Le devoir, 24 janvier 2000, Cahier B
Culture Page B 8 Planète Page B 2 Sports Page B 4 LENTREVUE L K I) K V 0 I li .L K I.I X 1) I 2 1 .1 A X Y I K I! 2 0 () Il Douglas Rushkoff i Un technoréaliste en colère La Toile est devenue un vulgaire centre commercial, s’indigne l’apôtre de la cyberculture ANTOINE ROBITAILLE Douglas Rushkoff: «Le Web, c’est nul, c’est un espace mort.La souris y est utilisée comme une sorte de télécommandé raffinée.» Douglas Rushkoff fut l’un des grands apôtres de la culture Internet.Dès le début des années 90, il publiait Cyberia, un classique de la littérature dite cyber-hippy.Les progrès de la techno, disait-il à qui voulait l’entendre, nous rendraient plus libres.Maintenant, il déchante.Selon lui, le Net est devenu une bulle boursière qui risque d’éclater et le marketing a fait main basse sur le cyberespace.Comment le reconquérir pour réactiver son potentiel libérateur?ANTOINE ROBITAILLE nternet n’est plus me force de transformation culturelle, ni éducationnelle.Ce n'est même plus un média.C’est un appât pour attirer des investissements.» Douglas Rushkoff est en colère.Ce qu’il considérait comme une possibilité pour l’humanité de s’affranchir définitivement des modes de communication à sens unique (télévision, radio, etc.) pour les remplacer par les merveilles de l’interactif, semble s’éloigner.La commercialisation du réseau des réseaux bat son plein et la fusion AOL-Time Warner en est l’incarnation la plus évidente.Pourtant, lorsque j’avais rencontré «l’écrivain, journaliste et théoricien» pour la première fois, il y a quatre ans, à Toronto, au McLuhan Center, il faisait partie des technooptimistes.Dès la première minute de notre rencontre, il m’avait apostrophé: «Crois-tu que nous nous dirigeons vers la catastrophe?» En bon journaliste, je lui avais renvoyé la question.Sa réponse: «I think everything is going to be all right», avait-il dit avec un de ces sourires déconcertants.Cabotin, ce Rushkoff! On a parfois même l’impression de jouer dans une série télévisée (du type Seinfeld) dans son appartement de East Village à New York.S’apercevant par exemple que je vérifie la cassette de mon magnéto, il grimace et crie: «Fuck man! Fuck man! There’s no more tape!», avec une voix nasillarde sortie tout droit de Beavis and Butt-Head ou quelque autre dessin animé acidulé américain.Nulle surprise: l’écrivain, diplômé de Princeton et de l’American Film Institute, est formé en théâtre et en scénarisation.Et c’est un ardent téléphage depuis sa tendre enfance.La révélation Journaliste indépendant à la fin des années 80, ses papiers sur les phénomènes «jeunes», dans GQ, Vibe ou le Wall Street Journal font fureur.A travers les nouvelles drogues comme l’ecstasy, le monde des raves et les jeux de rôles, il décrit une génération X qui définit sa propre contre-culture.(Il s’en moquera plus tard dans Ecstasy Club, un roman qui devrait bientôt être porté à l'écran par Miramax.) En 1989, lors d’une fête à San Francisco, quelqu’un l’emmène pour une première fois sur un réseau informatique que personne ne connaissait alors: Internet.Ce fut une révélation: «Des gens communiquaient de façon nouvelle, interactive, avec des ordinateurs.Moi qui avais grandi dans une banlieue et dans une atmosphère compétitive, j’avais eu une première vraie expérience communautaire.» Il s'intéresse alors aux hackers, ces pirates qui détournent les systèmes électroniques dont les épopées peuplent son essai Cyberia.«Je me demandais pourquoi des gens extrêmement créatifs sont attirés par un monde, l’informatique, qui semble à première vue si sec et ennuyant?» L’expansion de l’interactivité dans toutes les sphères humaines suscita en lui de grands espoirs.La fin de la linéarité du broadcast, média à sens unique où «quelqu’un programme une population en l’arrosant d’images, de sons et d’idées», représentait pour lui une avancée extraordinaire.Concrètement, c’était aussi l’avènement des premières caméras vidéo qui donnaient soudainement la possibilité à des gens sans moyens financiers de se représenter sur écran.Ou de filmer un acte de brutalité policière, comme lors de l’affaire Rodney King qui avait déclenché les émeutes à Los Angeles en 1992.L’évolution des moyens de communication va toujours, selon Rushkoff, dans le sens d’une interaction amplifiée.Avec la télécommande, les manettes de jeux video, les téléphones à boutons-poussoirs, la souris, «l’être humain a pu s’insérer dans un média, intervenir dans l’image, changer le cours des choses».La programmation pure et simple du broadcast devint moins aisée, affirme Rushkoff.«La télécommande a mis fin à la programmation massive qu 'on connaissait jusque-là.Zapper, c’est déjà, en un sens, une lecture en hypertexte! C’est presque jouer au réalisateur.» Le Web maudit Mais un beau jour, on créa le World Wide Web.Cela ouvrait grandes les portes à la commercialisation du dernier-né des outils interactifs de communication: Internet.«Le Web, c’est nul, c’est un espace mort, dit Rushkoff sans ambages.La souris y est utilisée comme une sorte de télécommande raffinée.» Il exprime du même souffle sa préférence pour les «newsgroups et toutes les utilisations les plus intéractives reliées à Internet».Et affirme que c’est une catastrophe que la population en général ait cessé d’apprendre à programmer des ordinateurs.Avec le Web, soit «vers 1994», Rushkoff prétend même que «nous, comme société, avons raté une occasion en or.Nous avons commencé à transformer ce qui avait été une formidable infrastructure de communication appelée Internet en un centre commercial électronique.» La possibilité de faire des choix: voilà l’essence d’une communication interactive.«Or, poursuit Rushkoff, les seuls choix qui se sont ajoutés depuis 1995, grâce à Internet, sont liés au commerce.Aujourd’hui, vous pouvez acheter ce que vous voulez sur Internet.Vous pouvez comparer les prix plus facilement.Vous pouvez vendre des choses instantanément.Les entreprises peuvent définir votre profil de consommateur plus précisément.Voilà: mais est-ce seulement ça, un éventail de choix aggrandi, pour un citoyen?Bref, on a réussi à tenir l'Etat loin d’Internet à force de pétitions.On s’est battu contre toute réglementation de celui-ci.Mais pendant ce temps-là, le monde des affaires investissait massivement Internet.» L’histoire En bon scénariste et romancier, Rushkoff se montre attentif aux «mythes», autrement dit à la façon dont on parle d’une chose.A la «story» ou à «l’histoire», pour l’utiliser dans un sens anglais.Or quel est «le mythe» d'Internet?«Ouvrez n 'importe quel cahier du New York Times ou du Globe and Mail, lance Rushkoff les masses en l’air, et cherchez des nouvelles portant sur le Net.On ne parle presque plus de personnes qui communiquent entre elles.Ça, c'était au début des années 90.Aujourd'hui, on ne vous raconte que des histoires du genre: "Regardez ce jeune homme de 26 ans: il a eu une bonne idée et a convaincu beaucoup d’investisseurs de miser sur celle-ci.Maintenant, il possède plusieurs autos et fait des millions de dollars.”» Rushkoff explique que ce type d’«histoire» est essentiel à ceux qui veulent s’enrichir en vendant des actions.«Depuis le krach des biotechs, à la fin des années 80, les gens fortunés cherchaient un bon secteur pour placer leur argent.» Convaincus par «des futurologues» (engeance que Rushkoff ne peut sentir), ils ont vite vu dans Internet une manne potentielle.«Au début, ils se sont demandé comment faire de l’argent avec des gens qui communiquent entre eux.Puis, grâce au Web, tout devenait possible», explique-t-il.«À partir de ce moment, Internet s’est avéré une “histoire" incroyable.C’est-à-dire qu’on pouvait vraiment faire croire aux gens que la progression serait extraordinaire.«Et les “retours sur investissement” à l’avenant.Ceux qui voulaient s’enrichir devaient bien entendu se développer une “stratégie de sortie".Ce qui équivaut à détenir une valise pleine de l’argent des investisseurs.Valise avec laquelle vous vous poussez dès que vous pensez que vos profits sont au zénith.» Pour Rushkoff, c’est là la seule fonction d’Internet de nos jours: «Internet ne relève plus du monde de la communication, mais de l'investissement.» On ne cherche plus à communiquer grâce à Internet.On cherche à faire de l’argent.Cela, d’ailleurs, tuerait l'inventivité: «Regardez objectivement le développement des technologies interactives: il n’y a pas eu d’invention significative dans ce domaine depuis 1995.Toutes les inventions dans le monde d’Internet, le courriel, le Web, le Cu-SeeMe, le video en ligne, etc., tout cela a été développé dans les universités et dans le secteur public par des gens qui voulaient communiquer!» Netscape en est un exemple, selon Rushkoff: depuis quelle a quitté l’université, qu’elle n’est plus une entreprise à but non lucratif, «on n’y développe plus Internet mais on promeut et accroît le capital».Ponzi «Internet, aujourd’hui, est une arnaque à la Ponzi», lance Rushkoff.Comme dans «Charles Ponzi», un légendaire New-Yorkais des années 20.Son truc consistait à redistribuer l’argent misé par de nouveaux investisseurs à ses premières victimes en leur faisant croire qu’il s'agissait d'intérêts faramineux.C’est à la Bourse ce que la chaîne de lettres est.au courriel: un système pyramidal! «Tout cela va s'effondrer tôt ou tard, ajoute-t-il.Et alors, parce que ces businessmen auront travaillé à brancher tout le monde ensemble en pensant faire de l’argent, nous connaîtrons peut-être un âge d’or des technologies de communication interactive.Car cela répond à un besoin humain fondamental.«Mais pour l’instant, dire que l'on vit dans l'ère de l’information, c'est vraiment participer à la propagande des businessmen.» Pour un Sabbat de commerce Douglas Rushkoff a changé.Celui qui, plus tôt dans la trentaine (il a aujourd’hui 39 ans), comptait parmi ses «clients» les CNN, NBC et autres Disney, prétend ne plus travailler comme consultant.«C'est pour cela que je viens de m’installer ici, dit-il, en regardant parla fenêtre, le dernier quartier de Manhattan réputé "dur": pour ne plus être dérangé.» Il enseigne les communications à l’Université de New York.D’autre part, il planche sur un second roman et rédige des chroniques diffusées à la radio et distribuées par le New York Times Syndicate.\ja revue Wired, qui l’a toujours détesté (un de ses journalistes l'a récemment placé dans sa liste des 100 choses à jeter pour l'an 2000!) prétend qu’il demandait jusqu’à 7500 $ (US.) de l’heure! Pourtant, rien dans son appartement qui respire le luxe.L’ordinateur?Un portable G3 de Macintosh.Pas de lien rapide.Du reste, Rushkoff n’est pas à court de moyens «pour ne plus être dérangé».Juif, il dit qu’il redécouvre actuellement sa tradition.