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Titre :
Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise
Éditeur :
  • La Pocatière (Québec) :Centre d'agriculture biologique de La Pocatière,[1989]-
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Fichiers (6)

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Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 2003, Collections de BAnQ.

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I AT IO N DES ALIMENTS : LA PRUDENCE S'IMPOSE i uébécois www.cab.qc.ca N° 41 • février 2003 .4 i*» U v.' earner DOSSIER EXPO MANGER SANTE J ET LE COLLOQUE 2003 OGM : DES EXTRAITS DU PROCHAIN LIVRE D'YVES GAGNON L'AMÉNAGEMENT D'UNE ÉRABLIÈRE BIOLOGIQUE M # 527 Expiration : 9999 Bibliothèque nationale du Québec Section du dépôt légal 2275, rue Holt Montréal (Québec) H2G 3H1 ‘ i.^ il 77831300576941 Su*~ pateMïnsiasnte*' Voynery majeury et dJ actualité/ pour Vavenir de/ noy enfanty Conférence* pomponnante* Le soya, le bio, les pesticides, les enzymes et plus encore.Avec Jacques Dufresne, Frances Boyte, Dr François Melançon Marie-Lise Pelletier, Anne-Marie Roy et Patricia Tulasne.Pou* le¦/ platyir de/ goûter et die/ découvrir 150 EXPOSANTS • DÉMONSTRATIONS CULINAIRES • ATELIERS • DÉGUSTATIONS Samedi et Dimanche 10 h à 18 h 10°°$ à rentrée taxes incluses A MONTRÉAL SAMEDI LE 8 MARS A QUÉBEC SAMEDI LE 5 AVRIL Au Palais des Congrès Au Terminal des Croisières 1001, rue Bleury 84, rue Dalhousle, Métro Place D’Armes Espaces Dalhousle Stationnement Palais et environs 5 à 12$ Stationnement sur place 3$ pour la Journée MONTRÉAL 8 et 9 mars uveau Palais des Congrès, Métro Place D'Armes ÉfeQjÉBEC 5 et 6 avril Terminal des Croisières, Espaces Dalhousie 9 h à 16 h Seulement 49,95$ taxes Incluses ,jÊ incluant : 6 conférences passionnantes + entrée à l'Expo samedi Information ; (514) 332-7037 ou 1877 559-7037 www.expomangersante.com ORPHEE LES HUILES, LES VRAIES ! Les Éditions Maxam et l'Association Manger Santé bio vous présentent EXPO emmenât LÿQifdjIpggeP de.CêptjtetïQüij Québec Waij vMxsklk Fondé en 1996, Québec Vrai est un organisme sans but lucratif ui regroupe des producteurs, transformateurs, distributeurs et étaillants.Nous certifions une très grande variété de produits; des légumes frais au fromage en passant par le miel, les viandes et les produits de 3, Notre but : offrir un service impeccable et courtois à nos membres en appliquant un programme rigoureux de certification.JkjH Vous désirez faire partie de l'organisme Québec vrai?Contactez-nous, il nous fera plaisir de vous faire parvenir la documentation nécessaire à l'adhésion ou de vous renseigner sur les formalités à remplir.Julie Fréchette, agr.DIRECTRICE DES SERVICES Téléphone : 819-289-2666 Télécopieur : 819-289-2999 quebecvrai@bellnet.ca 390, Principale, Ste-Monique, Qc JOG 1 NO ^a/ belles Venez goûter le charme de nos repas champêtres pour toutes les occasions : fêtes d'anniversaire, partys de bureau, rencontres entre amis.302, cAemwcKuUè^du/-c)î Étude d'opportunités > Étude de marché nationale et internationale > Plan de marketing > Étude d'affaires > Accompagnement en R&D > Évaluation environnementale Eveline Lemieux, présidente Pascal Billard, vice-président 819.762.2277 819.797.2200 119 Rémi-Jodoin, Rouyn-Fioranda (Québec) J9X 5R9 Télécopieur: 819.797.2200 Courriel : solair.consultants@sympatico.ca Site Web : http://ww3.sympatico.ca/solair.consultants/Page 1 .html • Profitez de rabais! Inscrivez-vous à un bloc de 3 jours et obtenez un rabais de 10$ sur l’ensemble.Inscrivez-vous à un bloc de 10 cours et profitez d’un rabais de 50 $ sur l’ensemble.• Recrutez de nouveaux participants à une activité de formation et vous aurez droit à une réduction de 5 $ sur votre inscription pour chaque nouveau participant.• Organisez un groupe dans votre région.Parlez-en à vos amis, téléphonez-nous pour réserver vos dates, et nous vous aiderons à organiser un groupe.Si vous désirez plus d’informations, vous pouvez consulter la description des cours dans le magazine Bio-bulle no 40, décembre 2002.Vous pouvez aussi nous contacter au 819.396.0374, ou consulter le site web automneenchanson.ivic.qc.ca LE CRAC ALIMENTS SAINS LA CAROTTE JOYEUSE 690 rue St-Jean Québec (Québec) G1R 1P8 Tél.: 418.647.6881 Fax : 418.647.3953 Courriel : lecrac@mlink.net O BIO-BULLE NUMÉRO 41 DES NOUVELLES DE LA FÉDÉRATION D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC En ce début d'année 2003, la FABQ souhaite à tous les producteurs et à toutes les productrices biologiques ainsi qu'aux intervenants du secteur une bonne et heureuse année.La première semaine de décembre fut très occupée à la FABQ.Tout d'abord, il y a eu le congrès général de l'Union des producteurs agricoles, puis le colloque sur l'agriculture biologique.PAR GENEVIÈVE B LAIN, SECRÉTAIRE GÉNÉRALE, FABQ FEDERATION D'ACRICULTURE BIOLOGIQUE DU QUÉBEC LE CONGRÈS GÉNÉRAL DE L'UPA Au congrès 2001, c’est avec des pancartes que les producteurs bio attendaient le ministre de l’Agriculture, M.Maxime Arse-neau.Cette année, le Ministre n’a pas pris de chance, il a donc annoncé que son gouvernement reconduirait le programme de soutien au développement de l’agriculture biologique pour deux autres années.Un total de trois millions de dollars sera ainsi destiné au secteur biologique.La FABQ a réussi à faire adopter deux résolutions lors du congrès général de l’UPA.La première résolution visait le soutien au développement de l’agriculture biologique du Québec, en demandant : • au MAPAQ, en concertation avec l’UPA, de faire connaître les moyens déployés pour mettre en place des politiques visant le développement de l’agriculture biologique pour les dix prochaines années; • à l’UPA, de continuer à soutenir la FABQ dans ses démarches pour l’implantation de politiques d’aide au développement de l’agriculture biologique.La deuxième résolution visait la protection des cultures biologiques, en demandant à l’UPA de sensibiliser les agricultrices et les agriculteurs : • aux exigences liées à la production biologique et à l’impact que peuvent avoir certaines activités sur les fermes avoisinant les fermes certifiées biologiques; • à l’importance de maintenir sur chaque parcelle des bandes refuges, tel que recommandé par les compagnies de semences.Cette résolution fut plus difficile à faire adopter, certains délégués ayant mal compris le sens de la résolution, qui ne demandait pas autre chose qu’une sensibilisation.Le prési- dent de la FABQ, M.Pierre Gaudet, a même déclaré : « Si vous ne pouvez pas voter pour sensibiliser les producteurs, on va comprendre ce qu’il faut comprendre».La résolution fut finalement adoptée majoritairement après de nombreuses interventions.Ce sont surtout des producteurs conventionnels qui sont intervenus pour appuyer la résolution provenant de la FABQ.Un des intervenants fut Sylvain Joyal, administrateur à la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, qui est venu souligner le travail qui se réalise entre la FPCCQ et le Syndicat des producteurs de grains biologique du Québec.LE COLLOQUE SUR L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE La FABQ était présente au colloque avec un kiosque et des conférenciers.Tout d’abord, Mme Lucie Gionet, agente de développement à la Direction de la commercialisation, a ouvert le colloque en brossant un portrait de l’agriculture biologique.M.Charles Cartier, premier vice-président, a expliqué entre autres la mission, l’organigramme, le rôle et les réalisations de la FABQ.Pour terminer la journée, le président de la FABQ, M.Pierre Gaudet, a clôturé l’événement en parlant du parcours effectué par le bio et en ouvrant sur les défis qui restent à surmonter.L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE LA FABQ L’assemblée générale annuelle se tiendra le 7 février 2003, à Drummondville, à l’Hôtel Universel Best Western, sous le thème : Le bio prend sa place.sur nos tables.Un peu partout, le bio a pris la place qui lui revenait, comme par exemple au sein de l’UPA, dans les médias, dans La Terre de chez nous, dans les chaînes d’alimentation.et sur la table des consommatrices et des consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à goûter à nos produits.Lors de l’assemblée, nous ferons le bilan des réalisations 2002 de la FABQ et de ses affiliés.Nous présenterons les recommandations obtenues suite à la réalisation du portrait sur l’agriculture biologique, réalisé avec le CDAQ (Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec).LA FABQ aura le plaisir de recevoir M.Jean Messier, président-directeur général des produits Ronald inc., qui prononcera une conférence sur le développement des marchés.Le ministre Maxime Arseneau a été invité à faire une allocution, et M.Christian Laçasse, premier vice-président de l’UPA, parlera aux producteurs et aux productrices à la fin de la journée.La FABQ profitera de l’événement pour remercier les fermes qui ont agi comme hôtes de la Bio-Fête en 2000 et de la Bio-Champêtre en 2002.Il y aura également un point de presse, où sera lancé le Guide de tran-sition en production biologique, qui a été réalisé grâce au programme de soutien au développement de l’agriculture biologique, de même que le site internet de la FABQ (www.fabqbio.ca).La Fédération d’agriculture biologique du Québec espère que les productrices et les producteurs biologiques seront présents en grand nombre à leur assemblée générale.Pour nous rejoindre : Fédération d’agricuL ture biologique du Québec (FABQ), Maison de l’UPA, 555, b oui.Roland'Therrien, Longueuil (Que.) J4H 3Y9.Tel.: 450.679.0530.Téléc.: 450.670.4867.Courriel : fabq@upa.qc.ca J^FABQ FÉDÉRATION D'ACRICULTURE ÆM BIOLOGIQUE DU QUÉBEC BIOLOGIQUE DU QUÉBEC Nouvelles du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec Compte tenu du succès obtenu par le nouveau Programme de soutien au développement de l'agriculture biologique, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), M.Maxime Arseneau, a confirmé son renouvellement pour les deux prochaines années.Ainsi, le ministre désire appuyer le développement du secteur biologique et favoriser la consolidation de ses acquis.Entre-temps, ce Programme continue de donner des résultats concrets.La version actuelle du Programme de soutien au développement de l'agriculture biologique prend fin le 31 mars 2003.D'ici là, il est toujours possible de déposer des projets.Soulignons que l'objectif du Ministère est de permettre l'établissement de bases collectives structurantes pour l'ensemble du secteur de l'agriculture biologique.Le Programme peut être consulté en ligne sur le site Internet du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'alimentation (MAPAQ) à l'adresse suivante : www.aar.qouv.qc.ca sous la rubrique Programmes d'aide.Deux nouveaux projets se sont officiellement ajoutés aux huit déjà acceptés : Appui au transfert du savoir-faire dans les entreprises agricoles 34 094 $ 1.Moyens de lutte au chiendent en production végétale biologique 2.Contrôle des parasites internes chez les ovins en agriculture biologique Par son réseau de répondants en agriculture biologique et de conseillers dans chacune des régions agricoles du Québec, par son soutien financier au Conseil d'accréditation du Québec, de même que par son Programme de soutien au développement de l'agriculture biologique, le MAPAQ contribue à l'essor d'un secteur en pleine croissance qui répond aux préoccupations des consommateurs en matière de respect de l'environnement et de saine alimentation.Agriculture, Pêcheries et Alimentation a E3 ?a L'aide financière accordée jusqu'à maintenant totalise 406 693 $.D'autres projets sont sur le point d'être officiellement acceptés.Le titre de ces derniers paraîtra dans le prochain numéro.Grâce à ce programme, de nouveaux outils seront bientôt disponibles pour appuyer les intervenants du secteur biologique qui désirent s'initier au développement de ce type d'agriculture ou s'y investir davantage. Depuis sa création, Bioetik démontre un vif intérêt pour les aliments reconnus biologiques.Elle se soucie des préoccupations des consommateurs à l'égard de leur santé, du respect de l'environnement et du développement durable.Bioetik s'engage à fournir des aliments sains, adaptés aux besoins des différents consommateurs.Elle produit conformément aux normes rigoureuses de qualité et de salubrité liées au code d'éthique et au concept d'affaires équitables qu'elle s'est donnés.Elle s'engage aussi à rallier le respect et la satisfaction de ses producteurs, de ses employés, de ses actionnaires, de ses distributeurs ainsi que de ses consommateurs.Bi®eti>l Bioetik inc.C.P.703, Rouyn-Noranda, Québec, CANADA J9X 5C6 T : 1.877.762.5616 W : www.bioetik.com BIO Certifié biologique Les vertus • Herbe de blé à l'état vert (chlorophylle,minéraux, protéines, vitamines A, B, C et E) OCS DQITeS equibor • Graines de chanvre (protéines sans gluten) • Céréales germées (aliment fonctionnel) • Écorce d'orme rouge sauvage (énergisant et nutritif) • • amandes • beurre d'arachide et caroube • abricots • amandes et caroube • PHOTOS : MANON P0ITRAS Abonnez-vous.Abonnez-vous ou renouvelez votre abonnement à Bio bulle, le magazine du bio québécois et courez la chance de gagner une fin de semaine Santé.Bio « Juste pour vous.» à Vauberge Les Jardins de L’Achillée Millefeuille 4 Moyens faciles de s'abonn Par téléphone 418-856-5603 Par télécopie 418-856-2S Par la poste 401, Rue Poiré La Pocatière Québec GOR 1Z0 Par interm www.cab.qc.