Le devoir, 24 août 1917, vendredi 24 août 1917
VOLUMF VIII—-No 199 MONTRÉAL, VENDREDI 24 AOUT 191?DEUX SOUS LE NUMERO i—.Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .$5 00 UNION POSTALE.« 800 Édition hebdomadaire CANADA.83 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .« 3 00 £ DEVOIR Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS / \ LA COMÉDIE PARLEMENTAIRE I Le trio Borden-Sifton-Rogers — Inter ventiçn de Sir Lomer Gouin ‘ La scène politique offre un spectacle à la fois grotesque et dégoûtant de ruses, de feintes et d’équivoques.Si les plus graves intérêts du pays, son existence même, n’étaient en jeu, il y aurait de quoi rire.L’unique préoccupation des chefs et du gros de la troupe, c’est, pour les ministériels, de garder la machine à patronage, et pour les opposition,nistes, de s’en emparer.En temps de guerre, la machine est cent fois, mille fois plus payante qu’en temps ordinaire.La seule opération du Nord-Cana-dien vaut une centaine de millions.Elle ne peut s’accomplir qu’à la faveur de l'affolement causé par la guerre et la menace de conscription.Un ministère ‘'’national” assurerait le succès du raid.De là l’obstination des chefs de la bande à vouloir la coalition, en dépit des résistances d’un fort contingent de leurs partisans tories, menacés de perdre leur part de la curée au profit des libéraux conscriptiomnistes.Bob Rogers a jugé le moment opportun pour se mettre du côté des récalcitrants.A-t-il prévu que son chef le sacrifierait aux exigences de ia coalition?Sir Robert lui a-t-il fait entendre que l’estomac national n’est pas endurci au point de digérer un salmigondis dont lui, Rogers, et son émule Sifton formeraient les principaux ingrédients?Serait-ce plutôt que les morceaux à partager ne sont pas assez substantiels pour deux boas constrictors du calibre de Bob et de Oliff ?La dernière conjecture est la plus probable.Avec des compères comme Siflon et Rogers, le plus sûr moyen de ne pas se tromper, c’est de présumer le pire: on est toujours certain de rester en deçà de la réalité.On pourrait même, sans trop forcer la note, soupçonner Bob et Cliff de s'entendre avec Bill et Dan comme larrons en foire.Pour le salut de l’Empire et le triomphe de la civilisation supérieure, Sifton travaille pour la coalition et s’apprête à entrer dans le ministère, ou plutôt à y fourrer ses créatures et scs complices.Dans l’intérêt de l’Empire et du parti tory, Rogers sort du ministère et combat la coalition: Pendant qu’ils se disputent l’attention des badauds, Mackenzie et Mann ont tout le loisir de placer leurs b.attcries et de poster leurs affidés: Bob et sa clique feront le siège; Cliff et sa bande livreront la place.L’idéal serait qu’un ministère entièrement composé d'honnêtes gens occupât le château pour le compte apparent des,gogos de l’Empire, pendant que Cliff et Bob feraient le sac des faubourgs.Quoi‘qu'il en soit, personne, sauf le premier ministre, n’a songé un seul instant à soupçonner maître Bob du moindre souci de la chose publique.L’interminable factum dans lequel sir Robert Borden énumère à so'ii collègue démissionnaire les oeuvres de salut du ministère apparaît comme une lourde et grotesque farce.Loin de produire l’effet d’épafe-ment que le premier ministre en attend, elle porte à croire qu’il est lui-même de mèche avec les forbans.* * ¦* Tout en pataugeant dans cette mare fangeuse, le premier ministre a trouvé le tour de diriger ses feux de notre côté.Au grand ébahissement des spectateurs, il a déclaré une guerre à mort au “parti nationaliste” qui n'a jamais existé et que les deux “grands” partis ont tué et retué à maintes reprises.Sir Robert Borden n’était pas si vaillant quand il m’envoyait deux émissaires, en 1911, pour me proposer de faire cause commune avec lui contre la réciprocité.Ces messieurs s’en retournèrent bredouille; ce qui n’empêcha pas la plupart de ses candidats, dans la province de Québec, d’arborer les cduleurs nationalistes tout en pigeant dans les fonds secrets du “loyal” parti conservateur.Du reste, M.Borden est dans la stricte vérité lorsqu’il affirme que son parti n’a rien de commun avec les vrais nationalistes, avec ceux qui ne se Vendent ni pour un portefeuille de ministre, ni pour une place de juge, ni pour un fauteuil de sénateur, ni pour une prébende électorale.M.Borden le sait d’autant mieux qu’il a cherché à nous agrafer et qu’il n’a pas réussi.A lui les transfuges, à nous les fidèles.Nous acceptons volontiers le partage ; nous sommes même assez beaux joueurs pour remercier M.Borden d'avoir pris soin d’avertir tout le monde qu’au moment où il s’apprête à s’acoquiner avec les plus effrontés forbans du pays, il n’a plus rien de commun avec les honnêtes gens.* *- -ï Pendant que les champions de l’Empire se livrent à cette sarabande autour des millions du C.X.H.et se disposent à mettre le pays à feu et à sang afin de le piller plus à l’aise, les “sauveurs” de la nation nous offrent aussi leur petite saynète.Moins répugnante que la grande pièce ministérielle, leur mise en scène vaut tout de même la peine d’être notée.Le discours de sir Lomer Gouin apporte un élément nouveau et fort intéressant à la controverse des partis.Le premier ministre de la province, si peu enclin d’ordinaire à s’occuper de ce qui ne le touche pas immédiatement, a parlé en termes très vigoureux des principales questions fédérales: conscription, poursuite de la guerre, coup du C.N.J?., prolongation.Bornons-nous à jeter un coup d’oeil sur ses déclarations an t i c o nscri ption n ist es 1.Elles étaient attendues depuis longtemps, ces déclarations.Toutefois, je ne suis pas de ceux qui seraient tentés de reprocher son long silence au chef du gouvernement provincial.Chargé de responsabilités particulières et bien définies, il n'avait que faire de se jeter tète baissée dans un débat d’ordre essentiellement fédéral.Tout au plus pourrait-on juger qu’il aurait dû observer la meme réserve lorsqu’il grevait le budget de la province d’un demi-million ppur fournir gratuitement à l’Angleterre des provisions qu’elle était beaucoup plus en état de payer que nous de donner.Mais de cela non plus il ne faut pas trop blâmer le chef du gouvernement provincial.Tout le monde, même les plus sages, avait plus ou moins perdu la tète, au début de la guerre.Que M.Gouin ait attendu pour parler que le coup du C.N.R.lui fournisse une entrée en matière, c’est aussi naturel et légitime qu’adroit.L'intérêt de la province est directement menacé.En liant la conscription à ce gigantesque brigandage, M.Gouin reste dans l’exacte logique de la situation.Il place la défense sur le terrain même de l’attaque.Il enrégimente parmi les adversaires de la conscription les grosses influences financières qui redoutent le coup du C.X.R.Tout cela est fort bien.Mais, en fait, quelle est l’attitude de sir Lomer Gouin sur la conscription?Dans un geste dramatique, il a évoqué le spectre de Cromwell.Les braves gens qui se trouvaient là en ont frémi d’enthousiasme.Ce bon Wenceslas Lévesque est tout prêt, je n’en doute pas, à former un régiment de Côtes-de-fer pour aller décrocher la niasse de ferblanc doré qui figure l’autorité royale dans le musée aux bêtes empaillées où nos législateurs fédéraux se sont mis comme chez eux, après l’incendie du parlement.Mais après?L’appel à Cromwell n’est guère rassurant pour l'avenir.-Quels ont été le rôle et d’oeuvre de Cromwell?Après s’être send du parlement pour supprimer le roi et prendre sa place, il a supprimé le parlement et gouverné la nation en despote, à l’aide d'une caste militaire.Ce rôle répond t Un mot d’observation, toutefois, à l'égard du C.,V.R.Sir Lomer, répondant à mon appel du Ifi août, déclare (pie ce n’est pas à vingt-cinq millions, mais à cent millions qu’il faut évaluer la part de dette dont la province de Québec est menacée.Ce (pie j’ai évalué à vingt-cinq millions, ce n’est pas la part du Québec -dans la dette totale assumée par l'Etat fédéral, mais la part attribuée au Québec de la dette particulière de cent sept millions garantie par l’Ontario et les quaire provinces de rOuest.Sur l’ensemble de l’opération, le chiffre de cent millions mentionné par M.Gouin n’est certainement pas exagéré.Nous sommes donc parfaitement d'accord.assez au tempérament de M.Gouin; mais il a trop de bon sens pour le croire possible, au moins dans son entier.S’il n’en veut répéter ou faire •répéter qu’une partie, laquelle?Est-ce la décapitation du roi?En ce cas, sa menace viserait le Gouverneur-Général.Est-ce plutôt l’expulsion des tories à main armée?Probablement; mais alors, qu’attend-il du parlement expurgé et purifié?Enthousiasmés par la phrase retentissante sur Cromwell, dont fort peu connaissent l’histoire et le rôle véritables, les fidèles admirateurs de M.Go-uin voient déjà le ministère Borden à terre et la conscription pulvérisée.Ils n’ont pas pris garde que ce n’est pas contre la conscription mais contre la prolongation que M.Gouin appelle la main d’un Crom-weLL Us n’ont pas fait attention à l’extrême réserve de ses paroles en tout ce qui touche le lendemain.M.Gouin a fort bien analysé la situation passée et présente.Il a démontré l’ampleur de l’effort pour la guerre.11 a stigmatisé la brusque volte-face de sir Robert Borden et son obstination à vouloir imposer la conscription avant les élections.Mais après?A cette question qui a dû se poser dans l’esprit de ses auditeurs — de ceux, du moins, qui en ont, — sir Lomer s’est borné à répondre par une autre question: “A-t on entendu un seul orateur prétendre que si la conscription était votée par un gouvernement régulier, la province de Québec ne l’accepterait pas?” Qu’est-ce à dire?M.Gouin prétend-il que si, à la faveur de circonstances qui empêcheraient des milliers d’électeurs anticonscriptionnistes d’exprimer leur volonté, une majorité de députés conscriptionnistes était nommée à la prochaine élection, ta conscription pourrait alors être “votée par un gouvernement régulier” ?Cette interprétation est d’autant plus plausible que M.Gouin déclare approuver sans réserve l’attitude de M.Laurier et se reposer sur lui en toute confiance pour sauver le pays.Ceci nous force à reprendre l’examen de l’attitude actuelle de M.Laurier.Nous y reviendrons demain.Henri BQURASSA.AUX COMMUNES s LE PACIFIQUE OU L’ÉTAT?M.White dit que le C.N.R.doit nécessairement aller à l’un ou à l’autre — M.Currie veut des élections de partis et pas de coalition.LE MILLION DE PROFITS DE M.SIFTON (Par Ernest BILODEAU) Ottawa, 23 août.Le Nord-Canadien et la loi du’vo-te aux soldats se sont partagé les travaux de la journée, .plutôt laborieuse et marquée d’incidents assez nombreux relatifs à Fune ou à l’autre de ces deux questions.C’est ainsi que le manifeste des hommes d’affaires de Montréal a été lu en entier à la Chambre par M.Graham, qui y a ajouté le commentaire favorable que fait ce journal “d’ordinaire si paisible” à cette protestation contre le projet du gouvernement.Le ministre des Finances a riposté que ces messieurs ne connaissent pas si bien que lui les affaires du Xord-Canadien, et qu’en tout cas, la situation aboutit à un dilemne évident : c’est que si le gouvernement n’intervient pas, ce sera la compagnie du Pacifique-Canadien qui deviendra propriétaire du Xord-Canadien, par ailleurs indispensable au succès de notre autre transcontinental, le Grand-Tronc-Pacifique.Le ministre a exposé ce point de vue avec une vigueur qui lui a valu les encouragements du docteur Clark, qui, comme tout néophyte, éprouve une démangeaison constante de faire plaisir à ses nouveaux amis.On l’a même vu dernièrement causer en public avec M.Rogers.Des malins ont voulu considérer cela comme le commencement de la rétribution pour l’ancien libéral en rupture des “fortes lignes de parti”.M.Rogers et M.Borden A propos de l’ancien ministre des Travaux publics, il est revenu ce soir en Chambre, souriant et tranquille comme toujours, mais s’est contenté d’un siège d’occasion, en arrière de la droite, où quelques voisins sont allés tout de suite le retrouver.Il continue de circuler des rumeurs variées au sujet de ce que fera M.Rogers; la plus persistante c’est qu’il n’est pas favorable à l’achat du Nord-Canadien et qu’il pourrait bien jouer au moment du vote un mauvais tour à son ancien chef, car l’ex-ministre conserve une influence considérable dans les rangs de la députation.Il n’en faf* lait pas phis pour donner naissance à la rumeur qu’au moment psychologique, se,s amis s’abstiendront ou se sépareront du cabinet, ce qui mettrait celui-ci fort en danger pour ne pas dire plus.C’est là une éventualité' sérieuse mais bien incertaine, et qui paraît être venue aux oreilles du premier ministre, si l’on en juge par l’air préoccupé et de mauvaise humeur qu’il n’a pas réussi à déguiser de toute la journée.A en croire l’expression de son visage et les manifestations à peu près toujours pareilles de son tempérament, il est facile de pronostiquer ce qui va se passer s’il faut qu’il y ait du vrai dans la rumeur d’une défection possible de “Bob” et de ses amds — ce qui laisse bien des gens sceptiques.