Le devoir, 15 octobre 1917, lundi 15 octobre 1917
VOLUML VJ U—No 242 MONTRÉAL, LUNDI 15 OCTOBRE 1917 DEUX SC U.E NUMERO Abonnements par la poste Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .*»*,**,.300 LE DEVOIR ________ >.___ ====== ^ - .~ ' = Rédaction et *V %^î»;tration : 43, RUE SAINT 'T Ci ^ montr£ai.TELEPHONES! ADMINISTRATION: M»iîi 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! M.LAURIER ACCEPTE LA BATAILLE.La grosse nouvelle politique du jour, c’est la petite note jetée par la Gazette au bas de l’une de ses pages intérieures, sous le titre To Rallij lits Forces.Les chefs libéraux font annoncer que M.Laurier n’a pas perdu de temps pour faire face à la situation créée par la constitution du cabinet de coalition, qu’il a déjà,convoqué deux réunions des organisateurs libéraux de l’Ontario, l’une, à Ottawa, vendredi, l’autre, la semaine prochaine, à un endroit qui sera subséquemment désigné.Cela signifie que l’ancien premier ministre a définitivement brûlé ses ponts.Il reste chef du parti libéral et s’organise pour la lutte.Cette décision doit, du reste, remonter à quelques jours déjà.Voici deux semaines, lorsqu’on fit courir la rumeur de sa retraite — et cela correspondait, parait il, à une demande de démission produite par un certain nombre de ses partisans — M.Laurier acquit la certitude que le mouvement était alors dirigé de la coulisse parson ex-collègue et actuel ennemi, M.Clifford Sifton.Il décida de faire face à l’orage, mais ayant mesuré l’étendue des défections possibles, il comprit qu’il lui faudrait tout de suite bâtir, avec les éléments fidèles, une nouvelle organisation.Et le travail dut commencer, dès ces jours là, non seulement dans l’Ontario, mais dans tout l’Ouest, où le chef prévoyait l'abandon de son principal manoeuvrier, M.Calder, de la Saskatchewan.La grosse question'qui se pose, du point de vue électoral, est celle-ci: Dans quelle mesure la défection de MM.Sifton, Calder, ürerar, Rowell, Carvell, etc., affectera-t-elle les masses libérales?Dans quelle mesure aussi affectera-t-elle les “machines” politiques où, tous, ils avaient plus ou moins la main?Sur le premier point, beaucoup d’observateurs sont enclins à croire que l’effet sera plutôt limité.Les libéraux qui passeront à droite à cause de la guerre doivent, pour la- plupart, avoir déjà pris leur décision.Les longues tergiversations des nouveaux ministres ne sont pas de nature à créer un grand mouvement d'enthousiasme.Puis, leur entrée dans le cabinet de coalition ne règle pas les problèmes économiques qui sont à la base des revendications politiques de l’Ouest et qui mettent celui-ci en opposition avec les intérêts protectionnistes, très puissants dans le nouveau cabinet.Puis encore, si l’on ne conteste pas l’habileté de MM.Sifton, Calder et ¦Çfcrar, pour ne parler que de -l’Ouest, il reste que ce Sifton est le frère-de.l’autre, ce qui est une grosse cause d’impopularité, que M.Calder s’est toujours tenu dans ta coulisse et (pie M.Crerar a une popularité fondée sur des raisons étrangères à la politique.C'est l'organisateur de la coopérative des Grain Growers.Comme tel, il a réussi à se faire un certain prestige: réussira-t-il à le muer en pomilarité électorale?Partout enfin, il faut compter avec l’esprit de parti et rimpopularité foncière de la politique du gouvernement.La réunion d'août des candidats libéraux ontariens, dont le Devoir a été le premier à révéler le véritable caractère, a édifié de public sur la force du sentiment anticonscription-niste dans»rOntari(,, Il est probable que les organisateurs du cabinet de coalition comptent plus sur le désordre jeté dans la “machine” libérale par le départ d’hommes comme MM.Calder et Sifton, et sur les relations que ceux-ci gardent da; .les milieux libéraux où l’on s'occupe habituellement d’élections, que sur leur popularité.C’est pour parer au trouble jeté dans son organisation que M.Laurier s’est tout de suite mis à l’oeuvre.Le chef du parti libéral n’ignore pas que l’attitude de beaucoup de gens dépendra de ses déclarations, mais on comprend que, pour le moment, il préfère voir venir, attendre le ou les manifestes que ne peuvent manquer de lancer les nouveaux ministres.U réglera probablement la forme, tout au moins, de ses déclarations sur celles de ses adversaires-et sur l’enquête à laquelle ses amis et lui procèdent sur les courants et sous-courants:de l'opinion publique.* * * En< attendant, nous voilà en pleine campagne électorale, encore que 3a date'des élections ne doive être, paraît-il, fixée que d'ici quelques ! jours.'Un peu partout, les représentants du nouveau cabinet s’efforcent d’annalgamer les candidatures pour limiter autant que possible le conflit.On nous annonce que M.Doherty tirera, ce soir, le premier coup de canon du côté ministériel et la nouvelle, d’abord lancée par le Devoir, est officiellement confirmée: M.Ballantyne se porte candidat dans Saint-'Laurent-Saint-'Geopges., Cela crée tout de suite, dans celte circonscription cosmopolite, une très curieuse situation.M.Ballantyne arrive bon troisième dans la lice.Il .se heurte aux candidatures déjà annoncées de \lM.Weldon et Caban.M.Weldon, jusqu’ici, n’a lancé qu’un appel écrit aux électeurs, mais M.Cahan a manifesté son intention de commencer tout de suite une vigoureuse campagne.Il doit parler au Monument national jeudi soir.Ce sera même la première grande réunion électorale qui se tiendra à Montréal.On attendra avec curiosité les commentaires que fera de la situation politique et du programme de l'ex-libéral Ballantyne l'ancien député conservateur de la Noùvelie-Ecosse.Orner HEROUX.LE COURS D’APOLOGÉTIQUE DU LUNDI RELIGION OBLIGATOIRE — LES ' INCROYANTS — SAVANTS ET INCREDULES — DEUX LIVRES.— CE SOIR.D’Institution divine, la religion chrétienne n’est pas facultative.Elle oblige strictement.Et ceux-là pèchent gravement qui la connaissent et cependant ne la pratiquent pas.Cette thèse qui relie le cours d'apologétique de cette année'à relui de J'an dernier, le P.Loiseau l’a établie au début de sa _ conférence de lundi.Elle s’appuie sur plusieurs textes de l’Ecriture, tel celui de saint Marc où Notre Seigneur dit 'aux apôtres: “Allez, enseignez l’Evangile à toute créature.Celui qui croira et recevra le baptême sera sauvé, celui qui ne croira pas sera damné”, et sur des arguments de raison.Nombreux cependant sont, de nos jours, les incroyants.Trois causes principales peuvent en être indiquées.L’ignorance d’abord.Même des hommes qui se piquent d’être instruits, qui posent aux esprits cultivés, ayant eu le malheur de recevoir une éducation neutre, ne se sont .jamais décidés, plus tard dans la vie, à se mettre bien en face des preuves de la religion et à en examiner la valeur, fis gardent l'empreinte né-, faste reçue dans leur enfance.Il y a ensuite ce qu’on pourrait appeler “la spécialisation”.Tel savant vit dans les sciences positives, H s’habitue à un procédé rigoureux de démonstration et en arrive à rr-ijeter tous les autres comme insuffisants.Ainsi les arguments métaphysiques et moraux, sur lesquels s’étale '’l’epologétique chrétienne, ne disent xifc.T à ces esprits scientifiques.Le vrai philosophe sait cependant que l'expérience n'est pas l’unique sour ce de certitude, que la raison et le témoignage peuvent aussi la produire en nous.Restent enfin et surtout les obstacles qui viennent de la volonté.On ne croit pas parce que la foi a ses exigences et (pie l’Ame s’y refuse.Elle ne veut pas courber son orgueil ou plus souvent encore elle desire jouir.C’est cette dernière cause que Mgr Freppel dénonçait en ces termes vigoureux: “Ce qui empêche de voir clair dans les choses de Dieu, c'est la domination des sens sur l'esprit : les passions sont comme d'épaisses vapeurs qui s’élcveht du fond de la conseience, et qui viennent se placer entre l’oeil de l’âme et le soleil de la vérité.Déchirez ce rideau, la lumière reparaît et la religion se montre dans tout l'éclat de son incomparable certitude.,.La religion impose un frein aux passions de l’homme; elle lui commande de maîtriser ses sens, au lieu de se laisser asservir par eux; voilà ce que l’on redoute dans la religion, voilà ce qui déplaît, ce qui pèse: on affecte de n’y plus croire, pour se dispenser de faire ce qu'elle prescrit.C’est Euler qui a écrit ce mot resté célèbre: “Si les théorèmes d’Euclide étaient en même temps des préceptes de morale, il y a longtemps qu’on les aurait niés.” Avant d’aborder l'objet propre du cours de cette année, le conférencier réfute rapidement une objection commune: Il y a conflit entre la science et la religion, et la meilleure preuve, c’est que les savants sont presque tous des incrédules.Vieille, vieille objection en vérité, qui cent fois réduite à néant, cent fois renaît et perturbe les esprits.Nous l’avons encore recueillie nous-inènic, ces jours ci, sur les lèvres d'un jeune Homme qui l’avait puisée dans une conversation ou une lecture et qu'elle troublait profondément.Peu de réfutations nom paraissent aussi satisfaisantes que Tes pages écrites à ce sujet par le P.Louis Lalande, dans son dernier ouvrage : Causons.Nous avons déjà signalé ce livre excellent, et en particulier le chapitre vraiment remarquable intitulé: Les Intellectuels.Nous venons de le relire.Il est décisif.L'objection y est poussée jusque dans ses derniers retranchements, puis prestement exécutée.Il n’en reste plus un souffle, pas même une ombre.Mais puisque, morts, les “savants incrédules” renaissent sous une forme ou sous une autre, je me permets d'indiquer un second livre sur le môme sujet.C'est celui que le P.Ey-, mien, jésuite français bien connu par son ouvrage "Le gouvernement de soi-même” va publier sous peu et dont quelques chapitres ont déjà paru dans la Revue pratique d’apo-iuffét i-iue.Ce livre s’intitulera: La part des crouants dans les progrès de la science au dernier siècle.Il sera, comme dit l'auteur lui-mètne, une espèce de catalogue où défileront avec leurs titres, leurs découvertes, leurs oeuvres les savants croyants du X-IXème siècle.Dans une première partie, ceux qui se sont illustrés dans les sciences exactes : mathématiques, astronomie, physique, chimie; dans une seconde, ceux qui ont possédé à un degré éminent les sciences naturelles: sciences de ta terre et sciences de la vie.Et ainsi, pour réfuter l’objection tenace, l’apologiste aura toujours sous la main une longue liste de savants auxquels son adversaire ne pourra opposer que quelques noms isolés.Dans la dernière partie de son cours, le P.Loiseau a comin-encé à établir que l’Eglise fondée par Jésus-Christ était vraiment l’Eglise romai ne dont le Pape est te chef.Il continuera sa démonstration, ce soir, de 8 h.45 à !) h.45.Aucun catholique, quelque peu instruit, n’a le droit d’être ignorant sur ce sujet, de ne pouvoir prouver, contre un protestant par exemple, la divinité de sa religion.Que chacun s’y essaie mentalement puis juge ensuite s’il ne devrait pas aller dès ce soir renouveler sa science apologétique.HENRI BEAUVAIS.A OTTAWA RALPH.CONNOR Ottawa, 14 octobre.Les divertissements publics sont prohibés, le dimanche, en pays ontarien, ce qui fait que les théâtres et cinémas de la capitale font relâche ce jour-là.Cependant, on trouve moyen d'éluder la loi en donnant des concerts à teinte plus ou moins religieuse ott bien des conférences agrémentées d’une quête en faveur d'une oeuvre quelconque.C’est ainsi que le représentant du Devoir a pu entendre ce soir une causerie d’un Anglo-Canadien de renom, le révérend Cordon, major comme tout le monde, depuis trois ans, et écrivain connu sous le pseudonyme de Ralph Connor.C’est le même monsieur qui a porté la parole à Montréal la semaine dernière, et prononcé certaines déclarations d’allure volontairement ambiguë, et nous avons eu la curiosité d’aller voir et entendre cette quasi idole du moment de nos compatriotes anglais.Le théâtre Regent, où devait avoir lieu la cérémonie est un vaste et luxueux édifice que la réputation du conférencier avait rempli ce soir à déborder jusqu’au trottoir.Auditoire exclusivement anglais; il fallait un certain courage pour s’y glisser, ce qui du reste n’était pas facile.Mais quand les por-tes d’en avant sont fermées ou bouchées, il reste toujours celles d’en arrière, réservées aux employées, et nous avons pu nous placer commodément à proximité de la tribune où se tenaient le maire d’Ottawa et le visteur du jour.Un bon orchestre a joué pendant la collecte faite par des militaires, les airs nationaux les plus familiers de l’amalgame anglo-saxon : Anglais, Ecossais, Irlandais.On a écouté religieusement Tipperary, Kathleen Mavourneen, Britannia, et des airs écossais qui se chantent avec les jambes.Bien entendu, pas un seul air canadien, sauf peut-être une mesure ou deux du chant larmoyant The Maple Leaf for ever.Puis le maire a présenté d’un ton funèbre le conférencier du jour.Nos compatriotes anglais no manquent pas de certaines qualités du coeur, mais ils ne sont pas démonstratifs dans leurs réunions publi quesl En tout cas, après une présentation apparemment découragée de M.Fisher, le major Gordon s’est levé et nous avons çu sons les yeux l’homme de plume le plus en vue aujourd’hui de Toronto et du Canada anglais, Ralph Connor, auteur de plusieurs romans, dont l’un vient d’etre mis à la scène et joué cette semaine à Ottawa.En khaki, grand, pas très robuste, le