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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 30 juin 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1917-06-30, Collections de BAnQ.

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\\ ,¦ ' \S‘' : WÊUÊi;]- ' ;'7;?."vr"'; VOLUME ||ni—No 152 ' .MONTREAL, SAMEDI 30 JUIN 1M7 OEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : QBBP Rédaction et administration : - 1 K f ÈÊ Wk |É Wà 43.RUE SAINT-VINCENT Édition quotidienne g||| |^| Jg ¦ hh yll Montréal CANADA ET ETATS-UNIS.R5 00 B^«S) ffiB WlÏÏW§ ‘ Ê Éf'-J ÊpLJ&r _______ UNION POSTALE.8 00~ WÈ Wm l|^ jPTlfi ¦¦{$&&& M (^1 Édition hebdomadaire - ¦ 1 _ ¦ Pi " ¦ Hf M gf H».TELEPHONES: casaüa!.«2 00 I 1 tf a mm W\ M SRI ADMINISTRATION: Main 7461 im rJmwÆÆLÆ JLr JêLÆ uB reaction.m»?*» Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA CONSCRIPTION Une voix de U Ontario rural M.le commissaire Ainey confirmait hier, dans une conversation publiée par le Devoir, les nouvelles que nous avions reçues de l’Ouest sur la force du sentiment anticonscriptionniste dans la ville de Winnipeg.Un article du Weekly Sun, signé W.L.S.(W.L.Smith, probablement), Cedar Crescent Farm, Clarke Township, nous apporte maintenant une opinion de l’Ontario rural d’autant plus intéressante qu’elle' est fortement J motivée et qu’elle est, de toute évidence, l’oeuvre d’un homme de grande valeur.Il sera bon, pour en saisir toute la portée, de se rappeler que 1 Ontario rural adonné beaucoup moins de recrues que l’Ontario urbain.W.L.S.explique d’abord que l’écho des scènes animées qui se produisent de Toronto à Montreal atteint jusqu’aux campagnes, mais que dans cette atmosphère rurale, que ne déchirent point inlassablement les clameurs des .petits marchands de journaux, où les gens ne se heurtent point sans cesse, les esprits s’échauffent moins facilement qu'à la ville.Puis, il entre dans l’examen des causes qui peuvent, à part cela, expliquer les différences de penser et de sentir de la ville et de la campagne à propos de la guerre.C’est une page à lire."Il est, dit-il, une autre raison peut-être plus puissante, qui explique le calme de la campagne par comparaison avec la ville.Une proportion ^ très considérable de la population de Toronto est constituée de nouveaux venus, de ceux qui ont apporté avec eux de l’autre côté, toutes chaudes encore, les traditions et 'es passions du vieux monde.Il y a, comparativement, peu de ces gens dans la campagne; il y a beaucoup de cas à la campagne où le petit-fils habite la terre que son grand-père a conquise sur la forêt.Ç’est pourquoi la population de l’Ontario rural a plus que celle des villes le point de vue canadien; elle se préoccupe dammtage en matière publique de la façon dont certaines attitudes politiques affecteront probablement le Canada que ceux qui n’ont pas encore de racines dans le sol.C’est pourquoi encore l’Ontario rural peut plus complètement apprécier le point de vue du Québec; le Québec où les gens habitent la même terre, non pas depuis trois générations seulement, mais depuis trois’fois trois générations, et où toutes les traditions ont pour centre non pas la France, qui a dédaigneusement rejeté "quelques arpents de neige", ni l’Angleterre qui a accepté ces arpents d’une façon assez dédaigneuse, mais la terre où ils sont nés et dans laquelle depuis des générations dorment leurs pères."Les gens de la campagne sont portés par une autre raison encore à considérer ces choses, qui causent maintenant tant d’excitation dans, les J, villes, d’une façon différente de celle des gens de la ville.Ils ont appris de leurs pères ce qu’il en coûte de créer les foyers où Us vivent Us ont entendu parler des longs jours passés au milieu de la chaleur et de la fumée des abattis, du travail éreintant nécessaire à la disparition des souches et des pierres, pour préparer le chemin de la charrue.Ils savent aussi, par expérience personnelle, ce qu’il en coûte de tirer Une piastre, même du terrain préparé par le.labeur de ceux qui demeurent maintenant dans les petits cimetières le long du chemin.Ils ne sont pas enclins, excepté sous le coup de la plus impérieuse nécessité, à s’engager dans une voie de nature à compromettre probablement les foyers conquis et maintenus à un si lourd prix.Et ils ont appris par l’histoire que, si la France s’est relevée en quelques années des conséquences de sa guerre étrangère de 70, bien que celle-ci ait été accompagnée de l’invasion, il a fallu plus d’une génération aux Etats du Sad pour se relever des effets de la guerre civile." | N’est-ce pas le.commentaire, très net, de tout ce que nous avons tant de fois répété ici à propos du sentiment de la province de Québec?Et n’est-ce pas intéressant de voir cet Anglo-Canadien déclarer: C’est précisément parce que nous sommes plus canadiens que les gens des villes, plus enracinés au sol, que nous sommes plus qu’eux en état de comprendre les gens du Québec?* * * Mais il y a plus, ce détachement des querelles européennes permet à l’auteur une plus claire vue des questions générales, et il indique carrément la différence de situation des colonies britanniques, la différence des motifs qui les ont jetées dans la guerre.C’est encore une page à lire: "Quand l’esprit des gens de la campagne, dit encore W.L.S., commence à fonctionner encè sens, leurs pensées ont chance d’aller plus loin encore.Ils sont aptes à réfléchir sur ce fait que les conditions canadiennes, en ce qui concerne la guerre, diffèrent des conditions qui existent dans les autres Dominions."En Afrique-Sud, le motif qui parait avoir déterminé la majorité à $ participer au grand conflit semble avoir été la crainte que, si VAllemagne ^ l’emportait, une armée indigène serait créée dans les colonies allemandes d'Afrique qui mettrait en péril l’Union sud-africaine.En Australie et en ’Nouvelle-Zélande, les gens ont vu dans la guerre le moyen d’ajouter à leurs propres domaines les iles du Pacifique où VAllemagne avait établi des colonies.Ici, au Canada, nous n’avons ni territoire à conquérir, ni danger à redouter pour nous-mêmes d’une agression allemande.Même si T Allemagne avait jamais le désir de s’assurer des colonies de notre côté, elle ne pourrait pas ne pas voir que la réalisation d’un tel désir serait impossible.L’Allemagne, en tout cas, n’a pas oublié ce fait qu’il a fallu toute la puissance de l’Empire britannique et quatre années de temps pour vaincre moins d’un demi-million de Un ers qui n’étaient pas plus éloignés de l’Angleterre, par voie maritime, que les huit millions de Canadiens le sont de l’Allemagne.Et derrière ces huit millions de Canadiens U g a, dans les deux Amériques, plus d’une dizaine de nations indépendantes qui sont liées à cette politique qu’aucune nation européenne ne doit pouvoir imposer où que ce soit, sur le sol libre de ce continent, une l domination étrangère.” Il est vrai que des paroles d’aussi clair bon sens n’ont guère d’écho à Ottawa, par le temps qui court, mais les Canadiens qui songent d’abord à l’intérêt de leur pays, et qui n’ont pas encore oublié les éléments de la géographie, finiront bien par s’entendre, en dépit des politiciens et des faiseurs de tout acabit.Orner HER0UX.BILLET DU SQIR LE SUPPLICE HORRIBLE H s’est éteint hier.Le journtK relatait le décès, comme il relaie tous les autres décès, sans''plus.Je ne le connaissais que de nom et de visage, mais la nouvelle m’a émue et j’y pense, malgré^moi.Il arrive ainsi parfois qu’on sympathise avec les malheurs des indifférents, quand leur cas nous a frappés, dans des circonstances particulières.Il y a cinq mois, à la gare d’une petite ville, j’attendais le train qui devait me ramener chez nous, après un voyage follement gai.J’étais en parfaite bonne humeur, joyeuse, contente, emballée.Nous badinions, — les cousines qui me reconduisaient et moi, — et nous laissions s’exprimer notre heureux état d’esprit par des éclats de rire non retenus.Nous marchions, et nous croisâmes cet homme.L'une de nous le signala : "U se meurt,” nous apprit-elle.Et clic nous raconta qu’il était atteint irrémédiablement, et qu’en mt qualité de médecin, il suivait en lui les progrès du mal, et savait que dans quelques mois tout serait terminé, qu’il s’en irait, en pleine jeunesse, laissant sa femme, un petit enfant de deux ans, et un avenir çfui semblait s’ouvrir facile et fortune.Chacune de nous répéta : "C’est effrayant !” Et notre folle gaieté tomba.Dans le train il se trouva sur une banquette non loin de moi, et, à la dérobée, je.l’examinai.Il n’était pas apparemment changé.' Son visage, sans couleurs, n’avait pas vieilli ; mais la bouche, à elle seule, révélait le moral.Une bouche triste, les coins retombants, une bouche qui accusait le mal irréparable, la bouche désespérée d’un homme qui à trente-deux ans se répète à toute heure du jour : "Je suis fini, fini, rien à faire.Pourtant, je suis debout, je parle, je marche, je parais être toujours aussi fort, je suis droit, je me sens jeune.Et je suis condamné, condamné à mort !” U y a cinq mois que je le vis ; il est mort hier.Quelle longue et cruelle agonie ! Qui saura les tortures endurées dans une pareille situation ; regrets poignants du passé, rêves brisés, renoncements à tout, renoncements innombrables.Et savoir que rien ne peut nous arracher à cette fin prématurée, que les révoltes sont inutiles et impuissantes.Etre forcé d’accepter ! C’est effrayant.La vie a beau êtve parfois rude, nous l’aimons, nous la dorons d’illusions, nous voulons la conserver.Instinctivement nous comprenons qu’elle est un bienfait, nous y tenons même si le ciel est charge de misères futures.Qui voudrait de la mort à échéance fixe pour se sauver des épreuves à venir ?Ah ! poûr ma part, que.j’y tiens encore aux biens de ce monde, que i’ll ficus ! Et je frémis en pensant au martyre de cet homme qui s’est achevé hier.Michelle LeNORMAND.pâlie, une doctrine sans éclat, une’ciel d'airain qui pèse sur nous, ne PÉTITIONNEZ ! Les dépêches annoncent que les pétitions s’amoncellent sur la table des Communes.Il faut qu’elles soient plus nombreuses encore, que tous ceux des anticonscriptionnistes qui n'ont pas encore donné leur signature la donnent au plus tôt.Tant que le débat ne sera point fini, il y a chance d’influer sur l'ensemble et les détails du projet de loi ; il y a chance d’en retarder l’application, puisque celle-ci doit être faite par proclamation spécia- le ; il y a chance d’influer sur le Parlement futur, qui aura chance de voir rSvenir la même question.Citoyens et mères de famille, pétitionnez.La Ligue patriotique des Intérêts canadiens (bureau 12, rue Notre-Dame-est, 92.