Le devoir, 4 mars 2000, Cahier A
FONDE EN 1910 DEVOIR Exigez L'Agendal lilftMlK genda,,, m yi m C - N ” 4 7 LESS A M E D I 4 E T I) l M A N (' Il E ."> M A R S 2 O ü O LIVRES POURQUOI LIRE PERRON?PAGE O 1 I .9 5 $ + t a x k s = 2 .2 r> S FEMMES ET SOCIÉTÉ LA LONGUE MARCHE CAHIER E PLAISIRS DANIEL PINARD: PLAISIRS CONFITS PAGE C12 1 l : V ,ï Odile Tremblay PERSPECTIVES Faire flèche de tout bois Pour une seconde année, La Grande Nuit du cinéma octroiera demain, dès 19h30, ses Jutra couronnant les meilleurs artisans du cinéma québécois.But de l’exercice: courtiser le public là où il est.devant son petit écran.La soirée des Jutra, animée par Elise Guilbault et Yves Jacques, espère séduire près d’un million de téléspectateurs devant les ondes de TVA avec les charmes de son septième art.L’armada des téléphages se ruera-t-elle par la suite sur ses films maison pour autant?Pas sûr, pas sûr.Mais allez cracher sur une tribune quand votre cinéma national glane bon an mal an un maigre 4 % de recettes aux guichets.Opération marketing pour un mal-aimé: faire flèche de tout bois.Un gala de plus, après les Masques, les Oliviers, l’ADÎSQ, les Gémeaux, alouette?Eh oui, braves gens! Le grand écran, qui jadis se drapait dans sa toge de patricien face à la petite boîte carrée domestique cotée un brin vulgaire, se met de plus en plus à la remorque du petit, dont il squate la vitrine et le haut-parleur.La télé québécoise fait fureur auprès de son public.Notre cinéma halète en quête du sien, lequel s'entête à le tromper allègrement avec les produits d'Hollywood et d’ailleurs.à moins qu’on ne lui serve bien cuites des grosses comédies nationales si ras-sembleuses.Comme en France et en Allemagne, * * * le taux de fréquentation de notre cinéma en salle monte en flèche quand les productions commerciales prennent l’affiche: Les Boys, Elvis Gratton et compagnie s’imposent en lien étroit qui unit le grand public à leur propre septième art Le hic (en partie insoluble), c’est ce fossé qui se creuse entre la masse des spectateurs et les membres votants des associations déterminant les poulains en lice.Les nominations aux Jutra ont ignoré les chouchous des recettes aux guichets (dont la qualité cinématographique laissait bel et bien à désirer).Bilan: ni Les Boys 2 ni Miracle à Memphis ne seront de la course dimanche.Laura Cadieux.La suite, de Denise Filiatrault (avec trois nominations), constituera le seul vrai gros morceau populaire du lot.Grâce à lui, le spectateur moyen de TVA pourra dire: «J’y étais.Je l’ai vu.» Les autres coureurs de la soirée ratissèrent moins large dans le champ du succès de foule.Qu’importe?La visibilité d'un gala rappelle du moins au grand public qu’il s’est tourné de tout au Québec: du rire en boîte, soit, mais aussi des œuvres exigeantes, et pas trop mal cette année, qui plus est.Ouf! Honorable, la cuvée Jutra 1999.Un cran au-dessus de la précédente.Tout le monde s’entend là-dessus.Le constat soulage d’ailleurs.Avec la production québécoise annuelle de quinze à vingt longs métrages, pur régime minceur d’une cinématographie réduite à la portion congrue, les Jutra risquent, lors des années de vaches maigres, de n’avoir pas grand-chose à mettre sous la dent de leurs téléspectateurs.Nous n’en sommes pas là.Dans la catégorie meilleur film, se bousculeront demain le coup de cœur de l’automne, j’ai nommé l’étonnant Post mortem de Louis Bélanger (six nominations), le sensible et subtil Emporte-moi de Léa Pool (sept nominations), le plus inégal mais néanmoins intéressant Souvenirs intimes de Jean Beaudin (cinq nominations) et, dans le genre polar psychologique sortant des ornières clichés: Le Dernier Souffle de Richard Ciupka (cinq nominations également).Ajoutez la présence du chouette Histoires d’hiver de François Bouvier (quatre Jutra possible), de Matroni et moi, du Grand Serpent du monde.Le cru, tantôt chaud, tantôt tiède, se défend donc.Faut-il se péter les bretelles pour autant sur un septième art national désormais remis bien en selle?Pas vraiment VOIR PAGE A 12: CINÉMA Le grand écran se met de plus en plus à la remorque du petit METEO Montréal Ciel variable.sy Max: 2 Min: 0 Québec Ciel variable.Max: 1 Min: 0 Détails, page C 9 Annonces INDEX .C9 Éditorial .A 10 Bourse .C 8 Livres .D 1 l^s Arts .B 1 Le monde.A8 Avis publics.A 6 Les sports.C 10 Carrières .A9 Mots croisés C 12 Economie .Cl Plaisirs .C 12 www.ledevoir.com Harel réforme en douceur La planification aux communautés métropolitainesy la gestion aux villes FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Louise Harel a clairement annoncé, hier, le début de la fin des discussions entourant l’épineux dossier de la restructuration municipale.Soulignant que la réflexion s’éternise depuis plus de 30 ans, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole (MAMM) promet aujourd’hui que tout sera ficelé d’ici le 1" janvier prochain.Une bonne partie des interlocuteurs municipaux ont donc poussé un soupir de soulagement, alors que la ministre présentait son plan d’action en cinq temps encadré par un échéancier très serré.Mme Harel a notamment annoncé la création d'une communauté métropolitaine pour chacune des trois grandes régions de la province, Montréal, Québec et l’Ou-taouais ainsi que la mise sur pied de comités consultatifs composés d’élus et d’un mandataire du gouvernement qui devront se pencher sur la fiscalité d’agglomération et les fusions municipales.Les recommandations des manda- taires devront être déposées sur la table de Mme Harel au plus tard le 31 octobre prochain pour que le gouvernement puisse agir au plus vite.VOIR PAGE A 12: RÉFORME Lire aussi: ¦ L’éditorial de Bernard Descôteaux: La victoire des maires de banlieue, page A 10 ¦ Le monde municipal est partagé, page A 12 Retour d’un dictateur ¦"\M CLAUDIA HAUT REUTERS Se tenant debout à la surprise générale, souriant, Augusto Pinochet s’est entretenu avec le commandant en chef des forces armées chiliennes, le général Ricardo Izurieta, lors de sa descente d’avion, hier, à Santiago.Pinochet est accueilli en héros OLIVIER BRAS LIBÉRATION Santiago — Augusto Pinochet ne sera pas resté assez longtemps sur le tarmac de la base n° 10 des forces aériennes chiliennes pour pouvoir écouter Uly Marlène.Car c’est au moment où il était emmené en hélicoptère vers l’hôpital militaire de Santiago que la fanfare militaire a interprété cette chanson, l’une des préférées de l’ancien dictateur.l a cérémonie organisée hier par les forces armées a en fait duré moins d’un quart d’heure.Le temps pour Pinochet de recevoir le salut des plus hauts représentants des forces armées et de s’entretenir quelques instants avec plusieurs membres de sa famille.Tous ses enfents se trouvaient parmi les invités.De nombreux militaires, actifs ou en retraite, étaient eux aussi présents, ainsi que quelques députés et sénateurs de droite.La grande partie de cette foule n’a pas pu cacher sa surprise au moment où l’ancien dictateur chilien a choisi de se lever de sa chaise roulante pour donner l’accolade au commandant en chef des forces armées, le général Ricardo Izurieta.Les dernières images en provenance de Londres montraient en effet un homme très affaibli, pratiquement incapable de se hisser dans le fourgon chargé de le transporter vers des établissements médicaux anglais.Or, c’est un octogénaire souriant qui est descendu de l’appareil des forces armées.C’est en marchant que Pinochet a ensuite décidé de se diriger vers l’hélicoptère qui l’attendait à une centaine de mètres.Aidé d’une béquille, il a devisé pendant quelques minutes avec les personnes qui l'entouraient.Et il n’a pas manqué de saluer de sa béquille les journalistes qui couvraient son retour au Chili.VOIR PAGE A 12: PINOCHET L’armée réaffirme son appui au général, page A 8 De l’autre côté du miroir Diane Dufresne rend hommage à ses fans par une anthologie à leur image Un coffret pour mettre sa carrière dedans.Une vie de chansons et de spectacles résumée en 43 titres répartis sur trois disques.C’est exactement ce que Diane Dufresne ne voulait jamais avoir à faire: regarder dans le rétroviseur et s’y voir telle qu’elle était avant, il y a cinq, dix, trente ans.Et justement parce que l’idée d’être ainsi mise en boîte avant l’heure la tuait, elle a porté elle-même le projet à bout de bras.Pour mieux pouvoir le lancer à ses fans et s’en délester.Rencontre avec une femme libérée.SYLVAIN CORMIER Le recto du boîtier est un miroir.Littéralement.Quand on regarde le coffret, on se voit la face dedans.Entendez: on est dedans.Le coffret prend le visage de quiconque s’y mire et devient, en cela, son coffret.