Bio-bulle : bulletin d'information de l'agriculture biologique québécoise, 1 janvier 1996, Juillet-août
AZOTE AU VERGER : LES ENGRAIS VERTS S'EN CHARGENT ébécois de l'agriculture biologique Juillet-août 1996 Volume 8, no 2 PRODUCTION PORCINE AH! ÇA C'EST UN BON COCHON! Bfl mm S'AUTOCONTROLER 1 EUROPÉENS IlLTURE BIOLOGIQUE BIOLOGIQUE : CENTRE D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE DE LA POCATIÈRE 401,rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 ACTIVITÉ DE DÉMONSTRATION POMME DE TERRE BIOLOGIQUE Organisée par le Centre d'agriculture biologique de La Pocatière en collaboration avec la Ferme écologique Baie-des-Sables, Agriculture et agro-alimentaire Canada et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec À LA FERME ÉCOLOGIQUE BAIE-DES-SABLES 246, ROUTE 132 EST BAIE-DES-SABLES (QUÉBEC) LE 15 AOÛT 1996 À 13 H 30 Âawmis 13 h 30 Accueil 13 h 40 Mot du représentant d’Agriculture et agro-alimentaire Canada 13 h 30 Présentation de la Ferme écologique Baie-des-Sables par M.René-Paul Rousseau, propriétaire-producteur 14 h 10 Information sur la régie de culture mise à l’essai pour la culture de la pomme de terre biologique, par Nicole Fraser, responsable du projet au Centre d’agriculture biologique - Fertilisation organique et minérale de source naturelle - Contrôle mécanique des adventices (vibro-bineuse articulée) - Contrôle des insectes et des maladies (barrières physiques, produits biologiques) - Rotations des cultures, défanage, rendement et rentabilité 14 h 40 Mot du représentant du MAPAQ, M.Christian Charest, direction régionale du MAPAQ à Rimouski 15 h Visite des cultures et coup d’œil sur la vibro-bineuse articulée 15 h 45 Collation et échange libre entre les participants POUR VOUS Y RENDRE.La Ferme écologique se situe à 5 km à l'est du village de Baie-des-Sables sur la route 132.Baie-des-Sables est à mi-chemin entre Sainte-Flavie à l'ouest et Matane à l'est.Vous ne pouvez manquer la Ferme écologique, elle est bien identifiée par une grosse affiche sur le bord de la route 132. Le magazine québécois de l'agriculture biologique Volume 8, numéro 2 JUILLET-AOÛT 1996 12 LE SECTEUR DEVRA S'AUTOCONTRÔLER Quelques commentaires et recommandations formulées par les membres de la Table filière en agriculture biologique lors de sa réunion du 24 mai dernier.14 LES PROGRAMMES EUROPÉENS D'AIDE À L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE Un survol des programmes mis en place dans les pays de la C.E E.pour aider à la transition vers l’agriculture biologique.18 POMME DE TERRE BIOLOGIQUE LE MILDIOU : UNE MALADIE À SUIVRE DE PRÈS 17 AH! ÇA C'EST UN BON COCHON! On peut faire de l’élevage porcin en respectant la nature du porc, l’environnement et la susceptibilité du citoyen.Premier d’une série d’articles sur les alternatives en production porcine.4 MOT DU RÉDACTEUR 5 COURRIER DU LECTEUR 6 ÉCHOS DES RÉGIONS • Abitibi-Témiscamingue / Nord du Québec • Chaudière-Appalaches • Mauricie / Bois-Francs • Montréal-Laval-Lanaudière • Québec • Saguenay / Lac Saint-Jean / Côte-Nord 9 BIO-CAPSULES • Paysage suisse • Poussière toxique • Bio : énergie basse t Nitrates • Alerte à la biotechnologie • Vache folle et vache sage • Du chanvre au papier «Asperge au lit • Mouches 22 MARCHÉ BIO 24 REVUE DES MARCHÉS : fruits et légumes 26 MODE D'EMPLOI • Insecticide naturel • Production de semences • Semences biologiques • Herbicide biologique 29 RÉFÉRENCES UTILES 30 AGENDA 30 ANNONCES CLASSÉES 31 R.U.A.B.ET ABONNEMENT 21 VERT POMME • Engrais vert • Diversité au verger BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O LA SAISON LA PLUS COURTE éjà le dernier morceau d'un drôle d'été de gouttière et d'ébats athlétiques.Tout passe trop vite et l'inspiration m'a oublié ce matin.Alors, une grande respiration, un peu de transpiration et nous plongeons.Notre numéro de l'été fait une incursion du côté de la production porcine en vous proposant un article sur la vraie nature de cet animal souvent traité bien indignement.Il y a de la place pour cette production au Québec dans le respect de l'environnement, de l'animal et des citoyens.Nous allons tenter, dans les prochains numéros, d'explorer de nouvelles avenues pour cette production.Changeons de propos et souhaitons que la réglementation sur les appelations soit prête pour la rentrée.Le projet de loi est commenté à la page 12 par les membres de la table filière.Mais lorsque l'appellation biologique sera protégée si nos dirigeants pensaient à encourager la transition vers l'agriculture biologique ce serait très très bien.Quelques mesures à regarder messieurs: primes à la production, remboursement des frais de certification et etc.Une pierre trois coups, on favoriserait la poursuite des objectifs du développement durable de l'agriculture, on donnerait un coup de pouce à l'environnement, et la santé publique s'en porterait mieux.Équation limpide pour nos dirigeants qui aiment résoudre des problèmes épineux.Les gouvernements européens ont élaboré de telles mesures de transition pour aider la production biologique dans la CEE, à lire en page 14.Nous continuons notre série d'articles sur la production biologique de la pomme de terre avec cette fois-ci la lutte au mildiou.Vous trouverez dans ce numéro des trucs pour la production de semences de légumes et la fabrication d'un insecticide-maison.Ne manquez pas nos Bio-capsules et la chronique Marché bio où il est question de la chaîne des supermarchés américains Whole Foods.Enfin de notre côté après deux tentatives infructueuses de demandes de financement auprès des Programmes d'appui aux tables filières et d'adaptation pour les productions alternatives il est question que le MAPAQ soutienne directement la publication de Bio-bulle pour les deux prochaines années.Nous nous croisons les doigts et nous aiguisons nos crayons, la réponse devrait nous parvenir d'ici la fin août.En attendant, si vous n'avez pas le temps de tout faire prenez au moins celui de vous détendre.FRANÇOIS CHALIFOUR Le magazine québécois de l'agriculture biologique Volume 8, numéro 2 JUILLET-AOÛT 1996 îii Bio-bulle, bulletin d'information publié par le Centre d'agriculture biologique de La Pocatière, veut favoriser la circulation de l'information en agriculture biologique entre les intervenants du secteur.Pour toute correspondance : Bio-bulle Centre d'agriculture biologique de La Pocatière 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 Téléphone : (418) 856-1110, poste 340; télécopieur : (418) 856-1719 Rédacteur en chef : François Chalifour Attachée à la rédaction : Linda Lévesque Publicité : François Chalifour, 1-800-463-1351, (418) 856-1110, poste 338 Vol.8, no 2 - Juillet-août 1996 Collaboration : Christiane Cossette, Jean Duval, Nicole Fraser, Jacinthe Godard, France Gravel, Éric Jutras, Yves Lauzon, Christian Nanchen, Robert Robitaille, Marcel Roy, Jacques Thériault * Reproduction autorisée en mentionnant la source.* Date de tombée : 5 septembre 1996 * Date de parution : 5 août 1996 Dépôt légal : ISSN 1195-03-58 Envoi de publication -Enregistrement no 10 388 Bio-bulle est imprimé sur papier recyclé -*• couverture 50 % fibres recyclées • pages intérieures 100 % fibres recyclées.Abonnement et adhésion Abonnement à Bio-bulle seulement: 1 an (6 numéros) 22,79 $ (taxes incluses), 35 $ à l'étranger.Adhésion au Centre d'agriculture biologique : membre individuel 35 $ (taxes incluses), à l'étranger 40 $, membre corporatif 200 $ (taxes incluses).Paiement à l'ordre du Centre d'agriculture biologique de La Pocatière.CENTRE D’AGRICULTURE BIOLOGIQUE DE LA POCATIÈRE O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 MAIS QUI VA REPRÉSENTER TOUS LES PRODUCTEURS BIOLOGIQUES?Enfin un projet de loi qui protège et reconnaît l’appellation biologique au Québec.Cela va régler un des problèmes de base de l’agriculture biologique.il reste toutefois un autre problème fondamental qui risque, entre autres, de rendre l’application de la nouvelle loi très difficile soit l’absence d’un regroupement représentant tous les producteurs agricoles certifiés biologiques du Québec.Nous avons besoin d’une association qui aurait comme mandat de défendre les intérêts des producteurs biologiques auprès des gouvernements ainsi que de promouvoir l’agriculture biologique.Afin de bien remplir son mandat, de défendre les principes fondamentaux de l’agriculture biologique avec intégrité, transparence et, sans conflit d’intérêt, cette association doit obligatoirement être indépendante de l’Union des producteurs agricoles du Québec.Cette association devrait être accréditée par le gouvernement du Québec comme étant le porte-parole officiel des producteurs biologiques du Québec face au gouvernement, ministres, ministères, commissions, etc.(au même titre que l’U.P.A.).Afin de préserver la crédibilité de l’agriculture biologique, l’association de producteurs biologiques doit être dissociée d’une Union qui représente les intérêts d’environ 48 000 exploitants agricoles qui sont peut-être d’accord avec certains principes de l’agriculture biologique, mais qui dans le quotidien pratiquent une agriculture qui va à l’encontre des principes fondamentaux de l’agriculture biologique.Les effets bénéfiques d’une telle réorganisation ne tarderaient pas à se faire sentir.Les alliés naturels du mouvement d’agricul- ture biologique que sont les regroupements de consommateurs, les groupes écologistes, les amants de la nature, le ministère de l’Environnement et de la Faune, etc.appuieraient tous d’emblée cette association.Enfin, la population en général y verrait un message clair et cohérent de la part du milieu agricole.Avec cet appui grandissant de la population, la motivation des producteurs conventionnels à joindre nos rangs serait beaucoup plus forte.Tant que la Fédération d’agriculture biologique du Québec fera partie de l’U.PA., les producteurs biologiques ne pourront s’y joindre en bloc.L’U.RA.défend constamment des dossiers avec lesquels plusieurs d’entre nous sont en total désaccord.Si un organisme peut répondre à nos vraies aspirations, nous nous y joindrons avec enthousiasme et nous croyons que tous les producteurs biologiques qui dans les faits, font déjà bande à part des autres producteurs agricoles, se rallieront en très grande majorité à cette association.Pour le développement de l’agriculture biologique, il serait souhaitable d’avoir comme plan d’action à court terme, l’organisation d’États généraux sur l’agriculture biologique pour discuter de ces sujets.Qu’en pensez-vous?ROBERT BEAULIEU ET JOANNE MARCIL PRODUCTEURS BIOLOGIQUES MELBOURNE (QUÉBEC) ENVOYEZ-NOUS VOTRE PHOTO! Bio-bulle est à la recherche de photos originales pour illustrer la page couverture de ses prochains numéros.Déjà les deux derniers numéros étaient illustrés de photos fournies par des lecteurs ou collaborateurs.Nous voulons créer une banque de photos sur des sujets divers : paysages saisonniers, champs en culture, troupeaux aux champs, cultures particulières ou bien réussies, techniques de production biologiques, mise en marché, travail à la ferme, fleurs, légumes, fruits, insectes, énergie renouvelable, basse-cour, produits frais et transformés, etc.Faites-nous parvenir votre photo avec une courte description du sujet et le nom de celui ou celle qui l'a prise.La photo doit répondre à des critères minimums de qualité (contraste, mise au point) et elle peut nous parvenir sous n'importe quel format et support (négatif, photos couleurs ou noir et blanc, diapositive).Les photos choisies apparaîtront en page couverture ou à l'intérieur de Bio-bulle.Toutes les photos seront retournées après usage.N'hésitez pas et vous aurez peut-être la chance de voir votre binette sur la couverture d'un prochain Bio-bulle.Envoyez votre photo à : Centre d'agriculture biologique de La Pocatière Bio-bulle/photo 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) GOR 1Z0 BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O _____ABITIBI-TÉMISCAMINGUE / NORD-DU-QUÉBEC ESSAIS DE CALIBRAGE DE LA FERTILISATION EN ABITIBI-TÉMISCAMINGUE L’Abitibi-Témiscamingue constitue une région à part au Québec, tant pour son climat continental relativement frais que par ses sols en général très argileux (contenant plus de 60 % d’argile).Ces particularités incitent à croire que les recommandations de fertilisation générales pour la province sont peu adaptées à cette région.Pour favoriser le développement d’une agriculture régionale durable, une meilleure connaissance des exigences en nutriments des cultures s’avérait nécessaire.C’est pourquoi un essai de calibrage de la fertilisation est en cours sur 4 sols argileux, pour la production de graminées fourragères, culture dominante dans la région.Cette expérience est réalisée par une équipe du Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures d’Agriculture Canada à Sainte-Foy, sous la direction de M.Régis Simard, dans le cadre du programme Essai et expérimentation en agro-alimentaire.Certains résultats des 2 premières années d’essais sont assez surprenants.De façon assez systématique, les fourrages ne répondent pas aux apports de phosphates, même si l’analyse de sol indique un niveau faible de réserves rapidement assimilables.D’autres formes de phosphore utilisables par les plantes seraient présentes en quantité importante dans le sol, mais la méthode d’analyse généralement utilisée ne permet pas de les détecter.Les fourrages ne répondent pas non plus aux apports de potassium.Pour cet élément, l’analyse indique des réserves rapidement assimilables importantes.Comme on s’y attendait, les doses d’azote à appliquer sont un peu plus élevées que la recommandation du C.P.V.Q.pour l’ensemble du Québec.Ceci est attribuable à la texture argileuse de ces sols et au climat plus frais, 2 facteurs qui ralentissent la minéralisation de l’azote organique du sol.L’essai se poursuit encore une année, mais il influence déjà les recommandations de fertilisation.Des apports de phosphore et de potassium à la baisse sont recommandés et visent surtout à retourner au sol ce qui est exporté par les cultures.Le fumier pourrait, dans plusieurs cas, suffire à combler ces besoins.Les recommandations d’apport d’azote devraient être maintenues un peu plus haut que les recommandations du C.P.YQ.pour combler la contribution plus faible du sol.Cette pratique était déjà courante.Il semble que la grille d’interprétation du niveau de phosphore assimilable devra être revue ou que la méthode Mehlich qui est utilisée dans les laboratoires québécois devra être modifiée pour le dosage du phosphore dans nos sols argileux.ROBERT ROBITAILLE, AGR.RÉPONDANT EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE CHAUDIÈRE-APPALACHES Heritage Seed Program POUR SAUVEGARDER LE PATRIMOINE GÉNÉTIQUE En 1984, Canadian Organic Growers tenait une conférence sur l’urgence de préserver le patrimoine génétique de semences de légumes principalement.