Le devoir, 26 octobre 1917, vendredi 26 octobre 1917
s »üLUMI V!U—No 252 MONTRÉAL, VENDREDI 26 OCTOBRE 191.DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration î 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS1 LES ELESTIOK ET U 6UEÜE Dans quelques jours, le Canada pataugera en plein bourbier électoral.D’ici là.jetons un coup d'oeil sur la très grosse partie qui se joue ¦dans le monde entier entre jes profiteurs de guerre et les partisans de la paix, et recherchons les points de contact et de dissemblance entre la situation générale du monde et la situation particulière du Canada.Au sens où l’eptendent généralement nos politicailleurs, la relation est inexistante: quel que soit le résultat électoral ici, l’effet sera nul, absolument nul, sur la guerre ou la paix.Là-dessus, les prétentions des tories sont aussi grotesques que tes vantardises des libéraux.Que le ministère de coalition soit mainitenu ou renversé; que la loi de conscription soit abrogée — ce que M.Laurier n'a pas encore promis — ou qu’elle soit appliquée dans toute sa rigueur et renouvelée de session en session; que cent mille, deux cent mille Canadiens de plus soient envoyés à la boucherie, ou qu’il n’en parte pas un seul, la situation des armées européennes n’en sera nullement modifiée, les chances de victoire de l’Angleterre et de la France n’en seront pas accrues d’un parcelle, l’heure de la pacification ne sera avancée ni retardée d’une seconde.La puissance d'action du Canada est trop insignifiante, dans l’ensemble des forces en con flit, pour exercer la moindre influence sur la marche des événements.Dans l'ordre économique, nous pourrions faire davantage pour les Alliés, tout en enrayant la course à la banqueroute nationale.Mais, pour cela, il faudrait interrompre ou ralentir sensiblement notre effort militaire.Or, c’est précisément ce que les politiciens ne veulent pas, pas plus les rouges que les bleus, pas plus les “sauveurs du peuple” que les win-the-war.A moins d’une prochaine et radicale évolution de ce qui reste du parti libéral », il n'y a donc rien de plus et de mieux à attendre d’un parti que de l’autre.Le premier ministre et «le leader de l’opposition sont pour la “guerre jusqu’au bout”, pour l’épuisement des ressources nationales, pour la saignée à blanc.La seule différence est dans les procédés.Sir Robert Borden veut nous saigner de force; sir Wilfrid Laurier préfère que nous nous vidions les veines de nous-mêmes, “harmonieusement’'.Tous deux veulent le suicide national au bénéfice de D’étranger .et des profiteurs de guerre canadiens.En ceci, la situation du Canada diffère radicalement de celle des autres pays en guerre.Partout, en Europe, dans les pays du Centre comme chez les nations de l'Entente, la lutte est résolument engagée entre les profiteurs de guerre et les protagonistes de da paix.Partout, sauf au Canada, le souci des intérêts nationaux, bien ou mal compris, prime l'intérêt de l’étranger, allié ou ennemi, * * •» Même chez les autres “nations-soeurs” britanniques, tout abruties qu'elles sont, comme nous, 0ar le colonialisme avilissant, par la duperie du parlementarisme démocratique et par le mercantilisme anglo-saxon, gouvernants et gouvernés ne laissent pas que de faire entendre, par-ci, par-là, quelques paroles d’inspiration nationale et même d’opposer une certaine résistance aux desiderata des ploutocrates impériaux.Ainsi le complaisant Botha — le “Laurier de l’Afrique-Sud”, comme l’ont surnommé ses flatteurs — Botha a refusé obstinément dp stimuler le recrutement de l’armée impériale; il n’accorde aux soldats de l’Empire, aux défenseurs de la démocratie, etc., etc., qu’une solde fort inférieure à celle 'de la milice nationale.En dépit des efforts de Hughes, le travailliste transfuge mué en mégalomane impérialiste, ’le peuple australien a repoussé la conscription, et les syndicats ouvriers du ‘Commonwealth entravent l’effort militaire par tous les moyens.Dans un autre ordre d’idées, les gouvernants impérialistes de l'Australie et de 3a Nouvelle-Zélande ont nettement affirmé leur détermination de garder leurs prises de guerre, sans aucun égard à l’intérêt que l’Angleterre pourrait trouver à k-s rendre à l’Allemagne en échange de quelque concession réciproque.Ce n’csl pas qu’à cet égard les prétentions des Australiens et des Néo-Zélandais soient justifiables.Qu'ont-ils besoin d'agrandir leurs immenses domaines encore impeuplès?Mais, du moins, leur goinfrerie est plus honnête que les écoeurantes protestations de désintéressement idéaliste dont les Anglais et les Américains couvrent le monde, afin de même de mieux cacher la cupidité de leurs desseins; elle est surtout moins avilissante que la doctrine préconisée ici.Cette doctrine, c’est que le Canada n'a pas le droit de songer à ses intérêts propres, ci même d’invoquer la première des lois naturelles, la loi de conservation: il doit, en honmeur, se suicider pour la gloire de l’Empire, le triomphe de la France et le salut de la démocratie.Qu’on observe un peu attentivement ce qui se dit et s’écrit dans tous les pays en guerre, en dépit du tissu de mensonges qui pèse partout, comme unie cangue, sur l’opinion publique, et l’on constatera qu’en nul autre pays les profiteurs de guerre et leurs complices -n’ont osé porter à ce diapason la gamme du chantage et de la duperie.Nulle