à Montréal), tient à votre disposition des formules bilingues.Vous n’avez qu’à les réclamer, à les signer en double et à les retourner, par colis recommandé, à la Ligue, qui se chargera de faire tenir aux députés intéressés la copie qu’ils seront invités à déposer sur la table de la Chambre des Communes.LE PERIL PROFOND - La coniscription nous menace.Elle est arrivée.On pourra bien lui opposer un mur épais de protestations et de résistances: on arrêtera ainsi son envahissement facile et immédiat, on ne détruira point d’un coup la force qui la pousse et que nous avons laissé s’accumuler par vingt ans ou quarante d'aveuglement et d’inertie.Notre droiture et notre bonhomie nous en excusent partiellement.Notre légèreté d’esprit et de conduite, et notre idolâtrie pour des hommes et des choses futiles, doivent en porter le plus lourd fardeau.S’il fallait chercher des rai sons particulières qui nous aient mérité le fléau épouvantable qui viendra décimer notre race et surtout peut-être l’écraser, sans scruter plus qu’il n’est permis les impénétrables mystères de la Providence et sans oublier qu’elle cache des trésors de tendresse dans le sein même de sa colère, nous oserions ct-oire qu’il y a eu des dates depuis un demi-siècle qui crient vengeance contre nous.Ni 1872, ni surtout 1896, et 1905, et 1909 et enfin 1912, où les droits des nôtres ont été sacrifiés ou mal dé fendus, ne peuvent être étrangers à la situation présente, il ne s’est point assez trouvé, à ces heures, nar-mi nos chefs, des voix suffisamment courageuses nour nous défendre r'n-cqrement.Néanmoins, après cela, notre peuple, non pas seulement celui à qui il est permis de suivre et d’ignorer, mais l’autre aussi, celui-là même qui doit enseigner le cournce et résister aux passions humaines, notre peuple a continué les pouvoirs et apparemment ratifié tous ces actes; il a paru professer les principes conciliateurs _ et rester étranger aux nobles intransigeances du droit et de lu vérité; il a applaudi ou trop faiblement blâmé ceux qui affichaient à leur programme ou qui du moins exerçaient en pratique ces théories, et il en a fait ses maîtres.Ou a sacrilfié ainsi l’honneur, on a mutilé la justice, on a blessé l’Église, on a défraîchi dans les âmes le sentiment du devoir inexorable.Présentement.dans la plupart des provinces canadiennes, la conscience de nos enfants ne peut légalement exiger dans les écoles qu’une religion morale sans vigueur.Tout cela est grandement de notre faute, et tout celavdoit être expié.A moins que nous n’arrêtions le bras justement vengeur de Dieu, le châtiment peut nous être fatal, car le péril est profond.Il n’est point surtout en ce nous faudra peut-être verser nous berçons point de vaincs espérances.De Christ-dloi est notre seuil Sauveur.Il veut régner.Etablissons son règne, dans les coeurs, dans les foyers, dans les temples et au dc-i hors.Notre devoir sacerdotal pour! conjurer le péril profond de l’heure,I qu’il'pour que Jésus demeure avec nous et dulnous sauve, c’est de devenir ou d’è- A OTTAWA sang: le sang pur féconde le sol;tre encore plus les apôtres de son ! d’une partie, Il n’est point que l’or Divin Coeur.amassé parmi nous va fondre et s’écouler: l’on n’enrichit point les coeurs nobles et sa perte fait saillir la vertu.Il n’est point même beaucoup en ce que Ceux des nôtres qui ont feu jusqu’ici l’honneur ou le pouvoir humains vont sentir peut-être leur couronne glisser de leur front, et le sceptre s’échapp» • de leurs mains.Le danger est plus grave, et il ne commence point là.Des triomphes au Sacré Coeur comme il s’en faisait dans plusieurs de nos paroisses, l’autre jour, — des triomphes au fond des coeurs surtout par la pureté, la justice et le courage, — des gestes de foi.vaillante et admirable comme ceux de notre Jeunesse catholique, à Notre-Dame de Montréal, — un 'Montmartre canadien demain peut-être, le Voeu national de la Nouvelle-France M.ACHIM CONTRE M.SEVIGNY Il nie que le ministre ait laissé entrevoir la conscription, dans Dorchester — Discours de MM.Ethier, Carroll, Achim et autres députés.sauvée et reconnaissante, poème de pierre et de prière, — voilà par-dessus tout les gages du salut et la force d’avenir de notre race.J.-M.-Rodrigue VILLENEUVE, O.M.I.jeunesse va connaître des expériences morales délétères et funestes, qu’elle va nous revenir avec des esprits blasés ou terre à terre, et des coeurs incapables de ces chastes et saines émotions qui sont les ressorts de la vertu, Que dans ces esprits, l’idéal français aura perdu son attirance, et la foi de nos aïeux :sa sublimité.Que dans ces coeurs, les passions du dévouement et de l'apostolat seront mortes.Que les fiancés à l’âme restée neuve et que les époux au coeur sans partage, s'il en reste, se feront plus rares.Que même si la génération présente dp nos séminaires et de nos noviciats reste à l’abri, — ce qui ne durera point toujours, — et que si les cadres de notre jeunesse catholique ne se brisent point en miettes sous le coup qui va leur être porté, la source des vocations sacerdotales et religieuses va être tarie demain.Inconscients ou perspi races, les agents qui mettent aujourd’hui en oeuvre contre nous le formidable bélier de guerre que l’on sait, font cette oeuvre, incontestablement.Le sens •catholique suffirait à nous le faire soupçonner, les faits, pour tout esprit ouvert, sont d’une évidence aveuglante, qui serre le coeur autant qu’elle fatigue la pensée.Qu’on n’oppose point qu’ailleurs les mêmes causes n’ont point produit ces fatals effets redoutés.Est-ce bien sûr?Mais passons, et reconnaissons au moins que là-bas il y avait des siècles de résistance catho lique accumulée, qu’ici nous sommes jetés dans le mécanisme d’une politique de laminoir dont nous avons laissé perdre 'fcs clés, pour ne les retrouver plus peut-être ou bien tard Plaise aù ciel que hos réilexions soient mal fondées, et que notre front s’assombrisse plus que de raison.Il nous paraît pourtant, et nous voudrions qu’on vînt nous réconforter par quelque preuve du contraire, que nous sommes à l’heure la plus grave au point de vue des intérêts moraux de notre race qu’ait connue notre histoire.Sommes nous donc, comme on a dit, dans la confrérie des saules-pleureurs et Jets coeurs découragés?Ignorons-nous les providentielles tendresses qu’a pues le Ciel pour la France d’Amérique?Puisque Dieu ne fait rien d’incomplet ni d’incohérent, et qu’ii a donné au temple de notre existence nationale des bases si admirables, laisserait-il son oeuvre découronnée?Nullement.Nous voudrions plutôt faire voir que, puisque le péril profond de l’heure présente est essentiellement religieux, que c’est dans la prière, dans une prière universelle et nationale que *e trouve le principe du relèvement et du salut.Et aussi, puisque la religion, à ses sources mêmes, est menacée, dans son clergé de demain et dans ses instituteurs peut-être d’aujourd’hui, c’est à nous d’abord, prêtres, religieux, maîtres des écoles chrétiennes qu’incombe le grand devoir de populariser et d’inspirer cette grande prière du peuple.Le mouvement de résistance politique digne et ferme, qui s’organise et se manifeste, est d’une nécessité pressante.Les éhefs qui le dirigent et les troupes qui le forment doivent être félicités.Ils font acte de vertu, dp noblesse et de patriotisme.Mais il faut, sous l’écorce des événements humains et à l’intime des énergies de ce morçde reconnaître une force latente, une puissance surnaturelle, qui échappe à nos observations directes, mais qui est l’âme pourtant réellement directrice et vivifiante de la vie des peuples.Il ne saurait être mis en doute par un esprit croyant que celte force cachée qui pourra nous sauver, c’est le règne social du Sacré Coeur.L’autre jour, entouré d’une quarantaine de novices oblats, le P.Lelièvre, fardent apôtre que l’on sait, à l’occasion de l’intronisation d’un monument au Sacré Coeur, prononçait des paroles qui embrasaient les coeurs de ces futurs prêtres et qui nous remplissaient l’ame, à nous-même, des plus graves réflexions.“La conscription qui vient, disait-il, iva affaiblir immensément le nombre jet surtout l’esprit des vocations sacerdotales.Elle fauchera peut-être notre meilleure jeunesse, elle lui enlèvera sûrement cette fleur et ce parfum qui seuls sont d’essence à faire des prêtres.Et demain, nos chers frères, demain?O mes frères, dites de tout votre amour au Sacré Coeur: demeurez avec nous, Seigneur, car le jour s’assombrit.Mane ¦iwbiscum, Domine, quoniam adves ferascit.” Prêtres, si nous voulons alléger le LA LOI DE CONSCRIPTION LES EXEMPTIONS.On nous demande si telle ou telle catégorie de citoyens, les agriculteurs, les mineurs par exemple, sont exemptés par le projet de loi de conscription.On n’aura qu’à relire le texte déjà publié par le Devoir pour constater qu’il n’en est rien.Le sort de tous ces travailleurs sera décidé par les tribunaux qui, au fur et à mesure de l’appel des classes, jugeront si, “dans l’intérêt national”, il vaut mieux les envoyer à la guerre où les laisser à leur besogne.M.R0BID0UX Nous recevons, trop tard pour la publier intégralement, une lettre de M.le Dr A.Léger, Acadien de Montréal, au sujet de M.F.J.Robidoux, député de Kent.M.le Dr Léger déclare que les journaux se trompent en qualifiant d’Acadien le député de Kent.M.Robidoux, bien que né a Shédiac, n’est pas, dit-il, de descendance acadien ne et ne représente pas, an reste, dans cette question de la conscription, les sentiments de ses électeurs acadiens.NOTRE NOUVEAU JFEUILLETON Le Devoir commencera lundi,, ainsi que nous l’avons déjà indiqué, la publication de son nouveau feuilleton : Le Barbier Gracchus, de Jean Drault, l’écrivain bien connu.Ce livre “est à la fois, dit un ancien élève de l’école des Chartes, M.J.Chavanon, une page d’histoire vraie et un émouvant roman.” Tous voudront le lire.Il continuera dignement la suite de nos feuilletons.