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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2000-02-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.X (' I N " 2 L E .1 E UDI I O F E V R I E R 2 O O (I 87c ?taxes.I $ / To no n t o I $ Michel Ven ne PERSPECTIVES Usée le conseiller Un référendum sur «les besoins du Québec», sur une nouvelle offre au Canada, sur le rapatriement d’impôts fédéraux et tutti quanti n’est pas une idée nouvelle en soi.Depuis des mois, des lecteurs du Devoir, généralement des souverainistes dont la notoriété est plus ou moins grande mais qui ne voient pas comment Lucien Bouchard peut gagner un nouveau référendum sur la souveraineté, ont publié dans nos pages des propositions allant en ce sens (voir notre site Internet ledevoir.com).La différence avec la publication du livre de Jean-François Usée, Sortie de secours (Boréal), c’est qu’on se rapproche du cercle restreint du pouvoir.Usée a été l’un des conseillers importants des deux chefs souverainistes qui, ensemble en 1995, sont passés le plus près de convaincre une majorité d’électeurs québécois d’appuyer leur projet.Il a eu accès à toutes les études d’opinion, à toutes les discussions stratégiques.Il a été l’auteur de certaines de ces stratégies et, comme rédacteur de discours, il mettait les mots pour le dire dans la bouche de ses chefs.Bref, il sait de quoi il parle.Souvent, il a été écouté.Cette fois-ci, Uicien Bouchard aurait rejeté son plan.Usée a donc quitté son poste et, rompant avec un certain devoir de réserve, le conseiller éconduit prend le Québec à témoin.On verra si cette sortie en entraînera d’autres.Y a-t-il des ministres ou d’ex-ministres, des députés du Bloc québécois, des leaders sociaux réputés qui lui emboîte ront le pas?Pour l’heure, cependant, on retient une chose: l’un des plus enthousiastes organisateurs du référendum de 1995 affirme aujourd’hui que le plan actuel du gouvernement Bouchard est voué à l’échec.Les conditions gagnantes ne seront pas réunies.Il continue de penser que la souveraineté est la solution mais il y renonce temporairement car il ne croit pas en ses chances de gagner.En somme, il est comme les Québécois qu’il décrit dans son livre: il a lui aussi peur de perdre.Alors, il cherche, comme les désespérés, une sortie de secours.Les fédéralistes retiendront sans doute principalement de cet ouvrage la manière éloquente avec laquelle Lisée décrit comment les souverainistes de 1999 ont tort de s’entêter et qu’on peut très bien trouver à l’intérieur de la fédération canadienne des accommodements qui permettraient au Québec de s’épanouir.C’est d’ailleurs un paradoxe formidable de ce livre un peu fastidieux: il comporte à la fois un plaidoyer puissant pour soutenir la nécessité de la souveraineté du Québec et l’une des analyses les plus terre-à-terre, les plus froides que l’on puisse faire de l’impossibilité de la réaliser (du moins dans un avenir prévisible).Toute la première partie de cet ouvrage magistralement documenté (Lisée a eu recours à l’aide de statisticiens, d’économistes, de professeurs de droit) doit être lue par tout Québécois qui continue de croire en l’importance des peuples et des nations comme moyen pour les individus qui en sont membres d’améliorer leur propre sort Les fédéralistes québécois, qui sont toujours, au fond deux-mêmes, nationalistes mais qui ont, pour des raisons stratégiques ou partisanes, abandonné toute velléité autonomiste pour le Québec, trouveront dans les premiers chapitres du livre des raisons de revenir à une posture politique revendicatrice en faveur de pouvoirs accrus pour le Québec.En résumé, Usée pose le problème très simplement.Tandis que, depuis 30 ans, le pouvoir n’a cessé de se concentrer entre les mains du gouvernement fédéral, le poids du Québec au sein du Canada n’a cessé de dé croître, réduisant du même coup la capacité des Québécois, en particulier les francophones, d’influencer les décisions prises dans la cité de commandement, située à Ottawa.Pour le moment, les Québécois n’ont pas le sentiment de souffrir de cette situation parce que les francophones sont bien représentés au sommet du pouvoir.Mais, d’une part, Lisée montre que les Québécois se leurrent: avoir conquis le sommet du pouvoir fédéral n’est pas payant pour les francophones du Québec, chiffres à l’appui.Et, d’autre part, la capacité du Québec et des francophones d’influencer les décisions du pouvoir central ne fera que décroître avec le temps.Pourquoi?Parce que, dans quelques décennies, le Canada sera un pays anglophone à 85 % et que la majorité n’acceptera plus d’être dirigée par d’autres.L’équité reprendra ses droits.Les Québécois pourraient contrebalancer le pouvoir fédéral s’ils pouvaient compter sur un Etat du Québec autonome et capable d’agir.Mais tous les indicateurs montrent que, depuis Trudeau en 1968, les fédéralistes ont, par diverses décisions politiques, en manipulant les transferts aux provinces ou à la faveur de décisions de la Cour suprême du Canada, concentré le pouvoir à Ottawa.VOIR PAGE A 8: USÉE M E T E 0 Montréal Ennuagement suivi de neige.Max:-6 Min:-12 Québec Ennuagement et neige.Max: 10 Min: -21 Détails, page H 5 INDEX o; oï o! o* Annonces.B 5 Bourse.B 3 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Economie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 U- monde.A 5 Ix's sports.B 6 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Télévision.B 7 LE MONDE BOMBARDEMENTS AU LIBAN: LE PROCESSUS DE PAIX EST MENACÉ PAGE A S CULTURE HARO SUR LA SODEC PAGE B 8 ACTUALITÉS ERREURS MÉDICALES: AVEU D’IMPUISSANCE DE LA COMMISSAIRE AUX PLAINTES PAGE A 2 www.ledcvoir.com AGENCE FRANCE-PRESSE Les