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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 31 octobre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1917-10-31, Collections de BAnQ.

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VOLUME V!II—No 256 MONTRÉAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO « ALormernents par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.gf> 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 m Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 746 ! RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / LE CANADA VENDU Le ministère de la trahison nationale-Que fera M.Laurier ?.attention publique sur les seuls agisse-! vents et marées, peut augmenter, ;et.Ce n’est pas de Londres mais de Washington, «Joubier son prix de vente et sortir ' ,, , 1 „.„„ (victorieux de cette très rude epreu- : New-\ork, qu Ottawa prend aujourd hui ses 0I'iVre Yoilà un iournai qui est aimé et national” ont tort de concentrer ments de Downing street ou plus exactement de Ncw-iui», ,,,, ^i^nu , Vre voilà un journ dres; c’est la haute banque de New-York qui fait notre politique commet ]u ])l)Ur sa doctrine elle fait la politique des Etats-Unis.U bre, à 0 h.10 m.du soir.** 0SR1II8R8 KBUft* LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier ; DEMAIN CHUTES DE NEIGE.GENERALEMENT BEAU MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum .44 Même dale l’an dernier .50 Aujourd’hui minimum .32 BAROMETRE 8 heures a.m., 29.90 ; 11 heures 29.92 ; 1 heure p.m., 29.95.a.m., ON TRAVAILLE CHEZ Me GODIN LES DEMANDES D’EXEMPTIONS • CONTINUENT D’AFFLUER ET LES ENROLEMENTS SONT RA-HTSSIMES.— LES TRIBUNAUX COMMENCERONT t SIEGER DES LE 10.— AU SUJET DES EXEMPTIONS AUX ETUDIANTS.7 - ruche de M.Gudin, sise au premier étage de l'immeuble Drummond est en activité comme de plus belle.Les employés et employées, jeunes avocats, médecins, anciennes copistes d’avocats, se mettent plus au courant de l'ouvrage qui se fait plus méthodiquement.Tout sera prêt pour la mise eu marche de la machiné, le 5 novembre prochain.Depuis hier on a reçu 1,303 demandes d'exemptions et 54 demandes d’enrôlement.Les bureaux médico-militaires ^continuent leur travail et les escouades volantes qui ont visité les grandes maisons, achèvent leur travail.Me Godin dit que tous les patrons de grandes manufactures qui veulent faire examiner leurs employés n’ont qu’à faire la demande d’un bureau volant et on en organisera un.Dans les districts avoisinants il sera créé de nouveaux bureaux médicaux, cet après-midi.et ils se mettront en fonctions avant la fin de la semaine.Quelqu’un demandait si les séminaristes et les Frères d’âge militaire étaient obligés de demander leur exemption.Le régistraire dit qu’il n’y a rien dans la loi qui les exempte de cette formalité.Ils devront donc signer leur formule avant le 111 ou se présenter eux-mêmes, les 8, 9 et Kl, et on leur assignera un jour pour aller exposer leurs raisons devant ies juges.On disait dans les cercles universitaires, hier, (pie les professeurs et Tmèmc le recteur de ITniversité Laval avaient averli les étudiants en art dentaire, médecine et médecine comparée, qu’ils étaient exemptés du service militaire, à condition de suivie les cours du G.O.T.G.Mc Godin, interrogé à ce sujet ce matin dit qu'il n'a jamais entendu parler de cette exemption des étudiants, qui.selon lui, sont obligés d’obéir à la loi comme tous les autres.Toute la journée il y a une succession de personnes qui vont poser des questions au régistraire, la plupart sonl des veuves et des mères de famille, dont les fils son! de la première classe.Elles posent une foule de questions à Me Godin et partent selon le cas, rassurées ou inquiètes.-4- ri A NOMINATION DU * COMTE VON HERTLING AUCUNE DECLARATION OFFICIELLE N'A ENCORE ETE FAITE A CE SUJET.Londres.31.— Selon des dépêches spéciales d’Amsterdam, aucune Hiéclaration officielle n’a encore été faite au sujet de la nomination du .nromte von Hertling, mais l’on croit iqu’elle est certaine.Le “Lokal An-zeiger”, de Berlin, et le “Neueste ’Nachrichten” de Munich affirment que le comte a accepté la charge; le [¦“Deutsche Tages Zeitung" dit qu’il ^’acceptera et que M.Michaelis de-viendra premier ministre de la (Prusse.D'autre part, une dépêche d’Amsterdam au “Daily Mail” fait dire à .certains catholiques à la Chambre ^bavaroise que la réponse favorable du comte est subordonnée à la condition que M.Michaelis n’obtienne pas un poste officiel élevé et que le comte soit complètement indépen triant des cercles officiels de Berlin.Le “Bhenische Wcstfalische Zei-tiing” d'Essen est indigné de la possibilité de la nomination de von Hertling, chose qui serait une bourde irréparable, dit-il.MM.CALDER ET BURRELL PARLENT À VANCOUVER Vancouver, C.A., 31.— Environ I, ()()() personnes ont assisté à l’assemblée de l’immeuble du concours hippique.hier soir, pour entendre MM.J.A.Cahier et Martin Burrell, parler | du gouvernement unioniste et du besoin de l'union pour le pays.Les libéraux et les conservateurs étaient représentés et l’enthousiasme a été grand.ON VOULAIT LYNCHER M.PR0T0P0P0FF Pétrograd, 31.— M.Protopopoff, ancien ministre de l'Intérieur et l’un des principaux réactionnaires du régime impérial a été transporté de la forteresse de Saint-Pierre et Saint-Paul à Phôpilal, à cause de sa mauvaise santé.Un groupe de soldats a fait irruption dans l’hôpital ét a menacé de lyncher le général, voulant obtenir la confirmation de la maladie du général.On a réussi à apaiser # les soldats et le patient n’a pas été * molesté.DEMAIN_____ Fête de la Toussaint , le DEVOIR ne parait pas SIGNATURE DES BREFS ÉLECTORAUX Ottawa, 31.Il parnil que les brefs électoraux vont être émis aujourd'hui mais que Tan-nonce officielle n’en sera faite que dans quelques jours.Le manifeste libéral sera publié aussitôt après et Ton attend avec intérêt les déclarations de sir Wilfrid à propos de la conscription.L’ÉVASION À LA POLICE ELLE FAIT L’OBJET DE LA DISCUSSION, CE MATIN, CHEZ NOS COMMISSAIRES.-— POUR AVOIR L'OPINION DES EXPERTS.— LE RILE DE MONTREAL.— REPOUSSÉS APRÈS tHOS“'CT “ UNE VIVE ATTAQUE *-a présence du chef Campeau, _____ ^ | ce matin, à l’hôtel de ville, a beau- LES ALLEMANDS NE PEUVENT ^e, “ correspondant officiel de la presse anglaise au Nonf i’alicn".oui est sur le point de emitter T,ordres, écrit nue le bénit que des émeutes ont éclaté à Turin et ailleurs a couru récemment.Le correspondant est eon-vaincu que si le peuple italien ne Petits tarets, petits tarets Laborieux, humbles, discrets, Avec un zèle infatigable.Vous fouillez, forez, avancez.Et par dedans, démolissez, La vieille idole en bois d'érable.Petits soupçons, petits soupçons, Avec de timides façons, .Vous entrez sans que Von vous voie Et minez d’un travail obscur.Silencieux et lent, mais sûr.Un coeur que remplissait la joie.Un grand fracas parmi les airs ! C’est l’idole mangée aux vers Qui sur le pavé tombe et roule.Des pleurs amers, des sanglots fous, C’est l’oeuvre des soupçons jaloux; Un bonheur rongé qui s’écroule ! Camille Bruno.leurs cours seront terminés.A PROPOS DE PASSEPORTS Un grand nombre de personnes se rendent chaque jour au bureau du registraire pour faire viser leurs passeports.Il est peut être bon de dire que ces passeports ne doivent être soumis au registraire que dans j le cas des conscrits de la première j classe.M.Godin n’a rien à faire avec ! les autres.En outre, ces passeports j ne sont pas émis par le registraire,! mais simplement visés par lui.Et de i plus le bureau n’est ouvert que de 9 heures à midi, et de 2 heures à 5.AILLEURS Toronto, 31.— Deux cents repré- ille ‘ sent pas et ne sait pas qu’il peut compter sur l’actif appui de la Grande-Bretagne et île la France, il est certain que le péril d’une paix séparée apparaîtra dans un avenir ; prochain, et qu’il n’y a pas un mo-1 ment à perdre.L’Evening Standàrd j dit : un diplomate bien connu qui j connaît peut-être mieux les ramifications du service secret allemand que tout autre fonctionnaire de ce côté de la Manche, dit qu’il y a péril.si Ton ne prend pas promptement des mesures radicales.La situation en Italie prend pas mal le cours qu’elle a pris en Russie.PRET DES ETATS-UNIS Washington.31.—Les Etats-Unis ont manifesté leur confiance dans Tftalie, au moment de l’épreuve, en lui prêtant, hier.$230,000.000.Gela porte à $485,000,000 les crédits consacrés à l’Italie, jusqu’ici, et à 83,091,140,000 les prêts faits aux Alliés.- Avec ces fonds, l’Italie pourra payer une vaste quantité de charbon et d’autres produits qu’elle a achetés ici, pour ses armées et ses industries.Le gouvernemeiM américain a aussi pris des mesures pour que Tltalie obtienne les premières 100,000 tonnes de cales qui deviendront disponibles, soit 25 navires jaugeant en moyenne 4,000 CONSCRIPTION PERSONNE NE S'ENRÉGIMENTE PEINE CINQ CERTS CONSCRITS SONT PRETS A S’ENROLER JUSQU’A DATE A MONTREAL, SUR PLUS DE 8,500 ENREGISTREMENTS.— ET MALGRE TOUT LES DELAIS FIXERONT LE 10 NOVEMBRE.M.Godin semblait regretter hier que les enregistrements jusqu'à date, ne s’élevassent qu’à 8,566.Sur ce nombre 8,100 conscrits ont demandé Tèxemption, et 460 sont prêts à s’enrôler.Au cours de la journée d’hier, 1.199 enregistrements onl été reçus sentants militaires qui surveillent les intérêts de Tarmée aux tribunaux locaux se sont réunis hier pour discuter les meilleurs moyens à prendre pour la mise à exécution du ser-1 vice militaire.Ces représentants mi- j litaires feront office d’avocats et! leurs responsabilités sont graves.Ils i doivent à la fois travailler dans l’in-j (térèt du conscrit et dans l’intérêt du | pays.m * * Calgary, 31.— Le registraire de l’Alberta a admis hier qu’un certain nombre d'hommes désobéissent aux prévisions de la loi conscriptive.On n’a pas dit de quelle manière ils s’y prenaient, mais ces jeunes gens seront probablement arrêtés et devront expliquer!' leur conduite devant les tribunaux.Winnipeg, 31.— Le registraire E.R.Chapman, du Manitoba, publie les chiffres officiels suivants : 9,880 demandes d’exemption ont été reçues au bureau, et 1,365 enrôlements.Hier, 260 hommes sont allés aux bureaux de poste, 188 ont demandé des formules d’exemption et 72 des formules d’enrôlement.j / j OURRURES au/iert); Manteaux de FOURRURE 1 « Comme manteaux de fourrure pour la ville, nous offrons à notre aimable clientèle féminine un ehoix très imnortant de modèles inédits en Hudson seal, Baltic seal ou Near seal, relevés par de riches garnitures en lynx, en écureuil, en castor ou en Alaska.Ces garnitures, qui sont du plus bel effet, consistent en un grand col, chic et confortable, de hautes manchettes, une large bordure, et deux panneaux mobiles, placés sur les côtés, qui, vu les poches dont ils sont munis, peuvent tenir lieu de manchon.Ces panneaux se suppriment à volonté.i PROVINCE DF.QUEBEC, District «le Mont-réal, Cour Supérieure, No 948.— William Jalbcrt et Georges Jalbert, tous deux de Quebec, “Quebec Coal Company”, demandeurs, vs Murray Slater, défendeur.Le neu-i vième jour de novembre 1917, à dix heures de l’avant-midi, au No 218 rue St-Jacques .(chambre 14), en la cité de Montréal, se-] ront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette j cause, consistant en un bureau, une chaise- i fauteuil, etc.Conditions : argent comptant.; M.1.A.DeCrUes, H.C.S.Montréal, .31 octobre 1917.Nous avons on outre un rayon spécial de MAN-TEAUX EN VELOURS TRES ELEGANTsTtRES CONFORTABLES~eTPAS CHERS dutout.Ils sont chez M.Godin; 1,054 conscrits veu- i province pe Quebec, District «te Mimt- leni se faire exempter, le reste, soit ^al, (")u,r %0?- - .„, i - .',i ,, ¦ i Auguste Lavigne, faisant affaires seul sous ()0 Ollt Signe hi lormu.e déni oit-)|C nom (p.Oie Joseph Paquette, «teman- ment.Le chiffre officiel qu’un grand nombre 8,566 fait voir de jeunes gens tonnes.Aujourd’hui, les 2 premiers ’ na Cic Marchand Frères, demanderesse, vs IL T.Brown, défendeur.Le 9ème jour de novembre 1917, à une heure de l’après-midi, au ‘ domicile du dit défendeur, au No 297 rue Old Orchard, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et I effets du dit défendeur saisis en cette cause, ! consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.L.Gravel, H.C.R.Montréal, .31 octobre 1917.PhÜYINC.i; DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit^ No 7171.— J.A.Moiteur, de Montréal, demandeur, vs T.1».Gé-linas, du même lieu, défendeur.Le 12ème jour de novembre 1917, à dix heures de Pavant-midi, nu domicile du dit défendeur, au No 1094 rue St-Denis, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en un piano et articles de ménage.Conditions : argent comptant.G.A.Normandln, H.C.S.Montréal, .'*! octobre 1917» PROVINCE DE QUEBEC.District de MÔttl réal.Cour Supérieure, No 3054.— John Morrow, demandeur, vs John Morrow, défendeur.Le lOème jour de novembre 1917, à dix heures de Pavant-midi.au domicile du dit défendeur, au No 117 rue Davidson, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.S.Ca Marson, IL C, S.Montréal, .30 octobre 1917.unis ou garnis de belles fourrures.Comme toujours, nos prix sont les plus avan- tageux.