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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 août 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-08-29, Collections de BAnQ.

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VOLUMf VIII-—No 203 MONTRÉAL, MERCREDI 29 AOUT 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnerr.ents par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Edition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! :OKI> L’homme qui vient.de succomber à la maladie qui, depuis des années, lui imposait une demi-retraite, aura joué dans la vie politique du Canada et de l’Empire un rôle dont il est difficile encore de préciser toute l’importance.Lord Grey était un véritable aristocrate.Il estimait que sa naissance, les hauts privilèges dont elle l’avait investi, lui créaient d’exceptionnels devoirs.Il a donné aux affaires publiques, au service des intérêts de son pays, tels qu’il les entendait, tout l’effort de sa vie.Ses premières fonctions officielles le mirent en contact avec Cecil Rhodes, et cela décida de l’orientation de son oeuvre politique.Séduit par le rêve du magnat sud-africain, il devint l'un de ses exécuteurs testamentaires, l’un des administrateurs des millions légués i>ar Rhodes à la propagande impérialiste, en même temps que l’un des plus habiles, des plus tenaces propagateurs du mouvement.Cet idéaliste, qui s’exaltait parfois jusqu’au lyrisme, qui conservait comme une relique, dans son bureau privé, le testament de Rhodes, était en même temps le plus souple, le plus insinuant, le plus habile des praticiens.Il ne laissait passer aucune occasion d’avancer sa propagande, la poussait dans tous les milieux, s’attachait à se créer partout des sympathies personnelles, à défaut d’alliances intellectuelles, jouait des multiples ressorts de la nature humaine, flattant la vanité de celui-ci, les ambitions de celui-là, s’intéressant aux préoccupations les plus généreuses de tel autre, attentif à remercier d’une parole aimable, d’une petite lettre les services rendus à toute cause qui lui paraissait louable.Ces aptitudes personnelles, multipliées par le prestige de son nom et de sa haute situation, si puissant en pays démocratique et neuf, expliquent l'extraordinaire influence qu’il a exercée chez nous, en marge de son rôle constitutionnel.Cette influence fournira, certes, l’un des plus intéressants chapitres de l’histoire de l’impérialisme au pays.Nous l’avons combattue de toutes nos forces, mais il serait puéril d’en contester l’importance ou de nier la puissance de l’homme qui, sans avoir l’air d’y toucher souvent, a mis en oeuvre ou paralysé tant de forces.* » * Pour être juste, il convient d’évoquer, à côté du grand impérialiste, le praticien des oeuvres sociales qui, chez 'lord Grey, doubla toujours le propagandiste politique.Nous ne sommes pas assez au courant de sa carrière anglaise pour apprécier justement toutes les entreprises auxquelles il fut mêlé là-bas, mais chez nous son nom restera attaché à l’oeuvre magnifique des caisses Desjardins* Grand admirateur des coopératives européennes, il comprit tout de suite la fécondité de l'oeuvr» qu’édifiait avec un prudent labeur le modeste fonctionnaire de Lévis, il lui prodigua les témoignages de sympathie et força à s’en occuper une partie du monde officiel.On raconte qu’un jour le gouverneur-général fit appeler l’organisa leur des caisses, simple sténographe à la Chambre des Communes et comme tel assez médiocrement coté dans les milieux où Ton juge les gens sur les titres plutôt que sur leur valeur.Il s'informa de ses travaux, des débuts de l’oeuvre, de ses progrès, de ses desiderata, de la façon dont l'on accueillait dans le public cette entreprise nouvelle.Rapidement mis en confiance par le charme et la bienveillance de son interlocuteur, M.Desjardins finit par avouer que, s’il avait rencontré de précieuses sympathies, un certain nombre de gens pratiques n’hésitaient pas à 'le traiter de fou.—Eh! bien, nous serons deux fous à nous occuper de l’affaire, riposta lord Grey.Dites-moi ce qu’il conviendrait d'abord de tenter.M.Desjardins expliqua qu’il serait extrêmement important que le parlement fédéral donnât aux caisses un status légal qui permit leur diffusion normale et rapide dans toutes les provinces, mais cpi’il était bien difficile pour lui, modeste fonctionnaire de la Ghambre, de mettre en mouvement la machine législative.Lord Grey connaissait trop les moeurs parlementaires pour douter de la difficulté, mais le bruit ne tarda pas à se répandre que le gouverneur s’intéressait beaucoup aux Caisses de Desjardins, qu’il en avait parlé à celui-ci ou à celui là, qu’il les avait comparées aux oeuvres similaires d’Europe, qu’il tenait Desjardins en haute estime.Les actions du petit fonctionnaire montèrent à la bourse politique, ses quelques amis du parlement saisirent l’occasion au vol, une commission spéciale fut chargée d’étudier la question et composée de députés sympathiques.Mais, devant cette commission, il fallait produire des témoins.— Sur qui comptez-vous?demanda le gouverneur à M.Desjardins.— J’ai peu d’amis qui soient au courant, répondit celui-ci, mais je puis toujours expliquer mon affaire.— Si je témoignais, ajouta lord Grey, croyez-vous que cela vous serait utile?— Sans doute, mais.et M.Desjardins songeait aux fonctions de son interlocuteur — Oh! pas comme gouverneur, reprit en souriant lord Grey; mais je suis président de l’Alliance coopérative universelle.Peut-être qu’à ce titre.Si le parlement canadien, qui s’est occupé de tant de choses depuis, ira pas encore trouvé le moyen de faire une loi sur les caisses populaires qui soit le pendant de celle de Québec, ce n'est sûrement pas la faute de lord Grey.L’oeuvre politique de notre ancien gouverneur développera longtemps encore ses conséquences, et nous aurons plus d’une fois sans doute à les combattre.Nous tenions à marquer qu’elle n’absorba point toute son activité, qu’il trouva' le temps d’aider, de consoler un modeste de chez nous, qu’il sut donner à une entreprise de salut, que tant des nôtres ignoraient ou dédaignaient, l’appui de son nom et de son prestige.Et c’est de quoi, pour notre part, nous lui serons à jamais reconnaissant.\ Orner HEROUX.BLOC - NOTES Pays de liberté Il y a quelques heures, le gouverneur signait une loi dont la majorité du pays, si elle avait l’occasion d’exprimer librement son avis là-dessus, déclarerait ne pas vouloir; il y a quelques heures aussi, le ministère, par des tactiques brutales, et au moyen d'un règlement de clôture abusif, forçait les Communes à adopter le bill d’achat du Nord-Canadien, mesure ruineuse pour le pays.Tout ceci, le même jour, indique jusqu’où le peuple est libre ici et comme nos gouvernants représentent bien la volonté populaire.C’est bien fait Le gouverneur général a signé à Toronto le hill de la conscription.Un député notait aux Communes, hier soir, que l’endroit est excellent.C'est Toronto qui a inspiré cette loi, c'est à Toronto (pie le gouverneur en prend la responsabilité.Elle devra passer dans l’histoire sous le nom de “la loi de Toronto-.” La vérité , “Ces sériions (de In loi de conscription) n'empêcheront pas la libre critique du principe de la cons- cription.Elles pourvoient toutefois à de sévères pénalités contre ceux qui conseillent aux autres de désobéir aux clauses de la loi du service militaire”, dit la Gazette de ce matin en parlant des amendements Meighen intercalés dans le texte du bill Borden.M.Doherty avait déjà dit la même chose.Il | reste à savoir si le ministère de la ! Justice s’en tiendra à cette inter-Iprélation.Quoi qu’il en soit, la loi j est loi, — dura lex.— et comme on peut critiquer toute loi, le ci-1 toyen devra avoir le droit de criti-quer celle-là et d’en demander le rappel, du moment qu'il ne dira pas aux gens d’y désobéir, ce qui ; l’exposerait à la prison.L’appel | Des gens s’imaginent que, dès la I sanction définitive du bill de eons-! cription, cet anrès-midi, par le dé-j légué du gouverneur, les jeunes jgens devront se présenter ; sernes.Cela n'est pas.qu’une proclamation les j maintenant sous les armes | malion qui ne sera pas lancée, sem-! blo-t-il.avant que tous les tribunaux d'appels ne soient organisés, ;— et il doit y en avoir un millier, ; selon les gazettes ministérielles.Cela prendra deux ou trois semaines, (lisent-elles aussi.Il y aura ensuite quelque délai pour permet-j tre à ceux qui se croient sujets à : exemption de se rapporter à ces ! tribunaux, afin d’y faire valoir 1 leurs raisons.Cela encore devra aux call faut appelle procla- ajouter une couple de semaines aux délais initiais.C’est-à-dire que, selon 'les prévisions des plus modérées, les conscrits appelés par proclamation auront jusque vers le 5 octobre pour se rapporter à la caserne.Or le terme du parlement expire le 7 octobre et la campagne électorale devra s’engager immédiatement, quand même les élections n’auraient lieu nu’en novembre ou décembre.II est possible que plusieurs attendent le résultat des élections avant de prendre leurj parti.Les semaines que nous allons vivre seront des plus mouvementées.Aussi faut-il que les jeunes gens soient plus calmes que jamais et ne risquent pas de coups de tête, comme désirent qu’il y en ait dans le Québec certains de ceux qui ont inspiré la loi "t chercheront à trouver notre province en faute afin de la prendre à la gorge.La prochaine fois.Deux Esquimaux des Territoires du Nord-Ouest, trouvés coupables d’avoir assassiné des missionnaires catholiques dans l’extrême nord, viennent de voir leur sentence de mort commuée, à Edmonton; ils seront remis en liberté, selon toutes probabilités, dans quelques semaines.Le magistrat s’est contenté de les avertir que “si jamais ils tuent encore quelqu’un,- ils devront expier”.Le crime qu’ils ont commis est étrangement puni et ces Esquimaux, ainsi que leurs frères du nord, auront une excellente idée de la justice canadienne et de ses sévérités.S’ils eussent tué des membres de ce qu’on est convenu d’appeler la police montée, s’en fussent-ils tirés aussi facilement?Les missionnaires n’avaient pas provo-quê ces Esquimaux.Ceux-ci les ont tués délibérément.Le tribunal l’a reconnu.Pourquoi n’a-t-il pas châtié ces meurtriers comme des criminels ordinaires?Et pourquoi cette clémence étonnante?Le saura-t-on ?Hier, des soldats ivres ont cruellement battu un sergent de ville qui tentait de les arrêter, rue Sainte-Ûa- j therine.D’après (tes témoins, ils ye-l naient d’insulter des dames qui pas-1 saient.D’autres soldats se seraient joints aux turbulents pour passer le policier à tabac.Les khakis ont fini par échapper au sergent de ville.Le commandant militaire du district sera prévenu de l’affaire et’des manants seront émis contre les coupables présumés, paraît-il.11 faut absolument aller au fond de cette bagarre, en définir les responsabilités.Le public de Montréal ne doit pas vouloir que des soldats ivres ou turbulents insultent les femmes et rouent ensuite le guet municipal.Le civil et le soldat ivres et insulteurs doivent être traités de la même façon.Or on sait que le pékin pochard et fantasque n’a pas souvent affaire à des recorders cléments.C’est justice.Le soldat qui se comporte comme lui doit s’attendre d'è-tre traité comme lui, quoi (pie pen sent ceux qui, parce qu’un bonhomme quelconque porte l'uniforme, lui! mettent une auréole sur la lète, des ‘ ailes aux omoplates et le canonisent; ou Pangélisent tout de suite sans procès canonique.Cela paie L’industrie des meuneries est payante.Hier, à Port-Arthur, un minotier en vedette déclarait publiquement que les grandes meuneries font de ce temps-ci $5 de bénéfices par baril de farine vendu au public.Comme trois des grandes meuneries canadiennes ont à elles seules une capacité de rendement de 45,000 barils par jour, cela fait, on théorie, $225,000 de profits quotidiens.Multiplions par .400 jours et cela dépasse les 60 millions par an.En pratique, ces profits sont moindres, car ces meuneries ne produisent pas journellement 45.000 barils et ne font pas à l’année $5 de profit par unité.Tout de même, le chiffre mentionné par le minotier de Port-Arthur paraît assez exact, de ce temps-ci.Il équivaut à presque 40 pour eent de bénéfices, sur un baril ven du §13, cours actuel.Plusieurs estimeront que c’est au delà de la marge raisonnable.Et peu les contrediront.hormis les meuniers eux-mêmes et leurs actionnaires.Cent mille hommes Un marin de langue anglaise, de retour de Londres, affirme avoir vu dans les bureaux d'une grande compagnie de transatlantiques, à Londres et à Liverpool, des affiches demandant 100,000 hommes pour faire les récoltes au Canada.Si le renseignement est exact, — et il nous est confirmé par ailleurs, — tandis que nous nous préparons à laisser partir encore 100,000 hommes du Canada, l’Angleterre reçoit des appels d’en envoyer 100,000 ici pour y faire les récoltes et s’établir sur nos terres.Quelqu’un d’influent parlait, il y a peu de temps, de la nécessité de diriger vers le Canada une forte immigration britannique.Ne serait-ce pas mieux pour l’heure que nous gardions ici nos 100.000 hommes et que l'Angleterre garde ses 100,000 de son côté?Ce serait de logique élémentaire.Mais depuis quand la logique a-t-elle place aux colonies, pendant la guerre ?G.P.AUX COMMUNES LE COUP DU NORD-CANADIEN EST FAIT A Uaide de la clôture, le ministère force la Chambre à adopter en comité le bill d’achat du C.N.R.par l’Etat — La troisième lecture aura lieu aujourd’hui—(SClifford Sifton est l’autocrate du Canada”, dit M.Rodolphe Lemieux, protestant contre cette législation.(Par Ernest BILODEAU) par une banqueroute aussi retentis- Ottawa 28 août 1917.santé.Par conséquent, il ne s’oppose Le bill du Nord-Canadien a Iran* psà mesure du gouvernement, e'hi cette nuit le stage de 'l’étude en! Imite d une autre meilleure.L mi-comité plénier, à la suite d’une sé-iportant c’est que le Pacifique-Cana-rie ininterrompue de discours de , dieu ne s empare pas du Nord-Cana-vingt minutes; ils n’ont pris fin l dam.Cela serait une vraie calamite qu’a deux heures du matin, ainsi POur le puys et pour le (nand-Tronc-qu’il était pourvu par la motion que Pacifique.C est pourquoi le peuple le gouvernement a fait voter dès le| est oppose a laisser le L.A.H.aller du Pacifique de meme inuation des octrois au que ce seront MM.Mac- un discours de cinq minutes d-u dé-! kenzie et Mann qui en seront prp-puté de Souris (Manitoba), M.1 P™f aires.Et ce ne sera pas trop de Schaffner, qui tenait à'réfuter cer- quelques millions pour se debarras-taines.allégations relatives à sa pro- ser n eux.commencement de la séance par unc|au* mains (H majorité de 27 voix.L'opposition al$u® t'on;' fait tous les frais de la journée, sauf;U- tant quelque pari de \i D vince.On s’attendait à amendement imprévu de la l’opposition; le fait est que Vl.Fugs ley a employé une bonne partie de la journée à étudier les règles de la Chambre, tandis que M.Sickle, à M.P.MICHAUD Le député de Madawaska dit que le S’ouveau-Brunswick n’a encouru aucune obligation en faveur de Mac- droite, a affiché le même volume àlkenzie et Mann, ce qui ne l’eimpèche-la fin de la soirée.Mais l’opposition j r-a pas d'assumer sa part des obhga-a sans doute changé d’idée au cours lions que le pays tout entier va assu-de -la soirée; car tout s’est passé pai- mer en vertu de la législation sou-nu sih'lement et de façon expéditive lors-; se à la Chambre.11 donne lecture qu’est arrivé le moment décisif.Les différentes phases de la cérémonie ont été conduites avec entrain par M.Rainville; il avait évidemment bien appris sa leçon et s’est mieux tiré d'affaires que d'-habitude.L’une des surprises du vole final a été fournie par M.Barrette (Berthier), qui s'est séparé du gouvernement et a voté avec l’opposition.A gauche, M.Champagne et M, Turriff ont voté avec le gouvernement.Le chiffre du vote a été de 63 à 36, soit une majorité de 27.Le premier ministre n’était pas présent, non plus que M.Laurier, qui a quitté" son siège au milieu de la soirée.La signature du gouverneur Après le vote, M.Rhodes-a donné lecture -d’un message -du Sénat informant la Chambre que.Le délégué de Son Excellence le gouverneur-général, le juge Duff, viendra jeudi au Sénat donner la sanction royale à quelques bills.Parmi ceux-ci, et non!rapport Drayton-Ackworth pour êta-] •le moindre, se trouvera; celui de la|b-:ir que le gouvernement n'a qu’un geste à faire pour prendre posscs-l si on automatique des propriétés del la compagnie sans être tenu de débourser aucune somme en échange de titres reconnus sans valeur par la commission.Le pays est trop endetté pour avoir le moyen de faire de si beaux cadeaux à personne,.encore moins à Mackenzie et Mann, qui ont d’une résolution hostile -à ce projet votée par le conseil municipal d’Ed-munston.Le peuple a perdu toute confiance dans le gouvernement, ainsi que dans -l’étatisme.Le Nouveau-Brunswick n’a pas à se félici ter de l’exploitation de Vlnlercolo-nial et du Transcontinental national.