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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 25 octobre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-10-25, Collections de BAnQ.

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volume vnr—xo 251 MONTRÉAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1917' DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste ï Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$,r> 00 UNION POSTALE.» 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .S 00 DEVO Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION; • Main 7460 Directeur: HENRI ROURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA “ GAZETTE ” MENT La Gazette ment; elle ment délibérément, ou elle n’a plus conseie«r-ce de_ ce qu’elle fait.Ce matin encore, elle affirme, dans son article de tête, qu’il n’y a qu’un nuage dans l’atmosphère politique au Canada, et c’est l’attitude de notre province.Elle affirme que le sentiment du Québec est en opposition directe avec celui de toutes les autres provinces sur la question de la guerre et du mode de participation choisi par le gouvernement.“Celte province se tient à l'écart, dit-elle, et seule n’a pas forgé son anneau dans la chaîne d’unité nationale.” Tout cela, c’est évident, à la lecture de l’article, parce que la province de Québec ne serait pas favorable à la politique de conscription du gouvernement.Or les colonnes mêmes de la Gazette crient qu’il est faux que le sentiment anticonscriptionniste n’existe que dans la province de Québec.Tl y a un mois à peine (Gazette du 21 septembre), on y lisait ceci, dans le compte rendu du Congrès des Métiers et du Travail, composé en immense majorité d’Anglo-Ca.nadiens, dont ini certain nombre nés en Angleterre: “Lorsque le président Walters demanda à tous ceux qui étaient opposés à ta conscription de se lever, il n'g eut qu’une demi-douzaine ou à peu près de délégués à rester assis.” Nous pourrions multiplier les extraits de ce genre qui témoignent (pie, dans toutes les provimees en majorité anglaises, il y a un fort mouvement anticonscriptionniste.Ce matin même, la Gazette nous apprend que le conscriptionniste Pardee a reçu d’une partie de scs électeurs un accueil plutôt frais, à cause, précisément, de son attitude sur la conscription.D’ailleurs, quel aveu vaudra celui de ce même Pardee et de soin collègue Guthrie, le nouveau ministre, fait en plein parlement, à l’effet que, dans un referendum, la conscription serait défaite?Quel aveu vaudra celui-là, si l’on excepte celui du gouvernement 'lui-même?Car la Gazette croit-elle ses lecteurs assez stupides pour s’imaginer que, si le gouverne-mont m’avait craint que l’opposition des Canadiens français, s’il avait pensé, que toutes les autres provinces sont unanimes à T’appuyer, il aurait pris l’odieux de fabriquer de nouvelles lois, de couper dans le corps électoral et d’y ajouter, en violant la parole donnée aux naturalisés, pour s’assurer une majorité?La Gazette ment; clic ment délibérément; elle ment en face de ses propres textes.Pourquoi ment-elle?C’est une autre question.A-t-on intérêt, pour réaliser le succès électoral dans les autres provinces, succès auquel on a déjà tant sacrifié, à créer celte légende de l'opposition des seuls Canadiens français à tout le reste du pays?Prétemd-on peser sur l’opinion de la province, ou du moins de l’immense majorité de ses habitants, en brandissant le spectre de l’isolement?C'est un détail que les événements préciseront sans doute., En attendant, nous collons au journal de M.le sénateur White l’étiquette qui lui 'convient: celle de menteur, et d’effronté menteur.* * •*• Deux mots sur un autre point de l’article.La Gazette parle des griefs que prétendent avoir, dans certaines provinces, Tes Canadiens français, et nous dit que ce n'est pas l’heure de s'occuper des maux secondaires, qu’on pourra s'occuper de ces choses après la guerre.Nous n’avons jamais, pour notre part, donné comme motif déterminant de notre attitude sur la guerre ou sur le mode de participation à la guerre la façon dont nos compatriotes sont traités dans l’Ontario et le Manitoba.Mais nous n’avons jamais pu comprendre non plus pourquoi la guerre, faite là-bas au nom de la justice, et des intérêts des petits peuples, devrait retarder ici l’examen des questions de justice ou en empêcher la solution rapide.Les loyalistes du type de la Gazelle, les sénateurs comme M.Sinea-ton White, qui siègent à Ottawa au nom de la minorité anglo-protestante du Québec, mais par la grâce d’un collège électoral en majorité français et catholique, devraient avoir là-dessus autant de générosité et de largeur d’esprit que les Boches exécrés.Or, voici ce que nous lisons, non point dans une feuille allemande, mais dans la Libre Parole de Paris, fin de septembre: "Aux uns et aux autres [les Polonais d’Allemagne et de Russie], il manquait la pleine liberté.Du coté allemand, la langue polonaise était proscrite de renseignement religieux.De l’autre côté, c’étaient les tracasseries de ta bureaucratie tsarine qui, moins tyrannique sous Xicolas II que sous Alexandre III, comprimait cependant de bien des côtés la vie religieuse polonaise.“Grâce à Dieu, les entraves tombent, en ixirlie du moins.“D’une part, les oreilles encore vibrantes des réclamations de Kauts-ky, député polonais au Reichstag, et comprenant enfin qu’il importe de se montrer bienveillant à l’égard de ces Polonais allemands qui aspirent eux aussi à une Pologne restaurée, les autorités prussiennes ont permis, il y a quelques mois, l’usage de la langue pol iaise dans l’enseignement religieux.D’autre part, la révolution russe, lorsqu'elle a abattu le tsarisme, a jeté en même temps par terre le despotisme orthodoxe et annoncé ta liberté des cultes.Le temps est proche, semble-t-il, où le catholicisme polonais, libéré et corrigé des erreurs d’antan par un long siècle d'épreuves, va pouvoir, dans F union de toutes ses forces, organiser, perfectionner su vie spirituelle, intellectuelle, sociale.'' M.le sénateur Relcourt le rappelait à Ottawa, ii y a à peine quatre jours: le règlement.XVII' interdit renseignement du catéchisme en français à des petits enfants français.Des commissaires d’écoles ont été condamnés à l’amende parce que l'institutrice de Green Valley avait fait dix minutes de catéchisme en français.Puisque Ta Gazette ramène cette question .sur le tapis, M.le sénateur White ne pourrait-il, au nom de la paix et de l’harmonie, conseiller aux auteurs du règlement.XVII de prêter l'oreille à la grande leçon de jus-lice, ou de politique, qui a fini par atteindre jusqu’à Ta cervelle des Boches de Berlin?Orner HEROUX.LA SITUATION MUNICIPALE La Chambre de Commerce a, au cours de sa séance d’hier, adopté le arojel de son comité des affaires nunicipales relatif au changement lu mode d’administration de la fille.Ça n'est plus, désormais, le projet d’un petit groupe, mais de out un corps.D’après le compte •endu de la Gazelle, les objections te semblent pas avoir été très nom-treuses.M.L.A.Lapointe, ancien eader du conseil, a prétendu que les leux corps ne disparaissaient pas mx termes de cette réforme et que, rar conséquent, les rivalités, aux-liielles nous assistons à l'heure ne-uelle, continueraient.Il est certain lu’elles ne continueront pas de la ticme façon puisque, :ni contraire les commissaires en office, les cinq nombres de la commission des fi-lances auront droit de vole au con-cil et seront sur le même pied que es autres échevins.Personne lontoste que l’ancien système onstituait qu'un seul corps (le ème d’avant 11110), or celui-ci cssemblera en tout, sauf en un seul mint: c’est que la commission de inanees au Heu d’être nommée par es eonseiliprs sera désignée par une • •ne ne sys- lui catégorie de contribuables.Tl est certain que ce système ne satisfera pas tout le monde.Mais l’essentiel, dans l’idée de ceux qui en ont arreté les grandes lignes, C'est qu’il fournisse une base sur laquelle il sera peut-être possible de construire.* » * « On verra peut être, d’ici quelques jours, sortir du bois des gens qui jusqu'ici n’avaient pas pris d'altitude «m sujet des affaires municipales, pour la simple raison que l’opinion s’était répandue que la tégislalure de Québec étant décidée à tailler dans le vif.à appliquer le fer rouge, s'il le fallait, à la pauvre Concordia, assumerait la responsabilité, l'odieux de la nomination d’une commission administrative et de la défranchisation des électeurs.Mais, depuis ce temps, ce “remède”, à cause de l’usage qu'on en a fait sur une certaine scène politique, se trouve singulièrement discrédité.Un contribuable qui possède des intérêts considérables dans Montréal et que.par conséquent, notre mode d'administration dont dépend la santé financière de la ville ne peut laisser indifférent, nous confiait hier qu’après 25 ans de prati-que des affaires municipales, il en était à se demander pourquoi le maire ne serait pas tout simplement élu par le conseil.11 semble naturel, en effet, qu'un corps délibérant ait le droit de choisir son président, comme le font les parlements et Tes conseils municipaux de campagne.On pourrait faire pour le maire ce que l’on fait actuellement pour le pro-maire.'Pendant l’absence de son premier -magistrat, la ville ne s’en trouve pas plus mal.Le conseil pourrait changer de président tous les trois ou quatre mois et cela aurait pour avantage l’économie de l’indemnité spéciale payée au premier magistrat.* * * Nous croyons que les gens sont de moins en moins nombreux à mesure que le temps passe qui veulent la suppression du conseil, mais, cm revanche, beaucoup de personnes inclinent -à apporter pn tempérament a ses pouvoirs actuels.Ainsi quelqu’un nous disait qu’il ne voyait aucune objection à ce que tes échevins continuassent à être élus par les contri-buables.suivant Te mode actuel, mais qu’il, serait peut-être opportun de faire nommer l’exécutif chargé de l’administration des fonds par les diverses associations de la ville ou, encore, par Ta législature.Gela, nous dit-on, aurait pour effet de mette/ des compétences à la tête des divers départements.On pourrait confier à un avocat, à cause des questions de légalité qui y sont connexes, l'administration de la police et des incendies; l’hygiène reviendrait de droit à un 'médecin, les travaux publics.à un ingéinieur ou du moins à un homme possédant l’expérience dans la construction des chemins et des aqueducs et des égouts; on ne donnerait pas les finances au premier venu mais à un homme ayant la pratique de ces sortes 'd'affaires, au courant de la comptabilité et des choses de banques.Les contrats seraient accondés par ce corps sur l’ordre du conseil à qui il devrait faire rapport, mais, en aucun cas.Te conseil aurait le droit d’accorder lui-même les contrats.