Le devoir, 19 février 2000, Cahier B
I, K I) K V 0 I K , I.K S S A M KM I !l K T I) ! M A N ( Il K 2 0 K K V K I K R 2 II 0 (I LE DEVOIR ongues Il est difficile d’approfondir les CHOSES DANS LA PRATIQUE THÉÂTRALE ACTUELLE AU QUÉBEC, OÙ L’ON PASSE DEUX MOIS EN COMPAGNIE D’UN AUTEUR AVANT DE PASSER AU SUIVANT.PLUSIEURS COMPAGNIES THÉÂTRALES ONT CONTOUR NÉ LE PROBLÈME.C’EST LE CAS DU Théâtre de l’Opsis qui s’est donné TROIS ANS POUR CONNAÎTRE TCHEKHOV.DANSE Changement dy image Page B 4 CHRONIQUE Passion sans retour Page B 8 Cinéma Page B 4 Disques Page B 6 HERVÉ GUAY Sa place dans le cycle Tchékhov tient en six pages.Il s'agit d'une nouvelle tirée des Récits de 1886 que l’on pourrait tout aussi bien lire juste avant d’aller voir Monsieur Smyt-chkov.Il est vrai que l’auteur Pierre-Yves Lemieux a condensé à l’extrême la source de son inspiration.Or, Le Roman de la contrebasse a beau ne se déployer qu’en six pages et quelques lignes, le présent monologue n’est que la première partie d'un triptyque.Autant dire une goutte d’eau dans un cycle qui comprend à ce jour une variation sur La Mouette, Ixi Cerisaie jouée dans son intégralité, ainsi que des contemporains russes que Tchékhov a influencés.À quoi s’ajoute, comme un détour bienvenu, ce petit volet qui fait tout de même un sort à un aspect considérable de l’œuvre du grand Anton: la nouvelle.Au début, à l’Opsis, on pensait davantage à un collage pour faire revivre le monde singulier de ses nouvelles.Univers cocasse, composé d’êtres schématiques, bien plus ridicules que ne le sont les Vania, Macha, Ivanov et autres grands rôles tour- mentés de son théâtre.Une fois déposé le projet de celui qui est la tête écrivante de la troupe, la directrice de l’Opsis, Luce Pelle lier, s’est toutefois laissé convaincre.Il faut dire que Pierre-Yves Lemieux connaît bien son Tchékhov.Il l’a fréquenté assidûment.C’est même grâce à une scène de La Demande en mariage qu’il a été admis à l’option-théâtre du cégep Lionel-Groulx en 1980.Là où il a connu ceux avec qui il allait plus tard fonder l’Opsis: Serge Denoncourt, Luce Pelletier, Annick Bergeron et quelques autres.Pour la même équipe, il a ensuite fort justement adapté une œuvre de jeunesse du même vieil Anton à laquelle il a donné le dire de Comédie russe.Vive et délirante, cette adaptation a été un jalon important pour établir la réputation de la jeune compagnie.A l’époque, Lemieux jouait encore.C’était avant que Duceppe ne monte sa trilogie grand public et qu'il ne s’occupe de la traduction des Estivants de Gorki.VOIR PAGE B 2: TCHEKHOV CAS U Dt TÂFLtblE: ^UACkeUf=îlsl DANSEURS - DAY HELESIC.KIRSTEN POLLARD.SONYA STEFAN.NIARQ FRERICHS PIERRE LECOURS.YVES ST-PIERRE COSTUMES - CARMEN ALIE & DENIS LAVOIE POUR TRAC COSTUMES ÉCLAIRAGES - CAROLINE ROSS UNE COPRODUCTION DU CENTRE NATIONAL DES ARTS (OTTAWA) DU FESTIVAL INTERNATIONAL DE NOUVELLE DANSE (MONTREAL) ET DU THEATRE CENTENNIAL DE L UNIVERSITE 0ISMOP S (LENNOKVILLEI DU 22 AU 26 FEVRIER DANS LE CADRE DU FESTIVAL MONTRÉAL EN LUMIÈRES j (.) une heure Intense de danse frondeuse et explosive.( .] le public est presqu'aussi essoufflé que les danseurs.Dance Europe Magazine (Londres.Angleterre.1999) USINE 0 1345.LALONOE MONTREAL BILLETTERIE 514-521-4493 ADMISSION 514-790-1245 ENTREE 22S AINES A ETUDIANTS IBS .fc I.K I) E V 0 I It .L E S S A M EDI 19 E T I) I M A N ( Il K 2 0 K É V It I E It 2 0 0 II TCHEKHOV S'inscrire dans la durée SUITE DE LA PAGE B 1 L’auteur explique du reste qu’il a décidé de ne plus jouer parce que l’idée de travailler si fort pour une pièce, alors que sa durée de vie est à peine d’un mois, lui était intolérable.«Je refuse de travailler un an sur un rôle pour le laisser aller au bout de trente représentations.Avec l’écriture d’une pièce, au moins, tu vis avec elle pendant des mois.De plus, elle revit encore avec les acteurs.Mais j’écris mes pièces comme si j’allais les jouer.Et ça reste.» Le problème des longues répétitions et de la courte durée des représentations s’est posé à nouveau pour Monsieur Smytchkov.Pas facile, en effet, de convaincre un acteur de suer sang et eau pour dix spectacles.D’autant que le monologue est donné dans un lieu confidentiel, la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d’Aujourd’hui, dans laquelle on ne peut admettre qu’une quarantaine de personnes.Heureusement, une brève tournée suivra (L'Assomption, Québec, Hull, Joliette, Drummond-ville, Belœil et Le Bic).Sinon la pièce n’aurait vécu que du 22 février au 4 mars.Cela explique aussi pourquoi Pierre-Yves Lemieux est monté aux barricades aux côtés du Conseil québécois du théâtre, dont il est le vice-président, pour dénoncer le sous-financement des arts dans la belle province.La situation le peine d’autant plus que ce sous-financement chronique confine depuis des années l’Opsis aux miettes financières.Non pas que le travail de la compagnie théâtrale soit jugé inintéressant.Mais la troupe a eu le malheur de voir le jour au cours d'une période de disette, ce qu’ont été les quinze dernières années pour les rares groupes qui ont NOVOSTI Le cabinet de travail d’Anton Tchékhov â la maison-musée de l’écrivain, à Moscou.Formule Interprètes 12 présente par ) B| ! n | IlLW| ; Liza Kcuacô en aoIo tTtt Interprète Liza KovaCS Chorégraphes Helene Blackburn, Benoit Lachambre, José Navas.Dominique Porte Collaborateurs Mark Adam.Lucie Bazzo, Laurent Masle, Luc Ouellette.Trac Costume .Liza Kcvaa ô'impcte surôcène avec liliesse, fcugtie et sensualité.Une interpivte envoûtante.P RO| E T Réservations (514)525-1500 jAÇORA Réseau Admission (514)790-1245 iKttff Prix de groupe xïïnm (514)525-3595 840, Chenier, Métro Sherbrooke du 16 au 19 et du au 26 février 2000.2oh matinée le 26 février à i4h LE DEVOIR eestivm.CARBONE 14 présente rx 0 gmm «Une ode à ce corps humain magnifique, fascinant et mystérieux (.), beau el troublant.» S.Brody.LA PRESSE «L'art de Snelling si lumineux, nous enveloppe et nous berce doucement.