ïk 130, rue Saint-Denis.oAkMiiiiuiiiiiiiimMFjïïi» PROVINCE DK QUEBEC, District de Montreal, Cour de Circuit.No 1003.3.— L.Godin, demandeur, vs D.Lévesque, défendeur.Le 9èmo jour de novembre 1917, à onze heures de Pavant-midi, nu domicile du dit défendeur.au No 710 rue Centre, en la cité de.Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du (lit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.L.Gi*avcl, H.C.S.Montréal.31 octobre 1917.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit.No 5851.— U.Gauthier, demandeur, vs .1.P.Marois, défendeur.Le 9èmc jour de novembre 1917, à deux heures de Paprès-midl, au domi'rile du dit défendeur, au No 921 rue St-André, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les bien* et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, ete.Conditions j argent comptant.L.Gravel, H.C.S.Montréal, 31 octobre 1917.PROVINCE de QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 1229.— C.Auger, demandeur, vs O.Legault, défendeur.Le 10e jour de novembre 1917, à dix heures de Pa-vant-midi.au domicile du dit défendeur, au No 0.39 rue Delorimier, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effet** du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de mé-i nage, rte.Conditions : urgent comptant.C.* Osier, H.C.S.Montréal, 30 octobre 1917 PROVINCE t)E QUEBIT .District Re Montréal, Cour de Circuit, No 1.3452.— Montreal Abattoirs Limited, demanderesse, vs Rose Alma Dufresne, épouse d'Henri Bastien, faisant affaires seule sous le nom de H.Bastien et C.ie.défenderesse.Le douzième jour de novembre 1917, à onze heures de l’avnnt-.midi, au domicile de la dite défenderesse.mu ’m» 024 rue Mont-Boval Est, en la cité» de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, H.C.S.M< ’itréab ';i octobre 4917.________ PROVINCE DE QÜEBËË, District de Mont-réal.Cour Supérieure, No 270.3.— Charles Auguste Lavigne, faisant affaires seul sous le nom de La Cio .fovnh Paqnetto deman-Vur vs Tremblay et Francocur, défendeurs.Le, douzième jour de novembre 1917, n dix heures de Pavant-midi, i\ la place d’nffai-r u des dits défendeurs, nu No 25 rue Stc-Julie, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets des dits défendeurs saisis en cette cause, consistant en “fitting”, outils, 1 automobile, ete.< ondltions : argent comptant.J.E.Coûta H.0 S.Montréal.31 netohrr’ 1917 Lisez le NAitmNAjLiâTL.et vous aurez fait oeuvre utile et Feuilleton de la page du Foyer La Double Montée par Berlhem Bontoux Le “Devoir 14 (Suite) —Ce n’a par, été sans peine, di-fsait-M’ en souriant, que j’ai vaincu le tralditionnailisni'c un ipeu excllusif de nos paysans vk-ià-vis de 'l'exploitation de lia terre.Quand j’arrivai à la Eeuiil'ée, ils en ôtai en1! encore à 1781).Naituirciltemenit, la jachère était en honneur 'rirez eux.Aussi se ré-crkiient-ils quand ills me voyaient ' intervenir les isenruaiiles de façon à faire rendre a nos champs He maximum ide production, ,1c les vois encore 'dodeliner 'de lia tête lorsqu'ils s’aperçurent que' par un «drainage ingénieux de nos (prairies, Teau stagnante, qui ies tranisifonmait en marécages, venait s'écouler dans un êlianig qui est un a internant lie plus beau joyau de lia Feuilllée.Activement secondé par ma mère, qui pense, comme moi, qu’iî faut user des uti.lies inventions modernes, j'ai pu arriver peu à peu à habituer nos ruraux à se servir du merveillirux outi'Cage aigri colle que nous a envoyé T.Amé.rique.Et aujourd'hui, H n’est pas un d'entre eux qui ne vienne emprunter au château tes moissonneuses et batteuses mécaniques qui leur permettent de faire rapidement leurs travaux, malgré Je manique de bras de plus en plus désastreux, par suite id« .l'émigration continuelite vers les (grandies villes.Peut-être est-ce une illusion, mais il nous parait qu’en apprenant à nos gens à a,inner la terre, à se servir «Telle au mieux de leurs intérêts, c'est encore une sorle d’apostolat patriotique que nous faisons, ma mère et moi.- —Vous avez raison,, mon cousin,, et puisqu’il! ne vous est pas permis de coiusa'crcr à la France votre épée, vous ne sauriez employer plus uti-kiment votre vie intetlll'ilgente et cor-dôate qu'à crttie mi'ssion à l'intérieur du pays.—Oh! nous avons de granldes am-bitionsi, ma mère et moi.Gamme l’industrie mangue tôt alterne ni dans nos environs inintediats, nous songeons à y introdiuire 'l’élevage des mûriers auquel nos terrain;, sc prè-terniônt à mcrveile.Une de nos prairies est 'd'éi)à transformée en pépinière, où nos paysans viennent prendre Ides plant,s.InutHiè de vous dire que nous favoriisons ces essais de notre mieux.Seront-ils pour nous une source de fortune?En tout cas, ne serviraient-ils qu’à rapprocher tes ruraux de leurs guides netnrcils,, ne serait-ce pas déjà un gain?Et peut-être cela aiderait-il aussi à enrayer la dépopulation de ¦nos villages.Bctfty avait suivi Tentretien avec, une attention singulière.Sans s'y mêler, même par un mot, tes fluctuations de son visage 'mobile avatent révélé à Pierre, qui leur faisait face à toutes deux, combien elle s'intéressait aux choses ide la vie ru- rale, et plus encore à celles de la vie sociale.De ifréqur.nt'S voyages, et des lee-tlires mulltiples et saines permettaient en effet à la jeune filllte de ne va,it bien être cette jeune fille 'dont le nom passait sur les lèvres de «on ! cousin, doux comme un baiser?'Elle se le demandait encore de- ! vaut l’horloge de Berne où ils dé- point rester étranigère (à la vie in- i boudraienit sur le 'coup d'c trors heu-: t ime des contrées qu'elle traversait, res.Déjà ,1e jaloqueimar frappait, à Tout ce qui touchait à une nation grands gestes raides,, sur la Pioche amie comme (Tétait la France, de- de toute Sa force de son marteau, j vait donc éveUler en eiliîe cie désir ,de j Mais cinq siècles d'existence Ta-j savoir, de juger, qui faisait le fond j valient rendu trop indifférent aux jde sa nature sérieuse, en dépit des ! Eipparenices.Au d bien cette choses (de ce monde pour qu'il sût dire à Betty si Phanette était bruine lui ou (blonde, rieuse ou un or ne, bellile c a u s en e iavail-c le paru attrayante, encore i ou laide, que Tinfentoeuteur de sa mère ITim-! Quant aux petits ours qui dansaient ,pre.ssionnâit de façon complexe.Ce-! leur grave sarabande un peu au-des-! tait même pour le définir plus èqui- ! sous du cadran agrémenté de fres-j lialfcOenieint que,, liais.'»,ntt.de côté lajqucis symboliques, ils eurent Tair Igcne qucllque peu ranecineuse qu’il ; d’insinuer à B eût y qu’il existait bien Jltti inifUtgeait, elle l’avait écouté par- ¦ loin de Berne une certaine jeune j 1er aussi S'iimpteimenit die, lui.M lui |fi'I(l>e fixée à demeure 'dans l’âme de | fadai! s’avouer la hauteur de vue 'du , Pierre de fîéry.j if'iine hotnniie pour tout ce qui avait I Céda, c'é'.ait du superflu, puisque j trait à «a vie de coeur comme à la Betty 'entrevoyait déjà le jour où le cause so,claie, et déjà elle faisait des voeux, malgré elle, pour le succès die iTimhrsitrie naissante dont il avait parlé.Succès non douteux pour Betty: (ce jeune homme devait vouloir patiemment, isagement.fortement.D’aü’llrurs, ntetail-il .pas aidé par sa mère, cil aussi par cette Phanct-te?.Urne fois de plus, que pou- jeune maire de la Feuilllée céderait son écharpe à un ''autre qui, au nom de la loi, Tunirait pour la vie à sa fiancée d’aujourd’hui.Et parce qu’on aimait Pierre,.à la Eeui'Iilée, Je perron rustique die la mairie 'serait sans doute aussi enguirlandé que celui ide ll'ihôteil ville où leur complaisant cicicirone venait de les amener., Betty regardait son cousin, Tl souriait en considérant celte façade rougissante dies ifleuirs pourpres du géranium : c’cst qu'une pensée jumelle de la sienne venait peul-ètre de traverser son esprit.—Quelle idée bizarre de cacher ce.p,erron, sons idê la verdure et des fleurs! dit ibinuiquoment ta 'jeune fille.iPour parler comme vos Sages, je le préférerais sévère, ainsi que le d'eVoir qu’il représente.-—Pourquoi diome?ma cousine, répliqua Pierre, avelc un coup d’oeil srrutateur.Fc crois, au contraire qu’il est bon (de mettre un peu de poésie à côté du devoir.'Mièvreries que tout celai —Non pas, ma cousine, mais une tendance bien humaine, puisque le Christ lui-même s’est servi Ides plus gracieuses paraboles pour noms don-, ner ses plus femmes enseignements.Mais, si je ne me trompe, ne deivons-nous pas trouver unie de ces paraboles gravée sous te porche de la cathédrale?Si vous le voulez, mes cousines, nous pourrions nous en assurer dès maintenant, car l’heure de notre départ approche.—Volontiers, mon cousin, acquiesça Lady de Géry avec empressement.C’est que le ton acerbe de sa fille l'avajt plongée dans un étonnement douloureux.Pourquoi Betty se jeune parent qui lui semblait si n ble à elle-même depuis qu'elle le ca naissait mieux?L’âme très droite sa fille ne comportait pas de juf ments aussi injustes, inexplicabli Il fallait donc qu’une cause seert animât Betty contre Pierre, et oel cause, la mère, maintenant en êve sc promettait de la trouver r;*m ment, car leur paix à toutes deux dépendait, de même que la natu des re'latipns à nouer avec leurs j rents de ta Feuillée.Elle avait repris le bras du jeu homme, qui Tentraînait sous les .cades où se cachent les devantur (les magasins.Pierre n'avait poi paru surpris du coup de boutoir Betty, qui était retombée dams s mutisme, comme si ses deux phra' hachées de tout à l’heure avait suffi à épuiser tout désir de eau: rie.A SUIVRE "V Cf Journal est nu ïnd vt ns* Saint-Vivront, à Montréal, par PlMPHLMB-mr.POPULAIRE (ft responsabilité limi'téti.1 J.N rhfvner.gérant général, » LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1917 VOL.VIII.—No 256 Page du payer Variations .sans thème défini! je vous le dis en vérité, et elle est la veilleuse, gardienne de ma sérénité, pendant les soirées qui se passent à lire et à songer.Je n'ai rien à vous dire ! regarder la lumière atténuée qui rayonne sous Cela doit fatalement m arriver par ci, par là Vabat-jour, bien des fois je me sens contente.On ne peut pas toujours trouver à souhait Elle est une petite puissance apaisante, tout des sujets; ou même, il advient quelques fois comme un regard affectueux qui réconforte, ou que l'on en voit voltiger trois ou quatre simul- plus encore parfois, qui réjouit.tanément dans son imagination; et alors, cela ne vaut guère mieux: on ne sait lequel choisir.Je n échappe pas à ces indécisions, tout en passant assez souvent pour une personne volontaire; et j'ai beau tenter de mettre ma plume au service d'une seule cause, si elle n'en a pas envie, elle n avance à rien.U faut dans ce cas Une lampe fine, discrète, une lampe bien habillée et qui teinte la lumière en la tamisant, une lampe qui vous obéit comme un charme, qui s'allume ou s'éteint à votre goût, sans que vous ayez d'autre mal que de tirer une chai-nette délicate, une lampe qui illumine votre coin préféré, et laisse errer les ombres un peu tramer ou la pousser; cela peut être pénible plus loin autour de vous, une lampe fine et la si l'on s'entête à avoir de la suite dans les idées; et au contraire c est amusant et reposant si on la pousse un peu nonchalamment, en écoulant les bruits de la maison ou en regardant par la fenêtre ou dans le cercle de la lampe.Par la fenêtre, il y a la lune à admirer; on ma conseillé tout à l'heure de vous en parler; mais quoi vous dire de nouveau sur elle, surtout si je manque de verve ?Elle est ronde, elle est claire, elle est belle.Tous les gens qui se promèneront ce soir le proclameront.Vous aussi, vous la verrez?C’est une lumière superbe dans la nuit étoilée.Malheureusement elle est froide.On grelotte dehors.Et à la regarder si pareille à ce qu'elle fut les soirs d'été, vous avez, si vous aimez les réminiscences, le plaisir d'être assaillie par toute une nuée de souvenirs.Ne vous y arrêtez pas trop, de grâce.Les regret pourraient suivre.Et à quoi bon, mon Dieu, les regrets?Ils sont un beau sujet pour les poètes, mais ils ne donnent rien.L'avenir est là.La lune éclaire.Ah ! il y a peut-être dans vos coeurs des incertitudes angoissantes ?des inquiétudes ?ou des désirs dont vous sentez l'inanité?et des rêves dent vous devinez le fragile destin?La lune éclaire.Attendez qu’il pleuve pour vous tourmenter.Inutile, n’est-ce pas, de prendre son parapluie deux jours avant que l’apparence de mauvais temps soit évidente?Quand les orages viennent on passe au travers.Quand lie reviennent, on passe encore.La pense bien que c’est tout le long ainsi.Dans la maison le soir, il y a les lampes.Les lampes nord pas la majesté splendide des clair de lune, mais que de douceur dans l’intimité de leurs faibles rayons! Tenez! Ma lampe ni aurait fourni un sujet.Je l'aime.C est sous sa clarté tamisée que je vis les meilleures heures, les plus fructueuses heures de mon existence.Elle est la moitié du charme de chez nous.Ma lampe, c’est une petite joie.discrète ainsi, c’est un bienfait ! Elle n a pas une flamme qui scintille et palpite comme celle des étoiles, à la manière des anciennes lampes ! C'est, je veux croire, un peu moins poétique; mais c’est moins triste aussi; est-ce que les anciennes lampes ne vous renotaient pas sans cesse que la vie ressemble bien à ces mèches qui peu à peu se consument ?M iChelle Le Normand vie, ;e Vous?Ballade du Souvenir Le jour des morts est là qui réconforte Votre langueur, o regrets indistincts, Douleur usée et plus qu’à moitié morte, Deuils chanct Umts par tes termes atteints.C'est votre fi le, ô morts déjà lointains Dont aujourd’hui le chagrin se rappelle.Mon coeur s’émeut d’une pitié nouvelle.Sur vos tombeaux, parents trop peu chéris: Donnez en paix sous les fleurs d'immortellel.