Le devoir, 8 août 1936, samedi 8 août 1936
Montréal, samedi S août 1936 REDACTION ET ADMINISTRATION 4S0 EST, NOTRE-DAME MONTREAL LEPHONE:.HArbour 1241 SERVICE DE NUIT t ministration HArbour 1243 édaction : .ï » , .« .HArbour 3675 •"t :.HArbour 4897 DEVOIR VOLUME XXVII — No 184 Oiractaur-aéraNts Caorga* PELLETIER FAIS CE ÇUE DOIS Rédacteur an chaf: Omar HEROUX | TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTI EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.00 (Sauf Montréal et banlieue) E.-Unis et Empire britanniqua • 8.00 UNION POSTALE.10.00 EDITION HEBDOMADAIRI CANADA.2.00 E.-UNlS at UNION POSTALE ., 3.00 Et qu on nettoie ça, le 17 ! La province d’abord, ou le parti ?elibéraliser Ib parti, reconservatiser le parti, cela 6 intéresse?Moins, à coup sûr, que de nettoyer la vince.-’est dans cet esprit qu’il faut envisager l'élection 17 août.es milliers d’électeurs honnêtes ne sont d’aucun ti et mettent la province au-dessus des partis.Ils raison.Des milliers d’électeurs honnêtes, libéraux conservateurs, mettent au-dessus de leur parti la vince.Ils ont raison.Tous ces honnêtes gens, épendants, ou libéraux, ou conservateurs, qui pla-t la province avant le parti, formeront-ils la majo-à 1 élection du 17 août?On le pense, on l’espère, a lieu de le croire, on y compte.lais le parti libéral, ‘*le grand parti libéral, le parti grand Laurier, le parti de la concorde, du respect langues, des races et des religions”, etc., etc., qu’en z-vous, dans tout cela?Ce que nous en ferons, ce une massé de gens en feront?Ils n'y pensent re, pour ne pas employer d’expression plus éner.ue.Et le grand parti conservateur, ‘‘le parti de tier, de Macdonald, de Chapleau”, etc., etc.?De aussi, la masse des électeurs honnêtes, quel que leur penchant politique, n'ont cure, pour l’heure, es hommes d âge mûr, et même les jeunes gens, t de plus en plus nombreux chez nous à savoir ce valent au fond “les deux grands partis”.Ils se ent; ils ne valent pas cher, lis ont une utilité tive; elle n’est pas bien haute.Ils ont de bons és; ils ne sont pas très nombreux.Peu nom-ux même en regard de ce que, nous ont coûté, à s.Canadiens français, les fortes lignes de partis, luttes de partis, les hommes de partis, la politique parti, surtout l’esprit de parti.Le mal que tout nous a fait!.Le résultat de cette expérience de gt, quarante, soixante ans est cause que, de plus en s, ceux qui chez nous agissent, réfléchissent, tra-llent, en ont a satiété de tout ce qui est parti, esprit parti, hommes de parti, intérêts de parti, lignes de ti, etc.e fort braves gens gardent un culte irraisonné, déclinable à leur parti.Des rouges, dès qu’un hom-se lève, demandent: “Est-ce un rouge?Est-ce bleu?Il est rouge?Quel homme! 11 est bleu?canaille!” Des bleus, sitôt «que quelqu’un risque syllabe de critique contre leur parti, se disent: est un bleu?C’est un mauvais bleu.Ce doit être rougz.C’est un rouge.Son père, son grand-père ent rouges, sa famille était rouge.Homme dan-eux, homme de rien.Méfions-nous.Un bon bleu critique pas.” -e nombre de ces fort braves gens diminue, bleus rouges.Ils datent.Ils sont à se fossiliser, s’ils ne t déjà fossiles.Le malheur, c’est qu’ils sont encore trop grand nombre de cette espèce et que, pour fossilisés, ils ne soient pas tous encore sous terre, t ce qui fait qu’à cette élection-ci — moins qu'aux édentes, certes, mais encore trop souvent,— on*en contre qui disent: “Moi, voter contre mon parti?ons donc! Je suis né, j’ai vécu, je mourrai rouge.je suis né, j'ai vécu, je mourrai bleu." Pauvres s qui préfèrent naître, vivre ou mourir rouges ou us à naître, vivre et mourir raisonnables! C’est à se d’une pareille tournure d’esprit chez des mil-s de gens, par ailleurs honnêtes, que la politique vinciale en est rendue où elle en est et qu’il se ave des hommes.pour expliquer, excuser, défendre, e approuver !$ conduite des Chouinard, des Gôté, Bériau, des Lanctôt, des Taschereau, d’autres en-e dont les actes et les abus ont mené le parti où il , devant la perspective d’une lourde défaite.Mais la province?Elle a quelmre importance, pourtant.Et nous irions de nouveau la sacrifier aux politiciens, à l’esprit de parti, aux intérêts du parti?Encore dix ou vingt ans de gouvernement d esprit étroit, cumulard, canaille comme celui que nous avens eu de 1920 à ces derniers temps et il ne sera plus guère question du prestige des nôtres au pays.On dira partout: “La politique a rongé, miné, tué ce peuple.I, avait de grandes qualités.La politique de parti, la malhonnêteté de certains, le profitéisme d’aucuns, le népotisme d’un petit nombre, le parasitisme, l’âpreté au gain politique des autres, l’indifférence de la masse à l’égard de ceux qui la gouvernaient, l’ont endormi, abruti, 1 ont fait mourir.” C’est à cette issue que nous voudrions aller et amener avec nous notre élément en bloc plutôt que de nettoyer les partis et la province?La province a besoin d’un changement de régime, elle a besoin de rompre avec l’esprit de parti; de chasser du pouvoir la vieille équipe qui se réclame d être équipe neuve, que se drape dans un programme neuf en apparence, — équipe qui comprend tous ceux qui depuis vingt ans et davantage ont profité de tout, ont pris tout, veulent tout garder, se couvrant cette fois-ci, vu “la nécessité de ne pas tomber", d’un groupe d hommes dont certains se croient nouveaux, alors qu’un vieil esprit de parti les meut, et dont les autres se disent nouveaux quand ils sont, au fond, des badernes politiques, solidaires de toutes les fautes de l’ancien régime qui tâche à surnager.* St * — Mais si vous allez nettoyer, faites attention de mettre au pouvoir des bleus, des tories.— Des tories?Il y en a dans tous les partis; ne sortons-nous pas d en prendre de hautes doses avec les Taschereau et consorts, qui n’ont eu de libéral que le nom et dont les pratiques politiques et parlementaires, la façon d’exploiter la province et de se faire des places étaient du plus pur toryisme?Des bleus?A supposer même que cela fût vrai, faudrait-il se laisser arrêter dans un nettoyage nécessaire, indispensable, par un mot?Des bleus honnêtes ne vaudraient-ils pas mieux que des rouges malhonnêtes?Les mots n’ont rien à voir là-dedans.Ce qu’il faut d’abord, c’est une équipe honnête à Québec.— et vraiment neuve.— Et les néo-libéraux?— Ils n’ont de distinct d’avec la vieille équipe que le nom.Ils ont pour la plupart été de la vieille équipe.— Mais ils regrettent leurs erreurs, ils veulent s’amender, ils promettent.— Qu’ils aillent se retremper dans l’opposition, expier, nettoyer la coque de leur parti des innombrables parasites qui la couvrent et vont le faire sombrer.— Mais quelqu’un jadis pardonna à la pécheresse.— Il était au-dessus de la condition humaine et II exigea quelle sortît de la vie publique.— Enfin, que voulez-vous?— Nettoyer la politique et la province avec une nouvelle équipe.— Ce sera des bleus.— Voire.S’ils font bien, qu’aurez-vous à dire?— Et s’ils ne font pas jDien, s'ils ne font pas mieux que l’ancienne équipe?— Ils auront l’occasion unique de mieux faire.S’ils ne font pas mieux, le parti dont vous êtes en profitera.Ils ne seront au pouvoir que pour quatre ou cinq ans.Nous les chasserons alors tous ensemble et vite, à coups de bottes, comme nous allons chasser demain, pour raisons de salubrité publique, le régime pourri que nous avons.— Mais le parti., le grand parti?.— Le parti.Le parti?.L’heure est venue de décider net si nous allons sacrifier de propos délibéré la province aux partis, si nous allons faire passer l’intérêt de la province avant celui des partis, ou si nous allons nous coucher misérablement pour crever dans l'égout collecteur des partis.n- v ?Au diable les partis! Vive la province! Et qu’on nettoie ça, le 17! » Georges PELLETIER | mes bons arrfis.Allez-vous me remplacer par un homme du m.parti I bariolé?(La foule, en choeur: “Oui, oui, oui.”) .Vous savez pourtant que les gens du parti bariole sont tous ratatinés comme des vieilles pommes.Moi, j'sus tout neuf comme un jeune veau (Une voix, dans la foule: "On en veut pas, de jeune veau, ça rapporte pas assez.) .Vous voulez pas de veau, mon bon ami?Alors, je suis tout neuf comme une jeune vache.Ça, ça rapporte, hein?(Même voix: “On en veut pas d’vaches au Parlement, c’est des hommes qu’on veut.» .Mes bons amis, je vols bien que mon adversaire vous a montés contre moi.Vous voulez pu me reconnaître.C’est comme ça quand on fait du bien aux gens.Mais, prenez i garde, mes bons amis, prenez gar- j de.Vous savez que l'ingratitude est ; un vice qui rend l’homme semblable à la bêle ei souvent le fait mourir.(Une autre voix, dans la foule: “Oui, t’es (rop bêle, on va ('faire mourir en Vrenvoyant à tes veaux, le 17 août au soir.(Chahut, tumulte.i Le maire.— Mesdames et Mes-sieur, il est minuit.Qn va tous s’en aller se coucher chacun chez nous.Je r'mercie de tout mon coeur les orateurs qui ont su si bien vous intéresser, ce soir.Ainsi jaillit la lumière — comme du fanal de Charles-Auguste.Lucien DESBIENS Ite Une assemblée .A contradictoire j?scène se passe, un dimanche après vêpres, dans le village saint-A ntoine-les-Intèrcts, dans au comté de Lagarcette.Des \ans endimanchés se pressent, roupe compact et animé, autour perron de l’école pour écouter mdidaf raille Polgdore Brinda-e, ancien député du comté de ireetie, et son adversaire, le idat bariolé-indéprndanl Terri-Mtulippe, fils à Joe.r brimante enveloppe lentement locher pointu, les fermes serei-les prés fleuris où beuglent lenient des vaches grasses.Sous le on de l’école, les grillons arcor-leurs violons pour soutenir, en dine, les voix des candidats; ur le pas de sa forge, indiffé-aux "beaux parleux", le ma-al-ferrant entonne d'une voix iste: Prendr’un p’tit coup, c’est able.maire du village, conscient de importance, se lève et dit cf'un approprié à la solennité; Paroissiens de Saint-Anloine-ntêrêts, et vous aussi, les ci-^s des places d’alentour, j'ai '"soin de vous présenter Polg-^*lrindavoine, not’ député, fl r cofuiu dans l'eomté, parce Jail asset longtemps qui r rhez-nous pour avoir nos e j’ai pas besoin de vous u'il est capable de faire et M.fre.L'autre qui est à céité Drjnct/ rerribe Latulippe, fils K **( ben connu lui aussi •si né dans l'rang des w-|ltJi( vous parler chacun Vo,uy>ons demande de les pages, ro>f rff trouble.’’ Polydore s'éponge En veitfi'er son brait mou-Librairie .te dérhume, se re- orix de $’"»enc«: p * beau comté de La- ¦~ii ¦ ' «^avtz combien je •eux dane r- *«'0e.) .Je vous aime et je vous en donne \ une autre preuve, à souére, en laissant parler sur le même perron que j moi mon adversaire acharné X'erri- ! be Latulippe, fils à Joe, qui n’a jamais rien fait pour vous et qui cherche rien que ses intérêts.(Latulippe) — En tout cas, c’est pas les intérêts à Ti-Toine.— Silence.J’ai pas peur de vous et j’sais bien que mes bons électeurs vont encore m’étire, espèce de crapule.— T’as dit vrai, Polydore, une crapule, c'est ça que t'es.— Mon adversaire n'est qu'un polisson.— C’est toé qu'est un polisson.Polydore.— .Von, c'est toi.Latulippe.Mais, j’veux pas m’emporter.Je suis calme, moi.— T'es trop calme, c’est pour ça que t'as laisse faire les voleurs sans mettre le grappin dessus.— Mon adversaire Ternbe Latulippe sait pas lire ni écrire.Moi, j’sus le plus instruit des députés.— Oui, t’es trop instruit pour être honnête.(La foule Ht bruyamment.) — Par malheur pour toi, Terri-be.j'ai encore la confiance de cette bonne population de Lagarcette.— Tu Tas pu, c’te confiance-là.Vn homme qui renie son chef le Grand Lustucru, comme t’as fait, c'est pas un honnête homme.— C’est pas vrai, Latulippe.J ai pas renié le Grand Lustucru.J’y ai rien que tourné le dos, parce que j’sus maintenant un homme nouveau.(La foule: "T’es pu Polydore Brindavoine?Alors, on le connaît pu.”) — Voue ne me comprenez pas, mes bons amis.J’sus toujours Polydore, vol’ bon Polydore, vot’ même Polydore, vot* vieux Polydore.(La foule en choeur: “Si t’es vieux, t’es pas nouveau.”) — Comprenez donc.Dans Tcom-tè de Lagarcette, j’sus vot’ vieux Polydore, mats au Parlement, j’sus | un Polydore nouveau, parce que not’ nouveau chef, y veut qu’on soye tous des hommes nouveaux, rapport aux mauvais caillles du parti, vous savez.(La foule: "Oui, on sait, les cailles qui ont volé.,.) — Oui, mais moi, j’sus pas un voleur.C'est’y cTma faute, je vous Vdemande, s’il y a eu des voleurs dans T parti caille?Si les voleurs m’avaient demandé ta permission avant de voler, sùr que j’Ies aurais pas laissé faire, car j’sus un honnête homme, vous t'savez.