< .iiimuii a b o Veuillez joindre un chèque 175,00 $ Nom de l'organisme 50,00 $ Adresse LES JARDINS DE Zbialte santf Les Jardins de L’Achillée Millefeuille deviendra dès l’été 2003 la première auberge certifiée biologique au Québec.Une halte santé, un gîte accueillant, des jardins écologiques, nichés au creux de la Vallée rouge, à dix minutes du mont Tremblant dans les Laurentides, juste en bordure de la piste cyclable « Le petit train du Nord ».Chambres inspirées de nos jardins avec salle de bain privée et balcon.Monique Lortie cuisine à partir de produits frais biologiques provenant en saison de leur jardin.P?'-/; Les farines sont fraîchement moulues Sp*' mai^c de d l’aubcige mêmd^ Plusieurs autres surprises bucoliques vous y attendent, toutes bio naturellement! Les Jardins de VAchillée Millefeuille 4352 Ch.des Tulipes ** 4V.La Conception Québec JOT 1M0 Tel: 819.686.9187 • www.millefeuille.ca S.V.P.COCHER LA CASE DE VOTRE CHOIX Membership CABQ O Membre corporatif O Membre individuel Bio-bullle O Abonnement 1 an / 6 numéros O Abonnement 2 ans / 12 numéros 52,99 $ O RUAB 2003 19,50 $ O Production, transformation et distribution des produits biologiques au Québec (format PDF seulement) 35,00 $ O Site Internet Je désire être contacté par votre représentant des ventes TOTAL ____________ $ Taxes et frais de port inclus Ville Province Téléphone Courrier électronique Code Postal Télécopieur Téléphone (418) 856-5603, poste 340, Télécopieur (418) 856-2541 Courriel : info@cab.qc.ca Internet : http://www.cab.qc.ca ou un mandat-poste à l'ordre du : Centre d'agriculture biologique du Québec Service des abonnements 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 BON DE COMMANDE Ces tarifs sont valides jusqu'au 31 décembre 2003 BON DE COMMANDE Le forfait est d'une valeur de 300$ et comprend une fin de semaine pour deux personnes : 2 nuits, 2 déjeuners et 1 souper (5 services panier gourmet).Tirage: lundi 5 mai 2003 à 16 heures au CABQ.Le nom du gagnant sera dévoilé dans l'édition de juin 2003 Ranger santé- L'ÉVEIL PRINTANIER L'Expo Manger santé et le Colloque suscitent chez plusieurs un enthousiasme qui se compare à celui que l'on ressent au printemps.Les deux génèrent, chacun à sa façon, une énergie et une vitalité hors du commun.Avec de nombreuses ressources regroupées au même endroit le même jour, l'Expo Manger santé et le Colloque ont tout ce qu'il faut pour conscientiser les citoyens et même changer leur vie! PAR RENÉ BÉLANGER LJ événement en est à sa sixième année à Montréal et à sa troisième à Québec.Le comité organisateur espère attirer 6500 personnes au / Palais des congrès de Montréal (il y en a eu 4500 l’an dernier) et 5000 à Québec (3000 l’an dernier).Dans ce dernier cas, les habitués doivent noter que l’Expo se déplace aux Espaces Dalhousie du terminal des croisières du Vieux-Port.Ce qui demeure inchangé, par contre, c’est l’objectif de l’événement.Il vise à faire connaître l’impact de la qualité de notre alimentation et de notre mode de vie sur la santé et l’environnement ainsi que de rassembler tous les intervenants du milieu de l’alimentation naturelle et des approches thérapeutiques.Bien sûr, les visiteurs peuvent y découvrir des aliments certifiés biologiques, des produits naturels et du terroir, des produits écologiques de même que des services et produits thérapeutiques.La présidente de l’Association Manger santé , Renée Frap-pier, précise cependant que l’Expo se veut d’abord un lieu d’information.« Ce n’est pas un événement strictement commercial.Les citoyens viennent à l’Expo pour poser des questions à nos nombreux exposants et pour entendre nos conférenciers.Beaucoup de gens se demandent ce qu’ils mangent et profitent de l’Expo pour entreprendre ou poursuivre une prise de conscience ».L’éveil n’est donc pas spontané, mais il arrive que l’Expo se révèle un point tournant pour des visiteurs, comme en font foi des témoignages reçus par l’Association Manger santé.« Le premier Colloque a été pour moi une révélation.Rencontrer des producteurs soucieux d’offrir des produits de grande qualité et respectueux de l’environnement m’a redonné espoir dans la race humaine.Les conférenciers pour leur part étaient tellement engagés qu’ils m’ont donné le courage de m’impliquer à mon tour dans la protection de l’environnement », dira Ginette Caron.De là l’importance de présenter le Colloque à chaque année pour atteindre des nouvelles personnes.Ainsi, le philosophe et éditeur du magazine et de l’Encyclopédie virtuelle de L’Agora, Jacques Dufresne, sera présent à l’édition 2003 pour rappeler l’importance de considérer son corps avec respect.Il fera le lien entre le respect de notre corps et celui du sol et de la terre nourricière.Le Colloque est aussi une occasion de traiter des questions de l’heure.« On ne pouvait pas passer à côté du mouvement de controverse entourant le soya.La diététiste Frances Boyte viendra élucider le sujet et insister sur les bienfaits d’un régime riche en soya dans la prévention du cancer du sein », de préciser Renée Frappier.Le Colloque abordera d’autres thèmes, dont l’effet des pesticides sur la santé et le rôle des aliments biologiques pour prévenir certaines maladies chroniques.Pendant que l’Association Manger santé poursuit sa mission, des changements s’opèrent dans le domaine alimentaire.« Le succès de l’agriculture soutenue par la communauté, l’arrivée récente du prêt-à-manger bio et les démarches du Commensal pour obtenir la certification biologique en sont des exemples notoires », de conclure Mme Frappier.ejatv Nous représentons fièrement les produits suiuonts Æ /Canadian Heritage ORGANICS Courtage et marketing en alimentation biologique Martin Béland, président 13, Filteau Beauport, Québec Canada G1C3M7 Tél.: 418.661.5106 Fax: 418.661.5131 martin@belandorganicfoods.com www.belandorganicfoods.com Joe Karthein, représentant P.O.Box 1911 Sechelt, Colombie-Britannique Canada V0N3A0 Tél.: 604.886.0766 Fax: 604.886.0761 joe@belandorganicfoods.com www.beiandorganicfoods.corn O'clock La boutique de TISANES La CcwÏÏçamÆ, The HERBAL TEA shoo / Les Viandes Biologiques de Charlevoixi '"tri - Oe^ LIBERTE ÉgPf W' ASSOCIATION ir Ï MANGER SANTE • Recevez gratuitement 6 numéros du Bio-bulle, le magazine du bio québécois • Obtenez des rabais sur les activités de l'Association • Obtenez de la visibilité sur notre site internet (membre corporatif) • Soutenez la mission d'éducation et de promotion d’une alimentation santé! MEMBRE INDIVIDUEL 60 $ par année MEMBRE CORPORATIF 150$ par année eeewt CONTACTEZ-NOUS (514) 332-7037 • 1 877 559-7037 ass@mangersantebio.org www.mangersantebio.org BIO-BULLE NUMÉRO 41 O Ranger santé NOS CONFÉRENCIERS EN 2003 Nous trouvons primordial d’organiser en même temps que l’Expo, et ce, depuis 6 ans, le Colloque Manger santé, qui nous permet d’entendre des conférenciers nous entretenir de dossiers d’actualité.Un citoyen informé agira plus efficacement dans son propre milieu et saura faire des choix plus écologiques et équitables dans tous les gestes de son quotidien.Tant de dossiers requièrent notre engagement et nos connaissances: l’eau, les forêts, les aliments transgéniques, l’irradiation, les pesticides, et j’en passe.Voilà pourquoi nous abordons encore cette année une programmation touchant le bio, l’écologie et la santé, ces trois piliers d’un avenir meilleur! Des conférences passionnantes dans un contexte chaleureux, d’autant plus qu’une centaine d’exposants dans chaque ville nous en feront voir de toutes les saveurs et de toutes les couleurs! PAR RENÉE FRAPPIER, PRÉSIDENTE, EXPO MANGER SANTÉ PATRICIA TULASNE M.JACQUES DUFRESNE PHILOSOPHE ET CREATEUR DE L'ENCYCLOPÉDIE VIRTUELLE DE L'AGORA SITE encyclopédique a vu le jour en 1998, mais l’idée a germé à partir de 1995 dans la tête de M.Dufresne.Il comprend aujourd’hui 3081 dossiers et 2641 documents associés.C’est colossal comme contenu, ajoute-t-il.«Nous avons 12 pages d’accueil.On y retrouve des livres au complet, dit M.Dufresne.».Un atout pour l’Estrie Par-dessus tout, il aimerait que son site internet soit mieux connecté à la communauté estrien-ne, plus particulièrement avec les institutions de haut savoir.«Les universités québécoises produisent combien de thèses de maîtrise et de doctorat par année?Des documents qui sont rarement consultés à grande échelle, mais qui pourraient être très utiles sur un site internet comme L’Encyclopédie virtuelle de l’Agora.» M.Dufresne saura nous livrer un message de monde durable relié à notre façon de nous nourrir.Nous sommes tous conviés à la table des dieux par M.Jacques Dufresne lui-même! D .~ , Son vœu : un monde durable Patricia 1 ulasne s’est fait connaître du grand public tant par ses rôles à la télévision qu’au En 1997, elle publiait aux éditions Le désir d’innover dans l’action sur le monde doit être équilibré avec le souci de réconcilier l’homme avec la nature et avec la vie.Cette orientation est déjà illustrée dans l’Encyclopédie virtuelle de l’Agora de diverses manières.Il nous faut penser le monde et agir sur lui de façon à ce qu’il demeure possible.Le point de vue est le lieu d’où l’on voit le monde Il est préférable qu’il soit élevé, mais ce n’est pas la date qui détermine son altitude.D’un même point de vue, caractéristique d’une époque, divers regards sont possibles : ceux du savant, du poète, du peintre, du musicien, de l’ingénieur, de l’administrateur.Chacun de ces regards nous révèle un aspect de la réalité.La connaissance la plus adéquate est celle qui englobe les regards les plus pertinents de la réalité.Pour ce qui est de l’eau, par exemple, chacun sait l’importance du regard du chimiste et du biologiste, mais qui, le connaissant, voudrait se priver du regard du poète?«Considérez une plante, admirez un grand arbre, et voyez en esprit que ce n’est qu’un fleuve dressé qui s’épanche dans l’air du ciel.L’eau s’avance par l’arbre à la rencontre de la lumière.L’eau se construit de quelques sels de la terre une forme amoureuse du jour.Elle tend et étend vers l’univers des bras fluides et puissants aux mains légères.» Paul Valéry, Louanges de l’eau.M.Jacques Dufresne est fier de s’associer à un événement qui favorise les liens entre le bio, l’écologie et la santé.Û S,” Clneim -'W JpgjfcV Libre Expression un roman écrit en collabora- tion avec la comédienne Mark'] osée *: Longchamps, Elles auraient pu grandir ensem- ble.Cette année, c’est avec la nutritionniste Anne-Marie Roy quelle s’est associée pour écrire un livre traitant d’un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : le végétarisme.C’est en effet par conviction que la comédienne a adopté il y a près de 20 ans ce régime alimentaire qui est devenu pour elle un véritable art de vivre.SE NOURRIR AVEC RESPECT PAR PATRICIA TULASNE Après la deuxième guerre mondiale, le monde occidental a trouvé la formule magique qui lui permettrait de relever son économie : la société de consommation.Si nos sociétés dites civilisées sont effectivement devenues puissantes, cette puissance s’est installée au détriment des autres sociétés du globe, des ressources naturelles et de la vie sur la planète.Le 20e siècle a été plus destructeur pour l’environnement que les 2000 ans qui l’ont précédé.Aujourd’hui, nous vivons dans un monde si fragmenté que nous ne réalisons pas que nos habitudes de vie ont un impact direct sur la survie de notre espèce.Nous parlons de droits et de liberté, mais très peu de responsabilité.Albert Schweitzer écrivait : « L’homme n’est éthique que lorsque la vie en elle-même, aussi bien celle des plantes que celle des animaux, lui est sacrée comme celle des hommes ».Aurions nous perdu le sens du respect de la vie?Et le végétarisme n’est-il pas une façon de sauver ce qui nous reste d’humanité?ff* Écho-Santé Herboristerie traditionnelle et éducative C u 11 u ce, eue illette, production et transformation de plantes médicinales Cours de santé naturelle et consultation^ thérapeutiques Vente de produits "- de santé Hélène Bourqssa, herboriste Hd- 355, chemin Thivierge, Bonaventure, Québec GOC 1EO « Tél.: (418) 534-3934 Courriel: echosante@hotmail.com BIO-BULLE NUMÉRO 41 ^Manger santé- ANNE-MARIE ROY DIÉTÉTISTE-NUTRITIONNISTE Anne-Marie Roy est une diplômée de l’Université Laval de Québec.Elle œuvre dans le milieu de l’alimentation responsable depuis 13 ans.Mme Roy a reçu des centaines de personnes dans son bureau de consultation et elle passe son message à des milliers de personnes par le biais de conférences dans les entreprises et organismes.Elle est également chargée de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières.On a pu lire ses nombreux articles dans les journaux et revues de santé.Son désir d’informer l’a également amenée à organiser des congrès et colloques sur le végétarisme et l’alimentation respectueuse de la santé et de l’environnement.Elle est co-auteure, avec Patricia Tulasne, d’un livre sur le végétarisme qui fera très bientôt son apparition sur le marché.Vous aurez d'ailleurs l’occasion de vous procurer une des premières copies fraîches au Colloque Manger santé.LE GUIDE ALIMENTAIRE DE L'AVENIR CROYEZ-VOUS que pour manger équilibré, il s’agit d’avoir les quatre groupes du Guide alimentaire canadien à chaque repas?Moi, non! Notre guide alimentaire national a, à mon avis, grand besoin d’être modernisé et ajusté en fonction des dernières découvertes en matière de santé, d’environnement et d’éthique.D’ailleurs, de nombreux scientifiques sont inquiets et commencent à remettre en question les recommandations qui sont répétées à la grandeur de l’Amérique du Nord.Lorsqu’on se met un aliment en bouche, il faut penser plus loin que sa langue et savoir que dans la nature tout est lié et que nos UNE PRESSE vante les bienfaits du soya et une autre nous met en garde, de quoi semer la confusion pour plusieurs.Le soya représente un enjeu financier majeur.Il nous faut donc chercher, à travers toutes ces controverses, les véritables pistes qui conduisent à la santé.Le soya a