Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 20 novembre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1917-11-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUMI vni—No 272' MONTRÉAL, MARDI 20 NOVEMBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 0» Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE j, .3 00 Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: RÉDACTION: • Main 7461 Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l LE “SOLEIL”, LE “CANADA” ET LA 8UER8E JDSfl’AD BOUT Tl est intéressant de suivre le progrès des idées — et d’en marquer la conclusion logique./ Soleil du 17 novembre disait, par exemple: Ce qui se passe sous nos yeux par tout le Canada, on rapport avec l'appel des jeunes gens, est tout simplement la confirmation éclatante de la vérité proclamée par les libéraux et que sir Robert Borden se bouche les oreilles pour ne pas entendre, à savoir que: L’effort 'militaire du Canada est rendu au bout dé son rouleau et qu'on ne peut lui demander davantage sans mettre en danger son existence et son avenir.'Les tribunaux d’exemptions dans les diverses provinces font, nous en sommes convaincus, ‘leur besogne avec impartialité et justice.1 Cependant, les quantités considérables d’exemptions qu'ils se voient en conscience obligés d’accorder, prouvent qu’il ne reste que bien peu d’hommes en Canada qui ne soient pas indispensables, à des titres divers.C'est la condamnation formelle de la Conscription en cette heure au Canada, que l’expérience imposée par sir Robert Borden, vient nous apporter et d’irrécusable façon.Si “l'effort militaire du Canada est rendu AU BOUT DE SON ROULEAU et qu'on ne puisse lui demander davantage sans mettre en danger” L’EXISTENCE ET L’AVENIR DU CANADA ; si les résultats du travail des bureaux d’exemption “prouvent qu'il ne reste que bien peu d’hommes an Canada qui ne soient pas indispensables, à des titres divers”, c’est évidemment “/(» condamnation formelle de la Conscription”, mais c’est pareillement la condamnation non moins formelle de toute campagne un peu poussée en faveur de l’enrôlement volontaire; c’est la condamnation catégorique de tout effort additionnel purement militaire.Car, il faut sans cesse en revenir à cette évidence: que Tes hommes partent de force on volontairement, la charge est la même et le vide aussi profond.Et ainsi se trouve justifiée l’attitude des nationalistes contre la continuation de là politique de participation militaire à outrance.K- * » Reste la question des renforts, et devant les listes de pertes que nous apporte chaque matin le télégraphe, il est certain qu’on va la rejeter au premier plan.Car telle est l’altitude de ceux qui chez nous posent- au * patriotisme intensif.Tandis que.dans les autres pays, 'les sanglantes hécatombes font réfléchir les chefs et qu’ils se demandent s'il n’y aurait pas moyen, tout en visant au succès militaire, de restreindre le chiffre des pertes, de réduire les coupes sombres pratiquées dans la forêt hu mai ne, suprême garantie de l'avenir national, et qu’ils songent à la proportionnalité des sacrifices afférents à chacun des Alliés, chez nous les “patriotes” ne pensent qu'à une chose: jeter des hommes et des hommes dans lia fournaise.Ce souci de répartir équitablement les sacrifices auquel M.Paintcvé donnait une si poignante expression dans son discours du 7 juillet i, leur parait indigne de leurs soucis.— IT est vrai que la France est ira pays souverain, qu’elle joue dans cette guerre ses intérêts essen tiels et qu'elle exerce sur ses troupes une maîtrise absolue, tandis que le Canada, simple colonie, n'a rien à dire dans l'emploi qu’on fait de ses hommes et n’attend de la guerre que la satisfaction d'avoir travaillé pour la “démocratie”.Sur ce point des renforts, le Canada, qui a été loin de s’accorder avec nous pendant ces dernières années, donnait samedi — c’était le jour même oil paraissait l'article du Soleil: éhiü-ce simple coïncidence — un argument qui aboutit virtuellement aux ce elusions que nous avons plus ® d’une fois formulées.La guerre use les années et les Alliés sont obligés, tous, solidairement, de pourvoir au maintien d’effectifs suffisants sur Ta ligne de front.Les Français furent d’abord presque seuls à tenir cette ligne A mesure que l’armée de Kitchener a été formée, les lignes françaises se sont raccourcies et les troupes anglaises et coloniales ont rem placé les divisions françaises.Des troupes portugaises sont venues les renforcer.On organise en ce moment en France un corps d’ar mée de volontaires polonais.Et la première division de t’armée américaine a pris sa place dans les tranchées.Cette division sera suivie, au printemps, de cinquante autres qui prendront la place des troupes franco-anglaises et coloniales que l’usure inévitable forcera à se rec onstituer par, concentration des effectifs.Et lorsque les Etats-Unis auront ainsi fourni aux Alliés un mil-làon d’hommes, ils n’auront encore atteint qu’une fraction de l’effort « canadien.M’est-ii pas juste que ces troupes fraîches prennent Ta plus grosse part de la contribution de l’Amérique à l’effectif militaire et I que nos divisions canwdiennes, constamment en première ligne depuis trois ans, soient remplacées par de nouvelles unités encore •pleines de leur première vigueur?Que chacun fasse proportionnellement à ses moyens et personne n’aura à reprocher au Canada de n'avoir pas fait sa part, avant même qu’il fût question de conscription! Et là encore la conclusion pratique du Canada n'est-elle pas l’interruption de tout effort militaire additionnel?la preuve que rien n’impose au pays l’obligation de mener une autre campagne d’cnrWement volontaire?• * • Ainsi l’évidence des faits amène chaque jour à notre point de vue de nouveaux adhérents.Est-il besoin de redire que ce point de vue peut rallier les esprits les plus divers, que son acceptation, tout en atténuant au Canada Tes ravages de la guerre, ne nuirait point à la cause des Alliés?Car les hommes ainsi libérés augmenteraient les ressources alimentaires et autres dont les pays d’Europe ont un si pressant besoin?Orner HEROUX.i Voir, dans le Devoir du 17 novembre, au cours de'l’article La leçon des chiffres, le texte même des déclarations de M.l’ainlevé.LE CATHOLICISME SOCIAL EN ANGLETERRE N’ous avons déjà signalé les Lettres catholiques mensuelles que publie à t.on tires la Hritish Catholic Information Socictll, Le numéro IX a pour titre : Le catholicisme social en Angleterre, Son auteur est le P.Chartes Plater, s.1.Pour qui connaît le but de ees lettres mensuelles : montrer la supériorité des institutions catholiques anglaises sur les institutions catholiques allemandes, cette étude né pouvait manquer de provoquer une certaine curiosité.Le P.Plater en effet, actuellement proviseur d'un collège à Oxford et l'un des pionniers du mouvement social en Angleterre, a éerii, m 1909, un livre : Catholic social work in lier-manu, très élogieux pour les catholiques allemands.Allait-il mainte- l liant avouer qu’il s’était trompé et brûler ce qu’il avait adoré ?Plusieurs, depuis lu guerre, ont j succombé à cette tentation.Le P.; Plater a su, heureusement, y résis-' ter.