Le devoir, 5 janvier 2000, Page(s) complémentaire(s)
N " :i o o ?FONDÉ EN 19 0 DEVOIR Vol.X C - N " :i O O ?1.E M E R C R E D I 5 JANVIER 2 O () O Uri » LES ACTUALITÉS LES MILLIONS SE FONT ATTENDRE DANS LES URGENCES PAGE A 4 LES ACTUALITÉS LES NUAGES NOIRS S’ACCUMULENT À RADIO-CANADA PAGE A 3 8 7c + T A X E S ÉCONOMIE CLINTON RECONDUIT L’INCONTOURNABLE GREENSPAN PAGE B 4 PERSPECTIVES François Norma n d Y avait-il péril en la demeure ?Hormis quelques problèmes locaux, le passage à l’an 2000 s’est somme toute bien déroulé à travers le monde, et ce, au grand dam des prophètes de malheur.On repassera donc pour l’apocalypse sociotechnologique.Mais au fait, y avait-il vraiment péril en la demeure?La question est sur toutes les lèvres depuis quelques jours: a-t-on exagéré le problème du fameux bogue de l’an 2000?Question pertinente s’il en est une, mais à laquelle on ne pourra vraisemblablement pas apporter de réponse.D’une part, certains soutiennent qu’il ne s’est rien passé ou presque parce que les entreprises publiques et privées ont investi des milliards de dollars, soit pour convertir, soit pour remplacer leur parc informatique pour le passage à l’an 2000.D’autres prétendent qu’il ne s’est rien passé parce que de toute façon rien de vraiment majeur ne pouvait se produire.Autrement dit, le bogue de l’an 2000 aurait été largement exagéré par les médias qui, reprenant les propos d’experts en informatique, ont créé de toutes pièces une catastrophe appréhendée qui a profité.aux compagnies d’informatique.Selon Yves Armand, qui a travaillé dans l’équipe de spécialistes à la problématique de l’an 2000 au Groupe DMR (une firme-conseil), les entreprises publiques et privées n’auraient sûrement pas investi des milliards s’il n’y avait pas eu un danger potentiel (réel) de bogue informatique.Toutefois, M.Armand conçoit que le problème ait pu être «un peu» exagéré.Mais il insiste pour dire que si rien n’avait été fait pour convertir les ordinateurs, «c’est certain qu’on aurait eu des problèmes».Pour sa part, Ettore Merlo, professeur de génie logiciel et de réingénierie du logiciel à l’École polytechnique de Montréal, estime qu’on ne saura jamais vraiment si on a exagéré ou non la problématique du bogue de l’an 2000.Selon lui, seules les entreprises pourraient répondre à cette question.Mais pour ce faire, il faudrait connaître l’état des systèmes informatiques avant et après la conversion au passage de l’an 2000.«Si on veut faire une expérience scientifique, il faut examiner le système avant, évaluer leur potentiel de risque, faire les réparations, refaire l'évaluation, et, après, réévaluer le potentiel de risque.» Ainsi, on peut dire si on a observé une telle chute du niveau de risque, et dire par conséquent si les investissements étaient justifiés ou non.Mais à sa connaissance, aucune entreprise n’a fait cette opération coûteuse qui n’a qu’un intérêt académique.«Et si on n ’a pas ces données, le reste n’est que de la spéculation.» Par contre, précise M.Merlo, on peut affirmer que les travaux de conversion ont réduit les risques de problèmes informatiques.Selon lui, les voies alarmistes, voire extrémistes, qui se sont élevées ces dernières années concernant le bogue ont sans doute contribué dans une certaine mesure à limiter les problèmes qu’on a pu observer au passage de l’an 2000.«Peut-être fallait-il des gens alarmistes pour que les gens fassent le travail de conversion nécessaire et de la bonne façon.» Les scénarios apocalyptiques n’ont pas manqué dans les mois précédant l’an 2000.Par exemple, le mensuel américain Wired avait rapporté en août 1998 que des informaticiens (une faible minorité) se construisaient des abris qui leur auraient permis de vivre en autarcie de la société au tournant de l’an 2000.L’un d’entre eux, Scott Olmsted, un programmeur informatique avec plus de 20 ans d'expérience, avait dit craindre non pas la possibilité d’un bogue, mais celle de centaines, de milliers, voire de millions de bogues en cascade qui auraient déstabilisé les systèmes informatiques pendant des semaines ou des mois.Plus alarmiste encore était le scénario des Year 2000 Survivalists, qui prédisaient que la civilisation serait plongée dans une apocalypse sociotechnologique sans précédent dans l'histoire de l’humanité.Leur scénario pouvait être assimilé à celui du film The Day After, qui relatait les lendemains d’une guerre nucléaire.Au passage à l’an 2000, selon eux, les réseaux électriques auraient été paralysés, causant des pannes d’électricité.Les systèmes de réfrigération et de congélation des épiceries n’auraient plus fonctionné.Le système de distribution se serait effondré.Des entreprises auraient fait faillite, soit parce qu’elles n’au- «Peut-être qu’on en a trop fait, c'est possible» VOIR PAGE A 8: PÉRIL METEO Montréal Dégagement en matinée.Max: -10 Min: -14 Québec Ciel variable.Max: -10 Min: -10 Détails, page B 5 INDEX Annonces.B 5 Le monde.A 5 Avis publics.B 4 les sports.B 6 Culture.B 7 Mots croisés.B 4 Économie.B 2 Nature.B 5 Éditorial.A 6 Politique.A4 Horizons.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Les Bourses trébuchent C* Si 5 ;V "VC'-Tq- : * Dure journée pour vedettes boursières AGENCE FRANCE-PRESSE les courtiers de la Bourse de New York.Ce sont les valeurs technologies, grandes de 1999, qui écopent en ce début d'année.Les vieux démons viennent hanter les marchés GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les places boursières ont amorcé la nouvelle année sur une pente descendante, abrupte.La surévaluation des valeurs technologiques inquiète, particulièrement dans un contexte où, conune c’est le cas présentement l’heure est à une remontée des taux d’intérêt.Une fois dissipée la crainte associée au passage à l’an 2000, les vieux démons, soit les craintes d’une résurgence de l’inflation, sont venus hanter les marchés.Les prises de profit étaient également au rendez-vous en ce début d’année, après les forts gains enregistrés l’an dernier.Des gains moyens de près de 30 % à Toronto et de 25 % à New York.La contraction des cours, longtemps attendue, s’est chiffrée hier à 3,2 % pour l'indice symbolique de Dow Jones, qui a clôturé à 10 997,93.Ce recul, de près de 360 en points, s’ajoute à celui de 1,2 % enregistré lundi, au cours de la première séance de l’année.Plus large, et plus représentatif, l’indice S&P 500 a, de son côté, abandonné 3,8 % hier, après un repli de 1 % lundi.Ce sont les valeurs technologies, grandes vedettes boursières de 1999, qui écopent en ce début d’année.Le gain de quelque 85 % de l’indice NASDAQ l’an dernier faisant ressortir que nombre des composantes sont surévaluées — une surévaluation pouvant atteindre les 50 % selon certains analystes —, elles sont donc les plus vulnérables à tout durcissement de la politique monétaire des banques centrales.Après avoir réduit de moitié son gain lundi, de 3 % à 1,5 %, dans un renversement en mi-séances, l’indice NASDAQ a perdu 5,6 % hier, ou 229,66 points, pour fermer à 3901,49.Baisse de 3,2% pour le Dow Jones et de 5,6% pour le NASDAQ VOIR PAGE A 8: BOURSES Ferré d’outre-siècle Un poème posthume, prélude à un «nouvel» album RENÉ SOLIS LIBÉRATION Le 1er janvier de l’an 2000.Si je vis, j’aurai 83 ans 3 mois et 7 jours.» Ces mots figu-rent en tête d’une feuille manuscrite retrouvée il y a quelques mois par Mathieu Ferré, fils du chanteur, dans une chemise où Léo Ferré avait aussi classé un texte extrait de son album L’Imaginaire (1983).Le tout forme une sorte d’adresse poétique posthume, genre où d’autres avant lui s’illustrèrent «Frères humains qui après nous vivez.»: aucune raison d’avoir contre Léo Ferré le cœur endurci, lui qui mourut un 14 juillet (1993) dans sa maison de Toscane, compteur arrêté à 76 Etns 10 mois et 20 jours.Surchauffe et grâce, ce fut une belle course.Qui laisse une longue tramée de chansons.Pour mémoire, le coffret de onze CD Barclay, Léo Ferré avec le temps (1960-74), ou le double album Chant du monde de 1998 reprenant les six 78 tours enregistrés en 1950.Au moment de sa mort, Ferré préparait un album qui devait^ comporter dix-sept titres.Il avait déjà enregistré les chansons pour lesquelles il avait prévu un accompagnement au piano.Avec ce matériel, Mathieu Ferré a préparé un album de neuf fifres inédits, qui doit sortir le 3 mars 2000 sous le titre Métamec.On y trouvera de belles surprises, dont un hommage à Michel Lancelot, improvisé lors d’un passage à l’émission de radio Campus.Depuis 1975, Léo Ferré gérait lui-même sa production.Il avait fondé sa maison d’édition musicale, baptisée du nom d’une de ses chansons: La Mémoire et la Mer.Après Métamec, c’est l’intégrale de Ferré depuis 1975 que La Mémoire et la Mer s’apprête à ressortir.En ces temps d’enfoncement de portes béantes, osons un pronostic: s’il n’en reste qu’un parmi les Brel, Brassens, Barbara, poètes chanteurs du siècle dernier (et vu que Trénet a le bon goût d’être toujours là), ce sera Ferré.Joignons-y un vœu: ni dieu ni maître.