Le devoir, 30 août 1917, jeudi 30 août 1917
/ VOLUME VIII—No 204 MONTREAL, JEUDI 30 AOUT 1917 DEUX SOUS LC NUMERO] -¦-:.Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition-hebdomadaire CANADA.52 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 ik-f.*'• n ww ' 1 Ww- ’¦ ' -.A-ifî -iiflL —_______ Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAi.TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! LE PIPE ET LE PRESIDENT I QUE VEUT M.WILSON ?La réponse du Président des Etats-Unis à l’appel du Souverain Pontife est la plus extraordinaire pi ère qui ait encore été versée au dossier politique de la grande guerre.A tous égards, les deux documents offrent un contraste parfait.Au lieu d’être signée par le Président, la note du gouvernement américain, adressée directement au Pape, ne porte que la signature du Secrétaire d'Etat, M.Lansing.M.Wilson en aurait-il agi ainsi à l’égard du roi d’Angleterre ou du président de la République française?Mais c’est par le fond plus encore que par la forme que cette pièce singulière appelle l’attention et l’étonnement.La vérité et le mensonge, la franchise ei la duplicité, la logique et le sophisme, y prennent leurs ébats avec une incroyable désinvolture.On dirait que le Président, persuadé que les gouvernements d’Europe se livrent à une immense partie de poker dont la vie des peuples est l’enjeu, a voulu les relancer d’un seul coup et leur démontrer qu’à ce jeu le chef de la grande démocratie américaine est leur maître à tous.Peut-être aussi a-t-il pensé que seule la surenchère du bluff pouvait arriver à déchirer ie voile de mensonges, d’équivoques et d’hypocrisie dont les gouvernants aveuglent les peuples afin de les mener plus facilement à la tuerie.En tout cas, on peut tirer de sa lettre a peu près tout ce cpie Ton veut.Dans la première partie, il repousse avec éclat les propositions du Pape; dans la seconde, il semble vouloir en préparer l’acceptation par une feinte hardie.On peut interpréter sa note soit comme le mot d’ordre de la guerre à outrance, ou comme une véritable sommation aux Alliés de renoncer à toutes leurs prétentions ei de se préparer à conclure la paix au plus tôt — à moins que ce soit tout simplement une invite à la révolution en Allemagne, et ailleurs.* * • Dès le début, M.Wilson en prend à son aise.“Sa Sainteté”, dit-il après les compliments d’usage, “propose en substance de retourner au statu quo ante hélium.” Comment?Le-Pape suggère le désarmement des nations, la constitution d’un tribuival permanent d’arbitrage, muni de sanctions effectives, l’usage libre et commun de toutes les mers du •monde; dans l’ordre des causes concrètes du conflit, il conseille la restauration complète de la Belgique (ce qui implique indemnité de réparation), la reconstitution de la Pologne historique, le règlement par traité du sort de rAIs>ace-Lorraine, du Trenlin, de l’Arménie et de tous les pays balkaniques, en tenant compte à la fois des “aspirations des peuples” et du “bien-être générai de la grande société humaine”.En d’autres termes, le Souverain Pontife suggère la reconstruction de l’Çurope selon les prescriptions du droit historique et le juste principe des nationalités; avec une noble hardiesse, il propose à l’humanité la rénovation complète des bases et des sanctions du droit international; et M.Wilson ose affirmer tout tranquillement que Sa Saintetéveut remettre toutes choses dans l’exacte situation qui a précédé la guerre! Cette audacieuse défiguration de pensée et des paroles du Souverain Pontife est d’autant plus stupéfiante que le programme de pacification de Sa Sainteté se rapproche singulièrement de celui tracé par M.Wilson lui-même, dans son memorab le discours du 22 janvier.Les principes généraux d'ordre international posés par le Pape — désarmement, arbitrage, liberté des mers — ne sont-ils pas absolument identiques à ceux invoqués par le président comme les seuls propres à rétablir la paix, et à la maintenir?Les revendications particulières que Sa Sainteté recommande à la justice du monde ne sont-elles pas plus nombreuses encore et plus générales que celles de M.Wilson, qui n’avait parlé nommément que de la Pologne?Serait-ce du conseil salutaire de renoncer à toute conquête, à toute indemnité de guerre, que M.Wilson conclut que le Pape veut retourner au statu quo ?Mais, sur ce point, la pensée et la parole du Pape — qui n’excluent nullement les indemnités nécessaires à la restauration complète de la Belgique, par exemple — sont moins restrictives que la fameuse “paix sans victoire” de M.Wilson.* w * Les cyniques seraient peut-être tentés de dire que la “paix sans victoire ’, c’était bon tant que les Etats-Unis n’avaient -aucun intérêt immédiat dans le conflit.A ceux-là M.Wilson oppose un démenti péremptoire.Dans cette même lettre où il commence par contredire le Pape pour finir en tombant d’accord avec lui, il reprend son programme de “pal: sans victoire”, il le développe, il l’accentue: “Les hommes d’Etat responsables, dit-il.doivent constater partout, “aujourd'hui, s’ils ne Pont pas vu auparavant, qu’aucune paix durable ne “peut reposer sur des restrictions politiques ou économiques, dont l’objet “serait de profiter à quelques nations et de nuire à d’autres, ou de les “embarrasser, ni sur des représailles ou des actes de vengeance quelcon-“que, ni sur l’infliction de torts volontaires (deliberate injury).” Le peuple -américain a souffert des torts considérables aux mains de l’Allemagne* mais il ne veut exercer aucunes représailles.“Il croit que la “paix doit reposer sur les droits des peuples”, de tous 'les peuples, “y “compris, évidemment (of course), le peuple allemand, pourvu qu’il ac-“cepte l’égalité et n’ambitionne pas la domination.” C’est, on -le voit, la rebuffade la plus -complète aux projets les plus chers aux chauvins de France, aux impérialistes d’Angleterre et d’ici.Et comme s’il craignait de n’ètre pas compris, M.Wilson y insiste, en pré cisant : “Les pénalités (punitive damages), le démembrement des empires, “l’établissement de ligues économiques égoïstes et exclusives” — ceci, c’est le coup droit à l’Angleterre — tout cela, “nous le jugeons inopportun (inexpedient) et, à la longue, pis que futile; cela ne peut constituer “la base convenable d’aucune paix, encore -moins d’une paix durable, “laquelle doit reposer sur la justice, sur l’équité et sur les droits communs “de l’humanité.” Alors, diantre! à quoi bon commencer par donner un rogue et quasi-insolent démenti au Souverain Pontife pour arriver à dire exactement la même -chose?M.Wilson aurait-il cédé à un mouvement de puérile vanité?A-t-il craint que Benoît XV ne lui dérobât la gloire de pacifier l’Europe et le -monde?Peut-être; mais il y a autre chose.Henri BOURASSA.LA QUESTION BILINGUE L’INTERPELLATION LANDRY Le Devoir a signalé hier, en Dernière heure, la nouvelle interpellation de M.Landry sur la question bilingue.Les Procès-verbaux du Sénat, arrivés ce matin, nous t n apportent le texte.L’interpellation se rattache aux dernières lois scolaire?' ontariennes, On sait qu’apres le jugement du Conseil privé qui déclarait illégale la création de la commission nommée (Murphy, McGee, Char-bonneau) que le gouvernement ontarien prétendait substituer à la commission élue (Genest et ses col- lègues), celui-ci fit adopter par l’Assemblée législative deux lois nouvelles, destinées à parer les conséquences du coup qui venait de l’atteindre.La première lui permet de nommer une commission nouvelle, qui yourra (éventuellement remplacer a commission élue.La seconde prétend faire payer par la commission élue lotîtes les dettes contractées par la commission nommée, dont l'illégalité a été proclamée par le Conseil privé.C’est en invoquant l’un des dispositifs de cette dernière loi que la Banque d’Ottawa a récemment refusé d’honorér un chèque de la commission élue.Celle-ci avait émis ce chèque en paiement d’obligations détenues par l’Union Saint-Joseph du Canada et garanties par un fonds spécial d’amortissement déposé à cette banque.La banque prétend garder le fonds d’amortissement pour se compenser des avances faites à la commission nommée.On aperçoit tout de suite la douille conséquence de cette attitude.Conséquence médiate: coup porté au crédit des commissions scolaires et des grand* corps publics, par la suppression possible (ce qui s’est fait une fois pourrait se répéter), des fonds d'amortissement, garantie légale de leurs emprunts à long terme.Conséquence immédiate : coup porté à la commission élue d’Ottawa, que l’on prive de la disposition de l’argent qui lui appartient.