—Sois douce, ô Mort, à ceux que tu m’as pris! Voici le jour où reparaît l’escorte Des souvenirs, chaque an plus incertains.int-Honifae0, nui se trouve i i"/ ,lonn2rSftMxnAnici°?a « ^'n' scu _____________________________aussi nrts de l’êitlise SteAterte de 1 .')onn,er «ux dmes re qu’elles re Winnipeg et de Tédise Safnt-Tgnace ’ nî 1 qàUï Je mie de la enthédrnte (te Saint-Boni- L.’ prnci/1e ,]p r”',0.n (I” de face — tes deux villes fo-mant u«'- P ^!vcr* Perjnet,e unp outre Tq» géngr->uhtCT”p — fréquenta deux dernières paroisses T ''s (maire paroisses Marie, de vt-fanr Pour toute* mnlndic* des pieds consultez le Dr A.-D, Gsrgeron ,n ‘forme d’organisation relteieuse cc’'l Vouloir hâter la solution ' Pendant ce temns,SS Monseigneur l,ro^I^mc' P#r ^ moyens qui ne k «SS1 Vs- A AVIS public est, par les présentes, donné, que par et en vertu d’un jugement de la Cour Supérieure, sié- eant à Montréal, dans le district de Montréal, le 24 septembre 1817, dans une cause dans laquelle Richard La-prairie, inspecteur, au service de Sa Majesté le Roi, de la cité et du district de Montréal, est demandeur et Robert Laprairie, de ladite cité de Montréal.'Dame Eva Laprairie, de la dite cité de Montréal, épousé contractuellement séparée (le biens de | Bernard A.Conroy, du même lieu, et ledit Bernard A.Conroy pour auto-| riser sadite épouse aux présentes, Jeanne Laprairie, du village de St-L nace de Coteau du Lac, dit district, veuve de James C.Queenland; Adolphe Laprairie de Brockville, dans la (province d’Ontario, François-Xavier [Laprairie, de Thorold, dans la pro-! vince d’Ontario, et le Hugh’Queenland, de la cité de Westmount, dis-¦ trict de Montréal, en sa qualité de | seul exécuteur testamentaire de la j succession de feu Adolphe Bastien i dit Laprairie, en son vivant employé ! de la compagnie du Grand-Tronc, sont défendeurs, ordonnant la licita-; lion des immeubles désignés comme suit, savoir: 1.Un immeuble étant la moitié i sud-ouest du lot No 2994 aux plan et I livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal, cet immeuble : ayant environ vingt-deux pieds et demi de largeur par cent dix pieds de profondeur, borné en front par la rue Centre, avec les bâtisses dessus éri ées; 2.Un immeuble ayant aussi front sur la rue Centre, dans ladite cité de Montréal, au coin de la rue Laprairie.contenant quarante-cinq pieds de largeur par cent dix pieds de profondeur plus ou moins avec les bâtisses dessus érigées, et composé des lots portant respectivement le No 2995 et le numéro de subdivision 2995a dudit lot originaire 2995 aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal; les immeuble* ci-dessus désignés seront mis à l’enchère et adjugés au plus offrant et dernier enchérisseur, le 23 novembre prochain, cour tenante, dans la salle d’audience du Palais de Justice, de la cité de Montréal, à onze heures a.m., sujets aux charges, clauses et conditions indiquées dans le cahier des char .es déposé au greffe du protonotaire de ladite cour; et toute opposition afin d’annuler, afin de char e ou afin de distraire à ladite licitation, devra être déposée au ireffe du protonotaire de ladite cour au moins douze jours avant le jour iixe comme susdit pour la vente et adjudication, et toute opposition afin (je conserver devra être déposée dans les six jours après l’adjudication; et à défaut par les parties de déposer lesdites oppositions dans les delais prescrits, elles seront forecloses du droit de le faire.SAINT - GERMAIN, GUERIN et RAYMOND.Avocats du demandeur.Montreal.24 septembre 1917.L’avis paru dans ie “Devoir” du 22 ortobre.portant que la vente aurait lieu ie fi novembre est erroné, cette vente étant annoncée pour le 23 novembre.SAINT - GERMAIN, GUERIN et RAYMOND.Dr A.-G.PORRO Dlplnm» Rpécift!iste de» MALADIES DES PIEDS Consultation sratuite Boute* : 10 n 12, 2 à 7.Up.mu 591, SAINTE-CATHERINE OUEST VOL.VIII.—No 256 LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1917 7 App areil de sauvetage maritime S.O.S.(No 22744 marque déposée; MERVEILLEUSE INVENTION Pour prévenir les nombreuses pertes de vies en mer causées par les naufrages maritimes.S.O.S.(No 22744 marque déposée) Garantie contre le froid et l’immersion UN VETEMENT SIMPLE D’UN SEUL MORCEAU, POUR HOMMES, FEMMES ET ENFANTS.l’eut être endossé en moins d'une minute.Vêtement d’un seul morceau avec chaussures et mitaines, enveloppant complètement le corps à l'exception de la figure sc fermant hermétiquement.Fait de tissu absolument imperméable.Confectionné de si simple façon que vous pouvez l’endosser en moins d'une minute sans aide.Est doublé de Kapok, qui est cinq fois plus flottable que n’importe quelle autre matière Connue.C’est la protection assurée pour les marins et les voyageurs, soit en mer, soit sur les grands lacs, ou dans la tempête et l’ouragan alors que les naufragés sont emportés à la dérive pendant des heures, souvent des jours et des nuits, que les canots de sauvetage se heurtent, chavirent ou sont désemparés.§ / v * v + '•v > ¦ .-X'.'V.éfv : ' * ' - •' 1 mm fe -, -¦ Une entreprise dont les mérites comme œuvre humanitaire sont évidents.LES PERILS DE L'OCEAN Nous pouvons citer comme exemple le cas de l’“Empress of Ireland,” qui coula dans le fleuve Saint-Laurent au mois de mai 1914, à environ trois milles du rivage, entraînant la perte de 1,200 vies humaines.Si les malheureuses victimes de ce naufrage avaient été pourvues du vêtement S.O.S.elles auraient pu facilement atteindre la côte par leurs propres moyens, même si aucun bateau n’avait pu venir à leur secours.Puis il y eut aussi le terrible désastre du “Titanic” au printemps de 1912, qui causa la mort de plus de seize cents personnes, parmi lesquelles certains personnages bien connus.D’après les examens post mortem, il a été reconnu que la plupart avaient succombé aux souffrances causées par le froid et l'épuisement et.non par la submersion.Si ce navire eut eu à bord des vêtements S.O.S.on peut affirmer que 90% des gens qui ont.péri auraient été sauvés.Il y a aussi Ip cas du “Lusitania,” coulé par une torpille lancée par un sous-marin allemand; environ mille personnes y perdirent la vie.Nous pourrions signaler bien d’autres désastres qui ont causé d’énormes pertes de vie, mais c’est inutile, car le public est tenu au courant de tels faits journellement par la presse.Il est de notre devoir d’employer tous les moyens légaux pour préserver notre vie et de faire tout notre possible pour sauver la vie de nos compagnons de voyage.Non seulement le vêtement S.O.S.sauvera celui qui en est revêtu, mais sa flottabilité lui permettra de soutenir six personnes dans l’eau.Réfléchissez bien à la garantie qui vous est offerte pour votre protection soit à l’intérieur des terres soit en pleine mer.Songez à ce que cela saurait signifié pour ceux qui ont été engloutis dans les grands désastres maritimes des dernières années, songez à ce que cela aurait pu comporter pour leurs familles et leurs amis qui les pleurent.Songez à ce que cela vaut au monde entier.GARANTIE CONTRE LE FROID ET L’IMMERSION.Vous ne pouvez pas périr.Vêtement qui vous permet d’émerger de l’eau sans être mouillé ni refroidi et de flotter pendant un temps indéfini.Rend la noyade impossible,garde les naufragés dans une position verticale à la surface de l’eau.Garde le corps chaud, produit sa chaleur lui-même.Avec cette merveilleuse invention, on est en sécurité sur l’eau en n importe quel temps.Possède en outre une poche pouvant contenir des stimulants qui suffiront aux naufragés pendant plus de quarante-huit heures.Il réunit tous les systèmes que l’ingéniosité humaine ait jamais pu inventer pour assurer votre sécurité durant votre séjour dans l’eau.Éylfr Y i -S* Ml I MM ipitsii MPI u.1 WèM 1 I ’te) i,î |Prêts à braver la profondeur de l’Océan, ÜîfoiftiB ' a." '¦& w.> U- MM ^ ¦¦ ¦ .•> ?' Absolue sécurité dans 90 pieds d’eau.IMPORTANT Nous attirons spécialement votre attention sur les pointe les plus saillants de cette invention: lo Les nombreuses pertes de vies sur mer et la nécessité qu’il y a d’un appareil pouvant réellement prévenir de telles hécatombes.2o Les expériences faites devant les sociétés et le public en général, lesquelles ont démontré à l’absolu, l’efficacité du vêtement pour le sauvetage du naufragé et sa protection contre le froid.3o Perspectives immédiates de profits à la suite, de commandes et de l’énorme demande qui s’ensuivra dès que l’appareil pourra être fabriqué sur une large échelle.CONCLUSION Les désastres sans nombre, sont encore trop vivants à la mémoire, pour nécessiter d’autres commentaires, si ce n’est qu’il est bon d’attirer votre attention sur le fait qu’inévitablement les corps publics, les gouvernements et les compagnies maritimes en viendront nécessairement à la conclusion qu’il leur faut adopter sans plus tarder, les plus grandes mesures de sécurité possibles pour la protection des passagers.C’est plus précieux que toutes les richesses.LES VIGNETTES CI-CONTRE, SONT LA REPRODUCTION DES VUES PATME PRISES LE Ifc SEPTEMBRE 1 .¦¦ 'oSySÉgiMÉ;' m lîJivisioiv ’ ^ iu Héros Morrison .205 150 156 511 Hiebards .158 109 126 393 Pvan .177 ft Am.Ca'tfo.'HH H3% Max.Molo.30% 2(1 Am.Loco.r»'.6fi Mex.Petro.82VS 81L; Am.Smelt 81*4 80X Miss.Taof.Am.ft.Fou.Of N.V N.H.Auaeou.M.tii'f orth.Pac.:>.!%, A tch.scn 91L 9(% Penusylra, 50k 4SA.Baid.I.oco.58 Press.St.C.55 55 Balt.AOhio 63'.; P.5 Reading 71 70% Seth.Steel.80 W* Republi.Ir, •*% 7a% Brookl Ka.591., 60% Roc.lsl.or.Cau.Pacif.133 Ruhb.U.S.05% C'eut.Leath G9 07% ghjittuok Ar Colo.F.Al- 35% South.Pae.80% 86 Corn Prod.281, Sont Rati, 26 C 26 Cruel.Steel 62', f'Oît St.Paul 45 ICriepr.Nol j5 25 Third Are., Hriepr*No2 !8K 13% Union Pac, 117% 117 Erie Or(ün.If.U.S, ftte.or.:in% 100 k Qr.Nor.Or.20% 2«% U-fe.Steelp, 1124 112k CDÇop «% nit’4 UtahCoppe 80 W1 t.AI an.or 27ii 2.\5 estinghou 41 40% BOURSE DES MINES Cours fournis par 825 Ophir.8% 40 Fete f.akr • , .a • .• • 9 Vi 10 Pore (rown.13 :u I’orc Tisdale.1% 2 Porc VIpond.* .20% 22 k Pres.E.Dome.• a .• • • * 0% 354 Provincial Schumacherr .49 41 45 Silver Leaf 1 2 Trek Hughes in 42 Tcmisk » t r t 28% 2(1 Thump-Krlat .13 15 I rethewey * “ T • 13 14 Vac.Oil and (ins.X 10 West Dome Con.If 17 LA MATINÉE À LA BOURSE TOUTES LES VÂLEURS LOCALES, SAVE L’ACTION HORS COTE TRAMWAY POWER, CHANGENT DE MAINS A LEUR COURS MINIMUM RESPECTIF.— SEANCE CALME.Les valeurs continuent de se tasser, à Wall Street, tandis que, sur notre place, elles restent stationnaires, pour cette excellente raison qu’elles ne peuvent monter, faute du stimulant ad hoc, et qu’elles ne peuvent descendre au-dessous du niveau actuel, à cause de la réglementation votée, hier, par le Bureau des gouverneurs de la Bourse de Montréal, supprimant tout marché au-dessous des cours minima fixés.Une seule de toutes les valeurs traitées, ce matin, a changé de mains à des cours en plus-value sur son minimum, c’est l’action hors cote Tramway Power, qui a trouvé preneur à 24, contre 23 au minimum.Toutes les autres émissions échangées n’ont pu regagner la plus minime fraction, ce qui indique bien ta sagesse de la mesure prise, hier, par les autorités compétentes, encore que cette mesure pratique une brèche assez large dans le mur de la liberté des échanges.On se demande, en effet, ce que serait devenu notre marché des valeurs, si on avait pu traiter librement, hier.Car, en dehors de la subordination de notre place à Wall Street, qui est en fléchissement continu depuis des semaines, il y a une situation qui nous est particulière : celle de l’extrême raréfaction des capitaux disponibles chez nous.Notre effort militaire absorbe la presqùe totalité de nos ressources financières et les banques, sans être à sec, sont forcées de réduire considérablement, pour ne pas dire supprimer, les avances au commerce, dont la Bourse n’es\, qu’une branche.Ainsi, nos établissements de crédit.par suite des exigences de l’Etat, ne peuvent plus, ou à peu près plus, prêter aux courtiers et les courtiers ne peuvent plus avancer à leur clientèle spéculative la “marge” sans laquelle celle-ci ne peut s’engager dans des opérations à terme, ou “sur marge”, comme on dit ici, en traduisant de l’anglais.New-York fléchit considérablement par le fait de la situation internationale et par le fait aussi que l’entrée en lies; des Etats-Unis a amené ce pays •e imposer la limitation des bénéfices de ses in dustries et ce déclin de Wall Street impressionne défavorablement nos spéculateurs, qui veulent vendre à tout prix, et voilà ce qui entraîne la liquidation que la règlementation du rours uvinimum est venue enrayer hier matin.Notons en passant que le Pacifi-que Canadien a touché 132, ce matin, à Wall Street, soi! une infériorité de 5-8 de point par rapport au plus bas niveau d'hier et en même temps le plus bas cours depuis 1904, Nous disons une fois pour toutes que les valeurs traitées ce matin, à la Bourse de Montréal, et mentionnées ci-après ont toutes changé de mains à leur cours minimum: Steel of Canada de priorité, 85 1-4 (ex-dividende 1 3-4%); Iron, 52; R.C.Fishing, 40; Steel of Canada ordinaire, 4!) 