— C’est qu’à la veille du vote, le premier ministre convoquerait un caucus de tout le parti ministériel, et qu’il y aurait des explosions vo'-caniques dans l’enceinte soigneusement gardée.Et l'on se figure facilement que les récalcitrants auraient le marché en mains avant que vingt phrases aient été prononcées de cette voix caverneuse qui s’agrémente d’une prononciation légèrement teintée d’accent cockney.' En termes clairs, le parti aurait à choisir entre M.Borden et M.Ro- gers, et la démission du premier serait là, toute prête et visible à tous les yeux, n’atteudant qu’un mot pour devenir irrévocable.A ce moment-là, nous ne vbStairiims pas être dans la peau de M.Rogers s’il avait la naïveté d'être.present.Et voilà comment et pourquoi il y a de Forage autour du Nord-Canadien, mais un orage qui se dissipera, croyons-nous, par un coup de tonnerre qui nettoiera l’atmosphère.Après quoi, la majorité votera la mesure, et continuera avec effort son petit bonhomme de chemin vers la prorogation, qui ne se produirait guère, en ce cas, avant les premiers jours d’octobre.Tout ceci est bien incertain, cela peut aussi bien être une comédie montée; mais nous nageons quotidiennement en pleine incertitude.Sait-on aussi ce qui va se produire aux Communes, de ce temps-ci?A qui ?C’est par le Xord-Canadien que l’on a commencé la journée.Par moments, la discussion s’est échauffée et des aperçus nouveaux ont vu le jour.C’est ainsi que le ministre des Finances, se voyant serré de près par l’opposition, qui lui citait le manifeste signé hier par des hommes d’affaires importants de Montréal, a posé nettement le dilemme : le chemin de fer du Xord-Canadien appartiendra-t-il au gouvernement canadien ou bien à la compagnie du Pacifique Canadien ?Personne n’a trouvé à répondre à cette plausible alternative.M.White ne cache pas qu'il préfère que ce soit le peuple qui prenne charge de l’éléphant de Mackenzie et Mann, mais il n’a pas donné toutes ses raisons de redouter la mainmise du Pacifique sur son concurrent.C’était bien la première fois qu’il s’exprimait là-dessus avec cette franchi se.Voilà donc la grande compagnie renseignée.si elle ne l’était déjà.M.Pugsley a ouvert les hostilités en déclarant que le peuple commence à être mieux renseigné sur la transaction projetée, et que plus il se renseigne, plus il s’effraie des conséquences de l’acte inconsidéré du gouvernement.C’est un ahinic qui s’ouvre sous les pas du peuple canadien, et celui-ci recule épouvanté.Lorsqu’il se sera rendu un compte encore plus exact de ce qui se prépare dans la coulisse, il s’élèvera dans la vie nationale une tempête telle que même le ministre des Finances en sera terrifié.M.Meighen a qualifié les paroles du député de Saint-Jean de “discours pour la galerie de la presse” ; se défendant de répondre sur le même ton puéril, il attaque le côté financier de la transaction et explique l’affaire des terres du Xord-Canadien.Dans les commencements, ces terres ont garanti une émission d’obligations de sept millions dont le produit a été employé en améliorations et en construction de voie ferrée.Par conséquent, la compagnie en a retiré le bénéfice absolu, et nous héritons de la valeur de ces sept millions incorporée dans l’état actuel de l’organisation.Reste la valeur intrinsèque des terrains eux-mêmes, dispersés par toute l’étendue des provinces des prairies, et dont une grande proportion sont de la bonne terre colonisnble.En réponse à une question, de M.Lemieux, le solliciteur général dit que les limites forestières ne font pas partie de ces terrains.M.Meighen poursuit son argumentation et déclare qu’en substance le gouverne ment suit dans celte transaction les données de l’arrangement de 1914 cité si souvent par les libéraux.Ceux-ci grommellent que tel ç’est pas le cas, et M.Macdonald demande: —Dans ce cas, pourquoi faites-vous un arbitrage?—Nous avons adopté le système d’arbitrage, répond M.Meighen, parce qu'en suivant mot à mot Jes termes de l’arrangement de 19Î4, nous nous trouverions à confisquer, ni plus ni moins, les propriétés de cette compagnie.Et nous sommes d’opinion que ce ne serait ni honnête ni dans l’intérêt bien compris du peuple.C’est une question d’équité et d’honnêteté.Il ne peut être question pour nous de nous emparer brutalement de la propriété de quelqu’un sans lui donner seulement le droit de nous dire à combien il évalue ce ! que nous lui enlevons.Nous ne vou- ! Ions pas procéder ainsi par respect ' pour le peuple et pour lui-même.' Comme M.Pugsley avait dit que ! les villes canadiennes s’émeuvent et1 sont hostiles à ce projet, M.Meighen \ trouve que le député de Saint-Jean j généralise trop.Une seule ville a' manifesté jusqu’à présent unç certai- j ne opposition au bill, la ville de; Montréal.j —C’est une ville assez importante ’ fait remarquer M.Lemieux.—Oui, sans doute, rétorque M.1 Meighen, l’air agressif, c’est une ville j importante, mais elle ne réussira pas tout de même à éviter la conscription.Ce qui laisse à entendre que la métropole du pays n’est pas en odeur de sainteté auprès du cabinet actuel; et s'il faut en juger par ces paroles, les dix milles hommes à demi promis par un ministre n'ont qu’à se bien tenir et à préparer leurs “paquetons” comme disent nos coureurs des bois.Le manifeste de Montréal L’opposition n’a pas relevé le propos, mais M.Graham est intervenu et a profité de ce que le nom de Montréal avait été amené dans le débat pour donner officiellement connaissance à la Chambre de la protestation d’un groupe important d’hommes d’affaires de Montréal contre cette acquisition hasardeuse à un moment où les finances du pay's sont déjà si lourdement grevées.M.Graham donne lecture de Ç.e document, ainsi que des signatures qui l’accompagnent, puis il va lire ensuite l’article éditorial de la “Gazette”, lorsque M.Rainville intervient sous prétexte que ces citations n’ont pas de rapport à ia clause en cours d’étude devant le comité, M.Graham répond qu’au contraire l’article qu’il vient de lire, et celui qui l’appuie, ont trait absolument au principe même du bill, tel qu’exprimé dans la première clause, qu’on est à étudier.Ce point était tellement évident que personne ne songe à appuyer le vice-président; il doit laisser M.Graham continuer sa lecture.Etatisme ou liquidation ?Ceci fait, le ministre des Finances se lève à son tour.Avec sa clarté ordinaire il résume le débat en deux arguments: il y a à Montréal des personnes importantes qui sont à la fois favorables à la liquidation et opposées à l’étatisme (“government ownership”)).Voyons maintenant si ces personnes ont raison et si elles sont bien au courant de la situation.Dour M.While, ce dernier point ne fait pas le moindre doute, ces messieurs ne peuvent être au courant de la situation comme l’est le gouvernement, qui, depuis six ans, a eu tout le temps affaire au “Nord-Canadien” et a été mis bon gré mal gré au courant de toutes sés difficultés.Depuis 1914, il a été fait constamment des vérifications et dos rapports au ministère des Finances, et plus récemment, le gouvernement a nommé l’une des maisons d’experts-comptables les plus importantes du monde entier aux fins de suivre pas à pas la vie économique de la compagnie et d’en faire rapport à mesure, ce qui a été fait fidèlement.De sorte qu’il n’est pas exact de dire que le gouvernement est en train d’acheter une entreprise qu’il ne connaît pas.Il connaît l’actif et le passif de la compagnie, il en connaît les charges d’intérêt et les revenus, en un mot toute la situation lui est parfaitement familière.Nous avons adopté le système d’arbitrage, continue le ministre, parce que c’est le plus juste et celui qui offre le plus de garanties aux deux parties contractantes.Va-t-on nous faire croire que M.le juge Meredith n’a pas la confiance absolue de toute la population d’Ontario et de tout le Canada?Et cet homme ne saura-t-il pas s’adjoindre un expert en qui nous pourrons également avoir toute confiance?Sans compter que si M.Meredith préfère ne pas désigner lui-même l’autre expert, nous avons prévu que ce sera fait par le juge Cas-sels de la Cour d’Echiquier, en qui l’opposition elle-même a tant de confiance.Comment pourrions-nous mieux protéger nos intérêts?L’opposition ferait bien de ne pas s’emballer, dit en passant M.White, et de se rappeler qu’elle est responsable de tous les problèmes de chemins de fer que nous avons eu à résoudre depuis que nous lui avons succédé à l’administration des affaires du pays.Le “Grand-Tronc-Pacifique” nous a coûté plus de 200 millions, et ce n’est pas fini puisque nous devons encore lui avancer 7 millions et demi pour couvrir le déficit de l’année.Et à qui la faute?Au Pacifique ou au pays ?On parte de liquidation.Mais se rend-on compte que dans ce cas, le cri-dit du pays tout •entier serait compromis, non seulement le crédit du gouvernement fédéral, mais encore celui de chacune des provinces nui ont donné des garanties considérables aux entreprises du Nord- a seule qui oit ^z pZs^nte! Æu’àM^ie^ r aborder une transaction rie 1111 n de fl r> al'nsi «B»» Mackenzie et 1 f^Lr^re Or te i 4 la même heure, le même mi- i Canadien ?Le résultat d’une pareille liquidation ne serait rien moins que désastreux; et c’est tellement vrai que les deux partis en Chambre se sont prononcés contre ta liquida tion, pour les raisons énumérées plus haut, et la question se résume à cette proposition : Le Nord-Canadien appartiendra-t-il au peuple canadien ou bien au Pacifique-Canadien ?Car cette dernière compagnie est pour cette envergure.Or, le Nord-Canadien est indispensable au succès du Grand-Tronc-Pacifique et du Transcontinental canadien, pour leur servir d’alimentation dans l’Ouest.Chacun sait que le Transcontinental national, allant d’Halifax à Prince-Rupert, n’est constitué pratiquement que d’une seule voie aidant en flèche d’un point à d’autre du continent I! lui manque pour se maintenir des voies d’alimentation (feeders) et il •ne peut pas s’en passer et prospérer.Or, le Xord-Canadien a suivi une politique plus sage et plus pratique, et tel qu’il existe actuellement il constitue le complément nécessaire, indispensable, de l’autre entreprise.Voilà une raison de plus de ne pas; BLOC - NOTES Pour protéger quelqu’un?Le ministre des Finances, hier, al déclaré que la Canadian Rank of\ Commerce détient §51,000,000 d’ac-i lions du Nord-Canadien en garantie ni sire déclarait que si le pays n’achetait le Nord-Canadien, le Pacif i-, que l’achèterait.It se peut.'Mais il ! est certain que le Pacifique l’achèterait à des conditions autrement plus favorables que ne le fait le minis- j 1ère.Le Pacifique se soucierait aussi ! moins dys iuterèfs de la Canadian ' Bank of Commerce que le fait l’Etat, j il laisserait se faire la mise en liqui- i dation du Nord-Canadien, après ; quoi 41 l’achèterait, libre de toutes | dettes, du liquidateur qui indemniserait les créanciers de ce chemin de fer selon ce qu’il toucherait pour le prix (Le vente.Le bill du C.N.R.en 1914 donnait au gouvernement le pouvoir de s’approprier tout le réseau de ce chemin de fer, s’il ne in Jqqccpr QpmiÂrir nar la 1cneiiiui uu ici, a w 11c .nnmnonte rivete ri fuUa„* iL-Li.i remplissait pas toutes les conditions compagnie rivale.En faisant l’acqui sition du capital-actions du Nord-Canadien, nous assurons de plus la vie normale du Grand-Tronc-Pacifique.VA dans notre transaction projetée, nous sommes moins Imprudents (foolish) que l’opposition, qui voulait en 1914 fixer un prix minimum de 30 millions sur les actions en question, ce que nous nous sommes bien gardés de faire pour notre part, sachant que les actions ne valent pas ce chiffre élevé.Au fond de l’opposition qui s’est élevée en certains milieux, conclut M.White, il y a un sentiment d’antagonisme à l’idée de l’étatisme.C'est un sentiment un peu puéril qui •diminue de plus en plus.Il est d’autres pays qui possèdent et exploitent des chemins de fer et ne s’en plaignent pas.Je suis convaincu pour •ma part (pie d’ici cinq années nous allons avoir dans le Nord-Canadien un système excellent.Et nous l’aurons eu sans recourir aux mesures extrêmes conseillées par certains membres de 'l’opposition qui voudraient que nous devenions acheteurs directs de toutes les propriétés, voies et matériel de la compagnie, achat qui nécessiterait un déboursé de trois ou quatre cents millions en un temps où les conditions de marchés financiers nous rendent impossible toute tentative de ce genre.Le ministre termine en répétant son argument favori : choisissez entre l’achat par le gouvernement ou bien par le C.P.R.L’opposition M.Pugsley lui a répondu, assez mollement par comparaison avec Je ton énergique et convaincu du ministre des Finances, qui s’est échauffé à la suite de la lecture des articles de la Gazette par M.Gra ham et a débité son argumentation avec force et clarté.M.Pugsley a fait un peu de persiflage, insistant surtout sur ceci, que le peuple s’inquiète de plus en plus des manoeuvres qu’il devine derrière le rideau et qu’il éprouve une hostilité grandissante à l’égard de ce projet.M.Pugsley a conclu par une harangue genre électoral à laquelle le gou-verirement n’a pas fait attention, car elle s’adressait évidemment plus aux électeurs du Nouveau-Brunswick qu’à la Chambre elle-même.M.Macdonald et M.Devlin ont quelque peu fortifié la position de la gauche, le premier en insistant pour avoir des détails sur les actions transportées à certaines banques et compagnies fiduciaires.Le les a pas toutes remplies.Striete-•nt, l’Etat a droit tl^s aujourd’hui s’approprier ce chemin de fer énumérées dans cette loi.Le C.N.R.¦ne les ment de s’approp sans aucune indemnité aux porteurs d’actions.M.Meighen l’a reconnu hier soir.Pourquoi n’excrce-t-il pas ce droit strict?Gela ne chargerait ; aucunement le Canada d’un passif qu’il est en train d’annexer au sien, déjà pourtant chargé.Le ministère, cela est apparent, protège de gros intérêts financiers au detriment du contribuable, quand i'1 n’aurait qu’à se prévaloir de la législation de 1914 pour mettre la main sur te C.N.R.