Le devoir, 18 mars 2000, Cahier A
FONDE O EN 19 1 LE DEVOIR Exigez L'Agenda ! X CI - N “ 5 9 L K S S A M EDI 18 K T I) I M A \ ( || K | «> m ,\ |{ s 2 O (10 I .9 5 $ h- t a x ï.s = 2 .2 5 $ LES ARTS MARIE-JO THÉRIO: ENTRE CAFÉS ET «SMOKES» PAGE B 9 LE MONDE WASHINGTON FAIT SIGNE AUX REFORMATEURS IRANIENS PAGE A 10 PLAISIRS PINARD EN REPRISE: PLEIN SOLEIL A CORDOUE PAGE C14 PERSPECTIVES Michel Ven n e Après la « patente » à Usée Les feux sont tournés vers Ottawa ces jours-ci, où Jean Chrétien se débat pour préserver son leadership et où, hier, il parlait du projet souverainiste du Québec comme d’un chien malade, qu’il n’y a plus lieu de craindre.Mais pendant ce temps, au Québec, les souverainistes semblent vouloir sortir d’une certaine morosité.Certes, la souveraineté n’a pas rejoint, dans les sondages, les sommets déjà atteints.Le dernier Léger et Léger donne 40 % d’appui à ce projet Mais, comme l’ont montré les sociologues Gilles Gagné et Simon Langlois dans nos pages mardi et mercredi derniers, le recul de l’option doit être relativisé.Le fameux déclin de la souveraineté qui fait triompher Jean Chrétien n’est pas inexorable.L’appui ferme à la souveraineté n’a guère baissé quand on compare les sondages de 1995 (moyenne: 45 % de OUI) à ceux de 1999 (44 %); c’est l’appui au NON qui s’est raffermi au cours de l’année dernière, durant laquelle, rappellent les sociologues, les problèmes dans le secteur de la santé, la grève des infirmières et lejs négociations avec les employés de l’État ont dominé l'actualité.Selon Gagné et Langlois, cette remontée du NON pourrait n’être que conjoncturelle.Elle serait le fait de la classe moyenne francophone de moins de 55 ans (dans les autres groupes, l'appui à la souveraineté n’a pas bougé) et attribuable à un mécontentement passager face aux politiques du gouvernement du Québec.L’étude des deux collègues de l’Université Laval met en évidence que c’est moins «l’âme québécoise» qui serait déterminante pour le sort de l’option que l’intérêt bien compris du groupement social majoritaire, celui de la classe moyenne.Les deux sociologues rejoignent les conclusions des présidents des commissions régionales sur l’avenir du Québec, créées par Jacques Parizeau en 1995: les gens sont prêts à faire la souveraineté, mais si c’est pour vivre dans une société meilleure, une société plus juste, qui donne du travail à son monde, qui soutient ses familles, où le gouvernement se rapproche des citoyens et fait confiance aux régions.La popularité toujours élevée de Jean Chrétien au Québec (jusqu’à 48 % plus tôt cette année) a donné quelques sueurs froides à certains souverainistes.Mais sondage pour sondage, selon le dernier Angus Reid, le Bloc québécois obtient 45 % de l’appui des électeurs décidés contre 39 % pour le Parti libéral du Canada; 53 % des répondants désapprouvent la performance de Jean Chrétien tandis que la même proportion approuve celle de Gilles Duceppe.Le défaitisme, qui est cyclique chez les péquistes, les a poussés à explorer diverses voies parallèles.Jean-François Usée a sonné un coup de tonnerre avec sa Sortie de secours (un référendum sur les pouvoirs essentiels du Québec).Mais son option, que Lucien Bouchard a qualifiée de «patente», la semaine dernière, a été définitivement écartée des débats du congrès de mai prochain lorsque la région de Chaudière-Appalaches a battu une proposition qui aurait pu lui servir de véhicule.Nous vivons maintenant dans «l’après-patente».Lucien Bouchard a clairement indiqué qu’il ne voulait plus jouer dans le vieux film du renouvellement du fédéralisme.C’est comme si les péquistes avaient examiné l’option Usée et, la comparant, se sont dit que la leur, celle de la souveraineté-partenariat, n’était pas si folle après tout Le discours sur le budget de Bernard Landry a achevé cette semaine d’embaumer l’atmosphère.En reprenant les dépenses en faveur de la santé et de l'éducation, renouant ainsi avec le discours social-démocrate, en concrétisant les ententes conclues avec les syndicats du secteur public, celle avec les infirmières venant à peine d’être ratifiée, tout en réduisant les impôts plus considérablement que prévu, M.Landry plaît à la classe moyenne, le groupe qui, justement, tient entre ses mains le sort de la souveraineté.Et tout cela, a dit M.Landry, appuyant son propos sur moult références à la «nation québécoise», se réalise même si «la véritable marge de manœuvre financière et fiscale se trouve du côté d'Ottawa».Imaginez, a-t-il ajouté, si Québec «détenait le contrôle complet de tous les impôts».«A taste of sovereignty», titrait le Globe and Mail de Toronto, le lendemain.Après ce budget positif pour le gouvernement souverainiste, avec un regain de militantisme chez les péquistes, nous verrons si s’ouvre, comme le disait M.Landry, «une nouvelle saison pour notre patrie», si l’appui à la souveraineté croîtra au cours des prochains mois ou si le déclin dont parle Jean Chrétien tient à des raisons plus profondes.METEO Faire la souveraineté pour vivre dans une société meilleure Montréal Ciel variable se couvrant en après-midi.Froid.Max: 0 Min: -16 Québec Ensoleillé.Max: -3 Min: -18 Détails, page C 4 INDEX Annonces.cio Livres .D 1 Bourse .C 9 Le monde.A 10 Ix-s Arts .B 1 Les sports.C 13 Avis publics .C 12 Mots croisés C 12 Economie.C 1 Plaisirs .C 14 Éditorial .A 12 Politique .A8 Une indicible douleur PRESSE CANADIENNE Légèrement blessé et hors de danger, Wayne Kroeker, le bien triste témoin de l’accident survenu jeudi sur la petite route de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, a voulu rencontrer la presse hier malgré sa douleur.C’est lui qui conduisait le véhicule qui a heurté de plein fouet une mini-fourgonnette remplie d’enfants.L’homme a tenu à manifester sa sollicitude aux familles des jeunes victimes.Tragédie routière à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet Après la stupéfaction, l’empathie SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR L) empathie à la suite de la tragédie qui a frappé de plein ' fouet la petite communauté de Saint-Jean-BaptisteKle-Nicolet est générale.Après la stupéfaction, les témoignages de sympathie et de compassion ont frisé de partout.A la municipalité, les services de soutien psychologique pour les familles et les proches ont immédiatement été mis en place.«En mon nom personnel et en celui de tout le monde des petites localités avoisinantes, j’aimerais dire qu ’il y a des gens dont le cœur s’est arrêté, mais il y en a d'autres chez qui le cœur a continué [de battre].Aujourd’hui, nous devons penser à ces gens-là.[.] Nous devons leur dire que nous sommes avec eux de tout cœur», a commenté hier Marcel Tremblay, le maire de la municipalité, manifestement ébranlé par l’événement.Jeudi matin, un violent accident routier a coûté la vie à sept jeunes enfants de moins de six ans.Une fourgonnette dans laquelle prenaient place dix enfants, en route vers une cabane à sucre avec leur éducatrice en garderie, a heurté un autre véhicule pour des raisons encore inexplicables.Demc des rescapés sont hors de danger mais le troisième était toujours hier dans un état critique, ayant subi un traumatisme crânien et diverses blessures graves à l’abdomen.La conductrice, saine et sauve, était toujours en état de choc nerveux hier.La jeune femme dans la trentaine a aussi perdu son propre enfant dans l’accident L’enquête du coroner suit son cours et durera plusieurs semaines.En attendant, la petite communauté était toujours en état de stupéfaction.«Il faut que je trouve des mots, mais qu’est-ce que je peux dire?H n’y a pas de description [.), il n’y a pas de mots», a poursuivi Marcel Tremblay.VOIR PAGE A 14: EMPATHIE Retard dans l’implantation de la réforme Le ministère de l’Education a dû refaire ses devoirs www.ledevoir.com MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Chargée de passer au peigne fin le contenu de la réforme de l’éducation, la Commission des programmes d’études a émis à l’automne des critiques à ce pojnt sévères sur certains programmes du ministère de l’Éducation, dont celui du préscolaire, que d’importantes corrections ont dû être apportées, ce qui bouleverse l’échéancier d’implantation initialement prévu.Le programme d’éducation préscolaire «ne constitue pas, dans son état actuel, un bon outil de planification pour l'enseignement ni un instrument utile pour la coordination pédagogique», affirme la Commission des programmes d’études (CPE) dans un document intitulé Un important effort de renouvellement.mais des imprécisions inquiétantes, publié en novembre dernier et consulté par Le Devoir.VOIR PAGE A 14: RÉFORME Lire aussi en page A 3 : ¦ Démarrage en septembre, tout en souplesse AV Affaire Barnabé Dans une même école, l’application de la réforme pourrait varier d’une classe à l’autre.ARCHIVES LE DEVOIR Des policiers indignes de rester, selon 92,8 % des Québécois La police a une sérieuse côte à remonter, révèle une enquête Sondagem-Le Devoir PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Personne ne doit se croire au-dessus des lois, dit la sagesse populaire.La très grande majorité des Québécois (92,8 %) est d’avis que les policiers responsables de l{t mort du chauffeur de taxi Richard Barnabé devraient être congédiés.Une enquête d’opinion publique réalisée par la maison Sondagem pour le compte du Devoir et de la radio CKAC indique en effet qu’ils sont très peu nombreux (7,2 %) à penser que ce dérapage policier ne devrait pas être sanctionné.Cela, après répartition des 11,2 % d’indécis.VOIR PAGE A 14: POLICIERS Lire aussi en page A 3 : ¦ Les policiers Samson et Bergeron resteront IDÉES Toujours indigné Un an après la sortie fracassante de L’Erreur boréale, le poète-chansonnier, Richard Desjardins, invite — dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui par Le Devoir — le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard, à surseoir à l’approbation des plans généraux des exploitants forestiers, qui vont régir la coupe et l’aménagement des forêts pendant les 20 prochaines années.La lettre percutante stigmatise le report de la réforme forestière annoncée, l’absence de débat public, même dans une commission parlementaire où le ministre serait à la fois «juge et partie», et l’annulation inexpliquée de la hausse des droits de coupe.¦ À lire en page A 13 Les Québécois doivent tourner la page, dit Chrétien MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les Québécois doivent tourner la page.Le mouvement souverainiste ressemble à un «chien malade» et le référendum de 1995 est déjà de l’histoire ancienne.Il est temps d’élire des libéraux qui pourront ainsi, lors de la prochaine campagne électorale, ignorer le dossier de l’unité canadienne pour concentrer leur attention sur leur combat contre la droite et la préparation du Canada pour le XXI' siècle, croit le premier ministre Jean Chrétien.VOIR PAGE A 14: CHRÉTIEN LES ACTUALITÉS Le droit à une vie de qualité Recevoir une subvention pour maintenir un malade à domicile n’est pas une mince affaire.Suzie Laporte et sa famille l’ont appris à la dure.Pendant dix ans, ils ont présenté des demandes d’aide financière pour faire exécuter des travaux essentiels à la qualité de vie de la jeune cancéreuse.Découragés, les Laporte se sont tournés vers la presse.et contre toute attente, leur dossier risque de se régler au cours des prochains jours.¦ Nos informations en page A 4 Simplitel oiiln nu’i vous fait bénéficier de petits tarifs vers plus de 240 pays, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour seulement 4,95 $ par mois.Par exemple, un appel en France ne vous coûtera qu’un minuscule 26 é la minute.Avec l’option outre-mer du Plan Simpliter Bell, le monde est vraiment petit.Simplitel est une marque de commerce de Bell Canada. K DEVOIR, LES SAMEDI 18 ET DI M A N C H K I » M A H S 2 O O (I LE DEVOIR ACTUALITES François Legault Réforme de l’éducation Legault garde le cap MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Malgré d’apparents retards, le ministre de l’Education, François Legault, refuse de repousser l’implantation de la nouvelle réforme de l'éducation.H maintient le cap sur l’automne 2000 mais accepte l’idée d'une application «souple» du nouveau programme pendant une période de deux ans.Le Virage du succès, cette vaste réforme de 1 éducation dont on devrait voir poindre les premiers résultats sous peu, prend donc un nouveau virage: plutôt que d’imposer une implantation obligatoire et complète de son nouveau programme au préscolaire et au premier cycle du primaire (lre et 2r années), le ministre François Legault consent à une certaine «souplesse» qui permettra l’implantation progressive du programme.