(Le fonds d’amortissement déposé à la Banque d’Ottawa s’élève à $39,000:.C’est à ce propos que M.Samuel Genesl a parlé de la faillite probable de la commission qu’il préside.Los commissaires élus et leurs conseillers prétendent que les deux lois ontariennes ne valent pas mieux que celle que le Conseil privé a déjà rayée des statuts, et ce point sera débatlu dans un procès au moins: mais ils n’ont pas voulu attendre la fin de la procédure pour prendre une autre action.Dès le mois d’avril, ils ont adressé au gouverneur-général en conseil une requête en désaveu (dont l’on trouvera ie texte dans l’Action française de juin).Ceci dit, on comprendra mieux l’interpellation de M.Landry, inscrite pour aujourd’hui même au feuilleton du Sénat et qui, après avoir relaté l’ensemble des faits, se termine ainsi: Après avoir attiré l’attention du gouvernement sur les faits ci-dessus mentionnés, l’honorable M.Landry demandera: a) Le gouvernement sait-il que l’Acte de l’Amérique ’Britannique du Nord lui donne le pouvoir absolu ei incontestable de désavouer tout acte d’une législature provinciale?b) Est-ce l’intention du gouvernement de faire droit à la demande qui lui a été adressée d'exercer ce pouvoir et va-t-il sans plus de retard désavouer les deux chapitres 39 et 60 des Statuts de la législature d’Ontario, lesauelles lois sont manifestement injustes, iniques et inconstitutionnelles ei dont l’e.ristcn-cc, si elle est prolongée par la non intervention du pouvoir central constitue un défi outrageant au jugement du Conseil privé, une menace immédiate et continuelle à la paix et aux intérêts généraux du pays?r1 Dans le cas où, par son refus d exercer son droit et son devoir d intervenir, le pouvoir fédéral assumerait la grave responsabilité de contribuer à cette faillite prochaine et inévitable qui fermerait les croies d’une minorité persécutée et jetterait sur le pavé les cinq mi Ve enfants qui les fréquentent; quelle mitre solution du problème troublant pourrait-il offrir pour conser-vrr a celte minorité les avantages qu eue a le droit de réclamer en vertu du jugement final du plus haut tribunal de l’empire britannique?0.H.BLOC - NOTES O’en pense-t-il ?Un député libéral de l’est de la province répondait l’autre jour dans une lettre ouverte d’un ton très violent, au ministre de la Justice 1 invitant par circulaire à rencontrer un fonctionnaire chargé 11 1 organisation des tribunaux d appels pour les conscrits, qu’il ne voulait pas se faire le vaiet du bourreau et que celui-ci devait fni-i e sa besogne soi-même sans compter sur l’opposition.Ce député a du tourner une jolie grimace en entendant la déclaration de M.Lau-n.er> hkr après-midi, alors que le chef liberal déclarait être prêt à rencontrer M.Borden pour aviser avec lui au choix du personnel de la commission qui nommera ces juges.M.Doherty est vengé par M.Laurier.Le perdre ?Des restaurateurs s’étaient imagine qu ils pouvaient employer^ les restants de boeuf servi les jours permis par le contrôleur des vivres, pour en faire des sauces, des ragoûts et des hachis offerts aux çlients le mardi.Le contrôleur leur signifie ce matin qu’ils n’en doivent rien faire.En d’autres termes, s’il reste du boeuf aux restaurateurs, le lundi, défense existe de l’utiliser le mardi.Il est sans doute préférable et plus économique de le laisser se gâter dans l’intervalle.Il reste chef A l'issue de la réunion de famille des députés conservateurs, à Otia-wa, un communiqué a appris au public que M.Borden reste chef du parti conservateur et donc, que le ministère de coalition proposé pour la troisième ou quatrième fois, la semaine dernière, est encore en panne, puisque les libéraux coali-tionnistes de l’Ouest ne veulent pas d’un ministère d’union dont M.Bordent serait la tête.Il est possible.toutefois, que M.Borden ne renonce pas à sa marotte d’un cabinet unioniste de nom et qui n’aurait pas le parti libéral derrière lui.Quand M.Borden a une idée fixe, on sait s’il y tient longtemps.Indices graves Un communiqué officiel du bureau de presse de la commission de conservation, à Ottawa, dit: “Le chapitre Je.,plus remarquable du hui- tième rapport annuel de la Commission de conservation, qui vient de paraître, contient la déclaration inquiétante du docteur C.K.Clarke, 'administrateur de l’hôpital Général de Toronto, et autorité en la matière, que plus de 12 pour cent des patients admis aux salles publiques de cette institution sont des syphilitiques.Ces conditions, note-t-il, représentent celles qui existent dans le reste du Canada, dans les districts pour lesquels il n’y a pas de statistiques.Le retour de milliers de soldats à la fin de la guerre prête un intérêt plus qu’ordinaire à cette déclaration du rapport de la commis-, sion.” On nous dira sans doute, en haut lieu, dans ie ministère, que tout cela ne signifie rien ou, plutôt, on continuera de ne pas s’en occuper, — comme si cela devait faire disparaître Je danger.La conscription agricole M.Caron, le ministre de l’agriculture à Québec, signalait hier à Sherbrooke le manque de main-d’oeuvre agricole et disait, d'après les dépêches du matin : “Si la main-d’oeuvre agricole continue de déserter la terre comme elle a fait Tan dernier, nous ne pourrons maintenir notre production nécessaire aux Alliés, qu’en enrôlant tous les hommes disponibles pour les travaux de la terre.” Cette enrégimentation n'offrirait-elle pas moins d'inconvénients et plus d’avantages économiques que celle qu’on est en train de vouloir mettre en oeuvre?Quel résultat?Le contrôleur des vivres défend la vente et l’emploi par les particuliers, d’ici au 15 octobre, dans Test du Canada, des conserves de tomates, de blé-d’Inde, de poix, de fèves et de différents autres légumes énumérés dans un arrêté officiel.11 donne pour raison que c’est afin d’obliger les gens à consommer le plus possible, d’ici là, de légumes frais.Il en a agi ainsi à la demande de la Dominion Canners et sur ses représentations, parait-il.Le premier résultat de cet arrêté, selon plusieurs marchands, ce sera de faire hausser le prix des légumes frais, pour le temps que durera l’interdiction de l’emploi des conserves.S’il en est ainsi, nous aurions ce spectacle d’un homme nommé à une fonction importante afin, di-sait-on, de pouvoir améliorer le sort du consommateur, et dont les actes contribueraient à faire payer à celui-ci plus cher qu’àuparavabt des aliments dont il a besoin.Il peut y avoir quelque raison légitime à l’arrêté du contrôleur.Mais du moment que cet arrêté se traduira par une hausse des prix déjà élevés que paie le consommateur, cela ne démontrera-t-il pas que le contrôleur n’a pas pris toutes les mesures qu'il devrait prendre pour protéger Je citoyen canadien?Le million de Sifton M.Currie, de Simcoe, accusait l’autre jour aux Communes M.Sif ton d’avoir fait un million à même une vente de chevaux à la France, il y a peu de temps.Le premier jour de ce mois-ci, M.le sénateur Cho quette (lisait au sénat : “Nous savons aussi que M.Sifton a fait de l’argent à même la guerre ; si je ne me trompe, il a fait un ou deux millions sur le blé, ces semaines-ci, et il s’est aussi enrichi en achetant j (ies chevaux pour le gouvernement français, Tan dernier.” Une teile-ac-I cusation d’açiotage sur le blé, pen-j dant cette période-ci, — juste à i’é-jpoque où les véritables patriotes i soucieux de l’intérêt public ne doi-! vent pas spéculer sur le blé, parce ! que cela fail payer la farine et le pain plus cher aux consommateurs, — est restée sans réponse, de la part de M.Clifford Sifton.Quant à ses profits sur des ventes de chevaux, ils ont fait l’objet d’un litige entre un des fils de M.Sifton et un de ses associés, il y a quelques mois, à Ottawa, et l’affaire s’est réglée hors de cour, M.Sifton préférant sans doute que le public ne fût pas trop au courant de cette opéra-lion.De tels fails ouvrent au grand public une perspective plus ou moins rassurante à l’endroit du désintéressement et du patriotisme de bonshommes de ce genre qui posent aux sauveurs de la civilisation et de la démocratie.G.P.HATEZ-VOUS Si vous avez pensé de vous abonner au Devoir pour Irais mois, — $1, payable strictement d’avance, — il est temps que vous le fassiez.Voici que la situation politique se complique davantage, que la session fédérale va prendre fin, que les élections se rapprochent, que le ministère se dispose à appliquer la loi de conscription sanctionnée hier.Il importe, en des temps aussi extraordinaires, d’avoir pour se renseigner exactement un journal libre de tout préjugé et de toute attache politiques et qui n’est la chose d'aucune coterie.Le Devoir a prouvé pur le passé et jusqu’ici qu’il n’a d’autre fin que l’intérêt public, qu’il ne tient aucun coipptc de celui des partis et des politiciens.U a aussi démontré aux gens l’excellence de son information, dans tous les domaines, et il les a mis en garde, des mois auparavant, contre les conséquences de ta politique jingoe du ministère.Un tel journal s’impose donc, en des temps comme