pirates d’Internet ont attaqué ces jours-ci de très importants sites, déclenchant des enquêtes criminelles aux États-Unis.Ci-dessus, des hackers en congrès aux Pays-Bas cet été.Importants sites Internet piratés Le FBI se lance à la poursuite des cyber-criminels Le FBI, la sûreté fédérale américaine, a promis de frapper vite et fort contre les cyber-criminels auteurs d’une série d’attaques informatiques contre plusieurs sociétés Internet, mais l’enquête promet d’être ardue en raison des astuces déployées par les pirates.D’APRÈS AFP ET REUTERS Les attaques massives des hackers sur certains des sites les plus fréquentés d’Internet divisent depuis des années les utilisateurs de forums en ligne et les observateurs avertis de la Toile.Mais, cette fois, l’onde de choc atteint des sommets.En effet, depuis trois jours, plusieurs sociétés de service sur Internet, et pas des moindres, ont été la cible de ces attaques.Les portails Yahoo et ZDnet, les sociétés Amazon.com (distribution), Buy.com (commerce en ligne), eBay (enchères), CNN.com (information), E-Trade et Datek Online (courtage boursier) ont été touchées à des degrés divers.Même Wall Street, hier, montrait des signes d’inquiétude: les investisseurs se disent préoccupés par les événements des dernières heures.Cependant, tous les observateurs en conviennent, la tâche des enquêteurs s’annonce difficile.Surtout parce que ces attaques «peuvent venir de n 'importe qui, d’un gamin de 15 ans comme d'un gouvernement étranger», affirme «Weld Pond», un ancien pirate informatique interrogé dans un forum sur ABCnews.com.«H s’agit toutefois plus probablement du premier», ajoute-t-il.Selon lui, le ou les auteurs en question cherchent avant tout à se mettre en avant.«Je pense que ces attaques de grands noms visent surtout à se faire remarquer.» Pour l’ex-hacker, «il s’agit d'une nouvelle forme de terrorisme.Internet n'a pas été conçu pour résister à ce genre d’attaques.On n’y a simplement pas pensé à l’époque».S’ils sont arrêtés, les pirates risquent jusqu a cinq ans de prison et une amende de 250 000 S US.En cas de récidive, les peines vont de six mois minimum jusqu’à dix ans d’emprisonnement et la justice peut également condamner au versement de dommages-intérêts d’un montant équivalent au double du préjudice financier causé.Une technique simple.Contrairement aux intrusions classiques, ces attaques consistent à provoquer une saturation du site, soudainement Janet Reno pris d’assaut par des centaines de milliers de demandes d’accès simultanées en boucle.Incapable de traiter en même temps toutes les informations qui lui parviennent, il se bloque ou saute à la manière d’un standard téléphonique.Cette technique de piratage, aussi appelée spoofing, consiste à lancer des assauts à partir d’ordinateurs tiers en réseau, appartenant à des personnes totalement innocentes.«Les intrus utilisent cette source pour se dissimuler [.], ce qui rend très difficile pour la police d’identifier l’origine exacte de telle ou telle attaque», explique Ron Dick, responsable de la section des enquêtes informatiques au Centre de protection des infrastructures nationales (MPC), qui dépend du FBI.11 a reconnu qu’il existait, à l’heure actuelle, de nombreux logiciels en circulation et disponibles sur Internet pour permettre à qui que ce soit de procéder à une telle attaque.La technique est simple: un ou des pirates infectent, par exemple, les ordinateurs du réseau informatique (système Unix ou Windows NT) d’une entreprise quelconque avec un logiciel véreux, capable de lancer des attaques appelées «refus de service».Ces logiciels sont ensuite commandés à distance pour lancer à partir de ces ordinateurs «infectés» une attaque démultipliée contre une ou plusieurs cibles, en l’occurrence ici les réseaux d’accès de sociétés Internet L’astuce est que ces logiciels envoient une demande d’accès dotée d’une adresse factice (spoofing) au site visé, qui ne reconnaît pas l’identité de l’interrogateur et est pris de confusion.Lorsque des centaines de milliers de demandes arrivent en même temps, c’est en trop pour les capacités du serveur, qui se bloque ou saute à la manière d’un standard téléphonique.Des outils permettant ce genre d’attaques contre des sites Internet sont disponibles sur le Web depuis la mi-1999, note Frank Prince, un expert du groupe américain de consultants Forrester Research spécialisé sur Internet.Ces derniers mois, les «agressions» se sont multipliées, sans atteindre toutefois l’ampleur actuelle.Nombre de sites sont aussi restés discrets quand ils étaient visés.VOIR PAGE A 8: FBI Lire aussi en page B 1 ¦ Les attaques prouvent la fragilité de Teconomie Internet Les craintes font chuter Wall Street Louise Beaudoin se démarque des souverainistes français La ministre «se trompe», réplique le RPF CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Après Philippe Séguin, venu discuter référendum la semaine dernière avec les souverainistes québécois, voilà que la ministre Louise Beaudoin polémique à mots couverts avec les souverainistes français dims les pages du quotidien Le Monde.Le souverainisme québécois n’a rien à voir avec le courant de droite du même nom qui se développe en France, soutien la ministre des Relations internationales dans un texte publié hier dans la page Horizons-Débats du quotidien français.Les usages du mot «souverainisme» «recouvrent des réalités fort différentes» au Québec et en France, écrit-elle.On sait que le Regroupement pour la France (RPR, fondé par le gaulliste Charles Pasqua et le député nationaliste de droite Philippe de Villiers, utilise depuis |K‘U ce néologisme pour désigner un programme politique opposé à la construction