«Le 1er janvier de l’an 2000.Si je vis.» (C’est probablement en 1983 que Léo Ferré imagine son 1" janvier 2000.Voici son texte.) Dans le crépuscule jaloux de l'ordinateur fidèle Sous les mains programmatrices du beau temps, quand les services météonucléaires auront décidé qu’il fera beau demain parce que demain le pouvoir mettra son chapeau de travers, Parce qu’il aura besoin de certaines assurances du côté des amibes ou du côté des exhalaisons sud-américaines ou du côté de ses dépendances sexuelles ou financières — ce qui reviendra au même Sous les mains programmatrices aussi du mauvais temps ou du temps gris, ou du temps maussade Tout cela étant absolument prévisible et prévu de toute éternité de bande perforée.Alors ce crépuscule prendra le temps d’en faire à sa fantaisie et d'accord avec le soleil, avec le vent, avec les rafales ou le silence objectif arrivant des galaxies perdues.Pas pour tout le monde.Et des galaxies présentes au bar de l’insouciance ou de la déraison enfin venue comme de l’an dix mille.Alors ce crépuscule renversera l’admis et le conforme et le comique grandiose ftra éclater et se remager entre les millénaires des conneries morales et abjectes.La moralité abjecte, bien entendu.Alors?Alors?Les chats dessinés sur les bandes télévisées prendront leur ombre pour la proie.Les fleurs des champs s'en iront prendre un verre de solli-VOIR PAGE A 8: FERRÉ Racisme dans la LNH Coderre appuie Brisebois Un geste «disgracieux et inacceptable», dit le ministre PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Se disant victime de racisme, le joueur des Canadiens de Montréal Patrice Bi isebois a troublé le milieu sportif.Même la classe poùriquo s’en est émue.Le ministre fédéral Denis Coderre a qualifié de «disgracieux et inacceptable» le geste de Vaclav Prospal des Sénateurs d’Ottawa.«R ne faut pas laisser passer ce genre de propos, ça n’a pas sa place dans un pays qui s’est fait le champion des chartes des droits et libertés», a fait valoir hier M.Coderre, au i cours d’un entretien avec Le Devoir.C’est à l’occasion d’un match de hockey opposant les Canadiens de Montréal aux Sénateurs d’Ottawa que Vaclav Prospal a traité de «fucking frog» le joueur de défense Patrice Brisebois, qui s’est ouvert de l’incident aux médias et a exprimé l’intention de porter plainte auprès des dirigeants de la Ligue nationale de hockey.La réaction publique du joueur des Canadiens est appar VOIR PAGE A 8: RACISME Shepherdstown Clinton remet les négociations « sur les rails » ASSOCIATED PRESS Shepherdstown — Le président Bill Clinton a tenu hier pendant une heure upe rencontre trilatérale avec le premier ministre israélien Ehoud Barak et le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk al-Chareh.La rencontre a permis de remettre les négociations «sur les rails».Le premier ministre israélien et le ministre syrien des Affaires étrangères ont en effet accepté de discuter en tête à tête pour la première fois depuis leur arrivée à Shepherdstown après être arrivés à un accord sur les questions de procédure qui bloquaient les discussions entamées la veille.Les divergences entre les deux parties concernant l’ordre dans lequel les délégations voulaient aborder la question d'un retrait israélien du Golan pnt été levées, a annoncé le porte-parole du département d’État américain, James Rubin.11 a refusé de préciser ce qui avait permis de venir à bout du différend, lors d'une rencontre e,ntre la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright et Éhoud Barak.Le premier ministre israélien avait pourtant souligné VOIR PAGE A 8: CLINTON I * 1 LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 JANVIER 2 O O O A 8 LE DEVOIR ACTUALITES PERIL SUITE DE LA PAGE 1 raient pas été prêtes pour l’an 2000, soit parce que leurs clients et fournisseurs ne l’auraient pas été.Les marchés financiers auraient enregistré de fortes corrections.La panique générale se serait propagée comme une traînée de poudre.Et, enfin, des citoyens désespérés auraient abandonné les villes pour aller chercher des ressources à la campagne, dont celles des Year 2000 Survivalists, qui avaient promis de défendre farouchement leur oasis.Lorsqu’on voit avec quelle facilité les ordinateurs de la planète ont passé le cap de l’an 2000, ces scénarios font bien rigoler.Malgré tout, Ottawa avait jugé à ce point la situation sérieuse pour ordonner le déploiement de milliers de soldats sur le territoire canadien — le plus grand déploiement en temps de paix — afin de prévenir les troubles urbains.L’armée avait étudié différents scénarios allant du nombre de lampes de poche et de piles nécessaires en cas de longues pannes à l’équipement requis pour maintenir l’aviation civile opérationnelle pendant la crise.Oui, beaucoup de personnes vont croire qu’on a exagéré le problème du bogue de l’an 2000, du moins le doute va persister dans les esprits.«Peut-être qu’on en a trop fait, c’est possible, laisse tomber M.Armand.Mais est-ce mieux de trop en faire ou de ne pas en faire assez?» Selon lui, on peut facilement imaginer la grogne populaire s’il y avait eu de graves problèmes, notamment au chapitre de l’alimentation en électricité, si Hydro-Québec avait par exemple sous-estimé le bogue de l’an 2000.La prison à vie pour Fisher Saskatoon (PC) — Larry Fisher a été condamné hier à la prison à vie pour l’agression sexuelle et le meurtre d’une jeune infirmière en 1969 — le crime pour lequel David Milgaard avait été injustement condamné.Mais son avocat a affirmé que Fisher pourrait être admissible à une libération conditionnelle dans aussi peu que sept ans.Normalement, une condamnation pour meurtre prémédité signifie qu’aucune libération conditionnelle n’est possible avant 25 ans, bien que les meurtriers puissent demander une révision de leur cas après 15 ans.Mais parce que Fisher a été condamné en vertu du Code criminel en vigueur en 1969, le juge Gerry Allbright a laissé la question de l’admissibilité à une libération conditionnelle à la Commission nationale des libérations conditionnelles.En vertu de l’ancienne loi, Fisher serait admissible à une libération après 10 ans, ou dans certains cas, sept ans.Entre-temps, le prononcé de la sentence ne met pas fin à cette saga judiciaire, qui dure depuis 30 ans.Larry Fi-4»sher a en effet l’intention d’en appeler de sa condamnation — jusqu’en Cour suprême, s’il le faut, un processus qui pourrait prendre des années.Son avocat.Brian Beresh, a déclaré qu’il contestera l’admissibilité de certaines preuves d’ADN et de certains témoignages entendus au procès, et le fait que le procès se soit déroulé en Saskatchewan en dépit des efforts de la défense pour qu’il ait lieu ailleurs.Rectificatif Dans le texte «La guerre des pendules» publié dans notre édition du 31 décembre, nous avons erronément situé la date de la conception du calendrier chrétien par Denys le Petit en 284 après J.-C.Il a, bien sûr, été conçu en 532 après J.-C.L’année 284 était en fait celle du début du règne de l’empereur Dioclétien.De plus, la lunaison est bien de 29 ou 30 jours et non de 27.Nos excuses.Bogue : ne crions pas victoire ! S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-desArts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 NATALIE JAMES REUTERS Toronto — Le spécialiste canadien du «bogue du millénaire», Peter de Jager, met en garde ceux qui estiment qu’il n’y a plus lieu de s’inquiéter puisqu’aucune catastrophe ne s’est encore abattue sur les systèmes informatiques depuis le début de l’an 2000.«Avez-vous reçu votre chèque de paye?Votre facture de carte de crédit?Votre facture d’électricité?» demande Jager, l’un des quelques «prophètes» ayant alerté l’opinion publique du bogue informatique lors du passage au nouveau millénaire.«Aucun de ces processus ne s’est encore accompli.Alors ceux qui suggèrent que nous en avons fini avec le bogue sous-entendent que rien ne va être affecté.C’est une supposition extrêmement naïve.» Jagef repousse énergiquement les accusations qui prétendent, maintenant que la menace de coupures de courant généralisées, d’une catastrophe nucléaire et d’autres catastrophes a été écartée, que ses prédictions ont été exagérées, sinon intéressées.Le gourou canadien du bogue se faisait payer 7500 $ canadiens pour chaque conférence.Son site Web, wwui.year2000.com, exploité en collaboration avec la firme de marketing Internet Tenagra Corp., de Houston, a rapidement dégagé des profits, attirant assez d’annonceurs publicitaires pour amortir ses dépenses annuelles de 600 000 $ US.Un acheteur anonyme a même offert jusqu’à 10 millions $ US récemment pour acquérir le site, mis en vente lors d’une mise aux enchères sur Internet Jager a passé six années à mettre en garde les gouvernements autour du monde des dangers potentiels du bogue du millénaire, expliquant à tout un chacun que l’enregistrement des dates dans les programmes informatiques pourrait tourner au cauchemar technologique lors du passage à l’an 2000.Les dates enregistrées avec les deux derniers chiffres, comme 89 ou 97, pourraient trébucher sur les deux zéros de l’an 2000 et affecter, voire paralyser les systèmes informatiques.Selon Peter de Jager, basé à Brampton, en Ontario, ce n’est pas à cause de ses déclarations publiques — comme le suggèrent les sceptiques — que des institutions comme la banque Chase Manhattan ont dépensé 600 millions $ US pour se préparer au fameux bogue.