à peu de frais.Est-ce là gouverner sagement et surtout dans l’intérêt pu- ! bile?Le million de Sifton i Un député conservateur assez en j vedette, M.Currie, a déclaré hier en j pleine Chambre des communes que ! M.Sifton a fait récemment des pro- j fils d’un million de francs au cours I d’une vente de chevaux de remonte i à la France.Un million de francs est une assez jolie somme.Ce n’est là, vraisemblablement, qu’une des nombreuses opérations de guerre faites par i’ultra-pfftriote Sifton.On comprend, après cela, que ce bon-* homme travaille pour que le Canada | reste dans le conflit jusqu’au der- | nier sou.Plus les gens de cet aca- .' bit y feront alors d’argent.Quand i ils font un million à vendre des che- j vaux au gouvernement français, ils < trouvent tout naturel que le Canadien aille risquer sa vie sur le front pour $1.10 par jour.Ce sont de tels exploiteurs qui prétendent mener Je Canada, parient de patriotisme, de liberté et de triomphe de la civilisation ! Chat en poche Quand nos cultivateurs achètent quelque chose sans voir, ils disent qu'ils font un marché de “chat en poche”.M.Pugsley, lui, disait hier aux Communes que, dans toute l’affaire du C.N.R., le ministère est "haying a pig in a poke".Les deux expressions se valent et caractérisent bien toute la législation relative à l’achat du C.N.R.par l’Etat.[ Souvent celui qui achète chat en ! poche sc fait duper, il semble bien j que nous sommes en train de faire un marché aussi dangereux.Le coût de la vie Ottawa signale que le nombre-in- j dex du coût de la vie (prix de gros) ! est de 242.6 pour juillet, alors qu'ils , était de 242./ pour juin dernier.La i > , » i iy ' V t-.• (v-iuai i.» A.**•*£,, i inuti (UJil LIAI IIICI • lucL depute cle Pictou voudrait savoir, !,(jjinjnilfjon cs[ infinitésimale.D’or- par exemple, la dette de telle trans action, et la somme prêtée ou garantie par les dites actions ainsi transportées.Bien qu’il ne Tait pas dit en toutes lettres, ses questions avaient pour but d’établir si possible qu’une proportion importante des titres en question n’ont été déposées dans les banques que tout dernièrement et pour farivter leur négociation avantageuse.White a persisté dans sa déclaratioYdéjà faite, que ces détails sont d'ordre privé et relèvent du secret professionnel des banques.Au surplus, personne n’a besoin de savoir ce J qui se passe entre un banquier et ! son client.dinaire, en mai, juin, juillet et août, j chaque année, avant la guerre, il y 1 avait un fléchissement de 4 ou 5 t points et davantage, dans l’index j du coût de la vie.Ce qui se passe cette année révèle bien (pie nous ne ; pouvons attendre aucun soulage- \ ment notable, d’ici longtemps.Les ^ journaux de New-'Vork parlent ces j jours-ci de l’établissement probable, sous peu, vu les prix élevés du \ boeuf, du porc et des autres vian- j des de consommation ordinaire, de j boucheries hippophagiques, c’est-à- ! dire de boucheries où l’on vendra i de la viande de cheval.Cela n’aurait ! l ien de surprenant.Au train où I l’Amérique tue ses boeufs et ses sa U'prendre énumère11 touf11/.- 1 PorCS pour lcs cx'Prter outre-mer, l’opposition voudrai^savoir et que ! nî-hlder ^avant^'peu11 et ^ne^s^niroiît le gouvernement ignore ou refuse auoi ‘aor vu fle élevé des de divulguer : combien d’hypothè-1 ^tees Ihments et te règ ementa ques sur la matériel de >= ' ¦ C!> -n ms régi ementa gnie, combien de dettes quelle est la valeur de l’actif, le chiffre du passif, etc.Sur tout cela, on refuse de renseigner le peuple.Sur ce dernier détail, le ministre a renvoyé M.Devlin aux rapports Drayton Acworth, ainsi qu’à l’etude du professeur Swain et à la définition du mot valeur que donne lui-ci dans son travail.L’avis du Dr Clark M.White n’a pas répondu autrement à la sortie assez vigoureuse du député de Wright, mais il a demandé que le comité adopte au moins la clause première, avant que de passer à l’etude d’un autre bill, celui des électeurs militaires.M.Graham s’y est cependant opposé sous prétexte que la clause I renferme toute l’essence du bill et qu’au-tant vaudrait adopter celui-ci tout entier sans discussion.M.Macdonald a ajouté quelques remarques la compa- tions de toutes sortes que les dicta-courantes, | tcllrs (jes vivres imposent sur tout ce qui peut se consommer et qui est aussi exportable outre-mer.“Quel prix le cheval ?” entendra-t-on peut-etre demander à son boucher, dans quelques mois.Si la guerre dure encore un tant soit peu, l’Amérique sera tout aussi affamée que l'Europe, parce qu’elle exportera à peu près tout, sous le régime actuel, pour faire manger les armées, alors que les civils tireront la Jdngue.Réellement, la boutade s’impose : “Quand l’Europe est en guerre, l’Amérique ne doit pas avoir faim.” ce G.P.100 MILLIONS MA Une erreur de transcription, que tous les lecteurs auront immédiatement rectifiée, nous |t fait dire hier, dans une citation du dernier dis- assez vives, et c’est là-dessus qu’on j cours de M.Gouin, faite par M.Hé-teur Clark, qui Toux : ‘ Ce n'est pas 25 millions a vu se lever le docteur Clark, qui se tient presque toujours coi, le chapeau de paille sur les yeux, assis a l’extrême limite dos sièges de (Suite à la 2ème page) qu'on nous met sur les épaules, c'est une somme d’an-delà de 100,000 millions de dollars,” On aura compris qu'il fallait lire: 100 millions. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 AOUT 1917 VOL.VIII.—No 199 LETTRES AU “DEVOIR Nous ne publions que des lettres signées, bu des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.DEMOCRACY Those, who will nol enlist on the ground that then are Canadians and refuse to fight England’s war, are sometimes met with the rejoinder that then ought to fight for the Em-, pire.If there is any sense or logic in their objection to the first proposition, there is ten times as much to the second.For myself, I would not voluntarily give a nickel, far less a drop of blood to prolong the existence of that snake and rabbit combination, as it stands at present.This is written from a purely democratic standpoint, Imperialists having their own particular point of view regarding what is worth fighting for.I have spent nearhftipo years in England, mostly in I,on don, and found English democracy an extremely involved affair.There is no class consciousness, a.i understood by continental socialists.Everyone belongs to an exclusive social circle, graduated according lo occupation, loafer, clerk, artisan, unskilled, etc., with due regard to the individual’s income.There is the sharpest contrast in luxury and misery, with nothing in eastern or bygone civilisations to surpass it.ft is a strange interpretation of democracy, but it is the call of Empire and ‘’Imperial democracy” that concerns us.Not long ago Lloyd George let it be known that when the German Empire become more democratic, it would find the Brilish readier lo consider terms of peace.Naturally the German authorities are nol democrats, but they never had a belter opportunity to “cgtl the bluff” of Lloyd George, and show to the unthinking or at least, sloW-thinking Britishers, what kind of a democratic Empire they are living in and fighting for.One of the chief planks of democracy must be proportional representation.Supposing Germany hud made this proposal: ‘‘We will send a delegation to represent the German Empire composed of five Ger-mqn-born and one African-born delegates, provided the Brilish Empire delegation is composed of one British-born, one African-born, and seven Indian-born delegates ’, what action would Lloyd George, at the dictation of the Imperial capitalists, have taken?A FRIEND OF JUSTICE.DANS LÉ DIOCESE DE ST-HYACINTHE PLUSIEURS CHANGEMENTS ECCLESIASTIQUES SONT ANNONCES.__ Saint-Hyacinthe, 24.— Spécial au Devoir A — A la suite de la retraite pastorale, précitée d’une manière fort apostolique par le R.P.Gêna, C.S.S.R., de Sherbrooke, les changements suivants on été décidés par S.G.Mgr eBrnard, évêque de Saint-Hyacinthe.M.le curé Cadieux, de Saint-Cé-saire, laisse sa belle cure à M.P.Benoit, qui abandonne Saint-Georges d’Henryville à M.Ant.Roy, curé de Dunham.M.H.Beaudry quittera Sainte-Anne de Sorel en faveur de M.H.Phaneuf, curé à Saint-Bernard, et sera le nouveau curé de St Simon.M.Dutilly devient curé à Uptpn et aura pour successeur à Sainte-Brigide le Rév.J.A.l.oiselle, d’Adamsville.M.le curé Boulais, de Sainte Hélène, se retire ; son successeur est M.Gosselin, de Saint-Thomas d’Aquin.M.l’abbé Laviolet-te est désigné pour Saint-Barnabe, M.Charbonneau abandonnant sa cure pour cause de santé.Les autres nouveaux titulaires ne sont pas encore officiellement connus; ils seront quatorze environ en tout, dans les 74 paroisses du beau diocèse de Saint-Hyacinthe.A FORD CITY APPEL A MGR FALLON On a livré aux journaux,- à -Windsor, le texte d’une résolution adoptée mardi soir, par lès paroissiens de Notre-Dame du Lae.-(Eord City) et signalée par les dépêches de la Canadian Press.Dans cette résolution,vg(Joptée à l’unanimité par 1,200 personnes, et transmise à S.E.le Délégué apos-tolfquo ét à S.G.Mgr Fallon, les paroissiens réclament un pasteur qui soil de leur mentalité, prétendent qu’il n’en est pas ainsi du nouveau titulaire et prient “respectueusement Sa Grandeur Mgr Fallon d’agréer leur protestation et d'accéder à leur humble demande en renvoyant la nomination” du nouveau curé.Pour justifier leur demande d’un curé qui soit d’accord avec leur mentalité nationale, ils invoquent l’intérêt des âmes.On ajoute que la cause sera aussi portée à Rome.Les orateurs qui ont porté la parole à la réunion ont prêché le calme et la modération.TOUT POUR [’ANGLETERRE, RIEN POUR LE CANADA Où acheter demain .A I.LES PERTES ALLEMANDES LE CORRESPONDANT MILITAIRE DU "TIMES” DIT QU'ELLES ONT j ETE BEAUCOUP PLUS FORTES LE GOUVERNEMENT REFUSE A L’UNE DES PLUS PUIS- PERDUS BORDEN GRACE QUE LES PERTES ALLIES, AU COURS DE LA DERNIERE OFFENSIVE.Londres, 24.— Le correspondant militaire du “Times” expose ainsi ’offensive des Alliés: “Les opérations combinées des généraux Sough et Antoine dans les FTandres ont forcé les Allemands à retirer 22 divisions, afin de refaire leurs cadres.Comme une division allemande est retirée rarement avant d’avoir subi 4,000 hommes de pertes, et comme les divisions qui ne se sont point retirées ont également essuyé de lourdes pertes, nous pouvons donc dire en toute sincérité que les pertes allemandes ont été extrêmement plus fortes que les nôtres.Nos pertes depuis la fin d’avril sont encore beaucoup moindres que les premiers rapports le laissaient entrevoir.Le correspondant s’attend à ce que les opérations sur le théâtre oriental deviennent intéressantes dans quelque temps : “L’armée russe du Caucase n’a point donné signe de vie cet été, en conséquence nos campagnes de Syrie et de Mésopotamie en ont été sérieusement affectées.Les Turcs concentrent leurs troupes à certains endroits d’où ils peuvent s’avancer au devant du général Allenby ou du général Maude ; ils seront bien re-, çus tandis que nos alliés les Arabes qui vont étendre leurs lignes jusqu’à Maan, mous seront des auxiliaires précieux.“Des opérations secondaires poursuivies par le général Maude sur le Diala, en Mésopotamie, laissent entrevoir la reprise de la campagne en ces régions.On ne peut confirmer les rumeurs que des divisions allemandes se dirigent vers l’Asie Mineure.” SANTES COMPAGNIES D’ACIERIE AMERICAINES DE CONSTRUIRE DES CHANTIERS MARITIMES A MONTREAL OU 100,000 HOMMES AURAIENT ETE EMPLOYES, POUR NE PAS FAIRE DE CONCURRENCE A L’ANGLETERRE.Ottavêa, 24 (Spéciale au Devoir).—Le gouvernement Borden, loin de céder aux instances de tout le pays,1 refuse, apprend-on de bonne source, de permettre l’établissement en Canada de chantiers de construction maritime, alléguant que ce serait une concurrence formidable pour l’Angleterre.Une des plus puissantes compa-j gnies d’aciérie américaine, au capi-, lai souscrit de $150,000,000, en gram-S de partie américain et le reste anglais, s’engageait à souscrire 830,-' 000,000 à l’emprunt de guerre du Dominion, si on lui permettait d’établir à une distance moindre que 20 milles de'Montréal, sur le fleuve St-Laurent, une usine de métallurgie qui .devait plus tard être transformée en chantiers maritimes, et qui j emploierait plus de.100,000 hommes.! L’installation devait coûter $26,000,-000, ce qui, déduction faite de la souscription à l’emprunt de guerre du Dominion, laissait à la compa-l gnde une somme de $95,000,000 pour opérer.D’ici à la fin de la guerre la compagnie se serait engagée dans la fabrication des obus, et dans l’inter-1 valle aurait installé des chantiers J pour être en position de construire des navires transatlantiques, à raison d’un vaisseau par mois, aussitôt la guerre finie.C’était l’intention des promoteurs d'exploiter les dépôts miniers d’a-j cler, situés à proximité de .Toilette, et de creuser la rivière de l’Assomp- tion afin de l’utiliser comme moyen de transport; elle aurait aussi exploité les dépôts de fer situés au nord des Trois-Rivières.Four toutes conditions, la compagnie ne demandait au gouvernement (pie la garantie qu’elle ne serait pas expropriée.Les propositions de la compagnie ont eu l’assentiment de M.le juge Louis Coderre qui a fait des instances pour que le gou vernement y consente.Mais MM.Borden, Rogers et Blond in, de concert avec le Munitions Board, ont exigé que la compagnie fasse deux installatioms, l’une dans l’Ontario, à proximité de Toronto, et l’autre, dans la province de Québec, à l’endroit d’abord proposé par la compagnie.La compagnie refusa de décentraliser son établissement, ce qui l’aurait mise dans une position inférieure vis-à-vis de ses concurrents des autres pays.Le gouvernement offrit alors à la compagnie d’aller s’installer en Angleterre, mais les directeurs de la compagnie s’y sont refusés formellement.Les choses en sont restées là.Nous comprenons que le bureau des Munitions et le gouvernement se sont opposés à rétablissement de chantiers maritimes aussi complet en Canada, de peur que cette concurrence formidable ne nuise aux chantiers maritimes de l’Angleterre qui espère être seule à exécuter ces travaux après la guerre.UNE TEMPÊTE AU REICHSTAG UNE DEFINITION EQUIVOQUE QUE DONNE LE CHANCELIER MICHAELIS DE SON ATTITUDE A L’ENDROIT DES PROPOSITIONS DE PAIX DU REICHSTAG, EN EST LA CAUSE.