ceux-ci ; le lire, c’est être certain d'etre impartiale-mejit et bien informé.AUX COMMUNES LA CONSCRIPTION EST LOI M.Laurier consent à nommer une partie du comité chargé de choisir ie personnel des tribunaux —Il prend une part de la responsabilité ministérielle.LA CLOTURE ET LE C.N, R, Ottawa, 29 aofit 1917.Journée tranquille aux Communes, qui semblent éprouver le besoin de se recueillir après les émotions et les fatigues de ces jours derniers.Cependant deux événements importants ont marqué la journée : la sanction de la loi du service militaire donnée au nom du gouverneur par le juge Duff, un peu après trois heures, puis le caucus conservateur tenu ce matin.La sanction du bill Borden La formalité de la sanction n'a différé en rien de l’ordinaire et nul incident n’est survenu pour rendre cette visite différente de celles auxquelles la Chambre est accoutumée.Une voiture officielle a amené le représentant de Son Excellence et la députation a été avertie par l’huissier de la Verge noire, censeur en chef, M.le lieutenant-colonel Chambers, que sa présence était requise “dans la Chambre de l’honorable le Sénat”.On s’y est rendu docilement, et le greffier de céans a énuméré la liste assez longue des bills auxquels le “député” donnait gracieusement la sanction royale.Le bill 75, du service militaire, faisait partie de la liasse qui fut tendue à bout de bras, selon l’usage, pendant que le greffier proclamait que ces bills étaient dûment sanctionnés.Et ce fut tout.M.Duff se leva et revint vers la porte, en riant de bon coeur de quelque mot d’esprit de M.Foster, qui cheminait près de lui avec, le premier ministre.Au moins, on ne pourra pas dire que nos gouvernants auront arboré des airs funèbres pour décréter notre participation forcée aux conflits du vieux monde, M.Laurier participera Al.Laurier s’est levé dès que le premier ministre fut revenu à son siège.“Lorsqu’est arri vé le messager du Sénat, dit-il, j’allais demander au premier ministre de bien vouloir répéter la déclaration qu’il a faite au sujet des membres du comité chargé de choisir les juges des tribunaux d’exemption.” M.Borden répète le renseignement.Il y aura 4 juges pour TOnta-rio, 4 pour Québec, 2 pour chacune des sept autres provinces, puis un pour le Vu: on.M.Laur,' remercie, et fait remarquer qu’il se trouve dans une situation particulièrement délicate.II lui faut demander à s-s partisans de siéger dans un comité pour l’application d’une loi qu’il n’approuve pas lui-même et qu’une partie de ses partisans n’approuvent pas non plus.Cependant, la loi a reçu la sanction royale, et il convient à tout bon sujet britannique de s’incliner et d’aider dans la mesure de ses forces à sa bonne exécution.M.Laurier se consultera donc avec le premier ministre le plus tôt possible à ce sujet.M.Borden a acquiescé d’un signe.M.Murphy a brossé la tète en passant au directeur des vivres, AI.Hanna, qui s’affiche et fait des discours partout, et n’avance à rien.Le président a rappelé le député de Russell à la question, mais celui-ci avait eu le temps de dire ce qu’il avait sur le coeur.Il a ajouté que M.Hanna n’a encore fait baisser le prix d’aucune denrée, et a attiré Tattention du gouvernement sur la déclaration faite par le Board of Trade de Fort-William relativement au prix élevé de la farine et au profit de $5 par baril que font les meuniers.Le premier ministre a promis d'attirer Tallcntion de qui de droit sur cette question.M.Edmond Fortier, de Lotbiniè-re.qu’on n'entend pas souvent mais qui est probablement le plus assidu de tous aux séances, a insisté pour avoir les renseignements et documents auxquels il a droit en vertu d’un ordre de la Chambre datant d’il y a déjà assez longtemps, et ayant trait aux démarches du premier aumônier de nos années.Le ministre de la Milice a promis de donner satisfaction à son honorable ami de Lotbinière, mais ses questions nécessitent, dit-il, des recherches jusqu’en Europe et e’esl pourquoi il faudra encore un certain temps.Les questions de Al.Fortier ont trait entre autres choses à des dépenses de voyage.h * ' -* Après quelques préliminaires, la Chambre s’est formée en comité des subsides et MM.Macdonald, Lemieux et Oliver ont critiqué longuement un crédit de trois millions demandé pour la construction du chemin de fer de la baie d’Hudson, disant que cette dépense n’est pas nécessaire et qu’elle est particulièrement déplacée en ce moment de déboursés publics considérables.Il n?sert de rien au ministre de prêcher J’éconojuie slil ne la pratique pas dans son ministère, a dit AL Lemieux à plusieurs reprises ; ses deux collègues ont développé la même pensée chacun selon son tempérament.M.While, qui se trouvait mis en cause du fait que cette somme fait partie de crédits supplémentaires qu’il présentait en bloc, a répondu que la somme n’est pas pour être dépensée cette année, et que ce vote n’est que la répétition de celui qui a été donné Tannée dernière.De plus, si le chemin de fer de la baie d’Hudson n’est pas une bonne entreprise, ce n’est pas de sa faute mais plutôt celle du gouvernement Laurier.* * * Quant au caucus ministériel, il en a été publié un compte rendu officiel (reproduit ailleurs, dans le! journal d’aujourd’hui), qui n’apprendra rien de bien nouveau au public.Comme on l’avait prévu, AL Borden a rendu compte des négociations qu’il a poursuivies avec les représentants des conscription-nistes libéraux de l'Ouest ainsi que de la proposition finale faite par ceux-ci, d’un cabinet de guerre dont il ne serait pas le chef.Borden a offert de s’effacer en faveur de sir George Foster, et celui-ci s’est empressé de décliner l’honneur en offrant à son chef le tribut d’hommages qui s’imposait, et qui était assurément sincère dans la bouche de M.Foster,- grand ami du premier ministre.Là-dessus, le caucus a éclaté en acclamations que Ton a entendues dans tout l’édifice, puis il a été décidé d’abandonner tout projet actuel d’union et de s’en tenir au vieux parti conservateur avec sir Robert Borden comme chef, dans la victoire ou la défaite, “win or' lose”, comme nous disait un député conservateur anglais quelques minutes après le caucus.Une résolution en ce sens a été préparée et votée unanimement.La clôture et le Nord-Canadien Dans le cours de la soirée, la Chambre est revenue au Nord-Canadien, sur proposition du ministre des Finances de voter demain la troisième lecture.M.Pugsley a opposé à cette demande un petit amendement et un grand discours.Dans le discours, il n’y avait rien qu’on n’eût déjà entendu, et l’amendement suggère que nul arrangement final ne soit passé entre le gouvernement et le C.N.R., selon le prix fixé par les arbitres, sans que le Parlement n’y ait consenti, après avoir pris connaissance du résultat de l’arbitrage.Le premier ministre a répondu assez longuement au député de Saint-Jean, dont il s’est attaché surtout à ridiculiser l’argumentation.AL Pugsley aurait lui-même défendu en 1914 la ligne de conduite que suit aujourd’hui le gouvernement.Quant à son amendement, il n’a pas dt sens commun, car après que les arbitres auront étudié pas à pas, pour ainsi dire, la question difficile et compliquée qui leur sera soumise, puis que la Cour suprême du Canada, au cas où les arbitres ne seraient pas d’accord, aura elle-même statué sur le cas, il serait inutile et superflu au Parlement de désigner un comité qui ferait exactement la même chose une troisième fois.Le premier ministre repasse les différents modes de règlement qui ont été suggérés et affirme que celui-ci est le meilleur.Il faut en finir, dit-il, comme nous l’avons promis en 1914 puis en 1916, ce système d’emprunts ne peut pas durer toujours, et pour en finir, il n’y a que deux alternatives: que le Nord-Canadien devienne la propriété du peuple ou bien du Pacifique.Je n’ai rien à dire contre le Pacifique-Canadien, ajoute M.Borden ; au contraire, c’est une organisation qui a rtndu de grands services dans le passé, qui en rend encore actuellement, et qui continuera d’en rendre à l’avenir.Mais il ne fait pas de doute que l’intérêt général du pays nous sommande -de réserver la propriété du C.N.R.au peuple canadien.Le systcme que nous avons adopté repose dans ses grandes lignes sur relui suggéré par le rapport Drav-ton-Acworth, continue M.Borden.Nous procédons par arbitrage et nous acquérons l’absolue propriété du chemin, après l’avoir fait inspecter et surveiller depuis quelques années par M.Graham Bell, l’expert bien connu, et quelques autres hommes ù la haute compétence.Nous n’agissons donc pas à l’aveugle, nous savons ce que nous faisons et à quoi nous engageons le pays.Ce sera à celui-ci à prouver, dans l’avenir, si le principe de la propriété par l’Etat est bon ou mauvais, mais je crois que le peuple canadien saura prou-: ver une fois do plus quo Ton a rai-i son d’avoir confiance en lui.Je suis en faveur d’ane entente étroite entre tous les chemins de fer canadiens et le gouvernement de ce pays, en vue de Texploifat-ion uniforme el coopérative de tous nos chemins de fer, qui couvrent une étendue d’environ 40,().lrf>.ii.Sans répondre M.Aoldeu a proposé T ajourne ment de la séance.Ernest BILODEAU.P.S.