«J’ai même recommencé à aller au temple.Afin de retrouver le sens du Sabbat.C’était la seule raison que j’avais pour dire aux gens que je ne donnerais plus d’entrevue le samedi: le Sabbat! Et là, ils te respectent.Voilà ce que l’institution de la religion te permet.» Rushkoff aime bien l’idée de Sabbat.Il dit même (un peu comme Jacques Dufresne, de L’Agora)^, qu’«*7 faut restaurer cette idée.A notre époque, il est vital de prendre du temps pour soi-même, au moins une journée par semaine.Au lieu d’aller au centre commercial avec ses enfants, je suggérerais aux parents de faire quelque chose qui n’implique aucune activité commerciale.Le défi de notre époque, c’est de résister à la tentation de créer une “société de marché".Ce sera aussi de redécouvrir des valeurs, des raisons de vivre autres que celle d’acheter et de vendre des biens.Si les États-Unis en entier décidaient de passer une journée par semaine sans commerce, nous tomberions en récession.» Alors, Douglas Rushkoff serait-il devenu religieux?«J’ai longtemps eu cette sensibilité.Jusqu'au jour où mon amie est entrée dans une secte.J'avais alors conclu que toute religion n 'était que de l’abus d’âmes faibles.Mais je suis revenu de cela.Je me dis que les êtres humains ont bel et bien besoin d’une base éthique commune, afin de bien vivre ensemble.Avec l’individualisme actuel, avec le commerce qui s’est mué en véritable culte, avec notre propension à regarder le monde par la lorgnette des “rapports annuels", je me demande si l’on pourra survivre à nos inventions, au XXI.» Comment disait Malraux déjà?«Le XXI siècle sera religieux ou il ne sera pas»?Un ami qui m'accompagne soumet la phrase à Rushkoff.«Religieux ou profondément et intelligemment humaniste, répond-il.Mais je me demande si nos populations sont assez éduquées pour vivre selon une morale héritée exclusivement de l’humanisme.Im spiritualité est probablement la voie la plus facile et la plus rapide pour nous mener collectivement à la compréhension d’un destin collectif.Et elle vous situe dans la longue durée.» Douglas Rushkoff a, malgré tout, son adresse Web (www.rushkoff.com).Un site très beau et très complet.où l'on peut acheter ses livres directement chez Barnes and Noble ou Amazon.Dont le dernier: Coersion, Why we listen to what “they” say (Putnam, 1999).Notons enfin que Rushkoff fait partie des éminents signataires d'un Manifeste pour un technoréalisme (www.technorealism.org).Adaptation française par André Bélanger (www.memento.com/chroniquesab/techno-realisme.html).arobitaille ©sympatico.ca «On a réussi à tenir l’État loin d’Internet à force de pétitions.On s’est battu contre toute réglementation de celui-ci.Mais pendant ce temps-là, le monde des affaires investissait massivement Internet.» TOMBÉE PUBLICITAIRE: 28 JANVIER 2000 CAHIER SPECIAL PARUTION 5 FÉVRIER 2000 I, li I) E V 0 I R .L K LUNDI 2 4 I A N V I E R 2 0 (I 0 B 2 LE DEVOIR >NETE TECHNOLOGIE Dans la bonne voix Le Groupe de recherche sur la parole et l’audio de l’Université de Sherbrooke a développé une technologie de pointe pour la transmission de la voix en téléphonie numérique et sur Internet Si vous utilisez un téléphone numérique et que vous entendez avec une clarté incomparable la voix de votre interlocuteur, il y a de fortes chances que l’Université de Sherbrooke y soit pour quelque chose.Vous êtes en extase devant les prouesses sonores des nouvelles visionneuses de Real (Real Player) et de Microsoft (Media Player)?Ne cherchez plus, ce sont les chercheurs de l’Université de Sherbrooke qui en sont les grands responsables.Michel D u ni a i s Petite visite, cette semaine, dans les Cantons de l’Est, histoire de se ressourcer, de refaire le point sur sa vie et de se réenligner le chakra.Après tout, n'est-ce pas la patrie des moines de Saint-Benoît-du-Lac et de Raël?Vive l’illumination! Impossible, cependant, de faire taire le curieux en moi.Tant qu'a être dans la région, pourquoi ne pas résoudre quelque chose qui m’intriguait depuis quelques années?Je vous l'avoue tout de go, c’est un simple petit indice qui a mené mes pas jusque-là.Et j'aurais dû y aller avant, honte à moi.En effet, c'est en consultant T «À propos» de la visionneuse RealAudio 2.0, en 1996, ce qui ne nous rajeunit pas, que j'ai vu, parmi les noms des gens ayant collaboré à sa production, celui de l’Université de Sherbrooke.Quelques coups de téléphone et me voilà avec Roch Lefebvre, un sympathique Ph.D.dans la jeune trentaine à la tête du Groupe de recherche sur la parole et l’audio.«Si vous voulez savoir ce que nous faisons, dites-vous bien que nous sommes des plieurs de tente.» Affirmation surprenante, non?Un peu d’histoire Les origines de ce groupe de recherche remontent à plus de 20 ans, alors qu’un professeur originaire du midi de la France, Jean-Pierre Adoul, déménageait ses pénates à Sherbrooke.Celui-ci fut associé à toute une série de groupes de recherche ayant pour dynamique les communications numériques.Rapidement, il se mit à se passionner pour le codage numérique de la parole, pour lequel il entrevoyait un brillant avenir.Depuis les années 50, le codage de la parole fascinait un groupe de scientifiques, dont les plus importants provenaient des laboratoires Bell aux États-Unis.Avec l’arrivée de l’informatique, ces scientifiques purent enfin tester leur théorie sur l’encodage des données numériques, le grand défi demeurant cependant la vitesse de traitement de l’encodage ainsi que la simplification les algorithmes mathématiques utilisés.En 1985, une bombe éclate dans le petit monde du traitement numérique de la parole.Bishnu Atal, un chercheur émérite des laboratoires Bell, publie un papier définissant une technique de compression et de décompression permettant de comprimer le signal de la parole à des niveaux de qualité jamais atteints.C’est le modèle CELP (Code Excited Linear Prediction).Mais les chercheurs de Bell Labs étaient encore loin d’une application pratique de ce modèle car une seule seconde de traitement numérique nécessitait, durant jHsS- r SiproLab a su trouver 1?formule pour valoriser les technologies développées par Sherbrooke.125 secondes, les res-d’un superordinateur Sur les dix normes internationales les plus importantes en téléphonie numérique, huit proviennent du cerveau de ces chercheurs: une success story connue à l’échelle planétaire mais encore ignorée ici.éi9 affaires RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEVR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES________________________________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné * Table d’Or du Québec en 1998* et * America s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à 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première norme utilisable en communications numériques, l’ACELP, une amélioration considérable sur l’ancienne norme.Très rapidement, une première collaboration s’établit avec la firme française Thomson et un premier algorithme de compression2, TETRA, est mis en application dans les communications numériques d’urgence et aujourd'hui encore, celui-ci demeure utilisé par la police, les ambulances ainsi que les pompiers de toute l’Europe.Mais c’est avec l’introduction de la téléphonie cellulaire numérique que la norme ACELP prend toute son importance.Avec le support de France Télécom, l’Université de Sherbrooke tient tête aux géants mondiaux des télécommunications comme Bell Labs et, à la surprise de tous, impose sa norme au niveau .international.Aujourd’hui, d'ailleurs, sur les dix normes internationales les plus importantes en téléphonie numérique, huit proviennent du cerveau des chercheurs de l’Université de Sherbrooke, ce qui fait du Groupe de recherche sur la parole et l’audio une success story à l’échelle planétaire, tout en étant, iniquement, ignoré dans son pays.Que vous possédiez un téléphone Cantel, un Fido ou un Clearnet, ce sont les découvertes de l’Université de Sherbrooke qui agissent comme «intermédiaire» entre votre interlocuteur et vous.Contrairement à ses concurrents qui utilisent les normes EFR-GSM et TDMA, Bell Mobilité utilise une autre norme, le CDMA, comprenant le protocole QCELP, développé par Qualcomm.Cependant, selon Roch Lefebvre, la prochaine version du CDMA devrait inclure le protocole ACELP développé par l’Université de Sherbrooke.Et Internet, dans tout ça?Mais qu’en est-il de Real et de Microsoft?En 1995, RealAudio, une compagnie démarrée par un ancien de Microsoft, Rob Glazier, lance la première version de sa visionneuse RealAudio.Bien que les programmeurs de Real soient des spécialistes des protocoles réseaux, leur premier «codée» (compression-décompression) générique ne leur donne pas vraiment satisfaction.Ceux-ci entrent donc en contact avec l’Université de Sherbrooke et la société responsable du courtage technologique de leur algorithme, SiproLab.Une entente intervient rapidement et, depuis ce temps, dans les visionneuses développées par Real, quatre codecs développés par Sherbrooke y sont ainsi intégrés: trois codecs offrant une qualité téléphonique ainsi qu’un quatrième, le plus utilisé, équivalent à une qualité entre les radios AM et FM.La visionneuse de Microsoft, le Media Player, intègre aussi les technologies développées par Sherbrooke.SiproLab: le bras commercial Cependant, tout cela n’aurait pas été possible sans une véritable alliance entre l’industrie privée et le milieu de la recherche pure, entreprise par le Bureau de liaison Entreprise-Université (BLEU) de l’Université de Sherbrooke.«Les chercheurs cherchent, l’entreprise privée commercialise, déclare tout de go Roch Lefebvre.Nous n’aurions pas pu nous imposer sur le marché planétaire sans l’aide de SiproLab.Cette entreprise de Montréal est l’une des grandes responsables de notre succès.C’est bien beau d'avoir un produit concurrentiel, mais si on ne sait pas comment le commercialiser, la meilleure des applications est condamnée à demeurer une créature de laboratoire.Notre entente avec SiproLab remonte à 1993 et c’est grâce à la fougue de son dirigeant, Laurent Amar, que notre relation d’affaires est ce quelle est aujourd'hui.SiproLab a vraiment su trouver la formule pour valoriser les technologies développées par Sherbrooke.» Aujourd’hui, n’importe quelle compagnie désirant intégrer la technologie ACELP se doit de passer par SiproLab.Les plieurs de tente Avouez-le, vous êtes un peu comme moi, curieux de savoir ce que Roch Lefebvre voulait bien dire par sa métaphore «plieurs de tente».«Depuis des années, déclare-t-il, j’essaie de trouver une façon pour expliquer aux gens ce qu’est un codec \ La meilleure métaphore que j'aie pu trouver est celle d’une tente.A la base, une tente, ça prend beaucoup d’espace mais il y a beaucoup de vide aussi.Une fois pliée, elle reste une tente mais l’espace qu’elle prend est très limité.Un codec, c’est ça.Un codec élimine l’espace vide de la tente lors de la transmission numérique, la “plie” et restitue ainsi la tente dans son état original à la réception des données.» L’avenir La téléphonie cellulaire numérique est bien implantée et continue son petit bonhomme de chemin.Mais qu’en est-il de la convergence, de l’intégration d’Internet, de l’ordinateur, dans ce bon vieux téléphone?.