(Kurcgltlré conformément » la Isl du Parlement du Canada, par L.-P.Oeilongchanipe, au MlnliUre de l'Agriculture.) LE PACIFIQUE OU L’ETAT ?(Suite de la 1ère page) NOS CONDITIONS SPECIALES mettent A la portée de chaque individu, qui se propose de sc faire un home ou de faire des pincements, l’acquisition de ce morceau tic terrain qu’il a si longtemps désiré acquérir.Rappelez-vous que ?10 au comptant et ff» par mois vous garantissent la possession de n’importe quel lot.Nous nous ferons un plaisir de vous expédier nos brochures illustrées et les plans de nos jardins suburbains de Dixie, Strath- more, Valois et Lakes .Occupez-vous de cela dès maintenant.MARCH TRUST COMPANY IftO Salnt-Jacquei.Administrateurs, Exécuteurs, Ffdél-commis.Main S791.Tous les départements.Etabli en 1885.Incorporé •n 1918.«ôt ; / 33 ans sans un dollar de perte pour un seul client gauche de faoçn à être aussi près que possible de l’espace libre qui sépare les deux «ôtés de la deputation.Quelque bon matin il se trouvera rendu du côté ministériel sans s’apercevoir autrement du changement.Le député de Red Decr n a pas manqué de servir la petite semonce ordinaire à ses collègues de l’opposition sur la futilité de leurs attaques, il décerne un nouveau tribut d’éloges au ministre des Finances, pour sa vigoureuse et lucide explication de cet après-midi, il a aussi des fleurs pour son honorable ami de Calgary, M.Bennett, mais il diffère cependant d’opinion avec tout le monde quant aux trois alternatives devant lesquelles le pays doit choisir en ce qui concerne ses chemins de fer; liquidation, acquisition, vente au Pacifique.Four lui, il y en a une quatrième qui est bien plus simple, c’est de rendre nos chemins de fer prospères.Pour être prospères, il ne leur faut que du commerce en abondance.Pour avoir du commerce en abondance, il faut que le pays et ses chemins de fer aient la permission de commercer librement.Jusqu’ici, tout le monde est d’accord avec moi, dit ironiquement le docteur, mais si je modifie l’expression et la baptise libre-échange, tout le monde me tourne le dos et me traite de toqué.Il faut bien alors qua je revienne aux trois autres alternatives, et je ne puis que dire que le ministre des Finances a parfaitement exprimé mes opinions.Le peuple en a assez de donner de l'argent a la pelletée chaque année à des entrepreneurs dont il se défie, aussi accueille-t-il le projet actuel avec faveur à mesure qu’il est mis au courant des circonstances qui le justifient.il existe dans le peuple une impression bien ancrée que depuis la Confédération, ce sont plus ou moins les chemins de fer qui ont possédé le pays.A l'avenir, si l’on y peut quelque chose, ce sera plutôt le peuple qui possédera les chemins de fer et tout n’en ira que mieux dans la vie nationale.La clôture ?M.Clark a été applaudi par la droite, et la gauche a réservé son approbation pour M.German, qui a relevé avec humeur cette nouvelle sortie du député de Red Beer contre ses anciens amis.M.Rainville a voulu mettre fin au débat en rappelant que le ministre a demandé que la clause I fût adoptée, mais comme M.Graham, le député de Welland a refusé d’obtempérer aux susurrements du vice-président de la Chamlbre, et il a demandé si s’étaient là les préliminaires de l’application de la loi de clôture.J’avertis le gouvernement, a-t-il dit, que le peuple n'est pas d’humeur à voir appliquer le bâillon à ses représentants au moment où l’on cherche à lui imposer une mesure d’une importance pareille.” M.White lui a répondu sans prendre la peine de se lever que personne ne songe à lui enlever son droit de parole, et M.German a pu présenter ses remarques, qui opt été les dernières du débat, le comité étant ajourné ensuite pour permettre à M.Doherty de procéder avec le sien, ce qui a soulevé quelques nouveaux petits incidents.Le vote des soldats M.Cnrvell a demandé, par exemple, une diminution du délai pendant lequel les soldats pourront voter, c’est-à-dire vingt-huit jours.C’est beaucoup trop long inutilement.dit-il, et avec les longueurs du pointage et de la confirmation par la poste du résultat général, le pays en aura pour des semaines avant de savoir à quoi s’en lenir sur le résultat de la consultation populaire.M.Doherty a pris l’objection en note et la clause est restée en suspens, comme plusieurs autres.iLe colonel Currie, ministériel, a fait une petite sortie contre les projets de coalition et d’union du premier ministre, à propos des bulletins de vote.Quelqu’un avait fait remarquer qu’il pourrait bien y avoir dans certains comtés deux candidats conservateurs, et alors comment lo soldat pourrait-il se prononcer, car il n’y a qu’un seul compartiment réservé au candidat du gouvernement?11 ne peut v avoir qu’un seul candidat accepté par le gouvernement, répond M.Doherty.Le colonel Currie, s’est élevé con-tre cette admission officielle de l’intervention du cabinet dans le choix des candidats.De plus, dit-il, il ne devrait pas être fait mention du mot gouvernement, sur ces bulletins.Qui sait, d’abord, de quel gouvernement il sera question à ce moment, avec les tentatives actuelles qui peuvent donner comme résultat un amalgame indescriptible et inacceptable aux honnêtes partisans des deux partis politiques du pays.Quant à moi, déclare-t-il, je suis conservateur et n'aî pas honte de le dire, et je ne comprends pas pourquoi les deux partis politiques du pays ne se feraient pas une lutte honnête et tranchée comme d’ha bitude, aux prochaines élections ; et qu’on ne me parle pas de tous ces tâtonnements pour remonter le cours des choses naturelles sous couvert de win-lhc-war ou toute autre formule fallacieuse agencée par quoique Clifford Sifton, un homme dont le nom a été mentionné en cour l’année dernière et qui vient de réaliser un surplus d’un million de francs à même le gouvernement de la République française.Je ne veux rien avoir à faire avec cet homme.M.Knowles, de Moose-Jaw, a fait rire la Chambre et détourné l’orage en ajoutant qu’en bonne justice il faut admettre que si M.Clifford Sifton a fait un petit million de profits à même la France, c’est dans un marché de chevaux (horse-trade) et que tout est permis dans ce genre de négoce.On a passé assez rapidement le reste des clauses non contentieuses du bill et la séance s’est ajournée à minuit passé.On reviendra demain sur les amendements acceptés par le gouvernement; et dont les principaux sont les suivants ; lo Les soldats ne demeurant pas ordinairement au Canada, mais y étant nés, devront voter dans la circonscription qu’ils habitaient en dernier lieu.2o Le vote sera pris en France?au moyen de sacs fermés d'avance en Angleterre.Les bulletins y seront insérés au moyen d’une ouverture ad hoc ménagée dans le sac, et ceux-ci ne seront pas ouverts avant d’être revenus en Angleterre pour le pointage devant les personnes autorisées à cette effet.3o Tout bulletin devra être déposé, en ce qui concerne ceux pris en territoire français, en présence de deux scrutateurs, dont l’un représentant l’opposition, en plus des officiers rapporteurs.Ces amendements une fois adoptés vendredi, la Chambre doit voter les crédits d’un ministère que le premier ministre n’a pas voulu désigner plus précisément, au moment de l’ajournement.Ernest BILODEAU.tion royale au bill du service militaire, n’a pas de fondement.Il est aussi informé que le gouvernement se propose de remplir la vacance crée par la démission de M.Patenaude.Le sénateur Cloran fait motion pour la production des documents relatifs à la sanction royale du bill du service militaire.La motion est déclarée perdue.LES ACTIONNAIRES DU C.N.R.Ottawa, 24.— Hier aux Communes a propos de la liste des actionnaires, du C.N.R., on a lu la déclaration suivante de sir Thomas White: “Le soussigné, assistant - secrétaire de la “Canadian Northern Railway Company”, certifie par les présentes que les détenteurs d’actions du capital-actions de la dite compagnie, à cette date du 30 juin, sont: “Le ministre des Finances et Receveur général du Canada, en fiducie pour Sa Majesté, $40,000,000; sir William Mackenzie, $10,000; sir Donald Mann, $10.000; D.B.Hanna, $10,000; E.R.Wood.$10,000: R.1.Mackenzie, $10,000; Z.A.Lash, $2,-000; Hon.F.Nicholls, $2,000; R.M.Horne-Payne, $2,000; W.J, Christie, $2,000; Hon.IL W.Richardson, $2,-000; W.K.George, $2,000; British Empire Trust Company Ltd., $324,-000; sir John Aird et H.V.F.Jones, en fiducie.$1,000,000; Mackenzie, Mann et Company, $58.614,000; formant un total de $100,000,000.“(Signé) R.P.ORMSBY, “Assistant-secrétaire.” Sir Thomas White a déclaré aussi, avoir reçu de M.E.R.Wood une lettre disant qu'à l’exception de ses actions pour le qualifier comme directeur (qualification shares), il n’avait pas d’intérêt dans le “Nord-Canadien”; aussi, que MM.Richardson, Christie et George sont des directeurs, représentant le gouvernement et qu’ils ne sont pas propriétaires des actions portées à leur nom, celles-ci ne leur ayant été remises que poulies qualifier comme directeurs.Le ministre des Finances ajouta qu'en ce qui concerne le capital-actions mis au nom de Mackenzie, Mann & Company, cette compagnie n’est propriétaire (pie pour une somme de $51,000,000; elle est fiduciaire de $2,000,001) pour certains anciens employés de la compagnie; $1,000,000 sont déposés entre les mains de la province de la Colombie Anglaise, et le reste, $4.014,000, est entre les mains de Mackenzie, Mann & Company, en attendant la conclusion de certains arrangements pour sa distribution entre Mackenzie, Mann & Company, Ltd., Lazard Brothers, Londres, Ang., et “The British Empire Trust Company”, Londres, Angleterre.Le tout d’après les renseignements fournis par M.R.A.MacDonald, pro-secrétairc de la comoagnie.ANNETTE DAOUST SUCCOMBE CE MATIN LF.CADAVRE A ETE TRANSPORTEE A LA MORGUE.AU SENAT LES QUESTIONS DE M.CLORAN Le sénateur Cloran est informé que le rapport que le gouvernement n’est pas prêt à demander la sauc- Annette Daoust, la petite fille victime de l'accident de l’autre iour, est morte ce matin' à 3 heures 30.Il y a quelques jours elle avait eu la poi-' trine perforée d’un coup de revolver tiré accidentellement par un de ses amis.Son corps a été transporté vers 10 heures 30 ce matin, de jl’hôpital Royal Victoria à In Morgue ! où les médecins feront l’autopsie et 'où une enquête sera tenue demain, ! Comme on le sait le jeune hom-jine, René Laroque, qui la blessa mortellement a été arrêté puis dis-I culpé par la victime elle-même sur son lit de mort.•-9- Las nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituelle* ment tournées.-xj Berlin, 23, via Londres, 24.— Berlin fut surpris d’apprendre, en s’éveillant ce matin, que le Reichstag avait été le théâtre d’un tempête politique de proportions plus ou moins grandes d’après les divers ! journaux.L’incident, qui a fait surgir la division temporaire entre la coalition majoritaire et le chancelier Michae-lis, c’est la définition équivoque de ce dernier de son attitude à l’endroit de ia proposition de paix du Reichstag.Elle a créé l’impression que le Dr Michaelis n’endossait qu’avec réserve cette proposition.Les partis majoritaires rédigèrent alors une déclaration à l’effet que tout doute sur l’attitude du chancelier devait disparaître.Le chancelier corrigea dans l’après-midi l’impression fausse que ses paroles du matin auraient pu créer.11 a reçu mercredi soir, les chefs de partis et il eut avec eux une conférence secrète.L’incident qui a transpiré, malgré le huis-clos des rélibérations du comité central du Reichstag fournit l’occasion à une certaine partie de la grande presse de /aire des commentaires qui sont loin d’être des éloges du chancelier.^ Lorsque le comité central reprit sa séance ce matin, un certain nombre de membres du parti progressif, parlant au nom de la coalition majoritaire, expliquèrent que la seconde déclaration du chancelier avait dissipé tous les malentendus et que la déclaration conjointe des partis n’aurait probablement pas été faite si on avait pu anticiper l’explication du chancelier.LES JOURNAUX BOCHES RECLAMENT LA TETE DE MICHAELIS Amsterdam, 24.