“ Malgré tout ce qui est arri-i vé, écrit-il, nous autres, catholi-l ques, ne sommes pas assez sots ! (quoi qu’en pense une partie de la presse anglaise) pour inclure dans .une commune condamnation tous les fruits de l'esprit allemand.: C'est avec la plus profonde gratitude que nous reconnaissons la dette contractée par la civilisation ! chrétienne envers des travailleurs tels que Kolping, des écrivains tels que Heinrich Pc se h, et des institu-lions telles que le Volksverein.” fMais, ajoute-t-il aussitôt, “ ce que : nous sentons, c’est que les mcil-! leurs éléments de la pensée sociale allemande ont été complètement, obscurcis par une philosophie noiii chrétienne de la vie.” I Rendre à ces éléments leur elar-lé primitive et les appliquer à la solution des problèmes sociaux qui sc posent, en Angleterre, telle serait, d’après le P.Plater, une des oeuvres importantes du catholicisme dans son pays.De fait, il semble que ce soit surtout d’un enseignement régénérateur, d’une éducation restauratrice des principes île l’ordre que l'Angleterre ait besoin pour résoudre chez elle la question sociale.Le grand mal, en effet, dont elle souffre c’est, plus encore que l’alcoolisme ou le paupérisme, cet antagonisme profond qui sépare les capitalistes et les travailleurs, qui constitue dans un même peuple deux castes irréductiblement ennemies.Et cet antagonisme ne provient pas seulement des conditions économiques auxquelles les travailleurs sont soumis, i.l a comme cause principale les doctrines subversives qui, de l’aveu même des moralistes anglais, dominent le paysj Ees deux classes ont été socialement empoisonnées par les idées en cours : celle des capitalistes par l’utilitarisme, celle des travails leurs par le socialisme.Dans les milieux ouvriers en particulier, une campagne méthodique fut menée, destinée à favoriser la lutte des classes, à la faire considérer comme une nécessité.Il existe même à Londres un collège où se forment des agitateurs chargés de semer à travers le pays, les théories révolutionnaires.Une telle situation devait émouvoir quelques esprits droits et les porter à y chercher un remède.L’Eglise catholique le Heur offrit.Ses principes sociaux commençaient « être connus.Us y aperçurent les bases qu’ils désiraient pour édifier une réforme solide.Et plusieurs vinrent à elle que ses dogmes avaient toujours rebutés.| Mais la nécessité d’une meilleure connaissance et d'une diffusion, plus large de la doctrine sociale catholique se faisait sentir.Une ligue fut alors fondée The Catholic Social Guild.Elle établit aussitôt cUs cercles d’études dans plusieurs centres importants et commença,en 1910, une série de publications destinées à refaire la mentalité du pays.Cette ligue est actuellement) Tâme du mouvement social catholique en Angleterre.Deux autres organisations, sans, se consacrer exclusivement au même but, prennent cependant une part active au mouvement : la Catholic Truth Societg et la Catholic Women’s League dont une section', vient d’être fondée à Montréal., La pénétration d’une doctrine nouvelle dans un milieu qui lui est; naturellement hostile se fait toujours lentement.Rien détonnant donc que les principes sociaux catholiques n’exercent pas encore une influence prépondérante parmi les ouvriers et surtout les législateurs anglais.Ils gagnent cependant chaque jour du terrain et deviendront bientôt un facteur important-dans la vie de la nation.“ C’est l’application de ces principes, conclut le J’.Plater, et un retour à l’esprit catholique qui seuls peuvent sauver l’Europe d’un désastre plus grand ; c’est par cela seulement qu’on pourra rebâtir les nations après les destructions de cette épouvantable mêlée.Mais voici le fait saillant : tandis que ces principes et cet esprit sont presque détruits en Allemagne par les événements de la guerre, ils ont pris un tel essor en Angleterre que les catholiques allemands eux-mêmes en sont frappés d’admiration.C’est de l’Angleterre alors que nous devons espérer la libre et saine expansion de ces idées sociales catholiques à la prédominence desquelles est attaché le bien-être du monde nouveau.” Espoir patriotkiue et légitime que nous comprenons.Qu’on nous permette cependant de l’étendre quelque peu.Cette conclusion, en effet, a l’air d’oublier qu’il existe en dehors de l’Allemagne et de l’Angleterre d’autres pays qui peuvent contribuer à l'expansion de;# idées* sociales catholiques ! Quand une nation, par exemple, a produit des hommes comme Albert de Mun, Henri T.orin, le Père Henri Leroy — pour ne nommer que quelques initiateurs récemment disparus ;—, quand elle possède des organismes aussi puissants que l’Action Populaire de Reims, les Semaines -sociales, l’Association catholique de la Jeunesse ; quand elle a une littéra turc — revues, livres, journaux — où la doctrine la plus ferme s'allie aux initiatives régénératrices, il semble bien qu'elle doive compter et qu’un rôle lui revient dans eette reconstruction d’après-guerre.Nous du moins, au Canada, qui sommes les fils de eette pensée sociale catholique, élaborée dans des cerveaux français, qui nous inspirons de ses enseignements et de ses oeuvres, nous sommes convaincus qu'elle exercera enrore une saine et nrofonde influence.Quelle que soit l'ampleur future du courant apparu récemment en Angleterre, il ne saurait noyer dans ses eaux le fleuve magnifique qui, iaillt voici trente ans de quelques dînes catholiques et béni aussitôt par Rome, a fécondé le sol de la France et fait germer tant d’initiatives salutaires.Joseph-Papln ARCHAMBAULT, SJ.LE SOU Vi RAIN PONTIFE Une dépêche de Rome reparle ce matin de la possibilité du départ de Rome du Souverain Pontife, à raison des circonstances extraordinaires que traverse l'univers, et de son passage en Espagne, pays neutre.Rien d’officiel n'a encore été publié en ce sens et il convient toujours de recevoir avec la plus expresse réserve ces dépêches de Rome.BILLET DU SOIR INJUSTICE Evidemment, on ne peut plaire à tout le monde et si te Bonhomme de Château-Thierry ne nous l’avait déjà prouvé, nous navrions qu’à citer la protestation suivante transmise aux agences de nouvelles pur les descendants d’une très vieille famille, pour réaffirmer celle vérité.La missive nous arrive de Mésopotamie, i>atjs d’Asie où l'armée anglaise sauve dans le moment la civilisation et les puits d’huile.La voici traduite : “Les dernières dépêches du Canada nous apprennent que le nfin de notre aïeul a été lancé en guise d’insulte à un candidal au cours d’une récente assemblée dans la province de Québec.Perdue dans ce lointain pags d’Orient, notre famille a souvent souffert à travers les siècles de l'usage que l’on fit par tout les pags chrétiens du nom de notre plus célèbre grand-oncle mort sans le règne de Tibère.Se trouvait-il en quelque coin de la terre un homme coupable d’avoir vendu ses frères, qu’aussitôt pour le flétrir on lui lançait à la figure le nom que nous portons comme un fardeau.Depuis quelques années le monde occupé à s’entre-dévorer semblait nous avoir oubliés, quand de chez vous, tout à coup, a surgi l’anathème.“Nous protestons.Si noire famille a pu tolérer maintes fois que les Iraitres de toutes les rares pussent être comparés à notre oncle de Judée, cette fois, l’injustice, commise à notre endroit est trop flagrante pour que nous restions muets.Un des vôtres, le général Albert Sévigng, disent les journaux, comme cet autre général connu sous le nom de Bazaine, a été accusé d’avoir livré les siens.Pour le mieux stigmatiser vous l’avez traité de Judas Iscariote.C’est injuste.