« * D’autre part, Te courrier nous apporte ce matin une lettre où il est .dit que le.plus urgent est de remodeler les finances ‘Mui sont.comme le corps ou le 'train d’une voiture dont les roues sont comme les accessoires idépendant absolumemt ¦de Ta chose à laquelle cilles son! adaptées.” il nous semble que les finances sont plutôt les roues de Tad-niini-strationi, car quel que soit le corps ou Ll train de Ta voiture ressentiell c'est d’avoir des roues ou des patins sans lesquels elle ne pourrait se mouvoir et ainsi de la ville : quel que soit Je corps qui Ta régit, elle -est incapable de faire quoi que ce soit, elle se trouve paralysée, si le rouage des finances ne fonctionne pas.Aussi cette question est-elle très importante et sans prétendre en aucune façon prescrire les modiificatioins qu’il convient d'adapter à la situation actuelle, avons-nous l’intention d’exposer Tes suggestions qui nous sont faites et dont Te public pourra tirer profit.Ainsi un financier nous disait hier qu’il croyait ià Ta nécessité d’imposer une taxe mobile.On pré-voierait les dépenses pour Fannée suivante, c'est le système auquel se rallie le maire et c’est le système auquel, si nous ne faisons pas erreur se ralliait aussi récemment le greffier de la ville.Il a pour principal! avantage d’empêcher les déficits.De même, les emprunts pour les travaux seraient soumis à l’approbation 'des contribuables, dans l’espèce les propriétaires.On pourrait objecter à cela que la ladrerie de certains nuirait au développement de la ville, mais notre intedlocuteur nous affirmait qu’il est toujours possible de faire comprendre aux contribuables leurs véritables intérêts et que de plus cela forcerait tout le monde à s'intéresser ù la chose publique.Au reste, cetïa empêcherait Tes 'débauches d’entreprises de toutes sortes de ces dernières, années.El puis pour les travaux dec rues, il faudrait songer à rétablir la loi du paiement des pavages par les propriétaires .Mais cette suggestion n'e®t pas très populaire surtout parmi la catégorie que nous venons 'de nommer.On a;, en effet, prétend-on.hâté Tes travaux dans une partie de la ville, l’ouest, qui a surtout profité de Ta cotisation de toute Ta tnu-nicipaTiité.Pour que l’application de la loi fût possible et équitable, il faudrait pourvoir au remboursement, ce qui n’e'st pas facile.Le grand mialJie'UT.la grande sottise, datent, certes', du jour où Ta loi ancienne a été révoquée, ; Mais laissons là In question des j taxes, car nous ne sommes pas suf-i U «a miment préparés pour la vider.11 faut voir à ce que !•;> fardeau soit légalement réparti et, jusimi’iri, nous j n’avons jpiarTé encore et toujours ; que des propriétaires.M.le an a ire j lui s’attaque résolument aux gran-j des compagnies, ce en quoi • tl ne liions semble pas avoir tort, et aux 'locataires.ce qui pourrait lui at-j tirer ries surprises, à supposer qu'il j briguât à nouveau Tes suffrages à la mairie.Est-ce le moment d'augmenter le fardeau de ceux-ci quand H prétend que ses enfants doivent se rendre à Fcrole sans déjeuner, faute de pain?L’une 'des suggestions du maire, à laquelle lotit le monde s’était rallié 'depuàs lonigicmps:, car il n'est qu’un converti de la onzième heure, c’est Ta nomination de la commission du service intérieur de la ville dont nous parlions hier.On nous suggère, d’in-lsi'.er pour que la non* voile commission, qui devrait se composer de deux complablcs compétents et d’un avocat, également compétent, fixe un- ttVhiirc attaché à tcTTe sorte de travail.Ainsi à l'heure arTudUe,, .il.parait truc ’« même chose existe à Ottawa, — ou peut obtenir une augmentation de traitement en restant attaché au CHRONIQUE D’OTTAWA LES REGLEMENTS DES TRIBUNAUX DjEXEMPTION Les journalistes chez M.Rowell Ce veau c’est mise Ottawa, 24 octobre, qu’on peut dire de plus nou-à propos de la conscription, que les règlements pour sa en oeuvre sont aujourd’hui imprimés et •distribués par la poste à tous les intéressés.Ce n est pas mince 'besogne, si l’on tient compte de Ta déclaration de M.Newcombe, sous-ministre de la Justice qui rappelle qu’il y a 16,(MK) maîtres de poste à qui l’on doit expédier des formules variée,s couvrant les diverses altcirnafiveis qui s’ouvrent devant les “appetiés”.Ces instructions, s’adressent surtout aux juges des tribunaux d'exemption locaux et tribunaux d'appel, et l’on y apprendra iP'lus.ieuris détails nouveaux et intéressants.On y trouve, par exemple, une formule de serment d'office poulies juges locaux, et il est question de leur destitution sommaire par le ministre d.e la Justice ou Te gouverneur en conseil.Ainsi qu’il a été rendu public dernièrement, il sera désigné un 'représentant militaire près chaque tribunal, en sus des deux juges.Cette troisième roue du chariot pourra aussi être enlevée d’un trait, si les hautes autorités le jugent à propos.Quant aux deux juges, ils doivent organiser un bureau dams lequel Ils siégeront chaque jour, publiquement ou à huis clos, car il leur sera loisible de renvoyer le bon public, à un moment donné, et de idêlilbércr sertis sur le cas en litige.On sait déjà que les resquérflinlts d'exemptions ne pourront pas se faire représenter par un avocat ; mais il sera pourvu à la présence d’un agent, pour qui sera incapable d’être présent, ou encore d’un ami pour ceux qui sentiront le besoin de demander conseil à une personne, sage.Cependant, cet ami sera censé n’ôlrc.pas i!à en ce qui concerne l’expression de ses opinions* elt il ne pourra pus adresser la parole au tribunal lit n’en 'est pas ainsi du représe-nkuu.miTitaire, qui peut toujours prendre part aux procédures et questionner le requérant si bon lui semble.Et s’il arrive que les deux juges cous entent, par exemple, à accorder une extension de temps à une personne, ils doivent expliquer les motifs de leur décision au dit représentant militaire.Chaque décislion du tribunal] doit cire rapportée au registraire.Nous croyons comprendre que dams les cats d’exemption accordée parce que le requérant obtient la permission de continuer ses études, ce dernier sera aistreinlt tout de même aux exercices miCitaires que le commandant de sa région pourra juger uitikis au salut de J’Empire.¦ Les officiers municipaux sont tenus de fournir tous les renseignements qu’ils possèdent sur les qualifications militaires de leurs «dmill is très.En ce qui concerne les tribunaux d'appel, on •remarquera qu’on ne peut appeler de leur décision sans leur permission ou celTe du juge central.Et un.tribunal local peut entendre deux fois la même cause, pourvu qu’il se soit produit un fait nouveau justifiant ce recommencement.Le® postes recevront et transmet-Irpnt gratuitement lies lettres adressées aux régi.sfr,aires, et il en sera de même pour- la correspondance (jffiicicille entre les différents régis-traires et Tes divers tribunaux.Des constables spéciaux iseront désignés et assermentés pour veiilil'er au bon ordre des séances des Tribunaux.11 leur sera accordé une rémunération de deux piastres par jour.Par contre, tout constable refusant d'accomplir les devoirs de sa charge est passible d’une amende de deux cents piastres.Les pénalités ne manquent ni de variété ni de sévérité, IT y en a un peu pour tout rte monde: pour lès déserteurs, pour la résistance passive, pour ceux qui essaient de corrompre les juges, pour les patrons qui ne “(déclarent” pas leurs employés, pour ceux qui emploient des déserteurs, etc,, etc.Le jeune homme qui refuse de se ifatire examiner médicalement en dépit de l’ordre du tribunal, s’expose ù urne amende minimum nie vingt-cinq piaslrcs ou à un maximum de trois mois de prison.Un patron qui diminueraiit le salaire de son employé en échange de sa 'protection contre la loi, devient passible d'une amende allant jusqu’à mille piastres ou d’un em-prisonnemeni; de six mois.El celui qui emploie pendant sept jours un homme coupable, par exemple, de rédi-stanoe passive, s'expose aussi à une amende affilant jusqu’à cinq cents plastres.11 y a aussi amende de cinquante piastres par tête, payable par les patrons, pour chacun de leurs employés qui ne se sera pas conformé à la loi.Un autre côté nouveau de la loi, c’est la faculté accordée à tout officier ou eon,stable d’aborder Tes gens dans la rue et de leur réclamer leurs papiers, comme font, en Europe les igandnrmê.s avec Iles chemineaux qu’ils renconltrent.Et les dé-Tinquants pourront ainsi, après quelque discussion probablement, être empoignés de vive force et emmenés devant te juge: de paix, qui administrera lia loi selon) les clauses dont nous donnons aujourd’hui une idée générale.On remarqué aussi l’obligation imposée à toult citoyen de.se (faire délateur de ceux qui ont jÉjchappé à la Toi, sous peine d'une amende variant entre vingt-cinq of cenl pilastres pour chaque rt'éüit.Et il est offert Trois mois de prison maximum, à ceux qui déchireront ou, mutileront les proclamations affichées par tes maîtres de posil'e et autres.Les juges de tribunaux 'locaux toucheront ideis honoraires de cinq piastres par jour, et quant aux autres, leurs appointements s'eront fixés par le ,gouvernement.Teilles sont les dispositions principales de la loi, (t'effiles qu’édictées dans les factum s qui sont envoyés aujourd'hui à toutes tels'personnes faisant partie du rouage considerable qui va se mettre en branle.Nous n’avons pu que les indiquer à la hâte, mais rte public en sera sans doute mis au courant plus complètement dans ura très bref déliai.Chez M.Rowell môme travail, dût celui-ci consister à coller des timbres poste.Cela est injuste et paralyse tout esprit d’initiative de la part des employés.On devrait procéder tout différemment.Ainsi, telle fonction aurait un salaire de tant, immuable.Pour obtenir une augmentation, l’employé devrait se qualifier pour atteindre au poste supérieur.Cela stimulerait son ambition et son zèle au travail.De plus, l'institution de cette commission aurait pour effet de chasser de l’administration municipale une foule de frelons.Dans la plupart des grandes organisations, il y a en effet pléthore d’employés inulirtes qui, quelques fois, ne font pas oeuvre de leurs dix doigts, i.e moins payé et te plus jeune est fréquemment la victime des autres et, seul, il doit trimer pour compenser l'incurie et la paresse de m s prétendus compagnons de besogne.* * * Plus tard, nous aurons l’occasion de revenir sur toutes ces questions.Aussi bien faut-il se hâter, car d’ici quelques semaines, la legislature de Québec siégera et il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu'on donnât préséance aux affaires de Montréal sur toutes tes autres.Un temps relativement court nous sépare de la période des élections — si rites (loi vent avoir lieu.Mais encore une fois, nous doutons, de plus en plus, qu'on ose défranchiser l’électoral.En tout' cas, ceux qui sont opposés à cette, mesure extrême, laquelle pourrait constituer une grande injustice pour l’çtement dominant de la ville suivant la composition que l’on donnerait aux corps administratif!.feront bien de s’organiser et de faire entendre leurs protestations.Louis DUPIRE.Trois ministres «iorat à palabrer dams FOues't.et trois mitres sont partis aujouxld’hni pour ‘Ile grand Montreal” comme .disent les bonnes gens des eamipagnes éloignées.Mais il en reste, Di'eu ime.rei, et la capitale n’ara est (pais à une ide mi-douzaine die imimisilires près, en ©es temps où tout le morade veut l’être, el n’a pour ainsi dire qu'à faire um signe à M.Bordera pour le idevenlr.En tout cas, il nous ta été donné d'en voir un, amijouind’hui, de nos yeux vu, ce qui s'appelle vu, et pas dams la rue, mais dans son propre bureau, que précèdent une anT.fichambre et 'deis secrétai res.Nous l’avons vu dans son propre cabinet, idon-nanrt sur les éldifiices en reconstruction, don't les travaux un peu bruyants font un tintamarre inter-mMleih't de machines à river l’acier, bruit qui entre par la fenêtre et rappelle .sans .doute au •mimiisTre 1e crc-pitemenit des mitrailleuses qu'il lui fut donné ld’entendre sur le front dies armées, et dont il se plaît nju reste à rappeler des souvenirs, (Flirte, voix lente et mesurée, un peu éteinte (dams Ile privé mais qui peut s’emllkr et s'étendre devant un auditoire, H s’agit de iNewlon Wesley Rowell, président du .conseil des iraiirai'süres de l'an de grâce mil neuf cent idix-selpt.On pénètre tout d’ahornl dams une antlichamibre vieux genre, où l’oeil s’arrête à un foyer de marbre comme en ont toutes les chambres en France, imaiis qui ne sont plus guère de mise au Canada.Le “bloc de l'Est” retarde, évidamment ; pourquoi n’a-t-i'l pa.s eu, lie bon esprit de brûler, en même tamps (pie l’édifice iprlmciipaT, il y n deux ans?Les eut repreneur s n’y eussent rien perdu, le pays n’eût pas ru à débourser bientôt rent vinigteeiiui mille 'dollars poir lui refaire une toiture, et le Conseil privé avtic tous les ministères qui s'y raiccrochent, auraient des locaux plus modernes et plus luxueux.Quoi qu’ül en soit, on.est presque imtimide .lorsqu’on franchit la porte vente du corridor, et qu’on se trouve dams Fantiichamlbre sus-mentionnée, dont l'ornement Je plus artistique, à part le vieux ifoycr.