—Une grande partie de la presse de Berlin exprime son profond désappointement du discours du chancelier.Le Nord Deutsche Allgemeine Zeitung va jusqu’à proclamer la nécessité de renverser le chancelier: “Seul un homme avec des projets définis peut à l’heure actuelle conclure la paix et créer un nouvel éta t de choses.” Cette opinion reçoit aussi l’assentiment du Vossischc Zeitung.Le Lokal Anzeigner dit que la session du Reichstag crée une bien pénible situation; “La majorité du Reichstag, écrit-il, semble envisager la résolution de paix comme un article de foi qui doit être accepté mot pour mot par le gouvernement.” La Morgen Zeitung dit: “Le premier acte du Dr Michaelis dans le comité principal a été une faillite.” Le Worwaerts blâme les pan-germanistes de n’avoir point permis conflit qui fut temporairement résolu par un changement de la chancellerie au calme, (t dit qu’ils n’hésiteraient point à plonger l’Empire, au milieu de la plus terrible guerre, dans une période d’anarchie.Theodor Wolff, rédacteur en chef du Tageblatt de Berlin, discute l’incident provoqué par un désaccord temporaire entre la majorité de coalition et le chancelier, disant ; “Tl n’est plus longtemps possible qu’un nation d 70,000.000 d’habitants qui doit payer chaque faute par l’or et le sang se donne un gouvernement sans que ses représentants soient consultés.C’est donc le devoir du Reichstag de mettre fin à ce système de bureaucratie le plus absolu.” —-^- ALTERCATION AU CONSEILLE QUEBEC LE MAIRE LAVIGUEUR ET L'E- C H EVIN VERRET, LEADER DU CONSEIL, ECHANGENT DES MOTS AIGRES-DOUX.— LE DEFICIT.Québec, 24.— (De notre corres-p'ori'daàt).— Une altercation accompagnée d’épithètes piquantes a cm liem, hier soir, au comité des finances, entre le maire La vigueur et i l’éçheyln Verret, leader du conseil, ! au cours d’une discussion sur la | prétention du maire qu’il y a un dé-{ficit de $66,000 dans les comptes ; d’emprunt de la ville.L’échevin ; Verret ayant dit au maire que ce t qu’il disait n’était pas vrai, le maire !le, traite de polisson, et il y eut en-! tre les deux chefs du Conseil èchan-! ge de quelques autres mots de même acabit.Le maire réitéra qu’il y avait un déficit dans les emprunts de $66,000 et l’échevin Verret soutint que le déficit provient du fait que le pouvoir d’emprunt de la ville a été réduit, l’an dernier, par la Législature.Le maire Lavigueur a reçu un grand nombre de lettres de citoyens et de corps publics de la ville» le félicitant de son attitude au Conseil et dénonçant la conduite des éche-vims.Parmi ceux qui lui ont écrit, oni remarque: M.J.G.Scott, prési-den de la Chambre de Commerce; M.Ernest Bélanger, président du Conseil central; M.Ephrc.m L’Heureux, M.P.C.Laçasse, M.J.Côté, M.Nazaire Fortier, M.B.Léonard, et xmic foule d’autres hommes d’affaires importants.PLACEMENTS D’AOUT 1017 NOUS OFFRONS, SUJET A VENTE PREALABLE ET HAUSSE DANS LE PRIX : $100,000—VILLE DE DRUMMONDVILLE, à £*% échéant en 1922.Prix: le pair.$ 25,000—PROVINCE DE QUEBEC, échéant en C% 1936.Prix: pour rapporter.^ $ 7,400—CITE DE LEVIS, échéant en 1929-1935.K l/2% Prix: pour rapporter.S 23.000—VILLE DE MAGOG, échéant en 1922, E la Pharmacie Préparatoires aux examen* préliminaires dirigés par RENE SAVOIE, LC.et LE.Bachelier ès arts et ès sciences appliquées de l’Université Laval PREPARATION AU SERVICE CIVIL, ETC.RENTREE LE LUNDI, 3 SEPTEMBRE.Renseignement* fournis sur demande.Résultat de l’année: 15 candidats présentés, 11 REUUS 238, RUE SAINT-DENIS, TEL.EST en face de l'église St-Jacqucs.6162 Cours privés le jour et le soir.Cours spé« ciaux de ‘’diction”.Préparation aux brevets 2DM0ND LAROCHE, B.S.PROFESSEUR “Appartements Salabcrry, angle Sherbrooke et Saint-Denis.— Tél.Est 1162 Leblond HiBrumath 355 ST-DENIS bachelier de ^Université de France et ds l’Université Laval, officier d’Académie, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparation aux examens établi à Montréal.Qui veut devenir rapidement médecin?avocat?dentiste?pharmacien?INGENIEURS CIVILS HüRTUBISE et HURTUBISE Ingénieurs Civils.— Arpenteurs-Géomètres Edifice Banque Nationale, 99 rue St-Jacques TELEPHONES: Bureau: Main 7616.Résidence: Tél.Rockland 2050 Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Tél.Main 116S.76, rue Saint-Gabriel Bâtisse Chambre ds Commerce NOTAIRES 27 juillet 1917.Brossard et Pepin, des restrictions qui les empêcheront'leur être enlevées s'ils ne se eonfor avocats de la demanderesse.d’exploiter les marchands détail- ment pas aux nouveaux règlements LES OPERATIONS AU FRONT RUSSE ELLES N’ONT PAS EU D’EFFETS AUSSI SERIEUX QUE LES ALLIES NE L’AVAIENT CRAINT ET LES ALLEMANDS ESPERE.Londres, 24.— Le major général Frederick B.Maurice, chef du service secret militaire, a donné l’cn-trevue suivante à la Presse associée au sujet des opérations sur le front russe ; "Depuis, dit-il, que les Russes ont commencé à battre en retraite, on peut dire que les Allemands n'ont obtenu que des succès locaux et il ne semble pas qu’il doive se produire de développements favo- Benoit & De Grosbois COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS 20 RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 2617 Bélanger et Bélanger Notaires 30, RUE SAINT-JACQUES EDIFICE "TRUST £ LOAN” Argent à prêter sur hypotheque à bonnoa condition*, et achat de creances.Règlement de successions.Tél.Main 1859.TAILLEURS Tel.Bell Main 2681.Arthur CHÂRBONNEAU & CIE Marchands-Tailleurs \ 8, Boulevard Saint-Laurent MONTREAL Tél.Est 43X4._________ ALF.HOTTE, MARCHAND-TAILLEUR Réparations, nettoyages et pressages, en tons genres pour dames et messieurs 558 SAINT-DENIS - - - - MONTREAL PHOTOGRAPHE L.J.A.PELOQUIN artiste Portraits au pastel et à l’huile: une spécialité 1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS S25* Montréal DIVERS AUTOMOBILISTES Pour vos pneus, vos lubrifiants et tous vos Accessoires APPELEZ EST 6876 La Cle d’Accessoireâ d’Autonuibiles Renaud La Maison avec le Service 326 Sainte-Catherine est.Ouvert le aolr Tél.Saint-Louis: 3946.BliRKE & CONSTANTIN Autrefois de la Cadillac Motors, Limited Experts dans les Automobiles Cadillac Réparations de toutes sortes, faites avo* diligence: tous nos travaux garantis 104, HUE DES CARRIERES, MONTREAL.AUTOMOBILES A LOUER CHARS DE TOURISTES Up.6840 ou Saint-Louis 2C66 Automobiles STUDEBAKER et HUDSON Service excellent J.-D.ALLARD, 2344 Chrislophe~Colomb.Tél.Est 7050.Réparations de tous genres Acme Brass and Electro Works Nickelage, Placage et Argenteur; 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mais les Allemands n’y ont pas accompli de progrès et les Russes s’y battent bien."Les Allemands ont pris l’offensive dans la région de Riga, mais l’opération ne vient que de commencer et jusqu’ici n’a donné aucun résultat.” Parlant de la situation sur le front anglais, en France et en Belgique, le général Maurice a dit “Nous sommes encore au milieu de la bataille.Les combats à présent durent deux ou trois mois, au lieu d’une journée ou deux, comme autrefois.Chercher à prédire le ré sultat par ce que nous avons accompli, serait comme si on jugeait la bataille de Waterloo par la situation qui existait à dix heures du matin.Quand nous serons rendus à la quatrième heure, dans les Flandres, nous pourrons probablement dire si nous allons vraisemblablement remporter une victoire décisive.“Notre campagne en France et dans les Flandres est faite d’après la méthode que je vous ai déjà expliquée : chaque opération se fait vers un objectif strictement détermi- né.“A Lens, nous occupons maintenant tes parties sud-ouest et nord-ouest de la ville.Les Allemands nous font gagner chèrement nos succès ; ceci est surtout vrai sur le front anglais où nous avons dû amener plusieurs régiments de réserves du front français.Ils ont aussi amené avec eux une forte artillerie et plusieurs avions, ces derniers du front russe.“Le retrait de plusieurs de leurs régiments de réserves du front français rend de beaucoup plus facile la tâche de nos alliés a Verdun.Les attaques livrées par les Français sur cette partie du front se font d’après les mêmes méthodes que nous employons dans le nord.Elles ont atteint jusqu’ici les trois-quarts de leur objectif ; nous couronnerons notre succès à cet endroit par des opérations locales.“Sur le front italien, nos armes sont également victorieuses.Nous pouvons même dire que les succès remportés jusqu’ici par, les Italiens promettent de gagner uhe très brillante victoire sur nos ennemis.“En terminant, je dois dire que les communiqués allemands publiés depuis quinze jours sont absolument faux, ainsi que l’a démontré le fiasco de Langemarck.Nous nous réjouissons cependant de toutes les déclarations qu’ils contiennent ; car nous y voyons pour nos ennemis une nécessité de dorer la pilule qu’ils veulent faire avaler au pauvre peuple allemand, afin de rele- ver son courage de jour en jour faiblissant.” VOUS L’AVEZ ?Il y aura des élections générales ces mois-ci, c’est très probable.On y parlera conscription.On y parlera aussi de la cherté de la vie.Vous avec lu, pour vous renseigner à ce sujet, la brochure de M.Georges Pelletier, Tout est cher.PourQuoi ?avec préface de M.Edouard Mont-petit ?Non ?I) vous est encore possible de vous la procurer, au prix de 25 sous l’unité, frais de port compris.Adressez votre commande à l’auteur, au Devoir, avec remise, ou achetcz-la dans n’importe quelle bonne librairie de la province.Toutes la vendent.DEBENTURES PLACEMENTS D’AOUT VOIR EN PAGE 2 l’annonce de VERSAILLES, VIDRICAIRE et BOULAIS Banquiers.Limitée.ZZ VOI.VII!.—No 199 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 AOUT 1917 'M yatjf jpg, rf m £ ^ fl Q jj/% flA 1Ê0M.page au poyer En refaisant de vieilles choses .C'est extraordinaire tout ce qu'on peut tirer de nouveau, dans du linge démodé, avec un peu de plans, un peu d'imagination, et beaucoup d'adresse.La mode actuelle qui combine souvent deux tissus, favorise bien ce travail, que l’on ne doit pas négliger d'essayer, surtout en ces jours où chacun crie plus fort que l'autre: “Les temps sont durs!”.On consulte le cahier de mode, on examine un modèle, et l'on se demande si avec deux robes démodées qui dorment dans un garde-robe, on ne réussirait pas à copier tel patron.On essaye.Si l’on ne réussit pas à son goût, eh bien, alors que le produit de ce travail manqué pour vous aille à quelque pauvre femme de votre taille qui sera “chic” dans votre arrangement! .D'abord rien n’est plus facile et rien n'est plus pratique que de tirer de vos vêtements qui ne vous vont plus, des robes d'enfant.D’une jupe de toile blanche et de morceaux restés bons d’une chemisette d’homme, en tissu rayé, vous faites aisément pour un petit garçon un joli habit.Mettons une longue blouse russe blanche, garnie d’un col et de poignets en rayé; et le petit pantalon sera aussi fait dans la chemise.D'un ancien jupon de broderie fine très large, dont quelques parties sont usées, il est aisé de retirer une jolie robe pour petite fille.La broderie fera la jupe—et avec un peu de mousseline, un trou-trou, un peu de rubans, mademoiselle votre fillette a une belle toilette neuve.D’une jupe de lainage à carreaux que vous ne mettez plus, vous ferez aussi facilement une robe commode pour la classe, en y ajoutant un peu d’étoffe unie achetée, ou également Urée d’une autre robe usagée.Naturellement qu’il faut avoir de l’oeil pour Varrangement et du goût pour marier les couleurs; avec la jupe à carreaux, vous aurez bien une petite jupe à bretelles larges à laquelle vous adopterez des chemisettes, plusieurs si vous voulez.Pour les jours encore chauds de septembre, des chemisettes de mousseline feront bien et avec le temps froid, la robe sera transformée grâce à un corsage de lainage blanc, ou gros bleu, ou rouge.Il est assez facile d’assortir des couleurs au carreauté noir et blanc____ Pour les mamans elles-mêmes, il y a moyen d’arranger des robes ou des jupes; avec une étoffe écossaise on combine heureusement une étoffe unie.Si vous avez une jupe large à plis, vous pouvez vous en faire une robe, avec l’aide d’un coupon de serge- Il faudrait des modèles pour vous convaincre; mais si vous avez bien aimé d’avoir des robes à la mode, vous trouverez vous-mêmes les patrons qui conviendront aux robes démodées dont vous disposez.Essayez toujours ! Cousine Gillette.Un chat Un chat qui me regarde.Il est là tout près, sur ma table; il avance Sa petite tête obscurément pensante, bù doit se faire en ce moment quelque lueur inaccoutumée.Tant qu’il h entemdu aller et venir autour de tnoi des domestiques ou des gens quelconques, il s’est dédaigneuse-haent tenu à l’écart sous un fauteuil, bar je suis l’unique ayant permission de caresser sa robe toujours immaculée.Mais, dès qu’il m’a senti seul, il est venu et s’est assis bien en face, pour soudainement prendre Une de ces expressions profondes Comme il en passe de temps à autre dans le> regard de ses pareils,—bêtes contemplatives, bêtes énigmatiques.Ses deux yeux jaunes, fixés sur moi, sont grands ouverts, dilatés par un effort supérieur pour interroger et essayer de comprendre: “Qui es-tu, en somme ?—demande-t-il, toi à qui je me confie ?Qu’est-ce que tu vaux ?Qu’est-ce que tu penses fit qu’est-ce que tu fais en ce monde ?Dans notre ignorance de tout, Bans notre impuissance à rien savoir, quel étonnement—et peut-être quelle terreur—il y aurait à pénétrer, par les étranges fenêtres de Bes yeux, jusqu’à l’inconnaissable de Ce petit cerveau caché derrière.Oh! fci l’on pouvait, rien qu’un instant, penser à sa place, et ensuite se souvenir, quelle solution subite et décé-feive, pleine d’épouvante sans doute, Cela donnerait à des problèmes éter-hels.Nous sont-elles très infé-tieures et lointaines, ces bêtes familières, ou bien terriblement voisines ?Est-il beaucoup plus épais que le nôtre, le voile de ténèbres qui leur masque la cause et le but des existences?.Mais non, jamais, jamais il ne sera donné à aucun de bous de rien déchiffrer, dans ces petites têtes calmes, qui se font si amoureusement caresser, tenir et tomme pétrir dans nos mains.A présent, il va s’endormir, le that, et rêver, sur cette table où [’écris; le plus près de moi possible, il s’installe, non sans avoir deux ou trois fois allongé la patte, en me regardant, pour implorer la permission de descendre sur mes genoux.Et il se couche, la tête tendrement appuyée sur mon bras avec un air de dire: “Puisque tu ne veux pas de moi tout à fait, souffre au moins cela, qui ne te gêne guère.” Quel mystère que l’affeclion des bêtes! Pierre Loti.Conseils pratiques Pour aviver l’éclat d’une flamme de lampe.