européenne et peu ouvert à l’immigration.Au contraire, écrit la ministre, le souverainisme québécois se définit par «l’ouverture sur le monde, l’appel au large, l’inclusion de l'autre».Il s’agit d’un «projet “inclusif’» qui •facilitera l’intégration des immigrants».D)uise Beaudoin dit ne pas vouloir porter de jugement sur ce parti de droite qui a obtenu 13 % des voix aux dernières élections européennes mais elle rappelle que le souverainisme québécois a «beaucoup d’affinités avec une construction européenne fondée [.] sur des nations dont l’çxistence et la spécificité doivent être préservés».Evoquant le Canada, elle écrit que la Confédération canadienne n’a «jamais eu rien à voir, depuis sa fondation victorienne, avec le rêve moderne de Jean Monnet: réunir des nations au cœur de l’Europe, par le partage mutuellement mnsenti de la souveraineté».«Louise Beaudoin se trompe» sur ce qu’est l’Europe d'aujourd’hui, répliquait hier le secrétaire général du RPF, Jean-Jacques Guillet.«Le rêve de Jean Monnet n’a VOIR PAGE A 8: BEAUDOIN Louise Beaudoin Lutte contre les gaz à effet de serre Le camionnage dans le collimateur Les poids lourds et les autos des banlieusards pourraient faire rater l’objectif de Kyoto LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le camionnage interurbain et urbain, une industrie qui digère déjà fort mal les récentes hausses du prix de l’essence, doit devenir d’ici dix ans la cible prioritaire du gouvernement québécois s’il veut atteindre son objectif de lutte contre le réchauffement climatique parce que c’est ce secteur qui sera responsable, si rien n’est fait, de la plus importante augmentation des gaz à effet de serre (GES) au Québec.Les banlieusards des régions de Montréal et de Québec formeront la deuxième cible de cette stratégie, selon le rapport Inédit du Groupe de travail sur les transports, formé par Québec pour ébaucher une stratégie de lutte contre l’effet de serre, une initiative conjointe des ministères québécois des Transports et de l’Environnement Ce rapport obtenu par Le Devoir, est un des quatre remis au cours des dernières semaines aux deux ministères, qui attendent les sept autres portant sur des aspects différents de la contribution du Québec au réchauffement climatique.VOIR PAGE A 8: CAMIONNAGE Sortie de secours La thèse de lisée ne lève pas ROBERT DUTRISAC MANON CORNEL LIER LE DEVOIR Qualifiée de pessimiste et de noire, la thèse que défend l’ex-conseiller de Uicien Bouchard, Jean-François Li-sée, dans son dernier ouvrage, Sortie de secours, ne reçoit aucun appui de la classe politique souverainiste.Magnanime, le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe y voit toutefois une contribution à un nécessaire brassage d’idées.«L’œuvre de M.Lisée est utile mais la voie qu’il préconise n ’est pas la bonne.Il préconise la sortie de secours; moi, je préconise la grande porte pour entrer dans le concert des nations», a fait valoir hier le vice-premier ministre Bernard Landry.Jean-François Usée a lancé mardi un ouvrage où il soutient qu’une majorité souverainiste au Québec ne sera pas au rendez-vous dans un avenir prévisible.En conséquence, afin de contrer le déclin du Québec sur le plan politique, le gouvernement Bouchard doit tenir, avant les prochaines élections fédérales, un référendum visant l’obtention des pouvoirs nécessaires à un Québec moderne.«C’est un des ouvrages les plus convaincants sur la souveraineté du Québec.Cela rend plus éclatante la thèse de la VOIR PAGE A 8: THÈSE Transfert d’écoles Legault annonce sa loi spéciale MARIE-ANDRÉE CHOU1NARD LE DEVOIR Las de l’immobilisme de la Commission scalaire English-Montréal (CSEM), le ministre de l’Éducation, François legault, a mis sa menace à exécution hier et promis le dépôt d’un projet de loi à la mi-mars pour forcer le transfert de trois écoles quasi inoccupées à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), qui éprouve un sérieux manque d’espace.La CSDM reçoit cette annonce avec un demi-sourire, jugeant que c’est une façon de reporter le problème à plus tard.Du même coup, le ministre annonce l’ajout à ce projet de loi d’un «mécanisme» qui permettra d’éviter les longues et inutiles tractations entre commissions scolaires et dont enfants et parents ont été ici victimes.Une modification à la Loi sur l'instruction publique pourrait donc obliger les commissions scolaires à discuter entre elles des possibilités de transfert d’immeubles, ce que les deux parties ici concernées n’ont pas fait depuis le début du litige.VOIR PAGE A 8: LEGAULT L E I) E V 0 I R .I.E .1 E l! I) I 10 F E V R I E R 2 0 0 0 LES ACTUALITÉS Les policiers de la SQ contre le photo-radar PRESSE CANADIENNE Québec — L’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ) rejette catégoriquement l’introduction des cinémomètres photographiques (photos-radars) pour réduire la vitesse sur les routes et exige plutôt une réforme des méthodes de travail et des campagnes publicitaires plus convaincantes.Dans leur mémoire défendu hier en commission parlementaire par le président de l’APPQ, Tony Cannavino, les policiers rappellent qu’ils attendent toujours les 150 policiers supplémentaires qu’ils réclament depuis un bon moment déjà pour couvrir les autoroutes et les 185 patrouilleurs indispensables pour couvrir le reste du réseau routier.«S’il est vrai que les méthodes de contrôle des vitesses jumelées aux campagnes publici-.taires ont atteint un certain plafonnement, a noté M.Cannavino, il n’est pas vrai que la .solution passe nécessairement par le recours à des cinémomètres photographiques.