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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2000-02-09, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1910 ?LE DEVOIR Vol.X C 1 N " 2 ( L E M E R (', RED! 9 E É V R I E R 2 0 0 • LE MONDE LES RAIDS ISRAÉLIENS AU LIBAN SUSCITENT LA RÉPROBATION PAGE A 5 LES ACTUALITÉS BOURQUE DEMANDE À QUÉBEC D’EFFACER SA FACTURE DE 47 MILLIONS PAGE A 2 LE MONDE LE VICE-PRESIDENT TCHÉTCHÈNE MEURT AU COMBAT PAGE A 5 Christian R iou x PERSPECTIVES La valse de l’extrême droite L’Autriche n’est pas un vestige du siècle dernier et Jôrg Haider a tout sauf la nostalgie du passé.La télévision nous a joué depuis deux semaines un remake de Sissi impératrice.Vous vous souvenez, le film guimauve où la belle Romy Schneider tournoyait pendant une heure et demie en robe longue sous de hauts plafonds lambrissés?A-t-on jamais vu autant de valses, de châteaux et de cotillons que depuis la formation du nouveau gouvernement de coalition autrichien, qui rassemble pour la première fois les conservateurs et le parti libéral d’extrême droite?Il faut dire que Jorg Haider ne se gêne pas pour poser en costume traditionnel et recycler les vieux palaces à l’abandon.Comme si chaque Autrichien, entre deux descentes en ski, habitait un palais aux couleurs pastel entouré d’une nature idyllique.Comme si, dans ce pays où 27 % des électeurs soutiennent l’extrême droite, il n’y avait pas de villes, pas d’usines, pas d’ordinateurs.Comme si la jeunesse autrichienne (dont 30 % vote pour Haider) n’avait rien de mieux à faire que de seriner les valses de grand-papa et n’organisait pas de raves sauvages le samedi soir dans les banlieues de Vienne.Il est évidemment plus facile de calculer les pourcentages du parti nazi à l’élection de 1930 pour prévoir le jour * * * et l’heure où un gouvernement fasciste s’emparera de l’Autriche que d’essayer de comprendre le scénario qui se déroule sous nos yeux.Pour beaucoup d’Autrichiens, les choses sont à la fois plus complexes et plus graves.Pour Danny Leder, correspondant du quotidien viennois Kurier à Paris, il est faux de prétendre que les Autrichiens n’ont pas fait leur examen de conscience après la guerre.Celui-ci s’est approfondi depuis la mise en cause de Kurt Waldheim, le président autrichien dont on a découvert en 1986 qu’il avait été un fidèle officier de la Wehrmacht.Les déclarations publiques du chancelier Franz Vranitzky, élu en 1987, comme les documents qu’ont dû signer la semaine dernière les représentants de la nouvelle coalition, ne laissent aucun doute sur le sérieux de la démarche autrichienne.Mais la situation serait aussi plus grave dans la mesure où l’antisémitisme qui a régné en Autriche au début du siècle était plus virulent que tout ce qu’on a pu voir ailleurs en Europe de l’Ouest.Pour beaucoup d’Autrichiens, les comparaisons avec la France de Pétain sont un peu rapides et sous-estiment la vague de fond qui a mené le peuple à se rallier massivement à Hitler en 1938, au moment de l’Anschluss.D faut une certaine inconscience et ne rien comprendre aux raisons historiques qui fondent l’Union européenne pour peindre — comme le faisait le National Post de la semaine dernière — Jôrg Haider en innocent tout juste coupable d’avoir laissé échapper quelques propos déplacés sur la politique de plein emploi de Hitler.C’est faire peu de cas de l’histoire autrichienne et de la surenchère nationaliste à laquelle se livre le gouverneur de la Carinthie depuis dix ans contre la minorité slovène qui vit dans cette région du sud de l’Autriche.Mais ce débat se déroule aujourd’hui loin des châteaux bucoliques.UAutriche est un pays moderne dont le niveau de vie dépasse celui de la France.Un pays qui a rejoint l’Union européenne en 1995 et qui possède «««e démocratie incontestable» et «un Etat de droit très structuré», comme le rappelait l’ancien président du Conseil constitutionnel fiançais, Robert Badinter.Ijoin des passions d’avant-guerre, les Autrichiens semblent plutôt gagnés par une lassitude bien contemporaine à l’égard de la politique.Au lieu d’être un vestige du passé, l’épisode de la semaine dernière donne peut-être une idée des problèmes qui attendent l’Europe.Haider a en effet beau jeu de po^er en défenseur de l’intégrité et de la transparence de l’État alors que le système autrichien est englué dans une sorte de «corruption ordinaire» acceptée depuis toujours par les partis traditionnels.La coalition social-démocrates-conservateurs qui dirige le pays depuis 30 ans n’a pas connu l’alternance qui caractérise les démocraties modernes.In corruption institutionnalisée (ce système de la proporz qui ressemble aux pratiques de la fonction publique québécoise d’avant les années 60) n’est pourtant pas sans rappeler les «emplois fictifs» français et les scandales financiers qui,ébranlent aujourd’hui la CDU allemande.A la frontière des pays de l’ancienne Yougoslavie et de la Slovaquie, l’Autriche est la première à accueillir l’immigration de l’est Comment reprocher à Haider sa politique d’immigration zéro alors que la plupart des socialistes européens n’ont pas le courage de dire haut et fort que l’immigration est une valeur positive et un facteur de progrès?Alors que la CDU allemande a mené une campagne forcenée contre la double nationalité dans le land de Hesse?Haider ne serait donc pas le héros de guerre d’un vieux navet d’après-guerre mais plutôt le jeune figurant ambigu et imprévisible d’un film de Luc Besson.crioux@csi.co MÉTÉO Montréal Québec Faible neige Faible neige, cessant en soirée.Max: -2 Min: -6 Max: -2 Min: -11 Détails, page B 6 INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 3 Avis publics.B 5 Culture.B 8 Économie.B 2 Horizons.B 1 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Politique.A 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com «Le projet du PQ n’est pas crédible» Le cabinet Bouchard a jonglé avec l’idée de tenir un référendum sur autre chose que la souveraineté, dit Jean-François Lisée ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L) idée de faire un référendum sur autre chose que la p souveraineté, soit l’obtention des pouvoirs nécessaires à un Québec moderne, a fait l’objet «de longs débats» en 1999 au cabinet du premier ministre Lucien Bouchard qui a finalement écarté cette option, entraînant le départ, à la fin de l’été dernier, de son proche conseiller qui préconise cette avenue, Jean-François Lisée.C’est ce qu’a expliqué l’auteur Jean-François Usée qui lançait, hier à Québec, son ouvrage intitulé Sortie de secours - Comment échapper au déclin du Québec.«C’est un livre de souverainiste qui, lucidement, doit constater qu’une majorité souverainiste au Québec, dam un avenir prévisible, ne sera pas au rendez-vous», a-t-il décrit.Dans son livre, M.Usée propose à'«ouvrir un nouveau cycle historique» en tenant un référendum, avant les prochaines élections fédérales, visant l’obtention d’une série de pouvoirs où le Québec exercerait son autonomie pleine et entière, soit la langue, la culture, les communications, l’immigration, l’éducation, la recherche, la santé et les programmes sociaux.Le Québec exigerait également d’obtenir la garantie d’un plafonnement des dépenses fédérales VOIR PAGE A 8.PQ ¦ Parizeau et la portée constitutionnelle de la loi 99, page A 4 McLeary, tout sourire JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR TRENT McLEARY, manifestement heureux d’être remis sur pied hier, a rencontré les médias pour faire le point sur son état.Le joueur du Canadien, qui a été frappé à la gorge par une rondelle en plein jeu il y a à peine deux semaines et qui a frôlé la mort à cause d une fracture du larynx, ne souhaite aujourd’hui qu’une chose: retourner sur la glace au plus vite.Recouvrera-t-il la voix?Oui, répond le médecin, mais il est encore trop tôt pour juger de sa qualité.Nos informations en page B 6.Des propos salaces et sexistes dans l’agenda étudiant de McGill MARIE-ANDRÉE CHOU1NARD LE DEVOIR L* association étudiante de McGill a produit l’autom-r ne dernier un agenda étudiant farci de propos salaces et sexistes, présentant une vision de la politique québécoise pour le moins cynique.La publication, entièrement indépendante et aucunement associée à l’administration de McGill, indispose toutefois la direction, qui condamne «l’humour carabin» de l’agenda.Le handbook, distribué gratuitement à près de 4000 étudiants de l’université McGill, est produit par la Students’ Society of McGill University (SSMU), qui en a approuvé le contenu.L’agenda, dont Le Devoir a parcouru un exemplaire, comporte un lot de renseignements s'adressant tout particulièrement à des étudiants venus de l’extérieur du Québec; il s’évertue donc à dépeindre la situation politique québécoise, en plus de fournir des conseils pratiques sur la vie montréalaise, tout particulièrement ses bars et cafés les plus attrayants.L’agenda, produit en anglais, offre à la page 123 une caricature de la pensée d’un Américain assidu du Peel Pub, un bar très fréquenté par la communauté étudiante de McGill.Le témoignage fictif, assaisonné de propos pour Te moins obscènes, fait l’éloge du bar pour ses pichets de bière fieu dispendieux et aussi pour son lot de conquêtes féminines faciles.Afin d’éviter d’en perdre le sens, nous y allons ici non seulement d’une traduction littérale mais de la citation exacte.Sous le titre «Peel Pub is the greatest fucking bar I’ve ever been to», l’auteur écrit «And then he told me all about the hot-ass French broads who love zeee Amairicain boys and Aucunement associée à la publication de l’agenda, la direction de l’université se dit profondément choquée à la lecture de «vulgarités inadmissibles» VOIR RAGE A 8:McGILL La Berlinale passe à l’Est C’est toute une renaissance que se promettent de vivre les organisateurs du Festival du film de Berlin qui s’ouvre ce soir avec le nouveau Wenders, The Million Dollar Hotel MARTIN BILODEAU Berlin — Cette année 00 marque le cinquantième anniversaire de la Berlinale, lequel coïncide, comme tout le monde le sait, avec le dixième anniversaire de la chute du Mur.Pour marquer le coup, le directeur exécutif de la Berlinale, Moritz de Hadeln, a fait passer son petit monde à l’Est en établissant le nouveau palais du festival sur la Potsdamer Platz, ex-désert divisé par le Mur, dont Wim Wenders avait capturé la grisaille dans Les Ailes du désir et qu’on a récemment métamorphosée aux couleurs, volumes et lumières de l’économie de marché.Aussi, que le même Wenders ouvre en ce lieu cette 50" édition de la Berlinale avec The Million Dollar Hotel, reutehs Un visiteur quitte une salle de cinéma du Festival du film de Berlin sous VOIR PAGE A 8: BERLIN le regard attentif d'une paire d’yeux immortalisée sur une affiche géante.L’appellation «parc Labatt» ne tient plus Loria juge insuffisants les 100 millions offerts par le brasseur JEAN DION LE DEVOIR e fùtur stade de baseball au centre-ville de Montréal sera / rien de moins qu'-îoi joyau unique en son genre», promet ¦tionnaire de contrôle et patron des Expos, Jeffrey Loria.Mais contrairement à ce que tous croyaient, le bébé à itre dans deux ans n'a pas encore été bap é.L'appellation «parc Labatt», confirme sous Claude Brochu il y a plusieurs fis, ne tient plus: des pourparlers sont ijours en cours avec le brasseur, mais ippert que la somme de 100 millions de liars sur 20 ans offerte par l-abatt pour mmer le stade (40 millions) et être le commanditaire incipal de l'équipe (60 millions) a été jugée insuffisante r les nouveaux dirigeants.«C'est une décision d’affaires e nous avons prise, en ayant à l'esprit la viabilité à long VOIR PAGE A 8: EXPOS » L E DEVOIR.L E M E R C R E D I !) K É V R I E R 2 0 0 0 LES ACTDALiTES Sommet du Québec et de la jeunesse Plus de place pour les jeunes dans la fonction publique SILVIA G ALI P EAU LE DEVOIR La liste des revendications pour le Sommet du Québec et de la jeunesse s’allonge.Le groupe de pression Force jeunesse appuiera le Regroupement des stagiaires nouveaux diplômés du gouvernement du Québec pour demander un renouvellement de la fonction publique.Leur objectif?D’ici 2005, ils souhaitent que les jeunes représentent 20 % des effectifs du secteur public.C’est hier que le groupe d’activistes Force jeunesse a annoncé officiellement son appui au regroupement des jeunes stagiaires.Si ces derniers se seront pas représentés au sommet à la fin du mois, ils sont maintenant au moins assurés que leurs positions y seront défendues.«A la fonction publique, il y a moins de 2 % de jeunes de moins de 30 ans qui font partie du personnel régulier.Or les jeunes de 18 à 30 ans représentent 20 % de la population», a dénoncé hier Martin Koskinen.président de Force jeunesse.Et la situation ne va pas en s’améliorant.Dans un mémoire publié au mois de novembre dernier, le Regroupement des stagiaires nouveaux di- plômés indiquait à cet effet que «parmi les effectifs réguliers, en 1980, il y avait 29% de jeunes de moins de 30 ans alors qu’en 1998, on n'en retrouve plus que 1,36 %!».Montrer l’exemple Selon Force jeunesse, s’il est clair que le secteur privé doit faire sa part et laisser davantage de place aux jeunes, c'est d’abord au secteur public de montrer l’exemple.Le groupe interpellera donc le gouvernement ainsi que toutes les sociétés d’Etat, comme Loto-Québec et Hydro-Québec.Entre autres choses, le groupe souhaite voir le gouvernement mettre sur pied un programme de mentorat au sein de la fonction publique, demande que les postes laissés vacants par les nombreux départs à la retraite soient occupés par des jeunes, revendique que les ouvertures de postes ne requièrent plus que les conditions minimales en matière d’expérience et, enfin, souhaite que le gouvernement ouvre des postes aux jeunes diplômés qu’il embauche pendant deux ans en stage.En effet, à ce jour, les jeunes qui font un stage à la fonction publique ne sont pas admissibles aux concours de recrutement universitaire effectués par le gouvernement Du 6 au 12 février 2000 Semaine de la valorisation des enseignantes et des enseignants du Québec Chenelière McGraw-Hill tient à souligner votre contribution exceptionnelle à l'éducation de nos enfants et à l'édification de la société de demain.L'éducation est prioritaire pour maintenir notre dynamisme économique et notre compétitivité à l'échelle mondiale et le travail que vous accomplissez chaque jour permet d'atteindre de tels objectifs.Merci ! npiwrnwfi Courez la chance de gagner un bon d'achat de 500 $ et faites votre choix parmi les livres de la collection Chenelière/Didactique.Chenelière McGraw-Hill | partenaire__ en éducation En collaboration avec LE DEVOIR www.ledevoir.com Pour participer, retournez ce coupon avec la mention «Concours Merci les profs h chez Chenelière/McGraw-Hill : • par la poste au 7001, bout St-Laurent, Montréal (Québec) H2S 3E3 • par télécopieur au (514) 276-0324 ou sans frais au 1 800 814-0324.________________________________________Code postal:.Téléphone : ( )_______________ Courriel :__________ ?Étudiant ?Enseignant Niveau d'enseignement : ?Autre:_____________________________________________ Commission scolaire : École : ___________ Code postal :.Le tirage aura lieu le 7 mars 2000.Les règlements du concours sont disponibles au service à la clientèle de Chenelière/McGraw-Hill au (514) 273-8055 ou au 1 800 565-5531.Facture résiduelle de 46,8 millions Bourque veut que Québec efface l’ardoise Considérant «l’impossibilité de réformer la réalité municipale avec des formules qui prennent en compte les intérêts particuliers des 1348 municipalités et des 96 municipalités régionales de comté», le maire Pierre Bourque implore la ministre Louise Harel de redonner à Montréal la place qui lui revient, soit celle de la principale ville du Québec.Pour ce faire, il demande notamment l’élimination de la facture résiduelle de près de 47 millions.