—On humecte fortement la mèche de bon vinaigre.Lorsqu’elle est bien imbibée, on la laisse sécher ; son pouvoir éclairant aura sensiblement augmenté.Nettoyage de l’albâtre.—Le meilleur moyen est de plonger les objets dans un lait de chaux (mélange d’eau et de chaux éteinte).On peut aussi laver l’albâtre avec de la benzine chimiquement pure, puis saupoudrer de talc, mais le premier procédé est préférable.Ou encore laver à l’eau de savon et frotter avec de la peau.Statuettes biscuit.—On les fait séjourner cinq heures dans une eau do savon battue à l’avance.On les rince en les plongeant dans de l’eau tiède.On ne les essuie pas; on les fait sécher à l’air; pour les préserver de la poussière qui se collerait sur le biscuit humide, on les recouvre d’une feuille blanche de papier de soie.Pour blanchir des faiences décolorées.— La vaisselle blanche qui est devenue jaune par le temps, ou qui s’est décolorée peut reprendre sa blancheur première par un nettoyage au soda à pâte.Ce procédé n’égratignera pas même les porcelaines délicates de Chine.-«-— Vous ne Usez pas le NATIONALISTE?Vous ignorez donc toutes les nouvelles du samedi après-midi et du samedi soir.£a bonne cuisine ü ANANAS AU RIZ.Chosissez des petits ananas, enlevez la motié supérieure; retirez la pulpe et hachez-la; faites ramollir une tasse de riz, ajoutez l’ananas, le riz, une pincée de sel, une grande cuillerée de beurre, une demi-tasse de sucre, faites cuire doucement le riz, faites refroidir ; ajoutez les blancs de quatre œufs battus en neige ferme; une cuillerée à thé de jus d’orange, et une de jus de citron.Battez le mélange, servez ce riz dans les fonds d’ananas, qu’on doit faire* refroidir sur la glace; on compte un fond d’ananas par convive.PECHES FARCIES.Fendez des pêches bien mûres et enlevez -en les noyaux; remplacez-les par un bonbon; unissez deux moitiés de pêche en les liant avec une étroite faveur; servez deux pêches à chaque convive.CHOU SUISSE.Otez-en le cœur et remplissez de viande de saucisse; placez une couche de la viande entre les feuilles; refermez dans une mousseline et faites bouillir jusqu’à point; versez dessus une tasse de vinaigre chaud.PERDRIX EN SURPRISE.Désossez tout, excepté les pattes et les ailes; remplissez d’une farce savoureuse; roulez, ficelez dans un linge; faites bouillir avec des herbes jusqu’à ce qu’il soit tendre; couvrez d’aspic; garnissez de eéléri et de radis roses.Marine Des nuages rosis flottaient dans le ciel clair, Ija lune se levait, et, sur la sombre mer, Le soleil disparu jetait encore sa flamme, Comme sur le profond abîme de mon âme, Un bonheur d’autrefois prolonge un doux reflet.Et nous vîmes soudain qu’un bateau s’en allait Au pied du large môle où nous rétions ensemble.Il allait, tout enché, o nme un enfant qui tremble.Livrant sa s: voile a ‘eut mystérieux.C’était Vheun où là nul s’ouvrent les pâles yeux.Des étoiles sans coeur.—Ah! qu'elle semblait frêle, N’ayant pour se sauver du gouffre que cette aile, Celle barque perdue entre le ciel et l’eau Et qui partait avec son unique falot! Paul Bourget.LES NÂISSÂNCES ËT LES DECES EN FRANCE 1,110,000 DECES~ËT 312,000 NAISSANCES EN 1917.Washington, 24.— Un groupe de spécialistes sur le bien-être des enfants a été délégué en Fance par 4a Croix Rouge américaine, sous la direction du Dr William P.Lucas, pro fesse ut de pédiatrie à l’Université de Californie et promoteur du mouvement "Save a Belgian baby”—Sauvez un petit Belge.Avant la guerre les naissances et les décès en France étaient en quantités si égales que les statisticiens étaient épeurés pour l’avenir de la nation.L’an dernier tie chiffre des décès était d’environ 20 pour 1000 sans compter les pertes de vie sur le champ de bataille, tandis que le chiffre officiel des naissances était de 8 pour mille.Dans l’Etat de New-York le chiffre des naissances est de 24 pour 1000 et celui des décès de 14 pour 1000.Le total des décès en France pour 1916 a été environ de 1,100,000.Les naissances ne se sont élevées qu’au chiffre de 312,000.La perte nette de la population a été de 788,000 âmes.A Paris 48,917 enfants sont nés pendant l’année finissant le 1er août 1914 et seulement 29,179 dans Q'a seconde année de ia guerre, l’année finissant le 1er août 1916.IL AVOUE ÊTRE UN ESPION BOCHE UN NOMME WM.F.NAIN, EST ARRETE A RICHMOND.Richmond, Ve., 24 — William F.Nain, âgé de 36 ans, individu aux allures suspectes, arrivé dimanche dernier à Louisa et arrêté lundi sous l’accusation d’être un espion allemand, a déclaré à la police qu’il était un des quinze espions, travaillant aux Etats-Unis au compte du gouvernement allemand.On a trouvé sur lui des cartes géographiques et hydrographique, des cahiers de notes et autres papiers; on a aussi intercepté l’envoi d’un colis par express, contenant certaines informations supposées destinées au gouvernement allemand.On a dit que le prisonnier venait de Montréal et qu’il est le fils d’un père irlandais-écossais et d’une mère allemande.Il a déclaré lui-même, qu’il s’apprêtait à envoyer des renseignements à sa mère à Montréal.N.D.L.R.— Le nom de Nain ne figure pas sur l’almanach des adresses de Montréal.MOUTON.Préparez une gelée.Placez une petite partie de cette dernière dans le fond de la terrine; disposez des tranches régulièrement coupées d’œufs durs sur le haut; faites refroidir puis remplissez la terrine de mouton rôti, de tranches d’œuf de civette et de piments verts émincés, de moutarde française, puis remplissez de gelée et faites refroidir; démoulez sur un plat froid, couronnez de feuillage de menthe, de cresson et d’autre verdure.CROQUETTES AUX ŒUFS.Fendez des œufs durs dans le sens de la longueur, écrasez le jaune, épicez, ajoutez des olives hachées, du sel, de la moutarde, du jus de citron et du beurre, emplissez les blancs avec cette pâte, recollez les bords avec du blanc d’œuf, passez dans la chapelure et faites cuire.LES VIVRES NOUVELLE BRÈCHE AU MENU CANADIEN M.HANNA DEFEND LA CONSOMMATION AU CANADA DES TOMATES, DES POIS ET DU BLE-D’INDE EN CONSEBVE.Toronto, 24.—Les légumes verts doivent prendre sur la table du consommateur canadien la place du blé-d’Inde, des pois et des tomates en conserve.Le contrôleur des vivres, M.W.J.Hanna, a publié hier | l'embargo sur l’emploi des mar-| chandises mises en boîtes de conserve, après avoir conféré avec les j représentants de l’Association des | producteurs de-conserves dû Cana-¦ da (Dominion Canners) et des épiciers en gros et en détail.L’ordre j ainsi émis s’applique sur-le-champ, j et demeure en vigueur dans le ter-1 ritoirc situé à l’est du Sault-Ste-Ma- ! rie jusqu’au 15 octobre, et jusqu’au! 1er octobre seulement pour le territoire à l'ouest du même lieu.“Les ménagères se sont servies un peu trop de l’outil à ouvrir les ! boites de conserves et pas assez du fourneau, a dit hier M.Hanna.Leurs connaissances ménagères ne leur ont pas appris qu’il y a une différence.Nous voulons qu’elles se servent davantage de leur fourneau et un peu moins de leur ouvre-boîte.” On a reçu l’information que le gouverneur a approuvé l’arrêté ministériel et on s’attendait à ce qu’il le signât hier soir.“Ce que l’on attend de cette mesure, et ce que nous pensons qu’elle produira est ceci: elle aidera le marchand de légumes à écouler ses produits qu’il a à vendre dans de bonnes conditions; elle ne sera pas une contrainte pénible pour les gens qui ont l’habitude de se servir de marchandises en conserves, I parce qu’ils ne sont pas à plaindre aussi longtemps qu’ils peuvent se procurer des légumes verts.Aussi bien je ne crois pas qu'il soit nécessaire de perdre son temps à le faire.L’homme qui a des légumes frais à vendre a droit de trouver un débouché pour ses produits à des conditions raisonnables, et c’est le devoir des consommateurs de contribuer à le lui donner.Et ce faisant, ils ne font que conserver pour cette partie de l’année où on ne peut avoir de légumes verts en Canada des articles que l'on sait déjà devoir être en quantité insuffisante pour satisfaire aux exigences certaines du commerce.” Voilà les explications du contrôleur des vivres.Certaines exceptions sont faites dans l’arrêté.Elles s’appliquent aux campement miniers ou de constructions et aux wagons-buffets, à cause des difficultés qu’il y aurait évidemment à transporter les légumes verts sur une longue distance, et aussi à cause du manque d’espace.-«- UN TRAIN DÉRAILLE PRÈS DE CHAMBLY Bocaux pour conserves Achetez vos bocaux non pas seulement à aussi bas prix que vous le pouvez, mais assurez-vous qu’ils offrent pleine sécurité et qu’ils ne gâteront pas les fruits.Il est important que vous ayez des bocaux de première classe à des prix peu élevés.Voici nos prix :— / „ Bocaux de 1 chopine, la douzaine .$1.10 Bocaux de 1 pinte, la douzaine .$1.25 Bocaux de Vz gallon, la douzaine.$1.60 L.J.A.SURVEYER Limitée Quincaillerie 52, BOULEVARD SAINT-LAURENT Tél.Main 1914 J Si vous voulez manger d’excellentes confitures,exigez celles portant la MARQUE L.& P.Elles sont simplement délicieuses, et, avec cela, elles ne coûtent pas plus cher que celles que vous préparez à domicile.Labrecque & Pellerin Maison canadicnne-française 111 SAINT-TIMOTHEE, Montréal.Tel.Est 1075-1649 LE NOM EST j IMPORTANT Exigez donc de votre épicier ou boucher les ; viandes préparées ou fumées | MARQUE «CONTANT” j S.-L.CONTANT, Montreal.-» I | FAUT - IL ENCORE EXALTER LES MERITES DU I j CAFE ST - MARC j| Quand il est seul en vogue, chez tous les fins connaisseurs L ; Chez tous les bons épiciers ou chez les torréfacteurs Augustin Comte & Cie, Limitée 725-EST, RUE NOTRE-DAME.—TEL.EST 7130 DEUX PERSONNES SONT BLESSEES LEGEREMENT.Un train de la compagnie Montreal and Southern 'Counties, comprenant trois voitures, a déraillé vers quatre heures hier après-midi, à la courbe de la rivière Montréal, près de Ghamlbly.L’accident est dû à un tfléchissement du rail.Les dommages matériels sont insignifiants.Des cinquantcs voyageurs à bord du train, seuls, M.et Mme Martel, de Marieville, ont été blessés sérieusement et conduits à l’hôpital Général.Mme Martel a eu deux côtes de brisées et M.Martel souffre de blessures à la tête.Les autres voyageurs en ont été quittes pour de légères egratignures et ia peur.DÉCORÉS PAR SA MAJESTE London, 24.— Le brigadier-général Ketchen, de Winnipeg, a reçu du roi les insignes de compagnon de l’Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges.Le major Joseph Archambault a reçu les insignes de l’Ordre du Service distingué.-a?- LE COMTE GREY EST MOURANT Londres, 24, — La condition du comte de Grey, ex-gouverneur général du Canada de 1904 à 1911, cause la plus grande anxiété.Le comte s’affaiblit graduellement.Il a atteint sa 65ème année.FELICITATIONS DE M.EDWARD KEMP ADRESSEES AUX TROUPES CANADIENNES EN FRANCE Ottawa.24.—- Sir Edward Kemp, ministre de ,1a Milice, a envoyé Je message de félicitations suivant à sir Arthur Currie: Au nom des officiers et des soldats des forces militaires du Canada je désire vous offrir à vous et a tous les officiers et soldats sous votre commandement les plus chaleureuses félicitations pour la manière dont les troupes canadiennes se sont conduites durant la bataille de Lens, en arrêtant la ruée de Tannée allemande avec des forces inférieures et conservant énergiquement les gains déjà faits contre des contre-attaques désespérées et continuelles.Le Canada est plus que jamais fier de ses vaillants fils qui ont si bravement et -si vigoureusement maintenu T honneur de leur pays.Nous déplorons avec vous la perte de braves camarades.(Signé) Sir Edward KEMP.t.-*- Mlle PANKHURST EST EMPRISONNEE Londres, 24.— Une dépêche de Melbourne à 1’ “Exchange Telegraph dit qu’Adèle Pankhurst, soeur de Mme Pankhurst, chef des suffragettes, a été condamnée à un mois de prison, pour avoir organisé une manifestation près des édifices du Par-.tement, hier.\ V LA MAISON CANADIENNE par ezcellence pour THES ET CAFES Service de premier ordre J.A.SIMARD & CIE Importateurs 5-7-est rue Saint-Paul Montréal I J • l LE PROCES CES DEUX MEURTRIERS ESQUIMAUX Calgary, 24.— Le procès des deux ! Esquimaux inculpés du meurtre de : deux prêtres missionnaires dans les , régions arctiques, se poursuit ien- 1 tement, à cause de l’interprétation anglaise qui prend du temps.Uluksuk, un des accusés, a raconté le meurtre des prêtres dont Us ont mangé le foie.C’est, a ajouté le témoin, la coutume dans sa tribu.Tvanek, un autre Esquimau, qui ; était guide lors de l’expédition de Steffanson, a été longuement interroi-gé.Il a dit à la cour les coutumes de la tribu, dont les lois encouragent à donner la mort à certaines person- • nés qui sont incurables.D’ailleurs, il a ajouté que l’on considérait le mensonge et le vol corn-me des délits plus graves que le meurtre.LE DEVOIR — LA — NOUVELLE CROISADE DES ENFANTS par HENRY BORDEAUX 5 (Suite) Anthelme triomphe à gros rires fui tombent en cascades comme l’eau de Saint-Benoît iâ tout près, il ne -s’est pas tracassé et le dîner est t-enu tout seul.Néanmoins Pern-ette be -désarme pas encore: —C’est bien, c’est bien, je vas le b-lumer pendant que vous écorcherez le lièvre.Mais les petits, demain biati-n, trouveront leurs sa-bots vides.Ifous avez beau dire et beau faire : |>our des enfants, ça n’est pas gai.