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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 9 octobre 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-10-09, Collections de BAnQ.

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V VOLUMl VTTI—No 23?MONTRÉAL; MAKDI 9 OCTOBRE 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL CANADA ET ETATS-UNIS fs” OO UNION POSTALE « OD Édition hebdomadaire CANADA $2 OO ETATS UNIS 2 50 UNION POSTALE 3 OO TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! VOULONS JN FRANÇAIS! Nous tenons de plusieurs des jeunes gens qui sont allés subir leur examen médical au dépôt de la rue Union qu'il leur est impossible d’obtenir des certificats d’examen libellés en français.Les premiers jours, on aurai! pu croire à un défaut temporaire, a une erreur accidentelle.Il est évident aujourd'hui que nous avons affaire à un état de choses qui risque de devenir permanent, si le public français ne décide d’y mettre ordre tout de suite.Nous sommes sûrs de traduire sa pensée profonde en déclarant que nous voulons du français, là comme ailleurs.Nous voulons du français parce que c’est utile, parce qu'il est juste que le jeune Canadien français qui détient ce certificat médical et ses proches puissent comprendre ce qu’il porte.Nous voulons du français, d'abord et surtout, parce que c’est notre droit, parce que la langue française est officielle au pays, au même titre que l’anglais.Une vague rumeur dit qu’il y aurait des tiraillements à ce propos, qu’on ne sait trop à qui incomberait la responsabilité de l’erreur, au ministère de là Justice ou à celui de la Milice.Cela n'a pour le public qu'une importance très secondaire.Ministère de la Justice et ministère de la Milice sont soumis aux lois générales du pays et nous doivent du français.Us nous le donneront, pourvu que nous sachions l'exiger énergique* ment.Et nous espérons que le public saura l’exiger, pour les raisons d’utilité et de principe que nous indiquions tout à l'heure, pour une raison d’opportunité aussi.Il est évident qu’à l’heure actuelle, il se fait un grand effort pour proscrire notre langue de ses domaines naturels.Cela nous impose le devoir de réagir avec une égale détermination.Cet effort est parfois le résultat d’une volonté consciente; la conséquence parfois de la simple ignorance et du fanatisme de race.Mais, dans un cas comme l’autre, il produira son effet s’il n’est point contrebalancé.On peut le retracer partout.Le fonctionnaire qui jetait au cachot M.Massé coupable d’avoir réclamé l’usage efficace du français dans un bureau fédéral à Windsor et ceux qui ont proscrit du timbre commémoratif du cinquantenaire de la Confédération toute inscription française le servent également, par des moyens différents.Et leur travail se conjugue avec celui de ces extraordinaires employés de la compagnie de tramway d’Ottawa qui, pendant des heures, cajolaient ou brutalisaient une enfant.de treize ans pour ta forcer à parler anglais quand elle avait le droit de parler français.(On trouvera, dans notre revue de la presse, le récit de cette lamentable aventure qui fera le récit d’un joli conte alsacien, le jour où l’on se convaincra que les susceptibilités nationales des petits Canadiens français sont aussi respectables que celles des petits en-la nts de là-bas).Il faut réagir encore parce que chaque empiètement toléré, chaque ii justice passée sous silence, entraînent des injustices nouvelles, des empiétements-nouveaux, accoutument ceux qui les perpètrent à les considérer comme chose normale, habituent les faibles à accepter comme naturelle une situation inférieure.En ces choses, il n’y a pas de petits détails; il n’y en a pas qui ne comportent d’importantes conséquences.