«A mon avis, dit Lefebvre, et les tendances sont claires, nous allons migrer de la compression de la parole à l’audio large-bande.C’est d'ailleurs ce sur quoi nous travaillons en ce moment.Les réseaux de communication du futur seront beaucoup plus axés sur le multimédia.Ces réseaux seront mobiles, à haute-capacité et hasps sur le protocole TCP/IP.» Évidemment, je ne peux résister à lui montrer mon Palm Pilot et mon cellulaire en lui demandant si un jour prochain je verrais ces deux indispensables dans ma vie «converger» ensemble.«Contrairement à ce que bien de gens peuvent croire, l’intégration de ces deux technologies se fera beaucoup plus vite qu’on semble le penser», dit-il avec un petit sourire en coin, l’air de celui qui en sait beaucoup plus qu’il ne veut en dire.«C'est un peu, aussi, pourquoi nous venons de former un “spin-off, une coentreprise avec SiprolMb, la corporation Voice Age, qui veillera à développer de nouveaux outils pour les technologies de l’information.Cette compagnie n’est pas une coquille vide, bien au contraire.Elle démarre avec tout le savoir-faire technologique de notre équipe de chercheurs ainsi que les habiletés commerciales de SiproLab.«Ici, à Sherbrooke, avec l'équipe que j'ai le privilège de diriger à la suite de la retraite de Jean-Pierre Adoul, en juin 1998, nous travaillons déjà sur les technologies du futur, je souhaite que pour les 20 prochaines années nous fassions encore de la recherche, ici même, à Sherbrooke.«Avec les Claude Laflamme, Red-wan Salami, Bruno Bessette, Milan Jelinek, Vesa Ruopilla et 12 étudiants à la maîtrise et au doctorat, nous formons une équipe formidable qui travaille dans la plus grande collégialité.Et c'est probablement l’une des raisons de notre succès et de nos résultats.» J’avoue que j’aurais passé des heures encore avec Roch Lefebvre, une personnalité des plus fascinantes.Brillant, spirituel, bon vulgarisa: leur, Lefebvre est la preuve vivante que le génie québécois peut se dis tinguer et s’imposer sur les marchés internationaux.Et qu’il n’est pas nécessaire de s’expatrier dan§ une Cité du multimédia pour réussir, bien au contraire.Souhaitonsr leur longue vie.?¦ Goûté: les guédilles de chez Louis, une institution sherbrookoi-se, et le fromage bleu des moines de Saint-Benoît-du-Lac.¦ Évité de goûter: la poutine cosmique de Raël.¦ Sur le MP3 (selon Roch Lefebvre): «Le MP3 est un format de compression de données tout à fait différent de l’ACELP.Le MP3 possède une approche très généralisante qui exploite les limites de l’oreille humaine et qui est basée sur un modèle d’audition.Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le MP3 n’est pas un format parfait, au contraire.Il y a beaucoup de bruit, mais il est camouflé.L’ACELP est plutôt basé sur un modèle de production, c’est un modèle mathématique de la production de la parole.Et nous, nous travaillons à retransmettre la parole avec la plus grande fidélité possible.» ¦ Message aux filles (et spécialement à Marie-Hélène, de la rédaction) qui lisent cette chronique: oui, Roch Lefebvre est beau comme un cœur, il n’a surtout pas l’air d’ut) nerd et c’est un maniaque de voile.Malheureusement, un superbe jonc orne son annulaire gauche.Désolé.?(1) Algorithme: ensemble des règles opératoires définissant un nombre fini d’opérations de calcul à exécuter en séquence, dans uü ordre fixé, afin de solutionner un problème ou d’obtenir un résultal déterminé.; i (2) Algorithme de compression: a£-gorithme qui régit la compression d’un ensemble de données numériques en définissant un nombre finj d’opérations de calcul à exécuter en séquence, dans un ordre fixé à l’avance.(3) Codec: logiciel qui convertit un signal analogique audio ou vidéo en un signal codé numériquement, au moment de sa transmission sur un réseau numérique, et qui peut effectuer l’opération inverse à la réception.Un appareil américain permettrait aux aveugles de recouvrer en partie la vue D'APRES AFP Il.y a 26 ans, un accident l’avait rendu aveugle.Âgé de 62 ans, un Américain a retrouvé en partie la vue grâce à une caméra miniature reliée par ordinateur à des électrodes implantées dans son cerveau.«L’œil Dobell», du nom de l’institut new-yorkais qui a mis au point cet appareil révolutionnaire après 30 ans de recherche, affiche des points blancs sur un fond noir que l'aveugle apprend à «lire».Cela lui procure une certaine acuité visuelle dans un champ de vision étroit.Grâce à cela, le patient peut désormais lire des lettres de cinq centimètres de haut à une distance de 1,6 cm.En dépit de ce champ de vision limité, il est capable de se déplacer dans un environnement non familier, «y compris dans le métro de New York».Mieux: grâce à une interface électronique, il apprend actuellement à «regarder» la té- lévision, à utiliser un ordinateur et à se brancher sur Internet.«Nos progrès représentent le travail de plus de 300 scientifiques, ingénieurs et médecins qui ont participé à différents aspects du projet», explique le fondateur de l'institut, William Dobell.Il faut dire que le système est particulièrement sophistiqué: il s’agit d'une caméra de télévision ultra-miniaturisée couplée à des sen-seurs à ultrasons, montés sur une paire de lunettes.Les sen-seurs sont connectés par un câble à un ordinateur miniature pesant environ quatre kilos et attaché à la ceinture.Cet appareil simplifie les images vidéo et les signaux indiquant la distance, et il déclenche un second ordinateur qui transmet des impulsions à 68 élec- trodes de platine implantées sur la partie du cortex du cerveau à la vision.Et ses concepteurs pensent pouvoir encore perfectionner «l’œil Dobell».«Avec de nouvelles améliorations, dont un plus grand nombre d’électrodes et des ordinateurs plus puissants, le système* pourrait fournir un “traitement" pour la plupart des cécités de Do1 bell.Celui-ci estime en effet qu’«il pourrait également être utile pour les personnes dont la vue est très basse car le cerveau des voyants ré': pond aux mêmes stimulations que celui des aveugles».Pour l’instant; cependant, rares sont ceux qui pourront bénéficier de ces systèmes de vision artificielle.Ces derniers seront mis sur le marché dès la fin de 2000, mais en nombre très réduit, SOURCK I IHKKATION I.E I) K V 0 I R I.E I.I! X I) I I .1 A X V 1ER 2 (» 0 0 B 3 P L A N E T E L’Union européenne vise un marché unique de la recherche technologique JEAN QUATREMER LIBÉRATION «Si le progrès technologique crée les emplois de demain, c’est la recherche qui crée les emplois d’après-demain.» - La Commission européenne Strasbourg (UE) — La vigueur de l’économie américaine fait rêver des Européens qui en sont toujours à espérer que la reprise aura, sur le vieux continent, la même durée et la même ampleur qu’outre-Atlan'tique.L’une des recettes de cette insolente bonne santé est pourtant connue: D’investissement dans la recherche.«Si le progrès technologique crée les emplois de demain, c’est la recherche qui crée les emplois d'après-demain», proclame la «communication» sur la création d’un «espace européen de la recherche» adoptée mardi dernier, à Strasbourg, par la Commission européenne, dans le but de tirer la sonnette d’alarme.¦ Sévère constat Ainsi, «une grande partie des deux millions d’emplois créés chaque année aux Etats-Unis depuis 1991 l’ont été dans les secteurs de haute technologie».Rien d’étonnant à cela, puisque «la recherche et la technologie sont à l’origine de 25 à 50 % de la croissance économique».Or le constat, pour être connu, n’en est pas moins sévère: «La situation de la recherche [dans l’Union] est préoccupante.Sans une action concertée pour la corriger, les tendances actuelles risquent de conduire à une perte de croissance et de compétitivité dans l’économie mondialisée.» Car s’il y a bien un secteur où l’effort ne doit jamais être relâché, même si les bénéfices ne sont pas immédiatement perceptibles, c'est bien celui-là.On est loin du compte: «L’effort de recherche moyen de l’Union [.] n’est plus aujourd’hui que de 1,8 % de son PIB contre 2,8 % pour les Etats-Unis et 2,9 % pour le Japon», lit-on dans la communication de l’exécutif européen.«Cet écart tend de surcroît à se creuser.Im différence entre les dépenses totales de recherche publiques et privées américaines et européennes s’est ainsi élevée à quelque 60 milliards d’eu- ros en 1998 contre 12 milliards en 1992.» D’ailleurs, «les chercheurs ne représentent que 2,5 pour mille de la force de travail des entreprises en Europe contre 6,7 pour mille aux Etats-Unis et 6 pour mille au Japon».Ces mêmes écarts se retrouvent dans le dépôt des brevets.Si l’on prend le secteur des hautes technologies, on remarque que seulement 36 % des brevets déposés dans les pays européens sont d’origine «européenne».Le pourcentage tombe ,à 9 % lorsqu’il s’agit des Etats-Unis et à 3 % pour le Japon.À partir de là, rien d'étonnant à ce que la balance commerciale européenne pour les produits de haute technologie soit déficitaire de 20 milliards d’euros par an depuis dix ans.Saupoudrage de crédit Philippe Busquin, commissaire à la recherche, veut donc aider l’Union à combler son retard.Pour lui, la politique menée par ses prédécesseurs a montré ses limites.Le saupoudrage de crédit, quoique décisif dans certains secteurs, n’est plus suffisant: les «Programmes cadres de recherche et de développement» (PCRD) ne représentent après tout que 4 % de l’ensemble des financements de la recherche en Europe.I^i politique européenne de recherche n’a pas permis d’en finir avec «la fragmentation des efforts, l’isolement et le cloisonnement des systèmes nationaux de recherche, la disparité des régimes réglementaires et administratifs».Pour le Belge Philippe Busquin, «il faut aller au delà de la structure statique actuelle de 15+1» en supprimant les obstacles à la création d’un véritable marché unique de la recherche.Il propose donc toute une série d’actions, parfois peu spectaculaires mais qui visent à faire sauter tous les goulots d’étranglement : création d’un réseau Internet à grand débit à l’échelle européenne reliant les centres d’excellence, coordination des activités de recherches nationales et européennes, création d’un brevet communautaire unique, aide à la mobilité des chercheurs en valorisant dans le déroulement des carrières le travail à l’étranger, large ouverture de l’Union aux chercheurs non européens, etc.En un mot, il s'agit d’importer les recettes américaines dans une Europe toujours aussi fragmentée.V (Jbbk) La nouvelle mouture du jeu Quake III Arena ne fait pas exception aux nombreuses suites qu’il faut quelquefois se taper au cinéma.Du réchauffé, rien de nouveau, Quake III Arena est un merveilleux somnifère qu’il vaudrait mieux laisser sur les tablettes.Michel D u m a i s Le métier de chroniqueur-jeux comporte une grande part de risques.On peut tomber en amour avec un jeu et devenir, pour quelques semaines, totalement accro de celui-ci, avec tous les risques inhérents à une vie de couple bien normale, ou encore essayer un jeu qui nous fait presque regretter l’équeutage des fraises au début de l’été.Jamais je ne me suis autant ennuyé en jouant à un jeu