\ M.Michaud exprime à ce sujet quel ! ques griefs de la population et con | dut que le peuple se montrera sévè-l re contre les profiteurs de cette| mauvaise t r a n s a cti on.M.0.TURGE0N Le député de Gloucester déclare vouloir expliquer son attitude sur cette question pour le bénéfice de-ses électeurs.11 cite le cas de Vinter-j colonial comme preuve de la faillite des chemins de fer de l’Etat et prédit le 'même sort au Nord-Canadien] lorsque nous en aurons pris le con-; Frôle.Gomme tout Je monde M.Tur-j geou donne lecture d’un extrait du DEMAIN: Le “Devoir” publiera un article de M.Henri Eou-rassa sur la note du président Wilson.conscription, ou service militaire comme on rappelle officiellement.Qp a dit aujourd’hui qu’il fallait que ce fût Je gouverneur lui-même -qui accomplît cette cérémonie; mais la situation exacte c’est que le duc de Devonshire a signé le bill aujourd’hui même, à Toronto, et qu’il ne manque plus que la formalité de la sanction en son nom, devant les!déjà tant reçu.'Gomme scs vingt mi-Chambres.C’est ce que fera jeudi MJ mites sont écoulées, M.Turgcon con Duff.La signature du gouverneur est act u e-U e m e n t donnée.La motion de clôture Au commencement de la séance, dut que nous ne sommes pas en mesure de parachever le Nord-Canadien, étant donné les dépenses de guerre, le chiffre de notre dette et les dépenses énormes que nécessitera l’entretien du chemin de fer.Ce on a épuisé rapidement le question-! n’est pas noire Parlement moribond une mesure aussi naire peu chargé de la journée, puis le ministre des Finances a présenté sa motion de clôture, et le vote a été pris dans un peu de tapage mais sans tentative Sérieuse de protestation effective, ce qui eût été vain.M.Jacques Bureau a été le premier orateur de la gauche et a basé surtout son opposition au bill sur le! fait que le Parlement est appelé à le voter sans avoir Its renseignements! nécessaires.Le peivle est sous l’impression qu’il s’agit là d’une saignée au Trésor public comme il ne s’en est pas vu depuis longtemps, ce qui n’est pas peu dire; le moins que puissent faire ses libres représentants, c'est de protester de toutes qui devrait voter désastreuse.leurs forces contre cette législation | secrétaire.d’Etat.Nous hardie et inique a4ous points de vue.M.Bureau critique de plus certains aperçus des affaires de la compagnie, comme les terres de la province de Québec ou d’Ontario, qui so'nt entre les mains des spéculateurs et n’ont pas de valeur marchande ou à peu près.-M.J.A.G.Ethier (Deux-Montagnes) a continué dans -la même note] avec plus de violence, accusant le ! 'JU gouvernement de sacrifier le pays au bénéfice de ses chefs, Mackenzie et Mann, et répétant la plupart des arguments déjà exprimés au cours du débat.Il a été suivi de M.Knowles, de Mo A se-,law, qui a fait aussi un vigoureux discours et revendiqué les droits des députés, au moins de ceux qui comme lui n’ont pas encore eu l’occasion de parler sur cette question e! se trouvent par conséquent empêchés d’exprimer toutes leurs opinions.Il n’a pas tant de confiance dans le juge Meredith, qui vieillit et n’a pas de connaissances spéciales en matière de chemins de fer, et gui ne pourra manquer de se laisser influencer par la supériorité technique de l’arbitre du Nord-Canadien, qui sera, dit-on, M.Z.A.Lash, l’avocat de génie (pii a tant contribué à la création du Nord-Canadien tel qu’il existe aujourd’hui.M.Turriff a été l'orateur suivant.m, d.d.Mackenzie Le député du Gap-Brelon fait une allusion ironique à nos lords et à nos ducs, auxquels il vaudrait mieux imposer la clôture qu’aux représentants du pauvre peuple.Vingt minutes pour les députés, et liberté absolue pour les évadés de prison du ministre de la Justice.AI.Mackenzie raille le ministre du Commerce de son projet d’avancer l’heure et de faire chanter les coqs à quatre heures du matin au lieu de trois, puE il félicite le nouveau avons évi-; demment un cabinet d’union, dit-il, j puisqu’on réunit plusieurs postes I sur les épaules du même homme, à ; cause du peu d’empressement (pie ; mettent les spectateurs à monter à j bord d’un navire en perdition com-! me la barque du gouvernement, Celui-ci n’a reçu la prolongation ! demandée l'année dernière, que les fins expresses d’administrer les affaires courantes du pays, et il n’a pas le droit d’imposer au pays une acquisition d’une pareille importance.C’est pourquoi il serait plus juste de consulter le peuple avant d’adopter cette mesure.Le succès du C.P.R.prouve que l’entreprise privée a plus de chances de succès (pie celle mise en opération par l’Etat, M.J.G.TURRIFF M.Turriff déclare en commençant que la situation est sérieuse.Il est certain que cette compagnie est suspecte et que la liquidation lui ferait du bien.Par ailleurs, notre situation financière est tellement mauvaise que nous n’avons pas le moyen de laisser affecter le crédit national M.HUGH GUTHRIE Le député libéral conscription-niste serait en faveur de la mise en vigueur de l’acte de 1914, qui permet au gouvernement de prendre possession du G.N.R., et c’est pourquoi il a voté en faveur de l'amendement Graham en ce sens.M.Guthrie croit que le public est en faveur de la prise de possession du Nord-Canadien, afin de mettre fin aux assauts de ses propriétaires actuels sur le Trésor public.Le moyen adopté lui paraît le meilleur, puisque celui de M.Graham a été repoussé, et M.Guthrie sc prononce carrément en faveur du projet.M.L.A.LAPOINTE Le député de Saint-Jacques dit qu’il n’est pas pour laisser passer un vote semblable sans exprimer son opinion.Il est opposé à la nationalisation en général, surtout lorsqu’il s’agit d’acquérir la totalité du capital en question, alors qu’il suffirait d’acheter cent mille et une actions pour s’assurer la majôrité et le contrôle de la compagnie.Cela suffit dans les affaires ordinaires et suffirait aussi clans celle-ci.II est injuste de donner de bonnes espèces sonnantes en échange d’actions que leurs détenteurs ont reçues gratuitement et sans avoir donné un sou en échange.Mieux vaudrait un bon liquidateur, et éviter les salaires ruineux qu’il faudra payer à des hauts fonctionnaires.interrompu par M.Rainville qui le prie de ne pas dire “Gentlemen” but “Mr Chairman”, M.L.A.La-pointe proteste contre ce nouveau bâillon.“Mais bientôt vous serez oblige de vous bâillonner vous-même, M.le président, et pas plus tard que le 7 octobre prochain.” M.ERNEST LAPOINTE Le député de Kamouraska débute par un bon mot au sujet du terme expiré du parlement.Le peuple se reflète dans cette Chambre, dit-il, comme dans un miroir brisé, il proteste contre le bâillon appliqué à l'opposition et prouve qu’il avait prédit en 1913 que cette loi pourrait être plus inique encore sous des ministres influencés par des coteries financières.Il ne croyait pas que les circonstances lui donneraient raison à ce point.M.Lapointe répète ensuite l’argument de ceux qui voudraient la mise en vigueur (le la loi de 1914 comme moindre mal.Il critique la nomination de sir William Meredith, qui manque de connaissances en fait de chemins de fer, et faisant allusion au subtil avocat du C.N.R., M.Z, Lash, il répète avec M.Bennett que, sous l'action du gouvernement, c’est la main de “Zabulon” que l’on sent agir.Parlant incidemment de la conscription, M.Lapointe dit que la presse du pays annonce que cette loi a été signée aujourd’hui à Toronto par S.E.le gouverneur général.Il était convenable, dit-il, que cette loi fût signée à Toronto.(Appl.’i gauche.“Couleur locale !” dit M.C.A.Wilson.) “Le coup du Nord-Canadien” sera célèbre dans l’histoire du pays comme en France.le coup du Panama, et dans notre histoire le coup du Pacifique.Comme son temps achève et que M.Rainville regarde son chronomètre, M.Lapointe termine en s’élevant contre le fait que le pays se rend responsable des dettes du Nord-Canadien tout en laissant Mackenzie et Mann continuer à administrer cette compagnie.C’est bien là une preuve nouvelle que le gouvernement est là chose et l’esclave de MM.Mackenzie et Mann.On nous bâillonne, mais on ne bâillonnera pas l’opinion publique, conclut le député de Kamouraska.M.G.P.GRAHAM Le lieutenant libéral croit que le principe de la nationalisation des chemins de fer n’a pas été la principale préoccupation du gouvernement.On a plutôt obéi à d’autres motifs plus précis.Il ne serait pas en faveur de la liquidation, mais il n’aime pas la méthode adoptée par le gouvernement, et persiste dans l’opinion que la loi de 1914 coin portait la façon la plus sage de régler cette affaire.En 1914, le gouvernement ne s’attendait aucunement à jamais payer une somme quelconque en échange des actions du C.N.R.reconnues sans valeur.Ces titres ont été donnés en gage à des banques, à une banque surtout, et la loi actuelle n’a pour but que de donner à ces gages une valeur qu’ils n’ont pas encore.En un mot, ce ne sont pas Mackenzie et Mann qui bénéficieront de l’argent du peuple, ce seront les banques qui détiennent les titres en garantie pour des créances douteuses ou mauvaises.Bar conséquent, ce n’est pas à Mackenzie et Mann que nous avons affaires, maïs à leurs banquiers.Le chemin de fer de la Raie d’Hudson doit être relié avec le C.N.R„ dit M.Graham, ce qui peut avoir le bon effet d’économiser des frais de terminus.‘Je n’ai rien à ajouter, dit M.Graham, et même si j’avais encore quelque chose, je n’en aurais pas le temps.M.R0CH LANCTÔT Le député de Lnprairie-Napier-ville s’attache surtout au côté économique et à l’augmentation de 650 millions de la dette nationale.11 tourne en ridicule les nouveaux “sirs” qui reçoivent des honneurs pour avoir exploité le peuple, bc premier ministre de Québec a repoussé loin de lui sir Wm.Mackenzie, et notre province n’a pas encouru d’obligations ni reçu de bénéfices de leur part, ce qui n’empêche pas que nous serons appelés à payer notre part des obligations entassées par les politiciens (les autres provinces.M.Lanctôt voudrait que les chemins de fer nationalisés fussent administrés par des compagnies privées, comme le Pacifique, dit-il.11 reprend son siège en disant qu'il aurait encore beaucoup à dire, mais qu’il a peur du bâillon.M.j.J.HUGHES M.J.J.Hughes, de ITle du Prince-Edouard, n’a rien ajouté de nouveau au débat,' et M.Vcrville, de Maisonneuve, lui a succédé, il répond avec à propos à un député de la droite qui le prie en anglais de parler plus fort.Al.Verville approuve, lui aussi, la loi de 1914 et rappelle à M.Rainville qu’il l’a lui-même ,81 bien défendue dans le temps.Il s’élève contre les nouveaux enrichis de notre époque, et dit qu'on envoie en prison le pauvre qui vole un pain pour sa famille, tandis qu’on décore celui qui vole un pays au moyen d’une banque ou d’un chemin de fer.On ne s’occupe pas des pensions des soldats, actuellement, qu’importe les souffrances de la femme du soldat ci de scs enfants, du moment (pic Mackenzie et Mann auront satisfaction.La grande majorité des ouvriers sont opposés à la mesure du C.N.R.et les villes de Toronto et de Montréal ont envoyé des résolutions de protestation au premier ministre.Mais il n’en sera pas tenu compte, ils ne sont pas millionnaires et ne seront pas écoutés.H y a trop de millionnaires au Canada, et quand on fait un millionnaire, on appauvrit du coup un grand nombre d’individus.Al.Verville termine par un protêt au nom de ses électeurs et des ouvriers.M.C.A.WILSON Le député de Laval parle sur un ton ironique à l’adresse de M.Rainville, qui attend avec impatience les deux deux heures de la nuit qui fermeront la bouche au dernier défenseur du peuple.C’est donc pour une affaire d’argent que l’on applique la mesure de • clôture.La première fois c’étail pour faire un cadeau de 35 millions à l’Empire, et cette fois-ci.nous ne savons même pas de quelle somme il va s’agir.Il s’agit d’un chemin de fer dont personne ne connaît la situation financière.On n’a même pu se procurer une liste des actionnaires auxquels nous allons verser les fonds du public.L’orateur cite une opinion de sir Thomas Tait contre la nationalisation des chemins de fer au Canada, où la politique ne peut manquer de compromettre la bonne administration de l’entreprise et en empêcher le succès.M.AVilson lance ici qtiel-ques plaisanteries à l’adresse de sir George Foster, qui lit un journal sans faire mine de comprendre un mot des discours en français.On cric à la droite “Time” et M.Wilson reprend son siège, remplacé par AI.Lemieux.M.RODOLPHE LEMIEUX Celui-ci a fait l’hislorique de la loi de clôture en Angleterre.Ce fut pour bâillonner la députation irlandaise que cette mesure fut mise en vigueur, mais la cause en jeu ne fit qu’en bénéficier.II en sera de même en notre pays, en dépit du silence intéressé de la presse et des démarches suspectes 'faites depuis de?semaines dans les couloirs de la Chambre par les agents de AIAt.Mann et Mackenzie.Je ne comprends pas l’attitud# d’un libéral comme le docteur Clark, de Red Deer.