À la suite de cette conférence, le Heritage Seed Program était créé avec la mission de rechercher et de préserver les variétés anciennes et souvent menacées de plantes à usage alimentaire.Le cœur du programme est le réseau de producteurs de semences.Des gens comme vous et moi, producteurs agricoles, jardiniers, directeurs de jardin historique ou botanique qui cultivent ces plantes.Ces gens appliquent des techniques pour préserver la pureté des semences, ramassent et conservent les graines de ces plantes.Ces semences sont par la suite offertes dans le réseau de membres et cela gratuitement par le truchement d’un catalogue publié chaque année en décembre.Heritage Seed Program comptait l’an dernier 1 800 membres disséminés dans toutes les provinces canadiennes et dans les Territoires du Nord-Ouest.On retrouve aussi quelques membres aux États-Unis.Quelques 134 membres producteurs offrent un large choix (1 500 variétés) de semences de légumes, de fleurs, de fruits, de fines herbes et de céréales.Vous pouvez devenir membre même si vous n’êtes pas actif dans le réseau de producteurs.La cotisation des membres sert à mener des activités de préservation et d’éducation.Les membres reçoivent, 3 fois par année, un bulletin d’information où l’on traite de la conservation des semences, de la préservation des gènes, de jardins historiques et botaniques, d’information sur les superbes variétés disponibles au catalogue.C’est dans le numéro de décembre que l’on retrouvera la liste des semences disponibles.Pour l’instant le bulletin de liaison et la liste des semences sont rédigés en anglais, mais il existe tout de même de la documentation en français, par exemple : « Comment produire et conserver les semences de variétés menacées » (7 $) ainsi que des textes traitant de l’isolement des variétés, des listes d’entreprises semencières et autres tirés à part intéressants.Les frais de cotisation sont fixés à 25 $/année et on peut devenir membre en faisant parvenir une demande à : Heritage Seed Program, R.R.no 3, Uxbridge (Ontario) Canada, L9P 1R3.Pour de plus amples informations sur le Heritage Seed Program, contactez le répondant du programme pour le Québec, M.Antoine d’Avignon du 529, rue des Sables à Pintendre près de Lévis au numéro (418) 833-4523.MAURICE / BOIS-FRANCS Centre de développement d’agrobiologie PLUS D'UN MILLION DE DOLLARS EN PROJETS Le Centre de développement d’agrobiologie, chef de file en agro-environnement, annonce l’obtention de plusieurs projets dont la valeur totale dépasse un million de dollars.Dans un premier temps, le C.D.A.a reçu l’approbation de trois projets déposés à Environnement Canada pour une valeur de 810 050 $.La contribution gouvernementale est de 289 900 $.Considérant que les montants destinés aux subventions sont en forte baisse, ceci confirme le statut d’excellence du Centre en pratiques agro-environnementales.Deux des projets sont financés par le programme Plan Saint-Laurent Vision 2000.Le premier, « Réduction de 50 % de la surfertilisation sur 50 fermes » est de 451 850 $.Le second, « Projet de concertation pour un plan global de gestion de l’eau du ruisseau Corbin » est de 229 700 $.Un autre projet est financé par le programme Action 21.BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 Ce projet, « Réduction de l’utilisation des herbicides en milieu agricole » est estimé à 128 500 $.Deuxièmement, d’autres subventions ont été accordées pour différents projets pour une somme d’environ 120 000 $ (système expert, bilan agroenvironnemental informatisé, brochure engrais verts).Enfin, la Cartographie des sols à la ferme a connu une progression importante ce printemps.Nul doute que ce succès est en partie dû à la mention obtenue au dernier Salon de l’agriculteur de Saint-Hyacinthe.Fondé en 1989,1e Centre de développement d’agrobiologie est un organisme sans but lucratif qui s’est donné comme mission de concevoir, adapter et implanter en agriculture des méthodes et techniques de pointe permettant une gestion optimale des ressources.Le siège social du Centre est situé au 224, rue Principale, Sainte-Élisabeth-de-Warwick (Québec), J0A 1M0; téléphone : (819) 358-3850.ÉRIC JUTRAS, B.A.A., MBA DIRECTEUR GÉNÉRAL Pour plus d’information sur les activités de la Société : Mme Monique Poirier, 779, avenue Rockland, Outremont (Québec), H2V 2Z7.Tél.: (514) 495-3201; téléc.: (514) 271-4206; e-mail : PHARMA@SYMPATICO.CA.La mission 1.RECENSER - les savoirs traditionnels - les usages des plantes médici- nales et autres produits d’origine naturelle.2.CLASSER les substances naturelles en fonction des usages, des con- naissances botaniques, de l’évaluation pharmatoxi-cologique et clinique actuelle.3.DECOUVRIR de nouveaux médicaments d’origine naturelle et permettre de réconcilier la tradition thérapeutique avec les besoins actuels de remèdes efficaces, non toxiques, moins coûteux et adaptés à chaque culture locale.4.REGROUPER les professionnels (pharmaciens, infirmières, sages-femmes, etc.) ayant un intérêt pour les plantes médicinales (phytothérapie, herboristerie, homéopathie, acupuncture, etc.).MONTRÉAL-LAVAL-LANAUDIÈRE Société nord-américaine d’ethnopharmacologie UNE INVITATION À JOINDRE LES RANGS 5.PROPAGER la connaissance des plantes médicinales auprès du pro- fessionnel de la santé et du grand public.6.PROMOUVOIR la production et la transformation des plantes médici- nales.Nouvellement formée (25 mai 1996), la Société nord-américaine d ethnopharmacologie s’est donné comme but « d’élargir les connaissances scientifiques au-delà de la naïveté et du scepticisme ».L’ethnopharmacologie est une nouvelle voie de recherche qui réunit les connaissances issues de la pharmacopée des médecines traditionnelles prises dans leur contexte socioculturel et les connaissances biologiques et pharmacologiques actuelles.La Société s’est donné une mission très large et pour y participer, il suffit de vouloir partager ses connaissances et son savoir-faire que l’on soit du domaine de la recherche, de la santé, du commerce, de l’enseignement, de l’agriculture, etc., que l’on soit professionnel ou non, aux études ou à la retraite.Chacun peut à sa mesure, contribuer à la mission et profiter des avantages de l’ensemble d’un réseau international présentement en formation.7.DÉFINIR des normes de qualité pour les produits issus des plantes médicinales.Colloque sur les jardins communautaires BEAUCOUP PLUS QUE FLEURS ET LÉGUMES Y MATURENT! Y germent des idées de protection de la nature, de reverdissement des villes, d’interaction sociale.S’y récoltent embellissement du milieu, mieux-être, confiance en soi.La Société prévoit s’associer à tous ceux et celles qui de près ou de loin sont intéressés par cet aspect de la pharmacologie, faire circuler l’information par la publication, entre autres, de bulletins d’information sur les plantes médicinales, les produits naturels, les médecines complémentaires, organiser des stages de formation, séminaires, colloques et conférences.La Société se propose de réaliser d’ici la fin de l’année 1997 un inventaire des plantes médicinales du Québec, de recenser les diverses ressources dans le domaine des plantes médicinales au Québec, d’établir un dialogue avec les personnes-ressources des traditions indiennes et inuits pour évaluer la richesse de leurs pharmacopées et de publier un cahier de travaux de la Société dans la revue Ethnopharmacologia, de diffusion internationale.ATA’rA’f’*'*,A^vAVAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYA' S ENRACINER DANS LA COMMUNAUTÉ YAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAYAY.Sous le thème « S’enraciner dans la communauté » se tiendra à Montréal, du 26 au 29 septembre 1996, à l’hôtel du Parc, le 17e colloque annuel de 1 American Community Gardening Association/Association américaine du jardinage communautaire (A.C.G.A.).On peut devenir membre de la Société à titre de membre actif (250 $), de sympathisant (100 $) et étudiant (50 $).Cette dernière catégorie de membre a droit à un traitement de faveur.Si vous êtes étudiant à la maîtrise ou au doctorat et que vous travaillez sur un sujet touchant l’ethnopharmacologie vous jouirez du statut de membre actif.Organisé conjointement par la Ville de Montréal, l’A.C.G.A.et des organismes partenaires montréalais, ce colloque propose, outre des visites et des activités d’animation, quelques 34 conférences, ateliers et tables rondes qui traiteront de reverdissement, de jardinage intensif, de jardinage pour attirer insectes et oiseaux, de l’impact positif du jardinage sur les problèmes sociaux, de récolte de semences, de vivaces indigènes, de compostage, de jardinage sur les toits, etc.BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 Fertile en échanges de points de vue et transferts d’expertises Ce colloque, de par la diversité et l’intérêt des sujets traités, s’adresse tant aux professionnels qu’aux amateurs de jardinage, aux responsables et aux animateurs de jardins communautaires, aux représentants des municipalités et à ceux de groupes communautaires ou environnementaux, aux planificateurs urbains.Le colloque créant un contexte qui favorise l’échange de point de vue et le transfert d’expertise, toute personne aura la possibilité de s’y enrichir, comme tout organisme pourra en retirer un savoir-faire adaptable à son milieu.L’American Community Gardening Association/Association américaine du jardinage communautaire (A.C.G.A.), organisme sans but lucratif créé en 1979, regroupe des municipalités, des professionnels et des adeptes du jardinage communautaire et du développement des espaces verts.L’Association fait la promotion du jardinage communautaire et du reverdissement en tant que moyens pour améliorer la qualité de vie des personnes.La Ville de Montréal poursuit des objectifs tout à fait similaires et voit au développement d’un réseau de jardins communautaires depuis le milieu des années 1970, en même temps qu’elle articule depuis le début 1995, en partenariat avec ses citoyens, le programme Éco-Quartier.Pour s’inscrire Plusieurs choix d’inscription.Colloque entier - avant le 1er septembre : 125 $/étudiant; 165 $/membre A.C.G.A.; 215 $/non membre - après cette date, 25 $ de plus.Colloque francophone entier (28-29 septembre) - avant le 15 septembre : 60 $; après cette date, 70 $.Activités à la carte.Les bulletins d’inscription sont disponibles au Secrétariat du Colloque, 5319, avenue Notre-Dame-de-Grâce, Montréal (Québec), H4A 1L2.Pour informations : Michel Confortate ou Daniel Reid; tél.: (514) 872-6363; téléc.: (514) 872-4585.Information disponible sur Internet à compter du 10 juillet 1996 : http://ville.montreal.qc.ca.QUEBEC MAPAQ LA GESTION INTÉGRÉE DES RESSOURCES Depuis ce printemps, pour obtenir une subvention au Programme d’aide à l’amélioration de la gestion des fumiers (P.A.A.G.F.) ou au Programme de conservation des ressources, les producteurs doivent, dans certaines régions agricoles du Québec, remplir un questionnaire qui permet de faire un diagnostic de l’entreprise agricole sous différents aspects.Ainsi, les gens des bureaux du MAPAQ ont en main un document qui leur permet d’avoir un portrait complet de l’entreprise agricole sur les aspects de la gestion de l’eau, des sols, des cultures, des engrais minéraux, de la production animale et des engrais de ferme.Le producteur, de son côté, a en main un outil qui lui permet de connaître les forces et les faiblesses de son système de production.Cet outil peut favoriser la mise en place de pratiques et de technologies qui à court et à long termes assureraient la productivité des sols, la compétitivité des productions animales et végétales, l’approvisionnement à la ferme d’une eau de qualité, la réduction de polluants dans les eaux de surface et souterraines à des seuils acceptables pour la survie des écosystèmes et les usages potentiels de l’eau.Cet outil, préparé dans un premier temps par la Direction de l’environnement et du développement durable du MAPAQ, a été repris par les dif- O férentes directions régionales du MAPAQ et adapté selon les besoins du milieu.Comme les programmes de conservation des ressources et le P.A.A.G.F sont des programmes de portée régionale, chaque direction a défini sa propre utilisation du questionnaire sur la gestion intégrée des ressources.Ainsi, dans les régions de Saint-Hyacinthe et de Nicolet, où les problèmes de dégradation des ressources agricoles sérieux, les producteurs doivent à l’aide du questionnaire identifier les lacunes de leur système de production et se fixer un échéancier pour réaliser les travaux qui remédieront aux problèmes identifiés.Ils doivent obligatoirement fournir un plan d’action de gestion intégrée des ressources pour avoir droit à telles ou telles subventions.D’un autre côté dans des régions où les problèmes sont moins criants, comme celle du Bas-Saint-Laurent, les producteurs doivent remplir le questionnaire, mais n’ont pas à fournir de plan ni à s’engager à réaliser des travaux correctifs.Cependant, les agronomes du MAPAQ ont à partir de ce moment le portrait de l’entreprise et peuvent suggérer des correctifs à l’exploitant lors de visites ou de demandes subséquentes.Le questionnaire sur la gestion intégrée des ressources est disponible auprès des répondants en conservation des ressources du MAPAQ.Rappelons toutefois qu’il diffère d’une région à l’autre et qu’il correspond normalement aux besoins de la région en question.Pour tous les producteurs, il peut constituer l’outil diagnostique idéal qui les amènera à pratiquer une agriculture plus respectueuse de l’environnement.Il n’est pas nécessaire d’avoir une demande de prêt à réaliser pour prendre l’initiative et connaître nos forces et faiblesses en ce qui concerne la gestion des ressources sur la ferme, qu’elle soit bio ou non.FRANÇOIS CHALIFOUR _______SAGUENAY / LAC-SAINT-JEAN / CÔTE-NORD Info-essences UN BULLETIN D'INFORMATION SUR LES HUILES ESSENTIELLES Une nouvelle source d’information vient d’être créée par un groupe de chercheurs du Département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi.Ce groupe, Lasève, s’est donné comme objectif de faire connaître le potentiel de production des huiles essentielles au Québec.Leurs travaux touchent l’extraction, la valorisation, l’analyse et le contrôle de la qualité des huiles essentielles.Leur bulletin Info-Essences en est à son deuxième numéro et, sans prétention, nous livre une foule d’informations sur le secteur des huiles essentielles.Par exemple, dans le deuxième numéro, on retrouve un article sur le marché mondial des huiles essentielles, un aperçu des normes qui régissent la fabrication, une liste de prix des huiles en demande aux États-Unis, une fiche technique sur le Thuya occidental, un aperçu de l’aromathérapie, des nouvelles brèves et un agenda.On peut s’abonner au coût de 10 $/année en écrivant à : Lasève, Département des sciences fondamentales, Université du Québec à Chicoutimi, 555, boul.de l’Université, Chicoutimi (Québec), G7H 2B1.Téléphone : (418) 545-5011, poste 2332; télécopieur : (418) 545-5012; e-mail : Laseve@ceqac.uquebec.ca BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 — i.¦.