«Je n’ai pas l’intention de remettre l’application de la réforme qui est prévue pour septembre, a expliqué hier François Legault au Devoir.Par contre, je veux que ce soit fiait avec une certaine souplesse.» L’échéancier, déjà repoussé d'une année par le ministre, est donc maintenu, mais on respectera les ajustements nécessaires id et là «Si certaines écoles voient plus de difficultés dans l’application, il y aura des ajustements, poursuit M.Legault Mais je ne veux pas qu’on reporte d’une année.Il y a beaucoup de choses en même temps, c’est vrai, mais je veux des résultats rapides.» Dans la foulée des dernières négociations avec le gouvernement, les enseignants ont passé un mot d’ordre sommant leurs membres de boycotter toute séance de formation liée à la réforme, ce qui a bloqué le processus.Les modifications apportées au contenu des programmes à la suite des critiques de la Commission des programmes d’études ont également contribué à retarder la machine.Malgré cela, le ministre de l’Éducation ne craint pas une mise en œuvre précipitée et un mauvais démarrage.«Il est normal qu’il y ait des ajustements à apporter quand on fait de grands changements comme cela, note-t-il.Mais je pense que les fondements de la réforme sont cohérents.» L’implantation, qui devait initialement se faire à l’automne 1999, est donc prévue pour septembre 2000, uniquement pour les élèves du préscolaire et du premier cycle.Au bout de deux années, l’application du nouveau programme devra être généralisée pour cette clientèle, et on poursuivra la mise en œuvre aux cycles suivants.«Les dates d’entrée en vigueur sont assouplies, mais il n’y aura pas de délai, martèle le ministre.Mon petit sondage à l’interne me dit que les gens sont prêts.» Le prix Anne-Hébert dans la tourmente avant d’être décerné Léditeur et la famille de la romancière n'ont jamais été consultés CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Le prix Anne-Hébert doit-il être un grand prix littéraire national indépendant ou un prix plus modeste décerné à l’étranger et administré par l’ambassade du Canada à Paris?Le nouveau prix littéraire que doit lancer dimanche le Centre culturel canadien, lors d’une soirée en hommage à la romancière, n'est pas né qu’il est déjà dans la tourmente.Le débat vient d'éclater parmi les écrivains et les éditeurs québécois réunis à l’occasion du Salon du livre de Paris.Annoncé il y a quelques jours, le nouveau prix semble avoir été bricolé en trois semaines sans que la famille, l’éditeur québécois d’Anne Hébert et le milieu littéraire aient été consultés.C’est Le Devoir qui a annoncé la nouvelle au frère de la romancière, Pierre Hébert, joint à Québec où il semblait étonné de la chose.«C'est la première nouvelle que j'en ai», nous a-t-il déclaré.Même son de cloche du côté du cousin de l'écrivaine et neveu du poète Saint-Denys Carneau, Yves de Roquebru-ne.«On ne m'a jamais contacté, j’ai appris la nouvelle par les journaux.[.] J’aurais au moins apprécié qu'on m’informe directement», dit-il.L'éditeur québécois d’Anne Hébert, Pascal Assathiany (Boréal), n’a pas non plus été consulté.«C’est à la limite de l’honnêteté.Le nom d’Anne Hébert a une telle importance qu’il doit être associé à un grand prix national décerné par un organisme non partisan.Le document qui annonce sa création parle plus du Centre culturel canadien que d’Anne Hébert.Sans compter qu’il y aura bientôt plus de prix littéraires québécois à Paris qu’au Québec.» L’initiative du Centre culturel canadien, une division de l’ambassade, vise à récompenser une première œuvre littéraire canadienne écrite en français par une bourse annuelle de 2000 S- Les règlements du prix ne sont pas connus.On sait seulement que Radio-Canada annoncera le prix et diffusera l’œuvre primée.Les membres du jury (composé de Français et de Canadiens) seront désignés par le centre culturel et le président du prix, lui-même nommé par le centre pour trois ans, nous a déclaré son directeur, Robert Desbiens.L’Union nationale des écrivains du Québec n’avait, elle non plus, jamais entendu parler de l’affaire.Pour sa Anne Hébert présidente, Denise Boucher, de passage à Paris, un prix d’une telle importance doit récompenser un auteur québécois et être décerné par un organisme indépendant Seul Michel Gosselin, qui se dit ardien de l'œuvre d’Anne Hébert» et Tirige le Centre d’études Anne-Hébert de l’Université de Sherbrooke, a donné son accord.«C'est un prix très justifié, nous a-t-il dit puisqu’Anne Hébert a passé 30 ans de sa vie à Paris.Idéalement, il aurait été beau que le prix soit créé par le Canada et le Québec.H me semble que c’est ce qu’aurait souhaité Mme Hébert.» Avant de mettre sous presse, Michel Gosselin semblait être revenu sur sa position initiale.Il nous a confié vouloir proposer que le prix soit plutôt administré directement par le Centre Anne-Hébert de Sherbrooke — auquel Anne Hébert a légué tous ses manuscrits —, quitte à être financé par les gouvernements canadien et québécois.«Tout cela s’est fait très vite», avoue Anne Suchet, responsable du livre au Centre culturel canadien.Quant à savoir pourquoi la famille et l’éditeur d’Anne Hébert n'ont pas été consultés, «il n’y avait pas de raison, dit-elle.n'ai pas plus d’explications que ça».Robert Desbiens ajoutait: «Si le Québec veut s'associer au prix, nous sommes ouverts.» Difficile, donc, de savoir exactement quel prix sera annoncé dimanche et qui en sera véritablement responsable.Michel Gosselin, qui a accompagné Anne Hébert dans ses derniers moments, devrait prendre l’avion pour Montréal avant la cérémonie.Un texte de lui devrait être lu sur place par Robert Desbiens.Il existe déjà deux prix littéraires québécois en France.Le prix Philip-pe-Rossillon est décerné directement par les lecteurs de l’Association France-Québec, invités chaque année à voter pour leur roman préféré.Le prix Jean-Hamelin est attribué par l’Association des écrivains de langue française Q’ADELF), un organisme entièrement indépendant Un troisième prix, Paris-Québec, est en suspens et n’a pas été attribué depuis deux ans.«Le nom d'Anne Hébert doit être au-dessus de toute politique», nous a déclaré Michel Gosselin.Au moment du décès d’Anne Hébert, certains avaient évoqué la possibilité de donner son nom à la future grande bibliothèque qui sera construite à Montréal, Ces propositions sont toujours en examen, histoire probablement d’éviter la précipitation et de laisser Anne Hébert reposer en paix.u ., ,.„ .ARCHIVES LE HHVOIR Richard Barnabé a lait un arrêt cardiorespiratoire qui l’a plongé dans un coma irréversible après son arrestation musclée par les policiers dans la nuit du 14V' ’ - °"" est mort deux ans plus tard.décembre 1993.M.Barnabé Affaire Barnabé Sarrazin réintègre les policiers fautifs BRIAN MYLES LE DEVOIR Les policiers Pierre Bergeron et Louis Samson seront réintégrés au sein du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) malgré leur implication dans l’affaire Barnabé.Le directeur du SPCUM, Michel Sarrazin, a confirmé que les agents Bergeron et Samson seront suspendus sans salaire pour 300 et 240 jours respectivement, en conformité avec la décision rendue le 6 mars dernier par un juge de la Cour du Québec.Le juge Longtin avait invalidé les sanctions de destitution prononcées par le Comité de déontologie policière pour y substituer des suspensions.Iœ directeur du SPCUM s’est dit «très à l’aise» avec sa décision, finale et sans appel.«Tout le processus judiciaire dans le cas présent a été respecté.[.] Je n’ai pas d’autres possibilités.La cour s’est prononcée», a-t-il déclaré.Se disant «sensible aux préoccupations et aux inquiétudes de la population», M.Sarrazin a donné l’assurance que les agents Bergeron et Samson ne travailleront pas auprès des citoyens et des détenus à leur retour au travail.Es seront affectés à des tâches de soutien, du moins pour la durée de son mandat «Je peux prendre des engagements qui me concernent, je peux donner des orientations.Vous savez, un des policiers concernés [Louis Samson] a encore plusieurs années à faire au Service de police.Un directeur pourrait éventuellement décider de prendre une autre décision», a-t-il dit M.Sarrazin soi|ient qu’il n’a pas le JACQUES NADEAU LE DEVOIR Michel Sarrazin pouvoir de s’opposer au retour des policiers.«Je n’ai aucun autre choix que de donner suite à la décision du juge Longtin.Je n’ai pas non plus la possibilité de porter d’accusations disciplinaires contre les policiers et je n’ai aucun autre recours», a-t-il déclaré en reprenant mot pour mot le texte de son allocution.Questionné plus à fond, il a soutenu que les délais de prescription étaient écoulés pour appliquer des sanctions disciplinaires.Le prédécesseur de M.Sarrazin avait laissé tomber l’enquête disciplinaire à l’époque parce que le Comité de déontologie policière, complètement indépendant des organisations policières, avait déjà été saisi de l’affaire.Il est de pratique courante au SPCUM de ne pas recourir à la discipline quand la déontologie est déjà en marche.En outre, des accusations criminelles pendaient déjà contre les policiers impliqués dans l’affaire Barnabé.Michel Sarrazin a consulté trois avocats — «trois», a-t-il insisté — ainsi que ses conseillers en relations de travail et en éthique professionnelle.«Lesgens sont tous du même avis.Il n'y a pas d’ouverture.» Yves Manseau, fondateur du Mouvement action justice, persiste à croire que le directeur du SPCUM est dans l’erreur.«Il a insisté pour dire que c’est sans appel.Il est très mal informé», a dit M.Manseau.Le Mouvement action justice a demandé un avis juridique au commissaire à la déontologie policière afin de déterminer s’il est possible ou non d’en appeler de la décision rendue par le juge Longtin.Le dossier est toujours sous étude au bureau du commissaire.Richard Barnabé a fait un arrêt cardiorespiratoire qui l’a plongé dans un coma irréversible après son arrestation musclée par les policiers dans la nuit du 14 décembre 1993.M.Barnabé est mort deux ans plus tard.Les policiers André Lapointe, Michel Vadeboncœur, Pierre Bergeron et Louis Samson ont été reconnus coupables de voies de fait causant des lésions au criminel.En déontologie, MM.Lapointe et Samson ont écopé de suspensions sans salaire qu’ils ont déjà purgées.La destitution a été prononcée contre le lieutenant Michel Pohu et l’ex-di-recteur du poste 44, Jean-Pierre Auger.Ils contestent tous deux ces sanctions devant la Cour du Québec.André Münch L’expertise en écritures et en sighatures L'iutnir nous prouve que l’analyse comparative d'écritures et de signatures a sa place dans le domaine des sciences luridlques.Ce livre nous permet de mieux comprendre ce type d'expertise.SEPTENTRION ____________www.Mpfntrton.qc.ca tCOLI DI QIMMOLOOII DI MONTRÉAL INC.HISTOIRE DU BIJOU A TRAVERS LES ÂGES COURS CONFÉRENCE DE DIX HEURES les 25 et 26 mars 2000 225 $ + tx.INFO (514) 272-8313 FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ oOp Po tu 1 II Jl La dignité de chaque personne est l'objectif principal de toute activité économique responsable.www monde ca Pour hommes Habits italiens à partir de 299$ i.Pour 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panier rempli de fioles de médicaments et un radio-émetteur qui rugit «Maman, viens ici!» Ce monde, c’est le quotidien de Suzie.Clouée à son lit elle a constamment besoin de soins, si bien que sa mère a décidé de quitter son emploi en 1997 pour s’en occuper.L’an dernier, Suzie a fait un arrêt cardiorespiratoire.Jean l’a réanimée.Têtue et décidée, elle a réappris à parler seule.La jeune fille est pâle, mais ses yeux s’animent aussitôt qu’elle ouvre la bouche.Et pour être sûre, elle glisse: «Je n’ai plus mon corps, mais j’ai toute ma tête.» Aucun doute, Suzie a recouvré ses moyens et ce ne sont pas les tubes qui l’alimentent en oxygène qui la feront taire.Dans le meilleur des mondes, cette histoire s’arrêterait là.Mais voilà, il y a déjà dix ans que les Laporte demandent de l’aide au gouvernement pour effectuer les rénovations nécessaires au maintien à domicile de leur fille.Depuis dix ans, ils se heurtent à un mur, ou presque.Et avec le temps, leurs avoirs ont fondu comme neige au soleil.Aujourd’hui, ils sont toujours propriétaires de leur maison, mais ils ont dû sacrifier leur élevage de chevaux et leur terre.Jean a aussi changé d’emploi et travaille maintenant pour un fermier.