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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Été 2013
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2013, Collections de BAnQ.

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mmi manger produire penser vivre www.iavisbio.org PER BAnQ ja vie est bio ERR DE PASSION «4s— anny schneider réfléchit ACTUALITÉS LE CHANGEMENT PAR LE STATU QUO 12 RAISONS DE MANGER BIO LES LÉGUMES RACINES AljjÉ J'AI TROUVÉ MON FERMIERl! ET VOUS?TIDIN E FAMILLE MM 1 ï V t ' I .H2G3H1 B Client#: 526 exp au : #Bibliothèque Nationale du Québec Section du dépôt légal ¦i«fl 2275, rue Holt m3* Montréal, Québec *&«*» .48 OœCESexb® Ozxsb Nous; nous; spécialisons dans la vente de presses à fruits ainsi que dans les équipements de transformation de vos fruits biologiques.Visitez notre succursale pour une meilleure évaluation de vos besoins en matière de transformation de vos fruits.a Nous offrons aussi Moulins à café manuels - Distillateurs d'huiles essentielles - Floconneuses -Moulins à épices 831, Principale Saint-Paul-d'Abbotsford Québec JOE 1A0 450.379.9214 holbec@holbec.qc.ca Toute la gamme de nos produits vous attend sur www.holbec.qc.ca mm mm Les Œufs d'Or inc.34, rue Chénier, Val d'Or • Tél.819.824.4419 • Téléc.819.824.4418 • www.ecolo-nature.com Si vous êtes bio, si vous êtes «vert de nature» ou écolo, alors c'est Écolo-Nature qu'il vous faut! Écolo-Nature • Améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité • Accroît la capacité de rétention des minéraux du sol • Augmente graduellement la matière organique du sol • Ajoute au sol des micro-organismes tout en activant la source d'alimentation pour ceux déjà existants Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d'Or inc., transforme, par la magie du compostage, le fumier de poulettes et de pondeuses en un fertilisant organique sans mauvaises herbes.Le produit original qui en résulte est du 5-5-3.Il est densifié et mis en granules pour une application facile et plus uniforme.Il est approuvé pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Il peut également être mélangé à d'autres produits, comme la farine de sang, avant d'être également densifié et mis en granules.Les produits suivants sont aussi approuvés pour l'agriculture biologique par Ecocert Canada.Écolo-croissance racine : 3-10-3 Écolo-croissance début : 7-3-2 Écolo-croissance plus : 8-2-1 Écolo-croissance maturité : 3-3-9 Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est très utilisé pour les jardins de fleurs et de légumes et pour les pelouses. numéro 109 I été 2013 Abitibi-Témiscamingue, pays de pionniers et de créativité, en agriculture aussi.CHRONIQUES actualité UNE POLITIQUE AGRICOLE QUI CONSACRERA LE STATU QUO roméo bouchard 11 LA BIOFACH DE NUREMBERG yves saint-vincent ali mentation 22 MANGER BIO, POURQUOI FAIRE?jean-claude rodet et francine fleury LE COIN DU CHEF miellerie de la grande ourse et néoferme d’Ia turlute jardinage QUAND LA TERRE RÉUNIT LES GENS DE MON PAYS Christiane émond 25 LES LÉGUMES RACINES jean-jacques marcil production BIOLOGIQUE ET DURABLE VONT-ILS DE PAIR?jonathan roy J’AI TROUVÉ MON FERMIER DE FAMILLE, ET VOUS?véronique alexandre LE MOT DU RÉDAC’CHEF BIO INFO BIO CAPSULES NOUVELLES DES ORGANISATIONS les amiEs de la terre de québec LIVRESQUES RÉCOLTES le libraire FLEXION DE PRINTEMPS 34 MANGER SANTÉ, C’EST MEILLEUR anny schneider la vie est bio DOSSIER ABITIBI-TÉMISCAMINGUE 13 POUSSER SA TURLUTE.LA NÉOFERME D’LA TURLUTE DE LA MOTTE mario bard UN SOLEIL BIO ET SANS GLUTEN mario bard LA GRANDE OURSE PIQUÉ PAR L’APICULTURE mario bard VITALIPRÉ NATUREL, MAIS.BIO?mario bard QUIZ ABITIBI-TÉMISCAMINGUE gaïapresse r> M £1 N «J .I r\ a; \ TT 'e.Page couverture : « On est loin de la terre de roche» I Photo Hugo Lacroix photographe I hugolacroix.photo@gmail.com ÉTÉ 2013 I 109 ÎIO bulle 3 MICHEL DUMAIS I RÉDACTEUR EN CHEF * L E MOT D U RÉDAC’CHE O e suis un og PlUS de trente années de recherches personnelles n'avaient ,rien donné encore.Même les plus grands experts s'étaient penchés sur la question, mais avec toujours un point d'interrogation en bout de parcours.Pourtant, la traçabilité du sujet ne faisait pas de doute.Plus de huit générations enracinées dans la même région, évoluant tour à tour dans l'air salin de la côte du Kamouraska puis celui vivifiant du haut-pays sud-côtois.Le problème semblait donc venir de la source même puisque les données étaient claires et précises.Après consultations, recherches, vérifications, contre-vérifications, le verdict est tombé : il y a eu falsification des informations, ce qui fait de moi un OGM (organisme généalogiquement modifié) ! Eh oui, mon Auvergnat d'ancêtre, ayant dû quitter précipitamment les siens pour des broutilles contrebandières, aurait traversé l'océan pour commencer une nouvelle vie.avec un nouveau nom.La crise d'identité, je ne vous raconte pas.Mais un autre problème d'identité a été soulevé par plusieurs de nos visiteurs lors des récentes Expos Manger Santé.Est-ce que le bio est vraiment bio?Qui nous dit que le producteur du marché public qui se vante de ses légumes plus bio que bio dit vrai?Y a-t-il des charlatans dans le groupe?La meilleure façon de le savoir est tout simplement de poser la question de sa certification.Ses produits ont-ils le logo Ecocert Canada ou Québec-Vrai, pour ne citer que les deux plus connus du public?Line visite sur le site du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (cartv.gouv.qc.ca) vous donnera l'heure juste sur qui peut se prétendre bio.Il est vrai que d'un autre côté, certains producteurs avouent, étant donné le coût de la certification, qu'ils appliquent toutes les recommandations sans pour autant s'accréditer.Le produit sera le même, mais ce sera au consommateur de discerner la personne de bonne foi de celle qui tourne les coins ronds.Mais s'il y en a qui n'ont pas tourné les coins ronds, ce sont bien ceux qui ont eu le courage de coloniser la région de l'Abitibi-Témiscamingue.Une première vague à la fin du XIXe siècle, suivie d'une autre quelque 30 ans plus tard ont permis l'établissement de colons dont la ténacité, l'adaptation et l'ingéniosité se retrouvent aujourd'hui encore chez leurs successeurs.Nous avons rencontré quelques-unes de ces personnes à l'occasion du numéro spécial sur cette région et elles prouvent bien que peu importe où l'on soit, il y a toujours moyen de développer intelligemment une ressource.D'autres « développeurs intelligents » se retrouvent également dans notre bottin annuel inclus dans cette revue.Encouragez-les, ils le méritent et c'est nous qui en profitons en fin de compte.Je vous souhaite en terminant une bonne saison estivale, faites de belles et délicieuses découvertes et mieux encore, partagez-les avec ceux que vous aimez! * LCUACt'U?Michel Dumais, rédacteur en chef micheldumais@yahoo,ca A?*ÎECQ COMMUNAUTAIRES DU QUÉBEC Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d'édition.Canada io-bulle la vie est bio NUMÉRO 109 • ÉTÉ 2013 L’éditeur laisse aux auteurs l’entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur : L’avis bio Rédacteur en chef : Michel Dumais micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro : Véronique Alexandre, Mario Bard, Roméo Bouchard, Christiane Émond, Francine Fleury, GaïaPresse, Le Libraire, Les AmiEs de la Terre de Québec, Jean-Jacques Marcil, Jean-Claude Rodet, Jonathan Roy, Anny Schneider et Yves Saint-Vincent Révision : Hélène Cadieux Conception et montage : Studios Sigma, tél.&fax : 418.852.3088 sigma@videotron.ca Illustrations : Bertrand Dugas bdugas.com I bedeiste@gmail.com Photo de couverture : Hugo Lacroix hugolacroix.com I hugolacroix.photo@gmail.com Impression : Les Impressions Soleil Distribution : Messageries Benjamin, 450.621.8167 numéro 109 • été 2013 Date de tombée #110:14 juin 2013 Parution en kiosque #110:5 août 2013 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez : Denyse Robitaille 418.867.5341 • robiden@videotron.ca ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (4 numéros) : 25,00 $ 2 ans (8 numéros) : 45,00 $ POUR NOUS JOINDRE : L’avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière Qc, G0R 1Z0 Téléphone : 418.856.5872 Télécopieur : 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org x # m Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur Rolland Envirol 00 Print, contenant 100% de fibres postconsommation, fabriqué au Québec par Cascades à partir d’énergie biogaz et certifié FSC recyclé, Écologo et Procédé sans chlore, une réalisation de Lavis BIO I O INFO BIO-BULLE AU BOUT DE VOS DOIGTS On vous annonçait dans le dernier numéro la venue du Bio-bulle numérique.Ça a plu à certains de nos abonnés qui ont pris le virage techno.Ne reculant devant rien, voilà que votre magazine préféré est maintenant disponible en format numérique également à l'unité, via la plateforme d'achat en ligne DeMarque (www.demarque.com).Qu'on se le dise, sur papier ou sur écran, Bio-bulle est disponible de mille et une façons, pour tous les goûts et tous les types de lecteurs.Merci de votre fidélité indéfectible, chers amis! 3UII la vie est bio Notre rédac’chef en compagnie de Renée Frappier, fondatrice et éternelle responsable de l’Expo Manger Santé Bio et Vivre Vert, dont elle a fait une incontesttable réussite à laquelle nous sommes fiers de participer! POUR LA SEIZIÈME FOIS! De retour de l'Expo Manger Santé et Vivre Vert à Montréal et Québec.Une fréquentation record à notre kiosque, des voisins sympathiques et dynamiques (Druide, puis Fruit d'Or) et tout plein de gens intéressés et intéressants! Merci à nos visiteurs ainsi qu'à toute l'équipe qui a tenu le fort avec le sourire et plein de réponses aux nombreuses questions sur le sujet.Au plaisir de vous voir à Écosphère, la foire de l'environnement et de l'écohabitation les 25 et 26 mai à Montréal.ASTHME INFANTILE ET BISPHÉNOL A Des chercheurs du Columbia Center for Children's Environment Health de l'école Mailman School of Public Health sont les premiers à documenter le lien entre le bisphénol A (BPA) et l'asthme chez l'enfant.Les études ont été effectuées sur un groupe de 568 femmes - et leurs bébés - ayant été exposés au BPA lors du troisième trimestre de leur grossesse.Plus de 90% de ces enfants ont montré des signes d'asthme et/ou de respiration sifflante vers l'âge de trois, cinq et sept ans.D'autres recherches suggèrent que le Bisphénol A serait aussi lié à d'autres problèmes de santé comme l'obésité, certains troubles comportementaux et une intolérance au glucose.Pour diminuer l'exposition au BPA, le National Institute of Environmental Health Sciences recommande d'éviter la nourriture en conserve, les plastiques numérotés 3 et 7 et de préférer les contenants en verre ou en acier inoxydable.mavie.sympatico.ca Les produits biologiques DU CHAMP À VOTRE TABLE Le portail lequebecbio.com s'adresse à l'ensemble des acteurs du milieu : les consommateurs, l'entreprise (producteurs, transformateurs, distributeurs, détaillants), les partenaires (organismes gouvernementaux et non gouvernementaux) et les médias.Ce portail interactif se veut la plaque tournante qui regroupe les plus récentes informations du secteur bio que ce soit sur les viandes, le poulet, les huiles, le lait, les fromages, la farine ou les céréales en passant par les fruits et légumes et le sirop d'érable.ETITE ANNONCE A VENDRE Pépinière Ancestrale Très grand choix de pommiers, poiriers, pruniers et arbustes fruitiers (plants de kiwi, groseillier, gadelier, cassissier, amé-lanchier, sureau, aronia, argousier, mûrier, framboisier, fraisier, bleuetier, cerisier, camerisier, noisetier, vigne, pêcher, etc.Variétés rustiques et résistantes aux maladies.Vente en gros et aux particuliers.Livraison partout au Canada.Très bons prix! www.pepiniereancestrale.com | 418.423.3070 Sans frais : 1.877.984.0480 ajroinits cérémm bwloti^Ktsjrèf de cktz vous.Moulées pour les animaux de ferme / Volailles, chèvres, porcs et vaches / Moulées complètes avec minéraux / Recettes maison ou sur mesure; en poche ou en vrac / Grains, suppléments et produits de santé animale / Semences et engrais biologiques pour le jardin et la ferme Nous achetons les récoltes céréalières / Soja, maïs, ble, orge, avoine, sarrazin / Entreposage, criblage, mise en marché ÉTÉ 2013 I 109 5 B I O INF® Nutrithérapie CHOISIR POUR PRÉVENIR ET GUÉRIR LES IDÉES DU JARDINIER PARESSEUX : SEMIS irW& « La santé dans l'assiette » est un concept qui s'adresse à tous.Ce livre répertorie une vingtaine de situations de santé menacée pour lesquelles des aliments amis ou ennemis sont recensés.La composition de nos repas est un facteur essentiel pour notre équilibre physique, psychique et émotionnel.Ot •C\aud® Les propriétés thérapeutiques des aliments offrent, selon l'enseignement d'Hippocrate, le lien entre la médecine et la cuisine.La nutrithérapie propose une information sur la qualité biologique des aliments, la relation entre l'agriculture et la santé et surtout sur les propriétés thérapeutiques des aliments.Ce concept