¦ : : : ^ ; F / BA^ESfliySMIiLL A B EAJJiTfflDiJjJiAXSAGE Des référendums en Suisse confirment régulièrement que le public appuie la rémunération des agriculteurs pour maintenir l’aspect de la campagne alpestre et prévenir l’exode rural.Les paiements n’ont habituellement aucun rapport avec les prix agricoles.Depuis les années 60, par exemple, les agriculteurs suisses reçoivent un certain montant par vache par an plutôt qu’un soutien aux prix du lait.Ces paiements «par tête» vont d’environ 250 $ CAN par an par vache dans les fermes de basse élévation, jusqu’à la jolie somme de 1 260 $ dans les régions montagneuses plus escarpées.Les producteurs suisses peuvent aussi obtenir un paiement annuel pour l’entretien des pâturages d’altitude abrupts : environ 412 $/ha si la pente est de 18 % à 35 % et jusqu’à 562 $/ha si elle est de plus de 35 %.LE SILLON MARS-AVRIL 1996 H t « iM#et c.estte JroIesefe^A iets^ ,i en assa»eW “ 5 ,, pIo&K- SSSS^—* MAIS CE N'EST QUE DE LA POUSSIERE! Les enfants d’agriculteurs sont exposés à des doses dangereuses de plusieurs pesticides à la maison.C’est ce que révèle une étude américaine qui démontre que la poussière des maisons des agriculteurs contient des concentrations 6 fois supérieures aux concentrations admises d’azinphos-methyl, de chlorpyrifos et de phosmet et des concentrations 13 fois supérieures d’ethyl-parathion.Les poussières contenant ces quatres pesticides ont été retrouvées dans 62 % des maisons de fermes alors qu’ils étaient présents dans 9 % des maisons témoins.La poussière de maison est une source importante d’exposition aux pesticides notamment pour les jeunes enfants qui se déplacent à quatre pattes et qui portent constamment des objets dans leur bouche.ENVIRONNEMENTAL HEALTH PERSPECTIVES BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 LE m MOINS ^ ÉNERGIVORE LE BIO Pour parvenir à réduire de 25 % à 30 %, à moyen terme, ses émissions de CO2, le gouvernement fédéral allemand a exploré toutes les avenues, dont l’agriculture.Une étude commandée par le parlement allemand démontre clairement que les systèmes en production biologique sont beaucoup moins dépendants des sources de combustible fossiles.En comparaison sur deux années (1991-1992), l’énergie consommée en moyenne sur une ferme biologique était de 6,8 GJ (giga joules) par hectare alors que cette consommation était de 19,4 GJ/ha sur une ferme conventionnelle soit 65 % de plus.La principale différence entre les deux, réside dans le fait que l’agriculture conventionnelle utilise des engrais chimiques azotées et des pesticides qui nécessitent des quantités considérables de pétrole pour leur fabrication.L’agriculture biologique qui compte principalement sur les cultures de légumineuses pour suppléer ses besoins en azote dans la rotation, consomme dès lors beaucoup moins d’énergie.L’émission de CO2 mesurée pour les deux systèmes révèle aussi la supériorité du système biologique.Alors qu’elle était de 503 kg/ha en biologique, elle se situait à 1 253 kg/ha pour les fermes conventionnelles.RETIENT SES NITRATES U ¦ne récente étude du Ministry of Agriculture Fisheries and Food (M.A.F.F.) anglais révèle que la régie biologique sur des fermes à productions mixtes (élevage, maraîchage, fruits, etc.) est beaucoup moins sensible au lessivage des nitrates que l’agriculture conventionnelle intensive.Lors de tests réalisés sur ces fermes seulement 7 % des échantillons provenant des fermes biologiques ont dépassé le seuil de 50 mg/litre recommandé par l’Union Européenne et cela dans les moments les plus critiques de la rotation.Sur des cultures de blé d’hiver, dans des sites particulièrement sensibles, possédant la même géologie et soumis aux mêmes niveaux de précipitations, le lessivage a toujours été plus important et dans certains cas de plusieurs fois supérieur sur les fermes de type conventionnel.NEW FARMER AND GROWER PRINTEMPS 1996 NEW FARMER AND GROWER PRINTEMPS 1996 HORTIDEAS JUIN 1996 Plus la résistance du sol est élevée, plus le diamètre de l'asperge pour une longueur donnée sera large.On a démontré en Allemagne, que plus l'asperge doit pousser pour émerger du sol, plus elle produit de grosses tiges pour accomplir ce travail.Il y a toutefois des limites à la dureté du sol.En revanche, un lit très ferme et la manque de lumière n'affectent pas la longueur de la tige et ce sont plutôt des conditions de températures élevées qui font allonger la tige.UN LIT FERME POUR DE GROSSES ASPERGES BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 cvpsriE LA VACHE FOLLE ET LA VACHE SAGE La vache folle demande à la vache sage : « Qu’avez-vous mangez ce midi mon amie?» « Que de l’herbe, ma chère, et bio de plus » qu’elle lui répondit.Ainsi vont les choses tant et si bien qu’au moment où le château de cartes s’écroulait le 20 mars dernier et que le monde apprenait l’ampleur de l’épidémie d’encéphalite spongiforme bovine (E.S.B.) qui terrassait le cheptel du Royaume-Uni, les organismes de certification biologique du Royaume-Uni, dont Soil Association, avaient déjà réalisé, l’automne dernier, une importante enquête pour connaître la proportion de bovins « biologiques » atteint par la E.S.B.En fait, aucun animal « bio » né sur une ferme certifiée biologique n’avait contracté la E.S.B.Aucun cas de E.S.B.n’a été relevé par Soil Association durant les trois premiers mois de 1996.Les seuls cas relevés affectant des bovins laitiers étaient le résultat de pratiques appliquées avant la conversion biologique ou d’animaux achetés de troupeaux non-biologiques, de même dans le cas des bovins de boucherie atteints.SAUVE PEUT! y| K nr\i Ë^ C Ë Toujours des histoires ÆM ËW Ë Ë%m.ÆË Mh ¦ d’horreurs avec la biotechnologie.Une * bonne partie de la recherche en ce domaine s’est A^ Ë Ë Ë Ë Ë^ J concentrée sur la modification génétique des plantes JËm Ëmm Ëm m cultivées afin de les rendre résistantes à des herbicides sélectifs.Ainsi en cultivant ces nouvelles variétés, on peut se permettre d’utiliser des herbicides contre les mauvaises herbes de la même famille que la variété cul-Ë Ë Ë ^%^^Ë Ë^T Ë tivée tout en n’affectant pas cette culture.Des Ë Ë m chercheurs danois ont découvert récemment qu’une variété de colza modifiée génétiquement pour résister aux herbicides pouvait transmettre ce gène de résistance à la moutarde sauvage (Brassica campestris) en échangeant son pollen par fécondation croisée.Dès lors, la moutarde sauvage, mauvaise herbe par excellence du colza, devient elle aussi résistante aux herbicides.Les chercheurs ont aussi découvert que la moutarde sauvage pouvait transmettre ce gène aux générations suivantes.Bingo! la biotechnologie nous réserve encore de merveilleuses surprises.ACRES JUIN 1996 Soil Association, elle n’est pas la seule, soupçonne les apports de protéines animales dans la ration des animaux sous élevages intensifs comme principal agent de contamination.Cette pratique combinée à l’arrosage systématique des animaux aux insecticides organophosphorés (bain parasiticide aux moutons, contrôle de l’hypoderme du bœuf) affecteraient le système immunitaire et prédiposeraient les animaux à contracter la E.S.B.NEW FARMER AND GROWERS MOUCHES À L'ÉTABLE MOUCHES A LA MAISON Une petite guêpe Muscidifurax raptorellus découverte récemment au Nebraska pourrait s’avérer un puissant agent de contrôle biologique de la mouche domestique.Dans un essai concluant, plus de 70 % des œufs de mouches ont été parasités par M.raptorellus.Elle a aussi la très utile capacité d’ajuster son volume de ponte selon la disponibilité des œufs à parasiter, ce que ne font pas les parasitoïdes indigènes connus.Pour informations : Tim Lysyk et Kevin Floate, AAAC, PO.Box 3000, Lethbridge, Alberta.Tél.: (403) 327-4561; téléc.: (403) 382-3156; e-mail : lysykt@abrsle.agr.ca ou floatek@abrsle.agr.ca.PEST MANAGEMENT NEWS VOL.8, NO 1, PRINTEMPS 1996 BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 QUELQUES COMMENTAIRES DE LA TABLE FILIERE EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE Le 24 mai dernier, la Table filière en agriculture biologique se réunissait pour émettre ses commentaires à propos de la réglementation que le MAPAQ est en train d'élaborer pour protéger les appellations contrôlées des produits alimentaires dont l'appellation biologique.FRANÇOIS CHAUFOUR Dans un premier temps, les membres de la Table filière en agriculture biologique se sont prononcés unanimement sur la nécessité d’avoir dans des délais assez courts un encadrement légal de l’appellation biologique, reflétant du même coup l’assentiment général de tout le secteur de la production biologique à ce sujet.La F.N.A.C.Q.VEUT PLUS d’implication DU MAPAQ D’entrée de jeu,Jean-Yves Bourdages,de retour de la réunion des répondants, soulignait l’importance de la presence des consommateurs au sein du Conseil d’accréditation.Il faisait aussi valoir que le Conseil d’accréditation devra être composé de gens compétents et intéressés par la valorisation de l’appellation biologique.Il ajoutait que le MAPAQ devra livrer une loi bien structurée et en parfait état de marche pour que le milieu puisse l’utiliser efficacement.De son côté, Richard Dagenais de la F.N.A.C.Q.affirme que c’est au MAPAQ que revient la responsabilité des contrôles et de l’ensemble du système.Pour lui, le MAPAQ doit superviser le Conseil d’accréditation et les organismes de certification.En d’autres mots, M.Dagenais veut que le système soit très étanche pour protéger les consommateurs et la présence d’un observateur du MAPAQ au sein du Conseil d’accréditation n’est pas suffisante, selon lui, pour assurer cette étanchéité.Il veut que le MAPAQ ait un membre votant au sein du Conseil, que le MAPAQ engage des fonds pour assurer un contrôle supplémentaire de l’utilisation de l’appellation biologique.M.Louis Bernard, en réponse à ce commentaire, mentionne que le MAPAQ tient à ce que le secteur biologique s’au-tocontrôle et que, dans le cas contraire, il n’y aura tout simplement pas de loi.Pierre Gaudet, de son côté, renchérissait dans le sens du sous-ministre en faisant remarquer que tous les intervenants consultés à date appuyaient les principes énoncés dans le document de consultation à savoir en substance l’autocontrôle par le secteur.Les membres de la Table filière considèrent, d’autre part, que d’ici l’adoption de la loi, le MAPAQ devra être un collaborateur et un facilitateur, en particulier en ce qui concerne le financement de la démarche.Ils croient aussi que c’est au Conseil d’accréditation que revient la responsabilité de la période et des mesures de transition qui suivront l’adoption de la loi.Qui composera le Conseil d’administration?Lors de la réunion M.Arthur Marcoux précisait que le Conseil d’accréditation aura un conseil d’administration.Il est d’avis que le Conseil d’accréditation doit réunir le plus grand nombre d’intervenants possible alors que son conseil d’administration sera composé d’un seul intervenant par secteur d’activités (production, transformation, certification, distribution, consommation).M.Louis Bernard ajoutait que le Ministre va déléguer des pouvoirs et des responsabilités à une seule autorité (le Conseil d’accréditation, au sommet de la pyramide du système).Toutefois, il s’interroge sur la composition et la représentation des personnes, notamment en ce qui concerne le secteur de la consommation, qui feront partie du Conseil d’accréditation.À ce propos, M.Pierre Gaudet s’empressait de référer M.Louis Bernard aux propositions de la F.A.B.Q.en ce qui concerne la composition du Conseil, à savoir, entre autres, un représentant des producteurs nommé par la F.A.B.Q., représentation au Conseil limitée à un seul représentant par secteur d’activités, et que tous les représentants doivent provenir du milieu biologique.Un conseil neutre et responsable Au-delà de la composition du Conseil d’accréditation, on s’est penché sur le travail qu’il aura à accomplir.Pour Arthur Marcoux, il est de première importance que toutes les décisions qui seront prises au Conseil le soient dans un contexte de neutralité et qu’elles soient applicables universellement.M.Robert Beauchemin ajoutait que les décisions devront faire « jurisprudence » et que les comités appelés à être formés au sein du Conseil (comité des normes référentielles, comité de certification, etc.) devront faire l’objet de prescriptions précises en ce qui a trait à leur composition et leur mandat de façon à éviter des dédoublements ou des empiétements.Pierre Gaudet abondait aussi dans ce sens.Tous les membres de la Table sont par ailleurs du même avis en ce qui concerne la composition du comité des normes; il devra être composé de personnes compétentes et responsables en mesure d’accepter l’imputabilité de leurs décisions.On veut une structure légère ET PEU COÛTEUSE La loi qui se profile pour l’automne 1996 ne protégera pas seulement l’appellation biologique, mais aussi les appellations d’origines et de spécificité et ce sont trois conseils d’accréditation différents qui auront à contrôler le respect des différentes appellations.Les membres de la Table filière croient qu’il serait avantageux de partager certaines fonctions qui seraient communes aux trois conseils.D’autre part, tous sont d’accord à ce que le Conseil d’accréditation ait une place d’affaires permanente sans toutefois y assurer une présence à plein temps et à l’année longue.D’ailleurs tous s’interrogent sur les coûts d’une structure permanente et ont chargé le secrétaire de la Table, M.Jacques Thériault, de préparer des scénarios de coûts d’accréditation et de certification pour le mois d’août.Toutefois, de préciser Robert Beauchemin, alors que dans le document présenté par Radius sur le programme d’accréditation, on supposait que le secteur agricole biologique assumait tous les frais de la mise en œuvre du système, on parle maintenant d’assumer les frais d’opération à partir du moment ou le système sera en état d’opérer correctement.Pour M.Alain Désilets, il faudra clarifier les coûts directs associés à l’accréditation et les coûts indirects ou supplémentaires que l’organisme de certification devra encourir pour gérer la bureaucratie additionnelle engendrée par l’accréditation.Tous déclarent qu’il faudra avoir constamment à l’esprit les préoccupations du coût d’opération tout au cours du développement du projet, de façon à trouver des manières de les maintenir à leur plus bas niveau.Cela permettra au système de s’épanouir plus rapidement et de ne pas surcharger les producteurs qui voudront y adhérer.BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 Pour la rentrée Les membres de la Table veulent informer le plus rapidement possible les transformateurs, les distributeurs et les détaillants sur le projet de réglementation en cours.Ils conviennent aussi qu’il est temps de dresser une liste des producteurs avec les produits biologiques certifiés qui leur sont associés.Les commentaires rapportés ici constituent l’essentiel des recommandations que la Table filière transmettra au MAPAQ.La Table filière appuie le projet du MAPAQ et veut le voir y donner suite en considérant les recommandations qu’elle s’est donné la peine de formuler lors de cette réunion.Un seul des membres de la Table, le représentant de la F.N.A.C.Q., a donné un appui conditionnel au projet de loi.M.Dagenais considère que le MAPAQ devra s’engager plus à fond dans le contrôle de l’appellation biologique et ne pas le laisser entre les seules mains du secteur biologique.Tous sont conscients du travail qu’il reste à faire, notamment au niveau de la composition du Conseil d’accréditation, de la définition des mandats des comités, de la représentativité des intervenants, des façons d’assurer la transition après le dépôt de la loi, sur les coûts inhérents au système.Ils sont tous d’accord que pour assurer la crédibilité du système, il faut se rassembler et tenir fortement aux principes et aux objectifs du système.Ils appuient la représentation par secteur d’activités au Conseil d’accréditation.Pierre Gaud et producteur et président de la Fédération d’agriculture biologique du Québec et de la Table filière Robert Beauchemin vice-président de la Table filière et représentant de l’O.C.I.A.international au Québec Germain Désuets producteur laitier, représentant des transformateurs de produits laitiers Richard Dagenais Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec Jean Duval responsable du Service d’information Agro-bio du Projet pour une agriculture biologique Denis Fiset distributeur de produits biologiques certifiés, Distribue-Vie Alain Désilets producteur pomicole et maraîcher Louis Bernard sous-ministre adjoint à la Formation, Recherche et Développement technologique, responsable gouvernemental de la Table filière en agriculture biologique Jean-Yves Bourdages directeur général adjoint (01), responsable et représentant des répondants en agriculture biologique Arthur Marcoux agronome, Direction des normes et permis, MAPAQ Jacques Thériault secrétaire de la Table filière en agriculture biologique BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O LES PROGRAMMES EUROPÉENS D'AIDE À L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE L'aide financière pour le développement de l’agriculture biologique date de la fin des années 1980 en Europe.Avant 1992, certains pays européens se sont dotés de programmes d'aide spécifiques à l'agriculture biologique dans le cadre des mesures d'extensification de l'ancienne politique agricole commune de l'Union Européenne, en particulier des pays germaniques comme l'Allemagne, le Danemark et les Pays-Bas.JEAN DUVAL LE CONTEXTE DE LA RÉGLEMENTATION EUROPÉENNE Dans le cadre de la nouvelle politique agricole commune de l’Union Européenne, le règlement agro-environnemental 2078/92 sur les productions agricoles compatibles avec la protection de l’environnement et le maintien du paysage rural a engendré plusieurs nouveaux programmes dans la plupart des pays membres.L’article 2 du règlement en question réfère spécifiquement à l’agriculture biologique.Bien que plus de 200 programmes aient été soumis par les états