Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 2005, Mai
"HP ‘$'4137 LJ DJcrmaueCD] W YJ YL J LJ' lêxïflfê Rt?XüBâ ISM?Client # 527 Abonné(e) jusqu'au numéro Entr.Bibliothèque nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 L'AGRICULTURE, UN CHOIX DE SOCIETE?PAR MAXIME LAPLANTE ÜN° 58 • mai 2005 Le magazine cahier régio.* * montes væ r/i/i .« vffM, '-iV K 3,99$ - Envoi de Poste - fMblications Enregistrement n° 40882533 778313013719 )\Qt{>('(«! livrait Nous avons une formation qui répond à vos besoins, que vous soyez novice ou professionnel dans le milieu de la santé.Certificats -Attestations -Diplômes * Introduction à l’herboristerie * Herboriste familiale Herboriste * Maître herboriste * Herboriste clinicien * Doctorat (pour 200 * Phytothérapie Biologie humaine * Formation continue Ac urn w liS"' j\(,(irrini vficriw Formation en entreprise Forfait étudiant libre tic ran * Formations à temps partiel ou complet, par correspondance ou en classe, déductibles d’impôts et reconnues par diverses associations.• Inscription en tout temps.Services aux étudiants Tutorat par Internet et ligne sans frais, aide au placement, journal, ateliers et plus.UULIV.H I IVI1 J ~J I LV.IHLULUJ Un évènement à ne pas manquer L’HERBORISTERIE À TRAVERS LE MONDE Les 4 et 5 juin 2005 au CÉGEP MAISONNEUVE À MONTRÉAL Au programme: L’herboristerie et la médecine traditionnelle chinoise (MTC) L’Inflammation et les herbes - d’ici et d’ailleurs Sur la route des épices Les herbes de la magie et la magie des herbes L’herboristerie et l’Ayurvéda Le stress et les adaptogènes du monde L’Ethnobotanique - l’usage artisanal, domestique et cosmétique des herbes Et plus.Conférences, exposants (plants, grainetiers et autres), présentation multimédia, une rencontre avec les plantes médicinales et de grands herboristes et amoureux des plantes de médecine.v v .^ I w mneamwemtre Nos formations ont été élaborées par une équipe multidisciplinaire qui inclut Danièle Laberge, une des pionnières de l’herboristerie au Québec ainsi que Anny Schneider, Moira O’Reilly et plusieurs autres thérapeutes et pédagogues chevronnés.ilerbothèque Institut de recherche et d'éducation en santé naturelle www.herbotheque.cont Tel.: (450) 464-1800 Télec.: (450) 464-6693 BiL -bulle Le magazine du égpm g/ʱ bmi ¦ «3* .S' Il ?fi 1llf l! bio québécois NUMÉRO 58 - MAI 2005 si i r © cahier régional 3 UNE CONSTANTE AUGMENTATION par andrew frève 5 PLACE À UNE AUTRE NATURE par david longuépée PIONNIÈRE ET COMMUNAUTAIRE SUR TOUTE LA LIGNE par david longuépée 9 BIO, UN PEU, BEAUCOUP, PASSIONNÉMENT.par david longuépée *10 LES BONNES ADRESSES BIO EN MONTÉRÉGIE par david longuépée 15 MOULÉE BIO À VENDRE par isabelle éthier 17 VERGER D'HIRONDELLES par david longuépée chroniques du réseau bio 10 BIENVENUE À NOS AMIES LES ABEILLES par julien me duff 11 qu'apporte la permaculture?par réjean roy 13 PRODUIRE SES PROPRES SEMENCES (4e PARTIE) par anne et louis major, hélène gonella et alain bolduc 15 LE LAIT DU CŒUR par carol vachon 19 MOT DU NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA FABQ par gérard bouchard 23 RENCONTRE AVEC BENOÎT GIROUARD par isabelle éthier cahier régional MONTER OU sou EGIE OUEST fie le vent bio Neuvième d'une série consacrée aux régions du Québec Photos : Robert Patenaude, propriétaire de La ferme aux hirondelles David Longuépée Le papillon de l'Arche Anne Whiteside rubriques 4 MOT DE LA RÉDACTRICE 5 ÉDITO BIO 6 ÉCHOS DES LECTEURS 7 BIO INFO 20 consomm'action 21 FENÊTRE SUR LE MONDE 22 ENVIRONNEMENT 24 PETITES ANNONCES 25 LIVRES EN TÊTE r" 26 CHOIX DE SOCIÉTÉ à quoi sert l'agriculture?par maxime laplante PAGE COUVERTURE : MARIO FRADETTE, L'ARCHE AUX PAPILLONS • PHOTOS ANNE WHITESIDE • PHOTOMONTAGE STUDIOS SIGMA BIO-BULLE NUMÉRO 58 O A L'OUEST DES MONTÉRÉGIENNES C OMBIEN Y A-T-IL DE FERMES CERTIFIÉES BIOLOGIQUES AU QUÉBEC?», Se fait-on souvent demander à l'occasion d'échanges avec vous.Elles sont autour de 900, selon les statistiques officielles, et représentent 3% de l'ensemble des fermes de la province.En plus d'être peu nombreuses, elles sont dispersées aux quatre coins de la province.Les cahiers régionaux publiés périodiquement par Bio-bulle sont là pour mieux s'en rapprocher, mieux les connaître et tenter de découvrir ce que le bio apporte de plus à la terre, aux régions et à la société de manière générale.Pourquoi produire bio?Nous voici donc rendus du côté ouest de la Montérégie, là où la campagne est la plus chaude.Encore une fois, nous y avons rencontré des gens peu ordinaires et très riches en savoir-faire.À l'un d'entre eux, nous avons posé la question suivante : Sont-ce les prix plus élevés qui motivent les agriculteurs et les agricultrices à se spécialiser dans le biologique?« Rares sont ceux qui cheminent vers le bio sans changer leur façon de penser et de vivre, estime le céréaliculteur Steven Lalonde.Je crois que la plupart vous diront qu'ils ont repris le contrôle sur l'ensemble des activités de leur ferme depuis qu'ils travaillent en régie biologique.S'ajoute à cela la satisfaction de travailler dans un environnement sain, en plus de celle de produire des aliments meilleurs au goût et pour la santé.» Ce neuvième cahier régional vous permettra de porter une attention particulière aux raisons qui ont orienté le choix de ces hommes et de ces femmes d'œuvrer dans une nature différente et plus respectueuse de l'environnement.De la grande région du Suroît jusqu'aux jardins de Napierville en redescendant vers la limite frontalière de Lacolle, on retrouve 46 fermes certifiées biologiques.Ce numéro de Bio-bulle vous présente quatre d'entre elles, en plus d'une entreprise bien particulière, un zoo biologique du nom de L'Arche des papillons.D'où le choix de la page couverture de mai! Le réveil de la nature Quoi de mieux que l'image d'un papillon pour évoquer la nature printanière qui se réveille et ressuscite?Ce n'est pas de saison, c'est vrai, mais l'insecte a ce don de nous émerveiller et de nous rappeler combien la nature est riche, belle est complexe à la fois.Ce numéro de mai vise à vous mettre dans cet esprit d'éveil où l'on renoue avec la terre et sa fraîcheur vivifiante.Outre le cahier régional, les pages de nos collaborateurs jardiniers nous proposent quelques articles sur la permaculture ainsi que sur les alternatives à la pelouse conventionnelle.Il est aussi question de composteurs et de cet aliment encore controversé qu'est le lait.