— Pour Tinltlligencc de Tat-titude prise par M.Laurier au sujet du choix de la commission chargée de nommer le personnel des tribunaux qui entendront les appels des conscrits, voici le texte officiel de l’invitation que lui a faite AI.Rorden et de la réponse de ‘M.Laurier.M.Borden n (lit.— (nous donnons l’extrait en anglais, du Hansard lui-même.) : “As staled in the earlier discussion on this bill, it is thought desirable that half the Board of Selection shall be named by the leader of the Opposition.The number proposed will be four for Ontario, four for Quebec, two from each of the other seven provinces and two from the Yukon, making a total board of 24.No smaller board could be.made for any of the provinces, as it is proposed that the leader of the Opposition shall select his half of the members.II my right hon.friend will give his recommendations l shall be glad to consider them." A quoi Al.Laurier a répondu : The House will not be surprised if I say that I find myself in a rather delicate position.It is not a constitutional usage for any member to form iMirl of any committee on a bill to which he is opposed.The House knows the position I have taken on this bill.I do not approve of it.But I am bound to say that on this side of the House my opinion is not shared by all members of the Opposition.There are members of the Opposition who approve the policy of the Government and others who do not approve of it.But the measure has now become law, with the sanction of the Governor-General, and therefore it behooves all good subjects to see that it is carried out as harmoniously as possible.In such circumstances I deem it my duty to accept the invitation of the Prime Minister, and I shall consult with my right lion, friend qs speediia as vossihUL’ s i r** y » He S AU Üz¥Üm Nous ne puîiüons too 'iea lettres «ifrnées.ou des cominunications ac-eompagnées d'une leitre signée, avec adresse authenti iue.Les correspondants anonymes s'épargneraient du panier, de l’encre, an timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LA QUESTION DU VEAU RÉPLIQUE D’UN SIR ROBERT BORDEN CHEF HAB1LE reste le chef LA PliESSE AS HL AISE ACCUEILLE AVEC BOSSE GRACE LA REPUSSE DU PRESIDES?WILSOS AUX PROPOSITI OSS DE PAIX DU PAPE — LES TOILES D’Ali AIGSEE DU PACIFISME.Montréal, 25 août 1917.HI.Orner Hcronx, ‘‘Le Devoir", Montréal, Cher Monsieur, Ne croyez-vous pas que si M.Hanna, ‘‘contrôleur des vivres”, au lieu de prohiber le boeuf, prohibait plu-lôt chez le cultivateur la vente du veau pendant un an seulement, et qui se vend actuellement, n T âge de deux, trois ou quatre semaines, pesant en moyenne de 50 à 00 livres, pèserait en moyenne au bout d’un an de 300 à 35Û livres, donnant autant de i>tus de viande ?Les boucliers actuellement ont de très grandes difficultés à se procurer les boeufs et les imches nécessaires à leur commerce, les cultivateurs en connaissent la rareté et ne veulent pas vendre, tandis qu’en prohibant la vente du veau ils en auraient doublement l'on prochain et réduiraient le )>rix.J’ai eu l’occasion, la semaine dernière, de voyager en campagne en compagnie d’un boucher très important de Saint-Hyacinthe et j’ai moi-même constaté la difficulté qu’il a eu à acheter les boeufs et les vaches que requiert son commerce et à des prix fabuleux.J’ai cru, cher Monsieur, vous faire part des difficultés qu’ont les bouchers et de mon humble sugges lion que vous commenterez à votre gré si le sujet vous intéresse.J’aurais voulu en faire un article sur ce sujet, mais mes connaissan ces de style et de grammaire sont trop minces pour pouvoir donner justice à mon sujet.Votre bien dévoué, R.VINCENT, 921 rue de St-Valier, Montréal.LE PROBLÈME DE LA MA1N-D’0EUVRE M.LE MINISTRE CARON RECOM MANDE L’ENROLEMENT AGRI COLE OBLIGATOIRE, SANS QUOI LES ALLIES SERONT PRIVES DE NOTRE APPUI.(Dp notre correspondant) Sherbrooke, 30.— M.J.E.Caron répondant, hier, à la santé du goa vernement provincial, à un banquet donné sur les terrains de l’exposition, a de nouveau fait remarquer que l’agriculture avait toujours été l’industrie fondamentale dans le Québec et le Dominion, mais qu’elle n’avait jamais été si importante qu’aujourd’hui, parce que, avec lu guerre, chacun comptait sur son rendement pour obtenir la victoire.11 a ajouté que le Canada avait fait tout ce qu'il vait pu pour fournir des vivres aux troupes, et déclaré que les récoltes de 1917 seraient, en moyenne, aussi considérables, que les années dernières, en dépit de l’inclémence de la température.Le ministre de l’agriculture a sur tout appuyé sur la nécessité d’un enrôlement agricole obligatoire; car si la main-d'oeuvre continue d’être enlevée aux cultivateurs, comme cela se pratique depuis un an, dit-il, ces derniers ne pourront certainement pas répondre aux besoins des Allies.M.Caron espère que le contrôleur des vivres prendra l’intérêt des citoyens du Canada, tout d’abord, et n’enverra aux puissances de l’Entente que le surplus de nos produits.Les familles pauvres payent aujourd’hui trop cher pour tous les articles de première nécessité et, à moins qu’on ne leur vienne en aide, elles auront à 'faire face à une grande pénurie de vivres au cours de l'hiver prochain.LA QUESTION SOCIALE ET NOS DEVOIRS DE CATHOLIQUES.Le nouveau livre du Père Archambault dont nous avons donne, samedi dernier, quelques pages, est maintenant en vente.On peut se le procurer dans les principales librairies et chez l’auteur, Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe.40 sous l’exemplaire, 45 sous par ]a po-ste.CONFLAGRATION À KAZAN, RUSSIE Pétrograd, 30.— Plusieurs personnes ont été blessées au cours d’un incendie qui a éclaté dans la ville de Kazan, le long de la rivière Kezanka, à 430 milles à l’est' de Moscou, lundi.Les Ranimes se sont propagées rapidement et ont fait tant de ravages que la loi martiale ît été proclamée.Londres, 30.— Le Times décrit la réponse du président Wilson au Pape comme celle d’un homme d’L-tat pratique à un rêve de paix du Vatican, peut-être aussi des autres cours, et croit qu’elle va probablement décourager toute tentative similaire à l’avenir.Bien qu’il appuie totalement la substance de la réponse, le Times renouvelle l’exception qu’il a déjà prise de la distinction du président entre le peuple allemand et les chefs allemands.La distinction est bonne en théorie, dit le Times, mais jusqu’ici elle est deve nue fort négligeable en pratique.“Il est vrai, poursuit le journal que le peuple allemand n’a pas déclaré la guerre, parce que la constitution de Bismarck ne lui a point donné de voix consultative; mais i) l’a acceptée quand même avec en thousiasme et l’a pleinement supportée, tandis (tue la presse se réjouissait de ses plus monstrueuses itrocités.” ,c Dailg Telegraph dit de son côté: "La réponse est exactement le document que nous attendions du lairvoyant chef de la démocratie à ’esprit puissant, conçu dans la pensée que la grande nation et scs ressources sans limites lui apportent un appui dans la question inettement définie du droit et de l’erreur.Aucun passage de la note ne fait écho aux déclarations sophistiques des esprits pervers et des coeurs faibles qui veulent tenter une politique de compromis avec les Alliés d’Europe.La réponse survient comme un souffle vivifiant qui emporte au loin les toiles d’araignée que le pacifisme et ses dupes ont semées ici et là parmi es intérêts principaux de la grande querelle.” Le Dailg Neivs ajoute: “Si la réponse du Président est une accusation sans merci des infamies du militarisme prussien, elle est également un appel passionné au peuple allemand pour répudier le système diabolique qui l’a enchaîné jusqu’ici et qui a servi à mettre le monde e,n esclavage.La distinction que M.Wilson a établie avec insistance entre le peuple et le système, est maintenant tracée avec une force incomparable.L’accueil du projet proposé par le Pape aurait été le triomphe de la réaction, dit le président; ce serait répéter les hostilités du passé dans des conditions encore plus affreuses.Dans un article éditorial intitulé ‘‘Nous ne pouvons pas prendre votre parole — Message du Président Wilson au Kaiser’’, le Daily Mail s’exprime ainsi: “La réponse du président Wilson aux propositions de paix du Pape est inspirée de l’esprit et dictée du point de vue auxquels te monde a appris de s’attendre de sa part depuis six mois, toutes les fois qu’il parle sur la guerre.Les Etats-Unis sont entrés dans la lutte dans le but de faire du monde une place sûre, pour la démocratie, et avec la conviction qu’il ne le serait jamais ans si longtemps qu’un gouvernement ambitieux, intrigant et irresponsable tiendrait le peuple allemand -dans ses griffes.