«C’est ça.C’est pas à moi.Ça ne m’appartient pas.C’esst à qui en veut.C’est au public.Sans le public, Diane Dufresne, la chanteuse, n’aurait Jamais existé.C’est leur œuvre.» VOIR PAGE A 12: MIROIR Diane Dufresne JACQUES GRENIER LE DEVOIR Compte en fiducie: à la défense de Bernard Landry La saga des 841 millions de dollars appartenant au Québec mais dormant à Toronto dans un compte en fiducie continue de faire jaser.Hier, lors de la dernière journée du caucus présessionnel des députés du Parti québécois, le Vérificateur général du Québec est venu rendre justice au ministre des Finances, Bernard Landry.Certaines normes comptables permettraient de fait au gouvernement d’inscrire ses revenus au fur et à mesure que les ressources sont utilisées.Mais avant que toute la lumière soit faite sur cette affaire, une chose demeure: Bernard Landry se retrouve aujourd’hui dans une situation plutôt paradoxale.En effet, il est condamné.pour bonne gestion.À lire: ¦ Les règles de Part ont été respectées, page A 3 ¦ La chronique de Gérard Bérubé, page C 1 Dicliomidire "film L’abc du av i f dictionnah que Us m ani 1 mvrage rêct f mérite d ècluiver ont tracée.» Odile Tremblay, U Devoir plus impressionnant tn Dictionnaire du film.)» Luc Perreault, La Presse e art Dictionnaire du film André Roy ISBN: 2-89381-S43-X • N° d'éditeur: LX-608 15,5 sur 23,5 cm • 360 pages • illustré couverture rigide • 34,95 $ Le» Éditions LOQIQUES Inc., 7, Chemin Bates, Outremont (Québec) H2V 1A6*Tél,: (514) 270-0208 • Fax: (514) 270-3515 • Distribution exclusive: Québec-Livres Str- 58301^99 I- E DEVOIR.L E S S A M EDI 4 ET D I M A N C II E 5 MARS 20 0 0 A 2 POLITIQUE Ressources humaines Les fonctionnaires avaient un plan de communication depuis août Jane Stewart savait-elle ou a-t-elle perdu le contrôle de son ministère?, demandent les réformistes HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministère du Développement des ressources humaines savait longtemps avant sa publication que le rapport de vérification interne sur des subventions de un milliard de dollars constituait une bombe politique, au point où une stratégie de communication a été préparée à l’intention de la ministre dès le mois d’août.Pourtant, DRHC continue de dire que Jane Stewart n’a été avertie de la situation que le 17 novembre.Le Parti réformiste a rendu publique hier une version préliminaire de ce plan de communication élaboré par DRHC et daté du 30 août 1999, document obtenu par la Loi d’accès à l’information.Le document mentionne d’entrée de jeu que «les attaques des médias et de l’opposition à l’endroit du Fonds transitoire de création d'emplois, commencées ce printemps, se poursuivront quand la Chambre des communes recommencera à siéger en septembre ou octobre.Les critiques seront alimentées par un rapport de vérification interne des subventions et contributions du ministère devant être rendu public à l’automne».Le plan de communication mentionne que le rapport interne «indiquera que la gestion du programme des subventions et contributions pourrait être améliorée».Il est aussi écrit que «le ministère doit s’attendre à être beaucoup critiqué par les médias et l’opposition à propos du Fonds transitoire pour la création d’emplois et le Fonds canadien pour la création d'emplois» et que «les ratés du programme recevront beaucoup d’attention dans ce contexte».Le plan s’attend de plus à un dévoilement «prématuré» en septembre ou octobre des résultats de la vérification interne et explique qu’U faudra alors fournir à la ministre «des questions-réponses, des cartons pour la période de questions quotidiennes et des lignes pour les médias».Le rapport de vérification a été rendu public en janvier dernier.La ministre prétend n’avoir été mise au courant des résultats contenus dans le rapport que le 17 novembre.La critique réformiste de DRHC, Diane Ablonczy, a précisé que le document ne mentionnait pas que la ministre Stewart avait été avertie le 30 août «Mais c’est pourquoi nous avons demandé comment il était concevable qu’une telle préparation ait été faite dans un ministère de cette taille sans que la ministre en ait vent, a-t-elle expliqué.Ou bien la ministre n’est pas honnête lorsqu’elle dit qu’elle n’a pas été mise au courant, ce que je crois être le cas, ou bien nous avons quelqu’un qui se croit responsable d’un ministère mais qui dans les faits n’est qu’m pion.Les deux scénarios sont inacceptables dans une démocratie.» Au ministère, hier, on a expliqué qu’il s’agissait d’une pratique normale que d’élaborer des ébauches de plan de communication sans mettre la ministre au parfum des hypothèses qui y sont soulevées.«R y a des agents qui suivent l’évolution des dossiers et on leur demande de travailler sur des projets en prévision de ce qui pourrait venir possiblement un peu plus tard, a expliqué Ghislain Charron.La ministre est briefée sur tous les dossiers chauds au jour le jour.Mais on ne peut pas demander à la ministre d’être mise au courant dix mois à l’avance de quelque chose parce que de toute façon le dossier continue d’évoluer.» Amendements à la loi «sur la clarté» Les Les libéraux rangent l’artillerie lourde députés pourront voter sur les amendement du Bloc ALEXANDRE SIROIS PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les libéraux s’apprêtent à opter pour des méthodes moins radicales que celles initialement prévues afin d’empêcher le Bloc québécois de paralyser trop longtemps les travaux parlementaires.Dans un geste qui a surpris les députés d’opposition, le Parti libéral a retiré, hier, une motion visant à interdire au Bloc québécois de faire voter la Chambre des communes sur plus de quatre amendements au projet de loi C-20 «sur la clarté».Le Bloc avait soumis plus de 400 amendements dans le but de faire siéger les députés jour et nuit pour protester contre l’adoption inévitable de la législation proposée.Près d’une heure plus tard, le leader parlementaire du gouvernement, Don Boudria, a cependant indiqué qu’il allait présenter, sous peu, une autre motion limitative.Celle-ci permettra aux députés de voter sur la totalité des amendements, mais elle va restreindre grandement la durée de ce vote.