Également, à tous ceux qui souhaitent faire l'expérience d'être partenaires d'une ferme biologique, c'est le temps de s'inscrire.La section Bio info vous donne l'heure juste sur le sujet.D'autres sujets s'ajoutent au menu pour vous offrir une lecture diversifiée.Si vous commencez par la fin, une réflexion bien actuelle vous attend : fera-t-on de l'agriculture un choix de société ?Bon mois de mai! U Isabelle Éthier, agr., rédactrice en chef iethier@lavisbio.org La réalisation de Bio-bulle est rendue possible grâce à la collaboration de Canada Programme d'aide aux publications Emploi Québec ?Bio-bulle est membre de Bi&bulle Le magazine du bio québécois NUMÉRO 58 - MAI 2005 Bio-bulie est une réalisation de * L'éditeur laisse aux auteurs l'entière responsabilité de leurs textes.* La reproduction des textes publiés dans ce magazine est vivement encouragée à condition que la source soit indiquée.Éditeur : Claude Talbot Courriel : ctalbot@lavisbio.org Rédactrice en chef: Isabelle Éthier Courriel : iethier@lavisbio.org Rédacteur adjoint : David Longuépée Ont collaboré à ce numéro : Alain Bolduc, Gérard Bouchard, Loïc Dewavrin, Serge Fortier, Andrew Frève, Hélène Gonella, Maxime Laplante, Anne Major, Louis Major, Julien McDuff, Réjean Roy, Carol Vachon et Jacques Viau.Révision : Denis Dumont Illustration : Claire Obscure Conception et montage : Studios Sigma, tél.& fax : 418.852.3088 Courriel : sigma@videotron.ca Impression : Les Impressions Soleil Distribution : Messageries Gladu, 450.585.7039 Numéro 57 - avril 2005 Date de tombée #59: 21 avril 2005 PUBLICITÉ Pour tous vos besoins, contactez : David Longuépée Téléphone: 418.863.4985 Courriel : davidlonguepee@lavisbio.org ABONNEMENT Canada (taxes et frais de port inclus) 1 an (10 numéros) : 29,90 $ 2 ans (20 numéros) : 47,74 $ POUR NOUS REJOINDRE: L'avis bio, service à la clientèle 495, route 132 La Pocatière, Québec, GOR 1Z0 Téléphone: 418.856.5872 Télécopieur: 418.856.2636 Courriel : nlarouche@lavisbio.org Convention PAP no 10766 Dépôt légal: ISSN 1195-03-58 Bio-bulle est imprimé sur du papier recyclé, 30% postconsommation BIO-BULLE NUMÉRO 58 Dans cette page, nous laissons la parole au directeur général de Bio-bulle qui nous livre chaque mois le fruit de ses réflexions sur l'état du monde bio au Québec.Sa vision bien personnelle ne manquera pas de susciter vos réactions, qui à leur tour alimenteront la discussion pour faire avancer le débat.La multiplicité des opinions permettra, nous en sommes convaincus, de se faire une idée plus claire de la situation et de faire avancer les choses.De la discussion, dit-on, jaillit la lumière.À vos plumes! La certification UN FREIN AU DÉVELOPPEMENT DU BIO?Au Québec, la production biologique bénéficie d'une appellation contrôlée dite «certifiée biologique».Cette certification est accordée par des certificateurs indépendants qui sont sous l'égide du CAAQ, le Conseil des appellations agroalimentaires du Québec qui, lui, est chargé d'appliquer les dispositions de la Loi sur les appellations réservées, dispositions qui relèvent du MAPAQ, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.Ces dispositions ont pour but de protéger et de rassurer les consommateurs sur les produits biologiques en contrôlant leur mise en marché.Cette loi évite donc au marché d'être inondé de produits illicites et non certifiés.Dernièrement, on apprenait que plusieurs producteurs acéricoles biologiques songent à abandonner la production biologique parce qu'ils la jugent trop contraignante et coûteuse.Certains de ces producteurs étaient biologiques bien avant d'être certifiés, mais par souci de se con- 1483, chemin Sainte-Foy, Québec • 688-7538 OUVERT 7 JOURS/7 BjI sS Gâteaux sans sucre —,-m.7*\ \ v TTmzi Prêt-à-manger Chocolats fins maison Distributeur et détaillant Maintenant Entreprise certifiée biologique ^ - I par Québec Vrai fs?(TlICHt' BOULAN PAIN AU LEVAIN SANS GRAS NI SUCRE PÂTISSERIES TRADITIONNELLES ET NOUVELLES former et pour avoir accès aux primes accordées au biologique, ils ont opté pour la certification.Qui plus est, le nombre d'acériculteurs biologiques pourrait fondre de 50% dès cette année.Il ne s'agit pas là de quelques opportunistes: on parle d'une perte de près de 200 producteurs et transformateurs.Cette vague de renonciation pourrait-elle atteindre d'autres types de production?Notre gouvernement doit-il songer à assouplir sa loi ou à accorder une aide financière aux producteurs biologiques?Moi, je trouve cette situation, sinon inquiétante, à tout le moins préoccupante.Y a-t-il là une porte ouverte pour les produits étrangers, pour les grandes compagnies et regroupements qui ont, eux, les moyens de se conformer à toutes les dispositions de la loi ou qui n'y sont tout simplement pas soumis?Rappelons que les normes de certification ne sont pas les mêmes aux États-Unis, et que ces produits se retrouvent partout sur nos tablettes.Le MAPAQ subit de grandes pressions de la part de lobbyistes tels l'UPA, les grandes chaînes et les représentants américains afin de préserver la production conventionnelle et de la rendre plus acceptable aux yeux du grand public.Ce sont encore les grandes entreprises agroalimentaires qui contrôlent ce que nous mangeons, et ce, à coût de milliards en publicité, en fabrication d'images de marque et en subventions.Sans être alarmiste, il est facile d'imaginer que de nombreuses petites fermes deviendront écologiques et durables, car il en coûtera beaucoup moins cher de produire ainsi.À nouveau, il y aura un réseau parallèle de production et de mise en marché, à petite échelle peut-être, mais cela viendra assurément freiner le développement de l'agriculture biologique au Québec.Mais au fait, l'agriculture biologique telle que nous la connaissons actuellement serait-elle déjà en mutation ou dépassée?La question est lancée, à vous d'y répondre! ?Claude Talbot, éditeur ctalbot@lavisbio.org BIO-BULLE NUMÉRO 58 e iÉchos des lecteurs- VENEZ FAIRE UN TOUR Merci de nous offrir de belles heures de lecture à chaque mois via Biobulle.C'est une source de motivation et d'inspiration à poursuivre nos actions afin de rendre ce monde meilleur.Nous sommes une jeune famille qui a décidé de faire le saut à la campagne.J'invite votre publication et ses lecteurs à venir faire un petit tour dans l'Outaouais, pius particulièrement dans la région de la Petite-Nation, où poussent de nombreux projets bio, dont notre ferme.ANNE MARESCHAL FERME FÉE ET FOUGÈRE CHEZ NOUS! NDLR Nous sillonnerons votre coin de pays cet automne pour y réaliser notre onzième cahier régional.Au plaisir de vous y rencontrer.AqNinfo J Votre Librairie Jagrie Votre Librairie J agricole et horticole Librairie spécialisée Marthe Guérard en agriculture biologique, Le Magasin du cultivateur, Saint-André-Avelin, 819.983.2331 > Les Moulins BGL, Saint-André-Argenteuil & Saint-Marc-sur-Richelieu, 450.537.3774 > La Ferme des Prés, Sainte-Marie-Salomé, 450.754.3307 > Clarke & Fils, Lennoxville, 819.562.9444 > Windmill Point Farm, Île-Perrot 514.453.9757 > Distribution Amibouff, Rouyn-Noranda, 819.797.2564, La Sarre, 819.333.8790 > Meunerie Deux-Montagnes, Saint-Eustache, 