“Le Président Wilson renouvelle l’expression de son but et de sa cou vietion.En quelques mots pleins de courtoisie mais sans équivoque possible, il montre que -la suggestion du Pape en faveur d’une restauration générale de l’état de choses d’avant guerre permettrait à l’Allemagne de renouveler dans quelques années sa tentative de domination sur le mon de.et qu’elle nécessiterait la créa LES MINISTERIELS REJETTENT LA PROPOSITION DES LIBERAUX UNIONISTES ET DONNENT CARTE BLANCHE AU PREMIER MINISTRE POUR LE REMANIEMENT DU CABINET.MEME EN Y FAISANT ENTRER DES ROUGES, S’IL LE JUGE BON.Ottawa, 30.Déclarant que le maintien de sir Robert Borden au poste de premier ministre du Canada est indispensable à la nation, en particulier à une époque comme l’époque actuelle, le “caucus” des sénateurs et des députés conservateurs fédéraux a rejeté, hier, la proposition d'un changement de chef du gouvernement que M.A.Sifton, premier ministre de l’Alberta, M.J.-A.Calder et d’autres libéraux de l’Ouest qui ont pris part aux récentes négociations, ont formulée comme condition de leur entrée dans un cabinet de coalition.L’assemblée a approuvé les efforts que M.Borden a faits pour unir les partis favorables à la guerre au Canada et leur faire appuyer un gouvernement de guerre national.Elle a donné au premier ministre carte blanche pour remanier son cabinet, et pour y faire entrer s’il le juge bon, des représentants des libéraux qui tiennent pour une vigoureuse participation du Canada à la guerre.Le parti conservateur, cependant, ne peut acquiescer à une proposition impliquant la retraite de M.Borden comme chef du gouvernement et du parti.Le “caucus” a été remarquable, dit-on, parla profondeur do l’attachement que les assistants DÉMISSIONS EN POLOGNE LE CONSEIL D’ETAT SE DEMET DEVANT LE CHANGEMENT D'ATTITUDE DES POLONAIS CAUSE PAR LA REVOLUTION RUSSE.— ON RECLAME LA PROCLAMATION DU ROYAUME.qu’il a proposé à sir Wilfrid Laurier de constituer un eabiner de coalition, avec partage égal des portefeuilles, sauf celui de premier ministre.Cette offre rejetée, les mêmes conditions ont été offertes à la faction libérale favorable à la conscription et prête à appuyer tous les efforts faits pour gagner la victoire.Tout récemment, le premier ministre a conféré avec MM.Sifton, Calder, Crerar et Woods, de l’Ouest; il a discuté entièrement et franchement toute la situation avec eux, et aucune divergence d’opinion ne ! s’est élevée sur des questions de politique ou d’administration.Ces monsieurs sont retournés à Winnipeg, y sont arrivés jeudi, a ajouté M.Borden, et ont conféré avec leurs amis.A la suite de cette conférence, trois de ces libéraux et un autre homme de marque du même parti ont transmis un message au premier ministre, disant qu’ils sont en faveur de l’établissement d’un gouvernement national avec un conseil de guerre de six membres, mais pensent que le choix d’un autre chef est essentiel.Ils ont désigné 4 hommes qu’ils sont disposés à accepter comme chefs d’un gouvernements national.Le premier nom men- Où acheter dei (EuugUtr* «onf«Tintaient * U 1*1 4u du CaïuuU, p«r L.-P.De»îon*cli»inp«, au MluUUrt d» l'Agriculture.) PLACEMENTS D’AOOT 1917 NOUS OFFRONS, SUJET A VENTE PREALABLE ET HAUSSE DANS LE PRIX : V»\7 L tCUUCC' i• v.i.v.* ont montré envers leur chef.La ré- Donné est celui de sir Cxeorge Foster, et ce nom est donc soumis au “cau- cus solution suivante a été adoptée à Tunanimité par le “caucus”: “Nous, les partisans du gouverne- Sir Robert a exprimé la conviction ment de sir Robert Borden au Parle- Que le message des libéraux de ment du Canada, enregistrons notre | l’Ouest n’est inspiré par aucun entière approbation de la politique ! antagonisme personnel, et que ces et des entreprises do ce gouverne- libéraux sont animés de sentiments ment pendant les trois années de NOS CONDITIONS SPECIALES nirttent à In portée de choque Individu, qui sc propose de se faire un home ou de faire des plucemcnts, l’acquisition de ce morceau de terrain qu’il a si longtemps désiré acquérir.Rappelez-vous que *10 au comptant et $5 par mois vous gurou-tlssent la possession de u'linporte quel lot.Nous nous ferons un plaisir de vous expédier nos brochures illustrées et les plans de lins jardins suburbains de Dixie, Ugfcv'L Strathmore, Valois et Lakes, -e.Occupez-vous de cela dés maintenant.MARCH TRUST COMPANY 180 Salnt-Jaeaura.Administrateurs, Exécuteurs, Fidél-commin.Main J791.Tous les départements.Etabli en 1885.Incorporé en 1913.33 ans sans un dollar de perte pour un seul client lion d’une ligue hostile permanente pour la tenir en échec.” Le Daily Chronicle déclare que “la proclamation retentissante qui vient de la Maison Blanche, affir niant l’existence réelle du bien et l’exislence réelle du mal, ci l’impos sibiiité do les réconcilier ou de les fondre l’un dans Tautre au moyen de paroles bienveillantes, cette procla mation pourrait bien avoir été faite par le Vatican, où est depuis long temps conservé le dépôt des vérités chrétiennes.Il y a une juste colère dans chacun des mots de la réponse américaine, mais le fait n’est pas sans avoir eu de précédents dans l’histoire de l’Eglise chrétienne.” “La note du président au pape dit le “Morning Rost”, révèle un homme qui a les yeux fixés sur les réalités et son esprit décidé à pour suivre sans broncher une fin élevée.” LA FRANCE SAIT PEU DE CHOSE DE LA REPONSE DE M.WILSON Paris, 30.— Paris vient de recevoir un court sommaire (80 mots) de la réponse du président Wilson à Sa Sainteté Benoît XV ; la presse se garde naturellement de faire de longs commentaires.Le “Petit Parisien” cependant dit que le président Wilson, en autant qu’il peut en juger par les dépêches, ne discute pas les suggestions du pape.Sa réponse, remarque-t-il.est une réédition de la thèse familière à ceux qui lisent les messages du président des Etats-Unis : tant que ¦les institutions impériales de l’Allemagne ne seront pas modifiées ; tant que l’esprit démocratique n'au ra pas pénétré de l'autre côté du Rhin ; tant que durera l’absolutisme, basée sur i’obligarchie, les puissances ne peuvent avoir confiance i» la parole de l’Allemagne.guerre.“Nous faisons nôtres les serieux et obstinés efforts du premier ministre pour amener l’union de tous les éléments favorables à la guerre, et donner au Canada, dans ces heures de détresse, de souffrance et de danger, l’avantage d’une administration qui serait l’incarnation de cette union et dirait au monde entier ’inébranlable résolution du peuple canadien de voir pousser cette guerre jusqu’à 4a victoire.“Afin de réaliser cette union, nous sommes du premier au dernier prêts à faire n’importe lequel sacrifice.“Nous enregistrons unanimement notre profonde admiration du grand travail et de la brillante direction de sir Robert Borden.Nous croyons sincèrement que nul autre ne peut remplir, avec autant de compétence la terrible charge de premier ministre pendant la crise actuelle, que maintenant, plus que jamais, son maintien à ta tête du ministère est indispensable à la nation, et nous lui jurons une inaltérable attachement.” HISTORIQUE DES NÉGOCIATIONS AVEC LES ROUGES.Au début de l’assemblée, M.Borden a fait Thistoire des pourparlers relatifs à la formation d’un gouvernement de coalition et a insisté sur son entière bonne foi.Il a rappelé amicaux à son égard et parfaitement sincères.Il a déclaré que la question de former un cabinet représentant tous les éléments prêts à appuyer une politique pour gagner la victoire doit primer toutes les autres considérations, et que la question primordiale c’est d’appuyer les soldats au front.M.Borden s’est dit disposé à se retirer complètement du gouvernement ou à servir sous les ordres de M.Foster, si celui-ci veut entreprendre la formation d’un cabinet.Il a terminé en faisai t l’élop de M.Foster,1 Ce dernier Vest dit fermement convaincu que le but de la formation d’un cabinet unioniste, la poursuite plus vigoureuse, de la guerre, ne peut être atteint si toute la force du pays n’est pas disponible, et que cela n’est possible que si M.Borden reste à la'tête du gouvernement.Les discours du premier ministre ministre et de M.Foster ont soulevé un grand enthousiasne parmi les membres du parti conservateur qui se sont engagés à continuer leur appui zélé à M.Borden.Répondant à l’expression de confiance que venaient de donner ses collègues et ses partisans, le premier ministre a fait appel à l'union en faveur de la causé des Alliés et du Canada au front.Enfin, il a exprimé la déter-minalion de se consacrer à la continuation de l’effort du Canada, là où il pourra rendre le plus de services au pays, jusqu’à la victoire.Copenhague, 30.