“Judas Iscariote dont nous sommes les héritiers n’est pas le modèle de votre général.Nous en appelons à l’histoire : Noire grand-oncle Judas a accompli deux choses que votre grand militaire n’a même pas entreprises : il a rendu tes trente deniers, puis it s’estjpendu, "Nous demandons à titre de réparation que notre protestation soit affichée dans Dorchester jusqu’au jour où le parallèle établi à notre détriment soit justifié par les.faits: remboursement, pendmson.A La famille Israel l'gmole, p.c.c.Nap.TELLIER.BLOC - NOTES Les élections Une douzaine de libéraux et huit unionistes ont été acclames, hier ils sont dès aujourd’hui députés au nouveau parlemeJit.La Gazette de çe matin explique avec empressement, — elle qui faisait croire à ses lecteurs, il y a une quinzaine, que cinquante unionistes au moins se raient acclamés le 19 novembre, — que plusieurs candidats opposition-nistes ne sont sur les rangs que pour la forme, afin d’empêcher les gens -de perdre foi dans les chances de succès de M.Laurier.Ce qu’elle eût pu ajouter, c’est que, dans le Québec, il y a une quinzaine de candidatures unionistes risibles, où le parti ministériel a mis de l'avant des gens compromis, ou excessivement impopulaires, ou tout à fait inconnus des’ électeurs dont ils sollicitent -le bulletin de vote.T.a rumeur veut que certains de ces candidats aient reçu une indemnité alléchante des bureaux unionistes, pour aller se faire blackbouler par l'électeur.Est-elle vraie?Ailleurs pi ici Le gouvernement australien, avant de tenir sur la conscription le referendum qui doit avoir lieu le 22 décembre prochain, heureux pays, où le peuple peut se prononcer librement sur le sort de ses fils, sans s’en faire imposer par une coalition d’irresponsables et de tyranneaux! — vient de faire de nouvelles promesses solennelles aux électeurs.Il s’engage entre autres choses à ne pas astreindre au service obligatoire les hommes mariés.Ici, c’est autre chose.Dès le prochain appel.d'ici quelque,» semaines, si le cabinet unioniste reste au pouvoir, — tous les hommes mariés, de vingt à trente-cinq uns, devront se rapporter aux autorités militaires qui les enverra nu feu si elle pense avoir besoin d’eux.Décidément, après la guerre, pour péu que cela dure encore, les gens d’Europe qui émigreront préféreront l'Australie au Canada.Pourrons-nous les en blâmer bieh fort?Où sera la liberté?Soixante-seize ans M.Laurier a 7fi ans aujourd’hui.C'est un Age avancé pour se lancer dans une campagne électorale d'automne, si dure au pays.Plaise à Dieu qu'il résiste à l'épreuve.Ses adversaires ont déjà assez de cartes truquées dans leur jeu sans que le chef de l’opposition n’aille pas pouvoir mener le combat.Précautions fraternelles L’officier rapporteur, dan» Wost-mount-Süint-Henrf, est le frère du ministre Sévigny.Or ce fonctionnaire avcrtUsnlt hier la foule présente à la mise en nomination des candidats que si elle désapprouvait par son attitude ou ses clameurs la candidature de tel ou tel candidat, il refuserait de lut faire cotmnUrc ie résultat immédiat de la mise en noml-nntiou; U ne le transmettrait au pu- blic que par la voix des journaux, disait-il.C’était assez bien imaginé pour empêcher qu’on huât le ministre mis hier en si grotesque posture par Paul-Emile Lamarche.L’amour fraternel n’est pas toujours un vain mot.I Modeste Le candidat Rainville,conspué hier à Longueil, — la foule ne peut éternellement garder le silence devant ceux qu’elle méprise, — à rappelé que Lafontaine, Cartier, Chapleau ont été mal reçus, jadis par les Ea-uadiens-français, tpie Cartier faillit se faire assommer à Montréal, mais que les deux premiers seront, d’ici oeu, honorés de monuments élevés à ieur mémoire.C’était assez modestement se comparer à deux des plus grands politiques que nous avons eus, ei qui.s’ils ont commis jadis des erreurs, n’ont pourtant jamais fait quoi que ce soit qui ressemblât, de si loin que ce fût, à toute la série de violations, de promesses et d'engagements solennels commises par l’arriviste qu’est le candidat unioniste de Chambly-Verchères.Mais celui-ci a toutes les audaces: il l’a prouvé une fois de plus hier.S’il a jamais un monument, ce sera pour son culot et son cynisme, pas pour sa modestie, non plus que pour sa loyauté.Au point Au cours de l’assemblée mouvementée où M.Doherty eut à faire face hier, à l’hostilité visible de plusieurs de ses compatriotes, «uielqu’un lui posa cette question: “Pourquoi y a-t-il 25,000 soldats anglais à Dublin?Pourquoi ne sont-ils pas en Flandre”?M.Doherty a répondu qu'il ne le sait pas plus que son interrupteur, — ce qui n’est pas tout-à-fait exact.—“Vous voulez nous envoyer prendre leur place”, dit l’autre.La vérité, comme l’a écrit Austin Harrison dans ta British Review, c’est qu’il y a en Irlande plus de 80,000 soldats anglais qui devraient être au front, si Londres, une fois pour toutes, réglait la question irlandaise.Ces 80,000 hommes, n’est-ee pas à peu près l’équivalent des troupes que M.Borden veut lever ici par la conscription, cette fois-ci?Par écrit Le conscrit qui invoque des raisons pour se faire dispenser du service militaire devrait,dans à peu près tous les cas, pour son avantage comme pour celui des juges du tribunal qui décidera de son affaire, préparer un mémoire écrit relatant ce qui peut induire les juges à l'exempter, et, ce qui est excellent,faire assermenter ce mémoire.Plusieurs, qui ont transmis leurs mémoires aux juges par la poste, ont négligé de faire recommander leur manuscrit et le tribunal ne l’a pas reçu.11 serait donc prudent de débourser quelques sous de plus pour s’assurer que le tribunal aura bien le mémoire du conscrit, en temps opportun; et il serait encore mieux que celui-ci allât le porter de la main à la main au secrétaire du tribunal ou aux juges eux-mêmes.Cela lui éviterait Bien des ennuis.G.P.CHRONIQUE D'OTTAWA PRÉVISIONS ÉLECTORALES Ottawa, 19 novembre.La nomination s’est passée tranquillement dans la capitale.Quelque» douzaines d’électeurs seulement se sont des séances du conseil municipal, el les documents officiels des deux candidats unionistes ont été dépo-jfausi ses en premier Heu, ceux de sir \Vi dans tout endroit où se trouve une famille canadienne française.uextern» V.n autre motif de satisfaction qu éprouvent les cercles liberaux rassembles dans la salle |réside (1:ins lcs iers (|is, sir Robert 1 mieux faire, discours de Borden, qui ne saurait disent-ils, pour aider la libérale que de continuer à _l reprocher à sir Wilfrid Laurier frid Laurier et de M.McGiverin, son se,joindre, il1! compagnon d'armes, arrivant que!- - «vf en fé^X l® blier de préciser, c’est que la eam- procédu-¦candidat ; le président a déclaré les res closes; et M.Fri-pp, unioniste-conservateur a pris la 'parole.Il s’est contenté de quelques phrases dans lesquelles il s’est déclaré confiant dan toire.Il se refuse à entrer UiU pagne en question ne fut autre que celle qu’il fit en compagnie de M R.R.Bennett, en faveur de l’hisTo-, nique fiasco des cartes du Sei'vicc 1 y1!-(national.Nulle ' personne sérieuse , .,I?S ;e I ne songera, dit-on, à reprocher au Vlf l".3Hcst!on> sous Rfricxte {chef jibérai d’avoir refusé de s’cl.n que M.McGiverin est son contre gner de scs occupations d’alors pour «euxv Un assistant a erre alors: '11! aller parader dans le pays à côté de est bien capable de vous tenir tele aim.Borden et Ben netl'.duns leur a tous deux”.Il était evident que ta' randonnée dépourvue de sens Au majorité des personnes présentes surplus, sir Wüfrid rappelait dans favorisait les candidats libéraux.] sa réponse écrite, qu’il avait’ alors M.Chabot en a eu des preuves non'donnée à l'invile du premier minis-équivoques lorsqu’il s'avança à sonjtrc.la démission retentissante de tour.Il fut hué longuement avant de sir Thomas Tait, obligé de se reti pouvoir prendre la parole, et il n'a- rer de ce mouvement quelques jours vait pas prononcé trois phrases d'u- après y être entré, en s’apercevant rte voix rendue un peu chevrotante i que c'était avant tout une affaire par l’hostilité visible de l’auditoire,'politique.Sir Thomas Tait est ni était impos- UNE LETTRE DE M.RONSARD On nous communique cet intéressant extrait d’une lettre du R.P.Ronsard, l’ancien prédicateur de Notre-Dame, à l’une de ses correspondantes de Montréal: Nous savons bien nous autres, vos amis, tout ce que le Canada donne en eette guerre.Ceux qui l’ignoreraient ici ne comptent pas Vous m’avez envoyé cet article de “L’Oeuvre”, en effet, je ne l’avais pas lu: L’Oeuvre n’est pus un grand journal français.C’est un journal critique et auquel on ne sr fie pas.Dans aucun journal., je n'avais lu une critique du