«De 22 $ l’heure à 9$ l'heure, on n’a plus les mêmes revenus», raconte Hélène.Néanmoins, les Laporte ont vu une ouverture se dessiner lorsqu’ils ont entendu parler du Programme d’adaptation de domicile (PAD) du gouvernement du Québec.Sous l’égide de la Société d’habitation du Québec (SHQ), ce programme octroie jusqu’à 16 000 $ pour «aider la personne handicapée à payer le coût des travaux nécessaires pour rendre accessible et adapter le logement qu’elle habite», peut-on lire dans le dépliant du PAD.Le nom de Suzie a été inscrit à la liste d'attente pendant cinq ans.En attendant, et pour diminuer les coûts, Hélène et Jean ont aménagé une chambre au rez-de-chaussée pour leur fille.Suzie est installée près de la fenêtre.Dans un coin, la baignoire attend d’être reliée à la tuyauterie.Depuis que son père n'a plus la force de la porter à l’étage pour prendre son bain, Suzie doit se contenter de se faire laver dans son lit.En attendant la rampe d’accès, les déplacements sont extrêmement difficiles.Afin de se plier aux règles du PAD, les Laporte ont obtenu des soumissions et retenu la plus basse, soit 21 368 $.Les rénovations comprennent une rampe d’accès extérieure, une salle de bain adaptée et un lève-personne.Après une série de formulaires, d’inspections et d’évaluations, Hélène et Jean ont finalement reçu un «certificat d’aide révisé» de la SHQ.Verdict: on leur accorde 13 524 $.Les yeux écarquillés, ils ont constaté un fossé de 9000 $.Et ce n’est pas tout.La subvention n’est versée que 60 jours après la fin des travaux.Sur le certificat la SHQ ajoute également des conditions: «Le propriétaire avisera, s'il y a lieu, le mandataire de tout changement d’entrepreneur avant le début des travaux, ceci pouvant entraîner une diminution du montant de l’aide; les factures des entrepreneurs devront être transmises à la “Société” à la fin des travaux, ceci pouvant également entraîner une diminution du montant de l’aide.» «Trouvez un entrepreneur qui accepte de se faire payer à la toute fin, vous allez chercher longtemps», s’indigne Martin Morin, agent de liaison à l’Association québécoise de parents d’enfants handicapés visuels.En attendant le paiement final, l’entrepreneur des Laporte exige les 9000 $ pour commencer les rénovations.Mais cet argent, ils ne l’ont tout simplement pas.Même la banque refuse de leur prêter.Cukiesac?Peut-être pas.Informée de la situation, la SHQ a indiqué qu'elle révisait justement le dossier.«Des gens d’ici vont communiquer lundi avec le mandataire et la famille pour voir comment on peut commencer les travaux, assure le directeur des communications à la SHQ, Ronald Moisan.On va voir s’il n’y a pas eu des oublis et, s’il le faut, on fera faire une autre soumission.» L’Office de protection des personnes handicapées du Québec (OPHQ) a géré le PAD jusqu’en 1991.L’organisme soutient que le montant des subventions et la liste des prix qui sert à évaluer les travaux n’ont pas bougé depuis.Il croit que la SHQ devrait ajouter 10 % d’aide à chaque projet pour ajuster cet écart Selon la SHQ, la dernière révision date plutôt de la fin de 1997.«Nos statistiques nous disent que, sur plus de 10 OOO dossiers, on est dans les prix du marché», se défend Ronald Moisan.Présentement l'OPHQ estime à 1800 le nombre de cas en attente d’une rénovation.Le délai est estimé à environ un an.Suzie ne sait pas quand elle va mourir.Mais elle a compris ce que bien des gens ne pigent pas.«Je sais pourquoi je suis là, dit-elle en souriant.Pour aider les autres.Pour dire qu’on a le droit d’être handicapé et d’avoir besoin de soins.Mais aussi qu’on a droit à une qualité de vie.» Ne lui manquent maintenant que quelques milliers de dollars.«On a le droit d’être handicapé et d’avoir besoin de soins», lance Suzie -wm.'V, .O t V* St £7 ¦ «i ‘•vJïtf- , - aj;;, -, cjaàSg JACQUES GRENIER LE DEVOIR Suzie ne voit presque plus et ne peut plus marcher.Malgré toutes les difficultés, elle a une conscience aigüe du rôle qu’elle peut jouer dans la société.M.Chrétien, c'est tout à fa.it clair.aucune loi fédérale n'y pourra rien changer.au peuple québécois Il appartient démocratiquement de son avenir.de décider c'est aux Québécoises et aux Québécois de décider dans quel pays ils veulent vivre.Eiceq l fè4ér*“on du Qu**»*0 ? I- E l> E V 01 R .L R S S A M EDI 18 ET I) I M A N CHE I !) MARS 2 0 0 0 -* LE DEVOIR «- POLITIQUE Congrès du Parti libéral du Canada Les militants sont invités à donner une image d’unité HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les contestations du leadership de Jean Chrétien inquiètent suffisamment les libéraux pour que le ministre responsable du Québec, Alfonso Gagliano, invite en privé les militants à donner une image d’unité du parti d’ici la fin du congrès et demande en public aux députés de Jean Charest de se mêler de leurs affaires.Réuitis en caucus lors du congrès du PLC, hier matin, les délégués québécois se sont fait dire que le parti était uni, qu’il n’y avait qu’un seul chef, Jean Chrétien, et que celui-ci allait gagner les prochaines élections, a-t-on appris.«Nous pouvons, en travaillant ensemble, faire mentir les journalistes [.] d’ici dimanche», a lancé à ses troupes québécoises M.Gagliano, qui est aussi responsable de l’organisation électorale du PLC dans la province de Québec.Puis, devant les caméras, M.Gagliano a rappelé à l’ordre les députés libéraux provinciaux de Jean Charest Cinq d’entre eux ont déclaré jeudi que Jean Chrétien «avait fait son temps» et devrait laisser sa place au profit de ses aspirants successeurs, le ministre des Finances, Paul Martin, ou encore celui de ARCHIVES LE DEVOIR Jean Charest n’a pas apprécié de voir certains de ses députés se prononcer sur l’avenir de Jean Chrétien Leadership de Chrétien Charest rappelle ses députés à l’ordre «Ce n’est pas à nous de nous prononcer», dit le chef libéral ROBERT DUTRISAC DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Jean Charest estime que le Parti libéral du Québec n’a pas à se prononcer sur l’intention de Jean Chrétien de solliciter un troisième mandat et s’avoue mécontent que certains de ses députés aient jeter la pierre au chef du Parti libéral du Canada.«Ce n’est pas à nous de nous prononcer là-dessus», a livré au Devoir M.Charest, qui a exprimé son mécontentement d’entendre certains de ses députés — le chef du caucus du PLQ, Jacques Chagnon, le député de Châ-teauguay, Jean-Marc Fournier, et le député de Chomedey, Thomas Mul-cair — dire tout haut que M.Chrétien avait fait son temps.«Le PLQ, dans son approche, prétend ne pas vouloir décider qui devrait être le chef des autres partis», a dit M.Charest.Et ce principe s’applique autant au PLC qu’à l’Alternative unie ou au Parti progressiste-conservateur du Canada.Le PLQ est un parti différent du PLC et rallie nombre de militants hors des rangs des libéraux fédéraux, a-t-il fait observer.Que Jean Chrétien s'incruste ou non ne doit pas influer sur les orientations du PLQ, et sa présence pour un autre mandat encore n’aura pas d’influence sur la performance du PLQ auprès de l’électorat, croit M.Charest.«Qui est ou n’est pas le chef du Parti libéral du Canada ne doit pas changer notre vision de ce que doit être le fédéralisme», a-t-il dit C’est l'intérêt du Québec à long terme qui importe et les politiques du PLQ «s'articulent autour d’une relation avec l'ensemble des leaders politiques au pays», a dit M.Charest «Ce serait une erreur pour le Québec de percevoir ses liens avec l’ensemble du pays strictement comme étant des liens avec le gouvernement fédéral», a fait valoir le chef libéral.Mjfbeml .Vjfc: « .1| * ^ mjibern Les militants libéraux sont invités à faire l’unité autour du chef.la Santé, Allan Rock.«Le Parti libéral du putés du PLQ] ont manqué une occasion Québec et le Parti libéral du Canada sont en or de se la fermer.Us seraient tout aus-deux partis complètement séparés, a lan- si indignés si des députés libéraux fédé-cé M.Gagliano, et je crois qu’ils [les dé- raux prenaient position sur le leadership de M.Charest.Alors f espère que M.Charest va rappeler à l’ordre ses députés.» Même son de cloche du côté de Denis Coderre, le ministre responsable du Sport amateur, qui a qualifié de «malsains» les commentaires des députés du PLQ.Il leur a demandé «un peu de retenue».Ces commentaires avaient pour but de faire taire les rumeurs de division du parti entre les clans de Jean Chrétien et du ministre des Finances Paul Martin et, du même coup, tuer dans l’œuf toute tentative larvée des supporters de M.Martin de pousser le premier ministre vers la porte de sortie.Mais la tâche a été rendue difficile par la publication, dans le Toronto Star, d’un sondage préparé par Goldfarb Consultants favorable à Paul Martin.Le sondage indique que le Parti libéral du Canada récolterait beaucoup plus d’appuis aux prochaines élections s’il était dirigé par Paul Martin que s’il était encore dirigé par M.Chrétien.Il fait état d’un appui de 45 % avec M.Martin, contre 37 % avec le premier ministre actuel.Au Québec, où les libéraux espèrent faire des gains pour pallier les pertes appréhendées en Ontario contre la nouvelle Alliance canadienne, Paul Martin recueille la faveur de 57 % des répondants, son meilleur score au pays.Le sondage indique aussi que les électeurs affinnant voter assurément pour le PLC étaient en chute, passant de 25 à 11 %.Ce sondage n’a fait qu’alimenter les discussions de corridor.La plupart des délégués québécois interrogés ont indiqué qu’il n’était pas approprié de contester le leadership de M.Chrétien maintenant puisqu’il a obtenu un vote de confiance en 1997 de 91 %, et même qu’il ne servait à rien de pousser le premier ntinistre: la décision de céder sa place serait la sienne et celle de personne d’autre.Mais certains ont reconnu que M.Chrétien n’était pas «le plus populaire au Québec» et que M.Martin serait plus attrayant aux yeux des électeurs québécois.«M.Martin rafraîchirait l’image en affichant les mêmes convictions», a indiqué un délégué et candidat défàit aux dernières élections.Une autre déléguée a indiqué, à propos de la réunion secrète à Toronto des proches de M.Martin et d’une vingtaine de députés, qu'il était tout à fait normal que les gens de Toronto, la plupart du milieu des affaires, se questionnent sur l’avenir de Paul Martin.«M.Martin est un ministre colossal, il est responsable de plusieurs des grandes réalisations du PLC et les gens AM .I Incluant : • V6 VTEC de 225 chevaux Boîte SportShift séquentielle Sièges chauffants en cuir • Chaîne Bose® avec lecteur de CD Climatiseur • Phares haute intensité (HID) et tellement plus Vivez votre plus beau «Mgæ Acuta 3.2TL 2000 concessionnaires La toute nouvelle Acura 3.2CL Type S 2001 Une vision qui inspire un élan de passion, acura tl'.D.S.L cli- lu ,T,2'I1.(mmlrli- UASfthYJ’lj 2000 neuve.IVnnnpnrl el prépiiralimi (8Ô0 $), luxe».immalriculHtinn e< «KHurunee en «h».Le prix de vente de» eonee»»iiinniilre« peut être Inférieur.Cnrnntie Arimi limitée de 5 nns/lOO 000 km.Le modèle offert peut différer île rillustrotion.