* * K Nous adressons notre plainte et notre réclamation aux autorités compétentes.Nous faisons appel à leur esprit de justice, à leur sens de l’équité, à leur instinct de conservation aussi.Les élections sont proches.Orner HEROUX.LA SITUATION ENRUSSIE LA CRISE INTERIEURE Dans la Gazette de ce matin, on fait ressortir la dualité de la terrible tâche qui se dresse devant le premier ministre de Hussie: il lui faut veiller aux frontières, menacées par l’ennemi — il ne semble y réussir qu’à demi, — et il doit, en outre, faire face à la crise intérieure.Là, le danger le plus pressant semble venir des maximalistes qui veulent s’emparer du pouvoir, mais il y a, en outre, le mouvement particulariste, ou même séparatiste qu’il ne faut pas perdre de vue, le “mouvement centrifuge" comme le qualifie par une expression qui fait image Trois étoiles du Correspondant, qui, depuis le début de la guerre, a consacré des articles remarquables, sous cet incognito, à la politique étrangère.Le ciment tsarite dissous, l’incroyable mosaïque de peuples qui constitue la Uussie se révèle soudain — il n’était pas de mode d’en parler quand Nicolas, l’allié, se battait pour le triomphe des petites nationalités — et chaque race re-chetche ses éléments constitutifs, veut se séparer de l’ensemble, former un groupement à part.Rien de plus naturel d'ailleurs, c’est la conséquence logique de la doctrine prêchee par les alliés — même si certains ne la pratiquent pas chez soi.Trois étoiles consacre une éèude très documentée à cet aspect de la crise russe dans laquelle il s’essaie de mesurer où ce mouvement centrifuge s’arrêtera.Verrons-nous surgir te fédéralisme en Russie ou l'autonomie sera-t-elle maintenue?“Il y a, dit le collaborateur du Correspondant, les grands mouvements particularistes fondés sdr des causes profondes, durables, dont la longue compression tsaristc n’a pu avoir raison, que le régime nouveau s’est engagé à reconnaître et qu’il faudra organiser; de la manière qu’il le fera dépendront toute la orospérité intérieure et la puissance extérieure de l’immense république.Ce sont celles qui dans dns pays divers, correspondent à des conditions de race, de religion, de langue, de culture — ou encore à des conditions géographiques et économiques tellement impérieuses qu’il est impossible de les dominer autrement que par l’abus de la for-P — dont le tsarisme est mort.Ce sont ces pays que nous passerons en revue et ce n’est qu’au fur et à mesure de cette revue rapide, tant ils diffèrent entre eux.qu’il sera possible d’indiquer quelle forme d’autonomie et de fédéralisme chacun des pays désire et peut espérer obtenir; nécessairement ce sont les procédés de spécialisation anglais et non les procédés américains qu’il faudra appliquer.” L’auteur laisse de côté la Pologne; il semble, si les déclarations du tsar, confirmées par le gouvernement provisoire, puis des pays alliés et enfin des pays centraux sont empreintes de quelque sincérité que cette malheureuse nation, que son avenir “est devenu une vaste question internationale; il serait illogique et presque impertinent, de le placer désormais au nombre des questions intérieures russes”.A la Finlande, Trois étoiles consacre un chapitre d'histoire du plus haut intérêt.Après avoir démontré que la révolution n'a fait que gonfler les prétentions autonomistes de celle-ci, il ajoute: “Avant tout, la Finlande a le droit, si elle croit pouvoir y arriver, de demander l'indépendance, elle ne peut la revendiquer parce qu’elle n’en a jamais joui.” Il s'emploie ensuite à prouver qu’elle a bénéficié en Russie jusqu’à ces vingt dernières années où elle a eu à souffrir d'une persécution réelle, de privilèges spéciaux et très étendus.“Au moment où j’écris, dit-il, la Diète, après avoir proclamé l'indépendance de la Finlande, a résolu di ne pas soumettre les lois votées par elle à la sanction du gouvernement russe comme héritier du grand duc déchu, refusé tout subside de guerre, même sous forme de prêt, et réclamé l’évacuation totale du pays par les troupes russes, a été dissoute et la Diète nouvelle doit se réunir en novembre.A ce moment comme aujourd’hui, la force des choses indiquera ceci: “Que la Russie, quel que soit son gouvernement, ne peut aller au delà de ce qu'elle offre actuellement, sous peine de suicide.