part ailleurs, ou n’a fait du sacrifice de tous les intérêts nationaux, du suicide même de la nation, au profit de l’étranger, le fondement et l’inspiration du devoir national.A cet enseignement du patriotisme à rebours, de la morale renversée, fout le monde, ici, s’est attelé, qui par intérêt, qui par lâcheté, qui par amour de la gloriole.Princes des prêtres, scribes et pharisiens, politiciens de tout poil, écrivassiers de tout plumage, se sont donné la main et le mot d’ordre pour pervertir la conscience nationale et substituer à la saine et simple nolion du patriotisme traditionnel un vague fouillis de devoirs nouveaux envers l’Angleterre, la France, la Justice, l’Humanité, la Démocratie, la Liberté.Les plus effrontés — et les plus benêts — se sont même avisés d’y fourrer la Religion.Un symptôme topique de l’aberration produite par cet enseignemenlt faux, c’est l’accueil fait à un tas d’agents interlopes de d’étranger, chargés de venir nous enseigner la compréhension de nos devoirs humanitaires.Peut-on imaginer, par exemple, quelque chose (te plus navrant et de plus risible è la fois que la réclame et les applaudissements prodigués à ce parlottcur de pacotilles, du nom de .Tuiles Bois, distribuant, de sa main toute poissée des attouchements de Bolo Pacha, les certificats de civisme aux partisans de la guerre et les excommunications aux Canadiens assez audacieux pour soutenir qu’ici comme ailleurs l'intérêt national prime celui de toui autre pays, fût-ce l’une ou l’autre de “nos deux mères-pairies” ! Un motif de consolation, si c’en est un, c'est de voir les Américains .— ces cochons fiers et ces fiers cochons, comme les dénommait P aile y-mnd — vautrés aux pieds du gros Harmsworth et subir docilement les leçons de patriotisme de ce fantoche dont les politiciens anglais tarés ont fait un lora, grâce à scs'procédcs de chantage «t de puffisme.* * * L’abjection de notre impuissance et de notre servilité n’csl pas moins complète en tout ce (pii touche aux conditions de la paix et de l’après-guerre.Le télégraphe, docile à la direction de Londres, nous apportait hier les déclarations de Bonar Law.1a- gouvernement britannique ne conclura pas la paix, parait-il, sans consulter les “nations-soeurs”.Tl convient d’assaisonner cette parole d’un sac de gros sel.On avertira, je veux le croire, le premiers ministres des diverses colonies autonomes de l’heure dos négociations, Peut-être leur donnera-t-on une vague idée des grandes lignes entre lesquelles la diplomatie britannique évoluera au congrès de là paix.Chose certaine, ni le Canada, ni l'Australie, ni la Nouvelle-Zélande, ni l’Union sud-africaine, ni l’Inde, ne seront représentés à ce congrès.Leur lit, qu’il soit de roses ou d’épines, comme disait M.Curtis, sera fait par les plénipotentiaires britanniques, nommés par le cabinet de Londres et responsables au seul parlement du Royaume-Uni: il ne 'leur restera qu’à s'y coucher.Pour le Canada, une autre influence s’exercera, celle des -Etats-Unis.De même qu'à l’heure actuelle, notre existence économique est à l'entière picrei du gouvernement et de la haute banque des Etats-Unis, de même notre situation internationale sera vir-luelilemeii't déterminée, après la guerre, par les exigences américaines.Et l’Angleterre qu’on en soit certain, servira, s’il le faut, les desseins des] se marier les expose à toutes sortes Etats-Unis aux’dépens de notre propre existence.tentations sans compter qu’il „ , 1 .• , i • î __________ ,i„ i,.M» est pas prouve qu’un célibataire En ceci, comme en tout ce qui touche à la gueire, L .tsullal ul la plus porté à vivre économiquement qu’un chef de famille.M.Ross est quelque peu fureteur et touche-à-tout, mais nous espérons que ses collègues ne suivront pas son exemple.Louis DUPIRE.prochaine -lutte électorale sera équivalent à zéro.Le premier ministre du Canada, qu'il s’appelle Borden ou Laurier, n'aura rien à dire, absolument rien, au sujet des conditions de la paix mondiale.Son rôle équivaudra tout juste à celui des chefs arabes ou sénégalais qui fournissent des troupiers à la France.On lui permettra de retirer les troupes canadiennes quand l’Angleterre en aura fini.Puis, la p-aix bâclée, on tolérera qu'il recherche la meilleure —-ou la pire — manière de s en accommoder.Cette impotence ne découle pas seulement de l’abjecte situation que nos hommes d’Etat ont accepté de donner au Canada dans cette guerre faite, paraît-il, pour l'affranchissement des 'peuples et le triomphe de la démocratie.En ceci, le sort du Canada est le même que celui des autres colonies autonomes.Mais la situation morale du 'Canada est infiniment phis abjecte que celle de l’Australie et des autres Dominions, précisément •à cause des deux circonstances que je viens de signaler: la complète subordination des intérêts canadiens, aux exigences américaines ; et la direction déprimante et antinationale donnée systématiquement à la conscience -publique, depuis vingt ans, depuis le début de la guerre surtout,i ignorons troj) I histoire de notre par la plupart de nos autorités politiques et sociales.lière-mimt consMércMe en ce qui LES CONFÉRENCES DE M.L’ABBÉ GROULX •M.l’abbé Grouilx commencera ce soir, à Laval, la- série de ses «conférences smr la Confédération.On nous permettra de les recommander une 'fois de plus à notre public, aux jeunes ¦surtout.C’est une vérité Ibam'ale, et que personne ne songe à contester : nous trop l’histoire de notre CHRONIQUE D’OTTAWA PAR UN JOUR’ D’AUTOMNE Ottawa, 25 octobre, i qui repose en la chapelle du Sco-n i .lasticat d'Ottawa est, que le véné- ü y a dans ’ ^"^ rable religieux avait dirigé pennées tei'lenieut attristées j (ian, une vingtaine d’années, et où el la p ine qu lUst-mb c- que nie ne Li n avait cout£,u.ensuite (lc prüdi.vie politique «en revente, et m*, à d’innombrables novices les soit pas en Urain -Des jo m, « ' 1 : u-ùsors d’une science avertie et d’un disait qu.Hl ,ne se passe rien, dea-ne- vraiment -mostoliouc Perre les mura de pieanra où s’abritent ! ’n>.?s: !'u " le ' ' pourt me nous louis, 'Chacun vers sa destinée.Le monde eslt sorti du chaos, et ’on (diraif par imstants qu’il y v e fleuve se transforme.Il deVorae H()G js ()F GREATER VALUE TO de son Ut, gagne des terres scenes THE p /.y.y/vc; OF THE WAR jusque-là et dont les hautes herbes, THAN SHELL.’’—Gazette, de ce brûlées font d étranges plantes aqua-, matin pa„e î coi0nne 5.!>.s.Pendant des heures entières,\ Nous n>avons pas le goût de mê- tiquet une buée floue te le îecouvte, m,11 n:î r, im/m*.-t^ ^ ( no nui naçsc bolit l’autre rive.On dirait une jj ff,3 bien'retenir mer sans bornes fermée par formule de M.Hoover.c et à peine transparen- jcr des plaisanteries e, derrière laquelle sa- sang qu; passe sur le a l’ouragan de monde ; mais a parole et la zon gris, sam les bruits de i mure.„ Penç]a„t qu’ici l’on parle avec cote qui parviennent plus distincts d’éclat, et presque exclusive- et plus nets que jamais a l oreille ,i,.ment, d envoyer clés i , am t sj • p • .j., mein, u en vu y tri uc > i e crues, ciu on les gouiteleltes infinitésimales du déchaîne pour cela sur la nation ’ “ s les plus douloureuses divisions.J’étais là, l’autre jour, où le mre! l’homme en qui les Etats-Unis ont brouillard soutiennent leurs sonores et les transmettent intartes.étaient fermées pour je ne sais quelle''rre vnam.e grasse »aut une b.-jl • fête et les petits villageois s’amu-i16 .Air1'1’ salent sur la berge à lancer des.pier-' ¦'),lx Allu‘s grass que chaque est un •es plates comme des disques et quil movorde gagner la guerre l'eau épaisse et paisi- côus- I] nous rappelle en merne .__.v.««Iteinns 1 extreme importance rte la cochon fourni plus efficace qu’un Al IIV- VI ».O «< > O «J »«.l_ ,» V- « './»«»• j 1 y 1 _ __ *.«^^.11.glissaient sur l'eau épaisse et pâisi-\ J3"118, Me comme de l’huile jusqu’à eei’einPs., „ , qu’au loin, après une glissade finale, fourniture du ble, parce que les re-elics disparussent.Si.par haattPd,' 8®r'’es '*?.°le du La tnt d a et des une de ces pierres accomplissait un\ Etats-Unis son! les seu.es qui seront plus long trajet défiant les lois de la facilement;accessibles aux Alliés.pesanteur, les enfants saluaient pari A la meme heure presque, .ord des cris de joie l’exploit dè leur ca-\ Northcliffe (voir h .Hor ¦' hier marade i s0lr) répétait a ses auditeurs de L’un d’eux le plus grand, le ntnsl Chicago que la corn triction desna-fart et, sans doute, le pins aurfa-î vires est dune souveraine, dune deux, se lassa tôt de ce manège d f(.; essentielle importance.11 n hésitait le vis se diriger vers un endroit où point, pour enfoncer cette pensee deux barques appmjaient sur le sa- dans leur cervelle, a prendre un ton ble fin du rivage leurs nez plats.Il qui pouvait facilement blesser nom-en poussa une dans l’eau, avec ef- bre d’entre eux.fort, puis l’autre.Et tout de suite Ici même, M.Crerar, M.Laitier sou manège m’intéressa.Que peut-il, sc croient obligés d’insister sur la bien vouloir faire, si fictit, avec deux, nécessité d'une production agri-bateaax?Je ne tardai pas à être ren- \ cole croissante.scigné.Se penchant sur l’un d eux, il Pourquoi diable ! alors, au lieu retira de sous les bancs un long avi- de vouloir prélever sur une popula-ron.sauta dans f embarcation, s’ara- Bon déjà décimée cent mille hom-boula, nn moment, puis, quand il se, mes et peut-être davantage, ne trouva éloigné de quelques pieds du tourne-t-on point vers la produc-rivage, il attira vers lui la seconde ! lion tous les efforts de la nation ?chaioupc.Celle-ci heurta son cmbar-i Nous y gagnerions d’améliorer no-cation si fort que le godillear oscilla Ire propre situation, et cela ne et faillit choir; mais il reprit son nous' empêcherait pas de rendre équilibre, et se servant de son avi- aux Alliés les plus efficaces ser-von comme d’une gaffe, il attira le] vices.—- O.H.long de la sienne l’autre chaloupe.