(Par Ernest BILODEAU) Ottawa, 29 juin 1917.Le débat sur la conscription commence à prendre des allures fatiguées, surtout en cette fin de semaine où un grand nombre de députés se sont envolés dans la direction de leurs chers électeurs.Des trois discours de l’après-midi, il n’y aurait rien de bien intéressant à rapporter sans le point d’ordre soulevé par M.Boivin, de Shefford, qui voudrait faire déclarer hors d’ordre le sous amendement Barrette pour diverses ?aisons, dont la principale serait que, d’après Bourinot et d’autres autorités en matière de droits et usages parlementaires, on ne peut pas prendre en considération un second amendement sur une résolution avant d’avoir disposé du premier amendement.En termes plus simples, la Chambre devrait voter sur le referendum avant de s’occuper de la demande de renvoi à six mois.A l’appui de cette prétention, M.Boivin, qui est avocat, comme tant de députés, a cité des précédents nombreux qu’il a soumis à la considération du président de la Chambre, en le priant de les étudier et de rendre une décision mardi ou mercredi prochain.M.Boivin a donné comme l’une de ses raisons que tous les députés libéraux favorables au referendum lui ont donné leur parole de voter contre le renvoi à six mois, sous prétexte que ce n’est qu’une manoeuvre destinée à les embarrasser.On va maintenant attendre avec intérêt la savante dissertation du président, laquelle aura sans doute été préparée surtout par le greffier de la Chambre, M.Flint, et son assistant, M.Beauchesne.M.BOIVIN Un autre point intéressant du discours de M.Boivin, c’est l’allusion qu’il a faite à la question scolaire de l’Ontario, voire du Manitoba, comme explication à l’indifférence relative de la province de Québec aux appels des recruteurs.Il n’était pas facile, «lit le député de Shefford, de parler de défense de la liberté et des droits des minorités à des gens essentiellement logiques et mécontents, qui vous répondaient qu’ils voulaient d’abord commencer par défendre leurs propres droits méprisés dans les provinces voisines.Cette allusion a provoqué une interpellation de M.Blain, bon papa à cheveux blancs et à courte vue, qui n’a pas pu être nommé viee-prési- V0US L’AVEZ LUE ?La déclaration' de M.Hanna, le dictateur des vivres pour le Canada, à la presse d’aujourd’hui, est d’une extrême importance.U y insiste sur maints points au sujet desquels il est facile de se renseigner en lisant ou en relisant la brochure de M.Georges Pelletier, Tout est cher.Pourquoi?, sur le coût de la vie au pays, de 1910 à 1917.C’est une étude de plus de 60 pages avec préface d’un économiste, M.Edouard Montpetit.Par la poste, port payé, 25 sous l’unité.Adresser tes commandes à l'auteur; au Devoir, à Montréal.CES ABONNEMENTS Certains de nos abonnés nous écrivent qu’ils ne reçoivent pas régulièrement leur journal.Les plaintes viennent surtout de ceux qui bnt pris un abonnement de propagande de juin à octobre pour fl.\ous.portons à la connaissance de la direction des postes, à Montréal, les griefs de nos abonnes et nous demandons à ceux-ci de nous notifier dès que le service de notre journal leur aura été rétabli.L’erreur et le retard ne viennent pas d’ici.Nous leur adressons régulièrement, chaque jour, par le courrier ordinaire, le Devoir auquel ils ont droit.Notre abonnement de propagande, notons-le, est strictement payable d’avance.H donne droit, au Canada et aux Etats-Unis, sauf pour Montréal et la banlieue, à l’édition quotidienne du Devoir, par la poste, pour trois mois entiers, — juillet, août et septembre.Ce sera la période In plus grave de toute noire histoire, depuis longtemps.Et le Devoir est mieux situé que quiconque pour renseigner ses lecteurs sur ce qui s’y passera.dent, et qui s’en console en l’étant par intérim aussi souvent qu’on Je lui offre.11 n’est pas méchant homme, mais il n’a pas inventé la pou-dre.Il déclare en tout cas que les Canadiens-français n’ont pas raison j de se plaindre du traitement qu’ils reçoivent en Ontario, au contraire, et que le règlement XVII n'a été édicté que pour protéger les droits de la langue française.Je ne veux pas rouvrir ce débat, reprend en substance M.Boivin, mais il faut admettre que si l’on veut discuter franchement avec le citoyen candicn français, on peut différer d’opinion avec hü en ce qui concerne les deux premières années d’école de l’enfant, mais on ne trouve rien à lui répondre quant aux années suivantes.Mais même s il est vrai, continue M.Boivin, que Jes Canadiens français n’ont pas raison de se plaindre, il n’en est pas moins certain qu’ils se croient lésés, qu’ils se plaignent amèrement et que cet état d’esprit n’est pas de nature a promouvoir l’harmonie et l’entente en notre pays, et c’est l’enrôlement qui en souffre.Alors pour-quoi les citoyens de la province d Ontario ne feraient-ils pas un ef-fort sérieux pour amener la paix et la concorde ?Pourquoi n’accordera ten tils p.fs ces concessions aux défenseurs de l’école bilingue ?Si cela avait été fait, vingt cinq mille, hommes de plus seraient aujour-d luit sous les drapeaux.Ce résultat ne vaudrait-il pas la peine qu’on se serait donnée pour 1 obtenir?M.MacDONELL Cette proposition n’a été accueillie que par des exclamations dérisoires, et l’orateur suivant, M.Claude MacDonelI, de Toronto-sud, a commencé son discours-en declarant qu’il ne descendrait pas au niveau des paroles de M.Boivin.député de Shefford, et que la qut«-lion des écoles d’Ontario n’a pas de relations avec celte de la guerre et de l’enrôlement insuffisant les Canadiens-français.M.MacDonelI a insisté surtout, dans son discours, sur le grand nombre de soldats fournis par la ville et le district de Toronto, et * des deuils nombreux qui en sont résultés: “dans un seiil pâté de maisons, dit-il, il se troùl-ve actuellement vingt-quatre viul yes”.A part ces détails et des ha-i tistiques sur les régiments fonnésl dans sa circonscription, le député \ de Toronto n’n réussi qu’à se mon- \v (Suite à la deuxième page) BLOC - NOTES Nous aussi, mais avant Deux députés libéraux anglais, dont le premier est M.Pugsley, ont au cours de cette semaine exprimé l’avis que le parti libéral a mal fait, l’an dernier, de consentir à une prolongation du terme parlementaire.C’était l’attitude que les nationalistes ont prise, il y a un an.Comme pour la conscription, dont nous annoncions l’imminence, les faits nous donnent aujourd’hui raison.Il n’y a pas à nous en vanter.L’étonnant,c’est qu’il n’y ait, que la presse nationaliste qui se soit avisée de tout ctla l’an dernier, quand n'importe qui, avec un tant soit peu d’usage de son bon sens naturel, eût pu s’en apercevoir.Parler franchement C’est ce que la plupart des parlementaires n’ont pas osé faire, depuis le commencement du débat sur la conscription.M.Pugsley, lui, y est allé tout net.Chez les Canadiens-français, M.Jacques Bureau a également dit le fond de sa pensée et il s’est trouvé qu’il disait ce qu’il fallait dire, ce que plusieurs, avant lui, n’ont pas osé dire.Pourtant, il semble bien que le courage, en des heures comme celles que nous traversons présentement, devrait être la première qualité de tous les orateurs.“Monsieur l’offipier” Parce qu’un policier, voyant qu'il nuisait à la circulation avec son automobile, lui a parlé un peu fort et ne lui a pas dit “monsieur l'officier”, le lieutenant Broughton, un Anglais d’outre-mer de retour du front, s’est formalisé et s’en est plaint au magistrat de Toronto, disant: “Cet homme m’a insulté.I>a police d’ici n’est pas polie.J’ai servi le roi en France, j’ai donc droit à la considération de tout le monde.Cet homme eût dû m’appeler “monsieur l'officier”, vu que je porte l’uniforme”.“Mais nous sommes en pays démocratique et tous sont ici sur le même pied”, dit le magistrat.Le jeune officier n’a pas paru comprendre, il est sorti du tribunal tout indigné, avec morgue, rapportent le News et le Star de Toronto.Cela serait-il un échantillon de la mentalité de cer- ; laines gens, parmi ceux qui nous reviendront, d’ici la fin de la guerre?Le projet Une dépêche de Sydney (Australie) au Star de jeudi dit que le premier ministre australien, M.Hughes, fera ces jours-ci une déclaration relative à la conscription.“Le premier ministre”, a ditTc directeur du recrutement, “vous montrera exactement où en est l’Australie, ce qu’elle a à faire, comment elle devra le faire.Je crois que le peuple australien, quand il aura entendu M.Hughes, fera de soi-même ce qui convient.Cela sera bien plus humiliant d’être obligé de le faire que de le faire de plein gré.” Cela indique bien que le groupe impérialistes qui favorise la conscription au Canada travaille également à l’imposer à l’Australie.Celle-ci, il y a plusieurs mois, au cours d’un referendum, a déjà rejeté la conscription.Aux dernières élections, M.Hughes a dû promettre pour se faire réélire, de ne pas l’établir sans qu’il y ait une autre consultation populaire.Voici maintenant que les conscriptionnistes y recommencent leurs manoeuvres.Cela coïncide assez avec ce qui so passe Ici, Longtemps, pour faire marcher le Canada, on lui a dit: “Voyez ce que fait l’Australie.” Maintenant, une fois le bill Borden voté aux Communes, les conscriptionnistes diront à l’Australie: “Voyez ce que vient de faire le Canada; serez-vous moins loyale que lui?” C’est le procédé classique, “le coup Chamberlain”, après quoi le Canada s’est jeté, avec les autres colonies anglaises, dans l’impérialisme et le jingoisme, depuis 1899.G.P.' CAUSE?Quel motif détermine ceux qui écrivent dans ta presse américaine et jusque dans la française des histoires mensongères et calomniatrices sur le compte des Canadiens-français?Et que préparent-ils, dans la coulisse, pour un avenir rapproché?Question que plusieurs se sont faite, que personne n’a encore tout à fait tirée au net.NATIONA-, LISTE de ce soir, — il paraîtra vers les huit heures, — donnera une réponse à cela.Il faudra le lire aussi, si l’on veut toutes les dernières nouvelles du samedi, dans le domaine de la politique de la guerre, de l’information 'locale, du sport, etc.Cinq sous le numéro partout.i / 8 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 JUIN 1917 V0Ly\VIII.—No 152 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.L’OUEST ET LA CONSCRIPTION Un médecin de l’Alberta nous écrit la lettre suivante qui prouve, une fois de plus, la force du sentiment anticonscriptionniste dans les provinces anglaises : AI.H.fi o u ras s a, Le ‘'Devoir", Montréal.Cher monsieur, J’ai lu avec intérêt vos articles sur la conscription.J’ai causé avec des gens influents de l’Ouest, et sans distinction de partis.Tous sont opposés à cette mesure du service militaire obligatoire.Je crois gue la province de Québec tire les marrons du feu et les autres provinces seront bien heureuses de les manger.Ceux gui sont les plus favorables ci la conscription sont précisément ceux gui en seront exempts.Un referendum donnerait des résultats surprenants.Depuis un an gue j’habite dans l’Ouest, j’ai remarqué la.mentalité de la population, composée en grande partie de British born, d’Anglo-Canadiens et ci’Américains — les autres nationalités étant pratique' ment la minorité.Les Anglo-Cuna diens et les Américains détestent cordialement les Anglais britislv born.Ils les appellent “d.d En glishmen”.Aussi, ces derniers sont arrogants.Ils se croient en pays conquis et maîtres du terrain, ce gui choque les Américains et les Anglo-Canadiens.Celte animosité est quasi réciproque, car les Anglais n’aiment guère les Américains (Yankees).Les Irlandais et les Canadiens-français fraternisent mieux dans l’Ouest que dans l’Est — c’est, je crois, le terrain religieux qui les unit.VN LECTEUR DE L’OUEST.