(Latulippe) — J’sais peut-être pas lire ni écrire.Monsieur Polydore, mais j'sais bien, comme on dit par chez nous, que "qui s’assemble se ressemble".Si vous étiez honnête comme vous {’dites dans vot parti nouveau, vous seriez pas obligés de faire assommer Vmonde pour gagner vos élections.— C est pas vrai, on n’a pas fait ça.— C’est pas vrai que T sang a coulé, Vaut’ jour, à vot’ assemblée dans le rang des Vaches?— C’est Ti-Joe le Borgne qui tuait sa p’tite taure caille.— Caille comme ton parti.— Le candidat Latulippe se pense fin.Il se croit populaire parce qu’il y a beaucoup de monde ici ce soir.Il oublie que c'est moi tout seul qui a attiré toute cette foule.— C’est pas vrai.C’est moi qui a attiré les gens parce que j’sus indépendant.En tout cas.si sont venus pour toé, c'était pour rire de toé.— Le candidat Latulippe n'est qu'un voyou.— C’esf Polydore qu'est un voyou.• — T'as menti.— Toi aussi.— Mes amis, me* bons amie du beau comté de.(La foule: “Chou.chou.chou.*’) .Mes bon* amis, soyez calmes, je vous en supplie.Je le répète, c'est vot’ bon Polydore, vot’ bon député d'autrefois qui vous parle.(La foule: “On veut pu de toé.Chou.Chou.) — Vous criez; Chou à vot' cher Polydore, mais j’vous prj-donne parce que je mis que vous faites ça pour rire.Ça me fait d’là peine quand mime.Réfléchissez donc, Modifications apportées au plan Bouchard Engagement par icrit, obligatoire — Travail à l’étranger volontaire — Droit aux gain* additionnels — Le chef de famille peut se faire remplacer — Un dollar de plus par semaine et deux billets de tramway par jour MONTREAL ET QUEBEC N’ONT PAS APPROUVE LE PLAN Bloc-notes Prochaines arrestations On devine peut-être de quoi il s’agit.Jeudi l’après-midi la Presse publiait, en fac similé photographique, la pièce suivante: Montréal, le 3 août 1936 Je.soussigné, déclare avoir assermenté Monsieur Elie Marsolais, comme constable spécial de la Sûreté Provinciale pour la période électorale du mois d’août 1936.Louis JARGAILLES, Chef de la Sûreté Provinciale Cabinet du Chef de la Sûreté Provinciale Palais de Justice, Rue Notre-Dame, Montréal.RC-LJ La signature autographe de M.Jargailles s’inscrivait sur cette pièce, entre le corps du document et la signature à la machine.Une assez longue légende flanquait la pièce et se lisait ainsi: Fac-similé d’un document que des agents de lu Sûreté provinciale déclarent avoir saisi sur un individu qui prétendait, faire partie de la police provinciale."Je tiens à mettre le public en garde contre certains individus porteurs de documents de ce Eenre", a déclaré ce matin M.oui* Jargailles, chef des détectives provinciaux.'’Ces individus, a-t-il ajouté, fomentent du désordre et, lorsque ieurs victimes se plaignent, ils exhibent un document semblable.Je liens à informer le public que la signature est contrefaite et que je ne suis pas autorisé à assernienter des constables spéciaux.Seul, un magistrat peut assermenter un agent de la pair.Nos agents spéciaux' sont munis d’insignes dont tes numéros correspondent aux talons des formules qu’ils signent devant le magistrat qui les assermenté.Ces talons, portant l’en-téte du "Greffe de la Paix", sont conservés dans nos dossiers.Si des gens sont victimes d'individus de cette catégorie, ils sont priés de nous en informer immédiatement et nous dépêcherons des agents réguliers sur les lieux.Nous avons mission de faire respecter la loi et nous le ferons impartialement'', a dit en terminant M.Jargailles.Le Canada d’hier matin reproduisait intégralement légende et fac-similé photographique.Nous voici donc en face d’un faux grave, aux conséquences dangereuses, ainsi que l'indique la légende qui parait presque venir des bureaux de la Sûreté provinciale.Heureusement, la preuve de ce faux est aux mains de la Police provinciale.Elle l’a saisie sur un individu qu'elle connaît, de qui donc elle peut savoir où il l'a prise.Voici deux anneaux déjà de la chaîne qu’elle n’a qu’à remonter jusqu'au bout pour trouver le ou les coupables.Par ailleurs, l’un des rédacteurs ordinaires du Canada, M.Pierre Boucher, parait posséder sur les auteurs responsables de ce faux des indications particulières, puisqu’il écrivait hier matin, à ce propos même, que "le parti conservateur.pousse Vaudace jusqu'à recourir au faux" et que les bleus "poussent Taudare jusqu’à prnti quer T intimidation et faire usé^c de faux pour atteindre leurs fins,” M.Boucher devrait donc pouvoir utilement compléter les renseignements de la Police provin-Ciale., .Au moment ou il nous faut livrer ces lignes au typographe (vendredi l’après-midi), nous n’avons pas encore appris que la Sûreté provinciale ait mis la main •ur le ou les faussaires; mais nous ne croyons pas qu'élant donné les indices donl disposent déjà les limiers de M.Jargailles, il y ait présomption à croire que d’ici quelques heures quelques jours au plus, les coupables seront sous les verrous.Québec.8 (D.N.G.) — M.Da mien Bouchard a modifié son plan de remédiation au chômage.Le ministre a déclaré hier après-midi, dans une entrevue aux journalistes qu'il avait apporté ces modifications parce que d’abord le plan initial comportait une législation et celle-ci n’a pu être appliquée à cause de la fin subite de la session et qu’en second lieu il a eu le point de vue des représentants de toutes les associations ouvrières et des» chômeurs.Le plan est le même dans son ensemble.Aussi nous ne le répéterons pas en entier, nous contentant d?résumer les parties nouvelles.M.Bouchard dit que son plan a été approuvé par 46 villes de la province, sauf Québec et Montréal.Engagement obligatoire L’article 3 a été modifié.Tl se rapporte à l’engagement que doit prendre le chômeur nécessiteux.Le chômeur ne peut recevoir des secours en argent sans s’être engagé préalablement par écrit à travailler pour l’argent qu'il recevra aux conditions e?suivant les règlements qui seront établis de temps à autre par l’autorité provinciale et municipale.Toute convention par écrit signée par le chômeur peut être reconnue comme un engagement suffisant par la Commission du chômage.Travail volontairo à l’étranger » L’article 4 est nouveau et stipule que personne ne peut être appelé à travailler au loin de sa demeuré, contre sa volonté.Les dépendants peuvent remplacer le chef de famille pour gagner son secours, décrète l’article 5, qui est aussi nouveau.Gain maximum annuel L’article 8 décrète oue le gain maximum annuel du chômeur est égal au montant annuel de secours auquel il a droit en vertu des échelles en vigueur au lieu de sa rési dcnce.Cependant le chômeur assisté peut travailler ailleurs et gagner toutes sommes additionnelles jusqu’à concurrence du montant qui est considéré comme minimum nécessaire pour faire vivre convenablement sa famille, tel que décrété par l'article 15.Nombre d’heures da travail Droit aux gains occasionnels L’article 9 dit que “le nombre d’heures que le chômeur nécessiteux doit fournir pour l’argent qu'il a reçu ou pourra recevoir pendant la période qui est fixée comme unité de saison de secours, est établi en basant le salaire horaire sur les contrats collectifs de travail en vigueur dans la région de la résidence du chômeur et en divisant la somme totale qu’il doit recevoir pendant la saison de secours par ce salaire honoraire.S'il n'y a pas de contrat collectif en vigueur au lieu de la résidence du chômeur, le salaire horaire devra être le salaire établi sur les travaux publics du gouvernement provincial.” “Travaux rétervé»” L’article 11 traite des "travaux réservés', et dit: “Dans le cas où le travailleur est appelé et consent à aller travailler au loin de sa résidence et où il est empêché do revenir à son logis le soir, les frais de transport pour un voyage d’aller et retour sont soldés par_ la Commission.Scs frais de pension et de transport pour voyages qu'il désire faire pour aller visiter sa famille sont soldés par la Commission mais le chômeur doit gagner ses frais de transport pour visites dans sa famille et sa pension, en donnant des heures additionnelles de travail proportionnelles à ses dépenses.Le coût réel de la pension est aux frais du corps public qui bénéficie des travaux mais il ne peut être chargé au travailleur plus que 50 cents par jour pour sa pension et son logement.” Travaux fédéraux provinciaux “Sur les chantiers de travaux de secours faits conjointement par le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, stipule l’article 13, le chômeur assiste reçoit le même salaire que ceux payés aux mêmes travailleurs sur le même chantier et il peut travailler le nombre d’heurec permis chaque jour et chaque semaine par la Loi.“L’entrepreneur doit fournir à la Commission du chômage de laquelle reJève le chômeur employé un état de ce qui lui est payé chaque semaine ou chaque période de paie.Pendant l’emploi du chômeur asissté, son secours est suspendu.” L’article 14 stipule ce qui suit: "Le chômeur assisté doit déclarer à la commission des gains qu’il fait de temps à autre alors qu'il n’est pas à son emploi, mais il ne doit pas louer ses servives pour des prix inférieurs aux prix légaux ou raisonnables dans la région où il accepte du service intermittent.La commission ne peut tenir compte de ces gains occasionnels pour rayer le chômeur de la liste des assistés ou diminuer son gain que dans les ras où ils sont considérés comme changeant l’êlat d’indigence du chômeur de manière à ce qu’il ne puisse continuer à être classé comme un sans-travail nécessiteux.” Dans l’article 15 de son plan, M.Bouchard dit: Réintcription sur les listes “Le chômeur assisté qui a cessé temporairement de recevoir du secours doit être réinscrit sur les listes des assistés tant et aussi longtemps que dans la période de douze mois qui est considérée comme unité pour les fins du présent règlement, il n’a pas atteint le mi nimum de revenus considérés comme nécessaires pour le faire vivre convenablement avec ses dépendants.Ce minimum de revenus est fixé d’après le tableau suivant: Payés annuellement Revenus addi-par la Corn- tionnels alloués mission ; en plus ; $312.(X) ou moins .• 100 pour cent 8520.00 ou moins .90 pour cent 8521.00 et plus .», * 80 pour cent Ainsd, un assisté recevant de la commission $312.00 par année peut recevoir un revenu annuel total de $624.00 sans diminution de son secours de la coTtumission; un autre recevant 8500.00 peut avoir un revenu annuel total de 8950.00 sans réduction de son secours.” L’article 21 est nouveau et décrète que les municipalités payant la quote-part régulière de secours ont droit à la préférence pour faire travailler les chômeurs as’sistés et doivent faire tout leur possible pour leur procurer du travail au lieu de leur résidence.” Voilà pour les articles nouveaux ou modifiés du plan bouchard.Autrement, ce serai» à croire que ceux-là ne se trompent pas tout à fait qui reprochent à la Sûreté provinciale de manquer de flair parfois.Cette “Revue politique” La Revue politique, collection ries articles et caricatures du Canada.continue d'être distribuée à travers la province, à l’aide, selon toute apparence, des listes du Journal d'Agriculture, payées par la province.C’est une petite manoeuvre qui indigne nombre de gens, si nous en jugeons par les lettres que nous recevons d’un peu partout.L’un de nos lecteurs, qui signe précisément Lecteur, nous signale à ce propos quelque rhose d intéressant.Je suis un privilégié, je reçois deux exemplaires de la Revue politique.Pourquoi re traitement de faveur?Cela tient probablement au fait qu’en dépit d’une démarche de ma part, je reçois deux exemplaires du Journal d'A-grtcultiire.l’un dans ma paroisse actuelle et l’autre dans celle que l’habitais autrefois.On a pris les listes telles quelles.En passant, je puis vous citer le cas d’un ancien abonné qui reçut jusqu’à cinq numéros du Journal à la fois, et qui a dû faire effort pour se débarrasser des quatre abonnements de trop.C’est une petite réforme entre beaucoup d’antres, mais je suggère que la prochaine administration revise les listes du Journal d'Aqri-culture comme le font les autres administrations de journaux.Ers imprimeurs s’en trouveront peut-être moins bien, mais la province, qui paie la plupart des abonnements, s’en trouvera mieux.Bravo?M Savignac, par son intervention directe, a provoqué la disparition d'une affiche-annonce d'un caractère regrettable.La compa-i gnie a remplacé cette affiche par une couple d’autres qui ne prêtent point k discussion et qu! sont au reste fort remarquables.Un bravo à M.Savignac! O.H Carnet d’un grincheux M.Lucien Perizeeu fut i le radio le grand apologiste du ministère Taschereau.A l'arrivée des homme» nouveaux, il entra dans une ombre si profonde qu'un huissier aurait eu peine i l'atteindre, On le tenait pour compromet-tenî.Voici qu'on annonce Qu'il parle- ra tous les soirs i le radio la semaine prochaine à tous les postes à la fois.La mèche est donc éventée.Le régime renonce à faire croire i sa nouveauté: son apologiste sera l'apologiste du ministère Taschereau.