“Retirer ses troupes aujourd’hui ce serait appeler une descente allemande.Par ailleurs, rien ne lui serait plus facile ou même profitable que rte renoncer à ce-pays déshérité nai la Providence et à cette population hostile qui ne lui fournissent ni’.soldats.ni richesses : économiquement, ce n’est pas la Russie qui exploite la Finlande, c’est l'inverse." La Finlande ne pourra faire autrement que de se résigner, ajoute-t-il ; elle ne dispose d’aucune armée et ne saurait par conséquent profiter des embarras actuels .rie la Russie.Ce n'est pas tout que d'acquérir l’indépendance pendant In crise russe : il faut être sûr de In conserver après.Et l’auteur conclut que : “La Russie nouvelle a fait le possible pour effacer les mauvais souvenirs el réveiller les bons.Selon que In Finlande aura le bon sens ou non d’imiter son exemple, le conflit actuel prendra t« forme d’un embarras momentané ou d’un grave danger.” * * * F.a seconde nation en Importance à réclamer son autonomie fut l’U- kraine.Cette nouvelle cause d’autant plus de stupéfaction, dit l’auteur, qu’un abîme se révélait entre les pretentions formidables de ceux qui parlaient au nom des populations, entre Dnieper et Don, et de ce que l’on savait jusque-là des aspirations plutôt modestes de l’Ukia-nisme.A cet égard un fait est significatif : le territoire que visait la Rada (conseil, comme Soviet) était représenté aux quatre Doumas précédentes (dont les deux premières furent élues sans pression admi nistrative) par un peu plus de 1UÜ députés, dont une trentaine de paysans, presque le quart de la Chambre ; or, tandis que toutes les nationalités qui visent à une autonomie même restreinte y étaient représentées par des groupes distincts, parfois minimes, il n’y avait pas de groupe ukranien, ou petit russien ou ruthène.M.Rodzianko, président de la Chambre, lui-même petit russien, aimait à répéter : “Il existe un pays petit-russien, je ne con nais pas de nation petite-russicnne.” Mais il semble, dit plus loin Trois étoiles, que déjà la Rada ait modifié ses appétits ; il est fort possible que lorsque l’heure viendra des solutions pratiques, il y ait deux autonomies, l’une à gauche du Dnieper, l'autre à droite.L'auteur consacre ensuite quelques lignes à la Lithuanie, actuellement occupée en entier par les Allemands.Il trouve inopportun, pour les raisons qu’il a données au sujet de la Pologne, de discuter son status futur.Si les résultats de la guerre et les combinaisons internationales, écrit-il, ne ramènent pas l’ancienne union de la Lithuanie et de la Pologne (il se pourrait, pouvons-nous ajouter, que la Lithuanie ne la veuille pas accepter) ce pays sera au premier rang des candidats à l’autonomie, à cause de sa position géographique autant (pic de son passé.et il faudra bien du savoir-faire à la Russie nouvelle pour' y neutraliser la tendance centrifuge.Enfin, la Russie blanche manifeste les mêmes tendances séparatistes : elle se compose des provinces de Minsk, de Vitebsk, de Mohilev, les deux premières enlevées à la Pologne lors du premier partage (i772), la dernière lors du second (!7!)3).Mais il s'agit dans cette province d'une superstructure polonaise déjà pas mal mélangée de russe, et le caractère des villes est aussi russe que polonais.Par suite de cet ensemble do conditions, dit railleur, bien que la devise soit à l’autonomie, le mouvement parai! manquer de vigueur et on s’arrêtera probablement à l’autonomie administrative régionale.