membres en rapport à ce règlement, tous les pays ont déposé des projets qui concerne l’agriculture biologique en particulier.L’Union Européenne contribue à 50 % du coût total des programmes acceptés et jusqu’à 75 % dans le cas des pays les moins favorisés de l’union (ex.: Irlande, Portugal).Les programmes sont d’envergure nationale, mais peuvent être redéfinis à l’échelle régionale dans un même pays.D’autres réglementations européennes permettent l’aide à l’agriculture biologique.Le règlement 866/90 et suivants (2092/91 et 3669/93) sur l’amélioration de la transformation et de la mise en marché des produits agricoles mentionne les produits issus de l’agriculture biologique comme étant non seulement éligibles, mais prioritaires pour de l’aide à cet égard.Les règlements sur le développement rural et agricole permettent aussi d’octroyer de l’aide indirectement à l’agriculture biologique, particulièrement dans les régions défavorisées.LES PROGRAMMES PAR PAYS Allemagne Certains landers (provinces) de l’Allemagne, comme le Saarland, ont développé des programmes d’aide à la transition dès 1987.Dans le contexte d’extensification de la politique agricole commune d’avant 1993, plusieurs autres landers se sont dotés de programmes généreux d’aide à la transition.Grâce à ces programmes, O l’Allemagne se retrouve aujourd’hui dans un contexte où l’offre interne excède la demande, ce qui contribue à faire baisser les prix des aliments biologiques.En 1994, les superficies en production biologique étaient évaluées à 195 000 hectares.Aujourd’hui comme auparavant, les programmes d’aide n’existent pas dans tous les landers.Alors que l’aide accordée est de 270 $ à 600 $/ha pendant cinq ans pour les fermes en transition, les fermes biologiques certifiées reçoivent 200 $/ha dans certains landers.Le développement de nouvelles superficies en agriculture biologique s’effectuera surtout en ex-Allemagne de l’Est dans les années à venir.Belgique Le programme belge d’aide à l’agriculture biologique n’est pas encore effectif et sa durée n’a pas été définie.L’aide serait accordée par types de production.Le tableau suivant permet d’évaluer l’ampleur de l’aide.On remarque qu’ici aussi l’aide aux fermes en transition est plus élevée que celle prévue pour les fermes certifiées.Type de Aide Aide aux cultures à la transition fermes certifiées $/ha $/ha Cultures à double paiement 300 180 Horticulture 500 480 Prairies 500 280 Autres cultures annuelles 500 360 Cultures pérennes 1400 1 200 Danemark De son côté, le Danemark est le premier pays à avoir adopté une législation sur l’agriculture biologique en 1987.La certification y est une responsabilité gouvernementale.De 1988 à 1994, l’équivalent de 9,6 M$ a été accordé au secteur bio.Tous les secteurs sont visés par l’aide : la pro- BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 duction, la recherche, le conseil agronomique, la transformation et la commercialisation.Dans le programme actuel, les entreprises déjà en production biologique sont subventionnées au même niveau que celles en transition, ce qui contraste avec la pratique habituellement observée dans la plupart des autres pays de l’Union.En moyenne, l’aide est de 272 $ l’hectare pour 1995, et sera de 206 $ pour 1996 et les années suivantes.Le programme est d’une durée de cinq ans.Espagne Une aide aux fermes en transition d’une durée de 5 ans est prévue, mais n’est pas encore en vigueur.Le montant de l’aide dépendra des cultures.Les fermes en production biologique recevront 60 % du montant accordé aux fermes en transition.France Sous le régime d’extensification d’avant 1993, il existait en France un programme d’aide très restrictif, au point que seulement 180 fermes en ont bénéficié au niveau national.Ce programme d’une durée de cinq ans a toujours cours et vient perturber l’équilibre du marché d’une région à l’autre.Avec le nouveau règlement européen, un autre programme national a été mis en place en 1994.Ce dernier apporte une aide aux fermes en transition à la grandeur du pays.Les montants octroyés varient selon le type de production (voir tableau 2).L’enveloppe budgétaire est de 2,2 M$ pendant 5 ans.La priorité est donnée aux fermes engagés dans une logique de filière.Le programme est adapté différemment selon les régions.Certaines régions peuvent décider de favoriser une ou des productions en particulier, de plafonner les montants accordés par exploitation ou d’exiger la conversion complète de la ferme. L’aide aux fermes déjà en production biologique n’a pas été adoptée au niveau national.Elle existe seulement dans 3 régions et consiste en 80 % du montant accordé aux fermes en transition.Les exigences au niveau national sont les suivantes.- L’agriculture doit être l’activité principale de l’entreprise.- La transition doit s’effectuer en moins de 5 ans.- Il y a obligation d’adhérer à une association de producteurs bio.- L’entreprise doit respecter les cahiers de charges, être contrôlée par un organisme certificateur reconnu et en faire la preuve annuellement.Tableau 2 - Montant et durée de l’aide à la transition vers l’agriculture biologique en France Culture Montant $/ha Durée max.Cultures annuelles OCM 222 2 ans Autres cultures annuelles 311 2 ans Pâturages 155 2 ans Oliveraies 666 3 ans Vigne 222 3 ans Agrumes et autres 1044 3 ans En plus du programme qui s’adresse directement aux producteurs, la France accorde de l’aide à d’autres niveaux pour le développement du bio.Aide aux organismes de contrôle et de certification Cette aide vise à alléger la somme versée pour l’inspection par les producteurs telle qu’exigée par le règlement de l’Union Européenne.Elle s’est chiffrée à 553 000 $ en 1992,733 000 $ en 1993 et 500 000 $ en 1994.Aide à la profession Une aide de 225 000 $ pour le fonctionnement de l’interprofession bio accordée en 1992 a été renouvelée en 1994.Aide à la transformation et à la commercialisation Cette aide est possible, mais n’est pas définie clairement comme s’adressant à l’agriculture biologique.Aide à la recherche Certains projets de recherche en bio sont financés, mais pas par des programmes spéciaux.Une aide de 90 000 $ a été accordée en 1991 à 1TTAB pour coordonner un programme de développement du secteur.Grande-Bretagne L’aide à la transition s’étale sur une période de 5 ans depuis 1994.Aucune aide n’est accordée aux entreprises déjà en production biologique.L’aide est variable selon les régions (voir tableau 3).Les premiers 5 hectares reçoivent 66 $/ha additionnels pour tenir compte des coûts fixes des petites entreprises.La superficie minimum est d’un hectare, la maximum de 300 ha.Les paiements se font quatre fois par an sauf si l’aide totale annuelle est de moins de 1 100 $.Les entreprises qui reçoivent l’aide doivent être reconnues comme en transition par un organisme de certification agréé.Avec ce programme, le gouvernement britannique prévoit faire passer les superficies en bio de 50 000 ha à 150 000 ha.La demande pour les produits bio excède l’offre de beaucoup en Angleterre.Le programme prévoit qu’une ferme qui redevient conventionnelle pour avoir droit à la subvention n’est pas éligible.Règle générale, l’aide est si peu généreuse par rapport à la prime obtenue pour les produits biologiques qu’il y a peu de chances que quiconque soit tenté par ce petit jeu.Aide privée Le National Trust, le plus grand propriétaire de terres en Grande-Bretagne, a développé un Fond de développement pour l’agriculture biologique (Organic Farming Development Fund) disponible à certaines conditions aux fermiers (métayers) qui occupent ses 95 000 ha de terres.L’aide accordée touche tous les aspects : transition, paiement des frais de certification, amélioration des équipements et structures, prêts sans intérêts pour achat de quotas, commercialisation, information et formation, recherche, etc.Irlande L’Irlande a depuis 1994 un programme généreux d’aide destiné tant aux entreprises en transition que celles déjà certifiées.L’aide est accordée à l’hectare, pour un maximum de 40 ha, soit la grandeur moyenne des fermes irlandaises.Pour être éligible, le producteur doit déjà participer à un autre programme, le Rural Environment Protection Scheme, qui lui donne 256 $/ha.Le producteur reçoit en outre 210 $ s’il complète un cours de formation d’une durée de 20 heures.Des fermes de démonstration seront développées pendant la durée du programme.On s’attend à ce que 40 000 producteurs irlandais participent au programme.Tableau 3 - Aide aux fermes en transition selon les régions de la Grande-Bretagne Année Montant $/ha Aide standard (Angleterre, Pays de Galles) Régions défavorisées (Écosse, Irlande du Nord) Pâturages extensifs 1 154 +31 +22 2 154 +31 +22 3 110 +22 +15 4 77 +15 +11 5 55 +11 +11 Tableau 4 - Programme d’aide à l’agriculture biologique en Irlande Statut Montant de l’aide ($/ha) Ferme de plus de 3 ha Ferme de moins de 3 ha Ferme en transition 306 410 Ferme biologique 153 206 BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O Portugal Il existe une aide de deux ans pour les fermes en transition accordée selon les cultures.Tableau 5 - Programme d’aide à la transition au Portugal Cultures Montant de l’aide ($/ha) Olives 60 Vignes 160 Cultures annuelles irrigables 100 Cultures annuelles 60 Vergers irrigables 200 Vergers 120 Pays-Bas L’aide accordée aux Pays-Bas est de 400 $/ha pour les fermes en transition.Les fermes en production biologique reçoivent 340 $ l’hectare sauf pour les entreprises maraîchères qui reçoivent 840 $ l’hectare.La durée de l’aide est de 5 ans.Toute la ferme doit être convertie à l’agriculture biologique.Il est à noter que les Pays-Bas est l’un des rares pays ou la production biologique est délibérément concentrée dans quelques régions, en l’occurrence, des polders retenus à cette fin.Suède La Suède, qui ne fait pas partie de l’Union Européenne, a aussi un programme d’aide à l’agriculture biologique.Ce pays accordait au début des années 1990 une aide aux producteurs en transition équivalente de 300 $ à 600 $/ha, et stabilisait le prix des aliments biologiques, une façon indirecte de subventionner les producteurs certifiés.Suisse La Suisse, qui ne fait pas non plus partie de l’Union Européenne, n’a pas de programme d’aide destiné à la production biologique.Elle finance toutefois généreusement l’institut de recherche d’Oberwill, une institution uniquement consacrée à la recherche en agriculture biologique.SOMMAIRE Le tableau 6 résume les différents programmes d’aide qui existent dans les pays de l’Union Européenne.On peut remarquer les points suivants : - L’aide est toujours octroyée sur la base des superficies en culture, ceci étant un critère essentiel à l’acceptation des programmes.- Il y a une très grande disparité entre les pays quant au montant accordé à l’hectare.L’aide à la transition va de 11 $/ha à 1 400 $/ha, celle aux fermes certifiées de 0 $ à 1 200 $/ha.- Bien que tous ces pays accordent de l’aide pour les entreprises agricoles en transition vers l’agriculture biologique, l’aide pour les entreprises déjà certifiées varie de 0 % à 100 % du montant accordé aux fermes en transition selon les pays et les régions.- Dans les pays du Sud avec une agriculture très diversifiée, l’aide varie selon les cultures tandis que dans les pays du Nord, où l’élevage et les cultures céréalières dominent, l’aide est fixe ou dégressive avec le temps.Cette étude a été réalisée en 1995 grâce à l’appui financier du Programme d’appui aux tables filières de l’Entente auxiliaire Canada-Québec sur le développement agroalimentaire (1993-1998).Tableau 6 - Sommaire des programmes d’aide à l’agriculture biologique dans les pays de l’Union Européenne Pays Durée du programme Montant de l’aide Fermes en transition Fermes biologiques Allemagne 5 ans 280 $ à 600 $/ha selon landers 200 $/ha selon landers Belgique ?300 $ à 1 400 $/ha selon les cultures 180 $ à 1 200 $/ha selon les cultures Danemark 5 ans 200 $ à 270 $/ha dégressif 200 $ à 270 $/ha dégressif Espagne 5 ans Varié 60 % en transition France 2 à 3 ans 125 $ à 850 $/ha selon les cultures 80 % en transition selon les régions Grande- Bretagne 5 ans 11 $ à 155 $/ha dégressif selon les régions Aucune Irlande 5 ans 305 $ à 410 $/ha selon la grandeur 153 $ à 206 $/ha selon la grandeur Pays-Bas 5 ans 400 $/ha selon les cultures 340 $ à 840 $/ha Portugal 2 ans 60 $ à 200 $/ha selon les cultures Aucune Tableau 7 - Autres données sur l’agriculture biologique dans les pays de l’Union Européenne (1994) Pays Superficies approximatives en bio (ha) Nombre approximatif de fermes en bio Nombre d’organismes d’inspection agréés Allemagne 195 000 5 000 52 Belgique 1800 150 4 Danemark 14 000 675 1 Espagne 10 000 760 2 France 100 000 3 650 4 Grande-Bretagne 20 000 700 6 Grèce 200 150 3 Italie 60 000 3 000 7 Irlande ?250 3 Luxembourg 500 12 2 Pays-Bas 10 000 475 1 Portugal 3 000 120 2 O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 PRODUCTION PORCINE AH! ÇA C'EST UN BON COCHON! Les animaux d'élevage destinés à la production de viande sont au sommet de leur valeur, quand ils sont là bien étendus en steaks ou en côtelettes nappés d'une sauce chaude et bien relevée.Dans le cas du porc, des techniques d'élevage ultra-modernes prouvent leur rentabilité et nous permettent de nous mettre sous la dent une viande de bonne qualité et surtout à bon marché.Alors, qui se soucierait des conditions d'élevage réservées à ces bêtes, même si l'on sait que le but avoué de ces techniques est, entre autres, d'élever le plus de bêtes possibles sur un espace donné.Ces installations sophistiquées ne respectent plus les besoins naturels du porc.Mais ce n'est pas tout, ces installations se font sur une base de fumier liquide (lisier) et nul besoin d'insister sur la menace que représente la nature et le volume de ces rejets sur l'environnement; dans beaucoup de cas, le mal est déjà fait.Nul besoin non plus d'épiloguer longuement sur la une de la presse écrite ces derniers temps : les citoyens ont la narine sensible et les projets d'implantation de nouvelles porcheries rencontrent une féroce opposition.Toutefois, il existe des techniques d'élevage qui permettraient de réaliser un élevage porcin qui comprend bien les besoins naturels de l'animal, qui soit beaucoup moins polluant et qui respecte un peu mieux la qualité de vie des citoyens.Dans une série d'articles sur la production porcine.Bio-bulle vous propose d'explorer des alternatives aux techniques de production actuelles.La valeur de ces nouvelles avenues de production sera toutefois mieux saisie si au départ on jette ensemble un coup d'œil sur l'animal lui-même.Nous débuterons donc par la synthèse d'une recherche effectuée en Suisse sur le comportement naturel du porc.FRANÇOIS CHALIFOUR Le cochon est une bête bien organisée, curieuse et intelligente.Des chercheurs suisses du groupe de travail « porcs » de la Commission pour les animaux de rente de la Protection suisse des animaux (P.S.A.) sous la présidence du Dr Beat Wechslen, directeur du groupe de travail pour l’éthologie des animaux de rente de l’Institut de zoologie de l’Université de Zurich, ont suivi pendant deux ans 13 groupes de porcs installés à l’extérieur sur des sites naturels.Ces groupes de 3 à 5 truies et d’un verrat avaient, depuis plusieurs années, vécu enfermés dans une porcherie.Ces animaux ont fait preuve d’une extraordinaire capacité d’adaptation, alors que dans des conditions quasi naturelles leur comportement naturel a pris rapidement le dessus En Suisse, 50 % de la consommation totale de viande est de la viande de porc.Depuis 10 ans, de grands progrès ont été réalisés en Suisse dans l’élevage du porc, de nouveaux systèmes d’élevage ont été élaborés, qui tiennent compte du comportement naturel, des exigences biologiques et même des droits de l’animal.La loi fédérale suisse de 1981 sur la protection des animaux stipule à l’article 2 que : « Les animaux doivent être traités de la manière qui tient le mieux compte de leurs besoins ».Des consommateurs de plus en plus nombreux sont prêts à payer pour