—No more, fait M.Gauvrcau, il n’est plus libéral.Mon ami de Red Deer croit-il quo l’achat du "Nord-Canadien” va aider à sauver l’Empire?Et que le cri de “Win the War” empêchera un groupe de financiers de détrousser le Trésor canadien ?Le ministre des Finances a refusé d’aller discuter à Toronto la transaction proposée, moins brave que sir Charles Tupper qui accepta le défi de Blake et de.Cartwright et alla discuter à Montréal et à Toronto la question du Pacifique-Canadien.M.Lemieux donne lecture d’une invitation de même nature adressée récemment à M.White, et qu’il a refusée sous prétexte que la question serait suffisamment débattue en.Chambre, et l’on voit aujourd’hui la liberté de parole dont on jouit en Chambre pour éclairer l’opinion 1 M.Lemieux cite l'opinion de l’avocat G.S.Campbell, expert financier qui n’a aucune confiance dans In valeur des actions du Nord-Canadien.Parlant comme représentant de la province dG Québec, dont les finances sont excellentes et qui a refusé s, (.Suite à la Icnic page) LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 AOUT 191'/ VOL.VIIL—No 203 LETTRES AU 11 DEVOIR »» Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.COLONISATION Montréal, le 22 août 1917.il/, le rédacteur.Le Devoir d'hier contient des pit-roles et des chiffres qui font réfléchir.D’abord, il fait bon de lire dans le (fraud discours de sir Loiner iiouin que "la province de Québec est en bonne santé’’ avec ses 2,000 milles de chemins macadamises ou gravclés, qui nous ont "attire l admiration des Etats-Unis, qui nous ont coûté 17,000,000 de piastres et qui ne sont que le commencement de ce que nous ferons.” Et surtout, cela n’empêche pas d’avoir un surplus de 500,000 piastres au trésor.Dans une autre colonne, je lis que la vente de K77 milles carrés de limites forestières a rapporté 385,000 piastres au trésor public, et ci un autre endroit, que la province de Que peu 100 payer 10U millions pour le Canadien-Nord.Et c’est nous, qui, librement, sur un budget provincial de dix millions et demi, ne trouvons pas un million pour les routes de colonisation qui permettraient à nos fils de cultivateurs de rester cultivateurs et de rester chez nous?.Est-ce pour payer les debentures des autres provinces plus pratiques que nous empilons nos ecus en privant de chemins de fer notre beau Témisca-miny-Abitibi où les colons n’ont même pas de chemins de voiture, souvent?On met 17 millions pour le macadam des vieux comtés, et pas un million pour les chemins de terres neuves?Le Devoir annonce aujourd’hui que les commandes de munitions prennent fin, et qu’au moins 100,000 Canadiens devront gagner leur vie autrement.Laissera-t-on acculer à la famine ou à ïenrôlement forcé ces braves travailleurs, ou bien si on leur offrira des terres nouvelles?La colonisation présente des avantages uniques, à l’heure qu’il est, grâce à la vente du bois de pulpe, à la fertilité de l’Abitibi, au Transcontinental et au besoin de surproduction.Mais on ne peut lancer des pionniers èi 15 ou 20 milles du chemin de fer sans ouvrir des routes; et si l’on veut coloniser en grand, à ta moderne, ce n'est pas 100,000 piastres qui ouvriront assez de chemins en Abitibi, mais un million ou deux, et tout de suite! Espérons qu'on ne reculera pas devant cette dépense initiale, qu’on g mettra ses économies, et qu’on laissera dans le bois le produit des lots vendus aux colons, plus chers et plus nombreux que jamais, et tes 385,000 piastres de la vente de limites d’avant-hier.Félicitons le gouvernement Gouin de la bonne santé de la province et demandons-lui qu’il permette à sa pupille, non seulement de se bien porter, mais de grandir et de profiter.Votre bien dévoué, ././.PRECOVRT.TAG DAY POUR LES FILLETTES UNE COLLECTE EST ORGANISEE POUR SAMEDI, PAR LE COMITE D'EDUCATION PHVSIQUE.Samedi prochain, il y aura une quête, (Tag-day) pour les petits.La Société d’éducation physique fera appel à la population charitable de Montréal, afin d’obtenir des fonds pour travailler au développement physique des enfants, et pour rendre les terrains de jeux tellement intéressants que tout le petit inonde y passera tous ses moments de loisir.La Société d’éducation physique a surtout en vue la cause des fillettes qui n’ont pas à leur disposition les sports des garçons, le jeu de balle, la gymnastique, etc., mais qui ont besoin de mouvement et aiment à gambader et à sautiller; elle veut que l’Est et l’Ouest en profitent également.Elle désire le développement tant physique que moral des fillettes.Voilà pourquoi elle fait appel au public, aux propriétaires d’automobiles, aux jeunes et aux dames qui voudraient quêter pour l’oeuvrç.On est prié de s’adresser au comité central du “Tag-Day”, à l’Auditorium, 220-ouest, Ontario, tel.Uptown, 3556, ou chez le Dr Gad-bois, rue Laval, 326.(Communiqué).LA CONSCRIPTION SERA SANCTIONNÉE CET APRÈS-MIDI Où acheter demain ON NE PEUT S’ENTENDRE DES OPINIONS DIVERGENTES SONT EXPRIMEES A LA CONFERENCE DES SOCIALISTES ET DES OUVRIERS ALI LES .4 LONDRES.— LES REPRESENTANTS FRANÇAIS NE VEULENT POINT ALLER A STOCKHOLM.Londres, 29.— La conférence des socialistes et travaillistes alliés, (jui a consacré ses premiers travaux a des préliminaires, hier, s’est réunie aujourd’hui pour étudier les rapports de deux commissions, l’une nommée pour étudier la question du congrès socialiste de Stockholm, l’autre pour étudier les conditions de paix soumises par les divers partis socialistes.Les opinions sont si partagées qu’on a dû ajourner la seance à cet après-midi pour permettre à ces deux commissions de faire rapport.Il se peut que la conférence dure encore une couple de ojurs.Hier, les délégués russes, d’abord venus à Ja conférence comme simples spectateurs, ont exprimé le désir d’y prendre part, vu qu’elle n’est que consultative et ne lie pas les partis.D’après ie rapport officiel d’hier soir, M.Henderson a dit ce qui suit: “La conférence s’est réunie pour étudier et déterminer de façon aussi juste et impartiale que possible l’attitude future du travail et du socialisme des pays alliés en ce qui concerne la guerre et la paix.L’enjeu de l’immense conflit actuel est d’un intérêt si vital à Ja race humaine qu’il faut éloigner toute passion et traiter la chose loyalement, tant de la part de la majorité que de la minorité.Toute tentative de la part de la majorité d’écraser la minorité par son vote n’aboutirait à rien.“Il vaut mieux d’abord commencer par admettre leurs divergences de vues et tenter de conclure une entente fondée sur des buts de guerre calculés comme devant amener une paix durable, honorable et démocratique.Quoique tes décisions de la conférence ne lieront en rien les gouvernements, elles seront considérées dans le monde entier comme le jugement élaboré du prolétariat des pays représentés.” Rien d’officiel n’a été révélé au sujet des affaires dont s’est occupée la conférence, mais on comprend que les délégués français ont fait (les discours dont la teneur indiquait de fortes divergences de vues sur nombre de points essentiels, divergences qui se sont accentuées encore lorsqu’il s’est agi de nommer une commission pour étudier la question du cougrès de Stockholm.Les délégués français, croit-on, ont refusé de nommer des membres pour les représenter dans cette commission.Une commission a aussi été nommée pour étudier en général les termes de la paix.Le parti socialiste anglais a soumis une déclaration qu’il y avait responsabilité commune de la guerre et que tous les belligérants devraient contribuer au fonds de réparation.La déclaration demande la restauration du territoire conquis, y compris les colonies allemandes, et fait appel aux LE GOUVERNEUR A SIGNE À TORONTO TOUTES LES CLAUSES DE LA LOI SERONT MISES EN VIGUEUR IMMEDIATEMENT, Ÿ COMPRIS LES MESURES POSSIBLES CONTRE CEUX QUI INCITERONT LES GENS A RESISTER A LA LOI — LA DISCUSSION DU PRINCIPE MEME DE LA CONSCRIPTION RESTE CEPENDANT PERMISE — L’APPEL DES CONSCRITS NE SE FERA PAS AVANT DEUX OU TROIS SEMAINES.Toronto, 29.— Hier soir, un peu avant 6 heures, le duc do Devonshire, gouverneur général, a signé le bill du service militaire, aux bureaux du gouvernement, à Rosedale.Plusieurs rumeurs avaient couru au sujet de l’attitude qui serait prise, mais à la fin, l’urgence du cas a apparemment été cause qu’un messager est parti pour Toronto, avec le bill, pour le faire signer.Il est arrivé à Toronto hier matin et est reparti pour Ottawa hier soir avec le bill.Le colonel Harold Henderson, secrétaire militaire du gouver-neur, a été témoin de la signature du document.Ottawa, 29.•— Le bill du service militaire ayant été signé par Son Excellence le duc de Devonshire, à Toronto, hier, il sera sanctionné, aujourd’hui, au Sénat, par le juge Duiï, gouverneur général intérimaire.Le bill deviendra immédiatement loi et toutes ses clauses seront en vigueur, sauf celle qui oblige les classes à se rapporter.Quand les règlements et les tribunaux seront au complet, ce qui demandera 2 ou 3 semaines de travail, une proclamation sera émise ordonnant à tous les hommes des classes affectées par l’appel, soit les célibataires de 20 à 34 ans, de se présenter à certains endroits des divers districts désignés par la proclamation.Le comité parlementaire qui doit choisir un membre pour chacun des tribunaux d’appel de première instance n’a pas encore été complété, à cause d’un retard de la part du chef de l’opposition à désigner les libéraux qui vont faire partie de ce comité.Le sanctionnement du bill mettra en vigueur les clauses comportant des sanctions pour les personnes qui inciteront le peuple à résister à l’application de la loi.Ces dispositions ne défendent pas de critiquer le principe de la conscription.Elles imposent cependant de fortes pénalités aux gens qui conseilleront aux autres de désobéir à la loi de conscription.Un emprisonnement de pas moins d’un et de pas plus de cinq ans est réservé à ceux qui conseilleront aux hommes appelés à ne pas se conformer à la loi ou à.ses clauses, aux hommes qui persuaderont à quelqu’un de contrecarrer l’application do la loi, ou l’induiront à le faire, ou qui pour contrecarrer l’application de la loi, persuaderont à quelqu’un de ne pas demander de certificat d’exemption, ou l’inciteront à le faire, pu tenteront seulement d’accomplir cette persuasion ou de faire cette incitation.Une clause pourvoit à la suppression des publications trouvées coupables d’avoir publié des articles ayant pour but d’inciter les hommes affectés par la loi du service militaire à refuser d’obéir à la loi ou à empêcher l’application de la loi, d’aucune façon.Action ne pourra être prise contre les publications qu’avec l’approbation du juge d’appel central.Quand, par proclamation, le gouverneur général en conseil aura appelé pour le service actif les classes requises, tout homme qui est appelé et qui,sans excuse raisonnable, ne se présente pas sera passible d’un emprisonnement de pas moins de cinq an^ aux travaux forcés.UN SILENCE ÉNIGMATIQUE MALGRÉ LES VIVES ATTAQUES DU Dr DELBRUECK, LE CHANCELIER ALLEMAND GARDE LE SECRET DE SA POLITIQUE.— LA RÉSOLUTION DU REICHSTAG CAUSE DES EMBARRAS.GRAVES ÉMEUTES EN FlffLANDE ~ ‘ ~ ' i - - - -1 m ^ 3 * LA POPULATION DE BJORNEBER G EN VIENT AUX MAINS LES SOLDATS RUSSES ET NOMBRE DE PERSONNES TUEES OU BLESSEES.AVEC SONT Londres, 29.— Un télégramme de',1a réouverture du Landtag, au mé-Baparanda, reçu par un particulier j pris de l’ordre de prorogation lancé à Copenhague,, et transmis à Londres par le gouvernement provisoire, par l’agence “Central News”, signale j Dans le discours qu’il a prononcé à émeutes à Bjorneberg,j l’ouverture de l’assemblée de Mos-Elle affirme que des cou, le premier ministre Kerensky a ouvriers ie^ur'demandant ‘d’in terve" j coinbatsentre des Finlandais et des] donné l’avertissement que le gou-nir pour terminer la guerre D’au soldats de la garnison russe ont dure vernement empechera par la force la très déclarations ont trait à l’ÀJsace- Plusieurs heures,, et que nombre de réouverture de la diète, et Uexecu-Lorraine.personnes ont etc tuées ou blessees.; lion du projet de séparer la Findan- par l agence de sérieuses en Finlande.Copenhague, 29.— Le Dr Mi-chaelis continue d’être l’objet de nombreuses attaques en Allemagne.Aujourd’hui, c’est le professeur Hans Delbrueck qui lui pose une question embarrassante dans le livre de guerre prussien.On se, rappelle que le 26 juillet dernier, à la Chambre des Communes d’Angleterre, l’ancien premier ministre Asquith avait demandé si l’Allemagne était prête à évacuer la Belgique, à y réparer les désastres causés par la guerre et à lui rendre son indépendance absolue.Le professeur Delbrueck demande à son tour au chancelier impérial d’Allemagne quelles sont les raisons qui lui font négliger de répondre à ces questions, s’il accepte réellement la résolution du Reichstag comme base de sa politique.Il fait remarquer de plus que le silence du Dr Michaelis semble prouver que ceux-là ont raison, qui insistent pour qu’il prenne une attitude contraire à celle qui est contenue dans la résolution.Car si le gouvernement allemand, ajoute-t-il, est prêt à conclure une paix sans annexions ni indemnités, pourquoi ce comité conjoint du Reichstag et du Bundesrath ?pourquoi tout ce déploiement de forces sans précédent pour aider au chancelier à répondre aux propositions du pape ?La vérité, dit le professeur Delbrueck, c’est que le Dr Michaelis ne jouit pas de la confiance du Reichstag.Et il n’en peut être autrement après ce qui vient de se passer au comité principal de ce corps politique du parlement et après la soumission tacite à l'assertion qui laisse entendre que le chancelier est en réalité opposé à la résolution de ce dernier.Personne aujourd’hui connaît la politique du Dr Michaelis, dit en terminant le professeur.Car la résolution du Reichstag aurait produit d’autres résultats,si l’on n’avait pas cru à l’étranger que le Reichstag est impuissant et que le chancelier impérial d’Allemagne n’est tout simplement qu’un fourbe.LE CÔNFUTVA SE PROLONGER A CAUSE DE LA DEBACLE MOSCOVITE, LE Dr WHITNEY, UE PARIS, PREDIT ENCORE DEUX ANNEES DE GUERRE.(br«Clitrt •onform/mtut * la loi du Parlement du Canada, par L.-P.Dn'.oudcliampa, au Mlulatère de PAfrlculture.) plus de mille HORS DE COMBAT OTTAWA PUBLIE LE RAPPORT LE PLUS CHARGE DE TUES ET BLESSES DEPUIS DE LONGS MOIS.j personnes ] C’est aujourd’hui la date fixée pour, de de la Russie.LES PERTES ANGLAISES Londres, 29.— Les pertes anglaises pour la semaine finissant aujourd’hui sont; Tués ou morts de blessures: Officiers, 218; hommes, 2,421.Blessés ou disparus: Officiers, 790; hommes, 10,902.Ottawa, 29.— Le ministère de la Milice a publié hier soir la plus longue liste des hors de combat depuis plusieurs mois: 1,028 noms y sont inclus.De ce nombre on relève les noms de 40 soldats canadiens-ifran-çais ainsi répartis: 16, de Montréal, et 24, de la province et d’ailleurs : Canadiens-français de Montréal: Tués—Caporal J.R.Lernay, 1722, avenue Delorimier; S.Tougas, aux soins tie la Cie Lamontagne; J.Boucher, 644a, rue Fullum; A, Ménard, 489, avenue Galt.Blessés—J.Savard, A.Boucler; J, (Lescarbeau, 120, rue (Pontiac; A.Leroux.17, rue Saint-Rémi; A.Lafor-tune.619, rue Fullum; J.Bernaud, la, rue Golborne; J.Berger, 112, rue Wofle; A.Jasmin, 49, rue, St-Ambroi-se, Saint-Henri; R.Lévesque, 14'2, rue Montcalm ; F.Gagn é, 50, rue Ia>-tourneau; G.Poirier, 29.rue Des-groseitlers; C.Berthknime, 802, rue Logan; Canadiens-français de la province et d'ailleurs: Tués—E.Degrace, Bathurst, N.B.; G.H.Lavoie, Trois-Pistoles, P.Q.; FACHEUX ORAGES EN ANGLETERRE LES PLUIES COMPROMETTENT UNE PARTIE DE LA RECOLTE DES CEREALES ET DES FRUITS DANS LA SECTION OUEST DES ILES.Londres, 29.