été un aliment de base pour les Asiatiques pendant des millénaires.Ce dernier est maintenant sous la loupe de la recherche scientifique.Regardons les deux côtés de la PAR ANNE-MARIE ROY, DIÉTÉTISTE-NUTRITIONNISTE choix alimentaires ont un effet sur l’avenir de l’humanité.Un guide alimentaire est premièrement un outil qui devrait être complètement neutre, sans aucun intérêt pécuniaire; le seul intérêt devrait être la santé optimale des Canadiens, et non la santé financière d’industries quelconques.Lors de ma conférence au Colloque Manger santé, vous découvrirez quelle est l’alimentation qui nous permet le plus d’atteindre un de nos objectifs de société qui consiste à améliorer la qualité de vie de tous et chacun, sans oublier évidemment le plaisir de manger.Mais, attention, attendez-vous à des remises en question de nombreux principes ancrés! situation.Reconnaissons les différences entre la fève soya, le tofu, le tempeh, le miso, les isolats de protéines et les suppléments de soya.Il est important de garder en tête que les recommandations diffèrent selon que l’on s’adresse à une personne en santé (préventif) ou à une personne traitant un cancer hormonodépendant (curatif).Ainsi, nous arriverons à dégager une information juste et à jour selon les situations où chacun pourra mieux choisir ce qui lui convient, et ce, en toute confiance.JOEL LEGENDRE JOËL Legendre fait partie du paysage artistique depuis une dizaine d’années.A sa sortie de l’école de théâtre, il fait la joie des enfants à la télévision de Radio-Canada avec Iniminimagimo.On le découvre par la suite au théâtre, dans les comédies musicales et comme animateur.Depuis sa tendre enfance, ayant été élevé sur une ferme, Joël est sensible au sort des animaux d’élevage.Dès l’âge de quinze ans, il décide de devenir végétarien.Il a tôt fait de laisser loin derrière une santé fragile et de découvrir les bienfaits d’un tel régime sur la santé globale de l’individu.Joël ne cesse de partager ses convictions sur l’importance de nos choix alimentaires pour la santé de l’individu, des animaux et de tous les êtres vivants.Il est tout naturel pour lui de s’associer et de promouvoir un événement comme Expo Manger santé et le Colloque qui se donne comme mission d’inciter les gens à mieux se nourrir.Dr FRANÇOIS MELANÇON, md Toujours en pratique, mis à contribution comme chercheur clinique dans plusieurs domaines, le docteur François Melançon s’est intéressé aux effets de l’exercice et de l’alimentation sur la santé humaine, devant l’échec monumental des approches médicales traditionnelles à la santé.Le docteur Melançon a écrit plusieurs articles médicaux et publié un livre de vulgarisation résumant ses recherches.L’éditeur Guy Saint-Jean publiera bientôt le tome II de ses recherches, accompagnées de nombreuses recettes créées par le chef Benjamin Alarie.LE BIO, LES PESTICIDES ET NOTRE SANTÉ L’augmentation des cas de cancer, les cas de malformation chez les batraciens et tous les problèmes hormonaux retrouvés à la fois chez les animaux sauvages vivant en région agricole et chez les humains montrent du doigt les dangers très importants de l’utilisation des pesticides et des herbicides.Le phénomène de la résistance aux antibiotiques prend de l’ampleur et atteint des proportions alarmantes.La maladie de la vache folle démontre les dangers très importants à faire passer profit avant santé.La conférence Le bio, les pesticides et notre santé veut donner l’heure juste sur cette agriculture intensive qui est malheureusement la nôtre.FRANCES BOYTE DIÉTÉTISTE CLINICIENNE Frances Boy te est auteure du livre Tofu International (Stanké), responsable de l’intégration et de la promotion des produits biologiques chez Métro Gagnon, et conceptrice de programmes de santé pour l’industrie.\ LE SOYA AU-DELÀ DES CONTROVERSES FRANCES BOYTE DT.R, DIÉTÉTISTE CLINICIENNE O BIO-BULLE NUMÉRO 41 LManeer santé MARIE-LISE PELLETIER HOMÉOPATHE À la suite d’un diagnostic de cancer, elle décide de se battre, elle gagne la partie avec comme mis-sion la santé à tout prix! Propriétaire d’une boutique de produits naturels pendant 10 ans et mère de quatre enfants, elle met sur pied des cours d’alimentation végétarienne et des conférences santé pour les écoles primaires avec dégustations.Diplômée en homéopathie et exerçant sa profession en pratique privée depuis 10 ans, Marie-Lise Pelletier est également auteure et chroniqueuse.Conférencière dynamique et passionnée, elle a le don de démystifier les rudiments de l’alimentation en abordant le sujet de manière simple et captivante.LES ENZYMES, LA VITALITÉ.LE CRU AU MENU! PAR MARIE-LISE PELLETIER, HOMÉOPATHE POURQUOI LE CRU?Pourquoi s’intéresser aux enzymes?Que ce soit l’estomac nauséeux, les douleurs intestinales, le stress durant la digestion, l’hypochlorhydrie, la bouche sèche, le mauvais fonctionnement des parotides, de l’estomac, des intestins, du foie ou du pancréas, voici les troubles nécessitant un traitement enzymatique! Remédier au problème avec des suppléments ou en changeant votre alimentation et en mangeant davantage de cru, là est la question! Intégrer des aliments crus au menu pourrait être une des solutions.Les aliments crus représentent à coup sûr un apport d’enzymes et de vitalité.Vous observerez le retour d’un instinct alimentaire extrêmement précis, qui s’exprimera principalement par des modifications de vos perceptions olfactives et gustatives.Le plaisir de manger se multiplie.Une autre solution serait les suppléments, mais lesquels?Homéopathie, aromathérapie, vitamino-thérapie, phytothérapie.MANGER SANTÉ BIO RAYONNE LA DEMANDE POUR LE BIO : EN PLEINE CROISSANCE Partout dans le monde, on observe une croissance de la demande pour des aliments de culture biologique.Le nombre de producteurs, de transformateurs et de détaillants ne cesse d'augmenter.Il est vrai que le marché biologique au Québec est encore minuscule.On lui attribue 1 pour cent de la consommation totale (2 pour cent aux États-Unis).Si petit soit ce marché, les effets bénéfiques sur la santé des individus et sur la vitalité des sols demeurent une motivation certaine pour éduquer et sensibiliser de plus en plus de consommateurs à exiger du biologique dans leur assiette! PAR RENÉE FRAPPIER, ASSOCIATION MANGER SANTÉ BIO OÙ TROUVER DE L’INFORMATION?À L'EXPO MANGER SANTÉ MÊME ENDROIT, le même jour-pouvoir rencontrer un grand nombre d’intervenants dans le domaine du bio, de l’écologie et de la santé, avoir le plaisir de déguster plein de délicieux produits.quel bonheur! Le rayonnement de l’Expo Manger santé porte des fruits.Depuis 6 ans à Montréal et 3 ans à Québec, l’Expo vise à faire la promotion de la santé par une alimentation saine et biologique et par des produits et des services écologiques et thérapeutiques.L’Expo Manger santé et son Colloque répondent aux préoccupations de la population face aux aliments transgéniques, aux pesticides et à la détérioration de la santé et de l’environnement.C’est un événement unique au Québec qui sait rallier le plaisir, la santé et la prévention.Depuis 25 ans, le Québec a fait des pas de géant et se démarque par la présence et la croissance de plusieurs entreprises et associations qui œuvrent avec succès dans le domaine de la prévention et de la saine alimentation.LES MÉDIAS À L'HEURE BIO Les médias s’intéressent de plus en plus à ce genre d’événement grand public, et ce, pour souligner la qualité des exposants et de leurs produits et services ainsi que leur générosité à l’égard des visiteurs.Il ne se passe plus beaucoup de jours sans que l’on entende ou ne lise le mot biologique.Les journalistes posent des questions de plus en plus justes sur les impacts, sur notre santé et sur l’environnement, de nos méthodes d’agriculture conventionnelle et de la prolifération des organismes génétiquement modifiés.Il devient donc très important de développer la confiance envers l’appellation biologique, en faisant valoir la présence de contrôle et de critères rigoureux qui entourent ces produits.Prendre sa santé en mains devient urgent dans une société où la prévention manque à l’appel, et cette démarche passe par la recherche pour des aliments biologiques.OÙ TROUVER DE L’INFORMATION?À L'ASSOCIATION MANGER SANTÉ BIO Ce regroupement de gens intéressés à mieux se nourrir travaille sans relâche depuis 1985 à diffuser de l’information sur les bienfaits d’une alimentation saine, de plus en plus végétarienne et biologique.Durant toutes ces années, l’association a offert à des milliers de personnes des cours de cuisine-santé, des cours de nutrition et de multiples conférences et articles sur des dossiers majeurs touchant la santé, l’alimentation biologique et l’écologie.OÙ TROUVER LES ALIMENTS BIO?La variété et la disponibilité de produits de culture biologique augmentent chaque année.On peut facilement trouver une bonne variété de légumes, des fruits, des céréales, des légumineuses, du lait, du fromage (de lait cru), du yogourt, du poulet et même de la viande biologiques.Les marchés d’aliments naturels offrent une sélection saisonnière de produits frais, sans compter une gamme très intéressante de produits secs.Des fermes vendent directement à des consommateurs ou à des groupes qui achètent leur part en début de saison (les paniers d’ASC : agriculture soutenue par la communauté), ce qui permet d’encourager la production locale.Un certain nombre de supermarchés en ont ajouté dans leurs étalages.Il ne faut pas oublier que la demande crée l’offre! Devenons des consommateurs qui exigent de l’approvisionnement et des O BIO-BULLE NUMÉRO 41 {Manger santé garanties pour des aliments et des produits biologiques.Il est heureux de constater qu’au Québec, le consommateur peut être confiant d’acheter des aliments de culture biologique, et ce, grâce à tous ces gens qui y croient et qui se sont organisés depuis de nombreuses années pour développer la fiabilité et la traçabilité de ces produits.Plus l’information circule, plus les citoyens se sensibilisent à l’importance cruciale que représentent nos choix alimentaires.Achetez bio, un geste essentiel pour un avenir meilleur.OÙ TROUVER DE L'INFO SUR INTERNET?Si vous aimez naviguer sur Internet, vous pourrez trouver une foule de renseignements pertinents.Il nous faut devenir de plus en plus avertis.*3“ www.mangersantebio.org : ce site vous informe des prochaines activités de l’association et de ses membres corporatifs.*3- www.reseauproteus.net : portail santé.es- www.cab.qc.ca: site du Centre d’agriculture biologique du Québec (CABQ).*3“ www.caqbio.org: site du Conseil d’accréditation du Québec, qui contrôle l’appellation biologique au Québec.Vous y trouverez les noms de tous les certificateurs accrédités.•3* www.equiterre.qc.ca : ce site vous renseignera sur les ASC (projets d’agriculture soutenue par la communauté).tü- www.agr.gouv.qc.ca/ae/filieres/biologiq/ : site de la filière biologique du Québec.*3 htpp://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Agri-culturejbiologique : site de l’Encyclopédie de l’Agora.LES PESTICIDES AGRICOLES ET NOTRE BIOLOGIE Habituellement, la promotion de l'utilisation de pesticides dans l'agriculture fait valoir que les résidus de ces substances retrouvées dans les aliments sont bien en deçà des doses toxiques.Non seulement les moyens mis à notre disposition ne permettent pas de tirer cette conclusion, mais les nouvelles données scientifiques donnent de plus en plus d'exemples en contradiction avec la supposée innocuité des pesticides.PAR CAROL VACHON, ASSOCIATION MANGER SANTÉ BIO, DOCTEUR EN PHYSIOLOGIE MÉDICALE, CONSULTANT EN NUTRITION /^\ SAIT QUE LES TESTS de toxicité peuvent être longs, fastidieux | et coûteux, surtout s’ils sont effectués sur des animaux.Dans V^/ JL 1.ce contexte, comment se permettre d’affirmer sans se tromper qu’un pesticide, molécule chimique tout à fait étrangère à notre biologie, n’aura pas d’effet perturbateur à plus ou moins long terme sur un ou plusieurs des milliers de sentiers métaboliques de notre corps?Mission impossible.Et ¦\m W Y imÆmm Horticulture légumière et fruitière ELEVAGE Le seul diplôme d'ÉTUDES COLLÉGIALES en AGRICULTURE BIOLOGIQUE au Québec Cégep de Victoriaville 475 Notre-Dame Est, Victoriaville, G6P 4B3 Téléphone : (819) 758-6401, poste 2586 COURRIEL : agriculture@cgpvicto.qc.ca il ne faut pas oublier que si les pesticides sont efficaces, c’est par leur action perturbatrice contre certaines fonctions physiologiques de mauvaises herbes ou d’insectes dont la biologie nous ressemble jusqu’à un certain point.UN DOSAGE DÉROUTANT Toute évaluation de la dangerosité d’une substance synthétique étrangère comme un pesticide repose sur l’analyse effet-dose : l’effet augmenterait avec la dose.Mais de plus en plus de recherches montrent que certaines substances sont plus toxiques à faible qu’à plus forte dose.Ce phénomène a été observé, entre autres, avec un herbicide et une hormone administrée aux animaux de boucherie (études en 1997 et 2002).L’interprétation est qu’à faible dose, la substance peut perturber l’un de nos milliers de sentiers métaboliques parce quelle est en quantité trop faible pour activer les défenses du corps : les mécanismes de détoxication ne seront mis en marche qu’à doses plus fortes.Et ce ne sera qu’à doses encore plus fortes que ces mécanismes de protection seront débordés pour donner l’intoxication classique telle qu’on la connaît.