Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2011, Décembre
WWW.LAVISBIO.ORG — 1 PER tb-n'h IJ Il >1 bulle Voir TOUTE la vie en bio! N° 103 • décembre 2011 LUMIERE SUR HYDRO une réflexion de Mikaël Hioux ^ rveilles maritimes également dans nos pages portrait du bio | la suite la traction animale, entre france et québec joyeux potimarron f ' Êh multiplier ses fleurs bio* _nent#: exp : Bibliothèque Nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal, Québec H2G 3H1 u ¦fi".&V„ ¦ y V ' v ’* H v - v % It i- 4 , W : 06538523341206 12e édition 1 15e édition MONTREAL 16-17-18 mars 2012 au Palais des congrès QUÉBEC 24-25 mars 2012 au Centre des congrès Exposants Conférences Dégustations Démos culinaires MONTREAL Vendredi : 11 h à 20 h Samedi: 10 h à 18 h Dimanche : 10 h à 17 h QUÉBEC Samedi: 10 h à 18 h Dimanche : 10 h à 17 h Entrée: 12 $ Aînés et étudiants : 10 $ Gratuit pour les 16 ans et Commensal Natrel Bio-K# présente EXPO/^n manger santé etvivre vert )êjJN\Jü/fo&juofaÿtiMb S&nîl qtcbc&ù * Venez rencontrer NOS PARTENAIRES et nos CENTAINES D'EXPOSANTS.Venez participer à nos 3 SCÈNES ÉDUCATIVES ! Pour DÉGUSTER, DÉCOUVRIR et faire des ACHATS DE QUALITÉ ! Les MEILLEURES RESSOURCES, dans un même lieu.pour vous ! Ckcuïuj iK it tvioK&t, VM (jOIA/tklt tt wK cjtbit co tcu (jOib, ! Inscrivez-vous à l'infolettre de l'Association Manger Santé Bio et courez la chance de gagner une paire de laissez-passer pour l'Expo 2012.www.mangersantebio.org RACHELLEBÉRY épiceries santé É2I Genuine S HEALTH bulle Voir TOUTE la vie en bio! ï Tfcta-.w»*** Les jardins sous la mer ne sont pas moins fascinants que ceux de la terre.CTUALITE CD JD 'CD S S LA TABLE CHAMPETRE N'EST PAS AGRICOLE par roméo bouchard LES DÉFIS DU BIO AU QUÉBEC | la suite par roméo bouchard E R ERVEILLES MARITIMES RUBRIQUES 4 LE MOT DU RÉDAC'CHEF 5 BIO INFO 9 BIO CAPSULES 32 NOUVELLES DES ORGANISATIONS par jean-françois langlais 33 LIVRESQUES RÉCOLTES par renée demers ÉFEEXION LUMIÈRE SUR HYDRO par mikaël rioux 16 24 DES ALGUES POUR VOIR LA VIE EN VERT par michel dumais FASCINANTS BÉLUGAS par judith douville ON A MARCHÉ SUR LA DUNE par Sylvie laberge LA CONSERVATION D’UN ÉCOTONE MARIN-TERRESTRE L’EXEMPLE DE LA SEBKA par matthew hatvany QUIZ MARITIME par gaïapresse ICE POUR TOUS 25 CE N’EST PAS LA PECHE MIRACULEUSE, MAIS.par richard seers i E N T AT ION 26 27 NOUVEAUTES SUR LES ANTIOXYDANTS par anne-marie roy RECETTES VEGE.POUR LA VIE par anne-marie roy INAGE 28 L'AUTOMNE C’EST DLT DESSERT par Christiane émond MULTIPLIER SES FLEURS BIO LE POURQUOI ET LE COMMENT par jean-jacques marcil JOYEUX POTIMARRON par yves gagnon Page couverture : « Sous la mer, la vie » • Photos Stock.xchng • Photomontage Studios Sigma • LE MOT DU REDAC'CHEF* Braver la tempête »Lors d’une chronique l’an passé, j'avais parlé du « choc culturel et alimentaire » que notre groupe avait vécu au cours d’un échange d’étudiants avec les élèves de l'école secondaire d'Uxbridge en Ontario.Plus que la langue, il y avait des façons de vivre et de faire différentes de ce que nous vivions au jour le jour chez nous.Que ce soit avec la visite de sites touristiques uniques comme les chutes Niagara ou la tour du CN, ou encore les activités organisées sur place à notre intention, nous avons appris plein de choses sur nos voisins et ëux de même sur nous.Mais parmi les points dépaysants que j'ai vécus alors, il y a eu cette triste visite, avec le père de mon «jumelé », M.Gerlings, qui tenait à me montrer les rives du lac Scugog où flottaient de nombreux poissons.En 1980, dans ma région, on pouvait encore se baigner et pêcher dans les rivières; cette réalité « non touristique » m’avait ébranlé et m'avait fait réaliser que la faune aquatique, malgré l'immensité de son milieu de vie, peut toujours être mise en danger si l'humain n'y fait pas attention.L'histoire se charge de nous le rappeler avec tous ces désastres écologiques qui détruisent violemment ou petit à petit l'habitat de ces plantes, poissons ou mammifères marins.Cependant, il y aura toujours les uns qui essaieront de trouver des solutions aux problèmes causés par les autres en expérimentant, respectant, promouvant, militant, dénonçant.C’est un hommage à quelques-uns de ces défenseurs de l'environnement que Bio-bulle veut rendre dans ses pages.SURNAGER DANS UNE MER DÉMONTÉE, ON CONNAÎT ÇA! Bio-bulle a toujours voulu être à l’avant-plan dans son domaine, en diffusant l'information la plus juste et actuelle possible sur le monde du bio et tout ce qui l’entoure.L'équipe de la revue fait des pieds et des mains depuis de nombreuses années pour vous livrer une revue de qualité, dédiée à l'univers du Bio avec un grand B, univers qui se développe de plus en plus malgré la difficile situation économique que l’on traverse actuellement.Cette incertitude économique jumelée à l’essor des média électroniques a des effets néfastes sur le domaine de l'édition papier en général et sur notre magazine en particulier.Le sondage que nous avons réalisé l'an passé nous a démontré l’importance de notre mission et la nécessité de la diffuser encore aujourd'hui sur un support papier (recyclé et fait de fibres 100% postconsommation bien évidemment).Les coûts augmentant d’année en année et les revenus publicitaires ne suivant pas la même courbe pour le moment, la revue devra hélas! se serrer la ceinture.Elle sera donc désormais publiée quatre fois par année et ce, afin de pouvoir assurer la même qualité d’information à laquelle sont en droit de s'attendre les lecteurs.Cependant, l’abonné n'y perdra pas au change puisque l'abonnement déjà pris pour six numéros sera honoré tel quel, avec plaisir et reconnaissance.Les nouveaux abonnements verront leur tarif légèrement majoré, il en va de notre survie! Voyez les détails dans notre promotion de Noël en deuxième de couverture et profitez d’un second abonnement à moitié prix pour faire le plus beau des cadeaux à votre ami[e] préféré[ej.Pierre Dansereau dont nous venons d'apprendre le décès disait que « le contact et l'échange nous rendent plus conscients des choses que nous ne savions pas et que nous pouvons apprendre ».Nous espérons apprendre et faire connaître des choses pour bien longtemps encore et c'est avec votre collaboration de toujours que nous y réussirons.AfflKCQ G ASSOCIATION Dts MÉDIAN ÉCRITS CQMMüNAUWlRfS OU QUfBEC El ' MirhrJ Diir U-UACt'U?Michel Dumais, rédacteur en chef mdumais@yahoo.ca Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d’édition.Canada bulle Voir TOUTE la vie en bio! NUMÉRO 103 - DÉCEMBRE 2011 L’éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur : L’avis bio Rédacteur en chef : Michel Dumais micheldumais@yahoo.ca Ont collaboré à ce numéro : Diane Bisson, Roméo Bouchard, Renée Demers, Judith Douville, Christiane Émond, Yves Gagnon, GaïaPresse, Matthew Hatvany, Sylvie Laberge, Jean-François Langlais, Jean-Jacques Marcil, Mikaël Rioux, Anne-Marie Roy, Richard Seers et Éric Tamigneaux Révision : Hélène Cadieux Conception et montage : Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 sigma@videotron.ca Illustrations : Diane Bisson dianebisson22@hotmail.com Impression : Les Impressions Soleil Distribution : Messageries Benjamin, 450.621.8167 numéro 103 • novembre-décembre 2011 Date de tombée #104:16 décembre 2011 Parution en kiosque #104 : 6 février 2012 PUBLICITE Pour tous vos besoins, contactez : Jacques Lanoue 450.538.6038 • jlanoue@b2b2c.ca Louise Chrétien 418.856.5872 • info@lavisbio.org ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) an (4 numéros) : 25,00 $ 2 ans (8 numéros) : 45,00 $ POUR NOUS JOINDRE: L'avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière Qc, GOR1Z0 Téléphone : 418.856.5872 Télécopieur : 418.856.2636 Courriel : info@lavisbio.org Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 0 o BIO GAZ ec^ Bio-bulle esl imprime sur du Rolland EnvirolOO Print, contenant 100% de fibres postconsommation, fabriqué au Québec par Cascades à partir d'énergie biogaz et certifié FSC recyclé, Écologo et Procédé sans chlore une realisation de • BIO INFO* ERRATA LES CHAMPIONS DES OGM Comme nous le fait gentiment remarquer monsieur Yves Gélinas, coordonnateur - relations avec le public et l’industrie au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV), nous avons omis un certificateur dans les organismes mentionnés dans Les défis du bio, publiés à la page 10 de notre numéro 102.Il s'agit d’OCIA (Organic Crop Improvement Association International Inc.) qui a déjà été un certificateur assez important au Québec et qui est toujours accrédité par le CARTV.Merci à monsieur Gélinas et toutes nos excuses aux gens d'OCIA! L'amoureux avait un nom.Par ailleurs, Hélène Cadieux nous a communiqué le nom de son amoureux qui, faute d'identité propre, avait été crédité comme tel pour les photos de Londres dans les Bio-infos du numéro 102.Il s'agit de Charles Baker, que nous remercions et saluons au passage! La rédaction INAUGURATION BIO L'Institut de technologie agroalimentaire, ITA, campus de La Pocatière, dispose maintenant d'une unité de production laitière biologique qui a été inaugurée le 27 septembre dernier par le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Pierre Corbeil.Selon ce dernier, l’ITA devient le seul établissement d'enseignement agricole à exploiter une ferme laitière selon les deux modes de production, le traditionnel et le biologique.Pour le directeur de HTA, Rosaire Ouellet, « la demande de formation dans le secteur biologique n'est pas une mode passagère.» L'unité biologique regroupe une trentaine de vaches Canadiennes et Jersey.Elles peuvent se déplacer à leur aise dans le bâtiment qui ne possède aucune logette et sont nourries de fourrage biologique.Le PLACOTEUX, Maurice Gagnon CONFÉRENCE SCIENTIFIQUE BIO À la découverte de la science derrière l'agriculture biologique Des solutions pour tous les types d'agriculture Du 21 au 23 février 2012 dans la ville de Winnipeg Le Centre d'agriculture biologique du Canada, la Fédération biologique du Canada et l'Université du Manitoba sont heureux de vous présenter cette conférence dont l'objectif est de créer un forum pour présenter et discuter de la recherche en agriculture biologique faite au Canada et ailleurs.À la Conférence scientifique canadienne sur l'agriculture biologique, des scientifiques de renom présenteront les avancées actuelles dans le domaine de l'agriculture biologique.L’information intéressera tant les exploitants biologiques que non biologiques.Centre d’agriculture biologique du Canada Nova Scotia Agricultural College C.P.550, Truro (N.-É.) B2N 5E3 Téléphone : 902.893.72561 Courriel : oacc@nsac.ca Dangers pour la biodiversité, risques pour la santé, menaces sur les équilibres économiques et sociaux, problèmes d’ordre éthique.Les OGM (organismes génétiquement modifiés) n'ont pas fini de faire parler d'eux et de susciter la colère des agriculteurs, des consommateurs et des organismes non gouvernementaux.Le graphique donne la liste des 10pays qui cultivent le plus d'OGM dans le monde.On remarque que 98% de la superficie mondiale cultivée en OGM (148 millions d'hectares) est concentrée dans seulement dix pays et que les États-Unis font largement la course en tête.www.bioaddict.fr 1 États-Unis, 50% 2 Brésil, 17% 3 Argentine, 15% ^ J Inde, 6,4% Canada, 6% Chine, 2,4% Paraguay, 2% -8 Pakistan, 1,6% 9 Afrique du Sud, 1,5% 10 Uruguay, 0,7% Proportion de la superficie mondiale cultivée en OGM Décès de Pierre Dansereau Pierre Dansereau, considéré par la communauté scientifique comme l'un des fondateurs de l'écologie moderne est décédé à Montréal le 29 septembre dernier à quelques jours de fêter ses 100 ans.Inspirateur de tout le mouvement environnemental québécois et ardent défenseur de l'environnement sur le terrain, il a participé à de nombreuses luttes environnementales.Ce chercheur infatigable a marqué le milieu scientifique avec la publication en 1957 du livre Biogeography, an Ecological Perspective.Son approche multidisciplinaire, intégrant l’être humain comme constituant intégral des écosystèmes, a jeté les bases des sciences environnementales.Dans les dernières années de sa vie, Pierre Dansereau constatait que les écologistes étaient devenus partie prenante des grands projets.Il croyait¦ au rattrapage historique.Le débat s'est transféré sur le plan de l'éthique en environnement et il souhaitait une meilleure distribution des ressources , \ cologiques pour l'avenir.Nature Quebec et Radio-Canada Pierre Oansereau lors du tournage du documentaire L Homme de toute u Terre, 2001 Université du Ouébec a Montréal.Service des archives et de gestion des documents Fonds d'archives Pierre Oansereau 22P-62O:0t:F6/31 ¦BULLE NUMÉRO 103 * • • WWW.LAVISBIO.ORG de cVxci nous r m CISI t«j£' »«* C*«"; _ «WWff1 ' .: UN CAaEAU POUR ¦* « Tjn diq Abonnez-vous, renouvelez ou prolongez votre abonnement à Bio-bulle d'ici le 31 décembre 2011 et abonnez un ami à seulement la moitié du prix! Utilisez le coupon d'abonnement en page 8 ou le formulaire en ligne à unvw.lavisbio.org et obtenez Utl DEUXIÈME abonnement à seulement .J I - 1250$ taxes incluses Un petit geste pour soutenir Bio-bulle.de la grande lecture pour toute Vannée! Cette offre vous permet également de profiter de la promotion Druide • B I O INFO Abeilles, OGM et pesticides LA SCIENCE PARLE Des chercheuses québécoises viennent de démontrer que les abeilles qui butinent aux champs sont clairement affectées par les nouveaux pesticides utilisés en enrobage des semences de plantes génétiquement modifiées.Cette démonstration serait une première mondiale, selon l'une des scientifiques impliquées.Madeleine Chagnon est entomologiste et professeure associée à l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) et s'intéresse depuis des années à l'effet des pesticides sur les abeilles, et tout particulièrement des néonicotinoïdes, ces pesticides systémiques qui enrobent les semences et se diffusent dans la plante à mesure qu’elle pousse.Ils sont utilisés au Québec sur de très grandes superficies, dans la culture du maïs et du canola.Dans le cadre d'une recherche de trois ans, elle a démontré dans un premier temps que des abeilles soumises en laboratoire à des doses connues de néonicotinoïdes développent des modifications au niveau des enzymes de leur cerveau.Sans nécessairement faire mourir l'abeille, ces modifications peuvent avoir un impact majeur sur le petit insecte pollinisateur : difficulté à voler, à s'orienter, à communiquer avec les membres de sa colonie.Madame Chagnon et sa collègue toxicologiste Monique Boily ont constaté que les abeilles qui butinaient dans des champs de cultures utilisant les néonicotinoïdes présentaient les mêmes modifications que celles qui avaient été exposées au pesticide en laboratoire.En outre, des abeilles présentant un comportement erratique ou mortes ont aussi été découvertes dans ces ruches.