«Ce sont plutôt les méthodes de travail qu’il faut changer, a-t-il dit, ainsi que les campagnes publicitaires.» Une autre façon, selon le porte-parole de l’APPQ, de la SQ, serait aussi de consacrer le moyen de pression utilisé par les policiers depuis le début de leurs négociations avec le gouvernement et qui consiste à effectuer «des patrouilles de rètenue» pour ralentir les automobilistes sur les autoroutes et les voies rapides.L’Association du camionnage du Québec rejette aussi le cinémomètre parce que cela risque de produire «un certain désengagement accentué de la part des policiers».Erreurs médicales La Commissaire aux plaintes avoue son impuissance Mais elle rendra Vétude des autres plaintes plus transparente BRIAN MYLES LE DEVOIR La Commissaire aux plaintes du réseau de la santé veut moderniser le traitement des plaintes adressées par les usagers au moyen d’une série d’amendements législatifs.Rosette Côté a confirmé au Devoir qu’elle avait conclu une presque entente avec le Collège des médecins et le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) pour que soient traitées avec plus de transparence la plupart des plaintes adressées par les patients et leurs proches.L’entente concerne les plaintes où la responsabilité du médecin n’est pas mise en cause, ce qui représente environ 85 % de toutes les récriminations.«On veut clarifier la façon dont ces plaintes sont traitées dans tous les établissements», dit-elle.Mais pour les plaintes reliées à des erreurs médicales graves, Mme Côté avoue toutefois son impuissance.La volonté de changement devra venir de la ministre de la Santé, Pauline Marois.Mme Côté avoue par ailleurs son ignorance quant à l’ampleur des erreurs médicales qui surviennent bon an mal an dans le réseau de la santé.«Il existe des façons de faire multiples à travers le Québec.La comptabilisation des plaintes n’est pas fiable.On ne peut savoir, ni la ministre, ni moi, combien il y a d’erreurs médicales.» La Commissaire aux plaintes proposera d’ici quelques semaines à la ministre Marois des amendements à la Loi sur la santé et les services sociaux qui visent à soustraire de l’emprise du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens le traitement des plaintes où la responsabilité médicale n'est pas en cause.Dans une tournée menée à l’échelle de la province, Mme Côté a constaté l’an dernier que la plupart des établissements de santé avaient l’habitude de référer toutes les plaintes au CMDP, peu importe leur gravité.Or, le CMDP fonctionne en vase clos et ses enquêtes sont strictement confidentielles tel que le prescrit la loi.Pour les usagers et leurs proches, il est difficile de comprendre la procédure suivie et d’obtenir des réponses satisfaisantes, ce qui a alimenté la colère populaire.Mme Côté veut notamment clarifier «le flou entourant» l’article 38 de la Loi sur la santé et les services sociaux pour éviter que les plaintes soient transmises de façon systématique au CMDP Elle suggérera également une méthode de traitement des plaintes qui s’appliquera à l’ensemble du réseau de la santé.Elle veut ainsi doter le réseau d’une plus grande transparence et permettre aux usagers d’obtenir «des vrais réponses» dans un souci d’équité et d’efficacité.Même les médecins seront gagnants, car il sera possible d'améliorer tout le réseau.Dans la foulée, le Commissaire aux plaintes pourrait jouer «un rôle de sur- veillance», dit-elle.«On ne demande pas d'avoir compétence sur faute professionnelle ou l’erreur médicale, précise Mme Côté.On pourrait surveiller le processus d’enquête, les délais, les procédures d’enquête, plutôt que le contenu.» Le protecteur du patient Mme Côté suggère par ailleurs de modifier sa fonction pour doter le commissaire d’un «mandat d’initiative» lui permettant de mener des enquêtes sur le réseau.A l’heure actuelle, la Commissaire enquête sur des plaintes isolées.La réforme de la santé et les compressions qu’elle a engendrées ont fait en sorte que le nombre de plaintes a doublé l’an dernier (220 par rapport à 110 en 1998).Mme Côté suggère en quelque sorte de créer un poste de «protecteur du patient», une sorte d’ombudsman calqué sur le modèle du Protecteur du citoyen.Fait à souligner, le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, convoite déjà cette responsabilité.Le Protecteur du citoyen considère comme «un échec total» le traitement des plaintes dans le réseau de la santé.Il a déjà suggéré dans son rapport 1997-98 que son propre mandat d’enquête soit élargi à la santé pour tirer l’affaire au clair.La Commissaire aux plaintes croit pour sa part que ce rôle lui revient car le législateur n’a jamais voulu que le Protecteur du ciotyen ait compétence dans le réseau de la santé.Les avocats de Limmigration en grève Les droits des réfugiés seraient bafoués brian myles LE DEVOIR Cy est «le chaos» à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR).C’est du moins l’avis des avocats représentant les demandeurs d’asile, en grève depuis lundi.Ces juristes ont exposé hier en conférence de presse les déboires du nouveau système de mise au rôle, destiné à accélérer le traitement des demandes de statut de réfugié.Selon Jean-François Fiset, président de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI), ces changements s’avèrent pénibles à la fois pour les avocats et les demandeurs d’asile.Selon M.Fiset, les avocats ont l’impression d’avoir perdu le contrôle de leur agenda aux mains des fonctionnaires de la commission.Certains juristes ont par ailleurs dû refuser des clients parce qu’ils ne pouvaient plaider les causes dans les délais exigés par l’organisme fédéral.Des fonctionnaires auraient même suggéré à des demandeurs de se trouver un autre avocat parce que celui qu’ils convoitaient était trop oc-1 cupé.C’est ce qui fait