une viande provenant d’animaux élevés selon des normes « conformes à leur nature ».Il y en a beaucoup pour dire que la seule viande de qualité est celle provenant de tels élevages.LA VRAI NATURE DU COCHON permettant aux chercheurs de dégager des lignes de conduite pour l’aménagement de porcheries.LE PORC VIT EN GROUPE.Le groupe-type observé en nature se composait de trois truies, d’un verrat et de 14 porcs de trois mois, la progéniture de deux portées précédentes.Toutes les activités du groupe se font en famille : ils dorment ensemble, font leur toilette, recherchent de la nourriture, explorent le territoire, toujours en groupe.Ils développent des rapports sociaux stables et de longue durée.Ce caractère fait qu’il est préférable de les élever en groupe et qu’on évitera de faire passer un porc d’un groupe à l’autre ou de mélanger les groupes.Si l’on brise les liens sociaux, il pourra se développer de l’agressivité dans le groupe ou des troubles de comportement qui nuiront à la productivité.Une hiérarchie naturelle s’établit au sein du groupe et les enclos (box) doivent être assez grands pour que les porcs de rang inférieur puissent échapper aux attaques d’un porc de plus haut niveau.On conseille de diviser le box avec des séparations pour que les porcs puissent se cacher et ne se voient pas continuellement.LE PORC EST PROPRE En pleine nature le porc délimite instinctivement un endroit où dormir et un endroit ou déféquer.Il en va de même dans les installations d’élevage.BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O Production Pour déféquer et uriner, le porc préfère des endroits bien éclairés, humides, aérés et à une température plus basse que celle de la place où ils s’étendent pour dormir.Lorsque l’on installe des porcs dans un box, l’endroit où ils défèquent devrait être humidifié et on devrait placer les abreuvoirs à proximité.Fréquemment, les porcs défèquent aux endroits d’où ils voient leurs congénères d’un box voisin.On recommande d’aménager une allée où les porcs peuvent circuler librement entre l’endroit où ils défèquent et le dortoir.LA PAILLE, UN MUST POUR LE CONFORT ET LA MISE BAS Sur le site naturel, les porcs s’étendent volontiers dans un creux du terrain pour dormir.Ce creux tapissé de branches, de rameaux et capitonné d’herbes sèches est l’endroit idéal où les porcs, serrés les uns contre les autres, passent la nuit.Les porcs apportent eux-mêmes de long brins de paille pour tapisser leur couche.À la porcherie, il est essentiel d’apporter une litière de paille pour que les porcs puissent s’y étendre.Ce coin doit être sec et à l’abri des courants d’air et placés le plus loin possible de l’endroit où ils défèquent.Les truies s’isolent du groupe avant la mise bas.À l’écart, avec la paille mise à sa disposition, elle fabrique elle-même un nid.Dans un box de mise bas naturel, la truie n’est ni attachée ni contrainte; elle choisit un endroit et y construit son nid avec la paille.Les porcelets nouveaux-nés passent les premiers jours de leur existence exclusivement dans ce nid de paille.La paille contribue d’une autre façon au bien-être du porc.Cet animal a une forte tendance naturelle à fouiller et à modifier son environnement.La présence de paille dans le box occupe les porcs tout en les protégeant des blessures (boursites, callosités).La couche tendre fournie par la paille soulage les animaux qui souffrent d’arthrose, en particulier, chez les porcs qui se développent rapidement.AUTOUR DE L'AUGE Les porcs qui s’alimentent sur le site naturel laissent constamment entre eux une distance de 2 à 4 mètres que ce soit lorsqu’ils sont nourris avec des moulées ou qu’ils recherchent leur nourriture au sol.De même, à la porcherie les porcs doivent avoir suffisamment de place devant l’auge.Des porcs trop serrés à l’heure du repas deviennent agressifs les uns envers les autres.Plus particulièrement pour les truies, on recommande de leur donner à manger à part, dans des auges individuelles.Des séparations opaques sur une auge plus longue permettent aux truies de manger sans se voir.DE LA LUMIÈRE S.V.R Comme les porcs sont actifs durant la journée, il leur faut une lumière abondante et d’intensité maximum à l’endroit où ils s’installent pour le plus de temps dans la journée.On a avantage à faire tomber la lumière d’en haut et on estime que la surface des fenêtres doit correspondre à 1/20 de la surface du sol de la porcherie.Les installations physiques conçues pour respecter les exigences naturelles du porc sont multiples.De même, des techniques comme la litière bio-maîtrisée ou le compostage apportent des solutions aux odeurs générés par la production porcine.Dans de prochains articles, nous aborderons ces aspects plus techniques, tout cela illustrés d’exemples de chez nous et d’ailleurs.CULTURE BIOLOGIQUE DE LA POMME DE TERRE LE MILDIOU: UNE MALADIE À SUIVRE DE PRÈS Le mildiou est sans contredit une des maladies les plus dévastatrices qui s'attaquent aux pommes de terre.C'est elle qui fut la grande responsable de la famine qui a causé la mort d'un million et demi de personnes en Irlande entre 1845 et 1846 et provoqua la fuite d'un million d'autres.Il faut lui consacrer toute l'attention nécessaire et c'est pourquoi l'article d'aujourd'hui traitera uniquement du mildiou.Nous y verrons quel est son développement et les conditions qui le favorisent, comment l'identifier au champ et que faire pour le garder sous contrôle.PAR NICOLE FRASER, D.T.A.QU'EST-CE QUE LE MILDIOU?Le mildiou,Phytophthom infestans, est aussi appelé brûlure tardive (late blight en anglais).C’est une maladie fongique causée par un champignon qui se développe sur diverses plantes de la famille des solanacées mais qui s’attaque surtout aux pommes de terre et aux tomates.Il survit à l’hiver sur des tubercules infectés qui n’ont pas été détruits par le gel hivernal.Le mycélium (corps du champignon) va développer ses sporanges (agents d’infections en reproduction asexuée) lorsque les températures se situent entre 3 et 26 °C et que les conditions d’humidité sont élevées.En fait, c’est lorsque les températures oscillent autour de 21 °C et que l’humidité relative (au niveau du feuillage) est supérieure à 90 % que l’infestation sera la plus rapide et la plus sévère.Il est important que ces deux conditions soient réunies (température O chaude et humidité relative très élevée) pour qu’il y ait infestation.Ensuite, il suffit de vents pour disséminer les sporanges ou de pluie pour les faire tomber au sol et atteindre les tubercules non protégés (mauvais rechausssage ou fissure dans le sol).Depuis quelques années, des souches d’un type différent (A2) ont été répertoriées sur le territoire québécois.Sans entrer dans trop de détails techniques, il faut retenir que ce nouveau type permet maintenant au mildiou de se reproduire de façon sexuée tandis qu’il n’y a pas si longtemps, on ne rencontrait que des souches d’un même type (Al).Il faut des conditions très particulières pour qu’il y ait reproduction sexuée, c’est-à-dire qu’il faut que les deux types se retrouvent sur une même feuille et dans la même goutte d’eau.Si cela se produisait, nous pourrions voir apparaître des BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 souches de mildiou présentant des résistances différentes aux fongicides ou encore, elles pourraient attaquer des variétés de pommes de terre reconnues jusqu’à maintenant comme étant résistantes.Seul l’avenir nous renseignera à ce sujet.Il faut cependant que tous, nous menions la lutte au mildiou, autant les producteurs commerciaux que les jardiniers amateurs qu’ils soient en régie conventionnelle ou biologique.COMMENT LE RECONNAÎTRE?Le mildiou a des symptômes très caractéristiques sur le feuillage et la personne qui en a vu une première fois saura toujours le reconnaître.Un halo vert pâle entoure une zone entièrement noircie sur le dessus de la feuille tandis qu’un duvet blanchâtre en recouvre la face inférieure.Parfois, le mildiou s’attaquera aussi aux tiges où il Photo -.Service dephytotechnie, MAPAQ Producti on causera des taches brun foncé recouvertes de duvet blanc.Sous des conditions climatiques optimales, le mildiou se propage très rapidement.On reconnaît facilement une infestation sévère lorsque, dans un champ, on rencontre une ou plusieurs zones, plus ou moins circulaires, où tous les plants sont noircis.Il ne faudra pas confondre le mildiou avec la moisissure grise qui, elle, se développe surtout en bordure ou à la pointe des feuilles ou encore sur les bourgeons floraux qui en tombant contaminent les feuilles.Le duvet sera de couleur grise et généralement sur le dessus des feuilles.La moisissure grise ne cause habituellement pas de dommages importants aux cultures.QUE FAIRE ?Afin de lutter efficacement contre le mildiou, il faut utiliser de bonnes pratiques culturales et employer des fongicides aux moments opportuns.La rotation est un moyen de défense de première intervention.Il ne faut pas cultiver de pommes de terre plusieurs années consécutives au même endroit et on doit inclure, dans la rotation, des cultures non sensibles au mildiou (par exemple, des céréales ou des légumineuses).Il faut bien désinfecter les entrepôts, détruire les rebuts de tubercules, choisir des semences saines, rejeter tout tubercule d’apparence douteuse, faire un buttage adéquat des plants de pomme de terre, irriguer judicieusement afin de ne pas maintenir le feuillage mouillé trop longtemps et même accroître l’espacement entre les plants pour favoriser une meilleure circulation de l’air.Lors de l’utilisation de fongicides, il faut d’abord vérifier le pulvérisateur, remplacer les buses défectueuses et veiller à bien le calibrer.Le pro- duit doit recouvrir tout le feuillage.Prendre soin de lire attentivement le mode d’emploi et appliquer les doses recommandées.La plupart des fongides agissent comme protectants; il faut donc faire les applications régulièrement lorsque les conditions sont favorables au mildiou, soit aux 7 ou 10 jours.Tout comme pour le contrôle des doryphores, il faut continuer à inspecter ses champs pour y déceler les infestations.Il est recommandé de détruire les champs infestés au moyen d’un défanage afin d’éviter la propagation du mildiou aux autres champs et aux tubercules.Mais nous sommes en agriculture biologique et bien chanceux ceux qui ont accès à une rampe thermique pour défaner leur champ, c’est le moyen idéal lorsque l’on fait face à une infestation de mildiou.La plupart des producteurs biologiques attendent que les plants soient matures, de façon naturelle, pour procéder à la récolte.Si le champ est infesté par le mildiou, il ne faudra surtout pas défaner au moyen du fauchage et laisser le feuillage sur le champ car on ouvrirait la voie à une infestation encore plus sévère.Quant à une récolte « en vert », peut-on la recommander lorsque l’on sait que les spores de mildiou présents sur le feuillage vont se propager sur les tubercules?Il faudra donc faucher en recueillant immédiatement le feuillage et en le détruisant.Ici, la place est grande ouverte à l’ingéniosité des producteurs.Il ne faut surtout pas le laisser vieillir en tas car le mildiou continuerait de se propager.On pourrait cependant, l’arroser avec un produit phytotoxique tel le sulfate de cuivre pur qui inhiberait, par le fait même, le développement du mildiou.Le meilleur moyen reste encore la prévention en étant attentif aux avertissements phytosanitaires et en appliquant un fongicide lorsque les conditions sont favorables au développement de la maladie.S’il y a présence de mildiou et que vous ne pouvez défaner, appliquez des fongicides jusqu’à ce que le feuillage soit complètement désséché.Procéder à la récolte qu’une fois la peau des tubercules endurcie (deux à trois semaines après le déssèchement complet du feuillage).Triez soigneusement la récolte et rejetez les tubercules infectés.Le mildiou a absolument besoin d’humidité pour se développer aussi procédez à la Tache brunâtre boursouflée, ceinturée d’une zone vert pâle sur la face supérieure d’une feuille atteinte par le mildiou •V-x V BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 récolte lorsque le sol est sec.Les tubercules en provenance d’un champ contaminé seront entreposés à une température aussi fraîche que possible (3 à 4 °C) et à un taux d’humidité relative inférieure à celle généralement recommandée soit à 85 % HR.De plus, on veillera à ce qu’il y ait une bonne circulation d’air à travers le tas.QUELS FONGICIDES UTILISER?Au cours du projet « Culture biologique de la pomme de terre » présenté dans le cadre du programme « Essais et expérimentation en agro-alimentaire » nous avons fait l’essai du purin de prêle des champs et de la bouillie bordelaise pour tenir le mildiou à distance.Le purin de prêle a été judicieusement appliqué tout au long de la saison pendant une seule année, en 1994, l’année où le mildiou a fait des ravages important au Québec et dans les Maritimes.Le mildiou est tout de même apparu dans le champ traité au purin de prêle mais il ne s’est jamais développé en infestation grave.C’est-à-dire qu’il y avait des feuilles infestées ici et là mais aucun plant n’était entièrement attaqué.Le prêle est riche en silice ce qui a pour effet de stimuler le système de défense des plants contre les maladies fongiques.On le prépare en remplissant la moitié d’un baril avec la plante fraîche et on comble le tout avec de l’eau.Le mélange est brassé une fois par jour pendant 5 à 7 jours.Le purin est ensuite filtré, dilué 1:10 et pulvérisé sur les plants, le matin, avant que les rayons du soleil ne deviennent trop chauds.Pourriture sèche de couleur cuivrée, typique des tubercules atteints par le mildiou La bouillie bordelaise fut le seul moyen de contrôle du mildiou recommandée au cours de la première moitié de ce siècle.Elle a été remplacée par des produits plus élaborés mais aussi plus simples à préparer pour les producteurs.Nous l’avons utilisée en 1993 mais nous n’avons pas pu évaluer son efficacité réelle, cette saison n’ayant pas été propice au développement du mildiou.Cependant, la bouillie bordelaise est un fongicide efficace qui agit en protégeant le feuillage.On la prépare en remplissant d’abord le réservoir à demi avec de l’eau, on y ajoute le sulfate de O Photo : Nicole Fraser Rampe thermique au propane utilisée pour le défanage des plants cuivre et on met l’agitateur en marche.On dilue ensuite la chaux hydratée à vaporiser dans un contenant avec un peu d’eau et on verse le tout dans le réservoir dont l’agitateur est toujours en marche.On finit de combler avec l’eau.Précisément, les quantités à respecter sont: 10 kg de sulfate de cuivre, 10 kg de chaux hydratée pour 1000 litres d’eau ou, si vous préférez, 10 lbs de sulfate de cuivre, 10 lbs de chaux hydratée pour 100 gallons d’eau.La chaux hydratée à vaporiser est vendue commercialement et est plus facile à solubiliser que la chaux hydratée ordinaire.Ne mélangez pas la chaux avant le sulfate de cuivre car, de cette façon, il y aura précipitation et les agglomérats vont boucher les buses de votre pulvérisateur.Le sulfate de cuivre tribasique peut être utilisé seul tandis que le sulfate de cuivre doit être nécessairement utilisé en mélange avec de la chaux hydratée car il peut être phytotoxique.Le sulfate de cuivre tribasique est reconnu pour son efficacité à combattre le mildiou quoique nous n’en ayons pas encore fait l’essai.Il est commercialisé sous les noms de “Griffin Basloop” (fongicide) et de Clean Crop Copper (poudre mouill-able).Ces deux produits sont aussi offerts sous forme de produit domestique tout comme la bouillie bordelaise.QUELQUES VARIÉTÉS RÉSISTANTES AU MILDIOU Les variétés énumérées ci-dessous offrent des résistances variables car il y a plusieurs souches de mildiou et ces résistances ne s’appliquent pas nécessairement à toutes les souches.Si vous ne retrouvez pas votre variété préférée dans la liste suivante, c’est que, soit ce critère n’a pas été évalué, soit la variété ne présentait aucune particularité concernant la