-sont des cadres rcprésenita.nt Iles bateaux du Pacifique voguant sur l’Océan, L’un d’eux surmonte la porte d’entrée du cabinet du premier ministre lui-même,, cette antichambre paraissant servir à deux bureaux distincts; noms avons pensé tout de suite au mauvais eiffet que ne peut manquer id’avoir sur l’esprit du ichet de lia nation canadienne ce rappel constant ides voyages outre-mer et des confortables Ira versées océaniques.Celîa motrs fiche un premier ministre qui a fout Te temps envie d’ailTer .se promener à Londres, et qui mous en revient s’étant tellement fait “conter des peurs” comme dit Jean-Baptiste, qu’on ne le reconnaît plus à (l’arrivée.Ils ont cessé d’être Canadiens pour ne songer qu’à la grande agglomération britannique disséminée de par le monde, dont l’orgueil et le prestige menaces leur font ou blier toute considération patriotique.proprement dite.En résumé, nous suggérons que Fon défende aux premiers ministres du Canada, non seulement de sortir du territoire pendant leur terme d’ortïce, mais encore de tenir ainsi constamment sous leurs yeux des images qui les font rêver à de trop belles vacances et leur font oublier ce pourquoi le peuple les a logés en ces beaux bureaux.Celui du nouveau président du Conseil est une grande pièce carrée, avec des tableaux qui ne sont même pas des peintures, et représentent par exemple, un laboureur de l’Ouest interrompu dans son travail par un officier à cheval lui exhibant un document.On se demande s’il s'agit d’un mandat d’arrestation pour meurtre, ou bien d’une copie de la proclamation de la lot du Service militaire.Un autre “chromo” représente le même officier de la Police montée ratlra-pant au milieu de la prairie un jeune couple s’en allant en voiture, avec un petit enfant.Nouvelle per plexité du spectateur que ta protocole empêche d’aller lire la légende, s’il y en a une: le jeune père-immigrant est-il appelé lui aussi à aller défendre le Canada dans la mer Noire?Cruelle énigme.Peut-être aussi ces images n’ont-elles aucun rapport avec cc que nous pensons.Mais comment penser à autre chose en pénétrant en la présence du chef d’un parti provincial devenu partie intégrante de la direction du parti adverse, et installé glorieusement et sans lutte dans les locaux qu’il ne devait un jour occuper qu’à la suite de luttes longues et pénibles, el à la suite de succès chèrement achetés?Le maître de céans, en tout cas, est homme courtois, et maître de lui-même.Pendant une demi-heure, il va, non pas causer, mais questionner et ecouter la demi douzaine des jeunes experts qu’il a fait inviter afin de prendre ainsi contact avec les dispensateurs de gloire et les instruments de ra Renom niées.Ceux qui avaient pensé que M.Rowell avait des déclarations importantes à faire, des scoops à distribuer, s’en retourneront Gros-Jean.L’Excellence veut bien Recevoir, mais n’a rien à offrir.M.Rowell est grand, mince et brun ; il commence à grisonner.11 a la voix plutôt douce, niais un peu éteinte en conversation, au point que Fon n’est pas toujours sûr de l’avoir compris.Et Fon ne conçoit pas qu'il puisse jamais perdre son calme et s'exciter pour quoi que ce soit.Les yeux sont foncés, cachés à demi sous d’épais sourcils, et ils ne regardent pas là où il veut qu’ils se posent.C’est ainsi que, fartant une question générale à laquelle seule l’une des personnes présentes peut répondre, le-ministre regardera exactement dans la direction opposée, avec l’air de penser à tout autre chose.Voilà au moins un politicien qui respecte tes traditions pour ne pas dire tes trucs — de son délicat métier.Un homme agréable, habite, et qui n’oublie rien de ce qui peut avancer ses affaires, ou disons sa carrière, pour n ôtre pas méchant.On donnerait tout de même quelque chose pour pénétrer la pensée d’un homme public qui s’est dit qu’il sera un jour le premier ministre du Canada, qui vient de faire un pas décisif pouvant 1e rapprocher ou l’éloigner de ce but glorieux, et qui cherche ;i lire son verdict dans les physionomies diverses d’un groupe ile jeunes hommes habitués à ne se laisser ni éblouir ni influencer par l’apparat connu de la vie publique.L’homme qui obtient l’approbation tacite des journalistes n’a guère 1k-soin de s’inquiéter du verdict de la foule, il lui esl tout assuré.C’est une sorte de pierre de touche de l’opinion.M.Newton Wesley Rowell a mis son doigt sur la pierre de louche.Il en a maintenant Pour des semaines avant d’avoir fini d’analyser te résultat.Et quant au peuple canadien, son tour de iu-per viendra a la prochaine sission du Parlement.Nous ne pouvons dire grand chose de cette entrevue semi-privée, sinon qu’il n’y fut question de rien d’autre que ce dont partent en ces temps compliqués les journaux et tes “ rostres ”, comme disent les sénateurs ultra-lettrés, lorsqu’ils se mêlent d’écrire dans les iournaux exclusifs.Car, après les élections, ce qui préoccupe aujourd’hui les politiciens, c’est la conscription.BLOC - NOTES son fonctionnement et l’accueil que lui fait 1e peuple en général.Ernest BILODEAU.NOTRE PAGE DES FEMMES Vu l’encombrement, nous devons renvoyer à samedi la lettre de Ea dette et la page des femmes.DEMAIN : Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Bourassa.Ca continue I.es déserteurs du camp libéral anglais continuent de passer à Fern netini.Avec Sifton, Cahier, Guthrie, Rowell, d’autres ont passé la barricade.et d’autres encore les suivent.Voici maintenant que la Gazette annonce que des anticonscriptionnis-tes anglais comme E.M.Macdonald, William Pugsley, G.W.Kyte et Sinclair, —- tous quatre députés libéraux qui oui dénoncé à la dernière session, et de toutes façons, la législation du gouvernement, — demandent au premier ministre, M.Borden, de les reconnaître comme candidats unionistes.C’est la désertion en bloc.Tous s’en vont avec des compliments à M.Laurier aux lèvres, mais ils lui font faux bond à l’heure où il a le plus besoin d’eux.Et cela n’est pas fini.Un des plus violents critiques du gouvernement Borden d’avant Fu-nion, M.Nesbitt, député ontarien, insiste de son côté pour être 1e candidat ministériel dans sa circonscription.Tous ces gens sont d’aussi faux libéraux que les Blondin, les Sévigny, les Rainville de 1911 étaient de'faux nationalistes.Le pouvoir a provoqué toutes ces" défections.Ce n'est pas un dissolvant ordinaire.Indices L’union la plus grande devait régner en tous les ministres, de quelque parti qu’ils fussent, disaient les gazettes unionistes.Or voici que le ministère vient de nommer quatre sénateurs nouveaux pour l'Ouest, et que tous quatre sont des conservateurs.La coïncidence esl étrange.Mais les nominations sont faites et les ministres libéraux-unionistes se sont fait duper.D’au tre pari, les dépêches du matin si guident que M.Rowell tient à imposer au ministère, comme candidat unioniste dans une circonscription ontarienne, te député libéral sor tant, M.Nesbitt, quand les conservateurs voudraient, eux, y faire éli re le colonel Sutherland, un de leurs amis actuellement au front.Et voilà ! L’union commence déjà par ne plus être Fimion.Bientôt, le mot de M.”'arte, disant (pie "les ministres sc battent comme des diables’’ sera encore plus vrai du cabinet actuel que de celui dont il parlait.Un mort qu’il faut.Les journaux annoncent que le nouveau cabinet ir décidé de tuer le patronage politique.Excellente nouvelle, - si elle est vraie.Décider de tuer le patronage et réussir à le tuer sort toutefois deux choses différente" Il nous revient (pie, depuis des nées, à tour de rôle, tes deux par-ont déclaré que le patronage existait plus, fl était mort, à tes en croire.Et pourtant il vivait, puisqu'il paraît que, cotte fois-ei, on va1 te tuer.Ce ne sera lias la dernière fois, pas plus que ce n’est la première.Le patronage a la vie aussi dure que les politiciens arrivistes et malhonnêtes.Comme ils sont de tous les temps el de toutes les époques, il ne mourra qu’avec eux, — dans bien longtemps.Mais il faut bien (pic le cabinet unioniste essaie de faire croire aux gens qu’il accomplit des '-éfornirs.Et c'est à cette besogne,— à en imposer à la crédulité du pu blic, qu’il s'emploie de son mieux.Les naïfs le croiront.Mais les autres ?Pas de différence ?La Gazette dans une dépêche spéciale, ce matin, signale que Londres compte sur Washington pour faire les arrangements financiers qui permettront l’exportation en Angleterre des porcs et du lard fumé canadiens.“L'impression, ici,” dit te correspondant de ta Gazette, “c’est que, depuis que les Etats-Unis sont entrés dans la guerre, il n’y a plus à faire de grande différence entre les Etats-Unis et le Canada, pour ce qui regarde la question des finances.” En d’autres termes, Londres reconnaît (pie le marché canadien n’existe plus et que Wall Street conduit nos finances.Ou encore, cela signifie aussi bien (pie nous sommes maintenant le financial adjunct dont parlait un homme politique, au temps de l’entente réciproci taire proposée en 1911 entre Ottawa et Washington.Et ce sont nos maîtres actuels, luttant alors contre la réciprocité, qui ont consommé eux-mêmes l’adjonction financière et économique du Canada aux Etats-Unis Londres reconnaît que c'est fait.Il y a des années que les nationalistes ont prédit tout cela.Encore un coup, ces visionnaires auront vu clair.Le cas Desjardins L’abandon, par l’avocat du ministère fédéral, de la cause de Desjardins, est significative.Le ministère ne tient pas à se compromettre plus avant avec Desjardins, dont les machinations ont été telles qu’elles ont discrédité ceux qui le payaient, au lieu qu'elles avaient pour but de jeter du louche sur Tous les anticons-rriptionnistes.Mais le ministère a lâché son homme trop tard.Il restera collé aux flancs des gens qui ont voulu l’employer pour mettre te Que bec en mauvaise posture.Ceux qui ont l’air odieux, dans tout cela, ce sont ceux qui ont employé, payé et protégé le provocateur.Ils ne pourront te faire oublier, pas plus qu’ils ne pourront maintenant fermer la bouche aux témoins révélateurs des attentats que voulait provoquer Desjardins, l'homme du ministère.Tel est pris.G.P- LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1917 VOL.VIII.—No 251 if# K.LETTRES AU “DEVOIR” Noua u#> publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authe»*itjue.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LA QUESTION BILINGUE Montreal, 20 octobre 1917.Monsieur O mer Héroux, Le “Devoir”.Mon cher ami, Voici un petit fuit concernant la question bilingue.Ce mutin, vers neuf heures, je téléphonai à la Compagnie de messageries dite “American Express Co.” Je demandai d’envoyer chercher un paquet à mon adresse.-—“hat?” répondit-on.Je répétai ma demande.—“/ don't know what you say”.—X'y a-t-il personne chez vous qui puisse parler français ?questionnai-je.—“No!” me répliqua-t-on sèchement.Là-dessus, je m’adressai à une autre Compagnie, la “Dominion Express Co.", où Von me répondit courtoisement en ma langue.Albert L07.EAU, 343, rue Drolet.NOTES D'ART * ~ LE RÉCITAL DE JVLROTHIER Le chanteur Leon Rothier a donné son récital hier soir au Monument National devant un auditoire enthousiaste et dans une salle où bien peu de fauteuils étaient inoccupés.Ce fut une véritable séance de découverte puisque, l’an dernier, le théâtre His Majesty’s était juste assez rempli pour ne pas donner la sensation du vide.Chose dont il convient de se réjouir: M.Lamontagne avait borné ses annonces aux journaux et il a réussi, non sans une anxiété justifiée par la mince vente des sièges à la date du jour précédent, à donner un démenti à l’expérience de naguère que, pour un artiste peu connu, on n’avait de chance de réussir qu’en s’adressant surtout aux Anglais.Et ceux qui ont bravé le mauvais temps pour descendre dans le malodorant boulevard Saint-Laurent ont été pleinement récompensés de leur empressement par une heure et demie de délicieuse musique délicieusement chantée.Le programme donné par M.Ro-thier touchait à tous les genres : musique ancienne avec du Mozart, du Lulli et du Lemaire; opéra, avec du Delibes et du Meyerbeer; genre sentimental, avec la “Chanson d’A-dieu” de Tosfi; et surtout de la musique moderne avec des pièces de toute beauté, signées Erlanger, Fau-vé, Rabaud, Chausson, Duparc et Reynaldo Hahn,le tout couronné par une “Marseillaise” vibrante d’enthousiasme.C’était un programme écrasant, qui exigeait, de la part du chanteur, des ressources vocales exceptionnelles.A l’opéra, on peut se reposer, dans un récital de seize morceaux, les pauses entre les groupes ne comptent guère.Ajoutons à cela que la composition d’un rôle ne ressemble en rien, comme tension, à celle de pièces détachées dont l’allure et le sentiment varient comme la mentalité des auteurs qui les ont écrites.D’un bout à l'autre, M.Rothier a chanté en artiste consommé.La beauté et le moelleux du timbre, la maîtrise absolue de la demi-teinte qu’exigeaient presque toutes les oeuvres choisies ont créé une profonde impression et, après chaque groupe, l’artiste a dù revenir mainte fois saluer en réponse aux applaudissements de l’auditoire.M.Rothier était secondé par une accompagnatrice hors pair, Mme Lina Coën.qui a joué les accompagnements avec une intelligence sub-i.lo des valeurs dynamiques et des sons chatoyants.Fréd.PELLETIER.