* Au sujet du pays balte, le chapitre est d’un si ^if intérêt qu’il faut en citer au moins de longs extraits, au risque d’allonger indue-nient cet article, et d’en ajourner au lendemain les conclusions : "La population aborigène, dit Trois-étoiles, est en Uourlande et dans la partie occidentale de la Livonie lettone (apparentée aux Lithuaniens), dans l’occidentale et toute l'Esthonie es-the, et proche des Finnois.Dès le douzième siècle, l’ordre allemand des Chevaliers Porte-Glaives s’y installe, maintient son indépendance : an siènie siècle, le grand maître Kcttler et tout l’ordre passent au lu-thérianisme, se sécularisent, se partagent les fiefs de la communauté ; bientôt la Courlande devient et reste jusqu'à la fin la vassale de la Pologne ; la Livonie et l’Esthonie passent et repassent à la Pologne, a la Suède, à la Russie qui, au dix-huitième siècle, est définitivement mai tresse de tout le pays.Loin de regimber, les barons allemands deviennent les serviteurs zélés, et, de fait, les maîtres, avant tout, les éducateurs de l’autocratie russe.Grâce à cela.Us gardent chez eux une autonomie administrative complète, fondée sur les privilèges de la noblesse et de la bourgeoisie urbaines, absolument allemandes ou germani sées.Alexandre III tenta cependant de leur appliquer le procédé di cussifi cation.Les prudents Germains ne bronchèrent pas : aucune résistance active comme en Pologne, ni passive comme en Finlande, iis supportèrent patiemment la substitution obligatoire de la langue russe, à la langue allemande et aux idiomes lor-aux, la perte de leurs privilèges, l’iiwr-svon de l'administra lion par i’éiément grand-nrssiein ou assimilé, contents de garder presque dni-ao,te leur situation dominante à Sadtil-Pèfersbourg et de jouer eux-mêmes ailleurs le rôle d’assimilés.Depuis la guerre, malgré les Ren-nekamp, Sievers, SchoMm-m (les trois principaux adversaires de Hindenburg en Prusse et en Pologne), malgré Slurmer, ils ont eu à passer un mauvais quart d’heure, leur cas s'aggrave de ce crue depuis Père de russification, un gi cnd ' ombre de familles nobles avaient pris l'habitude de répartir leurs rejetons NOUS EN VERRONS BIEN D’AUTRES.Il fallait s’y attendre! écrivions-nous samedi, en parlant des critiques de M.Oliver contre le général Currie et ses aptitudes militaires ; et nous ajoutions: “Mais, s'il y a des candidatures militaires, s’imagine-t-on que tes candidats échapperont à la discussion?S’imagine-t-on surtout que, dans tes milieux militaires, la discussion, quelque regrettable qu’elle puisse être, ne portera pas sar leur conduite comme soldats ou comme officiers?” Nous ne pensions pas cependant que F événement nous donnerait si tôt raison.Dès lundi matin, la Gazette, dont le loyalisme ne prête guère à discussion, publiait une lettre ouverte du lieutenant Galbraith au lieutenant-colonel Creclman qui marque le ton de la prochaine campagne et les débats édifiants qu’elle nous réserve.Le lieutenant-colonel Creelman, comme le savent nos lecteurs, est un officier qui a fait du service de l’autre côté et qui se porte candidat contre M.Ames, dans Saint-Antoine, à titre de “randidat des soldats”.Le lieutenant Galbraith est un ancien canonnier qui a servi sous le colonel Creelman et qui n’a évidemment conservé de son chef qu’un assez médiocre souvenir.Et voiri le poulet qu'nl adresse à ce chef (signataire et destinataire étant spécifiquement désignés par leurs titres niiiitair-es) : “Par souri de l'esprit de corps de mon ancienne batterie et du service en général, j’aurais souhaité que vous ayez le bon sens de rester dans l’oubli jusqu’à la victoire, mais on a dit que “les fous se précipitent où les anges craignent de s’avancer”.Comme vous paraissez déterminé à vous précipiter en pleine publicité, il n’est que juste que tes électeurs connaissent quelques échantillons intéressants de notre bonté et de notre sollicitude pour quelques-uns des hommes qui ont servi sous vous et travaillé à faire leur devoir.El c’est ce que je me propose de faire durant la campagne.Maintenant que vous désirez les suffrages des soldats, vous pose: à l’ami des soldats.C’est un nouvel exemple du vieux dicton : “When tibe Devi) was sick, .