* ?* Peur prouver eue nous lommei [un ministère nouveau.Tirons vit’ du charnier le p’tit [Lue Pari*eau.?* Irradier à la bras»’ du Lucisn Pariitau L'électeur appall'ça: s'en faire servir [un SIAU.« ?St Selon M.Cerignen, M.Fred Monk change aussi souvent que la lune; mais cela ne l'empêche pas d'être de la po-IttiQue du Soleil.sr St ?M Adiutor Savard relie M.Duplessis au bolchevisme.Des gens s’indignent d’une telle mauvaise foi.Ils ne connaissent pas M.Savard.L’effrayant, c’est que M.Savard croit ce qu'il dit.Sa pénétration va jusque là.C’est un vrai rouge, et ça se voit.sr st st Pourtant, s’il est un ministère dont on est en droit d'attendre des primeurs, M.Bertrand, c'est bien du ministère des hommes nouveaux.St St st Pas un communiste n'a jamais fait une déclaration aussi radicale que Me Auguste Bertrand: “Nous ne nions pas le passé, nous lui tournons le dos.” N'est-ce pas rupture définitive d'avec toutes les traditions?Par malheur, M.Bertrand, la devise de la province s’emboîte mal avec vos désirs.Cette devise c’est: “(e me souviens." * * * On a fait observer que M.Bertrand avait un nom d’empereur; mais le dictionnaire, plus véridique, dit d'auguste: type de clown contemporain.* * * Des gens prétendent que M.Rmfret n'est pas montrable à Montréal depuis les breeches de Vautnn N'exagérons rien: ce n’est pas M.Rinfret qui s’est déculotté dans cette affaire.Trop grand seigneur pour faire cette basse besogne, il en laisse le soin eux électeurs.* * * Les porteurs d'insignes peuvent être, le jour de l'élection, privés de leur droit de vote.Ne l’oublions pas.Cependant cela a moins d’importance depuis que les spéciaux de M.jargailles portent les insignes de l’Union Netionele.* * * C'est à tort que l’on prétend qu'Ed-mond n’e nen pu prendre à Voltaire.Il a pris ses ordres — ce qui est plus facile que de prendre son style: “Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.ne fût-ce que te souvenir d'une bonne fessée,” complétera Edmond, après le 17 août.* A « “Votez pour notre parti: votez pour nous!" crient les politiciens.Mais Baptiste est les; il votere cette fois pour lui-méme, c'est-à-dire pour l'intérêt géné- ral.Tant pis si les politiciens rouges de Québec perdent la crèche et si les politiciens rouges d'Ottawa croient leur picotin menacé.* ?Electeurs, n’oubliez pas que le vol le plus commun et le plus impuni dans la province, c'est le vol des élections.Il y a peut-être Une décade que le gouvernement s'est maintenu au pouvoir par ce moyen Pour le défaire cette fois-ci, il faudra lutter plus que amais contre le vol.Les seules listes de Montréal comptent des milliers de faux noms avoués.* tr x M.Duplessis favorise le bolchevisme, dit en substance Adjutor l'ineffable.Avis à la police: quand elle laisse échapper un voleur, elle travaille pour l’ordre social.La Grincheux Ainsi parle le lecteur.Encore le problème universitaire Î1 ne faut pas croire que notre problème universitaire soit avant tout matériel; ce serait l’envisager sous son aspect le plus faux.Il manque bien plus que des dollars à notre université: il lui manque i un esprit universitaire, il lui manque de comprendre sa mission, il lui manque des hommes, de la bonne volonté, de l’indépendance.Si elle avait tout cela, elle saurait bien trouver de l’argent.éê êê Ceux qui suivent les mouvements intellectuels et politiques (entre lesquels il y a beaucoup de rapprochement ces dernières années) se demandent de façon de plus en plus pressante quelle sera l’orientation des Canadiens français.Car notre destin national, par la force même des choses, est appelé à se préciser d’ici très peu de temps.Or, ce destin, que voulez-vous qu'il soit?Qui est autorisé à parler au nom de la Nation, à exprimer sa volonté?Où sont les chefs?Où est la pensée nationale?Pas à l’Université, certainement.La jeunesse elle-même n’a aucune orientation précise.Elle se dit prête à agir: mais dans quel sens?Elle a été convaincue par l’abbé Groulx de penser nationalement.Déjà à l’heure actuelle plus de préoccupation de la chose publique, plus de conscience de nos problèmes nationaux chez les jeu- (Suite à la page 2) LIRE EN PAGE 2: Au temps des scandales révélé* au Comité des Comptes pu- LI DIVOIR.MONTRIAL, SAMEP1 8 AOUT 1936 VOLUME XXVII — Ne 184 M.Cedbeut 黫i» mlnbtre.lu temps de; scandales révélés au Comité des comptes publics Et quand les commissaires du gouvernement dont était M.Godbout, laissaient Antoine Taschereau tripoter les fonds publics, manquaient à leur devoir de surveillance et se moquaient des intérêts.qu’Antoine cueillait — Un mot sur la fin d’Alexandre (Vingt-cinquième article) Nous avons dit que le gouverne-nent avait été complice dans le pillage des $15,000 versés à Antoine Taschereau.Nous avons affir-né que M.T.D.Bouchard, M L.-K.Taschereau et d’autres ministres en étaient plus particulièrement responsables.Car ils avaient !e devoir impérieux, décrété par ia loi, de veiller spécialement sur „ I qu'à l'orateur et à l'orateur suppléant peur leur traitement, sont remises et confiées au trésorier de la province et placées i la dispoiition des commissaires ou de trois d’entre eux.dont l'un est l'orateur, et sont payées ou transférées i eux ou à leur ordre en tels montants qu’il* iugent nécessaires.47.Les sommes énumerées dans l’ar- ' tide 46 sont payées conformément aux ordres émis par les commissaires.L’orateur nomme, à cette fin.un comptable de l'Assemblée Législative, et exige de lui qu’il donne, en garantie de l'accomplissement fidèle de ses devoirs, | un cautionnement pour le montant que les commissaires jugent convenable.Ce sont les commissaires qui placent l'argent! de l'article 44 du chapitro I des S*a- j Voici le témoignage de M.Antoi-tuts Retondus de Quebec.1923.eoncer- ne 1 ascherean, page 587.seançe du | nant la régie interne de ('Assemblée Lé- I juin.*'*2.*'Chacune de ce.nomination, a-f- ^ Taschereau — .Alors mon elle été communiquée à I Assemblée Lé- predecessor.M.Laurent S.monnaau.a gislative survant la loii *• '•»«>*«.i' • »?u'ou" tablo de ( Assemblée Legislative.Ça M.Alexandre Taschereau, pro- toujours été la même chose depuis rureur général, a répondu ce qui 1867.|’ai ses livres de banque ici et suit : il "> a aucun intérêt de chargé.Par ,,,, consequent, s’il y a de l'intérêt, il e eu 1.Par l'arrête ministeriel no 2222, Cjnt*r4r ,,our |u: •• du 16 octobre 1930: L honorable Alexandre Taschereau.Toul ce qui apparaît, c esl sim- j Premier Ministre: l'honorable Honore plement que la province, au temps Mercier, ministre des Terres et Forets; de M.Simonne»!!, ne retirait pas i l'honorable C.W.Scott, trésorier de la d'intérêts.Cela ne veut pas dire province.que M.Simonneau en retirait.Par l'arrête ministériel no 2749.du La chose n’a rien de surprenant.28 octobre 1931: Thon.Alexandre Tas- Si le comptable a suivi la loi et | chereau, premier ministre: Thon Hon.l'esprit de la loi, il ne prenait au j Mercier, ministre des Terre* et Forêts: Trésor provincial que les fonds né- j Thon.Hector Laferte.ministre de la co- ces: aires, au fur et à mesure, et ! Ionisation, de la chasse et des pèche- alors, dans ces conditions, il était ries.évident que les dépôts étaient aux Par l'arrête ministériel no 2239, du comptes courants et qu'aucun inté-19 septembre 1934: Thon.L.-A.Tas- rèt n'était payé par la banque.De chereau: Thon.Honore Mercier; I hono- plus, les dépenses de l'Assemblée, râble J.-E.Perrault.Voici la réponse à la question no 2: 2.“Non.et cela par oubli du secrétaire de la commission de la régie interne de l’Asscmblce Legislative.Comme la loi dit que l'Orateur tait automatiquement partie de la Commission.M.T.-O.Bouchard faisait donc les dépenses de l’assemblée légis lative.On nous pardonnera de ciler longuement la loi, puisqu’il sc trouve que des ministres poussent l’audace jusqu'à vouloir excuser Antoine Taschereau quand ils en ont été complices.L’arlicle 44.du chapitre 3, des qg.Un compte est ouvert dans une statuts refondus de Quebec 192a.|^es banques du Canada, au nom du ni intitulée: Loi concernant la | comptable, et les commissaires payent législature, section 9, note ceci: ou transfèrent les sommes qu'ils croient ._ , nécessaires i cette fin.au crédit du La Commission dans ce compte sont immédiatement lités officielles el nomination s>®r banque au*.commissaires, sont communiqués à l’Assemblée Advenant le cas où les sommes par message du lieutenant-gou-j vof*es P*r Législature sont, pour un verneur dans la première semai-i e*erc,ce- P|us «l«e suffisantes pour payer ne de chaque session, sont nom- et acquitfer les dépenses auxquelles elles mes et constitués commissaires doivent faire face, les commissaires sont j iux fins de mettre les disposi-i ,e"u*' • '* fin de cet exercice, de retiens du present paragraphe à "’«ffre le surplus au trésoirer de la pro-pxérutinn vince, et ce surplus fait ensuite partie .T- j .du fonds consolidé du revenu.” Trois de ces commissaires, ; Nous avons cité tous les articles dont 1 un doit être 1 oratem, i jp ja |0j re]ajjfs au comité de réforment un quorum.¦ pje ,n|erne f|e l'Assemblée législa- ‘‘45.Le greffier de I Assent- fjVe.afin qu’on ne puisse élever blée Législative doit preparer aucun doute.annuellement un état estimatif! Nous défions qui que ce soi» de: trouver à une seule ligne qui autorisât Antoine Taschereau à garder a son profit personnel.Tinté- ; rèt des dépôts faits au nom du gouvernement de la province.partie de ladite Commission, avec M.Taschereau, depuis 1930, date i laquelle M, Bouchard a été nommé Orateur.Le premier ministre Taschereau el M.Bouchard étaient donc obliges strictement en vertu de la loi de voir au placement des fonds de l’Assemblée Législative et de leur emploi.M.L’.-A.Taschereau dirigeait Seian la rumeur, la Commission n’a même pas été convoquée depuis plusieurs années et M.L.-A.Tasche-.reau et l’Orateur étaient seuls à ré- ’ rPa Ç,r®P1.e’ raconte au sujet gler les questions de régie interne.''e I affaire Antoine 1 aschereau, La dissolution subite des Chambres I line.h,stoire pittoresque, n'a pas permis de continuer l’en-i C est un membre de la famille quête, ni d éclaircir ce point.; est supposé philosopher sur Ce qui rend la cl.ose probable.\es ennuis où r°licle Anto,ne a ieté c’est que depuis 1930, contraire-j es SIa Chambre annuellement, ne .' r£sls*e, allx pires attaques.Ar- I cmt pas été.M.L.A.Taschereau thu.r £auvÇ ,a ,ess.avé ,e }at,rp’ dans sa réponse explique que c’est ' !n,m ^an'e ^i-menie est parti; noun oubli de la part de Me Desilets, !'te ?nt e Alexandre est resté; au temps où il \ avait (>5 députés au lieu de 90, et que les indemnités | étaient pen importantes, restaient plutôt restreintes et formaient un compte peu élevé.Pour s'expliquer la chose, il suffit de relire la loi citée plus haut.: et de s’imaginer pour nn instant que les Commissaires ont rempli les obligations strides et impérieuses que leur imposait ladite loi.Et en tout cas.à supposer que M.Simonneau ail retiré des intérêts, ce qui n'est pas prouvé, alors qu’il n’y avait pas droit, cela | ne justifie en rien M Antoine Taschereau.Et surtout cela ne justifie pas les ministres de Pavoil laissé voler $15,000 au trésor publc.“Si non e vera.” Et voilà le bilan de cette affaire le nouvel assistant du Procureur, Monde a essayé à son tour de battre général notre oncle; il a été lui-même bat- il est de rumeur courante au Par- U1’ défa.it» débarqué comme chef.Devoirs impérieux Ce que nous voulons signaler, ce impérieux des des sommes que la Législature sera probablement appelée à voter pour le paiement de l'indemnité et des frais de déplacement des députes, du traitement de l'orateur et de l’orateur suppléant, et des traitements, allocations et dépenses contingen-îes de la Chambre et des différents officiers et employés sous sont les devoirs le contrôle du greffier, ainsi que j commissaires : les fournitures de bureau de la Les sommes "sonl remises au Chambre, pour l'exercice com-1 Trésorier de la province et placées mençan» le 1er juillet suivant, a la disposition des commissaires "Le sergent d’armes de TAs- ou de trois d’entre eux dont l'un semblée législative doit hus>i est l'orateur, e» sont payées ou préparer annuellement un état transférées à eux ou à leur ordre estimatif des sommes que la i en tels montants qu'ils jugent ne Légisiafure sera - probablement j cessaires.’ .appelée à voter pour le paiement “les sommes sont pavées rondes salaires et allocations des forniémenf aux ordres émis par les messagers, portiers et serviteurs j commissaires”.de la Chambre sous son contré- “i/n compte est ouvert au nom le, ainsi que des dépensés n en-: du comptable et les commissaires I courir sous sou autorité, pour payent ou transfèrent les sommes! pour l’exercice commençant le qu’ils croient nécessaires à cette 1er juillet suivant.fin au crédit du comptable, au , "Ces étals estimatifs sont sou-; moyen d’un ordre signé par Tora-1 mis à l’approbation de TOra- teur et deux autres des commissai- j leur, et peuvent être modifiés res’' .et approuvés selon que ce dei - "Survenant le dérès ou la démis-nier le juge à propos, sion du comptable, les sommes res- : “L’orateur doit préparer un tant à son crédit dans ce compte ^ état estimatif des : ommes noces sont immédiatement remises par la; *aires pour les différents servi-! banque aux commissaires”.S’il > a surplus à la fin de Tan-| née "les commissaires vont te-! nus.à la fin de cet exercice, de remettre le surplus au Trésorier i de la province”.Ils ont manqué à leurs devoirs Duplessis est venu.Il a bien du talent, de la tactique; il a essayé tout seul, il n’a pas réussi.Il s’est essayé avec Paul Gouin; notre oncle Alexandre les a battus tous les deux.Mais ça n’a pris que trois quarts d’heures à notre oncle Antoine pour battre tous les Taschereau du coup.ANTOINE SAY Ainsi parle le lecteur,,.(Suite de la 1ère oage) nés.mais ou est la solution unique, le but fixe comme un idéal de la nation?Ce que tous veulent, c’est que le Canada françaiir soit fort.Et si nous étions forts, qu'est-ce que le séparatisme nous donnerait de plus?Mais quelle est ou plutôt quelle peut être sa force spécifique?A quels rêves d’expansion se livrent nos patriotes?Notre puissance nationale ne reposera jamais sur un empire conquis par les armes ni sur une force économique de première grandeur.Voyons plutôt les pays Scandinaves, peu brillants dans le commerce et la guér- it p- ces ci-dessus énumérés et y poser sa .ignaturo.‘‘Ces differents états estimatifs du greffier, du sergent d’armes et de TOrateur sont, par ce dernier, transmis au trésorier ite la province pour son approbation.et doivent être mis sépa renient devant CAssembléc Legislative, avec le budget pour Tannée.46.Le* somme* d’argen» voice* aar la Legiilalure pour ce* états estimatif», ou payables aux deputes pour leur indemnité et frai* de déplacement, ainsi NECROLOGit Ainsi donc ce sonl les commissaires qui déposent en banque Tar-; gonl, au crédit du comptable, et j non le comptable.Ce dernier n’a 1 ! rien a voir là-dedans.Tout ce qu U doit faire, c’est de payer < quand, où et comment les commis-j 'aires lui disent de faire.Ce sont) ; les commissaires qui voient à ce i ; que les fonds soient suffisants, qui vont en chercher au Trésor, qui j déterminent les paiements et leur j mode.Autrement dit, le comptable n'a ! ! rien a voir à la provenance, au ' BAIGNEE — A Montréal K> 5.A 27 rus.Arthur Baignée, fils de Narcisse Baignée et de feu Blanche-Aurore leduc.BOUCHARD A Montréal, le 6.Douta- .Philippe Bouchard époux de auédt! Poi- placement des fonds et à leur dis- , rfDBPOCA» A Montré.:, le 6 A 15 ans, Tout « Or M.L.-A.Taschereau, en même | tique, non- aurions ^ temps qu il était membre de ia I ',sage- V1U, matériel Lommission de la régie interne de ' avances au P0111* commencé 1 Assemblée, était aussi membre du et surtout nous a,•, , , bureau de la Trésorerie, puisqu’il à exploiter un caPlt®, j* -Estante a été procureur général de 1921 a élaborer une force plus “si.a i 1936.! et plus durable.Ce n est pas a o De même M Taschereau a été qne les grandes e,,l1I"lc'r)!i1.^sflpm(y3 'Trésorier provincial pendant deux rielles soient réservées am « ‘ t ion trois ans et comme tel membre! pays et que les Pct|}^ Pa>; p : (iPS ment le devoir de veiller sur Tar- laides; cost PluUjî-,l^p ' inr(t(,s pn i gent de la province; non pus seu-i nations ^e*re.P * t p a a, lenient le devoir général, comme dehors di s conflits qui ton .tous les ministres mais le devoir chirer entre elles les g1'a““*s spécial, spécifique dans le cas des lions là cause de leurs in : 815,000.ailes à son frère Antoine tcriels uniquement) el de p Taschereau.> consacrer tout leur effort a u De plus le trésor provincial oeuvres de civilisation.lavait été averti par les banques Or ces petits pays doive quon détournait lex intérêts.Le | une pensee, un but.L.«si ie département était donc au courant, chance de .randeur et ne • leur nécessité comme la force éco I no mi que , xt celle des grands pays i Chez nous c’est encore chaos primitif.Qui oserait pai'1 l’intervention de la police mu-ipale leur permette de fuir la le de coups qui nleuvent sur t, La foule applaudit à leur sor-ct l'ordre est vite rétabli, d.Godbout n’a fait que sourire n’a pas interrompu son discours, entreprend en ce moment l’expo-¦ de la politique libérale en ce qui meerne les questions ouvrières.Ls$ contracts collectifs La loi de l'extension juridique ’s contrats collectifs de travail a jjà sensiblement amélioré le sort ?s classes laborieuses, explique-t-.Mais cette législation, basée sur Le Christ, Notre Roi par M, l’abbé Georges THUOT, principal de l'Ecole Normale de St-|érôme.Volume de plus de 300 pages, format bibliothèque.En vente au Service de Librairie du "Devoir”, au prix de $1.00 franco.la coopération entre les ouvriers cl leurs patrons, ne peut s’applinm dans toutes les industries et dans toutes les parties de la province.Et il y a encore des ouvriers qui ne sont pas capables de faire vivre convenablement leurs familles.La nouvelle administration s’efforcera pourtant d’introduire la loi relative aux contrats collectifs partout où la chose est humainement possible.“Nous voulons imposer aux patrons, qui accueilleront d’ailleurs cette réglementation avec générosité, de respecter les organisations ouvrières* qui sont des organismes absolument nécessaires chez nous".Salaire minimum Là ou l'application de la loi des conventions collectives sera inapplicable, les ouvriers de toute catégorie auront pour se protéger une loi du salaire minimum.“Je ne veux cependant pas gagner la confiance de la population en laissant entendre que nous donnerons ce qu’aucune administration ne saurait jamais donner”, précise le premier ministre.“Quand nous parlons d’un salaire minimum, nous ne voulons pas parler d’un salaire raisonnable.Il serait impossible de créer une législation en dehors des contrats collectifs.Mais nous voulons que tous les ouvriers reçoivent au moins l’argent nécessaire pour faire vivre convenablement leurs familles”.Travail rémunéré M.Godbout veut aussi remplacer la pitance des secours directs, secours immoraux et décourageants, par du travail convenablement rémunéré.11 faut que l’ouvrier, lorsqu'il reçoit l’argent qu’il lui faut pour faire vivre les siens, ait la consolation de se dire qu’il a gagné cet argent en travaillant de toutes ses forces, de tout son coeur et de tout son patriotisme à la grandeur de sa province ou de sa ville.Il faut qu’il ait la conviction d’avoir donné par son travail quelque chose de constructif.Four ce qui concerne en parti-i frj.es employés civils.M.God-; nom dit que les augmentations sta-; hilaires, qui 0i* été arrêtées tem-| porairement pendant les années ; ch meules, seront rétablies aussilût ! que possible.Le travail féminin au Parlement Fuis il prend la défense des jeunes filles qui travaillent a l’hôtel du gouvernement.“La population de Quebec sait qu’elles valent exae-tementje reste de la population”, (i i.‘ Jnns les diverses branches de J administration, c*e sont vos soeurs, ce sont vos cousines (7ni donnent a la province le meilleur de leur dévouement.Elles valent la population de Québec, et elles valent infiniment mieux que ceux qui lancent contre elles les accusa-tions et les injures.” M.Godbout croit plus avantageux pour la société •que les salaires soient gagnés par ceux qui normalement seraient des chefs de famille.Mais iil est opposé à ce que des gens respectables soient dénigres par ceux qui ne connaissent pas les conditions de travail au Parlement.Questions agricoles Il parle brièvement de questions agricoles.Il expose que si le programme de la nouvelle administration est à base d’agricullure, les ouvriers ne doivent pas en être offusqués parce que la prospérité des industries dépend du pouvoir d’achat des agriculteurs.Du temps de M.Bennelt, les tarifs extrème-ment élevés empêchaient l’exportation de nos produits agricoles, paralysant l’activité des cultivateurs, et par contre-coup, déterminaient le chômage dans les villes.Le colon La politique du nouveau gouvernement sera aussi très généreuse pour Je colon parce qu’il mérite beaucoup, lui qui s'enfonce à des milles de dislance des répons habitées pour ouvrir de nouveaux domaines à sa province.Le colon sera aidé par des primes plus généreuses encore que par le passé.Les secours directs, pour luj, seront également remplacés par des travaux convenablement rémunérés qui aideront au développement des colonies nouvelles.La jeunesse Le premier ministre parle aussi de la jeunesse.Il veut que la jeunesse agricole soit suffisamment instruite des choses de sa profession, pour qu’elle puise y trouver l’intérêt aussi bien que la rémunération nécessaire.Quant aux jeu- nes qui veulent se diriger vers 1s cofnmerce, l’industrie ou la finance, ils trouveront dans un système éducationnel de mieux en mieux développé des connaissances qui leur ouvriront les premières positions, les postes de commande.“11 se trouve peut-être des gens comme le Maire de Québec (chou, Grégoire!) pour nous reprocher d’avoir donne des octrois substantiels aux maisons d’éducation, prétendant que nous avons voulu les acheter.La population sait que nos maisons d’éducation ne sont pas à vendre.Le 17 août prochain elle tiendra à les venger des insultes (pie gratuitement vous leur avez lancées”.Le premier ministre dit ici qu’il ne parlera plus longtemps de son | programme.On crie; “Encore, encore!” 11 annonce qu’il va réfuter certaines attaques.11 commence par dire qu'il n’a jamais rompu avec le passé.Il croit toujours que ses adversaires sont des tories et des bleus.Quant à lui, il veut rester ce qu’il a toujours été.Nous ne renions pas notre passé “Si nous demandons à l'électorat un nouveau témoignage de confiance, c’est que nous n’avons pas peur de notre passé.Nous ne renions rien de notre passé.Nous n'arons pas peur de demander qu’on appuie sa confiance en notre conduite à venir sur notre conduite passée.Parce que j’ai été membre de l’ancienne administration, je n’ai pas à en rougir et je n’ai à baisser le front devant personne.On m’avait confié, en ces temps particulièrement difficile que nous venons de traverser, la tache excessivement lourde de conduire les destinées de l’agriculture.Je promets aux habitants de la province de Québec de ne jamais donner plus de dévouement dans l’avenir que je n’en ai donné dans le passé.“Je n'en serais pas capable.Je promets de conduire les affaires publiques de cette province comme diet de l’administration avec exactement la même dose d’honnêteté que j’ai mise à conduire les affaires de l'agriculture.“Pourquoi en serait-il autrement?J'ai participé à l’administration qui a maintenu cette province la moins taxée et la plus prospère de toutes les provinces du Dominion.” Et M.Godbout cite M.Bennett d’après qui notre province est la seule solvable au Canada.L’enquête des Comptes publics L orateur parle aussi d’enquête des comptes publics.“Cette enquête a été poursuivie pendant six semaines, et l’on est tout juste parvenu à faire planer | des soupçons sur deux ou trois | employés civils”, dit-il.Il explique que toute administration, quelle qu’elle soit, est toujours exposée à des erreurs et des abus de la pari de ses employés.Et les chefs de cette administration ne sont pas les seuls responsables.Quel est donc dans une province le rôle d’un chef de l’opposition?I/on prétend connaître les abus depuis longtemps.Pourquoi n’a-t-on pas convoqué plus vite le comité des comptes publics?Si l’enquête a été interrompue, ce n’est pas de la faute de M.Godbout, mais de celle de l’opposition qui a provoqué la dissolution des Chambres en refusant de voter le budget”.Le premier ministre supplie ensuite ses partisans d’aller nombreux aux assemblées des adversaires et d’y être respectueux de l’ordre, contrairement à l’exemple que viennent de donner les prétendus gardiens de l’ordre public.