«On a trouvé une nouvelle formule, semble-t-il, d’accélérer le processus de voter à la Chambre des communes, qui aura pour effet, à la fois, de permettre un nombre ridicule d’amendements, [.] mais [de faire que] ça va prendre moins de temps pour défaire les amendements ridicules», a annoncé le ministre libéral aux journalistes.Mercredi soir, M.Boudria avait déposé une motion permettant au gouvernement, entre autres, de limiter à quatre le nombre d’amendements soumis par chaque parti d’opposition à un projet de loi, après le dépôt du rapport du comité parlementaire en Chambre des communes.Une mesure qui aurait été en vigueur jusqu’aux prochaines élections et qui a immédiatement soulevé la colère des quatre partis d’opposition.Hier, M.Boudria avait changé son fusil d’épaule.Il a expliqué que la motion, qu’il déposera probablement au retour de la semaine de relâche des députés, permettrait aux parlementaires d’un parti de voter en bloc.Le Bloc québécois espérait retarder les travaux en forçant chaque député à se lever pour se prononcer pour ou contre chaque amendement.En vertu de la nouvelle motion libérale, un parti qui le désire pourra demander à un seul député (le whip) de se lever pour faire connaître l’opinion de ses pairs.«Ça signifie simplement qu’au lieu de prendre dix minutes par vote, cela pourrait prendre deux minutes.Mais ça n’enlève pas de votes et ça n’enlève pas de droits aux membres», a expliqué M.Boudria.«Nous n’aurons pas à faire des fous de nous en siégeant quatre ou cinq nuits de suite pour voter sans raison», a ajouté le ministre libéral.Sitôt après le retrait de la motion libérale initiale, soit avant d’apprendre que M.Boudria allait pré- senter une seconde motion limitative, le chef du Bloc, Gilles Duceppe.ne cachait pas sa satisfaction.«C’est une victoire des partis d’opposition.Le gouvernement, qui clamait pouvoir mater, contrôler la Chambre comme il le voulait, a dû reculer», a-t-il dit à Tissue de la période des questions.Invité à commenter la plus récente initiative du parti libéral, le porte-parole de M.Duceppe, Louis Au-coin, a affirmé que le Bloc allait attendre le dépôt de la seconde motion avant de réagir.Il a néanmoins rappelé que M.Duceppe avait dit que son parti «n’accepterait pas d’être traité différemment du Parti réformiste».L’automne dernier, les réformistes avaient forcé les parlementaires à siéger trois jours et deux nuits pour voter sur 471 amendements, soumis afin de protester contre le projet de loi sur le traité nisga’a.Les libéraux avaient accepté de faire les frais de la tactique réformiste, sans broncher.La cagnotte de 841 millions de dollars L’opposition demande la tête de Landry MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Estimant qu’il a leurré les Québécois durant toute Tannée sur la marge de manœuvre financière réelle du gouvernement, les libéraux demandent la démission du ministre des Finances, Bernard Landry.Mandatée par son chef Jean Cha-rest, la critique libérale en matière de finances, Monique Jérôme-Forget, a soutenu hier que M.Landry avait commis une faute grave en cachant aux Québécois la cagnotte de 841 millions de dollars placée en fiducie dans une banque de Toronto.La faute est si grave, selon elle, qu’elle impose la démission du bras droit de Lucien Bouchard.«Ce n’est pas une petite somme, c’est presque un milliard avec les intérêts qui courent depuis un an.Je Faculté des sciences de l'éducation professeurs Nouveau diplôme d'études professionnelles de 3' cycle.pour Le domaine de l’éducation est en constante évolution.Pour suivre le courant, rien de mieux que d’y plonger avec notre nouveau diplôme d’études professionnelles approfondies (D.E.RA.).% Autres programmes d’études supérieures • Diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) • Maîtrise en éducation (M.Ed.) • Maîtrise en sciences de l’éducation (M.A.) • Diplôme d’études professionnelles approfondies (D.E.RA.) Doctorat en sciences de l’éducation (Ph.D.) Renseignements 514 343-7622 www.umontreal.ca Université de Montréal professeurs pense que le temps est venu pour lui de tirer la ligne, il est allé beaucoup trop loin, il est clair qu’il a magouillé dans tout ça», a déclaré Mme Jérôme-Forget hier.En décembre dernier, a-t-elle rappelé, le document on ne peut plus officiel qu’est la Synthèse des opérations financières du gouvernement, rendue publique par le ministère des Finances, prévoyait un,maigre surplus de 85 millions.A cette époque, M.Landry ne pouvait ignorer que le Québec avait une réserve dépassant 840 millions dans un compte bancaire.Selon elle, le prochain budget Landry n’aura pas de crédibilité, d’autant plus que, dans celui de Tan dernier, «nulle part on ne voit trace de ces 841 millions».«Imaginez le prochain budget, imaginez le document qu’il va notes donner.Tout le monde va se demander s'il n’y a pas de l’argent placé ailleurs et [si] on l’apprendra plus tard.[.] Je pense que Bernard Landry nuit au Québec et aux Québécois, et s’il est un homme d’hon- neur, s’il croit toujours aux intérêts supérieurs du Québec, je pense qu’il doit tirer sa révérence et dire aux Québécois qu'il s’est trompé.» La députée de Marguerite-Bour-geoys a rappelé à Bernard Landry qu’il avait salué le courage de Rita Dionne-Marsolais lorsqu’elle avait été contrainte d’abandonner le ministère du Revenu pour une fuite de renseignements personnels, une affaire somme toute moins grave que la mise de côté de plusieurs centaines de millions, dit-elle.Elle ne croit pas que le premier mL nistre Lucien Bouchard et la ministrè de la Santé, Pauline Marois, étaient au courant de l’existence d’une réserve d’upe telle ampleur.A Québec, le quotidien Le Soleil ne demandait pas hier la tête de Bernard Landry mais celle de Pauline Marois.Le journal estime que Mme Marois doit quitter son poste soit parce qu’elle a été tenue à l’écart du secret comme une enfant, soit, pis, parce qu’elle s’est faite la complice de son collègue des Finances.Retour à Cuba de José Imperatori La crise avec Cuba a été désamorcée MARIE SANZ AGENCE FRANCE-PRESSE La Havane — Le retour à Cuba de José Imperatori après cinq jours d’incertitude a désamorcé la crise qui menaçait les relations entre Ottawa et La Havane, déjà passablement refroidies ces derniers mois.Le diplomate cubain, expulsé samedi dernier des Etats-Unis en raison d’accusations d’espionnage et réfugié depuis lors à l’ambassade cubaine à Ottawa, a été accueilli jeudi soir en véritable héros par le président Fidel Castro, des personnalités de son gouvernement ainsi que le père et les grands-parents du petit naufragé Elian Gonzalez.Un vol spécial de la compagnie Cubans baptisé «vol de la dignité», avec près de 80 personnes à bord — des pionniers, des étudiants, des chanteurs, l’épouse du diplomate, Raquel Fundora, sa fille, ses frères et une équipe médicale cubaine —, avait été spécialement affrété pour le retour de José Imperatori.Le retour précipité d’Ottawa du fonctionnaire cubain, après un séjour mystérieux de cinq jours au cours duquel il a fait la grève de la faim, met fin à un épisode qui embarrassait visiblement les autorités canadiennes.Le Canada avait jugé que le diplomate cubain séjournait «illégalement» à Ottawa, après son refus de partir pour Cuba malgré les injonctions du gouvernement canadien.Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, envisageait même une action diplomatique contre Cuba, selon des responsables canadiens.Mais les autorités cubaines ont clairement choisi l’apaisement envers un pays qui reste un de ses plus importants partenaires commerciaux et le principal investisseur dans les mines et le tourisme.