« UN PLUS UN » PEUT FAIRE PLUS QUE DEUX Cela s’appelle synergie : deux substances combinées peuvent avoir un effet total plus fort que la somme des effets particuliers des deux substances isolées.C’est un phénomène très connu en biologie.Or la toxicité des pesticides est évaluée sur chaque pesticide pris séparément.En gros, on détermine le seuil de toxicité et on s’assure que le résidu du pesticide dans l’alimentation est bien en deçà du seuil.Mais que dire du cocktail de pesticides et d’autres substances chimiques présents dans l’environnement, en particulier celui qui nous est le plus intime, soit les aliments qu’on ingère.Des études toutes récentes sur des souris montrent que la combinaison de quatre pesticides est toxique, par exemple cancérigène, à de très faibles doses considérées hautement sécuritaires.DES SOUFFRANCES INUTILES L’approche biologique aurait épargné des souffrances inutiles non seulement aux animaux, mais également aux humains.Divers rapports des BIO-BULLE NUMÉRO 41 ^Manger santé Nations-Unies l’attestent.Citons seulement l’action œstrogénique des pesticides.Elle serait une cause principale de puberté précoce chez la jeune fille, faisant que les garçons du même âge se trouvent à manifester un « retard » relatif de développement, avec des conséquences sur leurs relations avec leurs consœurs, pour ne parler que de ce problème.Et que dire des interactions avec les microbes pathogènes comme les virus?Bien d’autres questions inquiétantes hier ont déjà trouvé confirmation.On prétendra que la loi de l’évolution permettra à notre corps de corriger les problèmes.Je veux bien, mais c’est un processus qui se déroule sur des millénaires.Est-on prêts à servir de cobayes?Bien sûr que l’agriculture industrielle conventionnelle a apporté l’abondance : dans les derniers siècles, les pays indus- trialisés n’ont plus connu la famine sauf par la guerre.Cela nous fait négliger les rançons, comme les toxicités.Car trop portés à faire la leçon à la nature, on a préféré s’en passer plutôt que de tabler sur ses forces.On aurait très bien pu atteindre l’abondance avec une agriculture biologique, qui est aussi productive, sinon plus, et respecte l’environnement, la santé et la vie paysanne.IRRADIATION DES ALIMENTS LA PRUDENCE S'IMPOSE Le 25 novembre dernier, Santé Canada annonçait la tenue de consultations publiques sur un projet de modification de règlement qui autoriserait l'irradiation du bœuf haché, de la volaille, des crevettes et des mangues.Ces consultations publiques, qui surviennent après plusieurs mois d'étude de ce nouveau projet de réglementation, découlent de la nature controversée de l'irradiation des aliments ainsi que des réticences du public face à cette pratique.PAR ANTOINE GENDREAU-TURMEL EFFET, malgré les assurances répétées de nombreux experts de l’irradiation sur la sécurité du procédé, les sceptiques et les opposants à cette pratique demeurent nombreux.Au printemps 2000, 54 pour cent des répondants à un sondage pancanadien ont affirmé qu’ils éviteraient les aliments irradiés s’ils en trouvaient au supermarché.De plus, durant les consultations publiques menées par Santé Canada, lesquelles se sont terminées le 16 janvier à Vancouver, les sceptiques et les opposants au projet de réglementation étaient nombreux et ont massivement fait sentir leur présence.IRRADIATION 101 Mais au juste, qu’est-ce que l’irradiation des aliments?Pourquoi l’utilise-t-on?Quels dangers, si dangers il y a, cela peut-il poser?Est-ce bien nécessaire?Ayant à cœur de garder nos lecteurs bien infonnés sur l’actualité agricole et alimentaire, nous sommes partis à la recherche d’information sur le sujet.Et ce que nous avons trouvé est plutôt préoccupant.L’irradiation des aliments est un procédé existant depuis les années 1950 et qui consiste à soumettre la nourriture à un rayonnement ionisant, comme les rayons X ou les rayons Gamma, dans le but de détruire les bactéries et les parasites vivant sur ces aliments ainsi que d’améliorer la durée de vie de ceux-ci.Ce procédé est très efficace, permettant entre autres de débarrasser les aliments de certains indésirables nommés E.Coli, Salmonelle et Listeria, ainsi que d’augmenter considérablement la durée de conservation de ces mêmes aliments.Actuellement, au Canada, l’irradiation alimentaire est limitée aux pommes de terre, aux oignons, au blé, à la farine ainsi qu’aux épices, et les aliments irradiés ne représentent qu’environ 0,1 pour cent des aliments vendus au pays.Mais tout cela pourrait changer rapidement avec l’adoption du nouveau règlement, car les grands producteurs de viande voient l’irradiation comme un moyen pratique de contrer le retrait de leurs aliments des tablettes d’épicerie pour cause de contamination ou de péremption, ainsi que d’éviter des poursuites de consommateurs intoxiqués.POURQUOI SE MÉFIER DE L'IRRADIATION DES ALIMENTS?Non, les aliments irradiés ne deviennent pas radioactifs.Par contre, plusieurs recherches ont démontré que l’irradiation des aliments crée des centaines de produits de radiolyse uniques, dont certains radicaux libres, qui n’ont jamais été complètement identifiés et encore moins évalués adéquatement quant à leur sécurité.Toutefois, nous savons déjà que les radicaux libres sont des composés dangereux, pouvant provoquer des dizaines de milliers de réactions chimiques ayant des conséquences sérieuses sur la santé, que ce soit au plan de la destruction des membranes cellulaires, du dérangement de certains processus vitaux ou carrément de la création de cellules cancéreuses.Par exemple, une étude remise à l’armée américaine en 1997 démontrait que les niveaux de benzène cancérigène dans le bœuf irradié étaient 10 fois plus élevés que dans le bœuf cuit.De plus, des études publiées dans les rapports de Public Citizen, une organisation étatsunienne de défense des droits des citoyens, ont démontré que les radicaux libres détruisent les vitamines des aliments irradiés.En effet, les composés créés par l’irradiation des aliments détruisent les vitamines durant l’entreposage de ceux-ci ainsi que durant leur cuisson.Toutes les vitamines sont partiellement détruites par l’irradiation des aliments, mais plus particulièrement les vitamines A, B, C, E et K, où les pertes peuvent atteindre, dans certains cas, plus de 90 pour cent.Par exemple, le tiers de la vitamine B12 dans la viande irradiée peut être perdu, tandis que 91 pour cent de la vitamine B6 du bœuf irradié, conservé 15 mois, est détruite.De plus, des études citées dans les rapports de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mentionnent que les aliments irradiés pourraient provoquer une série de désordres tels qu’une baisse du taux de globules blancs, des dommages génétiques, des hémorragies internes, des problèmes de fonctionnement du foie et de la thyroïde ainsi que des tumeurs, du moins chez les animaux qui sont nourris avec des aliments irradiés.Plus particulièrement, dans le cas de la viande irradiée, une étude citée dans le rapport de l’OMS de 1999 fait mention de l’apparition d’un produit de radiolyse, le cyclobu-tanone, ayant des propriétés cancérigènes.UN PROCÉDÉ POUSSÉ PAR LA GRANDE INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE Il semble que de telles études militent en faveur du retrait de cette technologie, ne serait-ce qu’au nom du principe de précaution.Mais ce n’est pas ce qu’en pense la grande industrie agroalimentaire, qui voit dans l’irradiation des aliments un moyen pratique d’assurer la sécurité de ses produits.Ceci est particulièrement frappant lorsqu’on analyse de plus près l’industrie de la viande.Peu après le retrait des tablettes, en juin 2000, de dizaines de kilos de viande hachée qui avait été contaminée par la bactérie E.Coli, la compagnie possédant l’abattoir où la viande avait été contaminée, la multinationale étatsunienne IBP, proposait d’irradier la viande comme on le fait aux États- O BIO-BULLE NUMÉRO 41 ^Manger santé- MANGER SANTÉ ET BIO AU RESTO La progression de l'alimentation biologique se poursuit au Québec grâce à un nouveau front, celui des restaurateurs.PAR CARLE BERNIER-GENEST, COLLABORATEUR UNE FRINGALE?Pas le goût de faire la vaisselle après le repas?Optez pour une sortie au restaurant! Et tant qu’à y être, joignez l’utile à l’agréable en visitant l’un de ceux qui vous offrent un menu majoritairement biologique.Ce n’est pas connu, mais la vague de fond en faveur du bio se fait sentir chez certains restaurateurs qui ont commencé leur conversion.Ils n’en sont pas encore à l’étape de la certification, qui exige que plus de 95 pour cent des plats cuisinés le soient avec des ingrédients biologiques, mais des rumeurs courent à l’effet qu’un pionnier soit sur le point d’y arriver.Dans son travail incessant pour soutenir le développement de l’agriculture biologique, le Unis, afin de garantir la sécurité de ses stocks de bœuf.Il ne fallut que peu de temps avant que la Canadian Cattlemen’s Association reprenne le message et dépose une demande officielle à Santé Canada.Ce serait, pour IBP et les autres acteurs de l’agroalimentaire, un moyen très efficace de régler un sérieux problème sans être obligé de l’attaquer à la source.En effet, le problème de contamination des aliments par divers pathogènes se retrouve au niveau de la salubrité des élevages et des abattoirs.En modifiant les pratiques d’élevage et d’abattage des animaux, on pourrait réduire considérablement la fréquence des intoxications alimentaires.Comme l’indique Samuel S.Epstein, professeur de l’université de l’Illinois et grand critique de l’irradiation des aliments, des pratiques simples comme offrir plus d’espace pour les animaux dans les élevages, faire des examens de l’eau potable, obtenir un meilleur contrôle des mouches pour diminuer les taux d’infection dans les élevages ainsi que créer des règles de salubrité plus importantes dans les abattoirs seraient suffisantes pour éliminer la nécessité de l’irradiation des viandes.En attendant la décision de Santé Canada sur la possibilité d’autoriser l’irradiation du bœuf haché, de la volaille, des crevettes et des mangues, vous avez la possibilité d’exprimer votre opinion sur le sujet en envoyant un commentaire à cette adresse de courrier électronique d’ici le 21 février: irradiation@hc-sc.gc.ca .Enfin, sur une note plus positive, les amateurs d’aliments biologiques que nous sommes peuvent se réjouir, car l’irradiation est complètement interdite pour les aliments issus de l’agriculture biologique.Une autre bonne raison de manger bio à rajouter sur la liste.groupe communautaire Équiterre offre un bottin québécois du bio, qui comprend une section Restaurants.Disponible depuis septembre (et ensuite mis à jour régulièrement sur le site www.equiterre.qc.ca), ce bottin fait connaître auprès du grand public la campagne «Moi, je mange bio», amorcée en début d’année.Voici quelques adresses que vous y retrouverez.LENTEMENT, MAIS SÛREMENT Montréal est l’une des villes du continent comptant le plus de restaurants par habitant.Cette diversité ne se répercute pas encore, pourtant, sur l’offre bio.Quoi qu’il en soit, quatre restaurants se démarquent déjà.Aux Vivres, sur la rue Saint-Dominique, fait figure de précurseur.La cuisine y est végétalienne, donc sans aucun produit animal.La nourriture y est excellente, surprenante par les goûts qu’elle nous fait découvrir, et les portions sont tout à fait généreuses.Sans prétention, l’endroit vaut le détour, entre autres pour sa terrasse, simple, mais chaleureuse.Deux comptoirs-lunch ont aussi pignon sur rue dans la métropole.Les Délices bio, sur la rue Mont-Royal, a fait sa renommée avec ses plats cuisinés comme à la maison.Le menu y est végétarien et prêt à emporter.Car avec seulement huit chaises, le gros de la clientèle ne s’arrête pas sur place, se privant ainsi du charme sympathique des petites tables sur le bord de la vitrine.L’Eko Café, sur la rue Centre, à Pointe-Saint-Charles, offre lui aussi un menu simple, mais avec la particularité d’être jumelé à un magasin d’aliments naturels, l’Eko Boutique.Le meilleur endroit pour s’arrêter entre deux achats.Cas à part, le Spirite Lounge, sur la rue Ontario, refuse habituellement que l’on parle de lui, même s’il offre de la nourriture biologique.Il ne figure donc pas dans le bottin d’Équiterre.Le concept de ce restaurant est un peu particulier.On doit réserver, il n’y a qu’une table d’hôte au menu, une pénalité financière est imposée aux clients qui ne terminent pas leur assiette, le tout dans un décor composé entièrement de matériaux recyclés.Pour vivre une expérience dépaysante et pour un bon repas, le Spirite Lounge vaut le déplacement! Enfin, il y a tous ces autres restaurants qui, sans en faire une pratique généralisée, offrent quelques ingrédients biologiques dans leurs assiettes.Le Commensal, par exemple.Encore une fois, on parle d’un restaurant végétarien.Mais c’est normal que ce soient ces restaurants, très près des questions de santé, qui aient été les premiers à faire le geste de se convertir au bio.La disponibilité grandissante de la viande bio devrait toutefois permettre l’émergence de nouveaux types de menus.Puis, il y a la récente vague des restaurateurs conscientisés qui, en plus des ingrédients bio, ajoutent à leur table du commerce équitable et de l’achat local.Un peu comme le fait L’@muse café, sur la rue Beaubien, qui offre des sandwichs faits avec du pain biologique acheté à la petite boulangerie voisine, question de redynamiser la vie de quartier.CUISINE RÉGIONALE Mais il n’y a pas qu’à Montréal que des restaurateurs ont décidé de se soucier de la Terre.Et l’intérêt pour la vie de la communauté et pour les achats locaux a depuis longtemps amené une foule de restaurants, partout au Québec, à se centrer sur nos produits du terroir.C’est à ces tables que vous avez le plus de chances de retrouver un peu de bio dans votre assiette.Car la relation directe entre le fermier et le cuisinier est toujours un gage de qualité.Plus spécifiquement, plusieurs régions jouissent déjà de la présence de restaurants offrant des