d'alimentation préventive et curative permet de confectionner des repas équilibrés et gastronomiques adaptés à diverses pathologies.Auteur Dr Jean-Claude Rodet Éditions Marcel Braquet JOURNÉE PORTER L’AVENIR Le 17 août 2013 Venez vivre une journée à la Cité écologique et y découvrir le dynamisme d'un écovillage.Une journée portes ouvertes pour tous les âges où vous pourrez participer à diverses activités et déguster un délicieux buffet biologique à la saveur des fameux dimanches santé des années 80.Adultes : 35$, enfants de 5 à 16 ans : 15$, gratuit pour les moins de 5 ans.Où?: La Cité Écologique de Ham-Nord 689, Rang 8, Ham-Nord Contact : Nébesna Fortin, coordonnatrice des stages et du tourisme Téléphone : 819.795.8396 Courriel : info@citeecologique.org Dans ce livre simple et concis publié chez Broquet, le jardinier paresseux Larry Hodgson vous livre tous ses secrets pour réussir les semis, autant pour les fleurs annuelles et les vivaces que pour les légumes.Dans la première partie du livre, l'auteur explique comment faire du semis, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur.Chaque étape est clairement indiquée : faire des semis n'aura jamais été aussi facile.Dans la seconde partie du livre, on présente les secrets du succès pour plus de 300 plantes populaires : leurs exigences, leurs préférences et même leurs petites particularités.Avec tous ces renseignements pour vous guider, vous aurez vite, et paresseusement, le pouce vert! MIEL D’IMPORTATION, MIEL DE CONTREFAÇON?Depuis quelques années, les cheptels d'abeilles s'effondrent et les survivantes ne parviennent pas à produire suffisamment de miel pour répondre à la demande.Avec cette pénurie s'accroît le risque de voir apparaître des miels de mauvaise qualité ou carrément de faux miels fabriqués par procédé industriel ou par la contrefaçon qui consiste à ajouter au miel du sirop de glucose et finalement par l'ajout d'eau.Le miel d'Espagne, selon Olivier Belval, président de l'Union nationale des associations familiales de France, serait en réalité pour la plus grande part un miel originaire de Chine, ré-étiqueté en Espagne.L'Argentine est un gros utilisateur d'OGM.Si des traces sont retrouvées dans le miel, aucune mention n'en est faite sur l'étiquette.Point qui joue en faveur de l'étiquetage plus élaboré du miel, en particulier sur sa provenance.paris-ile-de-france.france3.fr I 20 février 2013 L événement environnemental n° 1 au Québec Foire de l'environnement et de l'écohabitation 2013 Montréal 250 EXPOSANTS 30 CONFÉRENCES 25 et 26 mai Esplanade du Parc ol 2e ÉDITION ympique LA SOIRÉE DES SAGES avec MAUDE BARLOW SERGE BOUCHARD LAURE WARIDEL 24 mai à 19 h pmi Brome 1 8e édition I 21 et 22 I septembre Montréal Maison du 21e siècle eCO habitation LA «ESSOU9Œ EN HASTATKX KOOGKXS U MMAZMt DÉ l* MAISON SA1 w ECOSPHERE ProjetECOSPHERE.org 450 538-5005 info@projetecosphere.org 6 rio bulle ÉTÉ 2013 I 109 I O INFO Formation LA CULTURE BIOLOGIQUE DE LA CAMERISE (Première de cinq formations sur les petits fruits) Apprenez les bases de la culture biologique de la camerise : Choix et amélioration du site de plantation, plan du verger, utilisation et produits à base de camerise, protection contre les ravageurs, budget de production et visite d'un verger de camerisiers.Quand : Le 18 mai 2013, en reprise le 23 mai Organisateur : Coopérative Cultur'Innov Lieu : 556, rue des Loisirs, Saint-Joachim-de-Shefford Téléphone: 450.777.1641, poste 2513 ~ Courriel : info@culturinnov.qc.ca Internet : www.culturinnov.qc.ca PROJET ÉCOSPHÈRE - MONTRÉAL (2e ÉDITION) LES ADOS FONT DE MEILLEURS MENTORS Une intervention sur l'obésité faite par des adolescents a permis à des jeunes de 3e et 4e années du primaire de perdre du poids de façon significative, alors qu'une intervention similaire par des adultes n'a donné aucun résultat.L'expérience a été menée pendant deux mois dans une école étatsunienne par des chercheurs de l'Université de l'Ohio.En plus de la perte de poids, on a observé - chez le groupe aidé par les adolescents uniquement - une diminution de la pression artérielle, une augmentation de l'activité physique ainsi qu'une amélioration des habitudes de vie et des connaissances en alimentation.Samedi et dimanche les 25 et 26 mai 2013 sur l’Esplanade du Stade olympique Foire multidisciplinaire entièrement consacrée au développement durable et à l'environnement : architecture et habitation saine, nouvelles technologies vertes, alimentation saine, agriculture écologique, médecines alternatives et complémentaires, mode et design.Chaque semaine, des mentors adolescents du projet Just for Kids! rencontraient les jeunes sur une base individuelle à la fin des classes dans un gymnase pendant une heure : 45 minutes d'activités informatives et 15 minutes d'activité physique.Un autre groupe de jeunes vivait la même intervention menée en classe par du personnel scolaire.L'approche par mentorat doit toutefois comporter une solide formation et un bon support pour les adolescents.L'étude est accessible en ligne JL r mirnr au www-medicalnewstoday.com/releases/258013.php et sera Q fil Sr Hrl\r publiée dans le Journal of School Nursing.Conseil québécois sur le poids et la santé (CQPS) - 27 mars 2013 f K" { 5ss Plus de 200 exposants et 30 conférences.La soirée des Sages avec Laure Waridel, Serge Bouchard, Pauline D'Amboise et Maude Barlow le vendredi 24 mai à 19h.Riccardo Petrella, conférencier le samedi 25 mai, 17h à l'Esplanade et la soirée des moins Sages avec les Zapartistes à 19h.Tous les détails sur vww.projetecosphere.org APPRENDRE À JARDINER BIO Yves Gagnon, des Jardins du Grand-Portage, a produit récemment une vidéo dans laquelle il explique les rudiments de la culture maraîchère biologique.À voir absolument! http://documentairesemences.blogspot.ca/p/agri.html ÉCONOMISEZ SUR VOS ACTIVITÉS EN VENTE CHEZ RENAUD-BRAY, INDIGO, CHAPTERS ET SUR WWW.CONSCIENCEVERTE.CA THÉ OU CAFÉ ÉQUITABLE GRATUIT Gubij fîm GUIDE CONSCIENCE VERTE RABAIS ET DÉCOUVERTES Montréal et les environs ÉTÉ 2013 I 109 bulle i*io 7 Ki illo I Stock, xchng Illustrations : Bertrand Dugas I bdugas.com I bedeiste@gmail.com B I O CAPS oOqT ESS l g; s £¦, bulle ÉTÉ 2013 109 Pour réduire ses déchets, pourquoi ne pas adopter une poule?Une idée qui n'est pas si saugrenue que cela puisque 16 familles vont tenter l'expérience dans le Doubs, un département de l'est de la France, en adoptant chacune deux poules qui peuvent picorer jusqu'à 300 kilos de déchets organiques par année! L'opération a été lancée le 23 mars 2013.Plus de 200 candidats se sont portés volontaires.Pour intégrer l'opération Des poules pour mes déchets, les conditions sont simples : avoir un jardin, être motivé et s'engager à garder les poules après les trois mois d'essai.Après une petite formation, les familles vont recevoir les poules et jusqu'en juin, elles seront accompagnées grâce à des formations pour fabriquer un poulailler et bien s'occuper des deux gallinacés.Durant cette période, les familles-témoins devront également peser leurs poubelles chaque semaine afin de constater l'allégement de leurs déchets.www.lepays.fr L'assemblée populaire Shanghaï a adopté un les commerçants qui emballent trop richement leurs produits.Si l'un des trois critères suivants est dépassé, le commerçant se verra infliger une amende pouvant atteindre 50 000 yuans (près de 6100 euros) : l'emballage ne doit pas dépasser trois épaisseurs, le coût de l'emballage ne doit pas dépasser 20% de celui du produit emballé, les parties vides de l'emballage ne doivent pas dépasser 55% du volume total pour l'alcool, 10% pour les produits d'alimentation courante et 60% pour les friandises et pâtisseries.Selon les statistiques du gouvernement, un tiers des déchets domestiques du pays sont des emballages, dont la moitié est considérée superflue.Pas étonnant donc que Shanghaï souhaite limiter les déchets venant de cette source.shanghaï de règlement qui punit les industriels et www.greenetvert.fr VIVE LES COBAYES LIBRES! Depuis le 11 mars 2013, l'Union européenne a décidé d'interdire définitivement les tests de produits cosmétiques sur les animaux.La mesure s'applique aussi bien aux produits conçus en Europe que ceux fabriqués à l'étranger.Les entreprises devront respecter cette décision pour pouvoir entrer sur le marché européen.L'année dernière, on estimait à environ 10 000 le nombre d'animaux qui avaient été utilisés pour des essais sur les cosmétiques.Une entreprise australienne, américaine ou brésilienne ne pourra donc plus vendre sur le marché européen de produits cosmétiques testés sur des animaux.Pour exporter en Europe, les entreprises devront trouver des solutions de rechange pour essayer leurs cosmétiques.Le meilleur moyen à adopter pour être (presque) sûr de ne pas faire de mal aux bêtes : passer au cosmétique bio! www.developpementdurable.com Un thé consommé dans le pays d'origine du nouveau pape François 1er fait de plus en plus parler de lui : le maté.Connu depuis les temps les plus anciens en Amérique du Sud, il a été découvert par les Européens au XVIe siècle.La boisson a fait fureur en Espagne, ce qui incita les Jésuites en mission au Paraguay à y implanter la culture des arbres qui produisaient les feuilles tant convoitées, d'où son nom de « thé des Jésuites ».Au Paraguay et en Uruguay, sa consommation comme stimulant quotidien'est plus répandue que celle du café ou du thé.Le yerba maté est également cultivé en Inde où il fait partie de la pharmacopée ayurvédique pour le traitement des maux de tête, de la fatigue, de la dépression nerveuse et des douleurs rhumatismales.www.passeportsante .net C T U A I T E Une politique agricole qui consacrera le statu quo La politique agricole qu'on nous promet depuis quatre ans n’apportera aucune solution durable à la crise de notre agriculture.TOLltGS l@S précautions ont été prises pour contourner les changements législatifs jugés nécessaires par le rapport Pronovost au chapitre du financement, de la mise en marché, du zonage agricole, de la représentation syndicale et de la réglementation sanitaire et environnementale; or, sans ces changements, il est évident que le développement d'une agriculture écologique et territoriale indépendante restera marginal et que les fermes conventionnelles autonomes, faute de rentabilité et de relève, continueront à passer aux mains des intégrateurs et des grandes filières agroalimentaires.Le mini-sommet de l'agriculture du 22 mars dernier n'aura été lui aussi qu'une opération de relations publiques.Plutôt que de s'attaquer aux vraies réformes, l'opportunisme politique qui prévaut chez tous les partis politiques en place aura préféré détourner l'attention sur deux leurres jugés rentables dans l'opinion publique : la souveraineté alimentaire, réduite à une campagne en faveur des « Aliments du Québec » et des plans conjoints obligatoires de mise en marché, et la lutte à l'accaparement appréhendé des terres.Dans les deux cas, les moyens déployés viendront consolider encore davantage la mainmise de l'Union des producteurs agricoles sur l'agriculture et le modèle d'agriculture d'affaires qu'elle défend.L’ILLUSOIRE SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE Le modèle agricole productiviste favorise systématiquement la production de volume, nivelle toutes les régions et les asservit à des structures centralisées de production et de distribution, sans égard pour les agriculteurs et les communautés qui occupent le territoire et veulent en vivre.Sans changement à ce modèle, la souveraineté alimentaire se limitera à une campagne d'achat chez nous qui a bien peu de chances de faire passer notre taux réel d'autosuffisance de 30 à 50%.D'une part, « Aliments du Québec » (au moins 85% d'origine québécoise) et « Aliments préparés au Québec » (transformés et empaquetés au Québec), ne proviennent qu'en partie du Québec.Très peu sont issus d'une agriculture écologique et locale, encore moins sont vendus en circuits courts.D'autre part, le Québec n'a que très peu de prise pour imposer ses produits aux grandes chaînes de transformation et de distribution qui sont désormais gérées hors du Québec pour la plupart et qui obéissent aux lois du marché mondial.Jean Garon rappelait récemment avec à-propos les conséquences de la vente de Provigo par la Caisse de dépôt et placement du Québec1.Enfin, l'imposition de quotas d'aliments du Québec à des institutions publiques soumises à d'intenses restrictions budgétaires n'est pas évidente non plus.Seule une politique de soutien structurel à une agriculture écologique et à une mise en marché d'appellation, en circuits courts, pourrait véritablement hausser le taux d'autosuffisance, la qualité de notre alimentation et le dynamisme des territoires.Mais à l'UPA comme au gouvernement et dans les partis politiques en place, on refuse de remettre en question le statu quo.L’ACCAPAREMENT APPRÉHENDÉ DES TERRES Aucune étude sérieuse n'a démontré l'existence d'une véritable offensive des fonds d'investissement ou des Chinois pour s'accaparer et spéculer sur nos