450.473.4637 > Les animaux domestiques Quinn, Magog, 819.843.9601 > Centre agricole Sainte-Justine, Sainte-Justine de Newton, 450.764.3403 .Nous achetons les récoltes céréalières : / Entreposage, séchage, criblage, mise en marché / Soja, maïs, blé, orge, avoine, seigle, sarrazin O BIO-BULLE NUMÉRO 58 AGENT ORANGE ET HERBICIDE.Cours de design en permaculture Une éthique de l'aménagement écologique Venez apprendre à faire le design d'un système agricole productif qui reflète la diversité, la stabilité et la durabilité des systèmes naturels.La permaculture intègre l'agriculture, l'écologie et la foresterie.Quand: 2 au 15 mai 2005 Lieu : Ferme équestre Mont Rouge, Saint-Jean-Baptiste (Montérégie) Information : Mélanie Morel, au 450.653.3199 ou fondationrha@bellnet.ca www3.telus.net/permaculture UN NOUVEAU CLUB VOIT LE JOUR EN MONTÉRÉGIE Club des céréaliers biologiques du Québec Coordonné par Simon Audette, agriculteur biologique sur billons, ce club vise à favoriser l'échange de savoir-faire dans les domaines de la culture et de la vente de grains biologiques.Le slogan du club : Innover, créer ou disparaître.« On veut que tout le monde soit traité sur le même pied et puisse avoir le droit d'échanger sur des sujets liés autant à production qu'à la commercialisation des grains, souligne Simon Audette.S'unir pour s'entraider et s'échanger de l'information, voilà une des valeurs qui anime ce nouveau club.» Information : Simon Audette, 450.796.1313 C'EST LE TEMPS D'ACHETER SA PART DE RÉCOLTE Des citoyens TOUJOURS PLUS NOMBREUX À ADOPTER LEUR « FERMIER DE FAMILLE » Dans le cadre de sa dixième année d'engagement dans la promotion de l'agriculture soutenue par la communauté (ASC), Équiterre lançait le 24 mars dernier la saison 2005 des fameux « paniers bio ».Cette formule, de plus en plus populaire, permettra cette année à plus de 20 000 personnes de 14 régions du Québec de soutenir 97 fermes écologiques en échange d'un panier de fruits, de légumes ou de viandes biologiques, livré chaque semaine via un réseau de 365 points de chute.« Les citoyens et les citoyennes du Québec sont de plus en plus nombreux à rejeter la malbouffe », a affirmé Mme Laure Waridel, cofondatrice et présidente d'Équiterre.« Des milliers de familles délaissent l'alimentation industrielle au profit d'un système alimentaire local, solidaire, plus « santé » et plus respectueux de l'environnement.On assiste à un tournant sur le plan des valeurs au Québec.Les citoyens et les citoyennes veulent se réapproprier le système alimentaire.» Équiterre Pour M.Frédéric Paré, agronome et coordonnateur du programme d'agriculture écologique chez Équiterre, le principal enjeu du système alimentaire actuel est d'arrêter de concevoir uniquement l'agriculture et l'agroalimentaire comme un secteur essentiellement économique.« De plus en plus de citoyens et de citoyennes redécouvrent le lien fondamental entre l'alimentation et la production agricole.Cette redécouverte s'opère sur une toile de fond de santé, d'environnement, d'aménagement du territoire, d'équité, de solidarité et de droit à l'alimentation.L'agriculture est de plus en plus comprise comme une activité fondamentalement sociale, politique et territoriale.Éduquer dès la petite enfance Pour la présidente de l'Ordre des agronomes du Québec (OAQ), Mme Claire Bolduc, la formule ASC constitue un ensemble de pratiques agronomiques et marchandes novatrices.« En matière de pratiques agricoles et de mode de mise en marché, on doit encourager des modèles qui apportent des solutions concrètes aux enjeux de sécurité alimentaire, de développement durable de l'agriculture, et de rapprochement entre agriculteurs et consommateurs et consommatrices au Québec.« Aujourd'hui, nos aliments circulent en moyenne 2600 km avant d'arriver dans nos assiettes.Et ils sont le résultat d'une intense compétition livrée entre agriculteurs, forçant ceux-ci à adopter des pratiques industrielles ou à quitter l'agriculture.Pour notre ferme, l'ASC a été salvatrice en permettant la rencontre directe avec les citoyens et citoyennes dans un esprit de solidarité et de soutien mutuel », témoigne M.Jean Roussel, de la Ferme Cadet Roussel, ferme pionnière du réseau d'ASC coordonné par Équiterre.Pour M.Guillaume Baril, de la ferme Terra Sativa, nouvelle ferme du réseau, « l'ASC est une alternative constructive au système alimentaire prédominant.Elle permet la rencontre entre urbains et ruraux, Pour une certification empreinte de qualité et d'équité Nous sommes un organisme québécois accrédité selon le système ISO 65 et notre certification est reconnue partout en Amérique du Nord.Chez Québec Vrai nous avons à coeur de bien servir nos membres et nous sommes à l'écoute de leurs préoccupations et de leurs besoins.Exigez la certification Québec Vrai, l'assurance d'un produit biologique authentique.www.quebecvrai.org Pour nous joindre: Téi 819-289-2666 Téléc.: (819) 289-2999 info@quebecvrai.org 390, Principale, Ste-Monique, Qc JOG 1N0 BIO-BULLE NUMÉRO 58 SEMENCES DISPONIBLES PAR LA POSTE la prise de conscience de l'origine des aliments, en plus de contribuer à rebâtir les liens de confiance entre producteurs et consommateurs ».Pour plus d'information sur les paniers bio, contactez Ann Lévesque, Équiterre, 514.522.2000.VOUS CHERCHEZ DES SEMENCES À POLLINISATION LIBRE?Le Programme Semencier du patrimoine Canada a compilé une liste informative sur les différentes ressources disponibles (organismes de conservation des semences et entreprises commerciales) en Amérique du Nord et en Europe.Cette liste est disponible gratuitement sur le site www.semences.ca ou par la poste (2$) en écrivant au Programme Semencier du patrimoine Canada, P.O.Box 36, Station Q, Toronto (Ontario), M4T 2L7.Nous vous présentons ici les grainetiers du Québec produisant des semences de plantes à pollinisation libre.Certains offrent également des légumes bio (agriculture soutenue par la communauté), des plants à repiquer, du matériel pour le jardinage, etc.9 RG AU\Ç; Paniers RSC Rutocuei Nette de pommes Verger Aux 4 Vents Fruits et légumes biologiques Légumes de serres Gros et détail Jus de pommes, vinaigre de cidre Russi : Poires, fraises et bientôt raisins OUVERT les samedis et dimanches de 13h à 17b De la mi-juin à la fin octobre 33 minutes au sud du pont Champlain 404 rang de l’Église Henryville, Qc JOJ1EO Tél : 430.299.2183 ivwtv.verger-biologique.com vergerbio @netc.net Ferme biologique de Bullion (Heather Meek et Frédéric Sauriol) 1555, Coteau des Hêtres, Saint-André-d'Argenteuil, QC, JOV 1X0 Téléphone: 450.562.0104 debullion@sympatico.ca La Société des Plantes (Patrice Fortier et Philippe Méthé) 207, rang de l'Embarras, Kamouraska, QC, G0L1M0 Téléphone: 418.492.2493 lasocietedesplantes@globetrotter.net Les Jardins du Grand Portage (Yves