dire à M.Fiset que les changements «privent le revendicateur de son droit de choisir un avocat».Selon Raymond Lavoie, président du Comité des avocats de la pratique privée du Barreau du Québec, il s'agit d’une «inquiétante ingérence de l’administration dans le sys- \ tème judiciaire».Jean-François Fiset soutient que les quelque 100 membres de l’AQAADI n’ont pas été consultés avant l'entrée en vigueur du nouveau système, qui oblige le revendicateur à se trouver lui-même un avocat et à s’assurer de sa disponibilité pour une date d’audience dans une fourchette de temps déterminée par la CISR «Cest un projet imposé plus ou moins à la hâte, un flop monumental», estime M.Fiset Les avocats en droit de l’immigration veulent que la nouvelle procédure de mise au rôle, qui a fait la preuve de son insignifiance selon eux, soit mise au rancart Les deux parties n’ont prévu aucune rencontre pour tenter de dénouer l’impasse.aître corbeau, sur son budget penché, mesurait des REER les avantages.Lorsqu’il découvrit ceux des REER à taux progressif Placements Québec, tout grand s’ouvrit son bec.Leurs taux avantageux fixés pour dix ans le ravirent tout autant que le capital garanti par le gouvernement.Le corbeau et le bidou.Et que dire du bien meilleur taux d’intérêt que, dès la première année, un généreux boni lui procurait.Venez nous rencontrer au Carrefour l'Industrielle-Alliance 977, rue Sainte-Catherine Ouest, entre Mansfield et Metcalfe, niveau métro: du lundi au vendredi de 11 h 30 à 17 h 30 et les samedis et dimanches de 13 h 30 à 16 h 30 7 la dixième année a taux PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC la premiere année incluant le boni de 1 % Québec E" Placements Québec NOTRE INTÉRÊT À TOUS www.placementsqc.gouv.qc.ca EN BREF Le litre d’essence atteint des sommets (Le Devoir) — Le prix du litre d’essence a accédé à de nouveaux sommets hier, atteignant à certains endroits les 74,9 C.Même pendant la guerre du Golfe, les prix n’avaient jamais été aussi élevés.Et la hausse devrait se poursuivre.Selon les informations recueillies par Radio-Canada, le prix du litre pourrait monter jusqu’à 80 C l’été prochain.Cette tendance à la hausse serait due à la décision, prise l’été dernier par les 11 pays membres de l’OPEP, de réduire leur production.Deux jeunes plaident coupable d’homicide involontaire (PC) — Les procédures judiciaires touchant deux des cinq adolescents accusés d’avoir assassiné une femme de 81 ans l’automne dernier à Cham-bly se sont poursuivies hier à la Chambre de la jeunesse à Longueuil.fis ont tous deux plaidé coupable à des accusations réduites d’homicide involontaire.Les deux garçons âgés de 15 ans n’ont pas été impliqués directement dans le meurtre de Pearl Rushford-Lamarre.L’un connaîtra sa sentence le 25 février, l’autre reviendra en cour pour les représentations sur sentence le 14 février.CLUB 14021 HOMME 1 800 463-5229 Pour la région de Quebec composez le 521-5229.Heures d’ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de janvier et février, de 10 h à 16 h.Le ministre des Finances peut modifier les taux qui seront offerts sur les prochaines émissions Liquidation de costumes importés d’Italie Prix régulier 999$ soldé 499^ 100% pure laine vierge Grillés Une cravate d’une valeur de 95$ vous sera offerte à l'achat d'un costume.Valable Jusqu'au 29 février 2000 1118, rue Ste-Catherine O.2e étage, Montréal Tél.: (514)861-3636 i i L K I) K V OIK.L E .1 E I’ I) I I O FEVRIER 2 O O O A 3 -?LE DEVOIR «—- MONTREAL Les employés d’entretien poursuivent leurs moyens de pression La STCUM demandera l’intervention du Conseil des services essentiels La STCUM hausse le ton.Elle menace de demander une ordonnance au Conseil des services essentiels si le personnel d’entretien ne met pas un terme à ses actes illégaux de vandalisme.Le cas échéant, le Conseil pourrait obliger le personnel à dédommager le public, comme cela en a été décidé mardi à Laval, où les chauffeurs ont été sommés d’offrir deux jours de services gratuits.De son côté, le syndicat continue de nier sa responsabilité dans l’affaire et renvoie la balle à la STCUM.SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR La tension monte à la STCUM.L’employeur a brandi hier son ultime menace.Si le personnel du service d’entretien ne met pas un terme d'ici vendredi à ses actes de vandalisme, il demandera au Conseil des services essentiels d’émettre une ordonnance.«Nous sommes dans une situation de vulnérabilité.Avant que la situation ne se dégrade encore plus et que ta sécurité des usagers soit affectée, nous demandons au Syndicat de l’entretien de cesser ses mesures d’intimidation et ses actes illégaux.Sinon, nous demanderons une ordonnance au Conseil des services essentiels», a déclaré hier en conférence de presse Odile Paradis, porte-parole de la Société de transports en commun.Elle en a profité pour rappeler les faits.Depuis le mois de novembre dernier, les négociations en vue de renouveler les conventions collectives des employés connaissent des ratés.Le personnel d’entretien s’oppose catégoriquement à la décision de l’employeur de mettre un terme aux cotisations aux régimes de retraite.La STCUM a demandé en décembre l'intervention d'un conciliateur au ministère du Travail, lequel n'a pas réussi à faire débloquer le dossier.Précisons que les conducteurs d'autobus et les contrôleurs de métro se sont quant à eux engagés à faire une trêve de 10 jours afin de permettre de faire avancer les négociations.Le personnel d’entretien, lui, poursuit ses moyens de pression.Depuis décembre, la tension entre les deux parties n’a cessé de monter.En moyenne, une centaine d’autobus restent immobilisés chaque jour au garage à cause des ralentissements de travail.La STCUM accuse aussi les employés du service d’entretien, entre autres choses, de vandaliser des pièces d’équipement, d’effectuer des concerts de klaxon assourdissants, de mettre le feu aux poubelles, de briser des vitres, de bloquer des serrures avec de la colle et de manifester pendant les heures de travail.A court de ressources, la STCUM somme les employés de mettre un terme à leurs actes illégaux.S'ils ne répondent pas à l’appel, elle demandera au Conseil des services essentiels de trancher.Quels pouvoirs a le Conseil?