terres.La menace la plus réelle sur nos terres vient en ce moment des intégrateurs et de notre entêtement à maintenir un modèle agricole non rentable qui oblige les agriculteurs indépendants à vendre leurs terres ou à se vendre à un intégrateur privé ou coopératif.La création d'une société d'État centralisée pour acheter à gros prix des terres stratégiques, risque fort d'être un autre cheval de Troie de l'UPA et des intégrateurs qui la contrôleront en sous-main et qui se partageront le butin à bon marché.Nous avons un sérieux problème d'accès à la terre, notamment pour les jeunes qui veulent faire de l'agriculture autrement, tant en raison du prix des terres que des règles désuètes de la protection du territoire agricole.C'est là qu'il faudrait agir si on ne veut pas que ces terres soient réintégrées dans le circuit des intégrateurs et de l'agriculture d'affaires.Les banques de terres devraient être de type communautaire, au niveau des MRC et des villes, et les terres devraient être mises à la disposition de ceux qui veulent développer une agriculture écologique de proximité, non pas à la disposition des intégrateurs.Le cas des terres agricoles enclavées dans le périmètre urbain de Québec - qui ont vu leur compte de taxes multiplié par 1000 - devrait nous ouvrir les yeux sur la nécessité pour les communautés locales de se prendre en mains au point de vue de la souveraineté alimentaire2.LE MODÈLE ^ AGRICOLE PRODUCTIVISTE NIVELLE TOUTES LES RÉGIONS SANS ÉGARD POUR LES COMMUNAUTÉS QUI OCCUPENT L LE TERRITOIRE.A 1 http://argent.canoe.ca/nouvelles/ajfaires/provigo-une-perte-pour-interet-national-quebec-28082012 Consultez aussi http://lvaquotidien.typepad.com/lvanouvelles/jean-garon/ pour d'autres textes de Jean Garon sur notre agriculture.2 http:llwww.radio-canada.ca/regionslQuebecl2013/03/08l010-hausse-taxes-agriculteurs-forestiers-revision-fiscalite.shtml ÉTÉ 2013 I 109 9 ROMÉO BOUCHARD I EX-PRÉSIDENT FONDATEUR DE L'UNION PAYSANNE ET AGRICULTEUR BIOLOGIQUE À LA RETRAITE A C T U A L I T LA REPRESENTATION DES AGRICULTEURS Le ministre et l'UPA ne voient pas l'utilité de discuter du monopole syndical en agriculture - comme le recommandait Pronovost - mais de plus en plus de producteurs pensent autrement.L'Union paysanne n'est plus seule.Le nouveau Conseil des exploitants agricoles (CEA), qui regroupe plusieurs milliers de maraîchers, céréaliers, éleveurs et acériculteurs-transformateurs, propose pour sa part que la question soit posée ouvertement dans une commission parlementaire spéciale, possiblement itinérante, qui inviterait des intervenants de tous les milieux à donner leur opinion, puisque l'agriculture et l'alimentation ne concernent pas seulement les agriculteurs, mais tous les citoyens et tous les secteurs de la société.Le problème risque de hanter également la Coopérative pour l'agriculture de proximité écologique qui tenait son assemblée de fondation le 21 mars 2013.Avec un statut de coopérative plutôt que de syndicat ou d'organisme à but non lucratif (OBNL), on peut se demander quelle place aura la défense des intérêts professionnels de ses membres au plan politique.Une coopérative se définit davantage par ses services aux membres, mais cette démarche, qui se fait au nom des « agriculteurs de proximité écologiques », montre bien le besoin d'un pluralisme de représentation.Quant aux producteurs biologiques, ils sont déjà regroupés dans deux syndicats, l'Union biologique paysanne et la Fédération d'agriculture biologique du Québec (affiliée à l'UPA).LE FANTASME PASTORAL La clarté dans la confusion La valse des logos continue.À peine né, le logo Bio-Québec sera progressivement remplacé par Aliments bio du Québec et Aliments bio préparés au Québec.Le logo de qualité bio vient ainsi s’ajouter au logo d’origine.v'MEAf> QüÉ®^ Ce partenariat de la Filière biologique avec Aliments Québec n’est pas uniquement le fait de l’engouement nouveau pour une certaine autosuffisance alimentaire.Il permettra aux aliments bio produits ou transformés au Québec de profiter de toutes les facilités d’inscription sur les listes, code-barres, affichages et tablettes des magasins, pour une cotisation de 100$ par entreprise, ce que la Filière biologique, responsable du logo Bio Québec, n’était pas en mesure d’assurer seule.On peut craindre, cependant, que le bio y perde en identité et en crédibilité, se retrouvant ainsi associé à la propagande souvent ambiguë qui entoure Aliments Québec et la souveraineté alimentaire à savoir : une confusion accrue entre les aliments du Québec (minimum 85% d’origine), les aliments produits au Québec (transformés et emballés au Québec), les aliments locaux (issus de circuits courts), les aliments de qualité supérieure (naturel, sécuritaire, santé, etc.), les aliments certifiés bio produits au Québec, les aliments certifiés bio importés transformés et emballés au Québec.La tour de Label, quoi! .(ZASTOUSOUI, VOU£ CHEZ LES vjç mous vewoie, papous: y a pes papous M.PUPUIS- / PAPAS A POUX PAPAS, / PES PAPOUS PAPAS A POU< ! pas Papas, des papous pas PAPAS A POUX PAPAS PTPSS PAPOUS PAS PAPAS A POUX PAS PAPAS Rien dans cette politique agricole ne permet de relancer l'agroécologie et de sortir le bio de la marginalité.Car, au-delà de l'engouement pour les produits du terroir, les produits locaux et les artisans de toutes sortes dans les médias et la publicité, qui alimentent une sorte de « fantasme pastoral », il faut se rendre à l'évidence que l'agriculture de proximité écologique - biologique surtout - même si l'on a raison d'en être fier, demeure plafonnée à moins de 5% de la production et du commerce alimentaire du Québec.Ce que ce fantasme pastoral risque surtout d'occulter, c'est que cette agriculture d'appellation et de proximité qu'on vante tant ne pourra vraiment prendre sa place que si on lui en fournit les moyens.Dans les faits, elle est prise en otage en permanence par le régime et les politiques agricoles en place, à tel point que ceux qui réussissent à émerger sont peu nombreux et demeurent souvent très vulnérables.Tous les programmes de financement Les réponses au quiz GaïaPresse de la page 21 : o-g iq-t?:q-£ :q-£ :o-i WÊË FÆÊÈÊà i Retrouvez toute l'actualité environnementale à travers : les 17 régions du Québec / et 14 thématiques environnementales / WWW.GAIAPRESSE.CA bulle ÉTÉ 2013 de l'agroalimentaire sont orientés vers les productions conventionnelles et les producteurs de volume qui accaparent 99% des fonds publics dédiés à l'agriculture (deux milliards par année); les productions d'appellation et les circuits courts de mise en marché se frappent systématiquement aux contraintes imposées par les quotas et les agences de vente obligatoires d'une part, et d'autre part, par les normes sanitaires industrielles qu'on impose sans discernement à tout le monde; les jeunes qui souhaitent développer des petites fermes diversifiées et des productions artisanales ont difficilement accès à la terre en raison de son prix prohibitif et d'une gestion à courte vue du zonage agricole; enfin, cette nouvelle agriculture de l'avenir n'a pas de voix au sein du monopole de représentation exercé par le syndicat agricole unique (UPA).Faut-il s'étonner qu'un Claude Lafleur, chef de la direction de la Coop fédérée, doute de la capacité des fermes québécoises à résister à la concurrence si elles refusent de grossir : « Le Québec est toujours à la recherche d'une politique collective rassembleuse : est-ce l'agriculture de proximité?Est-ce l'agriculture biologique?On cherche, on cherche, on ne trouve pas aisément ».(en entrevue au Devoir le 23 février 2013, à l'occasion de la 91e assemblée annuelle de la Coop fédérée).La vérité, c'est que le dossier du bio et du local est avant tout un dossier politique.Malheureusement, le fantasme pastoral nous empêche de le voir et nous dispense d'en parler.Bio-bulle est sans doute la seule publication qui ose le faire.0 B Ces sujets vous interpellent?Venez en discuter sur notre page Facebook sous Magazine Bio-bulle! •WBft nugoiacroix PHOTOGRAPHE Le BioFach de Nuremberg C’est meilleur parce que c’est biologique! à Plus de 41 500 visiteurs professionnels ont arpenté les allées des neuf immenses pavillons du BioFach/Vivaness 2013 à Nuremberg.Ce sont plus de 1200 participants de plus que l’année précédente qui ont visité ce paradis du bio, il est difficile de le dire autrement! C'est un événement majeur pour la filière biologique : 2400 exposants venus de 12 pays, 43% des visiteurs internationaux et 72% d'exposants étrangers.Les grands pays à participer sont - à tout seigneur tout honneur -l'Allemagne puis l'Italie, l'Autriche, la France et les Pays-Bas.Les amoureux du biologique avaient accès à une multitude de conférences, de débats, nouveautés, animations dans une atmosphère de fête, de rencontres ou de retrouvailles lors des cocktails.Tous se laissaient bercer par le charme incontournable et incontestable du seul rendez-vous de classe mondiale de la filière biologique.Accompagné de ma chère épouse Diane qui partage depuis plus de vingt ans ma façon de penser à propos de l'alimentation, de l'environnement et de l'écologie, nous étions comme deux bienheureux ayant trouvé le lieu saint, la terre promise.Nos yeux, nos oreilles étaient au comble de l'excitation.Nous nous regardions comme pour mieux sentir la réalité de ce qui nous entourait.Il faut comprendre que nous avons débuté l'agriculture en production laitière, élevage d'animaux de boucherie et parquet d'engraissement en 1958, avant d'opter pour le créneau biologique il y a maintenant vingt ans.En ce temps lointain, il fallait expliquer sans cesse notre philosophie et malgré tout, on nous croyait un peu lents ou archaïques dans notre démarche.On voulait refaire le monde, disait-on de nous et de nos confrères.VISITE AU PARADIS Le biologique n'a vraiment rien à envier au conventionnel.Tout existe : la qualité, la diversité, la présentation et oui, le goût.Nous allions d'un kiosque à l'autre, de surprise en surprise.En cet an de grâce 2013, on peut tout trouver en bio; tout se fabrique, tout se transforme et les étals regorgent de tout.Imaginez notre euphorie, nous qui avions traversé l'Atlantique à nos frais pour vivre ce temps nouveau! Le petit Yves Saint-Vincent est propriétaire des Fermes Saint-Vincent de Saint-Cuthbert, dans le comté de Berthier.Éleveur chevronné, il fait profiter les lecteurs de Bio-bulle de son récent voyage au BioFach/Vivaness de Nuremberg, la des plus grande foire bio au monde.ÉTÉ 2013 I 109 11 YVES SAINT-VINCENT I WWW.SAINTVINCENTBIO.COM I Wflmi flio ^ bulle 12 FfE 2013 109 déjeuner de l'hôtel, déjà copieux pourtant, ne nuisait en rien aux dégustations gourmandes mais je dois avouer en toute franchise qu'à la sortie du salon d'exposition, nous ne courions pas les restaurants! VISITE GUIDÉE Nous y avons aussi trouvé des viandes de fesse de veau, viandes blanches d'une qualité incroyable, quelle présentation et encore là, la saveur absolument unique! Eh oui, le goût.On n'y peut rien, il est impossible à contourner, c'est ce qui fait vendre.Ce savoir-faire, c'est l'Europe - avec tous les pays qui la composent ou qui en sont voisins - exportant ou La planète bio tout entière a convergé à Nuremberg pour la Biofach et le Québec n’était pas en reste : de gauche à droite, France Gravel (Ecocert Canada), Martin, Marie-Michèle et Francis Lemoine (Fruit d’Or), et Chakib Azizi (Bianca International).Une entreprise spécialisée dans la torréfaction offrait trois espaces où on pouvait déguster 14 variétés de café.Comment résister?Comme plein d'autres amateurs, nous ne pouvions pas non plus passer sans y goûter devant les différents fromages qui présentaient leurs origines et leur terroir en allemand, français, anglais et italien.Des présentoirs de crème glacée - où le client pouvait faire de savants mélanges de glaces à tous les parfums - de produits frais ou congelés, de toutes sortes de fruits, mais aussi d'épices, nous offraient l'embarras du choix et du goûter.Toutes les variétés de jus imaginables étaient sur les tablettes, et que dire des bières qui offraient à nos palais toutes les saveurs du monde.La section des vins présentait une grande diversité de cépages.Des vins simples, honnêtes, mais ne vous y trompez pas : de très bons vins provenant d'honorables maisons, reconnues pour les grands crus qui y sont élevés.Les dégustations, offertes gratuitement tous les jours aux connaisseurs ou à ceux qui se prétendent tels, ont été des événements très appréciés.Le pavillon numéro 6 était consacré aux viandes et offrait des dégustations à la mode américaine all you can eat.La réputation des Allemands pour les charcuteries n'étant plus à faire, imaginez les étals bondés de saucisses, de saucissons de toutes variétés en plus des jambons fumés et jambons blancs.Nous n'avions jamais vu ni surtout goûté autant d'arômes.Plusieurs exposants venaient d'Italie et encore là, c'était l'abondance, une bonne raison pour y revenir souvent.Nous avons découvert des viandes séchées de toutes catégories, des produits qu'on voudrait imiter, copier, mais comment oublier que ce savoir-faire a été peaufiné par des centaines d'années d'expérience?