Gagnon et Diane McKay) 800, chemin du Portage, Saint-Didace, QC, J0K 2G0 Téléphone / Télécopieur : 450.835.5813 colloidales@pandore.qc.ca www.intermonde.net/colloidales/ Mycoflor (Richard O'Breham) 7850, chemin Stage, Stanstead, QC, JOB 3E0 Téléphone: 819.876.5972 • Télécopieur: 819.876.1077 mycoflor@sympatico.ca Ferme et pépinière Pointe du Moulin / Windmill Point Farm & Nursery (Lorraine et Ken Taylor) 2103, boul.Perrot, Notre-Dame-de-l'île-Perrot, QC, J7V 8P4 Téléphone: 514.453.9757 «Télécopieur: 514.425.2728 ken@windmillfarm.ca De notre jardin écologique (Brenda Goudreault) 358, chemin Lac-à-la-Loutre, Huberdeau, QC, JOT 1G0 Téléphone: 819.687.9816 bgoudreault@rougenet.qc.ca Eternal Seed 657, Pritchard Road, Farrelton, QC, JOX 1T0 Téléphone: 819.827.8881 SEMENCES ISSUES DE CULTURE BIODYNAMIQUE Turtle Tree Seeds (Laurier Chabot) 115, des Myriques, Sainte-Catherine-de-Hatley, QC, JOB 1W0 Téléphone: 819.843.8488 laurier.chabot@sympatico.ca PLANTS DE LÉGUMES DU PATRIMOINE CULTIVÉS ÉCOLOGIQUEMENT (SUR COMMANDE) Terre des Ormes (Frédérich Giguère) 4020, boulevard des Mille-Îles, Laval, QC, H7J 1C3 Téléphone: 450.666.2290 terredessormes@hotmail.com ARBRES FRUITIERS RUSTIQUES (ZONE 4) Éric de Lorimier (Pépinière d'arbres fruitiers rustiques) 2999, chemin Aquilon, Sainte-Julienne, QC, JOK 2T0 Téléphone: 450.834.3060 ericdelo@hotmail.com O BIO-BULLE NUMÉRO 58 Photo : David Longuepee kBiO’info- w ATELIERS SUR LA PRODUCTION DE SEMENCES, GUIDE, ABONNEMENT Programme Semencier du patrimoine Canada Seeds of Diversity Canada P.O.Box 36, Station Q, Toronto, ONT, M4T 2L7 1.866.509.7333 (sans frais) Les membres ont accès à un annuaire d'échanges de semences offrant plus de 2000 variétés de légumes, fruits, fleurs, fines herbes et céréales, dont les 2/3 ne sont pas disponibles commercialement.Un Québec sans OGM?Au Canada, ce sont les Québécois qui sont le plus en faveur de la transformation de leur province en zone sans OGM, selon un sondage commandé par Greenpeace.Plus de la moitié des Québécois, soit 53%, se disent d'accord avec l'idée de transformer le Québec en zone sans OGM.Rappelons que des assemblées publiques pour discuter de la possibilité de déclarer l'île-du-Prince-Édouard une zone sans OGM ont cours dans cette province.Au Québec, le pourcentage des indécis est de 17%.Ailleurs au Canada, les appuis à une telle orientation sont moins prononcés.Les plus réfractaires à cette idée sont les résidents des Prairies.Selon Greenpeace, le mouvement en faveur des zones sans OGM gagne de plus en plus de terrain dans le monde.En Europe, plus de 100 régions et 3500 municipalités s'affichent comme zones sans OGM.SOURCE : LATERRE.CA, AVRIL 2005 Le rideau vient de retomber sur les deux événements majeurs de la première moitié de l'année, les salons Manger santé de Montréal et Québec.Parler à chaud des retombées de ces deux salons est un exercice délicat.Pourtant, il est bon de revenir sur l'affluence toujours plus grande du public, qui est non seulement de plus en plus nombreux, mais aussi exigeant face au concept de Manger santé.Pour l'équipe de Bio-bulle, c'est l'occasion de reprendre contact avec nos lecteurs de plus en plus nombreux, de plus en plus curieux et de plus en plus soucieux des enjeux liés à la santé planétaire dans son ensemble.L'affluence à nos stands de Montréal et de Québec nous a convaincus que nous étions dans la bonne direction, que vous souhaitiez continuer avec nous à améliorer la visibilité du monde biologique auprès des institutions québécoises.Nous vous en remercions et nous vous assurons que forts de votre soutien et de vos encouragements, nous continuerons à vous apporter, dans chaque numéro de Bio-bulle, un portrait juste et sincère de tout ce qui se développe du côté de l'agriculture biologique et de l'alimentation santé.Des salons réussis! AGAZINE BIO-BULLE bulle âM¯ Pour finir, je tenais à dire un grand merci à l'Association Manger santé et à tous les participants des deux salons, qui ont permis encore une fois que la fête de l'alimentation santé (biologique!) soit un succès.Longue vie au bio, et rendez-vous en 2006! DAVID LONGUÉPÉE FORMATION OFFERTE LA CULTURE SUR BILLON Vous êtes en grande culture et vous cherchez à rentabiliser davantage vos champs?Vous êtes intéressé à la régie biologique vous permettant de concilier la conservation des sols?Le Club action billon organise une formation d'une journée au champ à la fin juin, dans quatre régions différentes : Montérégie Est, Montérégie Ouest, Drummondville et Lanaudière.Toute une équipe sera présente pour vous expliquer et vous démontrer certaines étapes de la culture sur billons, les ajustements de machinerie nécessaires, les avantages économiques, etc.Les formateurs et conférenciers seront les producteurs eux-mêmes, des spécialistes en conservation des sols et des experts du MAPAQ.Ces journées ont lieu grâce à la collaboration du Programme d'atténuation des gaz à effet de serre.Pour plus d'information ou pour vous inscrire, contactez : Patricia Goulet, Passion bio, 450.461.0682, www.actionbillon.com ?w jü dfj 9| Pour un service d'ébénisterie respectueux de la nature.Après plus de 20 ans dans le domaine de l'ébénisterie générale, nous nous tournons vers l'avenir en vous offrant toute une gamme de "produits écologiques".Bois d'éco-foresterie, conceptions durables avec assemblages mortaisés et sur queues d'arrondes, finitions à l'huile de très haute qualité sans C.O.V.ni sous-produits de pétrole, panneaux de paille sans formaldéhydes, etc.Consulter notre site ou contactez-nous pour venir voir nos modèles en salle de montre.Distributeur québécois des produits pionnier des peintures naturelles -Meubles écologiques -Ébénisterie générale -Articles pour enfants -Objets décoratifs -Vitrail et autres.Comme fabricant, nous voulons vous o une alternative écolog Visitez-nous : www.atestjoseph.ca Email: adm@atestjoseph.ca téléphone:(418)365-7821 Télécopieur:(418)365-7915 BIO-BULLE NUMÉRO 58 O LLc réseau bio V.BIENVENUE A NOS AMIES LES ABEILLES! Le printemps est arrivé depuis quelques semaines.Il reste un peu de neige dans les boisées, plus au nord, mais déjà les arbres bourgeonnent, les tulipes ont quelques feuilles formées, et vous, jardiniers, avez hâte de pouvoir travailler la terre, transplanter vos semis en attendant que la nature continue le travail.Mais comme convenu, je laisse la parole ce mois-ci aux abeilles de nos jardins.PAR JULIEN MC DUFF, PRÉSIDENT DU RJÉ Jaf-beille Monsieur le Président du RJÉ, je ne passerai pas par quatre chemins pour vous expliquer qui nous sommes.Les zoologistes nous reconnaissent plus de 20000 espèces différentes.Donc, c'est assez impressionnant! Nous appartenons à la famille des hyménoptères, nous sommes des insectes invertébrés, mais nous sommes très travaillantes.Nous