À l'inverse, les abeilles ne présentant pas d'anomalies provenaient d'endroits éloignés des cultures génétiquement modifiées, et les colonies y étaient davantage en santé.Claudette Samson, Le Soleil, 12 octobre 2011 PREMIER FORUM QUÉBÉCOIS SUR L’ÉNERGIE Le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie est fier d'annoncer la tenue du premier Forum québécois sur l'énergie, les 16, 17 et 18 novembre 2011 à Shawinigan, carrefour de l’énergie au Québec.Le Forum québécois sur l'énergie se veut la suite logique de la démarche des Rendez-vous de l'énergie, un projet issu d’une initiative du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec avec le soutien de l'Institut du Nouveau Monde.Les enjeux de notre dépendance au pétrole sont complexes et il faut les regarder dans une perspective de long terme.Ce forum se propose de favoriser une prise de conscience de la nécessité et de la pertinence de prendre un virage vers un Québec sans pétrole.Pour consulter la programmation et s'inscrire, visitez le www.rdvenergie.qc.ca/forum/le-fomm-en-bref -BULLE NUMÉRO 103 • • • WWW.LAVISBIO.ORG NOURRIR LA VILLE! | MONTREAL Colloque sur les regroupements de producteurs maraîchers Le 15 décembre 2011 de 9 h 30 à 16 h Les producteurs agricoles, les divers regroupements de producteurs déjà existants et les différents groupes d'intérêts de la grande région de Montréal et ses environs sont invités à discuter du potentiel de regroupement de producteurs afin de mieux approvisionner les centres urbains en produits maraîchers locaux.Après avoir compilé, analysé et validé les résultats auprès d’un comité de producteurs, Équiterre souhaite maintenant diffuser plus largement cette étude avec les acteurs concernés de la grande région de Montréal ainsi que des autres régions intéressées.Coût: 35$ (plus taxes) par personne, incluant inscription, repas et matériel 15 décembre 2011, de 9 h 30 à 16 h Maison du Développement durable 50, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal Information : 514.522.2000 | Sans frais 1.877.272.6656 info@equiterre.org CONFÉRENCES DISPONIBLES Le 12 avril 2011, la Filière des plantes médicinales biologiques du Québec proposait un colloque sous le thème Les multiples potentiels de plantes de santé, financé dans le cadre du Programme INNOVBIO du MAPAQ.Les conférences proposées lors de cette journée sont maintenant INTROUVABLE, LA VIANDE BIO?N’IMITEZ PAS CES SINGES! ïTF® \ UNE VIANDE kmwj aaiftia m ¦ ».À LA TRAÇABILITE GARANTIE 3 POINTS DE VENTE À VOTRE PORTÉE La Ferme Saint-Vincent (sur rendez-vous) Boucherie La Ferme Saint-Vincent Marché Jean-Talon, local n°C-20 7070, avenue Henri-Julien Montréal • 514.271.0209 1171 Rang nord de la rivière Chicot Saint-Cuthbert • 450.836.2590 Boucherie La Ferme Saint-Vincent Marché Atwater, étal n° 12 138, avenue Atwater, Montréal • 514.937.4269 ou achetez en ligne au www.sai nt-vi ncentb io .corn NOUS SOMMES AUSSI ACHETEURS DE VIANDE BIOLOGIQUE CERTIFIÉE bio info B I O disponibles à l’adresse www.plantesmedicinales.qc.ca/res-sources.html#conferences PROTEC-TERRE GAGNE SON PARI Le 1er octobre dernier, on célébrait la création de la première terre agricole biologique protégée à perpétuité au Québec par un repas gastronomique au Lion d'Or à Montréal avec pour invité d'honneur Steven Guilbeault.Cet événement a été rendu possible grâce à l'implication de la Fiducie Foncière Protec-Tèrre qui a amassé plus de 200 000$ pour sauver le fonds de terre de la Ferme Cadet-Roussel.Après 15 ans d’efforts, la Fiducie s'est concrétisée en décembre dernier.On a pu y entendre des témoignages de personnalités ayant marqué ou ayant été marquées par le projet.Pour plus d'informations sur ce projet : fermecadetrous-sel.org/protecterre.html CENTRE RÉGIONAL D'INITIATIVES ET DE FORMATION EN AGRICULTURE (CRIFA) Initiation à la culture biodynamique Cette méthode a pour idée de départ le concept d'« organisme agricole » qui consiste à voir tout domaine agricole comme un organisme vivant, le plus diversifié et le plus autonome possible, avec le moins d'intrants en ce qui concerne le vivant (plants, semences, fumure1.).La biodynamie INFO* s’adresse à tous les domaines de l'activité agricole tels que la production de semences, l'élevage, l’apiculture, la viticulture ou l'entretien du paysage.Lieu: Date de début: Horaire et coût: Places disponibles: Responsable: Coaticook Hiver 2011 à déterminer 20 Jessica Mackey 819.346.8905 poste 114 1 Fumure: Engrais d'un champ.Action de répandre de l’engrais dans un champ Notions de base en agriculture biologique L'objectif du cours et de permettre aux agriculteurs de s’initier à l'agriculture biologique.Région: Niveau d'enseignement: Durée: Institution: Lieu: Date de début: Horaire: Coût: Places disponibles: Responsable: Date limite d'inscription: Chaudière-Appalaches Secondaire / Professionnel 24 heures Cégep de Lévis-Lauzon CIME, 640, route Cameron, Sainte-Marie Les samedis, du 7 au 28 janvier 2012 9 h à 16 h 191,39$ (taxes incluses) 15 Direction de la formation continue 418.835.1421 poste 3360 15 décembre 2011 UN CAdEAU POUR UnblO nOË S.V.P.COCHER L'OPTION DE VOTRE CHOIX O Abonnement 1 an 4 numéros 1" abonnement 21,94$ + 3,06 (TPS5TV0): 25,00$ 2* abonnement 10,97$+ 1,53$ (TPS S TVO): 12,50$ TOTAL: 37,50$ O Abonnement 2 ans 12 numéros 1" abonnement 39,50$ + 5,50 (TPS S TVQ): 45,00$ 2e abonnement 19,75$ + 2,75$ (TPS îTVO): 22,50$ TOTAL- 67,50$ Merci de soutenir Bio-bulle et Joyeux Noël! t'offre inclut la promotion Druide Photo Stoctxchnç/Géry Scott éect»ei««s jw BiC bulle Voir TOUTE la vie en bio Abonnez-vous, prolongez ou renouvelez votre abonnement à Bio-bulle d'ici le 31 décembre 2011 et abonnez un ami à seulement la moitié du prix! JE M'ABONNE.(je renouvelle : mon # d’abonné est _ Nom:___________________________________ Nom de l’organisme (si applicable) :___ J'ABONNE MON AMI[E].Nom:_________________________ Nom de l’organisme (si applicable): Adresse: Ville: Adresse: Province :_ Téléphone:.Télécopieur: Code postal: Province: Code postal: Télécopieur: Courrier électronique: Courrier électronique: Merci de remplir ce formulaire et de le retourner, accompagné de votre chèque, à : 11 495, route 132, La Pocatière (Québec) GOR1Z0 L_3V IS Tél.: 418.856.5872 • Téléc.: 418.856.2636 • Courriel : abonnement@lavisbio.org BIO Le formulaire est aussi disponible à www.lavisbio.org WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE HUMEE • BIO-CAPSULES LES MILIEUX MARINS CÔTIERS DE L'EUROPE SONT MENACÉS Non seulement les mers et océans qui ceinturent l'Europe sont menacés dans leur intégrité par les changements climatiques, mais l'affaiblissement de ces écosystèmes marins va aussi coûter cher aux Européens en sécurité alimentaire, voire physique, dans les régions susceptibles d'être envahies par le relèvement de la mer selon le rapport CLAMER, qui constitue une synthèse des données scientifiques cumulées depuis 1998 par 17 instituts maritimes d'Europe.Selon le rapport, « des millions d'euros en coût de santé vont résulter de la consommation d'espèces marines contaminées, de l'ingestion de nouveaux pathogènes présents dans les poissons et, à un moindre degré, de l'exposition directe des travailleurs ou des baigneurs à ces nouveaux pathogènes ».Du côté des pêcheries, on prévoit l'effondrement de plusieurs stocks de poissons.De plus, la remontée vers les eaux plus fraîches au nord d'espèces présentement installées plus au sud risque de provoquer la perte d'espèces dont dépendent présentement plusieurs populations particulièrement démunies.Le DEVOIR, louis-Gilles Francœur, 13 septembre 2011 POUR LE FOIE, DU SIROP D'ÉRABLE Le sirop d'érable avait déjà révélé sa teneur élevée en antioxydants polyphénoliques ainsi que la présence de vitamines et de minéraux.Des chercheurs japonais ont maintenant découvert qu'il serait également bénéfique pour la santé du foie.LA RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES PASSE PAR LA CHAÎNE ALIMENTAIRE De plus en plus de bactéries résistent aux antibiotiques, et les microbiologistes réunis à la conférence annuelle de l'ICAAC (congrès annuel sur les maladies infectieuses) tenue en septembre dernier ont notamment rappelé que de nombreux agents antimicrobiens appartenant aux mêmes catégories que ceux utilisés chez les humains sont régulièrement administrés à des animaux d'élevage.Ces agents ne sont pas utilisés uniquement à des fins thérapeutiques, mais on s'en sert aussi pour stimuler la croissance des bêtes et contrôler l'apparition de maladies.Selon les experts, cette façon de faire favorise l'émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques qui se propagent parmi les humains par la consommation de nourriture contaminée, par des contacts directs avec les animaux et par la dissémination de ces pathogènes dans l'environnement.Selon l'étude réalisée par l'École supérieure des sciences de l'agriculture et de la vie de l'Université de Tbkyo, « des rats de laboratoire en bonne santé, suivant un régime dans lequel certains des glucides avaient été remplacés par du sirop d'érable pur du Canada, ont obtenu de bien meilleurs résultats aux tests de fonction hépatique que les rats des groupes témoins suivant un régime comprenant un mélange de sirop au contenu en sucre semblable à celui du sirop d'érable, mais sans les composés bénéfiques de ce dernier ».Après seulement 11 jours, les rats consommant du sirop d'érable pur auraient affiché « une baisse importante des taux d'enzymes hépatiques AST, ALT et LDH dans le sang, des biomarqueurs servant à évaluer la fonction hépatique.».Le communiqué prend toutefois soin de préciser que « le sirop d'érable contient du saccharose et devrait être consommé avec modération ».CvBERPRESSE, 14 septembre 2011 L'OMS recommande donc la mise en place de restrictions, voire l'élimination des antibiotiques pour doper la croissance du bétail, afin de réduire le risque de propagation de bactéries résistantes par la consommation de produits alimentaires d'origine animale.Radio-Canada.CA avec l'Agence France Presse Illustrations: Diane Bisson/ illustrations.dianebisson.over-bloQ.com BULLE NUMÉRO 103 • • • WWW.LAVISBI0.ORG actualité U A L I T E # États-Unis Services de certification biologique (MB) PRO-ŒRT Japon Depuis 1990 Chez Pro-Cert, nous offrons un service de certification biologique qui répond à vos besoins depuis plus de 20 ans.Nous offrons à notre clientèle un accès à tous les marchés internationaux par l'entremise de nos nombreuses accréditations.Chez Pro-Cert nous n'employons que des inspecteurs et des évaluateurs qualifiés.Nous offrons un service bilingue, personnalisé et abordable.L'agriculture biologique est notre raison d'être! 