que dernièrement, alors que je me décidai à investir dans Quake III.Allô l’investissement, parlez-moi d’un looser.Attendu par ses fans depuis de nombreux mois, Quake III n’est rien de moins qu'un gigantesque glouton qui bouffe l' w- _______ Rams 11, Buccaneers 6 Uexpress de StLouis peut poursuivre son chemin MIKE BLAKE REUTERS Jacques Green et Billy Jenkins ont tous deux convoité cette passe.en vain.ASSOCIATED PRESS St.Louis — L’express de StLouis a bien failli dérailler, mais il est finalement arrivé en gare comme prévu.Une passe de 30 verges de Kurt Warner à Ricky Proehl avec 4:44 à faire au match, hier, a permis aux Rams de StLouis de l’emporter 11-6 face aux Buccaneers de Tampa Bay lors de la finale de l’Association nationale.Les Rams (15-3) feront donc face aux Titans du Tennessee, dimanche, en finale du Super Bowl.La formidable performance de la brigade défensive de Tampa Bay (13-6) n’a pas été suffisante.Le demi de coin substitut Brian Kelly n’a pu empêcher Proehl de s’emparer du ballon à la suite d’une belle passe de Warner lors d'un troisième essai.Il s’agissait de son premier touché de la saison.Ce touché décisif fut la résultante de l’interception de Dre’ Bly des Rams aux dépens du quart recrue des Bucce-neers, Shaun King.Bly a ramené le ballon à la ligne de 47 verges de Tampa Bay et Warner a finalement pu mener les siens dans la zone des buts.Les Rams ont dû résister à une dernière poussée des Buccaneers durant laquelle King a été victime de deux plaqués.Avec 47 secondes à faire, le juge vidéo a déclaré incomplète une passe de 11 verges de King à Bert Emanuel.Avant toute cette action au quatrième quart, la marque était de 6-5.Les Rams avaient eu droit à deux bottés de précision de Martin Grammatica et les Rams avaient inscrit un touché de sûreté et réussi un botté de précision.Keith Primeau s’en va à Philadelphie ASSOCIATED PRESS ET PRESSE CANADIENNE Raleigh, Caroline du Nord — Ça y est.Après de nombreuses tentatives, Keith Primeau a finalement été échangé par les Hurricanes de la Caroline.Primeau a été cédé hier aux Flyers de Philadelphie en retour du joueur de centre Rob Brind’Amour, du jeune gardien de 21 ans Jean-Marc Pelletier et d’un choix de deuxième tour au prochain repêchage.Les Flyers obtiennent aussi un choix de cinquième tour au repêchage de 2000.Primeau, un joueur semi-autonome qui n’a pas disputé un seul match depuis le début de la saison, a confirmé avoir accepté une entente de cinq ans qui lui rapportera 22,75 millions de dollars.Il a aussi annoncé qu’il prendra part au prochain match des Flyers qui accueilleront les Panthers de la Floride, jeudi.«Je suis heureux que tout soit réglé.J’ai hâte de jouer à Philadelphie», a déclaré Primeau.L’athlète de Toronto a été le meilleur marqueur des Hurricanes lors de la dernière saison, marquant 30 buts et amassant 32 passes.Devenu joueur autonome avec restrictions, il a rejeté plusieurs offres de contrat des Hurricanes, s’engageant même à ne plus jamais jouer avec la Caroline.Quant à Brind’Amour, il a disputé les huit dernières saisons dans l’uniforme des Flyers.Il n’a pu se faire justice cette saison à cause d’une fracture du pied droit subie lors d’un match préparatoire.Depuis son retour au jeu, le 22 décembre, il a marqué cinq buts et ajouté trois passes en 12 matches.Il devrait être en uniforme aujourd’hui alors que les Hurricanes affronteront le Canadien.L’an dernier, Brind’Amour avait été le troisième meilleur marqueur des Flyers, récoltant 74 points.«Non seulement avons-nous résolu le problème de Keith, mais, et c’est plus important, nous avons grandement amélioré notre équipe, a déclaré le directeur général des Hurricanes, Jim Rutherford, en faisant allusion à Brind’Amour.«Il est un des meilleurs joueurs de centre de la LNH.Il donnera un grand coup de main à nos unités spéciales.» Coupe d’Afrique des Nations PETER ANDREWS REUTERS mi £N AFRIQUE, la Coupe des Nations déchaîne actuellement les passions.amicales des amateurs de football, comme le montrent ces partisans du Ghana et du Nigeria.Hier, des doublés du «Parisien» Jay-Jay Okocha et de l’ex-«Monégasque» Victor Ikpeba ont permis hier au Nigeria de dominer la Tunisie par 4-2 dans une rencontre de la 22 Coupe d'Afrique des Nations.Okocha a ouvert le score à la 29' minute sur une passe de Nwankwo Kanu, le meilleur joueur africain 1999.Im Tunisie a égalisé en début de deuxième période par Azaiez Walid.Okocha devait remettre les Super-Eagles, coorganisateurs de l’épreuve avec le Ghana, dans le sens de la marche d'une frappe de 20 mètres, avant qu’fkpeba, désormais à la pointe de l’attaque du club allemand Horussia Dortmund offre le 3-1 puis le 4-1 à la 75' minute sur une passe d’Okocha.Adel Selli-mi a réduit la marque pour la Tunisie dans les arrêts de jeu.Il était trop tard.À Kano, l'Égypte a entamé la défense de son titre par une victoire sur le score de 2-0 face à la Zambie.Dakar 2000 Nouveau doublé des Français Jean-Louis Schlesser et Richard Sainct triomphent pour la seconde fois ASSOCIATED PRESS Le Cafre — Comme prévu, le rallye Dakar-Le Caire s’est achevé hier au pied des pyramides de Gizeh, par la victoire de Jean-Louis Schlesser (Buggy Renault) dans la catégorie autos, et Richard Sainct (BMW) dans la catégorie motos.Les deux Français, déjà sacrés l’an dernier, ont réussi le doublé.La dernière spéciale de 10 km n’a pas bouleversé un classement général bien établi, l’Espagnol José Maria Servia (Buggy) s’offrant le scratch pour les voitures, alors que l’ex-leader des motos, le Catalan Juan Roma, réalisait comme la veille le meilleur temps des deux roues sur sa KTM.Au classement général, les BMW ont réalisé un tir groupé derrière Sainct victorieux en 49 heures 8,56 minutes.Celles de l’Espagnol Oscar Gallardo deuxième à près d’une heure, devançant deux autres modèles du constructeur allemand pilotés par l’Américain Jimmy Lewis et le Français Jean Brucy.Copiloté par Henri Magne, Schlesser qui a bénéficié d’un Buggy plus léger de 300 kilos que la plupart des voitures de ses opposants, s’est imposé en 45 heures 6,03 minutes.Il a devancé de plus de dix minutes la Mega de son compatriote Stéphane Peterhansel.Un troisième Français, Jean-Pierre Fontenay (Mitsubishi) est monté sur la troisième marche du podium.Incidents de parcours Cette 22" édition de l’ex-Paris-Dakar a été marquée par un grave accident dans le désert libyen ayant blessé huit occupants de quatre voitures et encore par l’annulation des étapes nigériennes en raison «d’une menace terroriste avérée».Le pont aérien gigantesque d’un coût de 300 millions de francs français mis en place par l’organisation pour transporter les concurrents en Libye a ému de nombreux opposants à cette course.Selon un sondage plublié hier par le Journal du Dimanche, 48% des Français ne s'intéressent pas du tout à l’épreuve, et 57% estiment qu’il s’agit d’abord d'un événement commercial.EN BREF Ulmpact reprend où il en était (PC) — Mauro Biello a inscrit le but décisif et obtenu un tour du chapeau, hier, alors que l’Impact de Montréal a amorcé la deuxième moitié de la saison du bon pied en signant une victoire de 11-10 contre le Crunch de Cleveland.L’Impact tirait de l’arrière par 10-9 lorsque Mauro Biello a marqué son troisième but du match alors qu’il restait 2:18 au cadran.Le joueur-vedette a du même coup réussi un tour du chapeau dans une deuxième rencontre d’affilée.«Marquer le but vainqueur, c’est toujours plaisant, a déclaré Biello.Le tour du chapeau n’était que le crémage sur le gâteau.Le plus important, c’est que ce but nous a donné l’avance, on a pu tenir le coup ensuite et récolter la victoire.» Jocelyn Roy, Grant Needham et Eddy Sebrango ont .marqué les autres filets de l’équipe montréalaise.L’Impact, qui présente maintenant un dossier de 14-9, a ainsi récolté un cinquième gain de suite à domicile contre le Crunch, champion en titre de la NPSL Un birdie au 18e trou donne la victoire à Gronberg Johannesburg (AP) — Un birdie au 18' trou a procuré hier la victoire au Suédois Matthias Gronberg lors de l’omnium de l’Afrique du Sud.Gronberg a failli réussir un eagle mais son roulé d’une quarantaine de pieds a terminé sa course à quelques pouces de la coupe.Le birdie a été un jeu d’enfant par la suite.Le Suédois complète le tournoi en présentant une fiche totale de 274,14 coups sous la normale.Il a inscrit un 67 lors du dernier parcours.Il a battu d’un coup le Zim-babwéen Nick Price, l’Argentin Ricardo Gonzalez et le Sud-Africain Darren Fichardt.Gronberg aurait pu l’emporter plus tôt mais il a raté des roulés réalisables aux 15', 16' et 17' trous.Une formidable approche au 18 lui a permis de tenter un eagle et d'inscrire un birdie.Après Zidane, Rivaldo Bruxelles (AI5) — Rivaldo, le milieu de terrain brésilien du FC Barcelone, est le grand favori pour succéder aujourd’hui à Zinedine Zidane au titre de «meilleur joueur de l’année» de la Fédération internationale de football (FIFA).Rivaldo tient la corde pour le vote qui aura lieu lors d'un gala à Bruxelles, devant David Beckham le spice boy de Manchester United et Gabriel Batistuta, le fantastique buteur argentin de la Fiorentina.Ce trio de rêve avait été désigné le mois dernier par 140 sélectionneurs d’équipes nationales.Actuellement en délicatesse avec Inuis Van Gaal l'entraîneur de Barcelone, Rivaldo, âgé de 27 ans, pourrait gagner les rangs de la Lazio Rome en Italie.ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 27 16 5 3 14512262 Ottawa 24 16 7 2 12811557 Boston 16 20 13 3 12713848 Buffalo 18 24 6 1 12413343 Montréal 16 24 6 1 10311639 Section Atlantique New Jersey 30 13 5 3 15411568 Philadelphie 25 14 7 1 13710558 NY Rangers 19 20 7 3 12512648 Pittsburgh 19 23 3 5 14213446 NY Islanders 11 30 6 1 9815329 Section Sud-Est Floride 28 15 4 3 15111463 Washington 20 17 8 1 12211949 Caroline 18 22 8 0 12013344 Tampa Bay 11 28 6 4 12216432 Atlanta 11 29 6 3 10516731 ASSOCIATION DE L'OUEST Section Centrale Detroit 28 14 6 1 16512663 St.Louis 28 14 6 0 14210362 Nashville 16 25 6 4 12714442 Chicago 16 26 6 2 13415140 Section Nord-Ouest Colorado 24 17 7 1 13511956 Calgary 22 20 5 1 11313350 Edmonton 15 19 13 6 12512449 Vancouver 14 22 10 5 12013943 Section Pacifique Phoenix 25 16 6 0 14412556 Dallas 24 18 5 2 11310655 San José 22 22 6 4 13712854 Los Angeles 19 19 7 3 13713348 Anaheim 20 23 6 1 11812847 Hier Coloiado à Los Angeles Philadelphie à Pittsburgh Dallas à Chicago San José à Phoenix Nashville à Vancouver Aujourd’hui Calgary à Boston, 19h Tampa Bay à Washington, 19h Ottawa à Toronto, 19h30 Montréal en Caroline, 19h30 N.Y.Rangers à Atlanta, 19h30 Nashville à Edmonton, 21 h Demain Tampa Bay à Buffalo, 19h N.Y.Rangers à Pittsburgh, 19h30 Phoenix en Caroline, 19h30 Edmonton à Vancouver, 22h Colorado à San José, 22h30 Mercredi.26 janvier St.Louis à Ottawa, 19h Calgary à Washington, 19h Phoenix à Atlanta, 19h30 New Jersey en Floride, 19h30 Toronto à Detroit, 19h30 Los Angeles à Dallas, 20h30 N.Y.Islanders à Anaheim, 22h30 Jeudi.27 janvier Montréal à Boston, 19h Toronto à N.Y.Rangers, 19h30 