possédons six pattes, deux paires d'ailes et un corps divisé en trois parties distinctes (tête, thorax et abdomen).Nos yeux sont très mobiles et très perfectionnés; ils se composent de plus de 4500 facettes par œil, ce qui nous permet de voir même derrière nous.Nos antennes sont percées de trous minuscules et nous servent de nez.Nous sommes très sensibles aux odeurs et nous pouvons repérer des sources de nectar lointaines et communiquer entre nous par sécrétions «odorantes».Notre bouche comprend deux mandibules puissants Épicerie santé -¦* ata i.Fruits et légumes biologiques Produits sans gluten, cachers Suppléments et cosmétiques 201, St-Viateur Ouest Montréal, Qc H2T 2L6 Téléc (oÂ4te-7&i$m servant à couper, à pincer, à raboter, et nous possédons aussi une trompe dotée d'une langue coulissante qui nous permet de pomper au plus profond des fleurs.Nos pattes antérieures sont munies de petites ventouses permettant de saisir le pollen, et nos pattes postérieures poilues et creusées sont dotées de sacs à pollen dans lesquels nous amassons notre précieux butin.Notre alimentation est à 100% végétarienne, à base de miel.Président Vous m'apprenez beaucoup, Jaf-beille, mais j'ai entendu dire qu'il y avait aussi une reine des abeilles.Est-ce que vos consoeurs peuvent me donner plus de détails à ce sujet?Con-Beille Monsieur le Président du RJÉ, regardez-moi bien.C'est moi, la reine.Je suis aussi la mère de la ruche, car je donne naissance à toutes les abeilles.J'ai un abdomen très développé et des organes génitaux complets.Je peux sécréter de nombreuses phéromones dont l'influence s'avère extrêmement importante pour l'organisation de la colonie en favorisant le butinage, la production de la cire ou l'élevage du couvain.Parfois je ponds plus de 2000 œufs par jour.Avez-vous pensé à toute l'énergie que cela me demande?Heureusement que mes ouvrières me gavent d'une bouillie provenant de leurs glandes cervicales afin que je tienne le coup.Pour devenir reine, j'ai été choisie au hasard parmi l'ensemble des larves, et les abeilles m'ont nourrie à la gelée royale.Mesdames, écoutez bien celle-là : j'ai été fécondée une seule fois par plusieurs mâles.Après ça, c'est fini, plus rien le reste de ma vie, qui ne dure que 5 ans.Par contre, durant ma courte vie, j'aurai pondu plus d'un million d'œufs.Alors, y en a-t-il d'autres qui veulent relever le défi?Président Votre Altesse, cela m'impressionne au plus haut point, mais comment cela se passe-t-il dans la ruche, ou qui fait quoi?OltnLftAÇ— Chimi-beille Monsieur le Président du RJÉ, c'est à mon tour, moi l'ouvrière, de vous renseigner.Je peux vous dire que nous ne sommes pas syndiquées, nous travaillons sans arrêt jusqu'à notre mort.Tout de suite après notre naissance, notre première tâche consiste à nettoyer des cellules.Par la suite, nous travaillons à nourrir les larves et à prendre grand soin du couvain.Durant cette période de notre vie, nous sommes peu agressives et très pouponneuses.Nous prenons soin de notre reine en la nourrissant et en la léchant longuement; si la température de la ruche est trop chaude, nous nous transformons en ventileuses.C'est nous qui construisons les rayons et assurons la réception du nectar à l'entrée de la ruche et le stockage du pollen.Nous nettoyons et évacuons les déchets vers l'extérieur de la ruche, et s'il le faut, nous devenons gardiennes pour chasser les intrus au risque de perdre notre aiguillon et de mourir.C'est vers notre vingtième jour de vie que nous sommes promues butineuses; nous sortons alors pour cueillir le nectar, le pollen et d'autres résines.Lorsque nous sommes à l'extérieur de la ruche, nous nous orientons grâce aux rayons ultraviolets du soleil afin de retrouver notre chemin.Lorsque nous trouvons un endroit où il y a beaucoup à butiner, nous informons nos consœurs en faisant des danses en rond ou en huit.Étant donné que vous en savez beaucoup plus à notre sujet, Monsieur le Président du RJÉ, nous vous demandons de sensibiliser vos membres et futurs membres aux avantages d'avoir plusieurs variétés de fleurs, arbustes et arbres fruitiers auprès de votre résidence, cela nous permet d'aller vous visiter à plusieurs reprises durant la prochaine saison.À bientôt, dans votre potager! ?BIO-BULLE NUMÉRO 58 QU'APPORTE LA PERMACULTURE?Une première chose que l'on me dit souvent après une activité de formation en permacul-ture, c'est que ça change notre façon de penser et de voir les choses.La permaculture nous ouvre les yeux sur tout un nouveau monde de possibilités auxquelles on n’avait pas pensé.On découvre l'immense potentiel que la nature met à notre portée et qui est encore peu utilisé par l'humain.PAR RÉJEAN ROY Beaucoup d'éléments utilisés dans le développement durable ont été tirés de la collection des idées, trucs et concepts qui ont été répertoriés sous le nom de permaculture.Cette science permet un développement durable de l'agriculture, mais aussi de l'élevage, de l'énergie, de la conservation de l'eau, de l'économie d'argent et de travail.On laisse travailler pour nous le vent, le soleil, les animaux sauvages et les micro-organismes.On les laisse faire ce pourquoi ils existent, comme les vers de terre qui labourent la terre, les oiseaux et les grenouilles qui mangent les insectes pour en contrôler la population, les micro-organismes qui décomposent ou sécrètent diverses substances dans le sol et dans les plantes.L'ART DE FAIRE RESSORTIR LES FORCES DU TERRAIN La permaculture utilise aussi le côté rationnel de l'humain pour diviser le terrain en zones et ciaire oWüre secteurs.On peut ainsi maximiser le potentiel de chaque parcelle de terrain au lieu d'essayer de tout niveler, de tout rendre pareil, d'enlever tout ce qui caractérise la diversité du milieu.On peut, après ce petit travail, faire ressortir les forces du terrain.Il est simple après cela de savoir quel est le meilleur emplacement pour tout ce qui entre dans le « système ».Par exemple, on sait maintenant que nous avons une ou deux zones propices pour les plantes basses ayant besoin de beaucoup de soleil, on connaît les bons emplacements pour les plantes qui aiment l'eau comme pour celles qui préfèrent un sol sec, on a sélectionné une zone spécifiquement pour les plantes très hautes (grands arbres), on connaît le meilleur emplacement permettant de tirer le maximum de la serre, du poulailler, de la remise, etc.On sait aussi où mettre des plantes piquantes qui auront un impact repoussant sur les chevreuils pour les dévier gentiment vers des lieux où ils seront moins dérangeants, etc.L'EMPLACEMENT DES BÂTIMENTS On apprend aussi où situer les structures et bâtiments de façon à les utiliser comme brise-vent, écran solaire, réflecteur de lumière, tuteur, etc.On apprend à faire en sorte que chaque production aide l'autre : par exemple, en joignant la serre et le poulailler, on peut économiser sur le chauffage.La serre chauffe le jour et les poules dégagent de la chaleur la nuit; on économise aussi sur la ventilation; les plantes donnent de l'oxygène aux poules, et les %.