«• * * CONSEIL PRATIQUE Monsieur le Directeur, Le Père Hudon, dans son discours prononcé à l’église Jacques-Cartier le 26 courant — fête de St-Jean-Bap-tiste — a touché un point de grande importance.Parlant de la nécessité pour les Canadiens-français de se défendre et sur le terrain religieux et sur le terrain politique, il a dit ceci, en substance.“Le premier moyen à employer est de prendre tout d’abord tout ce qui nous appartient.Il ne s'agit pas de dépouiller les autres, mais de ne pas donner aux autres ce qui nous renient.Plusieurs vantent la générosité des Canadiens-français qui élisent leurs ennemis aux postes pu-hlirs, lorsque eux, les Canadiens-français, ils possèdent la majorité, t’est de la naïveté, pour ne pas 'dire plus.Que nous a rapporté cet-! te générosité?quanda-t-clte été payée ' de retour?Nous avons hissé sur le pavoi des hommes qui ont usé de leur influence pour comploter contre nous: voilà ce que nous a valu notre générosité! Il s’agit tout simplement de la plus simple des questions.savoir, de prendre ce qui nous appartient.Dans les circonstances que nous traversons, si nous mettions à pied les amis de nos persécuteurs, ceux-ci capituleraient dans les vingt-quatre heures! La générosité des Canadiens-français est certainement très appréciée : on dit que les Canadiens-français choisissent des candidats étrangers à leur race, parce qu’ils reconnaissent leur infériorité politique! Cer-iainement gue la manière d’agir des Canadiens-français méritait celle récompense! M- ACHIM CONTRE M.JSÉVIGNY (Suite de la 1ère page.) trer insignifiant et dépourvu d’intérêt.Il a toutefois quelque peu pris à part M.Verville, et prétendu que le travail organisé a noblement fait sa part et ne peut faire autrement que favoriser la conscription, seul moyen d’envoyer du secours à ses membres qui combattent là-bas.M.CARROLL M.Carroll, du Cap-Breton, jeune député libéral, qui s’est enrôlé com me simple soldat, s’est déclaré en faveur du referendum et pour la conscription.» • • La soirée devait être plus fertile en intérêt et en incidents impor-lants.M.Achim, député de La-belle, que l’on était accoutumé d" considérer comme l’ami de coeur et le bras droit de M.Sévigny, s’est séparé de lui en termes non équivoques, ainsi que du parti conservateur, annonçant qu’il prend congé définitivement de ses électeurs de Labelle à dater de la dissolution des Chambres, c’est-à-dire qu’il ne sera pas candidat dans ce comté.De plus, M.Achim votera avec les libéraux en faveur du referendum si le sous-amendement Barrette est défait, et aux élections prochaines, il appuiera les libéraux de sa parole et de son influence, à condition que ceux-ci se déclarent opposés à la conscription et favorables à un referendum.Cette déclaration du député de Labelle a causé une vive impression en Chambre.Avant cela, M.Ethier, des Deux-Montagnes, a prononcé tout un réquisitoire contre le gouvernement et s’est prononcé catégoriquement contre la conscription, et contre le sous-amendement Barrette.Il a critiqué le bill du premier ministre à certains points de vue et fait ressortir l’iniustice qu’il comporte à l’égard des classes pauvres qui ne pourront pas facilement se prévaloir des procédures coûteuses des tribunaux d’appel supérieurs.Et quant à établir la conscription, dit M.Ethjer, il ne serait que juste qu’elle comprit tout le monde, el jusqu’aux prêtres et aux ministres protestants, mais en tout cas, il n’en faut pas.M.Ethier défend la province de Québec en faisant ressortir la générosité avec laquelle elle a souscrit à toutes les oeuvres de guerre y compris celles du comité France-Amérique, des réfugiés de France et de Belgique, des hôpitaux militaires, etc.11 a aussi cité un article de M.Arthur Hawkes, défendant notre province dans un journal de Toronto, et rappelant que les “British-born” d’Ontario se sont enrôlés en bien plus grand nombre que les Canadiens nés de la même province et que l’Ontario ferait mieux de faire son propre examen de conscience avant de jeter la pierre à sa voisine.M.Ethier a terminé sa longue harangue en déclarant que la conscription amènerait la ruine du pays qui n’est déjà que trou en dette et que ce qu’il faut au Canada, c’est une production agricole intense, afin de réparer les brèches économiques, tout en aidant aux Alliés d’une façon plus en rapport avec nos moyens.M.ACHIM M.Achim, qui a suivi, a commcn- dit il, les cadres de ce parti sont devenus trop étroits pour moi, et je le quitte ce soir irrévocablement, en dépit de certaines amitiés qui sont déchirées et qui eussent dû être plus durables.Je voterai en Chambre avec le parti libéral et j^appuirai dans la province tout candidat libéral opposé à la conscription.De plus, je remets à mes électeurs conservateurs ma démission comme candidat dans ce comté aux prochaines élections.Démenti à M.Sévigny Ce point réglé, M.Achim dit qu’il veut discuter une autre illusion de M.Sévigny.Celui-ci a déclaré à diverses reprises que son élection dans le comté de Dorchester constituait une approbation du principe de la conscription.Or, à la date de cette campagne, les électeurs avaient sous les yeux la déclaration de M.Borden, promettant explicitement qu’il n’y aurait pas de conscription et je suis sûr, dit M.Achim, que si M.Sévigny s’était prononcé alors en faveur de la conscription, il n’aurait pas été élu.Je dois dire cependant qu’à aucun moment de la campagne, le ministre n’a pas, non plus, parlé de la conscription.Quant à moi, continue M.Achim, ce n’est pas pour leur mettre les fers aux mains que mes électeurs m’onl envoyé ici, il y a bientôt six ans.Puis H proteste de son absolue sincérité en secondant le sous-amen dement, et se porte garant de celle de M.Barrette.Tous deux n’agissent que par conviction, et n’ont été inspires par aucun ministre.VI.Achim termine en se déclarant loyal sujet britannique et vrai Canadien, quoi qu’on en puisse penser en certains quartiers.C’est à ce moment que se produisit un amusant incident.M.Roch Lanctôt se leva et commença: "M.l’Orateur”, mais M.tBoulay l’interrompit.“M.l’Orateur, dit il, je vois que l’honorable député de Laprairie-Xapierville désire prendre la parole, et comme c’est un bon orateur, ne pensez-vous pas que nous devrions au moins avoir le quorum pour l’écouter?” Ces paroles eurent pour ainsi dire l’effet d’une bombe.Le président resta bouche bée.et l’on se mit à applaudir fébrilement.Il y avait treize députés présents en tout et le quorum est de 21, disent les uns, de 24, assurent les autres.M.Lanctôt resta debout et M.Oliver insista pour avoir une décision du président, LM.Rhodes.Celui-ci consultait hâtivement ses chers auteurs pendant que M.Sévigny raccolait à la hâte trois ou quatre députés qui se trouvaient dans le vestibule.Mais ce fut insuffisant.“The point of order is well taken’’, dut déclarer le président pendant que le sous-greffier crayonnait à la hâte, rare formalité, les noms des députés pré sents: dix-sept.Le président déclara alors: “Le quorum n’existant pas, la Chambre est ajournée jusqu’à mardi à trois heures.Inutile de dire que depuis plusieurs minutes “le décorum” n’y était pas non plus et (pie c'est en riant de bon coeur que politiciens et journalistes ont assisté à cet incident inattendu du grand débat.Ernest BILODEAU.•é par taquiner quelque peu le dé-)uté des Deux-Montagnes sur l’exa-certaines paroles, pub ASSEMBLÉE CONTRE LA CONSCRIPTION À WINNIPEG Winnipeg, 30 — T.es anticonscrip-tionnistes tiendront une assemblée sur la place du marché, à 3 heures samedi après-midi, si l’on en croit des circulaires répandues dans la ville, jeudi soir.En se rendant au travail ce matin les citoyens ont trouvé ces circulaires un peu partout.On annonce que rassemblée sera anticonscriptionniste mais qu’on laissera parler tous ceux qui auront une opinion à exprimer, et tous les anti-conscriptionnîstes sont particulièrement invités.Les circulaires disent : “Cette assemblée aura lieu!” Le chef de police Newton, en apprenant la nouvelle a dit qu’il ferait observer la loi qui prohibe, pense-t-il les assemblées sur la voie publique.LE BAILLON A TORONTO Torontoi 30 — Le chef de police Grasett a décidé de ne pas permettre une assemblée anticonscriptionniste que l’on se proposait de tenir demain.Cette assemblée troublerait la paix publique et comme dans ces matières on ne peut en appeler des décisions de la police, l’affaire est réglée.SITES SUR LA GRÈVE au bord du Inc St-Lnuisf 30 minute» ouest de Montréal Vous pourrez aller en bateau, vous baigner, ou pêcher à votre porte.Les prix sont bas maintenant, mais augmenteront certainement.C’est un placement idéal; ce sont des sites splendides pour passer les congés de fin de semaine.$10 au comptant et $5 par mois vous assurent la possession de n’importe quel lot.Demandes un exemplaire de l’édition de la "ml-printemps” do “THRIFT”.Vous y trouverez des renseignements de plus.MARCH TRUST COMPANY 1*0 Sfttnt-Jftcqaeft.MAIN Sm 1 ce put gération de il s'est déclaré opposé au principe du bill de conscription.Il critique l’assertion de M.Ethier que les prêtres seraient aussi appelés sous les armes, en se basant sur la clause du bill permettant l’exemption par les tribunaux des personnes dont la présence est essentielle et nécessaire au pays.M.Achim fait allusion au récent discours de M.Sévigny, dont il admire la forme et le ton modéré, mais qu’il regrette de désapprouver quant au fond; il ne voudrait pas croiser le fer avec le ministre qui lui parait agir avec des sentiments bien intentionnés, mais en se basant sur des idées fausses.En effet, M.Sévigny semble craindre que la province de Québec soit entièrement isolée du reste de la Confédération.Je diffère d’opinion là-dessus avec le ministre, declare M.Achim.Quand on voit la deputation libérale presque entière s’aligner à la suite de sir Wilfrid Laurier, y compris M.Oliver, M.Pugs-ley, M.McDonald, et en général les provinces maritimes, comment peut on dire que la province de Québec resté isolée?Ce serait, en tout cas, un “Splendid isolement”, trouve le député de Labelle.11 ajoute qu’en dehors de la Chambre la grande majorité du peuple canadien, dans toutes les provinces, est favorable a l’idée d’un référendum.A ce mo ment, l’orateur est interrompu par M.Sévigny, qui l’écoutait assis presque en face de lui sur les banquettes réservées aux visiteurs de marque 1.’honorable député de Labelle yeut-il dire par là, demande M.Sévigny qu’il ne verrait pas d’inconvénient à ce que la province de Québec se trouvât complètement privée de représentation dans le cabinet dans les circonstances actuelles?M, Achim, parut hésiter un ins tant, et donna des signes d’émotion lorsqu’il reprit la parole J’aimerais mieux que le ministre ne m’eût pas posé cette question dit-il.Il y a des liens dont la rupture est pénible et coûte des heures dou ïtntreuses.Mais puisque le ministre du Revenu de l'Intérieur me pose cette question, je me vois obligé de lui répondre dans l’affirmative.Il adandonne son parti Puis M.Achim poursuit son argumentation, Pour lui, la scission est moins à craindre entre la province de Québec et le reste du Canada qu’entre l'Ontario et le reste du Ca nada.l’Ontario, avec ses capitalistes qui ch arche nt à écraser la liberté du travail, scs industriels détruisant la liberté du commerce, ses fanatiques voulant étouffer la liberté de conscience.M.Achim fait ensuite en quelques mots le procès du parti tory, dans lequel, dit-il, l’influence UN INCENDIE CAUSE DE GRANDS DÉGÂTS UN HANGAR D’EMMAGASINAGE DE LA CIE RUTTERFORD EST DETRUIT DE FOND EN COMBLE.