Floride à Philadelphie, 19h30 Atlanta à Pittsburgh, 19h30 Colorado à Chicago, 20h30 Los Angeles à Nashville, 20h SOCCER ASSOCIATION AMÉRICAINE Section Est V D Moy.Diff’ Baltimore 15 9 .625 — Philadelphie 11 11 .500 3 Harrisburg 7 15 .318 7 Section Centrale Montréal 13 9 .591 — Buffalo 10 11 .476 21/2 Cleveland 10 12 .455 3 ASSOCIATION NATIONALE Section Nord Milwaukee 15 7 .682 — Edmonton 12 6 .667 1 Detroit 11 12 .478 41/2 Section Midwest Kansas City 10 8 .556 — Wichita 9 14 .391 31/2 St.Louis 6 15 .286 51/2 Vendredi 20 janvier Philadelphie 19 Harrisburg 13 Milwaukee 12 Baltimore 10 Detroit 13 Edmonton 12 Wichita 23 Cleveland 16 Kansas City 18 Buffalo 11 Montréal 14 St.Louis 10 Samedi 21 janvier Milwaukee 21 Philadelphie 12 Baltimore 23 Harrisburg 16 Hier Montréal 11 Cleveland 10 Buffalo à St.Louis Detroit à Edmonton Aujourd'hui Aucun match Demain Kansas City à Wichita, 20h35 FOOÏBALL DEUXIÈME TOUR Samedi 15 janvier Miami 7 Jacksonville 62 Washington 13 Tampa Bay 14 Dimanche 16 janvier Saint Louis 49 Minnesota 37 Tennessee 19 Indianapolis 16 CHAMPIONNATS DE CONFERENCE Hier Tennessee 33 Jacksonville 14 St.Louis 11 Tampa Bay 6 SUPER BOWL Dimanche 30 janvier____ Tenntsse affronte St.Louis, 18h18 49 L K I) K Y U I R , L K I.I N DI 2 1 .1 A N V IKK 2 0 0 II LES SPORTS Coupe du monde de ski alpin Allison Forsyth monte à nouveau sur le podium Internationaux d’Australie Andre Agassi bat 25 as ASSOCIATED PRESS ET PRESSE CANADIENNE Cortina d’Ampezzo, Italie — La Suédoise Anna Ottoson a enlevé hier la première victoire de sa carrière au sein de la Coupe du monde de ski alpin lors du slalom géant de Cortina D’Ampezzo.La Canadienne Allison Forsyth, de Nanaimo, a démontré une fois de plus son grand talent en arrachant la deuxième place, ex aequo avec Brigitte Heeb du Lichtenstein.Ottoson, une spécialiste du géant, s’est montrée énergique tout au long de sa descente.Elle a combiné un temps total de deux minutes et 45,76 secondes, devançant de près d’une seconde ses deux plus proches rivales.«Je ne m’attendais pas à être aussi rapide, a déclaré Ottoson entre les deux manches.J'étais fatiguée en bas de la côte et je pensais que je descendais lentement.» Elle a ajouté qu’elle n’avait commis aucune erreur sur la piste glacée.Quant à Forsyth, elle a mérité sa deuxième médaille d’argent de la saison après celle remportée en décembre à Lienz.Septième à Tissue de la première manche, Forsyth semblait incrédule lorsqu’elle a constaté qu’aucune de ses adversaires — sauf Ottoson — ne pouvait la devancer au classement de l’épreuve.«Je voulais gagner et j’ai fini deuxième; ce résultat me satisfait», a déclaré Forsyth, la seule technicienne de l’équipe canadienne de ski.«[Être la seule] est un point positif et négatif à la fois.C'est positif parce que les Autrichiennes, les Suédoises et les autres me laissent m’entraîner avec elles.C’est aussi négatif parce que je ne peux pas me lier avec une coéquipière.» Forsyth occupe maintenant le cin- quième rang du classement du slalom géant de la Coupe du monde.En Autriche Le jeune Autrichien Mario Matt a signé hier sa première victoire en Coupe du monde de ski alpin, en s’imposant dans le slalom de Kitzbuehel.Cette victoire confirme la complète domination de l’équipe autrichienne au cours de cette étape de la Coupe du monde.Les Autrichiens ont remporté les trois courses disputées ce week-en sur la légendaire piste du Hahnen-kamn.Hermann Maier, le meneur au classement général, avait enregistré la victoire lors du super-G de vendredi tandis que Fritz Strobl s'imposait le lendemain lors de la descente.Deuxième au terme de la première manche, Matt s’est imposé dans le temps total d’une minute et 42,79 secondes, pour devancer le Slovène Matjaz Vrhovnik (1 min 43,77 s) et un autre Autrichien, Benjamin Raich (1 min 44,02 s), premier au terme du tracé initial.«C’est du tonnerre!, s’est exclamé le vainqueur.Je ne peux pas le croire.» Matt a réalisé une descente sans faute lors de la seconde manche pour s’emparer de la première place.«J’étais très confiant, a déclaré l’athlète de 20 ans.J’étais un peu nerveux avant la seconde manche mais tout s’est bien déroulé.» L’Autrichien a aussi établi une nouvelle marque en devenant le skieur portant le numéro de dossard le plus élevé à gagner une épreuve de la Coupe du monde., La compétition s’est avérée décevante pour les Canadiens.Ed Podi-vinsky, d’Edmonton et Darin McBea-th, de Calgary, ne parvenant pas à compléter la première manche.Quant à Jean-Philippe Roy, de Sainte-P lavie, il a été trop lent pour se qualifier pour la seconde manche.ASSOCIATED PRESS Melbourne — L’Américain Andre Agassi s’est imposé hier contre l’Australien Mark Philip-poussis en quatre manches de 64, 7-6 (4), 5-7, 6-3 pour atteindre les quarts de finale des Internationaux de tennis d’Australie.Grand favori pour enlever le tournoi, Agassi a vaillament fait fi de la puissance de son adversaire qui a réussi 25 as au cours de la rencontre.L’Américain a su atteindre les occasions et en profiter.Un seul bris a suffi à Agassi pour enlever la première manche.Aucun des deux joueurs n’a cédé son service à la manche suivante.Le bris d’égalité a été fertile en émotions.Après avoir perdu le premier point, Phi-lippoussis a inscrit les quatre suivants.Agassi a continué d’exercer de la pression en renvoyant les balles du fond du terrain, marquant six points d’affilée pour s’emparer d’une avance de 2-0 et énerver son bouillant adversaire.L’Australien a fracassé sa raquette contre le terrain avant de donner un coup de pied à son outil de travail désormais inutilisable.«Je devais laisser sortir ma frustration sinon j'aurais tuer quelqu'un.Il valait mieux que ce soit ma raquette», a expliqué Philippoussis.«J’y pense.Je suis heureux de ne pas être cette raquette», a répliqué Agassi.Après avoir cédé la troisième manche, Agassi s’est repris lors de la suivante, ne donnant que de rares chances à son rival.Le grand technicien et esthète du jeu qu’est le Marocain Hicham Arazi a proprement mystifié le Français Nicolas Escudé, maîtrisant aussi bien un vent tourbillonnant qu’un adversaire fébrile, pour se qualifier en trois sets de 64, 6-3, 7-6 (9-7).Arazi fera face à Agassi lors des quarts de finale.Dans les autres matchs, l’Américain Chris Woodruff a atteint ses premiers quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem en surprenant l’Anglais et 11,‘ tête de série, Tim Herman, par 7-5,1-6,64,3-6,7-5.Agé de 27 ans, Woodruff affrontera la Wil l.BURGESS REUTERS Andre Agassi a su profiter des occasions que lui a données son adversaire australien.troisième tête de série, l’Américain Pete Sampras qui a eu besoin de quatre sets avant de vaincre le Tchèque Slava Dose-del par 61,62,66,61.Chez les dames, Jennifer Capriati retrouve ses moyens TOM SZLUKOVENYI REUTERS La Russe Anna Kournikova n’a pas offert de résistance à Lindsay Davenport.ASSOCIATED PRESS Melbourne — LAméricaine Jennifer Capriati, faisant une démonstration de sa puissance et de sa précision d’antan, a atteint hier ses premières quarts de finale d’un tournoi du Grand Chelem depuis 1993.Capriati a enlevé 20 des 22 derniers points avant d’éliminer la Suissesse Patty Schnyder par 6-3, 4-6, 61.Âgée de 23 ans, l’Américaine est maintenant assurée d’atteindre le 17’ rang du classement mondial, elle qui était 10F à la fin de 1998.«fai enfin franchi ce quatrième tour qui s’était révélé comme un insurmontable obstacle pour moi dans le passé, a commenté Capriati.Je suis confiante.Je me sens plus Jbrte physiquement (qu’en 1993) Je suis en meilleure condition physique.Mon jeu est plus diversifié.» L’ancien enfant terrible pourrait retrouver à l’occasion des demis-finales sa compatriote et deuxième tête de série, Lindsay Davenport Davenport s’est facilement imposée par 64 et 63 contre la Russe Anna Kournikova (1 F).La Française Julie Halard-Decugis (91) s’est offert une qualification d’une dérisoire facilité pour le troisième quart de finale de sa carrière en Grand Chelem.En 34 minutes, menant par 6-1, 3-0 contre la qualifiée allemande Jana Kandarr, Halard-Decugis devait voir son adversaire abandonner, tracassée par un étirement à la cuisse.Elle rencontrera maintenant Davenport à l’occasion des quarts de finale.«Je sais que je suis capable de la battre, car je l’ai fait deux fois déjà, a raisonné la Française.J’ai une grosse occasion.J’essayerai de la saisir.J’aime beaucoup le court central ici.fy ai mes points de repères.» Si Halard-Decugis se réjouissait Mary Pierce (4‘) rageait après sa défaite de 7-5,64 contre la Japonaise Ai Sugiyama.«J’ai mal joué, en commettant bien trop de fautes.Vers la fin du match elle devenait nerveuse et je suis remonté de 2-5 à 4-5, a-t-elle dit Si j’avais réussi à égaliser, j’aurais encore pu gagner en trois sets.Mais finalement elle est restée solide et méritait sa victoire.» Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES ^0^=985-3340 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit gs! mm “ 1 • N •D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 «199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES BUREAUX A LOUER LA MÉTÉO D’ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd’hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi max .5 min -17 SHmax~10 ^5S"17/-10 -15/-1 1 ^ = l'Ii'l f'! f vTMHix brouiuah:.pqiir Avinst: ohage *** * * NEKSE verglas Températures : MAX / MIN -16/-22 Goose Bay •** * # -2M lies de la Madeleine 'Dim; Vald'Or ***,*, Trois-Rivières 5/-17 ¦ .