1-2 (ex-dividende 1 1-2); Shawinigan, 107 ; Smelters, 25 ; Bompton Paper, 39; Civic Power.68 1-2; Spanish Hiver, 13; Lavrenti-de Power, 52; Dom.Textile, 80 3-4; Can.Steamship, 39 14 ; Brazilian, 32; Quebec Railway, 15 ; Canadian Car.18 1-2 (pour ties fractions de lots).OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Brn-nrau el Dupuis, courtiers, 95-97, rue SainMFrançois-Xavier, Montréal.Actions ordinaires Brnziliim.ÜO à .12, 9ft A 92, 10 à 95.B.C.Fisliing.50 A 10, 5 n 40, 20 à 40.Dorn.Textile.10 A 80 1-4.Can.Steamship.25 A 39 1-4, 25 à 39 1-4, 50 A 39 1-4, 10 A39 4-4.10 A 39 1-4.Brampton.15 A 39.25 A A 39, 25 A 39.I.aurentlde.25 A 152.Civic Investment.2 A OS 1-2, 5 A 08 1-2.25 A OS 1-2, 10 A 68 1-2, 25 A 08 1-2, 10 A 08 1-2.Shawinigan.60 A 107, 45 A 107, 40 A 107, 25 A 107, 1 A 107 1-2, 25 A 107.Quebec By, 50 A 15.Canadian Car.5 A 18 1-2, 15 A 18 1-2.Con.Smelting.50 A 25, 5 A 25, 5 A 25, 25 A 25, 25 A 25, 10 A 25.25 A 25, 75 A 25, 5 A 25, 10 A 25, 3 A 25, 5 A 25, 2 A 25.Dom.Steel Corp.50 52, 175 A 52, 25 A 52, 25 A 52, 25 A 52, 25 A 52, 50 A 52, 5 A 52, 5 A 52, 5 A 52, 10 A 52.Spanish Blver.50 A 13, 60 A 13.Steel Co.of Can.50A 49 1-2, 50 A 40 1-2, 10 A 49 1-2, 70 A 49 1-2, 25 A 49 1-2.25 A 49 1-2, 10 A 49 1-2.10 A 49 1-2, 35 A49 1-2, 25 A 49 1-2, 40 A 19 1-2.Empruts de guerre Dominion 1931.*3000 A 95 1-2, *3000 A 95 5-8, $100 A 95 3-8.Dominion 1937.$1000 A 94 1-4, $200 A 94 1-4, $100 a 94 1-4, $3000 A 94 1-4, 51000 A 94 1-4, 81000 A 94 1-4, $100 A 94 1-4, $2000 A 94 1-4, *100 A 94 1-4.*1000 A 91 1-4, $500 A 94 1-1, (53000 a 94 1-4, $3000 A 94 1-4, $2000 A 94 1-4, $100 A 91 1-4.$100 A 91 1-4, $1000 A 94 1-4.$8000 A 94 1-4, $2000 A 91 1-4.Dominion 1925.$300 a 90, $200 A 96, $500 A 00.Actions de priorité Can.Steamship.2 A 77.Dom.Textile.4 A 10ft.Steel Co) of Can.5 A 85 1-4, 5 A 85 1-4.Bens Dom.Iron.$1000 A 85 1-2, $1000 A 85 1-2.Banque Royal.10 A 208.HORS 1JSTE Tram.Power.25 A 24, 10 A 24, 25 A 24, 100 A 21, 25 A 24, 10 A 24, 5 A 24.VENTES D'HIER L’APRES-MIDI Actions ordinaires Brazilian.5 A 32, 50 A 32, 100 A 32, 75 A 32 , 73 A 32.(Inn.Steamship.25 A 39 3-8, 25 A 39 1-2, 25 A 39 1-2.Civic Investment.7 A 58 1-2, 2 A 58 1-2, 2 A 08 1-2, 25 A 08 1-2.Detrait.1 A 104 3-4, 100 A 104 3-4, 10 A 101 3-4.Shawinigan.1 A 107, 10 A 107, 10 A 107, 25 ft 107.75 A 107.Amos Holden.5 A 15.Brorantan.10ft A 40.Canadian Car.25 A 18 1-2.Canada Cement.25 A 57.Con.Smelting.25 A 25, 26 A 25.Dom.Bridge.5 A 128.Dom.Steel Coro.25 A 52 , 25 A 52, 25 A 52.25 A 52, 5ft A 52, 50 A 52.50 A 52.30 A 52.Don.Textile.15 A 80 3-4, 4 A 81.Could Mfg.100 A 100.Lnurenllde.5 A 152.Steel Co.nf Cnn.5 A 49 3-4, 25 A 49 1-2, 25 A 49 1-2, 5 A 40 1-2, 10 A 49 1-2, 5 A 4M 1-2, 25 A 49 1-2.Emprunts de guerre Dom I don 1937.$300 AA 94 3-4, $5000 A Pourquoi nous Prélevons de l’Argent par la Vente des Obligations de la Victoire— “Canada’s Victory Bonds” POURQUOI le Canada vend-il des obligations pour aider à * financer cette guerre?Parce que c’est le moyen le moins onéreux, le plus expéditif et le plus équitable pour obtenir de l’argent.Le Canada n’a que deux moyens de se procurer de l’argent pour la guerre:— le premier — par la taxation, le second — en empruntant de ses citoyens.SI le Canada percevait les sommes successives requises par voie de taxations le fardeau au point de vue économique en deviendrait insupportable.De telles sommes d'argent sont requises pour que le Canada puisse continuer à prendre sa part dans cette guerre, qu’il est absolument hors de question de même essayer de prélever ces sommes par un système de taxation.Une grande partie doit donc être empruntée du peuple Canadien.Le Canada demande à ses citoyens de prêter de l'argent à leur pays en échange d’Obligations de la Victoire—Canada’s Victory Bonds.Dans le courant des six semaines prochaines la population du Canada sera priée de fournir, par l’achat des Obligations de la Victoire, les fonds actuellement requis pour la poursuite de la guerre.Et par le fait que cet achat des Obligations de la Victoire—Canada’s Victory Bonds—est volontaire, les cœurs de tous les citoyens qui achèteront des Obligations de la Victoire seront plus intimement unis pour soutenir le Canada, et l'appuyer de toutes leurs forces dans cette guerre.La coopération active de chaque indi-vidu est aussi essentielle que n'importe quelle autre chose parce qu’elle unit le peuple entier en une patriotique détermination.ï E système adopté pour ces Obligations L' de la Victoire en étend le remboursement à la génération future et à celle qui la suivra—de façon que la génération présente, qui soutient tous les combats et qui souffre le plus des privations causées par la guerre, n'aura pas à faire tous les paiements.’ Des générations •'utures récolteront la moisson d’une Liberté pour laquelle la génération actuelle combat avec acharnement, et il n’est que juste qu’une partie du fardeau des dettes occasionnées par de si énormes dépenses soit supportée par les bénéficiaires de l’avenir.Mais votre argent n’est pas immobilisé.Le fait d’acheter une Obligation de la Victoire remboursable dans vingt ans ne signifie pas que vous ne pourrez pas toucher à votre argent pendant toutes ces années.Vous pouvez vendre les Obligations de la Victoire quand vous voudrez.La vente en sera facile en tout temps.Et sans aucun doute leur valeur après la guerre sera plus élevée.Cest votre privilège patriotique d'aider le Canada à remporter la victoire en lui prêtant votre argent par rachat d’Obligations de la Victoire—“Canada’s Victory Bonds”.Emie par le Comité de l’Emprunt Canadien de la Victoire en coopération avec le Ministre des Finances de la Puissance du Canada.13 943-8.$5000 A 94 1-4, $500 A 94 1-4, *500 A 94 1-4, $13000 A 94 1-4, 2-$10ft A 91 1-4, $200 A 94 1-4, *500 A 94 1-4.Dominion 1925.$2000 A 96, $100 à 96.Actions de priorité Canada Cernent.10 A 91.Can.Steamship.25 A 70.NOUVELLES DE WALL STREET PARMI LES VALEURS EN VUE, LES FLECHISSEMENTS VA-RIENT DE 3 A 10 POINTS.— LE PACIFIQUE CANADIEN SUBIT ENCORE LA PRESSION DES BAISSIERS.touché 99%, les offres se chiffrant par masses de 3 à 9,000 parts, chacune.Les émissions du même groupe perdaient de 2 à 5 points, et les chemins de fer transcontinentaux et charbonniers ont touché leur plus bas niveau du mouvement actuel.Parmi les valeurs en vue, les déclins s’étagent de 3 à 10 points, le mouvement des échanges diminuant un peu vers midi.La première partie de la séance a donné lieu au transfert de 600,000 parts.pondre à l’accusation d’avoir tenté de voler $600 de marchandises sur ia propriété du C.P.R.Mahirniab a protesté de son innocence.Son enquête a été fixée au 7 novembre.DÉTROUSSEUR SURPRIS EN FLAGRANT DÉLIT IL S'APPRETAIT A TIRER PARTI DE SA CUEILLETTE, LORSQU’UN AGENT L’APPREHENDA.New-York.31.—Wall Street, 10 h.30.—'C’est VU.S.Steel qui constitue la vedette de la reprise des affaires, aujourd’hui, •— la tendance étant, dès l’ouverture, à la baisse,— par un échange de 8,000 parts à des cours variant de 101% à 101%, contre 102% en clôture, hier.Par la suite, cette valeur est descendue a 100%, mais s’est relevée d’une fraction.Le Pacifique Canadien subissait encore la pression des huissiers, abandonnant 1 point et quart, et le Central Leather, la plus faible valeur du compartiment des spécialités, perdait 1 point et demi.La réaction entraîna bientôt les General Motors, les valeurs de transport et les Pullman dans des reculs variant de 1 à 2 points et demi.Midi.— La liquidation des valeurs industrielles et des chemins de fer.s’effectuant en masse, mina bientôt toute la cote.L’U.5.Steel a Un pilleur de train a été pris en 1 flagrant délit, vers une heure, cette nuit, par l’agent de police spé cial du C.P.R., à Hochelaga.L’au dacieux voleur avait réussi à arracher le scellé d’un wagon de fret en marche et à pénétrer dans le wagon sans être aperçu.Il jeta à bas quantité de marchandises, habits et sous vêtements et autres marchandises, et s’apprêtait à les ramasser lorsque l’agent de police spécial O’Connell l'aperçut, au cours de sa ronde.Dans l’obscurité, l’agent s’avança à pas de loup, et lorsqu’il fut assez près de l’individu, il lui intima l'ordre de ne pas bouger.Surpris de voir un témoin de son affaire, ie filou obéit machinalement.I,'agent de police Va mena alors à la gare Viger, après avoir examiné les ballots que char royait son homme, il le confia à la police.Le prévenu donna son nom Mike Mahirniab, Autrichien, 683, rue Bercy.Il a comparu ce matin devant le Juge Cusson pour ré- PRÉVOYANCE DU SINN-FEIN MESURE POUR EVITER LA FAMINE EN IRLANDE.Londres, 3t.—Suivant le Morning Post, l'organisation du Sinn Fein a établi un département de contrôle sur les vivres en Iralnde, indépendamment du gouvernement.Ce journal publie le texte d'une circulaire qui a été distribuée copieusement et qui demande aux prêtres d’aider à l’inventaire des stocks alimentaires comme mesure préliminaire “ pour conserver en Irlande suffisamment de vivres pour toute la population et prendre des dispo- wiolse» w lite et les distribuer sil y a menace de famine ”.-«- LES CANADIENS FRANÇAIS DE WINDSOR Banque de Montréal AVIS est par les présentes donné qu’un dividende de deux et demi pour cent sur le capital-actions, entièrement payé de cette institution, a été déclaré pour le présent trimestre, ainsi qu’un boni d’un pour cent, l’un et l’autre payables le et après le samedi premier jour de décembre prochain, aux actionnaires inscrits au registre le 31 octobre 1917.FREDERICK WILLIAMS-TAYLOR.Gérant général, Montréal, le 19 octobre 1917.Ottaaw, 31.—Environ deux mille personnes se sont réunies, hier, à Windsor, sous la présidenee de M.S.Jennnisse.au sujet de l’affaire de Ford-City.Cette réunion a été provoquée par le document signé dernièrement par un certain nombre des prêtres du diocèse, appuyant l’attitude de Mgr Fallon, et par des accusations lancées contre certains chefs du mouvement cnnadien-fran-çais.Les orateurs ont été MM.Sainï.Pierre.Laçasse et Gramlpré.Il n*a pas été adopté de résolu- COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL AVIS DE DIVIDENDE AVIS est par las prêtantes rtonn* qu'un dividende trimestriel de deux et demi pouf vent (2v*5c ) pour le trimestre se terminant le 30 septembre 1917, a $té d$clar$ sur le canttal-iietlons de cette rnmpasnle payé aux actlomiolres Inscrit» au registre le 15me four d'octobre prochain, i 4 heures p.m., et sera payable vendredi le 2ième Jour de novembre 1917.Par ordre du bureau, PATRICK DUREE, Secrétaire-trésorier.12 oetobre 1917.tion, mais la plus grande unanimité n'a cessé de régner pendant toute la réunion.- - .‘juvertes municipales du NATIONALISTE moitt uniques, cilles sont vraies et spirituel!» ment tournées. io LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1917 VOL.VIII.—No 256 Le plus beau sou-venir de Maunoury Mer.8 septembre.— Six généraux, chefs d'armée, participèrent à ia bataille de la Marne.Aucun d’eux ne fut uniquement l'artisan rie la victoire.La victoire fut l’œuvre de tous.Mais, quand même, la partie initiale de la grande bataille se joua autour de l’Ourcq.Autour de l’Ourcq, le général Maunoury soutînt le choc de l’armée de von Kluck, retournée vers lui tout entière pour l’écraser.L’armée Maunoury résista.Puis elle chargea Elle fut la digue qui protégea Paris.Contre cette digue, en vain, la marée allemande déferla.Le généra! Maunoury, vainqueur de l’Ourcq, sauva Paris.Aujourd'hui, blessé, aveugle, le général Maunoury s’est retiré de la lutte.Dans la moelleuse et très douce campagne du Loir-et-Cher, dans son petit château de Mer, le général essaye de se résigner au repos.11 s’5r résigne en compagnie du souvenir.Et je suis allé dans sa retraite prier le général de bien vouloir me donner un peu de son souvenir.Le visage balafré du héros,— comme marqué, du sourcil gauche au menton, du sceau glorieux d’une large couture, s'illumina d'un sourire nostalgique quand je formulai mon vœu.DERRIÈRE LES YEUX ÉTEINTS II me dit : — La Marne! je suis heureux d’en parler .La Marne est le plus bel instant de ma vie.El cet instant du passé devient toute ma vie, â présent.Mon regard s'est éteint.Dans le recueillement forcé, le souvenir vient, à moi, plus vivant."Je ne saurai cependant vous retracer des tableaux de la bataille, l'n général ne voit rien d'un combat.Son esprit trop obsédé par le problème de la victoire ne recueille de l’action aucune impression concrète."La bataille, pour un général, est une suite de théorèmes.