— $25,000 DE DOMMA-PES.On estime à $25,000 les dommages causés par un incendie qui a détruit hier un grand hangar d’emmagasinage, propriété de la William Rutherford and Sons Company, Limited, sur le bord du canal, près de la rue Charlevoix.Deux alarmes furent sonnées et les pompiers ne retournèrent au poste que quatre heures après le premier appel.Il n’y avait que peu de monde qui travaillait dans les cours dans l’après-midi et le feu dont on ignore encore l’origine, s’était propagé ivant qu’on ne le découvrît, vers 2 h.45.Le chef Lapointe et le capitaine Presseau trouvèrent la bâtisse tout en feu à leur arrivée et sonnèrent un second appel.L’édifice mesurait 00 pieds par 180 et était plein de portes et de châssis et de bois de construction non encore fini.Tous ces matériaux contribuèrent à r.Tir les flammes qui montaient tr haut dans les airs où se formai d’énormes colonnes de fumée qui couvraient tous les environs, rendant le spectacle effrayant.Près de vingt-cinq boyaux lançaient l’eau sur les flammes qui menaçaient de se communiquer au bois qui se trouvait dans les cours en arrière du hangar et de là aux autres bâtisses.Les pompiers réussirent à empêcher l’extension du feu.Aussitôt après la deuxième alarme l’un des murs tomba., , .La bâtisse était construite en bois recouvert de tôle: rien n’est resté debout., .M.William Rutherford a dit hier soir que les dommages se montaient à $25.000, couverts par les assuran- -«- LES BARRIÈRES DE PÉAGE DANS LAVAL 1/ J.IV.LEVESQUE VIENT DE E (IRE ABOLIR LES DERNIERES.Les deux dernières barrières de péage du comté de Laval ont été abolies hier.C’est un succès pour M.1.W.Lévesque, député à la Logis lature, l’un des principaux artisans de cette abolition.Le contrat a été signé par MM.W.Lorrain, préfet, Henri Chapleau, secrétaire du comté, par les représentants de la succession Masson et M.L.A.Taschereau, ministre des travaux publics.Le prix de rachat est de $15,000 dont $11,250 payés comptant pur Je gouvernement provincial et $3,750 pur la corporation du comté de Laval à être versés à raison de $500 par année durant sept ans, le dernier versement devant être de $750, sans intérêt.Le chemin Masson et la moitié de la montée de Ste Rose seront la propriété du comté et la confection et l’entretien en seront à la charge commune des municipalités de lvUe Jésus.St-Vincent-de Paul DISCOURS DE LLYOD-GEORGE (Suite de la dernière page) nous passerons encore une fois à travers la tempête.C’est une satisfaction de savoir que la Grande-Brétagne n’a aucune part des responsabilités de ce conflit.Notre part est -aussi honorable et chevaleresque que celle que jamais une nation ait prise dans aucune guerre.Le peuple doit bien se mettre dans l’esprit la conviction que leur pays natal n’a aucune part des responsabilités de cette terrible effusion de sang.L’histoire des premiers jours de la guerre n’est pas celle du loup et de l’agneau, parce que l’Allemagne, au lieu de trouver un agneau, a trouvé un lion.M.Lloyd-George dit qu’il était profondément préoccupé, matin, midi et soir, des perplexités, des difficultés et des anxiétés de la guerre.“Mais qu’importe, dit-il, jo sens que les difficultés seront surmontées si nous persévérons.” Quant à la situation militaire, il ne faut pas douter que les grands événements qui se sont produits en Russie ont quelque peu changé la situation cette année, temporairement à notre désavantage, mais pour l’avenir à notre avantage.On verra par ce qui s’est produit cette année sur le front occidental, ce qu’on aurait pu obtenir si tous les Alliés avaient pu s’unir unanimement pour exercer une forte pression sur tous les fronts.‘En ce qui concerne l’entrainement, l’équipement et l’expérience, notre armée est certainement meilleure qu’elle ne Ta jamais été.La plus belle collection d’armes de tranchées qu’aucun pays a jamais eue est actuellement entre les mains des forces anglaises.La révolution russe, bienfaisante comme elle Test sans doute, grande dans ses résultats actuels et futurs, a eu pour effet de retarder quelque peu la victoire complète.“La Russie retrouvera sa force, et elle deviendra plus puissante que jamais.Quoique ces événements retardent de quelque temps la vie toire complète, ils ne la rendent pas moins plus assurée, plus complète, et ce qui est plus important, ils rendent mieux assuré le prix de la victoire.Parlant ensuite de la conférence de Stockholm, le premier ministre déclare qu’un grand nombre de coeurs sont remplis d’anxiété à la pensée d’une conférence de paix à laquelle prendront part des représentants de l’autocratie du monde."La Russie est maintenant libre el ses représentants à cette conférence seront les représentants d’un pays libre luttant pour la démocratie et édifiant une démocratie future selon les limites de la liberté.La révolution russe ne rendra pas seulement la paix plus complète, mais elle la rendra plus élevée qu’elle ne fut jamais envisagée.“Nos pertes pour les mois de mai et de juin ont été très lourdes, mais elles sont à des centaines de mille tonnes au-dessous des calculs probables de l’Amirauté."Nous commençons à les vaincre.Des mesures ont été prises pour les dérouter ou les détruire.Je n’hésite pas à dire que si tous font leur part, la guerre sous-marine ne tardera pas à devenir une aussi grande fail lite que les raids des zeppelins.“Si nous ne gaspillons pas, nous ne serons pas affumés.Nous avons réussi à augmenter la production des denrées alimentaires et nous sommes engagés dans une grande construction de navires pour la lut te et pour le transport.“Si tous les employés et employeurs tiennent bon ensemble, ils nous entraîneront.L’armée est invincible — elle ne peut être vaincue, et Tannée actuellement, c’est le peuple.Pendant ce temps-là, le moral de la nation doit être maintenu à sa plus grande hauteur et il ne faut pas voir nulle part d’insolence.“La Russie est maintenant libre, répète l’orateur, et quand elle aura traversé tous les incidents actuels, elle sera plus puissante que jamais.Pendant ce temps-là, la France, TI-talie et la Grande-Bretagne doivent porter une part plus grande du fardeau, “La force de la Grande-Bretagne s’est jetée sur la brèche, et une fois de plus elle a sauvé l’Europe et la liberté humaine.Mais maintenant, la Russie regagne de la force cha ((lie jour.Elle possède un gouverne ment habile — elle n’en a jamais eu de meilleur — et dans l’avenir sa force sera inspirée par la liberté.“L’Amérique, toujours le chain pion de la liberté, commence à envoyer ses vaillants fils sur les champs de bataille d’Europe pour se rallier autour des étandards de la liberté.Voilà pourquoi la victoi re est plus sûre et sera plus complète qu’on ne l’a jamais espérée.“La victoire sera assurée à condition que la guerre sous-marine allemande soit défaite ou mainte nue dans les limites raisonnables.“Les pertes sont lourdes.Elles peuvent et nous conduiront proba element à de nouvelles restrictions dans quelques branches de commerce et peut-être à de nouveaux sacri fices.Cela dépend entièrement de la nation, parce que le gouverne ment, après avoir soigneusement étudié les chances et les possibilités, en est venu à la conclusion basée sur les meilleurs conseils, que les sous-marins ne peuvent pas nous affamer chez nous, ni empêcher nos armées de traverser sur le conli-nent.” Le premier ministre paie ensuite un chaleureux tribut au roi qui, dit-il, “travaille comme tout homme dans le pays”.Cette remarque a interrompu pendant quelques minutes le discours de M.Lloyd George, car toute la salle s’est levée et quelques personnes ont chanté l’hymne national.En terminant, le premier minis tre dit : "L’Europe est de nouveau arro sée du sang de ses plus braves et de ses meilleurs citoyens, mais n'oubliez pas la grande succession des causes sanctifiées, elles sont les stations du chemin de la Croix vers l’émancipation du genre humain.“Je fais de nouveau appel à la population entière de ce pays pour qu’elle continue de lutter pour le grand idéal de la justice et des droits internationaux, pour que jamais la force brutale ne s'assoie sur PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES AGENTS.— Si vous désirez vous créer une position aussi indépendante que rémunératrice, occupez-vous d’assurance sur la vie.Nous avons besoin de bons représentants pour le district de Montréal.F'aite-s application par écrit au casier No 28 “Le Devoir”.CUISINIERE demandée immédiatement pour presbytère en dehors de la ville.S’adresser, 2363 Drolet.INSPECTEUR.— Une compagnie d’assurance-vie a une position d’inspecteur vacante.Cette charge comporte aussi du travail de sollicitation et ne sera accordée qu’à un bon producteur.Ecrire avec référence au casier No 28 “Le Devoir”.Cartes professionnelles et cartes (faffaires 4; AVOCATS Casier portai 356.— Adresse télégraphique, "Nahac, Montréal”.Tél Main IZfO-mi.Code» : liber» West.Un.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Hue Saint-Jacques LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 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L t IJiiaajll UV- Ml l v vv,».«»s.v |/€,.V|MV.