-6/-20 P ^.Sherbrooke Mercredi Jeudi Aujourd'hui Ce Soir Mardi PROPRIÉTÉS À VENDRE N.D.G.Grand duplex semi-détaché.Impeccable, métro.299 000$.Agents s'abstenir.5,4/486-4195 PLATEAU (BRÉBEUF), grand duplex rénové, grand jardin aménagé.1,070 p.c.par 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(Madelaine St-Gelais), Marie-Josée (Mauricio Fernandez) et Isabelle (Bruno Vitti), ses petits-enfants Patrick, Anabelle, Guillaume, Caroline, Jonathan et Alexia.Ses frères et sœurs Lucien (Lucie Leblanc), Pierre S.J.Margot et Gilles (Doris Paris), ainsi que beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, parents et amis.Médecin retraité ayant œuvré pendant plus de quarante ans comme interniste et rhumatologue à l'Hôtel-Dieu de Montréal, ses collègues, patients et amis ont reconnus en lui un professionnel chevroné entièrement dévoué au mieux-être de ses malades.La famille recevra les condoléances au salon funéraire Alfred Dallaire, 1111, rue Laurier Ouest à Outremont, le mardi 25 janvier 2000 de 14 à 17 heures et de 19 à 21 heures.Le service religieux aura lieu à l'église Saint-Viateur d’Outremont mercredi à 11 heures et de là au crématoire du cimetière Notre-Dame des Neiges.Des dons à la Société d'arthrite seraient appréciés (1-800-321-1433).AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS .Veuillez, s'il vous 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tard.Des dons aux soins palliatifs de l'hôpital Queensway Carlton seraient appréciés.La dignité de chaque personne FONDATION JEUNES ET SOCIÉTÉ oo0 °p° th est l'objectif principal de toute activité économique responsable.www.monde.ca ï f I L E I) E V 0 I R .L E L (' X I) I 2 \ .1 A N V I E R 2 0 0 0 vÜejpérænœ de Dim Sous la direction de Fernand Ouellette, cette collection fait découvrir la richesse de l'expérience de Dieu telle que l'ont vécue les grands mystiques, les maîtres spirituels et les écrivains.Pour chaque volume de la collection, la présentation et la sélection des textes sont assurées par une personnalité différente : écrivain, poète ou religieux.Bernard de Clairvaux JACQUES BRAULT Thomas More JACQUES DUFRESNE Pierre de Bérulle ROGER PARISOT Marie de rincamation DOM GUY-MARIE OURY Marie de l'Incarnation AlpJionse de Liquor i I Alphonse de Liguori ITHÉODULE Irey-mermet Marie-Eugène de TEnfant-Jésus THÉRÈSE REMY Marie-Eugène de l’Enfant-Jesus 144 pages • 14,95 $ Des livres pour tous Fides B (5 ?ETHIQUE ET RELIGIONS* De la pédophilie considérée comme un des beaux-arts.Avant de condamner ce qui autrefois était caché, masqué et donc toléré, nous sommes collectivement passés par une troublante période de relative bienveillance envers Vinceste et la pédophilie autre jour, dans un épisode de South Park, un maniaque sexuel insérait son pouce dans l’anus dune vache.Mapplethorpe, un des plus célèbres artistes contemporains, photographiait des messieurs exhibant leurs zizis.Rien qu’en Amérique du Nord, l’industrie de la cassette porno jouit d’un chiffre d’affaires de plusieurs milliards de belles grosses piastres.Les heb-dos culturels débordent de pubs d’agences d’escorte offrant des spéciaux deux pour une, des shows de lesbiennes, des partouzes à vingt et cent, des grosses, des jeunes, des vieux, name it.Les strip-teaseuses postpubères se laissent tripoter pour dix dollars.En claquant des doigts, les internautes peuvent faire apparaître des images plus salées que la mer Morte.Le dernier film d’Almodo-var raconte l’histoire d’une très belle et très bonne religieuse mourant du sida près avoir baisé avec un travelo.Nous en sommes donc là, collectivement.Au centre d’un extraordinaire tapage sexuel.I-e sexe est devenu «le bruit de fond de notre société» comme le résume bien l’essayiste Jean-Claude Guillebaud dans Im Tyrannie du plaisir (Seuil), portant sur la morale sexuelle de la société contemporaine.«Qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en étonne, une évidence s’impose: mille convocations voluptueuses nous assiègent désormais, partout, sans relâche ni mesure.S’en offusquer n’aurait pas beaucoup de sens ni de portée.[.] Au regard des époques antérieures, fussent-elles grecque ou romaine, la nôtre ne parle littéralement que de «ça».» Mais pour dire quoi au juste?C’est par «ça» que l’émancipation de l’individu occidental actuel — vous et moi, en somme —.se révèle sans équivalent historique ou se pense comme tel.Par ce plaisir débridé, reçu et donné jusqu’à satiété, par des jouissances sans contraintes, émancipées des servitudes de la procréation, des interdits religieux, des coercitions sociales, des tabous.Le droit d’être pédophile De tous les tabous, vraiment?La liberté sexuelle, défendue bec et ongles, connaît-elle encore des limitations?Il reste quoi comme prohibition dans une société où les revues de mode vendues en kiosque donnent aux petites-bourgeoises des leçons de fellation?La pédophilie peut-être?La semaine dernière, la Cour suprême a terminé l’audition d’une cause sur la pornographie infantile.John Robin Sharpe a été surpris il y a cinq ans en possession de dessins et d’écrits pédophiles, des «œuvres» de sa main.Depuis, le valeureux citoyen de la Colombie-Britannique se bat devant les tribunaux canadiens en se présentant comme un défenseur du droit à la vie privée, à la liberté d’expression.Plusieurs spécialistes et déjà deux juges venus à sa rescousse pensent que l’Etat n’a pas à contrôler ce que chacun garde dans son tiroir, ses disquettes et sa tête.M1 John Gordon, procureur de la province dans cette aJffaire, a répliqué que la simple possession de matériel pornographique juvénile doit demeurer un délit car elle cause déjà un préjudice aux enfants.Il a aussi rappelé que le Parlement avait l’obligation morale de protéger tout le monde, à commencer par les plus jeunes et les plus fragiles, contre les agressions sexuelles.Cette histoire confirme à nouveau à quel point la pédophilie est maintenant perçue comme la pire des perversions sexuelles.En fait, la réaction critique et la répression s’organisent de plus en plus contre toutes les pratiques déviantes prenant la jeunesse pour gibier: l’inceste, les agressions de proches, d’enseignant Stéphane Baillargeon .R F.\ \ l I .T La liberté confisquée f jiJtni sur le elé/ ictilisme t l’HEXAGONE •J «T# essai 17,95 $ Une des analyses les plus fines sur ce que pourra être l’apport des chrétiens à l’humanité de demain.• l’HEXAGOME 1 ¦ • www.cdhexagone.com £a pa&Mim de Ca Cittéuitu ’ie ARCHIVES LF.DEVOIR Pour son Souffle au cœur (1971), racontant l’aventure incestueuse d’une mère et de son très jeune fils, le réalisateur Louis Malle a été vilipendé mais aussi félicité puisqu’il «rompait avec les faux-fuyants et les silences honteux».ou de gardiens d’enfant, le tourisme sexuel, la violence physique ou psychologique.Même les accusations de tripotage devenues courantes dans les procédures de divorce témoignent d’une grande peur et d’un dégoût sans précédent.Evidemment, la pédophilie et l’inceste constituent des offenses absolument détestables et condamnables.Bien sûr, les enfants doivent être protégés.Le problème n’est pas là.Il s’agit plutôt de comprendre pourquoi il n’en a pas toujours été ainsi.Pourquoi tant de décennies ont passé avant qu’on entende les victimes des vicieux curés d’autrefois?Avant d’écouter les sportifs violés dans leur jeunesse par leur entraîneur, les filles dont le père abusait?Et pourquoi nos sociétés si permissives par ailleurs font-elles maintenant bloc autour de ce secret si longtemps enseveli?Car les pédophiles et les pères incestueux n’ont pas été inventés avec TQS et la juge Ruffo.Les archives de la police et des services sociaux du Québec de la fin du XIXe siècle, épluchées récemment par les historiennes, débordent de cas monstrueux, pourtant demeurés tolérés, impunis, ou presque.Dès les années 50, la police et le haut-clergé de Terre-Neuve connaissaient la plupart des terribles crimes de l’orphelinat de Mount-Cashel.Dans le film célèbre, la petite Aurore, enfant martyre, n’est finalement délivrée de son enfer que par son assassinat.Chaque famille murmure l’histoire d’un pathétique vieux «mononc» tripoteur de nièces pendant les anciens partys de Noël, d’un lointain cousin qui aurait dépucelé ses propres enfants sans que le curé de l’ancienne confesse intervienne.La délirante génération lyrique D’ailleurs, avant de renverser la machine, avant de condamner ce qui autrefois était caché, masqué et donc toléré, nous sommes collectivement passés par une troublante période de relative bienveillance à l’égard de l’inceste et de la pédophilie.C’était hier, dans les années 70-80.Les œuvres littéraires, cinématographiques et surtout les réactions critiques à ces fictions en témoignent d’une honteuse manière.Pour son Souffle au coeur (1971), racontant l’aventure incestueuse d’une mère et de son très jeune fils, le réalisateur Louis Malle a été vilipendé mais aussi félicité puisqu’il «rompait avec les faux-fuyants et les silences honteux» (France nouvelle).Au début des années 80, le romancier Gabriel Matz-neff était reçu à l’émission Apostrophes (én France) et à Rencontres (au Québec) pour parler de ses livres vantant l’amour avec «les moins de quinze ans» — oui, celui-là même que Denise Bombardier a épinglé publiquement, plus tard.L’écrivain Tony Duvert (Journal d’un innocent, L’Enfant au masculin.), pratiquait ouvertement la pédophilie, en faisait le sujet d’un prosélytisme acharné et la principale matière A sa littérature, fi a été encensé dans Le Monde comme-ailleurs, tout au long des années 70.- En citant ces cas d’espèce, Jean-Claude Guillebaud les relie à l’esprit libertaire de ces délirantes années.Dans la foulée des grandes contesta-, lions, de la Révolution tranquille à la révolution sexuelle, en passant par mai 68, dans sa marche vers tous les avenirs radieux, la «génération lyrique» mise au pilori par François Ricard a franchement déliré.Son ambition était grande: tout balayer, faire table rase de la morale, des tabous, pour engendrer un Homme du plaisir, avec toutes et tous, même les enfants, si certains le voulaient.Cette utopie a heureusement échoué, comme bien d’autres.Guillebaud pense que certains faits divers particulièrement dégoûtants (comme l’affaire Dutroux, en Belgique), ont secoué l’opinion publique.II signale aussi le récent retour en force de l’interdit dans une société qui croyait s’en être libérée à jamais.«L’interdit, c'est-à-dire l’idée même d’une limite, de régulation consentie, de normes minimales acceptées par le plus grand nombre.» La Loi, telle que conçue par Freud ou Moïse, a un effet structurant et humanisant.Depuis quelques années, d’abord de ce côté-ci de l’Atlantique Nord puis en Europe, la logique de la protection des enfants suscite une adhésion générale, spontanée.Les gouvernements multiplient donc les moyens pour les protéger légalement.Cette tendance a ses travers, évidemment.Une certaine forme de victimisation de l’enfant se développe, faisant de tout parent un agresseur potentiel, avec les excès périodiques poussant par exemple la Direction de la protection de la jeunesse à intervenir quand elle ne le devrait pas.En plus, ce système de protection, cette démarche humanitaire, avec ses succès et ses ratés, bouche comme elle le peut les conséquences de la déstructuration de la famille traditionnelle.N’empêche, la volonté concrète de protection des enfanté est juste et bien.On a le goût de criâr merci et enfin.Maintenant, le plus haut tribunal du pays doit décider si la loi contre ta pornographie infantile brime les libertés fondamentales d’un pédophile.lie très vilain monsieur de la Colombiç-Britannique, dessinant ses perversions malsaines, demande en sommie que la législation lui accorde les faveurs consenties autrefois par les médias aux écrivains malsains coinmfc Duvert.C’est possible que, légalement, le très vilain monsieur soit dans son droit, comme les écrivains oi]t tous les droits.Mais moralement) mais l’éthique.Dans un cas commfe dans l’autre, on pourra quand même ressentir collectivement une honte, jusque devant les arbres et même dç-vant les pierres, d'avoir atteint de tête excès de barbarie civilisée.Un cardinal écossais compare le lobby gay.aux soldats nazis AGENCE FRANCE-PRESSE / Edimbourg (Grande-Bretagne) — Un cardinal de l’Eglise catholique d’Ecosse a comparé les campagnes menées en Europe par le lobby gay à l’avancée des troupes nazies durant la Deuxième Guerre mondiale, a rapporté hier l’hebdomadaire écossais Scotland on Sunday.Selon cette édition dominicale du très sérieux quotidien The Scotsman, le cardinal Thomas Winning a tenu ses propos il y a quelques jours lors d'une réunion publique à Malte, où il effectue actuellement un déplacement.