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P- w L ENGRAIS 100% NATUREL ' ^ovjvlau ; Granules plus fins ranulométrie 225 SGN) Le fumier de poule pondeuse Acti-Sol est approuvé pour l'Agriculture Biologique par : Ecocert Canada, Québec Vrai et 0/MRI.?Approuvé Contactez-nous pour connaître nos formulations et nos programmes d'achat avantageux Acti-Sol, St-Wenceslas • Tél.: (819)224-4147 • WWW.aCti-SOl.Ca WWW.LAVISBiO.ORG BIO-BULLE NUMERO • ACTUALITÉ* La CPTAQ est formel La table champêtre n'est pas agricole La ferme Au goût d'autrefois, sur l'île d’Orléans, où Jacques et Lise Legros élèvent et transforment les viandes d'oies, de canards et d'autres volailles de choix, s'est vue forcée de fermer la table champêtre où elle servait ses produits, même après voir obtenu les plus hautes distinctions gastronomiques.Ex-président fondateur de l'Union paysanne et agriculteur biologique à la retraite Tribunal administratif vient de confirmer la déci-f» sion de la Commission de protection du territoire 1—-agricole (CPTAQ) à cet effet : le seul recours qui reste est la Cour supérieure, mais il est bien difficile d'investir seul dans ces démarches quand, visiblement, tous les tribunaux ont peur de la CPTAQ et de son chien de garde officiel, l'Union des producteurs agricoles.Les petits producteurs en démarrage ont rarement les moyens financiers d’une guerre d’usüre contre ces géants.Cette gestion bornée qui réserve le territoire agricole aux grandes productions industrielles est proprement scandaleuse et révoltante.Plusieurs tables champêtres ont dû faire face au même problème ces dernières années, de même que des petites unités de transformation ou des activités pédagogiques à la ferme.Autre exemple de l'étroitesse d'esprit de cette commission : tout près de chez moi, un jeune couple avec enfants, qualifié en agriculture, qui a repris une ferme en friche et acquis un troupeau de 300 moutons, s’est vu refuser le droit de se construire et a dû y installer une maison mobile.Les fermes de proximité et de débutants ne sont pas bienvenues en territoire agricole, même dans les zones impropres à la grande agriculture et même dans les villages dépeuplés, sur des terres en friche.Par contre, les élevages industriels hors sol gérés par des intégrateurs en cravate le sont, et les projets résidentiels qui rapportent des taxes aux municipalités périurbaines aussi.trouvez l'erreur! Le rapport Pronovost a clairement dénoncé cette approche et recommandé « que le territoire agricole serve d'assise au développement rural, dans une perspective de multi-fonctionnalité de l’agriculture et d'occupation dynamique du territoire » et qu'à cette fin, la CPTAQ « établisse une liste d'activités admissibles à certaines conditions dans la zone verte et qui ne nécessiteraient plus son approbation préalable [.] et que soient également autorisées dans la zone agricole permanente des activités de production agricole et de transformation qui utilisent une faible superficie de terre, qui requièrent des installations de plus petite taille, qui combinent des activités agricoles et des activités complémentaires ou dont les promoteurs ne souhaitent pas se consacrer à plein temps à l’agriculture.» (Recommandation 43, p.2081) Tbut ceci, dans le cadre d’un plan d'aménagement de la zone agricole dans chaque MRC.Ces recommandations ont été validées par le rapport Ouimet.Mais, au lieu de faire les réformes qui s'imposent, 1 www.caaaq.gouv.qc.ca/userfxles/Fïle/Dossiers % 2012 % 20février/Rap-portFr_basse.pdf le gouvernement Charest piétine depuis bientôt trois ans et il vient de trouver le moyen d'éviter d’avoir à légiférer à ce chapitre d'ici les prochaines élections en appelant à une nouvelle consultation sur un projet de politique agricole qui évite systématiquement de se prononcer sur aucune des réformes structurelles proposées par Pronovost.Il n'y a pas de meilleure façon de faire mourir les plus belles réussites d'une nouvelle génération d'agriculteurs qui, contrairement aux braillards de l'UPA, ne demandent rien, sinon qu’on cesse de leur mettre du bois dans les roues.Pour aider Jacques et Lise : augoutdautrefois@videotron.ca jmfortier@laqrelinette.com • .V - Moins d'un hectare suffit! À partir de leur expérience aux Jardins de la Grelinette (Saint-Armand, Montéréqie), deux jeunes, Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches, préparent un Manuel pratique de jardinage commercial qui risque d'en intéresser plusieurs.Ils sont formels : « Après dix ans d'expérience en culture maraîchère sur petite surface, nous sommes en mesure d'affirmer en toute certitude qu'un jardin commercial bien établi, outillé d'un plan de production rodé et de bons points de vente, peut générer entre 60 000$ et 120 000$ de vente sur moins d'un hectare cultivé en légumes diversifiés et ce, avec une marge bénéficiaire supérieure à 50%.» Les vieux routiers n'ont qu'à bien se tenir: la jeunesse s'amène et elle est sûre d'elle! J'ai lu la première version : c'est du vrai et du solide! Ils ne sont pas les premiers à en faire la preuve : il me semble avoir vu quelque chose de semblable chez Richard Favreau (Saint-Valérien-de-Rimouski), Marc Bérubé (Sainte-Agnès-de-Charlevoix), et sûrement d'autres aussi.Mais ils seront peut-être les premiers à l'écrire pour nous.Décidément, ces jeunes agriculteurs n'ont pas fini de nous surprendre.Bravo! ¦BULLE NUMÉRO 103 • • • WWW.LAVISBIO.ORG actualité • ACTUALITE* Les défis ?ü «!?, au Québec L'enquête sur le bio au Québec se poursuit.Merci encore à Denis LaFrance, Christian Côté, Catherine Valton, Yves Gagnon, Richard Favreau, Charles A.Marois et plusieurs autres qui ont accepté de partager leur point de vue avec Roméo, l'initiateur de ce grand chantier.Rappelons les six chapitres de l'enquête qui tentera de définir les défis auxquels les différents acteurs du bio sont confrontés et comment y répondre, à partir d'un retour sur les 40 ans d'histoire du bio au Québec : 40 ans d'efforts acharnés pour implanter le bio au Québec (en deux parties) Le portrait du bio au Québec en 2011 (en deux parties) 3 Défi 1 : le bio, produit de niche ou une alternative à l'agrochimie 4 Défi 2 : le soutien indispensable au développement du bio 5 Défi 3 : la défense des producteurs biologiques et la promotion du bio 6 Défi 4 : bio industriel versus bio communautaire Le Portrait du bio au Québec en 2011 (deuxième partie) UN PANIER D'ÉPICERIE INCOMPLET Les fermes et les produits biologiques font avec raison l’admiration et la fierté des Québécois.Leur nombre a triplé en 10 ans, mais on ne compte encore que 1300 entreprises certifiées bio (dont 300 en transformation), et 4000 produits certifiés bio, sur un total de 30 000 fermes et de près de 50 000 produits pn épicerie.La demande pour les produits bio augmente de 20% par année, mais les ventes totalisent encore moins de 2% du panier d'épicerie (contre 6% en Suisse, 35% des produits laitiers en Allemagne, 11 % des fruits et légumes aux États-Unis et 18% en Suisse).Environ 70% de notre production bio est exportée (céréales, sirop d'érable, petits fruits, etc.) mais nous importons sensiblement le même pourcentage des produits bio que nous consommons.Quand on regarde de près le portrait de la production biologique au Québec, on constate qu'elle demeure encore limitée, fragmentaire et marginale, ce qui témoigne éloquemment des difficultés considérables que doivent affronter les producteurs biologiques dans un contexte où tout le soutien public va à une agriculture agrochimique intégrée.Il faut noter d'abord que sur les 1000 producteurs certifiés, la majorité produisent des denrées très spécialisées qui prennent peu de place dans le panier d’épicerie : 425 sont producteurs de sirop d'érable, un produit de luxe facile d'accès à l’accréditation et largement exporté; 325 sont producteurs de céréales, dont une bonne partie est exportée également (le soya notamment), et comme il n'y a guère plus d'une soixantaine de producteurs de viandes bio, un secteur très difficile dans les conditions d’intégration actuelle, peu de céréales bio vont à la consommation animale.Ces 800 entreprises ne fournissent donc pas un gros pourcentage du panier d'épicerie.Il reste le secteur laitier, un des mieux établis et des plus rentables, avec 112 fermes certifiées (sur 7000 fermes laitières au Québec, soit moins de 2%) et une vingtaine d’entreprises de transformation (voir l'encadré sur les fromages bio), le secteur des fruits, légumes et condiments, dont 87 fermes habilitées à offrir les paniers de saison.Dans le secteur des produits transformés, on compte 300 entreprises certifiées et de belles réussites dans les produits les plus variés comme la canne-berge; les vins, les bières, les huiles, les herbes, les produits cosmétiques, les savons, etc.Pour ce qui est des intrants en production biologique (semences, amendements, engrais, machineries), les producteurs ont accès à une bonne gamme d'entreprises.L'offre de produits bio demeure donc dans l'ensemble limitée et incomplète, et l'accès aux produits offerts l’est tout autant.WWW.LAVISBIO.ORG * • • BIO-BULLE NUMÉRO 103 UNE MISE EN MARCHE MARGINALE Trois grandes chaînes occupent 80% du marché alimentaire au Québec et la place qu'elles acceptent de faire aux produits bio québécois est encore très réduite et problématique.C'est quand même là que s'effectuent 80% des ventes de produits biologiques.Par ailleurs, nos gouvernements n'ont pas encore imposé de mesures pour inciter ou forcer les institutions publiques (écoles, foyers, hôpitaux, etc.) à introduire un pourcentage significatif de produits biologiques dans le menu quotidien qu'ils proposent à leur clientèle, comme la France vient de le faire (20%).Un projet-pilote dans ce sens était en cours à l’Hôpital Jean-Tàlon à Montréal, sous l'égide d'Équiterre, mais il ne sera pas reconduit en raison de la difficulté de recruter un nombre suffisant de producteurs pour assurer un approvisionnement régulier et en raison des coûts d'achat et de main-d'œuvre supplémentaires qui en résultent pour l’institution.Une expérience similaire est également en cours avec un groupe de cuisines collectives.En l'absence d'une concertation des entreprises et des pouvoirs publics, la mise en marché des produits biologiques repose essentiellement sur les initiatives des producteurs et des consommateurs.Il existe un certain nombre d’agences de distribution biologique à rayonnement variable, comme Distribue-Vie.Certains gros producteurs bio ont créé leurs propres structures de distribution, comme Symbiosis, qui regroupe sept des plus gros producteurs de légumes et de tomates en serre bio.Les fromages bio du Québec Le réseau des paniers d'Agriculture soutenue par la communauté (une centaine de fermiers de famille) est sans doute le plus important canal de distribution directe, surtout autour des centres urbains, puisqu'il rejoint plusieurs milliers de familles.Un volume important de produits biologiques sont encore vendus à la ferme et dans les marchés publics qui se multiplient rapidement (90 en 2010).Les marchés de solidarité virtuels (12 en 2010) créés par les AmiEs de la Tferre obtiennent également un franc succès.Enfin, le réseau des magasins spécialisés d’alimentation naturelle, coopératifs ou autres, demeure très important à travers tout le Québec : qu'on pense à des coopératives comme La Manne à Victoriaville, La Mauve à Saint-Vallier, Alina à Rimouski, le CRAC à Québec, etc., et aux chaînes de magasins et fruiteries qui font une large place aux produits bio, tels Rachelle-Béry, Tàu, Épicia (fusion de Jardin Mobile, Marché végétarien, Les Arpents verts et Jardin du Mont), etc.Avec une offre aussi réduite, spécialisée et marginale, il ne faut pas s'étonner que l'achat de produits biologiques demeure occasionnel ou axé sur certains produits ou certains commerces plus accessibles (voir le récent sondage de la Libère biologique).C'est moins le prix que leur accès limité qui freine l'achat de produits bio.La rareté augmente la pression sur les prix et la multiplication des étiquettes valorisantes augmente la confusion entourant le bio : environnement, santé, économie locale et goût se mélangent, occultant parfois la qualité intrinsèque FROMAGERIE AU GRÉ DES CHAMPS (fermier-cru) Ferme des Belles Prairies, Saint-Édouard (Montérégie) Gré des champs | D’iberville FROMAGERIE OU PRESBYTÈRE (fermier-cru) Bleu d'Éüzabeth | Louis d'or | Laliberté Brie paysan | Champayeur FROMAGERIE LA STATION (fermier-cru) Jean-Noël Groleau, ‘ Alfred le Fermier | Comtomme | Raclette de Compton FROMAGERIE FX.PICHET (fermier-cru) Sainte-Anne-de-La Pérade Baluchon | Réserve La Pérade | Le Roy Léo Champlain | Fondu du Chef FROMAGERIE GRONDINES (fermier-cru) Grand 21 Lachevrotière | Tomme des Galets | Mascaret FROMAGERIE L'ANCÊTRE (cru) Bécancour Cheddar | Brie | Emmental | Mozzarella FROMAGERIE LA TABLE RONDE (fermier) Raymond Alary et fils, Sainte-Sophie (Laurentides) Fleuron I Fou du Roi I Rassembleu BULLE NUMÉRO 103 • • • WWW.LAVtSBIO.ORG FROMAGERIE DES CHUTES (fermier) Gérard Bouchard, Saint-Félicien (Lac-Saint-Jean) FROMAGERIE GATTUSO BI0BI0 Montréal FROMAGERIE F.LACHAUDIÈRE Lac Mégantic Cheddar | Suisse | Mozzarella | Gouda FROMAGERIE CLÉMENT (Damafro-Tournevent) (fermier chèvre) Saint-Damase (Montérégie) Gouda | Camembert | Fêta | Chèvre des Alpes | Brie FROMAGERIE CASSIS ET MÉLISSA (fermier chèvre) Saint-Damien-de-Buckland FROMAGERIE DU DOMAINE DE COURVAL (fermier chèvre) Waterville (Estrie) FROMAGERIE DE LA FERME CARON (fermier chèvre) Trois-Rivières FROMAGERIE DE LA BERGÈRE JEANINE Saint-Rémi-de-Tigwick ¦ actualité 5706 actualité 4ËNMI '!¦ THÉ OU CAFÉ ÉQUITABLE GRATUIT 2 POUR 1 SUR UN SOUPER BIO Les Œufs d'Or inc 34, rue Chénier, Val d'Or • Tél.819.824.4419 • Téléc.819.824.4418 • www.ecolo-nature.com aynlmts céréaliers b iü logéesjrés de chez yohs.Moulées pour les animaux de ferme / Volailles, chèvres, porcs et vaches / Moulées complètes avec minéraux / Recettes maison ou sur mesure; en poche ou en vrac / Grains, suppléments et produits de santé animale / Semences et engrais biologiques pour le jardin et la ferme Nous achetons les récoltes céréalières / Soja, maïs, blé, orge, avoine, sarrazin / Entreposage, criblage, mise en marché ÉCONOMISEZ SUR VOS ACTIVITÉS EN VENTE CHEZ RENAUD-BRAY, INDIGO, CHAPTERS ET SUR WWW.CONSCIENCEVERTE.CA GU?DE CONSCIENCE VERTE RABAIS ET DÉCOUVERTES Montréal et les environs Si vous êtes bio, si vous êtes «vert de nature» ou écolo, alors c'est Écolo-Nature qu'il vous faut! 