“The Devi! a SijJflt would be.“When the Devil got better.“The Devil a Saint was he.” Je désire déclarer, eif' terminant, que je ne suis pas un politicien et que j’ignore qui sera votre adversaire.Il est A espérer que sir Herbert Ames, qui a si longtemps représenté la circonscription, fera la lutte et l’emportera — en tous cas, telle est la prière des survivants de la vieille brigade évidemment, d'après une phrase antérieure, celle que commandait le colonel Creel-man].Puisse le Seigneur nous délivrer d’amis de votre espèce.” Nous ignorons qui a raison, du lieutenant Galbraith ou du lieutenant-colonel Creelman.Nous retenons simplement de cette lettre la preuve nouvelle que les ea.ndidat'i-res militai res seront l’Objet, dans les milieux les plus loyalistes, des plus âpres débats.Car il est évident que ce que se propose le lieutenant Galbraith, c'est de faire publiquement le procès de son ancien chef, de lui rejeter à la figure tous les griefs qu'entretiennent contre lui ses anciens subordonnés.Et la lutte commence â peine ! Nous en verrons bien d'autres.0.H.BLOC - NOTES Nous exportons entre le service russe et l'allemand.1 Bien entendu, ce pays çt- 318.BKAlJRbüARJ)’ Marie.1 mois, enfant de Hubert Beauregard, menuisier, rue Humas, 635.BSwS'Y1r’ R,oia,î,J'- 11 ,nois> enfant de lier "'iDO * JUC lard’ Journalier, rue Cuvll- H LC LO S, Marcel, 2 mois, enfant de Réné 252 S, commis’ ¦ruia gnalé la tournure favorable prise dit une autre “retraite stratégique’.j 0 ,1 0 r i.iiô jnL.\c,e> par l’offensive.De réetntes dépêches du Iront i Des troupes françaises considé- anglais parlaient toutefois de pluies râbles ont pris part à la première abondantes, de boue épaisse, et de' ruée dans les Flandres, le 31 juillet | conditions dans lesquelles d’ordi-1 et dans les combats subséquents j naire la reprise de l’offensive se- qui ont amené la consolidation du rait inattendue.La décision que ; (licaj- qY,i 'se'smVt"pré.sentérdanSTês terrain conquis, d un point au 1 état-major anglais a prise de re- • - - 1 GENS SE SONT PRESENTES DEVANT EUX ET 483 ONT ETE VERSES DANS LA CLASSE .4.Sur 4,213 aspirants à T examen mé Pêtrograd, 9.— Le gouvernement provisoire a apparemment remporté une coibplète victoire sur le parle meut préliminaire issu du congrès démocratique.M.Tseretelli, Tun des chefs du parlement, a informé le, premier ministre.M.Kérensky, que ; le parlement a retiré toutes les de ! mandes à l'effet de rendre Je gouver Ottawa, 9.—> On confirme ce ma-nement responsable envers ce par-j tin la nouvelle que les pourparlers lenient, et a souscrit au plan du gou-jde la journée d’hier, entre les lire vernement, soit d'agir simplement! raux de l’Ouest et M.Borden, u’ont en qualité de conseil en matière législative.Le parlement a été appelé officiellement “Le conseil provisoire de la république russe” et siégera jusqu'à la réunion de l’Assemblée constituante.Il a été décidé que le conseil aura le droit de poser des questions, lias abouti et doivent se continuel' aujourd'hui.Du côté du gouverne-nu nt.on dit que le deadlock a pour cause les prétentions déraisonnables des libéraux de l’Ouest qui demandent l’égalité du nombre ut- iv-présentants et les principaux por tefeuilles de l’administration.LY- mais pas de formuler des demandes; griculture irait a M.Cferar, 1 inlé ’ rieur à M.Galder, et les chemins à Ces condition; de prouoser des lois sur des questions d’Etat et de délibérer sur les mesures que le gouvernement lui soumettra.Le gouvernement rédigera le programme entier du nouveau parlement, à la première séance, à laquelle M.Kérensky exposera probablement le nouveau programme du ministère.A la demande du gouvernement, 120 membres de la bourgeoisie siégeront au parlement.Le premier ministre a officiellement prévenu les nord-est de Langemarck jusqu’au ; tourner si