«Je suis un bon orateur mais pas tant que cela», a-t-il dit à Reuters.Mais Jager admet que certaines entreprises ont pu dépenser trop d’argent dans leur zèle pour prévenir les éventuelles dérives de leurs ordinateurs lors du passage à l’an 2000.«Lorsque vous essayez de résoudre un problème comme celui-ci, vous avez tendance à utiliser un fusil de chasse plutôt qu’un rayon laser.En d'autres termes, vous essayez de résoudre tous les problèmes en vue même si vous n’êtes pas sûrs qu'il y a vraiment un problème.» Bien que la stratégie du fusil de chasse se soit montrée efficace, Jager soutient que nous devrions attendre encore quelques semaines avant de pousser un soupir de soulagement collectif.S’il reste des problèmes, «ils deviendront apparents au cours des prochaines semaines», a-t-il dit «Lorsque nous arriverons à la mi-février, nous pourrons commencer à mettre [le bogue de l’an 2000] derrière nous et laisser le reste de nos soucis aux informaticiens», a-t-il ajouté.Les légions d’experts en informatique qui ont fait leurs choux gras de l’hystérie collective du bogue ne seront pas obsolètes parce que le problème de l’an 2000 est résolu, dit Jager.«Ils pourront se concentrer sur d’autres projets.Quant à moi, il est temps de prendre une pause».CUNTON SUITE DE LA PAGE 1 avant de venir à Shepherdstown qu’Israël ne négocierait aucun retrait du Golan, avant d’avoir conclu avec la Syrie un accord sur la sécurité aux frontières entre les deux pays.M.Rubin a affirmé que la rencontre tripartite avait été «plus qu’une discussion générale» sur les questions encore en suspens entre Syriens et Israéliens.Il a qualifié les échanges entre MM.Clinton, Barak et al-Sha-raa de «très constructijs et productifs», ce qui a permis de «mettre clairement le processus sur les rails».Ils ont «réaffirmé leur engagement dans le processus», même s’ils ne se sont pas serré la main, a-t-il ajouté.Peu auparavant, les divergences entre les deux parties concernant l’ordre dans lequel les délégations voulaient aborder la question d’un retrait israélien du Golan avaient été levées.M.Rubin a refusé de préciser ce qui avait permis de venir à bout du différend, lors d’une rencontre entre Madeleine Albright et Ehoud Barak.Le premier ministre israélien avait pourtant souligné, avant de venir à Shepherdstown, qu’Israël ne négocierait aucun retrait du Golan, avant d’avoir conclu avec la Syrie un accord sur la sécurité aux frontières entre les deux pays.Les deux parties ont donc convenu de créer des groupes de travail qui discuteront de tout simultanément.Des commissions de travail seraient formées «pour couvrir toutes les questions au cours des prochains jours».Ces commissions, qui porteront sur chacun des points importants du processus de paix, comporteront des représentants des Etats-Unis et ont commencé à se réunir hier soir.Le porte-parole du département d’Etat a pour sa part précisé que tous les dossiers de la négociation seraient abordés au cours des prochains jours au sein de ces groupes de travail.Ils aborderont, sur le fond, a-t-il indiqué, «les dossiers de l’eau, la sécurité, la normalisation, le retrait [du plateau du Golan] et le calendrier sur tous ces sujets».«Nous avons été en mesure de constituer tous les groupes de travail et nous croyons que toutes les questions seront discutées au cours des deux prochains jours d’une manière ou d'une autre entre responsables israéliens, syriens et américains» Une source proche de la délégation syrienne a indiqué que la Syrie insistait sur un examen en priorité de SK, p f ;-V; WM FERRE REUTERS Les juifs orthodoxes demandent à Barak de ne rien céder.la question du retrait israélien du Golan, occupé par Israël depuis 1967 et le tracé des frontières.Pour sa part, Israël veut discuter en premier lieu des questions de sécurité et de la normalisation des relations avec la Syrie, selon un responsable israélien.Evoquant l’attitude du premier ministre israélien et du représentant syrien dans ces négociations, le président américain Bill Clinton a estimé, avant son arrivée en Virgi- nie occidentale, qu’ils étaient «tous les deux très sérieux.Ils veulent tous les deux un accord».Une quarantaine de juifs ultra-orthodoxes ont manifesté à Shepherdstown pour exiger qu’Israël cesse immédiatement de négocier avec la Syrie un éventuel retrait du Golan.«Le Golan représente notre sécurité», a affirmé le chef des manifestants, Levi Huebner.«La paix ne pourra se faire que dans la sécurité et la confiance avec nos voisin», a-t-il ajouté.Double accord israélo-palestinien (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Pàr télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone , (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Ihvoir caI publié du lundi au samedi par I* Devoir Inc.dont le siéj(e »ocial e*t situé au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor USalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue S«int*Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Ce Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, lüval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Jérusalem (AFP) — Avec plus de six semaines de retard, Israéliens et Palestiniens sont enfin parvenus hier a se mettre d’accord sur la suite du retrait militaire israélien de Cisjordanie, relançant ainsi des négociations bloquées depuis novembre.Lors d’une rencontre à Jérusalem entre le négociateur palestinien Saëb Erakat et son homologue israélien Oded Eran, les Palestiniens ont accepté les cartes du retrait militaire israélien qui aurait dû avoir lieu le 15 novembre, sans obtenir la moindre modification de la part d’Israël.Interrogé par la radio publique israélienne pour savoir s’il avait obtenu des changements dans les cartes élaborées en novembre par le gouvernement israélien, M.Erakat a répondu: «Non, les 5 % seront les mêmes.» Le président palestinien Yasser Arafat avait refusé de si- gner ces cartes en novembre, arguant du fait que les zones que le gouvernement de d’Ehoud Barak avait décidé de transférer à l'Autorité palestinienne étaient trop peu peuplées et qu’il n’y avait pas de continuité territoriale entre elles.Deux accords de retrait ont été conclus hier.Le premier, qui porte sur le redéploiement de 5 % de la Cisjordanie, aurait dû intervenir le 15 novembre selon l’accord israélo-palestinien de Charm el-Cheikh du 5 septembre.Le deuxième accord a trait au troisième et dernier retrait prévu par le mémorandum de Charm el-Cheikh, qui en fixait la date au 20 janvier.11 portera sur 6,1 % de la Cisjordanie.«Nous avons aussi conclu un accord sur les 6,1 %», a affirmé M.Eran.«Il sera mis en vigueur le 20 janvier», c’est-à-dire à la date prévue.SUITE DE LA PAGE 1 rue comme un geste courageux au ministre Coderre, qui félicite Patrice Brisebois d’avoir levé le voile sur cette affaire.Comme Canadien français, il avoue s’être lui aussi senti blessé par l’injure de Prospal.«Mon sang bouillait.J’appuie totalement Patrice Brisebois.» Cela dit, Denis Coderre croit qu’il s'agit là d’un cas isolé et qu’il ne faut pas céder à la tentation de généraliser.À cet égard, il a trouvé tout à fait encourageante la décision des Sénateurs d'Ottawa d’offrir des excuses publiques à Patrice Brisebois.Il est également convaincu que le président de la LNH va tout faire pour éviter que de tels incidents se reproduisent Le gouvernement fédéral n’a aucune autorité sur la gestion de la IJVH et il n’interviendra pas dans ce dossier.Ministre responsable du sport amateur, M.Coderre dévoilera ce matin à Toronto la composition d'un groupe de travail qu’il a formé pour harmoniser les méthodes de règlements des différends chez les fédérations sportives des dix provinces.Il a voulu refléter la dualité linguistique en SUITE DE LA PAGE 1 citude chez Interflora.Les camions défaits sur la route s’appelleront et se videront de leur incompétence à vouloir quand même l'illusion.Les coqs du matin feront la sieste le matin et laisseront crever les prétentions hormonales et économiques inconsistantes.Les chênes seront toujours savants mais le diront et monteront en chaire dans les forêts frileuses et attentives.Les papiers perdus ne le seront pas pour eux-mêmes Et se reliront entre eux en faisant des remarques grammaticales aux imbéciles qui les auront investis.Les ordures ne seront pas qu’un obscène.Elles imagineront positivement la pureté évangélique et se marreront, tranquillement.Les cendriers vides se videront des obstacles cancérigènes et appris dans les publicités ignobles et démodées.Le cheval absent du fiacre de mon grand-père fera savoir qu’il est devenu un oracle du sabot et du bon temps.Le téléscripteur se videra des formules chiffrées et s’inventera des décoctions shakespeariennes qui feront se retourner Pompidou dans sa tombe et dans les toilettes évidentes qu’il avait inventées avant de partir du côté du silence admis et vénéré, Toilettes qu’il avait désignées aux doigts vengeurs de la culture.Les catastrophes participeront d’un terrorisme intelligent et s'en prenant uniquement aux chefs — quels qu’il soient de préférence des États désormais vacants.