®Rose est une tmiri|tie déposée de Bo«e Corporation.Voyel votre eotiee««ionnaire pour plus de détails.Les deux premiers service» d'entretien sont compris.Assistance routière 24 heures Acura LUCIANI ACURA 4040, rue Jean-Talon O., Montréal (514) 340-9484 ACURA BROSSARD 9100, boul.Taschereau O., Brossard (450) 659-1616 ACURA PLUS 255, 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5148480711 555, rue de la Commune Lundi au jeudi, de 16hà 21 h.Samedi et dimanche, de 13h à 17h.UAI ?3 réalisé par Alliance, les constructeurs urbains LE DEVOIR.LES SAMEDI 18 ET DI M ANCHE 19 MARS 2 O O O ?POLITIQUE* Il n’y a pas de nouvelle enquête dans le comté de Chrétien ALEXANDRE SIROIS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Il n’y a pas de nouvelle enquête en cours dans la circonscription de Jean Chrétien, a soutenu hier la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Setwart, contredisant ainsi des informations émises.par son ministère.Le Bloc québécois avait affirmé, en Chambre, que le ministère de Mme Stewart refusait de livrer les renseignements sollicités par son parti au sujet d’une subvention fédérale accordée dans la circonscription du premier ministre, sous prétexte que le dossier était sous enquête.Le Bloc tentait d’en savoir plus au sujet d’une subvention de 1,2 million de dollars accordée par Ottawa à la compagnie de plastiques Placeteco, de Shawinigan.Il allègue que la majeure partie de cette somme a servi à rembourser un emprunt contracté par l’entreprise à la Banque Nationa- Ressources humaines le, ce qu’il estime contraire au programme fédéral de subventions.«En réponse à votre demande, il nous est impossible de vous faire parvenir les renseignements que vous nous avez demandés car ce projet est présentement sous enquête», a répliqué le Centre de réponse sur les subventions et les contributions du ministère du Développement des ressources humaines (DRCH), dans une courte lettre télécopiée au cabinet du chef du Bloc, Gilles Duceppe.Questionnée par M.Duceppe, Mme Stewart, en Chambre, après consultation avec ses adjoints, a nié l’information.«Je peux confirmer qu'il n’y a pas d'enquête en cours.Je tenterai d’expliquer au député pourquoi cette lettre lui a été expédiée», a-t-elle répondu.L’affirmation de la ministre a suscité l’indignation de M.Duceppe.«Comment se fait-il que le ministère nous réponde [.] que Placeteco est sous enquête?Est-ce qu’elle pourrait [Mme Stewart] nous expliquer ce qu ’on nous ment?En d’autres mots, est-ce que son ministère nous ment quand il s’agit de répondre à l’opposition?», a-t-il lancé.Quelques minutes plus tard, le ministère a officiellement rectifié le tir.Il a fait parvenir une lettre à M.Duceppe et aux médias admettant qu’une erreur avait été commise, qu’il n’y avait pas d’enquête et qu’il «donnerait suite» à la demande de renseignements du chçf du Bloc au cours de la journée.A l’issue de la période des questions, M.Duceppe a néanmoins, de nouveau, réclamé une enquête indépendante et publique «à la grandeur du ministère» et s’en est pris à Mme Stewart: «Ça n’a pas de bon sens, il y a quelque chose qui ne marche pas.[.] Est-ce que c’est elle, la ministre?Je ne sais plus où on s’en va avec Mme Stewart.Il y a un problème important.Si j’étais ministre et que je voyais des gens répondre ça [.] je prendrais des mesures.» Allan Rock craint un système de santé à deux vitesses (PC) — Les Canadiens pourraient être incités à adopter un système de santé à deux vitesses si le système actuel ne satisfait pas leurs besoins, a déclaré hier le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock.M.Rock réagissait à des sondages récents indiquant que les Canadiens se préoccupent des soins de santé et songent à trouver certaines solutions de rechange.Le sondeur libéral Michael Marzolini a révélé hier aux participants du congrès libéral que les soins de santé sont à l’heure actuelle le principal sujet de préoccupation des Canadiens.Les Canadiens, dit-il, veulent que l’argent consacré aux soins de santé soit dépensé de façon plus efficace, ou que des changements plus radicaux soient apportés.S’ils constatent que la situation ne s’améliore pas, ils seraient prêts à considérer d’autres options, comme un système de santé à deux vitesses, qu’ils hésiteraient autrement à adopter.L’impôt EN BREF et la pauvreté des enfants sont arrivés au deuxième rang dans les préoccupations des 1700 personnes consultées lors du sondage de M.Marzolini.Près de la moitié ont dit se soucier de l’environnement et du problème des sans-abri.Selon M.Marzolini, la question de la souveraineté du Québec n’a jamais aussi peu préoccupé les électeurs depuis six ans.Baisses d’impôts ^ PÎle-du-Prince-Edouard (PC) — gouvernement conservateur de l’Ile-du-Prince-Édouard a déposé hier son budget, qui prévoit plusieurs avantages fiscaux ainsi que des dépenses dans certains secteurs névralgiques.La ministre des Finances, Pat Mella, a présenté un budget équilibré pour 2000-2001, avec un modeste surplus de 219 300$.Les dépenses prévues atteignent 882,6 millions et les revenus s’élèvent à 882,8 millions.La province a abaissé son taux d’imposition de 58,5 à 57,5 %, à compter de cette année.Cette décision réduira l’impôt des Contribuables de l’Ile-du-Prince-Edouard de 2,2 millions.Le nouveau budget prévoit d’exempter d’impôt les citoyens qui ont un revenu annuel de moins de 15 000 $.Le gouvernement a précisé qu'à l’automne, l’Ile-du-Prince-Edouard cessera d’être la seule province canadienne à ne pas avoir une maternelle subventionnée par les fonds publics.Viens fera la lutte à Malavoy (Le Devoir) — L’ancien président de Montréal-Centre, Bruno Viens, a officiellement déposé hier son bulletin de candidature, faisant de lui un aspirant à la première vice-présidence du Parti québécois.Il sera opposé à Marie Malavoy dans cette campagne électorale, qui promet une épilogue palpipante au congrès plénier des 5,6 et 7 mai au Palais des congrès de Montréal.Jadis controversé et contestataire, Bruno Viens se serait dit-on, ramolli au point de devenir le favori de Lucien Bouchard.En confirmant par communiqué l’annonce faite la semaine dernière par Le Devoir, il assure les militants pé-quistes de sa détermination, sa disponibilité et la force de ses convictions.Vancouver Calgary Regina Toronto Winnipeg Appelez partout au pays sans interurbains.Espace Bell Mail Champlain 2151, boul.laplnl^re Brossard (450)465-1118 200, boul.d'Aniou Chateauguay (450)691-7665 3352, boul.des Sources Dollard-Des-Ormeaux (514)684-6846 84, boul.Harwood Dorlon-Vaudreull (450)424 1416 755, boul.Ren*-Les-Promenades Drummondvllle (819) 475-3282 Galeries de Granby 40, rue Évanizellne Granby (450) 777-4058 Les Galeries (ollette 1075, boul.Firestone lollette (450) 755-5533 Carrefour Angrlgnon 7077, boul.Newman Lasalle (514) 364-3071 Carrefour Laval 3035, boul.Ie( arrefour Laval (450) 681-3344 Centre Laval 1600, boul.Le Corbusier Uval (450) 680-2355 1655, boul.St Martin ouest Uval (450)629-7777 Place Longueuil 825, St-Laurent ouest 1-ongucull (450) 679-4558 7275, rue Sherbrooke est Montréal (514) 353-8847 671X), ( .Ote des Neiges Montréal (514) 342 4440 4262, Jean-Talon est Montréal (514) 376-7050 5187, avenue Papineau Montréal (514) S26-2020 1475, rue St-Hubert Montréal (514) 282-0619 Plaza Alexis Nlhon 1500, rue Atwater, 3lème Niveau Montréal (514) 939-4998 Centre d'Achat Rockland 2305, chemin Rockland Montréal (514) 340-1269 892, rue Ste-CCatherine ouest Montréal (514) 866-6686 Tour (ean-Talon 600, rue lean-Talon est Montréal (514) 391-4616 Place Bourassa 6000, boul.Henri-Bourassa est Montréal-Nord (514) 322-3202 12530, rue Sherbrooke est Polnte-Aux-Hembles (514) 645-4455 Centre d'Achat Falrview 6801, route Tïanscanadlenne Pointe-Claire (514) 630-4992 Les Galeries Rive-Nord 100, boul.Brien Kepentlgny (450) 582-9429 Place Rosemère 401, boul.Ubelle Rosemère (450) 435-0024 232, boul.Curé-Ubelle Rosemère* (450) 979-3838 Centre Commercial Valleyfleld 50, rue Dufferln Salaberry-I)e-Valleyfield (450) 377-1256 LE D E V’ O I R .LES SAMEDI 18 ET DI M A N C HE 19 M A R S 2 0 0 0 A LES A CT U A Le taux d’inoccupation a chuté de 32 à 14 % Les affiches «à louer» disparaissent du Vieux-Montréal JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le taux d’inoccupation des édifices du Vieux-Montréal a connu une chute remarquable depuis trois ans.De janvier 1997 à janvier 2000, il est tombé de 32 à 14 %, malgré l’ajout sur le marché de plusieurs immeubles restaurés.A tel point que l’écart entre le Vieux-Montréal et le centre-ville a été comprimé à trois points, une situation qui n’a pas été vue depuis les années 50, au moment où l’activité portuaire était intensive aux quais du Vieux-Montréal.En janvier 1996, l’écart entre le Vieux-Montréal et le centre-ville atteignait 14 points.Le changement s’est accéléré ces trois dernières années.En janvier 1994, le taux d’inoccupation au centre-ville a atteint un sommet, à 20,1 %, celui du Vieux-Montréal étant alors à 34,2 %.Mais en janvier 2000, le taux d’inoccupation au centre-ville s’était résorbé à 11,1 %, et même à 6,5 % dans la catégorie des immeubles de classe A, ce qui est 1111 ARCHIVES LE DEVOIR Le taux d’inoccupation a reculé considérablement depuis quelques années dans le Vieux-Montréal.considéré comme une situation rare.Dans le Vieux-Montréal, le taux d’inoccupation a découragé tout le mon- de pendant des décennies.La performance récente paraît extraordinaire.Voilà ce qui ressort des plus ré- centes données compilées par la firme d’experts-conseils Desjarlets Prévost.Le directeur de la firme d’évaluateurs immobiliers, Donald Prévost, estime que l’inventaire de Taire de bureau loué dans le Vieux-Montréal atteint 4 138 000 pieds carrés, par rapport à une superficie de 587 000 pieds carrés qui reste à louer.L’espace problématique se situe du côté de Berri-UQAM actuellement, en raison de l’abandon de certains espaces par TUQAM et Hydro-Québec.Néanmoins, tout le centre-ville connaît une période remarquable pour le marché de l’espace de bureau.Cela devrait se répercuter à Test sous peu.«On est presque en équilibre de marché dans les meilleurs bâtiments.On va voir de nouvelles constructions de 500 000 pieds carrés», dit Donald Prévost.Lome Jackson, de la Société de développement de Montréal, précise que le nombre de pieds carrés était resté stable dans le Vieux-Montréal pendant la récession, à la suite d’une poussée importante à la fin des années 80.Mais il ne reste que 40 bâti- ments vacants ou partiellement vacants, des bâtiments hors marché et qui ne se reflètent pas dans les statistiques.Cette catégorie paraît en diminution constante.Il y a un bâtiment vacant sur dix, en comparaison d’un sur trois voilà vingt ans.Donald Prévost dit qu’il s’agit de bâtiments classe C, qui n’ont pas été convertis en espace de bureau.Sou-vent, des personnes âgées détiennent ces bâtiments depuis l’époque où ils servaient d’entrepôts pour le port.Quant à la situation des loyers, elle n’est pas publique, précise Donald Prévost.Néanmoins, il consent à dire que les loyers demandés ont augmenté de 15 % depuis janvier 1999.Il dit aussi que le loyer net de classe B, dans l’arrondissement du centre-ville qui comprend le Vieux-Montréal, se situe à 9 $ le pied carré en médiane.En tenant compte des mois de loyer gratuit et des innovations faites avant la location, le loyer brut monte plutôt à 20 $ le pied carré.Georges Coulombe est le propriétaire qui a restauré le plus d’immeubles dans le Vieux-Montréal.Il y possède 28 édifices restaurés.C’est une passion.En ce moment, il retape l’ancien édifice des tramways, rue Saint-Antoine, au 750 de la côte de la place d’Armes, un édifice resté vacant plus d’une décennie.Il termine la restauration du 209, ^ Saint-Jacques Ouest, l’édifice d'un res-taurateur grec, voisin de chez Delmo.• L’édifice avait brillé voici quelques an- > nées.Georges Coulombe a égale- ’ ment restauré six immeubles de la ¦ rue McGill, ainsi que le magnifique r édifice de In Sauvegarde, rue Notre-Dame, à l’angle de Saint-Vincent, édi- -fice que fit construire le premier financier du Devoir, Guillaume-Narcisse Ducharme.Ce sont des compagnies axées au-1 tour d’Internet qui viennent de lui ¦ louer des bureaux.Il s’agit du dé- ’ marrage d’entreprises informatiques trop petites pour s’installer dans la Cité du multimédia.