-n«n i - Quand les deux se trouvèrent à peu près parallèles, prudemment, si onjjl/f IS'iT'AQC peut faire prudemment des choses IVJi» imprudentes, H se hissa sur le banc\ de son embarcation, puis posa son ! pied sur le banc de T autre.H avait, ainsi un pied dans chaque bateau.H enfonça son aviron sous l'eau et, ] avant de se donner un élan, il s’é-i Dans toutes les propositions de cria triomphant pour adirer fatten- M¦ le commissaire Ross, il y a des (ion de ses camarades qui ne s’e-!choses excellentes et d’autres qui le taient pas occupés de lui : “Ti-Toine i sont moins si non positivementmau-n pas besoin de glace pour aller en vaises.Nous croyons que tout le skis!’’ j monde accordera qu’il a raison de Aussitôt, du groupe de petits] r.c™™m;\nAei' l’établissement d’une loueurs ne s’échappa qu’une seufe ! cchoile de salaires, la reconnaissan-exclamation : ‘Tention, Ti-Toine, tu'c.e du principe dé promo A TORT vas fomber, tu vas te néyer!” Mais Ti-Toine avait déjà pris son élan.Les deux chaloupes se heurtent l'une contre foutre puis se séparent violemment.Il se sert de scs jambes comme de pinces jiour les retenir ensemble mais elles sont -Je bois franc et lourdes à manier.Il s’arc- tions dans le fonctionnement municipal et la guerre au favoritisme par la nomination d’une commission indépendante.Les idées, elles se trouvaient exprimées dans notre article d’hier et elles nous avaient été confiées par quelqu’un que ses fonctions ont amené à faire une en- boute tant qu’il peut dans un nabi?fme effort mais le moment vient v sou c ivons donc dé il doit lâcher une chaloupe, vam'l on coeur * sousenvons donc de %s M Nr trîm parr^ iiLi-e dam f équilibre, il choit au beau mi- ^ ^S=r“ ^ enmlovés liCCeJe %!Zlm'amrulaac, i ¦ ‘llli déLeniT S qu’il est toujours imprudent d’avoir rTeM’Fnm‘"T'i'* ™ d-0-"ai|T'."Z un pied dans chaque bateau.Mais ."t11.* ou mumcipalik se que d'hommes de soixante-dix ans el\de 1 sSsTafSkes II nous^em SVuc blc W M- Ross s’il tient absolument Td i% I! v?q%&vfA% lg\ .*»> r feront comme lui.Tandis que s’il T* r?a •f^jr‘‘ 8,1 î‘n1tre*,rf,n.d lâchaient I nné des deux barques cl'tR Prot,(,«'-‘r «eneusement le public .•rc penchaient résolument suris avi-\ ^our la sLS‘1es marons^ÏÏébau rons, et cinglant v i, r,-;-,.HP*3* santé, les maisons (u tienau quels morve " ' raient! u concerne !la dom-i maillon aniglalse.EMe l’est ipeiu't-êta’iC surtout pour lia période d-onf parlera M.l'abbé Groulx.Celle-ci vient à peine id'-é-chapper aux discussions de parti et l’histoire n’a guère eu le temps de s’en occuper.Sur les idanlgers ‘de 'Celte Ignorance ide.Tihiisitoi-re, il serait imrt-iàe id’in-sister iici.Nos lecteurs idoivemt être fixés liià-'diexsus.Ul- faut réaiCfir.LTJniiversif'é nous en offre IF occasion: ne la laissons lias passer.Nous -en- serions Id’au-iiaoiit raoins exiculsalbles que,, si le professeur a le 'cul-te du document, il a en même temps un don littéraire reina-nquatlle et que .dhacuine d!e ses conférences ost un tableau artlstenwnt comuiosê.Il garde pour lui seul toute d'aridité des vieux textes.M.ITallÆé Groulx parlera, icc soir, des origines de ta lOonifé-déra'tion.Franchement, 'combien dWtre nous savent exlEfeteim-eint à quoi s’én tenir sur ice; point! En urne (heure d'horloge:, le iproifo.îx'-ur nous donnera le fruit id’lamnêes d'étuldes, Je ré suit ait de longues et paliientes- recherches.Ceux qui, de pouvant, me voudront point profiter de l’aubaine, le- regretteront sérelmen-t.—O.JL BLOC - NOTES Bien défendu La Patrie parlait hier de “la s-évé rite inexplicable montrée envers le prévenu Desjardins", dans l’affaire des dynamitards.Desjardins sen bien défendu par l’organe montréa lais du ministère, journal dont te di-recteur faisait hier antichambre dans le voisinage immédiat des ministres unionistes venus à Montréal pour organiser la bataille électorale Si le .ministère fait ainsi défendre en sous-main son ancien agent par sa presse, il oublie qu’il se solidarise davantage avec l'instigateur de toute l’affaire des dynamitards.Et ce n’est pas tout à fait de l’excellente politique.Mais ne fait-on pas (ce ¦qu’on peut pour ses anciens domestiques?incompatible?¦Un de nos lecteurs veut savoir s'il est vrai que le sénateur 1 .espérance continue d’être président de la com mission du havre, de Québec.C’est le -cas.Quoiqu'il ait été 'nommé à c poste par le gouvernement fédéral et donc sc trouve fonctionnaire de TE-tat, il siège (tout de même au Sénat Il n’a voulu abandonner ni l’un ni l’autre postes, bien que de ses amis conservateurs de Québec, désireux d’être .nommés à la commission du havre, .aient insisté pour qu’il dé missionnàt.Sa devise semble être “What I have I hold.” 11 garde ce qui! a avec plus de ténacité qu’il n’a tenu ses anciennes promesses de 1911.Il est vrai que, matériellement cela ne l’eût pas payé de tenir celles ci.Et c'est un homme d’affaires.tourne, tant tels élv-énieonentG .s'eni-inêlenit et -se compliquent et nous nehent je soleil Ide F avenir.Ce se-ait presque te imo'imeint de répéter le cri ¦ découragé ides a.pôlres : “Seigneur, nous périssons-.Ce n’est pas que nous -ayons ap-; rardeur indomptable qui les envoie pris rien de nouveau ou de pire ,U1X .— Le gouverne-ment a été dt*fait, aujourd’hui, à la Chambre des députés, alors qu’un vote de confiance a été refusé par 314 voix contre 96.Le parlement italien a repris ses sessions, il y a moins de 2 semaines.Une dépêche de Turin en date du 17 octobre disait que le gouvernement était dans une situation périlleuse, à cause des sérieuses émeutes qui ont éclaté à Turin, dans la dernière partie du mois d’août et à cause de la crise générale qui sévissait en Italie, au point de vue alimentaire.Le commissaire des vi- vres, Giuseppe Canepa, a démissionné à cause de la situation alimentaire.Le dépêche disait que le parlement allait demander au gouvernement de justifier sa conduite.Le correspondant du “Petit Parisien” à Rome, rapportait jeudi que dans les cercles politiques, en Italie, on est convenu que M.Orlando, ministre de l’Intérieur, sera appelé sous i>eu à former un ministère.Quand le cabinet Salandra a démissionné en juin 1916, il a été remplacé par le cabinet Boselli, qui a été reconstitué le 16 juin 1917, et qui vient de démissionner.LES BOCHES OPERENT UNE RETRAITE LE JUGE MacDOUGALL ENQUÊTE À HULL LES FRANÇAIS ATTEIGNENT LE CANAL DE L'AISNE ET APER-.