(.) une belle oeuvre.sans frontière.» A.Martin LE DEVOIR «(.) L'une ries performances les plus inhabituelles que j'aie vues depuis des années.(.) immensément touchante.» t.Hiwe-Beck.THEOAZEUE Off: EN VENTE MAINTENANT - NOMBRE DE PLACES LIMITÉ RÉSERVATIONS : USINE C (514) 521-4493 / ADMISSION 790-1245 réussi à survivre.À quoi s’est ajoutée, pour le sien, la perte du Théâtre de la Bibliothèque, angle Viger et Saint-Hubert, d’où l’Opsis a été délogé pour que l’endroit puisse accueillir des tonnes d’archives publiques.Depuis ce temps, comme Monsieur Smychtkov à la recherche de sa femme, la compagnie erre, à la recherche d’un lieu où se poser.C’est aussi ce qui est arrivé à Pierre-Yves Lemieux comme auteur ces dernières années.Après trois pièces jouées sans grand succès chez Duceppe, ce fut le calme plat.L’oubli, pour ainsi dire.Dur encore à avaler, lorsqu’on n’est pas encore vraiment connu.Mais le vent a tourné.Une résidence d’auteur à la Chartreuse, en Avignon, de mars à mai 1999, lui a permis d’écrire la deuxième partie de son tryptique {Madame Smytchkov).Enfin, Serge Denoncourt lui a fait la grande demande: traduire le testament dramatique de Tchékhov.Traduire et écrire Sa version de La Cerisaie prendra l’affiche du TNM à la fin du mois de mars.Avec cette contrainte qu’il ne devait pas y apporter le moindre changement.Ce qui serait sans doute arrivé si Lemieux s’était laissé aller à sa propension à tout réorganiser.Or, en se concentrant sur la traduction, ce sont les mots surtout qui ont retenu son attention.Il s’est laissé guider avant tout par une exigence de clarté qui a transformé l’aventure en véritable travail de moine.11 avoue néanmoins que sa véritable liberté d’écrivain, elle s’est déployée presque sans contrainte dans l’écriture de Monsieur Schmytchkov.fi le fallait bien, pour restituer une telle nouvelle et en tirer un monologue de 65 minutes.La fidélité à l’œuvre de Tchékhov n’est pas la préoccupation de Pierre-Yves Lemieux.Auteur, souvenir ou rêve d’un ami: il ne s’agit là pour lui que d’un matériau théâtral parmi d’autres.De la même façon que tous les auteurs dramatiques puisent à la grande mémoire du patrimoine universel.Les «appellations d’origine contrôlée», il les laisse aux vignerons.D’autres que lui, croit-il, feront la part des choses.A l’approche de ce qui sera sa contribution à un cycle qui embras- se tant de voies, celui qui aime à se mesurer à Tchékhov est plutôt content d’avoir déposé le colis entre les mains d’autrui.En l’occurrence, sa collègue, Luce Pelletier.Celle-ci vaque à la mise en scène et François L’Ecuyer endosse le rôle du narrateur.Et Lemieux a assez d’expérience pour savoir que c’est à eux qu’il revient, désormais, de livrer la marchandise.«Pour moi, l’avantage de se coller à un auteur ou d’être inspiré par un univers, c’est ce que cet univers-là est déjà compris, assimilé.Alors les gens sont capables en regardant ce que j’ai écrit d’opérer un tri et de dire: «Ah voilà.Ici, c’est ceci.Là, c’est cela.Telle formulation, oui, oui».Tandis qu’en présence de quelque chose de complètement nouveau, les gens n’ont souvent pas les codes pour entrer dans l’œuvre.» «Je crois avoir cette capacité de prendre un texte et de le transformer.On me dit:“restructure-le avec une heure de moins, vingt personnages de moins.” Et je pourrais le faire en deux jours.J’exagère un peu.Curieusement, quand je vais voir un spectacle, un réflexe similaire s’empare de moi.Je vois, malgré moi, quoi enlever, où couper, ce qu’il faut mettre, dans quelle direction aller, pour que ça marche.» On sent chez Lemieux l’habileté du comédien qui prépare ses effets, alors même qu’il est train de faire autre chose.Il confirme au reste cette hypothèse indirectement.«Mes personnages sont des observateurs d'eux-mêmes et des autres, concède-t-il.Il est rare qu’ils perdent le contrôle.Ou s’ils font une crise, ils vont se trouver ridicules de réagir de cette façon.Ils ont l’intelligence de s’apercevoir que c’est vain.» Sur ce terrain, Lemieux rejoint peut-être Tchékhov.Ce dernier aurait confié, au cours d’une conversation, que l’objectif de ses écrits n’était pas de faire pleurer, mais de dire aux gens, en toute honnêteté: «Regardez-vous, regardez comme vous vivez mal.» L’auteur de La Cerisaie souhaitait qu’en comprenant cela le lecteur ou le spectateur arrive à changer et à se doter d’une vie meilleure.En est-il ainsi de Pierre-Yves Lemieux?Pour le savoir, il faudrait lui poser la question.Mieux encore: allez à la rencontre de son Smytchkov.TÉLÉVISION JJ fyDÀNSE DANSE présente une coproduction de LOMA et du Centre Pierre-Példdeuu en collaboration avec le festival Montréal en Lumière UJI i .iii.ii - fluh1 j j J J J J J m • Afjrjïb jf: yiWnWi Ce spectacle fait partie de la Saison Danse Danse 1999-2000 et est disponible en abonnement jusqu'au samedi 19 février.Consulter la brochure !!! 