer sur un argument popu- COUtS de la santé liste pour faire avaler des constats difficiles comme les compressions budgétaires.Mais il semble que les projections sur l'effet du vieillissement soient beaucoup moins inquiétantes que prévu», affirme Lee Soderstrom, professeur agrégé au département de sciences économiques de l'université McGill.En fait 80 % de l’augmentation des coûts de la santé provient de l'augmentation de la consommation de services par habitant tous âges confondus, affirme ce dernier.De 1970 à aujourd’hui, c'est d’abord la croissance effrénée des services médicaux, favorisée par la multitude des nouveaux traitements, qui a fait exploser les budgets de la santé.Une observation que confirment les analyses du ministère de la Santé.«L'effet lié au vieillissement est moins important que celui lié à l'augmentation de la population.Cest une solution très facile que de faire reposer les maux de notre système sur les gens aînés», affirme Marie Demers, épidémiologiste au ministère de la Santé.Entre 1982 et 1992, le vieillissement de la population n’a compté que pour 0,5 % de l’augmentation des dépenses en services médicaux alors que l’augmentation de la consommation de services médicaux par habitant a compté pour 47 %, Selon les tout derniers chiffres du ministère de la Santé, les changements démographiques qui bouleversent la pyramide des âges n'expliquent que 1,5 % de la croissance annuelle des coûts de la santé.C’est beaucoup moins que l’inflation et surtout, que l’escalade liée au coût des médicaments ou à l’innovation technologique.«C’est de loin le facteur le plus important qui influe sur l’accroissement de la demande.Si les technologies cessaient de se développer et que tout restait comme maintenant, le vieillissement ne serait pas une réelle menace», affirme André-Pierre Contandriopoulos, professeur au département de l'administration de la santé à l'Université de Montréal.Le vrai boum dans 15 ans L’image faussée de hordes de baby-boomers vieillissants, vampirisant les budgets de la santé, a longtemps été colpor- $3 h .JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le pas léger et l’œil vif, Paul Larue, la jeune soixantaine, enfile chaque jour ses espadrilles pour une heure de marche tonifiante.tée.Selon la démographe Madeleine Rochon, démographe au ministère de la Santé, ce n'est pas avant 15 ans, lorsque les baby-boomers arriveront à l’âge doré de la retraite, que le vieillissement fera peser un poids important sur le financement du système de santé.Et encore, ce poids découlera davantage de la perte de revenus fiscaux occasionnée par la retraite d’une masse importante de travailleurs que des coûts additionnels en services de santé liés à cette imposante cohorte de «nouveaux» vieux.«Du point de vue gouvernemental, ce n'est pas nécessairement une impasse.On pourra financer les coûts de l'éducation avec le seul fait qu'il y aura moins d’enfants II y aura donc des transferts possibles entre l’éducation et la santé», estime la démographe.L’impact du vieillissement doit d’autant plus être relativisé que les vieux de demain ne seront pas en aussi piètre santé que ceux d’aujourd’hui, nous disent les statistiques.«Les baby-boomers vont avoir eu de meilleurs emplois.Ils ne seront pas une classe de gens démunis.Les coûts importants vont surtout découler de l’hébergement», croit pour sa paid Marie Demers.Même l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) délaisse le ton alanniste des dernières années dans ses récentes projections de la santé financière des pays industrialisés.«Le vieillissement de la population gonflera les dépenses médicales, mais pas autant qu'on le craignait auparavant.Les dépenses de santé pour- raient augmenter de 10 à 20% ces 15 à 20 prochaines années, ce qui représente une forte hausse mais pas une explosion», souligne un récent rapport sur l'économie des pays ayant une population vieillissante.L'hécatombe n’est donc pas pour demain, disent tous ces spécialistes.Ce sont davantage les services d'hébergement pour personnes âgées, moins coûteux que les services médicaux, qui seront sollicités au cours des prochaines décennies, affirme l'OCDE.Et même si les dépenses liées à l’hébergement devaient exploser de 50 % did 20 à 30 ans, le fardeau supplémentaire pour les finances publiques ne serait que de l’ordre de 1 % du PIB, évalue l’organisme.Au Québec, les changements démographiques ne gonfleront que de 1 % les coûts des services médicaux mais majoreront de 3 % les dépenses d’hébergement Claude E.Forget, économiste et ex-ministre de la Santé dans le gouvernement Bourassa, est de ceux qui voient d'un autre œil le discours sur le vieillissement «C’est devenu une rengaine.Il est vrai qu’une grande partie des dépenses de santé se fait dans les six derniers mois de vie.Cependant, que l’on décède à 75 ans et ou à 65 ans, ça ne coûte pas plus cher.Le vrai problème, c'est le sous-financement et le gouffre qui existe déjà entre les ressources et les besoins.En se préoccupant d’un facteur futur, le gouvernement se donne l’air d’être très lucide et reporte un problème qui dure depuis longtemps», tranche-t-il.Uinnovation technologique fait craquer les budgets Ly appareil de quelques grammes que tient le cardiologue ' André de Guise dans le creux de sa main pèse pourtant bien lourd dans le budget de son hôpital.Ce petit miracle de parapluie en titane et en nickel, qui sert à pallier la plus courante des malformations congénitales du cœur, coûte au bas mot 4000 $ pièce.De nos jours, l'innovation technologique est à la santé ce qu’internet est aux cotes de la Bourse: un secteur en pleine accélération, menaçant de faire exploser les coûts de la santé, que tout le monde suit avec une certaine angoisse.Difficile à chiffrer, le coût des nouveaux traitements médicaux, des équipements et des médicaments ultrasophisti-qués qui inondent les marchés fait littéralement craquer les budgets de la santé.Si on ignore la portion exacte qu’accapare l’innovation technologique dans la croissance des budgets, on sait maintenant que c’est elle qui risque de mener le Système à la banqueroute.