—Vous n’avez donc rien mis dc-lans?—Je t’expliquerai, intervient le roupabl-e Anthelme.—C’est tout expliqué, Thomas: il lonne aux uns, il donne aux autres, »t pour les siens il ne reste rien, rien de rien.—Allons, allons, la petite mère, occupez-vous de votre dinde, et je m’occuperai -des enfants.—Votre gibecière est toute plate.—Et mes mains, Pern-ette, et mes mains?sont-elles bonnes à quelque chose?Vous voilà tout embarrassés, entortillés, génés, peinés, écroulés, aplatis et déconfits.Conduis-moi dans ton atelier, Anthelme.As-tu du bois de chêne, de chêne ou de châtaignier?—Un bûcheron.—Et des scies, et des couteaux, et des rabots, et des marteaux, et des tenailles?—J’ai tout ce qu’il faut pour un menuisier.—Alors, au travail, mon vieux frère.Et toute la nuit, dans l’atelier, c’est un tapage assourdissant.Annette et Philibert se sont réveillés, une fois ou deux, rassurés.Ne faut-il pas au petit Jésus un accompagnement de musique?Tout de même, Torchestre céleste ne s’est pas beaucoup exercé, et les anges et les archanges, et les séraphins et les chérubins — sans compter les Trônes et les Dominations auxquels on pense beaucoup moins — pourraient prendre quelques leçons -de violon ou de flûte, ou même d’accordéon, a-u lieu de faire ce bruit de planches qui grincent.Au matin; Thomas et Anthelme sont revenus à la cuisine avec les mains pleines d’objets dont la forme est imprécise ati premier abord.Per-nette n’a pas perdu son temps: le dindon est plumé, la broche prête, et quant au levraut, on ne le reconnaît plus: tout coupé en morceaux carrés, il attend l’heure du civet ; déjà la marinade embaume, une odeur d’olive et de vin monte aux narines -dès le seuil.—Que diable apportez-vous là, tous les deux ?—Ce sont les jouets -des enfants.—(Montrez, montrez.Oh! le beau cochon, avec des oreilles relevées et des jambes courtes, et un ventre qui traîne à terre.—Ce cochon, ma soeur, n’est au- tre qu’un cheval.—Et ce chien à petite queue?—Ce chien est un mouton, ma soeur.—Et cette poule avec un long bec?—Cette poule est une oie, ma soeur.—lit ces deux boules superposées, avec des bras et des jambes?—C’est une poupée, ma soeur.La boule d’en bas c’est le corps, et la boule d’en haut c’est la tête.—La tête, vraiment?En êtes-vous bien sûr?Où sont les yeux, la bouche, le nez?—Vous êtes bien presséeI Passez-moi donc un charbon.Voici le nez, voici la bouche et les deux yeux qui vous regardent.—Annette est maligne, et vous ne lui ferez jamais croire que ce monstre -est une poupée.—Habillez-la d’une longue robe.Comme ça on en verra moins.Et ce sera plus convenable.—C’est une idée: je vas l’habiller.Et pendant que Pernette, dans une vieille étoffe usée, coupe et taille ia robe avec ses ciseaux et son dé et son aiguille, Thomas, rien qu’avec de la colle et des copeaux, vous arrange une magnifique perruque frisée.On pénètre en tapinois, et les chaussures retirées, dans la cham- bre où les enfants -dorment.On remplit les sabots jusqu’au bord et l’on se retire sur ia pointe des -pieds.Le petit Jésus a passé.—Tu vois, glisse Anthelme à sa femme, il ne faut pas se tourmenter.—Tout de même, si l’oncle Thomas n-’était pas venu remplacer le petit Jésus I Annette et Philibert se sont réveillés.Us se sont réveillés presque ensemble, et avec la même terrible pensée: “Il n’y a plus de miracles.” Le doute les tenaille depuis que le régent a parlé.Ils se sont appelés, d’une voix pleine d’épouvante: —-Annette! —Philibert! Et en chemise, le coeur battant, iis ont couru à leurs sabots.—Il y a quelque chose, Philibert.—Annette, il y a beaucoup de choses.—Oh! la belle poupée, Philibert! —Regarde, Annette, ce cheval.—Elle a une robe bleue, comme m-aman.l’autre année, et des cheveux couleur de bois clair.—Il est bien nourri et dresse les oreilles.—Il y a encore ce joli mouton.—Et cette oie au bec tout pointu.Ils ne se sont pas trompés une seule fois.Décidément Pernette n’y connaît rien quand il s’agit des ani- maux, et -même quand il s’agit de poupées: elle prend un cheval pour un porc, un mouton pour un chien, une oie pour un poulet, et une poupée, horreur 1 pour une paire de boules.Heureusement les enfants ont de meilleurs yeux et mie imagination plus exacte: ils ne commettraient pas des erreurs si grossières.-—Maman, maman, dit Philibert, le petit Jésus est venu cette nuit.—Tu le vois bien, Philibert.—Je Tai entendu qui frappait.—Tu Tas entendu qui frappait?—Toc, toc, toc, et il est entré en riant.—Puisque tu -le sais, pourquoi le demandes-tu?Annette -ne veut pas être en retard.Si l’un parle, T autre ne se -tait pas.—C’est lui, maman, qui a fait tout ce vacarme.—De quel vacarme parles-tu?Philibert vient au secours de sa soeur: —Un grand vacarme dans Tate-•lier.Nous Tavon-s très bien entendu.—Vous auriez dû dormir, petits sots.—-Mais puisqu’on n’a pas dormi tout le temps.Les enfants d’aujourd’hui veulent tout savoir.Pernette cherche une explication, une bonne explication qui sauvegarde le miracle.11 ferait beau voir qu’une femme s’en vienne, comme un simple instituteur, porter atteinte au miracle! —Eh bien! dit-elle, voilà.Il avait tant distribué de jouets à la ville et à la campagne, à Mod-une, à Villa-rodin, au Bourget, à Avrieux, qu’en arrivant ù la forêt il ne lui en restait plus du tout.A lors, il s’est installé dans l’atelier et il a fabriqué lui-méme ceux qu'il a mis dans vos sabots.—Il sait donc?demande Philibert.—Sans doute: n’a-t-il pas été menuisier avec saint Joseph autrefois?.-C’est vrai, c’est vrai, maman, il a été menuisier.Et les enfants battent des moins parce -que cette circonstance les convainc.Du moment qu’il a été menuisier, il a fabriqué, les jouets.Aucun doute ne peut résister à une preuve aussi formelle.Ah! si Jésus était né dans un monde de boutiquiers, de bourgeois ou de rentiers, ce ne serait plus la même chose.A SUIVRE C« Journal est impnnut au No 43 ns* Saint-Vincent.A Montréal, par l'IMPRIM*.JtlE POPULAIRE (b responsabilité limité#), J.N.Chevrier, gérant général.ï^|ggÿ» « i VOL.Vin.—No 199 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 24 AOUT 1917 POUR L’EMPIRE Newark Ab.R U VIE SPORTIVE RAY McNAMARA SERA AU NOMBRE DES CONCURRENTS IL PRENDRA PART AUX COURSES D’AUTOMOBILES QUI SERONT DISPUTEES A LA PISTE MONT-ROYAL LE MOIS PROCHAIN.M.Arthur Ross, ^organisateur de i sera au vc i réunion de Mont-Royal les 1, 2 National et au volant d’une automobile la réunion de Mont-Royal les 1, zjiNauonal et il participera à la cour-ct 3 septembre prochain, n’est pas se ouverte de chaque jour et le jour resté inactif depuis qu’il a pris en | de la fête du travail il prendra part mains cette organisation, car après l à la grande course de 50 milles pour avoir retenu les services des meil- le championnat d Amérique.L ins-leurs conducteurs de motocyclettes, cription de McNamara démontre iî a réussi à décider Ray McNamara que les promoteurs tiennent a rende prendre part à ce meeting.Mc- nir les meilleurs chauffeurs d’auto-Namara qui vient d’établir un re- mobiles du Dominion et nous som-cord pour le trajet de Toronto à Unes assurés que les courses qui se-Montréal et un autre encore plus ront disputées les trois premiers récent lorsqu’il a fait le voyage de Montréal à Québec -dans un temps excepti on n e 11 em ent rem a r q u a b ! e, jours de septembre, seront les plus intéressantes encore vues en cette ville.LE MOT D’ORDRE A ETE D0NNE_AUNATI0NAL LA PARTIE DE DEMAIN APRES-MIDI, AU MILE-END, DEVRA ETRE GAGNEE, SINON, IL Y AURA DE GROS REMANIEMENTS SUR L'EQUIPE DES HABITANTS.La rumeur veut que de gros changements soient opérés sur l’équipe du National pour la partie de samedi au Shamrock et on prête aussi à la direction l’intention de faire des remaniements complets si le National ne gagne pas la joute de demain au Mile-End.Convaincu que leurs porte-couleurs sont capables de vaincre sans trop de niisère_ les champions, les directeurs du National leur ont pratiquement proposé un ultimatum: il faut vaincre, au-raient-ils dit, ou déménager.Les vétérans auraient alors tenu conciliabule, et on aurait décidé de vaincre, coûte que coûte.On parle même et avec assez de persistance de substituer certains amateurs de la ligue Jacques-Cartier à nos professionnels, et il ne serait pas surprenant de voir un alignement tout neuf pour le National, sur le terrain, pour la rencontre de demain avec les Irlandais.A tout événement, le National devra vaincre à tout prix.C’est la consigne, et elle devra être obèie.Le Shamrock sera probablement privé des deux McMullen, et, comme le National sera au grand complet, il devrait triompher de son adversaire.Il lui faudra demeurer sur le terrain, coûte que coûte.Il nous a souvent été permis de constater combien l’échevin O’Connell et l’entraîneur Jim Kavanagh conseillaient à leurs joueurs de ne pas se faire expulser.Le National fera de même, demain, s’il veut réellement sortir victorieux de son engagement.LES PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES Voici les résultats des parties jouées -hier dans- les séries majeures du baseball organisé: LIGUE NATIONALE.A New-York: '• Chicago.00000—0 1 0 New-York .’ .00000—0 2 0 Rappelée -à la 5e inning, à causeMimanchc.de la pluie.__ A Brooklyn : I St-Louis .4000.30000—7 13 0| Brooklyn .220000100 5 9 2 Meadows, Packard et Snyder, Gonzales; S.Smith et Krueger, A Boston: Pittsiburg .000000100 1 3 1 Boston .OOOOlOIOx—2 4 1 Grimes et Schmidt; Tyler et Rico, Meyers.A Philadelphie: Cincinnati-Philadelphie.Pluie.POSITION DES CLUBS.va-iHer Malcolm-Fraser contre Gilbert, après-demain, et les deux équipes se livrer une bataille sensationnelle.Cette joute sera la première du programme et vaudra d’être vue.La finale entre les Chevaliers de Colomb et les Athlétiques ménage des surprises aux amateurs.Billy Innés, bien que son club ait perdu beaucoup de terrain, depuis quelques semaines, a encore une faible espérance d'arriver en tête du classement final, et tout le -club va lutter avec acharnement pour triompher Fuller, 2b.5 Lewis, ss.4 Getz, 3b.4 Camp, cf.4 Haas, If.3 Eldred, rf.4 Russell, Xb.3 Egan, c.1 Blackwell, c.0 Bnzmann, p.2 Pennington, p.1 xxRoss.0 xxxCallahan.0 H.Po.A.E.0 3 10 2 U 0 0 4 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Totaux.32 2 4 x2S 13 2 Montréal Ab.R.H.McAuley, ss.4 0 0 Moran, cf.4 1 2 Zimmerman, 3b.5 O 0 Smith, rf.3 O 0 Holden, Lf.5 0 1 Damrau, 1b.4 2 2 Purtell, 2b.4 O 2 Howley, c.4 O 3 Hersche, p.3 O 1 Po.1 2 1 0 3 16 0 6 1 A.E.2 0 5 0 0 2 1 1 8 Totaux.36 2 11 30 19 4 x—Un de mort lorsque le point victorieux fut compté.xx—Frappa pour Enzmann dans la Sème.xxx—Frappa pour Egan dans la 8eme.Score par reprise: Newark.0001000100—2 Montréal.0000101001—3 Sommaire.—Coup de circuit, Damrau.Coup de deux buts.Camp.Fly sacrifié, Hersche Coups sacrifiés, Egan, Haas, Ross, Blackwell.Buts sur balles, Enz-niann 2, Pennington, 2, Hersche 2.Retirés an bâton, par Enzmann 2, Pennington 3, Hershche 5, 8 coups sûrs de Enzmann et 2 points en 7 reprises, 3 coups sûrs de Pennington et 1 point en 2 1-3 reprises.Durée, 2’0.r> heures.Voici les résultats des.autres parties de la ligue internationale: A Rochester: Baltimore.030000000—3 7 1 Rochester.000100100—2 8 2 Thormehlen et Schaufele; Lohman et Sandberg.A Toronto : Toronto-Providence.Partie remise.Pluie.A Buffalo : Richmond-Buffalo.Partie remise.Pluie.POSITION DES CLUBS.G.P.PC.Toronto .74 50 .597 Providence .71 48 .597 Baltimore .70 51 .578 Newark .69 52 .570 Rochester .58 65 .472 Buffalo .54 69 .439 Richmond .45 74 .377 Montréal .46 78 .371 G.P.P.C.New-York .71 39 .646 Philadelphie .60 48 .556 St-Louis .62 55 .530 Cincinnati .63 58 .521 Chicago .60 57 .513 Brooklyn ., .51 59 .478 Boston .48 60 .444 Pit^burg .78 .315 LES COURSES A LA PISTE DE MAISONNEUVE LIGUE AMERICAINE.A Chicago : Washington .000009000—0 8 3 Chicago .00042000x—fi fi 3 Shaw, Ayers et Ainsmith, Henry; Cicotte et Schalk.A Cleveland: New-York .0-10000100—2 8 0 Cleveland .20002000x -4 8 0 Caldwell et Nunamaker; Klepfer et O’Neill.A Détroit : Philadelphie.000001011—3 9 5 Détroit.11003020k—7 15 2 Noyes et Schang; Duuss et Spencer.A St-iLouis-: Boston.102010000—4 11 0 St-Louis .001001000—2 10 1 Mays et Thomas: Sothoroh, Rogers et Severoid.POSITION DES CLUBS.Ci.P.P.C.Chicago .75 46 .620 Boston .71 46 .607 Cleveland .67 56 .545 Détroit .62 57 .521 New-York .55 60 .478 Washington .54 62 .466 Philadelphie .42 71 .373 Voici les résultats des épreuves disputées, hier, à la piste de Maisonneuve: Première Course.— 6).^ furlongs.Bourse: $200.Chevaux de trois ans et plus.A réclamer.Temps: 1.24.Commauretta.115 Richey ] Gartley.112 McClouskey Proetor.117 Cullen, E.^Ont aussi couru: Lady Spirituelle, Otero, Love Day, Fancy Feathers.Deuxième Course.— CH furlongs.Bourse: $200.Chevaux de trois ans et plus.A réclamer.Temps:!.24 2-5.Divan.115 Underwood Sallie O’Day.115 McClouskey Dr.Cann.117 Richey Ont aussi couru: Auster, The Usher, Risa W.Troisième Course.— 5 furlongs.Bourse: $200.Chevaux de trois ans et plus.A réclamer.Temps:!.01 2-5.Ridgeland.115 Underwood J.Maginness.T12 Erickson Thorncliffe.112 Hanmer Ont aussi couru: Letitia, Hamerkop, Jim Hutch, Tatiana.Quatrième Course.— 5 furlongs.Bourse: $200.Chevaux de trois ans et plus.A Réclamer.Temps: 1.00 1-5.Varda B.Ill Cullen Cal Curn.115 Erickson J.D, Sugg.116 McClouskey Ont aussi couru: Alcourt, Bunice.Cinquième Course.