2-3-4 mars à 20 h Centre Pierre-Pétadeau Salir Pierre Mrrcurr 3W, bogl dt KàwnnMw E.Néiro 1ern-UQAM BILLETTERIE (514)987-6919 RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245 TÉLK QUEBEC La mort et le deuil, et par conséquent la vie, ont besoin de 1 idée de transcendance pour acquérir toute leur signification.lire les signes Un dossier sur la foi et le sacré présenté à Canal D MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE LE DEVOIR Dans les bibliothèques, le sujet couvre des kilomètres de rayons.L’histoire de l’art lui doit ses plus belles réalisations.Sans lui, Bach n’aurait pas composé ce monument qu’est La Passion selon saint Matthieu, ni Mozart, le poudré, le facétieux, ses grandes messes et son Requiem.En tremblant, les Hébreux l’appelaient «Celui qui est», n’osant prononcer son nom, ou lui en donnant plusieurs, ce qui, du point de vue de la déférence, revjent sans doute au même.A Canal D, dimanche soir, le sacré, ce qu’il fut, ce qu’il en reste, ce qui en lui se dérobe même après que les dogmes et le rite ont balisé le chemin, le sacré, c’est-à-dire Dieu, occupera la meilleure case de la grille horaire.En soi, le fait est significatif.Il témoigne, sur le mode de l’inquiétude, d’une quête de sens bien contemporaine dont deux documentaires de l’ONF se font maintenant l’écho.en creux.Car moins que de la foi, il s’agit ici de la perte de celled, de son absence, de son recul dans la société ou, sur le plan individuel, d’aspirations spirituelles déçues.Croire, de Lina B.Mo-reco, aurait pu tout aussi bien s’intituler Ne pas croire.11 met en scène un homme, en l’occurrence réduit à l’objectif d’une caméra, qui entreprend l’un des plus fameux pèlerinages de la chrétienté depuis le haut Moyen Age, celui de Saint-Jacques de ComposteUe.Ses prédécesseurs sur la route se sont ainsi appelés François d’Assise, pour ne nommer que celui-là.Tout comme ce dernier, ils ont parcouru à pied les milliers de kilomètres devant les mener jusqu’à la ville de Santiago de Compostela, en Galicie, dans la cathédrale de laquelle ils savaient pouvoir trouver la paix en même temps que l’assurance de leur salut Et encore de nos jours, ils sont plusieurs, croyants et incroyants, à prendre la route.Un ciel muet NaiVeté?Romantisme?Notre pèlerin aurait tant voulu être foudroyé! Plutôt U aura admiré des paysages grandioses, fraternisé avec des compagnons d’un soir, bu le vin, partagé le pain, et il aura connu la belle fatigue de l’effort physique.Mais de révélation, de transport religieux, de foi qui saisit et fortifie: rien.Avec une égale finesse, la caméra de Lina Moreco interroge croyants et non-croyants: ex-missionnaire, zélote retourné au monde du juste milieu et des parties de hockey, adepte du bouddhisme et jusqu’à cet athée qui, tout en roulant ses sushis d’esthète, convainc sans peine tout le monde d’un bonheur supérieurement profane que viendra pourtant voiler, à la toute fin, une phrase-aveu: «Il y a tout le temps du bruit dans ma tête.» Cela se passe de nos jours, au Québec, dans cette province que le catlni-licisme triomphant alla jusqu’à appeler un temps la Jérusalem des pays froids, tellement l’Eglise catholique-ÿ régnait sans partage.Cette époque est révolue.Faut-il le regretter?.Noos savons bien que non.Dans L’Eclipsç du sacré, le second documentaire de cette soirée thématique à Canal D, -la caméra de Nicola Zavaglia n’a du reste rien de nostalgique.Mais la mort de son père l’ayant ramené en Calabre, il a pu voir, lui, l’irjcroyant, qui fut «mis à la porte de l’Eglise» plutôt qu’il ne songeât sérieusement à la quitter, à quel point la mort et le deuil, et par conséquent la vie, ont besoin de l'idée de transcendance pour acquérir toute leur signification.L’Eclipse du sacrç, qui dresse le constat navré d’une Eglise catholique en pleine déroute en Occident (et par ricochet au Québec), est d’abord un travail de deuil.Dans la communauté des Sœurs grises, la moyenne d’âge est actuellement de 65 ans.Encore quelques années, prévient le prêtre Gérald Dionne, qui a charge de parois se à Montréal, dans le quartier Hoche laga-Maisonneuve, et il n’y aura plqs de prêtres.Quant à ceux qui resteront, ils seront moqués et humiliés, ils s’adresseront à des oreilles qui ne veulent pas entendre, à des yeux qui ne veulent pas voir.Ces mises en garde aux accents bibliques ne mettent que davantage en relief l’esprit du christianisme primitif, fait de résistance et d'humilité, à mille lieues de l'arrogance des pouvoirs temporels.A Rome, sur les parois humides des catacombes, la caméra de Nicola Zavaglia enregistre des visages de femmes saisies par l’éternité, de ces femmes auxquelles la nouvelle religion dés chrétiens devait offrir études, égqlité et salut, avant que le pouvoir de l’Église n’en fasse ses servantes.En Calabre, pour conjurer la mort, des hommes dansent sous un ciel violent et bleu.Et le chanoine Jacques Grandmaison, VOIR PAGE B 3: SACRÉ P 0 UN I.H PREMIERE FOIS H MO 01 REM 1", 2 çt 3 mars 2000 aeja d'tfanné (InrhuUiJ ClIQKlr.RAPHII IwtnpRèris LÙmh m T ¦ * s.-* •¦«r v*** I t dernière p.irtie dp In plus récente trilorjip de Kaeja inspirée de l'Holocauste » Incisif, intense.Style évocateur, empreint d’une obscure et saisissante bcauli finie Out, Ainileti i IT- ALIEN KAEJA IN félLABORATlON AVEC ISS DANSEURS.Tom Casey Punir Dmmt Karen Kaeja SiisAn Lee Heioè Strauss TiinaWaimk Jyui SiiÔmini'n rt; , .a -.T lllllll mini rm nm L’AGORA DE LA DANSE 525-1 soo Admission 840, RUE CHERRIER METRO SHERBROOKE 790-1245 I 4 4 LE DEVOIR.LES SA M EDI 1 9 ET DI M A N C II E 20 FÉVRIER 2 0 0 0 li 3 ?SACRÉ SUITE DE LA PAGE B 2 tout frémissant d’une sainte colère, s’inquiète de ces adolescents laissés à eux-mêmes, tentés de répondre par le suicide à l'archaïque souffrance des passages qu’une société hédoniste ne leur a pas appris à mesurer.Ce n’est pas tous les soirs que la télévision, elle-même source inépuisable de bruit, s’accorde le luxe de deux heures de réflexion sur un sujet aussi universel.Et l’on peut penser, par la qualité de leur propos, que ces deux documentaires n’auront jamais aussi bien rempli leur fonction qu’en donnant envie vers 23h, comme c’est probable, de laisser toute la place au silence.CROIRE.SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE Un film de Lina B.Moreco L’ÉCLIPSE DU SACRÉ.LE CATHOUCISME EN CRISE À L’AUBE DE L’AN 2000 Un film de Nicola Zavaglia Durée: 52 minutes chacun Une production de l’ONF A Canal D, dimanche 20 février, à21h En guise de complément, quelques lectures (silencieuses): ¦ Des religions et des hommes, Jean De-lumeau, Paris, Le Livre de poche, «La Pochothèque», 1999.L’adaptation écrite d’une série de 46 émissions sur le même thème présentées en 1996 sur la Cinquième Chaîne de la télévision française.Une encyclopédie des grandes religions à la lecture passionnante.