sensibilité ou la résistance au mildiou lors de son évaluation.Variétés résistantes Atlantic: modérément résistante Blue Mac: modérément résistante Cherokee: très résistante aux races communes Chieftain: résistante au races communes Kennebec: résistante Sebago: modérément résistante Variétés sensibles Green Mountain: très sensible Norchip: très sensible Norland: sensible Russet Burbank: modérément sensible Russet Norkotah: sensible Superior: très sensible Références: Le mildiou d’hier à aujourd’hui: Institut technique de la pomme de terre de transformation du Québec, colloque 1995, cahier de conférences.Lutte intégrée contre le mildiou de la pomme de terre : fiche technique S96-02; Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire, 1996.Potato health management: The American Phytopathological Society, APS press, ed.Randall C.Rowe, 1993- Variétés de pommes de terre au Canada: Ministère de l’agriculture du Nouveau-Brunswick, 1993- Pious offrons à notre clientèle une gamme complète de produits certifiés biologiques et naturels.Pious couvrons les régions de Mégantic, Amiante, Beauce, Bellechasse et Côte du Sud.375, Principale, St-Philibert (Qc) QOM 1XO Tél.: 418-227-6404 • Sans frais : 1-800-463-6404 • Fax : 418-227-1496 O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 < ^ la mi AZOTE AU VERGER : LES ENGRAIS VERTS S'EN CHARGENT Chez Claude Chabanier, producteur fruitier à Molligès dans le sud de la France près de la Côte-d’azur, l’apport d’azote se fait essentiellement avec les engrais verts.Son verger de 10 hectares est très diversifié : 4 ha de pommiers (8 variétés), 4 ha de poiriers (3 variétés), 1/2 ha de pêchers, 1,5 ha de kiwis, pruniers et cerisiers.Claude Chabanier ne fait aucun apport de compost, le taux de matière organique oscille entre 4 % et 8 %, le pH est à 8 et il apporte une fertilisation complémentaire de potassium (Patentkali) et de phosphore (Phosphal) selon les besoins exprimés par l’analyse.L’azote est amené par les légumineuses.Claude Chabanier a choisi, entre autres légumineuses, la luzerne : elle persiste plus longtemps, amène une faune plus abondante (Syrphes), attire les abeilles et produit beaucoup de matière végétale.Toutefois, lors du semis, il prend soin d’effectuer un mélange, car le semis pur de luzerne apporterait trop d’azote.Avec la luzerne, il mélange du dactyle en proportions égales, soit 20 kg/ha de chaque espèce.Le semis est réalisé à la fin mars, sur l’espace entre deux rangées d’arbres, et cela, un espace sur deux.L’espace ensemencé est conservé trois ans dans le cas des fruits à pépins (pommes, poires).La tonte de l’engrais vert est effectuée à quatre reprises pendant la saison.La tonte se fait avec une faucheuse à fléaux (marteaux) appelée aussi girobroyeur.Le premier passage est fait au début de la floraison de l’engrais vert.En fin de saison, à la fin de la récolte et, après une dernière tonte, l’enfouissement est effectué avec un rotoculteur (type rota-vator) suivi du passage d’un outil à dents sur 5 à 10 cm de profondeur.La rotation est la suivante : 3 ans d’engrais verts, 3 ans de repos avec présence résiduelle du mélange, 3 ans d’engrais verts.Parfois, il inclut dans la rotation un mélange vesce (80 kg/ha), avoine (50 kg/ha) pour améliorer la structure du sol.La première tonte se réalise lorsque la vesce est en fleur.L’ensemencement se fait à la volée, après la troisième année de repos.Après le semis, on procède à un griffage léger (2 à 3 cm) pour enfouir la semence et on passe un rouleau.Les techniques de semis direct s’appliquent ici.On estime ici qu’un engrais vert composé d’au moins une légumineuse apporte 40 kg/ha d’azote.ADAPTÉ DE JEAN-LUC PETIT ALTER-AGRI.NO 15 LA DIVERSITÉ AU VERGER : CONTRÔLE DES RAVAGEURS Dans un petit verger de Kearneysville en Virginie de l’Ouest, Mark Brown, entomologiste au Agricultural Research Service des États-Unis, a expérimenté deux techniques pour attirer les insectes prédateurs et ainsi effectuer un contrôle intégré des ravageurs : plantation de plantes-hôtes sous les arbres et interplantation de pêchers avec les pommiers.Cette idée a aussi fait l’objet d’essais dans des vergers européens.En 1992, M.Brown a implanté 2 acres de pommiers nains (Golden Delicious et Empire).Entre les rangs de pommiers, il a semé un mélange de seigle et de trèfle ne laissant que 50 cm d’espace libre autour du tronc des arbres.Dès que les arbres ont commencé à porter des fruits, des bandes de plantes-hôtes ont été aménagées sous les arbres : colza, sarrasin, aneth, sorgho nain.Le colza est, selon des chercheurs du Penn State University, toxique pour les nématodes et freinerait toute activité de ces ravageurs microscopiques.Le sarrasin produit une abondance de nectar et de pollen sur une longue période et assure un apport de nourriture pour les insectes bénéfiques.Un de ces insectes, qui attaque le carpocapse de la pomme, est présent sur le sarrasin.L’aneth, de son côté, attire aussi une foule d’insectes bénéfiques par sa floraison.Finalement, le sorgho nain attire les pucerons, autre source de nourriture pour les insectes bénéfiques.Bien que ce verger n’ait pas été sous régie essentiellement biologique et que des pesticides aient été utilisés pour contrôler la tavelure, les enrouleuses et autres ravageurs, les populations d’insectes bénéfiques ont été protégées grâce à l’abri fourni par les plantes-hôtes.En comparant ce verger avec des vergers conventionnels, on y retrouve des populations beaucoup plus élevées d’insectes bénéfiques (note : le contrôle du carpocapse de la pomme se fait ici à l’aide de la confusion sexuelle).Ces mesures de lutte intégrée ont permis d’obtenir une récolte d’aussi bonne qualité que celles dites conventionnelles.Les rendements sont toutefois plus faibles, à cause de la compétition pour l’eau et les éléments nutritifs dont la plante-hôte a aussi besoin.Mais la présence de ces plantes au verger apporte beaucoup plus qu’une protection pour les insectes bénéfiques.Elles protègent aussi le sol de l’érosion, elles permettent d’accroître les populations de micro-organismes du sol de par la masse racinaire qu’elles produisent.Ces racines qui meurent et se renouvellent constamment fournissent un apport de carbone précieux pour l’alimentation des micro-organismes.Ces derniers contribuent également à la dégradation des pesticides qui ne peuvent pas dès lors atteindre les nappes phréatiques.Finalement, ces plantes en compétitionnant, les pommiers limitent leur croissance végétative.Dans des vergers non-taillés, la pousse excessive de gourmands affecte la production de fruits en augmentant l’ombrage-ment à l’intérieur de l’arbre.Ce manque de lumière diminue la floraison.Dans la même étude, on a observé qu’en interplantant des pêchers et des pommiers (vergers mixtes), on pouvait restreindre les ravageurs.Selon M.Brown, quand les ravageurs doivent se déplacer vers un hôte différent, ils dépensent une grande somme d’énergie.Si un ravageur de la pomme a à se déplacer vers le prochain arbre sur le rang et qu’il découvre que c’est un pêcher, il a un grave problème.Dans le cas du pêcher, cette espèce possède des glandes nectarifères extraflorales qui procurent une excellente source de sucre pour les insectes bénéfiques qui autrement quitteraient le verger.Pour les producteurs conventionnels, la pratique de l’interplantation et de l’établissement de plantes-hôtes ne signifie pas des coûts moindres.Mais comme il est de plus en plus difficile de régir efficacement un verger à cause du nombre de plus en plus restreint de pesticides disponibles, la recherche sur la diversité au verger, réalisée ici, représente une alternative viable pour le contrôle des ravageurs au verger.AGRICULTURAL RESEARCH.JANVIER 1996 Mark W.Brown est chercheur au USDA-ARS Appalachian Fruit Research Station, 45, Wiltshire Road, Kearneysville, West Virginia, 25430, U.S.A.Téléphone : (304) 725-3451; télécopieur : (304) 728-2340.O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 ACHÈTERA, ACHÈTERA PAS! Fresh Trends, magazine publié annuellement par F hebdomadaire The Packer de Kansas City (marché des fruits et légumes frais), publiait récemment les données de sa dernière enquête auprès des consommateurs américains.Réalisée dans les derniers six mois de 1995, elle a analysé, entre autres, les raisons pour lesquelles les consommateurs achetaient ou n’achetaient pas de produits biologiques.Pourquoi ils achètent Aime F apparence/produits appétissants.24 % Semble plus frais, plus mûrs.17 % Veulent voir s’il y a une différence.16% Produits meilleurs pour la santé.16% Bon goût/saveur.15 % Seul produit disponible.15 % Sans pesticides ni fertilisants.12% Pourquoi ils n’achètent pas Non disponible, non visible, mal identifié biologique, pas de choix.35 % Trop cher, prix plus élevés.28 % Ne sent pas le besoin, ne voit pas la différence.19 % Non sensibilisé, ne sait pas ce que c’est.8 % Mauvaise qualité.6 % N’a pas choisi intentionnellement.6 % Aucune raison particulière.5 % Dans la même étude où l’on demandait si les gens avaient acheté dans les 6 derniers mois des produits biologiques, 23 % ont répondu oui, 72 % ont répondu non et 5 % disaient ne pas le savoir.On retrouve le plus de consommateurs dans la fourchette d’âge 40 à 49 ans avec 28 %, suivi de près par les 18-29 ans, 27 %.Les gens qui ont un revenu de 50 000 $ et plus représentent le groupe qui consomment le plus de produits biologiques (33 %).On retrouve tout de même 45 % des consommateurs dans des groupes moins bien nantis (moins de 12 500 $ et 12 500 $ à 22 499 $).Les produits de base qui rencontrent la faveur des consommateurs sont les pommes de terre, les carottes, les oranges et les pommes, selon les grossistes.Cependant, les légumes sont plus en demande que les fruits.L’enquête précise, de son côté, que 48 % des gens interrogés achètent des tomates, 19 % de la laitue, 15 % des carottes et 10 % des pommes.FRESH TRENDS.1996 TENDANCES EN VRAC Au Royaume-Uni, la consommation de confiture haut de gamme est en hausse,en petits pots (1,5 onces) s’il-vous-plaît.Aux États-Unis, progression constante des aliments fins (7 %) depuis les quatres dernières années.Boissons énergisantes, augmentation des ventes de 80 % en 1995 sur le marché européen.Les pâtes alimentaires sont considérées par 64 % des répondants américains comme un aliment santé.Aux États-Unis, 30 % d’augmentation des ventes de produits naturels entre 1994-1995.Produits de boulangerie AVOINE, GALLETOS ET CUERNOS Selon Martin Friedman de la revue américaine Prepared Foods, le secteur de la boulangerie devra trouver de nouvelles recettes pour satisfaire sa clientèle.Ainsi, on prévoit que l’avoine, comme ingrédient, fera un retour en force à cause de ses propriétés dans la prévention des maladies cardiaques.On observe aussi que les «galletos» (biscuits) et les «cuemos» (beignes) d’origines mexicaine, cubaine et portoricaine seront les prochains produits à saveur ethnique en boulangerie.On note aussi que deux multinationales de l’alimentation ont lancé récemment de nouvelles lignes de biscuits santés.EXPORTATIONS CROISSANTES EN UNION EUROPÉENNE Une hausse de 24 % des exportations canadiennes a été observée en 1995 par rapport à 1994.Le blé, le soya, les légumineuses, les graines de lin ainsi que les frites, le maïs sucré, les graines de tournesol et le cheddar ont connu une hausse supérieure à 10 % chacun.En ce qui concerne les exportations québécoises, ce sont les légumineuses de qualité supérieure et le maïs sucré, comme produits exotiques pour les Européens, qui ont contribué à cette croissance.Et si la demande pour les frites en provenance du Québec a augmenté, c’est à cause des mauvaises récoltes de pommes de terre en Europe! LOUISE JODOIN, SIGNAUX MARKETING MAI 1996 Supermarchés « whole foods » LE BIO DANS LES GRANDES LIGUES Depuis plusieurs années, les supermarchés biologiques représentent le secteur de la vente au détail qui connaît la progression la plus rapide et cette tendance semble vouloir s’accentuer.Le plus gros joueur sur ce marché c’est la chaîne de supermarchés «Whole Foods», dont le siège social est situé à Austin,Texas.La chaîne Whole Foods possède 40 magasins dans onze états américains dont plusieurs au Texas, Californie, Massachusetts, Illinois et Washington.Avec des ventes de 500 millions en 1995 et des projets de nouveaux magasins à New-York et en Pennsylvanie, Whole Foods est en pleine expansion.John Mackey, directeur général de Whole Foods, ouvrait un petit magasin d’aliments naturels à Austin en 1980 avec deux partenaires.Selon lui, le développement du marché des aliments naturels et biologiques est une conséquence de la génération bien nantie des «baby-boomers».Cette génération est celle qui a le plus haut niveau d’éducation de toute l’histoire des États-Unis et une des plus riche.Au fur et à mesure qu’une population s’enrichit, l’un des moyens les moins dispendieux pour hausser son niveau de vie est de manger de meilleurs aliments.John Mackey affirme que les américains sont ceux qui dépensent le moins pour l’alimentation, en proportion, de tous les pays développés et, à ce titre, il croit qu’il y a un potentiel énorme pour la croissance du secteur de l’agro-alimentaire, spécialement dans le créneau de l’alimentation saine.BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 John Mackey souligne un autre apport des «baby-boomers» dans le développement de Whole Foods.Le fait que cette génération prend de l’âge est très important.En vieillissant, les gens sont de plus en plus concernés par leur santé et ils sont plus intéressés à se nourrir différemment.Cette génération a grandi à une époque où les mouvements environnementaux et les préoccupations de santé se sont éveillés.Ainsi, ils savent que les pesticides sont nuisibles à leur santé et néfastes pour l’environnement.La philosophie de marketing de Whole Foods est assez simple.Malgré l’apport des « baby-boomers » Whole Foods ne cherche pas à s’attacher un groupe d’âge particulier.Il vise plutôt le groupe de gens intéressés à consommer des aliments sains.Pour Mackey le marché de détail évolue constamment et se segmente en créneaux, dont les produits biologiques.Il estime que les supermarchés Whole Foods attirent seulement 5 % à 10 % de la population.Les producteurs en profitent aussi Plusieurs producteurs biologiques profitent de la croissance de Whole Foods et de ses compétiteurs, entre autres, Fresh Fields inc.du Maryland et Wild Oats du Colorado.De plus, les supermarchés conventionnels ont commencé à offrir des produits biologiques sur leurs étalages spécialement lorsqu’ils sont à proximité des supermarchés Whole Foods.Pour Whole Foods cela ne représente pas une véritable menace.“Les supermarchés qui offrent du bio ne nous font pas mal.La grande majorité des gens qui veulent réellement consommer des produits biologiques viennent chez nous, car ils savent que nous avons le meilleur choix et la plus grande diversité.En vérité, plus on voit de produits biologiques, meilleur c’est.Les primes à la production versées aux producteurs permettent aux petites entreprises familiales de survivre et certaines ont pu continuer à faire de l’agriculture en se tournant vers la production biologique”.Whole Foods possède 6 centres régionaux de distribution et l’achat des produits se fait à ces centres.