ÿ&%î .: ml Pül poules le transforment en gaz carbonique bénéfique aux plantes; les reste des plantes de la serre est donné à manger aux poules, et le fumier de poule fertilise les plantes de la serre et beaucoup d'autres encore.Chaque production étant plus performante et plus économique avec moins d'effort, on améliore les résultats.En retour, le producteur découvre que sa vie en est simplifiée et plus sécurisée, car la diversité de production minimise les risques de l'ensemble.On n'a pas besoin de « méga-fermes », on peut réduire la taille des fermes et revenir à des productions paysannes.FORMULAIRE D'ADHÉSION R J E 2 0 0 5 Regroupement pour le jardinage écologique C.P.134, Drummondville (Qc) J2B 6V6 Tél.: 1 877 388.6571 www.rje.qc.ca • membre@rje.qc.ca Nom et prénom Conjoint (nom et prénom) Adresse :_________________ Ville Code Postal Téléphone : ( Courriel :__ ) Télécopieur : ( ).Cotisation pour l'année 2005 : Membre du RJÉ seulement : 20,00$ O Membre du RJÉ (20,00$) + dix (10) revues Bio-bulle (25,00$, valeur de 29,90$) : 45,00$ O Je ne veux pas que mes coordonnées soient publiées dans la liste des membres.O Faites parvenir votre chèque au nom du « Regroupement pour le Jardinage Ecologique » à l'adresse ci-dessus.BIO-BULLE NUMÉRO 58 {Le réseau bio On apprend à être plus responsable EN APPRENANT CERTAINES LOIS DE LA NATURE Le « cause à effet » : tout ce qu'on fait a des répercussions autour de nous, et cela finit par nous revenir sous une forme ou sous une autre.On ne peut pas polluer indéfiniment sans que cela finisse par nous empoisonner; la pollution peut nous revenir dans notre air, notre eau ou notre nourriture.Si on dérange ou si on tue sans retenue des micro-organismes et des insectes, on ne doit pas s'étonner de les voir revenir sous forme d'épidémie, de mutants ou de résistance.«Nos droits s'arrêtent là où ceux des autres commencent»: nous savons tous que nous n'avons pas le droit de priver notre voisin de son soleil, pas plus que de drainer notre terrain sur le sien.Il en va de même pour le sol : ce n'est pas parce que je l'utilise pour me nourrir que ça me donne le droit d'affamer ou de tuer tous les organismes qui y trouvaient leur subsistance.Il est très facile avec certaines techniques de produire plus tout en laissant une partie de la récolte a nos alliés.De la même façon, à une autre échelle, ce n'est pas parce que je ne gère pas bien mes excréments que cela me donne le droit d'empoisonner les rivières et la nappe phréatique; à titre d'exemple, pensons aux égouts qui se déversent dans les rivières ou les fossés sans être épurés, tout comme nos champs d'épuration qui ne sont en fait que des champs de dispersion très polluants; il faut aller voir les méthodes d'épuration naturelles avec des roseaux sur Internet.SAVOIR TIRER PROFIT DE L'ANCIEN ET DE L'AUJOURD'HUI Les créateurs de la permaculture ont répertorié tous les trucs des anciens permettant de réduire les efforts et les dommages à l'environnement.On n'y a gardé que ce qui est naturel, simple et qui fait partie d'un mécanisme déjà présent dans la nature.On ne fait que canaliser cette « énergie » vers des endroits choisis.À tout cela, on ajoute les connaissances, les outils et la machinerie modernes pour tirer le meilleur des deux mondes.Voyons un exemple.Autrefois, on mettait du paillis au sol pour réduire l'évaporation et les mauvaises herbes en plus de nourrir le sol, et ainsi, on diminuait le temps a mettre pour l'arrosage et l'entretien du jardin.On se retrouvait parfois avec une infestation de limaces à cause de la présence du paillis dans le jardin.Depuis, on a presque partout abandonné l'utilisation du paillis parce qu'on ne savait pas comment se débarrasser naturellement de ces limaces.Aujourd'hui, on connaît les prédateurs des limaces et on sait comment les attirer au jardin pour contrôler de façon naturelle la population de limaces et éviter ainsi que le jardin soit ravagé.Les connaissances sur l'aménagement des petits plans d'eau au jardin nous permettent aujourd'hui de revenir à l'utilisation du paillis sans avoir de problème avec les limaces.Les oiseaux, grenouilles, crapauds, couleuvres et salamandres sont nos alliés qui se cachent au plan d'eau pour contrôler la population de limaces dans le jardin.SAVOIR COMPTER SUR LES FORCES DE LA NATURE On se retrouve avec un effet sécurisant, car on double ses chances de réussite en comptant sur l'utilisation des forces de la nature et sur la capacité humaine.On apprend à voir et à agir autrement.Au lieu d'avoir des réactions de peur devant les choses, on les comprend et on les utilise.Comme le dompteur ou le spécialiste qui apprend à vivre avec les loups ou les gorilles.Dans le cas des loups, on peut avoir peur et mal réagir, et dans ce cas risquer de se faire blesser, ou on peut apprendre à les comprendre.On peut ensuite les dompter et les utiliser comme des chiens (dénaturés), ou on peut aller vivre dans la meute et bénéficier de la protection du groupe.Il en va de même pour les insectes et les maladies : on peut chercher à les détruire, à les utiliser d'une façon qui ne convient pas à leur nature, ou les laisser vivre tout en profitant de ce qu'ils ont de bon.En permaculture, on les laisse vivre selon leur nature tout en bénéficiant de leur travail.Par exemple, les limaces et les laitues: dans un jardin en permaculture, la population de limaces est contrôlée, et il n'y en a pas assez pour faire du dommage aux laitues.Mieux encore, l'agression faite aux laitues par les quelques limaces présentes va faire réagir les laitues qui, pour se protéger, vont aller jusqu'à doubler leur production de feuillage et de ce fait augmenter notre production et nos rendements.En permaculture, on voit la nature comme un allié plutôt que comme un problème.On prêche l'équilibre: on donne autant qu'on reçoit.Il est possible de choisir ce qu'on va lui prendre ou recevoir d'elle.En retour, on peut lui donner ce qu'on a planifié de partager avec elle, comme du paillis, des plans d'eau et des surplus de production.La planète réagit à ce qu'on lui fait.Elle se protège de nos agressions en nous agressant à son tour.Si on la détruit ou si on la pollue comme on le fait de notre couche atmosphérique, elle réagit en provoquant plus de tempêtes, d'inondations, de sécheresses et de feux de forêt.L'eau, à son tour, nous retourne une eau empoisonnée dans des lacs et des rivières où la vie n'est plus possible; elle peut aussi déborder ou s'assécher.Si au contraire on enrichit son sol avec des méthodes naturelles