promptement à l'attaque section de ; indique peut-être l’intention ri’ob- » es de Montreal, depuis vendre , n vc,au cafojn,et dc coalition.M.Masloff à qui on a offert le porte M.Arthur Sü'ton.sont déclarées inacceptables pur M.Borden, et si les Westerners ne cè dent pas, le projet sera abandonné et le premier ministre coinplé! r.i son cabinet avec les conservateurs Il paraît que M.Borden est moins enthousiaste en faveur de l’union qu’il l’était il y â une couple de mots, et qu'il aimerait autant que les libéraux eussent oublié les invi tâtions qu’il leur faisait alors.Tout indique que les négociations seront rompues à “l’amiable” dans nord de Dixmude.Cette sec la ligne est restée relativement cal-!tenir une décision avant la venue me, tandis que les Anglais renou-jdu temps froid ou avant que les vêlaient leur offensive au sud, tard,; Allemands se soient remis de la le mois dernier.Le temps est ap- dernière poussé» qui semble les paremment jugé convenable, à pré- \ avoir partiellement démoralisés.sent, pour mettre la ligne au nord; i pttv ttravoatc plus au niveau de la ligne avancer' nci-nr,irrsA.M.Aia des Anglais Les Poilus ont atta- PariSi 9 _ A heures el dtmie< (Home Service).que au nord jusqu a Ja foret de ce ma|jn jes Français ont attaque PÏUS forte portion des sujets L , .or* m r *rr« Houtholst, a environ 5 milles de en coopération avec les Anglais, eu examinés se rencontre aux quar- 1 ARflFNITlNF NF mxchoote, vers !a cote.On a signa- Belgique, au sud do la forêt de Hou- ^ -1 ARUGNlinG 1111 le Je fait _ que maitres_des _ points thol&t> (,ntre Draibank cl Wein- ! (Oversea ou Home Service).U terra il ss rssrgi- le cours de la journée.Une question épineuse entre tou-celle du patronage.Les libé-"Ouest voudraient avoir la main sur les faveurs qui re-.ur province, mais les con‘ j Kérensky, n’a pas encore décidé s'il I servabiurs ne veulent pas lâcher le ¦ * morceau.dreft.Le bulletin officid de cet après-midi dit que la lutte se continue à l’avantage des Français.Voici le texte du communiqué: El Belgique, ce matin, à 5 heures et demie, tn coopération avec les années anglaises, nous avons atta- de campagne d’outre-mer de la Y.M.l ministres se sont occupés des pro-U.A.$5.000.00; “Khaki League”, positions à faire aux employés pour 81.000.00: “Mar Relief Fund .,gvjter ]a grêve, et que lorsoue la 8290 00; Croix-Rouge du Monte ne gro’’ $1.000.00; Croix-Rouge Impé-j déclsl0n, de dfic’arer la ^ève a été riale.$22.000.00; Tag-day de la pnse, plusieurs hommes 1 ont répu-Croix-iRouge Impériale (sous la di-jdiée.Les journaux du soir disent rertion du maire Mnrtin).§03.qUe )a g-f^ve a échoué.La ville avait n“^itis,h I'l'nd -jdu pain pour deux semaines.820.000.00: Fonds patriotique canadien: pavé en 1915, $150,000.00 y -&- nnyé en 1016.$250,000.00; rerom rcr mandation devanl la commission rle LA U&fcVfc L.λ ! législation pour 1017.§1.000.000.00;' 1-:.____I- «7/1 j ^nn on • Emprunts de guerre, $704,500.00 travaux non urgents mais exécutés pour venir en aide aux sans travail.$5.000.000.00: Total: §7.502.472.43.COMME LES AUTRES L’échevin Blumenthal est d’avis que “les propriétaires de prétendues farm land, dont les terrains ne pro (luisent pas comme une ferme doit produire, devraient payer leurs taxes sur ces terrains comme les autres”.TERMINEE A N.-Y.New-York, 9.- M.P.J.O’Con- nor, président de l’union internationale des débardeurs, qui est venu ici hier soir, afin de régler le différend existant entre •les débardeurs qui travaillent au quai de la “Clyde and Mallery Steamship Line,” et les arrimeurs, a déclaré que les différends .affectant les débardeurs tout le lonc de la côte de l'Atlantique, saillants de la région Passchendae-le-Cheval, à la suite du succès de la semaine dernière, les Anglais étaient admirablement, en mesure de pousser leur pointe plus à l’est, vers le chemin de fer de ?
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