À l’heure actuelle plusieurs producteurs vont directement à ces centres pour vendre leur production.Autrement, près des grands centres urbains, comme Los Angeles qui possède un marché de grossistes importants, c’est là qui se font essentiellement les achats.Cependant, tout ce que vend Whole Foods n’est pas biologique.Certains produits sont disponibles seulement sous forme biologique, d’autres seulement conventionnels et, encore d’autres, sous les deux formes.Tout cela dépend du produit et de sa disponibilité.En tout temps, Whole Foods fournit des produits biologiques à la condition qu’ils soient de très haute qualité.Régionalement, il peut y avoir certaines variations, car les achats sont décentralisés.Par exemple, dans la région du sud-ouest américain, on trouvera plus de produits biologiques, car les consommateurs sont prêts à payer pour des produits qui ont moins belle apparence, alors que dans le nord-est il est plus difficile de vendre certains produits si l’apparence est moins que parfaite.Comme nous le disions plus haut, Whole Foods continue son ascension du marché des produits biologiques.Cela n’est pas le fait du hasard : une solide expérience de la vente au détail, complétée par des lignes d’aliments fins et préparés, des pains cuits sur place, des cafés et surtout des employés bien au courant des produits qu’ils vendent, en font une chaîne qui laisse loin derrière ses compétiteurs.Whole Foods possède un site sur Internet (www, whole foods.com) qui offre une foule d’informations sur les principes de la production biologique, la philosophie qui pousse Whole Foods à choisir l’aliment biologique qui est disponible, et les bienfaits qu’offre la production biologique versus la production conventionnelle.Whole Foods offre aussi des produits de «transition» qui proviennent de producteurs qui font la démarche vers la production biologique.Ces produits constituent la deuxième source d’approvisionnement pour les acheteurs de Whole Foods après, évidemment, les produits biologiques.Tous les produits en magasins sont clairement identifiés (biologique, transition, conventionnel) ainsi que le pays ou l’état américain de provenance.Les aliments irradiés sont bannis des étalages, car selon Whole Foods « quand les aliments sont irradiés, certains aliments nutritifs sont détruits, de nouveaux composés sont créés dans l’aliment, ces derniers peuvent s’avérer de puissants agents cancérigènes ».TROPICAL PRODUCE MARKETING NEWS AVRIL-MAI 1996 DES FERMES CERTIFIÉES PAR GARANTIE BIO Voici en date du 12 juillet 1996 les fermes biologiques certifiées par l’organisme Garantie Bio.- Érablière Agri-Gestion Lapointe Bury it Sirop et produits de l’érable - Ferme de la Grande Chaloupe Saint-Thomas-de-Joliette tir Maraîchage varié - Serres Naturo La Durantaye it Légumes de serres et de champs - Aliments Trigone Saint-François-de-Montmagny it Produits de sarrasin - Ferme la Sarrasine Saint-François-de-Montmagny it Maraîchage et grandes cultures - Ferme Côtes et Jardins Saint-Narcisse-de-Rimouski it Maraîchage et petits fruits - Ferme les Jardins du Saroit Saint-Gabriel-de-Rimouski ù Petits fruits - Ferme l’Aubois Montmagny û Maraîchage et fruits - Ferme les Petits Fruits Saint-Michel-de-Bellechasse û Petits fruits et maraîchage FRANCE GRAVEL (418) 884-4197 Clef Des Champs HERBORISTERIE Plantes Médicinales Fraîches et transformées Disponibles dans les boutiques d'aliments naturels 2278, Montée Rang 2 Val-David (Québec) JOT 2N0 Téléphone : (819) 322-1561 O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 mm Voici les prix de gros aux détaillants dans la région de Montréal.Ce sont les prix qui prévalaient pour la période du 27 mai au 12 luillet 1996, fournis par un grossiste en aliments biologiques frais et certifiés.Les prix indiqués sont ceux pratiqués par ce grossiste.Espérons que cette revue vous éclairera sur la progression des prix des légumes biologiques.Pour tous commentaires, communiquez avec François Chalifour au (418) 856-1110 ou au 1-800-463-1351, poste 338.PRIX DE GROS DE CERTAINS LÉGUMES ET FRUITS BIOLOGIQUES (27 MAI AU 12 JUILLET 1996 - 7 SEMAINES) - m rnmmm AIL $ 27-05/12-07 1,65 (E.U.), cello, CCOF 25,00 (E.U.), 5 Ibs, CCOF AUBERGINE S 27-05/21-06 — 24-06/05-07 30,00 (E.U.), 22 Ibs, CCOF 08-07/12-08 — BETTERAVE $ 27-05/21-0625,00 (E.U.), 12 x 2 Ibs, CCOF 22.00 (E.U.), 25 lbs, CCOF 24-06/05-07 26,00 (E.U.), 12 x 2 Ibs, CCOF 24.00 (E.U.), 25 Ibs, CCOF 08-07/12-0726,00 (E.U.), 12 x 2 Ibs, CCOF -(25 Ibs) BROCOLI $ 27-05/01-06 35,00 (E.U.), 14 un., CCOF 03-06/07-06 37,00 (E.U.), 14 un., CCOF 10-06/14-06 52,00 (E.U.), 14 un., CCOF 17-06/28-06 40,00 (E.U.), 14 un., CCOF 01-07/05-07 28,00 (E.U.), 14 un., CCOF 08-07/12-07 30,50 (Ont.), 14 un., OCIA CAROTTE FANCY $ 27-05/01-06 15,50 (Qc), 25 Ibs, OCIA 03-06/07-06 17,00 (Qc),25 Ibs, OCIA 10-06/21-06 15,00 (Q0,25 Ibs, OCIA 24-06/28-06 15,00 (E.U.), 25 Ibs, CCOF 01-07/12-07 — CAROTTE X-FANCY $ 27-05/21-06 28,00 (E.U.), 24 x 2 Ibs, CCOF 28.00 (E.U.), 10 x 5 Ibs, CCOF 22,35 (QO, 20 x 12 oz, OCIA 24-06/05-07 28,00 (E.U.), 24 x 2 Ibs, CCOF 30.00 (E.U.), 10x5 Ibs, CCOF 30,00 (E.U.), 20 x 12 oz, OCIA 08-07/12-07 28,00 (E.U.), 24 x 2 Ibs, CCOF 30,00 (E.U.), 10 x 5 Ibs, CCOF — (20x12 oz) CÉLERI $ 27-05/07-06 70,00 (E.U.), 30 un., CCOF 10-06/14-06 75,00 (E.U.), 30 un., CCOF 17-06/21-06 63,00 (E.U.), 30 un., CCOF 24-06/28-06 46,00 (E.U.), 30 un., CCOF 01-07/05-07 32,00 (E.U.), 30 un., CCOF 08-07/12-07 — CHAMPIGNON $ 27-05/07-06 — 10-06/14-06 24,00 (E.U.), 8 oz, CCOF 17-06/28-06 — 01-07/12-07 24,00 (Qc), 8 oz, TRANS CHOU-FLEUR $ 27-05/01-06 43,00 (E.U.), 16 un., CCOF 03-06/14-06 39,00 (E.U.), 16 un., CCOF 17-06/21-06 34,00 (E.U.), 12 un., CCOF 24-06/28-06 32,00 (E.U.), 12 un., CCOF 01-07/12-07 28,50 (E.U.), 16 un., CCOF CHOU ROUGE $ 27-05/21-06 40,00 (Qc), 25 Ibs, OCIA 24-06/12-07 — CHOU VERT $ 27-05/07-06 21,00 (Qc), 50 Ibs, OCIA 10-06/14-06 21,00 (Qc), 50 Ibs, OCIA 25,50 (E.U.), 50 Ibs, CCOF 17-06/21-06 26,00 (E.U.), 50 Ibs, CCOF 24-06/12-07 30,00 (E.U.), 45 Ibs, CCOF CONCOMBRE ANGLAIS (PETIT) $ 27-05/21-06 18,50 (Qc), 12 un., OCIA 24-06/12-07 18,00 (Qc), 12 un., OCIA CONCOMBRE ANGLAIS (MOYEN) $ 27-05/21-06 21,00 (Qc),12 un., OCIA 24-06/28-06 20,00 (QO, 12 un., OCIA 01-07/12-07 21,00 (QO, 12 un., OCIA CONCOMBRE ANGLAIS (GROS) $ 27-05/21-06 — 24-06/12-07 22,50 (QO, 12 un., OCIA COURGE BUTTERCUP $ 27-05/01-06 — 03-06/07-06 32,00 (E.U.), 35 Ibs, CCOF 10-06/05-07 35,00 (E.U.), 35 Ibs, CCOF 08-07/12-07 — COURGE SPAGHETTI $ 27-05/01-06 — 03-06/07-06 32,00 (E.U.), 35 Ibs, CCOF 10-06/12-07 35,00 (E.U.), 35 Ibs, CCOF ÉCHALOTE FRANÇAISE $ 27-05/28-06 28,00 (E.U.), 5 Ibs, CCOF 01-07/12-07 45,00 (E.U.), 48 un., CCOF ÉPINARD $ 27-05/01-06 32,00 (E.U.), 24 un., CCOF 03-06/21-06 30,00 (E.U.), 24 un., CCOF 24-06/28-06 30,00 (Qc), 24 un., OCIA Les engrais « Acadie » TR Engrais organiques Algue marine « ACADIE » Seaweed 100 % pure : liquide (arrosage foliaire) poudre soluble granulé Farine de crevette Farine de crabe Émulsion de poisson Argile et autres.Nutrition animate Minéraux chelatés Kelp (algue marine) Gabolysat Bio-cubes Culture de levure Produits naturels Distrival Canada LIMITÉE - LIMITED 1-800-881-9297 Melbourne, Québec O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 01-07/12-07 — LAITUE BOSTON VERTE $ 27-05/01-06 — 03-06/21-06 28,00 (Qc), 24 un., OCIA 24-06/28-06 16,00 (Qc), 16 un., OCIA 01-07/05-07 12,00 (Qc), 18 un., OCIA 18,00 (Qc), 24 un., OCIA 08-07/12-07 18,00 (Qc), 24 un., OCIA LAITUE FRISÉE VERTE $ 27-05/01-06 30,00 (E.U.), 24 un., CCOF 03-06/07-06 26,00 (E.U.), 24 un., CCOF 10-06/21-06 38,00 (E.U.), 24 un., CCOF 24-06/28-06 20,00 (Qc), 24 un., OCIA 01-07/12-07 17,50 (Qc), 24 un., OCIA LAITUE ROMAINE $ 27-05/01-06 24,00 (E.U.), 24 un., CCOF 03-06/07-06 26,00 (E.U.), 24 un., CCOF 10-06/14-06 36,00 (E.U.), 24 un., CCOF 17-06/21-06 26,00 (E.U.), 24 un., CCOF 24-06/05-07 18,00 (Qc), 18 un., OCIA 19,00 (Ont.), 24 un., OCIA 08-07/12-07 19,00 (Ont.), 24 un., OCIA OIGNON JAUNE $ 27-05/01-06 40,00 (E.U.), 30 Ibs, CCOF 03-06/07-06 27,00 (E.U.), 35 Ibs, CCOF 10-06/05-07 37,00 (E.U.), 50 Ibs, CCOF 08-07/12-07 35,00 (E.U.), 50 Ibs, CCOF POIREAU $ 27-05/14-06 42,00 (E.U.), 20 lbs, CCOF 17-06/21-06 42,00 (Qc), 20 lbs, OCIA 24-06/05-07 38,00 (Qc), 20 Ibs, OCIA 08-07/12-07 — POIVRONS ROUGES $ 27-05/21-06 — 24-06/12-07 52,00 (Qc), 11 Ibs, OCIA POIVRONS VERTS $ 27-05/07-06 — 10-06/21-06 32,00 (E.U.), 22 Ibs, QAI 24-06/28-06 28,00 (E.U.), 22 Ibs, QAI 01-07/05-07 (large)54,00 (E.U.), 22 Ibs, QAI 08-07/12-07 — POMME DE TERRE BLANCHE $ 27-05/12-0722,00 (Î.-P.-É.), 10 x 5 Ibs, OCIA 18,00 (Î.-P.-É.), 50 Ibs, OCIA POMME DE TERRE ROUGE $ 27-05/01-06 21,00 (Î.-P.-É.), 50 Ibs, OCIA 03-06/21-06 21,00 (Î.-P.-É.), 50 Ibs, OCIA 25,00 (Î.-P.-É.), 10 x 5 Ibs, OCIA 24-06/05-07 21,00 (Î.-P.-É.), 50 Ibs, OCIA 08-07/12-07 21,00 (Î.-P.-É.), 50 Ibs, OCIA (nouvelle) 22,50 (Qc), 25 Ibs, OCIA RUTABAGA $ 27-05/28-06 19,00 (Qc), 25 Ibs, OCIA 01-07/12-07 — TOMATE ROSE $ 27-05/14-06 23,50 (Qc), 10 Ibs, Q-Vrai 17-06/21-06 21,50 (Qc), 10 Ibs, Q-Vrai 24-06/12-07 18,00 (Qc), 10 Ibs, Q-Vrai TOMATE ROUGE X-FANCY $ 27-05/14-06 23,50 (Qc), 10 Ibs, OCIA 17-06/21-06 21,50 (Qc), 10 Ibs, OCIA 24-06/12-07 18,00 (Qc), 10 Ibs, OCIA ffiamms \ - FRAISE $ 27-05/07-06 — 10-06/14-06 41,50 (E.U.), 12 pintes, CCOF 17-06/21-06 — 24-06/28-06 24,00 (Qc), 12 pintes, OCIA 01-07/05-07 19,00 (Qc), 12 pintes, OCIA 08-07/12-07 18,00 (Qc), 12 pintes, OCIA POIRE BARTLETT $ 27-05/14-06 67,00 (Arg.), 120 un., TRANS 17-06/21-06 62,00 (Arg.), 120 un., TRANS 24-06/12-07 62,00 (Arg.), 135 un., TRANS POMMES $ DÉLICIEUSE ROUGE 27-05/2l-O^SÔiOOti.LL), 12 x 3 Ibs, CCOF 24-06/05-07 54,00 (E.U.), 12 x 3 Ibs, CCOF 08-07/12-07 — MdNTOSH 27-05/21-0630,00 (Ont.), 12 x 3 Ibs, OCPP 24-06/28-06 30,00 (E.U.), 12 x 3 Ibs, CCOF 01-07/05-0730,00 (Ont.), 12 x 3 Ibs, OCPP 08-07/12-07 —- Arg.: Argentine E.U.: États-Unis Î.-P.-É : île-du-Prince-Édouard Ont.: Ontario Qc: aucun arrivage Québec CCOF : California Certified Organic Farmers OCPP : Organic Crop Producers & Processors (Ontario inc.) OCIA: Association Organic Crop Impro Q-Vrai : Québec-Vrai QAI : Quality Assurance International TRANS : En transition (Argentine) DISTRIBUE-VIE niatrifartion H’alimgnt» hinlngiipiM Venez nous visiter dans nos nouveaux locaux au 5000, rue d’Iberville, suite 153 Montréal, Oc H2H 2S6 tél: 514-598-1322 fax: 514-598-1886 Au service des consommateurs et des producteurs depuis 1989 BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O FABRIQUEZ VOTRE PROPRE INSECTICIDE NATUREL Au moment de faire votre prochaine commande de semences, pensez à commander des graines ou des plants de chrysanthème de Dalmatie ou chrysanthème à feuilles cendrées (Chrysantemum cinerariaefolium).Cette jolie petite plante au feuillage bleu-vert très découpé atteint 45 à 60 cm de hauteur.Elle porte au bout de longues tiges rigides, une fleur très semblable à la marguerite, pétales blancs et centre jaune.Cette fleur contient un insecticide redoutable, la pyréthrine, efficace contre un grand nombre d’insectes adultes, pucerons, doryphores, altises et aussi contre certaines larves.Son spectre est très large et elle n’épargnera pas les insectes auxiliaires, toutefois, elle est inoffensive pour les abeilles ou les larves de coccinelles.un séchoir électrique ou à air chaud, il ne faut pas dépasser des températures de 60 °C.Après le séchage, il faut broyer les fleurs.La finesse du broyage augmente l’efficacité de l’insecticide.Toutefois, plus la poudre est fine, plus les ingrédients actifs se dégradent rapidement à la lumière.Pour cette raison, il est important de conserver les fleurs broyées dans un contenant hermétique au frais.Au congélateur, la teneur en pyréthrines reste élevée pendant plus de six mois.UTILISATION DU PYRÈTHRE LA CULTURE On peut parler ici de deux variétés de chrysanthèmes, celui de Dalmatie et celui de Perse (C.coc-cineum), bien que ce dernier soit moins bien pourvue en principes actifs.Les chrysanthèmes préfèrent un sol sec, graveleux, calcaire et en pente.L’ensoleillement favorise la concentration en pyréthrines.On démarre les plants à l’intérieur à la fin février (température de germination : 20-22 °C).On repique du début mai à la fin mai en laissant un espace de 30 à 50 cm entre les plants.Le désherbage est très important, le chrysanthème tolère mal la compétition.Toutefois, c’est une plante frugale qui répond peu à la fertilisation azotée ou aux oligo-éléments.Un apport de phosphore favorise la production de fleurs.Le chrysanthème n’est pas attaqué par les ravageurs, si ce n’est quelques thrips à l’occasion.La floraison se produit dès la première année vers la fin juin et on peut espérer une deuxième récolte en septembre.En poudrage, il s’agit d’appliquer simplement les fleurs séchées sur le feuillage des plantes.Pour augmenter son adhérence, on peut l’additionner de talc, de gypse, de chaux ou de terre diatomée.En pulvérisation, il faut extraire préalablement les principes actifs.L’extraction à l’eau est la plus simple : faites tremper 20 grammes de fleurs séchées et broyées dans 10 litres d’eau tiède pendant 3 heures.On doit pulvériser immédiatement la solution obtenue.Si on veut utiliser des fleurs fraîches, on devra utiliser 3 à 4 fois plus de fleurs.Pour améliorer l’efficacité de cette solution, on peut ajouter de l’huile de sésame qui accroîtra la force du pyrèthre et son temps d’action.Un savon liquide permettra à la solution de mieux couvrir le feuillage et augmentera l’efficacité du pyrèthre d’un facteur de quatre.PETITE RECETTE Recette à pulvériser - 1 litre de solution de pyrèthre (préparée comme suit : 20 grammes de fleurs séchées et broyées dans 10 litres d’eau tiède, trempée 3 heures) - 1 c.à thé d’huile de sésame - 1/2 c.à table de savon liquide (Safers, Ivory, Sunlight) Agitez vigoureusement et utilisez aussitôt.LA RÉCOLTE On doit toujours récolter par temps chaud et sec.Les fleurs doivent avoir atteint leur plein développement (5 à 9 jours après l’éclosion).Ces précautions assurent un plus haut taux de pyréthrines.Les fleurs du centre du plant en contiennent plus que les fleurs du pourtour.Rendement : 80 à 100 fleurs/plant.10 kg de fleurs fraîches = 2,5 à 3,3 kg de fleurs séchées.LA TRANSFORMATION Traditionnellement, les Japonais cueillaient les fleurs avec les tiges, les mettaient à macérer dans l’eau, tête en bas pendant 24 à 48 heures avant de les mettre à sécher.Ce procédé élève, croit-on, le contenu en pyréthrines.De façon courante, les fleurs sont séchées à l’air, à l’ombre sur des claies et en couches minces.La teneur en humidité doit descendre à 10 %, ce qui est très sec, en fait les fleurs doivent s’effriter facilement sous les doigts.Avec L’effet du pyrèthre est immédiat.Les insectes sont paralysés, mais on doit tout de même vérifier s’ils ne sont pas seulement assommés.