«Dans toute l'Europe, un lobby homosexuel actif et militant cherche à devenir plus puissant et la menace pour la fer-mille chrétienne est très réelle», a tempêté le prélat, qualifiant l’homq-sexualité de «perversion».«Je vous demande de vous remémorer les jours sombres de la Deuxième Guerre mondiale.Ijs nuages noirs qui s’accumulaient ont convaincu les Mal; tais de mettre de côté leurs divergences politiques et de s'unir pour la défense de la démocratie et de la civilisation#, a ajouté l’ecclésiastique, connu pour ses positions tranchées.«Les parallèles avec la situation actuelle sont frappants.À la place des bombes d’il y a 50 ans, vous êtes bombardés d’images, de valeurs et d’idées qui sont profondément étrangères», a encore protesté le cardinal.I » l I.K I) K V I .1 A X V I K I! 2 0 II II lî 7 C U L T lî R E CINÉMA Brillant hommage posthume CRADLE WILL ROCK Écrit et réalisé parTim Robbins.Avec Emily Watson, Hank Azaria, Joan Cusack, John Cusack, Vanessa Redgrave, Susan Sarandon.Image: Jean-Yves Escoffier.Montage: Geraldine Perpni.Musique: David Robbins.États-Unis, 1999, 140 minutes.MARTIN BILODEAU La joie profonde et spontanée que suscite Cradle Will Rock vient avant tout du fait que son réalisateur, le détonnant Tim Robbins {DeadMan Walking), a voulu nous procurer, à l’image de son histoire, qui raconte les belles (et pas si belles) heures du théâtre subventionné sous Roosevelt, le sentiment de participer à un grand happening théâtral.Mission accomplie.Un des projets du New Deal consistait en effet à faire travailler des artisans du théâtre.En 1936, moment où commence l’action du film, le projet est sous la supervision de Hallie Flanagan (Cherry Jones), qui veille à ce que fonctionnent tous les Federal Theatre Group du pays.Mais il vient à l’oreille des enquêteurs sur les activités anti-américaines, dont une première commission vient d’être mise sur pied, que certaines compagnies font preuve de dissidence morale.C'est ainsi que, sur la seule base des impressions d'une nationaliste zélée (loan Cusack), la commission fera interdire, le jour de sa première, la présentation de Vie Cradle Will Rock, un musical très Brecht-Weill écrit par Marc Blitzstein (Hank Azaria), un artiste tourmenté, et monté par la branche new-yorkaise du FTG, dirigée par John Houseman (Cary Elwes) et Or-son Welles (Angus McFayden).Robbins intercale à ce récit principal — qui défend avec humour majs fermeté l’implication financière de l’État dans les arts — quelques scènes montrant l’aristocratie new-yorkaise (William Randolph Hearst en tête) côtoyant une émissaire de Mussolini (Susan Sarandon), qui leur soutire de l’argent d'une main et leur offre des toiles de grands maîtres de l’autre.Aussi, quelques scènes montrent le jeune Nelson Rockefeller (John Cu- Le cinéaste a fait de sa mosaïque une toile multiforme mais cohérente sack) réclamant au peintre Diego Rivera (Ruben Blades) qu'il «enjolive» la murale marxisante qu'il lui a commandée pour le hall de son tout nouveau Rockefeller Center.L'une des séquences clés du film — qui consiste en un montage parallèle montrant, d’une part, la troupe de théâtre désobéissant à l’ordre de ne pas jouer et, d’autre part, l’indécent bal costumé où les millionnaires de la ville (Hearst Rockefeller, etc.) reproduisent le Versailles sous Louis XVI — est d’une efficacité et d'une drôlerie qui n’ont d’égale que l’absurdité du clivage que Robbins tenait à mettre en lumière dans ce film tonique et jouissif, brillamment dialogué.Le cinéaste a fait de sa mosaïque, hommage aux comédiens de théâtre et aux libres penseurs, une toile multiforme mais cohérente, naïVe, vivante, humoristique et tragique, portée par des personnages aux contours délibérément arrondis, dans laquelle une belle galerie d'acteurs, venus pour la plupart du théâtre, semble s'être retrouvée.On peut reprocher à Robbins d'avoir réduit John Houseman à une fo-folle grandiloquente et Or-son Welles à son seul tempérament bouillant, il reste que l’ensemble de la distribution joue sur ce même registre de la caricature «soft», apportant au film l’unité que la largeur du scénario et la dispersion des scènes rendaient difficile.En riche passionaria du théâtre, Vanessa Redgrave est adorable d’absurdité; Emily Watson, dans le rôle très «weillien» d’une fille de rue qui rêve de chanter sur les planches, élargit sa palette et notre admiration pour elle, comme le fait aussi Bill Murray, en ventriloque alcoolique épris de celle Goan Cusack) qui a déclenché la chasse aux sorcières.Cela dit, la palme (le film, en compétition à Cannes, n’en a décroché aucune) revient à Cherry Jones, une actrice formidable aux allures de suffragette, dont le magnétisme rappelle Judy Dench.Un premier rôle ne saurait tarder pour elle, d’autant quelle est une star à Broadway, ancien carrefour mythique de l’art, de la création et du savoir, auquel Cradle Will Rock rend un hommage.posthume.O FERA Présentation réussie, opéra raté OPERA DE MONTREAL Léo Delibes: Lakmé, opéra en trois actes sur un livret d’Edmond Gondinet et Philippe Gille d’après le roman Parahu ou le mariage de Loti, de Pierre Loti.Lakmé: Alice Kutan (soprano): Gérald: Jianyi Zhang (ténor); Frédéric: Brian Davis (baryton); Nilakantha: Gregory Atkinson (baryton-basse); Malika: Michelle Sutton (mezzo-soprano); Ellen: Melanie Esseltine (soprano); Rose: Marie Simoneau (soprano); Mistress Benson: Dina Martire (mezzo-soprano); Hadji: Dion Mazerolle (baryton); Chœur de l’Opéra de Montréal, Orchestre métropolitain (OM), dir.Yannick Nézet-Séguin.Salle Wilfrid-Pelletier, le 23 janvier 2000.FRANÇOIS TOUSIGNANT Première version concert à l’opéra de Montréal (OdM) cette année, et aussi une première pour la compa- gnie: iMkmé, de léo Delibes, était à l'affiche en matinée hier.L'histoire se souvient de l’œuvre essentiellement pour deux choses; d'abord le célèbre Air des clochettes sur lequel s'esquintent bien des coloratures, puis le célé-brissime duo «Dôme épais, jasmin blanc.», un favori des concerts populaires.‘Malgré le manque de mise en scène, l’occasion était bonne de juger, en salle et en «temps réel», ce que cette œuvre a encore dans le ventre aujourd’hui, elle tout issue d’une mode orientalisante de l'opéra français dont Samson et Dalila et Les Pêcheurs de perles sont les parangons.Autre point d’intérêt, la présence à la baguette du jeune chef montréalais Yannick Nézet-Séguin.Un, d’habitude confiné aux rôles d’assistant et chef de chœur (en ce dernier cas, brillant comme l'ont montré les progrès du Chœur de l’OdM), avait à montrer qu’il avait mieux que fait ses classes.Pleine de promesse l’affiche intéressante, avec beaucoup de chanteurs canadiens et quelques vieux routiers, valait aussi le détour.Qu’en est-il advenu?Eh bien, force est de constater qu’un o|XTa oublié souvent le mérite et qu’il ne valait aucunement la peine de mettre quelque sou que ce soit de plus pour assurer une production scénique.Il est utile de se mettre cette musique darts les oreilles pour ouvrir le paysage sonore et se rendre compte de la très réelle différence entre un chef-d’œuvre, une bonne pièce et un accomplissement quelconque.Ijjkmé reste malheureusement dans cette dernière catégorie.Hormis le numéro de cirque de l’air de clochettes, un bel air de soprano et un duo bien ficelé, chaque acte se termine dans autant de fatras orchestral que de désert dramatique.Comment peut-on endurer cela un après-midi durant?Grâce à la présence de deux éléments magiques.Le premier est la soprano Alice Kutan.Dans le rôle titre, elle habitait sa I^ikmé, se jouant de toutes les redoutables difficultés de la partition pour en faire de la musique.Des vocalises à l’emporte-pièce jusqu’aux doucereux aveux de la brahmane, sa voix porte et flotte avec une ma- gie quasi irréelle portant dans toute la salle.le reste de la distribution l’appuie bien.Sans plus, mais sans moins.Le second fut la direction de Yannick Nézet-Séguin.L’imagination alerte de ce jeune chef arrive à apporter du relief et de la solidité à une écriture molle.Il déroule, à l'instar des grands, le tapis orchestral avec une fluidité telle que les voix viennent s’y déposer avec le plus grand naturel.Surtout, sa force de conviction et son caractère tout bandé vers la musique font que son oreille arrive à faire triompher ce qu'il y a de mieux dans cette musique: à savoir qu’elle mérite d’être bien faite, coûte que coûte, Sous sa ferme gouverne, l’OM montre ses habituelles faiblesses: imprécision d’attaque chez les vents et flottements d’intonation généralisés.Si l’ardeur y était cependant, tant mieux, l’enthousiasme ne peut toujours tout pallier.Reste que l'expérience s'avère finalement positive; on ne saurait dédaigner entendre ainsi faits des opéras qui, autrement, ne s’inscriraient même jamais dans le souvenir.Beau superficiel, belle profondeur LES WEEK-ENDS DE L’OSM Francis Poulenc: Suite française', Sinfonietta; La Voix humaine, tragédie lyrique sur un texte de Jean Cocteau.Francois Follet, soprano; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles DutoiL Salle Wilfrid-Pelletier, les 21 et 22 janvier 2000.FRANÇOIS TOUSIGNANT hommage à Poulenc de l’OSM, s’il arrive un peu i en retard, pennet néanmoins d’entendre pour la première fois trois œuvres de ce compositeur très français jouées par cette formation.La musique de Poulenc n’est pas mon répertoire de prédilection.Son esthétique néoclassique est toute centrée sur un ton superficiel où l’humour joue le seul moteur de la profondeur.C’est du moins les caractéristique des deux premières pièces au programme, assez vides et vaines.On les perdrait que la musique y gagnerait au change.Néanmoins, il est quand même agréable d’entendre la finesse d’orchestration pour les vents dans la Suite française.Après trente secondes de nervosité, les quelques onze membres de l’orchestre retenus pour cette pièce de musique de chambre ont joué avec une précision et une subtilité qui font honneur à ce répertoire.En formation plus complète pour la Sinfonietta, l’OSM a été séduisant de style et raffiné d’humour.Tout ce qui fait encore apprécier cette musique «coquinarde» a été rendu techniquement parfaitement, sans sensiblerie ni sans tomber dans («ampoulade».Ce succès, Dutoit en est le grand maîtred’œuvre.Il dirige ces pages avec la même passion que ce que Stravinski — en génial orfèvre cette fois — a commis dans le genre.Pour une fois, le chef de l’OSM portait bien son triple chapeau de Suisse: aussi raffiné que le Français, rigoureusement en place comme l'Allemand et sensuellement ludique comme l'Italien.Alors si le résultat n’est pas intellectuellement nourrissant — c’est la faute à Poulenc et aussi son but —, au moins est-il musicalement plus que satisfaisant.Oui, cette musique a des charmes que, bien montée, elle sait exposer sans trop de vergogne.Pour La Voix humaine, c’est autre chose.Si Poulenc doit être retenu pour une œuvre, c’est bien celle-là.Mieux que