«Le Conseil suit le conflit depuis le début par son service de médiation et d’enquête.Son ordonnance sera de faire en sorte qu’il y ait un retour à la normale», a expliqué Céline Jacob, agente d’information au Conseil des services essentiels.Le Conseil possède aussi des pouvoirs dits de redressement, grâce auxquels il peut obliger les coupables à dédommager le public.C’est précisément ce qui vient de se produire à Laval.L’année dernière, les conducteurs d’autobus de la Société des transports de Laval (STL) ont mené une grève illégale d’une journée.En réparation, le Conseil a exigé des responsables qu’ils offrent deux journées de service gratuit, le tout aux frais du syndicat.La cause a été portée en appel, mais c’est finalement la STL qui a gagné, et la population bénéficiera le mois prochain de deux journées de service sans frais.De son côté, le syndicat du personnèl d’entretien continue de nier les faits.«Je constate encore une fois que la STCUM cherche tous les prétextes pour ne pas s’asseoir et négocier [.].Nous n'avons jamais émis de mot d’ordre de faire des actes de vandalisme.Tout ce que nous faisons, c’est porter des T-shirts, des macarons, et faire des manifestations hors des heures de travail», a avancé Gaétan Châteauneuf, président du syndicat du transport de Montréal, affilié à la CSN.Et s’il y a du vandalisme, selon lui, «la STCUM n’a qu’à s’en prendre à elle-même.C’est elle qui a décidé d’appliquer immédiatement ce quelle veut obtenir à la table de négociation», à savoir couper dans les régimes de retraite.Une rencontre de médiation est prévue aujourd’hui.Mais si le personnel poursuit ses moyens de pression, elle pourrait être annulée.Le terrain choisi pour le nouveau CHUM Tout baigne dans l’huile, Autre chose Jean Dion Pendant que l’extrême droite se faufilait jusqu’au pouvoir en Autriche, une circulaire s’est frayé un chemin jusqu’à ma boîte aux lettres.J’adore les circulaires sans bon sens.On sous-estime trop souvent tout ce qu’on peut y trouver.Pendant longtemps, j ai vécu avec un autocollant «pas de circulaires» sans savoir ce que je manquais.Des spéciaux sur le bœuf haché mi-maigre, le pain tranché et le fromage jaune orange emballé individuellement.La liste des postes sur le câble, le 25 étant désormais au 46, le 46 au 18 et le 18 au 25.Les lunettes trois pour un.Les conseils beauté de madame Chose avec des photos de femmes belles comme le jour pour faire accroire que n’importe qui peut prétendre au statut de pétard avec un peu de fond de teint stratégiquement appliqué.La circulaire est un puissant révélateur social.On y invite à acheter plein de choses dont on n’a pas besoin simplement parce qu’elles coûtent moins cher que d'habitude.Mais on n’est pas obligé.On n’est jamais obligé de rien.C’est d’ailleurs l’une des grandes conquêtes de l’humain contemporain: la liberté (qui, sûrement par hasard, est aussi une nwque de yogourt, comme on l’a déjà vu).La circulaire crée aussi un sentiment d’appartenance et favorise la conscientisation.Ainsi, quand on regarde L’Erreur boréale de Richard Desjardins, on voit des coupes à blanc et on se dit tiens, ma circulaire vient peut-être de là.Ou de là Ça crée des liens, exactement comme le renard du Petit Prince qui regrettait que le mouton dessiné par l'aviateur fût à l’abri dans une boîte, ou quelque chose d’approchant Bref, plusieurs circulaires se sont frayé un chemin jusqu’à ma boîte aux lettres.Mais une en particulier a attiré mon attention pourtant sollicitée par mille informations: le Guide passion beauté, livraison hiver 2000.On y fait la promotion de «bandes ultra désincrustantes pour le nez» et de «bandes de gel anti-rides», et surtout on y annonce une espèce de culotte, à mi-chemin de la gaine et de je ne sais trop quoi d’autre, appelée rvoir Inc.dont le *iègr awial est whie au 2060.rue De llleury.V eta«e, Montreal.(Québec).HAA 3M9.Il eat imprimé par Impriment- Québécor St-Jean.H00.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal L'agence I*resse Canadienne est autorisée * employer et A diffuser les informations publiées dans 1* Dtvoir Ij Dearir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint Martin Ouest.I.aval Envol de publication •— Enregistrement n' 0658 DépAt légal bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 souveraineté, qui n 'a pas vieilli mais est devenue plus nécessaire dans la globalisation des marchés, a dit M.Landry.Mais les voies de M.Usée pour y arriver ne me convainquant pas.» A l’instar de M.Usée, M.Landry a toutefois reconnu que l’avenir du Québec semble pour le moment bloqué.«C'est vrai.Depuis Jean Lesage, les revendications de tous les premiers ministres du Québec ont été rejetées et le Québec a reculé.Mais de cet argument de blocage, on peut tirer un argument de réveil et de farce, de désir d'aller plus loin.» Après le référendum de mai 1980, «une déprime» s’est installée parmi les souverainistes parce que leur option n’avait recueilli que 40 % des voix, a rappelé le vice-premier ministre.Mais en 1995, la situation a été différente.Les souverainistes ont subi «un traumatisme» car ils ont presque gagné.