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Le maire de Montréal, Pierre Bourque, tente d’avoir les coudées franches.Dans une lettre qu’il a adressée à la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, et dont Le Devoir faisait état hier, U exige notamment que la «facture de 1997 disparaisse et ce, dès l’année 2000 ou à tout le moins pour l’année 2001», un montant de 46,8 millions.Pour justifier cette demande, M.Bourque écrit que Montréal a suffisamment «contribué à l’assainissement des finances du Québec» maintenant que l’objectif zéro est atteint Le maire soutient par ailleurs que le «nouveau partenariat» qu’il propose entre Québec, Montréal et sa région métropolitaine «devrait nous permettre de relancer, entre le gouvernement du Québec et Montréal, la négociation d’un véritable pacte fiscal».Celui-ci comprendrait selon les souhaits du maire, «la définition et la mise en place pour 2001 d’une véritable fiscalité d'agglomération [et] l’ouverture graduelle et ordonnée d’un nouveau champ fiscal relié à l'activité économique de Montréal, soit les revenus reliés à la taxe de vente».Précisons que.pour l’instant, Montréal ne peut compter que sur l’impôt foncier pour regarnir ses coffres.La voie politique Pour sortir de l’impasse engendrée par l’échec des négociations entre l’Union des municipalités (UMQ) et Québec, le maire de Montréal refuse de se rendre devant les tribunaux.Il privilégie plutôt la voie politique.C’est pourquoi il demande à Québec d’être conciliante avec la Ville en prenant en considération la «conjoncture spéciale de 2001».B implore le gouvernement de tenir compte de «trois grands problèmes, dont la résolution aura des conséquences profondes sur l’avenir de Montréal à moyen terme.Il s'agit du dépôt d'un nouveau rôle d’évaluation, de la négociation de nouvelles conventions collectives avec les quelque 10 OOO employés de la Ville et la fin du financement gouvernemental des grands équipements scientifiques de Montréal (Fonds Marie-Victorin de 53 millions de dollars)».Pour faire face à ces obstacles, M.Bourque estime qu’il «doit pouvoir compter sur l’écoute et l’aide du gouvernement du Québec dans chacun de ces trois dossiers».En filigrane, force est de comprendre que Montréal demande à Québec de lui laisser une marge de manoeuvre pour agir à sa guise.Montréal est la seule municipalité à envisager de ne pas déposer un nouveau rôle d’évaluation en septembre, tel que la loi l’exige.Si Québec se fait tolérant quant à ses trois problèmes, la Ville de Montréal aura plus de facilité à déposer à la fin février un plan stratégique triennal 2000-03, estime Pierre Bourque.Ce plan «cherchera d dégager une marge de manœuvre interne, en vue d’atteindre trois grands objectifs: l’amélioration de la compétitivité fiscale de la Ville, la bonification des services offerts aux citoyens par une meilleure productivité et la modernisation de l’administration municipale».Conseil métropolitain Par ailleurs, selon plusieurs maires de l’Union des municipalités de la banlieue de l’ile de Montréal (UMBM), la ministre Harel a signifié son intention de déposer un projet de conseil métropolitain dès la mi-mars.Cette information, rapportée par La Presse, coïnciderait avec la renonciation, par Mme Harel, du dépôt de son livre blanc.En entretien, certains maires indiquent bel et bien avoir entendu parler de cette possibilité, mais le président de TUMBM, George Bossé, a affirmé ne jamais avoir eu vent de telles confidences.«On ne détient pas d’information privilégiée à cet effet.» Au cabinet de Mme Harel, on indique que les informations rapportées par les maires de TUMBM ne sont que spéculations et hypothèses.Citoyens de Val-Saint-François opposés à la ligne Hertel-Des Cantons Pas de fonds publics pour la coalition, demandent patrons et syndicats LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les patrons et syndiqués de la construction et du domaine de l’énergie ont demandé hier au premier ministre Lucien Bouchard d’ignorer la demande de financement que lui adressait il y a quelques jours, la coalition des citoyens du Val-Saint-François.Cette coalition a décidé de contester devant les tribunaux la légalité de la loi 42, qui annulait au printemps dernier le verdict rendu par la Cour supérieure en janvier 1999.Ce jugement déclarait illégaux les décrets spéciaux grâce auxquels Québec avait lancé, sans études d’impacts ni audiences publiques, la construction de la ligne à haute tension Hertel-Des Cantons et les autres lignes visant à consolider le réseau de Montréal et de TOutaouais.Dans une lettre adressée au premier ministre le 7 février, la coalition réclamait le droit de faire la bataille «à armes égales» devant les tribunaux en comptant sur des moyens financiers équivalents à ceux que mettra le gouvernement dans la balance pour justifier sa loi à effet rétroactif.Les citoyens avaient même dressé un parallèle entre leur combat pour la démocratie et celui mené par Lucien Bouchard contre la démarche référendaire d’Ottawa à grand renfort de publicité dans les journaux.Acharnement Pour la coalition patronale-syndi-cale, la coalition du Val-Saint-Fran-çois fait preuve «d’acharnement» et prend dans ce dossier «la population en otage».La coalition patronale-syndicale, pour qui la reprise des travaux signifie de nouvelles commandes et des emplois temporaires, se sur- prend des efforts des citoyens du Val-Saint-François auprès de riches fondations américaines pour financer ses démarches juridiques contre la loi 42.«Nous nous questionnons sur les motifs réels du groupe de pression et nous soupçonnons que ces derniers dépassent largement la situation de la ligne en Estrie.En fait, précise le porte-parole du groupe, Jacques Marquis, toutes les démarches menées par ce groupe de pression ne visent ni plus ni moins qu’à freiner le développement énergétique du Québec.» M.Marquis déclarait récemment au Devoir que sa coalition ne s’opposerait pas à une évaluation indépendante de la ligne Hertel-Des Cantons, en partie construite, propos qui semblait avoir évolué vers une fin de non-recevoir à l’endroit de tout scénario susceptible de nuire à la «reprise rapide des travaux» selon les plans initiaux d’Hydro-Québec.Le panneau publicitaire, encore (Le Devoir) — Le fameux panneau publicitaire que la Ville souhaitait installer aux abords de l’autoroute Métropolitaine fait encore jaser.La controverse concerne le dénouement du dossier le comité exécutif a renversé sa propre décision à la suite de l’envoi par le ministère des Transports (MTQ) d’une lettre faisant état du grand danger occasionné par une telle affiche.«Peut-on abroger un règlement adopté par le conseil municipal par une simple lettre du MTQ?», se demande le conseiller municipal Marvin Rotrand.C’est pourquoi il a fait parvenir une lettre au greffier de la Ville de Montréal, Léon Laberge, à cet effet Bien qu’aucune réponse n’ait encore été formulée, M.Laberge a confirmé à M.Rotrand que la réglementation en vigueur, n’en déplaise à Québec, fait loi.Le règlement, n’ayant pas été modifié par le conseil municipal, reste valide et applicable.«La démocratie et le respect des institutions parlementaires, affirme M.Rotrand, n ’ont jamais fait l’objet d’une grande préoccupation pour les membres de l'Equipe Bourque, mais cet épisode tient du rocarnbolesque.Maintenant, imaginez “une île, une ville”.» Fyfe: tests non concluants (Le Devoir) — La police n’a pas été en mesure de relier William Fyfe au meurtre d’Anna Yarnold, une femme de Senneville trouvée sans rie le 15 octobre.Les tests d’ADN se sont avérés non concluants.William Fyfe est présentement inculpé dans l’attente de son procès pour le meurtre au premier degré de Mary Glenn, 53 ans.poignardée à plusieurs reprises.Après avoir arrêté Fyfe, les policiers ont rouvert plusieurs dossiers de meurtres non élucidés commis sur des femmes au Québec.La rumeur a couru dans le seul tabloïd de la métropole que William Fyfe pourrait même être un tueur en série.Les enquêteurs du SPCUM ont jugé le cas de Fyfe assez sérieux pour faire appel à la SQ et à la police provinciale de l’Ontario, la province natale de Fyfe.afin de tirer l’affaire au clair.Les enquêteurs doivent maintenant faire le point avec les procureurs de la Couronne pour déterminer la suite des choses.Victoire pour McCullock (Le Devoir) — Le maire de Lachine, William McCullock, a remporté une première manche dans la bataille juridique qui l’oppose au directeur généra] et aux conseillers de la municipalité de banlieue.M.McCullock a été acquitté lundi d’avoir commis une fraude électorale lors du scrutin de 1997.Dans sa décision, le juge Gilbert Mor-rier a été on ne peut plus critique à l’endroit du directeur général et des conseillers de Lachine, qu’il soupçonne d’avoir comploté contre le maire nouvellement élu par pur esprit de vengeance.M.McCullock était accusé d’avoir obtenu frauduleusement des remboursements de dépenses électorales en émettant deux fausses factures de 2400 $ et 1500 $ au nom de deux travailleurs d’élections, Michael Bennett et Mike Baladd.Ces derniers ont allégué en cour que M.McCullock avait exigé qu’ils lui remettent en argent liquide la plus grande partie de ces 3900 $ payés par chèques.UQAM: Gilbert Dionne est nommé recteur intérimaire MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Pour donner suite à la récente démission-surprise de la rectrice de TUniversité du Québec à Montréal, Paule Leduc, le conseil d’administration de TUQAM a procédé hier à la nomination de Gilbert Dionne à titre de recteur intérimaire.M.Dionne, qui est un familier de TUQAM puisqu’il y a travaillé du début des années 70 à 1996, prendra la relève de la rectrice sortante dès le 6 mars prochain, selon le vœu formulé par l’actuelle rectrice.Il est présentement à la retraite.Réunis en conseil spécial hier matin, les membres du conseil d’administration ont évalué la seule candidature de Gilbert Dionne à titre de successeur temporaire et ont voté à l’unanimité pour son retour aux rênes de l’université.M.Dionne a en effet occupé le même poste intérimaire pendant sept mois à la suite du départ du recteur Claude Corbo, jusqu’à la nomination de Mme Leduc, en 1996.La rectrice Paule Leduc a présenté sa démission au conseil d’administration il y a deux semaines.Pour justifier son départ, elle invoquait notamment le manque d’appui de la communauté universitaire, et en particulier du corps professoral, et l’incapacité du gouvernement à reconnaître les importantes difficultés financières de TUQAM.Le syndicat se réjouit M.Dionne doit couvrir la fin du mandat de Paule Leduc, ce qui le mènera jusqu'au août 2001.La procédure de désignation du prochain recteur de TUQAM sera donc rouverte en février 2001.M.Dionne a déjà occupé à 1UQAM les postes de vice-recteur aux communications (1987 à 1996), vice-recteur associé à l’enseignement et à la recherche, vice-doyen de la famille des lettres, directeur du module de philosophie et professeur de philosophie.Le Syndicat des professeurs de TUQAM (SPUQ), qui s’était réjoui de l’annonce du départ de Mme Leduc, applaudit à l’arrivée de M.Dionne, qui «aura la confiance de la communauté universitaire et des professeurs», a indiqué hier Marc Lagana, président du SPUQ.«Nous comptons sur lui pour nous représenter auprès du gouvernement.Même si ultimement c’est le gouvernement qui doit décider, nous croyons qu 'il peut nous aider à avancer.» Le SPUQ reproche ardemment à Mme Leduc de n’avoir pas su convaincre le gouvernement québécois de l'ampleur des problèmes de sous-financement de TUniversité du Québec à Montréal.Le lièvre, la fortune QuébecSS Placements Québec www.placementsqc.gouv.qc.ca Pourquoi remettre à demain ce qu’on peut commencer dès aujourd’hui ?et le prêt REER.Nous offrons maintenant un prêt REER ! 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qu'il dé-fend avec acharnement.Tiens, encore hier, je l’ai appelé à l’hôpital Sacré-Cœur pour prendre sa pression.- «Gilles?C'est ta fille.Excuse-moi de te déranger, as-tu deux minutes?- Je suis à l'urgence, ma chouette, y a douze nouveaux patients qui viennent de rentrer.» C’est toujours sympa de parler avec mon père lorsqu’il travaille à l’urgence, il a l’air content d’être encore en vie.- «Je voulais revenir sur notre discussion de l’autre jour à propos des erreurs médicales.J’écris là-dessus demain et je me demandais si tu admettrais publiquement ce que tu m’as dit.- Bon, j'sens que tu vas nous aider encore.Qu'est-ce que je t’ai dit?- Que tu n’acceptais pas de donner une seconde opinion.- C’est vrai, beaucoup de médecins refusent de le faire.- Que notre système de santé est un bar ouvert et que les patients devraient payer s’ils veulent obtenir une seconde opinion.- Oui, le système de santé public n’a pas l’obligation de te donner ce service-là deux fois.Et avec la carte à puce qui s’en vient, on va pouvoir savoir qui abuse du système.- Et qu’est-ce que tu fais des erreurs médicales, Gilles?Il y en a de plus en plus avec les compressions et la clientèle qui augmente.Ton hôpital est dans la merde, ces derniers temps.- L'erreur est humaine, ma fille.Tu risques ta vie chaque fois que tu prends l’avion.Est-ce que tu exiges un remboursement chaque fois que tu voyages?- Et ton chum Bernard?» Ça, c'est un coup bas.Son chum Bernard (qui est aussi mon copain et que je suis allée visiter deux fois à la pi-tal depuis un mois, une fois pour lui masser les pieds, l’autre pour lui apporter le dernier Esquire avec la belle Angelina Jolie en couverture) a été opéré en octobre pour une tumeur au pancréas.Verdict du chirurgien de l’hôpital Jean-Talon: rien à faire, ni opération, ni chimio, ni radiothérapie.Tu meurs, le nom le dit.Le comité d’oncologie vous rappellera pour prendre des nouvelles de votre santé.Nous sommes positifs, votre test est négatif mais nous sommes certains que vous avez le cancer 40 % des cancers du pancréas sont de faux négatifs.Un deuxième avis Ça donne quoi de faire des tests si on ne peut pas se fier aux résultats, je vous le demande.Mon chum Bernard aurait pu rentrer chez lui et attendre la grande vli-meuse en pratiquait son swing au golf dans son sous-sol.Comme il dit: «À 60 ans, j'avais eu le meilleur.Il faut savoir tirer sa révérence et vaut mieux ne pas rater sa sortie.T’en as rien qu’une.Nous autres, les humains, on s’acharne et on attend toujours qu’il soit trop tard.» Bernard est humain et s’est tout de même acharné un peu.Il a consulté un autre médecin, un grand spécialiste du pancréas, au CHUM celui-là.Re-opération en janvier, on ôte la tumeur, 90 % de l’estomac, un grand bout d’intestin, la rate, 75 % du pancréas, mais on lui laisse le cœur pour espérer et les poumons pour respirer.Bernard a poussé un gros soupir lorsqu’on lui a appris que sa tumeur n’était pas cancéreuse et qu’il pourrait vivre normalement même sans l’équipement optionnel.Bernard a été sauvé parce qu'il travaille dans le système de santé, a des contacts et a réussi à court-circuiter des mois d’attente sur une liste menant tout droit en enfer.Il a été sauvé par une seconde consultation.- «Là, ma chouette, me rabroue mon papa, tu utilises un instrument qu'on appelle le rétroscope.C’est très facile de regarder la partie de hockey le lendemain et de refaire le match.Tu fais du cas par cas.