•- UN BEAU SUCCÈS POTE L’HOPITAL STE-JUSTINE.La granule fête ulr Lhùipital Stc-ïustine s’est terminée très brilliam-ment hier soir.Un grand encan final a permis d’écouler 'les derniers ixhje'ls restés sur 'les tables.,Le piii-hlic, aussi bien que ces dames de l'administration doivent se féliciter des heureux résultats de leur dévouement.Les noms gagnants aies déférentes tonnihola et le montant total des recettes seront publiés ces jours-ci, dans les journaux, HÔTELIER CONDAMNÉ À L’AMENDE Le propriétaire de l’hôtel Florence, rue St Gabriel, a été condam-ne ce matin, par le juge Bazin à t'300 d amende et aux frais pour avoir vendu de la boisson aux heures prohibées.Le juge, vu que c’est la troisième offense du même genre, demande aussi le retrait de la patente de l’hôtel en question.( avez des placer, 1 t Noug avons quelques premières hypothèques, valeurs de choix, à vendre en montants de $100 à $10,-000, rapportant 6 pour cent et 7 pour cent net d’intérêt, payable trimestriellement, trois ou cinq ans, capital et intérêt garantis par nous sans restriction aucune.Les demandes de renseignements venant d’en dehors de la ville reçoivent une attention spéciale.Demandes des informations à la üHorril Œruat (2I0.1,Sos»VllV^,• Administrateur!—Exécuteur*—FidéLCommU Main 3791—Tout depts.Etablie 1885.lac.1913.3.1èmo année o'exi«tence euti* le perte d'un seul «follar à un client LE RETOUR DU R.P.TURQUETIL L’APOTRE DES ESQUIMAUX DE LA RAIE D’HUDSON ARRIVE A MONTREAL, APRES CINQ ANS D'ISOLEMENT DANS SES MISSIONS — LES PREMIERES CONVERSIONS — L'OBJET DE SON VOYAGE.__________ Après cinq années de rudes labeurs apostoliques parmi les Esquimaux du nord de la Haie d’Hudson, te R.P.A.Turquetil, O.M.I., est arrivé hier à Montréal à bord du “Nas-copie”.Le courageux missionmaire a quitté, avt‘c peine, scs premiers chrétiens, pour venir faire imprimer des livres de prières et de cantiques en langue esquimaude.Avec une bienveillance toute Iran çaise, le (Père Turquetil nous a communiqué ses premières imipressions de son retour: ‘‘Je viens d’arriver à Montréal, après mie traversée de 40 jours.Le voyage de Chesterfield Inlet à Montréal a été heureux quoique bien long.Je pensais souvent à mes chers chrétiens.Actuellement, ils vivent sous les huttes 'de neige.C’est l’hiver là-haut.Prions pour que leur foi et leur piété restent ardentes comme au jour de leur baptême et de leur première communion.“A la nouvelle de notre départ, ces pauvres gens pleuraient à chaudes larmes, et ne se consolèrent crue lorsqu'ils eurent l’assurance que je revenais l’an prochain.Ms aimaient tant à venir à la sainte messe, chaque matin, à y recevoir la sainte communion, à réciter leurs prières en commun, à chanter ensemble.Que le Sacré Coeur de Jésus les conserve, et en fasse des apôtres parmi leurs compatriotes encore païens.” Le dévoué .missionnaire nous parle ensuite des .conversions parmi les Esquimaux : “Les bienfaiteurs et amis de la mission de Notre-Dame de la Déli-vrnnde chez les Esquimaux savent déjà que le bon Dieu nous a donné la consolation et la joie rie voir les premières conversions parmi les Esquimaux.Après 9 mois de catéchu-ménal employé à les instruire et à les éprouver, 4 familles oint reçu la grâce du baptême le 2 juillet dernier.Ces nouveaux chrétiens sont des modèles, bien dociles et bien décidés à suivre leur religion.Nui doute que ce premier mouvement de conversions aura des fruits parmi les autres païens.Nous continuerons de travailler, de planter et semer.Dieu fera le reste.” Puis le Père Turquetil nous parle de l’objet de son voyage.“ Mgr Charlebois m’a demandé de venir faire imprimer mes livres de prières et cantiques en esquimau pour l’usage de nos nouveaux chrétiens, de la sorte, ce travail une fois terminé, je pourrai, l’an prochain, retourner avec un compagnon, à mes chers chrétiens, et rester parmi eux tant qu’il plaira à Dieu de me conserver les forces et la vie.“ Il me tarde aujourd’hui de me mettre en communication avec nos bienfaiteurs et amis, et surfont de répondre à ceux qui ont bien voulu nous écrire dans le courant de l’an-neé dernière, c’est-à-dire depuis septembre Pour cela, il me faut recourir à la voix du journal, car aucun courrier ne nous est parvenu depuis.Incendies, naufrages et automne 1910 aux environs de Port Nelson avaient détruit une partie de notre courrier.Les lettres d’hiver, retenues à Port Nelson et expédiées par bateau au printemps, ont péri dans un naufrage, de sorte que pendant 13 mois, je n’ai reçu qu’un mot de Mgr Charlebois, par le bateau, juste pour me faire savoir l’objet et le but de mon voyage ici.J’espère que les âmes charitables qui avaient bien voulu nous écrire, nous le feront savoir en s’adressant à nous, à la maison des Pères Oblats, 213, rue Visitation.” ASSOCIATION DÉS CHEMINS DE FER ELLE VIENT D’ETRE FORMEE DANS LE BUT DE RENDRE PLUS EFFICACE NOTRE PARTICIPATION A LA GUERRE.Dans le but de promouvoir autant que se peut notre participation à la guerre, les diverses compagnies de chemins de fer du pays ont décidé de former une association, qui aura nom 1’“Association des Chemins de fer canadiens pour la Défense Nationale”.L’association est calquée sur celles qui existent déjà en Angleterre et aux Etats-Unis.On veut réduire autant que possible tous les convois qui ne sont pas d’absolue nécessité, afin de s’occuper plus particulièrement au transport des choses de première nécessité, telles que, les soldats, les munitions, les denrées alimentaires, etc.Cette association n’est que, pour le temps de la guerre.Les présidents des différents chemins de fer se sont réunis mardi dernier.Le Pacifique Canadien était représenté par lord Shaughnessy; le Grand-Tronc, par M.Howard G.Kelly; le Nord Canadien, par sir Wm.Mackenzie; les lignes américaines au Canada, par M.Alfred Smith.Un comité d’administration a été nommé, il se compose de MM.W.E.Gillen, Grand-Tronc, président; C.A.Haynes, chemin de fer de l'Etat; D.B.Hanna, Nord Canadien; E.D.Browner, Michigan Central; F.P.Backus, Toronto, Hamilton et Buffalo; J.N.Walsh, Québec Central, et sir George Bury, Pacifique Canadien.Une résolution a été adoptée dans laquelle on reconnaît le besoin d’une plus grande coopération pour gagner lu guerre et le besoin de tout coordonner afin de rendre les plus grands services possibles à la cause nationale.L’association ouvrira un bureau sous peu à Montréal.-«- LES VERS DE LOZEAU II reste encore quelques dizaines d exemplaires du Volume de vers de notre ami Lozeau, paru il y a quelques mois, Lauriers et feuille d’érable.Ils se vendent 50 sous l’unité, plus 5 sous pour frais de port.S’adresser au Devoir ou à l’auteur, 343, rue Drolet.Sur la scène politique « SIR ROBERT SE TROUVE FORT EMBARRASSE On compte jusqu’à trois candidats unionistes dans la même circonscription électorale, et M.Borden ne sait comment faire son choix.— Il lance un appel à la concorde et à l’union.M.Pardee est mis en nomination dans West-Lamb-ton au cours d’une convention unioniste “désu-Autres candidatures.me Ottawa, —Tous veulent être candidats du gouvernement unioniste, et dans la même circonscription électorale, on en compte jusqu’à trois.Sir Robert Borden, pour obvier à ce sérieux inconvénient, a fait appel, hier, à tous les candidats unionistes dans un même collège électoral, d’avoir à s’entendre et à éliminer celui ou ceux qui sonl de trop à vouloir appuyer le nouveau gouvernement.Le premier ministre peut désigner lui-même les candidats du gouvernement, pour les besoins du scrutin outre-mer ; cependant, il faut reconnaître que M.Borden a à envisager un problème assez complexe et qu’il est délicat et embarrassant de résoudre.Dans plusieurs cas, il sera impossible pour le gouvernement de n’avoir pas un candidat officiel ; mais, il y a encore ici un point noir à l’horizon.Plusieurs des nouveaux ministres ont des amis, des disciples, dont ils veulent mousser la candidature, à l’exclusion d’autres.Parmi les amis, les disciples de ses nouveaux collègues, le premier ministre a été averti qu’il s’y trou-vail plusieurs députés qui, hier, avaient loyalement défendu et appuyé la loi de conscription soumise aux Communes par lui.Fil ce n’est pas tout.M.Borden est assailli de nouveaux cauchemars.Au nombre des députés anticons-criptionnistes qui ont combattu le projet de conscription en parlement.l’été dernier, , on remarque MM.G.W.Kyte, député de Richmond, E.M.Macdonald, député de Pictou.William Pugsley, député de Saint-Jean (N.-B.).et M.W.H.German.Or, MM.Kyte, Macdonald veulent lâcher sir Wilfrid Laurier, et faire reconnaître leur candidature par le gouvernement unioniste.D’autre part, M.N.W.Rowell insiste pour que M.E.W.Nesbitt soit reconnu comme le candidat du gouvernement.Vraiment, le permier ministre a des soucis plutôt embarrasants.M.W.S.Fielding, l’ancien ministre des Finances dans le gouvernement Laurier, sera un candidat unioniste.Il se cherche un comté.Il est probable qu’il frappera à la porte de Yarmonlh-Clare (N.-E.), oui n’a pas encore nommé son candidat unioniste.M.W.F.Niekle.député de Kingston.qui avait décidé de se retirer de la vie nublioue.aurait changé d’idée ; et l'unionisme remporterait sur sa première idée.Le nouveau gouvernement, qui a résolu de faire la guerre au patronage, a commencé son travail.A l’avenir, tous les achats seront faits par la Commission réorganisée des achats de guerre.Cette commission sc compose de sir Edward Kcmn, de MM.H Laporte et F.Galt.Ce dernier quittera prochainement le pays pour l’Angleterre.M.PARDEE CANDIDAT DANS WEST-LAMBTON Sarnia, Ontario, 25.— M.Frank Carvell, ministre des Travaux publics, portant la parole à une convention qui a remis M.Pardee en nomination comme candidat libéral dans West-Lambton, a déclaré que gagner la guerre est la première chose qui s’impose «u gouvernement unioniste, et que c’est pour faire sa part dans la grande cause ((u’il est entré dans l’administration nationale.La convention, hier, n’a été rien moins qu’harmonieuse.Il existait du mécontentement contre M.Pardee parce qu’il a lâché son parti sur la question de la conscription, et lui et M.Carvell ont expliqué au long leur attitude touchant la loi du service militaire.M.Carvell a dit qu’il n’a jamais eu le moindre doute sur l’attitude â suivre au sujet de la conscription, mais il lui coûtait de quitter ses amis.Le plus rude coup qu’il ait reçu, c’est la rupture avec sir Wilfrid Laurier dans la grande loyauté duquel il croit encore.M.Carvell a raconté les efforts qui ont été faits pour empêcher une scission dans le parti libéral.“Nous qui avons différé d’opinion avec sir Wilfrid, a dit l’orateur, nous sommes encore des libéraux, et quand la guerre sera terminée, nous reprendrons notre chemin là où nous étions la semaine dernière.Nous n’avons pas perdu un seul de nos principes libéraux”.M.Carvell a déclaré que la taxe sur le revenu va augmenter.Les libéraux ne resteront pas dans le gouvernement si les opérations des profiteurs ne cessent pas et si cer laines choses n’arrivent pas.