«C’est le moteur de la demande croissante pour des services de santé, davantage que le vieillissement.Cela explique au moins 30à 40 % de la croissance des coûts.Si le vieillissement entre en jeu, c’est surtout parce que les personnes âgées offrent un terrain fertile à l’innovation technologique», croit André-Perre Contandriopoulos, spécialiste de l'administration de la (santé à l’Université de Montréal.I Les médicaments, qui ont remplacé bon nombre de traitements, jouent un rôle majeur dans la hausse des coûts de la santé.Depuis 1997, l'enveloppe destinée aux médicaments payés par le régime public a grimpé de 15 % par année.Sur le strict plan médical, la science a aussi évolué, multipliant les traitements indiqués pour prévenir, guérir ou contenir la maladie.«Avant, un patient victime d'infarctus recevait des anticoagulants ou un bon gros repos.Aujourd'hui, en plus de le traiter à l’urgence, on peut lui offrir des chirurgies invasives avec un ballonnet et un tuteur.Il fera l'objet de tout un suivi médical pour contrôler sa pression et son cholestérol», affirme Bernard Millette, directeur du département de médecine familiale à l’Université de Montréal.L’effet boule de neige Les avancées médicales et technologiques ont fait faire un bond à la consommation de services médicaux.Entre 1986 et 2000, les services de santé «consommés» par les personnes âgées se sont accrus dix fois plus vite (300 %) que leur nombre dans la population (30 %), poursuit M.Contandriopoulos.Et contrairement à ce qu'on pensait l’arrivée de la chirurgie d’un jour et des soins ambulatoires n'est pas toujours synonyme d'économies.Au contraire.«L’améliomtion des techniques d’anesthésie a permis de traiter des gens de plus en plus âgés ou en mauvaise santé», explique Marie Demers, épidémiologiste au ministère de la Santé.Ainsi, le petit parapluie du Dr de Guise, qui se déploie dans le cœur après avoir été introduit par cathéter dans une veine, permet chaque année à 40 patients d’éviter une opération à cœur ouvert Mais la liste d'attente de l’Institut de cardiologie, ainsi libérée, est rapidement remplie par d’autres malades.Le traitement des calculs rénaux illustre piu-faitement l’effet boule de neige très souvent suscité par l’arrivée d'une nouvelle technologie sur le marché.Après l'introduction d'appareils de lithotritie par ondes de choc, évitant l'enlèvement des pierres à l'aide d’une chirurgie classique suivie d’un long séjour à l’hôpital le coût du traitement des calculs rénaux a littéralement explosé au Québec entre 1984 et 1992.Cette technique a fait augmenter le nombre de patients traités de 58 % chaque année, gonflant la facture nette pour le système de santé.Même portrait pour l’ablation de la vésicule biliaire par laparoscopie, une technique introduite au début des années 90 qui permet d’opérer en chirurgie d’un jour sans incision majeure.Même si chaque intervention coûte 300 $ de moins qu'une chirurgie classique, la hausse du nombre de patients traités a fait grossir la facture, pour k* système, de huit millions.On a aussi longtemps pensé qu'une technologie de pointe JACQUES GRENIER LE DEVOIR À 4000 $ pièce, la petite prothèse cardiaque que tient le Dr André de Guise, de l’Institut de cardiologie de Montréal, permettra cette année à 40 patients d’éviter une operation à cœur ouvert.reléguait aux oubliettes les précédentes, moins efficaces.On avait tout faux.«Ce n’est pas parce qu 'on a Internet qu 'on peut se passer du téléphone.'», ironise le D Jean Rodrigue, porteparole de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.Ainsi, l’arrivée de l’imagerie par résonance magnétique, la Rolls Royce des appareils en matière de radiologie, n’a pas éliminé le recours au bon vieux scanner ou à la radiogra|)hie.«la plupart du temps, les technologies s’additionnent On utilise à la fins le scanner, la mammographie et l’échographie pour le cancer du sein car chacun possède ses avantages», relance le I> Rodrigue.Un immense retard L'abondance de nouvelles technologies ne signifie pas pour autant que les hôpitaux québécois se ruent sur tout ce que produit le lucratif marché de l'innovation.Les nouveaux équipements sont passés à la loupe par le Conseil d'évaluation des technologies du Québec, qui en recommande ou non l'achat au ministère, compte tenu des coûts et bénéfices.«On évalue une trentaine de technologies par an, mais on pourrait en faire dix fins plus si on scrutait tout ce qui sort sur le marché», explique Jean-Marie Lance.Non seulement on ne suit pas le rythme effréné de la course à la technologie, les hôpitaux du Québec accusent déjà un retard important.On estime qu’il faudrait investir 1,35 milliard pour «mettre à jour» les hôpitaux québécois en matière d’équipements, dont 512 millions pour les seuls hôpitaux universitaires.De cette mirobolante facture, 391 millions iraient à des équipements de base et 958 millions à des équipements ultraspécialisés.En 199899, une maigre enveloppe de 67 millions a été dé» volue à l’ensemble des hôpitaux du Québec pour moderniser leurs appareillages.Cette année, par contre, 200 millions leur seront versés pour revamper leurs équipements.A Montréal, il faudrait dix fois plus que les 25 millions investis chaque année pour assurer le renouvellement d’un parc d'équipements évalué à 800 millions.La flotte entière des appareils d’anesthésie, qui compte 20 ans d’âge, serait à renouveler, pour 80 000 $ pièce.Même refrain pour les appareils dTiénamodynamie, à un million pièce, dont ont besoin l’Institut de cardiologie, l'hôpital SacréCœur et l'Hôpital général de Montréal.«H y a souvent des conflits entre les besoins à combler et l'équipement de base et les équipes de pointe», explique Marcel Villeneuve, directeur de la Régie régionale de la santé et des services sociaux de MontréalCentre.«Un plan organisé de renouvellement de l'équipement existe peu ou pas.C’est souvent quand un appareil flanche que les demandes faites il y a un an ou deux au ministère aboutissent», déplore Daniel Adam, président de l’Association des hôpitaux Incapables de suivre la course infernale de l’innovation technologique, plusieurs administrateurs dliôpitaux affirment non seulement que le Québec n’est plus dans le peloton de tête mais qu'il n'est pas loin d’avoir abandonné fa course.Isabelle Paré t L E I) E V 0 I R , I E S S A M E I) I 2 !