“Je crois que la population de cette province commence à en avoir assez de cette conduite de pharisiens”, dit-il.M.Fernand Rinfret “Nous tenons, nous libéraux fédéraux, a déclaré M.Rinfret, à avoir notre part dans le triomphe qui s’annonce pour le 17 prochain.Je suis ici sans permission, non pas sans la permission de M.King, qui m'a chaudement recommandé de venir appuyer M.Godbout, dont nous admirons la personnalité et le programme, mais sans la permission de nos adversaires.Ceux-ci, en effet, nous ont bien défendu de venir nous mêler à la campagne politique.” Saluant la présence sur l’estrade de députés fédéraux, 11 dit en souriant qu’il ne peut pas comprendre que ces derniers aient eu l’au-! dace de venir à cette assmblé après avoir entendu le discours de M.Oné-sime Gagnon.“Si les députés conservateurs qui ’ont été battus aux élections fédérales d’octobre dernier ont le droit d'être dans la présente lutte, je me demande, dit-il, pourquoi nous, qui ! avons gagné, nous n'aurions pas le même droit.Si M.Duplessie veut s'entourer des vaincus d'octobre dernier, souffrez, M.Godbout, d'a-j voir autour de vous les vainqueurs de cette même lutte." La menace de M.Grégoire L’orateur dit que les libéraux fédéraux ont reçu une autre menace.C/est celle proférée par M.J.-E.Grégoire qui.à Montréal, il y a quel- j ques jours, les a avertis de ne pas se mê'rr de la lutte, sous peine de voir se former une union nationale à Ottawa.“Il n'y aura pas d'élection fédérale avant 3 ou 4 ans, dit M.Rinfret, et d’iri là, il y aura longtemps que l'Union nationale aura disparu".Comme citoyens responsables, ayant reçu la confiance du peuple, les libéraux fédéraux ont non seu-j lenient le droit, mais aussi le de-1 voir d’émettre leurs opinions nu cours de la campagne provinciale.La lutle présente se fait entre deux groupements, les libéraux et ! l'union nationale.L’orateur dit qu’il | voudrait faire entendre quels sont I (exactement ces deux groupes.t.* orouneme.nt libéral est com- La réception de Louiseville à M.Maurice Duplessis Des milliers de personnes acclament le chef de l'Union nationale et son candidat dans Maski-nongé, M.Paul Caron - Haltes à U Pointe-du-Lac et à Yamachiche - Parade à travers les rues de la ville P Les problèmes de la jeunesse Louiseville, 8.Une foule de 12,000 nersonnes environ a reçu hier soir M.Maurice Duplessis, chef de l’Union nationale, et quelques-uns de ses collègues, venus nour prêter leur concours à M.Paul Caron, candidat dans le comté de Maskinongé.L’assemblée fut tenue dans la cour du collège des Frères du Sa-cré-Coeur, qui était plus une remplie, ear la foule débordait jusque dans la rue.Plus loin, en arrière de l’église paroissiale, un grand nombre d’automobiles stationnaient, et leurs occupants écoutaient les discours que la voix des amplificateurs leur apportait.Elle dura jusqu’à minuit et demi: la majorité des auditeurs restèrent jusqu’à la fin.MM.Jérémie-L.Desaulniers, préfet du comté et maire de la paroisse de Notre-Dame du Loup, et Raoul Robert, maire de Saint-Alexis, présidaient.L’estrade était décorée, au fond, d’une immense toile avec le portrait de M.Duplessis qu'encadraient des festons de lumières multicolores.A l’entrée de la ville, une banderole portait un souhait de bienvenue au chef de l’Union nationale.Cortège formé aux Trois-Rivières €e dernier était à la tête d’un cortège qui se forma aux Trois-Rivières et qui se grossit à mesure que l’on avançait.Il dut s’arrêter à la Pointe-du-Lac el à Yamachiche.Des gens s’y étaient unis nombreux.Au premier endroit, M.Emile Grimard lui lut une adresse, puis une fillette Suzanne Rouette, lui offrit des fleurs.A Yamachiche, l’adresse fut lue par M.Isidore Lamy, et Suzanne Villcmure lui présenta un bouquet.La fanfare d’Yamachiche se joignit au défilé et précéda le leader jusqu’à Louiseville.M.Duplessis était dans une voiture ouverte, en compagnie de M.Wm.Tremblay, candidat dans Maisonneuve, et Paul Caron, candidat dans Maskinongé, ainsi que de M.A, Hébert, pharmacien des Trois-Rivières.La fanfare marchait en tête puis une troupe d’hommes et de jeunes gens.Le cortège passa à travers une haie continue de spectateurs pour arriver au lieu de l’assemblée au milieu d’applaudissements nourris.Quand M.Duplessis se leva pour prendre la parole, les cuivres jouèrent l’hymne national, puis deux jeunes filles, Mlle Madeleine Plante, enfant de M.Auguste Plante, et Mlle Aline Legris, fille du Dr A.Legris et petite-fille du sénateur Legris.offrirent chacune une gerbe de rose' au chef de l’Union nationale.Au cours de la soirée.M.Duplessis remercia MM.Maxime Bourassa, Armand Lamy et M.Lessard, qui étaient des aspirants à la candidature.mais qui se rallièrent derrière M.Caron.On remarquait sur l’estrade outre les orateurs, MM.Edouard Asselin, Alexandre Géli-nas, de Shawinigan; Léon Méthot, Dr Wellie Godin, Dr Roch Hébert, Dr Rodrigue Dugré, le notaire Lessard, de Louiseville, Dr E.Eafreniè-re.Me Eugène EaFontaine, de Montréal, le notaire Coutu, le Dr A.Legris, de Louiseville, etc.Les orateurs furent à tour de rôle, MM.Mare Paul, étudiant de Louise-ville, Olier Renaud, avocat de Montréal, Paul Caron, candidat dans Maskinongé, M.Duplessis, William l'remblav, candidat dans Maisonneuve, Dr Marc Trade!, candidat dans Saint-Maurice.Robert Lafleur, avocat, de Montréal, Antonio Elic, candidat dans Yamaska, U.-W.Rousseau, candidat dans Champlain, Oscar Gagnon, avocat de Montréal, notaire G.-E.Ladouceur, de Shawinigan, David Deziel, cultivateur, de Sainte-Ursule.M.DUPLESSIS Après avoir manifesté la vive satisfaction que lui cause la chaleureuse réception de la foule, le chef de l’Union nationale félicite la fanfare d’Yamachiche d’avoir joué d’abord l’hymne national, puis Vive la Canadienne, quand il s’approcha du micro.posé d’hommes nouveaux, mais qui ne renient pas le passé.Ce qui a rendu la lutte de l’automne dernier difficile, c’est qu’un groupe de libéraux s’étaient unis, leur faisant confiance, à des chefs conservateurs.Cette union s’est dissoute par la trahison des conservateurs.Leur groupement est retombé dans les erreurs du passé.M.Rinfret dit également qu'il admire le désintéressement des anciens ministres provinciaux, qui, pour donner entière satisfaction au peuple de la province, ont consenti à céder leurs places à des ministres nouveaux.L’orateur rappelle plus loin que lors de la dernière lutte provinciale.il a été le premier à dire que le pacte conclu entre les libéraux nationaux et les conservateurs ne donnait aucune garantie et que l’union entre les deux groupes ne pouvait pas durer.Ce pacte était une impossibilité.M.Duplessis, lui, n’avait d’autre but que de se débarrasser des libéraux qui lui avaient aidé, à rendre son propre parti plus bleu que jamais.Malgré certaine abus “Si nous ne renions pas le passé, continue l’orateur, c’est que la politique libérale dans la province de Québec, malgré eerlains excès d'administration et certains abus de patronage, a été bonne et l'est enco"e.La province de Québec est la mieux gouvernée de toutes les provinces.N’allons jamais la dénigrer, dans un but électoral.Nous avons conscience que ce qui l’intéresse, c’est l'avenir, auquel nous devons porter une attention." Faisant allusion aux bruits causés au cours de l’assemblée, M.Rinfret dit que res individus s’imaginaient qu’en battant des ailes bien fort, il nous empocheraient de voir le soleil.Qu'ont donc les chefs conservateurs.se demande M.Rinfret.qu’à chaque élection on ne peut jamais les voir sous leur vraie étiquette?Ont-ils honte de leur nom?Il semble qu'ils aient honte les uns des autres.La coalition M.Rinfret du qu'il imagine que lors de la dissolution des Chambres, la coalition devait croire être à la veille de s'emparer du pouvoir.Le contact que l'Union nationale a pris avec le peuple l’a affaiblie au profit des libéraux.Il est tenté de dire aux conservateurs qu’au lieu de menacer de ne pas payer la police, ils ne devraient pas payer les voyons pour déranger les assemblées.C/est le langage d'honnêtes hommes qu'on ne veut pas que la population entende.Celle-ci l'entendra encore cependant jus-ou'au jour du scrutin.La jeunesse C’est peut-être le principal reproche que l'on doit adresser au régime que d’avoir éteint la flamme de la jeunesse en établissant un family com purl, un cercle clos réservé à quelques privilégiés, dit M.Duplessis, tandis que tant do nos jeunes ne manquaient que de l’occasion pour faire épanouir des talents surprenants.Notre premier devoir, quand nous serons à la tête de la prochaine administration, sera de rallumer ce flambeau de la jeunesse et de bâtir, sur la base solide des traditions, une politique qui leur profitera.La véritable question Après avoir rappelé les résultats £ 1 enquête des comptes publics, M.Duplessis ajoute: Aujourd’hui.I ces gens prétendent qu’ils sont nouveaux.C’est une insulte à l’intelligence de l’électorat.C’est le régime Tasehereau-Godbout qui se continue.M.Thisdel qui fut le candidat de M.laschereau qui a approuve toutes les mesures de celui-ci est maintenant, comme hier, le candidat de M.Godbout.C’est pourquoi je vous affirme qui! ne s agit pas d’un succès electoral, mais d’une question d honneur; il faut sauver l'honneur de la province, nettoyer son blason, pour sauvegarder la répu-tation de la race.C’est là la véritable question en jeu.Allons-nous dire, par notre vote, que nous ¦sanctionnons les turpitudes?Allons-nous montrer par notre conduite, que nous, les descendants de héros qui écrivirent quelques-unes des plus belles pages d’histoire, que nous nous fichons de 1 honneur?La police et l'enquête Quelqu’un crie dans la foule: “A bas les spéciaux de la police provinciale!” M.Duplessis répond: Je dis; A bas les débris du régime et les accessoires disparaitronl deux-memes ensuite!” “A bas | la commission royale”, répond un autre.A quoi le chef de l’Union ; nationale retorque: “La commis-ision royale est née dans l’illégalité, '’impotence et l’impuissance, ne craignez-rien, la grande commission royale sera celle du peuple, le 17 août prochain, qui nous donnera de nouveau un mandat pour parler en son nom.Comme dans ses assemblées précédentes, il a promis de mener lui-même l’enquête jusqu’au bout.Politique agricole M.Duplessis ajoute qu'ensuite il donnera aux cultivateurs une politique agricole correspondant à leurs besoins.Nous donnerons au cultivateur, dit-il, un crédit rural provincial qui prête el contre lequel votre député Thisdel a toujours voté.L expérience a depuis longtemps démontré que le prêt fédéral ne suffit pas.Car il faut donner au cultivateur la facilité de payer, d'étendre ses dettes sur une longue période, afin de faire I disparaître du foyer l’inquiétude i et les souris.Quand les parents seront exempts d’inquiétude, les fils ne se détacheront pas de la maison, au contraire, ils seront attirés vers la terre.Nous encouragerons les unions professionnelles, et nous assurerons à l’agriculture tout ce dont elle a besoin pour prospérer.Exemption de taxes Le chef de l’Union Nationale parle, incidemment, des exemptions de taxes.Vous avez ici, à louiseville, remarque-t-il, une ma- M.Duplessis à St* Hyacinthe, à St* Eustache et à St-Jérôme Les assemblées du chef de l'Union nationale, cet après- midi et demain — Discours irradiés par CKAC et CRCM L’assemblée de M.Maurice Duplessis à Saint-Eustache, demain après-midi, en faveur de M.Paul Sauvé, candidat de l’Union nationale dans Dcux-Mpntagnes, sera irradiée par les postes de Radio-Canada, de 3h.30 à 5h.30.L’assemblée que M.Duplessis tiendra demain soir à Saint-Jérôme, en faveur de M.Hermann Barrette, candidat de l’Union nationale dans Terrebonne, sera irradiée par CKAC, de 9h.à II h.Les orateurs à Saint-Eustache seront: MM.Maurice Duplessis, Paul Sauvé, Hermann Barrette, Oscar Drouin, Alban Flamand et Albini Lamarche, candidat dans Argcn-teuil.A Saint-Jérôme, les orateurs seront: MM.Maurice Duplessis, Hermann Barrette, le Dr Paquette, candidat dans Labelle, Gérard Thibault, candidat dans Mercier, et J.-B.Bertrand.M.Duplessis parle à Saint-Hyacinthe, cet après-midi.M.Duplessis à Montréal » A la grande assemblée que tiendra M.Maurice Duplessis à Montréal, mercredi prochain, les orateurs seront: MM.Maurice Duplessis, J.-E.Grégoire, J.-C.-E.Ouellet, conseiller législatif et ancien ministre dans le cabinet Taschereau, et plusieurs autres collègues de M.Qunlessis.fl ne se tiendra aucune assem-!/ée de l’Union nationale sur Tile «le Montréal, ce soir-là.Les discours seront irradiés.Assemblées de M.Auguste Boyer M.Augute Boyer, candidat de l’Union antionale dans Ghâtealigua y, tiendra une assemblée, ce soir, le 8 août, à 8 h.