«Cette Cité a une ' influence sur le Vieux-Montréal», dit Georges Coulombe.Il compare ses ‘ espaces de bureau à 20 $ brut le pied >.carré à la Place Ville-Marie, qui loue les siens 40 $.Montréal Ottawa Québec .Halifax St.John's MOBILITE PANCANADIENNE Le forfait à tarif unique le plus avantageux./mois • Aucuns frais d’interurbains pour les appels à partir du Canada à destination du Canada ou des États-Unis.• Utilisez vos minutes Mobilitépancamdienne pour parler, pour surfer et pour le courriel (avec SCP numérique).• Aucuns frais d’itinérance au Canada.• La couverture la plus vaste et la plus transparente au Canada.• Appels locaux en tout temps.• Aucun contrat.• Services Centre de messages, Conférence à trois, Renvoi automatique et Appel en attente compris.• Autres forfaits disponibles, dont : 400 minutes 59 $/mois 800 minutes 109 $/mois.Qualcomm bimode QCP 2760 à seulement.1 888 4 MOBILE ou www.bellmobilite.ca Temps d’antenne additionnel entre 25 î et 30 ï la minute.Facturation à la seconde sur SCP numérique seulement.Appels internationaux facturés au tarif international en vigueur.Taxes, frais annuels 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boul.Jean XXIII Itois-RIvières-Ouest (819) 376-6849 Galeries d'An|ou 7999, boul.Les Galeries d’Anjou Ville d’Anjou (514) 353-7051 Mobilité i L E DEVOIR.L E S S A M E D I I K E T I) I M A N C II E I 9 M A R S 2 0 0 0 POLITIQUE Procès en diffamation ichard Lafferty a dépassé les limites de la liberté de paroi Un juge le condamne à verser 40 000 $ à Lucien Bouchard et Jacques Parizeau pour les avoir comparés à Hitler BRIAN MYLES LE DEVOIR L* analyste financier Richard Laffer-r ty a été condamné hier en Cour supérieure à verser 40 000 $ à Lucien Bouchard et Jacques Parizeau pour les avoir associés à Adolph Hitler.M.Lafferty a dépassé la limite de ce qui est acceptable comme critique politique en associant les leaden souverainistes à Hitler, a estimé le juge Luc Lefebvre.La décision du juge Lefebvre sera portée en appel, a aussitôt annoncé hier Mark Bantey, l’avocat de M.Lafferty.M'Bantey est même prêt à se rendre jusqu’en Cour suprême s’il le faut Dans un bulletin d’information destiné à 275 membres du monde des affaires, M.Lafferty avait comparé en 1993 le nationalisme de MM.Parizeau et Bouchard à une forme de démagogie semblable à celle que pratiquait Hitler dans l’Allemagne nazie.Des propos «mensongers et diffamatoires», a conclu le juge Lefebvre.Lorsque M.Lafferty, 76 ans, a été du 16 au 19 mars 2000 au Palais œs Congrès œ Montréal Admission : 12,50 $ Heures d'ouverture Jeudi, vendredi et samedi Dimanche CM °VA I .ON OBB t& li hivn.i.I07.3 fm î nu BOCK ^ *> rw IJ', I lr,\ ( )| |i , 12 h à 22 h 12 h à 18 h rôt* ’YidnoMt L'Association québécoise des agences de vins, bières et spiritueux et son partenaire principal la SAQ présentent le Salon des vins et spiritueux de Montréal.mm ASSOCIATION QUEBECOISE DES AGENCES rrm DE VINS.BIERES ET SPIRITUEUX INC.sommé de donner des exemples concrets pouvant justifier ces comparaisons en cour, il en a été incapable.«Il n’a pu citer aucun fait établissant que [Lucien Bouchard et Jacques Parizeau] défendaient des principes antidémocratiques ou racistes ou encore qu'ils voulaient restreindre les libertés fondamentales des citoyens», écrit le juge Lefebvre.Témoignages Le procès en diffamation de Richard Lafferty, un courtier en valeurs mobilières, avait fait l’objet d’une large couverture par les médias cet automne puisque ies deux hommes politiques avaient été appelés à témoigner.MM.Bouchard et Parizeau avaient tour à tour fait état de leur enracinement profond dans les valeurs démocratiques de la société québécoise et de leur aversion la plus profonde pour Hitler, ce «psychopathe assassin pour qui la vie humaine ne comptait pas», pour reprendre l’expression de M.Bouchard.Les deux hommes politiques avaient décidé de poursuivre Richard Lafferty parce qu’ils avaient été secoués par cette attaque qui dépassait les bornes, selon eux.M.Bouchard, chef du Bloc québécois à l’époque, a admis en cour qu’il avait même remis en question sa décision de faire de la politique.Jacques Parizeau s’est également dit blessé d’avoir été comparé «au plus monstrueux des tueun», d’autant plus que sa première femme, d’origine polonaise, a vécu l’horreur des camps de concentration nazis.MM.Bouchard et Parizeau réclamaient solidairement 300 000 $, mais le juge Lefebvre n’a pas retenu leur suggestion.Chefs politiques habitués à la critique, ils n’ont pas été affectés longtemps par les écrits diffamatoires de M.Lafferty, estime-t-il.En outre, les comparaisons faites par le courtier en valeurs mobilières étaient «si grossières et si loin de la vérité qu’il est probable que peu de gens aient pu être influencés négativement par ces écrits», écrit-il.Les leaders souverainistes ont promis de verser les gains de la poursuite à une œuvre de charité.Le premier ministre Bouchard ne souhaite pas commenter le jugement a fait savoir son attachée de presse, Christiane Miville-Deschênes.Mais il n’en demeure pas moins qu’il «considère qu'un tel jugement démontre clairement qu’il y a des limites qu’un citoyen ne peut pas franchir quand il s’adresse à des hommes publics ou qualifie leurs gestes», a-t-elle dit.Jacques Parizeau est présentement en France et il n’a pu être joint Avec la Presse canadienne Budget Landry Les hôpitaux font bon accueil aux nouvelles injections de fonds MARIE TISON PRESSE CANADIENNE L> injection de nouvelles sommes dans la santé ne réglera pas tous les problèmes, mais il s’agit d’un pas dans la bonne direction.C’est ce qu’a déclaré la présidente de l’Association des hôpitaux du Québec, Marie-Claire Daigneault-Bour-deau, en entrevue hier.«Ça démontre une volonté de rehausser la base budgétaire des établissements, a-t-elle affirmé.On a compris, au ministère et au gouvernement, que les établissements étaient sous-financés.» Mme Daigneault-Bourdeau n’a pas voulu commenter en détail le projet de loi qu’entend déposer la ministre de la Santé, Pauline Marois, pour mettre fin aux déficits dans les hôpitaux, expliquant qu’il fallait d’abord en prendre connaissance.«Toute loi qui chercherait des coupables n’aurait pas notre faveur», a-t-elle lancé.Dans le budget qu’il a présenté mardi, le ministre des Finances, Bernard Landry, a alloué 2,7 milliards de dollars à la santé.Le gouvernement a notamment décidé d’éponger les 462 millions de déficits accumulés par les hôpitaux l’année dernière et d’injecter 400 millions par année pour éviter que de tels déficits ne réapparaissent.«C'est une reconnaissance du sousfi-nancement, a déclaré Mme Daigneault-Bourdeau.M.Bouchard et Mme Marois ont reconnu que les déficits étaient là parce qu’il y avait des services qui avaient été rendus.» Mme Daigneault-Bourdeau a affirmé que le Québec était la province canadienne qui dépensait le moins par individu dans les services de santé.Il s’agit également de la province dont la population vieillit le plus rite, en raison notamment de son faible taux de natalité.«R faut prendre cela en compte, a-t-elle déclaré.Il faut prendre des décisions matures, lucides, pour qu'on puisse préserver les valeurs fondamentales d’accessibilité.» Elle a soutenu qu’il n’y avait pas que les hôpitaux qui devaient analyser leur performance, mais les autres établissements, les régies, le ministère et, «pourquoi pas», le ministère des Finances.Un pas Sur les 400 millions A’«argent neuf», le gouvernement québécois devrait affecter 200 millions à l’augmentation des services à la population, de façon à réduire les listes d’attente.Il affectera les 200 millions restants à l’acquisition d’équipements médicaux.«C’est un pas dans la bonne direction, a déclaré Mme Daigneault-Bourdeau.Ça devrait nous donner un peu plus d’oxygène.» La présidente de l’Association des hôpitaux du Québec n’a pas manifesté un très grand enthousiasme à l’idée de fixer un plafond aux dépenses de la santé.«Ce que nous voulons, c’est avoir les coudées franches, avoir les moyens de donner les services, a-t-elle déclaré.Nous souhaitons également que notre ministre de la Santé ait les coudées franches.» C’est jeudi que le ministre Landry a déclaré que le Québec devra un jour fixer un plafond aux dépenses en matière de santé, soit un certain pourcentage de son produit national brut Le regroupement de jeunes travailleurs et professionnels Force Jeunesse a cependant dénoncé cette idée, soutenant que le gouvernement devrait plutôt s’assurer une marge de manœuvre nécessaire pour répondre aux besoins croissants dans le domaine de la santé.«Plutôt que de se départir de ses surplus par des baisses d’impôts trois fois plus importantes que promis lors de la dernière campagne électorale, le gouvernement aurait dû mettre de l’argent de côté pour prévenir l’augmentation rapide des coûts de santé, sans avoir à réduire les services à la population ou à imposer un plafond», a déclaré le président de Force Jeunesse, Martin Koskinen, dans un communiqué émis hier.Scolarisation Le Québec est parmi les premiers de classe 9uébec (PC) — Le Québec se classe au premier rang des pays ’OCDE en matière de scolarisation de sa population, selon des comparaisons effectuées par le ministère québécois de l’Éducation à partir des données mêmes de l’OCDE.L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), fondée en 1961, regroupe 24 pays industrialisés d’Occident Selon les données, le Québec est au premier rang avec un taux de 78 % de scolarisation chez sa population âgée de 5 à 29 ans.Il s’agit de la pro-|x>rtion des jeunes âgés de 5 à 29 ans qui fréquentent actuellement un établissement scolaire.Le Québec devance à cet égard l’Australie (76,7%), la Belgique (70,8%), l’Islande (70,5 %).la moyenne des pays membres de l’OCDE est de 62,7 %.Une solide troisième place L’organisme a également calculé l’espérance de scolarisation, c’est-à-dire une estimation du nombre d’années pendant lesquelles un enfant de cinq ans est susceptible de fréquenter un établissement scolaire.Le Québec est à cet égard dans une solide troisième position avec une espérance de scolarisation de 16,7 ans, derrière la Finlande (17,2 ans) elle Danemark (17,1 ans).La moyenne pour l’ensemble des pays de l’OCDE est de 15,4 ans.Le tableau concernant l’enseignement postsecondaire est également à l’avantage du Québec: le taux de scolarisation est de 20,3 % chez les 17-34 ans, çontre 16,9 % au Canada, 16,2 % aux Etats-Unis, 15 % en Australie et 11,2 % dans l’ensemble des pays de l’OCDE. Un budget de 84 millions Souveraineté et langue Solidarité Jeunesse sera offert à tous les jeunes assistés sociaux Ils pourront y participer sur une base volontaire Au tour des péquistes de Montréal-Ville-Marie de se prononcer pour la ligne dure Lucien Bouchard les invitera sans doute à la modération lors de son discours d'ouverture du congrès ROBERT DUTRISAC DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le projet-pilote Solidarité Jeunesse est étendu à l'ensemble des 15 000 jeunes de moins de 21 ans qui font, chaque année, une première demande d’aide sociale.La mesure dispose d’un budget de 84 millions réparti sur deux ans.Le ministre de la Solidarité sociale, André Boisclair, en a fait l’annonce hier, accompagné de Martine Roy, coprésidente du Réseau des Carrefours Jeunesse-emploi, et de Camil Bouchard, président du Conseil québécois de recherche sociale et coauteur avec Vivian Labrie et Alain Noël du rapport Chacun sa part, publié en 1996, sur une réforme globale de la sécurité du revenu.Tandis qu'au dernier Sommet du Québec et de la jeunesse le gouvernement, en dépit des pressions des groupes communautaires, persistait dans sa volonté d’obliger, à compter d'octobre prochain, les assistés sociaux à accepter de participer à des mesures actives sous peine de sanctions, Solidarité Jeunesse emprunte une voie diamétralement opposée.Le projet offre aux jeunes, sur une base volontaire, la possibilité de participer avec d'autres jeunes à une démarche, d’une durée de trois mois, afin de faire un bilan personnel et d’établir un plan d’action avec les 92 Carrefours Jeunesse-emploi de toutes les régions du Québec.Solidarité Jeunesse découle directement des recommandations du rapport Bouchard, Labrie et Noël, qui optait pour la participation volontaire plutôt que la coercition.