- Mais Gilles, quand c’est toi, le cas, ça fait mal en maudit.Si tout le monde refusait de donner une deuxième opinion comme toi, Bernard serait mort.Tiens, j'ai une autre histoire à te raconter: la mère d’une amie, morte Tan dernier au bout de trois ans d’agonie.La vieille madame vit dans un foyer de gens âgés, un endroit très chic où on lui fait écouter de l’opéra et prendre le thé l’après-midi.Le médecin affilié au foyer de vieillards la qualifie de démente parce qu’elle se met toute nue dans les corridors et perd la carte par bouts.La dame de 76 ans a passé la dernière année de sa vie à hurler 18 heures par jour, hurler de douleur.Sa fille demandait au médecin de faire quelque chose pour la soulager mais le médecin persistait à dire que c’était de la démence et qu’il y avait une place pour elle dans un hôpital psychiatrique.On a capitonné les murs de sa chambre et on Ta laissée gueuler.Ses enfants essayaient d'obtenir un second avis médical mais personne ne voulait contredire le premier diagnostic.Un médecin plus courageux que les autres a accepté de la voir, lui a administré de la morphine, et après des tests à l'hôpital, s’est aperçu que la dame avait un cancer des os, très douloureux comme tu sais.La mère de mon amie est morte un mois plus tard dans les bras de Morphée, soulagée par un médecin qui a accepté de douter.Comme m’a dit sa fille: elle avait l’argent pour se payer tout ce qu’elle voulait mais le système de santé Ten empêchait.Moi, j’ai rien contre Terreur est humaine’’, mais les médecins se prennent pour Dieu.- Josée, si les médecins ne se prenaient pas pour Dieu, ils n ’iraient pas en médecine.- Tes sérieux quand tu dis ça?- Non, on ne se prend pas pour Dieu.Nous sommes Dieu.Pour un chirurgien cardiaque, redonner la vie à un patient qui allait mourir, ça devient sa création.C’est notre plus grande motivation, guérir le monde.Si on n’était pas Dieu, on finirait tous en bum-out.» J’ai soudainement compris.Tout.J’ai été la fille de Dieu pendant 36 ans sans même m'en douter.J’étais sa création imparfaite et je ne pense pas l’avoir jamais remercié pour tout ce qu'il a fait pour moi, même tout croche.Merci, mon Père.Et j’irai témoigner devant n’importe quel tribunal que vous ne vous reposiez pas le septième jour.joblo@cam.org Une enquête du magazine Consommation Pratique la médecine douce qui le veut bien Une journaliste infiltre le milieu des naturopathes, massothérapeûtes et autres sans avoir la moindre formation VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Âdeptes des médecines douces, gare à vous! La dernière parution du magazine Consommation jette une lumière accablante sur ce milieu fourre-tout Une journaliste a réussi à s’infiltrer dans les rangs des naturopathes, massothérapeutes et compagnie, et ce, sans avoir la moindre formation! Pourtant, les mailles de la journaliste, Isabelle Rivet étaient tissées assez grosses pour soulever au moins quelques questions.Le «médecin doux» en herbe s’est monté un faux dossier qui faisait état d’une formation dans une école qui n’existe pas.Sa formation était même néttement insuffisante pour réussir à entrer dans plusieurs associations.Néanmoins, Isabelle Rivet est parvenue à devenir membre de trois des cinq associations où elle avait fait une demande.Chaque réponse était accompa- gnée d’une lettre d’acceptation, d’un certificat d’attestation et d’un carnet de reçus, parfois même.d’un code de déontologie.«Je savais que l’émission J.E.avait réussi à jouer le tour à l’Académie des naturopathes et naturothérapeutes (ANN) en 1998, relate Isabelle Rivet.La situation avait été dénoncée et on pensait quelle avait pris des mesures depuis.Mais ce n’est pas le cas, car c’est une des associations qui m’a acceptée le plus facilement.» Outre l’accablante facilité à ihtégrer le milieu, la journaliste s’est rendu compte du danger que cela représente pour le public.«Si moi, je m’étais mis en tête que je pouvais guérir des gens, j'aurais pu faire beaucoup de tort», note Mme Rivet.Elle insiste sur le fait qu’il y a des gens honnêtes qui pratiquent la médecine douce, mais que ce sont les charlatans qui éclaboussent le milieu.Et une fois la clôture passée, la journaliste a réalisé l’ampleur du problème.Isabelle Rivet a découvert que des compagnies d’assurances reconnues remboursent ces «thérapies» les yeux Consulter un fermés.Parmi ce groupe compte la Croix-Bleue.«Nous savons charlatan peut certains de leurs membres ne devraient pas être accrédités.avoir des Mais ce sont nos clients qui choisissent les groupes avec lesquels conséquences ils font affaire», peut-on lire dans , .l’article qui cite le directeur du aramatiques marketing de la compagnie, Pierre Saint-Hilaire.«J’ai demandé à des professionnels du milieu des médecines douces comment faire pour empêcher l’infiltration et on m’a répondu qu’il n’y avait rien à faire, sinon connaître les gens un par un», pour- suit Mme Rivet.Pour le consommateur, la seule façon de se plaindre est de poursuivre les charlatans en justice.«Le gouvernement doit imposer un encadrement fiable ou mettre en place des mécanismes de contrôle concertés avec le milieu des médecines douces, croit la journaliste.Il y aura toujours des mauvais thérapeutes, comme des mauvais médecins ou des mauvais psychologues.Mais dans les deux derniers cas, le client a un recours parce qu’il y a un ordre de profession.» Et que retient Isabelle Rivet de son expérience?«Ce qui est clair, c’est que les gens doivent être extrêmement prudents, car consulter quelqu’un de plus ou moins qualifié peut entraîner des conséquences considérables.» Elle cite en exemple le cas d’une fillette de 12 ans souffrant du diabète et qui, sur les conseils de sa naturothérapeu-te, a arrêté sa médication d’insuline.La jeune fille en est décédée.Santé Laval veut sa part du gâteau VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR humeur est aux gros projets ’ dans le domaine de la santé.Hier matin, c’était au tour de la Régie régionale de Laval de reluquer le gâteau ambulatoire.Mais pour ce faire, elle demande à Pauline Marois d’ouvrir sa caisse et de lui fournir 115 millions de dollars.La démarche de la Régie régionale lavalloise s’inscrit dans un processus annuel par lequel le ministère de la Santé et des Services sociaux accepte des projets dans son plan d'immobilisations.Tableaux à l’appui, les responsables de la Régie ont donc mis toute la gomme pour expliquer le bien-fondé de leur démarche aux médias.La Régie a l’intention de construire, d’aménager, d’agrandir et d’acheter de l'équipement médical.«Avec notre virage ambulatoire, nous avons réussi à créer un réseau régional plus intégré, ce qui permet de profiter de la synergie des sept établissements de notre territoire», indique le vice-président du conseil d'administration de la Régie, Benoit FradeL Le programme d’investissement s’articule autour du nouveau Centre hospitalier ambulatoire de Laval (CHARL), en service depuis novembre 1998.Si tout se passe selon l’échéancier du plan de développement, tout pourrait être en place d’ici janvier 2004.«Il est temps de penser béton», croit Benoit Fradet.Et pour ce faire, la Régie a besoin de 100 millions pour les infrastructures et de 10 à 15 millions pour assurer la transition.Après coup, le programme coûtera 65 millions par année.Au menu, on retrouve l’ajout de quatre salles d'opération au CHARL et le réaménagement des 10 salles du bloc opératoire de la Cité de la santé.La Régie veut rendre ces blocs polyvalents et «confirmer la mixité des chirurgies».De plus, on ajoutera six salles d’endoscopie (examen de l’intérieur des organes ou cavités du corps), à raison de trois à la Cité de la santé et de trois au centre ambulatoire.Le CHARL est également appelé à emménager dans d’autres locaux.Mais ce n’est pas tout La Régie prévoit de mettre en place un laboratoire «satellite» de biologie médicale au CHARL, censé appuyer celui de la Cité de la santé.La Régie donnera des sous aussi pour développer l’imagerie médicale en réseau et ainsi permettre, par exemple, de consulter les rayons X ou le scanographe d’un patient peu importe qu’il soit au CHARL, à la Cité de la santé, au CLSC Ste-Rose ou à l’Hôpital juif de réadaptation.Le président de la branche lavalloise de l'Association médicale du Québec, le Dr Jacques Beauchamp, est heureux du projet tout en émettant certaines réserves.«C’est anormal qu’une population de 370 OOOpersonnes n’ait accès qu’à quelques salles d'opération.C’est donc normal d’en vouloir d’autfes.» Ce qui inquiète le médecin, c’est qu’une seule équipe de professionnels sera chargée d’opérer dans les deux endroits.«Les mêmes individus vont se séparer encore en combien?a-t-il ironisé.La dimension humaine est négligée dans le débat actuel et c’est ce qui fait T essence même du service.» A la Régie régionale, on prétend que la communauté médicale est derrière le projet et que la présence d’une seule équipe de médecins assure la continuité et la qualité du service.EN BREF Le rapport de la SQ est prêt Q uébee (PC) — Le rapport interne de la Sûreté du Québec sur le tumulte de Drummondville est entre les mains d’un procureur adjoint, M'Eric Simard.Il s’agit d’un volumineux document de 300 pages qui fait suite à une enquête menée par la Direction des affaires internes de la SQ.a indiqué hier le capitaine Michel Martin, porte-parole de la SQ.C’est Mr Simard qui aura le mandat d’analyser le rapport et de juger s’il est opportun ou non de porter des accusations contre les policiers impliqués.M.Martin a fait savoir que le rapport interne de la SQ ne fait aucune recommandation expresse d’intenter des poursuites.Ce document ne fait que colliger les faits.Les incidents en question s’étaient déroulés le 25 septembre dernier, lors d'une réunion du conseil national du Parti québécois dans un hôtel de Drummondville.Quelque 200 policiers en uniforme et avec leur arme s’étaient rendus sur les lieux avec des véhicules de service et avaient manifesté bruyamment dans le cadre des négociations avec l’État.Il y avait eu bousculade.Trois jours plus tard, le directeur général de la SQ, Florent Gagné, avait émis une directive interdisant le port d’armes et l’utilisation de véhicules de la Sûreté pour des fins autres que policières.Manif chez le dg de la STCUM (Le Devoir) — Près de 700 employés d’entretien de la STCUM ont manifesté hier devant la résidence de leur directeur général, Jacques Fortin, afin d’exprimer leur mécontentement Ils s'opposent toujours à la décision de leur employeur de couper dans leur régime de retraite.Une séance de conciliation est prévue demain après-midi.Les avocats de Timmigration en grève Ils protestent contre les modifications apportées au fonctionnement de la CISR BRIAN MYLES LE DEVOIR Les activités de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié sont perturbées en raison d’une grève des avocats qui y pratiquent Les membres de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI) se sont prononcés en faveur d’un débrayage général pour protester contre des modifications récentes dans le fonctionnement de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR).La Commission a mis en vigueur le 29 novembre dernier un nouveau processus de mise au rôle qui doit permettre d’accélérer le traitement des demandes d’asile au Canada.Selon la nouvelle formule, le revendicateur (titre donné au demandeur d'asile dans le jargon bureaucratique) subit sa première entrevue sept jours après son arrivée, étape à laquelle il est fixé sur ses droits et obligations.On lui remet dès lors un avis de convocation pour l’appel du rôle, qui survient 28 jours plus tard.Entre-temps, le revendicateur doit se trouver lui-même un avocat et s’assurer de sa disponibilité pour une date d’audience au 35e jour suivant son arrivée au pays.Jacques Ayotte, agent de communication à la CISR.a expliqué que cette mesure a entraîné quelques ratés dans les premières semaines d’application, ce qui explique peut-être le mécontentement des juristes.Mais les carences ont été vite corrigées, dit-il.M.Ayotte a indiqué que la nouvelle procédure permettra de donner une réponse à un demandeur d’asile dans un délai de six mois.À l’heure actuelle, ce délai est de huit mois et demi.Jean-François Fiset, président de l’Association des avocats en droit de l’immigration, n'a pas rappelé Le Devoir pour faire valoir son point de vue.Malgré la grève des avocats, les revendicateurs doivent se présenter à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié s’ils ont déjà obtenu une date d’audience.La grève nÿ change rien: une absence est considérée comme un désistement -0 e ministère de l’Éducation, avec la collaboration de la Fédération des comités de parents et de la Fédération des syndicats de l’enseignement, tient, du 6 au 12 février, la Semaine des enseignantes et des enseignants.Les 120 000 hommes et femmes qui exercent la profession d’enseignante et d’enseignant au Québec ne ménagent pas les efforts pour encourager et guider leurs étudiantes et leurs étudiants.Leur travail marquera souvent d'une manière indélébile la vie des jeunes et leur permettra de développer tout le potentiel nécessaire pour prendre leur place dans la société.En cette Semaine des enseignantes et des enseignants, le Ministère et ses partenaires tiennent à rendre hommage à ces personnes.11 est rassurant de savoir que les jeunes sont entre bonnes mains et que le Québec de demain pourra compter sur une population bien formée et prête à relever les défis du nouveau millénaire.HÜS m JAMAIS, UN t>m, ÇA COMW ! L E I) E V 0 I R .L E M E R C R E D I !) ¥ Ê V R 1 E R 2 0 (I 0 A 4 —-* LE DEVOIR ?- POLITIQUE Le projet de loi 99 Développement des ressources humaines Une portée constitutionnelle, selon Parizeau Québec (PC) — Le projet de loi 99 réaffirmant les droits fondamentaux des Québécois est un texte de portée constitutionnelle qui ne doit pas servir que de riposte à son pendant fédéral sur la clarté du processus référendaire.Enrichi par la Charte de la langue française, la Charte des droits et libertés de la personne, ce projet de loi pourrait plutôt servir à la rédaction d’une Constitution québécoise.Les représentants des 25 000 étudiants de TUniversité de Montréal ont soutenu en commission parlementaire, hier, que «compte tenu des événements récents», le projet de loi 99 permet de «faire le point sur les valeurs fondamentales du Québec d’aujourd’hui».C’est ce que croit aussi l’ex-premier ministre Jacques Parizeau qui y défendra des idées similaires aujourd’hui.«C'est 1° première fois que la légitimité de l’Etat du Québec et que ses pouvoirs sont clairement exposés dans un texte législatif Dans ce sens, le projet de loi 99 a, pour le Québec, la portée d’un texte constitutionnel», écrit l'ancien chef pé-quiste dans le mémoire soumis à la commission des Institutions chargée d'étudier le projet de loi 99.Il signale que la Constitution canadienne de 1982 ne reconnaît pas l'existence du peuple québécois et que l’avis demandé par Ottawa à la Cour suprême en 1998 refuse de se prononcer sur ce sujet.«Le projet de loi 99 affirme son existence», signale M.Parizeau.SOLDE FIN DE SAISON L’opposition attise le feu HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La tension a monté, hier, au sein du gouvernement libéral, alors que l’opposition a réservé toutes ses attaques pour la ministre de Développement des ressources humaines Canada, Jane Stewart, concernant la gestion laxiste de subventions de un milliard de dollars.Tous les partis d’opposition ont en effet fait un effort pour compiler d’autres chiffres et tirer de nouvelles conclusions afin d’alimenter le débat sur le fouillis administratif prévalant à Développement des ressources humaines Canada (DRHC).L’opposition espère ainsi garder vivante la fureur que provoque le dossier et finir par ébranler le gouvernement Le député conservateur Jean Dubé a accusé les libéraux d’avoir utilisé le Fonds transitoire pour la création d’emplois (FTCE) à des fins partisanes.M.Dubé a présenté une liste de 69 entreprises ayant reçu des subventions par l’entremise du FTCE et ayant contribué la même année à la caisse électorale du Parti libéral.Treize entreprises seraient dans cette situation dans la seule circonscription d’Anjou-Rivière-des-Prairies, selon M.Dubé.Ce dernier a d’ailleurs rencontré en matinée la GRC pour lui demander de mener une enquête à la lumière de ces faits.