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racine : 3-10-3 Écolo-croissance début : 7-3-2 Écolo-croissance plus : 8-2-1 Écolo-croissance maturité : 3-3-9 Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est très utilisé pour les jardins de fleurs et de légumes et pour les pelouses. • ACTUALITÉ» du produit bio.Il faut être très averti, disposer d'un budget adéquat et habiter une ville importante pour espérer pouvoir manger et remplir un panier d'épicerie bio.Dans ce contexte, nous sommes forcés de constater que le bio demeure un produit de niche, un choix parmi d'autres, un marché marginal.Plusieurs entreprises bio sont parvenues à une remarquable efficacité et, grâce aux consommateurs qui sont prêts à y mettre le prix, à une rentabilité suffisante pour faire vivre convenablement leurs propriétaires.Mais en se certifiant, le bio s’est institutionnalisé : les enjeux économiques ont de plus en plus tendance à primer sur les enjeux sociaux et humains.Un effort considérable et concerté sera nécessaire si on veut que le bio sorte de la marginalité et devienne une véritable alternative à l’agriculture et à l'alimentation conventionnelles.Avant tout, il faudra avoir la volonté de ne pas se satisfaire du chemin parcouru et renouer avec l'esprit des pionniers.• Sondage révélateur sur la vente des aliments bio La Filière biologique du MAPAQ a publié récemment les résultats d'un sondage qu'elle a commandé sur la popularité des aliments bio auprès des consommateurs.On y apprend beaucoup de choses dont on se doutait : que parmi les 55% qui en consomment, ce sont les gens plus instruits, plus fortunés et plus jeunes qui dominent (70%), qu'ils sont moins de 20% à en consommer tous les jours, moins de la moitié à en consommer plus de 30% de ce qu’ils mangent, que ce sont des légumes à 90%, des pâtes et des huiles à 60%, des viandes et des produits laitiers à 40%, et que la demande pour les produits bio, surtout la viande et les produits laitiers, devrait continuer à croître.Ce qui est le plus étonnant, ce sont les facteurs qui découragent les consommateurs d'acheter bio et ceux qui les motivent à le faire.Contrairement à ce qu'on répète souvent, le prix des aliments bio (jusqu’à un écart de 40%), le manque d’information ou de confiance envers le produit et la certification ne sont pas les facteurs dissuasifs principaux.C'est plutôt leur accès limité et en trop faible diversité, dans les supermarchés notamment.Par contre, les motifs qui incitent les consommateurs à acheter bio sont l'environnement (90%), l'économie locale (82%), la santé (80%) et le goût (58%).Il y a visiblement une confusion entre produit bio et produit local, et un besoin de rectifier l’information sur la valeur intrinsèque des aliments biologiques.FORMATIONS fl VENIR Fabrication de crème à la cire d'abeille Mercredi 2 novembre, de 18h30 à 21h30 à la Bottine aux herbes avec Marie-Christine Vallières • 45$ Fabrication de crème à la cire émulsifiante végétale Mercredi 9 novembre, de 18h30 à 21h30 avec Marie-Christine Vallières • 45$ Fabrication de produits pour le bain Mercredi 16 novembre, de 18h30 à 21h30 avec Marie-Christine Vallières • 45$ Fabrication de produits d'hygiène Mercredi 23 novembre, de 18h30 à 21 h30 avec Marie-Christine Vallières • 45$ Fabrication de produits pour les lèvres Mercredi 30 novembre, de 18h30 à 21 h30 à la Bottine aux herbes avec Marie-Christine Vallières • 45$ 514.274.4240 info@academieherboliste.com www.academieherboliste.com 6657, rue St-Hubert à Montréal • 514.274.4240 ACADEMIE Formation traditionnelle et professionnelle en herboristerie et; aromathérapie Herboriste conseiller Herboproticien-noturothéropeute Aromothéropeute-noturothérapeute Herbofobricanr Service de conférences et d'ateliers en région Herboproducteur u , .„ ., .Programme personnalisé Herboristerie familiale 3 r (cours à lo carte, étudiant libre)\ Cours en classe, par correspondance et téléchargeables Consultez le calendrier des formations sur notre site internet K BULLE NUMÉRO 103 • * • WWW.LAVISBIO.ORG s s E R TAMIGNEAUX * 1 Cordes : substrats qu'on ensemence avec des spores et sur lesquels les plants se développent, (http://aquaculture.ifremer.fr) WWW.LAVISBiO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRi pour voir la vie en vert ENTREVUE AVEC ERIC Chaque jour nous découvrons de plus en plus l'importance des algues ainsi que leurs multiples usages.Elles se révèlent, entre autres, d'excellentes voisines pour certains mollusques et l'exploitation de cette avenue offre des pistes très intéressantes.Parmi celles-ci, un projet récent de polyculture marine intégrée où des algues brunes et des moules font bon ménage en Gaspésie.Entrevue avec Monsieur Éric Tamigneaux, professeur-chercheur et coordonnateur pour le CÉVAM (Centre d'étude et de valorisation des algues marines du Québec) au Cégep de la Gaspésie / îles-de-la-Madeleine.Propos recueillis par Michel Dumais moules à diversifier leur production et à tester d’autres types de culture.D'un autre côté, on voulait acquérir la maîtrise technique de la méthode de culture de l'alarie succulente, comparer les rendements de culture de deux espèces de laminaires comestibles cultivées dans les mêmes conditions (l'alarie succulente et la laminaire sucrée) et finalement tester la possibilité de cultiver ces algues sur une ferme d’élevage de moules.L’intérêt d’impliquer des mariculteurs provient du fait qu'ils ont déjà des bateaux, des équipages, des concessions, des infrastructures et un immense savoir-faire en aquaculture marine, facilitant ainsi leur conversion à l'algoculture.À quel endroit ce projet se développe-t-il?tr u (/) to o û Tout d'abord M.Tamigneaux, quel est ce projet?Il s'agit de prime abord de la culture en pleine mer de deux espèces de laminaires comestibles soit Alaria esculenta (alarie succulente) et Saccharina latissima (laminaire sucrée) dans la ferme marine d’un producteur de moules d'élevage.C'est un tout nouveau projet dans une zone de culture qui n'a jamais encore été testée pour l'algoculture (la baie de la rivière Cascapédia au fond de la Baie-des-Chaleurs) avec une espèce de laminaire qui n'a jamais été cultivée au Québec jusqu’ici (.Alaria esculenta).Pour le Québec il s'agit d'une première tentative d'aquaculture multitrophique intégrée, c'est-à-dire une coculture d'espèces complémentaires, en l'occurence des moules et des algues.Qui est à l'origine du projet?l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec (ÉPAQ), une des composantes du Cégep de la Gaspésie / Îles-de-la-Madeleine.Afin de mener le projet à terme, l'équipe de techniciens et d'enseignants en aquaculture de l'ÉPAQ faisant partie du CÉVAM, s'est jointe au projet.Plusieurs raisons ont motivé ces acteurs à aller de l'avant.Tbut d'abord il y avait un intérêt manifeste des producteurs de Le projet a été initié par l’entreprise Pêcheries Réjean Allard qui produit des moules d’élevage à Carleton et par Saccharina latissima et Alaria esculanta, les algues pionnières qui ouvriront peut-être de nouveaux horizons pour une pêche diversifiée dans l’est du Québec.La production de plantules a d'abord eu beu dans les installations de l'ÉPAQ (4 semaines entre l'ensemencement des cordes1 de culture avec les spores et l’apparition des plantules de 1 à 4 mm) à Grande-Rivière.Ensuite, les cordes portant les plantules ont été transférées en mer, sur le site de mytiliculture (élevage des moules) dans la baie de Cascapédia où sont concentrées plusieurs fermes d'élevage de moules.La culture des plantules en écloserie a eu lieu entre août et septembre 2010, les plantules ont été transférées sur la ferme marine le 30 septembre 2010 et la culture des algues en mer sur la ferme marine s'est déroulée entre octobre 2010 et juillet 2011.Jusqu'ici, les essais ont été réalisés à petite échelle et les stratégies de culture ont évolué de projet en projet.On a obtenu jusqu’à maintenant des rendements de 3 à 5 kg frais (le poids frais correspond à celui de l'algue qui vient d'être retirée de la mer) par mètre de corde de culture, avec des plants de près de 2 mètres.Si on continue d’améliorer les stratégies de culture, on prévoit que les rendements vont augmenter jusqu'à 5, voire 10kg/m de corde.En ce moment, le cycle de production idéal pour la Gaspésie semble être d'octobre-novembre à juin-juillet.En automne, les plantules sont Éric Tamigneaux 'jéO m transférées de l'écloserie à la ferme marine à une taille de 1 à 4 mm et à la fin du printemps, elles atteignent 2 mètres de long.Sur la ferme marine, les cordes de culture passent l'hiver de 7 à 8 mètres sous la surface pour les préserver des glaces dérivantes et sont ensuite remontées à 4 mètres de la surface en avril, pour augmenter l'accès des plantes à la lumière.On entrevoit aussi la possibilité de faire plusieurs récoltes par an si le producteur pratiquait un éclaircissement des cultures en avril-mai par la récolte des plants les plus longs, tandis que les petits plants seraient laissés sur la ferme pour poursuivre leur croissance jusqu’en juin-juillet.Pourquoi l'utilisation de ces deux algues en particulier?La technique de culture pour ces deux espèces est relativement bien connue, celles-ci étant déjà cultivées en France, en Allemagne, en Norvège et en Irlande.Et comme il y a eu plusieurs cultures expérimentales de laminaire sucrée au Québec depuis 2006, nous possédons des données nous permettant d'établir des comparaisons.Les deux algues mises à contribution sont des algues d’eau froide, comestibles et à croissance rapide (au printemps, la laminaire sucrée gagne 2 à 3 cm par jour et l'alarie succulente jusqu'à 10 cm).Le cycle de culture est court, de 8 à 10 mois, comparativement à 30 mois pour la moule.C'est dire que le retour sur l'investissement est rapide et les risques de perte moins importants que pour des espèces à cycle long.De plus, ces algues ont de nombreuses propriétés bénéfiques pour la santé.Elles sont pauvres en gras (0,5-3%), riches en protéines (9-37%), en fibres, en vitamines (A, C, Bl, B2, B3, B6, B12 et E), en polyphénols et caroténoïdes antioxydants, et même très riches en fer, en iode, en calcium et en magnésium.Elles contiennent des acides gras insaturés de type oméga 3 et oméga 6 et sont reconnues pour leurs propriétés anticancéreuses et de contrôle du cholestérol.Pour toutes ces raisons, les marchés pour les algues sont très divers : alimentaire, agriculture, élevage d'animaux, nutraceutique, cosméceu-tique, pharmaceutique, biocarburants et matériaux biocomposites.Quelles sont les retombées de cette culture pour l'environnement?Contrairement à la pisciculture, l'algo-culture ne met pas de pression sur les autres ressources halieutiques.À l’inverse de la pêche d'algues sauvages, la culture des algues permet de préserver les forêts d'algues naturelles, lesquelles ont un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes marins : base de la chaîne alimentaire, zone de frai pour les poissons, habitat pour les invertébrés et juvéniles des espèces commerciales, atténuation des vagues et de l'érosion côtière.Les algues absorbent le C02 et fabriquent de l'oxygène mais ne produisent pas de déchets toxiques.Elles absorbent les éléments nutritifs apportés par les courants marins, ce qui permet de ne pas recourir à l'utilisation d’engrais.Le milieu dans lequel elles vivent ne nécessite pas d'arrosage, donc pas d’utilisation d'eau potable et il n'y a pas de compétition pour l'espace avec les cultures vivrières terrestres.Il ne faudrait pas oublier l'aspect remédiation de cette culture.On peut ainsi cultiver des algues pour repeupler des zones marines abîmées par les activités humaines.Les cultures d'algues peuvent également contribuer à la 2 Eutrophisation : Enrichissement des eaux par des nutriments, se traduisant par une prolifération des végétaux aquatiques ou des cyanobactéries et par une diminution de la teneur en oxygène des eaux profondes.Le phosphore et l'azote sont les principaux nutriments responsables de l'eutrophisation, (www.granddictionnaire.com) réhabilitation des zones côtières eutrophisées2 par les rejets d'agriculture puisqu'elles agissent comme biofiltre et absorbent l'azote et le phosphore en excès dans l'eau.Mais le principal intérêt de ce projet réside dans les bénéfices obtenus par l’aquaculture multitrophique intégrée.En effet, la coculture moules-algues se traduit par des bénéfices mutuels.Les moules respirent l'oxygène produit par les algues qui à leur tour absorbent le C02 et l'ammoniaque rejeté par les >GE*c< ORGANIC FERTILIZERS On s’amelio c’est nat Algue Marine Seaweed vrs •* Plantes * Lega» ttuwers * Plants ’t VeeetaoIr ' Vous trouverez la gamme des ENGRAIS ACADIE dans tous les bons centres de jardinage.www.engraisacadie.com IULLE NUMÉRO 103 • • • WWW.lAVISBIO.ORG jfi* Les vitamines BIOVIT sont des ^ vitamines A, D3 et E lipo enrobées.Grâce à l'action d'une matrice lipogel, elles sont les seules vraies vitamines protégées de la dégradation dans la rumen, une protection à 95°/o, elles se dégradent seulement au niveau de l'intestin grêle, donc parfaitement biodisponibles.Minéraux - bovins laitiers - bovins de boucherie produits biologiques pour animaux de ferme a9riculturs :ocçrt Canai Micheline Sénéchal T: 819 823-8922 info@alga-vie.com www.alga-vie.com moules.Les rideaux d’algues ralentissent le courant et elles permettent d’augmenter la quantité de phyto-plancton sur la ferme, lequel sert de nourriture aux moules.Les recherches faites en Asie montrent que les rendements de culture des laminaires cultivées à l’intérieur des fermes d’élevage de moules sont 29% plus élevés que les rendements de celles élevées sans moules et leur valeur sur le marché augmente de 30%.Les laminaires cultivées dans les fermes d’élevage de moules sont de meilleure qualité que