Canada, bien souvent, j’y avais tu des éloges.Si la conscription rencontre là-bas des difficultés, c’est qu'elle ne se présente pas chez vous comme chez nous.Il g a d'autres intérêts que vous voyez de plus près.Qui donc de loin peut se vanter de juger mieux que ceux qui sont sur les lieux?Nous, vos amis, nous ne savons qu’une chose: c’est que tout ce que vous pouvez donner, vous le donne:.qu'on lui cria: “En français!” Il dut s’exécuter, el continua son discours en français, mais ne songea pas à le prolonger.On appela ensuite le candidat libéral, ,M.McGiverin.qui déclara que sir Wilfrid lui avait offert de venir, mais qu’il avait conseillé au vieux chef de ne pas sc déranger avant la grande assemblée libérale qui sera tenue au théâtre Russell, le mardi, 27 courant.Sir Wilfrid y prononcera un grand discours, de même que M.McGiverin et quelques autres libéraux de marque, et la campagne locale sera ainsi officiellement inaugurée.Nous croyons savoir que sir Wilfrid se mettra en route le lendemain ou le surlendemain pour Winnipeg.D’ici là, le chef libéral sera occupé à désigner les candidats officiellement acceptés par lui comme porte-drapeaux de sa politique, afin que Les autorités puissent eà-Tilër res noms en Angleterre, ainsi que ceux choisis de la même façon par le premier ministre.Aux quartiers-généraux alu parti ilbé-ral, on semble on ne peut plus satisfait soulevé tous les esprits et une viingtfiïu» de gaillards escaladent rpstrairA', tandis que ie coupable filait à l’indienne par une porte dérobée.On veut se jeter sur M, Di- “MANANA” Vont un mot eupaffnol qui aigni* fie "demoin”.Demain eut toujours une inaiiyaise journée pour commencer à cconomiaer et à placer de TarRcnt.Demain c’est toujours un jour plus tard.Aujourd’hui est à vous ; vous n’êtes pas sûr d’être le maître de demain.Etes-vous l’un de ceux qui sont un juur en arrière ?Demain n’est pas encore à vous.Vous tencs aujourd’hui dans la paume de votre main.Mettes de côté re que vous ave* et places-le maintenant sur une première hypothèque garantie du ou sur un compte d’épar- Sne - pincement, rapportant de 6 8 pour cent d’intérêt payable trimestriellement — $1.00 et plus.ülarrU (U nuit Administrateur»- r.xécutruta FIftéi-Commis Main 3791—Tsu» depts.Etablie 1885.lac.1813, Même année «t'esiatenrs sans la perte d’un seul «foll«r k un client.NOTES MUSICALES M.DE GOGORZA [.’artiste chanteur que la Ligue des Femmes des Soldats a présenté aux amateurs d’art qui se pressaient hier soir, à la salle Windsor, personnifie bien toute la richesse et toute la beauté du classicisme musical.Los souples modulations de sa belle voix, les amples inflexions de son organe admirablement bien doué, les riches accents de son timbre si sonore et si limpide imprimaient un cachet saisissant aux mélodieuses harmonies que les vieux auteurs, gardiens de l’art et de la poésie musicales ont incarnées en des oeuvres immortelles.M.Emilio de Gogorza ne chérit point la réclame; tout comme le vrai mérite, le baryton espagnol reflète une satisfaction qui plait sans être affectée.Par le choix judicieux do son répertoire, par le coloris de sa diction merveilleuse, comme par la dislinetion de ses manières et sa belle prestance, de Gogorza est un autre Rothier, mais a un registre supérieur.l es mélodies si goûtées de René Lenorntaml, de Guvillier, et de Mous-sorgsky, les sérénades de Berlioz, les superbes cadences bien connues de Haehmaninof, les gracieuses fantaisies d’Alonzo cl les compositions passionnées d'Alvare/.et de Ercilla, comme les douces harmonies de Old English, se sont réunies en un ensemble parfait pour faire valoir toutes les ressources du virtuose, la force, retendue, la richesse et le velouté de son bel organe."When dull rare”, vieille chanson qui rappelle, chez les Anglais, tant de si vivants souvenirs, a gagné toutes les sympathies, et l’artiste a dû répéter la mélodie aux acclamations enthousiastes de l'auditoire.Le même succès a accueilli "Au bord du ruisseau” de O.Guvillier, "The Bells of Rheims" de Edwin Lctnare et “In silent night”, de S.Rnchmuninof.De Gogorza chante d’une façon superbe les airs espagnols.Dans “Tavira ()' ta Homcriu, de B.de Er-cilla, il incarne le caractère enjoué et passionné à la fois du peuple d'Espagne.comme “Canto del Présidia-rio”, de J.-M.Alvarez reflète la grandeur de son Ame, et la noblesse de ses sentiments.Le chanteur méritait une salle comble et ht Ligue lui a fait un accueil des plus cordiaux.Madame Helen M.Winslow a bien secondé l’artiste au piano.C.-E.P.lents de leurs partisans faisaient entendre des clameurs, des menaces, des cris, qui couvrirent A maintes reprises la voix des orateurs.Pour finir le tableau et mettre le comble aux lignes disgracieuses, il fallut davantage, et à un moment donné, de jeunes gaillards trop échauffés, se livrèrent à des exercices de pugilat, dignes des meilleures représentations (les professionnels du poing et de la lutte.L’assemblée elle-même, composée d’éléments divers déjà fortement montés, connut fort peu de choses de ceux qui venaient entrer en liée à la conquête de leurs suf- j frages.M.le Dr Lesage se réclame de l’appui officiel de sir Wilfrid Laurier ; M.Gédéon Martel se présente comme candidat ouvrier, I choix de la Fédération des clubs! ouvriers ; M.Cléophas Dignard est anti-conscriptionmste et anti-tory, | et M.Tancrède, Marsil est.son1 propre candidat.Tous, devant cet auditoire surexcité, engagent une courte lutte, et exposent une partie de leur programme diversifié, i Fort heureusement, un auditeur inattendu, M.le Dr T).Chouinard, a corrigé l’incertitude des esprits en mettant en évidence la question, si brûlante d’actualité, de la conscription et en démontrant à tous la nécessité d’un engagement formel de la part des candidats du comté.M.Chouinard a si habile-* ment présenté la chose que la foule réclama fi grands cris la si-i gnature des candidats, et que de (fait trois des quatre candidats, à l'exception de M.Martel signèrent rengagement suivant: “ Je, soussigné, candidat du comté d'Hochclang, m’engage, si je suis élu député du comté d’Hochelaga, A combattre avec toute l'énergie dont je serai capable, tout gouvernement, bleu ou rouge, unioniste ou antiunioniste, qui voudra appliquer une loi de conscription aux citoyens du Canada pour les forcer A prendre part aux guerres qui se feront en dehors du pays ; je m’engage, en outre, à voter pour le rappel de la loi militaire Borden et à en demander moi-même le rappel si aucun autre député n’a le courage de faire la chose, sinon, à remettre mon mandat de député.” M.Tancrède Marsil a signé unclP,lrt autre formule à lui, beaucoup M* d’un vacarme indescriptible.M.C.-J.Doherty est mal reçu dans Sainte-Anne de renverser un gouvernement de nos jours ne fut jamais si complètement renversée par un seul discours.” Le “Daily Chronicle” félicite Lloyd George de l’efficacité et de la vigueur de sa défense, il dit: “Les critiques extérieurs ont dépassé le but qu’ils voulaient atteindre Ils devraient prendre leçon de M.Asquith, en s’abstenant de toute fna lice et de manque de respect dans la critique.” “Le premier ministre a remporté un grand triomphe personnel, écrit le “Times”, et s’est complètement défendu, à la satisfaction des Communes, de l’absolue sûreté de ses principes profonds sur le pro jet d’une union plus intime entre les Alliés.” Cependant le “Times” adhère à l’opinion que des parties du discours de Paris étaient dangereu ses, mats croit que les raisons don nées par le premier minis'treVétaient d’une importance indéniable.Le “Daily Mail”, félicitant le pre mier ministre de son brillant sue eès, souhaite que tous ceux dont il sollicite l’aopui et la coopération soient aussi résolus et aussi énergiques que Lloyd George lui-même Vous ne lise/, pas le NATIONALISTE?Vous ignorez donc toutes les nouvelles du samedi après-midi et du samedi soir.M.C.