— Un ouragan a balayé les lies Britanniques avant-hier soir et hier matin, causant des dommages considérables aux arbres fruitiers et aux récoltes.Les journaux rapportent que la température a été depuis le commencement des récoltes des plus nuisibles à la moisson.Le mois d’aoùt a vu des pluies terribles qui ont abattu tellement les récoltes qu’on a été obligé de couper les céréales ià la faux.Maintenant ce sont de véritables ouragans, avec un vent dé 100 m Miles à l’heure parfois qui balayent les champs.Les côtes de l’Ouest ont subi le plus de dommages ; les champs ne sont plus qu’un amas de paille sale et d’épis défaits.Les arbres fruitiers ont aussi, quoiqu’un peu moins, souffert de la Des tonnes de 'fruits LE MAJOR DUMONT-LA VIOLETTE EST MORT NOS CONDITIONS SPECIALES mettent à ln portée de choque Individu, qui se propose de se faire un home ou de faire des placements, l'acquisition de ce morceau de terrain qu'il a si longtemps désiré acquérir.Rappelez-vous que flO au comptant et |§ par mois vous garantissent la possession de n'importe quel lot.Nous nous ferons un plaisir de vous expédier nos brochures illustrées et les plans de nos jardins suburbains qe Dixie, D^it, Strathmore, Valois et Lakes.i\ Occupes-vous de cela dés maintenant.MARCH TRUST COMPANY 180 Saint-Jacques.Administrateurs, Exécuteurs, FidcL eommis.Main 8701.Tous les départements.Etabli en 1885.Incorporé en 1913.S3 ans sam> un dollar de perte pour un seul client température ont été semées au large par le vent; p r D„______ ï r-1 .ila perte des fruits est moins sensi- E'\ ‘;r J i • Ld.Tn,on’ Al£cr£v ble que celle du grain car à cause Morts de leurs blessures—T.W.h,.ciir»rzx r\ n c * Q ATI d 011 Knrt la rareté de sucre on s’ait en r^Tracadie N B^^ouieli* perdre beaucoup de fruits qui rônbK B Lamarre; l owe^l,b16'’* en con^rve’ , s’attendait i au- Chabot E.Ivéger nel, Toronto, ., _____ Mass.; A.Lebrun, Trois-Rivières, Four comble de malheur les tem-p.Q.; pètes en mer ont favorisé l’oeuvre Blessés—s a distance.après qu’un continent a été inondé certains articles alimentaires, le Un autre groupe d anticonscrip- (|u sana (je femmes et d’enfants in- beurre, par exemple, dont le prix lonniste se joignit à eux au Champ nocen|s> ,jt.s pauvres impuissants, varie suivant les localités.ainsi que des soldats.j A ce propos, M.Hanna reste mal- Une paix permanente doit être |Sfé tout, partisan des entrepôts fri- foi des gorifiques administrés de façon économique et équitable, et à condition que les propriétaires se contentent MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT SS.RUE SAINT-JACQUES fttelueuce : Itteb «vcuue du Eure.Rock-laud.240».TéL Main 3215.Edifice Montreal Trust, Place d’Armes, Montréal LAMOTHE, GADB0IS et NANTEL , AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emilien Gadbois, LL.L., J.-Maréchal Nantel, B.G.L.de Mars, et les rangs s’étant reformés à 8 de front, les nombreux protestât I rine nvs a o ue u uni, te» cu.c pi u-1 Unc pajx permanente do estataires montèrent la ,rl’e ; basée sur la confiance et la .auront jusqu a la rue Sainte-Lathe-, j la justice et l’éqi - et de la i>i„i,r,r,o j » .-1 ¦ _ ; utuijj-ca, sua Ja jusii vc et a taQUitC dCS au carre I ii ipp , (jrojits communs (]e rhuiinanité, et.criant en cadence A bas ! A i ajoute-t-il, “nous ne pouvons pas ac- eonscription.A bas Borden! A 5as i (.(.ptf.r ja parole donnée par les maî-Borden.Vive la Revolution.|jres a.ctue]s r]e l’Allemagne comme La foule des passants dut se mon- Utant une garantie durable de quel-trer sympathique aux manifestants qUe vajeur> ^ moins que ce ne soit tout comme les policiers qui ,|™r | appuyé explicitement par une évi-souriaient d un oeil paternel.¦ dence concluante de la volonté et gre les sentiments qu Us peuvent,^ jjU{ r]u peuple allemand lui-mê-professer dans le for intérieur, | n)e ej ^e]]e jes alpres peup^es c|u Ï’OSITION DEMANDEE BONNE MENAGERE de plusieurs années d’expérience, demande position dans un presbytère, très bonnes références.Ecrire à Casier 20 “Le Devoir”.A VENDRE A VENDRE OU A ECHANGER.— Quatre terrains clairs, 25 x cS9 pieds chacun, situés sur la rue Ste-Gene-viève au Sault-au-Récollet.Conditions faciles.J.-A.T., 1846, rue Clarke.A VENDRE.— Lachenaie, une maison, grand jardin, près église et couvent, à 3 minutes de la rivière.S’adresser sur les lieux à Avila Lamarche.MAGNIFIQUE PROPRIETE à vendre à Marieville de Rouville, à 2 milles de l’église, 90 arpents, bonne maison, beaux bâtiments, puits artésiens, etc., etc.Pour conditions, etc., s’adressesr à Hector Gingras, cultivateur, Marieville, P.Q.Liv.rurale Go.Rouville.DIVERS REpARATIONS de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 5c896.OEUFS ET VOLAILLES Notre stock complet do volailles de races strictement pures, poules, coqs, canards, oies, pintades, dindes, paons, lapins, etc.Ainsi qu’un stock exceptionnellement beau de jeunes poulets, du mois de mol et juin, est maintenant sur le marché.Demandez nos prix, jeunes canards Pékin et coureur indien, oies toulousc.Catalogue illustré de quinze gravures des volailles les plus avantageusement connues au pays, 15 sous par malle.Traité élémentaire sur l’élevage du dindon, 25 sous par malle.Timbres pour Informations.LA FERME AVICOLE YA-MASKA, SAINT-HYACINTHE, QUE spectateurs du quartier ouest firent bonne figure.L’un d’entre eux apprit à ses dépens qu’il ne fallait pas leur jeter l’épithète de “slackers”, car aussitôt cinq ou six jeunes gens sortirent des rangs dans l’intention de lui faire un mauvais parti, et mon.de soient justifiés de l’accepter.” Voici le texte de la réponse: 17 août 1917.A Sa Sainteté Benoît XV, Pape, En accusant réception de la communication de Votre Sainteté, aux le bonhomme crut bon de pren-1peupies belligérants, en date du 1er dre ses jambes a son cou et de fi- aoùt 1917> !e président des Etats- er* t , .*.i Unis me charge de iransmettre la hn route, la procession eotoya des|réponse suivante * officiers et soldats revenus du front; | Tout coeur q,ui n’a pas été aveu-un des organisateurs leur conseilla gIé et endurci par cette terrible de déguerpir au plus vite, par cram- re ne , ,.|re ,ouc,hé de te dune manifestation hostile.Le* rémouvant appel de Sa Sainteté, le soldats ne se firent point prier i s P .ne t qu-apprécier la di-disparurent au premier tournant de gnité et la pU;ssarice ries motifs hu- mains et généreux qui l’ont inspiré et doit désirer ardemment que nous puissions suivre la voie vers la paix rue.Au carré Phillipps, les anticons-criptionnistes contournèrent l’édifi-l ce Henry Birks et débouchèrent.gU’j] nous indique avec tant de perdons la rue Ste-Catherme par la rue ! SIJasjon< du Beaver Hall, et de là se dirigé-j \jajs ce serait folie de la suivre si rent vers la rue McGill, qu ils ries-j e;Ile Ile c|oit pas en fait) nous con-" en dirent jusqu a la- rue Saint-An-! duire au but qu’U propose.Notre rè-!?Tlnf-H Passant devant 1 hôtel ponse doit être appuyée sur la froi-Windsor, les jeunes gens ne mena- de logique des faits et sur rien au-gèrent point leurs cris bruyants, et ^re cjlüse leurs chants de l’hymne national! Ce n.es't pas une simple suspen-0 Canada! ; par contre en pas-|sion d’armes que Sa Sainteté désire, sant devant les bureaux du Pacifi- c>est une paix .stable et durable.I que, ils firent entendre des accla-!ne faut pas que la présente mations enthousiastes à l’adresse de lord Shaughnessy: “Hourrah! Hourras! pour Shaughnessy!” Rue Saint-.Anioine, les manifes-lants conspuèrent la “Gazette” au sujet de son attitude hostile aux Canadiens-français et malgré la protection que purent offrir ies organisateurs, Villeneuve, Richard, I.afor-tune et autres, quelques vitres volèrent en éclats.Il en fut de même au “Mail”.On voulut le “Star” passer out d’un profit raisonnable Du prix du pain, M.Hanna ne peut .dire que le gouvernement d’Ottawa y donne son attention.Le prix du pain n’a pas encore été fixé parce qu’une enquête a démontré qu’il n’était pas disproportionné au prix du blé, quoiqu’en maints endroits du pays les boulangers en exigent des prix excessifs.Le prix du blé a été fixé à S2.40 le rainot, et l’embargo sur son exportation l’a fait monter à $3.10 aux Etats-Unis.La demande de la farine augmentant considérablement de ce fait, un embargo a été imposé sur l’exportation de la farine, de sorte qu’aujourd’hui, le consommateur achète sa farine sur la base de .$2.80 le minot de blé.M.Hanna n’est pas partisan de changements dans la fabrication de la Farine, sous prétexte que lord Rhondda, contrôleur des vivres de l’Angleterre, a déclaré que la farine blanche telle que manufacturée aujourd'hui par le Canada est un des produits canadiens qui se vendent le mieux sur les marchés européens.Quant aux fruits, et en particulier aux pommes, M.Hanna n’a pas l’intention d’en fixer un prix arbitraire.La cueillette en Ontario et dans le Québec est faible; mais dans les provinces maritimes et en Colombie Anglaise, elle est abondante.Les hommes d’Etat responsables de tous les pays doivent maintenant voir, s’ils ne l’ont pas vu déjà, qu’aucune paix ne peut reposer sûrement sur des restrictions politiques ou économiques, destinées à profiter à quelques nations et à en paralyser ou gêner d’autres; sur quelque acte de vengeance, ou quelque acte de agonie se renouvelle et ce doit être notre plus sérieuse considération que de nous en préserver.Sa 'Sainteté, en somme, propose que nous revenions à l'état où en etaient les choses avant la guerre châtiment ou de dommage causé de (“Statu quo ante bellum”), puis qu’il propos délibéré, y ait alors un pardon général, un dé- Le peuple américain a souffert sarmement général et un concert des des torts intolérables de la part du nations, baisé sur l’acceptation du gouvernement impérial allemand, principe de l’arbitrage; que, par une mais il ne désire pas de représailles passer devant entente semblable, soit établie la li- sur le peuple allemand, qui a lui-mais 1 ordre fut donné de berté des mers; que les réclamations même souffert de toutes les façons re, et l’on se dirigea vers territoriales de la France et de Tlta- dans cette guerre qu’il n’a pas vou- P0ELES -FOURNAISES]—MEUBLES H.SABOURIN, 2543 Saint-Hubert, près Beaubien, tel.St-Louis 3143, fournisseur d’ameublements; échange poêles et meubles, Spècial: Voyez la “fournaise à fourneaux”.Achetez maintenant, avant l’augmentation.BUANDERIE LAVAGES de familles demandés.Humides 75c; séché, $1.00; linge «ni repassé.$1.40 la boîte.DOMINION LAUNDRY, 298 Carrières.Saint-Louis 6302.PIANOS, GRAMOPHONES J.O.LAIIZON, 610 Mont-Royal est, Saint-Louis, 5390.Marchand de pianos, pianolas, Columbia Grafonola-Disques, machines à coudre.Conditions faciles.SUCCESSION DU Dr SALLUSTE DUVAL AVIS D'ici au 1er septembre 1917, les créanciers et les débiteurs de cette succession sont priés de s’adresser à Crépeau et Paquette, notaires, 310 rue Visitation, Montréal.Province de Québec, district de Montréal, Cour supérieure No 3172.Dame Marie-Anne St-Jean, des cité et district de Montréal, épouse de écouté jusqu’à une heure fort avancée les protestations des orateurs, contre l’inique mesure Borden.LES DISCOURS.Au parc Lafontaine, les orateurs firent valoir la série des mêmes ar- e Champ de Mars, où des policiers i lie, les problèmes troublants des lue.11 croit que la paix doit être ba dispersèrent la foule, après avoir'états des Balkans et la restitution de sée sur les droits des peuples, non la Pologne, soient laissés à tels ajus- pas des gouvernements; les droits tements qui pourront être possibles des peuples grands ou petits, faibles dans l’esprit de conciliation d’une'ou puissants, sur les droits que tous telle paix, tout en tenan t un juste i ont également à la liberté, à la sêcu-compte des aspirations des peuples rite, à F autonomie; à une participa-dont îles intérêts molitiqucs et l’ave-ition dans des conditions équitables nir lui-même seront en 'jeu.'aux opportunités économiques du mmenfs avec l’icrnmivHrnnmen» ! H est manifeste qu’aucune .partie monde — y compris, bien entendu, ordinaire d^Daro es vFoTnl's M de !de re Programme ne peut être exe-, le peuple allemand, s’il veut accep-memees Fernand VilDnJnve icit,ée avec socc&s à moins que le ré-ter Légalité et ne pas rechercher la a chfmê contre h, nr/tlnT tablisseraent du “Statu quo” n’en domination., , , G.® .co '° , prétendu fournisse une base ferme et adé- Donc, la pierre de touche de tout sentiment Ipv ipiin^^cnnc.nr'ifv ' 9uatc- L’obiet f0r4 ' m«n'at’e ot cl* la puissance actuelles pies qu’il intéresse, ou seulement Ji tVvî api]ui ^ éclairés et ,d’un gigantesque établissement ir.lli- su.r la parole d’un gouvernement in- p .?our 1Rul(er *es Jeunes i taire dépendant d’un gouvernement trigant ef ambitieux, d’un côté, ' JHseuts dans le mouvement de ^ irresponsable -qui, après avoir secrè- ayant en face de lui un groupe de protestation.Que les manes de 1 a-; tentent fait le projet de dominet le peuples libres?Ceci est une épreu-pineau, le héros de 37, viennent ; monde, s’est voué à l’exécution de ve qui va à la racine même du su-i one eclairer Bourassa afin de lui ce projet, sans tenir aucun compte iet, et c’est ce.que nous allons appli-dicter son devoir dans> les etreons- ni des obligations sacrées des trai- quer.r!U°r' 'r,'1 declare au milieu .tés, ni des pratiques séculaires ou Les fins des Etats-Unis dans cette u applaudissements.des principes si longtemps reconnus'guerre sont connues du monde en- .M.Villeneuve produisit alors un ; du droit et de l’honneur inlernatio- tier, de tous les peuples à qui on a document signe par tous les ora- naux; qui a choisi son moment pour permis à la vérité de parvenir.Il T a solrt'.0f !es organisa- la guerre; qui a asséné son coup sou- n’est pas besoin-de les formuler de turs de la manifestation, pour le damement et avec férocité; qui n’a nouveau.Nous ne recherchons au-ite Unîi rCio .PProlj!,hon de la fou-jete arrête par aucune barrière, soit cun avantage matériel d’aucune sor-U.( Il se ht ainsi: Ide droit, soit rie pitié; qui ia baigné te.Nous croyons que les maux in- .ou s voulons rester sympathi- lotit un continent dans le sang, non tolérables causés dans cette guerre (jucs d lu ( j u sc îles Allies et nous ! pas (Idiis le sdu directeur de l’Université de Bruxelles.Cette dame est aussi accusée d’avoir forcé des cartes d’identification.•-»- Exposition agricole de l’Assomption Cette intéressante exposition se tiendra à l’Assomption, comme les années passées, jeudi 30 courant.Ne signez / pas un nouveau bail Axant d’avoir la certitude que vous pouvez avoir le A ‘Service Double’ (Gaz et Electricité) ET LE RABAIS SUPPLEMEHTAIRE DE THE MONTREAL LIGHT, HEAT AND POWER COMPANY ASSEMBLEEPUBLIQUE Le mercredi soir, 29 courant, à 8 heures, à l’angle des rues Garnier et Laurier, aura lieu une grande assemblée publique.Plusieurs orateurs porteront la parole.DÉMISSION DE M.E.J.CHAMBERLAIN LE PRESIDENT DU GRAND-TRONC QUITTE SON POSTE ET EST REMPLACE PAR M.HOWARD G.KELLEY.JUSQU'ICI YICE-PKE- \ SI DENT.M.Howard G.Kelley a été nommé hier président du Grand-Tronc et du Grand-Tronc-Pacifique, en remplacement de M.E.-J.Chamberlain, à l’assemblée ides directeurs, tenue aux bureaux de la compagnie, rue McGill.fl était le vice-président et fera désormais partie du bureau de direction.La nomination prend effet le premier septembre., M.Smithers, qui présidait Tassem-blée, a fait la déclaration suivante : Le bureau des directeurs annonce avec beaucoup de regret la démission de M.E.-J.Chamberlain, comme président de lu compagnie.M.Chamberlain restera directeur de I I compagnie.M.Howard K.Kelley, vice-président, succède à M.Chamberlain et aura un siège dans le bureau des directeurs.Les directeurs suivants étaient aussi présents: MM.W.H.Biiggar, c.r,, Howard G.Kelley, J.E.Da'lrymple.Frank Scott, W.H.Ardley, it.Dandurarod, de Montréal; Win M.Macpherson, Québec, et MM.J.B.Fraser, Ottawa; Peter McAra, Régin a ; Jules Hone, Montréal, tous trois représentants du gouverncment fédéral.y v.LE DEVOIR Feuilleton DE LA Page du Foyer LA NOUVELLE CROISADE DES ENFANTS.pm HENRY BORDEAUX (Suite) Us regardent tous vers l’autel pour ir si Jésus n'est pas là.H est là, ns le tabernacle.On ne Le voit s, mais 11 est là.—Ainsi toi, Catherine, tu n’as que it ans.Quand tu pries, tu penses à ms.On le devine à ton visage, me il viendra pour toi bientôt.Et même pour la petite Annette qui m a que six et qui pour a coramu-;r en même temps que son frère lé (Philibert, bien que Philibert déjà dix ans, parce qu’elle est do-e et pieuse autant que son frère.Annette et Catherine, spéciale->nt désignées, sont devenues tou-i roses sous leurs bonnets.M.le ré va leur faire part à tous d'une Ire nouvelle qu’il tient de la Se- maine religieuse.