“C’est aussi une suite d’émotions très prenantes.Et les heures essentielles de la bataille de l'Oureq furent, pour moi, des moments d'émotion extrême, moments inexprimables! émotions si fortes ! “Ces heures sont, dans mon souvenir, comme le rappel d'une musique qui fait battre le cœur, très vite."L'ISOLEMENT DU CHEF’ "Vous me demande?, les détails de ma vie, pendant ces journées mémorables ?Je me trouvais au Rainey.je crois, dans la maison d’un médecin, je crois .Mais de quelle façon je vivais, je ne m'en souviens plus.Peut-être ne l’ai-je jamais su! Je ne faisais guère attention à ces contingences."Parfois, rarement, j'allais sur le terrain.Trop rares et trop rapides randonnées J’aurais bien voulu, cependant, passer au milieu des combattants, voir la lutte ! Mais la nécessité de ne pas s’éloigner du centre télégraphique des opérations nous obligeait à revenir dans nette maison ce l’état-major.Je travaillais là.à la bataille, comme un reclus ! “Il y eut des minutes critiques, pendant les journées de l’Oureq .L’armée von Kluck martelait nos divisions.Nos soldats, fatigués par la retraite, allaient-ils succomber?D’autres que moi auraient pu douter de nos soldats.Je savais, moi, qu'ils ne laisseraient pas passer l’Allemand.“On a dit que mon flegme pendant les plus dramatiques sursauts de l’aetion était une attitude de chef, qui voulait ne rien laisser paraître de ses inquiétudes, Non pas.Je v ous le répète, je vous l'assure, je n'ai jamais été inquiet, du commencement à la fin de la bataille.Est-ce intuition ?Est-ce pure confiance d’illuminé?En mes soldats harassés j'avais confiance; je savais qu'ils se feraient tous tuer, plutôt que de laisser la porte ouverte sur Paris.Et leur sacrifice, quoi qu’il advînt, arrêterait l'ennemi.L’arrêt, pour la vague allemande, c’était le recul forcé.“Quand, le fi septembre, à onze heures du matin, j'apprenais que les hommes du général de Lamazé se faisaient tuer, mais avançaient, ce Jour-là, à, cette heure-là.j'étais sûr de la victoire de l’Oureq.Toutes les actions qui suivirent ce moment furent, en somme, complémentaires.“Ma plus émouvante journée fut celle du 9.Le 4e corps, v ers Nan-teuil-le-Haudouin, était à bout.Von Kluck protégeait sa retraite en lançant sur nos soldats des rafales d’infanterie et d'artillerie.J’ai dû envoyer à ceux du 4e corps l'ordre ; de résister coûte (pie coûte, de rester là, de se faire tuer sur place.“Oh ! comment pourrais-je vous dire l'épouvantable étreinte au cœur du chef qui jette un ordre semblable et qui ne peut pas aller dire lui-même, là-bas.sur le terrain du combat, ce qu'il faudrait dire .du chef qui n'aura pas d’autre rapport avec «eux auxquels il commande de mourir que la banale formule de transmission d’un agent de liaison ! “C’est dur, parfois, d’être un chef !” (Du Petit Jou « /).PENDANT DEUX LONGUES ANNEES IL SOUFFRIT “FHVIT-A-TIVES" LE REXDIREST SI R!EX QU’IL AVAIT LA SES-S AT IOS DE MARCHER DASS L'AIR.S.O.s.Orillia.Ont.28 nov.1014.‘I‘ Durant plus de deux ans, je souffris fie constipation, de lourdeur, de manque a appétit et de maux de tête.Je vis un jour votre enseigne qui disait que ‘T’ruit-a-tives" donne la sensation de marcher dans l’air Cela me frappa et je décidai d’essayer une boîte (le ce remède.Je commençai bientôt à éprouver du mieux et maintenant je suis bien.l’ai bon appétit, j'ai du plaisir A prendre tout ce que je mange et Jes maux de tête ont complètement disparu.Je recommande à tous mes amis cet agréable remède fail de fruits.Dan MeLEAX._ ’ .'0 sous la boite : 6 pour $2.50 ; boite d’essai, 25 sous.Chez tous les marchands ou envoyé sur réception du prix par Fruit-a-tives, Limitée, Ottawa.ENTRAVES A L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE Venant s’ajouter à celles effectuées par les autorités militaires, ces réquisitions ont ruiné le commerce et l’industrie belges, s’attaquant à toutes leurs branches,les unes frappant l’industrie, l’agriculture et le commerce intérieur, les autres entravant les exportations et les importations.ainsi que le transport des marchandises.Elles ont été complétées par T interdiction d'e.ré-cuter certains travaux publics en Belgique et par les entraves à la continuation de certaines fabrications et à remploi de la main-d’oeuvre, dans le but de réserver les matières premières à l’industrie allemande.Enfin, la mai n-d’oeuvre elle-même a été directement frappée.C'est, en effet, par un calcul machiavélique que les Allemands provoquèrent le chômage forcé en Belgique, afin d'en tirer prétexte pour déporter les ouvriers belges en Allemagne, au service des industries de guerre de l'Empire.Les déportations pour travail forcé ont enlevé à la Belgique d’octobre 1916 à fin janvier 1917.au moins cent vingt mille hommes.Depuis lors, sous la pression de la conscience publique universelle, et devant les protestations officielles des États neutres, les Allemands ont dû promettre de renoncer aux enlèvements violents d’ouvriers pour travail forcé en Allemagne.Mais ils continuent à pratiquer les enlèvements pour le travail forcé au front allemand de France, ainsi que le recrutement pour l'Allemagne au moyen de fausses promesses et de contrainte morale.Cette dernière manœuvre a été dévoilée involontairement par la presse allemande elle-même: deux informations circulaires, en effet, y ont paru en juin 1917, invitant les industriels allemands, qui ont besoin de main-d’œuvre, à en faire la demande au “Bureau Industriel Allemand” (Deutsche Industrie Buro), c’est-à-dire, à ce même organisme allemand qui, lors des déportations violentes de l’hiver 1916-17, fonctionnait déjà en Belgique, en vue de contraindre les Belges désignés pour être déportés en Allemagne, à signer, au moment du départ, un contrat de travail qui en aurait fait des travailleurs prétendument volontaires.Ces circulaires ne sont d'ailleurs pas les seuls documents allemands où l’on trouve l'aveu officiel que le pillage de la Belgique est encore actuellement poursuivi “au profit de l'industrie et rie la concurrence allemandes”.On en trouvera une preuve nouvelle dans une circulaire rie M.Schroder, directeur de la Fédération des métallurgistes allemands, datée du 2 janvier 1917, faisant part de ce qu’à la demande du "Bureau de munitions et d'armes” (département fabrication), il est chargé de servir d'intermédiaire pour procurer aux usines allemandes les installations mécaniques provenant des pays occupés.Les Allemands ont poussé si loin l’accaparement de l'industrie belge qu'ils n'ont pas reculé devant des détails de droit commun, tels que la "violation de secrets de fabrication".L'un des cas typiques est celui du docteur Émile Bronnert, qui, muni d'un permis émanant du ministère de la guerre de Berlin, surprit, à la fin de 1916, les secrets industriels de la fabrique de soie artificielle d’Obourg (Hainaut), POUR VENTE ILLÉGALE D’ALCOOL l'n nommé Cléophas Renaud, 145, rue Ste Catherine-est, a été trouvé! coupable d’avoir vendu de l’alcool 1 sans permis devant le recorder Geof-frion ce matin.Renaud a été condamné à $100 d'amende et les frais ou trois mois de prison pour chacu-j ne de ces accusations.ACCIDENT D£ TRAMWAY L'n conducteur de tramway, Tref fiée Gagné, 1321, rue iLogan, est tombé en bas de son tramway alors que! celui-ci était en marche près de la petite gare de Lake Field, non loin de la Canada Cernent, ce matin, vers 10 heures, et a reçu de graves contu-î sions internes.Gagné a été transporté à l’hôpital' Notre-Dame.Son état est critique.Si l'on s'arrête à étudier les pha-| ses multiples par lesquelles l’invention de l'appareil de sauvetage maritime S.O.S.a passé, pour atteindre la popularité dont il jouit déjà, l'on se demande s’il n’y a pas un peu de fiction dans tout cela.Dans ce cas-ci, c’est la protection des vies sur mer qui devient un fait assuré.Tant d’appareils avaient etc essayés depuis des années avec des résultats plus ou moins satisfaisants que dans ce dernier cas, l’on pouvait douter encore que l'appareil répondait au voeu ardemment exprimé par tous les philanthropes qui rêvaient de pouvoir surmonter un jour le péril des vies humaines en mer.L'une des premières expériences A Montréal eut lieu au Bain public Rubenstein, en présence du président de la Boval Humane Society, de quelques-uns de ses collègues, d’instructeurs en natation de plusieurs associations, et dé personnages officiels en même temps que de membre^ de la presse locale.L’inventeur fut soumis à toutes sortes d’exigences et les spectateurs retournèrent stupéfiés des merveilleux résultats obtenus.Les lettres de félicitations adressées à l’inventeur, à la suite de cette expérience, déterminèrent des démarches auprès des compagnies maritimes, la compagnie détenant les brevets décida qu’uneexpérience serai! faite en plein fleuve Saint-Laurent, par des personnes, inexpérimentées au point de vue de la natation, mais qui ne craindraient pas de se fier à la perfection de l'appareil, en affrontant la profondeur du fleuve.Du pont du steamer “ Imperial ”, nolisé pour la circonstance, un enfant.une jeune fille, un homme et une femme s’élancèrent bravement, revêtus du fameux appareil “ S.O.S.”, dans l’eau agitée du fleuve, et pendant plus de trois quarts d'heure.se promenèrent tout simplement au-dessus de l'ablme,pour çn ressortir après, indemnes, comme auparavant.sans avoir seulement humecté d’une goutte d’eau leurs vêtements dont ils no s'étalent pas défaits avant d'endosser l’appareil.Le point remarquable de cette expérience, et c’est d’ailleurs l'une des caractéristiques de l'appareil S.O.S., c’est que durant tout le temps que les pseudo-naufragés se faisaient ballotter par les vagues, ils ne sentaient en aucune façon le froid de l'eau.Mais des expériences de l’appareil de sauvetage maritime S.O.S.ont démontré plus encore.Elles ont permis de rondure qu’une personne revêtu de ce vêtement spécial pouvait soutenir à l'eau six autres nersonnes et aider ainsi considérablement au sauvetage de ses semblables.Dans le cours des cimn dernières années, noms avons eu à déplorer quelques-uns des plus grands naufrages (pie les anmai'Ls maritimes aient j aimai s eu à en régi steer.'Nor ¦ ne ipairleironis pas pour le mement des nombreux trianisports de soldats, de ces croiseurs smperlbes et puissants qui.en sombrant -soms le coup mortel (d’unie tonpilile.ont disparu dans l'abîme insondable en y en-traîwantt des ,miniers idc marins.Ces marins étaient pourtant la pimpant munis de ceintures de sauvetage.mais c’est do froi d qu'ils périrent, te vent glacial et l'eau tour plaralysant Iles membres et amenant l'arrêt Idu coeur.Tout le monde sait que c’est par une nuit splendide, unemier d'buille, comme discn'l les 'marins, que se produisit Ole désastre dm “Titanic".Les ipassageirs létai'ent 'tous imunis de 'ceintures de sauvetage, mais ces appareils sommaires ne pouvaient les protéger contre 'le froid de l'eau, et pilus de la moitié d'entre eux, qui auraient été sauvés s'ils avaient pu résiislter au froid pendant quelques heures, perdirent connaissance et périrent.Le mérite principal de Tappareil “S.O.S." est de répondre à ce besoin et c'est ce qui île rend supérieur à n'.importe quell autre appareil de sauvetaige invente jusqu'ici.Les mêmes remarques s'appliquent tout partieullièreiment au cas du namfraige de “L’Bmpress of Ireland", à quelques milles de Rimous-ki.UN APPAREIL COMPLET MAIS SIMPLE.Il n'y a rien de mystérieux ou d'extraordinaire dans ta confeotion et le matériel du vêlement “S.O.S.”.Tl est bon cependant de faire remarquer qu'un soin exceptionnel a été apporté dans sa conlfaction de façon à prévenir tout accident, même si l’enveloppe venait à se percer ou à se déchirer.Le vêtement est d’un seul 'morceau.avec chaussures et mitaines, enveloppant complètement le corps 'àl'exception de la figure;!] esV en tissu de qualité spéciale, et absolument imperinéaible.Le vêtement se ferme automatiquement et en moins d'une minute il s'endosse ci! permet au naufragé de se jeter à Teau sam* la moindre inquiétude.