«On a présenté l’information qu'on avait en main qui montre qu 'il y a des compagnies qui ont reçu des sommes du FTCE en période électorale, a expliqué M.Dubé.On a vu le cas de [Pierre] Corbeil il n’y a pas si longtemps, et on demande de voir s’il y aurait un scénario semblable.» Pierre Corbeil avait plaidé coupable en 1998 à des accusations de trafic d’influence pour avoir dit à des chefs entreprise qu’ils devaient contribuer à la caisse du Parti libéral s’ils voulaient obtenir une subvention du Fonds transitoire.Le Bloc québécois a quant à lui fait état d’une subvention pour la création d’emplois de 1,2 million qu'aurait reçue l’entreprise Placteco, sise dans la circonscription du premier ministre, et qui se serait soldée par une perte nette de 61 emplois.Enfin, le Parti réformiste a calculé que 30 % de toutes les contributions versées en vertu du programme de Subventions salariales ciblées, une autre initiative de DRHC, l’ont été au cours des cinq mois précédant l’élection de juin 1997.Le programme a duré trois ans.«Il s’agit d'une tentative évidente d’influencer des milliers d’électeurs en ouvrant les vannes des finances publiques juste avant les élections», a affirmé Diane Ablonczy, critique officielle de DRHC.La tête de Stewart demandée La motion du Parti réformiste demandant que la Chambre des communes exprime son désaveu de la ministre Jane Stewart a été défaite en soirée à 143 voix contre 105.Par ailleurs, l’opposition a encore demandé à plusieurs reprises la démission de Jane Stewart.Mais la ministre a répondu qu’elle «n’accepte pas un emploi pour ne pas faire le travail».Puis elle a ajouté à l’intention de ses détracteurs qu’il est facile de demander des changements, mais qu’«i7 est difficile de faire des changements».«D’où je viens, on dit que les chiens jappent au passage des voitures mais ne savent pas conduire.» C'est la réponse la plus directe que l’opposition aura obtenue de la ministre ou du premier ministre, qui s’est régulièrement levé pour la défendre.Depuis lundi, M.Chrétien et Mme Stewart répondent aux députés de l’opposition en énumérant les subventions que leur circonscription respective a reçues par l'entremise du controversé Fonds transitoire pour la création d’emplois.La leader néo-démocrate, Alexa McDonough, a déstabilisé un moment le premier ministre en lui demandant qu’il rende publique toute l’information qu’il détient sur chacune des 301 circonscriptions.M.Chrétien a balbutié quelques bouts de phrases, reconnaissant avoir consulté certains dossiers, pour ensuite ajouter qu’il s’agissait d’information publique et qu’il avait le droit de le faire.«C’est la première fois que j’entends des députés se plaindre que le gouvernement est trop bien renseigné», a-t-il ajouté un peu plus tard.Projet de loi fédéral «sur la clarté» Plus de souplesse sur la question, estime Monahan RABAIS de 30,50* sur une sélection de vêtements pour enfants de O à 12 ans de marques reconnues telles que: TOMMY HILFIGER wexx ctexjx par deux louis (Mmi Un rabais minimum de 15%sur toute la marchandise à prix courant 1 xccplion: l es vetciuents de baptême, première communion et robes tic bouquetière et les uniformes scolaires sont exclus de cette promotion.MAISON Une division de Sauve 6554, ST-HUBERT (métro Beaubien) 2e étage Stationnement gratuit à l'arrière sur Châteaubriand MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Champion du renvoi devant la Cour suprême du Canada et d’une législation fédérale pour lui donner suite, le professeur de droit Patrick Monahan estime que le projet de loi du gouvernement Chrétien devrait être plus souple à l’égard de la question référendaire mais plus précis au sujet du résultat Le professeur torontois croit qu’Ot- tawa se trompe en refusant d’emblée toute question sur la sécession faisant référence à un éventuel accord économique ou politique.«Tenter d’écarter certaines questions à l’avance pourrait être attaqué, Ottawa pouvant être perçu comme voulant dicter au Québec le contenu de la question référendaire», ' écrit-il dans un commentaire rédigé pour l’Institut C.D.Howe.Il ajoute qu’il n’est pas «nécessairement évident qu’une question référendaire “envisageant, en plus de la sécession de la province, la possibilité d’ar- rangements politiques ou économiques avec le Canada” brouillerait l’expression de la volonté de la population».La Chambre des communes pourrait selon cet allié de l’avocat Guy Bertrand, juger d’une telle question tout en tenant compte des autres critères avancés dans la loi, comme la position de l’opposition officielle de la province.Quant à la clarté de la majorité nécessaire, Me Monahan croit qu’Otta-wa devrait offrir un critère clair aux Communes qui, comme le demandait la cour, devrait porter un jugement qualitatif sur la majorité en tentant compte des circonstances.Selon le juriste, le fédéral devrait exiger, au minimum, une majorité des électeurs inscrits.Le projet de loi C-20 sur «la clarté» établit le processus que le fédéral entend suivre pour juger de la clarté de la question et du résultat référendaires et, par ricochet, se considérer obliger de négocier une sécession.Raisonnable et nécessaire Allié de Guy Bertrand, le juriste torontois a toujours cru à la pertinence de solliciter l’opinion de la Cour suprême sur la légalité d’une déclaration unilatérale d’indépendance et à la nécessité de traduire ses conclusions dans une législation.Son texte, publié hier, confirme, à quelques nuances près, ses positions et, malgré ses réserves, soutient l’initiative du gouvernement, la jugeant raisonnable et nécessaire.«La Cour suprême ayant imposé au gouvernement du Canada une obligation de négocier la sécession si cer- Des placements garantis à 100 %.OBLIGATION A PRIME DU CANADA 5,25% 5,75% 6,25% «-«i «»»•« wJ " l’obligation C détenue oer An 1 An 2 An 3 é de 5,74% sur l’obligation C détenue pendant 3 ans.OBLIGATION D’ÉPARGNE DU CANADA Émission 64 4,60%' An 1 il 2000 NOUVELLES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA L BATISSEZ SUR DU SOUPE 1 800 575-5151 ou www.oec.gc.ca Canada laines conditions sont respectées, il est tout à fait approprié et nécessaire que le gouvernement fédéral établisse les critères sur lesquels il çntend appuyer son jugement», écrit-il.A son avis, le fédéral se devait d’agir maintenant, en cette période d’accalmie référendaire.Le débat en deuxième lecture sur le projet C-20 doit se poursuivre demain et pourrait durer quelques jours car le Bloc québécois promet de reprendre ses tactiques dilatoires.Le premier ministre Jean Chrétien, lui, espère une résolution rapide de ce dossier.«Nous ne voulons pas perdre trop de temps de la Chambre là-dessus.Nous voulons procéder le plus rapidement possible», a-t-il dit aux Communes en réponse aux questions du Bloc sur les travaux du comité parlementaire qui étudiera le projet Faisant écho à plusieurs groupes, le leader parlementaire bloquiste Michel Gauthier a demandé à ce que ce comité de 16 membres voyage et que ses travaux soient télédiffusés lorsqu’il siège à Ottawa.Il a aussi exigé que la liste des témoins ne soit pas limitée à quelques experts, comme l’exigeraient les règles des comités législatifs.Le gouvernement a en effet décidé d’avoir recours à ce procédé peu courant plutôt que de référer le projet de loi à un comité permanent.Tous les partis d'opposition ont appuyé le Bloc.Le leader parlementaire libéral Don Boudria a affiché une certaine ouverture en ce qui a trait aux témoins et à la télédiffusion mais ne s’est pas prononcé sur les projets de voyage.Du 24 au 29 janvier dernier se tenait au Pavillion Lucien-Brault de l'Université du Québec à Hull ia4e édition du Concours d'excellence inter-universitaire en relations industrielles.Lors de cette édition, couronnée de succès, l'équipe des Sûrs/Vivants________ de l’Université de( _ ] Montréal a terminé la semaine de compétition en pfGmièr© place du classement générai.LAi J Dans l’ordre habituel Olivier Arsenault, Caroline Miron, Geneviève Gilbert, Isabelle Poirier.Le comité organisateur, les délégations locales et les participants souhaitent remercier les partenaires suivants pour leurs généreuses contributions : M Conseil du Trésor du Canada www.epost.ca www.eposte.ca p n s i i s ( A N A D A Treasury Board of Canada DE SOLI! DES TRAVAILLEURS ^ DU QUÉBEC (FTQf LE DEVOIR ( A U A I) A PO S I LE D E V 0 I K .LE M E K (’ R E I) I i) F É V R I K R 2 (t 0 0 A 5 LE DEVOIR LE MONDE Une motion de censure est battue Les députés autrichiens débattent de l’isolement du pays AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Protégés par 600 policiers, les députés autrichiens se sont réunis hier en session extraordinaire pour débattre de l’isolement international de Vienne après l’entrée au gouvernement du parti d’extrême droite de Jôrg Haider.Le débat avait été réclamé par le petit parti des Verts, qui détient 14 des 183 sièges du Bundesrat, la Chambre basse du Parlement.Le vote de censure du gouvernement du chancelier Wolfgang Schüssel, inscrit à l’ordre du jour, s’est soldé par un échec.Le Parti social-démocrate, aujourd’hui dans l’opposition après 30 années au pouvoir, dispose de 65 sièges.Ajoutées à celles des écologistes, les voix socialistes restent insuffisantes pour déstabiliser la nouvelle coalition.Le chancelier Wolfgang Schüssel a été accusé hier d’avoir mis le pays •en quarantaine».Il a démenti avoir été averti des mesures de rétorsion que l’Union européenne (UE) envisageait en cas d’alliance des conservateurs avec le FPO de M.Haider.Depuis l’arrivée du FPÔ au gouvernement, l’UE a gelé les contacts politiques bilatéraux avec l’Autriche, en proie à une série de reports de visites de personnages éminents ou de boycottage artistique.Buckingham Palace a annoncé hier soir «le report» d’une visite du prince Charles prévue en mai en Autriche en raison «des circonstances actuelles».Lundi, le président portugais Jorge Sampaio avait annoncé qu’il reportait à pne date indéterminée sa visite d’Etat prévue du 1er au 3 mars.Après les Etats-Unis et le Canada, qui ont décidé de limiter leurs contacts avec Vienne, le Costa Rica a annoncé hier qu’il suspendait ses •relations politiques» avec l’Autriche.«Si on me demande si nous étions prévenus, la réponse est non» Quelque deux milliers de personnes manifestaient, comme de coutume depuis sue jours, dans les rues de la capitale hier soir.Selon M.Schüssel, les réactions en Europe avant la formation du gouvernement étaient: «Soyez prudents, nous ne voulons pas» d’une telle coalition.«Mais personne n'a parlé de sanctions.» «Et si on me demande si nous étions prévenus, la réponse est non», a-t-il ajouté.Selon la présidence autrichienne, qui dément catégoriquement avoir «orchestré les critiques étrangères» comme l’en a accusé la droite, M.Schüssel a été informé de tous les avertissements de l’Europe depuis la mi-novembre jusqu’à la signature du programme de gouvernement le 2 février.Le premier ministre portugais Antonio Guterres, qui assume la présidence tournante de l’UE, a de son côté recommandé la fermeté «tant qu’il y aura en Autriche un gouvernement avec un parti dont les positions sont contraires aux principes et aux valeurs de notre civilisation».L’arrivée au pouvoir du FPÔ a également provoqué l’émoi de la communauté artistique autrichienne, qui redoute une montée de l’intolérance et des atteintes à la liberté d’expression.Le directeur artistique du Festival de musique de Salz-bourg, Gerard Mortier, a ainsi averti sa hiérarchie qu’il mettrait fin à son contrat à l'issue du programme estival de cette année.L’un des principaux commanditaires de ce festival international, l’Américaine Betty Freeman, a également annoncé son retrait de la production après neuf ans de participation.«Je suis au regret de dire que je soutiendrai le Festival de Salz-bourg pour la dernière fois à l’été 2000», a-t-elle déclaré, sans plus de précisions, citée par le quotidien Salzburger Nachrichten.La loi de suspension est adoptée Un pas de plus vers la remise en tutelle de l’Irlande du Nord ASSOCIATED PRESS Londres — Les membres de la Chambre des communes ont adopté hier soir à une large majorité un projet de loi autorisant le gouvernement britannique à suspendre les pouvoirs des institutions nord-irlandaises, une mesure destinée à éviter leur effondrement.A 352 contre 11, les députés ont voté en faveur du texte après avoir été avertis pqr Peter Mandelson, le secrétaire d’Etat chargé de la question nord-irlandaise, qu’ils n’avaient pas d’autre choix, l’IRA ayant refusé de désarmer.Le parti majoritaire au sein de l’exécutif d’Irlande du Nord, les Unionistes dUlster, n’a accepté de participer à la coalition quadripartite qu’à la condition que TIRA entame son désarmement.Or, selon un rapport de la commission sur le désarmement, l’Armée républicaine irlandaise n'a pris aucun engagement dans ce sens.M.Mandelson, qui a procédé à un important transfert de responsabilités à l’administration de Belfast il y a deux mois, a expliqué que, dans ces circonstances, il était «clairement pré-lisible» qu'eÜe «éclaterait forcément» si elle n’était pas gelée immédiatement.«Une suspension des institutions, loin de les détruire, les préservera et leur permettre de revivre plus tard», a-t-il assuré, précisant que la loi permettrait à Londres de reprendre «l’administration directe» de la province.Le texte sera examiné aujourd’hui et demain par la Chambre des lords.Avant l’examen du projet de loi, Gerry Adams, le leader du Sinn Féin, la branche politique de TIRA, a exhorté le premier ministre britannique Tony Blair de ne pas suspendre les institutions d'Irlande du Nord à la fin de la semaine.«La suspension ne repose sur aucune base légale ou autre», a affirmé M.Adams au sortir d'une rencontre d’une délégation de son parti avec M.Blair à Downing Street, indiquant qu'une telle mesure rendrait «plus difficile» la réalisation du désarmement de VIRA, question centrale de la crise nord-irlandaise.«R s’agit de la plus grande menace pour l’accord du Vendredi saint depuis sa signature» en avril 1998, a dit le chef du Sinn Féin.Dans un entretien accordé plus tard à la BBC, Gerry Adams a affirmé, exaspéré, qu'il avait fait tout son possible pour obtenir un engagement de ITRA à désarmer.Le recours contre la libération de Pinochet Un autre examen de la cour REUTERS Londres — la Haute Cour britannique a annoncé hier quelle acceptait d'examiner le recours déposé contre la libération d’Augusto Pinochet par le gouvernement belge et six organisations humanitaires.Le recours conteste la décision du ministre britannique de l’Intérieur, Jack Straw, d’interrompre pour raisons médicales la procédure d'extradition vers 1 Espagne de l'ancien dictateur chilien.