dans Les Dialogues des Carmélites, le compositeur se hisse à la hauteur du livret de Cocteau en une espèce de psychanalyse d’une femme en proie au délire amoureux, le langage est bien sûr très «en retard» sur ce que Schoenberg et Berg avaient déjà composé plus de trente ans auparavant dans le même ordre.Cela reste ici secondaire car, à La scène, le résultat importe davantage que les moyens utilisés pour y parvenir.Ici, donc, on peut sans gêne parler du chef-d’œuvre de Poulenc.Françoise Follet s’y est montrée toujours inspirée, sinon inspirante.Elle se contente de rester malheureusement un peu trop sage dans les moments de quasi-frénésie et un peu trop timide dans les rares phrases où s'épanche la voix.On a devant soi une cantatrice qui joue bien avec ces intentions, sans arriver à réellement les faire partager.Sauf à la toute fin: pendant les dix dernières minutes du monodrame, on assiste, tout à coup, à une déconfiture psychologique Ire's fortement incarnée |>ar Follet qui ouvre les vannes de l’émotion au service de la communication, lo faire n’est plus in> ixmtant: seul compte l’être.Alors, La Voix humaine redevient un «opéra» poi-gnant.On est d'autant plus tiède devant l’interprétation de la soprano que l’OSM — et Dutoit! — ont été de tous les moments absolument irréprochables de tenue et de style.Une véritable fête pour l'oreille, dans laquelle se perdait parfois la voix qui, par moment, peinait à remplir la salle, surtout dans le médium.Sensuel à souhait, évitant toujours l’écueil du pathos vériste artificiellement gonflé, Dutoit refuse à l’orchestre la vulgarité de la facilité qu’on entend si souvent, fi fait même penser que cette Voix humaine pourrait être une fresque orchestrale «moderne» dans laquelle le texte chanté est en fait prétexte à la forme globale de la musique, sorte de réponse d’un «réfrograde» aux avant-gardistes sérialistes d’alors.Curieux parcours: Dallapiccola (// Prigionniero), Szymanowski (Le Roi Roger) puis cette Voix humaine, frois opéras en un acte; trois jalons tous aussi importants les uns que les autres de cette saison.En un âge dont oh aime à dire qu’il s'interroge, Dutoit aurait-il trouvé une réponse?Au moins, doit-on le féliciter de nous proposer une formidable piste de plaisirs et de réflexions.Et de nous stimuler avec une maestria incomparable.¦ ï! , • 1 ' , ft, ¦'; * Kl Bil Télé-Québec www.telequebec.qc,ca MH A LA TELEVISION Les Les Maman La Petite Cinéma / D3: LES MIGHTY DUCKS (6) Les Nouvelles Cinéma/L'IRLANDAISE (5) Nouvelles Espiègles chérie Vie avec Joshua Jackson, Jeffrey Nordling avec M.Sardou, L.Pilkington Le TVA Piment Lampe Fais-moi Place Melrose Salle d'urgence Le TVA Les FrancoFolies 99 / Sports Pub fort magique rire I Michel Rivard, Lili Fatale (23:58) Macaroni Impro- Les Choix 1045, Cinéma / TCHAO PANTIN (4) Chasseurs d'idées / Doit-on Les Choix Le Tour des mondes tout garni vissimo de Sophie rue des.avec Michel Coluche, Richard Anconina interdire le clonage humain?(21:38) de Sophie / Aux portes de la vie | Le Journal Flash / M.Faut le voir Hockey / Canadiens - Hurricanes Le Grand La fin du 110% Aphrodisia Flash (17:00) Orsini pour le.• Journal monde.Euronews Capital.Le Monde ce soir Ville en mutation Le Journal Maisonneuve à l'écoute Le Canada Le Canada Le Canada Téléjournal Chiffres.Taxi.| FR2 I La Marche du siècle Droit de cité (21:35) Jrnl belge Jrnl suisse Soir 3 Jrnl TVS Contact Animal [ Mer et Monde La Royal Air Force Biographies / A.Quinn Kojak Cinéma / UNIFORMES.(5) .libre?Copines.Nature Lignes.Jeux de société Médecine.La Marmaille / P.Rivard Copines.Allô docteur Miniséries | d.Clip Novo Clip Hip Hop Clip | Watt Beavis &.1 [ÇliP .Melissa Etheridge Ed Sullivan Pop up Musico./ M.Etheridge Concert / M .Etheridge Génération 60 Musico./ M.Etheridge Pop up Orbite .galaxie rr .- .- .Ned, Triton Sam.|Bébés Robin.Mythologies Cléo &.Simpson |Bébés Duckman | South Park Simpson Mytholo.Cléo &.(16:00) Sports 30 Mag La Loi.Basketball / Lakers - Jazz I Sports 30 Mag Sports 30 Combats.Grouille-toi Volt | Panorama Ecce Homo / La Révolution j Cinéma / L ARCHE DU DESERT (4) | Ô Zone | Panorama Volt Newswatch .Air Farce .Living This Hour Made in.The Nature of Things The National / CBC News National.News Omerta II Puise Access H.Raymond Suddenly.Ladies Man Ally McBeal Third Watch CTV News Puise Twenty One News Nat.News Addams.E.T.Time of your Life Dawson's Creek Party of Five [Outer Limits .Family .Bus .Kids |Super Structures.Studio 2 TVO Mystery / Waiting Time (1/2) | History on TVO / Liberty Studio 2 News ABC News Judge Judy Frasier | Cinéma / JACK (5) avec Robin Williams, Adam-Zolotin Once and Again News |.(23:35) POliti.(0:06) j News CBS News E.T.| King.Ladies Man Raymond 1 Becker Family Law Late Show (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel.Freaks & Geeks Twenty One Third Watch ‘ The Tonight Show (23:35) Cheers Home.Drew Carey 3rd Rock Time of your Life Ally McBeal Felicity Drew Carey Star Trek: Voyager Newshour Nigh.Bus.Rural.Antiques Roadshow American Experience 1 P.O.V./ Regret to Inform National Desk BBC News .Report | Newshour Treasures of the World Cinema Europe BBC News Charlie Rose News | Wheel.[jeopardy Roswell Ally McBeal Third Watch CTV News [ News Open (0:05) L A.Law | Law & Order Biography / E.Borgnine Investigative Reports City Confidential Law & Order Biography Frederic Alarie Basse.I Videos | Arts.| Foot Notes | James.| Cinéma / MV BLUE HEAVEN (5) avec Betty Grable NYPD Blue Homicide Mow'd they do that?Odiscovery.ca Wild Discovery | .of the Wild | .Parks Speed / G-Force.@discovery.ca Wild.It Seems.The Way.I Mansion | .Seeds It Seems.Royal.Turning Points / Insulin The Adventurers Tour of Duty Turning.BBC News Bus.News | Newsworld Reports Pamela.Counter.The National The Passionate Eye Newsworld Reports National Madison Red Dwarf | Deg rassi.| Degrassi Street Justice Due South Cinéma / POLYESTER (6) avec Divine, Tab Hunter Cinéma Bob Vila s Home Again | Rescue / Baby Jessica Paramedics Navy Seals Incredible Rescues Paramedics Navy Seals müü Pet Project Pet Friends Images Tourist | Miracles | Real.I Extra |.World | Shift TV | .Dinner?|.Miracles [Real.Extra flEECBI Record Sportsdesk .Hockey Martial.World's Strongest Man WWF Raw is War | Sportsdesk WWF.Sports Cool Shots Hockey.Hockey / Sénateurs - Maple Leafs | SportsCentral Hockey.Cool Shots KQH Addams Mona.Freaky.Roswell .Studio Lassie .Holmes Boy.Student.Goose.Addam's Beasties Served?Ï^îTTTTTTTÏ CE SOIR Paul Cauchon LES CHOIX DE SOPHIE Le duo Iévesque-Turcotte est invité.Télé-Québec, 19h LA MARCHE DU SIÈCLE Des journalistes tentent de définir la sexualité des Français, à l’aide d'un sondage, de témoignages et d’analyses d’experts! TV5, 19h30 & > MMHü^M¦mi hbmmhi > assé paralysant ni lendemain prévisible.A Belœil le 28 janvier, à Terrebonne le 5 février, à La Salle le 12 février, à Valleylield le 19 février, à Saint-jean le 26 février, encore au Cabaret Music Hall le 2 mars et à Juliette le 31 mars, chaque soir sera le premier et le dernier.le nouveau disque?Il arrivera quand il arrivera.AIR une installation sonore d’Andréas Oldôrp LA CHAMBRIÈRE une installation d’Émilie Santerre-Ayotte.A L’Œil de Poisson, 580, côte d’Abraham, Québec Du 14 janvier au 13 février 2000 DAVID CANTIN Sans trop avoir voulu les faire coïncider, L’Œil de Poisson, à Québec, accueille en ce moment deux installations qui se complètent dans l’espace qu’elles occupent.De nature très différente, air, de l’artiste allemand Andreas Oldôrp,, et La Chambrière, de la Québécoise Émilie Santerre-Ayotte, passent de la hauteur du plafond au sol qui envahit la salle étroite.Deux manières d’appréhender la superficie de ces pièces vides qui portent à une réflexion sur la matière et la sonorité.Depuis maintenant plusieurs années, Andreas Oldôrp s’intéresse au son comme à une nouvelle forme de langage visuel.Certains tons évoquent des images, des reflets ainsi que des contraste^.Dans la grande galerie, sa plus récente installation sonore se rapproche d’un aménagement intérieur acoustique.Au plafond, un long réseau de tubes de verre étroits donne à lire de curieuses formes géométriques.D’abord, on s’attarde aux détails comme au soin minutieux qui semble avoir présidé à la réalisation de tel projet austère et froid.Puis, placés à certaines intersections, de courts tuyaux d’orgue permettent à une sonorité, aussi minimale que constante d’envahir l’espace.Du coup, l’apparence des tuyaux renvoie à la qualité contemplative du matériel sonore.On retourne au début, pour comprendre qu’une soufflerie électrique active tout le processus.On suit alors le cheminement des tuyaux qui suscite un véritable prisme sonore que l’air féconde.Ainsi, comme rien n’est visible sans lumière, rien n’est audible sans air.C’est à ce moment que la présence invisible devient presque tangible.La perception ne peut plus être la même.Cette expérience montre que l’harmonique acquiert une certaine présence physique.Bien que la pièce soit entièrement vide, le son la remplit d’un air devenu audible.Ainsi, cette recherche s’étend sur les rapports entre la sonorité, le silence, l’écoute et la création.La réverbération de ce bruit constant est la création, dont l’expansion et l’écho ne cessent de s’approfondir au fil du parcours.Ce son ramène à une juste mesure, une manière d’être.Comme le montre l’installation d’Andréas Oldôrp, la matière sonore existe toujours dans l’air qui la porte jusqu’à sa mystérieuse évidence.Dans une pièce beaucoup plus petite, l’installation d’Émilie Santerre-Ayotte continue d’explorer la présence brute du ciment.Sur le sol, on aperçoit cette vague qui semble constamment changer d’état.Ce tapis de béton procure une sensation d’irréel et d’instabilité à l’intérieur de La Chambrière.On passe de l’illusion robuste à la délicatesse des formes.Couvrant l’ensemble de la surface, on imagine l’écume qui s’agite.Puis, on surprend certains motifs qui se cassent dans le mouvement prolongé.On hésiterait avant de mettre les pieds sur ce sol vaporeux.Aussitôt, la petite salle de la galerie n’est plus la même.Elle fascine tout en révélant que la matière n’est jamais ce qu’elle dégage, que ce jeu d’illusions donne à la pièce une tout autre fonction.Mais il faut tenter par soi-même l’expérience intime que convoquent ces installations à L’Œil de, Poisson.Ainsi, Andreas Oldôrp et Émilie Santerre-Ayotte viennent redéfinir ce rapport que suscitent les traces visibles d’un espace connu.À GAGNER PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE Samedi 29 janvier à 20 h Cristina Mihalachi-Mondiru violon Forfait Champêtre 3 jours / 2 nuits 1-800-665-5272 Tirage le 29 janvier 1k règtowih du coerours «ml disponibles ou Journal de Montid ^BilleD25^incluan^ii^^^roinag«^prè^^concert) RESERVATION: ( 4 S O ) 2 29-2 5 8 6 • journal-monlreal 1 F64t chemin Picrre-Péliidcau (sortie 69 de l'autoroute de» Laurrnlidc») m Principe de base: accessibilité.Sous-jacent, l’on devine un souci d’initier à la musique contemporaine.i i
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