comme avec des paillis, on lui donne une diversité de plantes, on la protège du vent pour compenser le fait que nous lui avons enlevé des arbres pour nos besoins d'espace; on s'assure que les plantes captent tout le soleil disponible au jardin pour le transformer en énergie par la photosynthèse.Alors, en retour, la nature nous donnera des plantes en santé, résistantes aux maladies, et qui produisent en abondance.En plus, la nature va régulariser les cycles entre les ravageurs et les prédateurs de façon à éviter les baisses de production.Si on partage nos surplus de production avec des oiseaux et des microorganismes, alors ceux-ci travailleront pour nous aider.Toutes ces possibilités et ces résultats peuvent sembler utopiques pour ceux qui sont habitués à des méthodes plus conventionnelles, mais il suffit de regarder ce que la nature peut faire dans des conditions non altérées par les humains.On a des forêts et des prairies sauvages qui produisent depuis des millions d'années de grandes quantités et de grandes variétés sans aide, sans labour ni désherbage, sans dommages majeurs et sans pénuries qui viendraient affamer les troupeaux et habitants sauvages qui y vivent.Pour avoir une ouverture sur tout ce que peut nous donner la permaculture, on peut commencer avec la journée de formation d'introduction à la permaculture annoncée régulièrement dans Bio-bulle, lire quelques livres de permaculture ou suivre la formation de deux semaines qui se donne depuis quelques années à Rougemont.?O BIO-BULLE NUMÉRO 58 vie réseau bio- PRODUIRE SES PROPRES SEMENCES (QUATRIÈME PARTIE) Les plantes à pollinisation croisée sont différentes de celles autopollinisantes dans le sens que la pollinisation a lieu avec l'aide des insectes, du vent ou de l’intervention humaine.Pour empêcher la pollinisation croisée, il faut isoler la variété désirée des autres variétés du même type ou construire une barrière pour empêcher la pollinisation par les insectes ou par le vent.Par contre, si vous empêchez ces agents naturels d’effectuer la pollinisation, vous devrez la faire vous-mêmes.TRADUIT DE HOW TO SAVE YOUR OWN VEGETABLE SEEDS DE L'AUTEUR HEATHER APPLE PAR ANNE ET LOUIS MAJOR, HÉLÈNE GONELLA ET ALAIN BOLDUC, DE QUÉBEC Sfei'j Le brocoli brocoli est différent des autres membres de la famille du chou, en ce sens qu'il va produire des fleurs et des graines la première année si les plants sont démarrés assez tôt pour qu'ils puissent amener à maturité les semences.Les variétés de brocoli peuvent se croiser avec tous les autres membres de la famille des crucifères (chou de Bruxelles, kale, chou-fleur, chou-rave, collard, kohh-abi, etc.) qui sont dans un voisinage de 1/4 de mille.Pour cette raison, ne laissez croître qu'une seule de ces variétés pour les semences chaque année.Vous pouvez, bien sûr, laisser pousser d'autres variétés de brocoli la même année si vous veillez à ne pas les laisser fleurir.Cela requiert une attention particulière, car les têtes se développent vite et fleurissent.Dans les régions plus froides, les brocolis qui seront utilisés pour les graines devront être démarrés très tôt à l'intérieur et plantés quand tout danger de gel est passé.Espacer les plants d'environ 18 pouces.Lorsqu'on sélectionne les plants, on doit éviter ceux dont la forme est irrégulière ainsi que ceux qui fleurissent tôt.Ne pas consommer, bien sûr, la tête des plants choisis afin de permettre aux fleurs de se développer.Lorsque la plupart des gousses de graines sont formées, ont bruni et séché, le plant peut être coupé et placé dans un endroit sec pour terminer le séchage.Étendre les plants sur une feuille de papier de façon à pouvoir récupérer les graines qui tombent.Lorsque toutes les gousses ont mûri et changé de couleur, les séparer des plantes et les écosser à la main, ou les placer dans un sac pour les battre avec vos mains.Si vous n'avez pas beaucoup de graines, placez-les sur une surface légèrement inclinée, manipulez le tout avec vos mains pour permettre aux graines de rouler jusque dans votre contenant.Si vous avez beaucoup de semences, vous pouvez les tamiser à l'aide d'un grillage qui permettra aux petites graines rondes de passer à travers et les séparer des débris inutiles.Vous pouvez également séparer les graines à l'aide d'un ventilateur.Les choux chinois Il y a trois groupes de choux chinois : • le chou chinois sans tête (Brassica rapa, groupe des Chinensis), lequel inclut Pak Choi, Celery Mustard, Chinese Mustard, etc.; • le chou chinois avec tête (Brassica rapa, groupe des Pekininsis), lequel inclut Pe Tsai, Chinese Cabbagee, Celery Cabbage, etc.; • Mustard Spinach (Brassicarapa), lequel inclut Tendergreen, Spinach Mustard, Oriental Mustard, etc.Les choux chinois ne se croisent pas avec les membres de la famille du chou, mais les trois types de chou chinois se croisent entre eux.Il peut y avoir croisement avec le navet, le rutabaga, le radis, le colza et la moutarde sauvage ou cultivée.C'est pourquoi il ne faut permettre qu'à une seule de toutes ces variétés de fleurir dans un rayon de 1/4 de mille.Toutes ces autres variétés, bien sûr, peuvent être cultivées pour l'alimentation aussi longtemps qu'elles ne fleurissent pas.Le chou chinois est semé tôt en saison, car s'il est transplanté, il peut monter en graine avant de former une belle tête.Pour éviter cette situation, il suffit de semer assez tard (vers la mi-juin), ce qui vous permettra d'enlever les plants indésirables.Cependant, il peut arriver que les graines ne soient pas matures avant la première grosse gelée.Une autre alternative, dans les régions où les hivers ne sont pas trop froids, est de semer tard dans l'été, de bien couvrir d'un paillis après la première grosse gelée et d'espérer que cette protection sera suffisante pour que les plantes retigent au printemps.Vous pouvez aussi expérimenter en les plantant tard dans l'été et en les entrant à l'intérieur pour les entreposer durant l'hiver.Comme on a déjà observé des plants stériles dans ces groupes, il faut toujours garder les graines d'au moins trois plants.La semence est produite dans des petites gousses au bout de la tige.Récolter, battre et nettoyer les semences comme décrit pour le brocoli.?Southwest Windpower Um-SOLAR INTERNATIOI Le:vénfe le isez Distributeur international exclusif de l'éolienne PGE 35 kW (sauf Afrique) ecomergï Équipe professionnelle * " partout dans le monde! ~ ~ ¦ Cünsuliation.concept.ventes.mstallation.experUse en eWcacità-energéiique, ecosolaiiuinc@sympatico.ca www.ecosoteire-inH.qc.c^ ?1er.dftplTl^5 BIO-BULLE NUMÉRO 58 O l\>*V FORMATION EN CULTURE BIOLOGIQUE Jardinage auto fertile (JAF), permaculture, alimentation saine SESSION DE PRINTEMPS-ÉTÉ Région Personne à contacter Asbestos Lucie Lemelin Beauport Jean-Charles Plourde Lac-Saint-Jean (Nord) Josiane Pelletier L'Assomption Ginette Beaubien Stukely-Sud Valérie Lanctot-Bédard 819.828.0367 514.388.9099 respir@aei.ca 418.667.8589 nathalielevesquehuis@hotmail.com 418.374.2700 srg@destination.ca 450.589.6945 beaubiengin@hotmail.com 450.297.3568 vlb@floramédicina.com De nouveaux lieux et de nouvelles dates s'ajoutent régulièrement en fonction des demandes.Si vous désirez vous inscrire à une de ces activités de formation , communiquez directement avec le responsable de votre région.Si vous voulez organiser un nouveau groupe, veuillez communiquer avec nous pour obtenir de l'aide en téléphonant à Réjean Roy au 819.396.0266, par courriel à sevades@9bit.qc.ca, visitez le site www.autom-neenchanson.ivic.qc.ca ou le site du RJÉ: www.rje.qc.ca Les sessions de formation sont d'une durée de 6 heures et le coût varie d'un endroit à l'autre selon le nombre de participants.L'inscription est obligatoire.'