ÇOIVENT AU LOIN LES CHERS DE LAON.Avec les armées françaises '’rance, 26.— Les Français omt Vous qui avez des fonds à placer, attention! Nous avons quelques premières hypothèques, valeurs de choix, à vendre en montants de $100 à $10.-000, rapportant 6 pour cent et 7 pour cent net d’intèrêt, payable trimestriellement, trois ou cinq ans, capital et intérêt garantis par nous sans restriction aucune.Les demandes de renseignements venant d’en dehors de la ville reçoivent une attention spéciale.Demandes des Informations à In fÏÏarril (Triait Administra teurs—Exécuteurs—Fldéi'Commis Main 3701—Tout depts.Etablie 1885.Inc.1913.3.téme nnnée «s'exUtcnce sans la perte d’un aeul «folltr à un client au icharme kIi* leurs très pure.Madame (Ross David accompagnait Mlle Wilson au piano.Soucieuse des règles de l’art elle joue en artiste distinguée avec une pleine assuranice que son léger doigté mal-! et sa belle tenue tendent à accentuer de la plus agréable façon.Elle a bien interprété les compositions connues (du “Poème Erotique”, de Grieg, et 11» “’Brise”, ide Saint-Saëns, Au milieu de la soirée, M.l’éche-vrn Dubeau «.présenté à Mlle Wilson une coupe d'hommir (Loving Gup) commie témoignage d’à.'dmira lion et de sympathie de la ville de Montréal M.Dutoeau a eonipliimenté avec rloiicatesse lia.fille dit» président Wilson, et sVsd acquitté de sa tâche avec 'distinction.Un© onilbre.au tableau.Aux sons hr,uvaux du '“Go d Save the King” et du “Stars and Stéiipes", l’hymne na ttonalb 'Canadien “O Canada”, a brillé par son absentee.Il semble qi IMmprésario Bound on a perdu une superbe occasion de se rendre agréable à ses nbm'brewx amis ca-nadi'ens-tfren'çais, en négligeant cette manque de respect à notre natio nullité.C.E.P, DES ACCUSATIONS SONT POR-l TEES CONTRE CERTAINS ECHE- CLO- VINS- _____________ Ottawa, 26.— Une enquête judi ' claire se tient à Hull devant le juge en MacDougall relativement à certai- __ at- nés accusations de péculat portées tdnÏÏe canal ttel’ALsne-TeV troipes fonh?des échevins de Hull par M.jubilent maintenant d’apercevoir au labbe Carrière, curé du Saint-Re-ioin les clochers de la cathédrale de dompteur.Certains témoins enten-Laoiii.Ils sont également en posses- dus hier ont fait des declarations sion du Mont du Singe, à l’est de qui confirtuent es paroles de M.1 Vauxaillon .ainsi que du village de labbe Carrière el impliquent quatre Binon et de la forêt du même nom.echevins qui auraient touche des Leurs prisonniers se comptent du sommes relativement considerables reste par centaines.On dit de plus de la part des débitants de liqueurs, qu’ils se sont emparés de 150 ca- ; les Smellers se maintiennent à 25(44 les Spanish River descendent à 13; les valeurs Ames-H olden, depuis bien longtemps délaissés, s’inscrivent, à 13; 5 parts Banque d’Hochelaga se traitent à 140; le?actions Asbestos so présentent à 14, uiv au précédent; les Sherwin-William font 60; les C.Gen.Electric s’échangent, par lots fractionnés, à 102}^; les Bell Telephone demeurent inchangés, à 130.Les actions Pacifique Canadien se traite, sur notre place, à 144.Elles touchaient 142, à New-York, en cours de matinée.Dans le compartiment des valeurs de priorité, des fractions de lots Can.Cement trouvent preneur à 91, et 10 parts d’Asbes-tos Corporation changent de main à 47.La totalité des opérations de la matinée a porté sur 1,918 parts.L’action ‘Howard-Smith Paper Co.’ vient ex-dividende 2 p.c., aujourd’hui.OPÉRATIONS DE LA MATINÉE Cours fournis par la maison Bruneau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Montréal.Actions ordinaires : Bell Telephone.7 à 130, 6 à 130, .3 à 130, S à 130, 8 à 130.Can.Pacific Ry.25 à 144.Can.Steamship.50 à 40 1-2.Ames Holden.50 à 12, 50 à 12, 25 à 12, 50 à 12.Asbestos Corp.25 à 14, 25 à 14, 25 à 15.Brompton.25 à 39 3-4.T)oin.Textile.25 à 81 1-4, 25 à 81 1-4, 25 k 81, 25 à 81.Lauren tide, fi A 155, 4 à 155, 25 à 154, 5 à loi, 10 à 154, 25 à 154, 50 à 154.Civic Invi stment.50 à 70 1-4.Detroit.25 à 105 1-8.Mont.Telegraph.10 à 119.Quebec Ry.25 à 15, 25 à 15, 10 à 15, 40 à 15.Canada Cernent.3 à 58, 25 à 5 71-2, 15 à 57 1-2.Cnn.Gen.FJec.1(1 à 102 1-2, 5 à 102 1-2.Con.Smelting.50 à 25 1-4, 50 à 25 1-t, 60 ùà 25 1-4, 60 à 25 1-4.nom.Steel Corp.50 à 55 1-2, 150 à 55 1-2, 50 h 55.5(1 à 55, 50 à 55.10 à 55 1-4.Sher.Williams.25 à 60.Spanish Hiver.10 à 13 1-2, 10 à 13 1-2, 5 à 13 1-4, 6 à 13, 25 à 13, 1 à 14, 1 à 14.Steel Co.of Can.5 à 51 1-2, 50 fl 51 3-8, 60 à 51 1-4, 25 à 51 1-4, 10 à 51 1-4, 5 à 31 1-4, 50 à 51 1-4, 25 k 51 1-2, 25 à 51 1-2.Emprunts de guerre : Dominion, 1931.$100 à 95, $100 à 95.Dominion, 1925.$10000 à 96 3-8, 50-8100 à 96.Dominion, 1937.