«Nous sommes très heureux.Nous nous félicitons de cette décision.Il reste maintenant à savoir ce que la cour dira sur le fond de l’affaire», a déclaré une porte-parole d’Amnesty International, chef de file des six organisations humanitaires.Les adversaires d’Augusto Pinochet demandent notamment la publication du dossier médical à la base de la décision du gouvernement britannique.Ils exigent également une contreexperti-se médicale.Il y a une semaine, la Haute Cour avait repoussé des recours similaires également déposés par la Belgique, intervenue au nom de ressortissants chiliens en exil sur son territoire, et les mêmes organisations humanitaires.Trois centrales électriques ont été détruites Les raids israéliens au Liban suscitent la réprobation AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Les raids destructeurs menés par Israël au Liban, au moment où le processus de paix est paralysé, ont été condamnés hier au Proche-Orient et ont suscité des reproches de Paris et l'inquiétude de Washington.Les bombardements ont amené le Liban et la France à demander une réunion dans les plus brefs délais du groupe de surveillance des cessez-le-feu (Liban, Syrie, Israël, France, Etats-Unis), créé en 1996 après l'opération israélienne Raisins de la colère.Les bombardements ont été menés dans la nuit après la mort de quatre soldats israéliens et du n° 2 de l’Armée du Liban-Sud (ALS, milice financée et soutenue par Israël) ces deux dernières semaines dans des attentats revendiqués par le Hezbollah.Trois centrales électriques libanaises ont été détruites, respectivement à Jamhour, près de Beyrouth, dans les montagnes nord à l’est de la ville portuaire de Tripoli et enfin à Baalbek, dans la plaine de la Bekaa.Dans cette dernière ville, fief du Hezbollah, une base du mouvement chiite a également été visée, sans que l’on arrive à savoir exactement l’étendue des dégâts.Quinze civils ont cependant été blessés et hospitalisés.Les raids ont causé des dé gâts d’au moins 35 à 40 millions de dollars, selon les premières estimations officielles libanaises.Dans ce contexte explosif, le premier ministre israélien a réitéré ses engagements en faveur d'un retrait de Tsahal du Liban-Sud en juillet au plus tard.Et tout en précisant qu’il q’était pas dans son intention de fermer la porte à la paix.Ehoud Barak a déclaré qu’il prendrait toutes les mesures possibles pour protéger les Israéliens.Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a «déploré» les raids israéliens «contre des cibles civiles au Liban», appelé toutes les parties à la retenue et mis en garde contre «des conséquences négatives sur le processus de paix».La Syrie, qu’Israël accuse de fermer les yeux sinon d’encourager en sous-main les attaques du Hezbollah libanais contre ses soldats, a multiplié les dénonciations virulentes des raids israéliens.«Israël assume l’entière responsabilité de l’escalade militaire au Liban, des violations de l’accord d’avril [1996 sur le cessez-le-feu au Liban-Sud] et de l’ébranlement Les raids ont causé des dégâts d’au moins 35 à 40 millions du processus de paix», a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk al-Chareh.Pour leur part, les Palestiniens, qui ont gelé lundi les né godations de paix avec Israël, ont qualifié les raids israéliens de «terrorisme d'État» et appelé les pays arabes à cesser de normaliser leurs relations avec Israël.L’Egypte et la Jordanie, seuls pay's arabes signataires de la paix avec Israël, les ont dénoncés.«L’Égypte condamne vivement les agressions israéliennes contre le Liban en raison de leurs retombées sur le processus de paix et parce qu’elles constituent une menace pour les intérêts civils libanais», a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères, Amr Moussa Son homologue jordanien Abdel Ilah Khatib a apporté le soutien de son pays au «Liban/ace aux agressions menées contre ses sites civils, ses institutions économiques et son peuple».La Ligue arabe et l’Organisation de la conférence islamique (OCD se sont jointes au concert des condamnations.Le chef de l’orgaitisation panarabe, Esmat Abdel Méguid, a estimé au Caire que «par cet acte criminel qui a dépassé toutes les limites, Israël cherche à dissimuler son échec face à la résistance libanaise».Le Koweït et les Emirats arabes unis ont condamné les bombardements israéliens et appelé à une intervention de la conununauté internationale, notamment des Etats-Unis.L’Iran, traditionnel allié de la Syrie, accusé par Israël d’armer le Hezbollah, a condamné les opérations israéliennes et exprimé son «soutien et son appui» à Beyrouth.La France a déploré les bombardements israéliens et appelé au respect des arrangements d’avril 1996 demandant aux belligérants d’épargner les civils.«La Frarwe appelle les parties à arrêter cette escalade et à revenir à l’esprit et au respect des accords de 1966», a déclaré le chef de la diplomatie, Hubert Védrine, à Riyad où il est en visite.Le ministre italien des Affaires étrangères, Lamberto Dini, lui aussi à Riyad, a déclaré que son pays ne pouvait «que condamner tout acte de violence perpétré par une partie ou une autre».Washington s’est pour sa part déclaré inquiet.«Nous sommes profondément inquiets de l’escalade de la violence au Liban-Sud», a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Philip Reeker, appelant toutes les parties à la retenue.Le vice-président tchétchène est mort au combat >1;^“ 3?¦w; -•e: Jti." •;* ' ¦ -yiv La 'x ; ; NIKOIJVÏ GALIAÏEV REUTERS Des Tchétchènes, arrêtés par les forces russes pour ne pas avoir de papiers d’identité, attendent dans une tranchée où ils sont détenus pour le moment.Les Russes attaquent en montagne AGENCE FRANCE-PRESSE Grozny — Les Russes tentaient hier de prendre des positions stratégiques dans les montagnes tchétchènes, affirmant par ailleurs avoir tué le vice-président indépendantiste Vakha Arsanov lors des combats des derniers jours à la sortie de Grozny.Dans la capitale indépendantiste conquise par les forces fédérales, les civils ont commencé à sortir des caves après des semaines de bombardements tandis que des défenseurs des droits de l’homme ont fait état d'exactions commises par les soldats russes.De violents combats se déroulaient également dans la plaine au sud-ouest de Grozny, autour des villages de Ka-tyr-Iourt et Chaami-Iourt, où les Russes affirment avoir encerclé des centaines de combattants sortis la semaine dernière de Grozny.Toutes les routes menant vers cette zone sont bouclées depuis plusieurs jours et personne n’a pu y entrer ou en sortir.Les forces russes bombardent systématiquement les véhicules sur la route reliant les localités où se déroulent les combats.Le chef des forces russes dans le Caucase, le général Viktor Kazantsev, a donné hier la liste des chefs de guerre tchétchènes tués ces derniers jours.Parmi eux se trouve le vice-président Vakha Arsanov, mais son décès n’a pas été annoncé par les Tchét- chènes qui avaient annoncé la mort de la plupart des autres commandants cités par le général Kazantsev.«Cela ne signifie pas pour autant que les bandes armées tchétchènes vont maintenant se désintégrer.Le président tchétchène As-lan Maskhadov, qui est un bon commandant, est en vie et de nouveaux chefs de guerre prendront la place de ceux qui ont péri», a estimé louri Gladkevitch, de l'agence d'informations militaires AVN.Selon lui, Maskhadov dispose encore de 5000 à 7000 hommes repliés dans les montagnes du sud de la république indépendantiste.Apparemment soucieuse de ne laisser aucun répit aux indépendantistes après la bataille de Grozny, l’année russe a lancé ime offensive dans les montagnes, notamment à l’entrée des gorges d’Argoun.Selon le site Internet du gouvernement indépendantiste, une hauteur stratégique à l’entrée des gorges a changé de mains deux fois en vingt-quatre heures.Lundi soir, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a produit des témoignages affirmant que les Russes avaient «sommairement exécuté au moins vingt-deux civils tchétchènes, principalement des femmes et des vieillards» dans un quartier de Grozny.Le commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Mary Robinson, a indiqué hier lors d’une visite en Jordanie qu’elle envisageait de se rendre en Tchétchénie pour évoquer la question des «victimes» des violations des droits de l’homme.Par ailleurs, plus de 1000 Tchétchènes arrivent chaque jour en Ingou-chie, la plupart en provenance de Grozny, selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).«Entre 1100 et 1200personnes ont afflué quotidiennement en Ingouchie depuis la Tchétchénie, au cours des derniers jours, seltm nos observations», a déclaré hier Ron Redmond, porte-parole du HCR Lundi, un total de 1115 réfugiés a quitté la république séparatiste, alors que la frontière est seulement restée ouverte pendant deux heures.EN BREF Les pourparlers seront longs (AP) — Les négociations avec les pirates de l’air qui ont détourné dimanche un Boeing 727 afghan pourraient durer plusieurs jours.C’est en tout cas ce qu’estime un responsable de la police britannique, alors qu’un nouvel otage a été autorisé hier à quitter l’appareil, à bord duquel 156 passagers et membres d’équipage sont toujours retenus, sur une piste de l’aéroport de Stansted, au nord de Londres.Selon la police, l’otage a été libéré après s’être plaint de ne pas se sentir bien, portant à neuf le nombre de personnes relâchées depuis l’arrivée de l’appareil en Grandt-Bretagne la veille.Les motivations exactes des pirates de l’air et les éléments de négociations ne sont pour l’heure toujours pas clairs.Mais John Brouhg-ton, de la police de l’Essex, a déclaré que l’éventualité d’une demande d’asile politique des auteurs du détournement n’était pas écartée.Lundi, un diplomate à Moscou avait déclaré que les pirates de l'air voulaient obtenir la libération d’un prisonnier détenu dans la ville afghane de Kandahar.Selon des médias afghans, il pourrait s'agir d'Ismail Khan, ancien gouverneur régional et membre de l'opposition détenu depuis 1997 par le régime des talibans.La Grèce garde son président (AFP) — Le chef de l’Etat grec sortant, Costis Stéphanopoulos, a été réélu hier soir par la Vouli, le Pariement monocaméral, président de la république au cours d'un vote public.Le président de la chambre, Apostolos Kaklamanis, a précisé peu après que M.Stéphanopoulos a été élu par 269 voix, celles des députés des deux principales formations politiques du PASOK (parti socialiste, au pouvoir), des conservateurs de la Nouvelle Démocratie (ND) et des sept députés indépendants dissidents de ces deux partis.Le score obtenu par M.Sté phanopoulos n’a pas de précédent depuis la restauration de la démocratie en Grèce.Pakito est extradé vers l’Espagne (AFP) — L’ancien dirigeant suprême de l’ETA Francisco Mugica Garmen-dia, dit Pakito, a été livré hier à la police espagnole à Madrid après avoir été extradé de France.L'ex-numéro un de l’organisation séparatiste basque, qui sera jugé en Espagne pour avoir ordonné 23 assassinats, est arrivé à bord d'un vol régulier en provenance de Paris.De très importantes mesures de sécurité ont été déployées à l'aéroport de Madrid-Ba-rajas pour accueillir le prisonnier.Francisco Mugica Garmendia, 46 ans, a fait partie pendant cinq ans du collectif Artapalo, nom de la direction collégiale de l’ETA, dont il a occupé le poste suprême de 1990 à 1992.Il a été arrêté à Bidart le 29 mars 1992, en même temps que les deux autres membres du collectif Artapalo, José Luis Alvarez Santacristina et José Ar-regui Erostarbe.La justice française l'a par la suite condamné à dix ans d’emprisonnement pour «association de malfaiteurs».Tchad : accrochages entre armée et rebelles (Reuters) — Des affrontements ont opposé les forces gouvernementales à des combattants fidèles à l’ancien ministre Youssouf Togoimi dans le nord du Tchad, mais les deux camps avancent des bilans contradictoires.Selon un communiqué publié hier par le ministère de la Défense, une patrouille de l’armée a tué deux rebelles au cours d’un accrochage prés de Zouar, au Tibesti.Un soldat de l'armée gouvernementale a été tué et deux autres ont été blessés, ajoute-t-il.De son côté, le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad (MDJT) de Togoimi a publié un communiqué selon lequel ses combattants auraient tué 25 soldats qui tentaient de quitter un camp à Zouar.>\ON ELLIOTT vr\n mon pramier dictionnaire français illustré H82 pages.1132 pages-26$ GUERIN (S14)M2-34S1 tn veille Pans toutes les imrairies I A (> I.K DEVOIR.L E M E R (' R E I) I !l F E V R 1ER 2 O 0 O EDITORIAL Une vieille philosophie Le laxisme du ministère fédéral du Développement des ressources humaines dans la gestion des fonds publics continue de faire la manchette.Pourtant, ce dont Ottawa est accusé n’est rien d’autre que le résultat d’une philosophie vieille de plusieurs années.Le scandale, c’est qu’il ait fallu cet incident de parcours pour qu’on se souvienne.D Jean-Robert Sansfaçon ?epuis fort longtemps, les ministères fédéraux, toutes catégories confondues, ont adopté une philosophie de gestion des fonds publics basée sur deux principes simples: maximiser les retombées économiques pour l’ensemble du pays et maximiser l’impact politique pour chaque député du parti au pouvoir.Contrairement aux provinces et aux municipalités qui ont à rendre des services de première ligne à la population, Ottawa n’a à peu près jamais eu à gérer lui-même des programmes, si l’on excepte évidemment l’armée et les programmes qui se limitent à faire parvenir un chèque à quelqu’un: chèque d’assurance-chômage, de sécurité de la vieillesse, d’allocation familiale, d’aide à la recherche, à l’exportation, au développement régional, etc.Du temps où les théories keynésiennes étaient à la mode, Ottawa s’accommodait de ce rôle valorisé de responsable des politiques globales de stabilisation de l’économie, dites politiques macro-économiques.Lors d’une récession, il suffisait d’augmenter les dépenses en empruntant les sommes manquantes et de distribuer cet argent un peu partout à travers le pays par l’entremise des prestations directes aux chômeurs, des subventions aux entreprises régionales ou des transferts aux provinces.11 pouvait survenir, à l’occasion, que l’on s’aventure de plus près sur le terrain par des programmes de création d’emplois directs, mais rarement ces programmes, populaires par ailleurs, étaient-ils pris au sérieux quant à leurs objectifs avoués.Qu’on se rappelle les fameux Projets d’initiatives locales (PIL) par lesquels Ottawa a versé des subventions à des groupes pendant des années, sans trop de contrôle et sans aucune évaluation des résultats.Des choses bien sont ressorties de plusieurs de ces projets, mais là n’était tout simplement pas l’objectif poursuivi par Ottawa, qui cherchait à redistribuer des fonds pour contenir les groupes de jeunes chômeurs, soutenir la consommation locale et planter son drapeau en sol hostile.Avec le changement de cap survenu depuis plus d’une décennie, Ottawa a abandonné une large portion de son rôle de gestion globale de l’économie aux mains de la Banque du Canada qui, selon la conjoncture, se limite à agir sur les taux d’intérêt.Pendant ce temps, la machine politique tente tant bien que mal de s’inventer un nouveau rôle, plus microéconomique cette fois, tout en se voulant aussi efficace sur le plan politique.Pour ce faire, on ne s’est pas gêné pour empiéter sur les plates-bandes des provinces.Malheureusement, chaque fois qu’il a tenté de gérer lui-même les programmes imaginés, par-dessus la tête des municipalités et des provinces, Ottawa a dû se rendre à l’évidence: la bureaucratie fédérale est trop loin des gens et n’est pas en mesure d’assurer le suivi des projets sur le terrain.Pas plus aujourd'hui qu’hier, du temps où tout le monde trouvait Ottawa si généreux et si peu contrôlant comparé à Québec, qui a toujours eu la réputation d’exiger dix rapports en six copies par tranche de 100 $ de subvention.Il y a quelques années, en cédant au Québec et à quelques autres provinces une portion des fonds de l’assurance-emploi nouvellement