menus principalement biologiques.C’est le cas de Sherbrooke, bien desservie par L’Ardoise, sur la rue Galt, et L’Entr’amis, sur la 13e avenue Nord.De plus, dans le village d’Eaton, tout près, Les Nuages fous, sur la route 108, s’offrent à votre curiosité.Le Café Bistro chez Marcel, sur la rue Principale à Granby, permet lui aussi de manger sans être importuné par les produits chimiques.Dans Lanaudière, les restaurants Le Dialogue, sur le chemin Pain-de-Sucre à Saint-Jean-de-Matha, Le Cheval de jade, sur la rue Ouimet à Saint-Jovite et Les Jardins de l’Achillée Millefeuille, sur le chemin des Tulipes à La Conception, vous invitent aussi à leur table écologique.Enfin, le Bas-Saint-Laurent n’est pas en reste, grâce aux menus du Bistro Santé, sur la rue Taché à Saint-Pascal-de-Kamouraska, de l’auberge La Sollaillerie, sur la rue Principale à Saint-André-de-Kamouraska et du restaurant La Noosphère, sur la route 132 à Saint-Roch-des-Aulnaies.Evidemment, il y a sûrement d’autres adresses bio à visiter, sans parler des nouveaux restaurateurs qui s’ajoutent constamment à cette liste .Mais maintenant que la table est mise, il n’y manque que vous! BIO-BULLE NUMÉRO 41 O ^Manger santé BIOÉTIK LANCE SES BARRES DE CÉRÉALES BIO La détermination de Josée Gagné et de Pierre Trahan a porté fruit.Elle a convaincu des investisseurs et des actionnaires de s'associer à leur projet, lequel fait d'eux les premiers à produire des barres de céréales et de fruits certifiées bio au Québec.Les barres Équibar sont produites à Rouyn-Noranda par l'usine de Bioétik.PAR RENÉ BÉLANGER PETITE ENTREPRISE de l’Abitibi n’a rien négligé pour mettre au point des produits de qualité.Comme nous le rapportions dans notre cahier régional de l’Abitibi-Témiscamingue en juin dernier, les produits ont été testés au Centre de recherche et de développement sur les aliments, à Saint-Hyacinthe, pour satisfaire aux goûts des consommateurs.Bioétik vient de mettre sur le marché quatre barres différentes : amandes naturelles, amandes et caroube, beurre d’arachide et caroube et fruits à base d’abricots.«Nous avons innové en introduisant dans ces barres de l’herbe de blé, des céréales germées et des graines de chanvre.Nos barres ont une valeur nutritive élevée.Elles pourraient même remplacer un repas, mais ce n’est pas le créneau que nous visons», de souligner Mme Gagné.L’emballage, conçu en fonction de l’environnement, ne contient aucun aluminium.« Notre emballage peut être recyclé et il n’est pas transparent afin de préserver la qualité du produi t», d’ajouter Josée Gagné.Bioétik transige avec des fournisseurs de Montréal pour obtenir les amandes et les fruits séchés, le beurre d’arachide et d’autres intrants bio.Mme Gagné espère cependant intéresser des producteurs conventionnels de la région à se tourner vers le biologique.« Ces producteurs pourraient nous fournir des céréales, des fruits sauvages et de l’herbe de blé.L’intérêt des producteurs existe.Ils préfèrent toutefois nous laisser démarrer avant d’aller plus loin, ce qui est tout à fait normal ».LES PROJETS DE BIOÉTIK Quoi qu’il en soit, l’usine de Rouyn-Noranda a bel et bien démarré ses activités.Elle dessert depuis janvier les marchés de Québec et de Montréal et prévoit se pointer en Ontario et dans l’Ouest canadien ce mois-ci.Les barres bio sont également dans la liste des produits vendus par la chaîne d’alimentation Métro, qui compte 250 magasins, et dans les magasins d’aliments naturels du Québec.Pour l’instant, l’entreprise qui compte six employés produit 20 000 barres par semaine.« D’autres employés devraient s’ajouter puisque notre capacité de production est de 100 000 barres par semaine », prévoit Mme Gagné.L’usine de Bioétik a nécessité des investissements de 700000$.Le projet a été rendu possible grâce à la contribu- tion des organismes de développement de l’Abitibi-Témiscamingue et d’un groupe d’actionnaires.La gestion de la croissance ne soulève pas de craintes chez Mme Gagné.« Nous n’avons pas l’intention de devenir une multinationale.Nous y allons au fur et à mesure, étape par étape.En ce moment, nous travaillons beaucoup sur la commercialisation de nos produits.Eventuellement, notre barre vendue à l’unité sera offerte en mini-barres pour les enfants ainsi qu’en boîtes familiales.» Ceci n’empêche pas Bioétik de caresser d’autres projets.« Nous comptons mettre deux autres barres en recherche et développement dans les prochains mois.Nous voulons également développer des nouveaux créneaux pour favoriser l’utilisation d’autres produits de l’Abitibi-Témiscamingue ».LA COOP D'ALENTOUR S'AJUSTE À LA DEMANDE La Coopérative d‘Alentour de Sherbrooke a le vent dans les voiles.L'entreprise a vu son chiffre d'affaires progresser de 12 pour cent par année depuis cinq ans et s'est payé un entrepôt au cours de la dernière année.La directrice générale de la Coopérative, Louise Brunelle, aurait toutes les raisons de pavoiser, mais elle garde les pieds sur terre.PAR RENÉ BÉLANGER SOULEVÉE PAR LA FORTE demande des produits biologiques, la Coopérative d’Alentour a investi plus d’un million et quart de dollars pour se doter d’un entrepôt tout neuf de 16000 pieds carrés, quelle occupe depuis le 1er juil- g let 2002.C’est un bâtiment | deux fois plus grand que celui | qu’elle louait auparavant et -dans lequel la Coopérative se fi sentait de plus en plus à l’étroit.Le nouvel entrepôt de la Le grossiste peut désormais Coopérative d’Alentour mieux desservir les 400 magasins, principalement des magasins spécialisés en aliments naturels, du Québec (de l’Abitibi aux Iles-de-la-Madeleine) et des Maritimes.On compte aussi, parmi ses clients, des fruiteries et des restaurants très branchés, où l’on mange végétarien.De plus, depuis septembre dernier, l’entreprise alimente les 120 magasins Coop Atlantique des quatre provinces maritimes.« Nous avons pris le temps de donner de la formation au personnel de ces magasins pour qu’il puisse informer adéquatement la clientèle », de préciser la directrice générale de la Coop, Louise Brunelle, qui a toujours œuvré dans le domaine de l’alimentation.La Coop possède également une boutique de 2000 pieds carrés pour permettre à ses 4000 membres d’acheter des produits biologiques et des aliments de qua- lité.« Nos membres ne proviennent pas seulement de la région immédiate de Sherbrooke; nous en avons aussi de l’extérieur qui profitent de leur visite pour acheter des produits en grand format», de préciser Mme Brunelle.Celle-ci constate d’ailleurs que la demande pour certains produits est à la hausse.Outre les fruits et légumes, les consommateurs s’intéressent de plus en plus aux boissons de soya, aux céréales, à la farine entière, aux pâtes, aux légumineuses, aux noix, au café équitable et aux tisanes.La Coopérative ne fait pas que vendre et distribuer, elle éduque également.« C’est le fondement même d’une coopérative de renseigner la population.Nous offrons des formations pour démontrer que la voie de la santé, c’est notamment de bien manger.Depuis un an, je constate une présence accrue de retraités qui se préoccupent de ce qu’ils consomment».Comme le système de santé est déficient, la prévention gagne en popularité et se traduit par une meilleure alimentation et le recours aux médecines douces.Les aînés n’ont d’ailleurs pas fini de retenir l’attention.«D’ici cinq ans, 345 000 personnes vont prendre leur retraite au Québec.Ce sont des gens qui veulent vieillir en santé », fait remarquer Louise Brunelle.BIO-BULLE NUMÉRO 40 Suite en page 29 Photographe : Danièle La berge r ^ S**®'*, L’Herbothèque inc./ Ecole deformation • Maison d’édition ¦ Alliez Santé Jardin et Plantes Médicinales Saviez~vous aue.Depuis plusieurs années, nous offrons des formations par correspondance et des ateliers en lien avec l’herboristerie.Notre objectif premier est de transmettre les connaissances lices aux plantes médicinales, dans le but de prendre soin de soi-même, de sa famille et meme de scs fidèles animaux de compagnie, petits et Thématiques abordées :identification, culture biologique, utilisations, transformations (huiles, onguents, concentrés, élixirs floraux, etc.) propriétés cosmétiques, culinaires et médicinales, historique, recherches et plus.Nos formations en herboristerie ont été élaborées par une des pionnières de l’herboristerie au Québec, Mme Danièle Laberge avec la collaboration de thérapeutes et pédagogues chevronnés.Apprendre l'herboristerie, c’est porter un regard nouveau sur la nature et s’offrir un cadeau pour la Formations en herboristerie (À temps partiel et par correspondance) Formation grand public (1 an), professionnelle (3 ans) ou pour les professionnels dans le milieu de la santé (1 an).Biologie Humaine (267hres) Service de tutorat par Internet et ligne sans frais, ateliers, et autres * Formations déductibles d’impôts.Inscription en tout temps.le pissenlit aide le foie à mieux accomplir son travail et supporte les reins et le pancréas.-ÙSg.f.v • .le basilic est génial contre l'insomnie nerveuse ou pour calmer .la mauve est adoucissante, cicatrisante et très utile pour toutes les inflammations des muqueuses.siy.-M* .le saule * •1 ‘ ' soulage douleur, inflammation et est l’aïeul de l’aspirine.Attention : Certaines plantes peuvent interagir avec certains médicaments, alors consultez votre herboriste avant d’en prendre.743 Chopin, Mont-Saint-Hilaire (Que) J3H 4M3 Tel.: (450)464-1800 • Téléc.: (450)464-6693 Courriel : herbo@herbotheque.com Site internet : www.herbotheque.com Aucune visite sans rendez-vous. 2700 boul.Laurier, Ste-Foy, Qc, G1V 2L8 @ 418.651.3262 q/4 place.Laurier Almjwfc DnDn ?Lctwri&r urttfitf.cdmMts&adt.com La, plu,$.grande équipe spécialisât en sanie ei beauté H/rturelle au, Canada, / ^Vn '' Le,c wiélfiMgtS, à muffUs, de, U, meunerie Milcaicdse Faits de farines biologiques moulues, à la meule de pierre, de la Meunerie Milanaise inc, répondant ainsi à une demande toujours croissante pour des produits sains contenant aucun additif.De préparation simple et rapide, nos mélanges font l’envie des consommateurs à la recherche de saveurs uniques, naturelles et d’une très haute valeur nutritive l^délun^eS, : • Citron et graines de pavot • Six grains et abricots • Épeautre-raisins • Avoine et noisettes • Moka-cappucino 450 g Alimentation naturelle et biologique r Bistro santé alons de coiffure et d'esthétique Suppléments alimentaires Livres, Musique et Idées cadeaux L - "Base, po-lyo-clmt et rapide, / L-Base aux actifs L.B., fenouil, charbon végétal et cardamone agit sur tout problème digestif ou intestinal.Il peut vous aider à : • diminuer les ballonnements, augmenter les défenses immunitaires, équilibrer la flore intestinale, .renforcer la paroi intestinale et plus.-1 Tris, efficace en cas, de, diûrrltée (î/.: "6pAZTR.O V 60 et 120 capsules L-Base s SS Lu, Sélecixo-n U du, tultime mdun^e d'Huiles Mélange unique comprenant des huiles de : lin, tournesol, sésame, onagre, son et germe de riz, son et germe d’avoine; non raffinées et de culture biologique certifiée.Acides gras essentiels oméga 3 et 6 en proportion idéale de 2:1.Réduisent les facteurs de risques d’affection cardio-vasculaires, accroissent l’endurance et l’énergie, améliorent la santé et le bien-être dans leur ensemble.Délicieux ! Ajoutez-le aux salades, aux légumes après la cuisson ou dans la composition de vos boissons santé Pc culture biologique certifiée ItTtimi L-imnc LAM.I 1 MHIM.I .I ni' ! ! Dili ne» (*ï B 250 et 500 mL éCoMjyural, la,plus,puieunde ti ta,plus, efficace, frwule dJaKbUr/ydarctS, et de, préourtiq uecjajnbais, c&vtçuê, / Extraits de pépins de raisins, de ginkgo bilobé et ! ‘ de romarin avec de l'arabinogalactane du mélèze.Pour conserver mémoire et clarté d’esprit, ralentir l’apparition des rides et troubles » oculaires, contrer l’eczéma et le psoriasis, prévenir les varices et simples rhumes, ».JS.avec en prime, les avantages des fibres, bactéries lactiques et de l’échinacée ! fCoMOurai II.le, nieilleur ami de wrtre fie 50 et 125 capsules Produit 100 % végétal, 100 % naturel, protège et détoxique gentiment le foie.Il ^ peut vous aider dans les cas de troubles viraux et de parasitoses : herpès, hépatites, orgelets, etc.Kamouraï II peut prévenir et corriger les dommages causés par l’alcool, Ÿ les drogues et poisons environnementaux.De plus, il possède des vertus antidéprime.4 * 50 et 125 capsules Vous trouverez les produits dans cette page et bien d'autres chez Aliments de Santé Laurier. Suite de la page 26 D'HIER À AUJOURD'HUI Fondée en 1979, la Coopérative d’Alentour a débuté sans local et sans structure administrative.Les consommateurs qui désiraient se procurer des produits naturels visaient des prix moindres pour se les procurer.Ils formèrent des groupes qui provenaient en majorité du milieu rural de l’Estrie.Ces regroupements s’approvisionnaient à La Balance, à Montréal, distributeur qui fut un pionnier de l’alimentation saine au Québec.En 1986, la Coopérative augmente son pouvoir d’achat en diversifiant le profil de ses membres.Plusieurs institutions décident alors de transiger avec la Coopérative : boutiques de vente au détail, institutions, garderies, industrie de la transformation.Puis, en 1988, la Coopérative permet au membre individuel de s’approvisionner sous certaines restrictions.Aujourd’hui, elle procure de l’emploi à plus de 35 personnes et elle est la seule coopérative à offrir le service de distribution puisque son principal compétiteur, La Balance, a fermé ses portes en 1992.À quoi faut-il s’attendre pour l’avenir?« On veut rester en vie », de répondre la directrice générale, Louise Brunelle.La réponse est moins étonnante quelle ne le paraît puisque le marché de l’alimentation biologique et naturelle attire les regards des gros joueurs, qui ont entrepris de faire des acquisitions.