celles cultivées en monoculture.La proportion de laminaires de première catégorie (marché alimentaire) augmente de 59% en monoculture à 78% en polyculture.En comparaison des fermes de moules en monoculture, Algues et moules, une combinaison gagnante.Bior les algues cultivées?Avec le développement de plus en plus grand de la filière alimentaire des algues, le CÉVAM étudie la possibilité d'obtenir la certification bio.Depuis l'entrée en vigueur du nouveau Règlement européen sur l'Agriculture BIOLOGIQUE (834/2007) le 1er janvier 2009, les algues récoltées en Europe pour l'alimentation peuvent théoriguement prétendre à la certification biologigue.Avant cette date, les algues comestibles, même celles gui sont vendues dans les magasins bio, ne pouvaient pas être labellisées «agriculture biologique» (AB).Suite au Règlement européen sur l'Aquaculture (710/2009) d'août 2009, la filière bretonne en particulier a mis en place le label bio pour les algues.Les premières certifications ont eu lieu durant l'automne 2010.dans les systèmes de polyculture moules-algues les rendements de production des moules augmentent de 19% et la valeur des moules sur le marché augmente de 23 %.LE FUTUR D'abord développée progressivement, cette culture d'algues sur les fermes de moules et de pétoncles pourrait être considérée comme un complément de revenu pour les mariculteurs.Ensuite, surviendrait le démarrage de petites fermes d'algoculture autonomes.Pour les prochaines années, nous devons nous attendre à un développement de produits régionaux originaux à base d'algues : produits alimentaires, condiments, aliments santé, compléments alimentaires, papier à base d’algue, etc.Il ne faut pas oublier les marchés plus vastes tels que les compléments alimentaires pour animaux d'élevage, les nutraceutiques, les cosmétiques, les biomatériaux et finalement, on observera probablement le développement de fermes d’algoculture à grande échelle pour la production de biocarburant.Nul doute qu'avec l'expertise développée par M.Tàmigneaux et l’équipe du CÉVAM, un pas de plus dans la conservation de notre environnement maritime est en train d'être franchi et il y a fort à parier que dans un avenir prochain, il n'y aura pas que les moules qui se mettront au vert! • Petite plantule, grandes récoltes.WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMERO s s E R R Photos : Stock xchng ¦ Fascinants bélugas Appelé à tort marsouin par les premiers colons, parfois baleine blanche ou canari des mers - en référence à tous les sons qu'il émet - le béluga génère depuis toujours une grande attirance chez l'humain.Enfant chéri des observateurs de baleines qui s'exclament lorsque leur silhouette se découpe à la surface de l'eau, sa couleur pure et le sourire qu’il semble toujours esquisser ne sont pas étrangers à sa popularité.par Judith Douville, chargée de projet Musée de la Mémoire vivante nom scientifique du béluga, Lj Delphinapterus leucas signifie Lm dauphin blanc sans aileron.Sa nageoire dorsale a effectivement laissé place à une crête qu'il utilise pour séparer le « pack » ou la glace lorsqu’il vient respirer à.la surface de l'eau.Les bélugas habitent les eaux arctiques et subarctiques.Pendant la saison estivale, les bélugas arctiques migrent vers l'embouchure du fleuve Churchill et la baie d'Hudson.Les bélugas du Saint-Laurent, quant à eux, se déplacent sur une plus courte distance.Ils vivent en permanence dans l'estuaire du fleuve et son golfe dont le microclimat arctique convient parfaitement à l’espèce.Les bélugas sont des animaux grégaires.Habituellement, les plus grands groupes se composent de femelles accompagnées de leur nouveau-né et du petit de l'année précédente.De leurs cinq sens, l'ouïe est le plus développé.D’ailleurs, une grande variété de sons est à la base de leur mode de communication.Les bélugas, comme la chauve-souris, utilisent l’écholocalisation pour analyser ce qui les entoure.Ils émettent des ultrasons et l’écho qui leur revient les informe quant à la taille, la forme, la structure et même la texture de ce qui est devant eux.La boîte crânienne, le rostre (bec) et la mâchoire des bélugas, ainsi que leur melon (masse arrondie au sommet du crâne), amplifient les sons produits par le mammifère.Ils peuvent bouger et changer la forme de leur melon pour faciliter l’émission et la réception des sons.ON LE CONNAÎT DEPUIS LONGTEMPS Lors du retrait de cette mer, qui laissa derrière elle le fleuve Saint-Laurent, les troupeaux de bélugas ont été séparés entre l’Arctique et le fleuve.Dès le 18e siècle, de nombreuses pêches à fascines naissent le long du littoral entre Sainte-Anne-de-la-Pocatière et Kamouraska pour capturer les bélugas.Que ce soit au temps des premiers colons ou à l'époque du pêcheur de Rivière-Ouelle, Émile Lizotte, de 1915 jusqu'à la fin des années 1930, l’utilisation de l'huile de marsouin était répandue.Deux sortes d'huile étaient obtenues par la fonte du gras de l’animal : l'huile blanche et l'huile brune.L'huile blanche, incolore et inodore, provenait du gras entourant les mâchoires et le melon de l'animal.Son utilisation en tant que lubrifiant était réservée aux mécanismes délicats comme ceux des montres et des horloges.Elle fut aussi utilisée en cuisine.L'huile brune résultait de la transformation du gras enveloppant tout le corps du béluga.On en faisait usage lors du tannage et de l'entretien du cuir, ainsi que pour huiler les mécanismes des roues et engrenages des trains.Elle servait aussi de combustible à lampes et à réverbères.La valeur commerciale de l'huile blanche était, vers 1930, d’un dollar l'once, soit beaucoup plus que le coût de l’huile brune.Le cuir de béluga fut commercialisé pendant un certain temps.Peu populaire au Québec, on l’exportait en Angleterre.Libérée de sa généreuse couche de gras, la peau du mammifère était mise à macérer quelques semaines enfouie dans le sable.Elle était ensuite salée et conservée dans une caisse de bois ou un baril.Elle pouvait être entreposée ainsi plus d'un an avant d'être tannée.Le cuir de béluga était réputé pour sa robustesse, quoiqu’il avait tendance à étirer lorsque mouillé.Ce matériau fut utilisé pour revêtir des valises et des dais de calèches.On s'en servait aussi pour Le béluga était présent dans la mer de Le 21 mai 1929 à la Pointe de Rivière-Ouelle dans le comté de Kamouraska, une pêche « miraculeuse » chez Joseph Lizotte, Champlain il y a plus de 10 000 ans.permit la capture de 107 marsouins dans une marée: IULLE NUMÉRO 103 • • • WWW.LAVISBIO.ORG s s E R MERVEILLES fabriquer des bottes et des souliers, en plus de l'utiliser pour faire des courroies d'attelages ou pour aiguiser les rasoirs.Les lacets obtenus à partir du cuir de béluga étaient réservés aux chaussures soumises à de rudes travaux.ON A FAILLI LE PERDRE Les milieux aquatiques ont toujours subi et subiront encore des changements de diverses natures qui influencent leur flore et leur faune.À la fin des années 1920, après une période d'abondance, survient une baisse draconienne de la ressource halieutique, dont la morue et le saumon.À cette même période, les bélugas du Saint-Laurent affluent.Il n’en fallut pas plus pour qu'ils soient accusés de dévorer tous les poissons de valeur commerciale de l'estuaire et du golfe Saint-Laurent.Les pêcheurs, voyant leur gagne-pain disparaître, firent des pressions auprès du gouvernement provincial.Ils réclamèrent son aide et demandèrent rien de moins que l'éradication du béluga des eaux du Saint-Laurent.Les jours paisibles de l'animal prirent fin.Le ministère de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries distribua carabines et munitions aux pêcheurs pour qu’ils abattent tous les bélugas qu'ils voyaient.Chaque marin qui apportait son arme, lorsqu'il prenait la mer, recevait une allocation mensuelle de 30$.Cette mesure incitative fut rapidement bonifiée par une prime de 15$ remise à quiconque rapportait une queue de marsouin à un représentant du ministère concerné.Ce Far West maritime ne semblait pas assez efficace aux dires des pêcheurs.D’autres pressions suivirent et le gouvernement prit les grands moyens.En cette période d'entre-deux-guerres, de nouvelles technologies voient le jour et sont plus accessibles.C'est donc du haut des airs que les troupeaux de bélugas furent chassés.Des bombes étaient larguées sur les bélugas se déplaçant en groupe.Dix années passèrent avant qu'on se questionne sur le régime alimentaire du béluga et son incidence sur les populations de morues et de saumons.Le Département des pêcheries de la province de Québec contacta le docteur en biologie et ichtyologiste MARITIMES Vadim-D.Vladykov.Le chercheur devait déterminer si le béluga était le véritable responsable de la baisse des populations de poissons de valeur commerciale.Cette demande est à l'origine des études et volumes de Vladykov sur la chasse, la biologie et la valeur économique du marsouin blanc (1944), ainsi que sur la nourriture du marsouin blanc ou béluga du Saint-Laurent (1947).Près de 70 ans plus tard, les travaux du Dr Vladykov sont encore cités en référence.MAIS ON LA [PRESQUE] SAUVÉ Les résultats des recherches de Vadim-D.Vladykov sont troublants.Il a étudié minutieusement 165 bélugas.Les estomacs de ces bêtes ne livrèrent qu’un seul saumon et un éperlan.Il trouva également deux harengs et une vingtaine de morues.Les bélugas se nourrissent principalement de capelan, d'éperlan, de lançon, d'invertébrés et de crustacés.Bien que le béluga mange un peu de poisson de valeur commerciale, le Dr Vladykov conclut ses recherches en mentionnant que les dommages causés par le marsouin blanc sont insignifiants et n’influencent nullement les fluctuations de la pêche au fil des ans.Il attribue et explique la fluctuation des populations de poissons et de bélugas aux variations de la température’de l'eau.Les découvertes du scientifique Vladykov menèrent à l’abolition, en 1939, du système de récompenses pour la mise à mort de bélugas.Il était temps, puisque pendant cette campagne d'extermination, près de 3000 cétacés auraient été sacrifiés.Au début des années 1940 et surtout après la Seconde Guerre mondiale, les produits dérivés du béluga sont de moins en moins populaires.Des huiles d’origine minérale accaparent les marchés et l'électrification s’étend.À Rivière-Ouelle, Émile Lizotte ne pêche plus le marsouin.Le commerce est au ralenti et le mammifère n'est plus au rendez-vous.Jusque dans les années 1970, le béluga fait encore l'objet d'une chasse sportive.Tbutefois, l'inquiétante baisse de sa population engendre un interdit officiel de toute chasse en 1979.Peu de temps après, la population de bélugas du Saint-Laurent est désignée « population en danger de disparition » par le Comité sur le statut des espèces en péril au Canada (COSEPAC).Ce statut a été révisé en 2004, il s'agit maintenant d'une espèce « menacée ».Le béluga du Saint-Laurent fait donc l'objet d'un niveau de protection élevé.Il n'est malheureusement pas à l’abri de la pollution, tant chimique que sonore, ainsi que du réchauffement de la planète qui occasionne divers changements au sein de son habitat.Depuis 1982, chaque béluga retrouvé mort est autopsié.Les mammifères sont stressés par le bruit, mais aussi par la perte de qualité de leur habitat.La pollution demeure, toutefois, la principale cause du malheur de ces animaux.Les tissus des bélugas étudiés révèlent un taux de polluants largement plus élevé que celui qui est jugé nocif chez les animaux de laboratoire.Troubles reproductifs, cancers, ulcères gastriques ne sont que quelques-unes des maladies les plus courantes.Au sommet de la pyramide alimentaire, les bélugas absorbent tous les contaminants qui, eux-mêmes, ont été ingérés par les plus petits organismes jusqu'aux poissons qui constituent leur régime alimentaire.Ces accumulations de contaminants, d'un palier de la pyramide alimentaire à l’autre, tuent doucement les bélugas.Délivré du spectre d’une chasse tous azimuts, le béluga n’est pas encore au bout de ses peines avec la pollution qui mine la vie aquatique du Saint-Laurent.Souhaitons que les générations présentes et futures agissent de manière à ce que nos héritiers puissent eux aussi admirer ces magnifiques mammifères qui font partie de notre patrimoine.• WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO 103 'fill pnpcc u_OO Devenez membre dès maintenant! _ BIO-BULLE NUMÉRO 103 * WWW1AVISBI0.ORG sur la dune par Sylvie Laberge moment même où je mets les pieds sur la plage, je sens la fraîcheur de la vase mouillée.L'eau s'est pourtant retirée de la baie depuis quelques heures déjà, à la faveur de la marée basse.L’odeur de mer est omniprésente, salée, chaude.Au sol, une forêt à hauteur de mollet s’étend à perte de vue.Plusieurs espèces de fucus s'entremêlent, les vésiculeux, les bifides, les ascophylles.Ici et là, des laminaires échouées, toujours accrochées à leurs interminables cordons, épais et caoutchouteux.Ces algues extraordinaires peuvent mesurer plusieurs dizaines de mètres de longueur et on les retrouve jusqu'à une profondeur de 30 mètres.Leurs franges semblent avoir été délicatement dessinées par un couturier fantaisiste.Leur goût est incroyablement salé, agréable pourtant.C’est le goût de la mer, inimitable.Un peu plus haut, les spartines forment parfois d'immenses tapis de petites tiges vaillamment dressées, comme un pré verdoyant s'étalant sur plusieurs dizaines de mètres de largeur.La marée se retire extraordinairement loin ici, et elle semble mettre un temps fou à revenir.Malgré tout, bientôt, les spartines seront entièrement submergées.Elles exigent une vase délicate pour croître en toute beauté.Le sable grossier ne leur convient pas, non plus que la boue épaisse à la limite de la marée basse.Là où elles poussent, les spartines indiquent clairement l'identité du milieu : le marais salant.Tbut près, de nombreuses crêtes de roc émergent en maints endroits.Sur les côtes irrégulières de ces excroissances rocheuses, au dessin invraisemblable et tourmenté, des cuvettes se forment, et celles-ci se remplissent d'eau salée au gré des allées et venues des flots.Lorsque je me penche au-dessus de l'une d’elles pour observer l’entéro-morphe intestinal (une algue verte), un nuage de minuscules crevettes s'ébrouent devant mes yeux ébahis.Des gammares! En écopant l'eau déjà tiédie par les rayons du soleil, je ramène une pleine poignée de ces grouillants petits crustacés d'un gris uniforme.Les cuvettes peuvent prendre des proportions impressionnantes et devenir l’habitat privilégié de cette On a marché microfaune.Cependant, les gammares sont partout sur la plage, on les trouve aisément en soulevant les paquets d'algues échouées ça et là.Les petites crevettes attendent elles aussi le retour de la marée.La vue de ces millions de petits animaux provoque en mon âme un émoi qu'il est difficile de décrire.La vie de tant d'autres organismes en dépend, et pourtant, ils sont si fragiles! Par exemple, sur l'estran, la zone côtière dénuée de végétation, les goélands sont nombreux.Quel festin pour eux! Ils n'ont qu'à se pencher et picorer, la nourriture est si abondante.Quelques-uns d'entre eux semblent même blasés, tant la chasse est aisée.Un peu plus haut se rencontrent plusieurs espèces de végétaux halo-philes, littéralement « qui aiment le sel ».Ceux-ci tolèrent l'immersion sans aucun problème.Le scirpe maritime présente fièrement ses boules de graines couleur cuivre foncé.La salicorne d'Europe se dresse à quelques endroits.Un tout petit peu plus loin, soumis aux embruns et à l’immersion occasionnelle, se dressent le plantain maritime et le troscart maritime.Ces deux-là se ressemblent Les réponses au quiz GaïaPresse de la page 24 : d }d q e-g :d-^ :e-£ :e-z :qq GAiA •• LE PORTAIL DES NOUVELLES EN ENVIRONNEMENT Retrouvez toute l'actualité environnementale à travers K les 17 régions du Québec et 14 thématiques environnementales "/y WWW.GAIAPRESSE.CA AMMOPHILE À LIGULE COURTE ¦ K Fruit Ef Sans gluten Végétalien |Faible en sodium Sucrés naturellement au jus de pomme Fjf Source de fibre ET Biologique Sans OGM [vjf Sans noix 0 Sans cholestérol Sans additifs Sans sulfites ¦¦¦¦ Essayez-lesï Au goût trais et unique.ST V Qqqmc •cBiokgiqaej www.fruit-dor.ca a.Id comme des jumeaux! Voilà qui est ennuyeux, car le plantain est comestible, tandis que le troscart renferme, dans toutes ses parties, une substance toxique pour l'homme.Gare à l’imprudent! À l'orée de la dune sablonneuse, très rarement soumise à l’action des marées, la sabline faux-péplus côtoie la limonie de Nash.Ici, l'élyme des sables forme de grands bouquets bleutés, ses longues feuilles pointant vers le ciel.À ses côtés, l’ammophile à ligule courte constitue de vastes étendues de « foin » d'un vert jaunâtre.Ces deux espèces contribuent largement à assurer la stabilité des dunes sablonneuses, grâce à leur système racinaire très élaboré.À gauche, des buissons d'églantiers semblent bourdonner.Ce sont les myriades d’insectes qui les habitent qui chantent ainsi à l’unisson.Au-delà, la forêt.Étroitement liée à la mer, ses arbres fruitiers distribuent pommes, groseilles, amélanches, bleuets, petit-thé et tellement d’autres friandises! MARITIMES Au bout de la baie se dresse un flanc rocheux d’une bonne dizaine de mètres de hauteur.Ici, les pêcheurs ont choisi d’installer les filets pour prendre l'anguille.Il est facile de constater l’incroyable puissance de l'eau montante, en observant les débris emprisonnés très haut dans les filets.Par-delà le flanc, inatteignables, des spartines à perte de vue.Quel endroit merveilleux! UN MILIEU FRAGILE POURTANT Les dangers qui guettent les plantes des littoraux sont nombreux, à commencer par les changements climatiques.Quand ce ne sont pas les hausses successives des niveaux de la mer qui menacent les écosystèmes côtiers, ce sont les baisses qui les mettent en péril! Les accidents pétroliers, comme celui qu’a connu le sud des États-Unis au printemps 2010, laissent des traces pendant des décennies, voire même des générations.La pollution moins directe causée par le lessivage des pesticides et herbicides n'aide en rien à la préservation des habitats côtiers.Et puis, bien sûr, il y a nous.Attirés par les océans, nous avons voulu nous établir près de ces masses d'eau.D'abord parce que les transports se faisaient le plus souvent par la mer.Ensuite, parce que l'homme adore l’eau et la recherche, simplement.Tbut cela est légitime.Malheureusement, ce sont les excès, encore et toujours, qui mènent à la disparition des formes de vie partout sur la planète.Les falaises sont dynamitées pour installer de riches quartiers résidentiels.Les marais sont comblés.Les plages sont envahies par les estivants, toujours plus nombreux.Les dunes sont piétinées, les animaux sont chassés pour faire place aux parasols et aux chaises longues.ALLEZ, UN PETIT EFFORT! Il y a pourtant moyen de cohabiter.Des mesures sont en effet prises par certaines instances, dans le but de protéger les habitats côtiers.Il suffit parfois de fermer des sections de plage pendant la saison de nidification des oiseaux tels que le pluvier siffleur, comme le fait l'île-du-Prince-Édouard, par exemple.Il est aussi possible de limi-.ter l'accès aux dunes à ammophiles, comme le fait le Nouveau-Brunswick, afin de conserver intacts les peuplements de graminées.Au Québec, le gouvernement tente de protéger les côtes et les riverains de la Côte-Nord en éloignant les maisons du rivage et en interdisant la construction sur une largeur qui reste à déterminer.Sans aucun doute, l'homme peut, si il y met du sien, cohabiter de manière durable avec la faune et la flore du bord de mer.Après tout, cueillir et savourer un pois de mer, sentir la livèche et caresser les feuilles poilues de l'armoise, n’est-ce pas là un plaisir que nos enfants ont aussi le droit de s’accorder?• WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMERO s s E R La conservation d'un écotone marin-terrestre L'exemple de la SEBKA Par Matthew Hatvany 1 L’auteur, Matthew G.Hatvany, est professeur titulaire de géographie à l’Université Laval et auteur de plusieurs livres et textes sur les marais du Kamouraska.Il garde des souvenirs précieux de ses visites à la SEBKA, il y a plus de 15 ans, lorsque l’organisme lui a servi de base pour sa tente et pour ses campagnes de recherche sur le terrain.Karnouraska », dans la langue algonquine des premiers habitants de la région, signifie « là, où il y a du jonc au bord de l’eau ».Ce toponyme rappelle surtout la partie ouest de la MRC actuelle du même nom entre La Pocatière et le village de Kamouraska où l’estuaire s'élargit sur près de 20 km.C’est à cet endroit que les rives du Saint-Laurent commencent à être dominées par les prairies naturelles de joncs jaune-vert poussant dans les eaux salées de l'estuaire.Mais, si l'on continue plus à l'est, devant les villages côtiers de Saint-Germain et de Saint-André, ce n’est pas seulement les belles prairies de foin de mer longeant les rives que le promeneur peut admirer.ce sont aussi les monadnocks, anciens îlots rocheux qui sortent des battures en surplombant le Saint-Laurent.Sur le plan esthétique et écologique, ce mariage du bleu des eaux de l'estuaire avec les verts foncés des arbres poussant sur les flancs rocheux des monadnocks rend le paysage parmi les plus attirants des divers écotones (zone de transition écologique entre deux écosystèmes) de l'est de l'Amérique du Nord.Entourée d'est en ouest par des digues impressionnantes (aboiteaux) érigées par les fermiers d’hier afin d'exploiter les battures à des fins agricoles comme l’ont fait certains en Acadie et en France, une partie de ce paysage unique est dédiée au développement durable par les soins attentifs de la Société d'écologie de la batture du Kamouraska (SEBKA).En effet, la SEBKA, acteur régional de premier plan, met en valeur ce milieu diversifié et assure le maintien de l'intégrité de ce fragile écosystème.Organisme sans but lucratif, sa mission est dédiée au développement régional par la conception, l'élaboration et la réalisation d’activités à cette fin.Consacré à la mise en valeur du milieu naturel qu’est la batture de Saint-André et son environnement, cet organisme offre ajourd'hui des activités de plein air compatibles au maintien de son intégrité.Les origines de la SEBKA remontent aux années 1970.Au cours de cette décennie, le Québec a connu la menace d'un barrage d'Hydro-Québec d'inonder les gorges de la rivière Jacques-Cartier (ce barrage a été planifié mais jamais construit, à cause des pressions effectuées par les groupes environnementaux), le remblayage des grèves de la Côte-de-Beaupré pour bâtir l’autoroute Dufferin-Montmorency et l'endiguement de 27 kilomètres de battures au Kamouraska.Devant tous ces importants bouleversements environnementaux, différents mouvements populaires de protection de l'environnement sont nés.C'est dans ce contexte que la SEBKA a vu le jour, née d'une vision alternative de la gestion des battures de Kamouraska.Depuis ce temps, cet organisme s'est distingué de la plupart des parcs et d'autres beux de préservation de la nature par sa volonté d’encourager la découverte et la conservation des battures.Parmi les autres projets dits environnementaux, la région a pu compter pendant plusieurs années sur le Centre d'interprétation de l'aboiteau à Saint-Denis, un centre touristique dédié à l’étude et à la mise en valeur des battures de la baie de Kamouraska afin de démontrer « que les milieux naturels et agricoles peuvent se côtoyer harmonieusement».Mais le Centre d'interprétation est finalement disparu à cause du manque de visiteurs et de financement adéquat, ce qui illustre que malgré l'aval de la population, les organismes défenseurs de la nature doivent tirer leur épingle du jeu et se battre continuellement afin de poursuivre leur mission.Pour sa part, la localisation privilégiée de la SEBKA sur un monadnock surplombant les battures et les eaux de l'estuaire a été un facteur déterminant pour sa réussite.Avec ses 70 sites de camping semi-sauvage, elle reçoit plus de 10 000 visiteurs annuellement, provenant surtout du Québec mais d'aussi loin que l'Australie et la Nouvelle-Zélande.Les quelque six kilomètres de sentiers pédestres sillonnant le monadnock et les bords de la batture permettent aux randonneurs de découvrir la diversité remarquable de la flore et de la faune terrestre et maritime.Des excursions guidées en kayak Ûb donnent aussi l’opportunité d’expériences enrichissantes du côté de la mer.Plus récemment, la SEBKA est devenue LJ une destination internationale grâce à la possibilité d'y pratiquer l'escalade sur les falaises des monadnocks """ avoisinant le site.Ayant nourri les fermiers de la région (A qui les exploitent à des fins agricoles depuis des lustres, les battures de Kamouraska accueillent aujourd’hui V) la SEBKA.Cet organisme, tout comme plusieurs autres de protection environnementale au Québec, démontre une vision alternative d’exploitation durable et rémunératoire en permettant de conserver un écotone important, Q| sinon indispensable, pour la santé du sol et des eaux de l'estuaire.Dans ces moments où le citoyen cherche des illustrations positives et fonctionnelles du développement durable, la SEBKA en est un bel exemple.• BULLE NUMÉRO 103 1fWW.LAVISBIO.ORG ce iii S S MERVEILLES MARITIMES GATA Testez vos connaissances! Retrouvez dans chaque numéro un quiz en lien avec le dossier spécial de Bio- w question 1 Les recherchés faites en Asie montrent que les rendements de culture des laminaires cultivées à l'intérieur des fermes d'élevage de moules sont plus élevés que celles élevées sans moules.