¦ L'Amour des voyageurs, Paul de Si-nety, Paris, Balland, 1998.Le récit d’un jeune homme qui se lance à son tour sur le chemin poétique et spirituel de Compostelle.Instructif et beau.SOURCE TÉLÉ-QUÉBEC Une scène de Croire., un documentaire réalisé par Lina B.Moreco CROISADES Les Créations Diving Horse présentent Texte de Michel Azatua Éditions THEATRALES (Paris) février Mise en scène : Robert Asile mars 2000 Tnyf Al te Jean Bollard Nathalie Claude Patrice Coquereatt Suzanne l.enuiilie -Renee-Madeleine l.e Guerrier Patrick Olafsim-I lenault Daniel Parent Patrice Sa va rd Stéphane Théoret Srénographu* cl çustuincs : Luths Httdon KiT.iir.itit» : David Perreault Ninacs C'oiH't*|iliiin son oit :i Kirk Wight J ¦"mtMiJ PROSPERO 1371, rue Ontario Est Réservations : (514) 326-6582 ADMISSION ; (514) 700 1245 .UNE CRÉATION QUÉBÉCOISE SOUS LE REGARD DES ¦EL MARC MUCHARD TBCIÏ ET MISE EN SCÈNE DE RUL^IRaSHEN DELORME , MARIE TIFO CÉLINE BONNtÉT NORMAND LÉVESQUE MHUNE LAPOINTE SIMONE CHARTRAND FANNY MALLETTE MIÉELINE POdRAS DUCEPPE DU 16 FEVRIER au 25 MARS < K V< < t fiitt ni in ( Tv il< (laine ftstivm MONIHtM TVA F N LIIMltM cft> Théâtre Jean-Duceppe Place des Arts !•• • n '.' '‘lu ,m !,1,î 842 2112 t www (mI.i «|C ro Ballets jazz de Montréal Changement d’image JULIE BOUCHARD a fait un an et demi qu’on se '5-' prépare pour ce nouveau spectacle.» Un spectacle présenté le 29 janvier en première au Centre national des arts, à Ottawa.Une épreuve, raconte Louis Robitaille, directeur artistique des Ballets jazz de Montréal (BJM).«J’étais extrêmement nerveux.]’ai l’impression que nous sommes en train de passer une étape importante pour la compagnie.» Comme les derniers spectacles présentés par les BJM,.à fleur de peau / with soul est composé de plusieurs courtes pièces.Toutes ont été créées par de jeunes chorégraphes formés en danse classique mais ouverts aux influences du monde moderne: Dominique Dumais et Shawn Hounsell, Mia Michaels et Myriam Daisy.Dumais et Hounsell sont Canadiens, Michaels est Américaine, Daisy, d’origine française.Un programme qui illustre bien la nouvelle orientation des BJM: devenir le phare de la nouvelle création chorégraphique au Canada, en gardant des portes ouvertes sur l’extérieur.Orientation confirmée avec l’arrivée de Louis Robitaille aux BJM en 1998 mais qui sera présentée pour la première fois au public montréalais.Avec.à fleur de peau / with soul, «nous misons une carte, souligne un Louis Robitaille inquiet de I9 réaction du public.Est-ce la bonne?» A voir entre les 23 février et 11 mars à l’Espace Go.à fleur de peau/with soul.Un titre qui s’est imposé à celui qui veut mettre les interprètes de la compagnie au premier plan.«Les premiers mots qui me sont venus en tête sont “with soul"», raconte un Louis Robitaille presque tenté de s’excuser que cela soit des mots anglais.With soul, «parce que les danseurs sont de véritables petformeurs.Ils dansent avec leur corps et leur âme.Ils donnent tout».Et aussi parce que malgré les changements annoncés au sein de la compagnie, il fallait luj conserver son âme.A fleur de peau?À fleur de peau comme les danseurs.«A fleur de peau, parce qu’entes regardant danser, fai surtout perçu leur sensualité, leur fragilité, leur sensibilité.» Des danseurs qui parfois dansent pour les Ballets jazz depuis le tout début des années 90.Des danseurs fidèles, impliqués dans le roulement de la compagnie.Un style Qui ne s’en souvient?Les Ballets jazz de Montréal furent dans les années 70 et 80 une des compagnies de danse les plus courues au Québec.Non seulement ils remplissaient les salles où ils se produisaient mais ils ont réussi à créer un véritable engoue ment pour le ballet jazz.Un style né de la rencontre entre la danse jazz, importée des États-Unis, et le ballet classique.D’où son nom: ballet jazz.Un style développé à Montréal et auquel un nom fut longtemps associé: Eddy Toussaint Le succès des BJM ne passa pas le seuil des années 90.La compagnie continua de se produire mais sans être capable de renouveler son image.Et les années qui suivirent furent marquées par un roulement continuel à la direction artistique de la compagnie sans que personne ne sache lui donner d’orientation précise.Devant tant d’indécision, les diffuseurs et les producteurs se désintéressèrent.Les résultats se font sentir aujourd'hui.«Nous sommes dans un creux de vague en ce moment.Cette année, la saison ne compte même pas 40 semaines.La compagnie n’a pas connu ça depuis des années», avoue Louis Robitaille.bien décidé à changer l’image de la compagnie.«Nous sommes en train de faire un travail énorme», précise-t-il, poursuivant sa pensée en relatant les coups de fil aux producteurs, aux agents de tournée, aux journalistes, etc.Des retombées?«Nous les voyons déjà.Ne pensons qu’à la résidence que la compagnie fait chaque été au Domaine Forget.Ou à la tournée que nous préparons en Europe.» Changer l’image des Ballets jazz?Oui, mais sans perdre leur âme.«Les Ballets jazz de Montréal se sont toujours fait un bonheur de transmettre au public Du 1er au 25 mars 2000 Une création du Théâtre d'Aujourd’hui.De Jean-Pierre Boucher Mise en scène: René Richard Cyr Avec Janine Sutto, Huguette Oligny, Monique Mercure, Gilles Pelletier, Pierre Collin, Catherine Bégin, Claude Gai, Marthe Choquette.Concepteurs Roxanne Henry, Richard Lacroix, Véronique Borboôn.Éric Champoux, Claude Lemelin, Patricia Ruel.LES VIEUX NE couheittras LES RUES COMPLET ^er 2 et 9 mars Théâtre d’Aujourd’hui 3900, rue Saint-Denis Montréal T : 514.282.3900 www.emphase.com/tda En coBaboratton avec BANQUE NATIONALE NICOLE RIVELLI Louis Robitaille et Vanessa Convery dans Entre-deux, de Dominique Dumais la joie de danser», précise Louis Robitaille.Un bonheur auquel il adhère encore aujourd’hui et qu’il préfère à la noirceur et aux tourments parfois explorés en danse moderne.Un bonheur qu’il entend donc poursuivre, lui qui fait du succès au box-office un impératif.«Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas une compagnie de nouvelle danse.Nous visons un public très large et, en cela, nous nous rapprochons des Grands Ballets canadiens.» Continuer de transmettre le plaisir de danser mais en lui associant une nouvelle philosophie de façon à ce que nous soyons reconnus comme le lieu de la diffusion de la danse néoclassique au Canada.«Les danseurs de la compagnie sont formés en danse classique.Tout comme les chorégraphes qui travaillent avec nous.Notre vocabulaire de base est donc classique, mais les chorégraphies montées par nos chorégraphes témoignent d’une ouverture sur les influences du monde moderne: danse moderne, classique, street dance, folklore, etc.» Une ouverture qu’il est aussi possible de retrouver dans le répertoire des Grands Ballets canadiens, qui réservent une large part de leur programmation annuelle à la danse contemporaine.Mais à la différence des GBC, qui ne présentent que des chorégraphes reconnus internationalement, comme Forsythe, Nacho Duato ou Jiri Kylian, les Ballets jazz de Montréal se concentreront sur la nouvelle génération de chorégraphes, canadiens d’abord, mais aussi de l’extérieur du pays.Et le mot «jazz» dans tout cela?A-t-il encore une raison d’être?«S’il existe une définition du jazz, elle est probablement dépassée [.] .Si le jazz est quoi que ce soit en particulier, c’est peut-être cette propension à l’individualisme, à s’objecter au conservatisme, à explorer et à jouer», écrivait Timothy Sullivan, collaborateur, à titre de musicien, au spectacle .à fleur de peau / with soul.Un commentaire que s’empresse de brandir Louis Robitaille avant d’ajouter, pince-sans-rire, que s’il se restreint aux rayons «jazz» lorsqu’il va chez Archambault, il ne trouve rien de «très contraignant» à cela.En tout cas, «pas jusqu'ici».À FLEUR DE PEAU / WITH SOUL Une production des Ballets jazz de Montréal présentée à l’Espace Go, 4890, boulevard Saint-Laurent, du 23 février au 11 mars à 20h30.I’ .* -flf (2>- r les finissants et finissantes 4 de William Shakespeare de l’École nationale de théâtre en spectacle mise en scène d Alice Ronfard du 22 au 26 février 2000 à 20 h matinée le 27 février à 15 h entree Salle Lu'dger-Duvernay ?MONUMENT-NATIONAL # B, ce TTC, c: a7,- 22 2 4 ^ 514 790-1,2 4 5 I 800 361-4595 i NOUVELLES SUPPLÉMENT Al HLS ‘ Jusqu’au 4 mars DU Ie" AU 26 FÉVRIER 2000 Mise en scène: Paul Buissonneau | Avec Hélène Loiselle, Gérard Poirier et Georges Molnar.Assistance à la mise en scène : Marin Bouchard.François Barbeau, ! el Sllvy Grenier.(514)844-1793 wwwj4deameri.qe.ca -4fiM.rwWOm.-Wtn> G Stirvicr Je gardrrir le samedi et le dimanche m inMiirirç sur rûtcrvstton sotilcineni B * # ,«* SSï iS" **''**• .JTtT,.', TVR Omni Un petit chef-d’œuvre! Le Devoir Ce petit bijou de production.de puoi se lever de sa chaise pour applaudir! La Presse Un spectacle essentiel à voir et à revoir! Montréal Ce Soir, Radio-Canada Une mise en scène parfaite des Chaises / Journal ICI Montréal Hélène Loiselle et Gérard Poirier, un formidable duo d’acteurs: Une belle réussite! Journal Voir C’est délicieux! Salut Bonjour! TVA Buissonneau/Ionesco : Osmose totale; et les comédiens sont sublimes.MultimédiArt - 100,7 fm La Chaîne culturelle Poirier and Loiselle: a joy to watch, always inventive.The Gazette D1B B 4 E I) E VOIR E S S A M E I) I 9 ET DI M A NOUE 20 FEVRIER 2 0 0 0 m t n CINÉMA Les dents longues et la tête vide BOILER ROOM Réalisation et scénario: Ben Younger.Avec Giovanni Ribisi, Vin Diesel, Nia Long, Ben Affleck.Image: Enrique Chédiak.Montage: Chris Peppe.Musique: The Angel.États-Unis, 2000,120 minutes.Cinéplex Odéon.ANDRÉ LAVOIE S y il faut en croire le réalisateur Ben Younger, qui passa des mois à interroger une foule de jeunes requins de la finance et autres «accrocs» des valeurs boursières, la seule obsession de tous ces cravatés est de faire le maximum de fric en bernant le plus grand nombre de gens.Pour arriver à leurs fins, et le plus vite sera le mieux, tous les coups sont permis, et les plus salauds font souvent figure de record olympique.C’est dans cet univers survolté, où l’économie a définitivement remplacé le rock’n’roll, que s’agitent les personnages de Boiler Room, tous dans la vingtaine fringante mais d’un égoïsme, d’un cynisme et d’une bêtise à faire dresser les cheveux sur la tête.Ces Robin des bois du néolibéralisme extorquent, sans trop de problèmes de conscience, les pauvres pour mieux graisser la patte des riches, à commencer par ëux-mêmes.Dans ce contexte, qui s’étonnera de les voir réciter, à la virgule près, les dialogues de Wall Street d’Oliver Stone comme s’il s’agissait de versets évangéliques ou d’une pièpe de Shakespeare?A l’image du très jeune Seth Davis (Giovanni Ribisi), il y a de quoi être hébété devant toute cette fourmilière d’agents de change qui passent leur journée à convaincre des hommes un peu trop naïfs d’investir dans des en- NEW UNE CINEMA Giovanni Ribisi et Ron Rifkin dans Boiler Room, de Ben Younger LE CŒUR DE MATTINGLY »ER HAUNE du 1er au 4 mars et du 8 au 11 mars 2000 treprises bidons et de faire des placements douteux.Entre son petit casino qu’il dirigeait dans la plus parfaite illégalité et la formidable arnaque que constitue la firme de courtage J.T.Marlin, Seth ne sait plus trop où donner de la tête.Mais en compagnie de cette bande de rapaces, l’apprenti saura vite se frayer un chemin, allant jusqu’à devancer son «mentor», Greg (Nicky Katt), mais en réalisant un peu tard que tout ce cirque n’est qu’une gigantesque supercherie.Rien pour redorer son image auprès de Marty (Ron Rifkin), un père autoritaire incapable d’approuver ses «choix de carrière».Justement à la manière de Wall Street, les stars en moins (sauf Ben Affleck, peu convaincant dans la peau d’un recruteur aux méthodes expéditives), Boiler Room tente de jeter un éclairage cru et cruel sur ce monde qui fonctionne selon un code d’éthique très élastique.Mais suffit-il d’une caméra virevoltante, de quelques engueulades et bien du claquage de bretelles pour rendre le tout crédible et surtout captivant?Pas plus chez Stone, qui prenait son agitation pour un regard d’auteur, que chez Ben Younger l’entreprise de prétendue démolition ne fonctionne vraiment puisque l’un et l’autre éprouvent autant de fescination que de répulsion à décrire cet univers peuplé d’arrivistes.Dans ce film, qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler Glengarry Glen Ross (la pièce de David Mamet est considérée ici, à tort ou à raison, comme la bible de ce qu’il faut faire pour escroquer avec élégance), Younger veut à la fois montrer la dureté du milieu et faire preuve d’une certaine compassion, incarnée surtout par le personnage de Seth Davis.Malheureusement, tous les autres correspondent à la piètre idée que l’on peut se faire d’eux, jouant les frondeurs au téléphone ou les grosses brutes dans les bars.Ils semblent sacrifiés au profit d’une logique de dénonciation qui ennuie plus qu’elle n’indigne.Toutes les intrigues secondaires (la relation tendue de Seth avec son père et celle, plus tortueuse, avec une secrétaire de la compagnie, sans compter le drame d’un homme qui engloutira toutes ses économies pour ne réussir qu’à détruire sa famille) viennent à peine rendre plus humain, moins désincarné, cet espace clos qui se révèle vite étouffant.Et comme à l’image des nombreux complets trois pièces vus dans le film, le tout apparaît passablement terne.1 JACQUES GRENIER LE DEVOIR Full Blast «est un film sur le désœuvrement des hommes, explique son réalisateur, Rodrigue Jean.Et ce problème-là se retrouve partout.En Angleterre, où je vis souvent depuis quelques années, autant qu’ici.À l’école, rien ne va plus pour eux.Certains trouvent mon film déprimant, mais la réalité est-elle si positive?» Troublant baptême Rodrigue Jean explore dans son premier film un monde de chômage, d'ennui et de nature infinie ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ils ne sont pas légion, les films tournés en Acadie.Full Blast, le premier long métrage de Rodrigue Jean, surgit comme un précédent.Téléfilm finance habituellement des films en français au Québec, mais ailleurs?Non.Depuis trois ans, l’équivalent de la SO DEC au Nouveau-Brunswick fut mis sur pied, bureau régional qui permet d’aller chercher de l’argent fédéral.Rodrigue Jean appelle ça de la chance, le fait d’avoir pu tourner dans sa province maritime plutôt que de montrer les ruelles de Montréal, comme tout le monde.Full Blast porte à l’écran le roman du poète et romancier du Nouveau-Brunswick Martin Pitre, lequel s’est suicidé après le tournage avec un fusil, te Cœur de Mattingly esl une production dç la Compagnie Théâtre Acte 3 en coproduction avec le Musée d'art contemporain de Montréal.Comédiens : IZABELLE MOREAU et RONALD HOULE Metteur en scene : GUY LAPIERRE Assistant metteur en scène JÈAN-MAURICE GÉLINAS Adultes : 20 $ Étudiants : 16 $ Renseignements et réservations : (514) 847-6226 MUSÉE D ART CONTEMPORAIN 0E MONTRÉAL 185, rue Sainte-Catherine Ouest Québec ttît Montréal-Métro Piact'»de^-AVt5.www.macm.org m ILntarom >SC©R # nominations aux César Ivleilleiir film - IN/leilleur scenario Meilleure actrice - Meilleure réalisatrice Tonie MARSHALL Nathalie BAYE (INSTITUT) UN FILM de TONIE MARSHALL L'AFFICHE! CINÉPLEX ODÉON-¦ ¦—— oiwtKLtiA uutur« i r—— sjintKLtA uutun-1 ICOMPLEXE DESJARDINS 11 DAUPHIN 11 LAVAL (Carrefour) 1 CINÉPLEX ODÉON CINÉPLEX ODÉON CINÉMA PINE STE-ADÈLE ?ANS + ?SOI DKITAL Photo ! Christine Ciuest reC0.La Maison Théâtre buisonnière présente duos Un spectacle de danse de la compagnie O Vertigo Chorégraphies de Ginette Laurin Du 22 au 27 février 2000 IPTVfl IÆ DEVOIR 13 En prolongation : 28 mars au 2 avril 2000 Au programme des extraits de Chagall • En Dedans • La Vie qui bat Billets en vente (514) 288-7211 poste 514 790-1245 1 800 361-4595 Vous pouvez obtenir gratuitement notre brochure de saison.à 12 ans 245.rue Ontario Est Métro Bérri-UQAM comme un personnage du film tente de le faire.Troublant baptême.Précisons que Full Blast, qui sort aux Rendez-vous du cinéma québécois avant de prendre l’affiche en salle à Montréal la semaine prochaine, respire avec l’air du large, pénètre dans un lieu de chômage, d’ennui et de nature infinie.Il ne fera rien pour redorer le blason viril dans son film, Rodrigue Jean.Les hommes n’ont rien à y faire que se battre, baiser, boire.Démoralisant et réaliste à la fois.Désœuvrement «C’est un film sur le désœuvrement des hommes, explique le cinéaste.Et ce problème-là se retrouve partout.En Angleterre, où je vis souvent depuis quelques années, autant qu’ici.A l’école, rien ne va plus pour eux.Après.Ils ont un trop-plein d’énergie et ne savent pas où le canaliser.Certains trouvent mon film déprimant, mais la réalité est-elle si positive?Mes personnages vivent dans un monde en transition où l’économie traditionnelle basée sur des ressources est en train de disparaître.De cette transition, ils font les frais.» «J'ai été au départ fasciné par le roman de Martin Pitre, précise-t-il, un des premiers romans de chez nous à aborder un thème contemporain avec des personnages fragiles.» Exit la Déportation, ici il est question de bière, de dope, de sexe et d’enmii.Si vous demandez à Rodrigue Jean en quoi la version finale diffère du rêve qu’il caressait, s’il dut mettre de l’eau dans son vin en cours de réalisation et baisser ses prix, il rigole.