-J.Doherty, ministre de la Justice, parlait hier soir à ses électeurs de SainteoAnne dans la salle Sainte-Anne.Il a été très mgl ac-! cueilli par une partie de Tauditoire qui s’est plu à lui poser des questions sur l'acte de l’Amérique du I Nord et sur certaines clauses de l'acte du Service militaire obligatoire 1917.M.Doherty a tenté d’y répondre, imais il n’a pas eu le don de réussir, puisque de la foule partaient des cris de ce genre: “Allez-vous-eu A Ottawa! Réfugiez-vous dans les boisl j'Nous n’avons pas besoin de vous iicil Vous n'étes dans le Griffintown que durant les élections, à part cela, : vous êtes invisible!" | A ces interruptions, le ministre de ! la Justice essaye de faire bonne figure, mais elles deviennent si fréquentes et entremêlées de tant de bruit, de cris, de discussions aert-monleuses, qu’il dut laisser en panne son allocution et prendre la porte à la Sévigny.Cependant, M.Doherly avait dans la salle des partisans, qui glapissaient quand les adversaires faisaient prendre le même chemin à M.Borden.Les interruptions ont surtout porté sur l’interprétation de l’Acte de l’Amérique du Canada.M.Doherty prétend, lui, que rien (le l’Acte de l’Amérique du Nord ne défend à aucun gouvernement le droit d’imposer la loi de ronsertp-tion.et qu'en agissant ainsi le gouvernement ne lèse pas l'autonomie de la nation.“La lutte qui se livre actuellement outre-mer, réclamait notre coopération, dit-il, le gouvernement pouvait imposer la loi militaire.I ne voix.— Vous ne l’aviez pas par le peuple qui ne vous a élu que pour cinq ans.Le ministre de la Justice continue alors son discours qui est haché d'interruptions fréquentes et de cris: “Home rule pour l’Irlande ! Home rule pour le Griffintown! A un moment donné, quelqu’un pose cette interruption: “Expliquez-nous donc dans quelle position se trouvent les séminaristes, par rap-i la loi du Service militaire ?Doherty.— Personnellement, Ij’aurais été heureux d UN POSTE IMPORTANT LUI EST CONFIÉ M.D.WILLARD DEVIENT PRESIDENT DU BUREAU DES INDUSTRIES DE GUERRE.Washington, 20.—Daniel Willard a été nommé par le président Wilson président du Bureau des industries de guerre.Il succède Frank A.Scott, démissionnaire pour cause de mauvaise santé.M.Willard, qui est président du chemin de fer Baltimore et Ohio, a été autrefois président du comité aviseur du conseil de la Défense nationale.On parle aussi de la nouvelle nomination de M.R.F.Howe, de New-York, comme mebre de l’A/r-crafl Board.M.Howard E.Coffin, président de VAircraft Production Board, sera nommé président de ce nouveau bureau.LA CONFÉRENCE DE BERNE EST À L’EAU Z.4 DERNIERE NOTE DENT DE LA PAIX.DU PRES! m- De Uattention aux minuties dépend la perfection — il n’est pas un détail de noire service à la clientèle qui sait négligé.Un client satisfait est la meilleure réclame, c’est pourquoi nous nous efforçons moins de “faire des ventes” que de satisfaire le client.L’acheteur qui vient chez nous pour ses merceries, ses vêtements et les mille et un articles de l'habillement masculin, peut être assuré qu’il sera servi avec courtoisie et qu’il aura pleine et entière satisfaction.Et chez Case ON PARLE LE FRANÇAIS ! 507 rue Sainte-Catherine oueat VOS DENTS SONT MAUVAISES Nous fabriquons des dentiers à Plus vous ATTENDREZ Nous po- SK oo sons les *9» dents 810.00 sans lais» pa- d’a- s15.00 près les 820.po méth odes jusqu’à les plus $«2 OOO ii nouvelles plus vous SOUFFRIREZ.Nous ne chargeons pas un sou pour vo^re examen Ven consulter nos dentiste*» experts, américains et canadiens L’INSTITUT DENTAIRE DU FRANCO AMERICAN MEDICAL INSTITUTE 161, Saint-Denis, un peu plus bas que la rue Sainte-Catherine Où acheter demain (Rnrsglstré «onfermémant t la iol du Parlement du Canada, par L.-P.Des long champs, au Ministère de l'Agriculture.) MERCERIE ! MERCERIE ! NOTRE MAGASIN OFFRE DES VALEURS MERVEILLEUSES vos sous-vêtements, chemises, faux-cols, gants, foulards, pyjamas, chapeaux, etc.DANS TOUTES NOS MARCHANDISES C’EST LA QUALITE QUI PRIME MORIN & FRERE cl’*lSS,“j£yu'8 7 est, rue Ste-Catherine Près Boni.St-Laurent Voyez-nous avant d’acheter : LE GRAND CONSEIL DE GUERRE SIÈGE ANGLAIS ET AMERICAINS VONT DELIBERER ENSEMBLE DANS LA RESIDENCE HISTORIQUE DE DOWNING STREET.—I.LOYD GEORGE Y SERA.AGITATION DES SOCIALISTES BOCHES' Amsterdam, 20.— Les socialistes ; indépendants ont cherché à tenir des assemblées, A Berlin, dimanche, bien j que le gouvernement les eût prohibées.Ensuite quelques socialistes ont manifesté dans les rues, mais la police les a facilement dispersés.ËÜCHRÉ Demain soir, le 21, aura lieu un _________euchre au profit de l’église sous le guerre américaine, dont le but est de j Ça,Vion?®e ^es.d?mes de la paroisse, resserrer les liens de l’effort anglo-!‘I, „ c0, e Paroissiale, angle des rues Londres, 20.— Aucun des conseils de guerre alliés qui ont été tenus depuis trois ans n’a suscité autant d’intérêt que la réunion du cabinet de guerre anglais et de la mission de iméricain.et qui s’ouvre aujourd’hui.Les séances ont lieu dans la vieille résidence de Downing Street où les premiers-ministres depuis plusieurs générations ont toujours eu leurs bureaux et leurs appartements et où les destinées de l’empire ont été réglées depuis les jours de la révolution américaine.Lord Reading, juge en chef présidera, avec M.Bonar Law, le chancelier de l’Echiquier, et Oscar T.Crosby, assistant-secrétaire du département du trésorier américain.Les représentants de la milice et de la marine des deux gouvernements seront aussi là et travailleront de concert.On dit que Lloyd George assistera aux séances pour répondre aux question.On se propose de parler des ressources générales des deux pays, de leurs besoins respectifs, etc.Plusieurs reporters, photographes et curieux étaient rendus sur les lieux de bonne heure ce matin.UN SOUS-MARIN JBOCHE COULE Paris, 20.— Un sous-marin allemand a été détruit à l’époque où le vapeur français “Medie”, qui avait une cargaison de munitions, a été torpillé dans la Méditerranée occidentale, le 23 septembre, avec 250 pertes de vies, dit une dépêche d’Alger au “Journal”.Le “Biskra” était à la tète d’un convoi escortant des vapeurs anglais et français.Le sous-marin, croyant que les navires n'étaient pas armés, a mis les chaloupes à la mer, mais le “Biskra” a ouvert immédiatement le feu à une distance de 2 milles.Le deuxième boulet a atteint le submersible et une explosion s’est produite.Le sous-marin a fait le plongeon avant la disparition du “Medie”.Beilechasse et Chabot.Le temps qu’il fait aill eurs.UN INCENDIAIRE CONDAMNÉ À MORT Berne.20.—Il y a quelque temps que la soi-disante ligue en faveur Id’une paix durable désire avoir une (conférence avec des délégués des j puissa nces alliées.Or, on pent dire aujourd’hui que ce projet est à I l'eau.Les Etats-Unis, la France, la Russie.In Belgique, la Roumanie et la Serbie considèrent comme un ultimatum la demande faite par M.J.!Schorrer-Fucllemann, president de lia ligue, à leurs légations et ambassades de prendre part à la conférence.La presse du reste n'est favorable à celte note.pas plus détaillée, surtout en ce qui j aurais été heureux de faire exeinp-conrerne le licenciement des cons ter les séminaristes, mais ceux qui crits qui seront enrégimentés le 10 décembre prochain.M.Martel iTé-tait pas présent dans la salle lors que M.Chouinard présenta la formule aux candidats.Le Dr Lesage, qui était aecom-pagué de deux personnages influents du quartier.MM.les échc-vins Mayrand et Ménard, aavit sympathies de l'assistance ; toute tranquillité, il a pu exposer son programme, qui n’est autre qu’une répétition du manifeste Laurier.Il fut écouté dans un religieux silence.Enfin le discours du troisième Copenhague, 20.