— 1 mille et 70 verges.Bourse: $200.Chevaux de trois ans et plus.A Réclamer.Temps: 1.51.Red Post.112 Underwood Cliff Stream.114 Boylan Paulson.Ill McClouskey Ont aussi couru: River King, Galar.LIGUE DE CROSSE JACQUES-CARTIER Didier, Pitre et Rosario Doutre seroht les arbitres de la partie de crosse de la Ligue Jacques-Cartier qui sera jouée dimanche à Saint-Henri, entre le Rosemont et le Lachine.Il n’y a aucun doute que ces deux hommes sauront conduire le jeu comme il doit l’être et assurer ainsi au public une belle exhibition du jeu national du Canada.Le Rosemont et le Lachine se sont préparés ferme toute la.semaine et se feront une lutte acharnée.11 est près que certain que les milliers de personnes qui allaient voir les clubs de crosse à l'oeuvre dans le passé a Saint-Henri, seront toutes dimanche au coin des rues Rose de Lima et Workman, pour voir les équipes de la Ligue Jacques-Cartier aux prises.Les deux clubs seront accompagnés d’une foule de leurs partisans et l’on prévoir qu'il y aura de l'excitation.La population de Saint-Henri aura là sa première chance de la saison de voir une partie de crosse et il est à espérer qu’elle sauri en profiter.Ce sera la une belle occasion de voir le nouveau gardien de buts du National, Jeannette, du La-ehine, qui défendra samedi les buts du National, dans la partie avec les Shamrocks au Milc-End.Outre la partie de crosse, le programme de dimanche à Saint-Henri comprend une partie de baseball entre le Métropole et le Slater Shoe.Ces deux clubs ont fait accourir des foules toute la saison et il est certain que tous leurs amis et admirateurs seront dimanche à Saint-Henri, pour les revoir à l’œuvre.-*- OTTAWA EN QUETE fl’UN ADVERASAIRE Ottawa, 24.—Le secrétaire du club Ottawa a reçu une lettre d'un sportsman québécois, M.C.Burns, l'invitant à visiter la vieille capitale avec son équipe de crosse.M.Butterworth aimerait à se rendre au désir de son ami, mais il lui faudra pour cela trouver une équipe rivale.Les clubs Shamrock et National seront mis au courant sans tarder de cette proposition.Les Sénateurs ou pour mieux -.dire aucune équipe sénior d'Ottawa n'a joué à Québec depuis 1908 alors que les Capitals qui étaient de retour de leur voyage en Angleterre s’arrêtèrent à Québec pour s'y rencontrer avec le club de l’endroit.Les Québécois seraient sans doure heureux de revoir les Ottawa chez eux.LES PARTIES DE LA LIGUE DE LA CITÉ Une ligue qui disparaitrait.LA CASQUETTE FERA FACE AUX STARS.DIMANCHE PROCHAIN\^U ET L’EQUIPE DES CHEVALIERS " DE COLOMB RENCONTRERA L’ATHLETIQUE.Toronto, 24.—Le prés de t Ban Johnson, de la ligue América.- de baseball, vient de déclarer que la franchise des Washington ne sera pas transférée à Toronto.Il préférerait voir le club loca faire partie d’une troisième ligue majeure qui comprendrait les clubs Toronto, Buffalo, Providence, Baltimore, Louisville, Indianapolis, Milwaukee et Columbus.Un mouvement est déjà organisé pour que organisation prenne corps car la ligue Internationale n'existera sûrement.UNE GUERRE DE LEGITIME DEFENSE C’EST CELLE QUE FAIT LES ETATS-UNIS, DIT UNE BROCHURE OFFICIELLE, PUBLIEE A WASHINGTON.RATIONNEMENT OBLIGATOIRE M.WELDON SUGGERE QUE LA VENTE DU BOEUF ET DU LARD SOIT PROHIBEE DEUX JOURS PAR SEMAINE.— LA LOI EST UN ORDRE ET NON UN PIEUX DESIR.__________ L’éehevin AV.S.Weldon, qui représente la ville de Montréal dans le comité consultatif du bureau du contrôle des vivres est d’avis que la prochaine mesure à prendre, pour conserver les approvisionnements de vivres afin que les forces de combat ne manquent pas de nourriture par delà des mers, sera de défendre aux boucheries et aux épiceries de vendre du lard et du boeuf les mardis et vendredis.“La défense relative à la consommation de la viande dans les hôtels et restaurants n’en fera pas économiser une grande quantité; il faut atteindre la ménagère si l’on veut que la loi ait un effet sensible.On ne peut surveiller chaque ménagère, il est plus facile de contrôler les boutiques où se vend la viande.Il faut -faire en sorte que l’on comprenne que la loi est un ordre et pas seulement un pieux désir.La semaine prochaine aura lieu une assemblée à laquelle assisteront les représentants des sociétés religieuses, charitables, éducatives, d’u tilité publique, des ligues de mé nagères, etc., et où sera tracé un programme pour mieux conserver les approvisionnements de vivres En septembre aura lieu une autre assemblée à laquelle assistera M.Hanna le contrôleur des vivres.II y a plusieurs difficultés pour résoudre les .problèmes actuels.Par exemple si l’on fait disparaître la farine blanche du marché, on sup prime aussi les sous-produits dont le fermier a -besoin pour engraisser les animaux.On pourrait ajouter de la farine de maiïs -à celle de froment pour faire le pain et économiser ainsi le froment, mais les droits sur le maïs empêchent de le faire.“Si je comprends la situation, ajoute M.Weldon, le contrôleur des vivres a émis un ordre, mais, apparemment, personne n’est intéressé à le voir mettre en vigueur.Les hôtels et les restaurants de première classe font de leur mieux pour l’observer loyalement, mais il n’y a personne pour voir a ce qu’il‘en soit de même aux autres endroits, de sorte que la consommation est considérable.“Il n’y a aucun doute qu’on amasse les vivres dans le but d’en obtenir un meilleur prix.On m’a promis un affidavit montrant qu’un homme acheta une récolte de patates et prit des mesures pour qu’elle ne fut pas mise -sur le marché.Il attend que le prix en soit plus élevé.Et on a de la difficulté à interpréter c-eit ordre.Nous ne savons pas s’il inclut le veau ou non, et sûrement, y a plus de gaspillage à tuer de jeunes veaux qu’à manger du boeuf.“J’ai déjià suggéré au contrôleur des vivres que la province de Québec fût divisée en quatre districts: Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke.Je lui ai fourni une liste de cinq cents noms de personnes auxquelles on pourrait envoyer des circulaires recommandant de pratiquer l’économie dans les aliments.Nous avons surtout besoin d’action, à l’heure actuelle.La quantité de vivres épargnée dans les hôiek est petite.Nous avons besoin d’atteindre les foyers, mais spécialement ceux qui font monter les prix et qui tirent profit des substituts.” “Dans plusieurs des petits restaurants fréquentés par la classe pauvre, dit un hôtelier, on peut obtenir de la viande comme auparavant.Je crois même qu’il y en a qui n’ont pas encore entendu parler de l’ordre du contrôleur -des vivres.” “Je veux savoir à quoi1 m’en tenir, dit M.Weldon; je veux savoir si j’ai une autorité quelconque pour faire cesser cet -état de choses.Si je ne l’ai pas,, autant vaut démissionner.J’écris au contrôleur des vivres pour lui demander: “Si les amendes dont les délinquants sont passibles seront imposées; “Quelles mesures seront prises pour poursuivre ceux qui fournissent de la viande prohibée; “Quelles mesures seront prises contre ceux qui sont responsables de l’augmentation du coût des substituts; “Quelles mesures seront prises contre ceux qui accumulent des provisions de vivres.pas l'an prochain.La Ligue de la Cité devrait attirer une foule compacte, dimanche, au Shamrock, à l’occasion des rencontres entre La Casquette et les Stars et les Chevaliers de Colomb et les Athlétiques.La Casquette est venue à un cheveu de battre les Crescent, dimanche dernier, ccs derniers l'emportant par 3 à 2, bien que ne comptant que cinq coups sur les balles de leur ancien lanceur, Gilbert, mainte nant avec la Casquette.L’équipe de Lucien Riopel est maintenant considérée comme une ¦des plus dangereuses pour les aspirants champions, et les acquisitions, qu’elle vient de faire avec Pollock, l’excellent joueur de hockey, Elliott et Gilbert, en font une machine redoutable.Il sera intéressant de voir tra- LE NEWARK , EST DEFAIT PAR MONTREAL GRACE A LA BELLE TENUE DU LANCEUR HERSCHE.LES LOCAUX GAGNENT PAR 3 A 2.Enfin Montréal a réussi à remporter une victoire.11 a défait Newark, hier après-midi, par un résultat de 3 à 2, après avoir joué une partie de dix manches.La joute a été intéressante.Le succès des loyal est du en grande partie à la belle tenue du lanceur Hersche qui n'a accordé à ses adversaires que 3uatre coups surs.Voici les résultats c la partie; Washington, 24.— Une brochure officielle au sujet de la guerre, publiée hier soir par le comité de l’Information publique, renferme un travail du secrétaire de département de l’Intérieur Lane sur le but que les Etats-Unis poursuivent dans la présente guerre.Le travail est intitulé: “Pourquoi nous nous battons contre l’Allemagne, et répète les arguments des déclarations Wilson.La guerre que nous faisons, dit le secrétaire, est une guerre de lé-' LES DELÈGUES AU C0NGRÈSS0CIALISTE LE COMITE CENTRAL DONNE DES CHIFFRES QUI SERVIRONT DE BASE A LA REPRESENTA TI ON DES P A Y S A STOCKHOLM.Stockholm, 24.—Le comité central du bureau socialiste international donne les chiffres suivants comme base de la représentation au prochain congrès socialiste qui doit être tenu ici : Alliés: Etats-Unis, 20; Angleter-20; France, 20; Russie, 20; Bel re, , .-,____ gitime défense.Nous ne l’avons pas: gique, 12; Italie, 10; Australie, fi; provoquée.C’est l’Allemagne qui I Afrique du Sud, 6; Serbie, 4; Cana-nous a attaqués, non pas sur notre ! da, 2; Roumanie, 2.territoire mais elle a coulé nos vais- Empires centraux: Allemagne, seaux, tue nombre de citoyens ame-|20; Autriche, 20; Hongrie, 8; Bulgarie, 4; Turquie (?).Neutres; Suède-, 12; Pologne, 10 ricains, et méprisé nos droits et notre avenir.Deux ans et plus nous nous sommes tenus dans une neutralité qui nous rendaient -tacitement les apologistes de crimes insultant le sens commun du "fair play” et de l’humanité.Diogène cherchait des hommes.En cts temps-lâ.le NATIONALISTE ne paraissait pas.U y a -es hommes, aujourd'hui.r VUS Des RËHBons De Paquets de cette fameuse gomme sont envoyés tous les mois, en temps de guerre, aux soldats, aux marins et aux aviateurs sur le front Si vous avez un ami dans les tranchées, vous n’avez pas à vous demander quoi lui envoyer pour lui faire plaisir.Voyez à ce que chaque coli renferme quelques tablettes ou un paquet ou deux de Wrigley?la délicieuse gomme à mâcher.Ayez en toujours à votre portée.Elle conserve les dents, parfume l’haleine, aiguise l’appétit et facilite la digestion.Fabriquée au Canada Trois déihûeusea Hermétiquement cachetee \ Se conserve ires bien F 7 A Machez-en apres chaque repas La Saveur Dure Cité de Montréal AVIS PUBLIC Danemark, 10; Finlande, 8; Norvège, 6; Suisse, 4; Grèce, 4; Argentine, 4; Espagne, 2; Portugal, 2; Arménie, 2.Quelques-unes des délégations nationales sont plus ou moins perma-namment divisées comme suit: Angleterre: Parti ouvrier, 10; parti socialiste anglais, 4; parti ouvrier indépendant, 4; société Fabian, 2.Russie : Socialistes-révolutionnaires, 7; Mensheviki, 5; Bolsheviki, 5; Jeursk Bund, 3.Etats-Unis: Parti socialiste.15: AUX SOCIETES, INSTITUTIONS, ETC.AVIS est par les présentes donné à toutes les institutions, sociétés ou associations quelconques de charité ou de bienfaisance, religieuses ou nationales, qui sollicitent ou recueillent des dons ou des aumônes en argent ou en nature, d’avoir à se conformer immédiatement aux dispositions du règlement municipal No 626, adopté le 18 juin 1917.Ce règlement leur enjoint de s’enregistrer au departement de l’Assistance Municipale, édifice du Refuge Meurling, 335 rue du Champ de Mars, où elles pourront se procurer les formules nécessaires à cette fin.L.O.DAVID.Greffier de la Cité.Bureau du Greffier de la Cité, Hôtel de Ville, Montréal, 23 août 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure.No 1380.— Dame Esther Taylor, dûment autorisée à ester en justice, épouse d’Abraham Rosenberg, avec lequel elle est domiciliée et résidente dans les cité et district de Mont; real, a formé contre son dit mari une demande en séparation de biens, le 21 août 1917.Le procureur d’e la -demanderesse.I.POPLI-GER.Montréal, le 22 août 1917.parti socialiste-ouvrier, 1; trades-unlons, 4.La délégation allemande représente, dil-on, les socialistes majoritaires et minoritaires dans la proportion de 12 à 8.Aucune explication n’est donnée dans la dépêche de Stockholm au sujet de l’inclusion du Portugal, de la Grèce, de la Pologne et de la Finlande dans *la catégorie des neutres.Le NATIONALISTE public chaque dimanche un feuilleton des plus intéressants.Le lisez- Chemin de fer PACIFIQUECANADIEN Excursions de moissonneurs $12 Winnipeg Plus '/z sou par mille au delà Excursion le 28 AOUT, 1917 De toutes les stations dans la province de Québec, aussi des stations dans la province d’Ontario, Brockville, Smiths Falls North Bay et à l’Est.* PRIX DU RETOUR: %c Dar mille, jusqu'à Winnipeg, plus §18, jusqu’au point de départ.Pas de changement de chars entre l'Est et l'Ouest sur le C.P- R.Pour renseignements, s’adresser à l’agent du Pacifique Canadien le plus rapproché, ou aux bureaux des billets: 141-145 rue Saint-Jacques, Hôtel Windsor, Gare Windsor, Gare Viger.w COURSES D’AUTOMOBILES ET DE MOTOCYCLETTES, A La PISTE MONT-ROYAL SAMEDI, DIMANCHE, LUNDI, 1, 2, 3 SEPTEMBRE HUIT COURSES CHAQUE JOUR ADMISSION - 50 SOUS vous: PARC DOMINION Toute la semaine, deux fois par jour.HOLDEN ÎÆ Admission, 10 sous \ COURSES à la Piste de Maisonnem 5 courses par jour.(Première course à 3 heures) Les dames sont admises gratuitement ADMISSION - - - $0.50 INVÜiTÎONS PROTEGEES EN 10US PAYS 1 PIC&ON, PIGEON
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