«Ils [les Cubans] ont été aussi loin qu’ils pouvaient, car ils veulent maintenir des relations qui sont très importantes», a estimé un diplomate dans la capitale cubaine, ajoutant que l’épisode d’Ottawa «a été un moyen de montrer qu’ils n’étaient pas contents de Tat-titude du Canada».A l’aéroport, jeudi, le président Fidel Castro a qualifié les relations avec le Canada de «normales» et jugé «satis-faisant» le retour du diplomate à Cuba.Dans un «message au peuple du Canada», qualifié de «pays hospitalier [.] admiré et respecté», José Imperatori lui-même avait estimé que les autorités canadiennes avaient «agi de bonne fin».Il rappelait que le Canada, «lors d’une période excessivement difficile Pour un pays soumis à une cruelle guerre économique, s’était montré amical» envers Cuba.Le Canada a toujours été très critique envers l’embargo américain imposé à Tîle depuis près de 40 ans, lui préférant une politique de «dialogue constructif».Ces derniers mois, toutefois, le premier ministre Jean Chrétien avait confirmé un refroidissement de ses relations avec Tîle, en signe de protestation contre les violations des droits de l’homme.Il y a un an, à l’annonce de la condamnation à plusieurs années de prison de quatre célèbres dissidents, le premier ministre canadien avait fait part de sa décision de «revoir l’ensemble des activités bilatérales» avec Cuba.Quelques mois plus tard, il avait ajouté: «Nous sommes toujours en relation avec eux, mais nous devons y mettre un peu déglacé.» Pour sa part, le gouvernement cubain avait manifesté son dépit envers le Canada lors des derniers Jeux panaméricains de Winnipeg, au cours desquels 13 athlètes cubains avaient fait défection.Le président Castro avait alors fait allusion au «deuxième ennemi du Nord».I LF.DEVOIR.LES S A M E I) I 4 E T I) I M A X (' Il E ¦'> M A K S '2 O (I (I A 3 LE DEVOIR - POLITIQUE ou 16 m 19 mars 2000 «i Palais m Congrès a.Montréal Admmton : 12.10$ ;«spirtueux,* Montréal Congrès plénier du 9 mars Cure de rajeunissement à la SSJB-M L’institution fait appel aux HEC pour se refaire une beauté Fondée en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est-elle aujourd’hui obsolète, nombriliste, intolérante, poussiéreuse et déconnectée de la modernité?L’organisme assume-t-il pleinement sa mission de défense des intérêts des Canadiens français?À quelques jours de son congrès plénier, ces questions reviennent hanter ses dirigeants, ses animateurs et ses membres.L’insuffisance de candidatures aux postes de direction est un symptôme de la sclérose qui menace la SSJB-M PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal entend repenser ses structures, moderniser son fonctionnement, redéfinir sa mission et refaire son image.Pour mener à terme cette réforme en profondeur, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M) mise sur les conclusions d’une étude qu'une fondation du mouvement a commandée à des chercheurs du Centre d’études en transformation des organisations de l’Ecole des hautes études commerciales.L’étude vise à cerner l’importance du rôle de la SSJB-M dans la promotion de l’identité et du patrimoine québécois.Le schéma de recherche mis au point par les chercheurs des HEC, dont Le Devoir a obtenu copie, est notamment axé sur la perception de l’évolution de l’organisme, sur l’évaluation de ses créneaux porteurs, sur le rôle de ses fondations ainsi que sur le bien-fondé des actions entreprises au cours des der-ùières décennies.C’est l’ancien député bloquis-te et professeur des HEC Benoît Tremblay qui assure la coordination des travaux.Pour le moment, la SSJB-M demeure essentiellement une société secrète dont les grandes décisions politiques et les changements de garde sont l’affaire d’un petit groupe de personnes contrôlées par le président.En principe, les 15 membres du conseil général constituent le conseil d’administration de l’organisme, mais en réalité, le professeur Guy Bouthillier a la main haute sur tout ce qui se passe au sein de cette institution.Seulement 99 délégués des 15 sections participeront au congrès plénier qui se tiendra le jeudi 9 mars.Entre autres choses, on leur demandera de modifier les règlements de l’organisme et de biffer l’article 42 c, qui stipule que quiconque veut être élu à la présidence pour un troisième mandat doit recueillir l’appui des deux tiers des délégués.Jugeant la barre trop haute, M.Bouthillier a voulu prévenir pour l’an prochain, explique-t-on dans les instances.L’insuffisance de candidatures aux postes de direction est un autre symptôme de la sclérose qui menace la SSJB-M.Des quinze membres du conseil général, dix sont issus des sections alors que les cinq autres postes sont réservés aux anciens présidents.Trois de ces cinq postes ont été ouverts aux élections et devraient être pourvus au congrès du 9 mars.Or un seul ancien président a posé sa candidature, de sorte que les délégués devront refaire l’exercice au congrès s’ils veulent pourvoir les deux autres postes vacants.Il y a 13 anciens présidents vivants et donc éligibles à l’un de ces trois postes du conseil général: Yvon Groulx, André Trudeau, François-Albert Angers, Jean-Charles Desrochers, Jean-Marie Cossette, Yvon Sénécal, André Beauchamp (président du BAPE), Jean-Paul Champagne, Marcel Henry, Gilles Rhéau-me (président du MSQ), Nicole Boudreau, Jean Dorion (délégué général du Québec à Tokyo) et François Lemieux.Les centaines de millions en fiducie Les règles de l’art ont été respectées Le Vérificateur général nie exercer quelque pression que ce soit La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est la plus vieille institution canadienne-française de toute l’Amérique du Nord.Fondée en 1834 par le député patriote Ludger Duvernay, c’est Jacques Viger qui a été le premier à se faire élire à la présidence.Deux des autres anciens présidents sont plus tard devenus premiers ministres: Pierre-Joseph-Olivier Chauveau et Gédéon Ouimet.Deux autres figures connues, Olivar Asselin et Napoléon Bourassa, le père d’Henri Bourassa, ont également été présidents, à l’instar de plusieurs députés, juges et maires de Montréal.A son arrivée à la tête de la SSJB-M en 1997, Guy Bouthillier s’était engagé à la dépoussiérer, la disant en proie à une léthargie idéologique.Il déplorait qu’elle soit uniquement un groupe de pression linguistique et disait souhaiter qu’elle devienne un lieu privilégié de réflexion, de discussion et de décisions politiques.Il n’en est rien encore et cette redéfinition de la mission constitue justement un volet im-portant de l’étude amorcée par les chercheurs des HEC.Relativement riche, la SSJB-M possède des actifs évalués à quelque 14 millions de dollars.Au cours de son histoire, elle a fait des placements rentables, elle a créé l’Economie Mutuelle-Vie, la Caisse nationale d’économie et la Société nationale de fiducie, des entreprises qu’elle a revendues à gros prix.La maison Duvernay, qui lui sert de siège social, abritait autrefois le Club de Réforme, qui était le cercle social du PLQ, un édifice qui vaut aujourd’hui deux millions.Et il n’est pas rare que d’ardents nationalistes en fassent leur héritière.En plus des fondations Langelier et Duvernay, la SSJB-M a mis sur pied en 1944 la Fondation du prêt d’honneur, avec mission d’aider les étudiants à accéder aux études supérieures.C’est dans cette optique que cette fondation a lancé en 1999 le projet de construction d’une résidence pour étudiants à l’angle des boulevards René-Lévesque et Saint-Laqrent, un projet de 12,3 millions.A leur congrès plénier de jeudi, les délégués de la SSJB-M débattront de quelque 25 résolutions, dont quelques-unes sont susceptibles de susciter un certain intérêt: ¦ faire comprendre au gouvernement que les conditions gagnantes les plus importantes sont en place et que la tenue d’un référendum, dans ce contexte, paraît très favorable; ¦ qu’au lendemain d’une victoire référendaire du OUI, si le Canada refuse de négocier un nouveau partenariat, le Québec réplique en refusant de rembourser sa part de la dette fédérale; ¦ que la SSJB-M déclare son opposition aux programmes d’enseignement intensif de l’anglais aux niveaux du primaire et du secondaire; ¦ que la SSJB-M fonde une nouvelle publication hebdomadaire; ¦ que le gouvernement Bouchard oblige les électeurs désireux d’exercer leur droit de vote à présenter une carte d’identité avec photo; ¦ que le Conseil de presse se penche sur le phénomène de monopolisation des entreprises de presse.ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Le compte en fiducie torontois où attendent 841 millions pour la santé est revenu hanter le gouvernement hier, en cette deuxième et dernière journée du caucus présessionnel des députés du Parti québécois.Comme quoi l’argent, sous forme de surplus dans les coffres de l’Etat, ne fait pas nécessairement le bonheur des élus.Cette fois, c'est un communiqué du Vérificateur général du Québec qui a entretenu les braises de cette controverse.Dans ce communiqué, le Vérificateur général affirme n’exercer aucune pression sur le gouvernement, contrairement à ce que le quotidien La Presse écrivait dans son édition d’hier, pour qu’il change ses règles ayant trait au traitement comptable des sommes reçues du gouvernement fédéral par l’entremise d’un compte en fiducie au titre du Transfert social canadien.Les règles actuelles sont rigoureuses.Mais comme la perfection comptable n’est pas de ce monde, le Vérificateur général indique qu’il a attiré l’attention du ministère sur une règle comptable recommandée par l’Institut canadien des comptables agréés (ICCA).Cette nouvelle règle veut que le gouvernement inscrive «les revenus au fur et à mesure que les ressources seront utilisées aux fins prescrites».Tout cela est éminemment technique.Devant ce problème de comptabilité fine, le Vérificateur général n’a pas encore tranché et les discussions entre fonctionnaires se poursuivent II exprimera son opinion finale sur cette question pointue après le fait lors de la publication des états finanders du gouvernement pour l’année 1999-2000.Manifestement ébranlé par cette controverse entourant la provision de 841 millions — ce n’est que saine et sage gestion de fonds ppblics qui ser-viront à la mission de l’État répète-t-il —, le viçe-prenÿer ministre et ministre d’État à l’Économie et aux Finances, Bernard Landry, a dit que ni le premier ministre ni lui-même, ni même le sous-ministre des Finances, n’ont entendu parler de ce détail qui a fait la une de La Presse.«C’est une discussion de techniciens qui n’a pas encore abouti», a-t-il dit En fait depuis que le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a introduit cette notion de comptes en fiducie afin d’utiliser les surplus d’aujourd’hui pour les dépenser plus tard, les comptables, formé à l'ère du «dépensons tout de suite et payons plus tard», se triturent les méninges pour inventer le traitement comptable le plus approprié.Le ministre Landry voit dans le traitement suggéré par l’ICCA des problèmes pour un gouvernement élu démocratiquement.La nouvelle règle comptable, pourtant insigni- Guij deC^rosbois LIBRAIRE Livres AMCIESS et MODERNES arts Je la scène Leaux-arts Jéccralion Listoire littérature reliure J art V ACHAT VENUE CATALOGUE 1220, ave Bernard, nr 15 Oulremonl (Québec) hav ive Télé pli one: 490-0170 Hilton: début du procès le 20 juin (PC) — Le boxeur Dave Hilton fils, champion canadien des poids moyens, sera cité à procès, le 20 juin, afin de faire face à neuf accusations d'agression sexuelle à l’endroit de mineures.Hilton, âgé de 36 ans, est accusé d’avoir agressé deux fillettes âgées de moins de 14 ans entre les années 1993 et 1999.«Je ne peux pas affirmer combien de témoins nous feront entendre, mais nous savons qu'il y en aura au moins trois», a indiqué la procureure de la Couronne, Hélène Di Salvo, hier.Nathalie ELLIOTT mon premier dictionnaire français illustré JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard, à sa sortie du caucus de ses députés.Un peu en retrait, le ministre des Finances, Bernard Landry, discute avec le député François Gendron.fiante, réduit le pouvoir des élus de l’Assemblée nationale en stipulant que les ressources financières doivent être «utilisées aux fins prescrites».par Ottawa, «alors qu’au Québec, avec cet argent qui vient d’Ottawa, on fait ce qu’on veut» pour répondre aux besoins de la population, a fait valoir M.I>andry.Le vice-premier ministre a indiqué que le gouvernement venait tout juste d’achever une réforme comptable en profondeur avec le concours du Vérificateur général.«Nous avons les règles les plus avancées en Amérique, au dire du Vérificateur général.Alors, avant de les retripoter, on va y penser à deux fois», a-t-il dit Revenant sur la controverse des 841 millions, le premier ministre Lucien Bouchard a dit ne pas être embarrassé par la décision de créer cette provision, dont 482 millions avaient été budgétés cette année, d’autant plus que son gouvernement aura dépensé 1,9 milliard de plus pour la santé à la fin de l’exercice en cours.«Je suis embarrassé par la façon [dont] ç’a été expliqué dans les journaux», a-t-il laissé tomber.M.Bouchard a rappelé que l’existence des comptes en fiducie est de notoriété publique depuis leur création par le gouvernement fédéral, et ce, pour toutes les provinces.«Je suis surpris, je suis étonné de voir que cet'-taines personnes les aient découverts maintenant et seulement au Québec», le seul endroit où le compte en fiducie a donné lieu à un débat public, a indiqué M.Bouchard.«Fondamentalement, il y a un problème de sous-financement dans la santé, tout le monde le reconnaît, même le fédéral», a réitéré le premier ministre.Denise Riendeau L’abandon récit autobiographique n «Tout ça avait bel et bleu existé au temps de l'orphelinat.» Un roman attachant et d’un style agréable! SEPTENTRK www.septentrlon.qc.ca ^ CAMPS D’ETE POUR ENFANTS Venez rencontrer les directeurs de plus de 20 camps des plus réputés au Québec et en Ontario Camps de jour Camps résidentiels Camps à thème Camps d’hébergement Camps pour garçons Camps pour filles Camps pour filles et garçons Camps pour sports Camps d’art Et bien plus encore! Regardez des photos! Posez des questions! Recevez des renseignements! Pour les jeunes de quatre ans et plus! Mercredi 8 mars, 6h30 à 21h00 Holiday Inn Pointe-Claire 6700, route Transcanadienne (Aut.40et me St-Jean) Jeudi 9 mars, 6h00 à 20h30 Lower Canada College 4090, avenue royal, NDG Admission Gratuite Pour plus d’informations, composez: (450) 455-4447 ** '£» £ un uuro uniauB.1192 pages-25 S I • Admission - dates limites Trimestre d’automne : 1" avril Trimestre d’hiver : 1" octobre 30 crédits Temps complet ou partiel Gestion d’organismes culturels Le diplôme d’études supérieures spécialisées en gestion d’organismes culturels est un programme de 2' cycle qui s’adresse aux gestionnaires et aux professionnels des secteurs suivants : arts d’interprétation, arts visuels, musées, métiers d’art, édition, disque, film et vidéo, radio et télévision.CONDITIONS D’ADMISSIBILITÉ Être titulaire d’un diplôme de 1er cycle universitaire de préférence dans un domaine artistique ou d’un diplôme de l’École nationale de théâtre, du Conservatoire d’art dramatique ou du Conservatoire de musique, avec une moyenne de 70 % ou plus, et posséder préférablement une expérience de travail pertinente.POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 (514)340-6151 http://www.hec.ca dess.goct®hec.ca I LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 M A K S 2000 A 4 LE DEVOIR ACTUALITES Colloque sur «la crise des humanités» Uuniversité se perd en servant le marché du travail Lise Bissonnette déplore le fait qu’on parle de formation qualifiante plutôt que d’éducation MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Asservie par les besoins criants et de plus en plus précis du marché du travail, l’université serait-elle atteinte d’un mal incurable?La tour d’ivoire où l’on débattait avec force esprit critique et liberté n’est plus, l’université des humanités ayant cédé le pas à un vaste centre de formation professionnelle.Voilà l’impression plutôt tristounette qui se dégageait hier après-midi des derniers moments du colloque «La mutation de la sensibilité historique.La crise des humanités?», organisé ces derniers jours par le Programme d’études sur le Québec de l’université McGill.