$200 à 94 1-4, 82000 à 94 3-8, $500 à 94 1-4.Artinns privilégiées l Asbestos Corp.1-2 à 45, 10 à 47.Canada Cement.3 à 91, 20 à 91, 5 à 91.Ogilvie.1 à 407.Mont.Cots.Ltd.5 à 100.Steel Co.of Can.2 à 85.Banques : Commerce.4 A 185.Hochelaga.5 à 140.Royal.22 à 208.Standard.5 à 201.Union.2 à 135.HORS t.ISTE Tram.Power.25 à 27, 5 à 27 1-2.OPERATIONS D’HIER L’APRES-MIDI Actions ordinaires : Can.Steamship.60 à 61.Civic Investment.15 A 70 1-2, 25 à 70 1-2, 25 A 70 1-2, 10 à 70 1-2, 25 A 70 1-2, 1 A 70 1-2, 90 A 70 1-2.25 A 70 1-4, 10 à 70 1-4, 15 A 70 1-4.1 n 70 1-4, 67 u /0 1-1, 50 à 70 5-8.Quebec Ry.10 A 15 1-2.Shnwinlgan.25 A 108 3-4, Toronto Ry.5 à Cl, 5 A 61, 50 à 60, 15 A 00.5 à 60.Asbestos Corp.25 A 14, 15 A 14.Brompton.10 A 41.Canadian Car.100 A 19.Canada Cement.75 A 57 3-4, 25 à 57 3-4.10 à 58.Con.Smeltin.25 A 25 1-4, 5 à 24 1-4, 5 A 25 1-4, 50 A 25 1-4, 75 A 25 1-4.Steel Co.of Can.5 à 52, 25 A 51 3-4, 50 à 51 3-1, 25 A 51 7-8.Emprunts de guerre : Dominion, 1937.$10000 A 94 3-8, $5000 A 94 3-8, 86000 A 94 3-8, $1000 A 94 3-8.Dominion, 1925.$100 A 96 1-4, $100 A 96 1-4.Auctions privilégiées : Asbestos Corp.1 A 45.Canada Cernent.2 à 91 1-4.Dom.Textile.25 A 100.Steel Co.of Can.10 A 85 1-2.Banques : Union.7 A 135.* Diminution.DECLARATIONS DE DIVIDENDES Banque de Hamilton.— Dividende trimestriel régulier de 3%, distribuable le 1er décembre.Banque de Toronto.— Dividende trimestriel régulier de 2?4%, répartissable le 1er décembre aux porteurs inscrits le 14 novembre.Banque d’IJorhelagn.— Dividende trimestriel régulier de payable le 1er décembre aux actionnaires enregistrés le 15 novembre.B.C.Fishing and Packing Co.— Dividende semestriel régulier de 2%, échéant, le 20 novembre aux actionnaires enregistrés le 9.B.C.Packers Association.— Dividende semestriel régulier de 4%, distribuable le 20 novembre aux porteurs inscrits le 9.Riordan Paper and Pulp Co.— Dividende trimestriel régulier de 1(4>%> et superdividende (bonus) de 1%, payables le 15 novembre aux porteurs enregistrés le b.Les faillites relevées par l’agence de commerce R.-G.Dun A Co., clans le district de Montréal, durant la sr.iu&iuo écoulée, s’établissent au nombre de 4, constituant un passif global de $23,000, comparativement à 12 faillites et $160,000 de passif global, 5 et $70,000, 6 et $30,000, 7 faillites et $57,000 de pusYf total, pour les huitaines antérieures.VIANDES SUR PIED A CHICAGO Chicago, 26.— Gros bétail: arrivages, 8,000 têtes; marché ferme; bœufs, $6.85 à $17.00; bouvillons de l’Ouest, $6.25 à $13.85; pour l'élevage et l’engrais, $6 fl $11.50; vaches et génisses, $5 à S12.15; vemix, $8.00 à $15.25.Menu bétail.Porcs: arrivages, 15,000 têtes; marché ferme; légers, $14.25 à ,$16.45; mêlés, $14.65 à $16.75; lourds, SÏ4.60 à $10.70; très gras, $14.60 à $14.85; cochons, $10.35 à $14.00; moyenne des ventes, $14.85 à, $16.40.Moutons: arrivages, 6,000 têtes; marché fort; moutons, $8.75 à $12.75; agneaux indigènes, $12.25 à $17.75.BOURSE DE NEW-YORK Cour» fournis psr MM.Bruneau et Dupuis, courtiers, rue Salnt-François-Xavier.Nos 95 et 97.Montréal Valeurs »ur» Midi ! Valeurs 1 Oiftr' hira : Midi A1 lisCh.ar.2114 Int.Mari, pr 91^ A11).Ch.pr.Int.Nickel.|Int.IV rr.Mil Am&Kn tir.# Am.'i.75% jlat.Ra.tr Am.Ain.Cartfo.4214 .LelnghVal.Max.Moto.58 Am Loco.Am HuiclL 5H*a ôd Me*.Petto.8-H WjV« Am.s.Fou.N.Y N.H.2+ 271i Anaeon.M.Ô2vi Ga North.Par VU Àtch.kCU Bald.Loco.MR 6014 .Pronsylrâ.Prêts.st.C, «F- 60 Balt.&nhio mU MS H raiding Beth, steel, 84 Repubh.Ir.¦H 80 Brookl Kr.54 53‘a Koc.isl.or.Can.Pacif, 14314 1J3 Rubb.U.9.68^1 Ceat.Leath 73»/- 73% Xhattuek Ar • • Colo.H.,%1.3V, iSouth.Pac.87 V Corn Prod.d0 30b.i Sou L Rail.27 Cruci.Steel 66?, ùll 1st.Paul uv.45 b.riepr.Nol I Third Ave.Bnepr.NoJ .Union Pac.Ü7H U.s brie Ordin.15', .U.s bte.or.:04k 104% Ur.N or.Or.27/* 28 lU.S.SIcelp.1 113'.Dtp Copp.•PvVUtahCoppe 27 Wuaimguou 791, 8114 ut.Al.an.or m.42 4 — JLllü* ‘ .'* •¦•I • •** • • • •• i 1 MUÉ* CANADA La Classe 1 Fournira-t-elle les Cent Mille Hommes ?Il serait très avantageux pour le Canada que la quotité de 100,000 hommes à lever, en vertu de la loi de Service Militaire, puisse être entièrement obtenue de la première classe—c.a.d.parmi les hommes âgés de 20 à 34 ans, célibataires ou veufs sans enfant au 6 juillet 1917.Voilà presque une vérité de La Palice : En effet il e$t reconnu que de 20 à 34 ans, l’homme est ordinairement à l’apogée de sa force et aussi le plus en état de s’accommoder du changement de la vie civile au régime militaire.De plus, le service militaire de célibataires et de veufs sans enfant doit entraîner de beaucoup le moindre sacrifice, vu que relativement personne ne dépend d’eux.Et dans leur cas, le fardeau financier n’est pas aussi onéreux pour l’Etat, du chef des allocations pour cause de séparation, etc.Les itatisticiens estiment que de la première classe, déduction faite de tous les cas raisonnables d’exemption, le Canada devrait pouvoir fournir 100,000 hommes bons pour le service, de sorte que la population mâle n’aura pas à subir une levée trop sensible.Les hommes sujets à être inclus dans la classe 1 devraient se présenter immédiatement au Conseil Médical de leur district ; après examen de leur état physique, ils seraient placés dans l’une ou l’autre des catégories suivantes : Catégorie À—Bon pour le service d’outre-mer dans les unités de combat ; Catégorie B—Bon pour le service d’outre-mer dans le Corps Médical de l’Armée, le Bataillon Forestier, etc.; Catégorie C—Bon pour le service au Canada seulement ; Catégorie E—Impropre à tout service militaire quelconque.L’intéressé qui n’aura pas été rangé dans la Catégorie A saura qu’il n’eft point sujet à servir immédiatement ; mais il ira au bureau des postes afin de déposer une demande d’exemption, à laquelle sera annexé son certificat médical ; dès lors, il recevr ; en temps utile un certificat portant exemption jusqu’au moment où ceux rangés dans la même catégorie, par le Conseil Médical, seront appelés à servir.Tout homme ayant été placé dans la Catégories A et croyant devoir être exempté, pourra obtenir du maître des portes une formule de requête à cet effet.Cette formule, dûment remplie, sera transmise par le maître des poètes au préposé de l’enregis* trement pour le district, Ens: ’te, l’intéressé sera informé du lieu et de l’heure où sa requête aura l’attention du tribunal d’exemption.Emis par Le Conseil du Service Militaire.227F 11 vws’srï-rr*.'" - - iHMHHBHaHaBnBHnMaBiaiMaHniiM NOUVELLES DE WALLSTREET LE PACIFIQUE CANADIEN FAIT UNE NOUVELLE CHUTE DE 2 POINTS, MAIS RECOUVRE ENSUITE UNE PARTIE DU TERRAIN PERDU.