—On dit qu’un pèlerinage d’en famts va s'organiser en France pour aller remercier le pape à Rome.Des rois et des empereurs ont passé par ici, ont traversé notre montagne par le col du Mont-Cenis où l’on monte de Lauslebourg, afin de rendre visite au Pape ou de le secourir dams Rome, et Pépin le Bref, et Charlemagne, et Charles le Chauve qui mourut au retour dams notre village d’A-vrieux où il est enseveli.D'innombrables pèlerinages d’hommes et do femmes ont ainsi traversé les Alpes.Mais, des enfants, jamais encore.Ce sera là première Sois.Ce sera la Croisade des enfants.La Croisade des enfants! Us s’y attendaient tous, ils n'en sont point étonnés, ils partiront quand on voudra.—Ici, achève le curé, dans notre pauvre Maurienne, nous ne sommes pas assez riches pour entreprendre ce voyage long et coûteux à cause du chemin de fer.Nous resterons chez nous, mais de coeur nous nous unirons au pèlerinage des enfants qui, plus favorisés, auront le bonheur de voir le Pape et de recevoir Dieu de sa main.Cette péroraison n’est pas goûtée.Elle n’obtient même aucun succès.Puisque le Pape est derrière la montagne, il n’y a qu'à passer par-dessus pour le rejoindre dans son palais.On n’a pas besoin de chemin de fer, on a des jambes pour marcher et l’on emportera un pain en couronne sur l’épaule au bout d’un bâton.Voyez-vous ce curé qui prêche la croisade et détourne ensuite les gens de partir: Dieu vous appelle, le Pape vous attend, et puis restez chez vous, au coin du feu, avec les châtaignes et les nouveau-nés! Un vent de révolte souffle sur l'assistance.M.le curé, qui me s'en doute pas, interroge maintenant l’un ou l’autre sur la confession ou l'eucharistie.11 reçoit des réponses milles ou nonchalantes.A quoi donc pensent tous ces enfants?Dieu! que leurs cerveaux sont bornés! On ne sait pas comment les intéresser! Monsieur le curé, ils pensent au berger Etienne devant qui s’agenouillaient les brebis et qui eom-mamdaienit une armée.Ils pensent au berger Etienne qui voulait marcher sur la mer sans enfoncer dedans, et qui traversa la mer pour s’en aller à Jérusalem délivrer le tombeau du Sauveur.Le berger Etienne ne va-t-il pas revenir pour délivrer le Pape pri'sonn ie,r?Après la leçon d’histoire, la leçon de catéchisme est finie.Et bientôt elles se confondent.Elles se confondent dans toutes les mémoires.Sur le raccourci (pii conduit par une pente raide à la forêt Marie-Christine, Annette et Philibert se hâtent vers la maison.Pour se donner du coeur, ils se sont mis à chanter et ils chantent en soufflant à cause de la montée dure.C’est la chanson d’autrefois, que des soldats ont apportée de France.La bergère a prié la Vierge de lui rendre son blanc mouton que lie méchant loup avait pris, et le fils du roi l’a rendu, et il a marié la bergère.Mais au milieu d’un couplet Philibert s’est arrêté : —Il est de l’autre côté de la montagne, a-t-il déclaré d’un ton docte.—Qui ça?demande la petite An-nette.—Izc Pape, donc! —Ah! oui, c'est vrai.L’avait-elle déjà oublié?Son frère lui jette un regard sévère.—Veux-tu que nous allions le voir.Je voir et aussi le délivrer, puisqu’il est prisonnier?—Je veux bien.Et comme elle s’effraie tout de même d'une tâche aussi délicate, elle ajoute timidement: Est-ce que je suis assez grande?—Tu es en âge de recevoir le bon Dieu.Ça, c’est juste, le curé l'a dit.Et comme elle a peur de manquer de nourriture, elle ajoute encore: —Est-ce que nous aurons à manger?—Nous aurons à manger, déride Philibert.lEt nous partirons avec tous les enfants de fécale.LES BONNES FEMMES D’AVRIEUX L’hiver a passé, le printemps est venu.Est-on bien sûr que ce soit le printemps?Les jours allongent, mais le vent est dur, les feuilles ne veulent pas pousser, ni les arbres fleurir, et le blé ne sort pas encore de terre.Est-on bien sûr que ce- soit le printemps?Si e’est lui, il ne mérite pas sa réputation.A coup sûr, il ne la mérite pas.Jadis, on l’annonçait au premier mai, avec des rondes et des chansons.Mais, s’il vient à pas de loup, comment savoir qui’l est là?—Est-ce qu’il y a de la neige sur le Mont-Cenis?a deinandé Philibert à son père.—Ouvre les yeux, Philibert; il y en a sur toutes les montagnes.Derrière Modane, l’aiguille Doran et le R at eau en ont presque jusqu’en bas.En face de nous, l’aiguille de Sco-lette en est tout entière habillée, et ia Norma et Longe-Gôte qui l’escortent de chaque côté n’en ont retiré que leurs pieds.Les yeux avides de Philibert ont fait le tour de l’horizon.Cependant — on fauche si tard en Maurienne sont comme des bouquets en désordre où se .mêlent les marguerites*, les campanules aux clochettes mauves et vJolettes, les pissenlits et les orchis, les primevères et les renon-.cul es, les oeillets et les lis sauvages, et beaucoup d’autres fleurs dont il.serait précieux de dire les noms, lirais il faudrait les savoir avec certitude.Les bergers qui sont allés plus haut, jusqu’aux prairies qu’on! ne fauche jamais, ont rapporté les j rouges rhododendrons, et les jaunes fleurs d'arnica, et les petites gentia-, nos plus bleues que le ciel, ils ont i raporté aussi une grande nouvelle : I un char a passé le Mont-Cenis, uni char qui venait d'Italie avec trois belles filles aux hanches larges par- • H ne renonce pas à son interrogo .ee qu’elles portaient de la conlre- toire.—Est-ce que les chars peuvent traverser pour s’en aller en Italie?Ils ne traversent pas encore.bande.—U n'y a plus de neige, a déclaré Philibert: on a traversé la monta-j gne.Et voici qu’un lundi de juin, un , -Et quand les chars passeront-ils * mdi clair au soleil gai, M.l’institu- la montagne pour s’en aller en Ha lie?—Vers la mi-juin probablement.—Vers la mi-juin, répète Philibert.l>e printemps avance et l'été est proche.Les arbres fruitiers se sont décidés à fleurir, et les feuilles à pousser, et le blé, sorti de terre, est déjà haut dans les champs.Quand le vent souffle, il creuse de longues vagues dans les champs qui tremblent.Les prairies qu’on n’a pas fauchées u-ur Mussillon, sur le seuil de son école, regarde le chemin, ie grand chemin qui dessert tout le village, car toutes les ruelles tombent dedans.Qu’a-t-il à regarder le chemin ?I) n’a pas de chapeau sur la tête (jour se garantir du soleil.A SUIVRE O Journal cm imprime au Mo « nat Îtalnt-Vinrrnt.ft Montréal, par l’IMPRIMB.WF, POPULAIRE (ft n-M onsabillté limité»), j »J rh«.v>»r.eérent *(nér»l.12 6 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 29 AOUT 1917 VOL.VIII.—No 203 U VIE SPORTIVE JIMMY ÜRQUHART -SERA AU NOMBRE DES CONCURRENTS CE MOTOCYCLISTE, QUI S'EST FAIT COUPER USE JAMBE A LA GUERRE, S’EST INSCRIT DANS LES COURSES DE MONT-ROYAL.— LAVIOLETTE LES DEFIE TOUS.Parmi les nombreux motocyclistes qui prendront part à la réunion du 1, 2 et 3 septembre prochain, a la piste Mont-Royal, le plus intéressant de tous les concurrents sera sans contredit Jimmy Urquhart, un soldat de retour du front et qui a perdu une jambe dans la bataille de Fricourt.Urquhart s’est inscrit dans les épreuves pour amateurs ' et il sera sûrement un rival sérieux pour ses adversaires, si l’on tient compte de ses essais à la piste de Saint-Laurent, ces jours derniers.En présence de plusieurs amateurs qui s’étaient rendus au terrain de courses pour voir nos motocyclistes locaux à l’entrainement, Ur-quhart a fait plusieurs tours de piste à une allure de 60 milles à l'heure et a émerveillé les spectateurs par sa vitesse malgré son infirmité.Un autre motocycliste que le public montréalais aimera à voir est sans contredit Napoléon St-Gelais, de Lowell, Mass.Ce coureur a gagné récemment une course rie cinquante milles à Wakefield, Mass., alors qu’il couvrit cette distance en cinquante-six minutes.St-Gelais est arrivé de Lowell, avant-hier, et il s’est aussitôt rendu chez Arthur Ross où il s’est enregistré dans toutes les épreuves pour amateurs.Jack Laviolette, bien connu du public de la métropole, veut prendre une revanche éclatante sur Benny Cohen pour la défaite que ce dernier lui a fait subir au parc De-lorimier, dimanche dernier, et il ne craint pas de lancer un défi à Cohen ou à tout autre motocycliste pour un pari ou pour la gloire.Jack désire aussi rencontrer Ray McNamara, le briseur rie records, dans une course d'automobile à la piste Saint-Laurent.Comme on peut le voir, la rivalité est grande entre nos fameux coureurs et les amateurs qui se rendront au Mont-Royal samedi, dimanche et lundi prochain, peuvent être assurés d’être témoins de courses très âprement contestées.La première épreuve commencera à 2 heures précises chaque jour et tout se passera dans l’ordre, car, l’organisateur de ce meeting, Arthur Ross, le fameux joutur de hockey, tient à faire un succès et nous sommes persuadés qu’il réussira.Un service spécial de tramways a été assuré pour les trois jours afin d’accommoder le public qui désire se rendre à la piste Mont-Royal cl un enclos sera réservé pour les automobiles, les voitures et les motocyclettes.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouéee hier après-midi dans les séries des ligues de baseball Nationale et Américaine: LIGUE NATIONALE A Boston: Cincinnati.110003400—9 12 0 Boston.000001000—1 6 3 Batteries: Schneider et Wingo; Barnes, Allen et Tragesser.^ A Brooklyn: Chicago.000110000—2 11 0 Brooklyn.000000000—0 9 3 Batteries: Vaughn et Elliott; Cadore et Kruger.A New-York: Pittsburg.000100200—3 8 2 New-York.1005001 Ox—7 10 1 Batteries: Carlson et Schmidt; Perritt et Rariden, Onslow.A Philadelphie: St-Louis.100100400—6 13 3 Philadelphie.002030000—5 7 1 Batteries: Goodwin, Watson et Gonzales; Fittery, Oescher, Alexander, Bender et Killifer.POSITION DES CLUBS [ CHOSES MUNICIPALES LES ECHEVÎNS PROTESTENT L’ACHAT DU NORD-CANADIEN EST DESAPPROUVE.— MORT AUX VETOS! — EST-CE UN AUTRE SCHEME?— UNE MALICE DE L’ECHEVIX WARD, — AU SUJET DE L’AUTO DU MAIRE.• G.P.P.C.New-York 75 41 .647 Philadelphie 65 49 .570 St-Louis 63 58 .521 < ’ineinnati 65 62 .512 Chicago 62 61 .504 Brooklyn 57 61 .483 49 63 .437 Pittsburg 39 80 .328 LIGUE AMÉRICAINE A Chicago: New-York.000002010—3 10 1 Chicago.00I0210ÛX—4 10 2 Batteries: Caldwell et Alexander; Williams, Faber et Schalk.A St-Louis: Philadelphie.OOlOOOOnO—1 4 1 St-Louis.20000000X—2 8 1 Batteries: Schauer et Sehang; Davenport et Severoid.Autres parties remises pour cause de pluie.DANS LES COULISSES QUELQUES INTÉRESSANTS APERÇUS SUR LA LIGUE DE LA CITÉ.— UN PROGRAMME DE GALA POUR DIMANCHE, AU SHAMROCK.Il est plus que probable que le nouveau record pour les “strike-outs,” établi par “Rtibe*’ Cramm, des Stars, contre La Casquette, alors qu’il retira 17 frappeurs au béton, restera longtemps.Il a également établi un nouveau record en n’accordant que deux bits, ce qui constitue le plus petit nombre de hits de la saison.•— Les Stars ont égalé le record des Athlétiques, cette saison, lorsque, dans une partie de ligue, leur champ extérieur n’eut pas un seul “put-out” à son crédit.Le receveur Morin en eut 17 (tous les “strike-outs” de Cramm).Carver en eut 8 au premier but, tandis que Crutchley mit les deux autres à son crédit.— Les six hits des Athlétiques, sur les balles de Clément, échurent à trois frappeurs.Le receveur Mullen en eut trois, Webster deux et Plynn un.— Le score 2 à 1, qui caractérise la partie Athlétique-Chevaliers de Colomb, est une autre indication de la valeur de la Ligue de la Cité.— Les Champions étaient heureux de voir Sprague Cleghorn mettre deux hits à son actif.Ce fut au meme temps, l’an dernier, que le fameux joueur de hockey et.de baseball commença à frapper dur sur la balle, et sa tenue au béton contribua pour beaucoup au triomphe final des Stars sur les Crescent.Sprague est parti pour faire exactement la même chose, cette année.— Zappa, le jeune arrêt des Chevaliers de Colomb, a accepté, huit chances au champ, dimanche dernier.Quatre ou cinq de ces arrêts furent sensationnels et lui méritaient bien les applaudissements qu’il reçut alors.— Zappa, Rico, Arnold et Hoose furent les seuls joueurs qui purent toucher aux balles de Rie Paquette, chacun mettant un hit à son crédit.— La dernière moitié de la dernière phase de la cédule de la Ligue de la Cité commencera dimanche prochain, alors que les quatre premiers clubs du circuit en viendront, aux prises.Ces rencontres seront les plus passionnantes do la saison.Avec les Crescent, les Stars et les Indiens pratiquement, égaux, les amateurs ont droit de s'attendre à une fin de saison émouvante.— Crescent et Star se rencontreront dans la première partie du double-header de dimanche, tandis que les Athlétiques et les Indiens se, mesureront ensemble.Une victoire pour les Stars, les placerait sur un pied d’égalité avec les Crescent.— La journée de dimanche donnera aux amateurs un spectacle unique par le nombre et la valeur des lanceurs, qui seront à l’œuvre ce jour-là.Avec Bridgford, Cramm, Palmer, Paquette, Spear, O’Coin et Malcohn-Fraser en action, les amateurs assisteront à un déploiement d’habileté sans égal.— Doyle, des Athlétiques, a fait preuve de grandes capacités à courir les buts.Bon vol du deuxième et du troisième but donna la victoire à son club, puisqu’il compta quelques secondes après avec le point décisif.— Les estrades du Shamrock recevront climaneho la plus grande foule qui ait jamais assisté à un programme do la Ligue de la Cité.