“Si les ( hoses ne sont pas de notre goût, il n’y a pas de raison pour que nous restions”.M.Carvell a dit que la conscription est la plus grande pilule qu’il ait avalée, mais il a été forcé par sa conscience de l’avaler.Voici 3 ans, M.Pardee a été mis en nomination comme partisan de sir Wilfrid Laurier, mais il a voulu que la convention d’hier eût lieu, pour expliquer ses votes en Chambre.Après avoir été fort hn rnssé, M.Pardee a été mis en nomi nation.L’ONTARIO ET L’OUEST S’ISOLENT?Toronto, 25.— L’exécutif de l’Association libérale de Toronto a décidé hier soir, de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions électorales de la ville dans lesquelles le gouvernement unioniste aura des candidats.Le comité a aussi fait appel à toutes les associations libérales en dehors de la ville de choisir sur-le-champ des candidats libéraux dans les divers comtés “pour mener le combat du peuple et ne pas permettre aux intérêts financiers de se retrancher à Ottawa sous le masque d’un gouvernement de coalition”.L’association soutient (tue le peuple a Je droit de choisir et d’élire ses propres représentants, et qu’a-près avoir été élus par le peuple ces représentants devraient former un fort gouvernement national.Les membres de l’association sont d’opinion que le gouvernement unioniste ne représente pas justement les divers éléments politiques du Canada.Une dépêche de Vancouver publiée par un ’’"urnal ontarien dit: les libéraux se choissent des candidats dans toutes les circonscriptions électorales dans l’Ouest.Le gouvernement unioniste n’attire pas l’attention qu’on attendait, de fait il ne soulève pas le moindre enthousiasme.Dans la Colombie-Anglaise, les libéraux jettent le dévolu sut des candidats dans tous les collèges électoraux.Suivant les dernières nouvelles de l’Alberta, de ta Saskat-chean et du Manitoba, les libéraux “écarlates” font la même chose.L’Ouest réaffirmera son attituds aux bureaux de votation d’une façon qui rendra la convention de Winnipeg prophétique.Toronto, 25.—M.John Macaulay, candidat libéral unioniste dans Xort Bruce, a publié un manifeste disant qu’il appuiera le gouvernement au sujet de toutes ses mesures de guerre.Qn ne sait pas encore si M.Macaulay aura un adversaire.M.J.W.Millar, â qui les conservateurs ont demandé de se retirer dans le comté de Battleford, pour faire place à un candidat “ win-the-war ", a déclaré qu’il est candidat “win-the-war".L’exécutif de l’association libérale de North Huron a choisi M.Hyslop, député provincial, comme candidat “win-the-war”.Les conservateurs se proposent de mettre en nomination M.Bowman, député fédéral actuel.L’association conservatrice de Parry Sound appuie la candidature du colonel Arthurs, député conservateur, comme représentant du parti “win-the-war”.M.AV.F.Niekle sera candidat unioniste dans le comté de Kingston.Dans East Hamilton, M.Chisholm.qui avait été choisi comme candidat libéral, laisse le champ libre au général Mewburn.M.Frank Cochrane est candidat “win-the-war” dans le comté de Témiscamingue.M.Stewart Scott, représentant de South Waterloo depuis 3 ans, a été choisi à Punani-mité comme candidat “win-the-war” par une convention unioniste.Sherbrooke, 25.—Par une assemblée conjointe des libéraux et des conservateurs, M.Shurtleff a été mis en nomination comme candidat “win-the-war”.Il se peut qu’il y ait 2 candidats libéraux dans North AV’aterloo.Le Dr Honsberger a déclaré au comité exécutif des libéraux qu’il croit que la loi de conscription doit être appliquée et qu’il approuve le programme du gouvernement unioniste.M.Fmler, candidat ilbéral indépendant, était présent, et il a dit qu’il continue à être candidat opposé â la conscrit lion et partisan de sir Wilfrid Laurier.L’OLEOMARGARINE ADMISE AU PAYS APRES LE 14 NOVEMBRE, UN ARRETE MINISTERIEL EN PERMET LA FABRICATION ET LA VENTE iriCI LA FIN DE LA GUERRE.Ottawa, 25.— Un arrêté ministériel a été publié sur les instances du contrôleur des vivres, permettant le et après le 14 novembre, la fabrication et la vente au Canada rie l’oléoinargari ne et son importation sans frais de douanes.La suspension de l’interdiction qui pesait sur cette substance est une mesure de guerre seulement et subsistera tant que Jes conditions anormales actuelles continueront.Cette décision sera approuvée ou non par le gouverneur général en conseil.Le contrôleur des vivres a demandé cette permission parce que le coût élevé de la production et les demandes d’exportation rendent le prix du beurre si cher que beaucoup de gens sont incapables d’en acheter.La réduction du prix du beurre par 1e contrôleur des vivres aurait causé du tort au producteur.I._e contrôleur des vivres dit que l’industrie laitière au Canada ne souffrira pas de la vente de l’oléo-margarine.Ceux qui désirent fabriquer ou importer Toléomargarine devront auparavant obtenir un permis du contrôleur des vivres.L’oléomargarine fabriquée nu Canada doit l’être sous la surveillance du ministère de F Agriculture, et l’importation ne sera permise que pour l’oléomargarine, fabriquée dans les pays où ce produit est soumis h l’inspection du gouverne-jnent- t LE CHARBON SERA RARE LE CONTROLEUR DU COMBUSTIBLE AUX ETATS-UNIS IMPOSE DES RESTRICTIONS QUI LIMITERONT CONSIDERABLEMENT LES EXPORTATIONS AU CANADA, PENDANT LES DEUX DERNIERS MOIS DE L’ANNEE.Où acheter demain (inrtgl.tr* «onfornUm.nt » I.1.1 au P.rj.m.nt du C.n.d.p., L.-P.D.lo.1a.h„np,.¦u MlnUlère dt rAgrlcultur».» AVashington, 25.— En vertu d’une décision du contrôleur du combustible, le Dr Sarfield, les exportations de charbon qui seront faites des Etats-Unis au Canada durant les deux derniers mois de l’année seront considérablement réduites: on y permettra le transport de 2,000,000 de tonnes de charbon bitumineux et de 700,000 tonnes de charbon anthracite.D’après des statistiques rendues publiques, hier soir, par le Dr Garfield — statistiques qui démontrent la quantité de charbon employé jusqu’ici, chaque hiver, par tout le Canada, et les besoins futurs des industries et des clients pour cette année — ce dernier a déclaré qu’il s’était exporté, pendant les neufs premiers mois de 1917, dans les différents centres du Canada, des quantités de charbon beaucoup plus considérables que par les années passées.De là la nécessité de limiter les exportations durant le reste de Tannée et de l’hiver prochain.Le Dr Garfield a cependant insisté sur ce point que le Canada devait être jnis sur le même pied d’égalité que l’Union sous le rapport des exportations de charbon et que le gouvernement canadien reconnaisse que les Etats-Unis n’agissent ainsi que dans l’intérêt de ses clients.Des avis seront envoyés sous peu aux expéditeurs, qui leur indiqueront la quantité de charbon qu’ils pourront envoyer au Canada; car il n’y a que ceux qui auront obtenu un permis du contrôleur du combustible qui auront la permission de faire des exportations de l’autre côté de la ligne quarante-cinquième.DESJARDINS L’AFFAiRE EST REMISE AU 30 .4 CETTE DATE LES AVOCATS DE L’INCULPE ENTENDENT PRESENTER UNE DEFENSE AVANT QUE LEUR CLIENT SUBISSE UN PROCES.Ancle Catherine Vestes en laine pesantes (Jumbo), première qualité, couleurs gris.A {JlCI brun, kaki, marron.Valeur régulière 12.00 pour, demain.Tricots de laine (vestes de laine), collet double, collet tempête et col- jg C(I let reversible ; gris, brun, marron, vert.Valeur régulière 10.00 pour., ©bw© Une ligne spéciale de vestes en laine pour hommes, de 34 â 41, gris ^ 4 A fer et bleu, belle valeur â 5.00 pour, demain.ftfODicalra Spécial pour demain r Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma JEUDI, VENDREDI, SAMEDI, DIMANCHE La dame aux Camélias interprétée par CLARA K.YOUNG, dans MARGUERITE GAUTHIER, ALBERT CA PELLANI dans ARMAND DUVAL.Dirigée par PAUL CAPELLANI.Cette vue est supérieure à celle montrée cette semaine dans un cinéma.Un kodak autographiqne s mi est justement l'article que vous apprécierez.II vous permet de conserver le souvenir de vos excursions d’automne, les paysages de pêche ou de chasse que vous visitez.Toutes dimensions à prix convenables a l’agence spéciale JH OtfïHErmP pharmacien- • &!• CHIMISTE 1185, SAINT-DENIS, ANGLE MONT-ROYAL Tel.Saint-Louis: 811-2999 Le service de messager le plus prompt de la ville est à votre disposition de heures a.m., à minuit.Le dimanche, de 8 heures 30 a.m., à 10 heures p.m.Et MISSION CANADIENNE , CHEZ M, POINCARE ELLE .4 ETE REÇUE LE 18 OCTOBRE DERNIER.— LE CANADA ET LA FRANCE.La cause de Desjardins est entrée dans une autre phase hier après-midi.L’inculpé a subi son examen volontaire, mais ses avocats.Mes Pruneau et Normandeau, ont demandé la permission de faire entendre une défense 1e 30 courant.Mes Lamarche et Germain s’y sont opposés, prétextant que si ce délai était accordé, cela signifierait que Desjardins ne pourrait pas subir son procès aux Assises criminelles idc novembre et dams l’occurrence il est absolument nécessaire, comme le 'disait Me Lamarche, dans l’intérêt de la justice, que l'inculpé subisse son procès en même temps que les autres personnes qu’il a poussées au crime.Le juge Lanctôt a dû acquiescer à la demande 'des avocats de Desjardins et la cause a été fixée au 30 novembre pour l’audition des témoins de la défense.Dès le début, Me Pruneau veut avoir un délai d’une journée avant que Desjardins subisse son examen volontaire, voulant prendre connaissance des 'dépositions.Me Lamarche s’y oppose et le président du tribunal lui donne raison.On lit alors la formule légale à l’inculpé qui demande la lecture des 'depositions.Me Normandeau, voyant l'épaisseur du dossier, consent à n’en pas subir la lecture, de même que Desjardins.Après une discussion où, des mots aigres-doux sont échangés entre Mes Germain et Lamarche d’un côté et Mes Pruneau et Normandeau de l’autre, Ile juge consent à remettre la cause au 30 courant.La salle d’audience, comme aux séances 'précédentes, était remplie d’une foule d’avocats et de curieux qui me se gênent pas pour manifester leur approbation ou fleur désapprobation.La requête d’habeas corpus qui avait été demandée en Cour de pratique devant le juge Bruneau a été remise au 31.Entre temps Desjardins reste toujours en prison.ÉLECTIONS CHEZ LES ASSUREURS Ottawa, 25.— Le gouvernement a reçu un câblogramme disant que le 18 octobre, le président Poincaré a reçu officiellement la mission militaire canadienne en France.La mission était accompagnée de M.Philippe Roy, commissaire général du Canada.Elle a été présentée par lord Bertie, ambassadeur anglais en France.Dans le cours d’une longue conversation avec les membres de la mission, M.Poincaré a parlé de la participation du Canada à la 'tmerre et a fait allusion à la beso gne accomplie par le corps expéditionnaire canadien dans les Flan-dnes, besogne qu’il a fort louée.En terminant, M.Poincaré a déclaré: “Le Canada n’était pas un étranger pour nous avant la guerre.Ses origines se mêlent à notre histoire.Il nous est doublement cher maintenant qu’il nous a apporté un secours des plus précieux sur le champ de bataille, clans notre lutte pour la justice.” Les membres de la mission mi’.i taire canadienne en France sont : le brigadier-général lord Brooke, le major Reginald Gearv, le major As-selin et le capitaine Alain Joly de Lotbinière.FORTE TEMPETE HIER À QUÉBEC ; Québec, 25.— Un fort vent de plus 1 de 50 milles à Theure a soufflé sur la région hier soir.Plusieurs toitures-ont été endommagées, des clôtures et 1 des arbres ont été abattus.Une cira- ' gue qui opérait dans la rivière Saint-Charles, en face de Québec, est par- 1 tie à la dérive avec deux hommes à 1 bord.Ces deux derniers ont été dans une position désespérée, pendant au moins sept heures, durant la nuit.Ils ; ont été déposés à terre, au point du jour.Un remorqueur de la compagnie Lachance s’est échoué à Beau-port et le remorqueur "Belle” a recueilli l’équipage., ——-*-—- HELSINGFORS N’EST PAS MENACÉE j Helsingfors, 23 (retardée).