À combien s'élève ce pourcentage?! uestion 2 Le cycle de culture est de quelle durée pour les espèces de laminaires comestibles, soit Alaria esculenta [alarie succulente] et Saccharina latissima [laminaire sucrée] ?Le cycle de culture est court, de 8 à 10 mois égal à celui de la moule, de 2 ans et demi Près de 5 ans 2JJ Combien dénombre-t-on de bélugas dans le Fleuve Saint-Laurent?1000 bélugas 2000 bélugas 3000 bélugas e uestion 4 Combien de marsouins blancs furent tues entre 1920 et 1939?1000 marsouins 2000 marsouins 3000 marsouins Quelles sont les actions entreprises par le Québec, afin de protéger les habitats cotiers?Il ferme des sections de plage pendant la saison de nidification des oiseaux tels que le Pluvier siffleur, Il limite l’accès aux dunes à ammophlles, afin de conserver intacts les peuplements de graminées Il protège les côtes et les riverains en éloignant les maisons du rivage et en interdisant la construction Pssst! Les réponses vous attendent en page 21J r /man*?tmtiïSfïïwsiffimMïsnzi WWW.GAIAPRESSE.CA 4 WWW.LAVISBIO.ORG * • • BIO-BULLE NUMÉR0103 • JUSTICE I POUR TOUS* Ce n'est pas la pêche miraculeuse, mais.Ce n'est pas une première, mais lorsqu'un organisme réussit à devenir un centre d'interprétation, d'apprentissage et de diffusion des sciences marines qui rayonne dans sa région, il n'est que normal qu'il puisse bénéficier de soutien financier, sous la forme d'avantages fiscaux par exemple.par Me Richard Seers, avocat Cet organisme, c'est le Carrefour national de l'aquaculture et des pêches de Grande-Rivière qui, le 13 août 2008, a fait une demande auprès de la Commission municipale du Québec pour une exemption de taxes foncières en vertu des dispositions de la loi sur la fiscalité municipale.En effet, le Carrefour est propriétaire d'un immeuble à Grande-Rivière depuis le 29 mars 2007 et le seul utilisateur de cet immeuble.Comme nous l'avons déjà vu dans un article précédent, il y a évidemment un certain nombre de conditions à rencontrer afin de pouvoir bénéficier de ces avantages fiscaux.Il faut que la demande soit produite par une corporation sans but lucratif, qui est propriétaire de l’immeuble et qui exerce une ou plusieurs activités admissibles de façon à ce que cet exercice constitue l'utilisation principale de l'immeuble.Depuis le 1er juillet 2007, le Carrefour décrit le bâtiment qu'elle a fait construire comme un parc thématique.Le Carrefour utilise son immeuble pour des activités scientifiques et technologiques tenues par des experts et des chercheurs, des invités et des associés des sciences et technologies de la mer.On retrouve dans cet immeuble, notamment une salle d'exposition pour les groupes scolaires, une salle multimédia, un aquarium, une salle de cinéma de trois écrans.On y trouve également une salle de conférences multifonctionnelle pouvant accueillir 180 personnes.Avec tous ses équipements, le Carrefour offre un site unique et à vocations multiples réunissant les différents secteurs d'activités reliées au milieu maritime.En fait, le Carrefour a fait la démonstration qu'il est un lieu multifonctionnel de diffusion, d’initiation et de promotion du potentiel des ressources maritimes par la mise en commun des activités du Centre spécialisé des pêches et du Centre aquacole marin de Grande-Rivière.Cet organisme avait sans doute tous les atouts pour soutenir sa demande auprès de la Commission municipale du Québec.Le Carrefour, par ses activités, vise le renforcement du pôle technologique des activités de recherche et de développement des sciences de la mer.En somme, le Carrefour contribue à consacrer Grande-Rivière comme un lieu de convergence reconnu pour la recherche et le développement technologique en aquaculture et en pêche, tout en créant une nouvelle destination touristique, culturelle et scientifique en Gaspésie.Bref, une mission unique pour faire connaître le potentiel du milieu de la mer.Le Carrefour a dû également établir ses sources de revenus.En effet, le Carrefour est une corporation sans but lucratif constituée au Québec en vertu de la Partie III BIO-BULLE NUMÉR0103 • • • WWW.LAVISBiO.ORG de la Loi sur les Compagnies.La première condition d'admissibilité est remplie.Mais parmi ces conditions, il faut également que les activités elles-mêmes soient admissibles et que ces activités soient exercées dans un but non lucratif et bien sûr que ces activités constituent l'utilisation principale de l'immeuble.Sur le plan fiscal et corporatif, il est possible qu'une corporation sans but lucratif (OSBL) ait des activités qui soient qualifiées de lucratives.Il n'y a donc pas d'automatisme absolu voulant que le statut d'organisme sans but lucratif signifie que toutes les activités soient elles-mêmes sans but lucratif.Le Commission a donc analysé les états financiers du Carrefour et de ce fait, ses revenus et ses dépenses.Parmi ses revenus, nous trouvons, notamment une subvention du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec et d'autres subventions totalisant plus de 200 000$ sur des revenus totalisant 232 641$ au 31 mars 2008.Mais il y avait aussi des revenus provenant d'activités de financement, de droits d'entrée à des activités du Carrefour et des revenus locatifs de la salle multifonctions.D’ailleurs, l'article 243.9 de la loi spécifie qu’une activité ne cesse pas d'être admissible du seul fait que l’utilisateur en tire des revenus.Cet article énonce une présomption à l’effet que l’utilisateur, qui exige comme prix d'entrée pour une activité admissible le paiement d'un prix égal ou inférieur au prix de revient de cette activité, est réputé ne pas agir dans un but lucratif.Le Carrefour a réussi à faire cette démonstration sur le plan financier en rappelant au soutien de sa demande de reconnaissance qu'il possède une mission unique pour faire connaître le potentiel du milieu de la mer.Un exemple sans doute à reproduire.à plus d'un endroit au Québec.• Richard Seers Avocat inc.pour le bénéfice de vos affaires 240, Saint-Jacques, bureau 700 Montréal (Québec) H2Y1L9 Cellulaire : 514 717-7864 Télécopieur : 514 284-0042 Courriel : rseers@richardseersavocat.com www.richardseersavocat.com justice pour tous alimentation • ALIMENTATION Nouveautés sur les antioxydants Les progrès de l'hygiène et de la médecine ont réussi à améliorer notre espérance de vie mais la malbouffe et la surcharge calorique des sociétés industrialisées d'aujourd'hui commence à être un handicap pour le bien-être.Plusieurs études proposent que l’humain peut avoir une influence sur sa qualité de vie par son alimentation et son style de vie.Si on veut réduire les maladies dégénératives, on a tout avantage à faire de l’exercice physique et à avoir une alimentation saine et riche en substances protectrices (resvératrol, sélénium, zinc, flavonoïdes, acides gras oméga-3, vitamines E et C, catéchines.) et en antioxydants en général.ANTIOXYDANTS VS RADICAUX LIBRES On sait que certaines maladies dégénératives (cancer, maladies cardiaques, maladie de Parkinson, etc.) peuvent être en partie causées par le stress oxydatif ou les radicaux libres, des molécules instables qui créent une pagaille dans notre corps qui favorise les troubles de santé.Les antioxydants, eux, viennent à notre secours pour neutraliser ces radicaux libres et les empêcher de faire leurs ravages.On pourrait comparer les radicaux libres à de la rouille et les antioxydants à des antirouilles.Les antioxydants se retrouvent abondamment dans les végétaux.Alors grouillons, mangeons nos végétaux avant que ça rouille! On peut dire aussi que les meilleurs antirides sont dans ce que l'on mange.par Anne-Marie Roy, nutritionniste UNE NOUVELLE BASE DE DONNÉES En 2007, des chercheurs ont testé le contenu en antioxydants de 277 aliments.En 2010, d'autres chercheurs de l'École de santé publique de Harvard, de l'Université d'Oslo en Norvège et de l'Université d'Akita au Japon ont grandement élargi la banque de données.Pendant huit ans, ils ont testé la teneur totale en antioxydants de plus de 3100 aliments, breuvages et herbes en provenance de partout dans le monde.Cette nouvelle base de données du contenu en antioxydants est selon leurs auteurs la meilleure et la plus complète de toutes les bases de données publiées jusqu'à maintenant.Les résultats démontrent que les aliments d'origine végétale, en raison de leurs milliers de composés bioactifs, ajoutent de façon significative plus d'antioxydants dans l’alimentation humaine que les aliments d'origine animale.Les produits végétaux ont un taux moyen d’antioxydants de 11,57 mmol/ 100 g alors que les produits animaux en ont seulement 0,18 mmol/100 g; les végétaux auraient donc un contenu en antioxydants 64 fois supérieur à celui des produits animaux.Cette nouvelle base de données est un outil qui nous permet de confirmer l'importance d’une alimentation centrée sur les végétaux.Elle nous permet aussi d’orienter certains LES GRANDS CHAMPIONS DE L'ANTIOXYDATION Contenu en antioxydants indiqué en mmol/100 g .Notons que le seul produit non végétal riche en antioxydants est le lait maternel humain; il en contient 1 mmol/100 g.Artichaut 3r5 Betterave 1,68 Bleuet 1,85 Canneberge 3,29 Cannelle 3,85 ¦i—bihiiw Chocolat 85% Chou kale Épinard cuit 1,31 M-, Farine de sarrasin 2 Fraise —»2,1 Framboise Graine de sésame ^IlSiliÿiàÊÊI^üÊÈ^è^&lÊiiÿlÊSÊ^iiSsÿSi 2,8 13,58 1,3 Chou rouge 1,78 rntmmmmm Noix de Grenoble fiitiMiiMIHifUi Olive noire " 1,7 WT Orge 1 wmam Origan 3,16 6,4 Pacane 8,5 5,82 Pistache 1,43 Prune 2,4 ¦¦T Thé vert sencha 1,24 21,9 Clou de girofle 13,85 Tout-épices WWW.LAVISBIO.ORG BIO-BULLE NUMÉRO 103 • ALIMENTATION • choix; par exemple, certains choisiront peut être le kiwi jaune en sachant qu'il contient 1,63 mmol/100 g alors que le kiwi vert en contient 0,43 mmol/100 g; trois fois moins.Elle nous permet aussi de faire des observations, comme par exemple que les antioxydants des noix sont très souvent concentrés dans leur pellicule (fine peau brune), que le pain brun a quatre fois plus d'antioxydants que le pain blanc ou que les baies sont de loin les fruits les plus antioxydants.• Des êtufesrei des faits r" L.pour la vie \ 1 c.à thé de sauce tamari 1/4 c.à thé de cannelle moulue 1/4 c.à thé de muscade moulue 1/2 c.à thé de sel (de mer gris de préférence) 21/4 tasses de bouillon (légumes ou poulet) Sans viande, mais pas sans saveur.Merci Anne-Marie! Cretons aux lentilles Donne 2 tasses (6-8 portions) 3/4 tasse de lentilles sèches (brunes ou vertes) 1 c.à thé d'huile d’olive de première pression à froid 1/2 tasse d’oignon haché 1 à 2 gousses d’ail pelé et broyé 1 c.à thé de levure alimentaire Red Star (facultatif) 1/8 c.à thé de clou de girofle moulu Moudre grossièrement les lentilles sèches dans un moulin à café ou au robot culinaire.Dans un chaudron, faire chauffer l’huile d’olive à feu doux.Ajouter l’oignon, l’ail, la levure, le tamari, les épices, le sel et les lentilles broyées; faire revenir le tout pendant 3 minutes environ.Incorporer le bouillon et poursuivre la cuisson pendant 10 minutes (à découvert).Déposer la préparation dans un moule et laisser refroidir.Parfait pour garnir des « wraps » ou des sandwichs, peut aussi se tartiner sur des biscottes.Salade de chou kale massé (oui oui, massé!] r 3 LÉGUMES ET PLUS POUR GAGNER 5 ANS Soyez sûr de manger vos légumes si vous voulez rester vif d'esprit.Une étude faite au Chicago Health and Aging Project sur 3700 hommes et femmes a démontré que les personnes qui mangeaient trois légumes et plus par jour avaient un cerveau qui fonctionnait comme s'ils étaient cinq ans plus jeunes.Une autre recherche, ceile du Nurses Health Study, a mis 13 000 femmes à des tests cognitifs; on a aussi trouvé que celles qui mangeaient le plus de légumes verts ou de légumes de la famille des choux préservaient davantage leurs capacités mentales.NUTRITI0NFACTS.ORG Un nouveau site Internet extrêmement précieux vient de voir le jour; il sera un outil pour tous ceux et celles qui ont un intérêt pour la santé et la nutrition.Ce site (en anglais) vous mettra à jour sur les nouvelles données en nutrition publiées dans des revues scientifiques.Vous y retrouverez de courtes vidéos très originales et faciles à comprendre sur une panoplie de sujets passionnants.Ces vidéos sont présentées par Dr Michael Greger, un médecin qui parcourt les milliers de recherches en nutrition publiées chaque année pour nous en faire un résumé à l’aide de questions-quiz très animées.Donne 4 portions Un gros paquet de chou kale Un filet d’huile d'olive f Un soupçon de sel de mer gris * 1 poivron rouge coupé en morceaux 1 ou 2 carottes râpées 11/2 tasse d’edamame écossées (jeunes fèves de soya vendues congelées dans les magasins d'aliments naturels ou section naturelle des épiceries) 3-4 c.à table de tahini (beurre de sésame) Eau 1 citron pressé Tamari ou Bragg au goût Fines herbes au goût 1 gousse d'ail haché fin (facultatif) 1 c.à thé de levure alimentaire Red Star (facultatif) Mettre des feuilles de kale déchiquetées dans un grand bol.Ajouter un filet d’huile et un peu de sel de mer.Masser les feuilles avec les mains pour les détendre.Ça semble cocasse, mais nous vous conseillons vraiment de tenter l’expérience car les feuilles de kale, plutôt coriaces, deviennent très tendres et d'un vert vif.Brasser vigoureusement le tahini avec une cuillère en y incorporant progressivement de l'eau (une part de tahini pour une part d'eau ou davantage pour obtenir une texture crémeuse.Il ne reste ensuite qu’à aromatiser avec le tamari (ou Bragg), le jus de citron, l’ail, la levure et les fines herbes.Mettre dans l’eau bouillante les fèves edamame congelées et cuire 4 minutes.Laisser refroidir.Mélanger tous les ingrédients et vous obtiendrez une salade magnifique, savoureuse et pleine de vitalité et d'éléments nutritifs.Une clinique de diabète ouvrira bientôt à Montréal pour les personnes désirant faire des changements alimentaires majeurs pour obtenir des résultats signifiants sur leur glycémie, leur poids et leur cholestérol sanguin.Ce projet vise à démontrer que par une alimentation centrée sur les végétaux, on peut faire renverser le diabète de type 2.Contactez Anne-Marie Roy, nutritionniste, au 450.667.8440 BiG-BULLE NUMÉR0103 • • • WWW.LAVISBtO.ORG 27 jardinage • JARDINAGE* L'automne, c'est du dessert Chaque année, quand la saison du jardinage se termine, j'ai droit à mon dessert de l'année : celui de contempler la métamorphose des couleurs de nos platebandes encore fleuries ou de celles de la forêt qui se dénude, de respirer l'air frais et surtout de savourer les fruits et légumes sucrés de mon potager.par Christiane Émond, présidente R.J.