* ET D I M A N ( H E :i 0 A V K I I 2 0 0 « A 9 SANTE De la gestion à la mitaine ?Information zéro dans le réseau de la santé ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Imaginez une chaîne de montage automobile où l’on connaitrait le coût de l’atelier de carrosserie, celui de l’atelier de peinture, voire celui de la cafétéria où l’on nourrit les ouvriers, mais où Ton n’aurait pas la moindre idée du coût de chaque voiture.Inouï?Voilà pourtant la réalité kafkaïenne vécue dans les hôpitaux du Québec, où l’on ignore combien coûte un pontage cardiaque ou une chirurgie de la hanche.L’absence de données précises sur les coûts des services de santé est le véritable talon d’Achille du réseau des établissements de santé québécois.Au moment où l’on s’interroge sur de nouveaux modes de financement, certains, dont le vice-premier ministre Bernard Landry, affirment qu’il faut cesser d’investir dans un système mal géré et qu’il y a encore fort à faire pour accroître le rendement Le hic, c’est que tant le gouvernement que les régies de la santé ignorent si les hôpitaux font vraiment bien leur travail.Au Québec, on ne dispose d’aucune donnée solide pour mesurer l’efficacité des hôpitaux.Et encore moins celle des CLSC et des centres jeunesse.«Il n’y a pas une entreprise dans le commerce qui peut fonctionner sans savoir combien ça lui coûte pour produire ses services.Pourtant, pas un hôpital au Québec ne connaît vraiment son coût de revient par patient», commente René Cari-gnan, directeur des finances au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).Pas un hôpital, sauf le sien.L’hôpital Royal Victoria, un des établissements du CUSM, est le seul au Québec où l’on sait qu’une chirurgie de la cataracte en chirurgie d’un jour coûte 680 $, et un pontage coronarien simple, 9322 $.Côté coûts, la plupart des autres hôpitaux naviguent à l’estime.Au Québec, seul le nombre des hospitalisations et les coûts par département figurent dans les rapports financiers expédiés au ministère.Conclusion: on sait très bien ce que passer le balai dans l’hôpital ou servir un repas à un malade coûte, mais pas ce que coûtera une opération au genou pour un patient diabétique.«Comment changer nos façons de faire quand on ne connaît pas notre budget de production?Dans toutes les entreprises, on connaît les coûts marginaux, les coûts nets, etc.Dans le réseau hospitalier, on n'en sait à peu près rien», soutient Anne Lemay, économiste de la santé à l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ).Les seules données utilisables par les hôpitaux sont celles produites dans un rapport annuel du ministère de la Santé, amalgamant toutes les dépenses des hôpitaux et le nombre total des hospitalisations par type de cas médical.Grâce à une norme pondérée, empruntée aux hôpitaux du Maryland (!), on attribue à chaque type d'hospitalisation une cote de complexité médicale permettant d’estimer grosso modo son coût par rapport à une moyenne.Exemple: l’hospitalisation d’un patient a coûté en moyenne 2667 S au Québec en 1999-2000.Le ministère attribuant une cote de 14 à une transplantation cardiaque, on estime que cela coûtera 14 X 2667 $.Avec une cote de 0,5, un accouchement normal grugera environ 1330 $, estime-t-on.Ces données bien grossières ne disent rien de ce qui cloche ou fonctionne à merveille dans tel ou tel hôpital.Plus encore, on attend toujours ce fameux rapport statistique du ministère pour l’année 1998-99.«Quand on va recevoir les données, elles seront déjà vieilles de presque deux ans.Nos membres nous disent qu’on fait de l'archéologie et ils n’ont pas tort!», souligne Mme Lemay.Connaître son efficacité Pour connaître son efficacité, un hôpital ou un CLSC doit connaître le coût unitaire de toutes les interventions faites pour soigner un patient.Mais sans système informatique pour gérer ces précieuses données, pareil calcul est une mission impossible.«On peut envoyer un message au Japon en 30 secondes, nmis dans notre réseau, on est incapable d’échanger des données rapidement», peste Paulin Dumas, directeur de la Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux du Québec.L'image d'une chaîne de montage automobile, choisie par René Carignan, illustre tout à fait l'itinéraire complexe suivi par un malade dans le dédale d’un hôpital.Urgence, tests de laboratoire, radiologie, opération, séjour à l'hôpital: autant d’interventions qui s’additionnent pour influencer le coût du traitement d’un malade.Il y a 15 ans, l’hôpital Royal Victoria s'était muni d'un système «parapluie» qui permet aujourd’hui de recueillir sur support informatique des données provenant de tous ses départements.«Ce genre de système demande beaucoup d'énergie pour saisir les données sur ordinateur.Les infirmières qui font la planification des soins doivent classer chaque matin les patients en fonction du système et inscrire au dossier informatique combien d’heures seront dédiées à chaque cas», explique le directeur des finances.Ces données sont ensuite comparées à celles du service de paie pour vérifier si le nombre d'heures estimé concorde avec le nombre d’heures travaillées.Ce fameux système informatique permet de capturer des données sur 85 % des services consommés par les patients de l'hôpital.Pour des raisons techniques, seuls certains services externes, comme la physiothérapie, échappent aux calculs.«Dès le moment où on sait combien nous coûtent nos patients, on peut faire des budgets précis.Si on ajoute un cardiologue à notre équipe, on sait à peu près combien il générera de coûts en traitant ses patients», explique M.Carignan.Plus encore, le système permet aux gestionnaires du Royal Victoria de connaître les coûts occasionnés par chacun des médecins de l'hôpital et de savoir lesquels dépensent le moins (ou le plus!) pour traiter un même cas diagnostic.Ce petit bijou de système a coûté la rondelette somme de 15 à 20 millions.Tout un magot en cette époque où l'on peine à trouver du financement pour les équipements médicaux essentiels, avoue René Carignan.En fait, la plupart des hôpitaux souhaiteraient en savon-plus sur leurs coûts réels.A l'Association des hôpitaux du Québec (AHQ), on pense que le mode de financement actuel des hôpitaux ferme les yeux sur la complexité des cas et le profil des patients admis dans chaque hôpital.Depuis des années, on réclame des budgets reflétant la clientèle et la mission de chaque hôpital.