— 11 n'y a eu aucun combat dans la Balti- i que ou le golfe de Finlande, au cours 1 des deux dernières journées.La flotte russe surveille attentivement l’en- I trée du golfe de Finlande.On ne croit pas qu’Hclsingfors soit menacée malgré les récents succès des Allemands dans le golfe de Riga.On n’a pris aucune mesure pour faire évacuer la ville.Il n’y a que les familles des fonctionnaires ! officiels qui ont reçu l’ordre de quit- ’ ter la capitale finlandaise à cause du X manque de provisions.Les politiciens n’aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’iï est trop bien informé, à leur endroit M.SIFTON S’OPPOSE À CETTE DEMANDE Ottawa, 25.— Sir 'Clifford Sifton, président de la Commission de conservation, vient d’adresser une lettre au ministre des Travaux publics, M.F.B.Carvell, au sujet de la demande faite par la Power Development Co.pour endiguer les eaux du Saint-Laurent à Coteau Rapids.Nous sommes informés, dit en substance cette lettre, que Ton exporte aux Etats-Unis, de Niagara Falls, beaucoup de pouvoir hydraulique dont nos industries canadiennes auraient'besoin et qu’il ne serait! l oronto, 25.— La tempête qui pas sage par conséquent de se rendre!sevllssal1^ ,sl*r ttes (côtes de i’AtiIianiti-aux demandes qui sont faites dansM118 se dirige maintenant vers le ce sens.Car, ajoute sir'Clifford Sif ! nor(l .causant des bourrasques acton, nous aurons besoin, dans unllc?'rnIPalgnlé& ide pluie dans les proavenir rapproché, tout comme les.^Mte*8 (maritimes et des vents vio-Etats-Unis du reste, de tout notre lents du nord dans le sud et l’est pouvoir hydraulique pour develop-1 d'Ontario.Le temps est an lbe.au per nos industries et il pourrait en dans les provinces de rOuest.résulter des querelles entre les deux _ IT rI,Tlr,ri, „ RELEVE DU THERMOMETRE.Le temps qu’il fait ailleurs.pays si nous consentons à changer le présent état de choses.On devrait faire état ide la situa-1 Victoria tton qui est faite actuellement à cet- Wiinnôpeig te question dans les provinces de Toronto Quebec et d’Ontario, dit en terminant le président de la commission, avant d'accorder des privilèges tels que ceux qui sont 'demandés.La Power Development Co.demande actuellement au gouvernement d’endiguer les eaux du Saint-Laurent sans indiquer qu'elle se propose de payer quoi que ce soit pour obtenir ses privilèges.SENTENCE SÉVÈRE VRA PASSER TENCIER.MICHAUD DEANS AU PENI- Jean-Baptiste Michaud, cet indi- L’assemblée de l’Association des assurances-vie de la province de Québec s’est tenue hier après-midi.Les nouveaux officiers élus sont: président, Chas.C.Gauvin, New-York Life Ins.€o., Montréal; vice-présidents, C.A.Butler, Great West Life, Montréal; Geo.Alexander, Ma-: nufacturers Life, Richmond; J.T.! Chénard, Manufacturers Life, Mont-! réai; secrétaire, T.R.Clark, •'M-attu-; JEAN-BAPTISTE facturera Life, Montréal; trésorier,! •C.A.Bennett, North American Life.j Montréal; conseillers pour la section* de Montrée!, T.U.Bourgeois, Metro-1 polit cm Life; A.B.Haycock, Canada Life; 11.A.\ iponu, New-York Life; vidu trouvé coupable d’avoir volé .' • ;.;’T *¦ lufç; A.J.cinq chevaux à un cultivateur de 1 tiKM iocn, (.onfcderation Life; J.iSt-Vincent de Paul, le printemps A.(rou.e,, ••L •r.vpoiitan Life.Con-' dernier, a été condamné, ce matin, semer;, pour ia section de Quebec,; par le juge Bazin à 7 ans de péni-"• !» L»w hanec, Manulacturers Life:! forw-im* i\îii-iianrt .iii.»^ cinq vendus fait tons tic l ust, U.Levesque, Metropo-j toirs, â St Hubert, pour ensuite les Juan f___________^ i mettre en conserves."-ILSi L’ONT Ceux des orateurs de la prêchai- : ne oen.pu no électorale qui veulent parler censément du co':t de la vie, i — et ce sera une des questions à dé-1 battre ces semaines^ .r.e sont I déjà procuré le brochure cher., pourquoi”, de M Pelletier; elle I tes de renself -en sources itnnnr aies, sur ce problè me économique r, vo.Ceux qui par hasard n’auraient pas encore cette brochure pourront la trouver chez tous les bons libraires de Montréal, pu chez l’auteur, au “Devoir”.Vingt-Cinq nous l’unité.Ottawa Quéfbec .St-Jean, N.-B.HaiMlfaix .Détroit , New-York .Min.54 38 44 44 42 50 52 44 56 Max.48 22 34 34 36 46 48 32 42 Michaud n'en csi pas à son premier délit, il a déjà été condamné 5 fois au pénitencier.AU PALAIS Tout est i Le magistrat Victor Cusson, de Georges ' Saint-Jean, est arrivé au Palais de ;r donne toutes sor-1 justice ce matin.Il remplacera ents puisés à des [pendant quelque temps le juge Saint-Cyr qui siège aux Sessions.Le juge Bazin entend actuellement la eau»se des Ménard, et il ne peut juger tes causes ordinaires aux Sessions.Le juge Cusson siégera à la Cour d’enquête.Grands Laïcs et Baie Géorgienne • Beau et iplhis doux.Haut St-iLaurent et vallée de l’Ottawa: Beau et doux.Bas St-lLaurelnt, golfe et ri ve nond: v ents lirais et ipiluvieuix.Provinlces maritimes: Pluie Lac Supérieur: Chutes légères rte neige.Proviiraces de l’Ouest: Grésil ou neige.NAISSANCE A Montréal, le Ifi cnoren* TETRAULT.nu “Maxwelton IDéceô „ DECES A MONTREAL GAUTHIER-LAROUCHE, Isaïe, 73 ans, bourgeois, rue rie Vlllers.133.74 m,s' ferblantier, rue st-Timothée, 370.GENDRON.Simone, 2 ans, enfant de Gorc-$5?«tendron, journalier, rua Champlain, GÈEllARD.F.tzénr, 77 ans, peintre, rue Dor-chrsler, 037 est.l.K' TYJ-.n, Maximilien, 17 ans.hôtelier, rue Iienudry, 412.LEGAL, Emma Tremblay, 37 ans, épouse de t nnn’xî'vi5ayi'Ur‘-"Jier’ I'u ',> w Moi-.trcm.U .Maies S02S Marchands-Tailleurs 8, Boulevard Saint-Laurent MONTREAL VICTORIA HOTEL Québec, H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial pour les voyageurs de commerce, $2.50 par jour.LEAU RIGA rnué-T,^ "HABITUELLE fCr' 1ère, mais il ajoute qu’il a pris connaissance d’une volumineuse cor-respondance a cet eflet et quit sa pharm.ci.n», _ faire en sorte que toutes tes asso- io année, d.uccèa.ciations puissent donner leurs vues sur cette affaire., , Les niem.brts suivants étaient présents à la réunion : Zèph.Hébert, prséidènt ; Arthur Browning, Jas.Cleghorn, W.A.Coates, A.H.Dalrymple, W- E.Findlay, A.W.Gifford, Geo.Sumner, Thos.Williamson et H.B.Walker, cx-prést-dent.leur couleur naturelle, en vente chea ton» année* d’expérience, UN PONT SUK LA RIVIÈRE BATISCAN LE BOARD OF TRADE S’OCCUPE DE CETTE QUESTION, HIER.Les principales questions débattues à la séance du Board of Trade, hier, ont été celle du pont sur la rivière Batiscan.et celle des dommages causés par le fleuve St-Lau-rent aux Rapides du Côtenu.Pour ce qui n trait au pont sur la rivière Batiscan, M.L.A.Taschereau, ministre» des Trnyux publics, a envoyé une lettre disant (tue le gouvernement provincial est a étudier la chose.D’un autre côté, M.Carvell, ministre des Travaux publies à Otta-.wa, répond qu’il n'a pas encore eu se.jolgniawt aux AUièi, aasuraiiit à la beaucoup le temps du so mettre nu .nation un briilaivt avenir.courant de* chose» de son minis- Avez-vom songé à votre fournaise?Nou» nvon» .n mauaiin un asior-tim.nt le plu.complet et Tarie de fournaises Tortue à Montreal, et tous «es accessoires.NOS CHAUFFERETTES "PERFECTION” Il faut les voir pour les apprécier.r".4.5o JOS.LECLA1R Importateur de Quincailleries.Outils.Grands, PHntursi, Mastic, etc.Spécialité i articles de chass.et do péch».522-esf, rue RACHEL PRES PARC LAFONTAJNE Tél.St-Loule 1S71.PnrTelll*» nos annonces chaque semaine.c Radicale Des Cors] iûHEXmcace.SflNS l)cm.r.u* £v Fente Partout 35 * Franco par la Poste l J.Isurf.hce.Montreal.! n *.r"-r;~ -,-rrç.xj.iLu • urnspa» >T., .MTiON En tout >»ys.Pomandez le GUIDE DW L’INVE-NT-'UR «‘iui sera envoyé gratis.MARION &.MARION 364 rue Université.Montréal, PROVINCE DE QUEBEC, 'district de Montréal.Four supérieure, No 5116.— Dame Dora Muckley, des , cité et district die Montréal, épouse 1 commune em biens de Harry Lewis i Levinic.agent 'de 'commerce, du mè-tmc lieu, dûment autorisée A ester en justice, 'desman'de reiss e, vs le dit ; Harry Lewis Levine, défendeur.La demanderesse n formé fine demande jeu séparation de Cbipiw en cette cause te 29 août 1917.A.FORTIN, avocat die la demanderesse, 1 Montréal!, le 9 octobre 1917, Cité de Maisonneuve AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné que les évaluateurs ont déposé le rôle d’évaluation de cette cité, pour l’année 1917, le 25 septembre courant (1917), au bureau du secrétaire-trésorier; Que ledit rôle restera ouvert à l'examen des intéressés ou de leurs représentants duranl les trente jours du présent avis, durant les heures de bureau; Que quiconque croira devoir se plaindre du role tel que préparé, pour lui-même ou pour un autre, pourra produire une plainte par écrit et sous serment, au bureau du soussigné, dans le délai susdit, mentionnant l’objet et les raisons de la demande; Et enfin que les évaluateurs se réuniront à l’hôtel de ville de Maisonneuve, dans la salle du conseil, pour entendre les parties intéressées et examiner les plaintes produites à 8 hrs p.m., vendredi et lundi, les 2(5 et 29 octobre prochain pour le quartier Est; mardi, le 30 octobre pour le quartier Centre, et mercredi et vendredi, les 31 octobre et 2 novembre aussi prochain pour le quartier ouest.Donné à Maisonneuve, ce vingt cinquième jour de septembre, mil neuf rent dix-sept.(Signé) Ms.HINTON.Sec.-tres.de In cité de Maisonneuve.Le NATIONALISTE publie, chaque dimanche un feuilleton4 des plus intéressants.Le lises* vous? VOL.VIII.—No 251 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 25 OCTOBRE 1917 >5 1 VALIQUETTE’ DONNE D’ESCOMPTE sur le STOCK ENTER Meubles, poêles, tapis, prélarts, tapisseries, rideaux, draperies.477-est, Ste-Catherine, IL FAUT TOURNER EN ARGENT $50,000.00 DE STOCK 477-est, Ste-Catherine, près Saint-André.Cette vente unique durera jusqu’au 1er novembre inclusivement près Saint-André.LES EXEMPTIONS PRESQUE TOUS SONT APTES LE COLONEL McTAdGART DECLARE QUE LES RESULTATS DES EXAMENS MILITAIRES OR-TENUS JUSQU’ICI SONT TRES APPRECIABLES.— 50 POUR CENT DES SUJETS SONT VERSES DANS LA CLASSE A.c,Lasse A, D’ailllteiirsi, 78 dans la voici le idêtail et classe E.Avenue Union.39 Kue Craig.3.r> 65e bataillon.22 Pte St-Charles.12 Westmount.6 Maisonneuve.S Mont.I ,oo>iii .31 Col.Macdonald.20 lî.spéciaux du soir.17 Totaux.443 Sains, bien constitués, ayant une bonne apparence, possédant bon pied, bon oeil, ici a été le verdict tend, par les quatre vingt-dix médecins militaires, sur plus de cinquante pour cent des sujets qu’ils ont diagnostiqués, uepuis que l’Acte du Service militaire a été proclamé.Le jieiiUnantcoior.pl !).IL ^Ic-Taggart qui a l'ait cette déclaration hier, se dit des plus satisfaits des résultats obtenus jusqu'ici.“Il y a bien eu durant ces derniers jours, ajoute-t-il, quelque ralentissement dans le nombre de ceux qui se sont présentés dans les diffcients bureaux d’examens médico-militaires, mais cela n’affecte en rien les résultats jusqu’à date, qui sont très appréciables.” Onze mille neuf cent quatre hommes ont été examinés depuis les dé buts.Sur ce nombre, pas moins de 5,131 ont été versés dans la catégorie A 2 (n’ayant jamais fait déjà du service ou de l’entraînement militaire) .Dans la classe B 2, i,632 hommes ont été placés.Ces derniers ne seront pas envoyés sur la ligne de feu, mais on en disposera dans les corps de sapeurs, de génie forestier ou dans les corps du service médical.Les deux premières catégories A et B sont les plus importantes, mais celle dite A 2 l’emporte d’emblée sur A 1 et B 2.D’après le colonel McTaggart, toutes les facilités sont données a ceux qui veulent se faire examiner.Des bureaux ont été établis en dehors de Montréal, (Lachute, Saint-Jérôme, Saint-Hyacinthe, etc.,) et des corps volants visitent les usines et les grands établissements in dustriels et commerciaux.¦ McTag .193 61 88 2# 78 CHEZ LES DISCIPLES DE THEMIS Cedent arma togae, disait, il y a bien longtemps déjà, Cicéron, Aujourd’hui, Le Conseil Militaire du Canada met en pratique cet adage Latin.C’est pourquoi aujourd’hui, un bureau medical siégera à La chambre 33, au Palais de Justice, à Montréal, de 4 à fi >p.im., afin d’examiner ceux des membres du Barreau de Monitréail visés par la loi du service miMtalre, 'classe 'première, appelés en service actif, en vertu de La proclamation du 13 toctobre.OF P’ICI ER S SUR LE MEME PIED QUE LES CIVILS.LES OUTREMONT CHAUFFEZ-VOUS DE PATRIOTISME LES CITOYENS PROTESTENT CONTRE L’IMPOSITION DE LA TAXE SPECIALE, DESTINEE .4 COUVRIR LES SOMMES SOUSCRITES AU FONDS PATRIOTIQUE.il sur le mar-poudre à POUR AVOIR DE JOLIS ONGLES Employez le brillant parfumé “ H Y G L O hautement recommandé.