|IV Napoléon'aux ingénieurs Duhamel, la jci (Beaumier et Galmeiet, qui en trois fait j dani qu'ils puissent réparer leurs fautes, d’en prévenir les conséquences naturelles; c’est d’éle-fr unesse autrement qu’ils n'ont jusqu’ici.C’est de répandre, chemins de fer, autant en Europe qu'en Amérique, où il fut longtemps employé avant de représenter les intérêts du grand transcontinental canadien au-delà de l’Atlantique.11 naquit à Hamilton, Ont., en 1865.Son père, Adam Brown, était originaire de Dumfrieshire en Ecosse, tandis que sa mère venait de Shrewsbury, en Angleterre.CONGRÈS AGRICOLE Un grand congrès agricole sera tenu à Princeville, le 2 juillet pro-chain.Tous les cultivateurs du district sont instamment invités à venir entendre les orateurs distingués qui v porteront la parole, et qui les intéresseront sur toutes les branches de l'agriculture- , „ M.J.Ed.Caron, ministre de 1 a-griculture, assistera probablement avec M, L> sous-ministre, et M.J.Ed.Perreault, le député du comté, ainsi que M.Aug.Trudel, gérant de la société Coopérative des Fromagers, M.Louis Lavallée, gérant de la société Coopérative des Producteurs de grains de semence, accompagnés de plusieurs autres conférenciers.Ce congrès s’ouvrira à neuf heures par une messe solennelle.11 y aura démonstration à l’Abattoir Coopératif de Princeville dans l’avant-midi.et dans l’après-midi auront lieu les conférences.-«————• SECTION LASALLE DE LA ST-JEAN BAPTISTE Le 17 juillet prochain, la Société de Colonisation de Montréal et le Cercle de colonisation de Québec feront une excursions dans la vallée de Matapédia, pour visiter les terres à coloniser.Cette excursion s’étendra jusqu’au comté de Resii-gouche, Nouveau-Brunswick.Les billets, à prix très réduits, seront valides du 17 juillet au 17 août, par le chemin de fer Intercolonial.Pour les prix de passages et autres renseignements, prière de s’adresser à L.-E.Carmel, 82, rue St-An- toine.tél.Me 601, ou nu bureau du chemin de fer, 122 rue St-Jacques-üuest, à Montréal.Pour Québec et ses environs, on S’adressera à J.N.Lastonguay, 50 avenue des Erable: Québec.* Des circulaires, avec amples dé-tails, seront envoyées à ceux qui en feront la demande.lURRAiNÊT Vous reeevrez les noms et adresse d’un filleul de guerre de l’année belge, en envoyant votre adresse sur enveloppe affranchie à Marcelle Bochez, 12 avenue Henderson, Ottawa, Ontario.4 MEFIEZ-VOUS des premiers RHUMES La section La Satie, l’une des plus I agissantes de la Société Saint-Jean-Nommé agent du Pacifique Cana-i Baptiste, organise une fête, dinian-dien à Vancouver, en 1887, il fut pro-1 che prochain, à l’église St-Chartes, SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LES mu cinq ans plus tard ou poste d’as sistant agent général des voyageurs ingle des rues Island et Centre.\ la grand’mesae paroissiale, M.pour la division ouest 11 fut en-1 le curé bénira te superbe drapeau suite successivement agent exécutif, surintendant des hôtels, agent des CAPSULES CRESOBENES GUERISON RAPIDE ET CERTAINE des Affections des BRONCHES, des POUMONS du LARYNX.4 passagers pour les services océaniques «le l'Atlantique.En 1908, le ma- n'ont qu’un moyen, en atten- jor Brown fut nommé agent général j taires.La garde Benoit XV présen- L’action Balsamique et Antiseptique, que la CAPSULE CRESOBENE exerce sur la membrane muqueuse des organes respiratoires, est rapide que la Société vient de décerner à et salutaire et de beaucoup supérieure à l'effet produit par les sirops ou — - —-autres préparations vulgaires pour la guérison des rhumès, enrouements, irritation de la poitrine, toux nerveuses, oppressions, toux dues à la grippe, à la pneumonie.cette section, pour avoir recruté, dans un récent concours, le plus grand nombre de nouveaux socié- du trafic européen, et en 1910 il devint gérant européen, avec ses quartiers généraux à Londres, 62 Charing Cross.Dans ces diverses positions, qu'il a tera tes armes.Les officiers de la section La Salle invitent ses 507 sociétaires à se réunir à l'issue de la messe, dans le soubassement de l’église.Ën ?ente chez touii lez innrchnncU de remède*: envoyées ntiftil par la poate, liana toutez las portiez du Canada et de» Rtatf-Utii».»ur réception du prix, 50c le flacon.ARTHUR DECARY, pharmacien Casier 592, Montréal, Canada. VOL.VIII.—No 152 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 JUIN 1917 a V Ce n'est pas la C’est pire; c’est la main qui veut broyer tout un pays.C’est la main féroce de la Un maître du crayon a tracé d’une façon saisissante l’oeuvre néfaste que veut accomplir cette main suspendue sur nos têtes, que l’on appelle la • • • •••csoe • • En des peintures d’une grande vérité, l’artiste nous montre les conséquences inévitables de cette funeste Tous voudront voir ces tableaux.Sans entrer plus loin dans le secret, nous leur disons que tous POURRONT LES POSSEDER.L.Voir les détails sur cette dangereuse main LE STATUS SCOLAIRE DES CATHOLIQUES DE LANGUE' ANGLAISE^ DANS LA PROVINCE DE QUEBEC.(De L’Enseignement Primaire de juin 1917) A diverses reprises, on nous a demande dans quelles conditions sont les catholiques de langue anglaise de la province de Quéoec au point de vue scolaire.A cette question, il n’y a qu’une répense : les catholiques de langue anglaise, dans la province de Québec, jouissent de tous les droits et privilèges dont bénéficient, en vertu de la loi de l’Instruction publique, les catholiques de langue fran çaise.En effet, d’après cette loi, la province est divisée en circonscriptions nommées municipalités scolaires.Dans chaque municipalité, les pères de famille appartenant à la religion professée par la majorité des habitants, élisent tous les trois ans une commission scolaire, qui se charge (en vertu de la loi) de tout ce qui concerne l’école, y compris la nomination des maîtres (1).Ainsi, dans les municipalités où les catholiques de langue anglaise sont en majorité, ils sont absolu ment libres d’organiser les écoles conformément à leurs besoins.C’est ce qui arrive, notamment, dans les villes de Montréal et de Québec, et dans les comtés d’Ottawa, Pontiac, Wright, Labelle, Huntingdon, Shef-ford, Québec, Gaspé, etc.Ce sont les commissions scolaires qui déterminent, par l’engagement des maîtres, soit de langue anglaise, soit de langue française, dans quelle langue l’enseignement régulier sera donné à l’école (2).Dans les endroits où les catholiques de langue anglaise sont en majorité, ils sont les maîtres de leurs écoles.Ni le gouvernement, ni le département de l’Instruction publique n’interviennent dans les questions de langue, excepté pour revendiquer le droit de la minorité, qu’elle soit de langue française ou de langue an glaise.A preuve, le passage suivant d’une circulaire du département de l’Instruction publique, adressée aux inspecteurs d’écoles catholiques de la province de Québec, le 25 août 1914 : "Chaque fois que vous constaterez de la mauvaise volonté ou de la négligence chez les commissaires concernant l’enseignement de ;a langue maternelle dans les écoles mixtes, veuillez m’en informer, non seulement dans votre rapport, mais aussi et immédiatement après votre visite des écoles de la munici-irdité, par lettre spéciale.Prévenez les commissaires que s’ils ne rendent pas justice à la minorité dans leur municipalité, qu’elle soit de langue française ou de langue anglaise, je priverai leur municipalité des subvenions du gouvernement.” (3) Cette attitude du département de l’Instruction publûpie de Québec n’est pas nouvelle?Dans une circulaire en date du 23 décembre 1912, le Surintendant disait aux inspec leurs : “Dans quelques districts, un certain nombre d’écoles catholiques sont fréquentées par des élèves de langue f rançaise et par des élèves de langue anglaise.Dans ces écoles mixtes, exigez des commissaires qu’ils engagent des titulaires compétents à bien enseigner les deux langues.Une école dont la majorité des élèves est canadienne-française doit être dirigée par une personne sachant parfaitement le français et suffisamment l’anglais ; tandis qu’une école dont la majorité est ca-nadienne-angiaise ou irlandaise doit être confiée à un maître sachant parfaitement l’anglais et suffisamment le français.Chaque fois que \ous constaterez qu’une minorité n’est pas traitée avec justice, veuillez m’en informer incessamment.” (4) Dans les villes de Québec et de Montréal, où les catholiques de langue anglaise sont particulièrement çroupés, les commissions scolaires de ces deux cités (dont font partie des représentants des catholiques de langue anglaise) accordent des écoles anglaises spéciales, soutenues par les deniers de toute la communauté, et ce, depuis de longues années.Voici quelques-unes des écoles catholiques anglaises ou bilingues, dans la province de Québec : ECOLES CATHOLIQUES ANGLAISES DANS LA PROVINCE DE QUEBEC A Montréal St.Patrick’s Academy (garçons), St.Patrick’s Academy (filles), St, Ann’s Academy (filles), SU Ann’s School'(garçons), St.Ann’s Kindergarten, Sarsfield School, Belmont School, Chauveau School (St.Gabriel Boys), Bourget Academy, Our Lady of the Angels Academy, Jeanne LeBel School, St.Agnes Academy, St.Alphonsus School, St.Michael’s (garçons).Mount St.Michael (filles), St.Lew’s Academy, St.Paul’s Academy, St.Gabriel’s Academy, St.Dominic’s School, Edward Murphy School, Our Lady of Good Counsel, Mackay Wolff, Archbishop’s Academy, Catholic High School, St.Kevin’s Academy, Higher Commercial Studies.A Québec St.Patrick’s Academy.Comté de Québec Val Cartier (St-Gabrir' ouest).Comté de Gaspé Kivière-Nord-de-Pabos ; Petit-Pa-bos; Percé, Haldimand, diss.Comté de Shefford St-Joachim; St-François-Xavier, Comté d’Ottawa Templeton-Oucst; Cantley; / Jean-de-Wakéfield; Hinks; St-Etj ( 1 ) Voir le Code scolaire de la province de Québec (édition 1912), ; aux articles 2635, 2639, 2696, 2720, 12723, 2751 et suiv., 2934, 2709, 2711, 2723, 2718, 2730, 2759, 2857, 2867, 2597, 2687.(2> Code scolaire, arllcles 2711, 2712, 2713 et suiv.