échangeant les recettes de familles, de moines, datant des siècles passés ou d'aujourd'hui.En plus des produits alimentaires, le BioLach consacrait un pavillon entier aux cosmétiques, pour femmes et pour hommes.Crèmes avant ou après maquillage, démaquillant, crèmes de rasage et d'après-rasage, mousses et sels de bain, gants de crin, gels de douche, savonnettes, rien n'a été oublié.FAIRE UN MONDE BIO Les grands de ce monde, les multinationales alimentaires ou autres, sont déjà engagés dans le créneau biologique, il n'y a pas si longtemps honni par ceux-ci mais depuis peu recherché par tous.Voilà le nouveau marché à développer.Tous les producteurs et transformateurs biologiques de vins, fruits, légumes, fromages et viandes doivent comprendre que le vent a tourné.Grâce à la grande perspicacité du consommateur, grâce à son instinct, à sa compréhension et à sa demande de produits santé, nous allons vers le bon sens de la vie.Le biologique représente la sauvegarde et le respect de la terre, de l'eau, de l'air et non la moindre, la rentabilité de nos fermes, comme essaient encore de nous le faire croire certains esprits chagrins.Il suffit de croire à son produit et d'assurer sa pureté, sa qualité, sa traçabilité et par-dessus tout à son prix juste et équitable.Disponibles dès maintenant en épicerie g Biologique Gf Sans OGM g Sans gluten ET Végétalien g Faible an sodium Sans additifs Ef Sans sulfites Du jus biologique comme premier ingrédient * pit Fruit d ^ » m fruit à' » fruit à - fruit à > t fruit d Blurbrrn # Bleuet Cranberry Cannebergr >s nberry ¦ Bluebem Cannebergc ¦ Blend www.fruit-dor.ca http://www.fruit-dor.ca/ Annie Boulanger I annieboulanger.com -A §.•/“c*4 •V Wl Pourquoi choisir ce nom?Il « rallie l'imaginaire musical des pionniers de la colonisation à l'éclectisme permis par le désir de nouveauté exprimé par les consommateurs », expriment les deux propriétaires, Annie Boivin et Luc Castonguay, heureux parents de Simone et Robin.Annie est originaire de la région de Rouyn-Noranda tandis que Luc vient de Sherbrooke.Il est arrivé dans la région à la fin des années 90, alors qu'il y travaillait comme reboiseur.La région est ancienne.Les Premières Nations l'habitent depuis des temps immémoriaux mais les hommes blancs ne l'ont colonisée qu'à partir du début du 20e siècle.C'est un hommage à ces pionniers qui est aussi exprimé par ce nom qui donne le goût de giguer.« Ils sont venus défricher, essoucher, épierrer des terres d'argile dans les années trente et construire un pays tout en chantant, en turlutant.À notre façon, nous continuons l'aventure ».De toute évidence, le programme de la néoferme est entraînant! DÉFIS NORDIQUES Si les dessins et la conception du site reflètent une nature généreuse et prometteuse, la réalité concrète des défis posés par la température au 46e parallèle est un peu plus contraignante.« On est en condition nordique! », indique Annie Boivin.Il faut donc trouver des légumes qui puissent être cultivés en fonction du temps.« Ici, le dernier gel peut être à la mi-juin et le premier à la mi-septembre.» Dans ce contexte, les défis sont sa Tu rl ute LA NÉOFERME D’LA TURLUTE DE LA MOTTE grands.Pour assurer la rentabilité, il faut trouver des stratégies afin d'élargir le temps et la constance de la production maraîchère.Parmi les légumes qu'on retrouve dans cette culture pratiquée en terre et en serre on voit du concombre libanais et anglais, de la courgette, de la tomate, des fines herbes, de la laitue, de la betterave, de la courge et du poivron, entre autres.En plus d'être certifiée bio par Québec Vrai, la ferme pratique l'agriculture soutenue par la communauté (ASC).Quelque 120 clients achètent à l'avance les produits, selon les principes mêmes de l'ASC.Un partenariat qui a permis au couple de se lancer dans l'aventure.Sans cet appui, comme pour un bon nombre de fermiers qui adhèrent à l'ASC, l'achat de la ferme n'aurait tout simplement pas été possible.En plus de l'ASC, les néofermiers proposent leurs produits dans les marchés publics des villes principales de l'Abitibi-Témiscamingue.Si tous apprécient le fait que ces produits soient exempts de pesticides et d'engrais chimiques, les jeunes aiment l'idée d'être écologistes.Quant aux plus âgés, ils achètent parce que « le goût [des récoltes] leur rappelle celui de leur jardin d'enfance », précise Annie.UN PRÉFIXE PORTEUR La Turlute est donc appelée à toujours innover, d'où le préfixe néo devant le mot ferme.Un rappel quotidien pour À la Néoferme d’Ia Turlute, la vie est éclectique : musique, art, plaisirs de chaque instant qu’Annie Boulanger a su capturer en images.ÉTÉ 2013 I 109 ©P bulle Le romantisme agricole et pastoral est si présent dans les illustrations d’Annie Boulanger qui se trouvent sur le site internet de la néoferme agroforestière D’Ia Turlute, qu’on a le goût de tout quitter pour aller y faire un tour. MARIO BARD DOSSIER ABITIBI-TÉMISCAMINGUE * " r\*-‘ les deux maraîchers qu'ils ne peuvent jamais s'asseoir sur leurs lauriers.Parmi les nombreuses idées que le couple entretient depuis la fondation de l'entreprise en 2006, la transformation alimentaire devient maintenant réalité.D'abord, il y a le pesto « le meilleur au monde il paraît », sourit Annie Boivih qui cite l'un de ses amis vivant en Toscane l'hiver et qui nargue ses amis en leur disant que le meilleur pesto n'est pas fait en Italie, mais en Abitibi! Déjà, trois variétés sont préparées sur place, directement avec les produits de la ferme.Puis, l'idée est venue « de transformer les légumes en produits congelés de haute qualité, prêts à manger et livrés comme les paniers.» Une innovation qui a déjà ses adeptes, bien qu'elle ne date que de l'automne dernier.Une cinquantaine de personnes profitent déjà du savoir-faire culinaire d'Annie qui compte bien faire en sorte que ses créations trouvent encore plus de preneurs.« Potentiellement, c'est une formule qui pourrait sortir de l'Abitibi.Idéalement, on pourrait cibler des groupes d'achats par ville, des clients qui utilisent la ligne d'autobus entre l'Abitibi-Témiscamingue et Montréal ou encore ceux qui voyagent en train entre Senneterre et La Tuque.» L'idée pourrait s'appliquer aussi dans le sud du Québec, s'il y avait suffisamment de clients.Quand je lui mentionne que c'est la première fois que j'entends parler d'offrir des produits congelés dans des paniers bio, Annie souligne que c'est surtout une question pratique qui est à la source de cette idée.« La moitié des familles qüébécoises ne savent pas ce qu'elles vont manger à cinq heures le soir, indique-t-elle.On choisit donc de faire un prêt-à-manger qui est de grande qualité et qui met en valeur les légumes.Dans le fond, on veut être utile aux familles qui nous ressemblent.On est, nous-mêmes, souvent dans cette situation-là.Ça vient combler le grand besoin qu'on a de se sentir utile », souligne la cuisinière passionnée.Il y a aussi le besoin de répondre à la demande de ceux et celles - déjà clients des paniers - qui sont trop occupés l'hiver pour cuisiner ou encore ceux qui ont peur ou qui n'aiment pas cuisiner certains légumes mais qui adorent les manger.Le congelé a beau être de grande qualité comme le désire sa conceptrice, est-ce que cette production respecte l'esprit du bio qui est également celui d'un respect de l'environnement?Après tout, quand on parle du congelé, on parle d'emballage, de transport, etc.« Pour moi ce n'est pas incohérent », estime Annie.C'est une façon de mettre en valeur des produits d'ici d'une façon différente.Et ça va donner le goût aux clients de les cuisiner, en leur donnant des idées.Si je peux dépanner avec un ’ ' iÉ produit de qualité, et qu'après, ils sachent quoi faire avec ces produits-là, je vais avoir atteint mon but! » Quant au transport, si elle espère développer des marchés extérieurs dans l'avenir, ce sont d'abord les grands pôles urbains de sa région qui sont visés : Amos, Rouyn-Noranda, La Sarre et Val-d'Or.Ce qu'elle prépare est cuisiné avec des produits de la région.« En priorité, ce sont nos légumes ».Et quand ce qu'elle prépare requiert de la viande, elle n'oublie pas que l'Abitibi-Témiscamingue est la principale région productrice de bœuf au Québec.« On a développé des ententes avec des producteurs de la région pour avoir accès à de la viande de qualité, en provenance d'ici.Ce ne serait pas normal que je prenne du bœuf d'ailleurs.» NÉOMENUS Au menu de la néocuisine, le pâté chinois « bien ordinaire » côtoie un pâté chinois grec ou marocain.Il y a aussi les sauces à spaghetti : celle de matante Desanges ou encore celle de la mère de Marie-Luc.Côté dessert, les classiques comme le gâteau au chocolat et aux raisins ou la tarte au sucre côtoient des sucreries plus intrigantes comme la crème glacée à la courge ou encore celle aux fraises et au basilic.Pour l'instant, Annie Boivin utilise la cuisine du sous-sol de l'église de La Motte.Dans deux ou trois mois, elle aura enfin sa propre cuisine.Anecdote intéressante : c'est elle qui était la chef officielle pour les journalistes présents à La Motte, le village d'origine du cardinal Marc Ouellet lors du conclave alors qu'il était pressenti à la succession de Benoît XVI.« J'avais sorti mon chapeau de cow-boy rose, j'ai fait plein d'entrevues, même pour la chaîne anglaise de Radio-Canada », relate avec humour la principale intéressée.CE N’EST QU’UN DÉBUT Le couple cultive pour l'instant 2,5 hectares de terre, mais possède en tout 40 hectares.Pour l'instant, le reste de ce territoire constitue une forêt « d'usage domestique d'où l'on sort le bois dont on a besoin et qu'on aménage à notre rythme », indique Annie.Mais il est clair qu'un futur aménagement forestier respectera les valeurs fondamentales de respect de l'environnement et de développement durable.« Y a jamais une grosse pépine qui va rentrer pour sortir le bois! », indique-t-elle.J'ai oublié de demander à Annie de me chanter une petite turlute.En attendant, je vais me fier au logo qui certifie que, en plus d'être bio, ces produits ont été « cultivés en chantant à la néoferme D'là Turlute ».14 ©i° bulle ÉTÉ 2013 I 109 DOSSIER ABITIBI-TÉMISCAMINGUE 'Ctu-iine, Un soleil bio et sans gluten Cuisiner sans gluten n’est pas une mince affaire, lorsqu’on ajoute l’aspect biologique, cela devient presque un parcours du combattant; c’est alors que Cuisine Soleil arrive à la rescousse! « NOUS trouvions que les produits [sans gluten] qui étaient vendus dans les magasins étaient, au point de vue nutritif, assez pauvres », indique le copropriétaire de l'entreprise de fabrication et distribution, Marc Paquin.Avec sa conjointe Blandine Arsenault, ils ont répondu à la demande afin d'offrir des produits sans gluten « de haute qualité et certifiés biologiques », une niche tout à fait nouvelle en 2007, année de fondation de l'entreprise.Cuisine Soleil, installée à Rouyn-Noranda et certifiée Biologique Canada, distribue aujourd'hui / ses produits partout au pays.A» En effet, on peut trouver O leurs farines à base de riz ^ brun, de sarrasin, de pois V chiche, de millet, de tapioca - et même une farine tout usage - autant dans les épiceries et les boutiques spécialisées que dans les marchés publics.m « L'élaboration et la transformation des produits sont faites ici, indique Marc Paquin.On n'achète pas la farine pour la réemballer.Elle est vraiment moulue sur pierre ici.» Évidemment, c'est différent pour le tapioca, ce tubercule tropical, et la noix de coco.POURQUOI L’ABITIBI?« Je suis venu dans la région parce qu'il y avait beaucoup de terres agricoles et l'accès à ces terres était très abordable », explique M.Paquin.Il ajoute : « C'est g aussi une question familiale : ma copine venait d'ici et sa famille y résidait également.» Ce qui n'empêche pas la compagnie d'avoir des collaborateurs partout au Québec.Par exemple, les produits Cuisine Soleil sont fabriqués avec la collaboration de l'entreprise Aliments Trigone, située à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, tout près de Montmagny.« Un bel I 1 S sus » 1, A l’extrémité ouest du Québec, entre les 46e et 49e parallèles, s’étend sur 64 226 kilomètres carrés la région de l’Abitibi-Témiscamingue.exemple de maillage entre firmes québécoises », estime-t-il.Pour l'instant, le concepteur et distributeur doit encore importer son riz de l'Argentine.Mais à long terme, ce riz pourrait provenir des terres québécoises et qui sait, de celles de l'Abitibi-Témiscamingue.« Présentement, nous travaillons sur un projet de production de riz sauvage, d'avoine et de petits fruits : des projets de longue haleine », indique Marc Paquin.La production de grains germés, qui a également fait la réputation de l'entreprise il y a sept ans, sera bientôt de retour.« Nous n'avons pas encore mis à contribution tout le potentiel agricole de l'Abitibi-Témiscamingue », lance-t-il.SANTÉ SANS GLUTEN Côté santé, les débats continuent sur la place publique.