«Jamais je n’ai pensé que mon film prendrait cette ampleur.» Avec des documentaires à sa feuille de route, aucun long métrage, cet ex-danseur originaire de Caraquet pensait tourner avec des non-professionnels, à échelle réduite, à très petit budget.Qui le connaissaiL de toute façon?Mais le scénario fut fignolé longtemps avec Jacques Marcotte d’abord, puis avec Nathalie Loubeyre ensuite.L’histoire a intéressé les institutions, des acteurs aussi.David LaHaye accepta le rôle principal.Quant à Louise Portai, elle a plongé dans la peau de Rose, la waitress au grand cœur, maîtresse du héros.«J’avais écrit le rôle pour Louise Portai, sans penser qu'elle accepterait.Ce n’est pas mon milieu, vous comprenez?» Elle a d’abord cru que c’était une blague puis, à la lecture du scénario, elle fut la première à répondre oui.S’ajouta aussi la chanteuse acadienne Marie-Jo Thério, qui campe une musicienne et jeune mère en révolte contre son mari infantile.Rodrigue Jean savait ce qu’il voulait côté images: le grain, la proximité avec l’acteur, le sens du paysage, des techniciens de l’Europe de l’Est.Il mit la main sur Stefan Ivanov (qui avait déjà travaillé avec Raoul Ruiz) à la direction photo.«Les techniciens de cette région du monde cherchent l’âme des acteurs.» C’était parti.Et puis, il eut l’isolement du plateau près de Caraquet, à Bathurst une des plus anciennes villes industrielles d’Amérique du Nord.Six semaines en un lieu clos, avec la concentration de jeu, l’intimité que l’éloignement implique.«Ça coûte de 15 à 20% supplémentaire quand on tourne en région, précise Rodrigue Jean.Transporter, loger tout le monde, trouver du matériel technique, des éléments de décor.Les gens ne s’imaginent pas.» «Mais il y a la mer, l’infini, le contraste avec les espaces intérieurs confinés et l’horizon trop grand pour les gens, qui se retournent vers le confinement.» Le personnage de David LaHaye, le cinéaste le compare à une sorte de Teoreme, de Pierrot le fou, un être que tous désirent hommes et femmes, et qui ne sait que se soumettre à l’attirance des autres.«J’ai rarement vu un acteur aborder un rôle aussi difficile avec une telle simplicité, me telle générosité, pré-cise-t-il.Full Blast est rempli de scènes sexuelles, nues.Tout le monde a plongé bravement, malgré la difficulté.Mais chacun voulait comprendre le pourquoi des scènes.» *• «En otages loin des grands centres, nous avons pu travailler énormément sur les personnages, tous plus ou moins paradoxaux.J’ai beaucoup discuté avec les acteurs.David LaHaye me disait qu’il n’avait jamais tant travaillé un rôle depuis l'Ecole nationale.» Rodrigue Jean n’a pas envie de se mettre à tourner des films urbains.Il vient de finir un scénario, une histoire de frère et de sœur trop près l’un de l’autre.Et l’action se déroulera en partie.dans le Grand Nord.3 ' " aux César ,>’/ Mo il lour premier fil ru V ^ Moillour espoir forolrtir» jj \ Moillour espoir masculin r « Coup de Foudre.une réussite exceptionnelle.» •Un film extraordinaire.» «Ce film est une totale réussite.» «A voir d’urgence!» Le fl*—.«Superbe.un film électrisant!» cinéàma Pour l’horaire complet, consultez •G DEVOIR Il À L'AFFICHE! [complexe pÉ^ABDin A$$4C T LE DEVOIR, LES S A M EDI 1 9 E T D I M A N < Il K 2 O F Ê V K I E H 2 O O O A coups de pied dans le bouddhisme THE CUP Réalisation et scénario: Khyentse Norbu.Avec OrgyenTobgyal, Neten Chokling, Jamyang Lodro, Godu Lama.Image: Paul Warren.Montage: John Scott.Musique: Douglas Mills.Australie, 1999,93 minutes.V.o.avec sous-titres anglais.Cinéplex Odéon i ANDRÉ LAVOIE « Le bouddhisme exerce une fascina tion de plus en plus grande en Occident et des films comme Utile Buddha de Bernardo Bertolucci, Kundun de Martin Scorsese et Seven Yean in Tibet de Jean-Jacques Annaud ont contribué, d’une manière opulente doublée d’un profond respect, à cet engouement.Mais les moines tibétains ne sont pas que des esprits désincarnés dont la sagesse et la sérénité s’élèveraient au delà des plus hauts sommets de l’Hymalaya.Ils sont aussi, et surtout, des hommes, vivant peut-être retirés du monde mais pas déconnectés pour autant, et le film de Khyentse Norbu, The Cup, suffit largement à nous en convaincre.Des moines qui roupillent pendant les prières, d’autres qui prennent un malin plaisir à les ridiculiser, un supérieur un peu confus qui collectionne les cartes postales, des novices qui préfèrent vénérer des vedettes du soccer plutôt que le dalaï-lama, voilà quelques surprises qui nous attendent dans ce monastère du nord de l’Inde où plusieurs espèrent retourner un jour au Tibet.Mais le jeune Orygen (Jamyang Lodro) n’a que faire des brutalités de l’armée chinoise ou de l’arrivée de deux garçons tibétains fuyant la répression.La Coupe du monde de soccer bat son plein, la France se retrouve face au Brésil Ô’ac-tion se passe en 1998) et pas question de manquer un seul match, même s’il faut quitter le monastère comme des voleurs et déjouer la surveillance de Geko (OrgyenTobgyal).Cet engouement pour un sport qui passionne le reste de la planète gagnera vite cette forteresse spirituelle, Orygen, après NOMINATION AOX OSCARS MEILLEUR FILM ÉTRANGER ?— Normand Provencher, LE SOLEIL jjBlackwatch DISTRIBUTION U>\) I'K llRgSCLASSICS r-—CINEPLEX ODÉON I I CINEMA PINE ¦ [COMPLEXE DESJARDINS M STE-ADÉLE ?