— Le procès en Cour martiale d’un prisonnier français a mis au jour le fait caché jusqu'ici que d’entrepôt de l’intendance,! New-York à Augsbourg, Bavière, contenant du foin, de la paille et de la farine, de la récolte de Lan dernier, pour la valeur d’environ un million de marks, a été détruit par un feu allumé par un incendiaire.Le prisonnier a admis avoir allumé l’incendie et a été cohdamné à mort.Toronto, 20, — Depuis hier, la pression atmosphérique a considérablement diminué en Ontario et dans Québec et s’est maintenue très elevee dans les Etats du Pacifique.! Lue légère neige est tombée en Ontario et dans la région ouest de Que- ' bec; partout ailleurs la températu-l re est belle bien qu’elle incline vers le doux, dans l’Ouest.Grands Lacs et Baie Géorgienne: vents modérés et frais du nord ouest vers l’ouest; quelques averses*» locales et rafales de neige; généra-T lenient beau, plus doux aujourd’hui et demain.Vallées de l’Ottawa et du Haut haint-Laurent: chute de neige au- > jourd’hui; beau et plus doux demain.Bas Saint-Laurent, golfe et rive nord : vents frais de l’ouest au sud, ! nuageux et frais avec quelques tom bées de neige.Provinces maritimes: vents frais de l’ouest au sud, beau et frais jourd’hui; quelques chutes de ge et grésil ce soir et demain.Lac Supérieur: venls modérés de! l’ouest, généralement beau aujour- ! d'hui et demain avec quelques changements de température.Provinces de l’ouest: beau et doux aujourd’hui et demain.RELEVE DU THERMOMETRE Prince Rupert .Calgary .Winnipeg ., .Sault Ste-Marie.Toronto ., .Ottawa.IMontréal., 'Québec .Halifax.au- ; nei- Max.Min 58 44 66 34 58 28 34 26 36 30 24 18 20 18 24 14 40 24 42 34 IDccès ter les étaient intéressés dans ce cas, ont, par la voix de leurs représentants,! déclaré que ces exemptions ne devraient pas avoir lieu.Une voix.Est-ce que Sa Grnn- UNE RIXE SANGLANTE EN POLOGNE Gopcnhague, 2Q.- Une rixe sanglante a eu lieu dernièrement, dans un camp d’internement, près de Kolish.en Pologne.Un détachement de Polonais avaient été internés dans ce camp, il y a plusieurs mois, pour avoir refusé de dèur Mgr Bruchési a été de cet avis?I Pi’ètcr le serment d’iilh rance uux M.Doherty, — .Monseigneur Bruchési ne faisait pas partie de ces iules téressés.D’après l’acte, le clergé est en exempté, car dans l’église entholl- , ., que, le mot "clergé" comprend rhn- hir leur serment, que homme qui a reçu les ordres eux, armes de mineurs ou majeurs, ù partir de In ri’* e* ,oul tonsure jusqu’au sacerdoce.Or dans (Suite d la sixième page) souverains austro-allemands.Quelques-uns des prisonniers ayant appris qu’un groupe de leurs frères de détention se proposaient de Irase ruèrent sur marteaux, de pierce qui leur tombait sous la main.Les Allemands exilèrent les loyaux Polonais dans un camp séparé.ILS ONT ÉCHAPPÉ AUX PIRATES Londres, 20.— La chaloupe non encore retrouvée du vapeur américain “Rochester”, roulé par un sous-marin allemand, le 2 novembre, vient d’atterrir dans un porl dTr lande, annonce aujourd’hui muté.La chaloupe contennil 5 hommes, les seuls survivants d’un équipage de )2.GERON.- Mort nu clinmp d'honneur.M octobre 1H17, A l’Age de 2.1 mis et ^ ttERGERON.le ____ _ _ __________ %Atig 9 Jours.Joseph, flU'regrettiS de ("À’d?in îler-geroti et d'Iintma Abram.l,e service nu-ru lieu jeudi, le 22 courant, A 7 heure» 80 précises, dnns l'église du Snint-Kurmit-Jé-siu du Mile-F.nd.Purent» et «mis priés d’y ussister.sont DECKS A MONTREAL ARCHAMHAI I.T, Justlnn ttrossenu, 47 nils épouse de Jules Arclinmbnult.bourgeois! Pure Lafontaine, 88.BARIUÎTTE, Marcel, S mois, enfnnt de Wilfrid itnrrettr, commis, rue Fabre, ins BEAUDRY, Albert, 2!) nus, tailleur, rue Vn-lois, 1711.BOUTHII.LET, Eugène, 10 ans, Workman, 813, !C.AHKiNAN, Onéstnie, 80 uns, rentier i.\mi-| vont (iouin, l'.'fvl.mouleur, rue boule-commis, rue PI.Sl’ATIK, Wlllirod, 31 an», Ontario, 2(i.r, est.t)li LA ( ASINH.UF., Théodore.01 mis, courtier d'nssurnucc, Montréid-Sud.OAfiNK, Adolphe, 82 nus, rentier, OAtc de» Neiges, 1850.(îRAtTON, Pauline, 2 nus, enfnnt de Jos.Grntton, gérant, rue St-Jacquc», piofl.HF.NAI LT, Sinai, 3 moi», enfnnt d'Kmerv .^ ,.w., , Hennult, bnrbler, rue Ontario, 1111 est.employés de chemins de fer sur les,1 Vi\\V,n'i,u:'o,l,'.'l,i'’Mrn ,,ns',n,'r|’r'’n'’,'r’r,, Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier B X1MUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.Môme dote l'an dernier.Aujourd’hui min*mum.Même date Tan dernier.BAROMETRE DEMAIN BEAU ET PLUS DOUX douze imm ONT inpi ayrolUN CANDIDAT J MtsbiMO SERA ARRÊTE METTE BAGNE POUR VIE Les unionistes réussissent à mettre des candidats ; L’ANNIVERSAIRE dans la plupart des autres comtés du Québec et ne peuvent obtenir que huit acclamations dans les autres provinces.— Dans plusieurs comtés du Québec, des libéraux se font la lutte.— Les ministériels sont malchanceux.Ottarla, 20.— Sir Wilfrid Laurier |libéral, a, pour adversaire, M.Ho-a fait acclamer dans le Québec douze i noré Grenier, avocat, unioniste, et ! tie ses candidats, cependant (|iie sir;M.Marceau, marchand de Saint-Ma-1 Hubert Borden ne réussissait à faire élire cpie huit unionistes dans l’Ontario, dans l’Ouest et les Provinces Maritimes.Les libéraux élus dans la province de Québec sont: G.-II.Boivin (Shef-ford); le docteur Hennas Deslauriers, (Sainte-Marie, de Montréal) ; M.Jacques Bureau, (Trois-Bivières) ; J.-E.Prévost, (Terrebonne); le docteur Béland, (La Beauce); O.Brouillard.(Drummond - Arthabaska); .1.-E.Fontaine, (Hull); H.-A.Fortier, (Labelle); L.-J.Gauthier.(Saint-Hyacinthe); L.-J.Papineau, (Beau-harnois); L.-T.Pacaud, (Mégantic) ; le docteur Béland, (Beauce); Sirnéon Délisle, (Portneuf).—12.F,es unionistes élus, dont les noms nous sont parvenus, sont: M.W.-D.Fielding, (Shelbourne) ; Robert Cruise, (Dauphin); .1.Johnston, U.est Moutain); J.-A.Maharg, (Maple Creek); N.Burrell, (Yale).—S.Comme on peut le constater, le gloire, comme libéral-indépendant.L’écheyin Dussault est candidat dans Québec-centre et Québec-sud en opposition aux candidats libéraux et unionistes dans ces deux divisions.On lui prête l’intention de se retirer du comté de Québec.Dans Mégantic, M.Pacaud qu’on annonçait tout d’abord élu par acclamation a pour adversaire M, Louis Roberge, unioniste.A Mont-niagny, un candidat unioniste a fait son apparition au dernier moment dans la personne de M.1.Blais.M.Armand I.avergne et M.Aimé Des-chènes sont aussi candidats.Partout ailleurs, les candidats sont ceux dont les noms ont été publiés, hier.ACCLAMATION NON CONFIRMEE.' i Ottawa, 20.— (De noire corres-! pondant).— L'acclamation de M.j Burrell dans Yale, C.-A., n’est pas vieux chef du parti libéral a eu les | confirmée.Dans Queens-iShelbournc, honneurs de la journée d'hier.Le ion s’étonne un peu que les libéraux peu de succès des unionistes a sur- n’aient pas offert pris tout le inonde.L’on croyait que l’Ontario et l’Ouest donneraient une trentaine d’élections par acclnma-lion, mais le résultat d'hier a décontenancé les bleus.DANS LE DISTRICT DE MONTREAL Le bilan libéral d'hier annonce dix élections par acclamation dans le district de Montréal, faisant ainsi nordre le poussière aux bleus qui )nt enregistré un zéro bien dessiné.Dans la plupart des comtés dans la ville de Montréal, et ailleurs, ce sont pour la plupart des libéraux qui se ’ont la lutte.D’unionistes,on n’en voit presque pas, car plusieurs se déguisent sous des étiquettes moins compromettantes que celles de l’unionisme.Il est facile de s’apercevoir que 'ertains candidats s’affrayent d’être ippelés libéraux-indépendants, cependant que d’autres qui se proclament indépendants ne veulent pas être confondus avec les unionistes.Tels M.Arthur Ecrément dans Berthier qui se dit libérai tout court et le docteur Camille Bernier qui se déclare formellement anticonscrip-Monniste.Ce