« Pour les bienfaits du sans gluten, il y a beaucoup de gens qui ont écrit à ce sujet, comme Jacqueline Lagacé au Québec », m'indique l'entrepreneur.« Les gens disent qu'ils ont moins de problèmes au niveau des intolérances alimentaires.D'autres vont ressentir plus d'énergie.Enfin pour d'autres, ça va réduire certaines douleurs chroniques.» Selon lui, on ne peut généraliser les bienfaits, c'est du cas par cas.« C'est sûr qu'il y a un effet de mode, indique-t-il.Nous, on ne s'en plaint pas, évidemment, mais par contre on croit fermement que les produits sans gluten sont là pour rester.Ajouter ces produits à son alimentation peut être certainement bénéfique pour la santé ».Et si le sans gluten peut améliorer la santé, Marc Paquin insiste d'abord sur l'avantage du bio.« Le premier effet santé, c'est l'absence de produits chimiques dans l'élaboration des cultures.Tu peux acheter de la farine de riz brun ou blanc ÉTÉ 2013 I 109 ©io 1 R ^ bulle MARIO BARD DOSSIER ABITIBI-TÉMISCAMINGUE sans gluten, mais il va y avoir une foule de produits chimiques qui sont utilisés pour la culture.» C'est pourquoi le couple veut « offrir une alternative santé, une alternative biologique.» Au cours des années 1950-60 il y a eu explosion de la population suivie d'un bond technologique en agriculture1, c'est ce qu'on appelle la révolution verte dont nous parle Marc Paquin : « Avec la révolution verte, l'industrie a voulu produire des blés plus courts avec des grains plus gros.C'était louable à ml il il ni U|||i| nffiran u< I» Il m h « « »* » Marc et Blandine en 2008.Bien avant la mode, leurs produits sans gluten dorlotaient les estomacs récalcitrants, sainement et biologiquement.l'époque parce que c'est sûr qu'il y avait de gros défis pour nourrir la population mondiale ».Mais l'envers de la médaille est venu des fertilisants, régulateurs de croissance et autres produits chimiques nécessaires au maintien du rythme de la production, ce qui a affecté les terres et créé les problèmes de santé que l'on connaît aujourd'hui, notamment dans les cours d'eau.Continuant sur sa lancée, Cuisine Soleil offrira cet automne des mélanges à crêpes et à pain, fruits de talents québécois.Ces créations sont de Nicole Leblanc, nutritionniste et diététicienne bien connue de la région de Québec, et d'Yves Jacot de la pâtisserie montréalaise Le Petit fourneau.L'Abitibi est vraiment un terroir riche en expériences de toutes sortes et il y a fort à parier que les Québécois en apprécieront les résultats pour plusieurs années encore.1 Révolution verte - Wikipédia Mm- • i ' Les terres fertiles qui environnent les lacs Témiscamingue et Abitibi en font l’une des principales régions agricoles de l’ouest du Québec.Les principales activités qu’on y trouve sont la production et la transformation laitière : la région compte plusieurs fermes laitières de même qu’une beurrerie et trois fromageries.Le secteur bioalimentaire joue un rôle considérable dans l’économie régionale, générant un PIB de 220 millions de dollars.En 2011, quelque 8500 emplois directs y étaient rattachés, ce qui équivaut à 12% de tous les emplois de la région.u;:u .0 ô~J ¦•v RISE RISE KOMBUCHA KOMBUCHA KOMBUCHA o .;•* ,0, O- rise r\ KOMBUCHA DÉTOXIFIE • AMÉLIORE LA DIGESTION • ANTIOXYDANT * CRÛ ; BIOLOGIQUE J ÉQUITABLE ; QUÉBÉCOIS * www.risekombucha.com ES' 16 © IO bulle ÉTÉ 2013 I 109 Hugo Lacroix photographe I hugolacroix.photo@gmail.com DOSSIER ABITIBI-TÉMISCAMINGUE « Cet appétit pour le miel est donc en partie légendaire.« Il mange le miel aussi, mais je n'ai jamais vu un ours manger le miel et laisser les larves.Ils viennent d'abord manger les protéines qui sont dans les larves et les abeilles.» Un désastre pour les apiculteurs quand cette situation survient.« S'il prenait juste le miel, on serait bien contents! », affirme le jeune entrepreneur; parce qu'un ours qui mange les larves tue la ruche et il faut au moins deux ans afin d'y créer un nouveau cheptel d'abeilles.La Grande Ourse - un nom qui évoque cet animal très présent en Abitibi-Témiscamingue - c'est aussi l'occasion de se rappeler que les étoiles sont bien visibles dans ce coin du monde; la densité par habitant n'étant en moyenne que de deux personnes au kilomètre carré.Assez d'espace également pour les 300 ruches possédées par l'entreprise et peuplées d'au moins 15 millions d'abeilles en été, à raison de 50 000 insectes par ruche.« L'an passé, la saison a été exceptionnelle : on a eu jusqu'à 80 000 abeilles par ruche », indique l'apiculteur qui a d'abord travaillé en électronique industrielle avant de donner libre cours à sa passion de gentleman-farmer, « avec juste quatre ruches ».Il cherchait alors une nouvelle carrière; « .puis, je me suis rendu compte que ce n'était pas juste un hobby, que j'avais le goût d'en vivre », indique David Ouellet, qui est aussi le père de trois enfants.La Grande Ourse Piqué par l’apiculture Les ours aiment le miel, c’est bien connu, non?En fait peut-etre pas autant que le veut la légende nourrie par le célèbre Winnie l’ourson ou encore, dans un registre plus comique, Yogi l’ours.« Contrairement à ce que les gens vont penser, ce qui l’intéresse le plus dans la ruche, ce sont les larves, pas le miel » m’informe § David Ouellet, copropriétaire de la Miellerie de la Grande Ourse, située à Saint- ^ Marc de Figuery, à une quinzaine de minutes d’Amos.o Aux premiers jours de l'aventure, il y avait sa conjointe, Geneviève Gauthier.Cette année, se sont joints à lui ses deux employés devenus associés, Sandra Paris et Daniel Gagnon.Des investissements de 300 000$ sont en cours afin de donner une vocation agrotouristique à la miellerie qui déménage ses pénates sur la route 111, l'artère principale qui relie Val-D'Or, Amos et La Sarre.Le bâtiment principal de 3600 pieds carrés est autoconstruit et devrait être prêt à accueillir ses premiers visiteurs en 2014.Un centre d'interprétation de l'abeille ainsi qu'une boutique pour vendre la confiture de framboises et de miel de l'entreprise et les produits du terroir venant de ce bout de pays devraient y être aménagés.De plus, des framboisiers seront plantés, histoire de pouvoir cuisiner la fameuse confiture qui fait la réputation de l'entreprise; l'autocueillette de framboises sera également au programme.Un volet maraîcher sera introduit par la culture de légumes bio, passion de la nouvelle associée Sandra Paris et viendra augmenter l'offre du lieu.S'il veut d'abord fidéliser les nombreux habitués de la miellerie, David Ouellet souhaite également accueillir entre 5000 à 10 000 touristes par année.NOBLES TRAVAILLEUSES La saison d'été de la Grande Ourse a été exceptionnelle l'an dernier mais ce ne fut pas le cas pour les apiculteurs de certaines régions.Ainsi, en Montérégie, « à cause de la sécheresse, ç'a été très mauvais.» Pourquoi?« Parce que la fleur, au bout de 3 à 4 jours de sécheresse, ne donne plus de nectar, elle ne coule ¦wüSSSSg En Abitibi-Témiscamingue, seulement 10% du territoire est réservé à l’agriculture et 3% de cette superficie est actuellement exploitée par 626 entreprises agricoles.Le nombre d’exploitations agricoles est en décroissance dans la région, comme partout ailleurs au Québec.ÉTÉ 2013 I 109 17 • DOSSIER ABITIBI-TEMISCAMINGUE plus, indique M.Ouellet.Mais dans une terre argileuse [comme celle de l'Abitibi-Témiscamingue], le sol reste gorgé d'eau tout le temps.Il peut y avoir un moment de sécheresse et la fleur va continuer à couler parce qu'il reste de l'humidité dans la terre »; ce qui permet à ces nobles travailleuses que sont les abeilles de continuer à butiner.Beaucoup de gens, même amateurs de sucreries miellées, ignorent à quel point cette petite bête ailée est d'une importance capitale pour la chaîne alimentaire.« Il y a un côté noble.L'abeille est le maillon le plus important de la chaîne alimentaire dont nous faisons aussi partie.Si l'abeille disparaissait, il ne nous resterait que six à huit ans à vivre peut-être.La majorité de ce que l'on mange a été pollinisé par les abeilles commerciales », indique David Ouellet, ajoutant que c'est surtout dans les grandes régions agricoles que les effets de l'agriculture industrielle se font le plus sentir.« Dans les coins comme la Montérégie, il ne reste plus de polli-nisateurs naturels, parce qu'il n'y a plus de forêts.Quand vient le temps de faire de la pollinisation, ils sont obligés de louer des ruches.» Malheureusement, les abeilles sont menacées de toute part.Deux types d’acariens parasites ont infesté de nombreuses ruches au cours des dernières décennies.Les abeilles sauvages de l’est du Canada ont été presque exterminées par ces parasites, et les ravages se poursuivent maintenant dans plusieurs ruches domestiques.Il faut également considérer la perte d’habitats naturels adéquats, les impacts des pesticides utilisés en milieu agricole et la transmission de maladies bactériennes d’une ruche à l’autre.Ces facteurs démontrent clairement pourquoi les populations d’abeilles domestiques sont en net déclin.www.pollinisationcanada.ca/index, php?n=pc_pollinisateurs_profil_abeilles Miellerie de la Grande Ourse ru -, v:i, , ! Faire le choix de ne pas louer ses services comme pollinisateur permet à David Ouellet de laisser la Nature protéger ses nobles travailleuses des rigueurs de l’hiver.Situation qui, selon lui, n'est pas encore la norme en Abitibi-Témiscamingue.« Dans les coins comme ici, une fram-boisière, on ne pollinisé pas ça.Il y a en masse de pollinisateurs naturels parce que les milieux ont été beaucoup moins touchés ».Pour arriver à polliniser un champ, les agriculteurs font appel aux apiculteurs qui leur fournissent des ruches, une chose que les gens de la Grande Ourse ne font pas, pratiquant une apiculture sédentaire.Alors l'hiver, au lieu d'entrer les ruches dans des caveaux, David Ouellet les recouvre simplement et la couverture naturelle de neige fait le reste du travail de protection du cheptel.Les pertes sont de 20 à 30%, une moyenne légèrement en dessous de la norme qui est de plus de 40%.Il y a quelques années, cette moyenne était de seulement 5%.Cette situation s'explique en partie par les maladies dont ont souffert les abeilles ces dernières années, comme le confirme le projet pollinisation Canada (voir l'encadré).CONTINUER À ÊTRE BIO?David Ouellet et ses associés sont des mordus du bio.Par contre, avec le développement de la région, entre autres sur le plan de l'agriculture maraîchère, est-ce que la Grande Ourse pourra demeurer bio encore longtemps?En effet, la question se pose puisque dans la région de l'Abitibi-Témisca-mingue on peut entendre de plus en plus de conférences concernant l'utilisation en culture des organismes génétiquement modifiés (OGM).« Le cahier des charges de Québec Vrai exige que dans un rayon de trois kilomètres de chacune de mes ruches, il n'y ait pas de culture à utilisation massive de pesticides ni de culture génétiquement modifiée.J'ai la chance d'être dans un coin qui est comme ça, mais ça achève », craint l'apiculteur.Si la situation devait changer, il ne perdrait pas ses habitudes quant à son cheptel d'abeilles : aucun pesticide ni traitement sur les abeilles ne sont appliqués à la Grande Ourse.Cette partie, il peut parfaitement continuer à la contrôler quoiqu'il advienne.Enfin, le jeune homme originaire d'Amos espère que le gouvernement « mettra ses culottes » en matière de soutien concret, comme « de subventionner une partie de la mise en place des organismes de certification », une demande fréquemment entendue chez les producteurs bio au cours des années.Alors, serez-vous de ceux qui feront le détour pour zyeuter les merveilles de la nature nordique comme les étoiles, les ours et les abeilles de la Miellerie de la Grande Ourse et qui dégusteront bientôt les délices qu'offriront les associés de la Miellerie?C'est pour ma part, un souhait qui, je l'espère, deviendra réalité.Qui m'emmène?18 JIO bulle ÉTÉ 2013 I 109 DOSSIER ABITiBI-TÉMISCAMINGUE e tm à ooif'S Chère clientèle, grace a vous, par la vente directe, nous pouvons garder notre ferme et continuer à bien répondre à vos besoins en viandes biologiques et en charcuteries sans nitrites ou autres additifs, çSa/vï/^/ '//uïz?/a gOUCHER/ç La ferme VIANDES BIOLOGIQUES ¦ Vital i Pré Naturel, mais.bio?L’information concernant la production du bœuf à l’herbe VitaliPré est attrayante.Non seulement cette viande ne contient aucune hormone de croissance ni aucun antibiotique, mais les animaux sont nourris au lait maternel et d’une herbe qui est de très grande qualité.Ces affirmations donnent le goût d'aller voir plus loin.Mais dès le début, une question se pointe.Produit exclusivement en Abitibi-Témiscamingue par cinq producteurs dont les troupeaux varient de 50 à 300 têtes, le VitaliPré est-il, même avec tous ses attraits et l'aspect plus que naturel de sa production, un produit 100% bio?« VitaliPré n'est pas biologique », indique d'emblée Mme Carole Lafrenière, chercheuse scientifique et responsable de l'unité de recherche en agroalimentaire de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.