— Le “Lokal An zeiger” de Berlin rapporte que le conseil d’Etat polonais a démissionné en entier.Selon ce journal, la grande cause profonde pour laquel le le conseil a renoncé à organiser un gouvernement sous le protectorat allemand proposé c’est le changement d’attitude causé chez les Polonais par la révolution russe.Les raisons directes de cette décision, cependant, ce sont l’hésitation et la temporisation dont les empires centraux ont fait preuve quant à l’octroi aux autorités polonaises d’un contrôle sur l’armée polonaise, dans laquelle les Allemands désirent incorporer de leurs troupes, et la détermination des Allemands d’exclure la Lithuanie du nouveau royaume.Les Polonais réclament la proclamation du royaume et on télégraphie au kaiser pour lui demander que Vilna soit compris dans le protectorat.Hier, le comité principal du Reichstag a sanctionné la décision gouvernementale, en approuvant à l'unanimité ses plans relatifs à l’établissement d’administrations séparées en Lithuanie et en Courlan-de.Malgré la résolution antian-nexionniste déjà adoptée par le Reichstag, les socialistes, les radicaux et les centristes ont tous voté en faveur de l’établissement d’un protectorat allemand clans ces provinces russes.Le “Tageblatt”, dans des commentaires sur cette phase de la situation, dit qu’il faut amener les habitants de la Courlande et de la Lithuanie a reconnaître l’occupation allemande comme une libération du joug moscovite.Le “Lokal Anzeiger” dit que le développement futur des conditions de l’occupation ne peut conduire qu’à une administration autonome, sous le protectorat allemande.Il déclare aux Polonais désappointés que l’Allemagne n’a pas entrepris la guerre pour établir un empire polonais d’une mer à l’autre, et qu’elle doit pourvoir d’abord à sa propre sécurité, dans l’est.$100,000—VILLE échéant DE DRUMMONDVILLE, en 1922.Prix: le pair.DE QUEBEC, échéant en 5'/2% $ 25,000—PROVINCE 193ü.Prix: pour rapporter.$ 7,400—CITE DE LEVIS, échéant en 1929-1935.| Prix: pour rapporter.* $ 23.000—VILLE DE MAGOG, échéant en 1922, | (nouvelle émission).Prix pour rapporter* $ 30,000—FABRIQUE DE SAINT-JACQUES DE L’ACHIGAN, échéant en 194o-195o.Prix: pour rapporter.$ 28,000—VILLE DE J OMETTE, échéant en 1944.E'/2% Prix: pour rapporter.^ S 75.000—VILLE DE MONTREAL-EST, garante, |*% échéant 1er mai 1922.Prix: le pair .^ $ 20.000—CITE DE SOREL, (COMMISSION SCOLAIRE).Echéant en 1936.Prix: pour V2% rapporter.$ 50.000—VILLE de MONTREAL-EST (3) garante £*% échéant le 1er mai 1932.Prix: le pair ^ Ces obligations sont par dénominations de §100.00, §500.00 ou §1,000.00.N.B.— Nous ne sommes pas des courtiers, ni ne vendons sur marge, mais nous achetons et vendons pour notre propre compte, toutes les débentures que nous offrons à notre clientèle.VERSAILLES, VIDRICAIRE & BOULAIS Limitée BANQUIERS 90 St-JACQUES, MONTREAL Bureau à Québec Tel.Main 87-Î6.LA CORPORATION DES OBLIGATIONS MUNICIPALES, LIMITEE 132, RUE SAINT-PIERRE i BIBLIOTHÈQUE SA1WT-SULPICE La bibliothèque Saint-Sulpice, qui a été fermée pendant le mois d’août pour raison de vacances et d’inventaire, rouvrira ses portes après-demain, samedi, le 1er septembre.On est prié de ne pas oublier que les heures d’ouverture de la bibliothèque sont de 9 heures 30 a.m., à 9 heures 30 p.m.AU SENAT L’IMPOT SUR LE REVENU Le temps qu’il fait ailleurs.J Toronto, 30.— La vague de pluie qui a couvert l’étendue des Grands Lacs est montée au nord, dans la vallée du Saint-Laurent et dans le Nouveau-Brunswick.La température est variable et pluvieuse dans les provinces de l’Ouest.RELEVE DU THERMOMETRE ÉCONOMISEZLE CHARBON Washington, 30.— La Ghambre de Commerce des Etats-Unis, par l’intermédiaire de son comité qui coopère avec le conseil de la Défense nationale, a lancé aujourd’hui un appel aux consommateurs de charbon leur demandant de réduire l’usage de ce combustible, en temps de guerre.“Le charbon est aujourd’hui le nerf de la guerre, dit l'appel, et celui qui sans nécessité dimi-hue la quantité de charbon disponi ble, au pay's, peut affaiblir les éner (Compte rendu officiel) Sénat, 29 août 1917.Sir James Lougheed propose la deuxième lecture du bill de l’impôt sur le revenu.11 dit que ce bill avait pour objet de prélever le revenu nécessaire pour faire face aux fortes dépenses de guerre.Jusqu’à présent tous les gouvernements au Canada, bien qu’on leur ait souvent demandé de taxer le revenu, avaient éussi à en éviter l’application.Il dit qu’aucune forme de taxe n’est plus impopulaire, car plus que toute autre taxe elle /affecte l’individu.Egalement, il doute qu’aucune autre forme de taxe puisse se défendre plus logiquement.Il explique la mesure et dit qu’elle classe les contribuables en quatre classes.La première se compose des personnes à revenus limités exemptées, la dernière vise les personnes à gros revenus, très lourdement taxées.Sir James dit que l’Etat a droit de partager les profils des revenus anormalement élevés, et comme la loi, l’ordre et le bon gouvernement rendent la jouissance 2 18 1 0 Hanford, cf .4 2 1 5 0 0 Distell, If .4 2 2 5 1 0 Knabe, 2b .6 0 2 O ü 1 Koehler, c .O 0 \ 0 0 n Enright, p.& 1b.0 i o n i Young, p .4 0 i 0 3 0 Totaux 59 fi 12 48 15 2 Résultat par reprises: Toronto.013 000 100 000 000 0—5 Richmond.020 002 100 000 000 1—6 Sommaire: Coups de 2 buts, Murray, Blackburns.Lalonge, Eibel.Buts sur halles, Hearne 5; Gould 4; Enright 4; Eibel 1; Young 5.Retirés au bâton, Gould 2: Young 4.Frappé» par le lanceur, Enright 1 (Whiteman); Gould 1 (Knabe).Buts volés, Whiteman, Gould.Sacrifice, Whiteman 2.Eajoie, Murray, Hanford 2.Doubles jeux, Murray à Truesdale à Lajoie; Truesda à Blackburne.Buts sur erreurs, Toronto 1; Richmond 3.Laissés sur les buts.Toronto 17; Richmond 17.Arbitres.Carpenter et McBride.Durée de la joute, 3.10.AUTRES PARTIES A Rochester: Première partie Newark.310000016—5 6 5 Rochester.20002200x—6 R 2 Ross, McGraw et Blackwell; Schacht et Sandberg.Deuxième partie Newark.000000100—1 5 2 Rochester.000000000—0 4 1 Small et Egan; Smith, Lotz et Sandberg.POSITION DES CLUBS G.P.PC.Providence 73 50 .594 Toronto 77 53 .592 Baltimore 74 53 .583 Newark 72 54 .571 Rochester 59 70 .458 Buffalo 56 70 .444 Montréal 49 80 .380 Richmond 47 77 .379 1‘ JOUTE D’EXHIBITION Toronto, 30.— Après avoir perdu une partie de 16 reprises avec.Richmond, Toronto, de la ligue internationale, ont défait les Washington par un résultat de 1 à 3.La partie fut arrêtée à la 6ème manche pour cause de noirceur.Résultat par reprises: R.H.E.Washington.lOQOOx—1 3 0 Toronto.000201 3 5 2 Batteries: Gallia, Johnson et Henry; Justin et Lalonge.DANS LA LIGUE JACQUES-CARTIER Le National II qui est en tête de la Ligue de crosse Jacques-Cartier avec dix victoires et une défaite continuera-t-il dimanche sa marche triomphale alors qu’il ira rencontrer le Saint-Pierre aux Liens à Saint-Pierre ?Avee des joueurs comme D.Bellerosc, Craig et Chabot qui sont les trois meilleurs compteurs de la ligue, le National II se promet bien de continuer sa marche en avant et de mettre une nouvelle victoire h son crédit.Ix; National 11 a l'ambition d'établir un record de victoires pour la Ligue Jacques-Cartier, mais il est certain qu'il ne triomphera pas sans trouble, car le Saint-Pierre se prépare à lui faire une chaude réception.Le Saint-Pierre a l'ambition d'arrêter la marche victorieuse de l'invincible National II et il se prépare en conséquence.Ses joueurs pratiquent ferme cette semaine en vue de fa rencontre de dimanche.11 y a apparence que la.lutte sera acharnée et que le public qui se rendra au terrain du Saint-Pierre pour voir les deux clubs aux prises sera témoin d’un spectacle passionnant.Toute la population de Saint-Pierre sera là pour voir ses favoris à Pmivre contre les futurs champions de la Ligue Jacques-Cartier, et pour les encourager.La deuxième partie au programme de dimanche est celle entre le Pacifique Canadien et le Rosemont au terrain en haut de la nie Davidson.Ce sera là une autre bonne joute qui devrait intéresser les amateurs de sport.AUXACTiONNAIRES DU CHAMPETRE Vendredi soir à 8 heures, il y aura réunion spéciale des actionnaires du club à Montréal-Est.Des questions importantes seront soumises à la considération des membres.Il est important que la plupart des actionnaires soient présents afin qu’il y ait quorum.Ceux u, Atlantic Express (Murphy).1 1 1 Koroni (Brusie).2 3 2 Empress of Russia (Murray).3 2 3 Trusada (Cox).4 4 4 Colorado Range (Graves).5 5 5 Judge Jones (Geers!.d Walnut Maid (Rodney).d Temps: 2.08!*; 2.08}*; 2.09.Le Knickerbocker — Classe 2.07.