visage osseux, aux traits allongés, la chevelure rourte et grise, ce elergy-man-êcrivain n’annonce pas un cerveau de catégorie extraordinaire, ni même un homme d’une culture exceptionnelle.et son talent de parole est juste suffisant.Quelques saillies lui échappent parfois et mettent de la vie dans ses considérations ou ses souvenirs du pays des tranchées.Tl prend la parole aujourd'hui pour commémorer le troisième anniversaire du débarquement du premier contingent de troupes canadiennes en Angleterre, mais son discours ne se rapporte en rien à cet événement; il faudra qu’un autre officer vienne ensuite pour rappeler ce fait et sea détails.Le major Gordon remercie l’Aaso-cfation des Vétérans de la Grande Guerre, dont il est l’hôte.Le maire l’a présenté comme l’un des grands hommes du Canada à l’heure actuelle.Il s’en défend avec modestie: il n’v a de grands Canadiens que ceux'qui sont dans les tranchées, et ceux qui en sont revenus, comme les Vétérans.M félicite ceux-ci de s’être ainsi formés en association et leur conseille de se tenir au courant des multiples problèmes qui vont résulter pour le Canada de la guerre à laquelle il a pris une si noble part: problèmes économiques et sociaux compliqués par des dif ficultés ouvrières "labor troubles” inévitables.Il faudra que chacun mette du sien, car il y aura de graves difficultés et des jours sombres pour les Canadiens; heureusement, “nous sommes” une race courageuse et la ténacité britannique finira bien par triompher.La guerre a enseigné de grandes leçons à tous les peuples et à tous les individus qui y ont pris part, continue M.Gordon, dont le débit oratoire rappelle de plus en plus le predicant religieux et qui a le bras au ciel la moitié du temps; on s’y est trouvé en présence de Dieu et l’on v a appris la vanité des classes sociales, par exemple.Des hommes doués des avantages du rang social ou de la fortune ont appris à estimer leurs voisins moins favorisés, mais dont la bravoure et le courage ne furent pas moindres.L'orateur cite le cas d’un jeune soldat campagnard de l’Ontario, qui sacrifia sa vie pour ses camarades en se précipitant sur une bombe tombée dans la tranchée, afin de diminuer le danger pour ses voisins."Fn homme du commun”, souligne l’orateur aux applaudissements de l’auditoire, à qui il rappelle le devoir de respecter les pauvres et les humbles, qui ont souvent autant de “divinité" en eux que nous-mêmes.L’orateur rappelle ensuite qu'il lui a été donné d’accompagner un régiment en Europe à titre d'aumônier, et qu'il a constaté que les soldats canadiens qui avaient quelque religion comptaient parmi les meilleurs soldats.Je leur ai prêché une religion simple, dit-il, tâchant de les convaincre que Dieu leur serait indulgent et miséricordieux pourvu qu'ils demeurent fidèles à leur devoir et à la cause qu’ils ont accepté de défendre si courageusement.Sur la guerre en général, le révé rend Gordon ne dit Las grand’cho-se, sinon qu’elle aura prouvé que tes AJiemands se «Bust trompés sur le courage anglais comme sur bien d'autres choses.Us croyaient, dit-il, que nous laisserions écraser lâchement notre chevaleresque alliée, la France.Ils croyaient nous terroriser avec leur fright fulness, et ils nous ont fait des propositions que notre ambassadeur a justement qualifiées de honteuses.Mais ils ne connaissaient pas l’âme de la nation britannique.Nous nous sommes mis à l'oeuvre, el bien que nous ayons commis bien des gaucheries, blunders.(Dieu sait, ajoute M.Gordon, en une s°rie de parenthèse, si la vieille habitude anglaise de commettre des gaucheries s’est don né libre cours depuis ces trois ans ; mais d’une façon ou de l'autre, l’Angleterre s’est sortie du bourbier, muddled through) nous avons raison d’être fiers une fois de plus de la grande nation à laquelle "nous appartenons”.Racontant ce qu’il a vu en France de villages dévastés ou détruits complètement, l’orateur en .vient à faire un éloge sans restriction du courage des femmes de France, qui ont donné leurs maris et leurs fils sans laisser voir la profondeur de leur chagrin.Il cite quelques exemples touchants et joint les femmes d’Angleterre et celles du Canada à son hommage ému.Puis il adresse en terminant quelques conseils aux Vétérans : ils doivent maintenir ici, maintenant qu’ils sont revenus au pays, oii la vie est pltvs agréable et dépourvue de danger, la même discipline que sous les armes, la même cxcellenle tenue, afin qu’au lieu de constituer une nuisance pour la collectivité, ils comptent parmi les meilleurs citoyens.A celle condition, le Canada les recevra à bras ouverts, sera fier d’eux, et ne leur refusera pas les moyens de vivre honorablement, ainsi qu’ils y ont droit.Le discours a pris fin sur cette phrase en peu terne.M.Ralph Connor est un écrivain d’une certaine valeur, mais ce n’est ni un orateur ni un penseur ; et la vogue dont il jouit actuellement prouve bien une fois de phis comme nos compatriotes anglais en général ne sont pas toujours exigeants au point de vue intellectuel.Un autre majour est venu renier eier Photo du jour et annoncer que la guerre ne durera pas un an pourvu que les Alliés mettent sur le champ de bataille tous les hommes dont ils peuvent disposer.Puis une jeune et forte chanteuse s’est emparée de l’estrade à son tour, et nous avons fui.' Ernest BILODEAU.BLOC - NOTES Pour cela ?Quatre lignes d’une dépêche somi officielle à la Gazette de ce matin, indiquent une des raisons qui ont contribué à la formation du nouveau ministère et un des actes extraordinaires qui s’accompliront peut-être à la faveur de cette coalition, ces semaines-ci.“Il est possible que les producteurs de grains (à qui le ministère achèterait à prix fixe leur récolte de blé) se fassent demander d’accepter pale ment de leur récolte partie en urgent et partie en obligations du gou reniement rachetahlcs d’iel quelques mois,” dit la Gazette.Comme il a’»glt d'nno opération de 300 mil- lions de piastres, “il serait impossible de trouver en peu de temps cette somme énorme et il se pourrait que le gouvernement en payât une partie en billets promissoires à date, signés par lui”, continue le communiqué.Ce serait là l’expropriation partielle, l’adoption, au pays, d’une des méthodes préférées de la finance allemande.L’opération serait ab solument étonnante.Il ne faut pas trop s’en étonner, toutefois.Comme il n’est plus possible (l’emprunte: à l’étranger, l’Etat, sous le nouveau ministère, se servira plus large ment, d’après les indications de lu Gazette, de ses pouvoirs extraordinaires ; le producteur de céréales ne goûtera peut-être que très peu un paiement de cette nature ; mais si on le lui impose, quel recours réel lui reste ?Le procédé, aussi, peut s’étendre.Si on prend aujourd’hui à l’agriculteur son blé, paye avec du papier qu’il sera obligé d’accepter, n’aura-t on pas l’idée, advenant un besoin urgent de fonds, demain, de lui emprunter de force son argent, en lui en donnant un récépissé coin portant remboursement de l’Etat dans un délai de six mois, un an, trois ans ?Où s’arrètera-t-on, une fois entré dans cette voie ?II est vrai que le ministère de coalition “calmera” les protestataires.Le coq Le coq n’a pas encore chanté trois fois et voici que l'un des plus fidèles disciples, en apparence, de M.Laurier, M.Carvell, devient mi nistre des Travaux publies.Il n’y a guère de politicien qui ait aussi vigoureusement (pie M.Carvell dénoncé les méfaits du ministère Borden depuis le commencement de la guerre ; °et pourtant il en est aujourd’hui et donc il est solidaire de son nouveau chef.Il y a un mois, guère plus, M.Carvell formulait contre la loi du C.N.R.et contre la nouvelle loi électorale, toutes sortes de griefs qui ne l’empêchent pas aujourd’hui de se coller au ministère qu’il blâmait alors, et d'aller faire les élections à la faveur de ces mêmes lois.Ou M.Carvell n’a jamais été sincère, ou il a perdu la tête.11 appert que, pas plus tard que mercredi dernier, le nouveau ministre déclarait, il n’était encore que député, — en pleine étude d’un grand avocat israélite de Montréal : “I will never enter into this d.coalition cabinet.” 11 en est maintenant.Les adversaires du gouvernement n’auront pas (le meilleur arsenal d’arguments contre celui-ci que les discours de M.Carvell à Ottawa et ailleurs, depuis août 1914.Elections On nous prédit un appel général au peuple pour la duuxième ou troisième semaine de décembre.Avant l’union, on parlait de février ou ( mars.Maintenant qu’elle est faite, le ministère n’a plus de raison de retarder.11 en a même d’agir vite.Si les querelles allaient éclater entre les nouveaux confédérés, d'ici l'appel au peuple ?C’est une éventualité à éviter.Le ministère y verra.Selon le besoin Quand la presse anglo-canadienne ne croit pas avoir besoin des Canadiens français, elle écrit qu’ils n’ont pas fait leur part pendant la guerre.Maintenant qu’il s’agit d’assurer au ministère des députés dans le Québec, voici que son principal organe montréalais, la Gazelle, parle des “plusieurs milliers de Canadiens français qui ont volontaire ment donné leur vie au service de l’Empire, et dont plusieurs dorment maintenant en terre française”.On ne prend pas les mouches avec du vinaigre, que diable ! Qui s’en occupe ?Quand il était tzar de Russie, les journaux n'avaient que des attentions pour Nicolas Romanoff.Aujourd’hui, on lit dans un coin de ga zeitc qu’après avoir été transporté avec sa famille de Russie en Sibérie, à Tobolsk, on vient maintenant de l’interner avec sa femme et ses enfants dans un monastère voisin, plus avant dans la Sibérie.Personne n’y prête attention.Un de ces quatre matins, peut-être, des dépêches laconiques nous apprendront qu’il a été exécuté, et peut-être sa femme et son fils avec lui.Et ce sera l’oubli.U y est déjà presque entré.Une des familles royales quelconques de l’Europe, alliée à la maison des Romanoff, a-t-elle déjà même fait quelque démarche pour faire adoucir le sort de l’ancien tzar ?Tranquillement Les journaux américains font beaucoup de bruit autour de la par ticipation à outrance de leur pavs à la guerre.11 faut croire, toutefois, que tout ne va pas aussi bien que le voudrait Washington.Ainsi, une dé-pêrlip de New-York porte ce matin que, dans les quinze premiers jours de la campagne en faveur du grand emprunt national américain, New Y’ork n’a souscrit que 43 pour cent de la somme qu’on estimerait qu’elle souscrirait au nouvel emprunt pendant celte quinzaine.Les organisateurs de la campagne financière avaient fixé à 750 millions la somme que donnerait New-York en 15 jours, ils n’en ont reçu que 328 millions, G’cst à peine le cinquième du riUlllurd et demi que Nçw-York, d’après les calculs, doit souscrire pendant le mois fixé pour recueillir l’argent.Evidemment, tout va à petits pus.G.P.JOSEPHJARIL (Par M.Édouard Montpetit) En octobre 1910, l'école des Hautes Etudes commerciales à peine achevée ouvrait ses portes aux quelques jeunes gens que l’aventure d’une carrière nouvelle, trop peu recherchée jusque-là, avait attirés, et qui désiraient s’instruire des choses de la finance.Joseph Baril était de ceux-là.Alors qu’il faisaft ses humanités au Collège des Jésuites, il avait pris part à un débat académique ardemment mené autour de eette brûlante interrogation: La Domination anglaise a-t-elle été favorable aux Canadiens-français ?On lui avait confié de soutenir l’affirmative; et il s’y appliquait consciencieusement quoique, de ci de là, il se permet de laisser soupçonner quelques réticences.IjC régime anglais, affirmait-il, aurait suscité chez les nôtres l’esprit d'entreprise.11 y a du vrai.L’exemple a stimulé nos énergies.Le persistant désir d'assurer notre survivance dirigea notre volonté vers de nouvelles réalisations.