— A MIDI LES GAINS SONT RÉDUITS.New-York, 26.— Wall Street, 10 h.30.— L’ouverture des opérations de Bourse a donné lieu aux mêmes changements irréguliers de ces temps derniers.Les valeurs de transport, sont au nombre des vedettes actives, émergeant par des gains s’étageant de 1 à 3 points, et les chemins de fer continuent de se tasser, le Pacifique.Canadien faisant une chute de 2 points, Dans le groupe, varié des valeurs industrielles, les émissions de matériel de voies ferrées, les parts de métallurgie et de spécialité ont vu leurs cours initiaux s’inscrire en plus-values fractionnelles ou en déclin, le volume des transactions étant minime.Midi.— La liquidation des titres de chemins de fer s’est élargie, durant la première heure de la séance, grâce aux offres de valeurs de placement, notamment de Pennsylvania et de Reading.Les actions de transport et du groupe industriel rétrogradent également, l’U.S.Steel descendant au-dessous de 104.Cependant, ce revers fut.de courte durée, des ordres venant.soutenir la rote.Le Pacifique Canadien recouvre alors le terrain perdu, l’Union Pacifique s’ajoute 1 point et le Sled, 1 point et quart, et les valeurs do transport consolident encore leurs positions, de même que les cuprifères et les spécialités, y compris les tabacs.Le mouvement des affaires est ensuite devenu languissant et, à midi, les gains acquis étaient en partie réduits.-*- l'courant estiment que la totalité des sousteriîp'lions, à riieure (présente, i.d'épa&se.3 miH'liards et demi.A 4 | heuires, hier, Iles souscriptions du distriict de New-York s’élevaient à .$1,005,475,000, soit unie pilnsrivalue jid'e 70 mMÎions et 'demi par rapport à (la journée précédente.M.Pierre Clerget a écrit quelque part: “L’assurance est une des formes les plus ingénieuses et les plus utiles de l’association, et son grand développement actuel constitue un des faits économiques et sociaux les plus importants de notre époque.’’ Et cet économiste ajoutait: “Tous les banquiers sont des assureurs de crédit, stipulant une prime d’assurance, soit particularisée sous le nom de commission, soit confondue dans le taux d’escompte.” “L’inattention des capitalistes et des gens de finances e.st prodigieuse,” disait Paul Leroy-Beaulieu." ^ 4 ———————— BOURSE DES MINES Coura fourni* par ta maison lîryant, Dunn and Co., rua Satnl-Froncois-Xaviar, No 116.Montreal.Offr*.Denim Kit ÇÀ ET LÀ Le 'compte renidu hdbdoni'adaire de lu Banque de France, pour la .semaine écoulée, met en regard les variation's suiivantes: Encaisse d’or, augmentai ion, 1,574,000 (francs ; encaisse argent, idiiminution, 1,865,- 000 francs ; eireuftation,, iiuiîmeillation, 25,0«38,00'0 francs; compte courant 'du Trésor, augmentation, 15,-005,000 francs ; romipte courant 'des particulikirs, dim in ut ion, 26,029,(MK) francs ; porteifeuiMe .tl’edcompbe, augmentation, 2,533,000 francs ; «ivances, (diminution, 2,676,000 fr.* * * On exprime la •confiance, aux Etats-Uii'i's que (l'emprunt db La Liberté aiUH'inuira le niveau maxiimum de 5 mM'liands,, à la clôture ides guichets.samedi.Dos personnes au 1 Adanac 15 in Apex .7 7S4 Bailey 5 6 beaver .33 35 Boston Creek.(.hand).Fer.it’A 12V2 Coniugas .¦ .325 340 f rown Res 26 Davidson 37 Dome Kxt mi 12 Dunn* Lake 15'/) 10% Dome Mines.815 Gifford . lant .45 pour.Pas de commandes par la poste ou l téléphone.'N.Au SOUft-Rol.>» O Ai FEUILLETON DU DEVOIR Le Barbier Bracchus Episode de la terreur lyonnaise par JEAN DRAULT.ü 100 (Suffi-.) —Cnmol-I.anigeac ! profèra-t-il avre un accent dc triomphe.Otto fois, je te liens !.Tu ne peux plus me'glisser entre les doigts, comme au 29 niai !.Tu vas donc enfin me payer toutes tes souffrances demon existence de damné !.,!c respire à pleins poumons pour la première fois depuis vingt ans 1 Ta fille est ici !.Je le sais !.Je commencerai par clic, pour que tu meures deux fois !.Tu verras sa tète tomber.Ah ! ah ! ah !.Avant que ta tète aille rejoindre la sienne dans le panier, je la prendrai, je la montrerai aux patriotes, et je leur dirai : “ Le barbier Grac-chus vous a fait la barbe à tous !.Je le rase à mon tour !.” Et je soufflellcrai ta face pâle, misérable !.Ripet était au paroxysme de l'exaltation.Scs yeux étaient injectés de sang ; sa face était viotette.Le vieux duc eut un moment de "révolte ; mais il se ressaisit et dit à son insulteur : • —Malheureux !.Tu souffriras plus que moi !.Te doutes-tu que le sang que tu vas verser te brûlera les mains cjp.mme du plomb fondu ?