« Le VitaliPré pourrait entrer dans la catégorie de ce qu'on appelle le bœuf naturel, mais [au Québec] ce n'est pas une catégorie reconnue au sens de la production biologique, indique Mme Lafrenière.La production biologique, c'est encadré, il y a un cahier des charges qu'il faut respecter.» Si l'animal est élevé sans hormones et sans antibiotiques, ce qui représente déjà de très grandes qualités pour beaucoup de consommateurs, le fourrage que mange l'animal pourrait recevoir de l'engrais minéral, ce qui élimine d'emblée le fait que la viande soit considérée comme biologique.Par contre, est-ce que le bœuf VitaliPré biologique pourrait exister un jour?« Oui, il suffirait que la partie fourragère soit reconnue comme production biologique », indique la chercheuse, passionnée des plantes puisqu'elle est docteure en conservation des ensilages, en plus d'avoir reçu sa formation de base sur les plantes.PARADIS DE L’ÉLEVAGE Les plantes fourragères sont reines en Abitibi-Témiscamingue, mais « elles ne donnent rien.sauf pour l'élevage», indique Carole Lafrenière.Toute cette région est très bien adaptée pour ce genre de plantes : matière organique, fertilité des sols, drainage.Cette abondance se reflète dans les données des activités agricoles.En effet, selon le document Profil de l'industrie agroalimentaire de l'Abitibi-Témiscamingue, publié en 2011 par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), « la production animale constitue l'activité principale de 72% des entreprises agricoles de la région.Quarante pour cent de la production animale est destinée à la boucherie et se chiffre à 20,3 millions de dollars ».Le MAPAQ y nomme d'ailleurs les différents projets collectifs qui permettent d'améliorer la qualité des élevages, dont le bœuf Alléchamps, le bœuf naturel du Témis-camingue, et bien sûr, le bœuf VitaliPré.« Un créneau d'excellence nommé Agriculture nordique axée sur la production bovine vient appuyer les efforts des producteurs », indique encore le ministère dans ce document.LA SANTÉ CERTES, MAIS.Plusieurs diront qu'une viande élevée sans hormones ni antibiotiques est meilleure pour la santé.Logique du gros bon sens, surtout quand on se souvient des épisodes de panique qui ont suivi l'apparition de la fameuse « vache folle ».De plus, une viande faite à l'herbe est souvent plus maigre qu'une viande conventionnelle.Commercialiser un nouveau produit, aussi santé et équitable soit-il, demeure un défi; alors, imaginez quand ce produit est du bœuf, avec des règles commerciales ©io 1Q ^ bulle ETE 2013 I 109 100% biologique Parce que le biologique c'est meilleur! À la ferme | au marché Atwater | au marché Jean-Talon www.saint-vincentbio.com MARIO BARD -±2£ÊÆJfe:] -.B| 217.0591 Le magazine québécois des maisons écologiques, depuis 1994 A Pmmoteurs et protection do la biod.vctsito K ' nrinteA'.ps 2012 I LES PAREMENTS | EXTÉRIEURS préétablies très pointues! « Quand on veut mettre sur le marché des produits comme la viande, le poids-carcasse est différent.Quand on parle de viande, il faut beaucoup valoriser chaque pièce.Alors, il faut aller du côté des produits transformés », indique Carole Lafrenière, tout en rappelant que « c'est pour cela que le projet est encore à l'étape expérimentale.» Il est malgré tout déjà possible de se le procurer dans différents points de vente en Abitibi-Témiscamingue, en plus de le retrouver dans deux points de vente de la région montréalaise.Après cette conversation avec Mme Lafrenière, force est de constater que, mis à part le fait qu'il ne soit pas entièrement bio au sens de l'homologation québécoise, les attraits de ce bœuf rejoignent plusieurs valeurs mises de l'avant en agriculture durable : équité - moins d'intermédiaires entre le producteur et le consommateur -, achat local, respect de l'environnement, respect de l'animal, respect de l'être humain à nourrir.Espérons que des règles propres à sa commercialisation et les futures études cliniques viendront soutenir encore plus fortement le développement d'un projet bien de chez nous.Plus d’info : www.vitalipre.com 0 Il se fait beaucoup de recherche en production animale, qualité des viandes et mise en marché.En voici quelques exemples : • Développement d’un réseau de producteurs de jeunes bœufs nourris à l’herbe régis par un cahier des charges et encadré par un transfert technologique régulier.• Étude des aspects technico-économiques de cette production spécialisée.• Détermination des meilleures méthodes d’abattage, de vieillissement et de découpe pour assurer une qualité optimale de la viande offerte aux consommateurs.Source : http ://urdaat.uqat.ca/page6/page6.html Projet Bœuf eN’ Or Numéro d'essai gratuit archives PDF et papier, cours et consultations : onnements : € 20 bulle ETE 2013 109 Le potentiel agricole de l’Abitibi-Témiscamingue apparaît énorme, malgré un climat de type continental froid, modérément humide, et l’éloignement de grande nappes d’eau tempérée.La région profite de personnes et de regroupements engagés dans le développement d’une industrie bioalimentaire prospère.Des groupes de producteurs, des organismes de développement économique, des organisations municipales et, plus récemment, un centre de recherche universitaire qui est notamment associé au développement d’une production bovine de distinction font preuve d’un dynamisme remarquable.La terre est ancienne, mais l’Abitibi-Témiscamingue est une région encore jeune dont le potentiel bioalimentaire mérite d’être mis à profit! DOSSIER ABITIBI-TÉMISCAMINGUE GAÏ Testez vos connaissances! / Retrouvez dans chaque numéro un quiz en lien avec le dossier spécial de Bio-bulle.Abitibi-Témiscamingue Terre de passion question 1 À la néoferme D'La Turlute, la météo n'est pas facile.Le dernier gel peut être à : r [question 2 Quel est le pourcentage des familles québécoises qui ne planifient pas à l'avance ce qu'elles mangeront le soir même?50% Qu'est-ce qui rend une ruche si attirante pour un ours?les abeilles les larves le miel [question 4 La viande ayant une certification VitaliPré ne peut cependant être qualifiée de : naturelle biologique sans hormones D'où provient le riz utilisé pour les produits de la marque Cuisine Soleil?Brésil Chine Argentine Pssst! Les réponses vous attendent en page 10.T/JÏÏ//J* /rel/.WWW.GAIAPRESSE.CA Devenez membrejdès.jnaintenant! ÉTÉ 2013 I 109 ©io ^ bulle 21 JEAN-CLAUDE RODET ET FRANCINE FLEURY I FLEURYRODET@YAHOO.CA ALIMENTATIO H Manger bio, pourquoi faire?Certains de vos amis sont des « biosceptiques » et mettent votre patience à l’épreuve?Voici 12 bonnes raisons que vous pourrez leur présenter la prochaine fois qu’ils tenteront de vous mettre sur le gril.POUR LA VALEUR NUTRITIVE Cultivés sur des sols équilibrés avec des engrais naturels, les aliments biologiques sont de meilleure qualité quant à leur teneur en vitamines, minéraux, hydrates de carbone et protéines, capables d'apporter la satiété grâce à l'équilibre de leurs composants.POUR LA SAVEUR Sur des sols régénérés et fertilisés organiquement, les plantes croissent en santé et développent de façon optimale leurs véritables arômes, couleurs et saveurs, qui permettent de retrouver le goût des aliments originels non dénaturés.POUR LA CERTIFICATION Les producteurs agrobiologiques respectent un cahier de normes strict, contrôlé par des organismes de certification, selon des règles internationales reconnues aujourd'hui par les services gouvernementaux de nombreux pays.POUR UN SOL FERTILE Le sol est le fondement de la chaîne alimentaire et la principale préoccupation de l'agriculture biologique.Toute pratique pédologique doit viser à conserver la fertilité du sol et même à l'améliorer en augmentant en particulier la teneur en humus des terres cultivables.POUR LA GARANTIE DE SANTÉ POUR LA BIODIVERSITÉ De nombreux pesticides interdits dans certains pays en raison de leur toxicité continuent d'être utilisés, parfois en vente illégale ou en circuit de contrebande.Les études toxicologiques reconnaissent les relations qui existent entre les pesticides et des pathologies comme le cancer, les allergies, l'asthme.La réduction de la diversité biologique est problèmes environnementaux d'aujourd'hui.L'agriculture biologique perpétue la diversité des semences et des variétés locales et refuse les OGM qui mettent en péril de nombreuses variétés de grande valeur nutritive et culturelle.un des principaux POUR DE L’EAU PURE La pratique d'une agriculture écologique n'utilisant pas de produits dangereux ni de grandes quantités d'azote qui contaminent les nappes phréatiques est une garantie de toujours avoir de l'eau pure dans le futur.POUR L’HARMONIE L'agriculture biologique respecte l'équilibre de la nature et offre un écosystème sain.L'équilibre agroforestier, la rotation des cultures et les autres pratiques propres à 'Sp°nible : la Sarcler sur le rang, c'est possible! Les doigts en caoutchouc s'insèrent sous la terre sans abîmer les cultures et permettent d'arracher les mauvaises herbes là où un sarcleur ordinaire n'y arrivera pas.Sarcleur à doigts KRESS (Finger Weeder) KRESS & CO Umwehschonende Landtechnik TT U""f'f AGRI-DISTRIBUTION Agri-Distribution JM inc 23, de la Station, Sainte-Martine (Qc) I 450 427-2999 I www.adjm.ca Jérôme Poussard I 514 817-9731 I jp@adjm.ca ADJM inc.est distributeur officiel de KRESS & CO I www.kress-landtechnik.de 22 bulle ÉTÉ 2013 I 109 Stock.xchng Stock.xchng Stock.xchng Stock.xchng LIMENT A T I O N l'agriculture biologique permettent de préserver un espace rural satisfaisant pour les générations à venir.POUR LES COMMUNAUTÉS RURALES L'agriculture biologique permet de revitaliser la population rurale et s'emploie à redonner aux producteurs agricoles une dignité et une considération que.doit lui apporter l'ensemble de la population pour son rôle de gardien du paysage et de protecteur de l'environnement agricole.POUR L’ÉDUCATION L'agriculture biologique est une grande école pratique d'éducation à l'environnement.Pour les jeunes qui seront demain les décideurs de la société, elle offre un exemple de développement durable très prometteur en milieu rural.?r I POUR LES EMPLOIS Grâce à des structures de fermes à dimension humaine, la mise en œuvre de techniques écologiques et la gestion convenable des ressources locales, les agrobiologistes offrent une opportunité de créer des emplois permanents épanouissants.^15 POUR L’AVENIR Les producteurs agricoles biologiques sont des innovateurs audacieux qui mettent en œuvre une combinaison de pratiques traditionnelles et des pratiques les plus modernes, développant ainsi les techniques qui permettent d'éviter l'usage d'intrants polluants dans l'environnement agricole.£ LE PARMENTIER D'LA TURLUTE Beurre Huile d'olive 10 oignons émincés finement 8 pommes de terre en cubes Bouillon de bœuf 500 ml de crème 15% Céleri-rave coupé en petits cubes Rabioles coupées en petits cubes Saucisses de bœuf ail et miel de la Clariferme* Sel et poivre Faire tomber les oignons dans le beurre et l'huile.Cuire doucement en brassant de temps à autre jusqu'à la caramélisation des oignons.11 faut laisser les oignons coller légèrement au chaudron, brasser et gratter le fond et ce, plusieurs fois de suite, jusqu'à ce que les oignons deviennent bruns dorés.Ajouter les pommes de terre, recouvrir de bouillon de bœuf et cuire jusqu'à la tendreté.Ajouter la crème et réduire en purée.Entre temps, blanchir le céleri-rave et les rabioles, passer sous l'eau froide pour arrêter la cuisson et réserver.Dans un poêlon, cuire les saucisses, les trancher en petits morceaux et réserver.Rissoler le céleri-rave et les rabioles dans le même poêlon que les saucisses jusqu'à ce qu'ils caramélisent légèrement.Mettre du potage dans un bol, ajouter des saucisses et des légumes rissolés et parsemer de sauge finement hachée.Saler et poivrer au goût.* Ou votre saucisse locale préférée, évidemment! Le coin du chef La table est mise en Abitibi-Témiscamingue.Merci à la Miellerie de la Grande Ourse et à la Néoferme d’Ia Turlute de partager ces délices avec les lecteurs de Bio-bulle! TARTE À LA CITROUILLE ETAU MIEL DE LA GRANDE OURSE Faites chauffer le four à 375 °F (190 °C).g/2imat» Mélangez tous les ingrédients.Versez le mélange dans une abaisse de croûte non cuite.Cuire de 20 à 25 minutes.SAUCE VÉGÉTARIENNE POUR LES PÂTES 1 1/2 tasse de citrouille cuite 1/2 tasse de miel 2 c.soupe de tapioca minute 1 c.thé.de beurre fondu 1 œuf battu 1 c.thé de muscade 1 pincée de sel % tasse de lait chaud 2 tasses de carottes en petits dés 2 tasses de courgettes en petits dés 2 tasses d'oignons émincés 16 tomates fraîches ou 2 boîtes de tomates en conserve 2 tasses de lentilles rouges Huile d'olive 1/2 tasse d'origan frais 1 tasse de persil frais Sel et poivre 4 gousses d'ail écrasées Faire revenir les carottes, les courgettes et les oignons dans l'huile d'olive.Recouvrir de tomates et laisser évaporer la moitié du jus.Ajouter les lentilles rouges et cuire 10 minutes.Ajouter l'origan, le persil, l'ail écrasé, le sel et le poivre.ÉTÉ 2013 I 109 23 CHRISTIANE ÉMOND I PRÉSIDENTE DU R.J.