«En Ontario et en Alberta, on connaît le coût de chaque soin par patient.L’Alberta sait même le coût de ses soins ambulatoires par patient, compare Anne Lemay.Au Québec, on traine vraiment la patte.» Tant le gouvernement que les régies de la santé ignorent si les hôpitaux font vraiment bien leur travail FONT'ILS MIEUX AILLEURS?0W • ?¦ * xX?Une salle d’opération dans un centre hospitalier de Lyon.Le système de santé français est aussi à la croisée des chemins.Au pays du médecin de famille En France, un simple coup de fil permet de décrocher un rendez-vous dans la journée Le système de santé français coûte cher et est porté sur le gaspillage.Mais les médecins prennent encore le temps de parler à leurs patients.CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Depuis quelques semaines, le village des Touches est en émoi.Le médecin généraliste qui y pratiquait depuis 16 ans vient de fermer son cabinet et personne ne viendra le remplacer.Jean-Pierre Bretaud a rejoint une clinique dans le sud de la Loire.En apprenant la nouvelle, le maire et tous les responsables locaux ont remué ciel et terre et alerté les télévisions, fis jugent inacceptable qu'une commune de 2000 habitants n’ait pas un généraliste sur place 24 heures sur 24.Le feu n’est pourtant pas à la grange.Les habitants n’auront qu’à faire cinq kilomètres pour consulter les médecins de Nort-sur-Erdre, où ils vont déjà faire leurs emplettes chaque jour.Les médecins pourront visiter les personnes âgées qui en ont besoin.De quoi faire rêver les septuagénaires de n’importe quel village d’Abitibi et de Gaspésie.Mais l’affaire est mal vécue par une population qui a toujours été habituée à avoir un généraliste à portée de main, disponible à quelques heures d’avis.Car le généraliste français est souvent au travail de 8h le matin jusqu’à tard dans la soirée.Si une urgence se déclare au village, c’est lui que l’on réveillera avant d’aller à l’hôpital ou d'appeler les services d'urgence.Outre ses rendez-vous réguliers, le généraliste consacre généralement une heure ou deux par jour aux urgences.Sans compter les visites à domicile, qui se font souvent le soir.En France, un simple coup de fil permet la plupart du temps de décrocher un rendez-vous dans la journée chez n'importe quel généraliste et même chez de nombreux spécialistes.Généralistes, oculistes, pédiatres, gynécologues reçoivent dans la journée ou le lendemain.Dans la plupart des cas, un médeçin pourra même passer chez vous en fin de journée.A l’échelle du pays, 20 % des consultations privées se font encore à domicile; dans certaines régions du nord, la proportion peut atteindre 30 %.Comme au Québec.La situation ressemble à celle qui régnait au Québec avant les grandes réformes des années 60, à l'époque où chacun avait son médecin de famille et se tenait loin des urgences des hôpitaux.Mais le cas des Touches n’est pas unique et les généralistes se regroupent aujourd'hui dans des villes plus grandes.Dans les agglomérations urbaines, ils abandonnent leur cabinet individuel pour rejoindre des cliniques mieux équipées.L’entrée massive des femmes dans la profession ne permet plus aux médecins d’être disponibles à toute heure du jour et de la nuit.Depuis quelques années, les hôpitaux français commencent donc à connaître les maux québécois: urgences engorgées, délais d’attente plus longs, manque de spécialistes en région, etc.Mais la situation est sans commune mesure avec ce que vit le Québec.Du moins, pour l’instant, explique Yves Chas-sard, ancien conseiller en matière de santé auprès du Conseil européen.Selon l'expert, la paix relative qui règne dans les hôpitaux français s’explique par le report constant des réformes qui auraient dû être mises en pratique depuis au moins dix ans.«Comme le régime d’assurance-maladie n’est pas directement administré par l’État (comme en Italie, en Suède, en Espagne et au Canada), mais par des mutuelles patronales-ouvrières, le réseau de santé n ’a pas traversé de période de rationalisation.En fait, les réformes sont régulièrement reportées.» Le régime français aurait le défaut d'être à la fois cher et porté sur le gaspillage.Alors que la Sécurité sociale est déficitaire depuis de nombreuses aimées, la France a moins de scanneurs à résonance magnétique que l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Espagne.Alors que les Français sont les plus grands consommateurs de médicaments au monde, jusqu'à tout récemment une partie de la population n'était couverte par aucune assurance-maladie.Quant aux hôpitaux, selon le ministère de la Santé, ils compteraient 24 000 lits en trop.L’ennui, c’est que ce constat ne date pas d’hier.«Habitués à avoir un hôpital ou une maternité à proximi- té, les Français descendent dans la rue chaque fois que la survie de l'un deux est en jeu», explique Yves Chassard.Contrairement à ce qui s'est produit au Québec, la rationalisation des services n’a avancé qu’à pas de fourmis.Or la proximité a un coût.Selon un dossier du magazine L’Express, de nombreuses maternités font moins de 300 accouchements par année.Un tiers des services de chirurgie fonc-tionnent moins de deux heures par jour.Résultat certains petits hôpitaux sont considérés comme un danger public.En Ile-de-France, huit établissements assurent 70 % des chirurgies thoraciques alors que 64 établissements font moins de 12 interventions par année.Même chose pour les tumeurs du sein.Dix établissements accueillent 46 % des patientes et 59 font à peine une intervention par jtnois.