[.’on remarquera qu’il n'est nullement besoin, pour l'endosser d'enlever ses chaussures ou une partie quèlconiqu?'de ses 'vêtements.Tout homme, femme ou enfant, peut s'y introduire dès que le danger éclate, fermer le vêtement au moyen die la poignée automatique, et plonger à Teau.Le kapok dont le vêtement est doublé est cinq fois plus flottable que n’importe quel autre, tissu imperméable, il 'est en outre léger, durable et ne prend pratiquement pas d'espace.Point remarquable également : (Tiièlle que soit la façon dont le naufragé se lancera ou tombera à l’eau, i'I reviendra immédiatement dans une 'position verticale, la tète hors de Teau.et restera ainsi lors même qu'il perdrait l’usage de ses Mens.Il n'est donc point sunprennmt de voir que les gouvernements sont émus à la nouvelle 'die cette récente invention de Tfipipareil “S.O.S." el que l’inventeur ait été prié de faire connaître tous les ’détails de son intéressante découvert!?, aux compagnies maritimes et à nos dirigeants d'Etat qui ont le devoir de faire adopter lies moyens les plus sûrs pour In sauvegarde des vies hmna.i-nas, et leur protection sur mer comme sur terre.D’ici à quelque temps des expériences sensationnelles seront faites en pleine mer, POUR LA CROIX-ROUGE ANGLAISE Leurs Majestés le Roi et la Reine.Sa Majesté la Reine Alexandra.PATRONS : Lord Lansdowne.Le Duc et ia Duchesse de Devonshire.L A SOCIETE DE LA CROIX-ROUGE CANADIENNE (section de la province de Québec), demande à tous les citoyens de cctle province de se, joindre avec les autres provinces du Canada pour appuyer la société de la Croix-Rouge.Etant donné le vaste territoire qui doit être couvert, le pouvoir de la société de la Croix-Rouge ea-nadienne pour pourvoir à tous nos soldats blessés est limité, et la société de la Croix-Rouge anglaise pourvoit aux besoins de nos hommes là où il nous est impossible de les atteindre.Le temps trop court dont nous disposons-pour cet appel rend impossible l'organisation d'une campagne de sollicitation personnelle assez considérable pour que le résultat en soit satisfaisant.On espère cependant que la réponse sera généreuse à l'appel lancé par la voie de la presse.La sollicitation par la voie de la presse est le seul moyen à ht disposition et l'on espère que la réponse à cet appel sera généreuse.QUELQUES FAITS A PROPOS DE LA CROIX-ROUGE ANGLAISE ET CE QU’ELLE FAIT POUR LES SOLDATS ET LES MARINS BLESSES.57.000 lits d’hôpitaux établis dans le Royaume-Uni.30.000 ont des gardes-malades, 2.000 gardes-malades travaillant à la maison et en dehors.7,500 V.A.D.aident dans les hôpitaux de l'armée.$220.000 dépensés pour l’ameublement de l'hôpital George V (1,850 lits), et $130,000 par année pour son entretien.$225.000 dépensés pour la construction et l’ameublement du “Net-ley Red Gross Hospital, (1.000 lits), et $625,000 dépensés pour son entretien.$175 000 pour ateliers d’Orlhopédie et de rééducation des blessés.$185,000 pour les hôpitaux s’occupant de blessures à la figure.$100,000 de dépenses initiales pour l’établissement et l'ameublement d’institutions pour les hommes dépourvus de tout moyen de subsistance.$100,000 de matériel pour les détachements de la Groix-Rouge.40,000 livres et périodiques fournis hebdomadairement pour les blessés et les malades.460 ambulances automobiles, voitures, etc., pour le service territorial.28 dépôts de commande et de camps de convalescents visités régulièrement et pourvus de jeux et autre confort.Les dépenses de l’administration (Londres, Angleterre) et de la direction — àpart les hôpitaux —pour l'année finissant le 20 octobre 1916, représentent 2.92 pour cent des dépenses totales ou moins de 3 centins par dollar.Des comptes audités ont été fournis à la société de la Croix-Rouge Canadienne.Le travail de la Croix-Rouge anglaise coûte plus de $300,000 par semaine, ou $30 par minute DE SORTE QUE VOUS, QUI DONNEZ GÉNÉREUSEMENT, VOUS SERVEZ Les contributions devront porter la marque : “Pour le Fonds de la Croix-Rouge Anglaise” et être envoyées le ou avant le 7 NOVEMBRE L’Hon.WALTER G.MITCHELL, Trésorier Provincial, Edifice du Parlement, QUEBEC, P.Q.soit à ou à Sir FREDERICK WILLIAMS-TAYLOR, Très.Hon.de la Société de la Croix-Rouge Can.(section de la prov.de Québec), Banque de Montréal, Montréal, P.Q.QUARTIERS GENERAUX : 507 Edifice du Royal Trust, Montrréal.Téléphone Main 8342.sous les auspices de représentants de grandes 'camiÿàignies de navigation.de reiprèsert'f'a'n'ls officiels do coups publics elt des gouvernements.Nous ne 'craignons pas de dire que cctle invention marque urne ère nouvelle idarns le progrès imariti>nie du monde, puisque jusqu’ici Ton n’avait pas encore résolu le problème (ht sauvetage des vies en mer.( A n n.) LES RÉQUISITIONS C'est à coups de réquisitions que les Allemands ont d'abord sapé le commerce et l’industrie belges.Dès les premiers jours de l’invasion, les autorités militaires ont fait des réquisitions multiples dont la plupart ne visaient nullement à l’entretien des troupes d’occupation, et ces réquisitions se sont poursuivies sans cesse depuis lors, émanant aussi bien des autorités militaires locales que centrales.De ces réquisitions militaires, il ne reste généralement nulle trace dans des documents officiels régulièrement publiés, à moins qu'elles ne soient effectuées en vertu d’actes officiels émanant des autorités militaires centrales dont les recueils officiels sont d’ailleurs difficilement accessibles, en dehors de la Belgique.Par contre, les réquisitions ordonnées par l'autorité civile sur le territoire du gouvernement général, sont faites en vertu d’arrêtés et d'ordonnances publiées dans le “Bulletin officiel des lois et arrêtés pour le territoire belge occupé”.(Gosetz und Verordnungsblatt fur die ok-kupierten Beigiens”.Jusqu’au 12 septembre 1916, on y relève quatre vingt-neuf ordonnances portant sur quatre cents matières premières et produits divers dont on peut trouver la liste dans “lœs déportations belges à la lumière des documents allemands”, de M.Fernand Passe-lecq.Depuis septembre 1916 jusqu’au 6 juillet 1917, cinquante et une ordonnances nouvelles ont été publiées au “Bulletin officiel", la plupart d'entre elles frappant des produits non encore visés par les précédentes.Sans doute, quelques arrêtés se contentent de prescrire la “déclaration" de certains produits, sans en ordonner la “saisie", mais celle-ci ne tarde généralement pas à suivre la déclaration.Aux réquisitions de produits et matières premières, il faut ajouter tes enlèvements d'outillage; une foule d'usines ont été systématiquement dépouillées de leur matériel, qui a été transporté en Allemagne.Articles de feironnetie Quelque- aubaine- pour les acheteurs économes Balayeuse mécanique garantie, valant «l.rtfl réduit A *C.:i».Sas à charbon en bois, SI.49.Chaudrons A confitures, 10 pintes, pris 4!)c, 59c.Cafetières, 2 grandeurs, prix 49c, 89c chacune.Casseroles en granit, prix 29c, 49c.59c, (>9c.(hands couloirs en granit, prix S.'fc.Coins d’évier en granit gris, spécial :(9c.Essoreuses goronties, très spécial ï.'i.Oü.Soupières de toutes grandeurs, 29c.49c, 59e.:nc.$1.49, 81.99, *1.79, ¥1.99.Moulins A viande, 4 couteaux, prix ¥1.19, 81.49.*2.19.Fournaise Tortue, dessus rond, la meilleure pour chauffer, valant *7.90, réduit *5.99.Fournaise Tortue, dessus carré, valant *12, réduit ¥8.99.Moulins A laver, valant *7.00 pour ¥5.25.100 épingles à linge pour 10e.JOS.LECLAIR Ferronnerie générale 522 EST, RUE RACHEL.Tél.St-L.1.572.Voye* noa rhaufferettcR “Perfection” à $4.50.Le NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton dos plus intéressants.Le lisez* tous?ON S’EMPARE DES BREVETS ALLEMANDS Washington, 31.— Les ressources immenses des connaissances scientifiques des Allemands en ce pays, viennent d’être ouvertes aux manufacturiers américains, de par les règlements émis par la commission fédérale du Commerce, par lesquels les brevets, patentes, droits d’auteurs détenus par l’ennemi, se ront mis à la disposition des citoyens des Etats-Unis, lesquels s’en serviront pour des fins commerciales ou industrielles.On estime à 201000 le nombre de brevets allemands de toute sorte qui passeront en d’autres mains.Des médecins expérimentateurs ont élé consultés sur les brevets qui ex islent sur certains remèdes toxiques ou non toxiques, afin de ne pas les remplacer par des substi tuts qui pourraient être fatals.Pour que ces nouveaux règlements n’occasionnein aucune exploitation, il a etc décidé qu'un certain profit sur les recettes du commerce de ces nouveaux produits, serait versé au bureau de l'hygiène.Les remèdesallemandsap-porteront, selon des médecins au torisès, une grande contribution à la défense nationale.De plus, ceux à qui appartenaient ces brevets, pa tentes ou droits d'auteurs seront remboursés par le gouvernement américain.Oeuvres diverses de M.Henri 60URASSA EN FRANÇAIS : La Conférence impériale et le rôle de M.Laurier, (1911) Pour la justice, (1912).Le Devoir, son origine, son passé, son avenir, (1915) La langue française au Canada, (1915).Le Devoir et la guerre — Le conflit des races, (1916) L’intervention américaine, (1917).La Conscription, (1917).franco ES AS EL AI S : The Foreign Policy of Great Britain, (1915) The Duty of Canada at the presenthour (1915) Conscription, (1917).franco $0.25 .10 .10 .15 .15 .25 .10 .25 .10 .10 U reste quelques exemplaires des oTram^CS suivants, réservés exclusivement aux bibliothèques de collèges ou autres bibliothèques publiques : Les F.coles du Nord-Ouest (1905) .La Convention douanière (1911) .Que devons-nous à l’Angleterre?(1915) ., Hier, Aujourd’hui, Demain (1916) .Le problème de l’Empire (1916) .The Reciprocity Agreement (1911) The Spectre of Annexation (1912) ., .Canadian Nationalism and the War (1916) Independence or Imperial Partnership?(1916) $0.10 .1® 2.00 .75 .10 .25 .25 .10 .25 .4 toute commande par la poste, ajouter 2 sous pour chaque brochure (i 10 sous, 3 sous pour chaque brochure à 15 ou 25 sous, 15 sous pour Que devons-nous à l’Angleterre?et 10 sous pour Hier, Aujourd’hui, Demain.Pour faire recommander, ajouter 5 sous.Toute commande doit être adressée à l’auteur, au bureau du Devoir.Les remises par chèques, mandats, etc., doivent être payables au pair à Montréal et porter le timbre de guerre.BRÛLÉ PAR DU PLOMB EN E4ULLITI0N Un clicheur employé au service de typographie de la “Patrie".Ha j rold Smith, 282, rue Logan, a été vie-] time d’un douloureux accident cet avant-midi.En versant du plomb 'fondu dans un moule le malheureux clicheur reçut une partie du métal liquide sur la jambe et le pied.A rhôpital Notre-Dame où il a été transporté, les médecins ont déclaré que les brûlures étaient profondes et] graves.VICTIMES DE LEUR GOURMANDISE CtxO m A’EF RS PERDENT LA VIE t NEW-YORK.IL FAUT OBÉIR A LA LOI La femme Rosie Valiquette, 13, ] ruelle Vallée, a été condamnée à six |mois de travaux forcés par le recor-• (1er Geoffrion, ce matin, pour déni de justice.La femme Valiquette avait (été assignée on cour il y a quelques semaines niais n’avaii pas paru.Hier soir elle se trouvait face à face sur la rue Craig qveç un agent de po lice qui la cherchait.Elle aura pen-| dent ces six mois le temps rie voir qu’on ne joue pas avec la justice.New-’» ork.31.—Pour avoir bu r whiskey dit de guerre ”, c’est-dire de l'alcool de bois, cinq Val kees sont morts, cependant qi deux autres sont dans un état tr critique.Les cinq cadavres ont été déco verts, lundi, dans un hôtel de Ne* 5 ork.On a aussi trouvé une ho teille portant l'étiquette suivante Krntnckeif best whiskey.Dr Léon ARCHAMBAUL1 DENTISTE Ocntisrs rn caoutchouc A tre» bon mil chc.Dinners en or et sn sinryleAm neec dents importées.(JParouren et pont en or de 22 k.Dentisterie fnodfrne, sans goulsur, pris modérés AN6LE SAINT-DENIS ET RACHEL (295 Tsl.lalrt-Loals *7(1, VOL.VIII.—No 25G LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1917 11 A SAINT-SULPICE CONFÉRENCE DE M.RENÉ GAUTHERON Le professeur de littérature française à l’Université Laval parle de trois professeurs soldats, Joseph Lotte, Maurice Masson et Philippe Gonnard, tués au cours de la guerre.On Hit, rçueillciue ip art en un Li vre ' Sacré, qu’avianlt ide s'adonner à la prière il faut préparer son âme.Ce conseil que le Sage (donne à ce-iu i qui iveiuit êklver son esprit 'vers des splhères tpluis élelvlèes,, il eût été bon que quelqu’un l’eût .donné à chacun idc ceux qui déviaient hier se rendre à SaimtdSni’pice a'fin d’y assister â lia pieuse évocation de trois morte qu’y ifit M.le professeur Gau-theron alors (ju’cn ume ilongue con-féren.cie — pountanit bien co'urte —| de deux heures et demie, il fit re-i vivre devant un auditoire no.m-: foreux 'et tout entier .suspendn à ses 'lèvres trois die ces (grands .morts qui se sont aijoutés aux innomibnaibïes morts qui, l(à-lbas„ sur la terre de France ont, simptomemt, déposé leur vie, pour faire de leurs corps un rampait à Ha patrie souffrante, à ta patrie torturée, à la patrie en plérill, mais que (leur saicrificie com-.' tri'bliera à garder immorteille.Ces trois grands morts venus des( points il'ës plus opposés de (leur pays afin, (de répondre an même appel .en attendant de 'mourir dans un même holocauste, ce «ne sont pas dés types extraondi AaSres.Ils sont les témoins qui ont assisté au grand drame qui depuis trois ains se déroule .sur la terre de France ; 'ills' représentent, cette .muiltiitude d’autres ténnoins quij comme eux ont lutté jusqu'au suprè- j me saeriifiicei, ear die ceux-là te té-moignaige est 'véridique; “Volon-tiers, dit 'Pasioal, je crois .en des témoins qui se font égorger.” Tous trois écrivirent très bien, et furent 'miaiitres de ileur plume au point de posséder un 'style qui leur était propre.Ce n’eslt «cepenidant pas unie étudie littéraire de leurs oeuvres que nous venons faire d’eux ce soir; nous tâcherons de pénétrer le 'Secret de leur vie intérieure; c'est une étude de (leur âme que nous ferons ce soir.VOSEPH LOTTE.Joseph Lotte, il’aîné des trois, au-i rait 'aujourd'hui 39 ans.Il avait en lui ce je ne sais quoi (fui remld certain's individus presque à (leur insu des directeurs d’âme.En décembre 1910 it invitait par une -lettne-circulaire scs collègues dams te professoral à adhérer au groupe des professeurs catholiques .uiniive.nsitaires qui s’étaiil formé pour resserrer entre eux te tien, idle 'l'amitié et pour former un cercte de vie ‘‘ipirituclle et religieuse.'Une telle invitation .de la part.d"un professbur .de ly.ciêe était enfièrciment une chose inouïe.Ce jeune proifeeseur, à la vérité, avait résolu de vivre selon .sa foi, et ce qu’il proposa n’était lautre qu’une organisation pour que ses collègues poursuivissent '.e même but, en se 'soutenianit lies’uns les autres.Ce n’était pas chez 1.s-grands orplteurs chez 'les .granits .docteurs qu'il cherchait son in.piration:.il avait pénétré à ce qui constitue l’csscimec miè-ifiedeila vie chriitienne, et avait pris l>oi’.r lui ces iparoles ide ü-’apôtre saint lean : “Mas petits énfants, aimez-vous 'bien les ums les amitres.” D'où venait alors ce jeune homme de 35 ans, à la haute stalture, au rire inM'i» et franc?A en juger par les, apparences on d’eût pris pour Tun | de ces méridio.niViix chez lesquels se | sont icondenisès tes Jraits et tes .