“Les Anglais nous ont longtemps reproché notre apathie pour les affaires, s’écriait Joseph Baril, l'époque n’est pas éloignée peut-être où, à notre tour, nous leur mangerons l'huître dans l’écaille.” C'est un peu dire, malheureusement.L'estomac est bon; mais il y a l'huître.Quoique nous ayons accompli, et de très méritoire assurément, nous avons encore à faire pour justifier un tel espoir, exprimé avec une jeune véhémence et le plaisir secret de placer une allusion littéraire.Ainsi tourné cependant, et projeté, dans un programme de politique constructive, comme il élargit l’horizon vers les supériorités auxquelles nous pouvons légitimement prétendre ! De fait, ces idées conduisirent Joseph Baril au seuil de l’école des Hautes Etudes commerciales où,sur un bloc de pierre, le ciseau finissait à peine de graver ces trois mots impératifs: commerce, industrie, finance.Sa foi dans le passé solidifiait ses ambitions d’avenir.Il serait de la génération neuve, résolument adonnée aux affaires, prête à prouver — ce dont personne ne devrait douter — que, sur ce ter-raïn, nous ne sommes pas plus dépourvus que d’autres alors que nous avons autant d’intelligence et, souvent, de l'esprit en plus.Heureuse prétention, que chacun partage au fond de son cœur mais dont trop peu ont voulu faire un principe déterminant d’action persévérante et décisive.Joseph Baril s’engagea résolument dans cette large voie: mais les lettres pour lesquelles il avait gardé ses plus intimes préférences le guettaient au détour.Il y revint par le premier chemin buissonnier.11 était pincé.La chimie même lui suggérait une scène à faire ! C'est le signe de l’impéni-tence.Et alors qu’il savait parfaitement que le désespoir le plus sombre menace celui qui a des velléités de se faire écrivain dans un monde où personne ne lit que ce qui vient d’ailleurs, il fit Engage de ses illusions et partit vers l'inutile conquête,emportant de l’Ecole une formation scientifique dont il sut, par la suite, tirer spirituellement parti.Le Barreau mène à tout, à condition qu’on y entre.11 s’inscrivit à la Faculté de droit.Tl s'y sentit plus à l’aise, mieux adapté.Il se pencha sur la solennité brève des articles du Code, avec une curiosité narquoise et intéressée; et les leçons vivantes, égayées de mots, du juge Mathieu lui fournirent le thème d’un article gouailleur à passer aux journaux: Un cours de droit.Second signe de son impérieuse vocation.Dans son esprit:, les formules mathématiques, les sévérités de la physique, les sentences de la loi revêtaient le moule de l’expression littéraire.Il s’abandonnait à son penchant.Il ferait du droit juste ce qu'il en faut pour écrire des livres.Il se vouait à la pensée dont il acceptait d’avance l’austère discipline et le magnifique tourment.Peut-être même irait-il plus tard en Europe recueillir la leçon d’une civilisation ancienne et nuancée, et demander aux maîtres les secrets et les fécondités de la langue française qu’il aimait d’un profond respect et qù’il brûlait de défendre comme elle le méritet en lui obéissant.C'était une lueur dont il vivait intensément; mais il ne lui fut pas accordé de connaître l’au-delà de l'espérance, et la mort vint ajouter à son rêve la dramatique beauté de l’inachevé.Frappé en plein bonheur, il se résigna aux suprêmes séparations que sa jeunesse heureuse aurait pu redouter.Il revit, dans l’amitié fidèle de tous ceux qui, l’ayant approché, expriment aujourd’hui leur souvenir comme un hommage ému et fraternel.Il était peu connu du grand publie dont il n’avait pas, d’ailleurs, recherché la faveur.Son œuvre n’est pas considérable: quelques articles publiés pour la plupart dans l’Action où il tenait bénévolement les fonctions de chroniqueur.11 signait d’un pseudonyme — Hugo de Saint-Victor, Paul Loti ou Pierre Bourget de l'Académie du docteur Choquette, Corinne Sarcey des Annales politiques et littéraires de Bé-caneour — des billets portant des titres variés où se réflétait l’actualité comique ramassée en quelques lignes autour d’une perle: Ah f la Musique!, Un bien beau Nom, Aros Débutantes, Dans toute leur Beauté, les Séances du Parlement-modèle, la Légende du Pont du Diable, le Duc reçoit, etc.Les pages qu’il a laissées portent la marque d’un talent très personnel et révèlent de bonnes et saines qualités françaises: la clarté, l’esprit, le sens critique.Il était bien nôtre, par la recherche de ses sujets, par ses coquetteries de couleur locale, par la tournure de ses railleries fines et drues.Il prisait la pointe et le mot, le mot pour vrai, ramassé dans la rue, monté d’une' cour ou germé dans la serre-chaude des salons.Il avait le sourire, comme on dit au Quartier.Et ce n’est pas une humeur tellement répandue parmi nous qu’il ne vaille pas la peine de s’y arrêter.Il s’amusait de nos habitudes nouvelles où il avait cru distinguer une teinte de snobisme, et il accentuait volontiers le contraste entre notre laisser-aller yankee et nos prétentions au génie latin.Il remonte, chaque soir, des rues troublées par les affaires vers l'intimité reposante du foyer, évitant ainsi l’encombrement des tramways, l’heure du unn-the-car, et il note le long de sa flânerie: “Je montais à petits pas la rue Saint-Hubert, goûtant avec un plaisir extrême la pureté de l'air el la poésie de la nuit tombante.Cette promenade quotidienne, après le bureau, à l’heure où, dans les salons, les lampadaires s’allument projetant jusque dans la rue, à travers les persiennes mi-closes, leur lumière chatoyante, a pour moi un attrait toujours nouveau.Je marchai:' en songeant.Mon Dieu ! je ne sais plus à quoi, à toutes sortes de choses, .lorsque bientôt une musique douce, presque suave, parvint à mes oreilles.On jouait le grand air bien connu dans tous nos cercles fashionables: Come.Joséphine.In m if flying machine.A nd v p we go ( 'p vu: go !” Ce contraste, où s’exprime légèrement et en surface une philosophie de notre civilisation hésitante et instable, fait le charme et l’irrésistible drôlerie dos tableaux qu’il a brossés, d’un trait bref et sans doute encore mal assuré, où s’affirme néanmoins, dans un style d’une belle fluidité, une remarquable sûreté d’observation.Cette série d’après nature est intitulée: Sur le vif.On y trouve quelques-uns de nos travers, piqués comme sur des fiches, depuis l'américanisme étalé daps des boudoirs à la turque jusqu’au cosmopolitisme inconscient des blanc-becs nouveau jeu: “Leur occupation la .plus grave, dans la journée, c’est la leçon de danse: l'événement le plus sensationnel, la réception d’un bristol sur lequel le nom ne serait pas gravé.Pensez donc, a-t-on jamais vu, en plein vingtième siècle, pareil sans-gêne: de l’imprimé sur une carte de visite ! “Leurs lectures: du Guy de Mau- • passant traduit en anglais, ou du Dickens traduit en français.Dans les milieux français, ils parlent le Parisian french Oh ! how chic ! — et dans les cercles anglais, le slang."Ni grand, ni petit; ni gros, ni mince; ni joli, ni laid, ce jeune homme, qui passe inaperçu dans la rue, c’est le blanc-bec.Il n’a pas l’air hébété du dadais; il n'a pas, nop plus, l’air effronté du commis de bar.Sa toilette correcte, de bon goût, n’a rien de l’exagération du pédant ou du libertin, rien de l’insouciance, si légère soit-elle, de l’intellectuel."Pas de cachet, pas de caractère; mais de l’effacement, voilà le blanc-bec.“Autant nos débutantes sont intéressantes par leur caractère, leurs manières, leurs attitudes, autant ces messieurs sont incolores, inodores et sans saveur, comme on dit de certains corps, en chimie.“Us sont extravagants d’insignifiance.Chez eux, pas de qualités à louer, pas de défauts à critiquer pas de saillies à niveler, pas de vidés à combler.Us constituent, dans notre société, les points-morts entre les quantités positives et les quantités négatives — les zéros.” Cela rappelle les jolis vers .d’un poète de notre Quartier Latin, l’Halluciné, membre de la Tribu des ’ {Suite a la 2ème page') 2 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 OCTOBRE 1917 VOL.Vm^-No 242 LETTRES AU “DEVOIR" '.ssssseW1 Nous n» publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse autheietique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils Toulaient bien en prendre note définitivement.M.BALLANTYNE Montréal, 11 octobre 1917.Monsieur le Directeur, Le monsieur Hallantync, oui vient d'être fait ministre, e.st-i! le monsieur Ballantyne oui, jadis, déclarait aux jeunes gens qu’ils feraient mieux de s’enrôler tout de- suite que d’attendre qu’on les y contraigne ?Est-il le même monsieur que celui qui a conduit un régiment en Angleterre, mais est ensuite revenu au pays ?Xote de la rédaction, — “Exactement!” MORT DE M.PANET-RAYMOND Cette nuit est décédé à son domicile, 2057, avenue du Parc,, après plusieurs mois de 'maladie, M.Charles Pan et -Ray m ond, bien connu dans les cercles de la finance à Montréal.M.Charles Panet-iRaymond naquit il y a 63 ans à Québec.Il flit ses études aux collèges de Lévis et de Terrebonne.Depuis 25 ans, il était administrateur de la succession Victor Beaudry.Lui survivent: sa femme, née Suzanne Barbeau,'fille de feu Edniond-J.Barbeau, et huit enfants : MM.Boisdocé Raymond, avocat, Réal, d’Esneval et Jean; Mme Paul Vail-lancourt (née Madeleine Raymond), Mlles Suzel'tei, Marie el Françoise.Un autre de ses eniants, Bernard, se tua aecidienitellemenit à Saint-Irénée.(comté de Charlevoix), il y a trois ans.Les funérailles auront lieu à l’église de TEnifant-Jésus, jeudi matin prochain; départ du domicile de la famille, 2037, avenue du Parc, à 9 heures 15.Le Devoir offre ses sympathies à la famille.LA GUERRE NE SANCTIFIE PAS C’EST UNE BETISE DE DIRE QUE LES SCENES DE CARNAGE ONT UN EFFET MORALISANT SUR LES TROUPES, DECLARE LE MAJOR SMYTlf, AUMONIER PROTESTANT.M.CARVELL RENTRE DANS LE CABINET BORDEN LE DEPUTE DE CARLETON SE JOINT AU MINISTERE REPLATRE ET REÇOIT LE PORTEFEUILLE DES TRAVAUX PUBLICS QU’ON ENLEVE A M.BALLANTYNE; CELUI-CI PASSE A LA MARINE.— MURRAY OU McLEAN ENSUITE?POUR LES DAMES Demain, à trois heures, à l’Ecole d’Enseigueulent supérieur pour les jeunes filles, le R.P.Loiseau, S.J., rommence.ra la série de ses leçons l’apologétique spécialement destinées aux dames et aux jeunes filles.MORT DE M.JOHN JORDAN Québec, 15.— M.John Jordan, rédacteur au “Daily Telegraph", depuis de nombreuses années, et premier traducteur anglais à l’Assem-îdéc Législative, est mort hier soir.Le défunt, qui était aussi avocat, était âgé de 74 ans.Il était malade depuis assez longtemps.Il laisse *,a femme, deux fils et deux filles.“Toutes ces théories autour d une grande renaissance religieuse qui existerait sur la ligne de feu, sont des bêtises et ne signifient rien”, a déclaré hier soir, le major Smyt'h, recteur d>u collège de théologie protestante Wesleyan, et un des aumôniers du régiment des Irish Rangers, au cours du sermon qu'il prononçait à l’élgliise méthodiste Saint-Jamëx.“Il n'y a pas de renaissance, dit-il, la guerre est brutale et déprimante.Elle ne sanctifiera jamais ses adeptes et ceux qui y prennent part au front.Si uni homme a des principes, quand il y va, parfait, mais on ne fera jamais des saints, et les saints ne se fabriquent pas de cette manière, même si plusieurs des soldats semblaient avoir une mentalité plus sérieuse qu*à ‘l’ordinaire.Quand nous envoyons des hommes au meurtre d'autres hommes et qu’ils tailladent dans la chair humaine avec leurs baïonnettes, ne vous imaginez pas que l'on crée avec ces scènes de carnages et de tueries, dont la guerre est coutumière, des mentalités bien religieuses.Non, jamais, on ne réussira, car l’exemple du contraire est là devant leurs yeux.On a dit aussi que la guerre développait l’initiative.de chacun.C'est tout le contraire.Celui qui est astreint à la discipline de fer de l’armée n’agit que par autrui et jamais par lui-même.Et l’oni s'en apercevra éloquemment.quand les gars reviendront au foyer, et il faudra faire montre de sollicitude envers eux, car la plupart seront ou des infirmes ou des détraqués.Oui, les Canadiens devront être infiniment patients pour ces gens, qui, mutilés, blessés, malades,, reviendront chez nous, après avoir souffert pour le riomphe de la liberté et de la démocratie.Certes, ceux-là qui ont risqué eur vie des milliers de fois, ont un autre idéal que celui de l’argent.” Feuilletant ensuite ses souvenirs de guerre, le major Smyth, qui était, comme nous venons de le dire, l’aumônier protestant du régiment des Irish Rangers, rappelle des conversation's de soldats très piquantes.Les troupes défilaient dans un chemin rendu boueux, par une pluie torrentielle.“Pour qui nous battons-nous, dit l'un des Irish Rangers, pourquoi ne donnons-nous pas ce “pays de chien” aux Allemands?“Tl ne me fait rien de combattre pour les Anglais, de répliquer un autre, mais je n’aimerais pas à vivre avec eux.” ¦Le major Smyth espère en la victoire des Alliés qui feront triompher les démocraties.“Mon espoir, dit-il en terminant, est que cette démocratie verra enfin la conclusion de tous ces carnages insensés.M.LAURIER RESTE DANS LA MELEE Ottawa, 15.M.Frank Car-ioctobre, et les candidats et les repré- DECLARATIONS RÉVÉLATRICES CELLES DE M.LLOYD GEORGE ET DE VON KUEHLMANN, AU SUJET DE L’ALSACE-LORRAINE, FONT CONNAITRE L’OPINION DES PRINCIPAUX BELLIGERANTS.— CETTE QUESTION AU PREMIER PLAN.Londres, 15.— La déclaration faite par M.Lloyd George, a savoir que l’Empire britàntiiqu,; se battra pour rendre l’Alsace-Lorraine à la veW a brûlé ses vaisseaux, selon ^sentante des comtés à l’est de Kinçi^^^^^^e'vo^Kuehlm^nn sisleront.La seconde confé- * assertion dej on huehl.nann.sa pçopre expression et qu’il est en ,ston y assisteront.La »vso«uç ministre des affaires tré dans le cabinet unioniste.11 a etc rence pour l’Ontario occidental aura (rA;len® ^“Allemagne' ne ers une heure samedi lieu, la semaine suivante, a un en-S ?’ • ‘ - - ue- »ne ne étrangères assermenté après-midi devant le gouverneur-gé-l droit qui sera subséquemment fixé.• - - • pra_„.- .néral comme ministre des Travaux| Plusieurs lieutenants libéraux,! f,r^.j„Ian^’n,aU,.fX(lé« publics, portefeuille pris la semaine MM.Fielding, Pugsley, Fisher, (*ra-dernière par le colonel Ballantyne,| nam, etc., sont dans la capitale et çaj premier libéral à entrer dans le ea sent la poudre.binet.Ic colonel Ballantyne devient maintenant ministre de la marine et des pêcheries, portefeuille de M.Ha-zen.On a annoncé je changement après la réunion du cabinet qui a eu lieu ce matin.M.Frank (Larve11 est député de Carleton, N.B., et était le bras droit de M.Laurier.En dépit du fait que la Nouvelle-Ecosse n'est pas encore représentée, M.Murray hésité encore avec une forte tendance à rester chez soi, c’est-à-dire à la tète de son gouvernement provincial.L'entrée de M.C;ir- On ne sait pas encore si M.Laurier va publier prochainement un manifeste, mais on dit cpi'il est revenu de son voyage à Toronto très encouragé par la réception qu’on lui a faite et par les nouvelles qu'il a pu recevoir de l'état des esprits de l’électorat en général.Parmi les échos nombreux recueillis par la presse, il est amusant de constater que M.J.M.Godfrey, âme dirigeante du mouvement de la soi-disant "bonne entente”, n’a pu résister encore cette fois au besoin de voir son nom dans les veil, en tout cas, constitue le couron-i journaux, et il a fail envoy ci pai nement des efforts persévérants dudes agences une declaration a la fin premier ministre, et Ton se deman ,‘h' laquelle il conclut uaturelle-de maintenant comment le parti li- ment, je suis enchante .Ce qui est béral et son chef vont parer à ce dernier coup.M.George H.Murray est retourné dans le cours de l’après-midi, samedi.pour Halifax mais il reviendra sous peu à Ottawa pour devenir peut être secrétaire d'Etat.M.Martin Burrell restera avec sir Robert Borden et prendra la direction du ministère du travail ou des postes— en l’absence de M.P.E.Blondin.Il est probable que, par suite des récents remaniements ministériels, M.T.