É.J A R D I N A G 4 %r Quand la terre réunit les gens de mon pays Quelle belle rencontre que celle du 17 mars dernier à Otterburn Park lors du quatrième colloque du Regroupement des jardiniers écologiques! En utilisant encore cette année la formule Tout le monde jardine (en référence à Tout le monde en parle), nous avons accueilli des jardiniers-bâtisseurs, des personnes valeureuses et généreuses de leur expérience et de leur savoir écologique.Je me dois de vous dire un grand MERCI.Merci à Édith Smeesters; grâce à toi, il y a maintenant au Québec des lois pour restreindre l'utilisation des pesticides dans nos jardins et sur nos pelouses.Merci pour tes solutions écologiques pour l'entretien de nos potagers.Félicitations pour la douzaine de mentions honorifiques que tu as reçues et ton privilège d'être ^ reconnue au sein du Cercle des Phénix de l'environnement.Merci de nous avoir présenté en primeur ton dernier livre : Guide du jardinage écologique et de nous inviter à participer à ton grand concours de photos 2013 sur la valorisation du pissenlit.Merci à Marc Robert pour ta participation et ton savoir éclairé sur les dangers potentiels des ondes électromagnétiques sur notre santé et celle de notre planète.Tes expériences de jardinage nous inspirent tout v autant que ton courage et ta persévé- rance dans tes promenades à vélo à travers tout le Canada et en Europe.Merci d'être présent aux rencontres et aux ateliers du R.J.É.depuis sa fondation en 1988.Merci d'être notre ami.Merci à Doris Côté et à Sylvain Ross de nous avoir présenté votre grand jardin de quatre acres, un ensemble de petits jardins thématiques à dimension humaine.Félicitations pour avoir su jumeler horticulture et réinsertion sociale pour nos jeunes en difficulté.Bravo pour cette implication humanitaire et aussi pour le temps que vous donnez pour présenter fÈ l'écologie aux écoliers de votre belle région de Matane.Merci de nous inviter à nous revoir l'été prochain au Jardin de Doris.Doris Côté et Sylvain Ross mt Marc Robert Merci à Michaël Zayat qui nous a fait redécouvrir le sens des mots de nos riches chansonniers québécois.En fabriquant tes essences aromatiques, tu nous proposes une façon de se ressentir, de soigner nos êtres et de protéger nos jardins.Dans le tien, tu nous proposes un chemin de vie, un chemin pour se découvrir, se recentrer, pour rester en contact avec la vie autour de nous, avec ce monde végétal qui nous veut du bien.Félicitations pour ton amour de la vie, pour les mots que tu nous as chantés, spécialement ceux de Gilles Vigneault dont la chanson Lucas l'écolo nous représente si bien.La tenue de ce colloque, la rencontre avec les anciens et les nouveaux membres du R.J.É.ainsi que les témoignages de ces gens extraordinaires ont rempli mon cœur et redonné de l'ardeur à mon engagement au sein du R.J.É.en ce début de printemps 2013.Activités à venir pour le R.J.É Une version révisée du Guide annuel des techniques de jardinage écologique sera disponible très bientôt.Ce sera une publication améliorée et mise à jour avec des images et vidéos réalisées lors de nos ateliers.Disponible seulement en format pour tablette électronique ou en format PDF pour l’ordinateur.Le site internet du R.J.É.sera remodelé pour donner à tous les membres un accès privilégié à certains documents d’archives et de suivi au potager.L’infolettre du R.J.É.est maintenant publiée mensuellement depuis le mois de mars.Le calendrier lunaire est disponible et toujours gratuit pour les membres.Les enregistrements de Tout le monde jardine seront en ligne sur RJE-VIMEO, la nouvelle plate-forme video des jardiniers écologiques.Les 3 et 4 août 2013, visite et atelier de travail supervisé aux Jardins de Doris à Matane.Possibilité d’un voyage en autobus, incluant l’hébergement, selon les inscriptions.Réservez votre place immédiatement auprès du RJÉ.Le 31 août 2013, journée spéciale pour le 25e anniversaire du R.J.É.au Centre d’interprétation d’horticulture de la Montérégie (1054 Rang 1 ouest à Sainte-Christine près d’Actonvale).Activités et visite des sentiers dès 14 heures, suivies d’un souper méchoui à 18 heures, Réservez votre place immédiatement auprès du RJÉ.On peut rejoindre le Regroupement des jardiniers écologiques par courriel à info@rje.qc.ca, en écrivant au R.J.É., 283, chemin Allen, Shefford, Qc, J2M 1E7 ou par téléphone au 450.539.3696.24 © IO bulle ÉTÉ 2013 I 109 A R D I N A G E Les légumes racines Les légumes recineS en généré] préfèrent les températures fraîches pour germer et se développer, c'est donc avec eux, au printemps, que l'on commence les semis directement au jardin.Ils seront moins exigeants en fertilisation si nous avons déjà préparé l'espace réservé aux légumes racines l'année précédente, par ajout de compost ou en faisant suite à des cultures exigeantes en fumier ou compost frais dans notre rotation des cultures.L'enfouissement de 7 à 15 cm de feuilles mortes et le travail des vers de terre auront un effet « catalyseur » sur la qualité et la vitalité de ces légumes.un V de 6 cm de large par 3 cm de profondeur, je renchausse légèrement avec les doigts en gardant la forme du V; ainsi la rosée du matin apportera l'humidité nécessaire à la germination.Les carottes peuvent être récoltées à partir de leur plein développement jusqu'aux gelées; on peut les laisser en terre et les recouvrir d'un épais paillis pour la récolte d'hiver.En compagnonnage avec la coriandre chinoise, on diminue la présence de la mouche de la carotte.Les variétés suggérées sont : LA BETTERAVE Beta vulgaris La betterave est cultivée autant pour ses feuilles que pour ses racines.Il existe plusieurs couleurs et formes différentes pour ce légume de la famille des chénopodiacées.La betterave préfère un sol léger, profond et dont le pH varie de 6,5 à 7,5.On peut ajouter un peu de cendre ou de chaux lors de la préparation de la planche de culture.Les sécheresses comme les excès d'humidité ou les variations de température sont à éviter ou à contrôler.La betterave est un légume moyennement exigeant, un ajout de 1 à 2 cm de compost mûr est suggéré.La graine de betterave est unique, en ce sens qu'elle contient de 2 à 4 semences; il faut donc éclaircir les jeunes pousses pour donner un espace d'au moins 10 cm entre les plants.On peut récolter les premières betteraves après 80 jours de culture; pour les betteraves de conservation il faut prévoir un mois de plus.Les meilleures variétés sont : 0 Racine rouge sphérique : Détroit, Early, Red Ace, Scarlet Supreme 0 Racine rouge cylindrique : Cylindra, Rodina 0 Racine orange ou jaune : Golden Beet, Touchstone Gold 0 Racine de conservation : Winterkeeper, Lutz Greenleaf 0 La carotte miniature, hâtive et sucrée, d'une longueur de 3 à 8 cm : Minicor, Thumbelina 0 La carotte nantaise (récolte d'été), sucrée, croustillante et savoureuse, d'une longueur de 12 à 18 cm : Bolero, Napoli, Scarlet Nantes, Touchon 0 La carotte Chantenay (récolte d'automne), plus large et trapue, moins de 15 cm, cultivée pour la conservation : Chantenay Royal, Hercules, Red Cored Chantenay 0 La carotte Danvers (récolte d'automne) plus grosse et plus longue, de 18 à 25 cm : Danvers Half Long, Danvers Red Cored, Danvers 126 LE CÉLERI-RAVE Apium graveolens C'est un proche parent du céleri; on le cultive pour sa grosse racine que l'on mange râpée grossièrement en salade ou finement râpée en assaisonnement avec de la laitue et des tomates.Il se conserve très bien tout l'hiver au frigo ou au caveau.Sa culture est semblable à celle du céleri : semé en février-mars, repiqué en avril à l'intérieur dans un pot rond, puis à l'extérieur à la mi-mai.L'élargissement de la racine est lent, on ne récolte qu'en septembre ou octobre pour l'entreposage.Variétés suggérées : Géant de Prague, Mars.LA CAROTTE Daucus carota La carotte est assez facile à cultiver dans la plupart des types de sol.Sa préférence va pour les sols bien aérés en profondeur auxquels on a ajouté du vieux fumier (ou du compost mûr) et des feuilles mortes l'année précédente.Les semis sont toujours trop abondants ou serrés, il faut éclaircir 3 à 5 cm entre les plants pour des rangées espacées d'au moins 15 à 20 cm.Mon truc pour conserver l'humidité pour la germination des graines consiste à semer dans un sillon ou LE CHOU-RAVE Brassica oleracea Aussi appelé Kohlrabi, le chou-rave est en réalité un légume-feuille dont le renflement de la tige nous fait penser à la racine du navet ou au rutabaga.Comme les autres g membres des brassicacées, le chou- j rave préfère les climats frais et ne f craint pas le gel.On le cultive dans 1 un sol meuble riche en humus dont I 1 humidité est constante; l'idéal est de le a cultiver sous un paillis.On peut le fertiliser | en saison en ajoutant du compost ou des f ÉTÉ 2013 I 109 ©io O ^ ^ bulle Photos : Stock.xchng J A R D I N A G purins de consoude, d'ortie ou des émulsions de poisson.La récolte est possible lorsque la tige a atteint 10 cm.On peut le manger cru ou râpé dans des salades ou cuit dans des ragoûts.Il se conserve bien quelques mois au caveau ou au frigo.On cultive deux variétés ou couleurs : White Vienna et Purple Vienna.LE NAVET Brassica rapa Le navet, aussi appelé aussi rabiole, préfère les températures fraîches du printemps.Sa culture exige un sol profond et meuble ayant un bon taux de matière organique.On peut le semer à partir du printemps jusqu'à la mi-été.On peut manger ses feuilles fraîches en salade ou cuites à la vapeur.Sa racine est récoltée lorsqu'elle a atteint 7 à 10 cm de diamètre, soit 40 à 50 jours après le semis.Plus gros, les navets développent une saveur plus forte.On peut les manger crus, cuits ou en lactofermentation.Les meilleures variétés sont Golden Globe, De Milan et Purple Top White Globe.LA POMME DE TERRE Solanum tuberosum La pomme de terre fait partie de notre alimentation traditionnelle depuis des générations.La cultiver au potager permet de choisir ses variétés et de nous assurer qu'elles ne contiennent aucun pesticide.Pour éviter que les germes s'allongent inutilement, placer les tubercules dans un endroit légèrement chauffé et éclairé de 3 à 4 semaines avant la plantation.Éviter de couper les tubercules, choisir plutôt les plus beaux spécimens d'une grosseur de 5 à 10 cm.Selon la température et la zone climatique, on met en terre les tubercules à partir du début mai jusqu'à la mi-juin.Dans un sillon à une profondeur de 15 à 25 cm, on mélange 1 à 2 cm de compost vieilli; les tubercules sont ensuite couchés, les bourgeons orientés vers le haut et distancés d'environ 25 cm.On Guide de semis et de transplantation pour les légumes de type racine Semaine du dernier Variété Famille Durée germinative Température idéale Distance de plantation Notes Semaines suggérées gel tarait probable BOTANIQUE (an) GERMINATION ENTRE LES RANGS ENTRE LES PLANTS spéciales MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET -11 -10 -09 -08-07-06-05 -04-03-02-01 0 +1 +2 +3 +4 +5 Betterave Chénopodiacées 3-4 20 °C 20-30 cm 50-100 cm • • • • • • • • • • • • • • • Carotte Apiacées 3-4 24 °C 20-40 cm 3-7 cm • • • • • • • • • • • • • • • Céleri-rave Apiacées 2-3 18 °C 50-60 cm 25-30 cm 1 1 1 ?Chou-rave Brassicacées 3-4 18 °C 60-75 cm 15-20 cm • • • • • • • • • • • • • • • Navet Brassicacées 3-4 20 °C 60-75 cm 15-20 cm • • • • • • • • • • • • • • • Panais Apiacées 1-2 20 °C 40-50 cm 10-15 cm • • • • • • • • • • • • • • • Pomme de terre Solonacées 6 mois 20 °C 1 m 20-25 cm e ?Radis Brassicacées 3-4 15 °C 30 cm 3-5 cm di • • • • • • • • • • • • • • • Rutabaga Brassicacées 3-4 24 °C 60-75 cm 15-20 cm • • • • • • • • « • • • • • t Topinambour Astéracées 6 mois 20 °C 1 m 25-30 cm efgj ?T T ?TT ?Raifort •Brassicacées 3-4 15 °C 1 m 25-30 cm fgj • • • • • • • • • a Les plants supportent mal la transplantation, il est préférable de semer dans des pots individuels, b Les semis peuvent être faits directement à l’emplacement définitif, c Protéger les cultures au début et/ou à la fin de la saison pour une plus grande possibilité de récolte, d Ces plantes se cultivent mieux si le climat est frais, e Les semences sont des tubercules qui se conserveront tout l’hiver dans un endroit frais, par exemple un caveau, f Plante vivace qui doit être laissée en terre durant l’hiver, g La récolte peut aussi s'effectuer au printemps, h Les semis directs à l’extérieur sont possibles, mais la germination est lente, i Des semis directs effectués à la fin de l’été permettent une dernière récolte tardive.j Les plantes adultes peuvent être divisées, une méthode facile de reproduction.k Un inoculant bactérien ajouté lors du semis augmentera le rendement de ces plants.I Plante annuelle qui fleurira la deuxième année.m Peut être récolté aussi la deuxième ou la troisième année.n Ne peut être récolté avant la troisième année.o Peut être semé à l’automne.p II est possible que cette plante se resème toute seule.q Les semences sont des bulbes et il est préférable de les planter à l’automne.r Les semis extérieurs sont faits à partir de bulbes.s Se propage facilement par les racines; t Possibilité d’espèces vivaces.u On obtient de meilleures récoltes en choisissant des jours racine, v On obtient de meilleures récoltes en choisissant des jours fleur.