« On ignore ce qui va se passer dans le marché, surtout lorsqu’on regarde les transactions qui se font chez nos voisins américains.Notre objectif, c’est de rester à notre place.Nous avons été des pionniers, et notre approche est différente de celle des gros fournisseurs, qui sont généralement indépendants par rapport à leurs clients», de souligner Mme Brunelle.C’est en restant bien branchée sur les valeurs coopératives et sur ceux qui œuvrent dans le secteur que la Coopérative d’Alentour aborde son avenir avec optimisme.SUCCÈS DE PARTICIPATION À TROIS-RIVIÈRES (R.B.) Le Colloque provincial sur l’agriculture biologique, tenu les 5 et 6 décembre derniers à Trois-Rivières, a connu un véritable succès.Le Comité agriculture biologique, du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ), a comptabilisé 733 participants durant les deux journées.La majorité d’entre eux provenaient du Centre-du-Québec, de l’Estrie, de la Monté-régie et de Québec.Le taux de satisfaction exprimé a atteint 84 pour cent.«En ce qui concerne les producteurs, ils représentaient le quart des participants alors que l’on visait le tiers.Comme nous avons reçu un plus grand nombre de participants que prévu, on peut dire que nous avons atteint notre objectif en nombre absolu », de souligner le président du colloque, Charles-Eugène Bergeron.Le président a d’ailleurs vu de nouveaux visages.« Le colloque a démontré à ces gens que la production biologique évoluait dans un environnement professionnel et mature, qu’il y avait de la cohérence par rapport au bio».Outre les producteurs, il faut souligner la présence d’un bon nombre d’agronomes et d’étudiants.La présence de représentants Le colloque à peine terminé, le président CharleS'Eugène Bergeron a discuté avec une responsable des inscriptions pour dresser un premier bilan.v V' 5* M mRAL mmà Produits organiques Écolo-Nature, une division de Les Œufs d’Or inc., a développé une toute nouvelle technologie consistant à transformer le fumier des poulettes et des pondeuses en fertilisant.Le fumier de volaille provenant de la ferme Les Œufs d’Or inc.est mis en compost afin de produire un fertilisant organique de haute qualité et entièrement naturel.Écolo-Nature est un engrais vert par excellence.Écolo-Nature • améliore la fertilité de votre sol en augmentant sa porosité; • accroît la capacité de rétention des minéraux fournis par le fertilisant; • augmente la concentration des matières organiques; • ajoute au sol des micro-organismes pendant qu’il active la source d’aliment pour ceux déjà existants.Écolo-Nature est tout indiqué pour la production horticole, les cultures maraîchères et pour les grandes cultures biologiques.Il est aussi recommandé pour les jardins et les gazons.Facile à manipuler et ne dégage que très peu d’odeur.131 Azote totale 5,00% Magnésium (Mg) 0,50% Azote soluble à l’eau 2,50% Fer (Fe) 0,20% Azote insoluble à l’eau 2,50% Manganèse (Mn) 0,05% Acide phosphorique assimilable 6,00% Zinc (Zn) 0,05% Potasse soluble (K^O) 3,00% Composition organique minimum 50,00% Calcium (Ca) 9,00% Teneur maximale en humidité 20,00% LES ŒUFS D’OR INC.34, rue Chénier Val-d’Or (Québec) J9P 3S3 Tél.et fax: 819-824-4419 www.ecolo-nature.com BIO-BULLE NUMÉRO 41 MKo-mfo d’institutions financières était également remarquable, ce qui démontre bien que le bio est en croissance.Le Comité agriculture biologique du CRAAQ entend maintenant diriger ses efforts vers la recherche, l’innovation et le maillage pour favoriser le transfert des connaissances.« A court terme, nous espérons faire lever deux ou trois projets pour améliorer les techniques utilisées en agriculture biologique, que ce soit dans le contrôle des ravageurs, la lutte aux maladies ou le désherbage», précise Charles-Eugène Bergeron.ON VEUT DU BIO À L'UNIVERSITÉ LAVAL (R.B.) Le Groupe de travail sur l’agriculture biologique de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation (FSAA) de l’Université Laval réclame de la formation universitaire en agriculture biologique.Le groupe avance, dans une lettre déposée en décembre dernier au doyen, aux vice-doyens et aux directeurs de département, que « sachant que la FSAA se fait la promotrice d’une agriculture durable, nous croyons que l’intégration formelle de la facette biologique au contenu des cours et aux activités de recherche est compatible avec l’idéologie soutenue ».Après avoir exposé les nombreux faits qui motivent leur position, les signataires, Ghislain Jutras et Louis-Samuel Jacques, suggèrent à la Faculté de poursuivre et d’officialiser l’appui aux initiatives étudiantes reliées à l’agriculture biologique, de continuer à soutenir l’implantation du microprogramme en agriculture biologique pour la formation continue à distance, d’assurer le remplacement du cours optionnel Agriculture écologique par un ou des cours d’agriculture biologique pour les programmes de premier cycle qui mènent à la profession agronomique, et ce, d’ici l’automne 2003, d’encourager les professeurs à intégrer davantage de notions d’agriculture biologique dans les cours qu’ils offrent et dans les recherches auxquelles ils participent, d’intégrer, d’ici cinq ans, un véritable volet biologique aux programmes de formation menant à la profession agronomique et d’afficher, lors d’activités de promotion de la Faculté, l’existence de ce volet à la FSAA.Le Groupe propose finalement d’organiser et de coordonner un groupe de travail pour faire avancer le dossier conjointement avec la Faculté.Un tel projet, selon les signataires, permettrait aux producteurs et à la filière biologique de bénéficier d’agronomes habilités à mieux répondre aux besoins de ce secteur, soit par le conseil, la recherche, le développement ou la formation.La première réaction de l’Université Laval est venue de la porte-parole, Valérie Rouillard, qui a fait savoir que l’institution « a enclenché un processus d’adaptation de sa formation depuis un an et demi».Cette démarche devrait se traduire par la mise en place de trois ou quatre nouveaux cours en agriculture biologique.ASSOCIATION DE BIODYNAMIE DU QUÉBEC (R.B.) La rencontre de printemps de l’Association de biodynamie du Québec se tiendra le 29 mars prochain à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe.Les inscriptions seront acceptées sur place le même jour dès 8 h 30.La journée portera sur les semences biologiques.L’avant-midi permettra de faire un portrait de la situation avec la participation de différents intervenants, alors que des ateliers de discussion auront lieu en après-midi autant pour les professionnels que pour les amateurs et les consommateurs.Par ailleurs, l’Association organise une visite du grainetier High Mowing Seeds, de Wolcot, Vermont.Le but de la visite est de voir ce qui se passe dans une petite entreprise de production de graines, que ce soit au plan de l’organisation, de la mise en marché, de l’équipement, de la production, de la sélection.Cette visite se veut un encouragement et une aide à ceux qui veulent se lancer dans la production et la distribution de graines de semences, que ce soit pour une production personnelle ou commerciale.Les inscriptions doivent être faites à l’avance, et le nombre de participants est limité à 20 personnes.Départ de Sainte-Catherine de Hatley (Magog) le 22 février 2003, à 8 h 30, pour du covoiturage.La visite se fera de 10 h 00 à 16 h 00.Il faut apporter votre dîner.Des informations additionnelles seront livrées dans le prochain bulletin de l’Association, Le Germe et sur le site www.biodynamie.qc.ca.Pour informations et inscriptions, Laurier Chabot au 819.843.8499, ou association@biodynamie.qc.ca .NOMINATION EN ABITIBI (R.B.) L’Association des producteurs biologiques de l’Abitibi annonce la nomination de Pascale Goudreault à titre d’agente d’information.En poste depuis le 7 janvier dernier, Mme Goudreault a comme mandat de faire circuler et de partager l’information et les découvertes sur le grand territoire de l’Abitibi entre les différents acteurs de la production biologique.Avec cette nouvelle ressource, l’Association mettra encore plus l’accent sur l’échange d’informations à propos du biologique, avec l’objectif d’améliorer la cohésion et la concertation des intervenants.L’engagement de l’agente d’information est rendu possible grâce au Fonds canadien d’adaptation et de développement rural.Pour joindre Pascale Goudreault, il suffit de composer le 819.734.1909.fmÇ* ] Mycoflor savoureuses variétés ^ de {nuis et légumes biologiques, jfxi j ÆSSSSffll Tout pour le jardin écologique l 400 variétés de plantes ~ et de produits horticoles des spécialités gui raviront Wlj vos papilles .(dHors de votre prochaine visite y- y WML au doux pags du cKamourasha, J-C C' d / Lift ^C5 Catalogue 3,00 $, incluant coupon-rabais de 3,00 $ venez goûter l inoubliable.C f' $ 7850, chemin Stage, Stanstead, Québec JOB 3E0 Le jardin des Pèlerins, ouvert d’avril à octobre Tél.: 819.876.5972 • Fax : 819.876.1077 190, route 132 Est, Saint-André-de-Kamouraka, Québec, GOL 2H0 Courriel : mycoflor@sympatico.ca Téléphone: 418A93.1063 • Courriel: jardindespelerins@qc.aira.com O BIO-BULLE NUMÉRO 41 production- L'AMÉNAGEMENT FORESTIER D'UNE ÉRABLIÈRE BIOLOGIQUE QUELS EN SONT LES PRINCIPES DE BASE?Outre les normes exigées pour la collecte, l'entreposage, la transformation de l'eau d’érable ainsi que pour le lavage et l'assainissement de l'équipement et pour tous les procédés de transformation qui s'ensuivent, l'érablière certifiée biologique doit suivre un plan d'aménagement forestier cherchant dans la mesure du possible à imiter la nature.PAR ISABELLE ÉTHIER, JOURNALISTE ET AGRONOME L} ACÉRICULTEUR désireux de s’orienter vers une production biologique de J sirop d’érable doit être motivé d’abord et avant tout par des convictions profondes liées à la santé générale de sa forêt et, bien entendu, à celle des consommateurs», d’avertir Joël Boutin, conseiller acéricole du club d’encadrement technique acéricole des Appalaches depuis 8 ans.« Ceux qui adoptent les normes du cahier des charges d’un organisme de certification dans un esprit purement mercantile seront déçus ».Selon cet expert-conseil, également directeur général de la Coopérative acéricole régionale des Appalaches, l’approche biologique est plus contraignante et beaucoup plus exigeante.Voici les quatre grands principes d’aménagement et d’entretien forestiers à respecter pour tendre vers une production biologique de sirop d’érable.1.Maintenir la biodiversité DU PEUPLEMENT A l’état naturel, une érablière n’est pas composée uniquement d’érables à sucre.D’autres espèces composent la forêt.Ces espèces sont appelées espèces compagnes.On dit de ces arbres qu’ils doivent occuper environ 15 pour cent de la surface territoriale du peuplement.« Lorsqu’une érablière est composée à 99 pour cent d’érables, comme c’est le cas très souvent pour celles qui sont exploitées depuis plusieurs générations, la biodiversité prend plusieurs années avant de se rétablir, explique Joël Boutin.Les actions à prendre pour y arriver sont tout simplement de dégager les jeunes pousses afin qu’elles puissent prendre leur place et bien s’établir.On parle ici notamment du bouleau jaune, de l’orme, du chêne, du frêne et du tilleul.Les conséquences de cette pratique d’aménagement sont nombreuses, poursuit l’expert spécialisé en acériculture biologique.En agriculture, on dit que les rotations aident à la fertilité et à la santé des sols et des plantes.Dites-vous que dans une érablière, la présence d’espèces compagnes a le même impact.Lorsque le peuplement est diversifié et bien équilibré, il devient également plus résistant aux maladies et aux insectes.Vous y gagnerez sur la santé et la croissance des arbres ainsi que sur le rendement de la coulée ».2.Limiter LES COUPES DE BOIS ET LES ÉCLAIRCIES « Les exigences liées à ce deuxième principe sont en révision actuellement, nous renseigne Joël Boutin.Toutefois, la norme actuellement en vigueur permet une éclaircie ou une coupe de bois tous les 10 ans, ne dépassant pas 15 pour cent du volume de bois vivant.Cette approche n’est pas toujours facile à suivre, souligne le conseiller, car certaines subventions liées à l’aménagement des érablières exigent des éclaircies ayant un taux de prélèvement de 25 pour cent.Les acériculteurs qui choisissent de se conformer au cahier des charges biologique se voient ainsi refuser l’accès à des aides financières pouvant certainement leur être utiles ».3.Fertiliser selon LES AMENDEMENTS AUTORISÉS Selon les normes biologiques de références du Québec mises en place par le Conseil d’accréditation du Québec, les amendements autorisés dans l’érablière sont la cendre de bois, la chaux agricole et les engrais naturels sans additifs de synthèse.D’autres produits sont également admissibles, mais peuvent être soumis à certaines restrictions par l’organisme de certification.Rappelons qu’au Québec, trois organismes peuvent certifier les érablières: Québec Vrai, Garantie Bio-Écocert, OCIA Québec.Quand doit-on fertiliser une érablière?