«C’est à lui [Camil Bouchard] que je dois, en tout cas, un gros morceau de Solidarité Jeunesse», a dit M.Boisclair.Selon le ministre, Solidarité Jeunesse permettra de répondre à la question suivante: est-ce que le régime d’aide sociale, conçu pour des adultes, est bien adapté aux jeunes?«Je suis à deux doigts de conclure que ce régime n’est pas correctement adapté pour aider les jeunes», a-t-il dit «Quand on travaille l’estime de soi, quand on travaille la fierté à jouer un rôle au sein de sa communauté, au niveau d’un groupe aussi, je pense que, socialement, le message que les jeunes entendent, c'est: tu as ta place dans la vie quand tu as une job ou quand tu travailles à aller vers un emploi», a fait valoir Mme Roy.Dès cet automne, les Carrefours Jeunesse-emploi proposeront à ces jeunes de faire une réflexion dans le but d’en arriver à un plan d’action personnalisé les menant à un retour aux études, à un stage, à un emploi ou à une mesure d'Emploi-Québec.Es re- cevront un supplément de 130 $ à leur chèque d’aide sociale pour un total de 630 $ versés directement par les Carrefours Jeunesse-emploi sur une base hebdomadaire.Après la période de trois mois, les organismes assurent un suivi des jeunes pendant encore un an.Solidarité Jeunesse s’appuie sur l’apport des communautés locales (CLSC, MRC, commissions scolaires, Centres locaux d’emploi, Centres locaux de développement, employeurs, syndicats et même députés).L’objectif visé par le gouvernement, c’est que 75 96 des 15 000 jeunes de moins de 21 ans qui font une première demande d’aide sociale soient aux études ou au travail après 18 mois.Lancée l’an dernier, l’expérience-pilote, qui a touché une centaine de jeunes, a été concluante, a dit le ministre, avec un taux de participation des deux tiers.Solidarité Jeunesse sera rigoureusement évalué.«Nous sommes en pleine expérimentation sociale», a dit M.Bouchard.Cette évaluation, faite par les chercheurs du Conseil québécois de la recherche sociale, pourrait amener le gouvernement, d’ici deux ans, à revoir son approche en matière de soutien aux jeunes démunis, a indiqué M.Boisclair.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La radicalisation du discours sur la souveraineté et sur la langue est devenue la tendance lourde de la base militante du Parti québécois.Les péquistes de la région Montréal-Ville-Marie tiendront au cours de la fin de semaine le dernier des 17 congrès régionaux du parti.Es reprendront l’essentiel des débats soulevés par, les militants des autres régions.À l'instar du Comité national des jeunes et des péquistes de Montréal-Centre, la région de Montréal-Ville-Marie, qui regroupe 17 associations de comté, s’oppose à ce que le concept du partenariat politique fasse partie du programme du parti, réclame un retour à l’unilinguisme français dans l’affichage public commercial et exige que l’obligation pour les immigrants d’étudier en français s'étende également aux cégeps.La semaine dernière dans Montréal-Centre, les revendications linguistiques des militants ont donné lieu à un débat costaud au cours duquel se sont opposés trois ministres du gouvernement.Le scénario risque de se répéter en fin de semaine, quoique le premier ministre Bouchard sera sur les lieux pour prodiguer ses conseils et veiller au grain.Ce matin, c’est lui qui prononcera le discours-guide de l’ouverture des assises.On peut présumer qu’il lancera un appel à la modération et qu’il pressera les délégués de ne pas court-circuiter le projet qu'il a lui-même parrainé, celui de tenir à l’automne les Etats généraux de la langue française.Mais quoi que dise ou fasse le président du parti, il n’y a plus rien qui puisse empêcher la poudrière linguistique de marquer les délibérations du congrès-plénier que le Parti québécois tiendra du 5 au 7 mai.Plus de la moitié des congrès régionaux a voté pour un retour à l'orthodoxie péquiste, à la pensée origineUe du parti aux chapitres de la langue et de la souveraineté.On se retrouve avec une vingtaine de résolutions qui visent l’abolition de la loi 86 (affichage bilingue), l’élimination de l’offre de partenariat poli- tique et l’inclusion d’une nouvelle disposition obligeant les allophones à fréquenter le cégep francophone.Outre la langue et la souveraineté, les militants de Montréal-Ville-Marie sont préoccupés par la réforme de la santé.Ainsi, le comté de Marquette en est venu à la conclusion qu’il faut décentraliser le pouvoir de gestion vers les hôpitaux, notamment: en éliminant les régies régionales de la santé et des services sociaux pour intégrer leurs structures au ministère de la Santé; en faisant relever d’un centre hospitalier les centres d’hébergement et les CLSC; en laissant une marge de manoeuvre aux centres hospitaliers en ce qui concerne la rémunération des médecins, le développement de nouvelles ressources communautaires et la collaboration avec les cliniques privées; en instaurant le concept d’imputabilité des professionnels de la santé ainsi que du personnel de soutien pour ce qui est de l’administration de soins médicaux ainsi que la bonne gestion des hôpitaux.André Boisclair Le débat linguistique fera rage au congrès plénier Francophonie Facal prie les gouvernements des autres provinces d’en faire plus NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement fédéral et les autres gouvernements provinciaux devraient faire plus pour les communautés francophones hors Québec, pense le ministre des Affaires intergouvemementales du Québec, Joseph Facal.En ouvrant le Forum des partenaires de la francophonie, hier, M.Facal a lancé un appel aux autres gouvernements du Canada pour qu’ils coopèrent plus au développement de la francophonie.Le Québec, a-t-il rappelé, fait déjà des efforts financiers importants pour la francophonie canadienne.E investit 1,1 million de dollars par année, sans compter des collaborations d’organismes publics, comme la Caisse de dépôt, qui a débloqué d’importants fonds d’investissements en Acadie par l’entremise de sa filiale Accès capital.«Le gouvernement fédéral nage dans des surplus dégagés en coupant dans les transferts aux provinces, a dit M.Facal.De surcroît, Ottawa a des responsabilités constitutionnelles à l’égard des minorités.» Les communautés francophones hors Québec doivent aussi revendiquer davantage pour obtenir la coUaboration de leurs gouvernements provinciaux respectifs, croit M.Facal.Le Québec demeure toujours prêt à faire sa part, comme le prouve l’accueil qu’il fait aux étudiants acadiens venus étudier la médecine ou les sciences de la santé dans des universités québécoises.«Le Québec fait des efforts maximums, mais il n’est pas le seul joueur dans cette arène», a dit le ministre.Par ailleurs, les spéculations sur le leadership de Jean Chrétien au sein du Parti libéral du Canada ont amené M.Facal à émettre quelques commentaires.«M.Chrétien est assez grand pour savoir ce qu’il a à faire et je ne m’en mêle pas.Mais je suis étonné de l’emphase qu'on met sur les personnalités», a dit le ministre péquiste.Ce qui compte, selon lui, ce sont les idées.«Je pense qu’entre MM.Chrétien, Martin et tous les autres, c’est blanc bonnet, bonnet blanc, car ils partagent les mêmes idées.» «M.Martin, par exemple, s’il était premier ministre du Catuida, amenderait-il la loi C-20?Cautionne-t-il cette attaque contre la démocratie québécoise?S’il a la même position que MM.Chrétien et [Stéphane] Dion, c’est du pareil au même», a conclu le ministre québécois.Joseph Facal Centre d’alphabétisation du "Y" des femmes recherche des bénévoles pour devenir tutrice auprès des femmes analphabètes.Date de formation: samedi 25 mars 2000 Renseignements: LIGUE INTERNATIONALE DES SCIENTIFIQUES POUR L’USAGE DE LA LANGUE FRANÇAISE vous invite à commémorer LOUIS PASTEUR grand scientifique français, à la PLACE PASTEUR rue Saint-Denis de%'ant le pavillon administratif UQAM le 23 mars à midi La Révolution tranquille : 40 ans plus tard Thèmes La culture La santé L' éducation Le modèle économique québécois La question nationale Les grands enjeux Avec la participation d'une quarantaine d'intervenants, dont Bernard Landry, JeanCharest, Stéphane Dion, Jacques Parizeau, Alban D'Amours, Claude Blanchet, Guy Rocher, Pierre Curzi, Gérald Larose, Louis Roquet, Lorraine Pintal et plusieurs autres UQÀM 30,31 mars et 1 la participation de J M.Lucien Bouchard, premier ministre le samedi L'avril a 9 h 30 ¦Btissement uebec Renseignements Site Internet: wwwuqam.ca Téléphone: (SU) 987-6964 Québec -Ær L'avenir se pense avant de L'Université de Montréal : une valeur sûre pour l'avenir.se faire.Qu'il soit question de santé, de haute technologie, d’environnement, d'enjeux sociaux, de nouvelles techniques de gestion, l'avenir doit être pensé.Avec ses deux Écoles affiliées, l'École Polytechnique et l’École des HEC, l'Université de Montréal est l une des plus grandes universités canadiennes de recherche offrant des programmes d'études de 1", 2' et 3' cycles dans presque tous les domaines du savoir.L’Université de Montréal, laboratoire des grandes tendances de demain, est résolument tourné vers l’avenir et vers le monde Visitez-nous au www.umontreal.ca.Université de Montréal A 10 L E I) E V (HR.L E S S A M EDI 1 H ET I) I M A S CHE ID MARS 2 0 0 0 -* LE DEVOIR ?- LE MONDE Pistaches et caviar pour se réconcilier Un accord avec Washington Washington fait signe aux réformateurs iraniens Téhéran accueille favorablement ce geste avant tout symbolique : REUTERS .: 1 :.i ! «ÿjïi Nv,' K* i n rfcfc .• V J '~r .T WP, ï*Û 4 r?t 1; ’f r '••e-’.iï v,7v.vl t .ÏMfA soq • ^ o.»;, -, Une Iranienne examine une sélection de tapis dans un magasin de Téhéran.Les tapis font partie des produits que l’Iran pourra dorénavant exporter aux États-Unis.ASSOCIATED PRESS REUTERS Dans le but affiché d’encourager les réformateurs iraniens large ment vainqueurs apx législatives du mois dernier, les Etats-Unis ont annoncé hier la levée de l’embargo sur plusieurs produits, dont le caviar, et promis de régler plusieurs différends juridiques avec Téhéran, tout en restant très prudents.«Il y a une possibilité pour des relations plus normales et mutuellement plus productives» avec l’Iran, a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, tout en pressant Téhéran de se démarquer clairement du terrorisme et de renoncer à acquérir d’armes de destruction massive.La secrétaire d’Etat a ajouté que pour montrer que «les États-Unis n’ont aucune mauvaise intention envers les Iraniens, les Américains pourraient désormais importer d’Iran des tapis et des produits alimentaires tels que les fruits secs, les pistaches ou le caviar».«Ce qui est important aujourd’hui, ce n’est pas simplement l’assouplissement des sanctions sur les tapis et certains produits alimentaires.C’est plus profond que cela», a-t-elle précisé.«Nous sommes prêts à aller de l’avant, pas à pas ou plus rapidement, pourvu que l’Iran en manifeste le désir et s’y engage.» Réagissant à cette annonce, Téhéran a salué ce pas «positif» en lui faisant «bon accueil», a déclaré Hamid Reza Asefi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, cité par la télévision d’Etat.En retour, a-t-il promis, «dçns le cadre législatif iranien, les États-Unis peuvent exporter des céréales et des médicaments vers l’Iran».Mme Albright s’exprimait devant le Conseil américano-iranien, organisme privé créé il y a trois ans à Princeton.Son objectif est d’améliorer les relations avec Téhéran, plus de 20 ans après la Révolution islamique et trois ans après l’arrivée au pouvoir du président Mohammed Khatami, plus modéré que ses prédécesseurs.Le gouvernement américain souhaite par ailleurs renforcer les contacts entre les étudiants, artistes, professionnels, sportifs et organisations non gouvernementales des deux pays pour «étendre les rapports d’entente et de confiance mutuelles»., Mme Albright a ajouté que les Etats-Unis avaient rendu à l’Iran «la plus grande partie» des avoirs gelés lors de la prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979 et que Washington voulait à présent «régler les différends relativement peu nombreux mais très importants qui restent».Toutefois, la secrétaire d’Etat ne se fait pas d’illusions: «Nous ne bâtirons pas une véritable relation uniquement sur des tapis et des graines.» Elle a d’ailleurs réaffirmé que l’Iran soutenait le terrorisme, fournissant notamment des armes au Hezbollah au Liban, tentait de se procurer des armes de destruction massive et persécutait les minorités religieuses.Le président Bill Clinton a ainsi renforcé cette semaine les sanctions contre Téhéran dans le domaine pétrolier en interdisant aux entreprises américaines de coopérer avec l’industrie iranienne.Pour Mme Albright, le procès la semaine prochaine à Shiraz de 12 juifs accusés d’espionnage sera un bon test pour les réformateurs.