(rua-| Etés .de notre vieillie race 'latine.U ire Fêtait point.Breton par son père,! normàni ! paé ;«a nière, fils (l’officier j et frère die cimq officiers, il pré-* fera l’étude à (Faction.11 vint dome I à Sainfie-iBairibe se préparer aux exa-menis id’gdimisision, à IFÈcoOc Normale.| Cf- î là qu’M rencontra P'éiguy.Et, de Péguy, qu«j!* que soit 1’'impression que nous 'laissent ses oeuvres,,, noies ne pouvons exagérer Femprisie; qu’eut sa pensée sur ceux qui vin-i rerlt en con,',art .avrie Iiui.Or en 1895, ; Péguy, était incroyant ; il était Fa-1 (Lpté d’une‘sorte .de socialisme mystique fit poétique, et cherchait de j toute l’ardeur de ses 24 ans à opérer le .salut îdes niassès, te bien-être du peuple.A ta vue de cet homme d'action,, qui avait une idée, de ce prophète niiat vêtu d’un, veston étriqué et de gros soûliers 'ferrés à qui H fallait toujours et touijours de l’argent.pour tes .autres, Joseph Lotte se sentit frappé, d'au tant plus frappé que Péguy n’avait pas pour ainsi dire de.'métaphysique, qu’il posait en athée.Vint T’ajfaire Dreyfus qui passionna FEùirope.Ce fut une occasion pour 'tonic's sortes de tfens venus de.Russia, «le Norvège, d'AliIp-inagne, du pénétrer dans le pays de France aifin de nous étudier, ou phi-1 tôt c’était une occasion de venir j fouiélier .(-he* nom: Brarides, lîjord-, son et tact d’autres .sous prétexte (Famitié étaient tes pires ennemis de, la France.i Cette aiffaire Dreyfus avait donné! à plusieurs l'occasion de eolilialborer en .caiina raid es'à ce qu'ils croyaient être le triomphe ide Ha iustice.Quelle ne fut pas l'étonniimcwt de ceux qui avaient été sincères ilo-nsqu’iîs¦ s’aperçurent que (la plupart se ser-| voient de édité cawe pour arriver j au pouvoir, et qu’ils en pmuaient occasion pour se retourner contre l'Eglise! Nous icoimlbattions, dit l’un d’eùix.(ponir la France et pour te Justice, hi en toit 'sous te idreyfusisime ; nous comprimes la 'faiiiWite fraudu-' lai se de ta cause réelle que nous défendions : c’était ila.guerre à t’Eglise, et FEglise,, dès qu’ci’llc fut persê-eulée, eessa ide noms être antipathi-quo.M n’était encore pas bien avancé sur le chemin du retour puisque à cette épo,que-là il 'ne faisait encore pas hep User ses enfants,.Vers ce temips-ilà it (dut pronotmceir1 a la Roehensur-Yon le discours de distrilbution 'des prix; it parla de son année nie service ni élitaire, et en prit occasion de rnppcter les théories du comté nie Gabineau que t’on eomsldiérait allers outre-Rhin conu-l me.l’un de nos grandis penseurs.Ga-I bineau divisait ta société en quatre parties : tes brutes, qui sont lia majorité; les drôles qui exploitent, tes imbéciles qui gouvernent, i’iéliite enfin qui est ta minorité, et rie l’observation qu’il avait faite des uns et des autres il concluait que te masse n’est rien mais me vaut que par l’élite q'u’eilile renferme et qui te dirige.L’élite ce 'sont les fils d» roi qui gardent en toutes 'circonstances une âme joyeuse et toujours altière.Cette compréhension de 1a réalité de la patrie et 'de l'armée de la patrie qui .s'incarne dans le solMialt te prédisposait à «comprendre l'action die l’Eglü'se.Vers celte époque il 's'attacha à la philosophie de l’èvohiition (créatrice de Bergson.C’était une démarcialtion d’avée le scieintdisime de Renan et riinit'eillédtoàlli’Sme die Renan.Le dé-tenmini'sme .absolu produisit cet effet curieux qu’il (Hui rendit lia ililber-té int elllleetuelile.A te Boehe-sur-A’on, il fit la rencontre ide Bauman, qui était un chrétien, daims toute ta vigueur du terme.Et, peu ide teimps après survint pour 'lui une grande épreuve ; sa femme mourait à Brest après trente jours de cruellies souffrances Dans ses lettres ù Bianiimann, il raconte seis'derniers instants, son agonie, 'dont IM.Gautheron nous fait ta lecture sulblMme, e/t dont te récit se termine par un cri du.désespoir lorsqu’il parle du vide qu’cille laisse, de Son absentee éternelle.Le croyait-ill vraimemit.Cependant U lui restait Péguy, mais Péguy 'depuis 12 ans souffrait (le ta imême détresse elt 'naiflle part ne trouvait de repos.Or voici que Péguy est m'alla'de.Il va le voir ; les doux amis parlent de tout ce qui les intéresse,, tout à coup •se ravisant ; “J'ailtei's oublier de tt’arinonicer une nouvelle”, dit Péguy.— “Laciuellle?” — “J’ai retrouvé la foi”.Les deux amis' sont émus jusqu’aux la rones.“Ah! pauvre vieux, s’écrie Lotte, nous en sommes tous là”.Lotte donie, lui aussi en était là.par lie désir; il ,se pansera deux ans avant qu’il en vienne là par Q’aiction.On a dit de Brunetière qu’il voulait être •cathodique contre quelqu'un ; de Lotte on pourrait dire qu’il voulait lï’ètre avec (tout lie monde : son Bulletin est un foyer ide vie chrétienne:; ce qu’il déplorera le plus ce sera tes vices et la trahison des .'croyants.Pour lui.la vie n’est pas une étude, un raisonnement.“ Il ne faut par chercher k faire le malin, dit-il, mais on doit se regarder dans sa vie d’homme, sa rude vie d’hommes.La vie n’est pas une farce, elle n’est pas d’ordinaire non plus une lutte héroïque.” Joseph Lotte n’aimalt pas les docteurs.Il aimait Péguy ou Jeanne D’Arc.Les docteurs, disait-il, ont condamné Jeanne d’Arc.Pourquoi?parce qu’elle n’avait pas une sainteté cataloguée, et alors que pouvait-elle être autre chose que démoniaque ?Ah ! les crétins ! Il s’occupait des âmes, des âmes surtout qui restaient plongées dans le doute ou l'incroyance ; il les prenait en pitié, car il avait connu leur détresse, mais il ne manquait pas d’éclairer, de redresser ce qu’il appelait une attitude menteuse.Quel fastueux néant ” pour lui, que ces choses qui se trouvaient sur toutes les lèvres : le progrès, le suffrage universel, l'humanitarisme, etc.Mais ce qui dominait chez lui c’était le patriotisme.Et ce patriotisme lui avait fait prévoir bien à l’avance les événements qui allaient se déchaîner.11 sonne l’alarme ; il demande qu’on se prépare, il voit 1e danger imminent, il sait la patrie en danger.11 prévoit le sacrifice et il y fait face ; aussi, le moment venu peut-il dire : Je me suis toujours su patriote, mais mon sacrifice est consommé et je suis prêt.Il cherche à restaurer le sens nii-litaire.La patrie est la quantité de terre où l’on parle français, et ce n'est que là où se trouve 1e soldat que l’on parle français ; c’est grâce au soldat français si l’on parle français de Dakar à Bizerte, de Brest à Longwy, à Mulhouse ou à Paris.Et il attaque sans relâche la fausse doctrine du pacifisme.La paix par le droit ! mais n’est-ce pas là un langage niais pour ne pas dire imbécile ?.Soulever un point de droit, n’est-ce pas.par là-même, soulever un point de guerre ?toute revendication n’engendre-t-elle pas du trouble, toute atteinte au droit n’est-elle pas une rupture de l’équilibre ?Et d’aucuns de le rassurer sur les bonnes dispositions du “ bon ” peuple allemand, qui forcera la main à son empereur.Ce n’est pas ainsi que Joseph Lotte le comprend ; aussi ne se considère-t-il toujours que eomnie un soldat permissionnaire rendu à In vie civile.Et tous ccs sentiments naissent chez lui de sa vie chrétienne.Lors de la mobilisation, il n’écrit qu’un mot à sa mère : “ Sois fière, lui dit-il, de donner six fils à la patrie.” Et l’orateur nous montre le savant professeur mobilisé, simple sergent, demandant sans répit, malgré son âge, à être un des premiers à partir pour le front.On apprend que Péguy est tombé.Les regrets qu’il laisse montent de tous côtés, mais tous se eonso'^d en se rappelant qu’il leur reste son autre lui-même : Lotte.Lotte apprend la fatale nouvelle par la voix des journaux, en gare de Redon ; désormais, il veut prendre sa place, et le 21 septembre 1914, l'ancien professeur du lycée de Conianees est au front.Trois mois plus tard à peine, le lieutenant Lotte tombe a son tour : une balle Fa frappé nu front.Quel couronnement que cette vie-là 1.T MAURICE MASSON Le 4 octobre 1879, à l’autre extrémité de la France, naissait à Metz d’une de ces familles de la bour-bcoisie provinciale, Maurice Masson.En 1900, il passait son examen d’admission à l’Ecole Normale supérieure, et vint tout de suite à cette maison de la rue d’Ulm, où un jeune homme à cette époque, plus peut-être qu’à toute autre, pouvait trouver tant de danger ou mener une vie très féconde.Ce qui frappe chez Maurice Masson c’est ce stoïcisme chrétien dont il fit la règle de sa vie, c’est l’élévation de la pensée, la richesse de la vie morale, c’est la grande énergie qui l’anime.En 1903, il subissait son examen d’agrégation.Il était déjà remarquable par la vigueur de sa dialectique qu’il appuyait toujours de faits précis, et par la division nette de ses idées.| En 1904, le rêve de sa vie s’accomplissait : on lui offrait, et il acceptait, la chaire de littérature française à l’Université de Fribourg.C’était un poste de combat, où dans un milieu international, qui n’était pas sans subir quelque influence du voisinage de l’Allemagne, il avait pour mission non seulement d’enseigner, mais d’imposer le respect de la science française, précise et solide.Dix ans il travailla ainsi à Fribourg, s’y dévouant à l’enseignement, à la publication de ses ouvrages.Sur huit, cinq furent couronnés par l’Académie française ils se divisent en deux groupes distincts qui représentent bien les deux tendances de leur auteur : son amour de l’étude et ses aspirations très élevées.C’est là aussi qu’il prépara sa thèse pour le doctorat : il avait choisi pour sujet : la conception de l’idée religieuse chez Rousseau.Il avait des sympathies pour-Rousseau, mais Rousseau était parti d’un mauvais principe : la bonté innée de l'homme, la négation du péché originel.Les nombreuses années passées à l'étranger, au milieu d’étrangers, empêchaient qu’il fût jamaischauvin dans ses idées, mais, Lorrain de la Lorraine annexée, il n’avait jamais oublié sa patrie : reprenant le mot Irop célèbre d’un tribun populaire : “Pensons-y toujours, n’en parlons jamais”, il écrivait à son ami Victor Giraud: Cette parole est une parole de lâche: nous devons y penser, et nous devons aussi en parler”.11 faut que justice soit faite et ce n’est pas parce que 40 ans ont passé sur une injustice qu’un acte de violence es! devenu justifié.Ah! re n’est pas qu’il aime ou souhaite la guerre, “car un chrétien, ni même un honnête homme n’a jamais le droit de désirer que le mal se produise; pour ce qu est de la revanche, nous devons y tendre sans y prétendre.Mais la guerre éclate.I.e 3 août, le voilà mobilisé au 42e régiment de la territoriale à Toul, dans cette Lorraine jriêmè qui a tant souffert jadis en 1870.Le voilà sergent, il a répondu des premiers à l’appel; bientôt i! sera dans les tranchées pour y combattre en attendant d’y mourir.Et dans les temps «pie lui laisse le service, il écrit, il écrit sans cesse deux, quatre fois par jour, et c’est en relisant ses le lires que J-’on voit son aine sans cesse s’élevant vers les sommets d'où elle ne redescendra jamais.Et ici l’orateur fait diversion sur le style de Masson.On lui a reproché de trop bièn écrire; il n’y a dans ses écrits pas une incorrection, pas même le signe rie Fi moindre hésitation; il semble qu’il ait eu le souci excessif de bien dire.il se refuse cependant à rassembler des notes pour faire plus tard le récit de La guerre: il est là, dit-il pour la faire la guerre, non pour l’écrire.