— $5.000.Busy’s Lassie, Peter the Great (Cox).2 3 11 Brescia (Rodney).12 3 2 Almack (Murray).4 1 7 r M.L.1 (léonard).3 5 2 r Wilkes Brewer (Jamison).7 4 4 r Donna Clay (Snow).6 7 5 r Pittsburgh (Murphy).5 9 9 r Harrod's Creek (Engleman).9 6 6 r Ridgemark (Travnor).8 8 8 r Temps: 2.06V*; 2.07; 2.071*; 2.09}*.Le Vassar: 2 ans Trot.— $2.000.Peter June, Peter the Great (Geers) 1 1 Ruth Mainsheet (Murphy).4 2 Miriam Guy (Hyde).2 4 Ra hara lee (Cox).3 3 Forties Robertson (Hinds).d Temps: 2.11}*; 2.10**.Le 9 septembre le club Red Sox ira ren -contrer le fameux club Tétraultville Ind.sur son terrain à Tétraultville.Pour informations, L.Benoit, gérant, au local du club, 1011 rue St-Chnstophe.Le club Normal ira rendre visite au FYince Albert dimanche, aux coins des mes Laurier et Gamier.Informations, M.Jos.Dusureau, 703 Visitation.LES INSCRITS DANS LES COURSE^D’AUTOS DIX CHAUFFEURS LOCAUX* SE SONT ENREGISTRÉS DANS CES GRANDES ÉPREUVES DE VITESSE A I.A PISTE MONT-ROYAL.— UNE GRANDE RIVALITÉ ENTRE LES MOTOCYCLISTES.COMMISSION SCOLAIRE LA DIRECTION EST ÉCONOME MALGRE LES BESOINS PRESSANTS DE LA COMMISSION NORD, LE BUREAU CENTRAL RETARDE L'ACHAT DE TERRAINS POUR LA CONSTRUCTION DE DEUX NOUVELLES ECOLES.Quoique les courses de motocyclettes soient les principales attractions au grand meeting qui doit avoir lieu samedi, dimanche et lundi prochain à la piste Mont-Royal, à Saint-Laurent, les amateurs de courses d’automobiles peuvent être convaincus qu’ils seront servis à souhait car chaque jour deux épreuves seront disputées sur des distances variant, de cinq à vingt-cinq milles et les chauffeurs qui prendront part à ces courses ne sont pas des quantités négligeables.Pas moins de dix excellents conducteurs d'automobiles, de marques différentes, sont au nombre des chauffeurs locaux inscrits jusqu'à dat.ff dans ces épreuves de vitesse et six chauffeurs américains prendront part à ce meeting qui sera pour le championnat du continent.Il est fort probable que “Wild Bill’’ Endicott et Louis Disbrow seront, en lice lorsque le signal du départ sera donné dans la première course samedi après-midi.Le gérant Arthur Ross a annoncé hier soir que les chauffeurs locaux suivants ont déjà fait leur inscription: Jack Laviolette (Mercer), Duval (Stutz) Sauvé (Buick), Dufresne (Amples), Thompson (Lozier).Desrosiers (Ampiex), Morrow (Pope Hummer), Query (Mar-rnon), Deschamplain (Ford).Tous ces chauffeurs feront l’impossible pour décrocher les nombreux prix offerts et leur plus grand désir est d'établir de nouveaux records et le public peut être assuré d être, témoin de courses émotionnantes et contestées.L’inscription de deuxétoiles de Toronto, Morrison et McDonald, dans les courses de motocyclettes, indique que les manufacturiers de la ville reine ont compris l’importance de cette réunion et (pic ces deux conducteurs viennent à Montréal dans le but de battre nos coureurs locaux.Us auront cependant fort à faire car Jack Laviolette, Sprague Cleghom, Penny, Lahaise et Morrissctte ne sont pas disposés à s’avouer vaincus avant la «ourse et des surprises désagréables sont peut-être réservées aux champions de la province d'Ontario.Benny Cohen sera un autre rival dangereux et comme tous les autres il est animé des meilleures intentions de décrocher la palme.La direction de cette réunion a annoncé hier soir que tous les militaires en uniforme seront admis gratuitement aux courses et, qu'une partie de l’estrade sera réservée spécialement pour eux et qu’une partie des bénéfices sera versée à la Croix Rouge.I n char spécial conduira les soldats blessés de retenir du front.Nous publierons demain la üste complète des officiers qui auront charge de la réunion et nous savons déjà que M Ross a choisi ces jtiges parmi les sportmen les plus populaires de Montréal et que justice sera rendue à tous les concurrents.lx's motocyclistes et les automobilistes qui désireraient prendre part aux différentes courses inscrites au programme sont priés de s’adresser immédiatement à M.Arthur Ross, 532 rue Sainte-Catherine Ouest.BELLE SOIREE AU CHAMPETRE On annonce pour samedi le 1er septembre, un grand haï donné au club champêtre canadien, à Montréal-Est, sous la direction du professeur H Bastien.Des concours de danse auront lieu après le réveillon et de magnifiques prix seront distribués aux vainqueurs.L'endroit où est situé le club champêtre est idéal et ceux qui n'ont pas encore assisté aux soirées dansantes données au club ne devraient pas manquer cotte occasion de le visiter.La classe des visiteurs sera choisie et l’ordre le plus parfait régnera.CONDAMNEA T’AMENDE New-York.30.— John J.McGraw, gérant des New York Giants, a été condamné par le bureau de direction de la ligue de baseball Nationale à payer $1,000 d’amende pour avoir approuvé une interview dans laquelle on attaquait le président Tener.NOS CLUBS AMATEURS LES JOUTES DE DIMANCHE PROCHAIN.BELLE MANIFESTATION CHEZ LES ZOUAVES e.v l’hoxseuh nv HAST HERMAN MARTINEAU.Les membres de la Commission centrale ries écoles catholiques ont discuté hier après-midi la question d’établir de nouvelles écoles dans le district nord de la ville.Une délégation rie la Commission du nord s’était présentée à la commission centrale pour recevoir l’autorisation d'acheter deux terrains dans les paroisses de Saint-Michel et de Saint-Edouard.M.l’abbé J.-A.-N.Morin, curé de la paroisse Saint-Edouard, et président de la commission du Nord, a exposé la nécessité d’acquérir ces propriétés, l’une à l’angle des rues Saint-Denis et Saint-Valier, pour la somme de $76,000, et l’autre, à l’angle des rues Waverley et Saint-Viateur, pour $77,000.11 faut tenir compte que les deux commissions -de Saint-Michel tt de Saint-Edouard n’ont apporté aucun déficit à la commission centrale.Au contraire, la propriété imposable de ces paroisses est de dix millions de piastres; les propriétés de la commission sont évaluées à un riemi-inillion et la dette n’est (pie de $225,000.Dans St-Edouard, l’année dernière, dit le directeur-général du district nord, M.J.P.Labarre, il y avait 150 enfants dans les rues faute de place dans les écoles.Il faut donc remédier à cela promptement, et cette année, pour faire face à l’augmentation de la population nous devrons ouvrir trente nouvelles classes dans le district nord, dont une quinzaine seront forcément établies dans des locaux particuliers.M.A.W.Patenaude a présenté des options et des acceptations de debentures pour la presque totalité du paiement du terrain de St-Edouard, et il a informé le Bureau central que la Banque des Marchands était prête à prêter sur billets renouvelables une quarantaine de mille piastres pour couvrir le montant nécessaire à l’achat du terrain de St-Michel.M.le curé Luke Callaghan, de St-Michel, a fait un fort plaidoyer en faveur de l’achat du terrain pour les enfants de sa paroisse.M.le juge Lafontaine, au nom ries commissaires, a répondu qu’il était disposé à faire droit aux demandes des commissaires du nord: il faut rependant attendre pour décider de l’achat de terrains, bien que nous reconnaissions à Tunani-mité la nécessité de nouvelles écoles, parce que le bilan du Bureau central n’est pas terminé.Nous devrons payer environ $600,000 d’ici quelques mois et le passif apporté par les commissions annexées le 30 juin est d’environ $1,-500,000.Il faut donc être prudent, dit le juge Lafontaine et conserver nos fonds pour l’administration de nos affaires courantes.Plus tard, lorsque notre bilan sera rétabli, et que nous connaîtrons le chiffre probable de nos recettes, nous verrons s’il y a lieu de nous adresser à la législature pour faire autoriser un emprunt.M.le curé Morin est d’opinion que res raisons du iuge Lafontaine ne nourront satisfaire les contribuables de la partie nord.^ Nous payons des taxes, dit-il, et il nous faut absolument des écoles.M.le iuge Lafontaine a prêché l’économie: il est d’avis qu’après la guerre, la famine va survenir et qu’il faudra alors disposer rie tous les fonds pour maintenir les écoles.Il fit remarquer, au sujet de l’école demandée dans Saint-Michel, que sa nécessité ne s’imposait point d’iei à cinq ans: il semble done prématuré de prévoir les besoins des écoles cinq années à l’avance.Après une longue discussion, le bureau central décide d’étudier spécialement cette question des écoles dans Saint-Edouard, et dans Saint-Michel.Les commissaires sont unanimes à admettre que Saint-Edouard et Saint-Michel doivent être servis les premiers, t La question est ensuite référée COMMAS- j HU (.omii,! (ies travaux et le bureau (central invite la commission nord à revenir si on ne lui donnait pas Les zouaves de la 2e compagnie, promptement une réponse.Après bien des difficultés le Métropole, à la demande générale, a fini par arranger une partie pour dimanche avec le Jérômien.Lundi, fête du Travail, le Sorel jouera contre le Métropole.St-Henri.avec deux jours de baseball et avec des clubs de la force du Jérômien et du Sorel verra une assistance des plus considérables accourue de tous les coins de la ville.Dimanche, le 2 septembre, le Cercle Dollard ira rencontrer le St-Lin.Départ de la gare du Mile-End à 9.45 heures précises.Le Dollard sera accompagné d’un bon nombre de ses supporteurs et espère revenir avec une autre victoire à son crédit.Pour informations, s’adresser à A Trahan, au Cercle Dollard, 2493 St-Domini-que.Tél.; St-Louis 755, le soir.