“Le meilleur ché”.En vente partout: Flacons de 25c.Morceaux à 50c.Dépositaires pour le Canada.CANADIAN SANITAS CO., 17 rue Bleury, Montréal.Ecrivez pour échantillon gratuit.— Joindre 3c pour frais de poste sGEaram La taxe extraordinaire i par te conseil d’Outremont A l’instar des civils, les officiers en service actif devront se conformer aux exigences de la loi militaire.Cet ordre 'formé] donné hier par le major-général E.W.Wilson, commandant du diisitri'ct militaire de 'Montréal]; a provoqué une certaine commotion parmi la gent galonnée.Les officiers pourront demander l’exemption.Ceux qui ne le réclameront pas conserveront leur grade et continueront à faire Je service qu’ils faisaient auitiréfois.PLUS DE VOLONTARIAT.D’après Tesprit de -l’acte du Service Militaire, déclare encore l’ordre du, général Wilson, il n’y a plus de soldats volontaires.Tous ceux qui appartiennent à la première classe sont considérés ipso facto comme soldats en congé.Cependant les hommes qui sé présentent à un régiment d’eux-tnêmes sans y être forcés, seront plus favorisés dans les promotions ù l’armée.Tout homme qui veut s'enrôler délibérément dans un des régiments, avant qu’il y soit forcé, n’a qu’à s’adresser au reigistraire, ou à l’adjoint-registraire.Il devra soumettre son certificat établissant qu’il a passé par un bureau d’examen médico-militaire et qu’il a été versé dans la catégorie gart déclarrePOquèe le^traraiT ‘des!Â: 2o’ ü dwra soumettre un contre corp^ volants de médecins exami- j nateurs est un tantinet retardé, parj le fait que les patrons donnent des 1 renseignements erronés sur le nom- j bre de leurs employés.i “Dans la plupart des cas, dit-il, nous comptons examiner, le soir, a une date fixée, une centaine! d’hommes, et nous ne nous trouvons en J face que de huit ou neuf aspirants.! Il ne faut pas que de telles choses i arrivent trop souvent, car le fonctionnement de ces bureaux en souffrirait énormément.LA CLASSE A SURABONDE SUJETS La journée d’hier dans tes différents bureaux médico-militaires a été favorable à la classe A.Avec un ensemble remarquable, les médecins de l’avenue Union, de la rue Craig et du 65ème régiment, ont trouvé que la plupart des aspirants étaient bons pour le front.D'ailleurs, il n’y a qu’à comisailler le 'tableau que nous publions plus bas, pour sien convaincre.Après calcul fait, on remarque que 50 pour cent des consicrits appartiennent à la classe A2 (aptes mars n’ayant pas subi un entraînement militaire).Le total d’hier, 413, démontre que 193 hommes ont été placés dans lia certificat déclarant qu’il est prêt à servir ; 3o.un certificat de son patron établissant que ce dernier ne demandera pas d'exemption, ou n’a pas l’intention d'en demander; 4o, enfin,, dès qu’une demande de s'enrégimenter est laite, le registraire ou le regis,tiraire-a'djjoimt doit en être notifiés.On ne devra accepter dans le cas présent que les hommes susceptibles (de répondre au premier appel des armes et qui ont été versés dans la classe A.mposee sur les propriétaires et les locataires pour couvrir en partie la somme que la ville a souscrite — si généreusement—-au Fonds patriotique et à la Croix-Rouge n’a pas Theur de plaire aux gens d’Outremont.A une assemblée tenue hier soir, à la salle de l’école Querbes, plusieurs citoyens ont protesté contre l’imposition de cette taxe qu’on prétend injuste et trop élevée.A une assemblée tenue le 2 avril, on avait nommé un comité chargé de protester au conseil contre l'imposition de cette taxe.Le comité avait fait remarquer aux échevins qu’il était ridicule, par exemple, de faire payer la taxe aux soldats, car ils se trouvaient à se payer un don qui leur revenait.Le maire a répondu que les soldats ne débourseraient pas un seul sou et qu’il allait prendre en considération les protestations des citovens.Rien ne se fit puisque Ton vient de publier un avis d’avoir à payer cette taxe avant le 15 novembre 1917.M.Baker ne s’est pas gêné de dire qu’il était temps de jeter par dessus bord le conseil qui siège présentement à l’hôtel de ville.“Nous demandons aux propriétaires de s’unir avec nous pour protester contre cette taxe injuste que le conseil impose en n’ayant pour fin que d’avoir de l’argent sous de fausses représentations." Le président John W.Ede proposa alors de former une association de citoyens qui ira demander les conseils d’un avocat.Tous les membres de l’association souscriront un dollar pour défrayer les frais de cette consultation légale.La motion de protestation a été adoptée à Tunanimité.Le comité formé hier soir comprend tes personnes suivantes: MM.John W.Ede, James English.Elms-De, Anders, Plant, MacLean.Wright, Montoetit, Lambert, E.W.Saver, Jos.Fréchette, Knott, Ford et Hilton.MAISONNEUVE UE TOUS DEMANDENT L’EXEMPTION A Winnipeig, à Calgary et à Prince-Albert, on a enregistré plus de 6,000 demandes 'd'exemptions, contre quelques cental nés qu i veulent servir.Dr A.-G.PORRO Diplôme spécialiste des MALADIES DES PIEDS Consultation gratuite Heures: 10 à 12, 2 à 7.Up.3881 591, SAINTE-CATHERINE OUEST LES FRASQUES DES ANTIS.! LA VILLE NE PAIERA POINT LES RECLAMATIONS DES MARCHANDS DONT LES MAGASINS ONT ETE PILLES PAR LES ANTIS.A la séance'du Conseil de Maisonneuve, hier après-midi, les échevins ont pris connaissance du rapport ide leurs avocats, 'à propos ides réclamations faites par MiM.Taschereau, Rinfret et (lie dont les magasins ont été pillés lors d’une manifestation aniticonscripliionni'ste.Les réclamations sont de $1,060.Les avocats prétendent que Ha ville n’est pas tenue de payer ces dommages à moins qu’iïl ne soit prouvé qu'il y a eu négligence de Ja part de la police.La ville de Montréal semblait prétendre que ‘Maisonneuve n’avait pas le droit d’accorder 'certains privilèges aux imanutfactuirders qui veu- lent venir implanter leurs industries 'dans la ville.Le bureau des commissaires avait même adopté une résolution à cet effet.Maisonneuve de son côté prétendait avoir je droit et pour mieux s’assurer on s’est im,formé auprès de l’assistanf-procureur général qui- a envoyé la lettre suivante: Québec, 17 octobre 1917, M.Jos.Hinton, Secrétaire-trésorier, Maisonneuve, Que.Monsieur, Le procureur général nie charge) d’accuser réception de votre lettre du 25 septembre, par laquelle vous M transmettiez copies des règlements Nos 153, 154, 15.» et 156 de la cité de Maisonneuve, pour les soumettre au Men,tenant-gouverneur en conseil conformément à l’article 5635 des Statuts refondus de 1909.Je constate que la cité de Maisonneuve est régie par la loi des corporations de ville, — Statuts refondus 1888, articles 4178 et suivants qui ne contient aucune disposition perniettamit au lieutenant-gouverneur en conseil de désavouer les règlements municipaux.J’ai Thonneur d'être.Votre, bien dévoué, L’a ss'i st an t -p roc u r eur géi ter ail, (Signé) Charles LANCTOT.Vraie copie.Le président de lia Commission des vivres écrit au Conseil et lui demande de se faire représenter au comité par trois membres; le, maire a proposé les échevins Lalande, Taylor et Tremblay.Les Forestiers 'Catholiques ont obtenu la permission de se servir de la salle du Marché pour donner un euchre, le 28 nipvemlbre prochain.U n’a pas été question de réduction du personnel, hier, mais les divers chefs de 'diéipartemen't sont à étudier la chose et vont essayer de faire fonctionner fout avec le moins d’employés possible.Diverses questions de routine sont ensuite réglées et le Conseil a été ajourné.FAITS MONTREAL mm xo.~rrc> IS ^ fOUIWÏtïV o* 4 XGUÂLïd m ta -Q2à tr 2 JMONTREAL Consultations: A l’Hôtcl-Dieu, par Rod.Carrière, licencié, de 9 heures 30 à 11 heures, excepté le mercredi et le samedi.Aux salons d’optométrie, par Henri Sénécal, Adrien Sénécal, Emile Carrière, licenciés, de 9 heures a.m, à 8 heures p.m., par Rod.Carrière, 1 heure p.m.à 5 heures p.m.Les méthodes modernes pour l’examen des yeux veulent dire une connaissance précise des défauts qui affectent la vue et la correction obtenue par l’emploi des verres correcteurs donnant satisfaction.Salons privés pour l’ajustement tics yeux artificiels, aussi pour la correction des yeux par les \erres appropriés.Notre ATELIER sur les lieux L’ASCENSEUR JAMBE.LUT BRISE UNE Narcisse Cyr, 19 ans, 1212, rue St-Charles.employé à la Canadian Sugar Refinery, rue St-Patrice, se tenait tout près du puits de l'ascenseur lorsque la cage tomba sur ses jambes.Il eut une jambe fracturée ; peu s’en est fallu que la cage de l’ascenseur ne l’entraînât lui-même au fond du puits.Cyr a été = I Fourrures de qualité conduit tern.et traité à l’hôpital Wes- j UNE COURSE TAINE.UN PEU LOIN- La jeune Germaine Fauce, de Longueuil, qui d’habitude accompagne l’aveugle Théodule Senezac dans ses quêtes, a été retrouvée, hier soir, par la police provinciale, à St-Ours.Senezac avait été recueilli par M.Napoléon Fauce, de Longueuil.La fillette de ce dernier conduisait l’aveugle dans ses pérégrinations, et depuis quelques jours, le mendiant et la petite avaient disparu mystérieusement, et ce n’est qu’hier soir qu’on découvrait le couple sur la route de St-Hyacin-the.Notre maison s’est réel-r~~i lement surpassée cette année clans ses merveilleuses créations de la saison.Telle est l’opinion des nombreux connaisseurs qui out visité notre magnifique exposition.Et cette opinion n’est certainement pas exagérée.Nous avons un choix immense et varié de manteaux et de paletots pour dames, messieurs et enfants ; d’exquises parures de toutes formes et de toutes couleurs ; des chapeaux du meilleur goût, des casques jolis et confortables, dos petites bourses ravissantes, etc.Nous avons aussi un bel assortiment de manteaux de velours, unis ou avec riches garnitures de fourrure.Ces manteaux sont très élégants, très confortables et peu dispendieux.Les divers articles que nous offrons se recommandent par leur beauté, leur nouveauté, leur haute qualité et les prix avantageux auxquels nous les vendons.Une visite est instamment sollicitée.ISO, rue Saint-Denis.UN EBOUI.IS LASALLE.FATAL AU PONT Notre exige que toutes nos chaussures soient des modèles politique de d’élégance et de L——A haute valeur.Pcr- la qualité niettez-nous de les ; • .soumettre à votre exa- men.TH.DUSSAULT, le bottier, fashionable, 281 est, rue Sainte-Ca-! therine, près St-Denis.Comme M.A.Boisvert, charretier, âgé de 28 ans, domicilié au No 1384, rue Demonligny est, passait sous le pont Lasalle, hier, un ébou-lis s’est produit, et le malheureux a reçu sur la tète une grosse pierre et une pièce de bois.La victime,sans connaissance pendant plus de deux heures, a été conduite à l’hôpital Notre-Dame, où son état inspire des craintes.LE SIROP GAUVIN u RHUME Est composé des meilleurs remèdes pour tes maladies de la gorge, des bronches et des poumons.Prenez-e-*——1 ta™-.'U .paraisse, prépare W affection récente ou RHUME.Prix : 25c 1» bouteille.te Sirop d’Anis Gauvin pour les EnJants Soulage coliques, douleurs de la I dentition, indigestion, diarrhée, et | assure au bébé un sommeil naturel.PRIX : 2S cents la bouteille.Les Cachets Gauvin pour le Mal de Tête soulagent et guérissent promptement 1 Maux de Tête, Migraine».Névralgies, et toutes les douleurs.PRIX : 25 cents la boite.IL SE NOIE TRAVAIL.EN SE RENDANT AU Le coroner McMahon a disposé, hier, du emits d’un jeune Belge, Henri Merckaerts, trouvé dans le fleuve, en face du quai Laurier, mardi après-midi.Merckaerts venait d’arriver au Canada, à bord d’un vaisseau anglais, où il était cuisinier.Se sentant malade, il obtint du consul la permission de rester au pays et s'en fut chercher de l’ouvrage aux usines Vickers, et c’est en s’y rendant qu’il serait tombé à l’eau et se serait noyé.Feuilleton de la page « Le “Devoir” du