(Et sur un deuxième feuillet, ce «codicille») Le 1" janvier de l’an 2000 Si je vis, j’aurai 83 ans et 7 jours.Si je ne vis plus.pour les gens que cela pourra intéresser.R faudra faire le calcul avec l’année de ma mort.De toute façon, si vous vivez encore vous autres, je vous souhaite bien du bonheur.Au fait, le bonheur, qu’est-ce que c’est?En l’an 2000 on aura peut-être changé de mot.Ça arrangera bien les philosophes.Je pourrais en dire plus.Il me faudrait l’Antenne jusqu’au 1er janvier de l’an 2000.Alors?Salut! BOURSES SUITE DE LA PAGE 1 Toronto n’a pas été épargnée, cette Bourse subissant également l’effet des prises de profit sur ses valeurs technologiques vedettes.L’indice TSE 300 de Bays Street a perdu 2,5 % hier, ou 211,15 points, à 8202,60.Ce parquet était fermé lundi.Dans la foulée, et devapt des attentes d’une remontée des taux directeurs aux Etats-Unis, le dollar canadien a perdu 0,41 pour fermer à 68,88 C US.Ce qui a donné le ton, c’est une remontée du taux baromètre de 30 ans aux Etats-Unis à 6,62 % lundi, soit à son niveau le plus élevé en 28 mois, le marché obligataire anticipant déjà un durcissement des conditions monétaires devant les risques de surchauffe économique et de reprise des pressions inflationnistes.Un tel déplacement vers le haut des taux directeurs pourrait venir dès la prochaine réunion de la Réserve fédérale, au début de février.Le président de la Fed, Alan Greenspan, n’a pas été sans introduire un biais restrictif préventif dans son statu quo de novembre dernier.Malgré la faiblesse de l’inflation à 2,6 % en rythme annuel selon l’indice des prix à la consommation), l’économie américaine se dirige, à plein régime, vers la plus longue phase expansionniste de son histoire industrielle, avec un taux de croissance chatouillant encore les 4 % et un taux de chômage anémique (à 4,1 %).Devant les tassements observés sur le marché de l’emploi, il est attendu que la Fed haussera d’au moins 50 points de base le taux sur les prêts interbancaires lors de sa réunion de février.Pour l’ensemble de l’an 2000, la hausse pourrait totaliser les 100 points, soit de 5,5 à 6,5 %, alors que le taux de référence à 30 ans, présentement à 6,53 %, pourrait franchir les 7 % dans l’intervalle.Pour les économistes du Mouvement Desjardins, l’essentiel de ces hausses se ferait sentir au cours de la première moitié de l’année.Celles-ci devraient être suffisantes pour abaisser la vitesse de croisière de l’économie à un niveau permettant d’apaiser les craintes inflationnistes.RACISME confiant la coprésidence à un francophone, Jean-Guy Ouel-let de l’Université de Sherbrooke, et à un anglophone, Bruce Kid de l’Université de Toronto.La troublante déclaration de Patrice Brisebois a également fait réagir les milieux nationalistes, dont le président du Mouvement souverainiste.A son avis, les manifestations de racisme sont trop fréquentes dans le monde du sport et le gouvernement fédéral n’a pas le droit de renier ses responsabilités.Gilles Rhéaume presse le ministre Denis Coderre d’instaurer un code d'éthique devant être respecté par les équipes de sport et de former un comité chargé d’enquêter sur les plaintes qui seront formulées auprès du gouvernement Did là, M.Rhéaume invite le ministre à instituer une enquête sur la discrimination dont les francophones sont victimes dans le monde du sport «Nous sommes tous des Patrice Brisebois.» Quoi qu’il en soit, la direction de la LNH a fait savoir hier qu’elle entendait instituer une enquête sur les propos à saveur raciste du joueur des Sénateurs d’Ottawa.Après avoir lancé cette affaire dans le public, Patrice Brisebois n’était plus accessible aux médias.Il n’était plus acquis qu’il déposerait une plainte officielle.«J’ai un match à jouer», a-t-il lancé à la meute de journalistes.C’est finalement le vice-président de la LNH, Frank Brown, qui a tranché pour la jeune vedette des Canadiens, en annonçant qu’il y aura enquête même si Patrice Brisebois déddait de ne pas porter plainte.Quant à Vaclav Prospal, il n’a pas nié les faits mais il s’est excusé auprès des Canadiens français.D’origine tchèque, il a expliqué ignorer la connotation des propos qu’il a tenus.II n'était cependant pas question pour lui de s’excuser auprès de Patrice Brisebois, qui l'avait injurié en décembre 1998, sous les gradins du Centre Corel d’Ottawa.Depuis 1997, la LNH a sévi à trois reprises contre des joueurs accusés de propos racistes.Dans chaque cas, les victimes étaient des Noirs.À l’époque où il jouait avec les Sabres de Buffalo, le Québécois francophone Benoît Hogue avait confessé publiquement que plusieurs de ses coéquipiers anglophones le traitaient souvent de «fucking frog».Quelques jours plus tard, il était échangé aux Islanders de New York.i ! LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 JANVIER 2 O O 0 B 6 —-?LE DEVOIR «- LES SPORTS ¦\ A vos marques, prêts, football! GREGG NEWTON REUTERS UN EMPLOYÉ s’affairait hier à préparer le terrain au stade Maraca- na, à Rio de Janeiro, en vue du Mondial des clubs de la FIFA qui débute aujourd’hui au Brésil.Huit clubs ont confirmé leur présence au tournoi fort controversé, dont le Manchester United (Angleterre), le Necaxa (Mexique), le Real Madrid (Espagne), Al Nassr (Arabie Saoudite) et l’équipe du pays hôte, le Vasco da Gama (Brésil).Le stade Maracana, construit en 1950 en vue de la Coupe du monde du Brésil, a subi pour l’occasion d’importantes rénovations.Impact de Montréal Ceccarelli récolte les honneurs Washington 6, Canadien 1 Débandade en deuxième Zholtok permet au Canadien d'éviter le blanchissage GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Washington — On dira qu’on n’est pas encore à la mi-saison, mais le peu de chance qu’a le Canadien de participer aux séries a encore diminué hier quand il a subi une raclée de 6-1 à Washington, contre une des quatre formations qu’il se doit de devancer au classement.Après avoir marqué le premier but en avantage numérique, le Canadien n’a presque plus menacé Olaf Kolzig et il a été ridiculement mauvais dans son territoire.Difficile de gagner avec une recette semblable.Le plus vite Réjean Houle va réaliser que son équipe n’a plus de chances de participer aux séries et agir en conséquence en se tournant résolument vers l’avenir, le mieux ça va être pour tout le monde, y compris les partisans.Alain Vigneault aura aussi des comptes à rendre, lui qui a persisté à préférer Igor Ulanov à Francis Bouillon, et qui a formé un trio composé d’Arron Asham, Shayne Corson et Scott Thornton en avantage numérique, juste avant le troisième but des Capitals, alors donc que le score n’était que 2-1.Ulanov a été sur la glace lors des trois buts des Capitals à la deuxième période, qui a été fatale au Canadien.Le Canadien a été humilié même si Peter Bondra, le meilleur mar- queur des Capitals, a été limité à sept présences sur la patinoire avant de retraiter au vestiaire après une présence à la deuxième période.Il a aggravé la blessure au genou qui lui a fait rater huit matchs et il a été retiré du jeu par mesure préventive.Le défenseur Sergei Gonchar a pris la relève en enregistrant le premier tour du chapeau de sa carrière.Jeff Toms, Chris Simon et Andrei Nikoli-shine ont été les autres à déjouer Jeff Hackett.Gonchar et Nikolishine ont ajouté une et deux passes respectivement, tandis qu’Ulf Dahlen a amassé trois mentions d’assistance.Sergei Zholtok a marqué le but du Canadien, qui a pour sa part complété le match sans les services de Dainius Zubrus, disparu à la première période, victime de spasmes au dos.Débandade Zholtok a marqué pendant une rare punition à Bondra en début de rencontre.Il n’a eu qu'à pousser la rondelle dans un filet abandonné après un arrêt de Kolzig contre Benoît Brunet, qui avait pris le retour d’un lancer frappé de Craig Rivet.Les Capitals ont créé l’égalité dès le premier tir sérieux en direction de Hackett, un puissant lancer frappé de Gonchar à travers la circulation lourde.Jason Ward, qui a entrepris le match de façon agressive, était au banc des punitions à son tour pour avoir fait trébucher un adversaire en zone offensive.Les Capitals ont pris l’avance à l’aide d’un but chanceux.Hackett a fait un arrêt de routine contre Toms mais la rondelle a bondi sur Cor-son, venu contrer Dahlen, puis dans le filet.Les Capitals ont ajouté trois buts sans réplique à la seconde période.Un des pires matchs Jeff Hackett n’a pas cherché à embellir la réalité dans son analyse du match.