dernier est passe ce matin à nos bureaux et nous a déclaré n’avoir rien à faire avec le gouvernement.DANS LE DISTRICT DE QUEBEC Nous recevons de notre correspondant de Québec, le compte rendu de ce qui s’est passé hier dans le district de Québec: DANS LA REGION DE QUEBEC.H y a deux élections par acoJama-tion dans le district de Québec sur un total de 21 comtés.Ce sont celles du Dr Béland, dans la Beauce.et de M.Siméon Delisle, clans Portneuf.Partout iiillcurs, il y a contestation, et dans certains comtés ont surgi au dernier moment des troisièmes candidatures dont quelques-unes causé quelque surprise.C’est le cas, par exemple, dans Lolbinière où M.Thomas Vien a été mis en nomination en opposition ù M.Portier, libéral.et à M.Rousseau, unioniste.M.Vien est l’associé de M.Fran-eoeur, le député local cl ça n’a jamais été entre celui-ci et M.For-Mer.Dans Dorchester, M.Paquet, dont nn annonçait la candidature, n’a pas élé mis en nomination cl M.Cannon fait la lutte seul à M.Sévi-gny.Dans Bellechasse, M.Fournier, pas offert d’opposition à M.Fieldÿig mais pn se rappelle que celui-ci se présente comme libéra F sauf en ce qui concerne la conscription.Il en est de même d’un bon nombre d’unionistes alignés hier devant Télectorat.NON PAS COMME UNIONISTE Québec, 20.— M.J.-T.Chénard, candidat oppositionniste dans Ri-morski, est arrivé à Québec, ce matin.M.Chénard déclare positivement qu’il se présente comme candidat du peuple anticonscription-niste cl non comme unioniste.¦ GRANDE ACTIVITÉ AU FRONT ANGLAIS L’ARTILLERIE RRIT A X X I Q U E FAUCHE LES ARMEES TEUTONNES.— L’ENNEMI BOMBARDE, MAIS NE LANCE PAS D’ATTAQUES.Londres, 20.— Passant en revue les opérations de la semaine dernière, sur le front anglais, le cor-J tribunaux les flagelleraient de respondent de l’agence Reuter dit : belle façon.Pendant la semaine, l’artillerie DE SIR WILFRID Sir Wilfrid Laurier célèbre aujourd’hui le 7fie anniversaire de su naissance.Le chef libéral est en bonne santé et semble très satisfait du résultat de la journée d’hier.Il a reçu un grand nombre de télégrammes de félicitations.Sir Wilfrid doit prendre la parole à Ottawa mardi prochain et partira le lendemain probablement pour Winnipeg.Ce matin, te chef libéral s’rst rendu à son bureau où il a reçu les dépêches venues de tout le pags et il a continué de communiquer avec ses amis pour ce qui concerne la laite et scs p roc h a lus voyages.ON FUSTIGE LA POUCE DES ECU EY INS PORTENT DES ACCUSATIONS CONTRE LE DEPARTEMENT DES AGENTS DE LA PAIX; D’AUTRES S’EN FONT LES DEFENSEURS — IL FAUT DES REVENUS.S’il faut en croire certains éche-vins, notre département de police serait loin d’etre exempt de reproches.Mais la majorité des membres du conseil ne veut pas ajouter foi à toutes les rumeurs que provoque cette expression d’opinion pessimiste.Il a été facile de le constater cc matin au caucus des échevins.Comme on remettait sur le tapis l’incident Savard, quelqu’un suggéra de former un comité pour étudier à fond cette question, en donnant pour raison qu’ “il faut mettre le bureau des commissaires à sa pTacej une fois pour toutes” et que “le meilleur moyen d’arriver à ce but, c’est de lui faire subir une enquête”: dans les circonstances, prétend-on, “il n’a pas fait son devoir.” Et cet échevin ajouta même: “Il y a assez longtemps qu’il court des bruits sur le département de police: il n’y a pas de fumée sans feu.” Un autre échevin, profitant de la circonstance pour rappeler les déclarations qui ont élé faites au procès des dynamita rds.a appuyé son collègue én disant que si l’on faisait :in procès aux détectives qui ont violé la loi en maintes circonstances, les la r.v unioniste du district Cette sentence est portée par le juge Pelletier, contre le fameux bandit trouvé coupable de tentative d’assassinat sur la personne du chauffeur Therrien.— Le procès des pseudo-dynamitards est remis à la session des assises de mars, un des jurés étant gravement malade.MONTREAL AURAIT FORGE DES\ SIGNA TI RES B ELECTEURS SUR SON BULLETIN DE PRESENTATION — UN AUTRE CA2V-DlDAT SE VOIT SAISIR SON DE-\ POT.De la sensation en perspective chez les libéraux.Cet après-midi! vers les deux heures, un candidat unioniste dans un collège électoral voisin de Montréal se; ait arrêté sous d’accusation d'avoir faussé certaines signatures d’électeurs sur son bulletin de présentation.On posséderait plusieurs affidavits d’électeurs dont îles noms apparaissent sur le bulletin1 .de présentation de M.Q.dèela- Alouette rant que jamais ils n'ont apposé leur signature sur ces papiers.Charles-Edouard Monette.un des ’ temps cependant, tous les inculpés, eudo-dynamitards, trouvé demie- | moins Desjardins, Lallumière.Tremblay pse renient coupable de tentative de meurtre sur la personne du chauffeur Conrad Therrien, a été condamné ce matin au pénitencier pour la vie par le juge Pelletier, siégeant aux Assises.fut amené à la barre et déclara n’avoir rien à dire avant que a sentence soit prononcée.Le juge nd.Eu plus d’être arrêté, le candidat,1 l,rellrt.immédiatement la parole: Vo-s’il est trouvé coupable, peut faire *re cnîne lles .fd’ave, dit-il, et annuler son bulletin.i v«us nen êtes Pas a votre premiere Chez les libéraux, on ne veut pa s ('f fensc e- en e j fet vous ayez été con-divulguer les noms mais on ne se damne en Ulb a W mois de prison gêne pas pour dire que cette affaire pour cambriolage, une deuxième fois sera un gros événement.ensuite a 12 autres mois pour avoir Et à part ce scandale de tout à eu etn vo.tre Possession , des mstru-Theure, on a aussi une histoire sans _seATi?n: .au 1wte pour a 1ère insertion et 5 bous pour les insertions buds queutes.REMERCIEMENTS:—Un sou le mot avec uc minimum de 25 sous.Toutes 1rs annonces ci-haut mentionnées ‘¦oni de (i insertions consécutives pour le i>rnr d» A pavées.SITUATIONS VACANTES AGENTS — Des bons producteurs d’assurance-vie trouveront un contrat avantageux et rémunérateur en s’adressant au gérant, La Sauvegarde, !)2, Notre-Dame-est, Montreal.__ A LOUER JEUNE VEUVE anglaise bien élevée, voudrait partager son apparie ment avec dame française de bonne éducation.Références demandées.!)8 Stanley, npp.-r>, A VENDRE A VENDRE.— Au Sault-au-Ré-roliet, 4 terrains clairs.Chance exceptionnelle.Une vraie aubaine pour personne exemptée du service militaire.Ecrire à Conscrit, Casier 7, “Le Devoir”.ACCESSOIRES ELECTRIQUES Garnitures eleetnques pour sept pièces, $7.50 et plus.Echantillons domes, electroliers, moitié prix.Assortiments électriques en gros.Chambly Electric, 332-Est, Mont-Royal.FOURRURES.— Manteaux mouton Perse $80, Seal $75, sets renard, loup, vison.Parure grand luxe seal et “fitch”.Salon de fourrures, 500, Saint-Hubert.PROPRIÉTÉ À VENDRE Messier, 1197, près Marie-Anne.Cottage serai-détaché, deux étages, sept pièces confortables, libre d'hypothèque, bon marché.Propriétaire, St Louis 3477.DIVERS APPRENEZ L'ANGLAIS CHEZ VOUS.Peu importe où vous demeurez, vous pouvez apprendre à parler.lire et écrire l’anglais par notre méthode agréable, facile, peu coûteuse.Demandez notre catalogue descriptif.International Correspondence School, 745 rue Ste-Ca-therine ouest, Montréal, Canada.VOLAILLES DE RACES PURES Nous ofIrons des burgains extraordinaires pour les quinze jours suivants: Trios canards Pékin, sauvages, domestiques, coureur Indien, à $(>.00.Canards mêlés Pékin et Courreur Indien, à $5 le trio; .'10 belles pou-ettes mêlées du mois de mai, prêtes h pon-Ire prochainement, $1 pièce; poulettes Vyondotte blanches de choix, aussi Ply-nouth barrées et blanches; Leghorn bru-ies et blanches; 500 poules de choix doutes races au prix de In volaille commune; 10 Soules Wyandotte blanches et un cochet de I livrer le moins, île l’année, pour $20.00.Trois poulettes Livourne blanches et mi locbct, $7.00.Plus jeunes, qunt** poulet-Irs et un cochet, $5.00.Cinq poiilettes Libourne brunes et un cochet, $10.Neuf poll’s Campincs argentées, $15.Oies Toulouse, *nons, Pintades, lopins, de toutes sortes.Catalogue illustré, 15 gravures, à 15 sous >nr malle.Traité élémentaire sur l’élevage lu dindon, 25 sous par malle.Incluez tou-ours timbres pour autres informations.A n-RMi: AVICOLE YAMASKA, SA1NT-1YAC.INTHE.Qué.ANGLETERRE RUSSIE LLOYD GEORGE S’EXPLIQUE AUX COMMUNES A la suite d’une vive critique de M.Asquith, au sujet du projet d’un conseil de guerre interallié et de la politique passée du gouvernement, le premier ministre présente une défense très habile.