«Lorsque des signes de carence sont visibles et confirmés par des analyses foliaires ou de sol.» 4.Respecter LES TAUX D’ENTAILLAGE PERMIS « De toutes les règles à respecter, précise le conseiller acéricole, celle-là est sans doute la plus importante et, en même temps, elle bouscule le plus les façons de faire conventionnelles.Depuis l’avènement du chalumeau à diamètre réduit -passage de 7/16 de pouce à 5/16 de pouce- les gens ont eu le réflexe d’augmenter le nombre d’entailles par arbre.Or, on ne le dira jamais assez, l’arbre sur-entaillé voit son rendement augmenter les premières années seulement.Après 10 ou 15 ans, les rendements diminuent, et parfois, la mort de l’arbre s’ensuit.Les taux d’entaillage permis cherchent à minimiser les conséquences sur la santé et la longévité des érables.» Selon Joël Boutin, lorsque les preuves seront faites que le chalumeau à diamètre réduit limite les blessures de l’arbre sans affecter les rendements sur la coulée, il sera exigé en acériculture biologique.A moyen terme, c’est probablement ce qui s’en vient, explique-t-il.D’autres exigences au plan de l’aménagement et de l’entretien forestier s’ajouteront au cours des prochaines années, mentionne le conseiller.Je vous cite ici l’exemple de la production biologique européenne de champignons en forêt.Il est clairement demandé aux producteurs d’utiliser une huile d’origine végétale pour leur scie à chaîne.Est-ce que cette règle s’appliquera au Québec ?Peut-être, si l’huile en question est mi 1ɧ Diamètre mesuré à une hauteur de 4,5 pieds à partir du sol Nombre d’entailles permis Moins de 20 cm 0 De 20 à 40 cm 1 De 40 à 60 cm 2 De 60 à 80 cm 3 Source : Conseil d’accréditation du Québec, normes biohgiques de référence, 2002, info@caqbio.org O BIO-BULLE NUMÉRO 41 iProduction — LIBERTÉ Lait Yogourt et Crème sure ^io-Co-ÿifytcc fri LIBERTÉ 1 Avenue Liberté Candida Québec J5R 3X8 www.liberte.qc.ca disponible sur notre marché.En général, combien d’années de transition faut-il compter pour qu’une érablière puisse obtenir une certification biologique?« Il faut que le peuplement n’ait pas reçu de fertilisant ou de pesticide de synthèse durant les 36 mois précédant l’obtention de l’appellation, poursuit Joël Boutin.Je dirais qu’en moyenne, cela prend trois ans pour qu’un producteur conventionnel maîtrise l’ensemble des techniques demandées au cahier des charges.» Au Québec, 200 érablières sont actuellement certifiées biologiques, ce qui représente 2 pour cent de l’ensemble des érablières québécoises.Le volume de sirop biologique produit est d’environ 2,4 millions de livres.Le prix moyen du sirop biologique en 2002 a été de 2,15 $ la livre, comparativement à 2,00$ la livre pour le sirop conventionnel.Si on regarde les cinq dernières années, la différence de prix s’estompe: 1,78$ la livre pour le sirop bio et 1,77 $ la livre pour le sirop conventionnel.LA HOUE A ROUE Hou-Hou! Me suis-je exclamé, tout enthousiaste, lors de ma première utilisation de la houe à roue.Cet instrument aratoire, quoique peu compliqué, est en mesure d'accomplir un travail efficace en ce qui concerne le sarclage mécanique de plusieurs adventices.PAR GUY HUBERT, D.T.A.r mot « houe» provient d’un verbe A anglais (to hew) signifiant «couper» 1—/V^ ou «tailler».On utilise très peu ce mot au Québec, mais il fait partie du langage du jardinier ou de l’agriculteur européen.On peut classer la binette et le grattoir dans la catégorie des houes.De fait, un ensemble constitué d’un manche rigide au bout duquel est reliée une lame plus ou moins tranchante, destiné à attaquer le sol ou à couper une plante, peut être appelé houe.Pour n’en nommer que quelques-unes, il y a la houe agraire, la binette à tirer, la binette à pousser, le grattoir à lame oscillante.La houe est un précieux outil pour le jardinier ou le cultivateur dans l’accomplissement des travaux de désherbage, de buttage, d’ouverture de tranchées, d’égalisation du sol, etc.Quelques règles s’imposent quant à l’utilisation d’une houe, de façon à ne pas s’épuiser à l’effort.Lorsqu’il s’agit de couper les plantes ou de bien mordre le sol, on prendra soin de bien aiguiser la lame, ceci étant moins important lors de travaux de nivellement.Il faut aussi considérer l’angle d’attaque de l’instrument, déterminé par l’inclinaison de la lame et par la tâche à accomplir.LA HOUE À ROUE On raconte que la houe à roue aurait vu le jour au 18e siècle, tout comme le cultivateur à roue ainsi que les semoirs en rangs.D’aspect rudimentaire, l’appareil se présente généralement comme suit : un châssis comme partie centrale, une roue à l’avant, un guidon à l’arrière, et une lame tranchante (la houe) attachée sous le châssis.L’appareil est poussé devant soi, la houe mordant dans le sol à une faible profondeur, à proximité des racines des plantes.Les passages de la houe à roue sont effectués tandis que les plantes sont encore jeunes, préférablement bien avant quelles n’atteignent le stade d’une dizaine de feuilles.Quel instrument aratoire remarquable! Les adventices annuelles sont réprimées efficacement, et les semis d’adventices vivaces sont éliminés lorsque l’intervention a lieu assez tôt.PRESCRIPTIONS D'UTILISATION ET TEMPS D'EXÉCUTION En comparaison au travail fait à la binette ou au grattoir, l’utilisateur ménage temps et énergie par le passage de la houe à roue; on avance d’un bon pas avec l’instrument, et ce sont les avant-bras qui sont davantage mis à contribution, mais sans excès.N’étant pas moi-même des plus costauds, je parviens à sarcler ma parcelle de cerises de terre d’une superficie de 400 mètres carrés en 1 heure 30, en y pratiquant deux passages sans trop de mal (une passe entre les rangs et une autre passe en croisé, entre les plants).L’appareil est cependant trop encombrant pour le petit potager.Il convient mieux pour les jardins couvrant au moins 150 mètres carrés.De plus, la houe à roue est plutôt indiquée en ce qui a trait au désherbage de parcelles conçues en rangs rectilignes.Dans les parcelles à l’anglaise, dont le tracé comporte des courbes serrées, on parvient difficilement à s’approcher de la ligne de plantation lorsqu’on travaille à l’intérieur des courbes.Le travail de désherbage en sol sableux O BIO-BULLE NUMÉRO 41 Auction- se fait aisément, mais cela nécessite des aiguisages plus fréquents de la lame de la houe, car les grains de silice dont sont constitués les sols légers usent plus facilement le tranchant de la lame.En sol argileux, l’utilisateur doit fournir un effort supplémentaire pour faire avancer la houe.En outre, on ne doit pas travailler dans les sols lourds lorsqu’ils sont trop mouillés, car l’argile vient se coller à la lame et finit par la bourrer.Afin d’éviter le bourrage de la lame par les débris de plantes ou pour repasser sur une adventice récalcitrante, on interrompt brièvement la marche avant pour reculer d’un pas en arrière.On poursuit ensuite notre avancée.La houe à roue est communément appelée cultivateur à roue.C’est que la plupart des modèles peuvent être dotés de différents outils aratoires, tels un cultivateur et d’autres accessoires.De multiples usages sont possibles, tel le creusage d’une tranchée par la mini-charrue, permettant d’enfouir les tubercules de pommes de terre.DJiDMJL! LE MAGASIN BIOLOGIQUE Céréales, légumineuses, flocons, farines, fruits séchés et noix, fruits et légumes, épicerie, viande, produits laitiers, etc.4341 Frontenac, Montréal • Tél.: 514.523.0223 FORMATION PROFESSIONNELLE EN Herboristerie Diplômes Herbopraticien Herboproducteur Herbofabricant Aromathérapeute Inscription en tout temps larOTONE^HEBBEA herboristerie et tisanerie Le plus grand choix de plantes médicinales biologiques j» Service conseil professionnel Mélange de plantes personnalisé Produits de beauté 3778 A, Saint-Denis, Montréal, Québec (514) 845-1225 -— AVANTAGES DE LA HOUE À ROUE EN COMPARAISON AU MOTOCULTEUR Plusieurs jardiniers optent pour le motoculteur dans leur travaux de sarclage et d’ameublissement de leurs parcelles.Mais, tout comme le motoculteur lourd attelé à un tracteur, le motoculteur de jardin est très agressif pour le sol, y provoquant une déstructuration.L’action des couteaux pulvérise les agrégats en plus fines particules, celles-ci pouvant obstruer les pores du sol.Lorsqu’une pluie battante vient par la suite tomber violemment sur le sol, un genre de ciment peut se former à la surface du sol, amenant un ruissellement des eaux de précipitations.Le sol bénéficie alors moins des pluies subséquentes, car elles y pénètrent moins.Autre contre-indication à l’utilisation du motoculteur: la combustion d’essence en fait une machine polluante.Et, en plus du désagrément causé par les gaz d’échappement, l’utilisateur est soumis à un bruit assourdissant.Pourquoi ne pas prendre une marche et pratiquer une passe d’un cultivateur si on veut décompacter le sol?Ou encore évoluer presque en silence tout en avançant avec la houe?Réservons l’usage du motoculteur pour les gros travaux.Dans le prochain numéro de Bio-bulle, nous vous présenterons quelques modèles de houes.Merci à Claude Gélineau, enseignant à l’Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière, pour le prêt de sa vieille «Planet Junior» (photo).UN COMITÉ BIOLOGIQUE PAYSAN VOIT LE JOUR Les petits producteurs biologiques ont maintenant la possibilité de se regrouper dans le Comité biologique paysan, rattaché à l’Union paysanne.Le regroupement a été formé pour faire entendre les revendications des paysans.Une cinquantaine de producteurs en sont déjà membres, et le recrutement se poursuit un peu partout au Québec.PAR RENÉ BÉLANGER « Le bio bouge très rapidement.Comme il y a de plus en plus de gros joueurs et que nous ne nous sentons pas représentés par la Fédération d’agriculture biologique du Québec, nous devons nous organiser pour dire clairement aux instances gouvernementales ce que nous revendiquons», d’expliquer le responsable provisoire du comité, Benoît Girouard.Le comité, qui tiendra sa première assemblée générale le mois prochain à Sainte-Croix (Lotbinière), regroupe surtout des producteurs maraîchers.Les membres doivent endosser la déclaration de principe de l’Union paysanne, qui défend une approche paysanne de l’agriculture biologique plutôt qu’une production biologique industrielle et spécialisée qui respecte difficilement, selon le mouvement, l’écosystème diversifié d’une ferme paysanne et sa contribution sociale à l’occupation du territoire.A travers cette instance, l’Union paysanne veut également faire contrepoids à la Fédération d’agriculture biologique du Québec auprès des agences de certification et des outils publics.Les revendications sont nombreuses.« Nous voulons être représentés sur les tables biologiques et agroalimentaires à tous les niveaux.Nous sommes d’ailleurs sur le point de siéger à la Table filière biologique et au Centre de recherche en agriculture et agroalimentaire », signale Benoît Girouard.Le Comité biologique paysan entend aussi exiger un remboursement des frais directs et indirects de certification, une compensation pour les pertes causées par les bandes tampons et la protection des brise-vent naturels, la possibilité d’abattage à la ferme, des incitatifs pour la conversion à l’agriculture biologique et des marges de production et de vente hors-quota.BIO-BULLE NUMÉRO 41 O ^Marketing- FAIRE SON PROPRE PLAN DE MARKETING (SIXIÈME DE 6) Un plan de marketing doit orienter les activités de l'entreprise vers la satisfaction des besoins de la clientèle et permettre de déterminer ce que veut la clientèle, de créer un produit ou service pour répondre à ces besoins, d'offrir ce produit ou service à l'utilisateur final et de communiquer avec le client, à profit! FRANCE BEAUCHAMP, B.B.A.ET DTA BIOLOGIQUE@VIDEOTRON.CA LES CINQ GRANDS AXES du plan sont le Qui, le Quel, le Où, le Comment et le Pourquoi.• QUI doit faire le plan: l’entreprise, les dirigeants, les employés, la collectivité?• QUEL est le produit ou le service, quel est le but de l’entreprise?• OÜ se situera l’entreprise?• COMMENT l’entreprise compte-t-elle atteindre ses objectifs, ses niveaux de production, son volume de ventes?• POURQUOI a-t-on créé le produit ou le service, quelles sont ses caractéristiques et ses qualités et en quoi sont-elles supérieures à celles des autres produits?Dans les numéros précédents, nous avons établi quels étaient nos marchés cibles (Quel est le marché initial proposé de l’entreprise?Marché local, marché provincial, provinces de l’Ouest, marché national.?).11 faut maintenant définir comment s’intégre l’entreprise au réseau des marchés de base: consommateur, industrie, gouvernement, international, fournisseur, fabricant, grossiste.Nous devrons également connaître quelles sont les limites du marché cible : groupes de consommateurs ou secteurs géographiques.11 est important de donner également un aperçu des facteurs externes pouvant se répercuter sur la qualité marchande du produit et de la façon dont on peut les surmonter : règlements sur l’emballage et l’étiquetage, TPS (incidence sur l’acceptation du prix au consommateur), préférences de l’acheteur (par exemple: aliments de santé par opposition aux aliments vides), incidence des changements technologiques sur la production (par exemple, l’extrusion).Le dernier point et non le moindre : choisir un canal de distribution.CANAUX DE DISTRIBUTION • Comment l’entreprise compte-t-elle acheminer le produit ou le service jusqu’à l’utilisateur?• Quel canal de distribution utilisera-t-elle?- direct - du fabricant au consommateur; - à une étape - du fabricant au détaillant au consommateur; - traditionnel - du fabricant au grossiste au détaillant au consommateur; - à plusieurs étapes - du fabricant au courtier au grossiste au détaillant au consommateur.• Qui (ou quelle entreprise) s’occupera de la distribution?• Fera-t-on appel à des vendeurs à commission?• Des coûts sont-ils rattachés aux canaux de distribution proposés?• Quelle est l’incidence de ces canaux sur les calendriers de production et de livraison?• Quelles sont les conditions de livraison?• Comment doivent être emballés les produits pour l’expédition, la présentation à l’utilisateur?Quelle est la manutention physique nécessaire?• Fournira-t-on des aides à la présentation (supports, présentoirs, etc.) aux détaillants?• L’emballage est-il conforme aux exigences de l’organisme de réglementation (étiquetage, sceaux, etc.)