— On s’attend à la venue de nombreux contingents d’amateurs de baseball pour assister aux grandes joutes de dimanche.Jimmy \\ alsii viendra avec un “bunch” de Québec; Johnny Choquette conduira une délégation de Farnham, tandis que d’autres sportmen ont écrit de St-Jean, Iberville.Sorel.St-Hyacinthe, Granby et n'aiiianvs, notifiant la ligue qu’ils seraient à Montréal, dimanche, avec île gros contingents d'amateurs du baseball.La partie de retour sera jouée dans quelques semaines.M.S.K.arbitrait avec Reinhardt, ou du moins il fit mine d’arbitrer.Il n’y a pas de chances que Tener ou Johnson mettent la main sur lui.Résultat par reprises: Samuel.000000050—5 15 0 Riope].110001001—4 8.2 Hart, Peters, Lahue; Paquin, Whelan, Beckel, Moore.Arbitres: Kilby et Reinhardt.POSITION DES CLUBS G.P.PC.Chicago 79 46 .632 Boston 73 47 , 600 Cleveland 68 58 .536 Détroit 64 50 .520 New-York 63 .471 Washington 55 64 462 St-Louis ' 49 76 .392 Philadelphie 44.75 .370 PARC DOMINION Toute la semaine prochaine deux fois par jour le plongeur de haut Célébration spéciale de la Fête du Trqrail.sous les auspicca du Conseil des Métiers et du Travail.ADMISSION - - - io SOUS pur jour HOLDEN Lundi matin, à la séance du bureau des commissaires, il avait été question du manifeste Drummond protestant contre l’achat du Nord-Canadien par le gouvernement.C’est même dans cette circonstance que M.Ainey faillit passer pour un capitaliste.Hier après-midi, à la séance du conseil, la question vint de nouveau sur le tapis.Cette fois cependant il ne s’agissait pas seulement de la protestation de plusieurs gros financiers de Montréal: la “Single Tax Association” d’Ontario, dans un communi-qué qu'elle a fait parvenir au conseil, demandait tout simplement de désapprouver cette nouvelle mesure «u gouvernement.A la suite d’un violent débat, auquel le maire prit une large part, les échevins se sont rendus au désir de l’Association en adoptant la résolution de protestation suivante présentée par î’échevin Mayrand: MAISONS D'EDUCATION Académie St - Ignace 420 rue St-HUBERT Externat et pensionnat peur jeunes filles.Court) ^ complet français et anglais.Cours (Tenseignemert mcnairer: art culinaire, hygiène, médecine domestique.Tenue de la maisen, coupe.Confection et entretien des vêtements.Entrée des élèves, MARDI, LE 1 SEPTEMBRE.S Saint-André Aveiiin COMTE LABELLE L'entrée tes élèves au couvent des Soeurs de la Providence, le lundi, 3 septembre.Conditions faciles.On y enseigne le français, rnn&l&is, le piano, le violon et le chant.SOEUR MARIE-JEANNE, supérieure, SOEUR IPHIGENIE, directrice.iSTE- CUNEGONDE Cours privés du jour et du soir, des demoiselles BOUCHER, 1491 Notre-Dame ouest.Piano, orgue, chant.Préparations aux diplômes, etc.Ne manquez pas le plus grand événement annuel de la Province ! CHEMIN DE FEB EN BOUTE BANQUE- PRATIQUES SEVERES POUR LE NATIONAL L’ÉQUIPE CANADIENNE-FRANÇAISE VA SE PRÉPARER FERME EN VUE DE SA PARTIE DE SAMEDI AVEC LES SHAMROCK, A MAISONNEUVE.LES SAMUELS ONT BATTU LES RI0PEL 5 A 4, DIMANCHE La ixmcontm annuelle entre les officiera de la ligue de la cité a été disputée, dimanche matin, sur le terrain du Shamrock.Ce fut une partie vraiment contestée, jouée fort rapidement.Le score final fut de 5 à 4 pour les équipiers de “L'armer” Samuels sur ceux de Lucien RJopel, et c’est la seconde victoire des premiers sur leurs adversaires, en ehniptant celle de l’an dernier.Exécutant un grand ralliement dans la huitième, les Samuels comptèrent cinq points.Les faits saillants de la partie furent les efforts de Beekel pour atteindre le soleil en cherchant à couper un coureur nu deuxième but; le “catch" de Lucien Riopel au centre, alors qu'il cherchait à se sauver de lu halle, et les efforts de Samuel pour “buhter.” Les perdants ont immédiatement lanré un défi aux vainqueurs, lequel a été accepté Le National s’est mis à l’œuvre hier soir en vue de sa partie de samedi avec les Shamrock à Maisonneuve.Le club pratiquera encore ce soir et jeudi.Tous les joueurs ont reçu instruction d’être présents, et ceux qui s’absenteront sans raison seront mjs à 1 amende.La direction du club est décidée à gagner à tout prix les quatre parties qui restent à jouer et à remporter le championnat.Outre les pratiques, il y aura des courses chaque soir.Los épreuves finales auront lieu jeudi soir.M.A.-L.Caron, président du National a donné une demi-douzaine de cuillers en argent- qui seront données en prix aux gagnants de ces courses.Ces cuillers sont d’un fort joli modèle et elles constituent, un joli souvenir.Los joueurs pourront donc s’exercer à faire de la vitesse.11 n’y a aucun doute que les joueurs vont se disputer l’honneur de posséder ces cuillers.L’on peut donc s’attendre à des courses mouvementées et ceux qui assisteront en spectateurs aux pratiques verront de belles et bonnes courses.Newsy Lalondo nous disait hier que le National devrait gagner toutes les parties qui lui restent à jouer.Dans son opinion, le National est supérieur aux Irlandais et c’est simplement la malchance qui a été canne que l’équipe canadienne-françnise a perdu ses trois premières parties.Il devrait maintenant triompher d’ici à la fin de la saison.Dans t ous les cas, le National va se préparer ferme toute la semaine, et il va tâcher de donner satisfaction à ses partisans samedi prochain.Tl devrait y avoir foule ce jour là à Maisonneuve.La joute procurera des émotions.1 LES COURSES DU GRAND CIRCUIT A POUGHKEEPSIE Poughkeepsie, N.-Y., 29.— La réunion locale du Grand Circuit, s’est ouverte hier.Voici les résultats des épreuves: C’Iasse 2:21, trot, S1.000.Suldine, par Worthy McKinney, Murray.North .Spur, Cox.Letana S., Snow.3 Toddling, Rodney.4 On the Rhine, Leonard.6 Rhodantha, Murphy.7 May Boy, Dickerson.5 Notice B., Lorillard.diet.Oscar Watts, Hyde.dist.Peter Mozart, t’allman.dist.Temps, 2:11; 2:13; 2:09^, Classe 2:13, trot, $1.000.Jess Y., par Wilask, Brusie.6 2 1 12 1 Coastess Mohel, Cox.8 4 6 2 1 2 Indira, Sheldon.1 9 2 3 4 3 Allie Ashhrookc, (leers.0 3 3 4 3éli Morris Bingen, Dickerson.3 6 4 5 éli Lizzie Worthy, Rodney___ Linden Hall, Small.The American Girl, Murray Hazel Hall, Murphy.' Temps, 2:09}-/; 'jjIfHi; 2 2:12; 2:13.4 5 6 ret 5 7 5 6 éli 7 5 7 7 éli .2 1 dist 4 8 ret :UL4; 2:10}*; $3.000.lam Jay par Jay McGregor, Ernest.Royal Mac, Murphy.Bacelli, White.Bonnie Del, Hinds.Alma Forbes, Ackerman.Fayrc Rosamond, Cox.Temps, 2:07?*; 2:06)*; 2:08.Évent spécial d'amble, 2 dans 3, 2 épreuves.Russell Boy, par Rustic Patenter, Geers.1 1 Butt Hale, Murphy.Temps, 2:04; 2:03, LA REUNION DE SARATOGA Saratoga, 29.— Voici le résultat des courses d’hier après-midi: 1ère Course.— Chevaux de deux ans et, plus; à réclamer; 5J* furlongs.1.Rapid Fircr, 112, A.Collins, 7 à 1, 5 à 2 et 6 à,5.2.Golden Glow, 118, Peak, 11 à 5, nu pair et 1 à 2.3.Golding, 109, Buxton, 12 à 1, 5 à 1 et 5 à 2.Temps: 1.08 1-5.— Wood Trush, Portia, Cave Man, Adoration II, Magnette, Tread Lightly et Lucky Day ont aussi couru.2ème Course.— Chevaux de trois ans; à réclamer; 1 mille: 1.Silver Sandals, 105, McTaggart, 1 à 2.2.Passing Fancy, 99, Rowan, 7 à 1, 7 à 5 et 1 à 2.3.Mother Machree, 105, McCrann, 10 à 1,2A 1 et7à 10.Temps: 1.42 2-5.— Sargon II, Searpit II.ont aussi couru.3ème Course.— Chevaux de trois ans; à réclamer; I mille: 1.First Ballot, 107, Buxton, 4 à 1, 6 à 5.2.Queen of the Sea, 110, Rowan, 14 à 5, 4 à 5.3.Lady Moll, L10, Pet?, 5 à 1, 8 à 5.Temps: 1.40 1-5.— Bight a aussi couru.4ème Course.— Handicap; chevaux de deux ans; 6 furlongs: 1.Happy Go Lucky, 109, Robinson, 5 à 1, 2 à 1 et au pair.Matinee Idol, 111, Butwell, 2 à 1, 4 à 1 et 2 à 1.3.Jack Hare Jr., 125, Plack, 16 à 5, 6 à 5 et 3 à 5.Temps: 1.13 4-5.— Kashire, Tracksend, The Spinner, Nepperhan, Debadou, Midnight Sun, Perigourdine, xDrill Master et Albert A., ont aussi couru.Sème Course.— 1 mille: 1.Sam MeMeekin, 116, Butwell, 6 à 5, 1 à 2 et.1 à 4.2.Blue Thistle, 111, Obert, 8 à 1, 3 à 1 et 8 à 5.3.The Grader, 108, Rowan, 4 à 1, 7 à 5 et 3 à 5.Temps: 1.41 3-5.— Méditation, Tener.Cliff Haven, G.M.Miller et Cliff Field ont aussi couru.6ème Course.— 6 furlongs: 1.Serenest, 110, Butwell, au pair, 2 à 5 et 1 à 6.2.Assume, 115, Schuttinger, 2 à 1, 7 à 10 et 1 à 3.• 3.Flora Finch, 110, E.Haynes, 10 à 1, 3 à 1 et 7 à 5.Temps: 1.13 1-5.— Master Karma, Pollyanna, .fames F.Cummings, Lottery, Leicester, Hesse, Sunset II et Dixie II ont aussi couru.“Considérant que le Nord-Canadien a été presque entièrement construit et “financé” par l’argent du peuple canadien sous forme de boni, d'octrois et de prêts, incluant les prêts effectués par le gouvernement canadien; “Considérant que le gouvernement canadien se- propose, a l’heure qu’il est, de s’emparer de ce chemin de fer et d’assumer les obligations qui s’y rattachent, s’élevant à quelque 8350,000,000, et de payer MM.Mackenzie et Mann pour le capital-actions qu’ils détiennent encore; “Considérant que le gouvernement canadien a déjà prêté à cette compagnie 845,000,000, en prenant comme garantie collatérale le transport de 45 pour cent du “stock”, bien que celui-ci ne représente aucun placement de capital et qu’il n’aura aucune valeur bisqu a ce que le chemin de fer devienne un succès financier, ce cpi'il n’est pas actuellement et ce qui est peu probable qu’il devienne; “Qu’il soit résolu: “lo.— Que nous, les soussignés, protestons le plus énergiquement possible contre l’achat d’un chemin de fer en banqueroute au prix d’une compagnie solvable ; que nous nous opposons à ce qu’aucun paiement ne soit effectué en vue de payer les actions ordinaires de ladite compagnie; “2o.— Que nous insistons au- Le rapport du bureau des com-près du gouvernement — actuelle- missaires recommandant, pour la ment créancier pour plusieurs mil-i b’oisième fois, “de voter $10,001) lions de dollars, — pour que, s'il pour commencer la reconstruction juge nécessaire de faire de non-! des ponts Vian et Lachapelle”, a de velles avances afin de protéger les ! nouveau provoqué d’ascez vives réclamations contre la compagnie ; Passes d’armes entre le maire et les rée pour cette année du moins sous les vetos du maire, a repris un regain de vie triomphante hier après-midi au conseil.Les échevins se sont en effet prononcés, pour la quatrième fois en faveur de l’engagement du Bureau de recherches municipales de New-York: le vote, cette fois, ça été de 11 à 2, ne votant contre la motion Brodeur que les échevins Denis et Lamarre.Cette motion se lisait comme suit: Que la résolution adoptée par le Conseil le [) juillet 1917 qui a été réaffirmée par une autre résolution le 19 juillet 1917, au sujet du vote d’une somme de 818,000 pour une expertise fie l’administration municipale, soit amendée et modifiée comme suit, savoir: En retranchant du rapport du Bureau des Commissaires soumis au Conseil, à Ce sujet, l’aliéna 3 qui se lit comme suit: "Que Son Honneur le maire et le greffier de la cité soient autorisés à signer au nom de ji cité le contrat à intervenir entre cette dernière et le Bureau de Becher-ches Municipales de Ne-York, lequel contrat devra être préparé sous la direction du département en loi”.Et en remplaçant ledit aliéna, par suivant: “Que le greffier de la cité soit autorisé à signer au nom de la cité le contrat à intervenir entre cette dernière et le Bureau de Recherches Municipales de New-York, lequel contrat devra être préparé sous la direction du département en foi.” “IL N’Y A PAS DE SCHEMES” le D.O L’ESPERANCE, Président PROFITEZ des EXCURSIONS! HOTEL-DE-VILLE, QUE.PROGRAMME GEORGES MORISSET.Secrétaire COURSES D’AUTOMOBILES ET DE MOTOCYCLETTES, A La PISTE MONT-ROYAL SAMEDI, DIMANCHE, LUNDI, 1, 2, 3 SEPTEMBRE HUIT COURSES CHAQUE JOUR ADMISSION - - - - 50 SOUS PREMIERE COURSE A 2 HEURES PRECISES, P.M.$ r* ÂTSQN n s’attache du moins à sauvegarder l’intérêt du public en général dont il est l'agent en s’emparant de l’actif rie la compagnie sans faire de paiements supplémentaires aux promoteurs, etc., étant connu que ces derniers ont déjà retiré d’énormes profits de l’entreprise et de la construction du chemin avec l’argent public et qu’ils sont déjà remboursés pour tous les placements qu’ils ont faits de leurs propres capitaux et pour le temps qu’ils ont dépense; “3o.— solution ministre - Qu’une copie de cette ré-soit transmise au premier et au secrétaire d’Etat.” TORONTO A BATTU RICHMOND HIER L’ÉQUIPE DE NAPOLÉON LAJOIE A TRIOMPHE PAR 8 A 1 CONTRE LES JOUEURS DE LA VIRGINIE.— UNE SEULE JOUTE DANS L’INTERNATIONALE.1 oronto, 29.-— Al Leake, le lanceur de “spitbair qui a été abandonné par lo club Richmond au début de la saison, a joué un mauvais tour à ses anciens co-équipiers en battant ceux-ci par un résultat de 8 à 1, hier après-midi.Trois coups réussis seulement furent faits sur ses balles.Voici le résultat détaillé: TORONTO AB.R.H.PO.A.E.“UNE BANDE DE BANDITS” Lorsque la lettre de la “Single Tax Association” eut été lue par le secrétaire-adjoint de la ville,1 M.R.Bauset, l’échevin Brodeur — agissant comme leader à la place de l’é-chevin Larivière, qui était absent— proposa de l’envoyer aux archives; il donna pour raison que le conseil, ne connaissant pas la question à fond, ne pouvait se prononcer dans le sens indiqué.L’échevin Ward déclara qu’il était dans la même opinion.Le maire voyant alors qup personne, si ce n’est l’échevin Mayrand, n’osait élever la voix contre cette , nie c’est la règle, devait être accom-transaction.descendit de son fan- pagné d’un certificat du vérifica-teuil pour venir prendre part à labeur des finances de la ville ; or 1 ne l’était pas.Conclusion : toute l’affaire reste encore en plan.echevins Hushion, Ménard et May rand.Tout ce monde-là est en faveur de la reconstruction des deux ponts ; mais il ne s’entend pas sur les moyens à prendre pour en arriver là : pendant que le maire et le conv missaire Côté prétendent qu’il est absolument nécessaire de voter tout d’abord l’argent pour la préparation des plans, les échevins soutiennent que les ingénieurs de la ville pourraient faire ce travail sans qu’il en coûte 810,000, et que d’ailleurs ou ne tient à voter ce montant que parce qu’il y a anguille sous roche.—Est-ce qu’on ne veut pas construire les ponts à d’autres endroits?ont demandé les échevins Ménard et Hushion.—E.çt-ce qu’il n’est pas à la connaissance du bureau des commissaires que de gros propriétaires ont déjà pris des options sur certains lots longeant la rivière des Prairies?a ajouté l’échevin Mayrand.—Non ! non ! a répondu le maire.Il n’y a pas de schemes dans ces reconstructions de ponts.Et si vous connaissez quelque chose, vous les purs d’entre les purs, parlez donc.Mais les échevins n’ont pas eu à parler, car dans l'intervalle l’éche vin Ménard avait trouvé la raison du rejet du rapport : celui-ci, coin Pour [’ouverture des classes Vous trouverez chez nous les LIVRES CLASSIQUES, EQUIPEMENTS SCOLAIRES ET ARTICLES DE CLASSES, aux meilleurs prix.LIVRAISON DE PREMIERE CLASSE et satisfaction à tous les clients qui nous honoreront de leur patronage.' Nous achetons les livres de classes usagés.Librairie L.-J.-i.DEME, limitée 36-ûuest rue Notre-Dame.MAISONS D’EDUCATION La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal Los inscriptions rlans les écoles des districts Centre, Nord, Est et Ouest se feront de 9 à 12 et de 1 à 4 tous les jours de la semaine du 27 courant, ainsi que lundi le :i septembre, excepté le samedi le 1er septembre.Tous les élèves devront se rendre à leur école mardi matin le 4 septembre.Pour renseignements supplémentaires s'adresser au chef de chaque école ou aux directeurs généraux des districts: M.A.C.Miller, 85 Sainte-Catherine ouest.Tel.Est 1371.NI.J.P.Lcharre, 20G0 Saint-Denis.Tel.Saint-Louis 8735.M.J.-M.Manning.23« Chambly.Tel.Lassalle, 470.M.André Robitaille, collège Saint-Henri, Westrnount 2512.COLLEGE ^ LONGUEUIL sous la direction des Frères den Ecoles Chrétiennes.Cours commercial complet, français et anglais; préparation aux écoles supérieures: Ernie des Hautes Etudes, etc.Installation récente’ des plus modernes.Communications: Traversier de la rue Poupart, traveroier de la rue Pie IX, tramways électriques (Place Youville), Delaware & Hudson.Rentrée des pensionnaires, MARDI, LE 4 SEPTEMBRE.Rentrée des externes, MERCREDI, LE 5 SEPTEMBRE, à 8 heures 2S.COLLEGE ST-LOUIS TERREBONNE Sous la direction des Clercs de Saint-Viateur j Cours rommercial français et anglais Améliorations modernes Prospectus envoyé sur demande RENTREE LE 5 SEPTEMBRE N.J.FICHE.C.S.V.• Directeur.Ocilège Sî-Josspfi et com* BERTHIERVILLE Cours éiémentairo intermediaire mercial bilingues RENTREE DES ELEVES, LE 6 SEPTEMBRE J.A.CHAR30NNEAU, C.S.V.Directeur.Truesdale, 2b.Jacobson, cf., n 6 2 0 ’Whiteman, If 0 1 2 0 O Lajoie, 1b 2 2 6 1 O 2 1 1 Schultz, rf t 1 3 0 0 1 2 3 Blnekburne, 3b.4 i 3 4 3 O 3 3 2 Murray, ss i t 2 5 0 6 rèt.2 2 UN DEFI DU S.-FRS ______ DE SALES Lr club St-Françots de Sales lance son défi au cercle Dollard, C.P.St-Henri, C.P.Stç-iïélène pour dimanche et lundi, fête du travail.Informations: P.de Montigny.Tél.St-Louis 1254, Lalonge, c.Leakc, p.0 Totaux.33 8 13 27 14 1 RICHMOND AB.R.H.PO.A.E.McDermott, 3b.4 0 1 3 0 0 McGaffin, sa.3 1 loti Bankslon, rf.3 O 0 2 Eibel, 1b & p.4 O 1 8 Hanford, cf.3 0 0 2 Distell, If.2 0 0 4 Knabe, 2b.2 0 o 4 Reynolds, c.2 0 0 0 Adams, p.3 0 0 o Donohue, p.0 0 0 0 Enright, 1b.o 0 0 1 discussion.