| NOMINATIONS AUX OSCARS SEAN PENN MEILLEUR ACTEUR SAMANTHA MORTON MEILLEURE ACTRICE DE SOUTIEN K ^ ^ ^ ^ » •Daniel Dieux, LE lOUliUAI DE MONTREAL A Lent cl T& realise par ÜNKIk Wootlv Allen Désaccords j^Blackvvatch Çjjf jw A L’AFFICHE! —VERSION FRANÇAISE —¦ I-CINÉPLEX ODÉON—1 IqUARTIER LATIN ?! VERSION ORIGINALE ANGLAISE -CINÉPLEX ODÉON i-CINÉPLEX ODEON ——1 JB I FAUBOURG ?I ?tannenfu SOURCE ALLIANCE VIVAFILM Une scène du film The Cup, de Khyentse Norbu quelques punitions, réussissant à convaincre le supérieur du monastère de se procurer un téléviseur pour assister «au combat de deux nations civilisées autour d’un ballon».Khyentse Norbu, assistant de Bertolucci pour Utile Buddha, «désacralise» en quelque sorte cet univers hautement mythique sans pour autant manquer de respect à ces moines dont l’engagement demeure exemplaire.Il pose un regard tendre et moqueur, loin de l’admiration béate, cherchant à capter un quotidien marqué autant par la trivialité que par la spiritualité.Les jeunes novices, et même les moines les plus convaincus, ne sont pas imperméables aux influences extérieures et le cinéaste décrit ce choc des cultures moins comme une fatalité qu’un phénomène naturel qui n’a rien d’une manifestation des forces du mal.Alors que le film semble se présenter d’abord comme une autre dénon- ciation du régime chinois à l’égard du Tibet (on s’inquiète du sort des deux jeunes Tibétains qui ont sans doute eu bien du mal à traverser la frontière), la présence, parfois très envahissante, de Orygen relègue vite les questions politiques au dernier plan.L’impertinence de l’adolescent, ses nombreuses combines pour arriver à ses fins, de ses escapades nocturnes à ses méthodes de chantage pour extirper de l’argent à ses confrères, rendent le portrait de ce monastère tout à fait sympathique et surprenant.The Cup souffre bien sûr du manque d’assurance de Khyentse Norbu, puisqu’il s’agit de son premier film et que tous ses interprètes jouent, à peu de choses près, leur propre rôle.Un rythme hésitant, des personnages rapidement sacrifiés (on croit que Tat-tention se portera sur les deux nouveaux réfugiés mais ils s’éclipsent devant Jamyang Lodro, ni plus ni moins la «star» du film) et des blagues qui s’éternisent ou deviennent redondantes révèlent son inexpérience, mais le tout n’est vraiment pas dépourvu de charme.Norbu donne de la religion bouddhiste une vision véritablement humaine et fraternelle, ce qui n’est pas sans nous la rendre encore plus séduisante, car plus «accessible»: elle n’apparaît pas taillée que pour des êtres éthérés.Il dénonce, de manière subtile, l’autoritarisme aveugle (d’abord intransigeant, Geko finit par céder au bon sens des novices), fait un joli pied de nez à l’impérialisme américain (les bouteilles de Coca-Cola servent de ballon et de lampion!) et se moque de la Chine avec intelligence mais sans insistance Ce riz y serait sans saveur).Devant tant de qualités, comment ne pas souhaiter que plus de cinéastes se convertissent au bouddhisme.Zone trouble SOMBRE Réalisation: Philippe Grandrieux.Scénario: Philippe Grandrieux, Pierre Hodgson, Sophie Fillières.Avec Marc Barbé.Elina Lôwensohn, Géraldine Voillat.Image: Sabine Lancelin.Musique: Alan Véga.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Impossible de recommander Sombre au spectateur.Impossible pour des raisons, disons-le, morales, à cause du climat malsain qui baigne cette œuvre unique, comme du choc intérieur qu’une telle atmosphère suscite.Et pourtant.Impossible de ne pas le recommander non plus.Le film est une expérience puissante, brutale, qui réclame d’abandonner devant l’écran ses balises, ses idées toutes faites, sa conception du bien et du mal, pour plonger en des zones glauques de l’inconscient aux pulsions innommables.Sorte de road movie, mi intérieur mi campé dans le centre de la France près des Alpes, Sombre, premier long métrage de Philippe Grandrieux, met en scène un tueur en série, Jean (Marc Barbé), qui étouffe ses victimes, des jeunes femmes, après avoir eu avec elles des relations sexuelles, puis reprend la route.Conduire, baiser, tuer: Marc Barbé, doté d’une énergie noire concentrée, close comme un couvercle, endosse la peau du prédateur avec une aisance qui donne le frisson.Rien ne pénètre sa carapace, sauf un rayon noir amoureux dont on ne comprendra jamais la vraie nature.Grandrieux a mis de côté tous les appuis logiques que la présence d’un tueur en série dans une région perdue suscite: enquête de police, battues, plaintes des témoins, etc.Ici, rien.t mmmw j ^ / ; < j æ Wf/ * Blllattarla (514) 147-2206 14h00 - 16h30 -19h00 - 21h20 Deux productions de l’Office national du film du Canada En primeur dimanche, 21 h à Canal D Un film de Lina B.Moreco www.onf.ca/croire LmiPSE 'U SACRE Un film de Nicola Zavagiia www.onf.ca/eclipse ONF CI.J 4 I, K 1) K V 0 I R .L K S S A M EDI 1 il ET DI M A N ( HE 20 K É V R I E R 2 0 0 0 .11! î S Baroque et audacieux HOLY SMOKE Réalisation: Jane Campion.Scénario: Jane et Anna Campion.Avec Kate Winslet, Harvey Keitel, Pam Grier, Julie Hamilton, Tim Robertson, Sophie Lee.Image: Dion Beebe.Musique: Angelo Badalamenti.OD1LE TREMBLAY LE DEVOIR Holy Smoke, le dernier film de Jane Campion, en laissera plus d’un déconcerté.Non, ce n’est pas le film le mieux unifié de la réalisatrice de La Leçon de piano (palmée d’or) et de An Angel at My Table, elle qui sait habituellement si bien glisser avec une sensibilité maîtrisée d’une scène à l’autre.Etrange film, inégal, boitant entre une longue (trop longue) entrée en matière et une fin de parcours beaucoup plus percutante, on y trouvera pourtant une thématique chère à la cinéaste néo-zélandaise: cette exploration du pouvoir sexuel d’une femme comme arme offensive, celui du personnage d'Holly Hunter dans La Leçon de piano.Jane Campion aime aussi pousser la passion érotique dans ses derniers retranchements, là où les gens craquent et les masques tombent.Et s’il existe un fil entre ces deux films, il est incarné par Harvey SOURCE ALLIANCE ATLANTIS Harvey Keitel et Kate Winslet dans une scène de Holy Smoke, de Jane Campion «.les singes sont en , parfaitement dirigés et bons interprètes, le cadre historique superbe, donne lieu à d’agréables images.» < m, nu HanûmaN LE DIEU SINGE À l'iiffiche dès le 2 S février Le film numéro I au Canada ¦F*
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