«On a très mal joué, a-t-il dit.Un de nos pires matchs de la saison.Ils nous ont déclassés.» L'entraîneur Alain Vigneault a réussi à conserver son calme olympien malgré la contre-performance de ses hommes.«On a bien entrepris la rencontre.J’ai trouvé qu’on avait joué une bonne première période même si on tirait de l’arrière 2-1 après 20 minutes, a-t-il commenté.Mais pour une raison qui m’échappe, on a commis des erreurs mentales inexplicables en deuxième.Pourtant, une de nos forces cette saison a été de bien jouer sans la rondelle.C’est très décevant, a-t-il poursuivi.C’était un match important et les joueurs le savaient.J’ai eu de la difficulté à nommer un joueur qui avait mal joué après le match contre les Rangers.Ce soir, je ne peux pas nommer un joueur qui a eu un match moyen.» Championnat mondial de hockey junior PRESSE CANADIENNE Le gardien Paolo Ceccarelli a mérité le titre de joueur du mois de décembre chez l’Impact de Montréal.En huit matchs en décembre, Ceccarelli a récolté 35 points au scrutin mensuel, cinq de plus que Giuliano Oliviero et 10 de plus que Chris Stathopoulos et Eduardo Sebrango.Malgré des contusions aux côtes, Ceccarelli a entrepris les huit matchs de son équipe, récoltant cinq victoires et permettant à l’équipe de se maintenir au premier rang de la conférence américaine.Le gardien de 30 ans a connu deux matchs où il n’a accordé que six points, conservant une moyenne de 10,74 points accordés par match au cours du mois.Ceccarelli a présentement une moyenne de 11,54 points accordés par match, ce qui le place au quatrième rang à ce chapitre dans la NPSL «Il est le meilleur gardien de la ligue, a déclaré l’entraîneur Tasso Koutsoukos.Il a mis un peu de temps avant de trouver son rythme, mais depuis il est très constant.Il nous a gardés dans plusieurs matchs, et c’est pourquoi nous avons une fiche gagnante.Même la semaine passée à Baltimore, alors que l'équipe a mal joué, si nous avons eu une chance de gagner, c’est parce que Paolo a joué un flutregrand match.» A moins d’imprévu, Ceccarelli en sera à un 12è départ consécutif devant le filet de l’Impact, vendredi, alors que la formation montréalaise amorcera une séquence de quatre matchs d’affilée en affrontant le Heat de Harrisburg au Complexe sportif Claude-Robillard.AGENCE FRANCE-PRESSE Dakar — Le Dakar 2000, qui ralliera à partir de demain les pyramides du Caire après un nouveau par-cours dans le désert de près de 11000 km, se met peu à peu en place dans la capitale sénégalaise où les pilotes ont commencé à effectuer leurs formalités administratives, en attendant de partir à la conquête de l'Est.Les concurrents de cette 22' édition, qui traversera pour la première fois l’Afrique d’ouest en est ont commencé à envahir le luxueux hôtel Méridien Président, transformé pour la circonstance en «bivouac», où TSO (Thierry Sabine Organisation) a installé cette année son QG.Certains, les plus chevronnés, aspirent à la victoire, d’autres n'ont qu'un rêve: pouvoir atteindre les pyramides du Caire, à l’issue d'un parcours plein d’embûches où plus d’un risque de mordre la poussière.Dans l’ensemble, c'est la première partie du parcours, jusqu'à Agadès que les concurrents appréhendent le plus: il s’agira pour les meilleurs d’entre eux d’atteindre la mythique cité nigérienne sans prendre trop de risques mais en restant dans le pelo- ton de tête pour espérer monter sur le podium le 23 janvier au Caire.Autant de vainqueurs potentiels Pour les motos, les KIM seront une nouvelle fois opposées aux BMW, dont le chef de file le Français Richard Sainct, vainqueur du dernier rallye, affirme que la compétition sera cette année particulièrement serrée et que les sept pilotes courant pour KTM sont «autant de vainqueurs potentiels».Alphie Cox, le pilote sud-africain de KTM, tient le même raisonnement, estimant que les BMW et les KTM «sont tellement proches en performances qu’il sera difficile de creuser l’écart.Cest évidemment positif pour la compétition, mais se retrouver à plusieurs, groupés en quelques minutes après lOOOO km de course, risque d’être sérieusement éprouvant pour les nerfs.» Quant aux voitures, dont les prototypes doivent être proches des véhicules de série, la compétition devrait être serrée entre les Nissan elles Mercedes, sans oublier la buggy du Français Jean-Louis Schlesser, vain-ueur du dernier Dakar, et la Toyota u Belge Jacky Ickx, qui fera équipe avec sa fille.ASSOCIATED PRESS New York — Bill Belichick a quitté son poste d'entraîneur-chef des Jets de New York, hier, seulement une journée après y avoir été promu à la suite de la démission de Bill Par-cells.«J’estime simplement que je ne peux diriger les Jets en l’an 2000, a-t-il dit Je sais exactement ce que j’ai besoin de faire.Et je ne me sens pas en mesure de le faire maintenant.» Belichick a procédé à cette annonce-surprise au complexe d’entraînement des Jets à Hempstead, dans l’État de New York.«Il n’est pas question d’avenir mais de la situation dans laquelle je suis présentement», a-t-il poursuivi.Belichick était le successeur désigné de Parcells quand les deux sont passés des Patriots aux Jets en 1997.Quand Parcells a fait savoir, lundi, qu’il lui passait le flambeau, il ne s’imaginait certainement pas que son coordonnateur à la défensive ne voudrait pas du poste.Manifestement, Belichick ne l’entendait pas ainsi.Belichick a indiqué que l’incertitude entourant l’organisation, dont sa vente imminente, l’avait convaincu de quitter les Jets.Son contrat de six ans signé en 1997 sera examiné par la NFL Le Canada arrache le bronze EN BREF Les volleyeuses autorisées à se couvrir Sydney (AFP) — Les volleyeuses australiennes pratiquant le beach-volley ont été autorisées à porter un short et un tee-shirt, comme les hommes, plutôt que le bikini réglementaire, aux championnats d’Australie qui ont débuté hier à Manly Beach.Le règlement de la Fédération internationale de Beach Volley (FTVB) exige que les joueuses portent un bikini largement décolleté devant et dernière et ne dépassant pas 6 cm de largeur sur les côtés, ce qui suscite un tollé en Australie.Le short des hommes ne doit pas dépasser 20 cm au-dessus du genou, selon cette même réglementation.L’organisateur des championnats d’Australie, Craig Carra-cher, a donné la liberté aux participant (e) s de s’habiller comme ils (elles) l’entendent Les dames peuvent donc choisir entre le short et le tee-shirt le maillot de bain une pièce ou le bikini.Les hommes peuvent également porter des shorts ou des bermudas.Natalie Cook, la meilleure beach-volleyeuse australienne, espère obtenir gain de cause auprès des instances internationales pour changer la réglementation avant les Jeux olympiques de Sydney.Cela d’autant plus que les matchs olympiques auront lieu tôt le matin, à un moment où la température pourrait être assez fraîche.Picabo Street a rechaussé les skis Pàrk City (AFP) — La championne olympique de super-G, l’Américaine Picabo Street, a rechaussé les skis pour la première fois depuis 21 mois la semaine dernière à Park City (Utah), mais n’envisage pas de faire sa rentrée en Coupe du monde avant la saison prochaine.La championne américaine avait été victime d’une fracture de la jambe gauche et d’une rupture des ligaments du genou droit à la suite d’une chute lors d’une descente de Coupe du monde en Suisse, le 13 mars 1998, un mois après avoir remporté la médaille d'or du super-G aux Jeux olympiques de Nagano.Quelques jours après Noël elle a remonté pour la première fois depuis son accident sur des skis, avec prudence, descendant les pistes de Park City, un des sites des Jeux olympiques d’hiver 2002 où elle travaille, à une allure de touriste.«fai été surprise de voir comment mes jambes ont répondu, a-t-elle raconté.Il y a bien quelques petits muscles qui manquent, mais l’essentiel de mon ski est encore là.» Stefanyshyn poursuit sa série victorieuse Shanghaï (PC) — Kelly Stefanyshyn de Winnipeg a décroché une médaille d’or lors de la quatrième étape du circuit de la Coupe du monde de natation en petit bassin quand elle s’est imposée au 100 mètres dos.Stefanyshyn, âgée de 17 ans, a réussi un chrono de deux minutes 10,12 secondes alors qu’elle a dominé la Chinoise Shu Zhan dans les deux dernières longueurs.Zhan a pris le deuxième rang en 2 min 10,66 s, devant sa compatriote Tao Xuan et Erin Gammel de Barrière, en Colombie-Britannique.D s’agit de la deuxième victoire de Stefanyshyn sur le circuit de la Coupe du monde et de sa quatrième médaille.Elle a terminé au demdè me rang au classement de sa spécialité (dos) la saison dernière.