“C’est un vol, dit-il.en débutant, le verbe haut, que l’achat de ce chemin de ferl Cela va nous coûter 8600,000,000.Il est donc de notre de-i voir de protester, tons tant que nous sommes: il ne s'agit pas ici d’être bleus ou d’être rouges, mais d’être Canadiens avant tout."Oh! je sais bien que la mesure va passer comme les autres, ajoute-t-il; nous sommes gouvernés par line bande de bandits; niais au moins nous aurons enregistré notre protestation".Le débat continua encore pendant quelques instants, M.Villeneuve déclarant que l’achat du “Nord Canadien” ferait perdre 860,000 à la ville de Montréal, et l’échevin Weldon faisant remarquer qu'il voterait en faveur de la résolution Mayrand si elle contenait l’opinion des citoyens de Montreal: puis on prit le vote.Ce dernier donna alors le résultat suivant: Pour l’adoption de la résolution: les échevins Mayrand, Ménard, Hushion, Hqulé, Dubeau, Lamarre, Denis et Bédard.Contre: les échevins Ward, Blu-mcnthal, Macdonald, Brodeur et Weldon.DE NOUVEAU TRIOMPHANTE La fameuse question de l’expertise municipale, que l’on croyait enter- i 7= Totaux.Résultat par reprise; Toronto.Richmond.26 1 3 24 14 1 .000 002 15x—8 .000 000 001—1 LE SAINT-LAURENT EST VICTORIEUX Dimanche dernier, le club St-Laurent a vaincu lo Royal Canadien par 5 à 4 dans une joute de halle au camp oe.onze reprises.La joule fut un réel duel entre les lanceurs Georges Gagnon et Eddie Figéon.Dimanche prochain, le St-Laurent sera aux prises avec le Sinter Shoe.“810,000 DEVRAIENT SUFFIRE” Le rapport relatif au crédit de $500 pour l’entretien du teuf-teuf du maire — “de tout le monde”, corrige invariablement Son Honneur — a été enfin adopté par le conseil : mais n’empêche que l’échevin Ward, au grand amusement du public, n’a pas perdu l’occasion de servir au maire la petite mercuriale que voici : “Je suis d’avis que $10,000 (salaire de notre premier magistrat) devraient suffire pour réparer son auto.Depuis que vous êtes à la tète de l’administration des affaires de la ville, M.le maire, vous nous avez coûté assez d’argent pour paver plusieurs rues.” Séminaire St-Joseph; MONT ST - BERNARD MONT LAURIER, P.Q.! SOREL, P.Q.Cours classique précédé d’un cours; Courts commercial cclmplet: lan-commercial i gués, mathématiques, comptabilité, RENTREE DES ELEVES.MER- Remr^desbéîèves^mafdr^a^ptem0.' CREDI, LE 5 SEPTEMBRE j bre.COLLEGE LAVAL ! Cote*?.*» « N.b._____Les prix ci-dessus sont ceux du commerce de ï.1 gros.ÇÂ ET LA En dépit de la diminution de ses recettes nettes, en juillet, les recettes brutes et les bénéfices nets du Pacifique Canadien, pour la période écoulée de l’année financière en cours, continuent de dépasser tous les chiffres correspondants antérieurs.Les recettes brutes des sept mois cxpiré-S se totalisent à $84,734,637, comparativement à $77,862,570 en 1913; les recettes nettes s’établissent à $24,757,455, par comparaison avec $23,618,825, résultat correspondant de 1916 et en même temps le point culminant antérieur de la courbe des recettes de la compagnie.Quand on rapproche les chiffres de cette année de ceux de la période de dépression de 1915, on note une augmentation de près de 34 millions de dollars dans les recettes brutes et unç plus-value d’au-defâ, de 8 millions dans les recettes nettes, soit environ 68 et 50 p.100, respectivement.^ Comme on l’avait prévu, le conseil d’administration de la Dominion Steel Corporation; réuni, hier, en assemblée ordinaire, n’a pas jugé à propos de majorer le dividende de la compagnie.Il s’est contenté de déclarer un dividende trimestriel régulier de l p.100, sur les actions ordinaires, — dividende distribuable le 1er octobre aux porteurs enregistrés le 5 septembre, et un dividende semestriel régulier de 3% p.100, sur.les actions de priorité de la Dominion Iron & Steel Co., échéant le 1er octobre aux détenteurs d’actions inscrits le 15 septembre.* * * La nouvelle émission de la Belhlcheni Steel Corporation, a été annoncée, hier, à New-York.Les porteurs d’actions (ancienne et nouvelle émissions) auront le droit de souscrire, au pair, à $30,000,000 d’actions statutaires (cumulative prefered) 8 p.100.( les parts seront convertibles en actions ordinaires (common stock), série B, à $115 par part.Cette nouvelle émission a été entreprise par un syndicat de banquiers.Ce projet sera soumis à l’approbation des actionnaires de la compagnie, à une assemblée générale extraordinaire convoquée pour le 14 septembre.* * * La compagnie Crédit Canadien Incorporé, de cette ville, alimentera pécuniairement les opérations d’une compagnie nouvellement constituée pour la construction de navires en bois, aux Trois-Rivières.Les obligations de la compagnie seront garanties sans réserve par la cité des Trois-Rivicros.La compagnie est adjudicataire de contrats importants avec le Conseil impérial des Munitions et les vaisseaux qui devront être construits dans ses chantiers mesureront 250 pieds de long et 2,500 tonnes de jauge.Des experts présideront à l’exécution de.ces travaux et l’on dit que le site de ces chantiers maritimes ne saurait être plus propice.Les recettes nettes du chemin de fer Grand-Tronc, pour le mois de juillet 1917, se présentent à $1,214.-7.30, comparativement à $1,276,145 en juillet 1916, soit une moins-value de $61,416, ou 4.8 pour cent.VIANDE SUR PIED A CHICAGO • Chicago, 29.— Gros bétail : arrivages, 22,500 tètes ; marché ferme et 15 sous plus bas ; boeufs, $8.20 à 816.25 ; bouvillons de l’Ouest, $7.00 à 815.30 ; pour l’élevage et l’engrais, $6.00 à $9.25 ; vaches et génisses, $4.65 à $13.15 ; veaux, $12.00 à $16.25.Menu bétail.Porcs : arrivages, 1),000 têtes ; marché fort et de 15 à 25 sous plus haut ; légers, $16.00 à 817.80 ; mêlés, $16.10 à $18.10 ; lourds, $16.10 à $18.00 ; très gras, B16.10 à $16.30 ; cochons, $11.75 à (il 5.75 ; moyenne des ventes, $16.65 ii $17.80 (point, culminant).Moulons : arrivages, 15,000 tètes ; marché ferme ; moutons, $7.90 à $11.25; agneaux indigènes, $11.00 à $17.00.SRTIUJR PRUNEAU, Membre, Bourse de Montréal ERUNEAU & DUPUIS COURTIERS Bureau de Montréal, 97 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER Succursales : QUEBEC et SOREL Fil direct avec > POST & FLAGG, New-York NOUVELLES DE WALL STREET LA LOURDEUR DOMINE, A NEW-YORK.— LIQUIDATION.New-York, 29.— Wall Street, 10 h.30.— La liquidation des valeurs s’est poursuivie à l’ouverture des opérations, aujourd’hui, la plupart des che\; de file ajoutant à leurs chutes antérieures.L'U.S.Steel est tombé un demi-point au-dessous de son dernier cours minimum de 118 et demi, mais est vite revenu à 119 et 1-4.Le Bethlehem Steel-a légèrement majoré son cours, au début, mais a réagi avec les valeurs industrielles du même groupe.La cote était plus ferme à la fin de la première demi-heure.Midi.— Après un court moment d’arrêt, le mouvement de vente a repris de plus belle par une attaque des valeurs de propulsion (motors), les Studebaker déclinant de 2 points et 1-8, les General Motors perdanl 2 points, tandis que tous les autres gains étaient effacés.Les valeurs de matériel de chemin de fer étaient également lourdes, aussi les parts de métallurgie et de transport.Les aciéries, les cuprifères, les réseaux ferrés et les tabacs se sont relevés de 1 à 2 points, vers midi.LA MATINEE A LAJB0URSE LA SEANCE EST, SOMME TOUTE, SANS ENTRAIN—LA TENDANCE GENERALE EST A LA BAISSE-MARCHE NERVEUX — LEGER RELEVEMENT, VERS MIDI.LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison “McDougall and Cowans” : Cours Cours d’ouverture à midi Blé- Septembre, Maïs— Décembre, 108 Vs Mai, 105% Avoine— Septembre, 53% Décembre, 53% Mai, 57% —e 108% 105% 53% 54 57% BOURSE DE NEW-YORK Cour» fournis par MM.Bruneau et Dupuis.courtiers, rue Saint-François-Xarior No» 95 et 97.Montréal.allisCb.or.Alli.Ch.pr, AmsAir Br.Am.ü A in.Cf-Ji Am.Ca-^o.Am.Loco.Am.Smelt.Am.S.Fou.A nacon.M.Atch.scu Bald.Loco.Balt.AOhio Seth.Steel, Brookl Ka.Can.Pacif.Ceat.Leath Colo.K.rtI.Coru Prod.Cruci.Steel Briepr.Nol Bncpr.No'J Erie Ordin.Gr.Nor.Or.Isnp.Copp.Int.Mari.or.25K 36^ 70 63K % 701; Ü8% 63 53K i\yjyA 81% 44X 30 WA 25% Infc.Mari.pr •• lut.Nickel.Iflt.Paper.85* Ut.Ra.Tr 41/* LehighVal.Ma».Moto.Mçx.Petro.Mis».Pacif.N^Y.N,H.North.Psc.Penusylra.Press.St.C.Reading Repubh.Ir.Roc.I si.or.Rubb.U.S.Hhattuck Ar South.Pac.soul Rail.St.Paul Third A?e.Union Pac.U.S.Ste.or.U.S.Steelp.UtahCoppe W ça Un g ho u 70!, ' 62X 6S 108'/, M'A 87 MK 32 92Vi m 101V.Itt «A.135 ns;*; 110% •MH iô'A m 385,, 2$ 02% SiW 81S/< 1355,' 'Mi ’m S0UKH0MLIN0FFA FAILLI AU DEVOIR L’ARMEE A MANQUE D’OBUS, PAR L’INCURIE DU GENERAL, APRES 130 JOURS DE GUERRE.Pétrograd, 29.— Le général Souk-boinlinoff, ex-ministre de la guerre, s’est à peine occupé de la conduite de la guerre.Voilà ce qu’a déclaré, hier, au procès de ce général, pour haute trahison; le général Vernan-der, ancien ministre adjoint de la guerre.Soukhomlinoff, a dit le général Vernander, n’a pas apporté d’attention à l’équipement de l’armée et n’a pas accordé de contrats aux usines qui fabriquaient des munitions.Il en est résulté, au dire du témoin, que la production des munitions a ralenti, et qu’après 130 jours de guerre, l’armée russe était sans obus.Le général Vernander a succédé temporairement au général Soukhomlinoff, comme ministre de la guerre.Les valeurs Iron ont repris leur place coutumière à la tète du compartiment des valeurs réputées de munitions de guerre, par un notnibre de transactions somme toute restreint èt à des cours fléchissants.Là valeur hors cote Tramway Power, qui se signalait, hier, par des affaires modérément abondantes et des cours assez brillants, perdait en fin de séance tout le terrain gagné au cours de la journée et fléchissait même au-dessous de son niveau d’ouverture.Notre marché des valeurs mobilières a été, dans son ensemble, caTtne et sans couleur.Influencée par la tenue de Wall Street, notre place donne des signes d’une nervosité extrême.Tout concourt, du reste, à rendre le marché incertain et fiévreux.Vers midi, un léger relèvement semblait prendre naissance, mais il est malaisé de déterminer l’importance de ce courant encore imprécis.Les actions hum ouvrent à 64%, descendent à 63% et reviennent à 64, à midi, suivies pas à pas dans cette voie par les Steel of Canada, qui passent successivement de 58% à 57 et demi, puis à 58.Les Dom.Bridge se traitent à 145; 10 parts de Smelters font 27 et demi; 10 Scotia s’établissent à 100; les Dom.Textile se négocient à 83 ; ies Can.Steamship Voting Trust se fixent à 39 et demi; les Civic Power continuent de se vendre 74; les Detroit Railway rétrogradent à 107 et demi, soit une autre perte d'un quart de point; les Can.Locomotive s’inscrivent à 61 ; 12 actions Brompton Paper s’échangent à 45 et demi; des fractions de lots de Spanish River trouvent preneur à 15; 5 Laurentide font 171; et l’action hors cote Tramway Power continue de baisser, touchant cette fois 35 et demi.Dans le compartiment des actions de priorité, les Can.Steamship passent de 79 et demi à 79 en cours de séance; les Canadian Car se fixent à 68; les Can.Cottons se vendent 74 et demi et 10 parts de Can.Cernent s’absorbent à 91.La totalité des transferts de la séance du matin porte sur 2,895 parts.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Bru-ncan et Dupuis, courtiers, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Montréal.—-—:-*- OPERATIONS DE L’AVANT-MIDI Actions ordinaires— Bell Telephone: 16 à 1.37, 28 à 137.Can.Steamship: 23 à 43 , 50 à 43, 50 à 43.10 it 43.Can.Steamship Voting Trust: 25 à 39 1-2.Civic Investment: 30 a74, 5 à 74, 30 à 74, 5 à 74, 95 ù 74, 100 à 74.10 à 74, 15 à 74.Détroit: 25 à 107 1-2.Shawinignn : 2 à 120, 3 à 119.Toronto Ity.: 4 à 75, 23 à 74 1-2.Winnipeg liy.: 25 à 44.Brompton: 12 à 45 1-2.Can.Loco.: 25 il 61, 15 à 61.Con.Smelting: 10 à 27 1-2.Dom.Steel Corp.: 25 à 64 1-4, 25 à 64 1-4, 25 à 61 1-4, 26 à «4 1-t, 25 à (il 1-4, 25 à 64 1-4, 25 à 64 1-4, 50 à 64 1-4, 25 il 64 1-4, 60 à 64 1-4, 25 à 64 1-4, 100 à 64 1-1, 25 à 64 1-4, 25 à 64 1-4, 10 à 64 1-4, 5 à 64 1-4, 13 à 64 1-8, 50 à 64 1-8, 50 à 64, 100 à 04.25 ft (it 75 ù 64, 10 à 63 3-4, 10 à 63 3-4, 5 à 63 3-4 ' 25 à 64, 25 à 64, 50 à 63 3-4, 25 à «3 3-4, 50 a 63 3-4, 50 il 64 3-4, 25 à 63 3-4, 23 à 63 3-4 25 à 63 7-8, 25 à 64, 50 à 04, 100 it 04, 5 it 64, 5 à 64, 10 à 61.Dom.Bridge: 10 à 145 1-4, 20 à 145, 25 à 145.Dom.Textile: 25 à 83, 25 à 83, 50 à 83, 50 à 83, 5 à 83, 20 à 83, 10 à 83.Howard Smith Paper Mills: 3 à 70.Lnurentide: 5 à 171.Scotia: 10 à 100.Spanish River: 15 à 15, 5 à 15, 5 à 15.Steel Co.of Can.: 15 ft 58 3-4, 25 à 58.5 ft 58, 10 a 58, 5 à 58, 5 à 57 1-2, 10 à 57 1-2, 50 it 57 3-4, 50 à 57 3-4, 25 ft 57 3-4, 50 ft 57 3-4, 10 ft 57 3-4, 25 à 58, 25 à 58, 10 ft 58, 25 it 58 1-8, 15 à 58, 20 à 58.Obligations— Mont.Tramways: 82500 à 73.Emprunts de guerre— Dominion, 1937: S100 à 95 1-4, $100 à 95 1-4, «1000 à 95 1-4, «4000 à 95 1-4, $500 ft 95 1-2, «500 à 95 3-8, 81000 à 95 1-8, $2000 à 95 1-8, $500 à 95 1-4, $2000 à 95 1-8, «1000 à 95 1-8, 87000 à 95 1-8, 2-8500 ft 95 1-4, $5000 ft 95 1-8, $100 ft 95 1-4, $100 à 95 1-4.Dominion, 1925: $100 à 97 3-4.Dominion, 1931 : $200 à 96 1-2.Actions privilégiées— Canadian Car: 10 à 68 1-2, 10 ft 68.Canada Cement : 5 à 91, 10 à 91, Can.Cottons: 25 à 75 1-2.Can.Steamship: 80 à 79 1-8, 25 il 79.8 à 79, 2 à 79, 25 à 79, 8 ft 79, 6 à 79.Riordon Paper: 5 ft 93 1-2.Steel Co.of Can.: 10 à 91.Tooke Bros.: 5 à 70.Bons— Dom.Coal : $2000 à 90.Wayagamack: $500 ft 83.Banques— Commerce: 3 à 183 1-2, 1 à 183 1-2.Merchants: 3 ft 170.Union : 3 à 111 1-2.VALEURS HORS COTE Laurentide Power: 25 à 50.Tram.Power: 20 à 36, 25 ft 35 1-2, 25 à 35 1-2.OPERATIONS D’HIER L’APRES-MIDI Actions ordinaires— Can.Steamship: 25 à 43 1-2, 25 & 43 1-2, 50 à 43 3-4.Civic Invest.: 1 à 74, 25 à 74, 50 ft 74, 2 à 74.Detroit: 200 à 107 1-2, 100 à 107 3-4, 5 ft 107 3-4.Shawinigan: 10 à 119.'Can.Car: 150 ft 31 1-2, 20 ft 31 1-2.Con.Smelting: 25 à 28, 25 ft 28, 25 à 28.Dom.Steel Corp.: 50 ft 65 3-4, 25 ft 65 3-4, 20 ft 65 1-2, 5 ft 65 1-2, 50 ft 65 3-4, 50 ft 65 3-4.5 ft 65 1-2, 30 ft 65 3-4, 10 ft 65 5-8, 25 ft 65 3-4, 25 ft 65 3-4, 50 ft 65 3-4, 100 ft 05 1-2, 10 ft 65 1-2.25 ft 65 1-4, 25 ft 65 4-4 ft 64 5-8, 25 ft 64 1-2, 150 ft Cl 1-2, 175 ft 61 3-4, 25 ft 64 3-4, 25 ft 64 3-4 10 ft 04 1-2, 25 ft 64 1-2, 20 ft 64 1-4, 25 ft 64 1-2.20 ft 64 1-4, 25 ft 65, 10 ft 65, 10 it 05.25 ft 65.’ Dom.Textile: 25 ft 83 1-2, 25 ft 83, 50 ft 83.t.aurentlde: 50 ft 171.Steel Co.of Can.: 10 ft 59 1-8, 50 ft 59 1-8, 50 ft 59 1-8, 5 ft 59.25 ft 59 1-8, 15 ft 58 3-1, Actions privilégiées— Ames Holden : 125 ft 51.Can.Steamship: 50 ft 79.Tooke Bros : 8 ft 70, Banques— Montréal: 1 ft 214.Royal: 10 ft 210 1-2.Emprunts de guerre-— Dominion, 1925: $500 ft 97 3-4, $100 ft 97 3-4, $2000 ft 97 1-4.^ Dominion, 1937: flhOO ft 95 1-4, $100 ft 95 LE COUP OU NORD-CANADIEN EST FAIT (Suite de la 1ère page) Les politiciens n’aiment pas le NATIONALISTE.C’est qu’il est trop bien infoiiné, à leur endroit.toute aide à Mackenzie et Mann, M.Lemieux dit.que maintenant elle sera punie do sa prudence, M.Gouin et M.Rourassa, — dans un article remarquable publié récemment dans Je Devoir, ont fait ressortir toute l’injustice de la mesure à ce point de vue.En terminant, M.Lemieux donne lecture d’un entrefilet de M.Byron E.Walker, directeur-général de la Banque du Commerce, qui parle d’abord de progrès moral, puis de l’achat du Nord-Canadien.La droite interrompt ici M.Lemieux sous prétexte que sa part de temps est expirée; mais il élève la voix et finit par crier littéralement, aux applaudissements de la gauche, que le pays est mené par sir Clifford Sifton, et qu’il est temps de crier “Au voleur”.Le tapage est devenu à ce moment littéralement infernal, et M.Lemieux crie, à tue-tête à chaque accalmie, réussissant à faire entendre sas dernières phrases au-dessus du tumulte.Il se rassied en riant de bon coeur, ce que toute la Chambre ne peut s’empêcher d’imiter.II est alors dix heures et demie, et M.German prend la parole.La fin des discours M.German a reproché à sir Thomas White de n’avoir pas tenu sa promesse de donner de complets renseignements à ia Chambre, et M.E.W.Tobin, de Richmond-Wolfe, a accusé ie gouvernement d’avoir taxé le peuple lourdement pour enrichir ses amis.Puis M.D.A.Lafortune s’est levé en déclarant qu’il lui fait peine de dire qu’il va faire là le discours le plus court de sa vie.Il diffère d’opinion avec M.Roch Lanctôt, ce n’est pas le comté de Laprai-rie qui est le plus beau du pays, c’est celui de Montcalm.