—*0— Le St-Arsène qui a joué une sensationnelle partie dimanche dernier, contre le Ste-Cécile de Delorimier se rencontrera dimanche prochain avec le fameux Royal Canadien.Ce dernier espère bien prendre une revanche de la défaite quil a suhie au commencement de la saison, alors que le St-Arsène triompha par le résultat de 9 à 7 Le club du Nord aura toute son équipe au complet, la batterie se composera de Généreux et Gagnon.M.L.Ganthier gérant du Villerav tient à informer le Balmoral Reserve qu'il aceepte son défi pour un enjeu de $25 et qu’il se mettra en communication avec lui cette semaine Dimanche, le 2 septembre, le Villeray recevra sur son terrain, coin Faillon et Christophe-Colomb, la forte équipe le Nord.du 3e bataillon réunis à leur salle, boulevard Saint-Joseph, ont fêté, l’autre soir, l’anniversaire de naissance ainsi que l’anniversaire de la 50e année de son enrôlement dans le Régiment des Zouaves Pontificaux, ne leur commandant honoraire, M.Herman Martineau.Les Zouaves du Cercle Paroissial lui présentèrent comme témoignage d’estime, un uniforme de commandant.Après les discours de félicitations et de remerciements, les membres et la fanfare, sous la direction du prof.Rigras, exécutèrent un programme de chant et de musique fort apprécié.Parmi les invités, on remarquait: MM.le commandant Joseph Vincent, du 3e bataillon; T.Bleau, commandant honoraire rte la 6e Cie du 3e Bat.; Joseph Paradis, de la même compagnie; l’abbé Legendre, aumônier du 3e Rat.; Geo.A.Lizotte, capitaine honoraire; et le lieutenant H.Delorme.Les organisateurs de la fête étaient les lieutenants Geo.Lussier et Léo.Gosselin, et l’adjudant A.1 Fortin.BRÛLÉE À MORT Weir.Argenteuil, 30.— Mlle Annie White, âgée de 60 ans, a perdu la vie dimanche, dans un incendie qui s’est déclaré à la résidence d’été de M.Alfred W.Hadrill, ici.Le feu fut découvert dans la cave par Mlle White.Il était trop tard: les extincteurs chimiques ne servirent à rien et Mlle White en voulant sauver des souvenirs rie’famille a été suffoquée par la fumée et brûlée à mort.i Un crédit fut ensuite voté à la commission nord, pour achat ri'a< meublcment, dactylographes, etc.Le vote de cet argent donna lieu à une discussion assez mouvementée durant laquelle M.1.P.Labarre se plaignit de la lenteur du travail du bureau central.Mgr Roy demanda alors à M.Labarre de retrancher certains items de la liste des oh’ets à acheter.Nous devons, a dit Mgr Roy.nous en tenir à la stricte nécessité jusqu’à ce que nous ayons en mains notre état financier, et finalement l’on en vint à accorder suffisamment pour satisfaire au moins momentanément toute la délégation du district nord.MM.J.N.Arcand et Arthur Lamothe, des eharpentiers-menuisiers de Montréal, ont soumis une requête sollicitant que les entrepreneurs paient l'échelle des salaires raisonnables adoptée par le gouvernement de Québec et la Commission scolaire de Montréal.Mgr Roy leur a déclaré que la commission est bien disposée à faire droit à leurs justes revendications.-c- A LA MÉMOIRE DU MAJOR J.A.MIL0T UN CORTEGE IMPOSANT REND UN DERNIER HOMMAGE A CET OFFICIER TUE A L'ENNEMI EN FRANCE.Yamachiche, 30.— Lundi dernier avait lieu dans notre église un service funèbre pour le reipos de l’âme du major J.A.Milot, ex-ingé- mm rLaxVisiorv sjdu Héros” La St.Jacques Tobacco Packbm Cn.TAée, Saint-Jacques, Qu£.Dépt.des ventes pour Montréal: 47 Mont-Royal est.Tel.Saint-Inouïs 4929 Ne manquez pas le plus grand événement annuel de la Province ! PROFITEZ des EXCURSIONS! DEMANDEZ NOTRE PROGRAMME D.O.L’ESPERANCE, Président HOTEL-DE-VILLE, QUE.GEORGES MORISSET, Secrétaire COURSES D’AUTOMOBILES ET DE MOTOCYCLETTES, A La PISTE MONTKOYAL SAMEDI, DIMANCHE, LUNDI, 1.2, 3 SEPTEMBRE HUIT COURSES CHAQUE JOUR ADMISSION - - - - 50 SOUS PREMIERE COURSE A 2 HEURES PRECISES.P.M.EXCURSIONS DE COLONS TOUS L RS MARDIS JUSQU'AU 30 OCTOBRE “Par voies ferrées’’-aussi par, Les Navires des Lacs LES JEUDIS "La route des Grands Lacs’’ (Durant la saison de navigation) L’Ouest est le pays de l’avenir Les fertiles prairies de l’ouest ont donné à cette partie du Canada l'importance qu’elle possède aujourd’hui.Il y a encore des milliers d’acres de sol fertile où les colons trouveront la prospérité.Profitez des taux spéciaux et voyagea pax le Pacifique Canadien Rerweicnemonts aux bureaux de» billet»: 141-145 St-Jacaues, TC.M.8125.hAtel Windaot, garea Windsor et Place Viger.nirur rivil de la ville de Montréal, tué en France.Le défunt naquit à Yamachiche le 12 novembre 1882 et fit sex études au Mont Saint-Louis; c'est là qu’il commença sa carrière militaire.Après quatre années d'études à l’Ecole Polytechnique, il fut reçu intgénieur civil et exerça sa profession à Montréal.Le major Milot s’enrôla dès les premiers mois de la guerre dans le régiment des Pionners Training Gorps, bientôt cependant, le jeune officier entra dans l’aviation (Royal Flying Corps).Il fit du service pendant cinq ou six mois alors qu’il tomba mortellement frappé dans un combat contre trois aviateurs ennemis, le 8 avril dernier.Le service funèbre a été chanté par son oncle, l'abbé P.A.Milot, assisté des abbés Joseph Ferron et Eugène Lemay.comme diacre et sous-diacre.Conduisaient le deuil: les parents du défunt, MM.Adrien Milot.son père, Donat, médecin de Fail River, Mass., Arthur, de Montréal, Georges et Antonio, ses frères; Mlles Adrienne, Donia, Valéda.Relia et Lucienne.ses soeurs; MM.Orner Milot, M.D., de Saint-Raymond, Ovide Hé-roux, de Saint-Sévère, Ephrem Eau-cher, de Loui sévi lie, P.1.Héroux el son fils, des Trois-Rivières, Ovil.Milot, de Saint-Sévère, Adrien Bel-lemare.Thomas Meunier, ses oncles; M1M.Ludovic et Albert Gélinas, Orner Meunier, Ubald Meunier, Ali-de Meunier.Albéric Meunier.Alide Milot, Henri Milot, Antonio, Albéric COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1916-17.LACHINE.— Du pureau de Poste.Service de:— 10 min.de 5.40 a.m.a 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.d 4.00 p.m.10 luiu.de 4.00 p.m à 7.10 p.m.20 min.de 7.io p.m.a 12.00 minuit.DE LACHINE.—Service de:— 20 min.de 5.30 a.m.à 5.50 a.m.10 min.de 5.50 a.m.à 9.00 a.m.20 min.de 9.00 a.m.à 4.00 p.m.10 min.de 4.00 p.m'.A 8.03 p.m.20 min.de 8.00 p.m.A 12.10 ».m.Dernier extra a 12.50 a.m, 8AUL1 - AU - RECOLLE! ET SAINT.VINCENT-DE-PAUL.— De Saint-Denis a Saint-Vincent—Service de 15 min.de 5.15 a.in.A 8.00 ami.20 min.de 8.00 ami.A 4.00 p.m.15 min.de 4.00 p.m.A 7.00 p.m.20 min.de 7.00 p.m.à 8.00 p.m.30 min.de 8.00 pan.A 11.30 p.m.Tramway pour îlaaderson seulement 12.M a.m.Tramway pour Saint-Vincent, 12.40 a.m, DE SAINT-VINCENT DE PAUL -A SAINT- DENIS.— Service dç t— 15 min.de 5.45 a.m.A 8.30 a.m.20 min.de 8.30 a.m.à 4.30 p.m.15 min.de 4.30 p.m.à v.ao p.m.20 min.de 7.30 pan.A 8.30 p.m.t30 min.de 8.30 p.m.a 12.00 minuit, [Tramway de Henderson a Saint-Dents, 13.21 a.m.Tramway de SalnS-Vmccni à Saint-Denis.1.10 o.ni CARTIERYILLE.— J>e Snowdon Jet.—Service de :— 20 inln.de 5.20 a.m.k 8.40 p.m.10 min.de 8.40 p.m.5 12.00 minuit.DE CARTIERV1I.LE.— Service de I-* 20 min.de 5.40 a.m.à 9 00 p.m.40 min.de 9.00 p.m.A 12.20 a.m.MONTAGNE — De l’Ave du Parc et Mont-Royal.—Service de :— 20 min.de 5.40 a.m.à 12.20 ajn.DE L’AVE.VICTORIA.—Service de 20 min.de 5.50 a.m.à 1250 a.m.De l’Ave.Victoria ù Snowdon, 10 min.5.31 u.m., a 8.30 p.m.BOUT DE L’ILE.—De Lasalle et Notre-Dame.service de : — 00 min.de 5.00 a.m.A 12.00 minuit.TETUEALL!VILLE.—De Lasalle et Noir*-Dame, service de : — U mir.de 5.00 am.à 8.00 a.m.30 min.de 0.00 a.m.à 3-3(1 p.m.15 min.de 3.30 p.m.A 7.00 p.m.30 min.de 7.00 p.m.A 12.00 minuit.POINTE-AUX-TREMBLES.via Notre-D* ne.—De Notre-Dame et 1ère avenue.Mal, nonneuve, service ds : — 15 min.de 5.15 a.m.A 8.50 p.m.20 min.de R.50 p.m.à 12.30 «jn.Dernier tramway additionnel pour le Boa]*-vord Bernard ft 1.30 a.n> PARC DOMINION ft/ (» ‘ J t’ U t HOLDEN G Toute la semaine prochaine deux foîa par jour le plongeur de haut Célébration spéciale de la Fête du Travail, sous les auspices du Conseil des Métiers et du Travail.ADMISSION - - - 10 SOUS et Adélard Bellemare, Victor, Hercule.Arcadius, Arthur e4 Dionis D©!»-coteaux, Aldéric Héroux.Une nombreuse délégation d* militaires et une gran.ie foule de .parents et d’amis étaien't venu rendre un ultimo hommage au valeureux officier.Vous aimez les sports?Vous devez donc lire les chroniques sportives du NATIONALISTS, i e r
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