destinés à des mesures dites actives pour les chômeurs, Ottawa s’est débarrassé de la partie la plus complexe du travail: celle qui consiste à imaginer et à gérer des programmes d’aide efficaces auprès des gens.Tout n'a pas été facile pour Québec, Emploi-Québec étant encore placé devant l’obligation de s’ajuster à la réalité des coûts de tels programmes, mais tout n’est pas perdu pour autant.Au même moment, Ottawa a créé son propre volet de mesures actives destinées aux jeunes et aux régions, mais il l'a fait comme toujours: en ouvrant les vannes très largement, sans contrôles et sans objectifs autres que le saupoudrage régional politiquement rentable.Comme dans le bon vieux temps.Laxiste, le ministère de Pierre Pettigrew et de Jane Stewart?Certes oui, mais ni plus ni moins que par le passé- la différence, c’est que depuis l’ère des surplus, Ottawa, qui n’a jamais rien géré d’autre avec efficacité que sa grosse planche à billets, voudrait maintenant qu’on le considère comme un bon conseiller en main-d’œuvre, comme un savant recteur d’université et comme un génial administrateur d’hôpital.Malheureusement pour lui, il n’est qu’un gérant d’estrade bourré de fric qui se refrise à voir les choses en face.jrsansfaconfà ledevoir.ca Que faire?Serge Truffaut ?O I uennadi Ziouganov, chef du Parti communiste russe, est le / 1 premier à avoir déposé officiellement sa candidature en vue I des élections présidentielles anticipées qui se tiendront le |l| 26 mars prochain.Quant à son adversaire, Vladimir Poutine.VJJ nommé chef de l’État au lendemain de la démission de Bo- li- ris Eltsine, il remettra les 500 000 signatures obligatoires à tout prétendant au poste suprême dans la journée de samedi, vraisemblablement.Le lendemain, le chapitre des mises en candidature sera fermé.Après quoi, nous serons les témoins d’un plébiscite: celui de Poutine.11 est en effet écrit dans le ciel que Vladimir Poutine, ex-honorable correspondant du KGB âgé de 47 ans, sera propulsé président.Si l’on en croit les sondages, il serait même possible que la victoire lui soit assurée dès le premier tour, la popularité acquise à la faveur du conflit tchétchène est telle qu’on lui accorde près de 60 % des intentions de vote, contre 25 % pour Ziouganov.Les miettes restantes seront départagées principalement entre le réformiste Grigori Yavlinski et l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, s'ils parviennent à rassembler le demi-million de signatures dans les prochains jours.Faute d’avoir réalisé un bon score lors des législatives tenues en décembre dernier, Evgueni Primakov a annoncé son retrait de la course la semaine dernière.Son absence aura une conséquence quelque peu dramatique: le débat qui s’annonce sera réduit aux invectives et diverses campagnes de dénigrement dont les médias russes, pratiquement tous au service de Poutine, ont le secret.Pour ce qui est des programmes qui seraient susceptibles de provoquer des discussions sur l’état présent et futur de ce pays, il faudra faire carême.Pourtant, Dieu sait si l’état actuel de la Russie affiche tous les reliefs de la déliquescence.Politiquement, la Constitution et la division çles pouvoirs ont été confectionnées de manière à favoriser l'autocratie.Economiquement, il faudrait de huit à dix ans de croissance significative du PIB pour que la Russie rattrape le niveau des pays européens les plus pauvres.Socialement, la déconfiture tous azimuts du système est telle que la moitié de la population en est réduite à lutter quotidiennement pour la simple survie.En s’engageant en Tchétchénie, Poutine a voulu détourner les regards des problèmes criants qui affectent le quotidien de 147 millions de personnes.L’enlisement des Russes dans cette république du Caucase risque fort d’avoir l’effet contraire à celui recherché: l’explosion sociale va s’imposer à l’agenda des ploutocrates du Kremlin.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CIAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE; BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ AfgES Vous, JArtC-t'tTiffuîTTt V 1/71, >1) \ C9I port Parent, laisser aux religions le soin de s’occuper de leur croyance et donner à l’école les moyens de développer une éthique, un sens des valeurs qui soient commun à tous les citoyens, d’où qu’ils proviennent. À propos de l’ouvrage de Jim Leach À tout prendre.ou à tout laisser DONALD WINKLER Journaliste ai moi-même signé une recen-T} sion pas tellement élogieuse du I 7 livre de Jim Leach (Claude Ju-tra, Filmmaker) dans The Ga-jj #1 zette.Il est quelque peu iro-I nique que j’aie maintenant à me porter à la défense de cet auteur.Pauvre homme, il doit se demander ce qui lui arrive.Il se trouve coincé entre Robert Fulford qui, dans le National Post a commis un éloge porteur de poison: «Claude Jutra.a dilapidé une bonne part de son énergie et de sa réflexion à vouloir, en vain, donner satisfaction à ce que voulait de lui le nationalisme québécois» (notre traduction) et Odile Tremblay qui s’offense et s’indigne dans Le Devoir.«.il eût bien mieux (fait) de s’aventurer dans d’autres ornières, ce professeur de cinéma ontarien».La manière Le côté désolant de l’affaire, c’est que Jim Leach aime Claude Jutra et adore ses films, au point que tout son livre fait la preuve d’un effort de sa part pour majorer la réputation de Jutra, pour souligner que beaucoup de ses films n’ont pas eu la cote qu'ils méritaient et pourquoi il en hit ainsi.Malheureusement la manière utilisée par Leach, en tant que professeur sérieux de l’art cinématographique, est d’exhumer toutes les subtilités sociopolitiques réelles ou imaginaires dans les textes qui se rattachent aux films, comme si ces textes à eux seuls pouvaient fournir la preuve de la valeur d’un film.Sa manière de raisonner prend, par ce biais, davantage l’allure d’une plaidoirie spécialisée que celle d’arguments convaincants.On ne doit pas attribuer à Leach ce qui est une affirmation de Fulford, soit que l’esprit du temps (Zeitgeist) souverainiste mène à des promesses non tenues.De fait l’auteur me semble affirmer que, quelles que soient les tensions que Jutra a supportées dans sa carrière face à la culture canadienne, ces dernières ont été un apport à la richesse et à la complexité de son œuvre.Qu’on m’entende bien.Je déplore, chez Fulford, sa réponse abrupte et simpliste au livre de Leach et l’idée qu’il laisse pointer que, parce que c’était de l’argent fédéral qui le finançait Jutra ne pouvait plus, comme il le clamait être un «cinéaste québécois» produisant des «films québécois».Je déplore tout autant qu'Odile Tremblay épouse l'attaque de Fulford contre le livre, et qui plus est, laisse entendre, ce qui est absurde.que personne dans le Canada hors-Québec est autorisé à enfourcher le rôle d’analyste critique d’une icône culturelle du Québec.Ce type de manichéisme mutuel appauvrit le débat sur la culture dans ce pays.Il en résulte que l’on perd de vue l’œuvre elle-même.De fait, si nous posons comme prémisse que la culture du Québec a suffisamment de maturité et de traits universels pour être assurée d’un avenir en dehors de ses frontières, nous ne pouvons clamer que personne, en dehors du Québec, ce qui comprend l'Ontario, n'est autorisé à en deviser.On peut évidemment s’interroger sur les raisons qui font que la première étude en profondeur de l’œuvre de Jutra soit le fait d'un auteur qui n’est pas du Québec.On peut souhaiter qu’un jour, à brève échéance.quelqu'un se chargera de bien examiner le phénomène Jutra, et poser la question: cette sorte de culte qu’on lui voue est-il entièrement dû au succès de deux films et à une fin désolante?Ou peut-il y avoir des traits de caractère de Jutra, une sorte de douce ambivalence génératrice de malaise, politique comme sexuel, qui a touché et continue de toucher une corde sensible dans la société québécoise?On a là de quoi dépasser le piège manichéen.On peut souhaiter qu’un jour quelqu’un se chargera de bien examiner le phénomène Jutra ?Question de portée Les susceptibilités sont grandes en ces névralgiques matières.Bien sûr, un Ontarien a plein droit de se demander si le car-| can souverainiste a étouffé des créateurs J québécois.Mais la portée de ses propos ne tombe-t-elle pas alors un peu à plat?Quand j les leçons proviennent d’un auteur anglophone, les Québécois ont tendance par réflexe, à tirer sur te messager, surtout s’il affiche, comme Leach, des préjugés qui ! choquent.Odile Tremblay LE DEVOIR, LE MERCREDI 9 F ÊVIIIER 200 0 A 7 IDEES Uargumentaire décevant de John Saul SERG1EH MOUSSALY Université du Québec à Chicoutimi ous ceux qui connaissent et apprécient la culture historique et le talent de John Saul éprouvent une profonde déception devant son échec à réfuter les multiples critiques énoncées par Gérard Bouchard à propos du contenu de Réflexions d'un frère siamois que publiait Le Devoir.Dans sa mise au point, l'auteur des Bâtards de Voltaire semble perdre sa perspicacité polémique en matière d’analyse des faits, des données historiques et de la trame de fond qui conduit les collectivités démocratiques.A-t-il voulu accréditer l’argumentaire de son critique, et se mettre volontairement en échec, en vue d’entretenir un dialogue avec la frange avancée du nationalisme québécois représentée par Gérard Bouchard?L'interrogation mérite d'ètre considérée.Sinon, comment peut-on expliquer trois affirmations de John Saul, rejoignant favorablement l’argumentaire fondamental d’un historien chevronné, connu pour son analyse factuelle et systématique des défauts originaux du pacte fédératif de 1867: ¦ la première affirmation soutient que «l’histoire ne peut être une science exacte» ayant pour objet la recherche de vérité.Toutes les possibilités d’interprétation peuvent donc être admises selon le référentiel choisi par l’analyste.Or c’est précisément ce genre d’argument qui conduit à décrire la trajectoire du système fédératif à partir des erreurs, des lacunes et du rapport asymétrique du pouvoir attribué à la composante anglophone du pays; ¦ la seconde affirmation concède que plusieurs «bêtises» ont été commises lors de la constitution du pacte fédératif et durant plusieurs décennies de son application.La dis- crimination à l’endroit des autochtones, des juife et autres minorités de couleur, la répression des Métis du Manitoba ou la pendaison de Riel ne sont que quelques exemples d’une fondation «non réussie» en matière de protection des droits et des libertés.¦ finalement, la dernière affirmation concerne la collusion entre les intérêts financiers privés et la plupart des hommes politiques qui ont contribué à la définition du fondement du pacte fédératif.J.Saul reçoit G.Bouchard pour qualifier ces nommes de «réactionnaires-actionnaires» ultramontains ou orangistes.Partielle et erronée Cette interprétation du fondement institutionnel et de la trajectoire du système canadien est foncièrement partielle, sinon erronée.On ne juge pas un système fédératif associant des composantes différenciées sur le plan idéologique, économique ou culturel sur la base des intérêts individuels des fondateurs, de leurs humeurs ou orientation idéologique.Une fondation réussie s’évalue en matière de décisions, de principes et d’actes originels ayant une portée significative sur le devenir et la prospérité d’une collectivité.Dans cette perspective, le référentiel d’évaluation comporte trois dimensions distinctes: ¦ le développement des institutions, des droits et libertés que suscitent les principes et les règles établies lors de la formation de l’entité politique; ¦ le respect du droit à la différence de chacune des composantes de l’ensemble fédératif (différence culturelle, linguistique, religieuse); ¦ la contribution de l’ensemble fédératif au développement économique de chacune de ses composantes à travers les gains d’association et d’échanges qu’on qualifie d’externalités économiques de l'intégration des ressources et des marchés.C’est ainsi, et à titre d’exemple illustrant la vision du futur qui animait les fondateurs du pacte de 1867, que l’attribution aux provinces de la propriété publique de leurs ressources naturelles constituait en soi une mesure révolutionnaire dans un contexte dominé par l'idéologie du capitalisme industriel du XIX' siècle.Comme le relevait Eric Kierans, cette mesure visait à doter les provinces des assises de leur autonomie et pennettre une gestion des ressources orientée vers le bien-être des populations.Rien n’obligeait les fondateurs de 1867 à introduire cette disposition s’ils étaient mus par les intérêts du capital financier.Le niveau de vie actuel des Québécois et la position qu’occupe le Québec dans le concert nord-américain sont redevables pour une large part à cette disposition.Tous ces éléments d’ordre institutionnel, économique et réglementaire fia National Policy, par exemple), John Saul les connaît parfaitement.Il aurait pu les mettre en évidence pour souligner qu’une fondation réussie admet des erreurs, des «bêtises», des antagonismes partiels et des indifférences, selon le mot de Jean-François Bayard (L’Illusion identitaire, 1998).Mais l'essentiel, ce sont les gains, les externalités comme disent les économistes, qu'engendre le partage d’un destin commun.Un débat inachevé En choisissant de répliquer à un historien chevronné sur le terrain que ce dernier maîtrise parfaitement, John Saul s’est engagé dans un débat inachevé — renforçant la thèse du rapport asymétrique entre les deux peuples fondateurs — qui sert de fondement au projet nationaliste.En procédant selon une approche utilisant la causalité inversée dans le temps, l’auteur de Réflexions aurait pu démontrer aisément que le potentiel remarquable dont dispose actuellement le Québec dans le concert des formations industrialisées découle directement des externalités générées par la trajectoire du système fédératif.Il s’est abstenu de le faire.A la grande déception de ceux qui admirent son talent et sa profonde culture historique.