«La Chinoise était à quelques couloirs de moi mais je pouvais néanmoins la voir et je savais lors des 50 derniers mètres que j’allais probablement la devancer», a confié Stefanyshyn.Le mauvais temps a raison des régates Toutes les courses de la troisième régate des demi-finales de la Coupe Louis Vuitton qui devaient avoir lieu hier ont été repoussées de 24 heures en raison du mauvais temps.Sur une mer blanchie par des rafales à plus de trente noeuds, les départs des trois duels prévus à partir de 13h sur le golfe d’Hauraki ont été retardés à plusieurs reprises.Les courses ont finalement été annulées pour la journée, le vent de sud-ouest ne faisant que forcir au cours de l’après-midi.Les courses de cette troisième journées seront disputées aujourd'hui 5 janvier, si le temps le permet DONNA SPENCER PRESSE CANADIENNE Skelleftea, Suède — Jamie Lundmark, Brandon Reid et Dany Heatley ont tous marqué en fusillade pour permettre au Canada de l’emporter,et de décrocher la mè daille de bronze aux dépens des États-Unis au championnat du monde de hockey junior.Les deux équipes n’ont pas réussi à faire de maître au cours des trois périodes réglementaires qui se sont terminées avec une égalité de 3-3.Aucun but n’étant marqué pendant la prolongation de 10 minutes, elles ont été contraintes de régler ça en fusillade.Lundmark a commencé la fusillade en déjouant le gardien américain Philippe Sauvé avec un tir à sa gauche.Puis après l’arrêt du gardien canadien Brian Finley face à Andy Hilbert, Reid a porté l’avance du Canada à 2-0 avec un geste identique devant Sauvé.L’Américain Pat Aufiero a réduit l’écart à 2-1 en déjouant Finley avec un tir des poignets haut Mais Heatley a redonné une avance de deux buts au Canada lorsque son tir a trompé la vigilance de Sauvé entre les jambières.Apçès les échecs de l’Américain Jeff Taffe et du Canadien Eric Chouinard, Fmley a concrétisé la victoire des Canadiens, repoussant le tir du revers de Dan Cavanaugh.Une médaille satisfaisante Si l’objectif avoué de l’équipe canadienne tout au long du tournoi a été l’obtention de la médaille d’or, l’entraîneur Claude Julien a précisé que son équipe ne voulait pas revenir au pays les mains vides.«Pour nous, c’est la touche finale au travail entrepris, a dit Julien.Nous ne voulions pas revenir les mains vides.Nous avons perdu un seul match dans tout le tournoi et cela nous a coûté une médaille d’or ou d’argent.Nous avons bataillé ferme pour revenir de l’arrière.Les gars sont extrêmement heureux de cette médaille.» Le Canada s’est vu refuser un but et il a écopé de neuf pénalités.Les Américains ont pour leur part été limités à seulement trois pénalités.«Je suis d’avis que plusieurs pénalités étaient douteuses, mais nous savons que c’est toujours le cas quand nous participons à ces tournois, a pousuivi Julien./e crois que tout le ROINE SANDLEN REUTERS La joie de la victoire pour le gardien Zdenek Smid.monde était vraiment nerveux et a démontré de l’intensité.Dans ces circonstances, nous permettons à l’arbitre de jouer un rôle mais nous avons néanmoins trouvé une façon de gagner.Notre équipe est comme ça.» Uor va aux Tchèques C’est la République tchèque qui a remporté hier le championnat mondial de hockey junior, pour la première fois de son histoire, en battant la Russie 1-0 en tirs de barrage.C’est la première médaille au championnat junior pour ce pays, n faut bien préciser cependant que la Tchécoslovaquie avait déjà mérité cinq médailles d’argent et autant de bronze à ces championnats auparavant de 1977 à 1993.Les Tchèques avaient terminé neuvièmes à Winnipeg l’an dernier alors que les Slovaques avaient pris le troisième rang, méritant leur première médaille.Après 60 minutes de temps réglementaire et une prolongation de 20 minutes sans buts, les Tchèques ont dominé 2-1 en tirs de barrage grâce à des buts de Milan Kraft, qui porte les couleurs des Raiders de Prince Albert, et Libor Rvko.Mais c’est le gardien Zdenek Smid qui a été le grand héros de l’équipe championne.D a repoussé 34 tirs pendant le match et cinq autres lors des tirs de barrage.À la conquête de l’Est Les concurrents du Dakar 2000 attendent le départ Belichick dit non aux Jets HOCKEY ASSOCIATION DE LEST Section Nord-Est G P N NR Bp Bc Pts Toronto 24 12 4 2 12292 54 Ottawa 20 13 6 2 10594 48 Boston 14 16 10 2 10410940 Buffalo 16 19 5 1 10311038 Montréal 12 22 5 1 8510330 Section Atlantique Philadelphie 22 11 6 1 12189 51 New Jersey 22 12 5 2 11696 51 Pittsburgh 17 17 3 5 12310742 NY Rangers 12 19 7 3 9511134 NY Islanders 9 23 5 0 7712223 Section Sud-Est Floride 21 13 3 3 11591 48 Caroline 15 17 7 0 9510437 Washington 14 16 7 1 9410236 Tampa Bay 10 21 5 3 10012828 Atlanta 9 25 4 3 8714225 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 25 11 4 1 14299 55 St.Louis 23 11 6 0 12084 52 Nashville 14 20 5 2 10111435 Chicago 11 22 6 2 10612130 Section Nord-Ouesl Colorado 18 16 5 1 10810442 Edmonton 13 17 10 5 10211041 Calgary 17 17 5 1 9110940 Vancouver 12 18 7 3 9511234 Section Pacifique Phoenix 22 13 4 0 12410448 San José 20 19 4 3 12110847 Dallas 20 15 5 1 97 92 46 Los Angeles 17 15 7 2 11911343 Anaheim 18 17 4 1 96 94 41 Hier Washington 6 Montréal 1 Atlanta 5 Buffalo 4 Boston 7 N.Y.Islanders 3 Ottawa 2 Caroline 1 Phoenix 5 Detroit 2 Los Angeles 2 St.Louis 2 Aulourd’hul Toronto à N.Y Rangers.19h30 New Jersey à Pittsburgh, 19h30 Nashville à Dallas, 20h30 Calgary au Colorado, 21 h San José à Edmonton, 21 h Tampa Bay à Vancouver, 22h Floride à Anaheim, 22h30 Demain Caroline à Boston, 19h New Jersey à Buffalo, 19h Phoenix à Ottawa.19h N.Y.Islanders à Philadelphie, 19h30 Washington à Atlanta, 19h30 Nashville à Detroit, 19h30 Montréal à St.Louis, 20h Calgary à Chicago, 20h30 Floride à Los Angeles, 22h30 Vendredi.7 janvier Toronto à Pittsburgh, 19h30 Anaheim en Caroline, 19h30 Vancouver à Dallas, 20h30 Montréal au Colorado, 21 h Tampa Bay à Edmonton, 21h Samedi.8 janvier N.Y Islanders à Boston, 19h N.Y.Rangers à Toronto, 19h Buffalo à Ottawa, 19h Atlanta à Washington, 19h Phoenix au New Jersey, 19h30 Anaheim à Detroit, 19h30 Pittsburgh à Philadelphie, 20h Vancouver à St.Louis, 20h Chicago à Nashville, 20h Tampa Bay à Calgary, 20h Floride à San José, 22h30 Dimanche.9 lanvler N.Y.Rangers en Caroline, 18h Colorado à Chicago.20h Lundi.10 lanvler Phoenix à N.Y Islanders, 19h30 FOOTBALL ASSOCIATION AMÉRICAINE Section Est G P N Moy.PP PC x-lndianapolis 13 3 0 .813 423333 y-Buffalo 11 5 0 .688 320229 y-Miami 9 7 0 .563 326336 N.Y.Jets 8 8 0 .500 308309 N.-Angleterre 8 8 0 .500 299284 Section Centrale x-Jacksonville 14 2 0 .875 396217 y-Tennessee 13 3 0 .813 392324 Baltimore 8 8 0 ,500 324277 Pittsburgh 6 10 0 .375 317320 Cincinnati 4 12 0 .250 283460 Cleveland 2 14 0 .125 217437 Section Ouest x-Seattle 9 7 0 .563 338298 Kansas City 9 7 0 .563 390322 San Diego 8 8 0 .500 269316 Oakland 8 8 0 .500 390329 Denver 6 10 0 .375 314318 ASSOCIATION NATIONALE Section Est x-Washington 10 6 0 .625 443377 y-Dallas 8 8 0 .500 352276 N,Y.Giants 7 9 0 .438 299358 Arizona 6 10 0 .375 245382 Philadelphie 5 11 0 .313 272357 Section Centrale x-Tampa Bay 11 5 0 .688 270235 y-Minnesota 10 6 0 .625 399335 y-Detroit 8 8 0 .500 322323 Green Bay 8 8 0 .500 357341 Chicago 6 10 0 .375 272341 Section Ouest x-St.Louis 13 3 0 .813 526242 Caroline 8 8 0 .500 421381 Atlanta 5 11 0 .313 285380 San Francisco 4 12 0 .250 295453 N.-Orléans 3 13 0 .188 260434 x-champion de section y-qualifié pour les séries nt-hler 4 San Francisco 29 Atlanta Fin de la saison régulière y, I V « ! LE DEVOIR.LE MERCREDI 5 JANVIER 2 0 0 0 LE DEVOIR CULTURE CONCERTS CLASSIQUES Début d’année en grandes pompes À l’OSM, André Laplante et Yoav Talmi offrent un doublé exaltant LES CONCERTS GALA L van Beethoven: Concerto pour piano no 5 en mi bémol majeur, op.75 «Empereur»; Symphonie no 3 en mi bémol majeur, op.55 «Eroica».André Laplante, piano; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Yoav Talmi.Salle Wilfrid-Pelletier, le 4 janvier 2000.Reprise le 5 janvier FRANÇOIS TOUSIGNANT Y avait-il un meilleur moyen de commencer l’année, le siècle, qu’avec un concert tout Beethoven, voire un concert tout en mi bémol majeur?Après ce qui a été entendu hier soir, impossible de dire le contraire.Les deux œuvres «napoléoniennes» de Beethoven que sont l’«Empereur» et l’«Héroïque» font toujours un effet, surtout lorsqu’elles sont bien jouées.Au pied levé, André Laplante a remplacé un collègue dans ce monstrueusement difficile concerto.Si on omet deux petits moments où la tension s’est un peu relâchée, il fut parfait Non pas de romantisme et d’«expression»; bien plus de clarté, de sobriété, de panache et de subtilité.Quelle vision du style classique nous a-t-il fait partager! Chacun des traits de gammes mesurés et des arpèges dont abonde la partition est réalisé avec un scintillement et une brillance qui n’aura d’égale, le concerto durant, que celle des trilles — eux absolument époustouflant de perfection dans leur réalisation.En plus, il sait chanter les thèmes, leur rendre leur côté triomphant ou méditatif avec une sensibilité face aux caractères harmoniques qui