• Semis extérieur • Semis intérieur ?Repiquage extérieur Repiquage intérieur © RJE2013 26 bulle ÉTÉ 2013 I 109 A R D I N A G E nivelle le sillon avec la terre existante.Une fois que les plants ont poussé et atteint 10 à 15 cm, un premier renchaussement est effectué et souvent un deuxième, 2 à 3 semaines plus tard.Cette opération permet aux plants de produire plus; ils seront aussi mieux protégés du vent et de la lumière, évitant ainsi le verdissement des tubercules.Plusieurs insectes ravageurs s'intéressent aux 'plants de pommes de terre.Un seul, le doryphore, cause vraiment des dégâts majeurs pouvant affecter toute la récolte.Pour le contrôler, il suffit de piéger les adultes et de les ramasser manuellement.Par exemple, cultiver une autre plante (un plant d'aubergine ou de nicotiana tabacum) attirera les adultes du printemps qui ont hiverné dans le sol.Ce sont les larves qui dévorent le plus les feuilles et les plants de patates; les adultes étant faciles à ramasser, on évite la reproduction.LE RADIS Raphanus sativus Le radis, comme le navet et le rutabaga, fait partie de la famille des brassi-cacées.On évitera alors de les faire suivre dans notre rotation de culture dans un espace occupé précédemment par les choux, le brocoli ou le chou-fleur.Il existe plusieurs variétés de radis dont la couleur varie du blanc au violet en passant par le vert et le noir.Sa culture est très facile; tôt au printemps, c'est le premier à être semé et récolté au jardin.Les radis poussent bien dans un sol frais et humide, riche en matière organique.Pour une croissance régulière, ils ne doivent pas manquer d'eau, c'est pourquoi les semis estivaux ont tendance à vouloir monter en graine; leur goût est plus piquant et la chair plus dure.Les variétés recommandées pour des semis au printemps et à l'automne : Cherry Belle (peau rouge), Pink Beauty (peau rose) ou White beauty (peau blanche).LE RAIFORT Armoracia rusticana C'est une plante vivace de la famille des choux (brassicacées) que l'on cultive pour la racine; on le consomme comme condiment, cru, râpé dans des sauces ou des vinaigrettes.On lui accorde des propriétés dépuratives et digestives.À ne pas confondre avec le radis noir (Raphanus sativus) qui est cultivé à partir de semis comme les autres radis.Le raifort se propage par division ou par segmentation de sa racine.Les nouveaux plants produiront du feuillage la première année; la récolte se fera à l'automne, l'année suivante.Le sol doit être riche en matière orga- ¦.As.*.¦tùiaLM'l nique et bien drainé.Attention, c'est une plante qui & demande peu de soins, mais qui a tendance à se multiplier facilement au jardin; chaque bout de racine sectionné ou oublié lors d'une récolte aura vite repris vigueur le printemps suivant.Le rutabaga se différencie du navet par sa chair jaune et sa croissance plus volumineuse.Comme le navet, on peut le protéger de la mouche du chou en installant un filet agrotextile par-dessus les rangs, soit au printemps ou à l'automne pour la deuxième génération.Le rutabaga étant peu exigeant, il pousse bien dans tous les types de sol, sa préférence allant pour les sols meubles et bien drainés.Il est assez résistant aux basses températures; on peut le récolter après la première gelée, son goût en sera accru.Il se conserve bien en chambre froide.Les meilleures variétés sont Fortin, Joan, Helenor et Laurentin, York.LE RUTABAGA Raphanus napus LE TOPINAMBOUR Helianthus tuberosus Il fait partie de la famille des astéracées et on l'appelle souvent artichaut de Jérusalem.C'est une vivace très rustique qui peut devenir envahissante à cause de ses rhizomes tubé-risés.La multiplication ou la culture se fait un peu comme pour la pomme de terre que l'on met en terre au printemps.La récolte peut se faire tard l'automne, durant l'hiver si c'est accessible ou au printemps suivant.Il est préférable de déplacer la culture après 1 à 2 ans pour éviter d'épuiser le sol.Les meilleures variétés sont Stampede, don- nant de plus gros tubercules à chair blanche et Boston Red pour des tubercules plus savoureux avec la pelure rouge.On peut les manger crus, râpés, en purée avec des pommes de terre ou rôtis dans l'huile comme des croustilles.Références Gagnon, Yves, La culture écologique des plantes légumières, Éditions Colloïdales, 2012.Smith, Edward C, Le grand livre du potager, Éditions de l’Homme, 2007.ÉTÉ 2013 l 109 27 Photos : Stock.xchng ! Nick Lobeck PRODUCTIO Biologique et durable vont-ils de pair?Quelles sont les répercussions des modes de production biologique sur les dimensions environnementale, économique et sociale du développement agricole québécois?La production biologique est-elle aussi intéressante qu’elle y paraît?Voilà d’excellentes questions sur lesquelles s’est penché le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP).3 cc cc oo < Le MDDEFP a mené une étude visant à évaluer la contribution des systèmes de production biologique au développement d'une agriculture durable au Québec.La majorité des analyses a été réalisée en comparant les performances des systèmes biologiques et conventionnels.Les données permettant de mesurer ces performances ont été retrouvées dans la littérature scientifique.Un groupe de producteurs agricoles et d'intervenants a ensuite validé les résultats.Voici donc les points saillants tirés du sommaire du rapport.PERFORMANCE ENVIRONNEMENTALE La performance environnementale des systèmes de production biologique a été analysée en évaluant leurs impacts sur les indicateurs agroenvironnementaux suivants : La qualité des sols Les sols sous régie biologique ont tendance à afficher une activité biologique et un taux de matière organique plus importants que ceux régis de manière conventionnelle.La régie biologique limiterait aussi les risques d'érosion grâce à diverses pratiques comme la rotation des cultures - incluant les pâturages - ou la couverture plus importante du sol.Bien qu'un recours fréquent au labour et au désherbage mécanique puisse augmenter ces risques, des pratiques de conservation des sols se répandent progressivement afin d'atténuer le risque d'érosion.ya des pesticides de synthèse en production biologique permet de limiter les risques de contamination de l'air liés à ces produits.La biodiversité Entre autres grâce à l'absence d'intrants synthétiques et au maintien de plus de superficies naturelles, les systèmes de production biologique influent de façon positive sur la diversité et l'abondance des espèces floristiques et fauniques.On le constate autant pour les espèces sauvages que pour celles qui sont domestiquées.Le bilan énergétique Les systèmes biologiques présentent généralement un bilan énergétique plus favorable, à l'exception de quelques productions.Principalement, c'est qu'on utilise indirectement une plus faible quantité d'énergie |k que celle requise pour la fabrication des I engrais azotés.En somme, les systèmes de production biologique influencent positivement plusieurs indicateurs agroenvironnementaux, ce qui leur confère une j, y meilleure performance environnementale.Celle-ci s'explique notamment par l'accent ly mis sur le maintien et l'enrichissement de la fertilité des sols et sur l'adoption de pratiques spécifiques de gestion des sols, des cultures et des élevages.Au final, c'est l'ensemble de l'écosystème agricole qui en bénéficie.La qualité de l’eau Les systèmes de production biologique influent de façon positive sur la diversité et l’abondance des espèces, tant sauvages que domestiquées.ASPECTS ÉCONOMIQUES En comparaison avec la régie conven- JOna tionnelle, la régie biologique permet généralement de diminuer les pertes d'azote pour une superficie cultivée équivalente.Il est toutefois impossible de différencier l'effet des deux régies sur les pertes de phosphore en raison du nombre limité d'études sur le sujet.Les risques de contamination de l'eau par les pesticides, pour leur part, sont plus faibles sous une régie biologique.La qualité de l’air Les émissions de gaz à effet de serre des deux régies ont été comparées.Bien que l'impact des modes de production biologique varie selon la nature du gaz considéré, il semble que les émissions globales des entreprises biologiques soient généralement plus faibles.Par ailleurs, l'interdiction d'utiliser On a d'abord analysé l'évolution de |oy ' l'offre et de la demande pour les produits biologiques.Cela a permis de connaître les perspectives de marché s'offrant aux entreprises de ce secteur.Par la suite, les rendements et la viabilité financière des entreprises à l'œuvre dans diverses filières de production biologique ont été évalués.0 Au Québec et dans plusieurs États occidentaux, le marché des produits biologiques demeure plutôt restreint par rapport à l'ensemble du marché agroalimentaire.Toutefois, la demande pour ces produits croît de manière importante, soit de 15 à 20% par an depuis plusieurs années.0 Pour sa part, bien qu'elle connaisse aussi une croissance, l'offre de produits biologiques ne parvient pas à suivre la 28 ®i° bulle ÉTÉ 2013 I 109 Jonathan Roy RODUCTION Produire bio, c’est aussi développer la fierté de son métier, sans compter les effets positifs de l’amélioration de sa situation financière.•mmni I PI En raison notamment d'une tendance plus importante à effectuer leurs achats localement et d'une propension à embaucher plus de main-d'œuvre que leurs contreparties conventionnelles, les entreprises biologiques développeraient des liens économiques importants avec leur milieu local ou régional.Par ailleurs, une participation accrue des producteurs biologiques au développement de savoirs et au sein d'organisations diverses permettrait à ces producteurs d'établir des liens sociaux importants avec leur milieu.Enfin, les fermes biologiques semblent favoriser le bien-être des agriculteurs et des ménages agricoles, notamment par une réduction des risques pour la santé physique.En améliorant l'image du métier d'agriculteur tout en procurant une sécurité financière, elles pourraient également avoir des effets psychosociaux bénéfiques.cadence établie par la demande, une réalité partagée par plusieurs états industrialisés, dont le Québec.Ainsi, les importations comblent de plus en plus la demande des consommateurs.0 Comme la croissance de la demande devrait se poursuivre à moyen terme, les perspectives d'avenir du marché des produits biologiques semblent intéressantes.L'offre québécoise devra toutefois relever plusieurs défis pour répondre à cette demande.0 En ce qui a trait aux rendements et à la viabilité financière, les productions de lait, de grandes cultures et de produits maraîchers et fruitiers ont été analysées.De façon générale, les rendements tendent à diminuer lorsqu'une entreprise agricole adopte une régie biologique et ce, dans la plupart des productions.Toutefois, cette diminution varie beaucoup d'une production à l'autre.De plus, les rendements tendent à se redresser après quelques années sous régie biologique.Il est donc possible d'atteindre des rendements équivalant à ceux obtenus en régie conventionnelle, notamment en grandes cultures.Malgré ces rendements généralement inférieurs, les entreprises biologiques parviendraient, dans plusieurs cas, à dégager un bénéfice d'exploitation équivalent ou supérieur.Elles connaîtraient ainsi une viabilité financière comparable.Ces résultats financiers s'expliquent en grande partie par la prime offerte sur les marchés pour les produits biologiques.RETOMBÉES SOCIALES Certains aspects sociétaux, territoriaux, communautaires et familiaux des systèmes de production biologique ont été examinés.Il semble d'abord que les systèmes de production biologique répondent à plusieurs préoccupations sociétales touchant des enjeux tels que la santé, la protection de l'environnement et le respect du bien-être animal.Pour plusieurs producteurs ayant adopté une régie biologique, la protection de l'environnement et les questions de santé constitueraient également des motivations importantes.En matière d'enjeux territoriaux, ces systèmes favoriseraient la prestation de paysages agricoles diversifiés et la préservation du patrimoine agricole.Ils contribueraient également au développement et à l'occupation du territoire rural.Le rapport conclut ceci : « En définitive, cette première évaluation permet de constater que la contribution des systèmes biologiques à l'agriculture durable est tangible et ce, dans chacune des dimensions des activités de développement [.] ».Ce rapport nous apporte donc des preuves concrètes des nombreux avantages environnementaux, économiques et sociaux de l'agriculture biologique.Personnellement, j'y ai toujours cru.0 Source : www.mddefp.gouv.qc.ca (rubriques Milieu agricole — Rapports d’études, cliquez sur : Contribution des systèmes de production biologique à l’agriculture durable) » t* • %
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