(heure solaire), à St - Antoine-Ab Jjé, dans In salle paroissiale, conjointement avec M.Marlin B.Fisher, candidat de HT'nion nationale dans Huntingdon.Dimmnche, le 9 août, M.Auguste Royer tiendra une assemblée à Ste-Glothilde, après la grand’mesxe.Dimanche, le 9 août, à 8 h.du soir (solaire), M.Auguste Boyer tiendra une assemblée à Château-guay.Celte assemblée sera ternie sur le terrain de M.Jos.Laberge et, sTl y avait pluie, dans la salle municipaJe.M.Boyer sera accompagné de députés de l’Union nationale à la dernière Législature.Des haut-parleurs seront installés pour la commodité des auditeurs.nufaéture qui emploie un nombre considérable de personnes.Je ne crains pas de dire qu’elle doit payer des salaires raisonnables et cesser de traiter ses ouvriers comme des parias.Nous accorderons pleine justice au capital sain, mais nous passerons des lois pour le forcer à donner des salaires convenables.M.Thisdel, votre député d’alors, a présenté à la Chambre un projet de loi accordant une exemption de taxes pour toujours à la compagnie.Je lui ai alors souligné qu’il n’était pas Iq.représentant de la compagnie mais du peuple el que quand les taxes ne sont pas payées par ceux qui ont le moyen, elles retombent sur le petit peuple, et cela constitue une menace à la paix sociale.J’ai dit à M.Thisdel: Si vous voulez accorder des avantages à la compagnie, pour l'aider à s’établir, vous allez au moins en limiter la durée et mettre une clause pour assurer aux ouvriers des salaires raisonnables et du travail pour le temps que dureront les privilèges.Ne trouvez-vous pas, messieurs, que cela était juste?Car les puissants sont capables de se défendre et c’est le peuple qui a besoin d’etre protégé.Je voulais faire mettre dans la loi que les privilèges seront subordonnés à des salaires raisonnables et à un ouvrage régulier.M.Thisdel — qui réclame aujourd’hui vos suffrages — a voté contre, n’a pas voulu, et la loi a passé comme ça.Ces exemptions de taxes, dit ensuite M.Duplessis, sont un encou-ragement à la surcapitalisation, car, afin de cacher leurs profits considérables, les directeurs multiplient les actions.Nous avons demandé une loi pour prévenir ce mouillage des stocks, mais MM.Taschereau, Godbout et Thisdel, ont voté contre.L'orateur ajoute que le mouillage des stocks est une cause de ruine pour l’épargne populaire.Il promet d’amender la loi de même que celle qui permet d’hypothé-quer des valeurs fictives.Nous assurerons, dit-il, au commerce honnête toutes les garanties de stabilité qui lui sont nécessaires.mais le mouillage des dében-tures devra disparaître.Des voix demandent de parler d’Antoine Taschereau et M.Duplessis devant leur insistance, rappelle une partie du comité d’enquête des comptes publics.Il termine par un éloge du candidat Caron et des félicitations à MM.Maxime Bourassa, Armand Lamy, M.Lessard, trois aspirants qui ont consenti des sacrifices, mais se sont ralliés à la candidature de M.Caron.M.Lucien Bélaii* nie cette nouvelh M.Lucien Belair nous fait par venir la note suivante: Montréal, le 7-8-31 Le directeur du Devoir, rue Notre-Dame, Montréal.Cher monsieur.Votre journal m’apprend que 11 serai candidat indépendant dani Maisonneuve aux élections du 1Ï août.Cela est absolument faux.Il n’y ai même pas pensé.Je ne démissionne pas, non plus comin« président régional de l’A.CJ.G Auriez-vous l'obligeance de corriger la nouvelle.Je ne connais riet de tout cela.Merci.Très obligé, Lucien BELAIR, 1472 Bourbonnièro.Dans celte affaire, le Devoir t été victime d’un mystificateur habile qui a réussi, contre l’usage, i faire accepter une information pal téléphone, en apportant des précisions de nature à séduire notre bonne foi.Nous regrettons le succès de cette supercherie désagréable pour M.Bélair; et nous sommes très heureux d’apprendre qu'il ne se prête pas à la manoeuvre qu’on a voulu lui attribuer.L'Union nationale à la radio AUJOURD’Hn ET DIMANCHE Ce soir, do 6 h.30 à 6 h.45, poste GRGM, chronique politique; De 7 h.45 à 8 h., poste CÏÏUM et réseau français de Radio-Etat, -causerie de Louis Francoeur: “En lisant les journaux”; De 8 h.à 8 h.15, CHEF, causerie de M.René Labelle, candidat dans Saint-Henri ; De 8 h.15 à 8 h.30 poste CHCM, “Catéchisme électoral".DEMAIN : De 3 h.30 à 5 h.30, poste GROM, discours à l’assemblée de Saint-Eustache; De 0 h.30 à 6 h.45, poste GRGM, gazette politique; _____ De 8 n.à 8 h.15, poste HROl, Catéchisme politique; De 9 h.à 11 h., poste GKAC, irradiation des discours à l’assemblée de Saint-Jérôme, La grève des taxis La grève des 515 chauffeurs et propriétaires de taxis membres de la Diamond Taxicab Association, commencée à 7 heures, hier matin, sest étendue hier soir, aux chauffeurs de taxis indépendants.Ceux-ci, au nombre de 176, ont décidé de se joindre aux grévistes et ont obtenu de ceux-ci de remplir, encore ce matin, certains engagements pris depuis quelques jours pour des mariages ou des funérailles.A 3 heures, cet après-midi, il y aura 1200 propriétaires ou chauffeurs de taxis en grève.Les grévistes ont décidé cependant de coopérer avec la police pour assurer les services d’urgence et de répondre gratuitement aux appels des hôpitaux pour accidents, etc.Ce sont les hôtels et les voyageurs qui souffrent le plus de la grève et l’on se demande, si les directeurs de l'Association Diamond ne feront pas un compromis avec les grévistes d'ici lundi.Pour le moment, les, grévistes de la Diamond persistent à exiger de l’Association qu'elle réduise les taux chargés aux clients et nu'elle diminue de $38.75 à $25 les droits payés par chauffeurs et propriétaires de taxis à l’Association pour leurs assurances, l’usage de ses kiosques, de ses services de téléphone, etc.Une assemblée aura lieu, mardi prochain à l’hôtel de ville, entre les grévistes, les représentants de la “Diamond" et un comité échevinal formé de MM.les conseillers Raynault, Weldon, Dupuis, Coyette et Brien, pour régler la grève.Le maire de Verdun, M.Hervé Per-land, a approuvé officiellement, dans une lettre adressée au président de l’Association des Propriétaires de Taxis de Montréal, la grève des chauffeurs et propriétaires et chauffeurs de taxis, et il a souhaité plein succès à la grève.La guerre civile en Espagne Madrid, 8, (SPA).— La guerr» nvile espagnole entre dans sa quatrième semaine.Les hostilités n’ont pas beaucoup modifié les postions des belligérants depuis un certain temps.Il ne .semble pas y avoir de modification profonde et perspective.# « « Hendaye, (France), 8.(SPA).— Des diplomates et des officiers de la marine française qui viennent du Guipuzcoa et des Asturies disaient, il y a quelques heures, que res provinces du nord de l’Espagne ne tarderont guère à sc rendre aux révoltés espagnols.Les officiers ont constaté que le croiseur Almi-rantc-Cevera, qui est aux ordres des révoltés, n pendant deux jours fait subir à Gijon un bombardement d'une remarquable précision.Sf, jf, if, Lisbonne, 8.(SPC-Havas).— On apprend que le général Francisco Franco, commandant en chef des révoltés espagnols, s’est rendu du R if à Séville, pour diriger les opérations.Barcelone, 8.(S.P.A.) Le gouvernement de la Catalogne confisque tous les biens religieux et les biens des personnes qui participent à la révolte.4- ¥ ?A la fin de juillet, des vovageurs qui s’étaient rendus de Barcelone à Perpignan ont dit que des comités semblables à des organismes soviétiques dominaient les industries en It UfcVUIK, MONIKtAL^SAMtPI » AOU» 1V3Q VOLUME XXVII — No 184 L'enquête sur le charbon La* derniers témoignages rendus k Québec Québec, 8 (D.N.C.) — La Commission Tory chargée de faire en- quête sur le commerce du charbon I aprps.mj(|j j Sai,i,.Hyat.|„thf rti- Les assemblées de MM.Godbout et Duplessis Celles de dimanche soir à liette et à St-Jérôme seront ir radiées' M.Maurice Duplessis parle cet »n notre pays a maintenant fini de .iéger à Québec.Elle reprendra ses activités à Toronto, mardi, le il août prochain.Il n’y a pas eu de séance, jeudi »près-midi.Mais la séance du matin s’est continuée jusqu’à 1 heure 15.Ont témoigné, après M.P.Cin-gras, M.J.-G.-A.Couture, vice-président et gérant de la maison Lane ft Robitaille; M.Charles Smith, r.r.secrétaire de la Commission du 'Havre, et M.William Q.Stobo, vice-président de la Canadian Import, qui a été rappelé pour donner quelques précisions.M.Stobo a refusé catégoriquement à Me Bernard Bissonnette de dire quel prix il a pavé le charbon qu’il importe d'outre-mer.“Je ne suis pas obligé de publier mes prix au bénéfice de mes concurrents”, a-t-il dit.Voici un aperçu de la dermere partie de la séance de jeudi.Avant de quitter la barre des témoins, M, Gingras est interrogé sur les prix de détail du Syndicat national du Combustible.“Ce n'est pas le vendeur, c’est l'acheteur qui fait le prix, dit-il.Nous offrons Botre charbon au prix du marché tt si l’acheteur nous dit qu’il peut l’avoir ailleurs à meilleur marché, nous le lui laissons au meme prix, le puis dire cependant que je n’ai jamais vendu à perte." “Quel est le bénéfice net que rous réalisez actuellement?” demande Me Bissonnette.“Je ne sais pas.Je ne balance tics livres qu'une fois par année’’.M.Gingras promet à la Commis-lion de lui fournir un plan de réglementation pour le commerce de détail dans la ville de Québec.M.J.-G.-A.Couture, vice-président ft gérant de Madden & Son, est en-mite interrogé.I! déclare que dans es conditions actuelles la maison Madden & Son fait un certain profit brut, mais ne fait aucun profit iet.Elle achète son charbon de Canadian Import, avec qui elle n’a ce-jendant pas de contrat.M.Adrien Robitaille répond qu’il i acheté les parts qu’il a dans la posée de curieux, gardait une attitude indifférente et était placée su*-la bordure du terrain autour duquel elle circulait sans cesse.Pendant le discours de M.Godbout, nous avons eu toute la difficulté du monde à l’entendre dans |0_ la foule, lorsque de la zone .‘t com-] mencaient à fuser quelques "chou .aussitôt la zone 1 se mettait à applaudir et à crier hourra, sans égard à ce que disait le premier ministre Cette zone I avait reçu instruction d’enterrer les interru?:-1 tiens par des applaudissements j qui devaient paraître très bien a ' la radio.Dans la zone 3.la police est intervenue à plusieurs reprises eu se servant de matraques.I n homme que nous pouvons nommer a reçu quatre coups de matraque, pour sa part.Un jeune homme de Grande-Baie, nommé Dufour, et qui avait crié “chou", s’est vu couper son chou MAISA*agnie d'opérette.Déjà plusieurs )illels sont retenus pour “Le pays lu sourire”, opérette qui sera don-lée les 22, 24 et 26 septembre prochains en soirée, et le 26 en mati-lée, au Monument National.Plus eurs artistes lyriques ayant 'ait de l'opérette antérieurement :e sont mis à la disposition des di-•cclem-s et se disent prêts à re-jrendre des rôles déjà interprétés ?t i en créer de nouveaux.La première audition des rho-•istes a eu ! eu mercredi dernier ¦t il reste encore quelques places jour lesque’les il y aura une autre ludition mercredi soir prochain.du chahut dans la salle et que les j T d(.tn?me rasserablée manifestants ont etc expulses.,,.^ „ _xT,xr,.i D’abord, l’assemblée se tenait en ! « P.a'Mblf en ^,né^'.- 1 A ! assemblée tenue a Saint-Joseph d'Alma, le soir, ce ne fut plus plein air; et si Ton avait voulu expulser les manifestants, il aurait ‘ fallu expulser les trois quarts de 'assistance.Voici les faits tels qu'ils cueil que vous me faites; vous pouvez assurer vos lecteurs et tous les nationaux de chez vous que le 17 août prochain, les électeurs du Lac-Sainl-Jean sauront faire leur devoir et installer à Québec un gouvernement pour le peuple, et élu honnêtement.Paul PARADIS, C.P.243, St-Joscph-d'.\lma.Le Canadian Institute on Economics and Politics MUSI CUE ECOLE SUPERIEURE DE MUSIQUE de l'inslitut des Saints Noms de Jésus et de Marie Section féminine de la Schola Cantorum de Montréal DICTION 1410, Blvd Mont-Royal, Outremont Tél.CA.5761 Cours préparatoires à l’Ecole Supérieure de Musique MATIERES ENSEIGNEES: solfège, dictée musicale, piano, orgue, stolon chaut ensemble choral polyphonique, chant grégorien, harmonisation du chant grégorien.théorie, harmonie, contrepoint, fugue, composition, hlatolre de I» musique, analyse.Pour tout renseignement, s'adresser k U Directrice de l'Ecole.— la même chose.En effet, dès le but de la réunion il fut facile se sont passés et comme je crois j noter la nervosité de la foule, composée en grande partie, de nationaux.Ce fut pendant te discours du qu’ils devraient être rapportés.La rumeur avait cours que M.Godbout aurait de la difficulté à parler à Alma, comme il en avait eu à la Malbaie.L’organisation libérale avait, en consequence, mobilisé toutes les forces du parti.On notaire Plourde, candidat ministé riel du comté, que le véritable “chahut” a commencé.M.Godbout.dés son apparition à la tribune, a été salué par des “choux” bien nourris Voirie, autant que possible.In est prié de s'inscrire d’avance brave garçon qui travaille à la réin appelant au Monument National,1 Paration des chemins dans le Parc mreau des “Variétés Lyriques", -A.4418, tous les jours, de 2 h.