- „.y * \ s ARCHIVES LE DEVOIR Les chargés de cours sont souvent hautement diplômés, ont à relever le défi constant d’enseigner essentiellement au premier cycle à des classes surchargées et font aussi de la recherche.Réponse aux professeurs du département d’études littéraires de l’UQAM Chargés de cours: pour remettre les pendules à l’heure.DOMINIQUE MEUNIER Chargée de cours, département de communication Université de Montréal [j==j| esdames et Messieurs, MA la lecture de votre lettre au ministre Legault, j’ai jugé opportun d'écrire ces lignes pour souligner quelques interpréta-lions que je pense erronées.Tout d’abord, vous dites qu’on ne peut comparer la tâche d’un professeur à celle d’un chargés de cours.Je suis tout à fait d'accord avec vous.Toutefois, vous ne semblez pas avoir saisi la teneur de l’étude dont il est question ici et sur laquelle s’appuie le ministre.Lorsque l’on parle de comparaison entre la tâche des chargés de cours et celle des professeurs et de l’écart de salaire qui en découle, il ne s’agit pas de comparer la tâche globale de chacun mais bien de la tâche d’enseignement Dans ce cadre, oui la comparaison est possible et l’étude démontre que relativement à la tâche d’enseignement l’écart salarial est bel et bien de 70 %, à la défaveur des chargés de cours, on l'aura compris! Mais peut-être faut-il douter de la neutralité et de l’impartialité de l’étude ?Le Devoir (28 janvier 2000) rapporte que cette étude a été « réalisée conjointement par les chargés de cours et le ministère de l’Éducation [.] ».Vous en profitez pour sauter à la conclusion hâtive que «vos propos (ceux du ministre] repose»/ donc sur les revendications d’un groupe d’enseignants impliqués dans les négociations», laissant ainsi planer un doute quant à un possible «parti pris»?Tout d’abord rectifions les faits.Un parti pris?Cette étude a été réalisée par l'Institut de Recherche et d’information sur la Rémunération intégré à l’Institut de la Statistique du Québec (1R1R-ISQ).Elle a été demandée et subventionnée à part égale par le syndicat des chargés de cours de l’UQTR et la partie patronale de cette même université.Peut-on en déduire un «parti pris inquiétant»?Selon la même logique, que dire alors des fonds de recherche octroyés aux professeurs par le FCAR.le CRSH et autres organismes gouvernementaux.?Une autre précision s’impose: vous dites dans votre texte que les chargés de cours sont des pigistes.En dehors du fait que cela soit dit sur un ton relativement péjoratif, cela sous-entend-il que les « pigistes», quels qu'ils soient, ne sont pas professionnels?Que les chargés de cours n’ont aucun intérêt pour la collectivité ?Qu’ils se contentent de «livrer la marchandise» trois heures par semaine?Ce n'est pas tout à fait ce que je peux observer autour de moi.Dernier élément : il semble que pour certaines personnes (voir Le Devoir 5S février 2000, cahier E 9) la présence des chargés de cours dans les universités affecterait négativement la qualité de l'enseignement.Bien sûr, je vais vous dire que c’est faux, que les chargés de cours sont souvent hautement diplômés; qu'ils ont à relever le défi constant d'enseigner essentiellement au premier cycle c'est-àdire à des classes surchargées; que certains font aussi de la recherche: quils aiment ce qu’ils font (à moins qu’ils ne soient tous masochistes vu le salaire qu’ils reçoivent).Mais à quoi bon continuer ce débat stérile, cette guerre de clochers?Il me vient plutôt une idée: pour remettre les pendules à l’heure pourquoi ne pas demander l’avis aux premiers concernés, les étudiants?Alain-Robert Na de au ?Avalanche Peu de chroniques ont suscité autant de commentaires que celle de la semaine dernière, consacrée aux témoins informatiques (cookies).Vous vous rappelez, ces fameux bidules que l’on dépose subrepticement dans un fichier placé sur le disque dur de votre ordinateur afin de retracer vos allées et venues sur le Web?Bien que le titre qui coiffe cette chronique ne constitue certainement pas une litote, on ne saurait non plus le qualifier d’hyperbolique.Mot savoyard qui signifie une chute de neige par glissement de terrain, il symbolise bien la nature des réactions que j’ai reçues, c’est-à-dire beaucoup en peu de temps.De mémoire, seules deux autres chroniques, soit «1984» et «Sacs à ordures et vie privée», avaient suscité autant de réactions.Or ces deux chroniques traitaient du droit à la vie privée.J'en déduis donc que c'est là un sujet qui vous intéresse grandement.Ça tombe bien.Moi aussi! Dans un courriel que me transmettait un lecteur de la région de l’Outaouais, on pouvait lire ce qui suit: «fai lu votre intéressant article publié dans Le Devoir du 2 février 2000.Peut-être pourrais-je éclairer votre lanterne.» Mais éclairez donc, mon ami.éclairez.Après un cours de base accéléré sur les témoins informatiques, il m’expliquait qu’il y a deux méthodes de les contourner en reconfigurant les fichiers témoins de son disque dur ou en créant un fichier témoin sur le disque virtuel de telle sorte que les informations disparaissent à chaque redémarrage.Qu'arrive-t-il cependant lorsque ces mécanismes de protection sont contournés ou encore lorsque notre ordinateur est allumé en pennanence?Un lecteur de la région de Montréal me recommandait l'utilisation d’un logiciel spécialisé, le Freedom (www.fre-doom.net), en précisant ce qui suit: «Contrairement à ce que beaucoup sont portés à croire quand je leur parle de ce logiciel, le but ultime n ’est pas d'aider à cacher les criminels, pédophiles, pirateurs et autres (bien que j’admette que beaucoup ont dû s'inscrire) mais de faire en sorte que nos périples virtuels restent privés.» Je vous remercie de le rappeler, ça me rassure de le savoir.J'ai choisi les commentaires de ces deux lecteurs parce qu’ils semblaient représentatifs et aussi, parce qu’ils contribuent à mettre en exergue le message que je transmettais dans cette chronique.On aura remarqué que les moyens proposés par ces deux lecteurs, dans la mesure où ils s’avéraient véritablement efficaces, sont des moyens de protection qui se, situent en aval, c’est-à-dire après que l’immixtion a eu lieu.A mon avis cependant compte tenu de l’ampleur et de l'importance de l'information dans notre société postindustrielle (incidemment qualifiée par certains de société de l'information).la véritable question d’intérêt public est la protection que l’on offre en amont, c’est-à-dire avant que l’on ne porte atteinte au droit à la vie privée.Equilibre rompu Déjà aux Etats-Unis, le développement de ce qu'on appelait.au début du siècle dernier, les nouvelle technologies fie téléphone et la radio) avait eu tôt fait de rompre l’équilibre consacré, à la fin du XVIir siècle, par le Bill of Rights à la protection du droit au respect de la vie privée.En effet, c’était la première fois que des actions se déroulant entièrement à l’intérieur d’un lieu constitutionnellement protégé pouvaient être interceptées, écoutées et enregistrées dans des lieux physiques éloignés.Dans l'arrêt Olmstead (1928), le juge Taft fie seul individu qui ait tour à tour été président des Etats-Unis et juge en chef de la Cour suprême, préférant de loin cette dernière fonction) concluait au nom de la majorité qu’un individu n'a aucune attente en matière de vie privée en ce qui a trait à ses conversations téléphoniques.la justification officieL le était qu'il était nécessaire qu'il y ait une intrusion physique relativement à un bien tangible pour porter atteinte à ce droit.Il semblerait bien cependant que le fait que les conversations téléphoniques interceptées étaient celles d’un contrebandier d’alcool en pleine période de la FYohi-bition aurait fortement influencé la Cour suprême.Toujours est-il qu’il aura fallu attendre prés de 40 ans, avec l’arrêt Berger (1967), pour que la Cour suprême ne renverse cette décision.Un an plus tard, le Congrès adoptait l'Omnibus Crime Control and Safe Streets Act qui rendait illégale l'interception des conversations téléphoniques.Au Canada, c’est aussi en 1968 que les premières manifestations en ce sens ont vu le jour.En 1972, les ministères fédéraux de la Justice et des Communications établissaient un groupe de travail, le Groupe sur l’ordinateur et la vie privée, afin d’étudier l’impact que suscitait l’avènement des banques de données sur la vie privée.Deux ans plus tard, le gouvernement libéral minoritaire faisait adopter la Loi sur la protection de la vie privée, qui deviendra Factuelle partie VI du Code criminel, afin de rendre illégale l’interception des conversations téléphoniques.Mais ce n’est cependant qu'au début des années 80 que le même gouvernement invoquant à juste titre la relation étroite et quasi symbiotique entre la transparence de Faction gouvernementale et la démocratie, faisait adopter les lois sœurs que sont la Loi sur l’accès à l’information et la Loi sur la protection des renseignements personnels.Bref, il aura fallu attendre près d’un demi-siècle avant que ne soient introduites des mesures protectrices ayant trait au droit à la vie privée correspondant au progrès des nouvelles technologies.Il nous faut espérer cependant qu'il ne faudra pas attendre un autre demi-siècle pour se rendre compte de la nécessité de protéger le droit à la vie privée des individus relativement à de nouvelles technologies de ce siècle.Car cette fois, il sera sans doute trop tard.alahi-robert.nadeaiéa justicemail.com Ecrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes A rinformation géntraie et métropolitaine : Ixiuis Lapierre {adjoint au dirreteur dt l'information).Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urfaine).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports); l’aule des Rivières (éditorialiste).Jean Dion, Louis-Gilles Francceur ; ienvininiiement).Judilh Lachapelle, l-ouise Leduc, Kathleen lévesque (actualités politiques municipales).Benoit Monger (responsable du site Web), Brian Myles (Justice et faits divers), Isabelle Paré (santé); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt {pages éditoriales, responsable des pages thématiques); , Martin Pudns et C hristine Dumazet (relecteurs).Jacques Grenier et jacques Nadeau {photographes) ; h l'information culturelle : Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon Ithéâtre).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinema).Clément Trudel (musique) ; A l'information jéconomique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Claude lévesque.François Normand, Claude Turcotte ; A l'Information internationale : Jean-Pierre Legault.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); A l'information politique : Pierre O'Neill, Hélène Buzzetti.Manon Cornellier ! parlrmentairr à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec); Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : Julie Tremblay, MarieClaudc Petit (commis) Iss documentation Gilles Paré {directeur) ; Brigine Arsenault.Manon Demme, Serge laplante (Québec), Rachel Rochefort {Ottawa) IA PI IBIJCITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté.Anouk Hurbutt.Manon Bouchard.Christiane Legault, Jacques A Nadeau.Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Ruelland, Sébastien Saint-Hilaire IpvHiaiairrs).Iropold Sic Marie (directeuraéftmd) Manon Blanchette.Sylvie laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bedard, Philippe Borne.Johanne Brunet Danielle Cantara.Rk-hard Des Cormiers.Marie-Josée Hu-(lnn.Sébastien Vallée, Christian Vien.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle).Hélène Gervais, Evelyne labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel {responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction); Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert ^'¦président exécutif et directeur général).» A 8 L K I) K V 0 I K , I.K M K R ( R E 1) I !> FEVRIER 2 0 0 0 LE DEVOIR SUITE DE LA PAGE 1 au niveau actuel de 25 % des dépenses publiques au Québec, une représentation québécoise distincte au sein des ambassades canadiennes, un mécanisme d’arbitrage décisionnel pour trancher les litiges budgétaires entre Québec et Ottawa de même qu’un droit de veto sur toute modification à ces droits.L’auteur a même commandé un sondage auprès de Jean-Marc Léger qui a interrogé un millier de Québécois à la fin de novembre et au début de décembre 1999.Ce sondage a porté sur les principaux éléments de la liste de pouvoirs décrits par M.Usée et confirme qu’une nette majorité de Québécois appuie chacune de ces revendications, précise-t-il dans son ouvrage.Le projet actuel du Parti québécois et du gouvernement — tenir un référendum gagnant sur la souveraineté dans un avenir prévisible — n’est pas crédible, soutient l’ex-conseiller.«R y a un immense problème de crédibilité», a-t-il dit, ajoutant qu’WZ n’y a pas de connexion avec l’opinion [publique]».Selon lui, «il y a énormément de souverainistes qui constatent l’impasse» et, pour en sortir, il ne suffit pas de ressasser «des slogans qui sont maintenant éteints».«Le problème, c’est que l’opinion publique est en train de perdre l’intérêt pour ses propres intérêts.Et tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant est considéré d’un autre siècle, pour ne pas dire d’un autre millénaire», estime-t-il.«Tous ces discours qu 'on a fait du côté de la souveraineté, du côté des fédéralistes autonomistes, il faut bien admettre que ça n’a plus de résonance», comme les jeunes députés du Bloc québécois l’ont affirmé, a dit M.Usée.Se décrivant comme quelqu'un qui a toujours prôné l’atteinte de la souveraineté «en ligne droite» à l’instar de Jacques Parizeau, M.Usée a modifié ses vues en constatant «la peur de l’échec» que ressent la population devant la possibilité d’un autre référendum sur la souveraineté.Il constate également «une accoutumance de l’électorat» à l’endroit du plan B qui se déploie à Ottawa.De fait, l’enjeu des prochaines élections fédérales, prévues en 2001, «c’est de savoir si le Parti libéral du Canada de Jean Chrétien et de Stéphane Dion deviendra, pour la première fois depuis 1980, le premier parti fédéral au Québec en terme de votes», craint-il.Un tel résultat donnera «un signal politique du déclin du Québec», prédit-il.De là l’importance de tenir un référendum gagnant sur les pouvoirs essentiels à un Québec moderne avant les prochaines élections fédérales.«Le Québec n’a plus aucune carte dans son jeu.Aucune.R doit se redonner une main», a-t-il dit M.Usée admet qu’un tel référendum, dans l'éventualité où Ottawa accède aux demandes du Québec, repousserait de plusieurs années la réalisation de la souveraineté, un objectif qu’il ne remet toutefois pas en question.Mais c’est le meilleur espoir, à ses yeux, de faire la souveraineté, qui est «plus nécessaire que jamais».L’essai de Jean-François Usée est écrit sous le signe du déclin du Québec.Même si le Québec est «dans la meilleure forme de son histoire», il amorce son déclin politique dans la fédération.Les Québécois ne compteront plus que pour 17 % de la population canadienne d'ici 2050.Qui plus est le gouvernement canadien a réussi au cours des dernières années à affirmer sa prépondérance dans les pouvoirs judiciaire et législatif ainsi que, plus récemment dans les pouvoirs administratif, grâce à l’Union sociale, et financier.A cet égard, «il va y avoir une chute du pouvoir financier du Québec qui va constamment alimenter la grogne» des Québécois, estime Jean-François Usée, rendant impossible la réunion des conditions gagnantes.LE DEVOIR ACTUALITES iM ; - SP ! 7mm t il \Éâ JACQUES NADEAU LE DEVOIR David Samson, le directeur général des Expos, et Jeffrey Loria, le propriétaire de l’équipe, ont présenté hier à la presse la maquette du futur stade des Expos.EXPOS SUITE DE LA PAGE 1 Rock et la couverture des services médicaux Ottawa (PC) — Le ministre de la Santé Allan Rock s'oppose à la réduction de la couverture des services médicaux comme moyen de résoudre le problème du financement des services de santé au pays.M.Rock réagissait aux rumeurs voulant que des services actuellement couverts par le régime d’assurance-santé en soient exclus, pour freiner l’escalade des coûts du régime.«Je n ’en suis pas là, je ne suis pas d’accord avec cela», a déclaré le ministre hier, après s’être entretenu avec son homologue de Colombie-Britannique, Penny Priddy.M.Rock a invité les ministres des provinces à une rencontre, qui aura lieu en mai, pour discuter de la crise des soins de santé, mais s’est limité à de vagues indications quant aux solutions qu’il proposerait Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par 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les rues de la Montagne, Notre-Dame.Peel et Saint-Jacques.Et ils n’en avaient que pour l’intimité, l’accessibilité, la proximité du terrain de jeu et des joueurs, le sentiment d'appartenance et l’intégration à l’environnement urbain qui, soutiennent-ils, seront les éléments clés de ce projet excitant.L’édifice, ont-ils ajouté, a été conçu avant tout pour les fans, dont on oublie beaucoup trop souvent qu’ils sont «les personnes les plus importantes» sans lesquelles la grosse machine du sport professionnel tournerait à vide.Le stade, dont la construction doit débuter ce printemps et se terminer à temps pour l’ouverture de la saison de baseball 2002, pourra accueillir 36 287 spectateurs bien comptés, avec option d’ajout d’estrades de quelque 3000 places supplémentaires au champ extérieur.Le coût en a été établi à 200 millions de dollars et, comme l'a souligné David Samson à qui on faisait remarquer que de nombreux précédents existent en matière de factures extensibles dans le domaine du sport, «il n’est pas dans nos habitudes d’avoir des dépassements de coûts».