(3) Rapport du Surintendant de l’Instruction publique pour 1914-15, page 608.p (4) Rapport du Surintendant de l'Instruction publique pour 1912-13, page 600.ne-de-Chelsea; Low; Killarney; St-Jostph - de - Wakefield ; Aylwin ; Stagsburn et Fieldvllle; Egan-Ouest; St-Alphonse; Lytton; Égan Canton; Hull Canton diss.; Eardly.Comté de Pontiac Notre-Drfme-de-Quyon ; Pontiac ; Onslow-Sud; Onslow-Nord; Bristol, diss.; Upper-Litehefieki; Ste-Elisa-beth-de-Frankton; Portage-du-Fort, Comté de Labelle Lochaber et Gore; St-Malaehie; Mul-grave et Derry; Portland-üuest, diss.ECOLES BILINGUES CATHOLIQUES OU DES CLASSES DISTINCTES SONT A LA DISPOSITION DES ELEVES DE LANGUE ANGLAISE.A Montréal Ecole Lajoie; Notre-I)ame-du-Per-pétuel-Secours ; Académie Ste-Eli-sgbeth; Couvent St-Henri; Collège du Sacré-Coeur; Académie St-Jo-seph; Ecole Ste-Marie; Académie St-Paul; Académie Marguerite-Bourgeois; Ecole St-Raymond; Couvent de Notre-Dame-de-Grâce ; Couvent d’Hochelaga; Académie Querbes ; Ecole Ste-Clotilde; Couvent de l’Im-maculée-Conception ; Couvent des SS.Noms de Jésus et de Marie ; Villa-Mp'ia; Mont Ste-Marie, Sa-cred-Heart College, etc.A Québec Académie Commerciale des Frères des Ecoles Chrétiennes ; Couvent des Ursulines; Couvent de Sil-lery; Couvent du Bon-Pasteur et plusieurs autres dont les noms nous échappent.Dans les quartiers de ces mêmes villes où la population catholique de langue anglaise n’est pas assez dense, dans les écoles françaises, les commissaires forment des classes spéciales anglaises confiées à des maîtres ou à des maîtresses de langue anglaise: telles les classes anglaises des écoles des Soeurs de la Charité, des Soeurs du Pon-Pas-teur, et des Frères de l’Instruction chrétienne, à Québec, et nombre d’autres écoles dans les petites villes où se trouve un groupe assez considérable de catholiques de langue anglaise.Tl y a certainement d’autres écoles, ou bilingues ou catholiques de langue anglaise, dont nous n’avons pu retracer les noms.De plus, les élèves de langue anglaise disséminés parfois dans les classes françaises, des villes, ont chance d’étudier l’anglais, même dans ces écoles, qui sont bilingues dans bien des cas, comme le démontre la liste qui précède.Dans les écoles indépendantes absolument françaises, (couvents et académies) la situation des catholiques de langue anglaise est très avantageuse.Depuis plusieurs années, à tort ou à raison, la plupart des grands pensionnats et nombre d’académies de garçons sont devenues de véritables écoles bilingue» où l’anglais est sur le même pied que le français.Nous avons cité, il y a un instant, plusieurs de ces écoles.Dans ccs établissements, on pousse ia condescendance jusqu’à mettre les deux langues sur un pied d’égalité, même dans les réceptions officielles.J’ai été témoin, il y a quelques mois à peine, au centre le plus français du vieux Québec^ du fait suivant, qui illustre magnifiquement la générosité canadienne-française, générosité exagérée si on la compare à l’égoïsme de certains autres groupes: Le couvent du quartier Saint-Koch, dirigé par les Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, recevait Son Excellence le Lieutenant-gouverneur, sir P.-E.Leblanc.Sur deux cent cinquante élèves, à peine une vingtaine sont de langue anglaise.Eh bien! deux adresses sont présentées au Lieutenant-gouverneur, un Canadien-français: l'une est en français et l’autre en anglais; parmi les invités, je ne sache pas qu’il y eût un seul catholique de langue anglaise.Mais les'éducatrices distinguées que sont les Soeurs de la Congrégation xde Notre-Dame, avaient voulu — et c’est la tradition dans toutes les maisons d’éducation de notre province — témoigner de leur respect à la petite minorité des élèves catholiques de langue anglaise, habitant sous le toit d’une école canadienne-française.Ce qr,i s’est passé en cette circonstance au couvent de Saint-Roch, arrive souvent dans nombre d’autres maisons d’éducation de la province de Québec, où.Dieu merci, vit encore le sentiment chevaleresque qui fait l’honneur de tous les peuples d’origine française.C’est dans le programme d’études des écoles catholiques que s’affirme le phis éloquemment la préoccupation de rendre justice aux catholiques de langue anglaise.En consultant la version anglaise des Règlements du Comité catholique (School Regulations of the Catholic Committee), 1'on constate, page 67, que la langue maternelle est bien la langue de communication, par cette mention, vis-à-vis des spécialités qui se rapportent à l'enseignement de la langue : French or English.Dans la version française il n’y a que la mention: Français.Quand il s’agit (pages 86 et suivantes) de donner le détail de renseignement de la langue, l’indication qui suit est placée en tète de chaque page: French for french schools, or English for english schools.Pour bien marquer que la langue maternelle des élèves doit être la langue usuelle de l’école, les brevets d’enseignement sont accordés pour une .seule langue, si le, candidat le demande.Voici à ce sujet deux articles, des Règlements du Comité •cathoïique concernant le Bureau central des examinateurs: ‘‘94—L’examen a lieu en français ou en anglais, selon le désir exprimé par le candidat dans sa demande d'admission; il en est fait mention dans le brevet.,“95.—Le candidat qui désire enseigner dans les deux langues doit subir un examen en français et en anglais sur la lecture, la-grammaire, la dictée et la composition.(5) Dans le programme des écoles catholiques, version anglaise des Règlements du Comité catholique, page 68, au titre Histoire, on lit, après l’énumération : Hisloire du Canada, Histoire de France, Histoire d’Angleterre: “History of Ireland (for Irish pupils).” C’est là une délicatesse qui mérite d'être signalée, Dans les écoles normales aussi le diplôme principal est accordé sui- vant la langue maternelle de l’élève-institutcur.A remarquer que le brevet du Bu reau, comme celui des écoles nor males, qu’il soit français ou anglais permet d’enseigner dans toute h Province.Dans les écoles normales, où le nombre des élèves-institutrices per met un groupement de huit à dix élèves de langue anglaise, ces élèves suivent tous les cours de l’école dans leur langue maternelle, et c-c dans des salles particulières, requérant un personnel enseignant spécial, comme à alleyfield, Montréal et Saint-Hyacinthe.La loi de 1 Instruction publique, les règlements scolaires de notre province et les faits démontrent que sur tout le territoire de la province de Québec, les catholiques de langue anglaise iouissent en paix du droit sacré de faire instruire leurs enfants dans leur langue maternelle, et qu’ils reçoivent de la popu lation de langue française, qui tor-me une énorme majorité, un traitement des plus généreux.Au Comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, sur seize membres laïques, les catholiques de langue anglaise comptent trois représentants, soi't 18 p.c., quand la population catholieiue de langue anglaise de la province de Québec, comparée aux catholiques de langue française de la même province, forme à peine 6 p.c.Au premier juin mil neuf cent onze, sur 2,003,-232 habitants recensés dans la province de Québec, on comptait 1,-724,68.3 catholiques romains, dont 1,605,339 de langue française.Les Irlandais, que nous supposons tous catholiques, s’élevaient, à la même date, au nombre de 103,147.Ainsi, l’on peut affirmer que la question de langue ne se pose pas dans la province de Québec, pas plus pour les protestants que pour les catholiques de langue anglaise.Lorsque parfois elle a été posée incidemment, elle ne l’a pas été par la majorité.L'on a vu des écoles fréquentées par une majorité d’élèves canadiens-françàjs dirigées par des institutrices de langue anglaise ne sachant pas le français (6).Il faut être juste; lorsque les élèves canadiens-français ont dû subir un enseignement dans une langue étrangère, même dans la province de Québec, ce ne fut pas touiours le résultat de l'injustice, mais assez souvent, ce sont les institutrices réellement bilingues qui faisaient défaut.Il n’en reste pas moins acquis, que lorsqu’une minorité a eu à souffrir au sujet de la langue dans la province de Québec, cette minorité n’était pas de langue anglaise.C.-J.MAGNAN.(5) Dans le Code scolaire de 1912, ces articles portent les Nos 141 et 142, pagç 44 de l'appendice.(6) Voir à ce sujet les rapports des inspecteurs fies comtés de Pontiac, Ottawa et Labelle, depuis une dizaine d’années.Ces rapports sont renfermés dans le rapport annuel du Surintendant de l’Instruction publique.ETES-VOUS BILIEUX EMPLOYEZ L’EAU PURGATIVE UNE RACE NE MEURT PAS LES TRIFLUVIENS CELEBRENT NOTRE FETE NATIONALE EN CRIANT A NOS ENNEMIS QUE LES PERSECUTIONS ONT TOUJOURS ETE GENERATRICES DE COURAGE ET D’ENERGIE.ü RIGA 11 Elle chasse la bile, guérit la constipât.on, purifie le sang.C’est le laxatif par excellence des familles.EN VENTE PARTOUT .EMPLOYEZ-LA LES BONS MARCHES INTERESSENT tout le MONDE EN VOICI QUELQUES-UNS : Blouses en soie, blanc e*t noir.Valant $3.50, pour .SI .33 Blouses en marquisette Valant $2.00, pour .• ^| ^ Un “job” de blouses, telles que marquisette, soie, etc,, dans différentes couleurs.Valeur de $2.00 à $5.00.Pour .¦ 4§(} seulement.Bas de soie blanc, dans les nuances de blanc, noir et gris.Valant 75c, pour .49c RAYON DE MERCERIES Bas en cachemire noir, bour hommes.Valeur 35c, pour 26s Bas en soie de diverses couleurs.Régul er 75c, pour 49c Un lot de Jersey blanc, pour enfants, Valant 5()c pour 36c Chemises rayées de couleur, manchettes dures.Valeur de $100, pour .Y3C Chemises avec manchettes dures et molles.Valeur de $1.25, pour .98c Sous - vêtements “Balbrig-gan”, pour hommes et enfants,à 49c 30c Un grand assortiment de salopettes (overalls) pour hommes.Maison FILÎATRAULT 46 ANS EN AFFAIRES 429 - 433 Bld St - LAURENT Fermé tous les soirs excepté le samedi LIVRAISON SUR TOUTE L’ILE DE MONTREAL PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 3762, — La Commission des écoles catholiques de Montréal, corps légalement constitué, ayant son principal bureau d’affaires dans les cité et district de Montréal, demanderesse, vs Sylvestre D’Ambrosio, autrefois de la cité et du district de Montréal, et maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 28 juin 1917.T.DEPATIE, Député-protonotaire.St-Jacques, Filion, Houle et Lamothe, procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 351.— Héliodore-H.Fortin, agent d’affaires, des cité et district de Montréal, demandeur, vs Dr Léopold Hurtubise, des mêmes lieux, défendeur, et The Crown Trust Company, corps politique et corporation, ayant sa principale place d’affaires dans les cité et district de Montréal, tiers-saisie.Il est ordonné au défendeur, Dr Léopold Hurtubise, de comparaître dans le mois.Montréal, 28 juin 1917.T.DEPATIE, Député-protonotaire.Fortin et Bertrand, procureurs du demandeur.1 ¦A F.DALCEGGIO i MANUFACTURIER ET IMPORTATEUR DE MONUMENTS EN MARBRE ET EN GRANIT SPECIALITE : Lettrage sur monuments dans les cimetières : : : 726 Chemin Côte-des-Neîges.TEL.UPTOWN 4359 TroisiRivières, 30 (De notre correspondant).