«Quand une idée est allée aussi loin et qu 'elle seule permet de sortir d'une situation bloquée, la solution est de faire la promotion de cette idée», a dit le ministre lan-dry, qui propose aux souverainistes de «reprendre le bâton du pèlerin» grâce au congrès du Parti québécois en mai.Après sa participation d’hier à la commission parlementaire sur le projet de loi 99, Jacques Parizeau a indiqué qu’a son avis, le constat de M.Usée, bien que juste à certains égards, est «trop noir».«Ce n'est pas la première fais qu'on propose quelque chose dans ce genre-là, d'avoir un peu la souveraineté au détail plutôt qu en gros», a-t-il dit.Pour l’ex-premier ministre, quand l’atteinte de la souveraineté prend autant de temps, «il faut être persistant» et résister à «la tentation» de prendre des «raccourcis» et des «détours».la thèse de Jean-François Usée laisse le ministre des Transports, Guy Chevrette, sur sa faim.«Ce n'est pas le temps d'aller chercher une fourchette ou un couteau.On a besoin d’un couvert complet.On a une option pour laquelle on a fait assez de preuves.Je suis tanné des hors-d'œuvre, je veux manger le plat principal», a-t-il illustré.«Je trouve que M.Usée a un regard pessimiste sur l'histoire du peuple québécois», estime pour sa part le ministre de l’Immigration et des Relations avec les citoyens, Robert Perreault.Trouvant un écho au programme de son parti dans la proposition de M.Usée, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, estime que tenir un référendum sur une liste de pouvoirs, «c'est vite sur la gâchette».Il privilégie toujours une loi de l’Assemblée nationale adoptée à l’unanimité.Malgré une certaine convergence de vues, M.Dumont a laissé savoir qu’il n’était pas intérpsé à embaucher M.Usée comme stratège de son parti.«Un bon stratège, ça n'écrit pas de livres», a-t-il lancé en riant.le critique de Parti libéral du Québec.Benoit Pelletier, trouve «étonnante et suspecte» la proposition de référendum de M.Usée parce que «le proposeur même se dit un souverainiste convaincu».Rejetant toute idée que le PLQ se serve d’un référendum pour faire une offre constitutionnelle au reste du Canada, M.Pelletier a évoqué le dialogue, l’esprit de conciliation, la confiance mutuelle, la collaboration et la cogestion qui s’installeraient entre Ottawa et Québec une fois le PLQ élu.Le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, croit que M.Usée ne veut pas améliorer la fédération mais cherche «une astuce» pour faire «la séparation à petits pas, par la porte d’en arrière».Lors du lancement de son livre, M.Usée avait prédit que les fédéralistes n’allaient pas manquer de qualifier sa proposition d’astuce.«S» je me trompe, les membres du Parti québécois devront, en mai, lors de leur congrès, changer l’article 1 de leur programme pour le remplacer par un texte qui dit le genre de partage des pouvoirs qu'ils veulent et qui les amènerait à accepter la Constitution canadienne.» Sans ce changement qui démontrerait leur «sincérité», il ne pourrait pas accorder de crédibilité à une modification constitutionnelle pilotée par un gouvernement péquiste.M.Dion nie catégoriquement être un «ennemi» du Québec.comme l’a soutenu M.Usée mardi.«La seule chose que le mouvement itulépendantiste me reproche, c’est de [lui] enlever [son) arme favorite, la confusion.Les Québécois ont droit à la clarté.Si on veut les pousser vers la sécession, ce doit être dans la clarté et la légalité, et c’est ça qu’on me reproche, d’où ces attaques», a-t-il dit Le chef bloquiste Gilles Duceppe a tenté de sauver les apparences en présentant le pavé de M.Usée comme une contribution à «un brassage d’idées nécessaire» dans le camp souverainiste.«Au moins, il y a des débats», at-il dit.Il convient toutefois que les souverainistes perdraient un ré^ férendum s’ils le tenaient maintenant.«On n est pas prêts à avoir un référendum.» Malgré cela, il rejette cette idée d’un référendum sur autre chose que la souveraineté car il croit toujours possible de réunir les «conditions gagnantes» d'ici trois ans.Comme Jacques Parizeau, M.Duceppe estime pour l’instant «qu 'on n a pas parlé suffisamment de souveraineté dans l’ensemble du mouvement».Du moins en dehors du Bloc.Le conservateur André Bachand considère l'analyse de M.Usée réaliste et croit qu’elle fera réfléchir souverainistes et fédéralistes.Il convient que l'adoption rapide de ce scénario par le gouvernement péquiste ferait éclater le mouvement souverainiste mais il pense que cette réflexion s’impose au PQ.Lui-même en faveur de changements constitutionnels pour répondre aux demandes du Québec, il reconnaît que la stratégie de M.Usée comporte des risques.Le refits de nouvelles offres, appuyées par un référendum, «pourrait repartir le bal de la souveraineté», dit-il.Malgré cela, il trouve cette approche attirante pour redonner au Québec un rapport de force et, à la population, un objectif commun.Avec la Presse canadienne FBI SUITE DE LA PAGE 1 «Le pirate a parfaitement le temps de partir.H peut très bien se trouver à Singapour en train de prendre un bain de soleil» au moment de l'attaque, explique David Jarrel, responsable du Centre fédéral de réponse contre les incidents informatiques.Qui sera le prochain?Jusqu'ici, personne n’a émis de revendication, laissant entier le mystère sur les motifs et les conséquences potentielles de ces actions pour le commerce électronique.En attendant, les spéculations se multiplient, chacun se demandant quelle sera la prochaine cible.Le FBI affirme tout de même être «déterminé à rechercher par tous les moyens possibles les responsables et à les traduire en justice», comme le déclarait \’attorney general (ministre de la Justice) Janet Reno lors d'une conference de presse, annonçant l'ouverture d'une «enquête criminelle».La lutte contre le «cybercrime» est l’une des «priorités essentielles» des autorités américaines, a assuré Mme Reno en réaffirmant la volonté de l’administration d’assurer la sécurité du commerce en ligne.Une rallonge budgétaire de 37 millions de dollars est prévue pour permettre à l'administration américaine de lutter contre les crimes informatiques, a indiqué Xattorney general.Mais en l'absence de revendications, les autorités semblaient surprises par l'ampleur et les motivations de cet assaut d’un nouveau genre: «Nous ne connaissons pas la raison de ces cyber-attaques», pas plus que la motivation des pirates, a reconnu Mme Reno.LEGAULT SUITE DE LA PAGE 1 «Dans l’avenir, toutefois, a affirmé le ministre hier, il y aura une nouvelle façon de faire afin de s 'assurer que, si jamais une telle situation se reproduit, les commissions scolaires se parient et s'entendent.» Dans le projet de loi.qui sera dépose dès la reprise des travaux parlementaires, à la mi-mars, le ministre prévoit aussi l'ajout d'une disposition qui lui permettra dorénavant de trancher sans devoir passer par une loi spéciale, comme ce fut le cas ici.Ainsi, les élèves francophones de la CSDM seront soulagés d’une portion des problèmes d'espace grâce au transfert des écoles Somerled, St.Kevin et Francesca Cabrini.Le problème d'espace du quartier NotreDame-de-Gràce est soulagé par le transfert de l’école Somerled, à laquelle des renovations seront apportées dès la rentr ée 2000, a promis hier le ministre Legault.Dans Saint-Michel-Sud, l’école Francesca Cabrini résout le débordement Dans Côte-des-Neiges, la solution apportée hier par- M.Legault ne règle toutefois qu'une partie des problèmes, puisque le transfert de l’école St.Kevin en septembre 2000 ne permettra d'accueillir que 200 enfants supplémentaires, 300 autres restant en surnombre.Pour ceux-là, des solutions temporaires, telles que le transfert dans des écoles environnantes ou la construction d’annexes préfabriquées, permettront d'attendre jusqu'à septembre 2001, moment où le ministre promet un agrandissement de l’école portant sa capacité d'accueil à 500 places-eleves.«Je st4is à la fois content et déçu, disait hier le commissaire Robert Cadotte, négociateur désigné par la CSDM dans ce dossier.Content parce qu on vient de régler la moitié du problème, mais déçu parce que j’ai l’impression qu’on va devoir tout recommencer ce qu ’on a fait dés l’an prochain.» M.Cadotte aurait souhaité l'annonce d'une nouvelle construction dans le quartier Côte-des-Neiges, pour accueillir une clientèle adulte.Les écoles Marymount et St.Rus X.qui n’ont jamais fait l’objet de consultations auprès des parents anglophones et n'étaient donc pas au programme, auraient également contenté la CSDM.Rappelons que la Commission scolaire Engüsh-Montréal devait voter sur le transfert des trois écoles désignées mardi soir, mais l'absence de quorum au sein du conseil des commissaires a totalement bloqué le processus, forçant le ministre à trancher.Le conseil de la CSEM, d'abord reporté à ce soir, aura finalement lieu lundi soir prochain.Malgré la décision du ministre legault, on y discutera de la proposition de transfert des écoles St.Kevin et Somerled au secteur francophone, l'école Francesca Cabrini n'étant plus à l’ordre du jour de la CSEM.«Nous avons l’intention de discuter de la même résolution lundi soir, a expliqué hier Michael Cohen, portt^parole de la Commission scolaire Engüsh-Montréal (CSEM).Le projet de loi de M.lœgault ne peut être déposé avant le mois de mars, et notre réunion est lundi; nous awns donc amplement le temps d’en discuter.» le président de la CSEM, George Vathilakis.doit commenter cette annonce ministérielle ce matin.Du côté des parents, avec qui le ministre s'est fait rassurant.on reçoit l'annonce avec un certain soulagement, jugeant digne d’intérêt les modifications à la Loi sur l'instruction publique.«Quand il y a des écoles inoccupées ou presque dans certains quartiers, et que juste à côté il y a des écoles en débordement, ça nous apparait une saine logique et une saine gestion des fonds publics que les deux commissions scolaires soient obligées de s’entendre pour que les enfants qui en aient besoin aient une école», a expliqué hier à la radio de RadioUa-nada Lucie Lord, porte-parole des parents de l’école Notre-Dame-de-Grâce.11 faut «s’assurer que, si jamais une telle situation se reproduit, les commissions scolaires se parlent et s’entendent.BEAUDOIN SUITE DE LA PAGE 1 jamais rien eu à voir avec une Europe des nations, qui était la vision du général de Gaulle.Nous reprochons justement à l’Europe de se rapprocher de ce qu’est aujourd'hui devenu le Canada.» Peut-être Louise Beaudoin est-elle «trop sensible à la mode et cède-t-elle à la pensée unique», a ajouté le député des Hautsule-Seine.En ce qui concerne l’immigration, il précise que son parti préconise l’établissement de quotas comme au Canada et aux Etats-Unis.Luiise Beaudoin profite de la tribune du Monde pour épingler le projet de loi fédéral -sur la clarté» qui représente, écrit-elle, «un complet verrouillage, à l'opposé même de l'exemple européen en matière de gouvernement».Jointe à Québec, la ministre n’excluait pas que de telles; interventions sur le projet de loi fédéral puissent se reproduire dans d’autres pays.Elle aura bientôt l'occasion de poursuivre ce débat puisqu'elle sera en France à la fin du mois pour préparer la visite officielle que doit y effectuer le premier ministre Lucien Bouchard au début d'avril.«
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