«Les universitaires sont en déprime!», a lancé un des participants, Louis Rousseau, professeur d’études religieuses à l’Université du Québec à Montréal, résumant en quelques mots le sens des propos des trois invités de la conférence «Le malaise identitaire de l’université».• Lise Bissonnette, p.-d.g.de la Grande Bibliothèque du Québec, Yvan La-jnonde, professeur de langue et littérature françaises à luniversité McGill, ft Jean Pichette, directeur de la revue ^Relations, ont évoqué ensemble, et chacun à leur façon, la perte de l’université québécoise.’ L’institution, qui avait de grands jdéaux humanistes, est en perte de vitesse à cause de sa trop grande servilité face aux exigences du milieu du travail, juge la première.- «L’inscription du système d’éduca-îion dans la chaîne économique est à mon avis irréversible, affirme Lise Bissonnette.Les universités déliraient toujours avoir comme premiè- re mission, non pas la formation des individus, mais l'avancement des connaissances.» Or malheureusement, «on ne parle plus d’éducation mais bien de formation qualifiante», ce que l’ex-directrice du Devoir juge «troublant».' Pour sortir de cette impasse, qui a fait de l’université un centre de formation professionnelle moulé aux exigences entrepreneuriales, «il ne faut pas baisser les bras» mais mettre de l’avant de plus en plus de ces programmes où les humanités reprennent du poil de la bête en plus de «recréer une distance entre l’université et ce milieu qu’elle sert trop bien».Si elle ne le fait pas, un danger la guette au détour: «Si les universités continuent à être de vastes programmes professionnels, avant longtemps ces formations seront données par le secteur privé.» Le malaise de l’université, croit plutôt le professeur de langue et littérature françaises à McGill, Yvan Lamonde, est relié à son incapacité de s’ouvrir aux autres et à ses échçcs en matière de communication.A cause de l’inaccessibilité de son «code savant», notamment pour les médias, l’université est seule responsable d’avoir «miné sa crédibilité».«Le manque de rapport entre l’université et la communauté publique a refoulé l’université dans un monde un peu schizoïde», explique M.Lamonde.Pour accentuer la lourdeur du propos et glisser même vers la morbidité, le directeur de la revue Relations, Jean Pichette, a quant à lui démarré du principe que l’université était déjà «On est en train de se pencher sur un cadavre», dit Jean Pichette morte et en bonne voie d’être enterrée.«L’université est traversée par une dynamique qui lui est totalement étrangère.Je pense qu’on est en train de se pencher sur un cadavre.» La cagnotte ou les enjeux?À partir d’une lecture de la récente politique des universités, M.Pichette s’interroge sur la réjouissance générale qui a entouré la publication de la politique, la majorité s’inquiétant davantage de la cagnotte à venir que des enjeux et des principes d’action mis de l’avant.«Nous sommes en train de prendre une distance avec l'idéal critique [qui était au cœur de la mission première de l'université].Des mécanismes se mettent en place pour répondre aux besoins immédiats de la population.L’université fuit la tour d'ivoire dont il serait honteux pour les universitaires de se réclamer.» Pour que cette tour d’ivoire demeure, l’université doit «minimalement se refermer sur elle-même» et ne pas laisser l’ouverture sur le monde entraver l’espace critique.«On a l’impression d’être à des obsèques!», a dit dans la salle l’historien Alain-G.Gagnon, professeur de science politique à l’université McGill, après les présentations.«Je suis d’accord avec le diagnostic sombre, rétorquait plutôt Gérard Bouchard, professeur à l’Université du Québec à Chicoutimi.«La société de marché est entrée dans un autre mode de production qui va appeler l’envergure d’une autre forme de contestation.Mais je ne crois pas que les choses vont changer de l’intérieur [de l’université].» Gaz à effet de serre Avis aux propriétaires de CAFETIÈRE TlM HORTONS Rappel de la carafe Nous avons appris qu’un défaut de fabrication pourrait entraîner le bris de la poignée de certaines carafes.Il pourrait en résulter des blessures causées par le renversement de café chaud ou des éclats de verre.Nous avons donc émis un avis de rappel pour les carafes qui prend effet immédiatement.Ce rappel s’applique uniquement aux cafetières Tim Hortons noires qui ont été vendues entre octobre 1999 et février 2000.Chez Tim Hortons, la sécurité de nos clients passe avant tout.Alors, peu importe si la poignée de votre carafe est cassée ou pas, pour des raisons de sécurité nous vous invitons à rapporter la carafe à votre restaurant Tim Hortons.Voici comment procéder : • Apporter votre carafe à un restaurant Tim Hortons; • Notre personnel vous présentera un carnet de chèques-cadeaux de 5,00 $ en échange de la carafe; • Nous vous inviterons ensuite à remplir une étiquette de rappel; • Notre personnel télécopiera ensuite votre étiquette à notre Centre de rappel; • Vous recevrez votre carafe neuve par messager dans un délai d’environ une semaine.Si vous avez des questions à propos de ce rappel, n’hésitez pas à communiquer avec nous au 1 888 BREW-TIM, 1 888 273-9846 (numéro sans frais) 7Üh IfotiûHA.Un rapport québécois contredit les prétentions fédérales La repousse des forêts ne peut être considérée comme autant de «puits» de gaz à effet de serre * La concentration de gaz carbonique (C02) dans l’air est d’environ 350 parties par million.Ce gaz est absorbé par les plantes dans la photosynthèse, ce qui a conduit certains pays comme le Canada à réclamer de pouvoir comptabiliser la croissance des forêts comme moyen de réduire son bilan de gaz à effet de serre.Ce qui est plus facile que de sortir de la route les 4 x 4 et fourgonnettes énergivores! Une étude québécoise inédite contredit plusieurs des positions et prétentions fédérales dans ce domaine.