Élaboré par le groupe d’ingénierie Axor, le stade projeté se démarque des bâtiments .similaires érigés au cours des dernières années, aux États-Unis principalement.Par son prix d’abord, qui se situe à environ la moitié de ce qui a été déboursé pour le Jacobs Field de Cleveland ou le Camden Yards de Baltimore et est de 50 millions inférieur au plan antérieur de Claude Brochu — une question de matériaux utilisés, a précisé M.Samson —, mais aussi par son design: il sera de forme ovale, avec des gradins en surplomb pour rapprocher les spectateurs du jeu, et muni d’une enveloppe extérieure en verre qui assurera une «légèreté architecturale» et un éclairage, si on a bien compris, à couper le souffle.«Ce n’est pas l’un de ces sombres canyons de béton typiques des années 1970, a confié Jeffrey Loria.Nous voulions créer quelque chose de vraiment particulier.Les stades à l’ancienne sont partout, et il faut commencer le nouveau millénaire avec des idées neuves.L’intérieur sera beaucoup plus confortable pour les amateurs.De vieilles briques rouges et du bois, le sentiment de remonter dans le temps, c’est très bien, mais pour nous, l’important est que les fans goûtent l’ambiance et soient près de l'action, et le stade permettra cela.» Il a ajouté que le site choisi était idéal et que «c’est comme si cette parcelle de terrain avait été spécialement aménagée pour accueillir ce type de construction».Le stade comprendra aussi 66 loges de luxe, dont deux adjacentes aux abris des joueurs, une loge de réception au champ droit baptisée «Guerrero’s Gang» et 257 sièges Club Exclusif dans une section dotée d’entrées séparées.Au delà de la clôture du champ extérieur, un nouvel édifice abritera les bureaux des Expos, et une plaza commerciale sera aménagée à l’angle nord-est du quadrilatère (derrière le champ centre), plaza qu’on annonce «magnifique».Par ailleurs, le stade lui-même a été déplacé d’une quinzaine de mètres vers l’est par rapport aux plans originaux afin de permettre l’aménagement d’une place plantée d’arbres faisant écran entre le stade et les résidences de la rue de la Montagne.Hier, M.Samson a refusé de répondre aux questions concernant le prix des billets dans le futur stade.Il s'est contenté d’indiquer que les sections à prix populaire (bleachers) et d’admission générale regrouperont 25 % des places.«N’importe qui pourra assister aux matchs, a-t-il dit Je le répète, c’est important: n’importe qui.» Il a du reste déclaré que tout le monde aimera le nouveau stade et pourra s’y rendre «voir les Expos quand ils gagneront la Série mondiale».Trois dossiers à régler En attendant la première pelletée de terre, trois dossiers restent à être réglés.D’abord, le financement.Les Expos prévoient de s’alimenter à trois sources pour trouver les 200 millions de dollars nécessaires: 100 millions provenant d’un emprunt dont le gouvernement du Québec paiera les intérêts à même son budget de promotion touristique (huit millions par année pendant 20 ans), 50 millions provenant de la prévente de billets et 50 millions pigés dans le capital de roulement de l’équipe.En ce qui a trait à la participation du gouvernement, un protocole d’entente a été conclu: mais, a-t-on fait savoir hier, certains détails restent encore à être discutés.Il est toutefois assuré que la Régie des installations olympiques sera propriétaire du nouveau stade, ce qui exemptera les Expos de taxes municipales, et que l’équipe le gérera.Quant à la vente de billets — il n’est pas certain qu’on reprendra le principe de la vente de droits de sièges mis en place par Claude Brochu —, la récolte se situe actuellement entre 25 et 30 millions, a dit M.Loria.Deuxième dossier: la cession du terrain convoité, qui appartient au gouvernement fédéral.Les Expos discutent présentement avec,Ottawa un bail de location: pas question d’acquisition.A ce sujet, M.Samson a précisé que les négociations portaient sur une location «au taux du marché» et que la durée du bail sera d’au moins 40 ans.Troisième dossier: la modification du zonage municipal.M.Loria a indiqué que le comité exécutif de la Ville de Montréal avait accepté de soumettre les changements à la réglementation nécessaire à la Commission de développement urbain, qui en examinera l’impact sur l’environnement urbain.«Nous sommes confiants que tout ça sera ratifié par le conseil municipal à la fin du mois», a dit M.Loria.McGILL «Il ne faut pas prendre cela au pied de la lettre», dit le président de Vassociation étudiante SUITE DE LA PAGE 1 pick you up and take you back to their apartments and, you know, do you.» [Et puis il m’a parlé de ces p.francophones en chaleur qui adorent les Américains, qui te ramassent et t’amènent à leur appartement et tu connais la suite, non.1 L’auteur de cette confession, qu’on a voulue caricatura-le, poursuit: «I tried putting the moves on one of those Fren-ch bitches so she would do me in her apartment, but 1 dont think she understood a word of what I said.Learn to speak American, you stupid Canadians!» U’ai essayé d approcher une de ces putes francophones pour qu’elle me baise a son appartement, mais je ne crois pas qu elle ait compris un seul mot de ce que j’ai dit.Apprenez à parler américain, bande de Canadiens stupides!] Une autre portion de l’agenda donne un avant-gout du portrait politique québécois à l’attention des néophytes venus d’ailleurs.«Welcome to Quebec!», titre-t-on, ajoutant, pour donner le ton à l’article: «Aperçu simplifié et tendancieux [“oversimplified and biased primer ’] de la politique québécoise pour nouveaux adeptes de Montréal et de la province de Québec.» , .Le ton humoristique y présente ici un premier ministre Lucien Bouchard qui «change plus souvent d allégeance politique que de sous-vêtements» et un Jacques Parizeau que la vie privée transforme en «anglophile délirant» mais qui, en public, «préfère se saouler et invectiver les communautés ethniques et les bien nantis».William Johnson y reçoit aussi son qualificatif décapant et est dépeint comme un «anglophone paranoïaque» alors qu’on retient du «bienveillant et génial» Bernard Landry qu’il «n’aime pas tellement les immigrants».On affirme aussi dans cette section que «les premiers ministres provinciaux exhortent les femmes francophones à avoir plus de bébés blancs», faisant ici allusion à une déclaration-choc du premier ministre Bouchard sans toutefois en préciser ni l’origine ni le contexte.Au début de la dernière rentrée scolaire, le journal étudiant de McGill Délit français déplorait d’ailleurs le contenu de cette section.«Même avec un avertissement bien en vue, faisant office de sous-titre, écrivait alors le rédacteur en chef du Délit, Julien Laplante, il est possible que cette présentation ne fasse que confirmer dans l’esprit de certaines personnes ce que les médias leur ont probablement déjà raconté à propos du Québec.» Interrogé hier à ce sujet, Julien Laplante renchérit: «Ce sont souvent les étudiants venus de l’Ontario qui utilisent le plus cet agenda, et cette présentation biaisée devient leur seule et unique source d’information.» La brève description d’une soixantaine de bars, pubs et cafés recommandés ou fortement déconseillés aux utilisateurs de l’agenda dépeint également avec force qualificatifs la clientèle féminine qui s’y trémousse, précisant, lorsque le besoin s’y fait sentir, si le lieu est «anglos bienvenue» ou plutôt «predominantly French».L’administration de l’établissement se dissocie totalement du contenu de l’agenda.«L’association étudiante de McGill est entièrement responsable de la production de l’agenda, et c’est une entité entièrement autonome», affirme Anne-Marie Bourdouxhe, du service des communications de l’université McGill.«Bref, ils sont majeurs et vaccinés!» Profondément choquée toutefois à la lecture des «vulgarités inadmissibles» de l’Américain adepte du Peel Pub, Mme Bourdouxhe a qualifié fi «humour carabin» l’ensemble de la production, précisant que la doyenne des affaires étudiantes, Rosalie Jukier, avait été «très désagréablement surprise» à la lecture des passages salés.Il a toutefois été impossible de joindre la haute direction de l’université hier pour commenter davantage.«Nous reconnaissons que les rédacteurs ont pris certaines libertés dans la rédaction de l’agenda», reconnaissait hier le président de l’associatiqn étudiante de McGill, Andrew Ti-schler, qui n’avait pas lu l’ensemble du bouquin, très prisé de la population étudiante.«Mais il ne faut pas prendre cela au pied de la lettre! C’est un peu comme le personnage d’El-vis Gratton, c’est caricatural.» Matt Wyndowe, vice-président aux communications et aux événements à l'association, a approuvé le contenu de cet agenda.«C'est une forme d’humour particulière, mais ça n'est pas sérieux!», affirme-t-il, précisant que l’association n’a reçu aucune plainte à ce sujet «Le portrait de l’Américain au Peel Pub veut justement se moquer de ce genre d’individus.Je ne crois pas que ce soit de mauvais goût.» Le président du SSMU soutient toutefois qu’il recommandera, dans son rapport de fin de mandat, qu'on soit plus vigilant pour de futures publications.«Je comprends que des personnes pourraient mal interpréter certaines sections.» BERUN SUITE DE LA PAGE 1 une coproduction Allemagne-France tournée en anglais et mettant en vedette Mel Gibson, tient à la fois du symbole et de la contradiction.«Je n'aurais jamais pensé, à l’époque où on tournait Les Ailes du désir sur la Potsda-mer Platz, qu’on ouvrirait un jour le festival sur ce même site et, qui plus est, avec un de mes films», s étonnait le cinéaste en novembre dernier.Son vingtième film en trente années de métier, The Million Dollar Hotel, sur une idée (et une musique) de Bono, leader du groupe U2, a pour théâtre un hôtel peuplé de millionnaires excentriques dans lequel un enquêteur (Gibson) tente d’élucider la mort suspecte d'un héritier.Premier film de la compétition qui en compte 21 — lesquels seront projetés sous la haute surveillance de douze jurés présidés par l’actrice chinoise Gong Li —, le film de Wenders témoigne à première vue d’une tendance à l’homogénéisation (par la langue, surtout) observée depuis dix ans par le cinéma international.Et quand on sait que six films produits à Hollywood se serrent les coudes en compétition, on comprend que les festivals de cinéma, considérés comme les dernières vitrines allumées des cinématographies nationales, suivent le courant et battent en retraite.Ainsi, à l’heure où les votes pour les Oscars sont en voie d’être compilés, les films d'Anthony Minghella (Die Talented Mr.Ripley), Oliver Stone (Any Given Sunday), Milos Forman (Man On The Moon), Norman Jewison (The Hurricane) et Paul Thomas Anderson (Magnolia) feront un tour de piste sur la Potsdamer Platz.rejoints par le tout nouveau Danny Boyle (Die Beach).Seul un œil de cinéphile exercé remarquera la timide présence de Signs And Wonders, du prometteur Jonathan Nossiter (Sunday), au sein de cette prestigieuse délégation anglo-saxonne.«L'influence des cinémas d’Europe sur le cinéma américain est remarquable.Et le phénomène s’est produit sans que les cinémas européens et américains ne perdent leur identité», soutient un optimiste Moritz de Hadeln, pour qui cette moisson hollywoodienne promet de voir défiler son cortège de vedettes sans lesquelles l’événement serait peu publicisé.Moins prestigieuse que celle de Cannes, la sélection européenne de la Berlinale propose néanmoins deux autres films attendus de compatriotes de Wenders, soit Volker Schlondorff, qui a tourné Rita’s Legend dans sa langue maternelle, ainsi que Rudolph Thome, qui nous arrive avec Seven Days With Seven Women.De France sont attendus les nouveaux films de Laetitia Masson (Love Me), Claude Miller (La Chambre des magiciennes) et François Ozon (Gouttes d’eau sur pierres brûlantes).De la Serbie au Japon en passant par l’Espagne, l'Italie, la Russie, la Turquie et la Chine fies nouveaux Zhang Yimou et Stanley Kwan seront de la fête), la compétition promet comme il se doit un tour du monde en images, porté par des noms d’avenir et des valeurs du passé, des œuvres artisanales et des films du courant dominant.Dans le lot, pourtant hétéroclite, Moritz de Hadeln observe des tendances et des préoccupations rassem-bleuses: «R est remarquable de voir qu’en ce début dun nouveau siècle, les cinéastes de partout à travers le monde se consacrent de plus en plus à des questions historiques et politiques, comme s'ils se rendaient à nouveau compte combien le passé a à nous apprendre.Rs se penchent souvent sur les conflits intergénérationnels, la structure familiale, les rapports humains, qu’ils poussent jusqu à leurs plus extrêmes limites.» Deux ans après avoir remporté l’Ours d'or avec son très émouvant Central Station, Walter Salles revient à Berlin, cette fois pour distribuer les récompenses au sein du jury, lequel comprend également l'éminent Andrzej Wajda, dont le dernier-né.Pan Tadeusz, sera présenté en sélection officielle, hors compétition.Les actrices Marisa Peredes, flamboyante dans Tout sur ma mère de Pedro Almodôvar, et Maria Schrader, une valeur sûre du cinéma allemand, prendront aussi part aux discussions devant mener à l’octroi des Ours d’or et d'argent.Vendredi, Jeanne Moreau sera sur la Potsdamer Platz pour recevoir un Ours d’or spécial pour l’ensemble de sa carrière.Son discours sera précédé par la projection de Mademoiselle, une adaptation par Tony Richardson, datant de 1966, de la pièce de Jean Genet.Poursuivant ce gros plan sur les acteurs de cinéma, le festival rendra aussi hommage à Robert De Niro, pour lequel une rétrospective de neuf films est prévue, parmi lesquels des raretés comme Bloody Marna de Roger Corman et Hi Mom de Brian De Palma.C’est toutefois The Deer Hunter, de Michael Cimino, qui lancera le bal le 17: «On espère que M.De Niro sera parmi nous pour recevoir cet honneur tant mérité», affirmait la semaine dernière le directeur exécutif de la Berlinale.Toutes les sections parallèles de la Berlinale se sont installées à proximité de la Potsdamer Platz.A commencer par le très couru Forum du nouveau cinéma, volet indépendant du festival (tout comme la Quinzaine des réalisateurs de Cannes) où on repère les tendances de demain, mais aussi les sections Panorama et Nouveau cinéma allemand, de même que les rétrospectives: cette année, au milieu de ce décor moderne, la Berlinale 2000 propose une sélection de films futuristes du passé (de Frankenstein à Terminator), réunis sous la bannière «Etres artificiels, machines articulées et corps contrôlés».Enfin, mis à part la programmation, qui reste à découvrir, l’événement de cette SO Berlinale sera certainement l’inauguration de son nouveau quartier général, que d'au cuns considèrent par trop excentré.Il reste que le festival suit une tendance sparadrap qui se vit présentement à Berlin, où le parcours du Mur, qui ressemblait jusqu’à tout récemment à une longue plaie, commence à guérir et à unir «pour de vrai et pour de bon» les deux Berlin.Reste à s» voir si les infrastructures toutes neuves du festival seront prêtes, ce soir, pour accueillir les milliers de professionnels du cinéma qui s’y sont donné rendez-vous.Martin Bilodeau séjourne à Berlin à l'invitation de l'agence gouvernementale Inter-Nationes et de l’Office de presse d’Allemagne.
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