«La solution est connue, dit Yves Chassard.Elle exige des fùsions ou des disparitions souvent douloureuses.Màk chaque fais qu’il en est question, les syndicats et la population protestent.On n’arrive pas à réduire le nombre de lits et d’hôpitaux.» Le tableau n’est pourtant pas tout noir.Entre 1994 et 1998, les administrations sont parvenues à supprimer 17 000 lits en médect-ne-chirurgie-obstêtrique, 141 sites de chirurgie et 86 maternités.On s’attend à ce que le rythme s’intensifie d’ici 2004.Certaines réformes timides tentent aussi de réduire la centralisation du système, soq-vent qualifié de «mammouth» à l’image de l’éducation nationale.Ainsi les hôpitaux publics n’ont-ils pas de conseil d’administration et les usagers n'ont souvent pas d’autre moyen de s’y faire entendre que de descendre dans la rue.C’est même le ministre de la Santé en personne qui nomme encore directement les chefs de service des hôpitaux.«C’est comme si le ministre de l’Industrie désignait tous les directeurs d'usine du pays», disait récemment le professeur Jean de Kervasdoué, auteur de Santé, pour une révolution sans réforme (Gallimard).Mais, ajoute le professeur, l'hôpital fonctionne malgré tout en France plutôt mieux que la police ou l’éducation nationale.Et puis, les médecins français ont généralement conservé la convivialité d'autrefois.Contrairement à ces robots spécialisés d'une efficacité redoutable qui circulent parfois dans les couloirs des hôpitaux, üs restent disponibles.Il n'est pas rare de les voir prendre un verre avec la famille d’un patient et dis-cuter du dernier match de foot.Le Français moyen a d’ailleurs la conviction que cela est aussi essentiel à sa santé que les dernières nouveautés de la technique médicale.Le régime français aurait le défaut d’être à la fois cher et porté sur le gaspillage Entre le public et le privé.La France a beau être dirigée par des socialistes, son régime d’assurance-maladie fait une large place au secteur privé.Les Français aiment dire qu’ils ont le meilleur régime d’assurance-maladie au monde, un régime universel, accessible et gratuiL Or, si le régime français est accessible, il n’est pas gratuiL La France a l’un des plus gros tickets modérateurs d’Europe.Enfin, le système n’est véritablement universel que depuis.trois mois.Avant le 1" janvier dernier, la France n’avait pas de couverture universelle d’assurance-maladie.Contrairement au Canada, celle-ci dépend de Remploi occupé.Les cotisations ne sont pas perçues par l’État (par le truchement des impôts), mais par de gigantesques mutuelles gérées en commun par les syndicats ouvriers et patronaux.Des régimes spécifiques couvrent les chômeurs et les assistés sociaux.L'État y joue bien sûr un rôle essentiel, dans la mesure où il fixe les normes, essuie les déficits et finance les régimes des plus démunis.Il y a trois mois, le système laissait encore passer 1 % de la population (200 000 personnes) entre les mailles de ses filets.La nouvelle «couverture universelle» votée par le gouvernement de Lionel Jospin permet aussi pour la première fois aux six millions de Français les plus pauvres de ne pas avoir à payer le ticket modérateur de 30 % qu'assume chaque patient qui consulte un médecin.I.a France se traine en effet au 18r rang des pays développés en ce qui concerne le niveau de remboursement.Résultat: 25 % des Érançais disent avoir déjà renoncé à se soigner pour des raisons d’argent La France ne se distingue pas que par l'importance de son ticket modérateur, mais par l’importance des cliniques privées.En Île-de-France, par exemple, les établissements privés assument 89 % des interventions chirurgicales qui ne nécessitent pas d’hospitalisation.La médecine dite «ambulatoire» (sans hospitalisation) est donc largement sous sa responsabilité.La nuit et les jours fériés, la situation est cependant inversée.Les trois quarts des interventions sont alors assurées dans les établissements publics.Les médecins français sont aussi libres de facturer au delà des taux de remboursement prévus par la sécurité sociale.On trouve trois catégories de praticiens.D'abord, ceux qui sont «hors convention», qui opèrent de façon totalement privée et dont les frais ne sont pas remboursés.Ils sont plutôt rares.En fait les médecins se divisent surtout en deux catégories: ceux qui respectent à la lettre les tarifs de la sécurité sociale et ceux qui pratiquent la surfacturation, parmi lesquels une grande partie des spécialistes.Dans le premier cas, le patient se fera rembourser 35 $ (70 %) pour une consultation de 50 $.Dans le second, il recevra les mêmes 35 $ pour une consultation qui lui aura coûté plus de 100 $.C’est pourquoi presque tous les Français (qui en ont les moyens) paient chaque mois une assurance complémentaire qui permet de couvrir les coûts de ce ticket «Le ticket modérateur ne modère pourtant pas grandiose, dit Yves Chassard, ancien conseiller en matière de santé auprès du Conseil européen.Certains patients abusent peut-être du système, mais la décision médicale, c’est le médecin qui la prend.Or le système français ne comporte actuellement aucun moyen de pression pour obliger les médecins à prescrire moins de médicaments ou d’examens.» Le «plan Juppé», élaboré par l'ancien premier ministre, avait bien proposé des pénalités financières afin de forcer les médecins à limiter le nombre d’actes médicaux.Mais les nombreuses manifestations qu’il a provoquées ont précipité la défaite du premier ministre aux élections législatives qui ont suivi.Depuis, les gouvernements marchent sur des œufs.Les déficits à répétition de la sécurité sociale ont tout de même poussé certains à chercher des solutions.Deux propositions radicalement opposées sont sur la table.D’une part, la prise en charge par l’État de l'assurance-ma-ladie administrée par les mutuelles.De l’autre, la privatisation de l’ensemble du système administré par ces caisses paritaires.La compagnie AXA, premier assureur au monde, défend depuis des années la seconde proposition.Il ne s'agit pas de privatiser les hôpitaux et les cliniques (qui sont déjà en bonne partie privées), mais la gestion du système de remboursement.En 1996, les ordonnances Juppé auraient permis «à titre expérimental» de confier la gestion du risque maladie à des assureurs privés.AXA lorgnait sur les 650 milliards de francs (150 milliards de dollars) que les Français consacrent chaque année à la santé.Dans une proposition déposée en 1997 auprès de la ministre Martine Aubry, AXA s'engageait à ne pas faire de discrimination et à respecter l’enveloppe