«•S bio\o%' Élevage sans hormones, sans antibiotiques Culture sans engrais chimiques, sans pesticides n 1615, boul.Port-Royal _______ Bécancour (Qc) C9H 1X7 BE CI FROMAQERIE L'Ancêtre Tél.: 819.233.9157 Fax : 819.233.9158 fromagerie.ancetre@videotron.ca AUTRES GROUPES EN PRÉPARATION : (Il manque encore quelques inscriptions pour fixer les dates des cours) Baie-Comeau, Sept-îles Barbara Otrysko 418.589.5681 botrysko@globetrotter.net Belœil Chantal Deslauriers 450.464.2945 Val-d'Or Marco Vincent David Martineau 819.765.2738 819.761.2177 Saint-Pierre- les-Becquets Yvon Tousignant 819.263.2014 Outaouais François Leduc 613.943.2924 larouemédicinale@sympatico.ca Rimouski Michèle Belisle 418.736.5446 michesecrete007@hotmail.com Sainte-Anne- des-Monts Rose-Anne De L'étoile 418.763.3949 Dates: 30 avril, 1er et 14 mai cours 2- Les règles, 3- Les étapes, 4- Construction de buttes 21-22-23 mai 2005 Cours 3-les étapes, 5-le plan d'eau, 6-butte contour, possibilité du cours 2-les règles le 20 mai 29 mai et 5 juin Cours 4- Constrution buttes et 5- Plan d'eau 13-20-27 juin (les lundis) Cours 1 introduction 2- Les règles, 3- Les étapes, 4- Construction de buttes, 5-le plan d'eau, 6-butte contour Formation disponible en région Cours 1- Introduction à la permaculture (théorie); 2- Les règles du jardinage autofertile (théorie); 3- Les étapes du jardinage autofertile (théorie); 4- Construction des buttes permanentes (travaux pratiques); 5- Aménagement d'un plan d'eau efficace au jardin (théorie et travaux pratiques); 6- La butte contour et les cultures spéciales (théorie); 7- La maison saine (théorie et visite); 8- L'entretien d'un jardin autofertile (travaux pratiques); 9- Le design, 1re partie (théorie et pratique); 10- La santé c'est pas gratis; 11- Les céréales; 12- Les germinations (théorie et pratique); 13- Alimentation saine et cuisine naturelle (théorie et cuisine).C'est tellement simple que si vous complétez 4 jours de cours avant la fin du printemps, vous pourrez réussir votre jardin auto fertile dès cette année! BIO-BULLE NUMÉRO 58 Ass o ci ati o n © MERVEILLEUSE EXPO! PAR CAROL VACHON Quels moments magiques que l'Expo Manger Santé, qui s'est tenue les 19 et 20 mars au Palais des congrès de Montréal.Quelle ambiance unique qui renforce la détermination de tant d'individus dans leur cheminement vers la santé au moyen d'une saine alimentation! Oui, entourés de tant de gens qui partagent la recherche d'une plus grande qualité alimentaire, nous sentons une énergie envoûtante que nous ne rencontrons que peu souvent.C'est le foisonnement de tous ces échanges aux stands des exposants, lors des démonstrations culinaires et des ateliers qui ont connu un très vif succès.Et ces trucs trottent dans l'esprit des gens une fois revenus à la maison.Je devine que chacun se souvient et veut revivre dans cette ambiance d'une année à l'autre.et le chuchote à l'oreille de ses proches et amis.Car nous étions plus de 10000, comparativement aux 8000 de l'an dernier.Chaque année permet de gravir une nouvelle marche dans la conscientisation vers ce bien-être par l'alimentation, motivés depuis des décennies par l'exemple de ces intervenants en alimentation saine, de nos porte-parole de l'occasion, en particulier Patricia Tulasne, et des dizaines d'exposants triés sur le volet.Et que dire de tous ces travailleurs et bénévoles qui se sont acharnés à faire un succès de l'Expo.Merci! Merci mille fois! Je me souviens encore du moment où Renée Frappier nous avait parlé de sa vision d'un grand événement rassembleur à organiser autour de l'Association Manger santé.Voilà la huitième exposition, toujours meilleure, guidée par notre motivatrice hors-pair.Merci, Renée! Ça ne vous empêche pas de faire vos suggestions, de proposer des améliorations.L'Expo, c'est vous, membres, c'est tous ceux qui voudraient y participer ainsi qu'à la vie de l'Association.C'est tous ceux qui y assistent en y faisant accourir d'autres personnes.Appropriez-vous l'Expo, à votre façon.?LE LAIT DU CŒUR Début février, une manchette présente une étude épidémiologique québécoise, non encore publiée, montrant un effet protecteur du lait contre les maladies cardiovasculaires : les hommes ayant consommé trois portions de produits laitiers par jour avaient fait 30% moins d'infarctus que ceux en ayant consommé la moitié moins.Ces données ne sont pas nouvelles, les premières datant de près de 30 ans.Le lait très transformé vendu en épicerie protège-t-il vraiment le cœur?PAR CAROL VACHON LE LAIT, UN ALIMENT ÉCARTELÉ Selon certains scientifiques, le lait détériore cœur et artères par ses gras saturés.D'autres font valoir, au contraire, que son calcium est protecteur comme dans l'étude mentionnée ci-haut.Faudra-il séparer le lait en ses composantes avant de le boire?Ce que ça nous remue le lait! Fait cocasse, alors qu'on attribue au lait une protection contre l'hypertension depuis ces trois décennies, on n'a pas encore réussi à publier d'étude montrant que l'ajout de quelques verres de lait à l'alimentation régulière a pu soulager ces cardiaques.C'est pourtant un protocole de recherche particulièrement simple et qui demande peu de fonds de recherche.Ce « silence » dans les données avait attiré ma curiosité, il y a plus de 15 ans, à propos de l'hypertension.La lecture d'une analyse publiée par le Dr McCarran, en 1982, avait consolidé mes hypothèses.D'autre part, on avait l'habitude d'attribuer depuis longtemps les calculs rénaux (pierres sur le rein) au calcium du lait.Pourtant, une étude épidémiologique d'envergure menée sur 45000 hommes venait renverser ce constat, en 1993.Encore là, les gros buveurs de lait présentaient moins de calculs rénaux que les autres n'en consommant que peu.Que se passe-t-il?Et que penser des avertissements à propos du gras saturé du lait?Suite en page 17> SxSilp,#* »
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