¦ .m .Mais cependant que de choses précieuses écrites par cet homme au rand coeur! au milieu de tant de choses horribles qu’il décrit avec un certain réalisme, il voit toujours un côté consolant, et pour lui, c’est la nature qui est la grande consolatrice.1 outefois _ ce qui le préoccupe avant tout, c'est le métier, il doit être un bon sergent."Il faut, dit-il, nous armer de patience et rester confiants dans le triomphe ultime de la justice.Devant l’épreuve imminente, il Luit, dit-il, faire preuve de courage et montrer bon visage”.Four lui, l’âme de là France, ce n’est pas tant chez les chefs qu’elle se trouve que chez le soldat de deuxième classe, (l’est chez lui que se trouve l’exemple du devoir accompli, que réside une source inépuisable de force morale.ü aime scs soldats, souffre avec eux, prend leur parti, partage avec eux ce qu’il a, relâche pour eux les reglements.Toujours il donne de l'exemple, toujours on le voit à l’avant, au péril.^ C’est l’amitié et l’estime qu’il croit être le sentier le plus sûr pour gagner ses hommes et les conduire, et par-dessus tout, il s’efforce de leur inculquer la conviction de la justice de leur cause.Lorsque parut le manifeste des universités suisses, il le traite de littérature pleurnicheuse et pâteuse ; lui ïl reste inébranlable: il faut, rc-pèle-t-il, que justice soit faite.Il s apitoie sur le grand nombre de blesses qui résulte de chaque combat, mais il en prend occasion pour prêcher la nécessité de la revanche le la justice.Il se refuse ù aspirer achement à la paix.Nous, Français, ions ronrivsonfnnM In îiiL-tiaa catastrophe pire que cela: la faillite de la justice.Ce qui est remarquable dans la vie de ce parfait chrétien, c’est qu’il existe sans cesse en communion avec les saints, il vit de te communion des saints.Hors de cela la vie n’a pas de signification, la mort, encore moins; Je christianisme est le seul lieu qui peut durer.C’est dans'ie retour au christianisme que l’union doit se sceller si Fou veut pouvoir compter qu’elle dure, autrement elle ne sera qu’uri armistice.Dans le creuset cette .âme s’affine, se perfectionne, il se détache de tout, il sacrifie son beau passé.Je sens, dit-il, une grande paix, une sérénité, oyeuse.11 fait l’abandon total de ui-mème, sans inquiétude; il renonce aux spéculations de l’esprit; désormais, dit-il, même si nous sortons victorieux, nous ne pourrons plus nous laisser aller à des frivolités.En novembre 1914, il achève le dernier chapitre de sa .thèse de doctorat; il en cor ri.e les.épreuves nu front; il signe le bon a tirer du boyau No 5; il doit la soutenir le 4 mars.Mais voilà que les permis- CANADA À 9Cf ClNQ>P*r SkAriS» S*»* ""iUsAWT I rtt»*' '.'i mmÊÊ.mm ¦'é'.i'tfv 61e du Patron.La proclamation en exécution de la loi du Service Militaire appelle les hommes de la Classe 1 —célibataires et veufs sans enfant (non exemptés de plein droit) âgés de 20 ans révolus au 13 octobre 1917, dont le 34ième anniversaire de naissance est antérieur au 1er janvier 1917.La demande d’exemption peut être formulée par l’homme en cause, ou par son patron, ou par un parent rapproché.Il est désirable d’éviter que plusieurs requêtes s’appliquent au même nomme.Et il est préférable pour des raisons indiquées au paragraphe suivant, que la requête soit présentée par le patron.En «jueî cas le Patron devrait demander l'exemption Quand la demande d’exemption est motivée par la supposition que, dans l’intérêt national, l’homme devrait continuer son travail habituel au lieu de prendre du service militaire, le mieux est généralement que cette demande soit formulée par le PATRON, parce que la décision à prendre entraîne notamment l’examen préalable du genre d’affaires en cause, de l’état du personnel employé, etc.Examen Médical Le rôle du patron sera simplifié si tous les hommes de la Classe 1, employés par lui, se présentent pour l'examen au siège du Conseil Médical le plus voisin.Comme suite à l’examen, ils seraient rangés dans l’une ou l’autre des Catégories Médicales—A, B, C ou EL Les hommes de la Classe 1, placés dans les Catégories B, C ou E, satisferont aux prescriptions actuelles, en attachant à leur demande d’exemption le certificat médical qui leur sera remis.Quand un patron sollicite l’exemption pour son employé en raison de ce que l’intérêt national demande le maintien de l’homme dans son emploi adluel, la requête doit avoir comme annexes une déclaration et un état du personnel, savoir :— Déclaration du Patron Dénombrement des employés, groupes seicn leurs occupations et leurs aptitudes respectives, avec indication du total pour chaque groupe.Indiquer s’il est possible, ou non, de remplacer le travail des hommes de la Classe 1, par celui des hommes non compris clans la classe appelée en vertu de la loi, ou par le travail que pourraient accomplir des femmes ; dire aussi la mesure dans laquelle le retrait des hommes de la classe appelée affecterait la marche des affaires, sans omettre de désigner pourquoi le cours de ces affaires e& à poursuivre dans l’intérêt national, ni de citer tels autres faits ou circonstances qui seraient à considérer.Etat du personnel Celui-ci doit désigner les noms, l’âge et l’occupation de tous les hommes de la Classe 1 qui sont employés, avec annotation en regard de chaque nom pour indiquer s’il y a, ou non, demande d’exemption et si, de l’avis du patron, l’exemption devrait, le cas échéant, être subordonnée à ce que l’homme poursuive son occupation actuelle ; ou, encore, s’il suffirait que l’exemption fût accordée pour un mois, ou deux, ou davantage, selon le cas.Formulaires à remplir Ces formulaires peuvent être obtenus de tout Maîtres des Postes, lequel les transmettra, dès qu’ils auront été remplis, au préposé de l’enregistrement.Emis par Le Conseil du Service Militaire.273F I —Tri ¦¦ -—-^’¦•vi! MM ¦¦¦¦¦¦¦¦ai sions sont suspendues en prévision d’une attaque : “l’homme propose, écrit-il, mais.le boche dispose”.Le 13 avril parlant de la mort au front d’un excellent soldat, il écrivait: Je voudrais n’être pas indigne d’une pareille fin: deux jours après, faisant sa ronde il rencontra la mort éblouissante et brève; son nom était porté à l’ordre du jour de l’armée ; l'université lui décernait les honneurs posthumes du doctorat.L’empereur allemand avait dit avec mépris que les officiers de l’armée française d’aujourd’hui venaient on ne sait d'où.Oui, c’est vrai, Masson ne descendait pas d’une famille de gentilshommes, mais plus ;ue tous vos princes, et que tous vos margraves, il avait la noblesse du sang.(AppU PHILIPPE GONNARD Philippe Gonnard naquit à Lyon, la patrie de l’histoire, et qui reçut de Smyrne les prémices du christianisme.Ce fils d'archéologue n’a qu’une passion : la passion des idées ; de bonne heure, il lira Platon, et Parnell, et Pascal ; il se fera un idéal d’austérité ; il était fier, et cette fierté était pour lui une grande force.“ Je me suis cramponné à vous, Seigneur, parce que Fêtais fier ”, s’écriera-t-il un jour.“ On m’avait prédit que moi aussi je ferais comme les autres, et parce que j’étais fier, je n’ai pas fait comme les autres ”.Gonnard fut un chrétien, un de ces chrétiens lyonnais comme furent Ampère et Ozanam.II n’eut qu’un grand et unique amour, et resta absolument pur.Admis à l’Ecole Normale Supérieure, en 1902, il était agrégé en histoire ; quatre ans plus tard, il présentait sa thèse de doctorat : la formation de la garde napoléonienne.La guerre éclate, et lui, agrégé en histoire et docteur-ès-lettres, obéit à l’appel : il n’était plus désormais mie le soldat de deuxième classe Philippe Gonnard.Dès lors, il fait tout ce qu’il peut pour sa patrie.Gonnard était un poète ; il chantait dans scs vers magnifiques tout ce qui est beau, tout ce qui est noble, tout ce qui est grand ; sa femme lui reprochait même un jour de l’oublier ; à quoi il répondit par un (tuq'rain des plus touchants.Tl chante la patrie, il prie pour la pairie, pour toutes les patries ; on ne doit, dit-il, iuier contre personne, “ Pour les nôtres d’abord “ Pour tes autres aussi ; “ Pour les morts allemands.” A trente-cinq ans, il part pour la guerre.Que de tristes journées et que de lonnues nuits durant ces 2 années, alors qu’il faut souffrir, toulours souffrir et sans amis.Tl revoyait tes coteaux lyonnais au pied desquels serpente te ruban arpenté de la Saône.Oh ! tes beaux poèmes an’il écrivit alors."t Le 2G octobre 1916, il reçoit Fa-vis que le jour suivant sa compagnie prendra part à l’assaut ; le 28, il tombe avant d’avoir vu la victoire.j Et ce sont avec ces soldats que ( depuis 39 mois la France: tient, et ! qu’elle tiendra tant que sera besoin, j On a dit : “ Quel miracle ! ” ce mot : fait honneur sans doute, mais il est I une preuve d’ignorance : Le mira-j çle avait toujours existé dans les i âmes des enfants de la France, scu-i lement on ne le voyait pas.i Ces hommes, dont je viens de parler, continue M.Gautheron, étaient sans doute des écrivains distingués, mais cependant à peu ! près inconnus ; ils représentent i l’âme française ; ces inconnus re-j présentent la conscience française, | ils avaient contribué à la former.Nul d’entre eux n’était à proprement parler un idéaliste ; tous sans doute aAmient 1e goût de la pensée, des choses rie la pensée, mais ils visaient à Faction, ils rêvaient peu, et l’un d’eux tout poète qu’il fût était un penseur, un méditatif, d’une gravité précoce.Faguet, représentant Voltaire comme le type de l’esprit français, fit erreur.Voltaire, toujours Voltaire, on devient agaçant à la fin.Vincent de Paul était Français.Oza-zam était Français et l’un et l’autre comme ces hommes dont je viens de parler, représentaient le type français tout autant que Voltaire, car ils sont les types de la science, de Fart, de la bravoure, de la charité ; de la vie intérieure, dissimulés peut-être, ou qu’on ne comprit pas ; iis représentent le dévouement et Famitié.Leur devise était de lutter.Tous de simples professeurs étaient devenus pour la vie des professeurs soldats.Chacun d’eux devait 73rcn-dro la place de trois ou quatre.Ja-roais ils ne regardaient on arrière, ils cultiveraient la souffrance, ils rempliraient leur destinée d’honneur, ils gagneraient la gloire.Au-dessus riu regrri de la perte, il v a te levier moral do leur exempte ; teur présence subsiste ; comme disait Masson : “ Tls sont morts.non, ils ne sont pas morts ; ils sont au-dedans de nous ; leur appel n’en sera (pie mieux entendu.” (Appl, plonogés.) NOUVEAU PROCÉDÉ Paris, 31 octobre.— Un essai de répartition du charbon qui vient d'être fait dans une commune de province, dont nous tairons le noms montre les inconvéneint multiples de ce procédé.• D’abord, ce fut à défaut du maire cjW rS rte i?cjf* r-S rjW «cjy wjy •Jÿé rfrt rSrs VJw cio Vÿ* cio $ fin cjh fin V4V » •$7 ejss *4* » C’est le service qui compte N«s nombreux clients en sont satisfaits.Vous le serez vous aussi, Vos travaux d’impressions de la simple carte d’affaires au catalogue le plus volumineux, Confiez-les à des experts en art typographique.Nous possédons un atelier complet, pour la production do plaquettes, brochures, livres, etc.Noire personnel est composé d’experts en réaction, en traduction, en composition.Nos prix sont bas.Estimés fournis gratis sur demande.L'Imprimerie Populaire m Editrice du “Devoir” et du “Nationaliste” 43, RUE SAINT-VINCENT.occupé et désintéressé dans la question — il se chauffe au bois ! — l’instituteur qui fut chargé do l’achat l’instituteur qui fut chargé de l’achat, il se rendit S, la préfecture et acheta.de l’anthracite .alors que la plupart des familles ne brûlent de charbon que dans leur our-neau de cuisine.Il est vrai que l’instituteur consomme de l’an-thra cite ! Le charbon arrive et la réparti-j lion se fait au prora a des demandes.1 Mais, alors que certains ménages avaient calculé loyalement at IndJ-1 quô naïvement leurs besoins, d’autres avaient manifestement exagéré \ les leurs si bien que do deux familles, I comptant respectivement quatre | peisonnes, l’une reçut 300 kilos et lautre 100. LE DEVOIE, MONTREAL, MERCREDI 31 OCTOBRE 1917 VOL.VIII.—No 256 DUPUIS FRERES.LintlUc.I I DUPUIS FRERES.Limité*.| I DUPUIS FRERES.Limité*.I DEMAIN fête de la Toussaint, nos magasins seront FERMES toute !ti journée.r ^ Sous-vêtements I pour hommes __^ M BELLES COMBINAISONS dp “Penman”, pour garçonnets, laine Shetland épaisse et souple.Gran-^ (leurs 24 à 32.| 2.00 4 2.50 .R SOCS-VETEMENTS, laine écossaise de “Pen-* B man”, devant croisé.Grandeurs 34 à 42. wjv si?htr> «rÿe *> rîn vjV ip ¦ffo sj?fin sow Les protégés de lie de Landrellec ¦BHBMMHMOBi Tel est le titre de l’oeuvre émouvante de Rémy de Saint-Maurice dont le “Devoir commencera, samedi, la publication.L’action sc meut autour de deux très nobles sentiments : l'amour de la patrie française et l’amour, aussi, qu’éprouvent l'un pour l’autre, malgré l’apparente barrière qui les sépare, un soldat de la République et la fille d’un Chouan.Pour sc retrouver et s’épouser, les deux jeunes gens subissent les aventures les plus diverses qui n’ont rien que de très naturel à cette époque tourmentée.Le récit prenant met plusieurs fois en scène les Anglais.Personne ne voudra manquer le DEVOIR du samedi 3 novembre.>
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