fixée par la sécurité sociale.La compagnie s’est même permis un petit coup publicitaire en 1997.Devant le refus de la Sécu de rembourser le Relenza, un médicament contesté contre la grippe, AXA annonçait dans les journaux que ses assurés serment rem- boursés malgré tout.Le privé faisait donc mieux que l’État! On découvrit plus tard que la décision ne concernait que les assurés vaccinés.donc à peu près personne.AXA dut remiser ses grands projets lorsqu’elle fut prise à partie par une association de parents d'enfants handicapés.Les plaignants, qui ont finalement eu gain de cause, reprochaient à la compagnie d’avoir doublé les primes de leur assurance-décès.La compagnie eut beau dire qu’en assurance collective elle ne pratique pas ce genre de discrimination, la cause avait été entendue.Les socialistes étant revenus au pouvoir, son projet dort aujourd’hui au fond d’un classeur du ministère de la Santé.Depuis, le monopole de la Sécurité sociale ne semble guère contesté.D’autant plus qu'il est jugé peu dispendieux.Ses frais de fonctionnement sont évalués à 5 % du total des dépenses, moins que les frais de gestion des compagnies d’assurances.«Les Français craignent comme la peste un système à deux vitesses comme en Grande-Bretagne, dit Yves Chassard.Ils sont convaincus que, si les plus riches ont leur propre système, un jour ils ne voudront plus payer pour le réseau public.De toute façon, il y a d’autres moyens d’introduire la compétition sans tout privatiser.» Quant à l'étatisation du système, comme au Canada, elle n'est guère prévisible à court terme.Les grandes mutuelles d'assurance sont des géants liés directement aux structures patronales, aux syndicats et aux partis politiques.Leur disparition impliquerait une véritable révolution qu'aucun parti politique n’est prêt à envisager pour l’instant Christian Rioux À lire cette semaine ¦ lundi : la tentation du privé ¦ mardi : en Grande-Bretagne, le réseau privé n'a pas réduit les listes d’attente ¦ mercredi : la Belgique, là où la loi interdit qu’un patient passe plus de 24 heures à l’urgence! ¦ jeudi : l'Alberta et l’Ontario, deux réformes aux résultats bien différents ¦ vendredi : les HMO américains, ou quand la santé est cotée en Bourse ¦ samedi : quelles sont les solutions au problème québécois? 3 4 **** ** MARATHON / D’ECRITURE NTERCOLLEGIAL 1.4*Heures d’écriture captivantes ! Dix chandelles pour le Marathon d’écriture! Le Marathon d’écriture intcrcollégial a déjà 10 ans, et pourtant le poids des années n’a pas alourdi l’événement, bien au contraire.C’est toujours avec le même enthousiasme que des dizaines de jeunes de partout à travers le Québec relèvent le défi, somme toute presque héroïque, de donner libre cours à leur imagination en écrivant pendant 24 heures consécutives.De 18 étudiants en 1991, ils sont maintenant près de 225, provenant d’une cinquantaine de cégeps à travers le Québec, à se réunir simultanément au cégep André-Laurendeau, aux cégeps de Limoilou, de Victoriaville et de Rimouski pour vivre 24 heures intenses de création littéraire.L’aventure littéraire a débuté le vendredi 17 mars dernier à 13 h 30.C’est Stanley Péan, président d’honneur de l’événement, auteur de romans de science fiction et chroniqueur, qui a lancé officiellement le début du Marathon d’écriture.Il était accompagné du parrain honoraire de cette 10e édition, Jean-Philippe Arrou-Vignod, écrivain, professeur de français et directeur de la collection Page blanche chez Gallimard.Cette année, l’événement avait pour thème Deux mille, et une nuit, clin d’œil à cette lre édition du Marathon d’écriture de l’an 2000.Ils étaient donc plus d’une centaine réunis au cégep André-Laurendeau, cégep coordonnateur de l’événement, à attendre avec impatience le début de la joute qu’ils allaient engager entre eux-mêmes et leur imaginaire.Des ateliers d’écriture passionnants Ces 24 heures comprennent des périodes d’écriture libre, des ateliers dirigés et des périodes de repas.Comme l’inspiration se permet parfois de faire l’école buissonnière, les étudiants et étudiantes sont aidés par des spécialistes du mot qui viennent animer des ateliers d’écriture.Au cégep André-Laurendeau, ces professionnels de l’écriture ont partagé généreusement leurs techniques de travail et soutenu les marathoniens tout au long de l’épreuve.Stanley Péan, Jean-Philippe Arrou-Vignod, Micheline Lachance, Kim Yaroshevskaya, Raoul Duguay, Guy Bertrand et Christian Vézina ont tous fait preuve de beaucoup de générosité et d’enthousiasme et ont été fort appréciés des participants et participantes.Vendredi après-midi, la romancière et journaliste Micheline Lachance, lors de l’atelier sur le roman historique, proposait aux jeunes d’imaginer une lettre écrite par un père à son fils ou à sa fille.Découverte dans les dossiers du père, cette lettre dévoilait que ce dernier avait été fait prisonnier pendant la Crise d’octobre, pan de vie resté jusqu’alors secret pour son enfant.Par la suite, Jean-Philippe Arrou-Vignod, venu de Paris expressément pour l’événement, a partagé de fort judicieux conseils sur l’écriture romanesque avec les jeunes écrivaines et écrivains en herbe pendant l’atelier sur le roman.Il leur a suggéré le thème « Pourquoi moi?» à partir duquel les marathoniens devaient imaginer le : début d’un récit.Sur le coup de minuit, Stanley Péan a envoûté l’auditoire en proposant un cadavre exquis — exercice où tous peuvent inventer un fragment d’histoire en poursuivant le récit de l’auteur précédent — sur le thème de l’écriture fantastique.L’absurde, l’insolite et l’irréel étaient au rendez vous, i Puis à l’heure où le soleil piaffe d’impatience et la lune hésite à se retirer, Guy iBertrand, conseiller linguistique à Radio-Canada et spécialiste de la langue i n t e r c o 11 é g i a 1 LMaratm^ d'écriture française, a proposé un exercice d’écriture sur « les 10 mots pour fêter » de la Francofète.En effet, le Marathon d’écriture s’inscrit dans les activités officielles de cette dernière.Samedi matin, Kim Yaroshevskaya a, quant à elle, charmé les participants et participantes en faisant la lecture d’un de ses contes.La chaleur et les intonations de sa voix reconnaissables entre