lui fait autant honneur qu’elle séduit par son raffinement intérieur.Reste le plus beau, sans conteste sa manière de faire respirer le concerto.Tant en fanfare qu’en passage méditatif, le temps s’arroge les qualité du caractère; ici un peu plus allant, là légèrement retenu, sans qu’on sente de rubato ostentatoire.Il s’agit bien plus d’alternance de rythme du souffle, d’une élasticité interne de la pulsation.Yoav Talmi l’a admirablement suivi, précédé même par endroit.LfEmpe-reur montrait un visage moins tyrannique et cette esthétique, si elle tranche avec des visions plus autoritaires, impose sa vérité avec art.Ensuite, Yoav Talmi avait à montrer ce qu’il pouvait tirer de l’«Héroïque».Si devant son Orchestre symphonique de Québec il avait laissé un impression un peu tiède, avec ce Beethoven, il est allé chercher des ressources d’énergie et de vigueur dont toute routine se trouvait exclue.Les tempos sont toujours alertes — même dans la marche funèbre, qui ne se traînait pas les pieds pour mieux émouvoir.Avec ces tempos, vient la justesse et la précision du mètre; les déplacements d’accents, les syncopes, les contre-temps sont appuyés avec une sorte de jubilation virile, celle d'un jeune compositeur fort de son pouvoir et de son audace.Ainsi, l’effet du solo des trois cors (une première au monde de la symphonie d’alors) dans le Trio fut d’une efficacité si grande qu’on s’est retenu pour ne pas applaudir ensuite.Encadrant ces deux mouvements médians, les gros morceaux reçurent le même traitement implacable.Rien n’est laissé au hasard; tout sonne précisément à sa place; l’équilibre des volumes et des groupes est quasi impeccable, comme le nerf de l’OSM dont les vents furent parfois pris un peu par surprise par la baguette dynamique et l’oreille exigeante qui les menaient On a eu droit à du grand Beethoven, celui qui ne laisse jamais indifférent et dont on s’étonne toujours de le verve et de la fougue.Talmi le connaît si bien qu’il sait même en gommer la rhétorique, la transformant en effet bienvenu et évitant le piège de s’enfermer dans des lectures d’habitude.Quand l’esprit est si agissant on ferme les yeux sur de petites bavures, sachant qu’elles seront vite réparées.Mieux encore, on attend encore autre chose.Car une évidence s’impose: Yoav Talmi est déjà un grand chef qui s’engage avec assurance sur la voie de l’excelence.Politique culturelle Concert en église ARCHIVES LE DEVOIR LE CLARINETTISTE et chef d’orchestre André Moisan se produira en récital le mercredi 19 janvier (20h) à l'église de la Purification (rue Notre-Dame, à Repentigny) sous l'égide de l’Association de Repenti-gny pour l’avancement de la musique (ARAM).Il y sera accompagné par la pianiste Louise-Andrée Baril.Rattaché à l’OSM, dont il dirige les Matinées symphoniques, M.Moisan a la particularité d’y occuper un poste de clarinettiste qu’avait illustré avant lui son père.Pédagogue et animateur à la démarche décontractée, il fut l’un des cofondateurs des Vents de Montréal.Renseignements: (514) 582-6714.Des actions concrètes pour CHANGER LE MONDE DwW! x ) Oxfam y Québec 2330, rue Notre-Dame Ouest, bureau 200, Montréal (QC) H3J 2Y2 514.937.1614 • 1 877.937.1614 (sans frais) • www.oitim.qc u Le Conseil des arts du Canada contre-attaque STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Conseil des arts du Canada profite de la publication du premier numéro d’un nouveau bulletin trimestriel pour répondre aux critiques attaquant ses activités et remettant en cause son existence.La défense et la promotion autoproclamée teintent également le dernier rapport annuel de l’organisme, tout aussi frais sorti des presses.Le Conseil des arts du Canada (CAC) a été la cible de plusieurs critiques sévères en 1999.Notamment parce que l’organisme fédéral a financé des œuvres controversées, dont le film Bubbles Galore, de Cynthia Roberts, mettant en vedette la star porno Nina Hartley et l’artiste porno Annie Sprinkle.Le blâme, largement couvert par les médias, a été relayé jusqu’aux Communes par des députés du Reform Party.Le 12 mai dernier, Chuck Strahl, whip des réformistes, demandait au gouvernement si 4e fait d’accorder de l’argent à de telles ordures sert les intérêts des Canadiens».Le soutien accordé à Monstrance, une installation de la photographe Diane Throneycroft, utilisant des nus, a également suscité des reproches, surtout dans la presse de l’Ouest canadien.«La récente controverse médiatique qu’ont soulevée Bubbles Galore et Monstrance [.] a provoqué contre l’aide publique aux arts un tollé de critiques qui décrient ce gaspillage apparent de l’argent des contribuables, annonce en une le nouveau bulletin Pour les arts, publié par le CAC.Certains journalistes ont même réclamé l’abolition du Conseil des arts du Canada.Une chose toutefois a fait défaut dans toute cette polémique médiatique: le contexte.» Le reste de l’article, publié à l’intérieur du magazine bilingue, comptant une dizaine de pages de grand for-mat, rappelle donc ce «contexte» du financement des arts au pays.Le Conseil donne des exemples de retombées générées par les quelque 5500 subventions de 112 millions au total accordées l’an dernier, des cinq millions de billets vendus par plus de 160 compagnies de théâtre aux 2800 rencontres littéraires, dont un bon tiers auprès des jeunes.Le document souligne que les subventions sont accordées par des jurys de pairs.La contre-attaque du Conseil utilise plusieurs autres moyens, comme l’écrit la directrice Shirley L.Thompson dans son propre mot publié dans Pour les arts.L’automne dernier, tous les députés et sénateurs ont reçu un exemplaire du Guide du parlementaire — Le Conseil des arts du Canada présentant les réalisations de l’organisme.Une version du document de promotion est diffusée sur le site Web Le président du CAC, Jean-Louis Roux.SHAUN BEST REUTERS du CAC.La haute direction du Conseil (le président Jean-Louis Roux et la directrice Thompson) rencontrera des députés de tous les partis cet hiver.La défense et l’illustration de l’organisme autonome créé en 1957 se poursuit dans le 42'' rapport annuel.«Par la voix du ministère dont il relève, le Conseil doit répondre au Parlement de la saine gestion des fonds publics qui lui sont confiés, écrit Jean-Louis Roux dans son premier Rapport du président.Mais le pouvoir politique ne peut exercer aucune influence sur les décisions d’ordre artistique qui se prennent au sein du Conseil.La politique partisane et les préoccupations électorales doivent en être évacuées.» En mai dernier, la ministre Sheila Copps avouait en Chambre ne pas avoir vu le film Bubbles Galore.Du tac au tac, elle affirmait qu’il s’agissait «sûrement d’un de ces cas très graves où j’aimerais beaucoup pouvoir réduire la marge de manœuvre du Conseil des arts et des autres organismes».Mme Copps rejetait finalement la responsabilité de ce financement controversé sur le gouvernement de Brian Mulroney.Bubbles Galore a été réalisé en 1996.Le Conseil des arts du Canada avait accordé 60 000 $ de subvention au projet, mais plusieurs autres organismes subventionnaires, dont Téléfilm Canada, étaient également mentionnés au générique pour leur aide financière.En 1998-99, pour une deuxième année, le CAC a bénéficié d’une hausse de 25 millions de son budget Ottawa a promis d’assurer les nouveaux fonds pour encore trois ans.Comme le montre le rapport annuel, l'argent neuf a permis de maintenir à la hausse les subventions: le budget global des programmes réguliers (maison d’édition, arts de la scène, etc.) a augmenté du quart par rapport à 1996 tandis que les subventions aux artistes ont été renforcées de 16 %.Cette reprise suit une période difficile.Ottawa a constamment réduit le budget du Conseil jusqu’en 1997.Au milieu de la décennie, l’organisme a donc décidé de protéger les subventions aux arts en diminuant ses frais généraux et ses dépenses d’administrations.Le personnel a été réduit de moitié (de 268 à 132 employés), de même que le nombre de programmes (d’une centaine à 54).Ces mesures n’ont pas empêché les critiques de germer périodiquement Chaque année ou presque, la droite canadienne attaque des décisions du CAC ou des œuvres de subversion subventionnées.Les plus radicaux réclament le sabordage de l’organisme.