É.Comme après une étape importante, il est fort intéressant de faire le bilan de notre saison de jardinage, question de constater ce qui a bien poussé, ce qui peut être amélioré, l’état des semences que l’on a récoltées et aussi tout ce que l’on peut faire avant la saison hivernale.Que ce soit au niveau de l'entreposage ou la transformation, je profite de cette période pour congeler certains légumes.Entre autres, les potages de brocolis, betteraves, tomates et courges préparés l’automne sont les meilleurs à cause de leur fraîcheur et de leur contenu en « vitamine soleil ».Les pommes et autres fruits de mon jardin me permettent de faire de délicieuses compotes, sans oublier le jus de pomme que mon assistant de mari aime fabriquer avec sa presse artisanale.Pour les travaux au jardin, l'automne est le meilleur temps pour diviser ou déplacer certaines vivaces ou arbustes.Comme j'aime les plantes qui fleurissent tôt au printemps, j'achète à chaque année une à deux douzaines de tulipes; il faut les planter, tout comme l'ail, avant que le sol ne gèle.Comme pour le potager, je recouvre mes nouvelles plantations d'un mince paillis de foin pour empêcher le sol de se lessiver et de dégeler trop tôt si l'hiver se réchauffait.L'automne me permet de m'intérioriser, de faire mes bilans : celui de ma vie, mon travail, ma santé, mon implication sociale.C'est aussi le temps de petites vacances détachées du quotidien, juste pour me rappeler que partout sur cette Tferre, la vie est un grand jardin et qu’il fait bon de le ressentir et d'y vivre.santé c e r Suppléments et cosmétiques Fruits, légumes, viandes et poissons bio Hk En prime, votre compte-client! ¦ Accumulez des points-bonis sur chaque achat, Us se transformeront en $$$ fidélité! 1646 «C», chemin Saint-Louis, Sillery (Québec) G1S 1G8 Téléphone : 418.683.1936 • www.larosalie.com Le premier vendredi de chaque mois, La Rosalie vous offre une Journée gentillesse 10% sur tous les produits en magasin Événements Gratuités Venez nous voir! Le bilan des activités estivales du R.J.É.m’encourage à voir que dans plusieurs régions du Québec, plusieurs nouveaux jardiniers de tous âges se sont joints à nous pour partager leurs expériences horticoles.La participation aux deux sorties estivales fut enrichissante de toutes parts.Pour la rentrée, notre site Internet a été remodelé et simplifié; je vous invite à consulter la section des membres qui affiche de belles photos de nos activités.Les talents artistiques et infographiques de notre webmestre ont permis aussi la production d'un nouveau DVD ÉCHO des Saisons.Ce dernier est distribué gratuitement lors de nos rencontres et on peut le commander sur le site Internet.Je vous souhaite à tous de prendre vos ailes automnales pour admirer cette belle nature encore vivante.• OOP Bienvenue au Regroupement des Jardiniers Écologiques » * '«B» ______ * Visitez notre site internet au www.rje.qc.ca Section MEMBRE Devenir MEMBRE Nous rejoindre 28 WWW.LAVISBIO.ORG • • • BIO-BULLE NUMÉRO Photo : Jean-Jacqeus Hardi 1 • JARDINAGE» Multiplier ses fleurs bio Le pourquoi et le comment Tout comme les semences du potager, il assez facile en tant que jardinier de multiplier certaines variétés de fleurs, qu'elles soient vivaces ou annuelles.par Jean-Jacques Mardi LES PLANTES À GRAINES Généralement, la récolte des semences doit s'effectuer quand les gousses commencent à se dessécher, quelque temps avant qu'elles ne s’ouvrent pour laisser échapper leurs graines.Pour les autres fleurs (famille des Astéracées ou Composées) la récolte s'effectue quand les graines se détachent facilement du centre et que les semences sont brunes; si elles sont encore blanches et laiteuses, les graines sont trop jeunes et ne voudront pas germer.Les calendulas, les camomilles, les asters, les marguerites et les scabieuses en sont des exemples.Les annuelles et bisannuelles produisent leurs graines en abondance, faciles à récolter et à ressemer : capucines, soucis, delphiniums annuels, giroflées, pavots de Californie, campanules, myosotis, grandes camomilles, mauves, roses trémières, etc.Les nouveaux semis donneront souvent des fleurs plus proches du type sauvage avec des couleurs un peu moins flamboyantes.Pour obtenir des fleurs tôt en saison, il est préférable de les semer à l'intérieur du mois de mars au mois de mai.Les vivaces mettent généralement plus de temps à se développer et à fleurir.La multiplication par semis est assez facile pour les ancolies, les asters, les marguerites, les rudbeckias, les lupins, les pavots et la salicaire.Pour les géraniums vivaces, les primevères et les phlox, il faudra leur apporter des soins plus attentifs et un plus grand suivi.À noter que le type sauvage a tendance à ressortir, comme la couleur bleue chez les lupins ou le pourpre chez les ancolies.Enfin, pour les hémérocalles, les monardes, les pivoines et les rosiers, il est préférable de séparer les plants (multiplication végétative) soit après la floraison ou à l'automne.Parmi les annuelles, mes préférées sont des variétés anciennes, autrefois populaires et qu'il vaut la peine de redécouvrir : balsamine, calendula, choux décoratifs, cosmos, lavatère (plante herbacée de la famille des malvacées, à fleurs roses), mirabilis (quatre heures), tournesols, rudbeckie.Je me plais à les semer de la mi-mars à la mi-avril en serre ou tôt au printemps, lorsque le sol est réchauffé.Photos : Jean-Jacques Mardi LES PLANTES À FLEURS CULTIVÉES Plantes à bulbes Certaines produisent énormément de jeunes bulbes qui fleuriront après seulement un an ou deux : muscaris, narcisses, crocus, scilles, ails décoratifs, oxalis.On les divise et les met en terre à l'automne.Les jeunes tulipes demanderont plus de temps avant de fleurir.Plantes à tubercules et rhizomes Les jeunes caïeux de glaïeuls sont détachés du bulbe parent et conservés au caveau; cultivés au jardin comme les parents, ils fleuriront après deux ou trois ans.La technique est presque semblable pour les lys : détachez les « écailles » charnues du tubercule et plantez-les dans un bac à semis contenant un mélange de terreau et de sable.Les dahlias produisent des tubercules de plus en plus volumineux à chaque année.On les divise lors de la plantation au printemps; avec un couteau tranchant, la touffe est divisée en laissant deux à trois germes par morceau.Cette division peut s'opérer tous les deux ou trois ans, en fonction de la croissance des tubercules.La même technique est applicable pour la division des cannas, des belles-de-nuit et bégonias tubéreux.Les iris de jardin se multiplient tellement vite qu'il est nécessaire de les diviser tous les trois ou quatre ans pour qu'ils continuent à fleurir généreusement.Pour cela, on déterre les plants avec les racines, on sépare les rhizomes en coupant les parties les plus vieilles, en taillant la moitié des racines et du feuillage; on replante les plus jeunes en surface, dans un nouvel endroit pour éviter les insectes ravageurs.Les iris des marais se multiplient par division des touffes comme ceux à bulbes.Les hémérocalles se multiplient également par division des plants.On replante une motte contenant trois à quatre racines fibreuses.Avec tous ces conseils, nul doute qu’en multipliant vos fleurs, votre plaisir de jardiner n'en sera que décuplé et vous pourrez ainsi en offrir à des voisins ou à de nouveaux jardiniers.• BIO-BULLE NUMÉR0103 • • • WWW.LAVISBIO.ORG jardinage jardinage • JARDINAGE* Joyeux potimarron! Jl adore les courges.Quand septembre revient, j’aime débusquer, sous un couvert de larges feuilles tropicales, ces voluptueuses baies bigarrées, symbole par excellence de l'exubérante fécondité du terroir américain.Je m'ennuie du temps où je participais à cette célébration de la biodiversité végétale en récoltant des dizaines de cultivars de courges.Courgeron, pâtisson, citrouille, potimarron, courge spaghetti, turban, à moelle, à cou droit, à cou tors, delicata et musquée ont longtemps contribué à mes extravagances culinaires et à mes fantasmes alimentaires.CONTRAINTE GÉNÉTIQUE Malheureusement, depuis que je me suis pris de passion pour la génétique, de façon à protéger la pureté génétique des cultivars dont je produis les semences, je me limite à la culture d’un seul cultivar de courge par espèce.Les courges d’hiver que nous connaissons ici font partie de trois espèces distinctes : Cucurbita pepo qui inclut les citrouilles, les courgerons, les courgettes, les pâtissons, les courges spaghetti et delicata; Cucurbita maxima qui compte les courges turban, Hubbard et les potimarrons; et enfin Cucurbita moschata qui comprend la délicieuse courge musquée.Afin de prévenir les croisements inopinés entre les membres de ces trois espèces, je dois me résigner à la culture d’un seul cultivar par espèce, ce qui limite la diversité des fruits dont je dispose pour m'éclater culinairement durant les mois d’hiver.Je me fais cependant échangiste à l’automne avec d'autres jardiniers, de façon à ne pas consommer toujours les mêmes courges.Cette année, j'ai semé des zucchinis, des potimarrons et des courges musquées.La récolte de potimarrons fut particulièrement abondante et je les expérimente depuis par Yves Gagnon septembre à toutes les sauces.Cette courge, appelée Red Kuri en anglais, est la préférée des Français.Moins sucrée que la courge musquée, elle séduit par sa robe orangée, sa forme sphérique sensuelle et sa chair ferme au goût suave et voluptueux.Comme tous les autres membres de l'espèce maxima, le potimarron est adapté, rustique et facile de culture; il permet d'abondantes récoltes sous nos latitudes, pour peu qu'on lui octroie une généreuse dose de compost et suffisamment d'espace pour se répandre.BARRER LE CHEMIN A LA CHRYSOMÈLE RAYÉE Y, ¦ s La chrysomèle rayée du concombre .ÿ constitue sans contredit le principal trouble-fête pour les courges.Seul v un agrotextile ou un tissu plein jour L.utilisé dès le semis en guise de ’1 couverture flottante permet de tenir JPi ce ravageur à distance.Ce coléoptère, en plus d'être très vorace à un stade où les plants sont jeunes et vulnérables, peut transmettre le flétrissement bactérien et la mosaïque du concombre, deux maladies qui ne pardonnent pas.On laisse le tissu protecteur en place jusqu'à la floraison afin de permettre la pollinisation des fleurs par les insectes.Les chrysomèles, n'ayant pas trouvé à se sustenter, auront à ce moment dû trouver un milieu plus favorable à leur survie et à leur reproduction.Je n’ai observé aucune chrysomèle sur mes plants cet été à partir de ce stade.Potage au potimarron à l'orange Photo : Yves Gagnon Il vous faudra 1 kg de potimarron pelé et taillé en morceaux 1 poireau émincé 1 oignon émincé 1 carotte taillée en morceaux 1 panais taillé en morceaux 1 petite pomme de terre en morceaux 60 ml d'huile végétale 2 litres de bouillon ou d’eau 2 oranges 3 ml de muscade sel et poivre 150 ml de yogourt à la vanille 240 ml de champignons 60 ml de persil haché 3 ml de gingembre râpé Dans un chaudron, faire rissoler durant 10 minutes les morceaux de légumes dans 30 ml d’huile végétale.Ajouter le bouillon ou l’eau et faire mijoter durant une heure.Passer au mélangeur.Préparer 10 ml de zeste d’orange et presser les oranges.Ajouter le zeste et le jus au potage.Ajuster la consistance du potage avec du bouillon, de l’eau ou du lait.Saler et poivrer au goût, ajouter la muscade et remuer.Réserver.Une demi-heure avant de servir, réchauffer le potage à feu doux.Dans un poêlon, faire revenir les champignons dans 30 ml d’huile végétale avec le gingembre râpé.Saler au goût.Donne 8 à 12 portions Garder au chaud.Pour le service, garnir le potage de 15 ml de yogourt à la vanille, de champignons sautés et de persil haché.On peut préparer ce potage avec toutes les courges.Remplacez le yogourt par de la crème de soya, de la crème sure ou de la crème fraîche.On peut substituer au persil de la coriandre fraîche et on peut garnir d'un mélange de champignons sauvages, de maïs grain ou de poivrons rouges taillés en menus cubes.Enfin, on peut remplacer la muscade par 5 ml de cari.WWW.LAViSBIO.ORG * * * BIO-BULLE NUMÉRO • JARDINAGE* V/^% *.^ •'ZrÇv- Ter- wIÎIf’P du Grand-Portag En fin de saison, on veillera à tailler les extrémités des vignes afin de donner le signal aux plants qu’ils doivent mûrir leurs fruits.Thus les petits fruits n’ayant pas le temps de se rendre à terme seront taillés.Si un gel hâtif est prévu, on peut protéger les plants d’un premier gel à l’aide d’une toile.Souvent, du temps chaud suit ce premier gel ce qui permet d’atteindre une maturité optimale.CHAIR VOLUPTUEUSE J'ai dû récolter une cinquantaine de potimarrons de tailles diverses, tous parfaitement orange, gage de leur pleine maturité.Les petites ornent la table de cuisine alors que les plus grosses m'ont permis de créer de surprenantes lanternes décoratives.Comme cette courge se conserve jusqu’à la fin de l'hiver, je dispose de nombreux mois pour explorer son potentiel culinaire : je l'intègre à mes plats de légumineuses, j’en fais d'onctueuses purées que je marie à celle des panais, des carottes ou des pommes de terre; je la prépare en béchamel en compagnonnage avec d'autres légumes, je la cuis au four comme légume d'accompagnement, je l'emploie en purée pour préparer des tartes, des muffins, des gâteaux ou des biscuits moelleux, j'en fais des quiches délinquantes, je la saute au wok à la façon orientale, Sentences de legumes, de fleurs et d'herbes Livres de référence en culture écologique Visite des jardins www.jardmsdugrandportage.com (450) 835-5813 ¦
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