mille ont rappelé bien des souvenirs, aux plus jeunes, comme aux plus vieux.En 21e heure de Marathon, Raoul Duguay a stimulé les cerveaux quelque peu endormis en proposant l’écriture d’une chanson en langage réinventé.Il s’en est suivi un pot-pourri délicieux de chansons inédites pondues le temps d’un atelier par plusieurs marathoniens.Pour le plus grand bonheur des participants et participantes, Christian Vézina, extraordinaire conteur des temps modernes, a enchanté l’assistance à trois reprises pendant le Marathon.Ce conteur passionné et passionnant a encore une fois charmé tous et chacun avec des vers tout aussi beaux et émouvants les uns que les autres.De purs moments de grâce.Pendant ce temps.Au cégep de Victoriaville, Ghislain Taschereau a animé un atelier sur la nouvelle policière, Richard Gamache a proposé un atelier d’écriture ludique et les jeunes ont participé à des ateliers d’écriture libre où leur créativité était stimulée par la prestation d’artistes peintres puis par la musique du groupe de jazz Combo.Les marathoniens et marathoniennes du cégep de Limoilou ont, quant à eux, pu bénéficier des conseils de plusieurs auteurs invités dont Neil Bisoondath, Julie Stanton et Anne Dandurand.Finalement, le cégep de Rimouski proposait des ateliers d’écriture poétique, théâtrale et romanesque animés, entre autres, par les auteurs Denis Leblond, Louise Beauchamp et Marie Belisle.Deux mille, et une nuit C’est fourbus, mais grandement fiers et satisfaits d’avoir relevé le défi d’explorer l’écriture sous toutes ses formes, que les marathoniens et marathoniennes ont terminé leur périple le samedi 18 mars dernier à 13 h 30.Elle sont longues les 24 heures passées à puiser constamment au fond de cette source qu’est l’imaginaire, mais combien enrichissantes et stimulantes.Après avoir créé des dizaines de personnages, inventé des histoires, jonglé avec les mots, combattu le sommeil et le syndrome de la page blanche, ils sont repartis avec un sourire qui exprimait la satisfaction d’avoir relevé un merveilleux défi, celui d’être allé au bout de leur imaginaire.Le Marathon d’écriture intercollégial, ce sont des milliers de pages noircies, des dizaines d’auteurs, d’organisateurs et de bénévoles, des mois de préparation, mais surtout 225 jeunes qui, pendant 24 heures, consacrent toute leur créativité à une grande passion, celle des mots.Le temps d’une nuit et, espérons-le, encore deux mille autres! Un concours littéraire provincial Tous les marathoniens et marathoniennes participaient à un concours littéraire lancé le vendredi 17 mars à 15 h 30.Le thème du concours,® La nuit, d’ici, on ne voit ni n’entend la mer », était dévoilé par Stanley Péan, en début de Marathon et les étudiants avaient deux heures pour pondre un texte de leur cru.Après la remise des textes, des jurys locaux déterminaient les finalistes de chacun des cégeps.Par la suite, un jury national, présidé par Jean-Philippe Arrou-Vignod et composé d’enseignants et d’enseignantes de différents cégeps, devait déterminer les textes gagnants parmi les 21 finalistes.Laurent Lussier du cégep du Vieux-Montréal et Myriam Dionne du cégep de Rimouski ont respectivement gagné les 1er et 2e prix du concours littéraire.Le jury a également accordé à Magalie Allard du cégep de Shawinigan une mention pour la qualité narrative de son texte.Parce que tous ne peuvent gagner, mais que plusieurs le méritent, nous tenons à féliciter tous les participants et participantes de ce concours, particulièrement les finalistes : Andréanne Réland (cégep de Ste-Foy) Guillaume Bélanger (cégep de Rimouski) Éloise Leduc Bemier (cégep de Granby) François Côté (cégep de Jonquière) Dominique Duchesneau (cégep de Limoilou) Benoît Garneau (cégep de Limoilou) Sophie Gasse (cégep de Rimouski) Steve Giasson (cégep de Victoriaville) Renaud Jean (cégep du Vieux-Montréal) Stéphane Kelley (cégep de l’Abitibi-Témiscamingue) Marie-Andrée Laniel (collège Ahuntsic) Dominique Mardi (cégep de Granby) Catherine Meloche (cégep André-Laurendeau) Annie Monette (cégep de St-Laurent) Daniel Pagé (cégep de Trois-Rivières) Sandra Picard (collège de Bois-de-Boulogne) Dominique Rioux (cégep André-Laurendeau) Marilou Villeneuve (cégep Marie-Victorin) i I * Ici la vie est trop étrange • ." - À vendre : joli 9 'Z2 , bord de l’océan, style colonial, intérieur chaleureux, extérieur en bois blanc, balayé par le vent du large, vue imprenable sur l'absolu, loin de tout et de tout le monde, idéal pour solitude.Sommes jeune couple marié, désirons vendre vite et ne plus revenir, désirons nous évaporer.Ici air malsain, panorama insupportable, nous en avons assez d’être devant rien.Nos invités marchent dans la mer et se laissent couler doucement, sans mot dire.Nous trouvons des poissons morts, venus d’on ne sait où, dégouttant sur le plancher de cuisine.Ici, la mer inquiète, ici, le ciel est obsédant et on ne veut que l’embrasser.Le ciel inquiète aussi.Ici, la nuit, on ne voit ni n’entend la mer.Or, elle s’élève, le jour, comme avec le soleil.Ma femme a le crâne rasé et l’air hagard, ma femme a le couteau précis.A vendre! A vendre! Ma femme parle aux fantômes des marins, ils sont comme sa famille.La mer est cruelle et cruellement belle, je veux la serrer dans mes bras avant de partir.L’écume est mon gourou, comme chaque souffle de vent, je crie : Amen! À vendre! Je ne veux plus de rien.Je ne veux plus croire en l’horizon.Ici, la vie est trop étrange.Nous prendrons un appartement.Ier prix Laurent Lussier Cégep du Vieux-Montréal Myriam Dionne Cégep de Rimouski 2e prix Jean-Philippe Arrou-Vignod, parrain honoraire de la 10e édition du Marathon, Laurent Lussier, gagnant du 1er prix du concours littéraire et Stanley Péan, président d’honneur.i * Nous sommes ici, nous ne sommes pas là-bas.Là-bas est sûrement mieux qu’ici, même si là-bas croit qu’ici est mieux que là-bas.Nous sommes ici, dans notre ville poubelle.Nous sommes les vieilles pelures de pommes, les boîtes de conserve rouillées, les mousses bleues sur le pain rassis.Nous sommes le lait passé date, les crevettes devenues vertes, les pastèques ramollies.Nous sommes les vieux mouchoirs visqueux, le sang sur les serviettes, le jaune