à i h.p.m.avait amené à Alma les canton-je{ lancé si spontanément que nulle niers et tous les employés de Ja j équivoque, nul doute ne peut exis- 1 n ter sur les sentiments des gens du “Lac” à l’égard du régime libéral et de celui qui en est le chef.Maintenant, l’assemblée a failli des Laurentides nous a confié que tous les travaillants avaient Le* cours de cette année portent sur “la responsabilité du Canada en regard de la paix mondiale" — MM.Paul Martin, M.P.et Jean Bruchési font connaître le point de vue des Canadiens français L'évolution du Canada dans l'Empire Lae Couchiching, Ont., 8.(Spécial au Devoir).— Le Canadian nstitute on Economies und Politics Collège Saint* Louis Terrebonne, Qué.Rentrée: 4 septembre Les Clercs de Saint-Viateur Fin de la tombola à la Réparation congé jusqu’au lendemain soir pour bout.Dès le débui de rassemblée, tM1 I dégénérer en bagarre à certains mo-; u commencé, i! y a une semaine, à jments; ceci, grâce aux “spéciaux”, donner sa série annuelle de cours venu applaudit M.God- j lanf ja p0]jOP provinciale que du ; d’été, sous la présidence de sir Ro- 1 conseil municipal d’Alma.; bert A.Falconer.Let important il Pensionnat Ste-Emilie SS.des SS.NN.de Jésus et de Marie 4*37, rue ADAM Tél.CL.034Z Près tramway Ste-Catherlne et Ontario Cours français complet.Cour» commercial bilingue Jardin de l'Enfance, garçons et filles Pensionnaires et externes.RENTREE : 1er SEPTEMBRE Dans la capitale du Canada Une maison d’enseignement secondaire et supérieur des plus avantageuses L’UNIVERSITE D’OTTAWA donne le cours classique complet, un cours supérieur de commerce conduisant au baccalauréat en sciences commerciales, dirige des (acuités ecclésiastiques et des écoles de gardes-malades, de diction et de musique.Les étudiants de langue française, tout en étudiant à fond leur langue maternelle, acquièrent à l'Université d'Ottawa fa connais» sance et l’usage de l’anglais.Edifice des plus modernes, complètement à l'épreuve du feu, laboratoires, bibliothèques, gymnase, terrains de ieux, leçons de culture physique et TOUS LES AVANTAGES DE LA CAPITALE DU CANADA.Prix $295 00 à $330,00 selon ta class* ires — Etude de l'anglais, des sciences •t des mathématiques d'après le* meilleures méthodes pédagogiques HYGIENE — CONFORT — Demandes »e EDUCATION PHYSIQUE — Rentrée le leudl ) septembre peMpectu*.6505 ÛLUME XXVII — No 184 LE DEVOIR, MONTRIAL, SAMEDI B AOUT 1V50 5 PAGE FEIIINin y re 671“ aimant Direcrhce : Germaino BERNIER AGE ET ACTION IL FAIT SI BEAU Dans le livre si intéressant intitulé Le Roman de Louis Veuillot (1), wposé de la correspondance échangée entre le grand journaliste et la mtesse de Robersart, on trouve, c’est tout naturel, quantité d’idées, de usées, de points de vue qui sortent de l’ordinaire, qui sont discutés ec esprit par les deux correspondants et dont plusieurs sont encore dualité, traitant de sujets toujours jeunes parce qu'éternels.Mais ce n'est pas de ces gratedes idées, de ces fortes pensées que veux parler aujourd’hui.Non, c’est d’un tout petit détail.Juliette de Robersart, comtesse et chanoinesse, libre, indépendante riche, grande voyageuse devant l'éternel, entourée de précieuses et tes tendresse, se trouve très vieille à trente-deux ans et parle de la rt comme si elle était arrivée au terme commun de toute vie humaine.Ine santé délicate, de grandes épreuves, un peu de désenchantent peut-etre, que sais-je, expliquent en partie cette façon de parler son âge et de la mort, qui a fait qu’au cours de ma lecture je suis cernée à la préface pour me rendre compte de nouveau si elle avait cin-ante ou trente ans.En réponse à son correspondant qui lui conseillait de s’occuper et gir, Juliette répond que quoiqu’elle ne fasse rien, elle est "moins oisi-qu une foule de mères de familles qui ont six enfants”.Evidemment, quand on attend la mort d’une saison à l’autre, on ne ut entreprendre grand’chose.\ ous vous imaginez qu’elle n’a pas dépassé la quarantaine?Eh bien, trompez-vous, elle est morte à soixante-quinze ans! Ce qu’elle a dû se uver vieille longtemps! C est entendu: il faut se résigner à vieillir, c’est le seul mover: de re longtemps, comme disait quelqu'un, mais se mettre dans la caté-ne des gens uses et blasés volontairement et avant le temps, il n’y a ” ' nous y oblige.D'ailleurs, les sans-enthousiasme et les dégoûtés eux ànr°nnerf faS C/ieZ vie‘lles b,en des i^nes sont eux a ce point de vue-là.ht même, vous savez aussi bien que moi que l’on peut rester jeune t que l'on veut, tant que le grand âge ne nous fait pas radoter com-ètement.Il suffit d’avoir un caractère dans la moyenne des bores (il ne il pas oublier que les défauts et les travers s'gagravent avec l’âge et maladie, si Ion n’est pas habitué à leur tenir tête) et préserver son prit de la rouille de la routine ou de la paresse intellectuelle.Pourtant, Juliette de Robersart était cultivée autant par ses lectu-s que par ses voyages et elle se trouvait vieille?Oui, mais clic ne l’était pas du tout de fait.Sa correspondance est rte enjouee assez souver.'t.Elle n’a rien non plus d’une blasée: elle ü loin détre revenue de tout puisqu’elle ne pensait qu’à organiser des gages.ttcèooauÏZTf1 ParCC qU'dk aValt lrenle-deux ans et qu’à de époque cet age était le seuil de la vieillesse.les"lïmitsl PFOaréS' h SC'ie.n?e Ct Vart se sont réunis P°“r reçu-sse narre n i* ,ei,nessc indeflniment, du moins l'apparence de jeu- rve’r la jeunZeln^ e0/*iitio.ns sont Pour cou- m le* n a ^ ’ ° Vralc l^'^sse de hêtre moral qui braille la plusVvelte.^ facllem€nt ^ ,e Plus be oueyt.Rut j-T.dACOuL/.wcni«£ju HAK*OUB.O-fiAI tDIflCt TMXMl^.Hurtubise, Pelletier, Gravel COAtPIABLBK PUBLICS LICEMCHB 46 rue Rt-Sarqnen ooeat, MoetrM L -A Hurtubise, OJP.A.Alt.Gravel.CJ.A, F.-J.^Leduc, I.C., M.P.P.J.Leblanc, I.E., A.O.I?-I T ajIvv^ Accjtri&e vicu?t QJtJl J.-M.Nadoo, ÇJPuL P.Oupraa.C m oiyriro rs - con'bfit a Travaux municipaux.Chimin Indra-t-telle, Expertisa» légale».Arpentage rt Bornage.Béton arme.Breveta.Marquee de commerce.Cb.sa.Edifice St-Denis HA.SMJ 4M EST, RUE STE-CATITF.PINE LaRue & Trudel — .COMPTABLES AGREAS rHARTERE» ACCOUNTANTS •’ éuhtir URu*.C.A.Maurioe Cbsrte*, CA A.Um île Bw.ivaj», C, A.Jran-Fsu! OsatUar.A g.Maurice Boulxag», C.A.URue, CU.va j.Paul 0.4.ASSURANCES Lucien U Bélair, 0.*.Itaiaml Chsgnoa, U*.Vortréi! — rvtéhec — St-Jena, P.J- HORACE LABRECQUE Inc.COURTIERS EN ASSURANCES Noua Invitons les Communau*,ée religieuses.A se prévaloir de nos sorvtoM psrticullers.441 St-France'*-Xavier .Montréal Tél.MArquetl* Mg3-Za84 CLAVIGRAPHES Under* .od’ ’jiéjiunrtoii,8 _ Standard et portüUfa leur» - R.^cui;teu™ Duplloa* AVOCATS T, /ÎTl8 't *cw»otr«,.N.MARTINEAU (g FILS B ni» .1019 ru« âleury BERTRAND, GUtRfN, COUDRAULT & CARNEAU AVOCATS ET mOCTTREtmS Imm.Int.Vxch., 276 oue*t, nu St Jxcqve» Ernwt Bertrand, MJ*.Subctltut Senior du Procureur Cléneral C.-E.Ouértn, C.R.M.Ooudrault, C.B.Ant.Oarr.eaq, CR.H-N.Oarrcau, C.R.Marcel Plgoce 8.-V.Onero.Maurice Dupré, C.R.AVOCAT BT PROCUREUR Dupré, Cagnor, de Billy, Prévort et Home 80 rue St-Pierre Téléphone: 2-4771* « Québec Vovex TWITE pou, TülFlWiaTBsa Toute* marques: neufs ou reoon-ditionnés.locution pf réparation TYPEWRITER & APPLIANCE CO.LTD 7S0, rue St-Pierre - Tél.LA.*237 (Entre !e* ruer Craig et St-Jacquei) E.D.TWITE, Gérant général.Tél.«lArbi.ur 1196-1197-119* LAMOTHE &CH ARBONNE AU avocats J.-C.Lamothe.LJ, D , CJR.J.-p.Char-botmèau.HC.L, N Chaihonneau.B-CI,.J.-L.Charlebol», L.L.L.Ediflre Atdred, rotn Notre-Dame et PUre d'Armes - Montré»! COURTIERS Chs • Geo.BEAUSOLEIL Licencié en sciences commerciale! Directeur-gérant BEAUSOLEIL ùr BEAUSOLEIL Placement et spéculation 477, St-Eranfolt-Xavl«r Montréal — HArbour 3270 EBENISTES-DECORATEURS Classement des équipes Anatole Vanier, C.n.Guy Vanler, C.R.Vanier Cr Vanier AVOCATS 17 cuect, rue tUfnt-J.cqne» Tél.HArbour 2X41 Castle £r Son Ltd L.w.RAICHS, gérant Ebénistes - Décorateurs - MeuLliers 1096 nie Clarke - Montréal, Qué.Tél.LAncaster 8219 LIGUE INTERNATIONALE BREVETS D’INVENTIONS INVENTIONS Protégées en tous pays Demande* le manuel traitant des Breveta, marques de commerce, eto.MARION & MARION Fondée en 1892 I2CO rue Université, Montréal.ENCADREURS Morcncy Frères, Liée Encadrement-Dort>,* 458 Est, rua Ste-Catherlna Miroirs Tableaux.Kaux-forU», Estampée françaises pour cadeaux de noces ou c’sn-ntversatres.Matériel d'artistes.Spécialité: Restauration de cadres et tableaux ancien*.Tél.HArbour 6894 G.P.Rochchter .74 43 Buffalo ., 71 49 Newark .65 51 Baltimore .(il 59 Toronto .61 60 MONTREAL .56 63 Albany ., • e • 43 73 Syracuse ., .42 75 LIGUE AMERICAINE G.P.New-York ., • TT e 68 34 Cleveland .• • • 59 47 Chicago .e • e 57 48 Détroil .56 48 Boston .54 52 Washington .51 53 Philadelphie • * • 36 67 Saint-Louis .36 38 LIGUE NATIONALE G.P.SaintLouls .63 40 Chicago .60 41 New-York .58 45 Pittsburgh .• a • 53 49 Cincinnati .19 52 Boston .47 55 Philadelphie • • # 39 63 Brooklyn , .39 63 Les séries éliminatoires La première série éliminatoire de la Ligue Fédérale commencera à St-Hyacinthe demain après-midi entre le club de l'endroit et le St-Stanislus de Léon Fleury, qui s’est classé quatrième dimanche dernier en battant le Ste-Cécile dans une partie de détail.Le St-Hyacinthe prend part à cette élimination par le fait qu’il a terminé la saison en tète de la ligue avec neuf victoires et une défaite.La partie aura lieu sur le terrain du collège et commencera à 2 h.et demie précises.Cette série sera de deux dans trois et se terminera le dimanche suivant, les deux équipes jouant un programme double si nécessaire.L’autre série entre les clubs Bedford et Farnham, qui occupent ies deuxième et troisième positions est remise au dimanche 23 août p^r entente mutuelle Deux séries dehruinaticn auront r.ç.638 .592 .560 Ü08 .504 .471 .371 .359 P.C.667 .557 .543 .538 .509 .490 .350 .348 P.C.612 .594 .563 .520 .485 .461 .382 .382 BREVETS D’INVENTIONS Protégée» en tou* pays Demandez le manuel traitant des Brevet», marques de commerce, eto.MARION & MARION Fondée en 1892 1260 rue Université.Montréal.BKIQUETEUR-MAÇON WIS1NTAINEE & FILS KO?, BOUL.ST-tAI RENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs Réparation de cadres et miroirs LAn.2264* EXTERMINATEURS — FUMIGATEURS Bnquelage et maçonnent de tout genre Spécialité: Réparations Estimations gratuites E.J.LECLAIR 4267*.rua Bordeaux - AMherit 8730 17-6-37 NEW METHODS ENG., MAITRES FUMIGATEURS VOUTE OE DESINFECTION Voûta et Bureaux 1227 St-facqucs O.- Bllair 1984 COMPTABLE PROFESSEURS L’Association Américaine Edmond Caron, B.A., L.S.C.-C.A.Llcenrté en uct en e*, romptsMe* Comnt»>ii» ne-éé — Charte’ed AcrouBtac! Spécialiste an Impêt sur la Revenu 49 O,'iue St-Jacuues.159 rue Alexandre HArbour 5457 7 ROIB-RI VIBRES MONTREAL 13-13-34 Télt I’i.ateau «717 Cour» classique commercial René Savoie, I.C., LE.Bachelier es art» et sciences appliquées Coura classique, commercial, leçons privée» — Brevets 1448 RUE SHERBROOKE OUEST Louisville .010000020 - 3 12 0 1 Minnenpolis .10002300 6 1 ! 01 Tising, Terry et Thompson, Ring-hofer; Bean, Millar et George.Indianapolis 001000800 9 16 2 St-Paul .000000000— 0 7 0 Tinning et Riddle; Herrin(, Spen- ; cer et Fenner.Indianapolis 002000001 3 10 0 1 St-Paul .01012000x 4 12 0' Logan'et CrandaH; Fette et Fen-i ner.Toledo .00010! 101— 4 9 1 i Milwaukee .00030130x 7 11 2! Hare et Tresh; Haller et Detore.Columbus .103011100— 7 13 2 Kansas City .100031100fi 10 1 Freitas, Fisher, Macon, McGee et Owen; Page.Moore, Vance et Mad- Milwaukee LE CLASSEMENT G.P.PXL ipagnic ^Assurance sur U Vie SaubegarW MONTREAL Narcisse Du cm arme President Les jeunes autonomistes Les jeunes autonomistes tiendront dimanche soir, au marché Saint-Jacques, k 8h., leur première réunion publique de la campagne.Ils veulent faire l’union de la jeunesse “contre les forces anarchiques du communisme et du grand capital, contre les partis politiques qui coupent la nation en deux et contre Ottawa qui joue le rôle du poignard dans le dos”.Ce mou- vement entend combattre le Front populaire et faire mieux connaître le système corporatif.Les orateurs à l’assemblée de di i manche seront MM.Paul Bouchard, Jean-Louis Gagnon.Walter I O’Lenrv.Paul Desbois.Henri-Pau) j Papillon, Philippe Ferland et au t très.AL Paul Dumas prçsideriv Mdntriaf, samedi JLE DEVOIR 8 août l»36 IS- vovez- UP3 oe» ===îCE®6'^1^U5T£5' Affilié* à la Société Canadienne d’HlitoIre Naturelle R.r.Adrien, C.s c., aux «onu de l’Unirerxue ae .