«Le vent démocratique en Iran et si rafraîchissant et beaucoup des idées adoptées par ses dirigeants sont si encourageantes qu’il y a un risque d’en attendre trop.En réalité, il est trop tôt pour savoir avec précision où mèneront ces tendances démocratiques.» La secrétaire d’Etat a néanmoins reconnu que les Etats-Unis avaient nourri la méfiance, notamment par leur rôle dans le renversement du premier ministre Mohammed Mossadegh en 1953 et leur soutien au shah, ainsi que par leur politique de soutien à l’Irak pendant la guerre contre l’Iran (1980-88).«Mais il est temps d’élargir notre perspective [.].Certainement, il est temps pour l’Amérique et l’Iran d’entrer dans une nouvelle saison où la confiance mutuelle pourra se développer et où la chaleur remplacera le long hiver de notre désaccord», a conclu Mme Albright.Depuis deux jours Vives tensions sociales au Costa Rica Taipei est submergée par les banderoles et le bruit de supporters Allégresse et inquiétude à Taïwan AGENCE FRANCE-PRESSE San José — Le Costa Rica traverse depuis deux jours une agitation sociale marquée par plusieurs manifestations d’envergure dont le blocus des routes menant à la capitale San José par les agriculteurs qui réclament une révision de la politique agricole menée par le gouvernement néolibéral du président Miguel Angel Rodriguez.Le gouvernement s’est refusé hier à négocier avec les agriculteurs qui réclament notamment une révision des quotas d’importation pour certaines cultures (riz, haricots, pommes de terre, oignons).Le blocus de la route interaméricaine, qui traverse le Costa Rica du nord au sud, a entraîné la fermeture hier à San José de plusieurs stations- service et un dirigeant de l’entreprise nationale de pétrole (RE-COPE) a prévenu qu’une pénurie de carburant «va paralyser le pays si le blocus se poursuit».Jeudi, un agriculteur est décédé, écrasé par un camion dont le conducteur tentait de franchir en force un barrage dressé par les manifestants.À l’appel des syndicats d’ouvriers et d’étudiants, plusieurs milliers de personnes ont également manifesté hier dans la capitale pour exiger du gouvernement le retrait d’un projet de semi-privation de l’entreprise nationale des télécommunications et de l’électricité (ICE).«Nous livrons une sorte de guerre contre la corruption, car les partis au pouvoir sont en train de vendre les richesses de la nation pour leur seul profit», a déclaré hier, devant la presse, Albino Vargas, secrétaire général de l’association nationale des employés du service public.Le gouvernement du Costa Rica estime pour sa part nécessaire, pour moderniser l’économie, de supprimer le monopole de ITCE dans les télécommunications et la distribution d’électricité.Ces mesures n’entraîneraient pas une privatisation totale de cette entreprise publique, a précisé un porte parole du gouvernement.AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Taipei — Inquiétude et liesse électorale ont dominé hier la fin de la campagne à Taiwan, qui vote aujourd’hui pour choisir son dixième président, après les menaces proférées ces dernières semaines par la Chine.Des centaines de milliers de Taïwanais se sont pressés hier aux derniers meetings électoraux.Les trois candidats en lice — l’indépendantiste Chen Shui-bian, l’actuel vice-président Lien Chan et le dissident James Soong —, au coude à coude dans les sondages, ont effectué un marathon de dernière heure à la rencontre de leurs électeurs.Loin de cette fête aux accents de kermesse, les forces armées taiwanaises ont été placées en état d’alerte maximum d’hier après-midi à demain matin et leurs effectifs renforcés.Néanmoins, aucun signe d’activité militaire chinoise n’a été décelé hier, selon le ministère de la Défense.Près d’un million de personnes se sont rassemblées dans tout le territoire, dont quelque 800 000 dans la capitale, submergée par les couleurs, les banderoles et le bruit de supporters électrisés par les discours de leurs candidats.Le temps, gris et pluvieux, n’a nullement découragé cette foule enthousiaste à Taipei et dans le reste de l’île, où le moindre village résonnait des cris des partisans de tel ou tel candidat.Deux candidats, le vice-président lien Chan, qui défend les couleurs du Kouo-min-tang (KMT, au pouvoir), et James Soong, un indépendant transfuge du KMT, ont jeté toutes leurs forces dans la bataille pour tenter de débaucher les électeurs de chaque camp.«Abandonnez Soong, votez pour Lien!», ont martelé les responsables du KMT tout au long des derniers meetings, quelques heures avant un scrutin particulièrement disputé.«Abandonnez IJen, votez pour Soong!», ont répondu avec non moins de force les partisans de l’ancien secrétaire général du KMT, en rupture de parti.Cette division du parti nationaliste au pouvoir à Taïwan depuis 1949 fait évidemment le jeu du candidat du Parti démocratique et progressiste (DPP, opposition), Chen Shui-bian, bête noire de Pékin pour ses vues indépendantistes.Ces trois candidats sont au coude à coude dans la bataille et chacun a déployé des efforts frénétiques pour rallier les derniers hésitants, à coups de slogans ou de manœuvres.Lee Ching-hwa, le chef d’un petit parti, le Nouveau Parti de Taïwan, a annoncé hier, à la surprise générale, renoncer à soutenir son propre candidat au profit de James Soong, dans le but, a-t-il assuré, de contrer les forces indépendantistes.Le Nouveau Parti de Taïwan, parti le plus proche de Pékin, est très favorable à la réunification de l’île à la Chine, conformément aux vues des autorités chinoises qui ont mis tout leur poids dans la balance ces dernières semaines pour éviter toute velléité d’indépendance à Taïwan.Pékin considère Taïwan comme une province rebelle depuis la fuite des nationalistes sur l’île en 1949 à la fin de la guerre civile remportée par les communistes.ROB MAN REUTERS ¦ r.m Près d’un million de Taïwanais ont participé hier h des rassemblements politiques.Ici, des supporters du candidat indépendant James Soong manifestent devant le portrait de leur favori.L’influence de ce parti est limitée à moins de 1 % des électeurs, mais vu l’étroitesse des marges séparant les trois principaux candidats, chaque ralliement est le bienvenu.L’attitude de défi face à la Chine rencontre l’approbation bruyante des foules nombreuses et colorées qui se sont déplacées massivement pour soutenir leur candidat à travers toute l’île, particulièrement dans la capitale.Iæs trois ténors de la politique taïwanaise y ont eu recours mais se sont également efforcés de calmer le jeu.«J’exprimerai ma plus grande sincérité pour négocier avec la Chine, pour diminuer les tensions des deux côtés du détroit» de Formose, a assuré M.Chen, soucieux de rassembler et de convaincre les derniers hésitants, devant un stade de la ville archicomble.Smith & Wesson contrôlera mieux I la vente de ses armes Le fabricant respectera dorénavant un code de conduite ALICE ANN LOVE ASSOCIATED PRESS Washington — Le gouvernement Clinton a annoncé hier la conclusion d’un accord sans précédent avec le principal fabricant d’armes américain, Smith & Wesson, qui s’est engagé à mieux contrôler la vente de ses produits tout en équipant ses armes de poing d’un système de sécurité supplémentaire.Aux termes de l’accord conclu entre le fabricant, le ministère du Développement urbain çt du Trésor et des représentants des Etats américains, Smith & Wesson a accepté de respecter un «code de conduite» pour la vente et la distribution d’armes de poing.Elles ne seront vendues qu’à des «vendeurs et des distributeurs accrédités», qui devront aussi se plier à certaines conditions.Un armurier se verra retirer sa licence si, par exemple, «un nombre disproportionné» de crimes ont été commis avec des armes qu’il a vendues.En échange de ces engagements, le gouvernement fédéral et les Etats américains vont abandonner toutes les poursuites entamées à l’encontre de Smith & Wesson ou s’engagent à ne pas déposer de nouvelles plaintes.L’administration Clinton avait en effet menacé de traîner les fabricants d’armes devant les tribunaux s’ils refusaient d’entamer des négociations pour un contrôle accru des ventes d’armes.L’annonce de cet accord intervient après une série de fusillades dans des écoles et les lieux de travail.La dernière en date, le 10 mars dernier, a fait un mort et deux blessés près d’un lycée de Géorgie, à l’issue d’une fête en l’honneur dé l’équipe féminine de basketball loca-; le.Le 29 février, une fillette de six ans a été tuée par un de ses cama-l rades de classe du même âge dans; une école de Mount Morris Town-i ship (Michigan).D’ici les deux prochains mois^ toutes les armes de poing produite^ par Smith & Wesson devront être équipées d’un système de ver! rouillage externe.Elles devront dé surcroît être conçues, dans un délai maximal d’un an, de façon à ne pas pouvoir être utilisées par un enfant; de moins six ans.Un système de verrouillage interné devra aussi être installé sur toutes les armes de la marque d’ici deux ansj En outre, le manufacturier devra gra-; ver un deuxième numéro de série caché, afin de contrer les délinquants! qui oblitèrent ce numéro.Une commission de suivi sera mise en placé pour surveiller l’application effectivé de ces mesures.«Notre objectif avec cet accord est dé.continuer à vendre au grand public.Il aurait été facile d'accepter de ne plus vendre qu’aux policiers ou à l’armée, mais cela n’a jamais été une option pour nous», a déclaré Ken Jorgensen, porte-parole de Smith & Wesson.; L’OTAN prie Belgrade de laisser tranquille le Monténégro ESZTER SZAMADO AGENCE FRANCE-PRESSE Budapest — Le secrétaire général de l’OTAN, lord George Robertson, a demandé hier à Belgrade de lever immédiatement son blocus économique contre le Monténégro, pro-occidental.«Le président Milosevic n’aurait jamais dû appliquer de blocus économique contre le Monténégro.Je lui demande de retirer ce blocus et de permettre au gouvernement démocratique du Monténégro de poursuivre ses affaires», a déclaré M.Robertson en marge d’une réunion avec des dirigeants des Balkans hier à Budapest.«Le président Milosevic ne devrait pas faire de sottise contre le président, démocratiquement élu, du peuple du Monténégro», a-t-il ajouté.«Nous pensons qu’il y a une provocation à miner l’autorité du gouvernement élu du Monténégro.Cela devrait être levé immédiatement», a précisé le secrétaire général de l’OTAN.M.Robertson a assuré ne pas vouloir «lancer des menaces, mais l’OTAN est bien sûr en train de surveiller les événements au Monténégro, avec grand intérêt et une inquiétude croissante».Il s’est refusé à détailler quelle pourrait être la réaction éventuelle de l’OTAN.Le secrétaire général de l’OTAN rencontrait hier et rencontre encore aujourd’hui dans la capitale hongroise les premiers ministres des pays voisins de la République fédérale de Yougoslavie (RFY).Le régime du président serbe Slobodan Milosevic a lancé au début du; mois une nouvelle guerre économique contre le Monténégro, le trafic, de marchandises entre la Serbie et cette république pro-occidentalé ayant été bloqué dans les deux sens; par la police et les douaniers serbes, selon la presse monténégrine.