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La coupe à blanc et la fabrication de papier journal sont deux activités en principe différentes mais qui contribuent chacune à l’effet de serre.On imagine alors l’effet conjugué sur le réchauffement du climat des coupes à blanc effectuées pour fabriquer journaux, catalogues et autres produits.Ce sont là deux des surprises parmi plusieurs autres qui attendent les futurs lecteurs du Rapport du groupe québécois de travail sur la forêt, groupe mis sur pied pour analyser «le rôle des écosystèmes forestiers et des produits forestiers dans l’atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre au Québec dans le cadre du protocole de Kyoto».Précisons d’entrée de jeu que ce rapport n’a pas encore atteint le stade de la version définitive mais que la copie interceptée par Le Devoir est toute récente, c’est-à-dire fort près de la version finale en voie de rédaction.Ce rapport, préparé par des gens d’horizons différents en collaboration avec des spécialistes gouvernementaux, essaie de déterminer si la repousse des forêts constitue un véritable «puits» de gaz à effet de serre, c’est-à-dire un moyen efficace de reti- E N BREF L’accès aux sages-femmes (Le Devoir) — La Montérégie réclame d’avoir accès à des sages-femmes.Réuni à Brossard plus tôt cette semaine, un groupe de femmes de la Montérégie a demandé l’investissement d’n million de dollars à la régie régionale de la région pour le développement d’un service de sages-femmes.La région ne compte aucune maison de naissance sur son territoire.Actuellement, la Montérégie compte huit sages-femmes formées et accréditées mais sans emploi puisque sans endroit pour travailler.rer de l’air des quantités importantes de carbone pour finalement les fixer dans le tissu des arbres.Comme le rapport conclut que les forêts sont rarement de véritables «puits» de gaz à effet de serre, contrairement à ce qu’on serait porté à penser, ses auteurs tentent de définir les scénarios les plus efficaces pour un pays intéressé à conjuguer l’exploitation de sa forêt et la lutte contre l’effet de serre, un phénomène naturel accentué par la combustion intensive d’hydrocarbures depuis un siècle.Chaque tonne de biomasse forestière, indique le rapport, soustrait en principe 3,7 tonnes de carbone dans l’air de la planète.Mais ce portrait n’est pas complet.Globalement, la partie épigée des arbres, c’est-à-dire celle qui dépasse du sol, cumule entre 75 et 90 % de la biomasse des arbres, laissant ainsi aux racines entre 15 et 19 % environ.Or, indique le rapport, «sur le site d’une coupe à blanc, 98 % de la biomasse totale épigée est constituée par les débris ligneux» qui restent sur place à se décomposer, sans compter les racines et le bois enfouis dans le sol forestier.«Le réservoir de carbone des horizons superficiels du sol augmentera ainsi rapidement grâce à l’apport de ces débris ligneux», et l’essentiel filera dans l'atmosphère: en gros, 80 % de tout le carbone contenu dans les composantes vivaôtes non commerciales des arbres est ainsi émis dans l’atmosphère, limitant à 20 % la partie qui s’intégrera au sol sous l’effet de la décomposition.Une libération de carbone encore plus grande et plus immédiate se produit lors d’un feu de forêt.Comment savoir alors si l’exploitation d’une forêt, qui consiste à couper de véritables réservoirs de carbone sur pied et à confier à de nouvelles pousses le soin de récupérer de nouveau l’équivalent en carbone atmosphérique, constitue une activité ultimement bénéfique pour la planète et le climat?Pour le savoir, il faut déterminer à quoi servira le bois récolté, indique le rapport.Ce qui n’est pas un mince calcul, impossible pour l’instant.Seul un calcul global à long terme peut permettre d’y voir clair Par exemple, si une tonne de bois récoltée a pris 100 ans à s’accumule^ il faudrait théoriquement que le bois transformé dure au moins 100 an^ pour que le bilan se solde par une si* tuation d’équilibre.Si le bois transfer! mé dure plus longtemps que sa relè* ve, on a globalement retiré du carbone de l’atmosphère et cette exploitation est devenue un véritable «puits» de gaz.Si, par contre, le carbone contenu dans ce bois est libéré en quelques années et que la relève des arbres coupés prend un siècle à récupérer la quantité relâchée, il y a contribution à l’effet de serre.L’exploitation de la forêt devient alors une «source» de carbone.Or le rapport indique que si les branches laissées sur le sol prennent environ 100 ans à se reconstituer — le temps de croissance d’une jeune forêt adulte —, la transformation du bois commercial soustrait son contenu en carbone pendant 80 ans en moyenne si on utilise ce bois dans la construction, 50 ans si on l’utilise pour fabriquer des meubles, 33 ans si on en fait du contreplaqué et deux ans si on en fait du papier journal! C’est pire si on chauffe au bois, à moins que cela ne remplace une ressource non renouvelable (charbon, pétrole, etc.) sans possibilité de réutilisation de cette dernière ailleurs, ce qui ne constitue1 rait alors qu’un gain temporaire.Ceci dit, ce rapport s’inscrit en faux contre les prétentions d’Ottawa! qui veut faire reconnaître par la communauté internationale la repousse des forêts du pays comme autant dé «puits» de gaz à effet de serre.Ce§ puits ne sont que des gains apparents sur l’effet de serre, indique lé rapport, puisqu’Ottawa ne comptabi1 lise pas la libération de carbone provoquée par la coupe et Tutilisation du bois.Seul un calcul global peut à long terme permettre d’y voir clair, précise le document, ce qui est d’autant plus inutile qu’à long terme, on arrive inéluctablement à une situation d’équilibre entre les quantités relâchées et recapturées par les jeunes forêts.Mieux, note le rapport, il est préférable de garder les vieilles forêts en place puisque les gros arbres vont inévitablement donner lieu à des utilisations plus durables dans le temps, donc plus efficaces comme pièges de gaz à ef: fet de serre.Les seuls gains évidents peuvent se réaliser par le reboisement de surfaces ouvertes depuis longtemps ou par l’utilisation d’essences à très forte croissance eri plantations.Et là encore, les chercheurs ne sont pas unanimes.Pour hommes Habits italiens à partir de 299$ Pour femmes Tailleurs à partir de 250$ i Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 Pour Lui (.t nltv Je Commerce Mondial 28l-7l>DlJ S107, ,u.du l’are umj, I .uin, n 277-755IS L K I) K V 0 I R , LES SAMEDI 4 ET DI M A N (’ Il E 5 M A R S 2 0 0 0 LES ACTUALITES Les camionneurs ont remplacé les cars de touristes sur la colline parlementaire, hier à Ottawa.Flambée des prix de l’essence Les camionneurs envahissent la colline du Parlement JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le centre-ville d’Ottawa a été perturbé hier par 150 camionneurs qui ont protesté, à bord de leurs véhicules, contre la hausse du prix du carburant.Leur cible: l’édifice du Parlement, où ils ont pu rencontrer quelques députés.Les camionneurs, qui provenaient de l’Ontario, avaient d’abord formé des convois sur l’autoroute 417 avant d’arriver au centre-ville.Ils ont garé leurs véhicules pendant une bonne partie de l’avant-midi dans la rue Wellington, en face des immeubles parlementaires.Aucun incident n’a été signalé.«Les trois grandes compagnies pétrolières au Canada, Shell, Pétro Canada et Esso, devraient être imputables.Elles agissent comme raffineurs, producteurs et détaillants.Nous voulons que le gouvernement fédéral crée un poste d’ombudsman dès maintenant», a affirmé un des représentants des camionneurs, Dwayne Mosley.Malgré une rencontre avec au moins un député libéral, les manifestants sont toutefois repartis les mains vides puisqu’ils n’ont pu obtenir de réponse favorable à une autre de leurs demandes: une réduction des taxes fédérales.A la Chambre des communes, le secrétaire d’Etat aux Ressources naturelles, Brent St.Denis, a indiqué que pour l’instant les actions du gouvernement consisteront à faire pression sur les pays de l’OPEP pour qu’ils cessent de limiter la production de pétrole.