«ontrtaL •r galata-Alphontlne, C.ND.CoUtce Marjurrlte-Bourreoy».“ ‘ ‘ T, UaixeraiU de Montréal fttreetegr général Secrétaire (éitArel: U.Julet Brune!.' Incdtut botanique, Unirertité de Montréal Soçrétatro-adjfliate: Mlle Marcelle Gauvrea i, Institut Botanique, Unir, de MeutréaL Trésorier: M.éacquêt Boneteau.Institua et Unique, s-'nlrertlté de Montréal.CHEFS DE SEEVICE •ecanétrae: K.r.Marie-Vïctortn, r.E.C., \utmmt Botanique, TTnleersKd de Montréal.Eoolecle; Dr Georges fréfontalne, laboratoire de Zoologie, Ünlrentté de Montréal.Entomologie: M.Gustave Chagnon, Institut Dentaire de lU.de M., 1170 It-Hubert, Montréal Mlndmlofte-Gdoleete: R.P.Léo Morin, C.S C, Collige de Saint-Laurent Publicité: K- P.narcisse-Denis.P.E.C.Mont St-Louis, rue gherbrooke est.Montréal Ne 275 S «eût 1936 La Chicorée * Juillet, sfius les ardeurs de ses grands ciels de feu, A tant fleuri let champs d'une teirde de bleu Qu'il semble que la terre à plaisir azurée Sourit au paysan dans chaque chicorée.Partout dans les matins cette fleur se déclôt, Domine le chardon, le foin, le mélilot.Hissant son bleu de ciel, sa rondelle légère, Dans son tendre bonheur de boire la lumière.Hier, la marguerite en son charme ingénu Et le clair bouton d'or nous ont bien retenus; Mais qui cherche, à te voir, petite renoncule.Quand ainsi la beauté d’une autre fleur pullule.Voyez! la chicorée a criblé les moissons, Pastetlise la route et fait face aux maisons.Mais toi, le paysan, tu dis: La mauvaise herbe! Tu ne prends nulle joie à voir ce bleu superbe: Tu ne peux trouver bon d'accueillir cet azur; Cette grâce de fleur qui pique ton foin mûr.Point de place, dis-tu, pour la plante inutile: Le bon grain seul a droit à la glèbe fertile.Tu rêves de tuer dans son bleuissement Ce triomphe de fleur qui sourit bellement; Et tu ne sais pourquoi, saluant la nature, Le rêveur vient chanter la fleur candide et pure.Albert PERL AMD En marge d’un cours de géologie Depuis quinte jours, un fort groupe de directeurs, de directri-ce?,d'amis des C.J.N.suivent, au college Notre-Dame, un cours de géologie et de minéralogie, sous la direction enthousiaste du Père Léo Morin.C.S.C.Suivre des cours! Evocation pénible, surtout pendant les vacances.Il faut avouer cependant que suivre les cours du Père Morin, ça na vraiment rien de pénible, tant le professeur a su rendre ses leçons concrètes.Dès le début, le Révérend Frère Emery, C.S.C,, supérieur du collège Notre-Dame, souhaite la bienvenue i ces collégiens un peu étranges, les plus jeunes membres des C.J.N., comme se plaît à les désigner le Frère Adrien, qui leur présente ensuite avec humour leur professeur.Et aussitôt la classe commence.Classe d’un genre nouveau Classe d’un genre pas mal nouveau, pour quelques-uns d’entre nous du moins.Tout de suite nous nous rendons compte qu'il va s’agir de faire connaissance avec quelque chose,., qui existe et que Ion trouve cher nous! Nous sommes sur le calcaire.Nous étudierons donc d’abord le calcaire, le calcaire que nous verrons bientôt à la montagne et qui a servi A construire la maison même qui nous abrite en ce moment.Le professeur nous le décrit, nous en indique l'habitat et les usages, nous présente d'autres roches qui sont un peu de la même famille.Puis il expose le mode de formation de nos calcaires dans la grande mer ordovicienne, .Dans cette mer, il y avait des êtres vivants.Ceux-ci ’ ont laissé des traces dans la roche: les fossiles.Des fossiles, il y en a tout plein chez nous, bien que ce ne soient pas ceux des manuels de r rance.Mais cette accumulation de matériaux dans les eaux, cela suppose une démolition et un cliar-riaae.et voici quelques notions sm l’érosion, L’érosion, le travail de l’eau et des agents atmosphériques, ça existe donc, ça, chez nous! Et les images qui en font foi se succèdent à profusion.Céci dit non pour résumer un cours, mais pour illustrer seulement une méthode, Les phénomènes géologiques, ça peut donc s’observer chez nous pourvu que l’on étudie en dehors des manuels, ça peut sc voir ehez nous pourvu que, délaissant un instant les livres, on se permette de regarder par les fenêtres."A l’école de la route" On comprend que pareille méthode de travail ne saurait se contenter d’images présentées en classe, mais qu’elle suppose des excursions sur le terrain.Aussi bien, dès le second jour, les étudiants entreprennent-ils la visite du mont Royal, et, sous la direction du Père Léo Morin ét du Frère Benoit-Marie, C.S.C., cicerones émérites, dans un autobus arboranj fièrement l’en-séigne des C.J.N.ils se mettaient “à l’école de la route”.Je n'entreprendrai pas de redire ici en détail l’histoire de notre mont Royal, vieille souche volcanique reste d’un massif éruptif qui vers le Dévonien, il y a des centaines de millions d’annees, a tràversé les couches de calcaires et de schistes, et qui depuis a subi presque sans interruption les assauts du temps.Je ne veux pas non plus énumérer le* endroits intéressants d'un itinéraire chargé, encore moins raconter les multiple» in{d' dents du voyage: ébahissement des passants à la vue des saintes religieuses gravissant allègrement les côtés; impressions njuett** bHrf‘ vé agent à cheval, devant les dé- molisseurs nouveau genre effritant les pierres du chalet de la montagne; reflexions entendues au hasard: “Des roches, ça doit être intéressant à étudier.U y en a un Peu ici, mais là-bas vous allez en trouver des tas.” Ce mont Royal, manuel de géologie Dès le départ, on nous faisait remarquer, bordant le chemin de la Cote-des-Neiges, les murailles sombres d Essexite, la masse de roche éruptive la plus ancienne et la plus importante de la montagne, que nous allions retrouver souvent au cours de l’après-midi.C’est elle qui constitue en particulier les gros blocs détachés que chacun peut voir près du chalet, a droite du poste d’observation.Puis ce furent, au réservoir de Westmount, les roches ordoviciennes, calcaires de Fronton et schistes d’Utica, plus , vieilles que l'Essexite qui les a soulevées et traversées.En dernier lieu devait venir la Syénite aux teintes plus claires.Et voilà déjà un résumé très succinct de l’histoire du mont Royal.Les calcaires et les schistes dont nous voyons les strates se sont dé-1 posés sous l’eau, dans une immen- i se mer très ancienne.Ils ont subi l'assaut de roches éruptives venues I des profondeurs quand s'est formé le volcan.Dans les calcaires, les | I roches éruptives ont souvent l'as- i pect de murs verticaux ou inclinés: ce sont les dykes, comme on en voit partout dans la montagne et qu’il ne faut pas confondre avec les veines.La matière composant | les dykes est montée en ttision.Sous l’effet de la chaleur, le cal- i Caire s’est modifié parfois: exemple de métamorphisme.On nous a montré les zones de contact entre ITticn et le Trenton: exemple de superposition de terrains déposés à des âges différents.Des blocs d’Essexite aux angles arrondis nous ont révélé le travail des glaciers, cependant que les terrasses, fréquentes sur le trajet suivi, nous rappelaient l'invasion de la mer Champlain.Roches sédimentaires formées nu fond des eaux, roches éruptives montées en fusion des profondeurs, métamorphisme, superposition de couches de terrain a'âgc différent, vestiges de mouvements de sol, traces du passage de la mei et du travail des glaciers, ça existe donc chez nous et nous avons pu voir tout cela! Nous avons vu que n’avons-nous pas vu au cours de ce voyage, à part les trilobites (?) et les ondulations de la rue Jeanne-Mance?Je me borne à rappeler deux points, Nous avons eu de magnifiques exemples de la formation du sol cultivable.A plusieurs reprises on nous a montré comment l'Essexite, roche pourtant très dure, qui résiste aux marteaux des j géologues, ne résiste pas aux ef- i forts doux mais répétés du temps: ! elle s'effrite, tombe on poussière, et finit par produire ce sol meuble, pauvre, capable cependant de donner asile aux végétaux pas trop exigeants comme le bouleau à feuilles de peuplier.Superbe exemple où nous avons pu nous rendre compte que le sol, c’est presque toujours de la mouture de montagnes.Et les fossiles! Ah oui! Choses dont il v a des images fantastiques dan» les livres, mais qu'on ne saurait voir chez nous.Erreur.Nos calcaires, nos schistes, nos sables, nos argiles contiennent des fossiles en quantité.Sans aller plus loin, saviez-vous que certaines pierres du chalet de la montagne sont bourrées de fossiles et que, à défaut d’autre utilité, cette construction pourrait servir à donner de magnifiques leçons de chose»?• toutefois, si l’amour de la géologie allait *e généraliser, il faudrait interdire aux amateurs d'y aller faire des approvisionnements de fossiles: autrement la solidité de l'édifice pourrait être à jamais compromise.Paysage d’aujourd’hui.Mais notre promenade n’avait 1 pas pour but‘principal de nous ap- j prendre quelques noms de roches i plus ou moins mal sonnants et des détails parfois un peu arides pour le profane.Le Père Morin nous l’avait dit dès le départ, à TOra-toire: “Je veux surtout vous faire admirer un paysage”.Et du toit de la crypte, il nous montrait la vaste plaine du Saint-Laurent s’étendant à perte de vue, jusqu’aux premiers contreforts des Laurenti-des, dont on devinait au loin la présence dans un léger brouillard.Cette topographie, nous la retrouvions plus tard vers le sud et vers l’est, aux postes d’observation.Ainsi d'ailleurs il en va partout dans les basses terres du Saint-Laurent, depuis la pointe du Cap Tourmente jusqu’aux frontières ontariennes, depuis les Apalaches jusqu’aux Laurentides.C'est la plaine uniformément unie, amoureusement façonnée par la mer, paysage de calme et de tranquillité, richesse du Québec.Seuls quelques cours d’eau coulant presque en surface, quelques vastes lacs, timides restes de la mer Champlain, quelques collines aussi, évocatrices de cataclysmes anciens, brisent par endroits cette uniformité un peu monotone et rappellent quelques-uns des avatars du passé.et vition du passé Mais ce paysage d’aujourd’hui, si calme, si reposant, évoque maintenant pour nous des souvenirs plus tragiques.Les luttes d’antan se sont inscrites dans la pierre.Nos imaginations s'essaient à reconstituer les paysages d’autrefois et elles évoquent à grands traits les phénomènes qui ont façonné ce coin de la Laurentie: Tobscure histoire du précambrien; la grande mer, où s’ébauche la vie, la mer, dont les vagues vont battre les falaises des Laurentires qu’elle ose même envahir à l’occasion; le retrait de cette mer où se sont accumulés, en quantité formidable, les débris arrachés aux rochers du Bouclier; les poussées de lave disloquant les sédiments amassées par les siècles; les éruptions se succèdent les unes aux autres, inscrivant leur signature dans les innombrables dykes qui coupent grès, calcaires et schistes, tandis qu’un mont Royal jeune et ardent dresse toujours plus haut vers le ciel un cône rougeoyant; les sédiments horizontaux soulevés et basculés d’autre part par les plissements apala-chiens; puis d’autres milliers de siècles de destruction, aplanissant presque complètement la montagne orgueilleuse, pendant que, tout autour, des formes étranges de vie naissent et disparaissent sans laisser de trace; puis enfin l’écrîsèment formidable du glacier, auquel succède la montée d’une nouvelle mer, dont les restes de rivages vont s’accrocher un peu partout aux flancs rabotés du vieux mont Royal.Voilà quelques-uns des paysages grandioses qui revivaient dans nos esprits, ouelques- | uns des faits dont le sol.le sol de • chez nous, racontait i'histoire.Histoire aussi merveilleuse et aussi émouvante que celles que nous racontent les manuels étrangers, mais qu’on ne peut lire qu’ici, tout près, chez nous, avec des guides compétents comme ceux que nous avions.Une leçon modèle C’est avec ces visions magnifiques, évocatrices de la grandeur de la terre, que, vers six heures, nous regagnions le collège Notre-Dame, un peu fatigués, mais heuieux d’avoir écouté cette leçon de géologie modèle.Leçon tellement fondée sur le réel qu'on" n’aurait pu la donner de cette façon nulle part ailleurs que chez nous.Puisse-t-elle nous taire mieux comprendre les beiyi-tés de la Laurentie, afin que nous puissions à notre tour la faire comprendre et la faire aimer davantage! Roger CAUTHIER Offices de l'Eglise LE DIMANCHE D AOUT Xe Dim.après In Pentecôte, Se-midouble (vert).Messe: Cum cia-marem, avec Gl.et Cr.; 2e or, de saint Jean M.Vianney C., 3e or.de saint Romain M., *a ni.; préface de la Trinité.— 1res Vêpres de saint Laurent martyr; Double 2 et.(rouge); mém.du dim.N et de saint Jean-M.Vianney C.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.