| La télévision monténégrine, favorable à M.Djukanovic, indiquait le 6J mars que plus de 100 camions transportant de la marchandise, des vivres pour la plupart, étaient empêchés par la police d’entrer au Monténégro.La société publique monténégrine des pharmacies a de son côté dénoncé l’interdiction! d’acheminer au Monténégro des médicaments.Selon la presse, les voitures privées étaient refoulées si leurs passagers avaient dans leurs bagages autre chose que des effets personnels.Des analystes à Podgorica, capitale du Monténégro, ont jugé que M.Milosevic cherche à atteindre le «talon d’Achille» de cette petite république aride qui parvient à produire à peine 25 % des besoins alimentaires de ses 650 000 habitants.M.Robertson a assuré que l’OTAN! était prête à toute éventualité en cas; d’un regain de tension en RFY.«Je ne prévois pas d’escalade, de troubles ou de violence au Kosovo ou au Monténégro, a; indiqué M.Robertson.Nous avons suffisamment de troupes au Kosovo pour1, gérer les zones sensibles et empêcher d’agir les extrémistes qui pourraient vou^ loir créer des problèmes.» L’OTAN surveille les événements au Monténégro, avec grand intérêt EN BREF Arafat et Barak se rencontreront mardi prochain (AFP) — Ijes négociations israélo-palestiniennes sur un accord de iiaix final reprendront le 21 mars à Washington dans une base aérienne américaine, a indiqué hier le département d’Etat.Des négociateurs des deux côtés doivent se retrouver à la base aérienne de Bolling à Washington à partir de mardi pour tenter de résoudre les divisions demeurant entre eux afin de respecter la date limite du 13 septembre pour parvenir à un accord final, a déclaré le ixirte-parolo James Rubin.«Les États-Unis travailleront avec les deux parties pour faciliter des progrès», a-t-il dit dans un communiqué.CDU: des inculpés j (AF)—Trois personnes, dont un an- ! rien trésorier de la CDU et un homme • d’affaires canadien, ont été inculpées ! dans 1’affaire du financement occulte ; de l’Union chrétienne-démocrate.Les procureurs de la ville bavaroise d’Aug- ; sbourg ont refusé de préciser quelles charges avaient été retenues à l'en- } contre de Walther Ix-isler Kiep, ancien J trésorier de la CDU, et de Karlheinz > Schreiber, un homme d’affaire germa- ! no-canadien soupçonné d’avoir versé des clons anonymes, donc illégaux, au parti de l’ancien Chancelier Helmut ; Kohl.Un ancien directeur du fabricant d’armes allemand Thyssen, Winfried ! Haastert, a également été inculpé, se- ; Ion le pnxiireiir d’Augsbourg, Reinhard Nemetz.les détails de ces incul-Dations seraient rendus publics lundi. %i; ite" h: ^ Un plus pour tous « Donner plus, en toute équité, parce que nous reconnaissons les efforts des Québécoises et des Québécois qui ont soutenu leur gouvernement avec confiance et détermination au cours des dernières années, dans le but de redresser les finances publiques et de fonder l’avenir sur des bases solides.C’est le juste retour des choses.» Santé Une injection massive : 2,7 milliards de dollars pour défrayer les coûts accrus des services existants, les améliorer et acheter de nouveaux équipements.Education et jeunesse Des appuis solides pour les jeunes : Plus de 1 milliard de dollars pour favoriser une éducation de qualité, l’excellence et la création d’emplois afin d’offrir aux jeunes des perspectives d’avenir prometteuses.Réduction des impôts Des bénéfices immédiats pour tous les contribuables : 4,5 milliards de dollars dont 1 milliard de dollars dès cette année.Des réductions d’impôt qui favorisent plus particulièrement les familles et la classe moyenne.f Economie et société Une économie moderne branchée sur l'emploi : 675 millions de dollars pour l’économie régionale, le développement des entreprises, la création d’emplois, le branchement des familles à Internet et celui des PME au commerce électronique.Québec Budget 2000-2001 Le juste retour des choses Pour obtenir plus de détails sur le Budget 2000-2001 du Québec, procurez-vous le dépliant dans la plupart des institutions financières ou contactez Communication-Québec au 1 800 363-1363.Visitez le site Internet : www.finances.gouv.qc.ca A 12 LE DEVOIR.LES SAMEDI IX ET DIMANCHE 9 MARS 200 0 EDITORIAL Les artistes en colère Le dernier budget Landry soulève de sérieuses interrogations au sujet des relations qu’entretient ce gouvernement avec les artistes mais aussi avec le milieu culturel dans son ensemble.Il fait montre d’incohérence, cela est certain.Mais il y a plus.Derrière une apparente désinvolture se cache un mépris inacceptable envers les créateurs, comme si ces derniers pouvaient simplement être achetés.Paule des Rivières ?ertains mythes ont la vie dure, comme celui voulant que les souverainistes soient plus proches des artistes que les libéraux.Or l’histoire récente prouve le JW contraire.C’est une ministre libérale, Lise Bacon, qui .,'A ¦ avait mené à bon port la loi sur le droit d’auteur, contre ¦ vents et marées.C’est une autre femme libérale, Liza HH Frulla, qui avait non seulement fait adopter une poli-tique culturelle mais présidé à la mise sur pied de deux organismes clés, le Conseil des arts et des lettres du Québec et la Société de développement des entreprises culturelles.Or ces deux organismes, dont la nécessité a encore une fois fait l’unanimité il y a deux mois à peine, lors d’audiences en commission parlementaire, sont aujourd’hui bafoués, par la bande.Comment, en effet, expliquer autrement que le gouvernement n’injecte pas un sou de plus dans le CALQ mais distribue par ailleurs 20 millions dans un fonds mis sur pied il y a un an pour aider les entreprises culturelles déficitaires?Pourtant, le CALQ fait l’unanimité au sein du milieu artistique, comme l’a répété à l’envi une coalition d’organismes mise sur pied cet automne, qui a revendiqué, tout comme le CALQ lui-même, un accroissement des budgets du Conseil des arts et des lettres.Si la ministre ne veut plus du CALQ, qu’elle le dise franchement En plus de ces 20 millions, sur lesquels elle s’assure d’un contrôle, la ministre de la Culture, Agnès Maltais, s’est réjouie cette semaine que 43 millions soient prévus pour la rénovation de l’école de police de Nicolet Culture que cela?On se demande aujourd’hui comment Mme Maltais s’y est prise pour défendre son dossier auprès du Conseil du trésor.Passons maintenant à la SODEC, laqueUe a tout de même été plus gâtée que le CALQ au cours des dernières années.Mais cette fois, plutôt que de verser à son budget les généreux millions — trente — prévus pour soutenir les nombreux festivals qui prennent place ici, le gouvernement confie cette manne à un nouvel organisme, incorporé de manière on ne peut plus précipitée et sans beaucoup de balises une semaine avant la présentation du budget Cette Société des événements majeurs compte pour l’instant trois administrateurs dont Pierre Marc Johnson, qui est aussi président du conseil d’administration du Festival Juste pour rire, un des événements qui recevront des fonds de cette nouvelle société.Cette manœuvre n’a pas de sens.D’abord, Pierre Marc Johnson ne devrait pas, tant qu’il présidera le conseil du Festival Juste pour rire, s’occuper de cette nouvelle créature.Il y a là pour le moins apparence de conflit d’intérêts.Ensuite, il faut rappeler que ces 30 millions relèveront non pas du ministère de la Culture mais du ministère du Tourisme.Et c’est bien là ce que les chapelets de festivals sont devenus, des événements touristiques qui font affluer les foules et renflouent les coffres des hôtels et des restaurants avant tout Fort bien.Mais qu’on ne vienne pas dire, alors, que des dizaines de millions neufs sont injectés dans la culture.Rien n’est plus faux.Ces dédoublements de structures sont très fâcheux, d’abord parce qu’ils accroîtront inévitablement les frais d’administration, réduisant d’autant le soutien aux créateurs, ensuite parce qu’ils entraîneront de nouvelles tracasseries administratives pour les organismes culturels.En clair, rien ne justifie pareil dédoublement.On cherche en vain la logique derrière les décisions découlant du budget provincial en matière de culture.À moins que la ministre de la Culture et son gouvernement répugnent à ce fameux arm’ length entre les organismes subventionnaires et l’État, encore considéré comme le meilleur garant d’une distribution équitable.On pressent en effet une volonté de contrôle qui s’apparente mal avec la conviction généralement reconnue que les créateurs ne doivent pas être directement redevables aux élus.Sommes-nous en train de revenir en arrière?Les organisations d’artistes ont réagi avec colère au dernier budget, avec raison car on ne les a pas écoutés.Et si la ministre de la Culture croyait pouvoir les faire taire avec ses millions lancés çà et là, elle se trompe, une fois de plus.Elle doit corriger le tir en réitérant, preuves à l’appui, sa confiance au CALQ et à la SODEC.pdesrivieres@ledevoir.com Un drame ans la journée de jeudi, bien des parents ont eu un serrement au cœur et une pensée pour leur propre enfant, qu’il fût à la garderie, à l’école ou en train de s’amuser dans sa chambre, en apprenant par la radio ou la télé, avec tristesse, le décès de sept bambins dans un monstrueux accident près de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet.Michel Venue w.magi.polymtl.ca/bourdeau/jlarose/ L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à ^’information générale et métropolitaine .( iérald Oallaire (adjoint au dincteur de l in/hrmatinM), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vU urbaine), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports), i’aule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur s thématiques): l’information .-_— - -,,____________,-, Manon Cornellier (correspondantes parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires d Québec): Mari^Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Ttemblay.Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge I.aplanie (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (dirrctncr), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Cété, Marlène Côté, Anouk Hurbutt, Manon Bouchard.Christiane legault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires), Léopold Ste Marie (directeur adjoint) Manon Blanchette, Sylvie Importe, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiere, Marie-Josée Hudon, Sébastien Vallée, Olivier Zuidai PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Évelyne labonté (responsable d la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, lise lachapelle, Raehelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), iemnc-A'/brc Houde (secrétaire à la direction): Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).4 A 14 L E I) E V 0 I R , L E S S A M E D I 18 E T I) I M A N C H E 1 9 M A R S 2 0 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES L’horaire détaillé de la ^ Chaîne culturelle chaîne culturelle Radio-Canada aujourd’hui, en page 8 de L’^jenda du Devoir CHRÉTIEN POLICIERS SUITE DE LA PAGE 1 «Nous avons une chance remarquable, une occasion unique de tourner la page, d’oublier les vieilles divisions, les éternelles querelles et les discours enflammés.Le dernier référendum, il y a moins de cinq ans, est déjà de l’histoire ancienne.[.] IjC monde s’est transformé depuis.Consacrons toutes nos énergies aux défis de l’avenir, aux défis de l’ère de l'information et de la modernisation», a-t-il déclaré hier soir devant ses militants réunis pour leur congrès biennal mais en s’adressant directement aux Québécois.Selon lui, les jeunes sont tournés vers le monde et l’avenir et ne veulent pas ressasser le passé.Les Québécois dans leur ensemble veulent améliorer leur quotidien, la vie de leur famille, et assurer leur avenir.Aujourd’hui, il estime que «le Bloc [québécois] a vraiment perdu sa raison d’être» et que 4e temps est venu d’élire une équipe libérale solide pour s’occuper des vrais problèmes des Québécois».Plus tôt, lors d’une rencontre à huis clos avec les délégués du Québec, il a vanté les mérites du projet de loi C-20 et son effet sur le mouvement souverainiste.«Les gens disaient
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