Foyer La Double Montée « j « par Berthem Bontoux 9 (Suite) —Interlaken, Lucerne, Engelberg! Mais c’est justement notre itinéraire à nousI Avez-vous entendu, Betty?Si elle avait entenduI Tout en feignant de s’intéresser de façon particulière aux ébats des ours qui batifolaient dans leur large fosse où ils quêtaient avec de petits airs suppliants et comiques les brioches et les carottes que leur jictaieint 'des curieux complaisants, la jeune fille n’avait pas perdu un mot de cette fin de causerie.Avec une impatience fébrile, elle attendait l’instant où l’inconnu serrerait sans doute la maim de sa mère pour un adieu dé finitif, où il'se retournerait peut-être vers elle-même pour lui lancer un de ses saluts hautains et polis qui sem- blaient lui être familiers.Elle le lui enidrait plus hautain encore, ce sa-1 longtemps Lut, puisque maintenant ils étaient Dublin, et qu’elle quitte, que sa dette était soldée, et à quel prix.L’exclamation imprudente de cette mère, de qui elle tenait ses allures primesautières, Ja bouleversa.11 était donc écrit là-haut que ce voyage en Suisse ne lui réserverait que de fâcheuses surprises?Bt elle en avait attendu d’avance tant de joies de toute nature ! Ses yeux prirent cet éclat ‘aigu du saphir fraîchement taillé pour se poser sur cette pauvre mère qui se repentait de sa spontanéité maladroite.Trop tard, 'toutefois.Voici que Pierre s’écriait à son tour d’une voix franchoment heureuse; —Quelle coïncidence charmante 1 Il est vrai, se reprit-il, que cet itinéraire est devenu classique depuis ces dernières années.N’empêche, Madame, que je serais ravi si vous vouliez bien m’accepter parfois comme compagnon de route.Certes, je ne voudrais pas abuser'de votre amabilité bienveillante en m'imposant à vous, mais certaines excursions faites en compagnie ont un charme double.I.n mère restait indécise.La joie soudaine du jeune homme l’avait émue, un peu comme si elle était la voix de ce grand fils enterré depuis dans le cimetière de pleurait encore avec ces larmes maternelles dont Ja source paraît fécondée chaque nuit; mais malgré la distinction sympathique du jeune homme, cetLui-ci n'était encore qu’un inconnu pour elle.Pouvait-elle lui permettre de se rapprocher de deux femmes isolées dans La vie, et dont l’une était par surcroît une jeune fille — une jeune fille à qui il semblait déplaire de façon étrange?Pierre attendait étonné, anxieux la réponse qui ne venait point.Tout à coup urne pensée traversa son cerveau, qui lui fit fouiller vivement la poche de son veston pour en sortir un portefeuille armorié.—(Comment u’ai-je point songé 1 tout d’abord à me présenter à vous,! prend, maintenant.Madame ?Veuillez excuser mon ! Pierre l’écoutait à demi hébété, et étourderie, et, si ma personnalité ne j sur les traits de Betty se peignait un vous paraît pas suspecte, agréer la ; étonnement qui élargissait ses p ru-demande que je vous fis tout à nielles intensément bleuies.L’un et l'heure.j l’autre ne trouvaient pas une parole La carte de fin bristol qu’il ten- pour répondre au flot tumultueux dait à la mère fit pousser à celle-ci qui s épanchait d’une âme mater-un tel cri de surprise que des pas- nelle.sauts s’arrêtèrent interdits, se de —Dites-lui, Betty, dites lui qui mandant quel était ce groupe vsingu- nous sommes, moi je ne peux pas, je lier qui n’en finissait plus de s’al-1 suis trop émue.Ou plutôt, tenez, vol tarder devant les ours sans même , ci notre carte a nous, mon cher, cher leur accorder un regard.j enfant! Betty elle-même s’était rappro-j Le “cher enfant” se demandait en chée, mue par une force invincible.|ce moment si les fatigues du voyage Que disait donc cette carte pour que-ne l’avalent pas plongé dans une sa mère la retînt ainsi du bout de!vori|e d’hypnose très douce où il au-sets doigts tremblants, et qu’une buée Irait entendu des mots qui lui cares-attendrie voilât ses yeux clairs?' salent le coeur et vu deux paires —Betty, s’exclama la pauvre fem-jd’yeux bleus, rendus pareils par un me, venez donc lire avec moi, je )rouble inexplicable, l’envelopper vous en prie.Je itie sais si l’émotion (l'une lumière suave.Oui, ce devait fait papilloter tes mots, mais n’y a i être un rêve, car enfin, pourquoi Fil pas écrit là: Pierre de G erg, La (’appel de son nom aurait-il amené Feuillée, Touraine ?Oui, n’es'Fce;ctu.z ces inconnues ce trouble déli pas?.jcieux qui faisait écho en lui, sans Ah! mon cher enfant, continua j qu’il en comprit Ja raison?Ab! si re t-ellfc en tendant sa main au jeune rêve pouvait durer toujours! Mais il homme qui la serra machinalement, fallait en sortir, et il prit la carte tant l’étonnement le rendait inepte, menue qui vacillait dans sa main, cl mon cher enfant! bénie soit la Pro- il lut.vidence qui vous a rapproché del A son tour, il 'devint pâle, et ses nous! Cette sympathie instinctive j yeux gris s’adoucirent comme ces que vous m’aviez inspirée, je la com-,ciels d’avril que vient de rafraîchir une ondée.I H y paraissait pourtant, puisque Jaj —Se peut il, mon Dieu! murmura- plus âgée de ces femmes lui trappe*j Fil à mi-voix.Et cette voix était profonde, tendre, un peu voilée, comme s’il y passait des larmes qu’on ne* voyait point.La carte portait en ques : Lad g Ellen de Cottage Antony, près de.ait cette parenté lointaine en enjoi-; gnant doucement à la jeune fille: —Serrez la main de votre cousin,' j Betty, et réjouissez-vous avec moi; lettres gothi- d’une rencontre qui nous fait re-Gérg-Ruxtou.‘ prendre contact avec un des mem-Dublin.Irtan- bres de cette chère famille française 1 perdue de vue depuis près d'un siè-Le nom de Dublin n’avait rien dit; die.0 à Pierre, pas davantage celui du cot- Betty serra en effet la main qui lui.tage, mais l’autre, l’autre!.N’était-j était tendue avec une cordialité ce pas le sien accolé à celui qu’il i franche, alors qu’elle-même restait avait entendu jadis sur les bores llejpei.p]exe Sllr ].,' contenance à garder son père?Ces deux femmes, mainte ., ., ., I devant ce jeune parent, hier encore liant souriantes, seraient 'donc desi descendantes de cet Hugues de uope Brighton Newcastle Trenton Colborne Newtonville Whitby Wagons d’observation à compartiments.Wagons-lits réguliers éclairés à l’électricl-lé pour TORONTO NORD Par Tweed, Havelock et Peterboro.Ce train part de la gare Windsor à 10.50 p.m.tous les jours Avec wagons-lits à compartiments éclairage électrique ; il amène le voyagei! directement dans la section résidentielle la cité.BUREAUX DES BILLETS : Nos 111-11.T rue St-Jacques, hôtel Windsor, gares Windsor, Vigcr, de Westmount et du Mile-End.LES BILLETS POUR WAGONS-LITS sont en vente dans tous les bureaux de billets, y compris les gares de Westmount et du Mile-End.Québec, 2i—Un banquet a été donné, hier soir, à M.Louis Létour-noau, député rie Québec-Est, pour célébrer le 25e anniversaire rie son entrée en affaires à la direction’de la “ Quebec Preserving Co.” M.A.E.Mnrois, de la maison Marois & Tourigny, présidait.Le banquet a eu lieu a l’hôtel St-Roch, et près de cent convives y assistaient, y compris s.ir Lomer Gouin et plusieurs autres chefs politiques de Québec.LES EXEMPTIONS A SAINT-JEAN, N.-B, Saint-Jean, N.-B., 2k.— On annonce officieusenient qu’environ l,56o hommes ont' ¦suib.i un examen méd'icsiL jusqu'à .présent, et qu’environ 45 seulement ont signé des formules d'enrôlement.Les demandas d’exiemiption s’élèvent à 450.Les autres 'n’ont pas encore donné de leurs nom'elites.en Tomber de Oharybde Scylla, c’est ne lire ni le DEVOIR ni !e NATIONALISTE.Ill CONSEIL tes mains ides propriétaires, c’esS-â- L’EXEMPTION EST REFUSEE Saco, , — Le bureau local d’exemption a confirmé la décision déjà rendue dans le cas de Wladeck Cygantcwicz, comm sous le nom de Zhysko, lutteur, qui avait demandé d’être exempté parce qu’il était le soutien de sa mère et de sa soeur, qui demeurent en Autriche.Cette demande avait été refusée, il y a un mois, et Zbysko en avait appelé au président Wilson, EUCHRE Ce soir, à 8 heures, au soubassement rie l'église St-Charle.s, rue Centre.anigle Gland, euchre au iprofit rie la garde d’honneur du Sacré-Coeur.Le publie est invité.* * ,* Ce soir, en la salle de l’Assistance publique, rue Lagauchetière.euchre au profit de l’Association des employées de manufactures.J.-fl.-W.OUFAULT Entrepreneur de pompes funèbres.Ouvert jour et nuit.456 RUE PLESSIS, près Ontario.Téi.Est 2323 titre (le ceux qui ont le plus d’intérêt à 'voir la ville bien adminh'trée, eu égard à Timiportan'ce de la pro-priété foncière.M.Léon Trépanier fait ensuite remarquer que >!a clause deux du pro-ict confient tout Tessemee des réformes ipiroiposèes.Avec De régime actuel, le bureau des commissaires préparait les pro tels et les soumettait, à la dernière minute, aux èdheivins.Ceux-ci n’avaient ipas le temps 'de les considérer el cella donnait lieu à de nombreux conflits.On constitue ipar les présentes réformes quatre 'Commissions consultatives formées d’ècheivins, qui étudieront 'elles-mêmes tes projets rie travaux ou de réglementation et les soumettront à la commission des finances, qui, elle, n'aura pas, dans la mise à exécution, à tenir coimipte de l’influenice et des menaces éventuelles des échovins, a>pipuyés de leurs électeurs, (parce qu elle sera élue par les propriétaires et en quelque sorte indépendante du reste de la population.Une proposition visant à obliger la commission des finances à faire rapport au conseil, que la décision de e elle coin mission soit favorable ou non, est recelée par un vote ’de 15 à 11.A la suite d’une vive discussion sur 'celte proposition, M.J.-N.'Cabana fait observer que le présent projet ne constitue pas une charte qui étudie l’administration de la ville Ne perdez pas votre temps ni votre santé en essayant tous les VIEUX REMEDES.Recourez tout do suite nu PRODUIT ANTISEPTIQUE ET BALSAMIQUE dont le succès colossal et sans précédent s’appuie sur des MILLIERS et DES MILLIERS DE GUERISONS.PRENEZ les CAPSULES CRESOBENES CÜMiE DES TRAMWAYS CE MlIREAI horaire du l rvice suburbain POUR 1916-17.Sei* La CHINE.— Du bureau de Poste, vice tie:— 10 inin.de 5.40 u.m.ft 5.00 a.m.20 min.de 5.00 a.:u.à 4.00 p.m.10 iui u.de 4.00 p.m.ft 7.10 p.m.20 min.de 7.10 p.m.à 12.00 minuit DE LACHINE.—Service de:— 20 min, de 5.30 a.m.à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 9.00 a.K.20 min.de 9.00 u.m, ft 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m.ft 8.G0 p.m.20 min.de 8.00 p.m.ft 12.10 a.m.Dernier extra u 12.50 SAE LT - AU - RECOLLET ET SAINT-VINCENT*DE-PAUL.— De Saiul-Denis ft Saint-Vincent.—Service de :— 15 min.de 5.15 a.m.& 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.ft 4.00 p.m.lô min.de 4.00 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.0ü p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 p.m.A 11.50 p.m.Tramway pour Benders un seulement 12.01 a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m.DE SAINT-VINCENT LE PAUL *1 & AIN'T* DENIS.— Service dç t— 15 min.de 5.45 a.m.ft 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.ft 4.3.) p.m.15 min.de 4.3Û p.m.à r 30 p.m.20 rnîn.de 7.30 p.m.ft ’ ’f) p.m.80 min.de 8.30 p.m.ft **.00 «ÎtauT -‘'EY.«f tu» .çvM.feCbAmto an ni* M, fWSH- MiUral •*.*T*."ÙZ*.« IMU, «a ut* (/•xcaotioB un pu âm crfbanect* d»itfc t» 'mmrtrnm m www w» »*««" -»*»»¦» #w>—.r- 4*.iaUmv • Va.", «b»*- * uttnum *'*'r*'* 'L'appel «s MTrlcB aéra (alt par pr^oUnetfoa >«uMft ne oHbtUn è U dlapotitioe des •etoyi'ée •«diitdeo».u.t ""3 Aucan nvtHitede à retarder, an'ol'- lift4 ^ Æ"*-**“*** ï -“ZltSZ Kkmm* ts&lral laaiaMiat.tmrS- n* -w*-1.an'.»» !b***to re ryitH ¦'«>¦ W «Nr, iefc «jç»4^»—.On m m mmm!< nr Ht •in ,,«¦ «—« b ¦an b p y.» ¦* A » Il W L’appel eeua U» dwvarau*.A.l.4.f.vb-Wn 4 I M «III A» r Mm* U ivtètfmnm t rtnlr* U «mmW- r-M-' I » mrtfbc im>m CM., «im mci i b , >.MOM M nllsfrM JM» b «ni «u A> „ an.i C.G.i C.P.R.T.R.N.R.Aug.$3,429,000 $497,000 1,254,304 872,601 54.260 32,600 P.C.17.0 4.5 .4 Totaux $5,555.604 $583,860' 11.7 -«- LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la 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