— Ses admirateurs disent que c’est un triomphe.,1.O.LAUZON, (510 Mont-Royal-est, 5aint-Louis, 5390.Marchand de pia-10s, pianolas, Columbia Grafonola-Disques, machines à coudre.Condi-lions faciles.BUANDERIE LAVAGES de familles demandés, lumides, 90s ; séchés, $1.15 ; linge uni repassé, $1.55 la boite.DOMINION I SUNDRY, 298 Carrières.St-Louis 6302.Londres, 20.— Hier après-midi, M.Lloyd George s’est défendu à la Chapibre des Communes contre la plus sérieuse attaque qui ait été diri-eée contre son administration, et en tant qu’il s’agit rie la Chambre ries Communes, sa défense a été très heureuse.Les admirateurs riu premier ministre appellent cela un triomphe.L’attaque a porté sur 2 points, la nature riu conseil rie guerre dont M.Lloyd George a annoncé la formation à Paris et la condamnation par le premier ministre rie la strategie des Alliés dans le passé.M.Asquith a été le porte-parole rie l’opposition et a prononcé un discours (pii n’a pas eu le ton d’une attaque, mais a été plutôt une vive critique riu projet (le conseil interallié et une défense rie l'ancien gouvernement Asquith.Le premier ministre a répondu par un rie ces discours combatifs qui l’ont rendu fameux.M.Asquith a basé ses critiques sur deux points, le fait que le nouveau conseil rie guerre viendra en conflit avec l’état-major énéral et qu’il y aura deux corps militaires et consultatifs, et le fait que la marine nYst pas représentée dans le conseil.M.Asquith a déclaré qu’il est d’importance vitale dans cette guerre qu’il y ait rie fréquentes consultations entre les hommes d’Etat ries Alliés et une coordination rie leurs efforts aussi complète que le permettent les circonstances.Il verra d’un bon oeil tout moyen d’assurer une consultation et une coopération,mais condamnera toute organisation empiétant sur la responsabilité des états-majors généraux envers leurs gouvernements et constituant une dérogation à l’autorité et à la responsabilité légitime de chacun ries états-majors ries Alliés envers leurs gouvernements respectifs.M.Asquith s’en est pris ensuite au discours prononcé par le premier ministre à Paris et à la rhétorique creuse riu premier ministre.Il a dit que le conseil de guerre n’aurait pu empêcher les événements survenus en Russie et il doute que ce conseil serait intervenu dans l’exécution d’heureuses offensives sur le front occidental, pour préconiser des entreprises plus attrayantes ailleurs.Les An dais n’ont aucune raison d’a-voir honte de la part qu’üs ont prise dans cette guerre.Us ont assuré la liberté des mers Ils ont accru leur armée jusqu’à 70 divisions, ont mis leurs arsenaux et leur crédit à la disposition de leurs alliés, et continueront de le faire jusqu’à la fin.M.Idoyd George a déclaré en commençant qu’il est heureux de voir que M.Asquith reconnaît le principe rie la nécessité d’une plus grande coopération entre les Alliés.Mais tout en confessant que le système actuel n’est pas suffisant, M.Asquith ne veut pas reconnaître, que les Alliés en ont souffert beaucoup.Je pense, a déclaré l'orateur, que je l’ai dit explicitement à Paris, que les Alliés ont beaucoup souffert du système actuel et ce n’est pas la faute des individus.Les critiques que j’ai formulées au sujet du passe n’atteignent ni état-major ni commandant en chef, ni dans ce pays ni ailleurs.Le commandant en chef ne doit considérer que le front qui lui est confié.Répondant à l’objection que M.Asquith a passée sous silence, mais que d’autres ont formulée, à savoir, que la formation du conseil de guerre interallié est une tentative d’ingérence des civils dans les affaires mi-itaires.M.Lloyd George a déclaré que tord Kitchener a été le premier en 1915.à suggérer l'idée de ia coordination des efforts.Cette idée a été LA FAMINE IMMINENTE C’EST LE PERIL QUI ACTUELLEMENT MENACE LE PLUS ANCIEN EMPIRE DES CZARS.— LES ADVERSAIRES D'HIER S’UNISSENT CONTRE CE NOUVEL ENNEMI.Londres, 20, — Le problème alimentaire en Russie est devenu soudain plus pressant que la question de la révolution ou de la contre revolution, non seulement à Pétrograd et à Moscou mais aussi au front, sui- Cartes professionnelles et cartes affaires AVOCATS Caiier poatal 35B.— Adresse téMKrBphlque, “NsIihc.Mniitrésl”.*41 tfsln mo mi.Codes : Isbors We.T Un.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT RT PROCUKKUR dtfice iranaportetioD — âtue âMint-Jacquni MAURICE DUGAS, LL.L.4 TOC AT 19.RITE SAIXT-JACQUES Résidence : Zeob i.venue du Care.Rockland, 24M.suggérée pour la seconde fois par les chefs d’état-major des Alliés en juillet de cette année.Les avantages du projet de conseil interallié sont doubles: les informa- ‘U;,V",,"“ !‘”‘‘'ApéTi^ Gadbou.LL.L„ lions qui sont à la disposition de vaut une se rie de tékgrammes «tçm c chacun des Etats alliés seront à la la Londres, hier de 'btiograd, J disposition du conseil central et le .Moscou et dOdissa.> -p nouveau conseil sera un corps per- a famine semble « { .• ¦ .inanenl.Les états-majors des Alliés baè que la force rtes armées a iela ne se sont réunis qu’une fois par an- Mul® calme.A pi .née, pour surveiller la stratégie à les UU‘V!H‘S ^ ripts p?«.artisans suivre sur un front de plusieurs mil- pacifistes et les cadets, le.P • _ tiers de milles.C’était une impossi- «'c Kerensky et ceux de Lemne se bilité absolue.Par exemple, au sujet sont pour combattre Uiincnu de l’Italie, les Anglais auraient bien commun, la faim dans un effort eu quelque chose à dire au sujet de pour congurerledésastre duiscnible ce front, mais les Italiens étaient res- presque inevitable, vu J» rtésorgani pensables pour leurs propres opéra- ^lion des moyens de transport et 4a Lons * destruction considerable des maga Tout ce qui affecte le front italien «ns et; des a-PProvisionnemenLs affecte le front anglo-français et voi- Generaflement pai ai t la «tuation là pourquoi il faut autre chose que politique est la consultation d’officiers de liaison onl été vicloneux p.et l’assemblée des ministres et ries |télégramme de Moscou dit.La luttt chefs d’état-major, I ou 2 fois par dans cette ville a dure du 7 au 15 et annce.il faut un corps permanent qui s terminée p.i une, 'icto » surveille constamment les événe-; P.,ete jlll,B°lph;i'viki._ Les pertes nicnts et transmettre constamment , vies s elevent a plusieurs niiwiers, e des conseils au gouvernement.Il y a dommages materiels sont i -bien des choses à dire en faveur d’un dernbles, y compris Its habitations conseil naval sur le modèle du con- dans plusieurs quartiers.lout est seil militaires, mais c’est une chose câline, maintenant, et 1 Ordre est ex-très différente.! ÉeJlGiTt.^ Passant ensuite à son discours de l ne dépêche d Odessa pai lant de Paris, M.Idoyd George a affirmé U -situation a Kiev, dit: Tout .que ce discours n’a pas été pronon- crime maintenant, a près une pel loch cé dans la chaleur de l’improvisa- ; de smeux desorrire-s.^ tion, mais a été soi neusement pré- ! Kes depeches de l etrograd man paré.II esl allé à Rappalo avec un : dent que le Bolchevik, est entière-document soigneusement préparé etlm.c,d victorieux, que te prennei im-approuvé par le cabinet, mais il se ' ni;slr
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.