\Y.Crothers demeure rpinistre du travail, jusqu’à ce qu’on ait choisi un représentant ouvrier.Il peut se faire aussi que sir George Foster se porte candidat dans un collège électoral du Nouveau-Brunswick, dont il est originaire et où il a été élu plusieurs fois de 1882 à 1900, alors qu’il a été défait à Saint-Jean.On dit que M.N.W.Rowell pourrait bien lui succéder dans Toronto-Nord, qu’il représente actuellement; M.Rowell préférerait, parait-il, un comté rural, probablement un des comtés ruraux de l'ouest de l’Ontario.Sir Thomas White a aussi été invité à représenter un comté de Toronto.mais il est probable qu'il restera candidat dans Ijeeds et Brock-ville.Avec l’entrée presque certaine de M.Murray ou en cas de refus de M.A.K.McLean, d’Halifax, les unionistes auront presque tous les atouts de une façon de jouer le rôle de la mouche du corhe et d’informer le genre humain que le ministère Borden est en réalité un ministère Godfrey.Le cabinet va publier prochainement un manifeste contenant une déclaration de principes et un exposé de la politique qu’il entend suivre.De ce document -dépendra sans doute largement l’attitude de l’opposition.Celle-ci doit désigner bientôt trois scrutateurs pour le vote aux soldats, et on mentionne à ce sujet les nome de MM.R.Dan-durand, sénateur, Brown, de Regina, et Hyman, ancien ministre et député de London.COMMENT SE FERONT MINATiOXS LES X0- L’effot probable du gouvernement d'union sur la nomination excite l'intérêt le plus vif.On n'a rien pu savoir officiellement du gouvernement relativement au plan qu’il se propose d’adopter et il semble entendu que les membres libéraux et conservateurs du cabinet n'ont pas discuté cette affaire sauf d’une façon générale avec l'entente que J'on donnera la préférence aux députés sortants de l'un ou l'autre parti à rendition qu’ils .s’engagent à appuyer le gouvernement d'union.Dans les colléfes électoraux qui n’ont pas actuellement de représentants comme dans les divisions nou- Le temps qu’il fait ailleurs.Toronto, 15.— Un adoucissement modéré au nord de la région des lacs.Quelques averses sont tombées dans le nord de l'Ontario et du Québec.'Le temps est beau dans tout le pays.RELEVE DU THERMOMETRE.Victoria .MIN.56 Max 42 Winnipeg .30 Toronto .48 Ottawa .52 44 Québec .42 32 New-York .50 Lacs et Baie Géorgienne : vents frais du sud et de l'ouest, légères averses dans quelques localités mais généralement beau et doux aujourd’hui et mardi.Ottawa et vallée du haut Saint-Laurent : vents du sud à l'ouest, averses lorales.mais généralement beau et doux aujourd’hui et mardi.Bas Saint-iLaurenit, golfe et rive nord : vent frais du sud et du sud-ouest.Averses locale.s mais généralement beau et plus doux, aujourd’hui et demain.Provinces maritimes : vents frais du sud et du sud-ouest, beau et doux aujourd’hui.Averses locales cette nuit et mardi, Lac Supérieur ; vents frais de l’ouest et du nord-ouest, beau et frais aujourd’hui et mardi.Ouest : beau et frais aujourd’hui et demain.Avez-vous besoin d'une police d’assurance?Si oui, nous offrons nos ser- vices gratuits.Nous pouvons vous donnsr de precicusos sugjrcstions et vous offrir les taux les plus bas pour toutes formes d’assurance sur la vie, contre le feu, les accidents, les pertes, pour auto-mobilos.chaudière, glaces biseautées, assurances maritimes, pour bagages, chaloupes ou yachts automobiles, colis postaux, lettres recommandées, contre les voleurs, le coulage, la maladie, etc.Dites-nous pur téléphone ce qu*il vous faut, nous ferons le reste.Mardi 2Iru0t AémiaistmUurs—Exécuteurs—Fldéi-Coimnl* Main 3791—Ton» depts.Etablie 1885.lac.II».Même ennéo d'exiatence sans la perte d'un seul dollar A un client.UNE FEIE DE L’ART CANADIEN-FRANÇAIS GRAND SUCCES DU CONCERT DE L’HOPITAL NOTRE-DAME, HIER SOIR, AV THEATRE DE LA RUE GUY.CAUSERIE DE M.MONT-PETIT SUR JOSEPH BARIL.Le grand concert de l’hôpitai Noire-Dame.qui a eu lieu hier soir au théâtre Majesty, fut réellement une manifestation de l’art canadien français ; aussi s’y était on rendu nombreux, attiré par le charme prenant des quatre artistes qui figuraient au programme.Arrivé dans un monde trop au fait des appréciations des connaisseurs sur le talen! de MM.Edouard Montpetit et Paul Dufault, de Mlle Germaine Malepart et de Mme Joseph Saucier, nous ne pouvons dire d’eux, dans ce compte rendu, que ce que tout profane peut dire : qu'ils ont remporté un nouveau succès.C.e succès, cepen dant, avait un cachet tout particulier ; celui de l’artiste qui prête le concours de son talent à une oeuvre de bienfaisance.Le public, qui est demeuré sous cette réconfortante impression tout le temps du con cert, n’a pas ménagé son admiration aux distingués bienfaiteurs de Thô-pital Notre-Dame.Si nous devons nous contenter dhine appréciation de profane sur l’exécution du programme musical, on nous permettra, par contre, d’appuyer quelque peu sur la causerie de M.Montpetit ; nous nous sentirons plus chez nous.M.Montpetit — on l’a déjà fait remarquer — a un immense mérite : celui d'apprécier l’oeuvre souvent belle, mais la plupart du temps ignorée, de nos jeunes intellectuels.Il est d’un intérêt captivant de suivre l’odyssée, qu’il nous a retracée.hier soir, de ce jeune intellectuel qui avait nom Joseph Baril.Tout le public montréalais avait goûté les quelques articles que ce jeune littérateur a publiés dans l’Action ; mais iJ n'avait pas assez remarqué la théorie de l’écrivain ; cette remarquable facilité qu’il avait de mettre en contraste notre laisser-aller “yankee” avec nos prétentions au génie latin.M.Montpetit a spirituellement souligné ce contraste en citant les passages les plus typiques des articles de Joseph Baril ; celui qui contient ses réflexions sarcastiques sur ie cri des universitaires de Laval a grandement réjoui l’auditoire., Mais il faut lire en entier la con férence — que nous reproduisons en première page — pour bien se rendre compte que Joseph Baril, comme l’a du reste remarqué le con-férnecier, “était un prédestiné".P.H.L, LE VICOMTE'gREY ENAMÉRIQUE Londres, 15.- Le “Globe" mande aujourd’hui que l’on s’attend à ce que le vicomte Grey, ancien secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, visitera l’Amérique.leur côté, de l’est à l’ouest du pays,!vc,les Wi ont été créées dans l’Ouest en exceptant la province de Québec.jon rnettra en nomination, suivant la La Nouvelle'Ecosse sera représcn-'P^otique ordinaire, des candidats lée par MM.Borden et MacLean; |e|unionistes qui combattront les libé-Xouveau-Brunswick, par M.CarveW, j r.a.llx .orthodoxes ou les candidats in-qui y est tout-puissant, mèmè 'dons I dependants.Il n’est pas contesté que la politique provinciale; M, Rowell dans les comtes ou on a déjà mis en .„„ est Je chef des libéraux provinciaux nomination des candidats libéral et mond Stojowski ; la Serbie, par M.songera jamais à faire des conces-au sujet de l’Al-ici comme extrêmement importantes, parce qu’elles font connaître l'opinion des principaux belligérants sur une des questions importantes à régler, avant qu’il y ait accord entre les puissances belligérantes eu avant que les conditions de paix soient discutées.Les paroles de von Kuehlmann au sujet des anciennes provinces françaises ont indubitablement mis la question de l’Alsaee-Lorraine au premier plan, comme l’a affirmé M.Asquith, et pour le présent du moins amoindri l’importance que l’Allemagne s’efforce d’attacher à la détermination annoncée de rendre la Belgique à certaines conditions, à une époque où les grandes ruées du feld-maréchal Haig font tomber aux mains des Anglais d’importantes lisières du territoire belge.Les franches déclarations de MM.Lloyd George.Asquith et von Kuehlmann ont amené, au sujet de la question de l’Alsace, une impasse qui devrait constituer un obstacle efficace contre les efforts que feront les Teutons pour obtenir à brève échéance une paix fondée sur uu compromis.Les diplomates français d’ici sont très satisfaits des déclarations faites, bien que l'attitude de l’Angleterre ne les ait pas surpris.L’Allemagne a cherche à faire un compromis au sujet de l’Alsa-ce-Lorraine.Vers la fin d’août, le chancelier allemand a donné à entendre que l’Allemagne consentirait à accorder l'autonomie à J’AIsace-Lorraine.Les hommes d’Etat et les diplomates français ont déclaré que cela est tout à fait inacceptable, et le 6 septembre dernier, à l'occasion de l’anniversaire de la bataille de la .Marne, le premier ministre de France a publiquement déclaré que la France ne fera jamais de compromis touchant la rétrocession de l’Al-race-Lorraine.LES DROITS DES PETITES NA-TIOiNALlTES SOUMIS A UN CONGRES New-York, 15.— M.Clément Reuff, président des Amis de l’Alsa-ce-Uorraine, discutera, le lundi, 29 octobre courant, au premier congrès de !a Ligue, dés petites natio- i n alités, qui durera trois jours, Ja question relative aux droits de l’AJ-sace-Lorraine à devenir une nation indépendante.Vingt des petites nationalités, pour lesquelles on lutte aujourd'hui, seront représentées au congrès ; la Belgique, par le sénateur Henri Lafontaine ; la Pologne, par M.Sigis- Où acheter demain (Bonglttr* «onfonnfraent » U 1*1 4u Parlement du Canada, par L.-F.Deiloopetiamta, au MJnleUre de l'Agriculture.) Vente de glands pour coussins , Angle S.-Catharlna at Montcalm 50 douzaines de glands, dans toutes les couleurs, 3 verges de long, X 7 m pour coussins.Prix spécial à.IIV Glands en soie de couleur, à deux tons et unis.pour por- CQm et 7Cm tiéres et poussins.Prix .wMl» Iwb Grand choix de franges pour draperie, de t QC ^ QUC de Chasse et de Pêche” dont il savait tirer de véritables morceaux" où l’intérêt était ménagé et qui sont remplies de traits, un peu gras parfois, mais d’une humeur gaillarde, sans méchanneté: liberté d’un jeune auteur qui s'attarde à faire un à-propos politique d’une galéjade recueillie n’importe où ! Mais il s’intéressait également aux choses de la littérature, et sa curiosité intellectuelle se nourrissait des œuvres modernes.Il aimait particulièrement le théâtre.De fait, il s’y sentait porté.Il en possédait le style, tournant le dialogue avec facilité.Il a laissé, dans ses manuscrits, une pièce à peine ébauchée: Le Gaz hilarant, sorte de comédie bouffe bâtie sur les mille singularités d’un savant maniaque.Il donnait à VAction, chaque semaine, des chroniques dramatiques où il s'essayait i\ la critique des idées et des mœurs.Il .analysait la pièce avec aisance et non sans mérite, s’égayant des mots de l’auditoire; car il savait regarder la salle en égoutant l'autre drame, ce qui conduit parfois aux plus curieuses constatations, aux réflexes les plus inattendus.Il affirmait ses préférences pour le théâtre bien fait.Alexandre Dumas, André Picard, Romain Coolus, Marcel Prévost, en y ajoutant les Deux Orphelines, la Grande Marnière et le Chevalier ses hésitations, ses œuvres.Il était très au courant de l’actualité.H suivait les manitestations de la vie canadienne avec tout l’éveil de sa pensée.Sa seule peine fut de ne pouvoir lire, et, pour obéir au médecin, de se reposer encore vivant, i Mais ce contraste, que nous avons .déjà signalé, entre nos mœurs américanisées et notre innéité française, i qui fait le fond de sa philosophie et ' qu’il voulut sans cesse mettre en ’ lumière pour le montrer comme un j écueil dangereux, ne lui laissait-il, pas de doutes sur notre avenir?' Nous avions écrit, à propos d’une ; conférence de M.Anatole LeBrazrj "Nous sommes une prorince de1 France, la plus éloignée, la moins ; connue, la plus oubliée, mais une province de France quand même.” — Pensez-vous vraiment, répondait-il dans un article qu’il signait de son ; nom et où il paraît avoir formulé t toute sa théorie, sous ce titre: Une Amequi se meurt.Pensez-vous vraiment que nos qualités de race soi soient, à ce point conservées ?N’a- ; vons-nous pas subi toutes les conséquences de la rupture et, dans1 l'éloignement forcé où nous jeta une défaite, ne sommes-nous pas des exilés?Physiquement, nous surri-¦ vons; mais notre âme qui fait notre, rie ne s’est-elle pas épuisée dans la: lutte où les circonstances l'ont jetée ?'