“Ils nous en ont joué un beau tour, M.le président, en instituant ce bâillon, car je vous promets qu’au-trement nous vous aurions gardés longtemps ici pour vous empêcher de passer celte loi misérable et scélérate.On a hâte de voir à Montréal le premier ministre et le ministre des Finances ; ils seront bien reçus, vous verrez ; vous pourrez les accompagner, M.le président, vous serez bien reçus tous les trois.Lorsqu’on écoute ce qui se dit de la cave au grenier, on se demande si l’on est dans un pays civilisé, quand on écoute le peuple comme il est mécontent.“Lorsque l'humble serviteur qui vous parle, M.le président, dira que certains hommes sont tombés,et dégradés, je n’irai pas voter pour eux ensuite, comme a fait mon ami de Calgary.” M.Boulay ayant jeté une allusion à une lettre de Mgr de Montréal, M.Lafortune rétorque^qu’il aime mieux passer pour avoir toi t que de lutter avec son évêque.Je rie suis pas comme mon ami le dépüté de Rimouski.J’aime mieux ne pas être siré, moi, conyne Mann et Mackenzie, c’est du sirage qui n’est pris de mon goût.Ici, plus on ment eïpius on trompe le peuple, et plus, pii avance dans les honneurs.Ah ! quel beau pays ! M.Boulay demande quand les homines en question ont été sirés.Oh ! je ne tiens pas de calendrier de ces choses-iUL Demandez moi des choses pluÿ ritjles que cela.Quand viendront lès élections, vous ne Serez pas là,* M.le président, à regarder l’horloge pour nous empêcher de parler, les députés parleront, le peuple parlera, tout le monde parlera.M.Verville s’est trompé en disant que l’or contrôle les gouvernements, l’on n’a jamais contrôlé l’ancienne administration, elle a tombé avec honneur.On emploie le bâillon pour faire passer cette vente-là.Quand on cache des choses, quand on prend des moyens comme ça, j’ai peur de ces| gens-là, moi ; cela prouve que la transaction n’est pas genuine .| On crie “time” et M.Lafortune demande s’il doit reprendre son siège, qu’il est prêt à le faire.—Vous dépassez un peu, dit M.Rainville, mais je n’avais pas l’intention de vous interrompre.—Ah, je ne vous demande pas de faveur, M.le président, et je suis heureux de vous saluer.M.Robb, député d’Huntingdon, fait une étude assez complète de la situation financière obérée du Nord-Canadien.Pourquoi ia clôture ?demande-t-il ensuite.Le gouvernement craint-il une rébellion parmi les siens ?M.Edmond Proulx, de Prescott, a basé son argumentation sur un article de M.Henri Rourassa paru dans ie Devoir du 16 août, article dont i! donne lecture au long.II s’élève contre le brigandage dont le pays va être la victime à cause du voie forcé d’aujourd’hui.M.McLean, id’Ha'l'ifax, regrette que le gouvernement n’ait pas spécifié son opinion sur la valeur des actions qu’il va acheter, car les arbitres seront moins sceptiques, peut-être, que les hommes d’affaires expérimentés crue contient le cabinet, à l’endroit des arguments spécieux qui seront sans doute invoqués par Jes représentants du C.N.R.devant les arbitres.Meme à présent il n’est peut-être pas trop tard pour obtenir des détenteurs du stock une idée de leurs prétentions et de raisonnables concessions.C’est le .conseil que donne M.McLean en terminant.M.Schaffncr, de Souris, Man., député conservateur, a rompu le silence de la droite pour répondre à M.Robb, qui avait attaqué le téléphone provincial du Manitoba.Ce système; donne toute satisfaction, assure le; députés de Souris.M.Jos, Demers, de Saint-Jean-iberville, est l’orateur suivant.Il est! près d’une heure et la députation, i assez nombreuse encore, commence! à somnoler.M.Demers attaque le point de vue économique.Augmentant la dette publique de 653 millions, le gouvernement veut-il donc nous conduire à la banqueroute?Se rappelant le prêt de 45 millions, M.Demers fait allusion au lonrç débat que causa cette question et cite les paroles de M.Meiglien qui faisait ressortir les fortes garanties que donnait au pays la clause 24 permettant de prendre possession du Nord-Canadien sans bourse délier.Aujourd’hui, on fait volte face et l’on 1 tend le cou à 'lu compagnie pourj qu’efle nous attache et établisse à son aise le chiffre de ses préten-l lions.Aussi l’impression qui restera' dans ie ncuidc sera désastreuse pour! les principaux défenseurs de la mesure.Je proteste donc, dit M.Deniers, contre cette mesure qui sent mauvais et fera naitre chez le peuple un sentiment de défiance et de révolte.L’orateur suivant a été M.J.H.Sinclair, de Guysboro, N.E.Il repro-che à la droite d’être devenue muette en dépit des protestations du peuple et de ses représentants.Le ministre des Finances a réussi à bâillonner tous les ministériels à l’exception de AI.Schaffner, ou bien il faudra dire qu’une influence sinistre agit de l’autre côté de la Chain bre.M.Sinclair compare nos emprunts à ceux des Etats-Unis et constate que notre crédit est au plus bas.Nous paierons dans quinze ans 84 millions de plus que les Etats-Unis pour un emprunt équivalent.Comme M.Sinclair fait allusion à la commission de la Banque de Montréal sur le dernier emprunt, M.White l’interrompt pour se défendre d’avoir ja mais dit cela.La Banque n’a pas louché cette commission, quoi qu’aient pu comprendre les députés de ia gauche.M.White n'a pas voulu être plus explicite.M.Arthur Lachance, de Québec-Centre, a continué le débat, à une heure et demie.Il qualifie la transaction de cadeau de 60 millions fait directement ou indirectement aux actionnaires du Nord-Canadien; et ce cadeau va causer un tort inappréciable au crédit du Canada.La Commission des chemins de fer aurait dû être consultée, ou bien elle n’a pas de raison d’être.M.Sévigny interrompt M.Lachance pour lui demander s'il préférerait que le gouvernement prêtât encore une quinzaine de millions au Nord-Canadien.M.Lachance avait épuisé ses vingt minutes, niais cette question lui donnait le droit de répondre et M.L.A.Lapointe lui suggère: “Parle pendant dix minutes à présent”, conseil que ie député de Québec tente de suivre de son mieux; mais la droite l’interrompt (bruyamment.Le vote final H reprend son siège et M.Rainville met la motion aux voix, l’opposition crie “Nay” avec un effort vocal qui rejette itans T ombre le cri de la droite.On fait lever les députés et MM.Champagne et Turriff sont les seuls à voter avec la droite.M.Barrette vote avec la gauche.Le vote est de 63 à 36, majorité de 27.La clause suivante passe sans encombre, la gauche se contentant de dire “Nay”.M.L.A.Lapointe pose un point d’ordre pour demander s’il y a eu un avis de la clôture en même temps que de l’amendement.Courte sensation, mais on lui répond dans l’affirmative et l’incident est clos.Le vote continue, sur le principe de la “même division”.M.Rainville fait rap port à M.Rhodes, et le greffier pro clame première et deuxième lecture des amendements.La troisième lecture aura lieu jeudi.* * * Le président donne lecture d’unie lettre du greffier du Sénat infoi-niant ia Chambre que le juge Duff, représentant du gouverneur-général, se rendra demain, mercredi, à trois heures quinze de l'après-midi, pour sanctionner certains bills.Et la ¦Chambre s’ajourne à deux heures quinze.Ernest BILODEAU.—-«- La^séance de lundi EXTRAITS D’UNE CHRONIQUE EN RETARD Le courrier de Sa Majesté, peu pressé pour une fois, nous a apporte mercredi matin, à sept heures et demie précises, la chronique d’Ottawa de M.Ernest Bilodeau, mise à la poste à Ottawa mardi matin, vers les trois heures, et qui eût dû être à nos bureaux le même matin, vers les dix heures au plus lard.Une enquête a lieu sur ce retard inexplicable et qui paraît voulu, puisque l’enveloppe contenant la lettre, très bien adressée en caractères d’imprimerie gros d’an pouce, porte un timbre indiquant que, malgré celte adresse, cette lettre était mardi après-midi sur un convoi Lévis-Montréal, le long de /’Intercolonial.Voici les passages saillants de cette chronique en retard: Ottawa, 27 août 1917.Le bâillon national a fait sa réapparition dans l’enceinte parlementaire et l’acquisition du Nord-Canadien aura provoqué des scènes qui rappellent à tout le monde la célèbre session de 1913 et le débat sur la loi navale.Dès le commencement de Ja soirée, aujourd’hui, le ministre des Finances a mis fin aux discours à tendance obstructionniste de la gauche en proposant froidement que l’étude de la première clause soit remise à plus tard, et que le Comité procède immédiatement à la clause suivante.C’était le “Crois ou meurs” sous une forme nouvelle, et l’opposition n’a pas manqué de se rebiffer avec la dernière énergie.Mais elle a dû y passer, non sans quelques menus succès de stratégie qui la peuvent consoler dans une certaine mesure du sans-gêne avec laquelle le ministère la conduit à ses fins.Mais le spectacle a frisé par instants le dramatique, et ceux qui ont vu M.Pugsley perdre soudainement son flegme naturel et s’emporter jusqu’à s’avancer d’un air menaçant jusqu’à la table où présidait M.Rainville, et morigéner sévèrement celui-ci en accentuant ses phrases, dont on n’entendait pas un mot dans le chahut de grande allure qui régnait des deux côtés de la Chambre, de gestes qui pouvaient passer pour menaçants, ceux qui ont vu le député de Saint-Jean perdre à ce point son calme et donner le spectacle de ses jambes torses et de sa tête palriarcnle agitée par une violente colère, ceux-là n’oublieront plus ce spectacle, qui fut l’un des plus amusants que la Chambre ait offerts depuis longtemps.Ce n’étaient pourtant là que les préliminaires de la clôture proprement dite.Nous verrons demain celle-ci fleurir dans toute sa beauté.On peut s’attendre à de nouveaux et pittoresques incidents.Et dans la coulisse “Bill and Dan", Elle se sentit une toute autre personne APRES AVOIR PRIS SEULEMENT UNE BOITE DE “ FRUIT-A-TIVES ”.Fact Ship Harbour, N.-E.C’est avec un réel plaisir me je vous écris pour vous raconter les merveilleux avantages que j’ai retirés de “Fruit-a-tives”.Pendant des années, j’ai souffert de constipation et de maux, de tête, et j étais misérable de toute manière.Pas un remède ne semblait m'apporter quelque soulagement.Alors j’ai essayé “Fruit-a-tives”, et ses effets ont été merveilleux.Après que j’en eus pris une boite, je me sentis toute autre et je suis heureuse de ne plus avoir ces mauvais maux de tête.Mme Martha DEWOLFE.50 sous la boîte ; 6 boites pour $2.50.Une boîte d’essai, 25 sous.Chez tous ies fournisseurs ou envoyé sur réception du prix par Fruit-a-tives, Limité, Ottawa.senter à notre considération, il est clair que nous avons le droit de le discuter.Voyons, est-ce vrai, oui ou non?M.Rainville ne répond pas.Le ministre vient de lui transmettre le texte de sa motion que la clause trois soit remise à plus tard.Il eu donne lecture, dirigé de loin par M.Sévigny qui lui rafraîchit la mémoire d’un mot impérieux : "Shall this amendment he adopted?” “Mets-la aux voix!” Le pré-sident se conforme docilement, et voilà la formalité accomplie, il n’a plus qu’à demander de se lever à ceux qui sont en faveur.Toute la droite se lève, puis la gauche, et le président peut déclarer la motion adoptée.M.Gauthier commence alors son discours, dans la note ironique, remerciant le président de l’empressement qu’il a mis à lui accorder la parole.Ernest BILODEAU.comme on appelle en anglais MM.Mann et Mackenzie, se frottent les mains, et attendent le moment d’encaisser une fois de plus les deniers du peuple canadien.C’est dans de pareilles circonstances que la comédie parlementaire tourne à la tragédie, après s’être affublée par moments des oripeaux du mélodra-me.Le chahut M.Macdonald reprend son siège, et ie ministre des Finances va lui répondre.Mais le dépulé de Ragot, M.Marelle s’ètait levé avant lui et avait dit en français: “Monsieur le président”.M.White insistait, et l’opposition devint, houleuse.Le ministre prend le parti d’attendre, se promettant bien de se lever le premier quand ce.discours serait terminé.M.Marelle parle pendant une demi-heure environ, ressassant les arguments des droits du peuple brutalement mis de côté par ce gouvernement, etc., etc.Le député de Ragot reprend son siège, et celui de Saint-Hyacinthe est debout au même instant, en même temps que M.White, qui insiste, disant qu’il a écouté patiemment deux discours et qu’il veut maintenant proposer un amendement.L'opposition vocifère et réclame le droit de.parole, pour le député de Saint-Hyacinthe, M.Lemieux prétend avoir attiré l’attention du président, M.Rainville, sur le fait que le député de Saint-Hyacinthe avait la parole, et M.Pugsley quitte ie siège qu’il occupait pour un instant auprès de M.Oliver pour s’en venir à sa place en pro-testant.En dépit de tout cela, le président dit que c’est le ministre des Finances qu’il a.vu le premier.Or, celui-ci se trouve un peu en arrière du président, à sa droite, tandis que M.Gauthier est placé juste en face du fauteuil.Le tapage se répand des deux côtés de la 'Chambre, et l’on n'entend plus que des cris variés, tandis que M.Pugsley, s’échauffant tout ià coup semble perdre tout contrôle sur lui-même, et s’avance en vociférant et en gesticulant jusqu’au près de M.Rainville, pâle et debout, qu'il invective avec de grands gestes sans que personne puisse entendre un mot à ce qu’il dit.Lorsque se produit une accalmie, on entend la voix de M.Ethier, des Deux-Montagnes, qui crie à M.Rainville: “Chantez donc “Rule Britannia”, c’est le bon temps aujourd’hui.” Sir Robert Borden observe intensément les mouvements de M.Pugsley, qui sont parfois menaçants.M.Meiglien se rapproche du premier rang, e} M.White observe sans rien dire.A gauche, les cris surgissent par vagues, et M.Lemieux "affirme d’une voix de stentor qu’il a averti le président et que celui-ci a fait semblant de ne pas l’entendre.C’est juste lu même chose que M.Pugsley reproche à celui-ci, avant de retourner à son siège après avoir donné ie spectacle de l’une des scènes les plus violentes dont la Chambre ait été témoin depuis les jours historiques du dlébat sur la Loi Navale, auquel il a du reste été fait allusion ce soir, par Tun des orateurs.Lorsqu’on obtient enfin un peu de silence, M.Rainville qui est demeuré immobile sous l’orage, son livre de.règlements en.mains, déclare qu’il a vu le ministre le premier.Celui-ci se contente de lire le bref amendement qu’il fait à la clause trois, et le chahut recommence sur le geste de M.Gauthier, se levant de nouveau pour parler sur l’amende-mant.11 proteste de son amitié pour le ministre, mais celui-ci veut-il lui enlever sa liberté de parole ?M.White répond aimablement que rien n’est plus loin de sa pensée.Il veut seulement donner quelques explications sur son amendement, ce qu’on lui laisse faire, mais Je tapage recommence car (M.Gauthier cette fois, n attend pas de permission et recommence, appuyé du reste par M.Rainville, à qui M.Gauthier a fait un appel direct, et qui est obligé de dire “Le député de SaintHyacin-•'?ri,arole”>
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