?• L’emballage est-il attrayant, ajoute-t-il au produit, comporte-t-il un étiquetage universel, des codes, un prix?• A-t-on prévu une méthode de collecte de renseignements sur la satisfaction du consommateur, le contrôle de la qualité?• Quelles sont les commandes minimales nécessaires (rentabilité)?• Quelle quantité doit-on conserver en stock pour éviter de perdre des ventes en raison d’une rupture de stock, d’un retard de livraison, d’un fractionnement des expéditions?• Quel système doit-on utiliser pour le traitement des commandes, l’expédition, la facturation?• Quelles conditions commerciales offrira-t-on?J’espère que ces informations vous seront utiles et je vous souhaite du succès dans vos projets bio.Tél.: 514.376.7711 • Fax : 514.729.2100 biologique@videotron.ca Bianca International Organic Inc.La source d'ingrédients Biologique Nos services Marketing, développement, sourcing, achat, négociation, marque privée.Produits offerts Fruits et légumes, huiles, herbes, grains, noix, ingrédients culinaires.Nos clients Manufacturiers, transformateurs, distributeurs, importateurs, agriculteurs.O BIO-BULLE NUMÉRO 41 ^Actualités OGM LES OGM ET LA SANTÉ NDLR : Tiré de la nouvelle édition du livre La culture écologique pour petites et grandes surfaces, de Yves Gagnon, à paraître en mai.LES PREMIÈRES CULTURES commerciales de plantes transgéniques sont apparues en 1994- En 2001, ce sont 52,6 millions d’hectares qui ont été ensemencés avec des organismes génétiquement modifiés (OGM), dont 68% aux Etats-Unis, 22% en Argentine, 6% au Canada et 3% en Chine.Ces plantes sont principalement du soya, du canola, du maïs et du coton.Les plantes modifiées génétiquement sont obtenues par transgénèse, c’est-à-dire par le greffage de gènes ou de fragments d’ADN provenant d’une autre espèce.Ces gènes s’intercalent au hasard dans les chromosomes des cellules de la plante réceptrice, laquelle va croître en développant de nouveaux caractères.Elle se reproduira ensuite en transmettant ses nouvelles cellules et ses nouveaux caractères à ses descendants.On comprendra que par la transgénèse, on ne respecte pas les règles de la reproduction sexuée ni celles de l’évolution naturelle des espèces, pas plus qu’on ne tient compte de la frontière entre les espèces.On arrive donc aujourd’hui à introduire des gènes de poissons dans des fraises, de noix dans du soya, de jonquilles dans du riz et de bactéries dans du maïs.En somme, un organisme génétiquement modifié, c’est un organisme vivant dont on a modifié artificiellement le patrimoine génétique afin de le doter de propriétés que la nature ne lui a pas attribuées.PLANTES À PESTICIDES 99 pour cent des OGM cultivés sont des plantes à pesticides.71 pour cent sont des plantes adap- tées à un herbicide.C’est le cas du soya Roundup Ready, de Monsanto, qui représente plus de 50 pour cent des OGM cultivés dans le monde.28 pour cent sont des plantes qui produisent un insecticide.C’est le cas du maïs Bt et du coton Bt, qui produisent une protéine insecticide toxique pour les chenilles.On cultive donc aujourd’hui des millions d’hectares de plantes dont toutes les cellules produisent 24 heures sur 24 des substances toxiques qui tuent et s’accumulent dans les sols et les cours d’eau.De plus, ces plantes se reproduisent sans fin, perpétuant la mort ad vitam ætemam.Enfin, le dernier 1 pour cent d’OGM est constitué de végétaux résistants à des maladies.DE FAUSSES PROMESSES Les compagnies transnationales impliquées dans la mise au point, la production et la mise en marché de plantes transgéniques sont souvent les mêmes qui commercialisent les pesticides.C’est le cas de Monsanto, Syngenta (la fusion de Novartis et de Astra Zeneca), Du Pont de Nemours et Agrevo.Ces compagnies, par de coûteuses campagnes publicitaires, ne cessent de vanter les mérites des OGM.Elles affirment qu’ils vont réduire l’emploi de pesticides, améliorer la valeur nutritive des aliments et régler le problème de la faim dans le monde.La réalité est toute autre.De récentes études ont démontré qu’on emploie davantage de pesticides dans les cultures transgéniques que dans les cultures conventionnelles.« En 1998, une étude axée sur les résultats obtenus dans 8000 champs à l’essai démontrait que les quantités d’herbicides utilisées pour les cultures génétiquement modifiées étaient de deux à cinq fois supérieures à celles des cultures normales.» Des études du Dr Charles Benbrook, de l’Université du Wisconsin, révélaient que l’utilisation d’herbicides dans les cultures OGM était dix fois plus importante que pour les techniques de l’agriculture moderne.« Le World Wildlife Fund Canada a publié un rapport qui montre que les agriculteurs qui cultivent des OGM ont augmenté leur consommation de pesticides et d’herbicides.»1 Enfin, «l’inclusion du gène Bt dans des plantes cultivées va rapidement accélérer la résistance des insectes nuisibles et sérieusement menacer l’avenir de l’agriculture biologique.Les scientifiques disent qu’au rythme où vont les choses, le Bt va devenir inutilisable d’ici 10 ans.»2 Pourtant, l’insecticide Bt, lorsqu’il était employé rationnellement, servait bien les agriculteurs et les jardiniers.La transgénèse ne permet pas d’améliorer le sort des plus démunis en produisant des aliments plus nutritifs, pas plus qu’elle ne règle le problème de la faim dans le monde.Le cas du riz doré illustre bien cette réalité.Le riz doré a été développé par une équipe de chercheurs suisses pour le compte de Syngenta, le numéro un au monde de l’agrochimie.Afin d’augmenter le taux en bêta-carotène d’un riz, les chercheurs y ont introduit trois gènes, dont un gène de jonquille.Le bêta-carotène ainsi intégré au riz devait prémunir les pauvres des pays en voie de développement d’une carence en vitamine A, une cause de cécité pour 500 000 enfants par année dans le monde.La culture écologique pour petites et grandes surfaces EN RÉÉDITION En mai prochain, sortira des presses la troisième édition de La culture écologique pour petites et grandes surfaces, entièrement revue et corrigée.Au fil du temps, ce livre s’est imposé comme un outil de référence majeur en agriculture biologique.En plus de donner l’heure juste sur l’agriculture industrielle, il présente le sol comme la pierre d’assise de la qualité et de la productivité des cultures et livre les secrets de sa gestion.Un outil indispensable pour les passionnés de vie, de santé et de culture.OFFRE DE PRE-LANCEMENT La culture écologique pour petites et grandes surfaces 29.95 $ Un jardin avec Aristott (en prime) Poste (gratuite) T.P.S.2.09$ TOTAL 32.04 $ Pour réserver votre copie, postez un chèque de 32.04 $ libellé au nom de Les Éditions Colloïdales à notre adresse.Vous recevrez vos deux livres ce printemps.Merci de nous encourager.Cette offre ne peut être associée à aucune autre.Les Éditions Colloïdales, 800, chemin du Portage, Saint-Didace (Québec) JOK 2GO Courriel: colloidales@pandore.qc.ca • téléphone et télécopieur: (450) 835-5813 m,x.BIO-BULLE NUMÉRO 41 O Actualités OGM •• J '•> v Collège d'Alfred université dêQxmm alternatives6"** agriculture Agriculture biologique Culture des plantes aromatiques et médicinales Agriculture et développement international • Agriculture des régions chaudes Ces programmes d’études de deux ans misent sur une solide formation en agriculture et en gestion tout en intégrant une variété de cours dans la spécialisation de votre choix.Le Collège d’Alfred de l’Université de Guelph offre aussi des diplômes et des certificats dans d’autres domaines de l’agroalimentaire.Il est encore temps de s’inscrire! Pour plus d’information : bureau de liaison, (613) 679-2218, poste 318 ou liaison@alfredc.uoguelph,ca 31, rue St-Paul, C.P.580, Alfred (Ontario), KOB IA0 www.alfredc.uoguelph.ca De nombreux spécialistes rétorquent qu’il faudrait consommer de 3 à 9 kg par jour (selon les sources) de ce riz pour combler les besoins d’une personne, alors que des légumes verts et orangés pourraient y arriver.On comprendra que la solution au problème de la faim dans le monde ne repose pas sur la transgénèse.Elle repose sur le partage des ressources, sur un commerce équitable et sur des programmes d’éducation.DES VÉGÉTAUX BREVETÉS Si des sociétés développent et offrent du riz transgénique à des pays en voie de développement, si des sociétés adaptent des végétaux à des herbicides, si des sociétés développent des plantes insecticides, c’est strictement pour conserver ou pour développer des marchés.Les semencières transnationales ne sont pas des œuvres de bienfaisance, pas plus que des organisations environnementales ou sociales.Ce sont des sociétés dont le seul objectif est de faire des profits.Et pour ce faire, ils détiennent un outil puissant.Pour la première fois de l’histoire, des végétaux peuvent être brevetés.Et une fois qu’une plante est brevetée, « plus personne ne peut la reproduire sans payer les droits de brevet»3 Même lorsque les caractères d’une plante transgénique sont transmis involontairement à des plantes d’un autre champ, par la dérive du pollen par exemple, le propriétaire des plantes nouvellement fécondées doit payer des droits pour l’emploi du caractère breveté.Le brevetage de végétaux confère tout simplement un pouvoir démesuré aux sociétés multinationales impliquées dans le commerce des semences.Une démocratie qui se respecte ne devrait pas accepter un tel abus de pouvoir! LES RISQUES POUR LA SANTÉ Peu d’études à long terme sur les effets des OGM sur la santé humaine ont été réalisées, malgré les risques appréhendés.La hausse de l’emploi des pesticides reliés à l’utilisation des OGM accroît l’intoxication de notre chaîne alimentaire.Les plantes transgéniques vont augmenter les cas d’allergies dans le monde, déjà classés par l’OMS au sixième rang des troubles de santé publique.Déjà 2 pour cent des adultes et 8 pour cent des enfants ont des réactions allergiques.Le cas du maïs Starlink évoque bien cette problématique.Ce maïs, propriété de Aventis, produit son propre insecticide.Ayant constaté qu’il causait des réactions allergiques chez les humains, on n’a permis sa production que pour nourrir du bétail.Or, le maïs s’est rapidement retrouvé dans la chaîne alimentaire humaine et a contaminé de nombreux aliments.Lors de tests, on a retrouvé du maïs Starlink dans 23 pour cent du maïs analysé.On a tenté de le retirer du marché, mais cette tâche s’est révélée impossible.Les experts américains recommandent un programme de surveillance médicale de deux ans pour vérifier les réactions allergiques causées par ce maïs.Les OGM vont aussi accroître la résistance des bactéries aux antibiotiques.Ce phénomène est À LÉPEAUTRE SANS BLÉ DÉLICES LES PLATS Cuisinés POUR EMPORTER PÂTISSERIE NATURELLE, SANS SUCRES RAFFINÉS 1327 A MONT-ROYAL EST, MONTRÉAL, QC (514)528-8843 O BIO-BULLE NUMÉRO 41 Actualités OGM- dû à la présence de gènes marqueurs, permettant d’identifier le gène d’intérêt.Or ces gènes sont des gènes de résistance à des antibiotiques.« De nombreux scientifiques craignent que la dissémination de gènes de résistance aux antibiotiques à partir des plantes génétiquement manipulées n’accélère le processus entraînant l’apparition de bactéries pathogènes contre lesquelles les antibiotiques seraient impuissants.»* 2 * 4 Enfin, des études du Dr Putzai, du Rowlands Institute en Ecosse, ont démontré que « le fait de nourrir des rats avec des pommes de terre génétiquement modifiées endommageait les organes de ces rongeurs en plus d’hypothéquer leur système immunitaire.»5 Tout comme pour les pesticides, nous ne sommes pas protégés par les instances gouvernementales contre les risques reliés à la consommation d’aliments transgéniques.«Santé Canada, Environnement Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments ne mènent aucune étude indépendante à long terme sur l’environnement et la santé humaine.Ce sont les producteurs agrochimiques eux-mêmes qui fournissent les fonds pour mener les recherches nécessaires à l’homologation d’un nouvel OGM.»6 Et malgré que 96 pour cent des Québécois et 85 pour cent des Canadiens souhaitent l’étiquetage des aliments transgéniques, le gouvernement refuse d’obtempérer.Pourtant, le droit de choisir de consommer ou non des OGM devrait être un droit fondamental.Notre santé et notre survie en dépendent.1 - In/’OQM N° 7.Mars, 2000.2- Liu Yong'Biao et al., Développement time and resistance to Bt crops, Nature, août 1999.3'Séralini, GilleS'Eric, OQM Le vrai débat, Flammarion, 2000.4- Site de Greenpeace France.5- Putzai, Arpad, Report of project coordinator on data produced at the Rowett Research Institute.6- Le génie génétique.Mythes et réalités, Greenpeace Canada, mars 2001.: r x Organisme de Certification Québec Vrai 'W " dW Julie Fréchette, agr DIRECTRICE DES SERVICES Téléphone : 819-289-2666 Télécopieur: 819-289-2999 quebecvrai@bellnet.ca 390, Principale, Ste-Monique, Qc JOG 1N0 é?îu/ cY\1mu(àav Lno.___________Farines moulues sur meules de pierre, depuis 1850 - Entreprise familiale et artisanale Nous achetons vos grains biologiques et grains santé (transition) Service de séchage et de criblage pour grains bio Vente de grains et de farines • Livraison partout au Québec 30 années d’expérience dans la mouture et le conditionnement des grains 410, route 341, Saint-Roch de l’Achigan, Qc, JOK 3H0 Tél.: 450.588.2660 • Fax : 450.588.4071 JL Courriel : moulinb@cam.org LA SOLUTION DE DÉSHERBAGE HERSE ÉTRILLE SSnbccQ LARGEUR DE TRAVAIL DISPONIBLE 1.50 mètres 1,80 mètres 2,10 mètres 3.00 mètres 4.50 mètres 6.00 mètres 9.00 mètres 12.00 mètres 15.00 mètres 18.00 mètres 20,50 mètres 24.00 mètres ÉQUIVALENCES 7mm -1/4 pouce 49 cm *19 pouces 1,50 m - 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