> Satan, ne lui plaisaient guère.H ; S’est-elle affinée au contact de l’indi-j réclamait du théâtre “moins bon j vidualisme nouveau ?A-t-elle su enfant que celui de Dennery et créer autre chose qu’une longue moins idiot que celui de Georges ; résistance, miraculeuse évidemment’ Ohnet,” trouvant, dans la réflexion | mais incomplète tant qu’elle ne se d’une brave femme, l’indice d’une transforme pas en une affirmation révolution nécessaire et déjà assu- durable, organisée, constructive?rée: “Moi.tant qu’à aller au théâtre Seul, le désir ardent de voir notre pour pleurer, j'aime autant rester race conquérir la supériorité pous-ohez nous !” Ce n’était pas “pour sait Joseph Baril à prononcer ce de l’Ontario; M.Crerar amène avec,conservateur dont 1 un et l’autre lui l’influence des Grain Growers et,consentiraient à appuyer ie gouver-de la machine électorale du cabinet ; nentent nouveau-né, il s’ensuivra Norris; la Saskatchewan est dans le, es complications de solution diffi creux delà main organisatrice de M.Calde.r, et M.Sifton a envoyé hier même sa démission de premier ministre de l’Alberta où il fait le beau et le mauvais temps, depuis plu cile, U Evening Citizen dit.que lors des élections qui approchent, M.Rowell se présentera dans l’une des divisions de Toronto, M.J.A.Crerar sieurs années.Reste la Colombie, qui remplacera probablement M.Roche, sera représentée par M.Burrell, vu I «ans la circonscription de M'arque)¦ le refus du premier ministre Brews-1 if.-?• -Sifton contestera le siège de ter.j Battle River; M.J.A.Calder se pre- isentera dans Résina et M.BalJan-RALLIEMENT DES LIBERAUX Ityne, dans la division Saint-Georges- ’Saint-Laurent, de Montréal.Lorsque Quoi qu’il en soit, les libéraux fidèles au vieux -chef sont prêts à faire la lutte.Us ont autorisé hier la publication (ie ce qui suit: “Sir Wilfrid Laurier n’a pas perdu de temps à rallier les forces du libéralisme pour faire face aux conditions créées par la formation du nouveau gouvernement Borden.Le chef libéral a pris des mesures pour tenir deux conférences avec les candidats libéraux dans -l’Ontario et avec les représentants des associations libérales de chaque comté.La première de ces conferences aura lieu à Ottawa, le vendredi 19 la date des élections sera fixée au plus tôt le gouvernement publiera un manifeste définissant sa position.PREMIER COUP DE CANON Le premier coup de canon de la campagne électorale sera tiré, pour -le nouveau gouvernement, par M.C.J.Doherty, ministre de la Justice, à Huntingdon, Qué., lundi soir.M.Doherty fera à cette occasion un discours à l’appui de la candidature de M .J.Morris, candidat “gagnons-la-guerre” dans Chàteauguav-Hunting-don.V.R.Savich; l’Arménie, par M.Mi ran Sevasiev.Les représentants des nations neutres seront MM.Arthur K.Kuhn, Suisse ; Erode C.Ram-busch, Danemark : Edwin O.HoJ-ter, Norvège, et le Dr Johannes Moving, la Suède.Le congrès aura pour objet d’obtenir la tenue d’un congrès permanent des petites nationalités opprimées ; le droit d’être représentées séparément aux conférences internationales pour y faire état de leur situation respective, et l’importance qu’il y a.pour elles, d’avoir une garantie de leur droit, garantie indispensable pour le maintien de la paix mondiale.JOSEPH BARIL Casoars, “adonis”: (Suite de la 1ère page) qui s’attendrit sur les On le cannait par pas grand chose Il a sur lui tous ses tiroirs Et il parfume à Veau de rose Ses gants couleur d’oeufs au miroir.Il fréquente les grands théâtres.Il est toqué de l’Orphéum Où son plastron Jslanc comme plâtre Brille plus que son decorum .Et ces pauvres petits bonshommes Aux lèvres peintes de carmin Nourris de scopes et de gomme Ce sont les hommes de demain.Le jeune étudiant de l’École des Hautes Études commerciales se souvient fort à propos des barres et des ronds et du vocabulaire expressif de la chimie.Joseph Baril n’était pas passé par l’Université sans observer la vie de ses compagnons.Les étudiants, comme chacun sait, ont.dans leurs manifestations, plusieurs chansons à leur gaieté, et il leur arrive de faire entendre le “cri universitaire.” Coutume américaine, très inoffensive, et qui ne manque pas de saveur: amusement d’étudiant que les grincheux seulement voudront leur reprocher, car il n’est pas une institution sur ce continent, fût-elle du Nord ou du Midi, qui n’a pas, en des notes sonores et gutturales, un moyen de signaler son approche aux badauds.C’est rigolo, et ça ne gêne guère, si ce n’est peut-être le repos do ceux qui ne veulent plus comprendre qu’on puisse être jeune à n’en savoir que faire.Aussi Joseph Baril se joignait-il de bon gré au chœur des camarades.Mais, peu de temps après son inscription à la Faculté, il avait lu cette phrase dans un journal: “Claironner formidablement, partout, le grand cri de Laval, telle est la mission de l’étudiant.A nos chères amies, il modulera doul-eement l'insaisissable sérénade de nos vingt ans.” Il n’en fallait pas plus pour piquer son ironie.Du choc de ces mots: “l’insaisissable sérénade de nos vingt ans” et du cri formidable et unanime jaillit aussitôt cette fantaisie cocasse: “Ce grand eri de Laval, cette insaisissable sérénade de leurs vingt ans, nous les avons maintes fois entendus, dans les manifestations universitaires; les voici, — admi-rons-en l'ardeur juvénile: Boum ! Bnum, à la K a Boum A la Ka Wô IVfi IFÔ ! Ching, à la Ka Ching A la K a Châ Ch fi Ch fi ! Boum, à la K a Boum A la Kazis Boum Ba ! Laval ! Laval ! Lavai ! Rah ! Rah ! R ah ! Laval ! “Gee whû, dirait Jules I^emaitre, ça c’est de la poésie ! liesse d’expression, et quel charme se dégage de cette strophe ! Comme on y sent bien vibrer notre âme française.Je ne puis me rassasier de répéter ces mots sonores qui évoquent tout un passé de luttes glorieuses contre la barbarie et l’oppression; il me semble entendre nos aïeux, au milieu des bois francs, frapper de la crosse de leurs fusils les têtes incultes des Peaux-Rouges ! Boum à la Ka Boum A la Ka Wn Wô TFd ! Ching, à la Ka Ching A la Ka CM Châ CM ! .“En vacances, dans les Lau-rentides.“Minuit.Tout dort, et les hommes, et ie lac.et les monts.Sur la terrasse de Vhfitel, accoudées à la balustrade, deux ombres immobiles regardent avec ravissement les flots I scintillement très doux, bleus où se réfléchit la lune ! Au | fond, là-bas, le ^lont Royal, per- pleurer” qu'on - allait entendre le ihéâtre de De Fiers et Caillavet, “d’une bonhomie délicieuse, franchement optimiste, et pourtant légèrement sceptique et irrévérencieux.[s'offrant) au spectateur comme le pétillement, non pas d'un vin ' de champagne parce qu'il n'en a pas la griserie perfide, mais d’une eau pure, gazeuse, qui jaillit, en étincelles, pique agréablement et rafraîchit.Loin de subir, comme celui de Marcel Prévost et de tant d’autres auteurs du jour, la fatigue et le raffinement d’une civilisation décadente, il donne surtout l’impression très réconfortante d’une œuvre jeune, pleine de sève féconde et saine.” Et c’était rehausser le ton et l'esprit du spectacle que de faire connaître l'humanité vive que décrit Paul Her-vieu, par quoi il se rattache au pur classicisme dont ce fut l'essence même que de traduire sous des formes variées et passagères l'éternel cœur humain.En restant ainsi fidèle au goût français, Joseph Baril prêchait d'exemple.Il n'était pas pour cela un déraciné.Il avait su garder toutes ses attaches au sol natal qu’il aimait pour sa rude simplicité, pour sa beauté sans artifices.Dans la critique remarquée qu'il fit des Fleurs de Givre du poète Chapman, il évoquait en passant “la blancheur diaphane de notre neige, puis, dans la translucidité de ses cristaux, par-delà les saisons, les fleurs écloses au printemps, notre bonne eau d'érable coulant à flots d'or, les blés mûris couchés dans la plaine, les grands vergers qui laissent, tomber leurs fruits et leurs pauvres feuilles desséchées”.Dans ses cartons, j’ai retrouvé cette rêverie écrite peu de temps avant sa mort; “Il est minuit.De la vérandah où je suis seul, dans une presque obscurité, le regard porte vers Montréal qui repose.Le ciel d’un bleu tout à fait pur laisse les étoiles se détacher en un Tout au firmament, les étoiles scintillent.Ijcs ombres sont silencieuses: elles s’aiment.Emues, elles écoutent chanter, en leur âme, le poème divin de leur amour.“Dans l’air pur.aromatisé par les hauts sapins, on entend parfois des bruissements d’ailes.Les ombres tressaillent d'ardeur, et dans une étreinte folle, d'une voix passionnée, l’une d’elles, — tel Roméo dans les bras de Juliette — module doulcement : Boum, fi la Kg Boum A la Ka IFé Wô Wô ! Ching, à la K a Ching A h Ka Châ Châ CM !” Que de choses on pourrait citer où ceptible un peu sous les rayons lunaires, semble un ruban de velours grisâtre.En deçà, et jusqu'à mes pieds, le fleuve, que des îles divisent en deux nappes, est une glace d’argent coupée de nervures de bronze vert.J'aime jusqu'à la griserie contempler ce spectacle qui ranime en moi le souvenir de tant de jours heu reux ici même écoulés, jours de mélancolie, jours de souffrance, de souffrance et de bonheur infinis.” Sa vie est dans ces deux mots,repris volontairement, unis comme pour en peser toute l'humaine compensa- doute.Il pensait secouer nos énergies; et nous porter vers l'action raisonnée, dans la sphère même où nos origines ont placé nos activités.Il savait reconnaître tout le merveilleux de notre histoire et retrouver, ça et là.— ses lettres en témoignent, — chez les nôtres, les signes certains d'une tradition ininterrompue.Sur ce fonds solide il rêvait un édifice auquel la discipline française eût donné toute sa grâce.11 y travaillait.Prédicant convaincu, il se formait d’abord suivant sa doctrine.Il fut de ceux qui, dans cette civilisation fiévreusement intéressée, ont négligé l'appel d’une fortune rapide pour rechercher, dans l’isolement de la pensée, le lien qui renoue la chaîne du véritable progrès.A cause de oela, il a, réalisé ces vers du poète qu'il avait transcrits de sa main, comme pour s'en pénétrer davantage et défendre sa mémoire contre toute défaillance, et qu’il avait glissés parmi ses notes d'étudiant: Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent; ce sont Ceux dont un dessein ferme emplit l’Ame et le front, Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour, Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour Ceux-là vivent, Seigneur ! Les autres, je les plains.Édouard MONTPETIT.NAISSANCE LAMARRE.— A Montréal, le 8 octobre 1917 au No 202 rue Glrouard, Notre-Dame-de-GrAce, l’épouse de M.Sinaï Lamarre, une fille, baptisée Marie-I>f»,Lucrèc4vCécIle-Magdelelne.Parrain et marraine, M.et Mme Wilfrid Lamarre, grands parents.Décès à Alontréal KOIY1N, Domiltille Ethirr, 8 ana, taouse d» Stanislas Botvtn, rentier, Ave.Hfltel-dc-Ville, 1208.PRIERE, Jules, 54 ans.Journalier, rue De-celle», 280.BRABEAC, Mélina Mathurin, 49 ans, épouse d'Antoine Brazeau, clgarler, rue Bour-bonnlêre, 2S3.BRISSET, Inuis, 1 an.enfant de Pierre Brisset, contremaître, rue DeMontigny, 163.BRISKBOIS, Marte-Anna, Goyer, 29 ans, épouse d’Alfred Brlsebois, employé dvU.rue Saint-Peominique, 1588.BRETTON, Germain», 4 ans, enfant de Raoul Breton, contremaître, rue Casgraln, 513.CLOUTIER, Georglnnna Léonard, 65 ans, veuve de Hormlsdas Cloutier, hôtelier, rue Cartier, 1862.CHAMPAGNE, Exllda, ubols, 65 an», épouse d'Edmond Champagne, électricien, rue Amherst, 214.CLARKE.Lawrence, 48 ans, clgarler, rue Visitation, 378.DESAUTELS, Hector, 72 ans, commis, rue Roy, 506.tion.Le mal qu'il endurait ne ter- j R’,c’1''1'-9 rno,s’-enf8nt 4'_Mri« , .comptable, rue Garnier, 303.rassa jamais sa volonté, ni son Intel- , GROVES.Georges.SO ans, agent d'assu- „„ .t, rance, rue Sainte-Catherine, 1281 est.agence active, ni sa foi.Il vécut gagnon.Exérie Landry, 13 aes.épousa la verve de Joseph Baril se donnait ! heureux, épris de l'affection fami-j dhiirred^Gagnon, journalier, rue Notre- ainsi joyeux cours, depuis ses cour- Haie où se calmait sa douleur.D’un ,ivne.m\''ivsaHne Julien, 7 ans.épouse cœur très noble, il appréciait les: pfrarljy24",ht quc je n‘aic qui ne soit sensible qua leur ten-'eu Besoin de vous haïr?dresse, et qui sache, 'dans l’avenir, 1842.élever ses filles comme ils souhaiteraient qu’elte-même eût été élevée.Si beaucoup de gens vous admirent et vous te disent, si votre figure ! est jolie, si votre taille esl fine, si; y parjera conscription.’ On y parie votre demarche est pimpante, si vo- ra aussi de la cherté de la vie.Vous être chant est plein d'expression, si avec lu, pour vous renseigner à ca voire .lans.rnlèv, tes gî&ï, vous êtes encore au-dessous de cin-|i(Vec préface de M, Edouard Mont-quante actrices qui chargent nos j pet H ^Non ?H vous c.1;! encore pos ' théâtres | rites qui enarmein amaiii que mon IBjf,omprj dernier des commis;—«t vous pou-, 4 l’auteur, nu Devoir, avec remise, vrz très bien, d’un jour à Tautre, ai- ou achetez-la dans n'importe quelle mer dans un sous lieutenant ce que bonne librairie de la province.Tou-j’aime en vous.— Si vous êtes pure,, 'modeste, pieuse; si vous avez du, j sens, de la douceur; si vous méprM - °* l9.ur*al.*•' .’mpyi"** »u Ko scz ou seulement si vous d’indiscrets hommages, il n’y a au-dessus de vous que les anges de Dieu, et je n’ai pour mon repos à redouter ni les avantages extérieurs d’un imbécile, ui Tjesprit et même lq' ¦ actrices qui cnnrgem nos: pou; y a on 7 " vous c.p encore poses; vous n'avez là que des mé- sible de vous la procurer, au prix ., , , , ¦ i J de 25 sous 1 unite, frais de port m charment autant (pie moi Adressez votre commnnqe 1- Salnt-Vte-.'cnt.à Moiitriul, par l'IMPRIMB-craignez ntr port.’i.sinr rrv>omiuiM iimiw*).I.N f iK-vnrv.aérant R'néral.