«Ces mesures sont efficaces et je demanderais à [tous] d'être m petit peu plus patients», a-t-il dit Le Bloc québécois a profité de Enlevé, relâché puis arrêté Le trafiquant Boulanger est déporté vers le Canada D’APRES AP ET PC Bogotâ, Colombie — Un Québécois reconnu coupable de trafic de drogue dans la foulée de l’une des saisies les plus importantes au Canada a été expulsé de la Colombie, hier, à la suite d’une présumée dispute au sujet de la cocaïne avec des guérilleros de gauche.Jean-Raymond Boulanger, âgé de 54 ans, a pris un vol commercial en direction de Montréal, avec escale à Mexico, selon un porte-parole de la police de la sécurité d’Etat de la Colombie.L’homme est recherché au Canada pour ne pas avoir respecté les conditions de sa libération.; Il y a deux ans, Boulanger s’est sauvé de la maison de transition dans laquelle il se trouvait Boulanger a été arrêté mercredi après avoir été enlevé, puis relâché, par les Forces armées révolutionnaires de la Colombie, le plus important groupe d’insurgés de ce pays.Les rebelles l’ont gardé un mois en captivité.Pour des «raisons de sécurité», la gendarmerie royale du Canada (GRC) a refusé de donner davantage de détails sur l'extradition du trafiquant «Je peux confirmer qu’il a été déporté et qu’il sera arrêté lors de son arrivée au Canada», a ajouté le caporal Léo Mon-bourquette, de la police fédérale.Il n’a pas voulu parler de l’endroit exact où se trouvait Boulanger ni de son itinéraire de vol.Le caporal a seulement précisé que l'homme serait arrêté avant lundi.Avant sa fuite de la maison de transition, Jean Raymond Boulanger avait obtenu une libération conditionnelle de jour un an plus tôt que prévu, selon un porte-parole de la Commission nationale des libérations conditionnelles.Un amendement aux critères requis pour bénéficier d’une libération conditionnelle de jour a réduit le temps minimal que Boulanger devait passer derrière les barreaux.Cette réforme de la loi, adoptée en 1997 mais aujourd’hui révisée, accordait la libération conditionnelle de jour aux prisonniers purgeant leur première peine fédérale et qui n’avaient pas commis de crimes violents.La police colombienne recherchait Jean Raymond Boulanger en rapport avec une série d’accusations liées au trafic des stupéfiants.En 1992, Jean-Raymond Boulanger Relations France-Québec : Perspectives d’avenir M.Philippe Séguin Mme Anne Legaré M.Jean-François Usée M.Frédéric Bastien \ Chaire Téléglobe .tVï' Raoul-Danoiirand HiKlrs sirah’iiiqiios et (llplmn,iti(|iie% Le jeudi 9 mars 2000 Table ronde 12h00 - 14h00 au DS-R510 UQAM Pavillon J-A DeSève 320, Sainte-Catherine Est Montréal Com m unau tés universitaires :gratüit Autres : 15$ RSVP : 514-987-6781 c h a i re.st ra t (® u qa m.ca iNiiivWi'iow -l'I MtMKI Al La FTQ lance un appel au boycottage des services audiovisuels Telav l’occasion pour réclamer une suspension temporaire de la taxe fédérale d’accise de 10 C sur le carburant.«La situation actuelle justifie une intervention rapide et immédiate du gouvernement fédéral, qui n’a rien fait jusqu’à maintenant», a souligné le député bloquiste Pierre Brien en conférence de presse.La taxe d’accise pourrait ensuite être remise en vigueur au fur et à mesure d’éventuelles baisses du prix du pétrole.Le Bloc demande aussi à Ottawa de faire pression sur les pays producteurs de l’OPEP.De l’avis du parti, les mesures de pression pourraient aller jusqu’à des sanctions économiques.Finalement, le Bloc estime qu’il faut rouvrir le dossier de la concurrence entre les compagnies pétrolières au Canada.Un comité parlementaire devrait être mis sur pied afin d’étudier la question.lia Lévesque PRESSE CANADIENNE La FTQ lance un appel au boycottage des services audiovisuels Telav, qui font aussi de la traduction simultanée.Telav est une entreprise implantée à Montréal qui fournit les services d’équipements visuels et techniques ainsi que les services d’interprétation simultanée lors des congrès, colloques et séminaires.Dans son appel au boycottage, la FTQ vise également d’autres filiales qui dispensent le même genre de services: Corpav, Adcom et Fisco.Un conflit de travail sévit chez Telav depuis le 15 septembre dernier: un lock-out selon le syndicat, une grève selon l’employeur.Les principales demandes des 70 membres du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) affilié à la FTQ touchent les salaires et les horaires de travail.Présentement, expliquait en entrevue Jacques Reid, représentant national au SCEP, seuls les taux de salaire de base sont inscrits dans la conven- tion collective et les employés touchent des augmentations au mérite, selon l’évaluation patronale.Le syndicat revendique une grille de salaire à laquelle tous seraient assujettis, avec un minimum et un maximum, ce maximum étant atteint après trois ans.Les augmentations demandées varient donc selon l’emploi: techniciens, préposés aux services techniques, employés à l’assemblage, etc.Aussi, le syndicat tient à ce que l’ancienneté soit le critère principal dans l’octroi des affectations et des horaires de travail (lorsqu’un employé doit être affecté à un congrès).Si la FTQ en est rendue à demander un boycottage des services de Telav, c’est «pour faire sentir la pression économique» à l’employeur, affirmait M.Reid.A compter de la mi-mars commence en effet une période plus active pour ce genre de services techniques, puisque plusieurs congrès ou colloques ont cours.Du côté de la direction de Telav, à Montréal, on affirmait que personne ne pouvait faire de commentaires aux journalistes et on les renvoyait à Toronto.EN BREF Manif en faveur des grévistes mexicains (Le Devoir) — Une quarantaine de personnes ont manifesté hier après-midi dans les rues de Montréal pour exiger du gouvernement mexicain qu’il libère les grévistes de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) toujours détenus et retire toutes les accusations portées contre les étudiants ayant participé au mouvement.Déclenchée depuis près de dix mois, la grève des étudiants mexicains avait pour but de maintenir le caractère public, gratuit et accessible de leur université.Le 6 février, des milliers de membres de la police fédérale locale ont envahi le campus de l’université et procédé à plus de 700 arrestations.Poursuite contre des compagnies de tabac , » (AFP) — Le gouvernement de l’Ontario a entamé une action en justice aux Etats-Unis contre les grands fabricants de cigarettes nord-américains, jugés responsables des coûts liés au tabagisme sur le système de santé.Dans sa plainte déposée à New York, la pro; vince accuse les compagnies de tabac d’avoir conclu une entente afin de «s'assurer un marché pour leurs produits dangereux».«Le tabagisme tue 12 000 Ontariens par année», .selon le gouvernement.Des travaux d'entretien intensifs sur l'île de Montréal pilotait un avion en provenance de la Colombie avec plus de 4000 kilos de cocaine à bord, valant plus de un milliard de dollars à l’époque.Il avait atterri à Casey, en Haute-Mauricie, après avoir été poursuivi pendant dix heures par des avions militaires.Boulanger, qui était impliqué dans cette affaire avec six autres individus, avait écopé une sentence de 23 ans d’emprisonnement Selon la sécurité d’Etat de Colombie, Boulanger a aussi été accusé en 1992 d’avoir importq du haschisch en contrebande aux Etats-Unis, où il fait également face à des accusations de contrefaçon et de blanchiment d’argent.Dans le courant de l'année 2000, Hydro-Québec réalisera divers travaux dans le but d'accroître la robustesse de son réseau.Pour des raisons de sécurité, ces interventions doivent être réalisées hors tension, ce qui provoquera des interruptions de service de durée variable dans différents secteurs de l'île de Montréal.Tout sera mis en œuvre pour que la clientèle touchée soit avisée chaque fois qu'une interruption est prévue.Pour mieux vous servir Dans son plan stratégique 2000-2004, Hydro-Québec s'est engagée à améliorer la qualité et la fiabilité de son service.Les travaux que nous réaliserons cette année sont essentiels à l'atteinte de ces objectifs et n'ont d'autre but que celui de mieux vous sen/ir.Nous tenons à vous remercier de votre compréhension et de votre patience.GC Hydro Québec Pour information : 1 800 790-2424 S i
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