—11 ne me brûlera pas !.Il me désaltérera ! —Tu crois ?.Pauvre insensé !.Regarde l’oeuvre que tu te prépares à accomplir, et sois épouvanté ! Et, se traînant sur les genoux en déployant une force surhumaine, le vieux gentilhomme 1>1 esse saisit une I chandelle et en éclaira brusque-! ment la figure de Sylvie, pâle et tragique.Elle eut un geste d’apaisement et de supplication qui s’adres-j sait aussi bien à son père qu’au duc ; mais Ripet était comme un homme qui vient de recevoir un coup de massue sur ie crâne.Sa figure était devenue rouge, presque noire ; il portait les mains à sa gorge, et proférait d’une voix d’homme qu’on étrangle : -Elle !.Elle !.Ici !.Et c’est moi qui.Ma Catherine ! Ton sang !.Le déclic !.Oh !.maudit !.Maudit !.Mau.Et il tomba raide mort, terrassé par un coup de sang.Sylvie poussa un cri, se précipita sur le corps du réprouvé et sanglota longuement.Puis, se rapprochant d'Tlortensc, elie lui demanda, en s’agenouillant: -O vous qui êtes une sainte.apprenez-moi à prier.Je ne sais plus ! Pendant que cette scène effroyable se passait, Petit-Frédéric était retourné au cellier, avait poussé prudemment la porte enduite de plâtre, s’était engagé dans le couloir, puis assuré «pie la seconde porte donnant en contre-bas de la rue n’était ni refermée à clef ni gardée.Alors, revenant près de Lu-mi rski, il le pressait de se sauver.Et le vicomte arrachant presque de force celle que Mme de Vérigny lui avait donnée comme fiancée, à l'affreux spectacle du cadavre étendu sur le sol, avait salué avec une émotion discrète le vieux gentilhomme et les deux demoiselles Pascal et s’était évadé avec la future vicomtesse de Lumirski.La nuit glacée avait fouetté l’énergie de la vaillante jeune femme.Tous deux gagnèrent, à travers la neige, la montée Saint-Barthélemy, construite en escalier et en bordure de laquelle, à ’tni-Cûte, se trouvait une discrète petite maison habitée par l’ancien régisseur du théâtre, le citoyen Sali-gnat.Us y trouvèrent asile.Petit-Frédéric fit encore évader dix prisonniers, par fournées de deux ou trois.Gingenne tentait vainement de dresser le duc sur ses jambes et de décider Hortense à sauver sa soeur et elle-même.Mais Caroline délirait, appelait sa mère, lui tendait les bras .Sa soeur répondait : —Elle mourrait daps l’air froid de cette nuit.Alors, à quoi bon ?.Kt voilà qu'il arriva un moment où le secret de l'issue providentielle se répandit dans la masse des prisonniers.L’espérance de la liberté grisa leurs cerveaux comme un vin généreux.Ce que Petit-Frédéric avait redouté se produisit.L’un d’eux découvrit la fameuse porte plâtrée et s’écria follement : —Par ici, mes amis !.Sauve qui peut !.- Les imbéciles !!., fit Petit-Frédéric, Nous sommes perdus !.Alors, entraînant Marie Adrian et Mme Cochet, il s’élança dans le flot humain qui, ayant brisé la porte libératrice, se ruait dans le couloir et se répandait imprudemment au dehors.Il fut séparé dc ses compagnons dans la rue, entendit les cris des sentinelles qui, en voyant cette foule, criaient aux évadés de s’arrêter ; il perçut fort bien l’ordre de tirer donné par un sous-offi- cier et se jeta à plat-ventre.Une décharge joncha de morts et île blessés la place de la Comédie, puis des gendarmes arrivèrent qui reprirent la plupart des malheureux, parmi lesquels Marie Adrian et Mme Cochet.Petit-Frédéric, lui, s’était relevé, sitôt les balles passées, avait adroitement enfilé la rue Puits-Gaillot, puis une autre ruelle d’où il gagna tranquillement Villeurbanne avant le lever du jour.Il y connaissait un ancien soldat- du Royal-Pologne qui gérait une petite propriété où il fut caché.Gingenne, lui, était resté près du duc, et il vit réintégrer une partie j des évadés que la troupe ramenait à coups dc crosse.A neuf heures du matin, le premier aide de Ripet vint enlever avec ses collègues le cadavre du bourreau qu’il remplaçait.Il s’occupa ensuite de faire ligoter le duc, Hortense, Caroline, Mme Cochet, Marie Adrian et une vingtaine de prisonniers marqués pour la première fournée.—Je voudrais mourir avec eux ! J dit simplement Gingertne.j —Tu mourras autrement t lui répondit Collot d’Hcrbois qui arrivait, très ému à la nouvelle de l'évasion de la nuit qui risquait de dimi nuer l’holocauste de la journée.Tu as été un des chefs de la rébellion ; je veux (pie les soldats voient comment on supprime les traîtres à la République : tu vas être jugé à neuf heures et demie, condamné à neuf heures trentf-cinq, et tu partiras à neuf heures quarante pour être mitraillé aux Brottcaux ayec tes complices du siège.La chaîne des condainnés t'attendra.Une heure après, en effet, pendant que les canons tonnants couchaient par centaines les mitraillés dans la tranchée des Brotteaux, on attachait Caroline, place des Terreaux, toute délirante de fièvre, sur la planche fatale.Stoïque, les yeux au ciel, sans laisser échapper une plainte, sa soeur lui succéda.Avant l’exécution, Marie Adrian et Mme Cochet crièrent : “ A bas les tyrans de la Convention ! ’’ Le vieux duc de Crussol-Lan-geac passa le dernier.Soutenu pâlies aides, il cria à la foule hurlante des sans-culottes : —Adieu, vils bandits !.Votre ami le barbier Gracchus voua salue !.Vive le roi quand même l Et que Dieu ait pitié de mon âme !.Le contenu, en tombant, ponctua ce voeu.L’échafaud ruisselait vie sang et le panier était plein de têtes blondes ou blanches.IA SUIVRE) 4 i
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