‘TT1 0 a 2 0 0 Zimmerman, 3b f) 1 t ?«) t Fctcher, ss.5 1 t 2 3 t Thorpe, rf.0 0 0 0 0 0 1 Robertson, rf.:> 0 3 •) 0 0 Holke, 1b.0 0 ti 0 0 Rariden, c., .3 1 3 3 1 0 Sallee, p.3 0 0 0 2 0 Perritt, p.0 0 0 0 0 0 Totaux .40 5 12 24 9 3 CHICAGO Ab B.H.Po.A.E.J.Collins, rf.') 1 1 1 0 1 McMullin, 3b.3 0 0 1 4 0 E.Collins, 2b.4 2 3 1 t 0 Jackson, If.T) 2 3 3 0 0 F'Isch, rf.T> ï 3 II 0 0 Gandil.1b.5 i t 10 2 1 Weaver, ss.4 i t 2 2 3 Schalk, c.3 0 1 !t 0 0 Bussell, p.0 0 0 0 0 0 Cieotte, p.! 0 0 0 ‘) 0 Bisberg, z.1 0 1 0 0 0 Williams, p.0 0 0 0 0 1 Lynn, zz.1 0 0 0 0 0 1 Faber, p.0 0 0 0 1 0 Totaux .37 8 14 27 15 6 z — Frappe pour Cieotte à la (ième.zz—Frappe pour Williams à la 7ème.Résultat par reprises: " ' 200200100—5 00100133x—.8 New-York Chicago SOMMAIRE Coups de 2 buts, Kauff, Felsch, Fletcher, Gandil.Buts volés, Robertson, Kauff.Schalk.Coups sacrifiés, Sallee, McMullin.leux doubles, McMullPti à Gandil; McMullin à E.Collins à Gandil.Laissés sur les buts, Chicago, 10 ; New-York, 11.Ruts sur erreurs, Chicago, 1; New-York.4.Buts sur balles, de Russell, 1; de Sallee, 4: de Cieotte, t.Coups réussis el points mérités, de Russell, 2 coups réussis, 1 point, de Sallee, 13 coups réussis, 7 points en 7 1-3 reprises; de Cieotte, X coups réussis, 2 points en 6 reprises; de Perritt, t coup réussi, 0 point en 2-3 de reprise, de Williams, 2 coups réussis, 1 point en I reprise; de Faber, aucun coup réussi et aucun point en deux reprises.Relirés au bâton, par Cieotte.3; par Saliec.2; par Williams.3; par Faber.2.Arbitres, O’Loughlin, Klein, Bigler et Evans.Temps : 2.37.WHITE SOX FAVORIS New-York, 15.— Le résultat des séries mondiales est encore incer tain et les partisans des Giants sont moins confiants depuis la défaite de leurs favoris samedi dernier à Chicago.Les deux clubs sont arrivés hier après-midi en cette ville et cet après-midi ils se rendront au terrain des Giants pour la sixième partie de la série.Les paris sont assez nombreux mais les White Kox sont favoris.Des offres île 5 contre 2 sont faites que 'es Chicago remporteront les honneurs du championnat mondial.Une victoire pour les Sox aujourd’hui déciderait du titre tsndis qu’une défaite pour les protégés de Coiniskey nécessiterait une septième partie qui serait jouée demain après-midi à New-York.Les White Sox ne croient pas que les (liants puissent gagner deux parties consécutives tandis que les joueurs de McGraw mettent toute leur confiance en Schupp et Rube Renton, qui seront les lanceurs dans les deux dernières joutes.Le gérant Rowland a annoncé que Faber serait dans la boite cet après midi si celui-ci est en condition et que Cieotte sera appelé à sa rescousse en cas de faiblesse.Voici quelle sera la composition des équipes pour la partie d’aujourd'hui : CHICAGO NEW-YORK .1.Collins, r.f.Burns, f.f.McMullin.3h.Herzog, 2b.E.Collins, 2b.Kauff, c.f.Jackson, l.f.Zimmerman, 3b.Felsch, c.f.Fletcher, ss.Gandil, 1b.Robertson, r.f.Weaver, ss.Holke.1b.Schalk, c.Rariden, c.Faber, p.Renton, p.Arbitres, Kleni, Evans, O’Loughlin et Bigler.LA COUPE JOFFRE GAGNÉE PAR EDOUARD FABRE LA COURSE DE DIX MILLES, ORGAMSEE PAR ,!/.DOMINIQUE MAS-SO.X, .1 R EUX I OSZE PARTANTS SAMEDI — MARTIXEAU ARRIVE DEUXIEME — CLOUETTE EX TROISIEME PLACE.son crédit samedi dernier en gu- Edouard Fatbee, le vaillant coureur qui s’est distingué dans plusieurs courses locales ainsi qu’aux marathons de Stockholm et Boston, a mis une autre urillante vicloire à son crédit hier après-midi en gagnant la course de dix milles organisée par le populaire sportsman.M.Dominique Masson.Fabre couvrit les dix milles en une heure et une minute malgré le mauvais état des chemins.Edmond Martineau termina bon deuxième tandis qu’Eugène Clourtle se classa troisième six minutes derrière le vainqueur.Malgré la température menaçante plus de deux mille personnes s'étalent rendues on face du Café .lof-fre, point du départ de cette épreuve et une ovation fut faite aux coureurs 'lorsqu'ils se placèrent en ligne pour le départ.Dès le signal donné par te chef de police de Maisonneuve, M.Marches-sautt, les coureurs se lancèrent à une grande vitesse avec Martineau en tête du peloton.Fabre occupait alors la cinquième place mais peu à peu il devança les autres concurrents et arrivé à l’angle du Boulevard Pie IX et du Boulevard Rosemont il devança Martineau qui avait .mené jusque là.Fabre augmenta graduellement sa vitesse et grâce à quelques beaux “sprints" i'1 se sépara de MartiAeau de plusieurs centaines de verges.Clouette gardait toujours la troisième place et conserva son allure du commencement à la fin de la course et termina très frais et il en était ainsi des deux premiers coureurs.Arrivés à la traverse du chemin de fer du Grand Nord.Boulevard Pie IX, un convoi de fret coupa le passage, à plusieurs coureurs mais le désir de gagner ou de figurer avec avantage donna l’idée à ceux-ci de passer entre les wagons en gouvernent.Par bonheur aucun accident ne fut enregistré.Sur tout le parcours un publi nombreux encourageaient les coureurs et Fabre fut vivement applau-j dit.A l'arrivée du vainqueur au ; Gafé Joffre, où se terminait la cour-; se, les milliers de personnes réunies j dans la rue et sur le trottoir lui firent ' une grande ovation et trois hour-j rnhs furent lancés pour acclamer le valeureux coureur qui venait de] remporter la magnifique coupe Joffre.Sur onze partants, deux seulement abandonnèrent la course.Voici le classement officiel des coureurs : 1— Edouard Fabre, 1.01.2— Edmond Martineau, 1.04.3— Eugène Clouette, 1.07.I— Emile Lefebvre.1.07 12.5—-Charlemagne Cyr, 1.10.ti—H.Laporte, 1.11.7— P.Dumoulin, 1.14.8— -Emile Cvr, 1.15.II— Hector Allard, 1.26.Les officiers de la course étaient les suivants: arbitre, Charles N.Chaniberland, président de la Cas quelle; starter, chef de police H.Marchessautl, de Maisonneuve; juges à l’arrivée, F.C.St-Père, H.Lavigne, A.Laberge et X.E.Narbonne, juges du parcours, D.Masson, père, Adélard Ducharme, Z.Aubry, I).l'aille, H.Gauthier, Honore Brodeur.Ovila LabcWe.Joseph Rousseau.Arthur Marleau, S.-H.Brown, Louis David, J.-B.Sergcric, J.-Wilfrid Fabien, Ben Poisson, Octave Dufresne, Joseph Monty, Albert Séguin.Jos.Chaput; chronométreurs, Jack Laviolelte, Albert Pigeon, Alphonse Richard, Rodolphe Touzin et Gaspard Généreux.Le parcours: avenue LaSalle, rue Ontario.Blvd Pie IX, Blvd Rosemont.1ère avenue, ViauviWc, rue Sainte-Catherine, nie Moreau, rue Ontario, 3e avenue, Viauville, rue Notre-Dame, rue Bourbonnière.rue Adam, Blvd Morgan, rue Lafontaine, rue Pie IX, rue SainteiCafherine et Café Joffre.CE VAILLANT BOXEUR D'IXDI- AXAPOLIS REXCOXTRERA '/J- LU K ID DANS UX COMBAT DE BOXE DE DIX ROXDES.George Kennedy tient à la promesse qu'il a faite d'amener les meilleurs boxeurs à Montréal et le public veut bien l'encourager.Après Garl Morris c'est le fameux Jack Dillon que nous verrons mercredi soir dans l'arène du Parc Sohmer.Jack Dillon ne s’est jamais battu au Canada, de sorte que Montréal aura cette primeur.Tous ceux qui suivent les choses de 1 arène connaissent la valeur de Jack Dillon.C'est le pugiliste par excellence, l’homme qui rogne le plus dur et qui n'a jamais reculé devant un adversaire, celui-ci fut-il plus pesant que lui de 50 livres.Jack Dillon, de son vrai nom Ernest Cutler débuta dans l’arène en 19IH) et s'est toujours battu depuis sans jamais refuser un défi.Il a participé à plus de deux cents combats dont les principaux furent disputés avec des rivaux do haute envolée comme Harry Mansfield, Eddie McCoorty, Jimmy Gardner, Billy Berger, George Chip, Bol) Moha, Frank Malus, le vainqueur de Carpentier, Léo Houck, Young Mike.Donovan, Frank Mantell, Al Rogers, 1'Australien Buck Crouse, George Ashe, Tony Caponi, Jim Flynn, Charley Weinert, Gunboat Smith, Young Ahearn, Porky Flynn, Billy Miskc, Battling Lovineky, Mike Gibbons avec lequel il fit bataille nulle.8a rencontre la plus retentissante fut celle qu’il eut avec Frank Moran, l'ancien rival de Jack ! Johnson.Cette bataille eut lieu le 291 juin 1916 à Brooklyn et la décision des journaux fut “nulle ".Les amis de Dillon considérant qu'il aurait du être déclaré vainqueur eti cette circonstance.Son adversaire de mercredi prochain sera Zulu Kid, le vainqueur de Silas Green.Tous se rappelleront l'apparition de Zulu Kid à Montréal.Jack Dillon et Zulu Kid se cherchent depuis longtemps, et, chose à noter pour les amateurs, ces deux hommes firent un combat nul à Rockaway Beach le 15 juillet 1915.L'annuaire de la Police Gazelle est là d'ailleurs pour (trouver ce que nous avançons, il en coûtera une petite fortune à George Kennedy pour amener ces deux grands rivaux à Montréal mercredi soir.C’est un combat revanche qui sera servi aux amateurs montréalais.I m JANVIER 14 MA.A.A.vs Bessner.Crescent vs National.Canadien vs Alexandra.Bessner Vert au repos.JANVIER 21 Crescent vs Bessner Vert.Bessner vs Alexandra.Canadien vs M.A.A.A.National au repos.JANVIER 28 Bessner Vert vs Canadien.National vs Bessner.Crescent vs M.A.A.A.Alexandra au repos.FÉVRIER 4 M.A.A.A.vs Bessner Vert.Canadien vs Crescent.Alexandra vs National.Bessner au repos.-o- Les parties sont jouées sur les allées du dernier club nommé.LA SAISON DE LA M.B.A.CLASSE “A” Le comité chargé de préparer l'échelle des parties pour la saison 1917-18 de la Montreal Bowling Association a terminé son travail hier soir.Le calendrier des joutes de la classe “A” sera le suivant: OCTOBRE 22 Bessner Vert vs Bessner Crescent vs Alexandra.Canadien vs National.M.A.A.A au repos.OCTOBRE 29 Bessner vs Crescent.Alexandra vs Bessner Vert.National vs M.A.A.A.Canadien au repos.NOVEMBRE 5 Canadien vs Bessner.Bessner Vert vs National.M.A.A.A.vs Alexandra.Crescent au repos.NOVEMBRE 12 Bessner , vs M.A.A.A.National vs Crescent.Alexandra vs Canadien.Bessner Vert au repos.NOVEMBRE 19 Bessner Vert vs Crescent.Alexandra vs Bessner.M.A.A.A.vs Canadien.National au repos.NOVEMBRE 26 Canadien vs Bessner Vert.Bessner vs National M.A.A.A.vs Crescent.Alexandra au repos.DÉCEMBRE 3 Bessner Vert vs M.A.A.A.Crescent vs Canadien.National vs Alexandra.Bessner au repos.| DÉCEMBRE 10 Bessner vs Bessner Vert.Alexandra vs ^ Crescent.National vs Canadien.M.A.- i A.A.au repos.DÉCEMBRE 17 I Crescent vs Bessner.Bessner Vert vs Alexandra.M.A.A.A.vs National.Canadien au repos.JANVIER 7 Bessner vs Canadien.National vs Bessner Vert.Alexandra vs M.A.A.A.Crescent au repos.SÉRIES NEUTRES FÉVRIER 11 Bessner Vert vs Bessner, (M.A.A.A.).Crescent vs Alexandra.(Canadien).Canadien vs National, (Belmore).M.A.A.-A.au repos.FÉVRIER 18 Bessner vs Crescent, (Électra).Alexandra vs Bessner Beri.(Belmore).National vs M.A.A.A., (Tipperary).Canadien au repos.FÉVRIER 25 Canadien vs Bessner, (M.A.A.A.).Bessner Vert vs National.(Électra).M.A.A.-A.vs Alexandra, (Canadien).Crescent au repos.MARS 4 Bessner vs M.A.A.A.,' (Electra).National vs Crescent, (Tipperary).Alexandra vs Canadien, (Belmore).Bessner Vert au repos.MARS 11 3.Bessner Vert vs Crescent, (M.A.A.A.).Alexandra vs Bessner, (Canadien).M.A.A.A.vs Canadien (Tipperary).National au repos.MARS 18 Canadien vs Bessner Vert, (Électra).Bessner vs National, (M.A.A.A.).M.A.A.A.vs Crescent, (Canadien).Alexandra au repos.MARS 25 Bessner Vert vs M.A.A.A.(Belmore).Crescent vs Canadien, (Electra).National vs Alexandra, (Tipperary).Bessner au repos.LE SYNDICAT EST VAINQUEUR Le Syndicat de Saint-Henri est sorti victorieux hier après-midi des Chevaliers de Colomb par un résultat de 2 à 1 dans une intéressante joute de balle au camp disputée au terrain de Saint-Henri en présente d’une assistance assez considérable.LA DECISION A UlcVEY Calon, 15.— Sam MeVey et Battling i Jim Johnson se sont rencontrés en cette ] ville hier dans un combat de boxe de vingt -cinq rondes.MeVey a obtenu la décision sur les points.-M- S0REL DÉFAIT P AR LES INDIENS Les Indiens champions de la ligue de la Cité, ont triomphé du Sorcl par un résultat de 6 à 1, hier après-midi.Les Indiens eurent constamment l'avantage.Résultat par reprise: R.H.E.Sorel.010000000—1 2 7 Indiens.13010100x—6 8 3 ASSEMBLEE DE LA M.B.A.Ce soir, au club-house du M.A.A.A., rue Feel, aura lieu l’assemblée du bureau de direction de la Montreal Bowling Assbeia-Hon alors que le calendrier des joutçs pour les classes A, B et C, sera soumis aux délégués des clubs.LVnrégistrement des joueurs pour la prochaine saison devra aussi être fait à cette réunion.Tous les clubs devront être représentés.H.DUDLEY, Secrétaire-trésorier.TOM LONGBOAT TUE AU FRONT — Toronto.15.— Madame Michael Daly ] a reçu une lettre de son fils le sergent j Tommy Daly, autrefois entraîneur du club de baseball Toronto, l'informant que j Longboat, le fameux coureur de Marathon, a été tué quelque part en France.] La lettre est datée du 23 septembre.R APPELEZ-VOUS que durant les sept prochains mois, il vous faudra chauffer votre maison continuellement.L’hiver veut dire que vous devez exercer votre jugement pour vous assurer tout le confort possible, alors, mettez-vous dans l'idée d’avoir un poêle “LEGARE”, celui que l’expérience et le bon jugement de milliers de citoyens ont reconnu pour être le plus durable, le plus confortable et le plus économique.NE BRULEZ PAS VOTRE ARGENT Le chauffage est un gros item dans le budget d'une famille.Soyez donc sage, venez choisir un poêle LEGARE qui conviendra exactement à vos besoins et qui vous donnera le plus de chaleur avec la plus petite quantité de bois ou de charbon.Avec le souffle de hausse qui est dans Pair, il est prudent de vous assurer la possession de votre poêle immédiatement, la demande est plus forte que la production, là rareté se fait déjà sentir et devra nécessairement occasionner la hausse dans les prix.A'enez voir notre immense assortiment de poêles et fournaises, dans tous ô?,?