À l’automne, des artistes québécois de stricte obédience natio-naleuse, dont le cinéaste Pierre Falar-deau et le romancier Yves Beauche-min, ont recommandé à leurs collègues lauréats de refuser les prix du Gouverneur général, gérés par le Conseil des arts.Des désapprobations sont également formulées de l’intérieur même du milieu des arts.Ainsi, les plus jeunes artistes et compagnies reprochent à l’organisme de réserver la part du lion des subventions aux grosses machines bien établies sans jamais, ou presque, leur permettre d’avoir accès à ce cénacle.La ruée vers Beaubourg 40 000 visiteurs samedi pour la réouverture du centre BRUNO MASI LIBÉRATION Bien que couchés à 4h, on a décidé de faire l’ouverture.Nous venons rarement à Paris et on a envie d’en profiter.» — Un groupe d’Italiens À lOh samedi, devant les portes du centre Pompidou, un interminable serpent humain occupe le pavé.Une file d’attente assagie par une semaine mouvementée, décidée à prendre son bol de culture.Après plus de deux ans de travaux, Beaubourg rouvre ses portes (inauguration officielle par Jacques Chirac le 11 janvier) et, même si pour beaucoup la nuit a été courte, voire inexistante, certains n’ont pas voulu manquer ce rendez-vous avec la création.Car c’est autant les collections du Musée national d’art moderne, ou les expositions temporaires, que les mutations de l’édifice, le nouvel agencement de l’espace et les innovations architecturales que l’on vient découvrir.Pour certains, le week-end revêt des allures de marathon.Les traits tirés et les yeux mi-clos, on profite de cette période festive jusqu’à l’épuisement.Ainsi, Giovanni, Raffaele et Chiara, venus d'Italie pour assister à l’embrasement de la tour Eiffel et au ballet des roues sur les Champs-Elysées: «Bien que couchés à 4h, on a décidé de faire l’ouverture quand même ce matin.C’est une occasion exceptionnelle.Nous venons rarement à Paris et on a envie d’en profiter.Vous savez combien coûte l'entrée?» Bain de foule Portes ouvertes tout le week-end, l’argument en a décidé plus d’un à se lever tôt Comme Simone et Roger, à la retraite, habitués du centre avant les travaux: «On est venus spontanément.Hier soir, nous étions sur les Champs-Elysées et ce matin nous avions envie de voir ce qu'ils avaient fait de Beaubourg.On est surpris par tout ce monde qui attend.» Sur l’autre rive, les récalcitrants: «On avait décidé de ne rien faire hier soir, racontent Laure, Alice et Mehdi, étudiants.Pas vraiment par réaction, mais plutôt pour éviter le bain de foule.L’affluence aujourd’hui?Oui, mais là c’est pas pareil, c’est pou,run musée.» A llh, des cris de mouettes et le vrombissement d’un paquebot entrant dans le port signalent l’ouverture des portes.Jeanne et Stéphane, venus de Tarbes passer le réveillon à Paris, se demandent s’ils entreront rapidement: «On reprend le train à 18h, on espère avoir assez de temps pour tout voir.On ne s'est pas couchés et il va falloir compter avec le coup de barre.» A l’entrée, beaucoup empruntent directement le chemin de la cafétéria.D’autres déambulent à la recherche de leurs anciens repères.«Je ne m’y retrouve pas vraiment, murmure Annick.Le cinéma est resté au même endroit, par contre je ne vois plus le cybercafé.C'est très beau, mais il va falloir se familiariser.J'ai souscrit un abonnement il y a plusieurs mois de cela, mais je n’ai rien reçu.Où puis-je me renseigner?» Dans le vaste hall, c’est un peu l’errance.Cartes de vœux Aux niveaux 4 et 5, le musée.Dans les allées, on se pennet de parler plus «On est venus spontanément Ce matin, nous avions envie de voir ce qu’ils avaient fait de Beaubourg.On est su.pris par tout ce monde qui attend.» fort que d’habitude.Ce n’est pas une visite comme les autres, on butine le long des salles.Françoise et Christiane, deux sœurs retraitées, sont emballées: «Ils ont fait du beau travail.On a davantage de place, les œuvres sont mieux mises en valeur.On n’est pas vraiment dépaysées.» Pierre, en revanche, se déclare déçu: «Je trouve le choix et la présentation des œuvres très contestables.Dans vingt ans, combien de ces pièces compteront toujours parmi les plus importantes?Une telle accumulation fait qu’il est très difficile de tout voir, avec un côté un peu poudre aux yeux.» Petite pause dans l’itinéraire, une halte à la librairie, histoire de dégoter des cadeaux tardifs, quelques cartes de vœux.Toutefois, certains n’en perdent pas une miette et mettent à profit les audioguides, autre nouveauté du centre.Après location (25 francs), on se balade dans le musée avec un combiné de téléphone à la main.Devant un tableau ou une installation, il suffit d'entrer le code indiqué, et un descriptif ainsi qu’une présentation de l’artiste sont proposés.Pour Hubert et Josette, venus de Lozère, l’innovation est intéressante: «Ces appareils nous permettent d'en savoir plus et de ne pas être totalement perdus.C’est assez ludique.» Visiter le centre Georges-Pompidou, c’est aussi l’occasion d'admirer le panorama, du haut des escaliers mécaniques.Les toits de Paris noués les uns aux autres, et puis, sur la place, cette file d’attente qui ne s’épuise pas.Pour cette première journée, plus de 40 000 visiteurs ont fait le déplacement.Céline et La Petite Vie Grosse soirée au réveillon PAUL CAUCHON LE DEVOIR Deux millions quatre cent cinquante-deux mille: c’est le nombre moyen de téléspectateurs au Québec qui se sont rivés à leur petit écran vendredi le 31 décembre 1999 pour La Dernière de Céline à TVA à l'occasion du passage à l’an 2000.Ce chiffre, fourni hier par TVA selon les données de la firme Nielsen, représente le nombre moyen d’auditeurs de 21h à une heure trente du matin, la période occupée par cette émission.L’émission a surtout connu des sommets entre 21h30 et minuit avec des pointes dépassant 2,6 millions d’auditeurs.Pour TVA ce chiffre d’auditoire serait un record, mais il ne s’agirait pas nécessairement d’un record pour la télévision québécoise.La reprise de La Dernière de Céline le lendemain soir a rassemblé 1,1 million d’auditeurs, ce qui permet à TVA de dire à ses annonceurs que le spectacle de Céline Dion a rassemblé en tout plus de trois millions de téléspectateurs.Vendredi soir également, l’émission spéciale de La Petite Vie consacrée au bogue de l’an 2000 a attiré à Radio-Canada 2,62 millions d’auditeurs de 20h à 21h, ce qui place également cette émission parmi les sommets de la télévision québécoise, en matière de cote d’écoute.La rediffusion le lendemain de La Petite Vie attirait 557 000 auditeurs.Quant k La fin du monde est le 31 décembre à TQS, toujours ce même vendredi soir, elle attirait entre 19h et 20h 791 000 auditeurs.Soirée faste pour les chaînes de télévision, donc.EN BREF Tosca a cent ans (Le Devoir) — Les amateurs d’opéra peuvent samedi prochain se mettre à l’écoute de Tosca, de Giacomo Pucdni, dès 13h30 sur la chaîne culturelle de Radio-Canada.La diffusion en direct de cette œuvre que dirigera le chef israélien Daniel Oren marque le soixantième anniversaire de la commandite de l’opéra par la pétrolière Texaco, en direct depuis le Metropolitan Opera de New York.Dans les rôles principaux de Tosca — opéra dont une pièce de Sardou a fourni la trame — on retrouvera Carol Vaness, soprano de San Diego (Tosca) et Richard Leech, ténor de Los Angeles (Cavaradossi).James Moris, basse de Baltimore, campera l’interne Scarpia.Il y aura 100 ans le 14 janvier que Puccini a créé cette œuvre tragique dans laquelle (signe du siècle cruel qui débutait à peine?) apparaît pour la première fois la torture dans un type de théâtre musical très souvent perçu comme volage ou superficiel.Ewa Podlés au CNA (Le Devoir) — Dans un arrangement pour orchestre de chambre de Schoenberg, le Centre national des arts (Ottawa) présente ce soir et demain soir Le Chant de la Terre (Dos Lied von der Erde), l’un des chefe-d’œuvre de Gustav Mahler.Les deux solistes sont des vedettes qui font l’unanimité pour la qualité de leurs prestations: l’extraordinaire contralto polonaise Ewa Podlés et le brillant ténor américain Jon VU-lars.Maria Bernardi est au pupitre pour ce concert que compléteront la Symphonie de chambre rf 2 de Schoenberg et l’ouverture de la première scène de Capriccio, opéra de Richard Strauss.Mme Podlés interprétera sous peu le même Chant de la Terre au Carnegie Hall, de New Yoik, avec l’Orchestre de Philadelphie; un critique du New Yorker a déjà prêté à la voix de cette cantatrice une texture de velours qui sait atteindre également «l’éclat d’une trompette lorsqu'elle parcourt les trois octaves de son registre vocal».Adderley s’éteint (AFP) — Le compositeur et musicien de jazz Nat Adderley, âgé de 68 ans, est mort de complications provoquées par le diabète dans un établissement de soins de Lakeland, en Floride (sud-est), a annoncé hier le New York Times.Adderley, qui jouait dans les années 50 avec son frère le saxo phoniste Cannonball Adderley dans la formation Adderley Brothers, est décédé dimanche.Né à Tampa (Floride), Adderley avait débuté dans des fonnations de jazz en Floride, d’abord à la trompette avant de passer au cornet en 1950.Plus tard il avait rejoint la formation de Lionel Hampton en 1954.Deux ans plus tard, il formait les Adderley Brothers avec son frère pendant un an.Après une interruption jusqu’en 1959, le groupe se reformait et demeurait actif jusqu’en 1975, date de la mort de Cannonball Adderley.Adderley avait joué jusqu’en 1997, date à laquelle il avait perdu une jambe à la suite de complications diabétiques.Adderley était marié.Il avait deux enfants et cinq petitsenfants.1'
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