cireux des cure-oreilles.Nous sommes les couches jetables, les cheveux morts, les restes sur la soie dentaire.Nous sommes les papiers froissés, les mots effacés d’un cahier démodé, les pages déchirées d’un écrivain frustré.Nous sommes les restes d’encre d’un crayon usagé, les broches rebelles qui ne voulaient pas agrafer, les petits ronds en papier d’un perforateur rassasié.Nous sommes ici dans un grand sac noué.Nous sommes ici, privés du vent sur notre peau nue, privés de sable dans nos cheveux, du soleil dans nos yeux.Nous sommes ici, privés d’air, de terre, privés d’eau, de feu.D’eau, privés d’eau.L’eau de pluie, l’eau de mer.Salée, polluée, minéralisée, gazéifiée, souflfée, nous en sommes ici privés.Là-bas peut croire ce qu’il veut.Ici est convaincu qu’il serait mieux là-bas.Notre ville poubelle.Sains, nous sommes arrivés, pourris, nous n’en sortirons point.Nous sommes ici, condamnés à être empilés à perpétuité./ Ecrire, ce n’est pas toujours facile! C’est un exercice exigeant qui demande une grande curiosité intellectuelle, une maîtrise du style, un esprit bien organisé et de la persévérance.Depuis maintenant 10 ans, le Marathon d’écriture intercollégial est devenu un événement incontournable pour les passionnés d’écriture, le dynamisme de ses organisateurs aura permis, cette année, à près de 225 émdiantes et étudiants de vivre l’aventure de l’écriture pendant 24 heures entières.Se mesurer au temps pour couvrir la page blanche, éprouver le plaisir d’y écrire des mots qui font rire, souffrir, pleurer, aimer, vivre sans retenue.Voilà une expérience unique et un défi de taille pour celles et ceux qui ont choisi de ce mesurer à leurs pairs afin de vivre une aventure inoubliable.Bravo à tous les marathoniens et marathoniennes de l’écriture qui ont relevé le défi.Longue vie à ce projet qui témoigne de l’importance de mettre en valeur notre belle langue française! Le ministre d’État à l'Éducation et à la Jeunesse François Lcgault QuébecSS Ministère de l'Éducation Rêver éveillé D’ici, la nuit, on ne voit ni n’entend la mer.L'ici en question, c’est l’antre aménagée au fond de la cafétéria du cégep André-Laurendeau, où s’entassaient une partie de nos marathoniens et marathoniennes de l’écriture.Pour la dixième année consécutive, deux cent collégiennes et collégiens des quatre coins du Québec ont relevé le défi d’écrire pendant vingt quatre heures d’alfiléc, presque sans interruption.Encouragés par des meneurs de jeu qui avaient pour noms Jean-Philippe Arrou-Vignod, Micheline Lachancc, Christian Vézina, Guy Bertrand, Kim Yaroshevskaya et Raoul Duguay, ces jeunes se sont astreints à réver les yeux grands ouverts et coucher dans Stanley Péan Président d’honneur du 10e Marathon d’écriture intercollégial REMERCIEMENTS Le ministère de l’Éducation du Québec (Direction générale de l’enseignement collégial) Les Éditions Québec Amérique l’urgence du moment leurs visions du monde et d’eux-mêmes.À Père d’Internet et de Nintendo, où nombreux sont les esprits chagrins qui clament la mort de l’écrit, voire de la pensée, leur choix de participer à une telle activité vaut la peine d’ètre souligné, sinon applaudi.À titre de président d’honneur de ce dixième Marathon intercollégial d’écriture, j’ai eu le plaisir de passer le plus clair de ces vingt-quatre heures en compagnie de ces amantes et amants des mots, de partager avec elles et eux leur bonheur d’écrire.En participant à cette aventure un peu folle, elles et ils ont exprimé une passion pour leur langue qui fait parfois défaut à leurs aînés et aînées.F.n ces temps où la défense de la culture n’est plus qu’un slogan vide de sens, une rengaine pour politiciens et démagogues de tout poil, leur enthousiasme m'apparait comme une étincelle qui pourrait rallumer Pâtre.À condition qu’on lui en donne la chance.D’ici, la nuit, on ne voit ni n'entend la mer.Mais comme dit la chanson, rien ne nous empêche de l’imaginer.Madame Agnès Maltais, ministre de la Culture et des Communications Madame Monique Jérôme-Forget, députée de Marguerite-Bourgeoys L’Office de la langue française Gallimard La Fondation du cégep André-Laurendeau La Coopérative du cégep André-Laurendeau la» cafétéria du cégep André-Laurendeau (CVC) L’Association québécoise des professeurs de français (AQPF) Union des écrivains québécois (UNEQ) FONDATION DU CÉGEP ANnnf l.AI RtNUF.AU Jrmt^Xv U Marathon d'écriture intercotléjiial s'inscrit dans les activités officielles de la Franco}}te 2000.^ CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU Cégep de Victoriaville Cégep de Rimouski COLLÈGE ¦c i DE T LIMOILOU Ë P QUÉBEC AMÉRIQUE VENTE TAPIS 3 POUR VOUS OBTENEZ: 1 TAPIS 1" Qualité 2 SOUS-TAPIS Gratuit 3 INSTALLATION Gratuité «50C/o de rabais CARPETTES 1 2 mois sans intérêts* | PRÉLARTS STORES RIDEAUX DOUILLETTES COUVRE-LITS SPECIAL INVENTAIRE TAPIS commercial $0.66 p.c 3645, boul.St-Joseph Est, Montréal TAP|s bemère $t 49 p c.4 .TAPIS peluche $1.49 p.c.(514) 7Z9»Qo^1 (entre St-Michel et Pie-IX) TAPIS sisal $2 49 p.c.Des travaux d'entretien intensifs sur l'île de Montréal 4^/a Un conseil Avant une interruption, débranchez vos appareils électroniques (four micro-ondes, ordinateur, téléviseur, vidéo, etc.) ou munissez-les d'une barre d'alimentation dotée d'une protection contre les surtensions.Hydro-Québec exécute actuellement divers travaux dans le but d'accroître la robustesse de son réseau.Pour des raisons de sécurité, ces interventions doivent être réalisées hors tension, ce qui entraîne des interruptions de service de durée variable dans différents secteurs de l'île de Montréal.Tout est mis en œuvre pour que la clientèle touchée soit avisée chaque fois qu'une interruption est prévue.Pour mieux vous servir Les travaux que nous effectuons cette année sont essentiels à l'amélioration de la qualité et de la fiabilité du service.Nous tenons à vous remercier de votre compréhension et de votre patience.GC Hydro Québec Pour information : 1 800 790-2424 Message important à tous les propriétaires d’armes à feu D’ici la fin de l’année.Vous devez avoir un permis d’armes à feu PERMIS D’ARMES k FE POSSESSION SEUL! PAUL RICHARD D.I.
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