*' - les genres, dans tous > r ’j les prix.1 *; •-.‘.'.¦«ViA.* i'*.- / LE MÉTROPOLE TRIOMPHE DU SAINTE-CÉCILE La partie de baseball entre le Métropole et le Ste-Cécile pour le championnat indépendant de la province s’est jouée hier au National et a été remportée par le Métropole par un résultat de 3 à 1.Quoique ayant été défait le Ste-Cécile a fait honneur à la réputation de club amateur qui attire les foules.Une assistance considérable, a été témoin de eette grande partie qui restera mémorable dans les annales du baseball indépendant.Voici l'alignement des équipes: Métropole — Sabourin, 3b; Monette, of; Rose, ss; Cutter, 2b; Lamoureux.1b; Fortin, e; Bélanger, rf; Clément, If; Cre-vier, p; 8assevillc, rf; Boucher, substitut.Ste-Cécile — Singher, 2b: Belec, ss; Carmel, of; Trempe, Ih: Duplessis, c; I.avcrrière, If; Marion, rf; Boston, 3b: Deschamps, p; Perreault, rf.Arbitres — Ste-Marie et Lefebvre.Temps de la partie — 1.45.Résultats par reprises: Métropole.000000030—3 10 1 Ste-Cécile.100000000 1 5 1 Batteries: Crevier et,Fortin; Deschamps I et Duplessis.SOMMAIRE: Coups de deux-buts, Crevier, Carmel, 2; coups sacrifiés, Cutter, Belec, Laver-rière; retirés au bâton par Crevier, 9, Deschamps, 1 ; buts sur balles, Crevier, j 4, Deschamps 1; buts volés, Carmel, Sa-Sliourin; points mérités, Métropole 3, Ste-Cécile, 1.JOHNNY KILBANE SERA INSTRUCTEUR Cleveland.15.— Johnny Kilhane, champion poids plume du monde à la boxe partira prochainement pour le camp ] Sherman, à Chillicothe, afin d'enseigner la boxe aux militaires.Kilbane aura le grade de lieutenant.GENDR0N BAT JY.LAFRANCE Une assistance très nombreuse a suivi hier les péripéties rie la partie de dames jouée à In Casquet te entre ces experts qui sont MM.l.afrance et John Gendron.Celui-ci ;» triomphé après trois heures de lutte ardente et bien calculée.J,es doux da.miet.es sont maintenant égaux et, la partie décisive sera jouée dimanche prochain, le 21 octobre.FAITS - MONTREAL CHASSEUR BLESSÉ MORTELLEMENT UN NOMMÉ JOSE RH MICHAUD SUCCOMBE A L HOPITAL NOTRE-DAME APRÈS AVOIR ÉTÉ ATTEINT PAR UNE BALLE A LA CHASSE.Un nommé'Joseph Michaud est mort à l’hôpital Notre-Dame à.la suite d'un accident de chasse.11 était parti avec un compagnon le matin pour chasser le long du fleuve, près de 8t-Lambert.La détente accidentelle du fusil (pie son compagnon portait le blessa au pied.Loin do tout secours Michaud perdit tant de sang qu’une heure après son arrivée à l'hôpital il expirait, Michaud était Agé do vingt-cinq ans et demeurait au No.835 rue Lagauchetière Est.FRAPPÉ PAR UN AUTO Un individu était trouvé sans connaissance et la tétc fendue, avenue du Parc, vis-à-vis de la rue Duluth, samedi soir.Transporté à l'hôpital Royal Victoria, la 'victime après avoir recouvré connaissance déclara sc nommer Howard Barron et avoir été renversé par un automobile.Barron souffre aussi de choc nerveux mais son état n’est pas grave.CRANE FRACTURÉ Jean Bernard, 50 ans, matelot à bord du.steamer War Wast s’est tué samedi en tombant d’une passerelle qui reliait le quai à un entrepot.Bernard se fractura le crâne et la mort fut instantanée.PRIS POUR UN VOLEUR Un individu du nom de William Carling qui a dit habiter Avonmore, Ont,, a été blessé au genou par un gardien de la cour du C.P.R.à Outremont.Carling et un autre individu furetaient dans la cour, la' gardien les aperçut et les voyant se sauver tira sur eux pensant que c’était des voleurs, Carling tomba blessé au genou.L’HIVER S’AMENE SUR LE FRONT ITALIEN LA NEIGE ET LE VENT METTENT FIN AUX GRANDES OPERATIONS.limitée; 180 RUE AMHERST SIEGE SOCIAL : QUEBEC Udine, Italie, 15.L’hiver viemt de prendre possession prématurément niais définitivement de tout tel front de bataille, empêchant les opé-j rations sur une grande échelle.La] neige accompagnée de forts vents règne par loute la vaillce du Trentin ;l tandis (pie les lignes de l’Lsonzo tel] du Carso sont inondées par la suite i de la chtile des pluies en abondance; les vallées ont été transformées en j Lies de houe assez .semblables à ceux du front des Flandres.Les torrents sont tellement enflés] qu’ils sont souvent de passage impossible.Les troupes italiennes souffrent naturellement les plus durs tourments, mais elles sont prêtes à toute éventualité.MORT TRAGIQUE DE DEUX JOURNALISTES MM.'OSBOR E ET HEXCHEY, DU QUEBEC CHRONICLE, SE NOIENT AU LAC ST-JOSEPII — DEUX DE LEURS COMPAGNONS L'ECHAPPENT BELLE.Québec, 14 (De notre correspondant).— Deux journalistes québécois bien connus, M.W.P.Osborne, rédacteur en chef du Morning Chronicle, et M.Clement Henchey, reporter à ce même journal, se sont noyés, samedi soir, au cours d’une excursion de chasse, près de Ste-Ca-therine.Deux autres membres du parti.M.Alter, surintendant du parc des Champs de bataille, et M.Jos.White, cousin de M.Henchey, ont réussi avec beaucoup de difficultés à se sauver.Tous quatre étaient dans une embarcation, dans le haut du lac St-Jo seph, lorsque soudain leur chaloupe prit l’eau et sombra.M.Osborne et M.Henchey furent engloutis aussitôt et ne reparurent lias à la surface.Les deux autres, qui savaient bien nager, purent gagner la rive à la nage, unais non sans beaucoup de difficultés.M.Alter faillil avoir le même sort que ses deux malheureux compagnons et doit à l’assistance de M.White, très habile nageur, d’avoir pu se sauver.Ce dernier l’aida à atteindre la rive après avoir nagé pendant quelque temps pour porter secours aux deux victimes qui ne revinrent pas à la surface.Le corps de M.Osborne a été repêché, hier midi, et celui de M.Henchey, hier soir.Tous deux ont été transportés à Québec dans la soirée.M.Osborne était directeur du Chronicle depuis deux ans.Il étail originaire d'Angleterre.M.Henchey faisait partie du personnel du Chronicle depuis 4 ans, après avoir été pendant plusieurs années au Dailtj Telegraph.M.Osborne laisse une femme et deux enfants.M.Henchey était célibataire et demeurait chez ses parents.Ils étaient âgés respectivement de 37 et 27 ans.oïi f 'ü'm Mmwsa.pl tW"*»' Aujourd’hui, à 1, 3, 5, 7 et 9 p.m.LA GLIFFIN PICTURES, présente le chef-d’oeuvre de Herbert Brennon où figurent HAZEL DAWN et BERT LYTELL La vue la plus considérable et la plus sensationnelle encore produite CAfêÂPîAN PÂCmC Le NATIONALISTE publie chaque dimanche un feuilleton des plus intéressante.Le lisez* X o us?Winnipeg - Vancouver Victoria - Seattle et tous les endroits de la côte du Pacifique, par l’"Imperial Limited", tO.15 p.m., tous les jours.BUREAUX DES BILLETS : 141-143 rue Saint-Jacques,-hôtel Windsor, gare Viger ot Windsor.Le Dentiste KENT Autrefois à 926 Saint-Denis est maintenant installé dans ses nouveaux bureaux au No 187 SAINT-DENIS, angle Sainte-Catherine.Tel.Fst 811 VOL.vm.—No 242 LiK ÜKVUIK, MONTREAL, LUNDI 15 OCTOBRE 1»17 COMMERCE ET FINANCE •le marché DES VIVRES LE BEURRE COXTIXUE DE CRIMPER.— M.JIANN.\ SE DECLARE IXCAPABLE DE FIXER LE PRIX DU LARD GRILLE AU-DESSOUS DU PRIX DE CE PRODUIT EX GRA XÜE-BRETA GXE.Une dépêche de Toronto mande que M.Hanna a témoigné de la a surprise de voir le prix du détail du ^ lard grillé (bacon) atteindre 6!) sous, dans la Ville-Reine, et s’est déclaré incapable de fixer le prix de ce produit à un niveau plus bas que 'la Grande-Bretagne n’en donne, vu que celle-ci fixe ses prix sans consulter les contrôleurs des vivres de notre continent.Sur notre place, le prix de gros du bacon reste stationnaire.Le bureau du contrôleur des vivres annonce que l'embargo frappant, depuis le 24 août, les haricots, les pois, les tomates, les betteraves, le céleri, le blé, la rhubarbe et la citrouille en conserves a été levé et que ces produits pourront être vendus sans restriction, dans les province de Québec, d'Ontario et de la Colombie anglaise.Dans les provinces de TOuest, la prohibition de la vente et de l’achat de ces marchandises avait été rescindée il y a quelque temps.Notons en passant que le beurre continue de monter.£ Nous cotons: FARINE— Premières patentes, le bar.il.HI 1.60 Secondes patentes, le baril.il.10 Fortes à boulanger, le baril.10.90 OEUFS— Les arrivages d’oeufs se présentent à 1,208 caisses, par comparaison avec 956 caisses pour le même jour de lia semaine dernière, et 6,-997 pour le jour correspondant de l’an passé.Les arrivages de la semaine close le 13 octobre 1917, ressortent à 5,062 caisses, contre 7,-366 caisses la semaine avant et 25,-935 pour la même semaine de l’an passé.L’ensemble des arrivages, depuis le 1er mai jusqu'à ce jour.MARCHANDISES LA MATINÉE EN MAGASINS À LA BOURSE NOS A P P RO VISION NEM EX T S DE VIVRES.AU 1er OCTOBRE 1917, EXCÈDENT CEUX DE L AN DERNIER A PAREILLE ÉPOQUE.— EXPORTA T ION S ET IMPORTATIONS.Ottawa.15.— Le compte rendu mensuel de W.-F.O’Connôr, le commissaire du coût de la vie, fait ressortir une large augmentation de notre approvisionnement de vivres en entrepôts frigorifiques, à la date du 1er octobre, par comparaison avec le Ic-r octobre 1916.Les œufs, le beurre, le bœuf, 1< porc, le mouton et le poisson s’établissent .en accroissement considérable, tandis que.le fromage, le lard grillé (baron) et le jambon accusent un fléchissement.Par comparaison avec ’la date du premier septembre de cette année, les approvisionnements de bœuf, frais et congelé, ressortent en large augmentation, pendant que le pore, salé présente une déperdition.Voici comment s'établissent les approvisionnements, #ux dates du 1er octobre 1917 et du 1er septembre 1917: 1er sept.1 oct.Livres Livres 19,963,709 18,091,055 20,480,809 21,025,400 566,895 417,100 13,648,782 24,284,900 19,686,874 13,283,342 10,302,645 1,543,558 295,588 7,568,534 8,016,344 1,719,030 1,504,647 885,822 Fromage.Beurre.Bœuf salé.Bœuf, frais et corn gelé.Porc salé.Porc, frais et congelé.Lard grillé (bacon).10,856,548 Jambon.1,619,157 Lard grillé et jambon .Mouton et agneau.I Poisson.15,546,732 16,757,730 I Volaille.1,844,207 1,561,165 Les œufs se présentent à 14,948,540 douzaines, au 1er septembre; à 15,124,849 douzaines, au 1er octobre.Les chiffres d’octobre ci-haut comportent les rapports de 140 entrepôts frigorifiques, soit 99 p.100 de la totalité des établissements des compagnies canadiennes d'entrepôts frigorifiques Si l’on veut évaluer la totalité de quelqu’une des provisions de bouche actuellement au Canada et sous l’empire des compagnies d’entrepôts frigorifiques, on doit ajouter environ 10 p.100, taux représentant les marchandises en transit et les marchandises possédées par deux compagnies dont les rapports ont été retardés.Les vivres détenues par les firmes ayant s’établit à 242,189 caisses, compara-j fait rapport au 1er octobre 1917, et qui tivement à 425,493 pour la période ! avaient également fait rapport le 1er oc-correspondante de l’an dernier.Itobrc 1916, font ressortir les variations Nouvellement pondus .^Choisis .,\o 1 mirés.No 2, mirés.BEURRE— Les arrivages, pour 'la huitaine écoulée le 13 octobre, se présentent à 10,481 colis, soit une diminution de 1,994 colis par comparaison avec les chiffres de la semaine précédente et un déclin de 9,425 colis par rapport à la semaine correspon-1 dante de l’année dernière.L’ensemble des arrivages du 1er mai à ce jour ressort en recul de 131.385 colis, comparativement à la période correspondante de Tannée dernière.De la totalité des arrivages de la semaine correspondante, de la semaine passée, 4’an dernier, 1,977 colis nous venaient des Etats-Unis, tandis que nous n’avons pas impor- té de beurre américain, cette année.MDe beiirrerie (haut choix).46 à 46s 1-2 De beurrerie (bon rhoix).45 à 45s 1-2 De laiterie (haut choix) 39 à 40s De laiterie (bon choix) 38 à 38s 1-2 De qualité inférieure .37 à 37s 1-2 FROMAGE— Les arrivages, pour la semaine close le 13 octobre, se fixent à 55,-542 boites,.soit une diminution de 6,423 boites par comparaison avec la semaine antérieure et un déclin de 30,897 par rapport à la huitaine correspondante de l’an dernier, cependant que la totalité des arrivages, du 1er mai à ce jour, ressort en déperdition de 276,438 boites, en comparaison de la période correspondante de l'année dernière.Les arrivages hebdomadaires rie l’année dernière comportaient 10.-j 074 boîtes venant des Etats-Unis.T tandis que ceux de cette année n’en comportent pas.La commission d’achat paye le fromage : No 1 de l’Ouest et de l’Est.24s!U No 2 de l’Ouest et de l’Est.21s1'* No 3 de l’Ouest et de l’Est.,20sO* ENCHERES RURALES Cowansville, 15.— A la réunion de samedi, on a enregistré 283 co-ilis de beurre de beurrerie, qui ont trouvé acquéreur à 45 sous 3-4 la livre.La séance a ajourné pour : deux semaines.A pareille époque, l’an, dernier, 322 colis changeaient de mains à 39 sous et demi la livre.St-Hyacinthe, 15.— Les offres de l’enchère se chiffraient, samedi, par 250 colis de beurre et 500 boîtes de fromage.Le beurre s’est vendu 44 sous et demi et le fromage 21 sous et 1-4 la livre.Il y a un an, 100 colis de beurre étaient absorbés à 38 sous et 1-4 et 1,000 boites de fromage, à 29 sous et 9-16 la livre.Cornwall, 15.