À ce moment, on augmentera la dose, ou on ramassera les insectes à la main.Pour vérifier l’efficacité de la poudre de pyrèthre, on fera le test de la mouche.Enfermez quelques mouches avec quelques pincés de poudre dans un pot de verre, les mouches devraient succomber en moins d’une minute.Le pyrèthre est inoffensif pour les animaux à sang chaud (oiseaux, mammifères), mais est toxique pour les poissons et autres organismes aquatiques.Le pyrèthre peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes.Le temps d’efficacité du pyrèthre varie de 12 à 48 heures, et il faut en réappliquer après une pluie.Comme il est très sensible à la lumière du soleil, il est recommandé de faire les pulvérisations en fin d’après-midi ou en soirée.Il semble que les températures fraîches du soir en améliore son efficacité.ADAPTÉ DE : « FABRICATION MAISON DE PYRÈTHRE » JEAN DUVAL, MAI 1993 SYNTHÈSE AGRO-BIO, NO 360-02 (514) 398-7771 BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 PRODUISEZ VOS SEMENCES Ne vous êtes vous jamais dit, en feuilletant les catalogues de fournisseurs de semences, qu’il vous serait possible de réserver à la fin de l’été une partie de votre production pour la production de semences?Une telle production est assez simple à réaliser si l’on connaît les quelques précautions à prendre avec chaque espèce.En premier lieu, il faut savoir que si vous avez l’habitude d’utiliser des semences de variétés hybrides, et ce sont les semences que l’on retrouve en majorité sur le marché, les plantes issues de ces semences sont incapables de donner des semences qui reproduiront les caractères recherchés et présents dans la plante du début.Certains hybrides sont stabilisés, mais utiliser des semences issues de plantes hybrides, vous causera de mauvaises surprises.Si vous voulez produire vos semences et vous assurer d’obtenir année après année une plante qui conserve tous ses caractères, vous devez utiliser des semences non hybrides.D’autre part, il existe deux types de plantes quant à la pollinisation : de pollinisation croisée et auto-pollinisée.Pour produire des semences de plantes qui s’auto-pollinisent, il faut séparer les variétés de 3 à 6 mètres pour assurer la pureté de la semence.Quelques rangs d’une autre espèce entre deux variétés de tomates peuvent suffire à les séparer.Avec les espèces à pollinisation croisée, on recommande de séparer les variétés de plus de 200 mètres pour assurer la pureté de la semence, ce qui est assez difficile à réaliser dans un potager.Toutefois, on peut facilement différer dans le temps les périodes de semis de façon à différer également les floraisons.Au moment de la floraison, on peut emballer hermétiquement les fleurs ou encore effectuer la pollinisation à la main, ce qui fonctionne très bien avec les espèces où les fleurs mâles et femelles sont séparées comme chez le maïs et les courges.Il faut surveiller la présence de plantes indigènes comme la carotte sauvage ou la moutarde qui peuvent se croiser avec les espèces cultivées de carottes ou de crucifères (chou, brocoli, navet, etc.).Pour les plantes annuelles, celles-ci vous fourniront des semences dès la première saison si elles sont bien adaptées à la longueur de la saison de croissance de votre région.Pour les plantes bisannuelles qui produisent des semences à la deuxième année seulement, c’est une autre affaire.Pour les carottes et les panais, c’est assez simple, il suffit de laisser quelques individus dans le sol à l’automne, de bien les protéger avec un pail-lis pour qu’ils passent bien l’hiver et d’attendre leur floraison à la saison prochaine.Les oignons et autres légumes racines peuvent être entreposés pendant l’hiver et replantés au printemps suivant.Voici maintenant un petit guide qui vous permettra d’expérimenter la production de semences.GUIDE PRATIQUE POUR LA PRODUCTION DE SEMENCES ESPÈCES AUTO (A) POLLINISATION CROISÉE (X) ANNUELLE OU BISANNUELLE PARTICULARITÉS Haricot (vert ou sec) A Annuelle Arracher les plants quand les gousses sont brunes et que les fèves s’entrechoquent dans les gousses.Accrocher pour achever le séchage puis écosser et conserver les graines dans un endroit sec et frais.Betterave X Bisannuelle Couper les tiges lorsque les amas de graines sont secs et bruns.Suspendre pour sécher.Séparer les graines de la tige et nettoyer les graines de la balle.Brocoli X Annuelle Couper les tiges lorsque les capsules de graines sont sèches et cassantes, sécher à plat, ouvrir les capsules et enlever la balle.Choux de bruxelles et brocoli X Bisannuelle Comme le brocoli, mais doit passer l’hiver.Difficile en cave et sous nos climats vigoureux.Carottes X Bisannuelle Faire passer l’hiver ou planter des racines au printemps.Bien arroser tout le printemps.Lorsque les ombelles qui portent les graines sont brunes, les couper et laisser sécher à fond.Égrener les ombelles et tamiser.Choux chinois, bokchoi et pac choi X Annuelle Comme le brocoli Céleri, persil et panais X Bisannuelle Laisser passer l’hiver ou entreposer à la cave; replanter au printemps.Comme les graines mûrissent inégalement, il faut les recueillir à intervalles en agitant les ombelles dans un sac.Par la suite, cueillir les ombelles et procéder comme pour la carotte.Maïs X Annuelle Polliniser manuellement ou isoler les plants en parcelles.Lorsque les graines sont complètement mûres, les détacher de l’épi et les entreposer au frais et au sec.BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O ESPÈCES AUTO (A) POLLINISATION CROISÉE (X) ANNUELLE OU BISANNUELLE PARTICULARITÉS Concombre X Annuelle Laisser pousser le concombre à son maximum jusqu’à ce qu’il devienne jaune ou brun.Recueillir les graines et les laisser fermenter dans leur jus pendant 4 jours.Rincer abondamment et enlever l’écume et les graines qui flottent à la surface du bol de rinçage.Laisser sécher.Aubergine X Annuelle Planter en blocs séparés, si vous avez plus d’une variété.Cueillir les fruits très mûrs.Séparer les graines de la pulpe.Sécher et entreposer.Kale, collards X Bisannuelle Comme le brocoli, mais doit passer l’hiver.Poireau X Bisannuelle Laisser passer l’hiver ou entreposer à la cave et replanter au printemps.Laisser les têtes de semences se former, les écraser et laisser sécher.Vanner la balle et entreposer.Laitue A Annuelle Conserver les plants qui montent le moins rapidement à la graine.Couper les tiges lorsque les graines sont complètement mûres et qu’au moins la moitié des fleurs sont éclatées.Laissez sécher jusqu’à ce que les fleurs s’égrènent facilement.Vanner la balle et entreposer.Melons X Annuelle Ramasser les graines lorsque les melons sont très mûrs.Laver et rincer à fond, sécher et entreposer.Oignons X Bisannuelle Lorsque les graines noires apparaissent sur les têtes de fleurs, couper les tiges.Les sécher sur un moustiquaire ou du papier.Égrenez les têtes séchées Pois A Annuelle Comme pour le haricot.Entreposer dans un contenant non-hermétique au sec et au frais.Poivrons A Annuelle Attendre que les fruits commencent à rougir.Enlever les graines, sécher et entreposer.Radis X Annuelle Couper les tiges lorsque les capsules des graines sont brunes et cassantes.Laisser sécher, ouvrir les capsules et enlever la balle.Rutabaga et navet X Bisannuelle Fleurit en été.Procéder comme pour le radis.Épinard X Annuelle Conserver les plants qui sont le plus lent à monter à la graine.Couper les tiges lorsque les graines sont mûres et sèches.Recueillir les graines, enlever la balle et entreposer au frais.Courge X Annuelle Il existe 4 espèces de courges.Vous devez planter une seule variété par espèce pour prévenir les croisements : 1) été, acorn, spaghetti, citrouille; 2) hubbard, banane, but tercup; 3) butternut; 4) cushaw.Les courges d’hiver sont récoltées au stade ou on peut les manger.Laisser les courges d’été devenir grosses et dures.Enlever les graines et laver.Sécher sur un moustiquaire et entreposer.Bette à carde X Bisannuelle Comme les betteraves.Tomates A Annuelle Les variétés différentes doivent être isolées d’au moins 3 mètres, de préférence séparées par d’autres cultures.Cueillir les fruits les plus beaux et les plus mûrs.Enlever les graines, laisser fermenter 3 à 4 jours, enlever la pulpe et rincer comme les concombres.Sécher et entreposer au frais.O BIO-BULLE JUILLET/AOÜT 1996 Un nouveau fournisseur de semences biologiques THE GOOD SEED Située dans le Vermont, cette nouvelle compagnie offre des graines obtenues de plantes cultivées de façon biologique.Toutes les graines offertes proviennent de la ferme de Torn Stearns, propriétaire de la compagnie.On peut obtenir la liste des semences en écrivant à :The Good Seed, a/s de M.Tom Stearns, Route #1, Box 21, E.Calais, Vermont 05650.La farine de gluten de maïs UN HERBICIDE BIOLOGIQUE Selon le Dr Nick Christians, professeur d’horticulture au Iowa State University, la farine de gluten de maïs est capable d’inhiber la germination des graines de plusieurs mauvaises herbes : pourpier, chou gras, pissenlit, amaranthe, poturin annuel, pied de coq, sétaire, digitaire pourpre.Dès que l’on peut entrer au jardin, ratissez les lits de semences et saupoudrez à raison de 1,5 kg/10 m2 le gluten de maïs.Incorporez dans les premiers 5 cm du sol et arrosez abondamment pour faire germer les graines de mauvaises herbes.Le gluten de maïs détruira les graines juste au moment où elles germeront.On évitera de semer nos graines de légumes pendant quelques jours, cependant, on pourra planter des plants de légumes.Le gluten de maïs est aussi un fertilisant riche en azote, évitez de l’utiliser sur les cultures qui n’aiment pas l’azote, la carotte par exemple.La compagnie Gardens Alive commercialise un produit, «A-Maizing Lawm» destiné à l’entretien des gazons homologué par l’Environnemental Protection Agency pour le contrôle des mauvaises herbes sur les pelouses.On peut contacter Gardens Alive au (812) 537-8650 pour plus de détails.ORGANIC GARDENING JUILLET-AOÛT 1996 LA CULTURE DES CHAMPIGNONS Peter Œi, 1993,320 p., 60 $ (catalogue Agri-Info, no 3960) Un ouvrage remarquable, édité d’abord en anglais en Hollande et traduit en français et qui est en fait un guide technique exhaustif sur la culture de plusieurs types de champignons.Il a été conçu spécialement pour les vulgarisateurs des pays en voie de développement qui peuvent s’engager dans une telle culture sans trop d’investissements.Ce guide fournit les informations de base et par de nombreux exemples montre comment les problèmes ont été résolus par d’autres.Il combine une description détaillée des techniques de cultures avec des éléments sur la manière de conduire une étude de faisabilité.Cet ouvrage n’est pas théorique, il expose des techniques qui ont fait leurs preuves.De la biologie du champignon en passant par la description des espèces et de leur intérêt commercial, l’ouvrage aborde aussi les aspects de la commercialisation et propose des modèles de développements.Il s’adresse à toute personne désireuse de lancer ou d’améliorer une production de champignons.LA CULTURE DES CHAMPIGNONS § ÜTbM'im sm Essai sur l’énergivoracité SI LES VRAIS COÛTS M'ÉTAIENT COMPTÉS Hortense-Michaud Lalanne, éditions Écosociété, 152 pages, 19 $ Sur un ton humoristique, adapté à un vaste public, Si les vrais coûts m’étaient comptés fait ressortir le lien qui existe entre l’énergie manipulée et utilisée par les humains et les problèmes qui menacent l’environnement.D’où le diagnostic : la civilisation se meurt de boulimie! Elle consomme trop.Pour sauver la Terre et ses habitants, il faut aller au-delà du « Trop, c’est pas beau! ».Passer à des choix éclairés.Or, notre pouvoir destructeur repose sur l’énergie.Il faut donc exiger que le prix marchand apposé sur chacun des biens et services que nous consommons soit désormais accompagné d’un autre chiffre représentant leurs coûts énergétiques globaux.Une fois ce coût évalué, les consommateurs seront en mesure de comparer la force des différents impacts polluants, et de faire leurs choix de la même façon qu’il est possible de comparer la laitue et le chocolat selon leur teneur en calories.Disponible aux éditions Écosociété, C.R 32052, succursale Les Atriums, Montréal (Québec) H2L 4Y5 au (514) 985-4318.RÉFLÉCHIR ET RÉUSSIR SA CONVERSION EN LAIT Le Groupement régional d’agriculture biologique de Basse-Normandie (GRAB BN) vient de publier une brochure spécialisée (mars 1996) sur la transition biologique en production laitière.Cette brochure présente des mises en situation de conversion d’exploitations laitières à l’agriculture biologique.On y retrouve les analyses et les résultats technico-économiques de fermes laitières qui ont effectué la transition.En Basse-Normandie 41 % des producteurs biologiques sont des producteurs laitiers qui occupent un peu plus de 2 000 hectares.On peut se procurer cette brochure en s’adressant à : GRAB BN, 6, Promenade Madame-de-Sévigné, 14050, CAEN, France.Téléphone : 31.70.25.73; télécopieur : 31.70.25.70.AGRICULTURE BIOLOGIQUE .t «*»*** -xA An.itysf s ©t résultats t«chntcoeco,noiwques% ©• suivis détaimefe tf' '*¦ «r> conversion ¦' «*4 Hortemt Mkhaud-loianm Si les vrais coûts m étaient comptés BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 O 8 AU 18 AOÛT 1996 MONTRÉAL Fêtes gourmandes internationales de Montréal à l’île Notre-Dame, Montréal Information : (514) 861-8241 19 AOÛT 1996 LAC-DES-AIGLES Activité de démonstration organisée par le Centre d’agriculture biologique de La Pocatière : culture en bacs de la tomate de serre en régie biologique.À compter de 13 h 30 aux Serres Biolac inc.à Lac-des-Aigles,près deTrois-Pistoles.Information : Guy Hubert (418) 856-1110, poste 343 ou Claude Breault, producteur, au (418) 779-2607 10 ET 11 SEPTEMBRE 1996 SAINTE-FOY Colloque sur la gestion de l’eau en milieu rural Stratégies de gestion : Vers une vision commune Organisé par le C.PV.Q.à l’Hôtel Plaza de Sainte-Foy.Information au (418) 646-5766 5 AU 9 OCTOBRE 1996 FRÉDÉRICTON «Atelier sur le contrôle des ravageurs au verger » tenu dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de la Société Canadienne d’entomologie et la Société Acadienne d’entomologie au Lord Beaverbrook Hotel.Organisateurs des ateliers : Charles Vincent de la Station de recherches de Saint-Jean-sur-Richelieu et Rob Smith de la Station de recherches de Kentville en Nouvelle- Écosse, Stations d’Agriculture et Agro-alimentaire Canada.Pour information :M.Charles Vincent au (514) 346-4494.26 AU 29 SEPTEMBRE 1996 MONTRÉAL Colloque sur les jardins communautaires : « S’enraciner dans la communauté ».Information : Daniel Reid, Michel Confortate au (514) 872-6363.1er novembre 1996 SAINTE-FOY Colloque sur la pomme de terre Mieux penser sa production en fonction du marché.Organisé par le C.PV.Q.à l’Hôtel Québec Inn de Sainte-Foy.Information au (418) 646-5766 12-13-14 NOVEMBRE 1996 RIMOUSKI Colloque sur les plantes fourragères Organisé par le C.PVQ.à Rimouski (12) à Saint-Henri-de-Lévis (13) et à Sainte-Anne-de-Bellevue (14).Information au (418) 646-5766 AGENDA - FORMATION 10 AOÛT 1996 SAINT-PASCAL-DE-KAMOURASKA Le contrôle des insectes et maladies (phase 2) Visite de jardins - Nicole Fraser, formatrice Cet atelier s’adresse aux jardiniers amateurs et porte sur les insectes et maladies rencontrés à cette époque de l’année.Nous verrons comment remédier à ces problèmes.La visite des jardins communautaires, nous permettra d’observer les méfaits de certains ravageurs.Heure : 13 h à 16 h.Endroit : CLSC de Saint-Pascal (580, rue Côté).Coût : 10 $.Pour inscription ou information : (418) 856-1110 ou 1-800-463-1351 (Nicole Fraser, poste 339 ou Linda Lévesque, poste 340).14 SEPTEMBRE 1996 SAINT-PASCAL-DE-KAMOURASKA Récolte, entreposage des légumes, fabrication de la choucroute François Chalifour, formateur Votre jardin a bien produit?Il faut maintenant récolter et surtout bien entreposer tous ces beaux fruits et légumes si l’on veut en profiter tout l’hiver.Ensemble, nous verrons les moyens qui s’offrent à nous pour réaliser ces provisions et, dans le cas particulier du chou, nous confectionnerons une délicieuse choucroute lors de l’atelier.Heure: 9 h à 12 h : récolte, entreposage et fermeture du jardin; 14 h à 16 h : préparation de la choucroute.Endroit : Salle communautaire de Saint-Pascal.Coût : 18 $.Pour inscription ou information : (418) 856-1110 ou 1-800-463-1351 (Nicole Fraser, poste 339 ou Linda Lévesque, poste 340).LES P'TITES ANNONCES "BIO" Dans le but de favoriser les échanges dans le secteur du bio, Bio-bulle a pensé vous offrir un service d'annonces classées.Vous avez quelque chose à vendre, vous avez des services à faire connaître, vous cherchez un produit, une machine usagée?Quel que soit votre besoin, les annonces classées veulent y répondre.Notez bien que Bio-bulle paraît 6 fois/an et qu'il a un tirage qui va en s'élargissant.Ce numéro de Bio-bulle, juillet-août sera suivi d'un numéro en septembre-octobre et ainsi de suite.Surveillez bien la date de tombée et faites parvenir votre annonce au plus tard à cette date.Pour la prochaine édition, la date limite est le 22 septembre 1996.ANNONCES CLASSÉES - TARIF ET PROCÉDURES a) 10 mots et moins : 5 $ b) 11 mots et plus : 0,50 $ le mot c) 30 mots maximum d) Brève description du besoin (utiliser un style télégraphique) e) Suivi d'un numéro de téléphone (ne compte pas pour un mot) 0 Paiement fait à l'ordre du Centre d'agriculture biologique de La Pocatière g) Veuillez ajouter la 1RS.(7 %) et la T.V.Q.(6,5 %) à votre total.h) Écrivez en lettres moulées i) Faites parvenir votre annonce et votre paiement à : Centre d'agriculture biologique de La Pocatière, Service des annonces classées, 401, rue Poiré, La Pocatière (Québec) G0R 1Z0.A VENDRE Pressoir à jus, presque neuf, capacité 2 minots (418) 884-3135 O BIO-BULLE JUILLET/AOÛT 1996 TRANSFORMATEURS TO VJ J ° VJRS ACT u a^jte LaP fochain® SEMENCES %.édition ne sera disp0 qu 'en nible 1997 f 100% ^l-RTIFI L RTIFIE Bio!- VIDEOS ANIMAUX RARES Ÿ*a 4 >> 7% M* „ Æ (b*es m’ Un et
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.