— A la halle au fromage, samedi, les offres se présentaient à 1.828 boîtes de blanc et 184 de coloré, soit 2.012.Le tout a été cédé à 21 sous et 1-4, seul prix coté.A pareille époque.Tan passé, 1,824 boites changeaient de propriétaires à 21 sous et demi.London, Ont., 15.— 11 n’y a pas eu de fromage à la réunion de samedi.Belleville.Ont., 15.A l’enchère de samedi, on a enregistré 615 boîtes de fromages blanc et 480 ont été vendues à 21 sons et 3-8; le solde a trouvé preneur à 21 sous et 5-16 la livre.PRODUITS DE L’ERABLE— Sirop de choix (extra), bidon do 13 livres.$1.70 à $1.80 .53 à 54 s suivantes: .47 à 48s 1er oct.1er oct.43 à 44s 1916 1917 C?/O .40 à 41s Ibs.Ibs.Aug.Beurre.10,450,650 13.096,480 24 Bœuf 11,487,939 13,723,163 19 Porc.Mouton et, 2,484,583 7,313,895 200 agneau.550,419 693,883 26 Poisson.4,731.312 ’ 5,494,258 16 Oeufs, 10,712,753 douz., au 1er octobre 1916; au 1er octobre 1917, 11,132,731 douz.; 4 p.100 d’augmentation.Le lard grillé et le jambon accusent une déperdition de 6 p.100, la totalité ressortant à 20,196,442 Ibs.au premier octobre 1916, par • comparaison avec 18,954,075 Ibs.au ter octobre 1917.Le fromage offre aussi un déficit, s’établissant à 10,311,526 livres, comparativement à 12.757,659 livres il y a un an.EXPORTATIONS COMPARÉES Prenant pour acquis que le solde ries entrepôts détient la même proportion de vivres, aux dates du 1er octobre 1917 et du 1er octobre 1916, on compte un excédent d’environ 600,000 douzaines d’œufs, de 4 millions do.livres de beurre, un déficit de 4 millions de livres de fromage, un excédent de 4 millions de livres de bœuf, de 4.800.000 livres de porc, un déficit de 600.000 livres de lard grillé (bacon) et jambon, un excédent de 300,000 livres de mouton et agneau, et de 3,300.000 livres de poisson dans les entrepôts, au 1er octobre 1917, par rapport au 1er octobre 1916 EXPORTATION ET IMPORTATION Les exportations totales des mêmes produits, pour septembre 1916 et 1917, s’établissent comme suit: 1916 1917 Livres Livres Beurre.2,129,625 307,518 Fromage.23,067,782 30,561,718 Lard grillé et jambon.15.904,954 19,489,829 Mouton et agneau.101,533 166,531 Bœuf.2,151,296 7,657,555 Porc.1,702,361 1,058,859 Oeufs, 1916, 485.684 douz.: 1917.75,-475 douzaines.Nos importations totales des mêmes produits, pour septembre 1916 et 1917.se présentent ainsi: LE VOLUME EST INSIGNIFIANT, MAIS.LA TENUE DES COURS EST RELATIVEMENT BONNE.— ON ENREGISTRE QUELQUES GAINS.La liquidation des valeurs se poursuit, à la Bourse de New-York, et les cours continuent de décliner.Sur notre place, les cours font plutôt preuve d’irrégularité et plusieurs émissions enregistrent une plus-value, ce matin, par rapport au niveau antérieur.Les affaires ne sont pas plus nombreuses que précédemment.Dix parts de préférence Can.Cement trouvent preneur à 91 et demi.Les titres Iron s’établissent à 57.niveau précédent; les Steel of Canada restent également invariées, à, 52 et demi (ex-dividende lbé%)i les Civic Power se maintiennent à 71; des lots fractionnés de Sherwin-Wüliccm se traitent à 60; les Can.Steamship passent de 39 à 39 et demi en cours de séance, comparativement à 38% vendredi; 10 actions Riordon Paper se négocient à 117; les valeurs B.C.Fishing font 40; les Brompton Paper s’inscrivent à 42, comme avant; les Detroit Railway se présentent à 107*4, contre 106% précédemment; des fractions de lots de Canadian Locomotive trouvent preneur à 59 d’abord et à.58 ensuite; 10 Smelters font 25%; les actions hors cote Tramway Power s'établissent à 30%; 5 parts de Quebec Railway ne vendent 16; les Brazilian s’inscrivent à 38%.OPÉRATIONS DE LA MATINÉE Cours fournis par la maison Bruneau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue St-Françaois-Xavier, Montréal.Actionn ordinaires: Brazilian: 25 à 38 1-4, 5 à 38, 25 à 38.Brompton: 5 i\ 12 1-4, 10 à 42, 35 à 42.Maple Leaf Mill : 5 à 9, 15 à 9.Lan.Steamship: 25 à 39, 20 à 39, 100 à 39 1-2.100 à 39 1-2, 10 à 39 1-2, 25 à 39 1-2, 50 à 39 1-4, 50 à 39 1-4.C.G.Fishing: 50 à 40, 50 à 40 Ogilvie: 7 à 143.Can.Loco.: 5 à 59, 5 à 59, 10 à 58.Riordon Paper: 10 à 117.Civic Investment: 20 à 71, 40 à 71, 25 à 71, 10 à 71.10 à 71, 50 à 71, 200 à 71, 00 à 71.(’.on.Smelting: 10 à 25 3-4.Sher.Williams: 20 à 60.om.Steel C.orp.: 25 à 57, 5 h 56 3-4.Smart Woods: 1 à 50, 25 à 50, 8 à 50.Détroit: 100 à 107 1-4.Quebec Ry.: 5 à 16.Winnipeg Ry.: 50 à 58.Steel Co.of Can.: 5 à 53, 25 à 52 1-2, 5 à 53, 50 à 52 1-2.10 à 52 1-2, 10 à 52 1-2.5 à 52 1-2, 5 à 52 1-2.Emprunts de guerr: Dominion, 1931: 8100 à 94 3-4.$-00 à 94 3-4, $8000 0 95, $1000 à 95, $25000 5 95.Dominion, 1937: «200 à 94 1-2, $7000 à 94 1-2, $1000 à 94 1-2, $1000 à 94 1-2, $2000 à 94 1-2, $100 0 94 3-4, «100 à 94 1-2, 810000 à 94 1-2, $1000 à 94 1-2, $500 à 94 1-2, $100 n 94 1-2, $5000 à 94 3-8.Dominion.1925: $2000 à 96 3-4, $1000 à 96 3-4, $1000 àà 96 3-1, $7000 à 96 3-4, $1000 5 96 3-4, «1000 à 96 3-4, $6000 à 96 3-4.$4000 à 96 3-4, $1000 à 96 3-4, $5000 à 96 5-8, $500 à 96 5-8, $500 à 96 5-8.$5000 à 96 5-8, $10000 à 96 5-8, $4000 à 96 1-2, $8000 à 96 1-2, $5000 à 96 1-2, $5000 à 96 1-2, $15000 à 96 5-8.Actions privilégiées: Canada Cernent: 10 à 91 1-2.Sher.Williams : 7 à 98.Bons : Asbestos Corp.: $25 à 76 1-2.Banques : Commerce: 3 5 283.Nova Scotia : 2 h 250.LES BOURSES ÉTRANGÈRES LA LIQUIDATION ’ SE POURSUIT ET S'ACCENTUE NOTABLEMENT.A WALL STREET.— A LONDRES, LES VALEURS RUSSES FLECHISSENT.New-York, 15.— Wall Street, 10 h.30.— Les événements, plutôt favorables, connus durant les trois jours de congé qui viennent de prendre fin, n’ont produit aucun effet sur les opérations de l'ouverture d’aujourd’hui, même sur les quelques émissions qui subissaient encore la pression des baissiers.Des gains variant de 1 à 2 points et quart ont été réalisés par les tètes de ligne du groupe des aciéries, les Central Leather, les Anaconda Copper, les Texas Company et autres valeurs de matériel de chemins de fer, de même que par les Reading, les New-York Central, les B.and O., les Missouri Pacific et les Rock Island.Les valeurs Pacifique Canadien Atchison et les St.Paul se sont établies en déclin, ainsi (pie les valeurs de transport et les spécialités bien en vue.Les tendances sont devenues plus confuses par la suite.UU.S.Steel a passé de 104 et demi à 103 et l'Union Pacific s’est effondré de 6 points, après avoir enregistré un gain respectable, telles sont les caractéristiiques principales du mouvement modéré des affaires de la matinée.On a noté de nouveaux im.dices d’une .liquidation des valeurs dites de spécialité, dans la faiblesse des tabacs, des valeurs de transport, des pétrolifères, d’u compartiment de la métallurgie et de la propulsion et dans celui des services publics, où les régressions se sont étalées de un demi-point à 4 points et demi.* * # Londres.15.— Les dernières nouvelles de guerre ont déterminé une lourdeur des émissions russes, au Slock Exchange, aujourd’hui, Le tou du marché n’était pas ailleurs bon.Les valeurs de tout repos et les industrielles ont trouvé un support puissant dans les ordres accumulés dans iFintervalle des deux séances.Les chemins dé fer argentins se sont récupérés, mais les valeurs am éric aiin.es ont témoigné d’i-; nertie.j Les disponibilités se sont raré-fice's et le.s taux d’escompte ont été | fermes.On rapporte que le nouvel emprunt de guerre sé vend à raison de 20 millions de livres sterling par semaine.TRIBUNAUX CIVILS LES ECOLIERS MARCHERONT .1/.ARCHIBALD PRETEND QU'UNE MARCHE DE DEUX MILLES POUR SE RENDRE A L’ECOLE NE PEUT LEUR ETRE NUISIBLE, — RECLAMATION DES CONTRIBUABLES DE POINTE-CLAIRE.VALEURS HORS COTE Tram.Power: 50 à 40 1-4.BOURSE DE NEW-VORK Cours fournis par MM.Brnneau et Dn-paio.conrtfrr», rue Saint-Françoip-Xaviar, No* 95 et 97.Montréal 1016 Livres 18,761 39,415 1917 Livres 16.374 24,862 Beurre.Fromage.Lard grillé et jambon.964,901 Mouton et agneau.174.937 Bœuf.605,550 Porc.5,496,934 6,946,701 Oeufs.J016, 86,171 douz.; 1917, 81,021 douzaines.77,470 177,792 924,849 Valeur» 0«»«- Midi .Valeur» o*™- Midi i •tire L •“'¦J A lLCb.i'.| 20K .[int.Mari.pr S3k s°V4 a Ut.Ch.*r.lut.Nickel.3oy’ AnisAtr Br.(Int.Paper.•K>V Am.B.-4U£f.7n 71 lnt.Ra.Tr Am uSl confine ri ^jrfr.Conditionsargent comptant.S.C, chambre depuis quil rsrt arrive am marson, h.c.s.quartier-général à Kohilov.On as-! Montréal, 15 octobre 1917.sure cependant que.son état n'ims- pnof,'NrE nK oui-rmo; district de Mont-pire pas la plus légère crainte.Le real, f.mir Supérieure No .mi—Henry premier ministre e télégraphié au n^ks nmi Son* ud„ vs.Achille Bergeyin, ui rpwnreui i or dii'il ¦: trouvé l-i ciliu»- défendeur.J.e 21me jour d octobre 191/, t vieoprei iiei qu u a.trouve ib situa j (iix h„lr„ (Ip i*„Vant-mtd!, à la piac« Don rie rarmee memoure et les rap- d’affaires du dit défendeur, nu No 90 ru« ports entre officiers et sofclats plus cordiaux.Il ne rentrera à Pelro-grad qu’après avoir visité tous les fronts.Le ministre de la marine, l'amiral Vederveki.est arrivé ici aujourd’hui pour négocier un règlement des difficultés survenues entre la flotte et le ministère.Saint-J arques, en In cité de Montréal, se* ront vendus par autorité de Justice les bienc rt rffets du dit défendeur, saisis en cett< cause, consistant en meubles de bureaux, etc.Conditions : argent comptant.C.H.J, MARSON, H.C.S.Montréal, 15 octobre 1917.Dr Léon ARCHAMBAULT DENTISTE Dentiers en caoutchouc A très bon marché.Dentiers en or et en aluminium, aver dents Importées.Couronne* et ponte en or de 22 k.Dentisterie moderne, sons douleur, prix modérés ANGLE SAINÎ-OENIS ET RACHEL (295) Tél.Saint-Louis 870.PROVINCE DE QUEBEC, district do Monts réal, Cour Supérieure No 4271—The Cocu Cola Company, de Montréal, demanderesse, vs.Snm Jacobs, de la cité de Montréal, dé-< fondeur.T.o 24me jour d’octobre 1017, fi div heures do l’avant-midi, fi lo place d’af* fnfres du dit défendeur, au No (141 rtU Salnt-Pnuî ouest, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice !e4 biens et effets du dit défendeur, saisis ep cette cause, consistant en machines fi trlco* tnr, Rilcts dr laine, coffre-fort, etc.Conditions: argent comptant.H.LAJEtTNESSE, H.C.S.Montréal, 13 octobre 11)17.Les politiciens n'aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu'il est trop bien informé, à leur endroit.M * * « LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 15 OCTOBRE 1917 VOL.VIII.—No 242 ’DUPUIS FRERES.Limitée.| DUPUIS FRERES.Limitée.| r Téléphone Est 8000 J mi -r\ DUPUIS FRERES.Limitée.COUPE DE CHEVEUX Pendant que vous faites vos emplettes, confiez votre enfant à notre spécialiste qui lui coupera les cheveux à la dernière mode.—Au salon de coiffure.^Vente de robes pour dames et demoiselles^ Des centaines fie morièles les plus attrayants provenant des centres les plus fashionables, EN VENTE A DEUX PRIX DISTINCTS.„„„ ROBES POUR TOUTES LES OCCASIONS Robes de rue, d’après-midi, de soirée Cette collection représente tous Jes derniers modèles: robes à plis, empiècement empire, grandes poches# très élégamment garnies.Valeurs jusqu’à 18.50, pour 9.98 Valeurs jusqu’à 25.00, pour 14.98 LA VARIETE EST LE CLOU DE CETTE GRANDE VENTE DE ROBES Ces robes sont d’un effet si original et le choix en est si complet qu’une visite à notre rayon intéressera indubitablement toute femme qui songe à faire l’acquisition d’une robe.MATERIEL : soie duchesse, crêpe de Chine, 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.27 Savon Comfort.05 , \ Limite; 6 morceaux, avec com- ^ j mande générale d’épicerie < Lait “Klim” pour la préparation clp tous les aliments qui nécessitent du lait, boite, .14, .34 et.3.00 Pèches pelées, boîte 1 gallon .70 Pèches dans le sirop épais, boite 2 livres, 2 bottes pour .33 Sardines dans l’huile d’olives, boîte.15 Crevettes, fraîchement empaquetées, grosse boite, valant .50, pour.39 Farine préparée Brodie XXX, paquet 6 livres.54 Figues à cuire, 2 livres pour .21 Gros pruneaux frais, la livre .18 Riz moulu, gros paquet, 2 pour ,23 Poudre ammoniaque, paquet de .05, 7 çour.28 Savon “Santa Claus”, 6 morceaux, pour.34 Ammoniaque liquide, bouteille —J VENTE EXTRAORDINAIRE DE RIDEAUX RIDEAUX EN TULLE NOTTINGHAM, blanc ou crème, divisée en -sept lots pour en faciliter le choix.LOT No 1.—45 pouces x 3 verges, la ) 2.- -60 pouces x 3Vi verges, la .3.- -50 pouces x 3 verges, la » 4.- -54 pouces x 3 verges, la ï 5.— -54 pouces x 3y2 verges, la LOT No 0.—54 pouces x 31é verges, la paire.2-49 LOT No 7.-45 pouces x 3% verges, la paire.2-95 TRES SPECIAL SCRIM A RIDEAUX, avec bordure en couleur, 36 pouces de largeur, la verge .15 TRES SPECIAL BELLE MARQUISETTE, pour les nouveaux rideaux hollandais, choix de bordures en couleur, largeur 40 pouces, la verge .—Au troisième.JUPONS POUR DAMES JUPONS EN MOIRETTE, larges, garnis d’un vqlant plissé.Valeur de 2.98, pour.JUPONS SATINE NOIR, larges, garnis d’un volant plissé.(ÊJCà Valeur de .98, pour .JUPONS DE SOIE TAFFETAS, styles pour l’automne, grand choix de couleurs, garnis d’un volant circulaire.Valeur de 3.98, ^pour.JUPONS, moirette et satiné noir et couleurs fantaisie, plusieurs styles, volant à plis ou plissé accordéon.Valeur de 1.75 à 2.50, pour .98 3.19 JUPONS, satiné noir ou couleur, bonne qualité, garnis d’un volant plissé accordéon, en vieux rose, ver, irlandais, Copenhague, marine.Valeur de 1.49, pour.98 -—Au premier.BONNES VALEURS DU SOUS-SOL "N POUBELLES en TOLE GALVANISEE, pour la cendre et les déchets, avec 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