— (La Saint-Jean-Bap-tiste a été célébrée cette année en notre ville attec un éclat inaccoutumé.grâce au dévouement et à l’esprit d’initiative de l’organisateur, M.l’abbé Lemire, et de ceux qui l'ont générei^ement secondé.Outre la messe, le défilé patriotique et les amusements de l’après-midi, il y eut deux séries de discours auxquels prirent part, le di-manchf soir, MM.J.A.Cambray, avocat-journaliste, et C.A.Bouchard, médecin; et le lundi soir, sous la distinguée présidence de Me Charles Bourgeois, M.le maire Tessier, M.l’abbé Mélançon, Outremont, M.Ls D.Durand, avocat, et M.J.-B.Prince, médecin, président de la Ligue des Intérêts patriotiques, de Montréal.Des discours prononcés par MM.Cambray, Bouchard et Durand nous détachons les passages siuvants; M.CAMBRAY;—Les persécutions que les Canadiens-français subissent actuellement émiettent leur énergies et les empêchent de marcher librement dans la voie du progrès et de la prospérité.Mais les persécutions sont génératrices de courage et de vigueur, et, malgré l’adversité, le grain de sénevé jeté en terre < indienne par nos ancêtres ne pér.cli-tera pas.Nous sommes les maîtres du sol : six générations d’ancêtres dorment leur dernier sommeil sous les hautes herbes de nos cimetières.Nos égli* ses depuis 200 ans ont vu prier bieu8 des âmes.Les Anglo Saxons, les Orangistes d’Ontario et les Irlandais jaloux el fielleux du genre O'Meara n'en peuvent pas dire autant.M.BOUCHARD Notre passé devrait être assez chargé de gloire et de labeurs pour nous assurer un présent prospère et tranquille.Malheureusement, à des causes de dissentiment déjà trop nombreuses, entre les deux rares qui habitent ce pays, la guerre, erv venant jeter la panique parmi ceux qui n’avaient pas encore qpté entre FAngleterèe et le Canada a élargi le fossé entre les deux groupes : il s’est élargi au point que l’on veut faire maintenant du Canada le simple pourvoyeur de chair de la métropole, sans se préoccuper des graves problèmes qui menacent la vie mènle de la nation.Mais une race ne meurt pas-, on aura beau immoler nos fils et étouffer dans la gorge tie nos enfants le parh* de France, on ne réussira pas à * mis anéantir.Soyons de vrais chrétiens, mais ne laissons pas, sous couleur de charité et de tolérance, fouler aux pieds le patrimdine que nous ont légué nos pères.Nous avons le devoir sacré de rester debout, droits et fermes.Nous pouvons être de tel ou tel parti, sur des questions secondaires, mais nous ne devons être que des patrio- tes quand une question nationale est en jeu.M.DURAND:—La jeunesse qui grandit dans Dinquiétude éprouve aujourd’hui la nécessité de communier avec l’âme des ancêtres et de sentir avec force que si nous ne sommes que le prolongement de nos morts, nous nous devons et nous leur devons de le continuer.Si nous faisons l’histoire de nos défaites depuis la Confédération, nous pouvons les attribuer à leurs causes primordiales: la partisanne-rie outrée et la fausse conciliation.“Quand il a neigé sur les pères, l’avalanche est pour les enfants.” 11 a abondamment neigé sur nos pères immédiats et l’avalanche est aujourd’hui pour les fils à qui on a enseigné la doctrine de déchéance nalio haie et dont on a tenté de briser les ressorts moraux en leur enseignant que, minorité, ils devaient se taire.Nous devons donc renouer la chaîne qui nous relie au passé et retrouver les fortes vertus des ancêtres : dignité et fierté nationales; probité morale et intellectuelle, haut culte de l’honneur et passion de notre belle langue française.Vous aimez les sports?Vous levez donc lire les chroniques sportives du NATIONALISTE, DECORE DE LA CROIX DE GUERRE Québec, 30.— Le soldat Pierre Landrieu, fils de M.R.Landrieu, président de la Société française dé Québec, tp nt de recevoir la croix de guer: «* avec citation à l’ordre du jour ne la lOème armée française.Le jeune décoré est motocycliste de la troisième batterie du 87ème d’artillerie française.L’ordre du commandant signalant sa bravoure dit que le 25 avril dernier, alors que la batterie était soumise à un bombardement de gros calibre, il a aidé à l’extinction d’un incendie de gargousses et partit le premier, spontanément, donnant ainsi le plus bel exemple de courage et de sang-froid.Le jeune Landrieu, originaire de Québec, a servi 15 mois dans l’armée ançlàise avant de s’engager dans l’affilée française.Il a été blessé le deux mai 1917 et réformé le même jour.LES LETTRES DE FADETTE Le troisième volume des lettres de Fadette se vend, en librairie ou au Devoir, 50 sous l’unité, 55 sous par la poste.Avis à ceux qui en ont déjà les deux premières séries.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure.No 5386.-— La Commission des écoles catholiques de Montréal, corps légalement constitué, ayant sa principale place d’affaires à Montréal, district de Montréal, demanderesse, vs Auguste Chevalier, autrefois con-tracteur de la cité de Maisonneuve, district de Montréal, aujourd’hui de lieux inconnus, détendeur.11 est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 28 juin 1917.T.DEPATIE, Député-protonotaire.St-Jacques, Filion, Houle et Lamothe, procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 4508.— La Commission des écoles catholiques de Montréal, corps légalement constitué, ayant sa principale place d’affaires à Montréal, district de Montréal, demanderesse, vs Danville Realty limitée, corps politique et incorporé, ayant autrefois son principal établissement à Montréal, district de Montréal, défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse do comparaître dans le mois.Montréal, 28 juin 1917.T.DEPATIE, Député-protonotaire.St-Jacques, Filion, Houle et Lamothe, procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 3061.-— La Commission dés écoles catholiques de Montréal, corps légalement constitué, ayant sa principale place d’affaires à Montréal, district de Montréal, demanderesse, vs Dame Sarah Cooper, épouse séparée de biens de Jack Krauss, tailleur, de Montréal, et ce dernier pour autoriser son épousé aux présentes, tous deux de domicile inconnu, défendeurs.H est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.Montréal, 27 juin 1917.T.DEPATIE, Député-protonqtaire.St-Jacques, Filion, Houle et Lamothe, procureurs de la demîtnde-resse.( i- h- I LA CONSCRIPTION Par Henri Bourassa L’exemplaire.$0.10 franco- 1 douzaine.$1,00 franco.) ^ 50 exemplaires.$!2.r»0 plus frais.Toutes les commandes pour 50 exemplaires et plus (sauf celles des librairies), devront être adressées à M.Wilfrid Deschênes, au secrétariat de la Ligue patriotique des intérêts canadiens, No 92-est, rue Notre-Dame, (ch.12) à Montréal, et PAYEES COMPTANT.Chaque commande de 50 exemplaires adressée à M.Deschênes donnera droit à 5 exemplaires GRATUITS du discours de M.Bourassa, sur le “Devoir”, SON ORIGINE.SON PASSE, SON AVENIR, et à un exemplaire de la brochure du 5e Anniversaire du “Devoir”.Toutes les commandes pour quantités moindres (et celles des librairies), devront être adressées au “Devoir”, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.Intervention américaine L’exemplaire.$0.25, plus 3 sous de poste La douzaine.$2.50, plus 25 sous de poste En vente aux bureaux du “Devoir” $ La Conscription et l*Intervention américaine sont également en vente, dans les librairies suivantes :— Granger Frères, 43-ouest, rue Notre-Dame; Langevin & L’Archevêque, 31-ouest, rue Notre-Dame; J.-A.Lacroix,, 1913-ouest, rue Notre-Dame; Saint-Louis, 288-est, rue Sainte-Catherine; Déom Frères, 251-est, rue Sainte-Catherine; Pineault, 280-est, rue Rachel; Gariépy, 1123-est, rue Rachel; Beauchemin, 79, rue Saint-Jacques; Graton, 1850 boulevard Saint-Laurent.Aux Etats-Unis, s’adresser, pour les commandes de gros ou de détail, à la Librairie Saint-Michel, 91 rue Summer, Boston, Mass.OFFRES SPECIALES EN VENTE AU “DEVOIR” SEULEMENT «fr L’Intervention américaine.\ as* ru\ t Hier, Aujourd’hui, Demain.i «M.UU rranco.La Conscription.i Le “Devoir” et la guerre.I $1.00 franco.Hier.Aujourd’hui, Demain.I PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2461.— Dame Alice Richard, époiu-se de Georges Desruisseaux, avec le quel elle est domiciliée et résidence à Montréal, a formé une demande en séparation de biens contre son mari, assisté de François Richard, en qualité de curateur ad hoc.le 16 mai 1917.Les avocats de la demande:-, se, BAYARD ET LANCTOT.Montréal, 16 mai 1917.PROVINCE DE QUEBËcT disb-ict de Montréal, Corn- supérieure.No 3737.— La Commission des écoles catholiques de Montréal, corps légalement constitué, ayant sa principale place d’affaires à Montréal, district de Montréal, demanderesse, vs Jeremiah Donohue, autrefois de la cité et du district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, defendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 28 juin 1917.T.DEPATIE, Député-protonolaire.St-Jacques, Filion, Houle et Lamothe, procureurs de la demanderesse.PROVINCE DE QUEBEC, district < Montréal, Cour Supérieure No 402-La Commission des Ecoles Cathol ques de Montréal, corps légalcrnei constitué ayant sa place d’affaire dans les cité et district de Montrés demanderesse, vs.David Salttnan Frank Seidman, tous deux des cité district de Montréal, défendeurs, est ordonné au défendeur, E'raii Seidman, de comparaitre dans ! mois.T.DEPATIE, député-protom taire.LEGRAND et BOURDON, pn cureurs des demandeurs.Montréal 28 juin 1917, PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour Supérieure No 5383— La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, corps légalement constitué, ayant sa principale place d’affaires à (Montréal,district deMont-réal, demanderesse, vs.Dame Mary Connors, alias O’Connors, veuve de feu Michel Hugues, en son vivant de la cité et du district de Montréal, défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, député-protonotaire.SAINT JACQUES, FILION HOULE et LAMOTHE, procureur; de la demanderesse.Montréal 28 juin 1917.PROVINCE DE~SL^EBEeTdisTrict de Montréal, Cour Supérieure No 3095— Les Commissaires d’écoles de la municipalité de Verdun, corps politique et incorporé ayant sa principale place d’affaires de la Province de Québec, en la cité de Verdun, dans le district de Montréal, demandeurs, vs Toussaint SaintetMarie, des c:v , el district de Montréal, défendeur 1 * 3 4 est ordonné au défendeur, de corcdetBli-tre dans le mois.T.DiPATïc tlépu fé-protonotaire.MASSON et BILLET TE, procureurs des demandeurs.Montréal, 28 juin 1917. .LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 JUIN 1917 VOL.VTIL—No 152 3Q EN PAYS DE MISSION Une lettre du P.Turquetil, missionnaire à Chesterfield Inlet — L’heure de la grâce —Jours d'espérance — Difficultés, espoirs.MOEURS ESQUIMAUDES V.-D.de la Délivrande.17 janvier 1917.Chesterfield Inlet, Hudson Bay, via Port Nelson, P.0.Man.A en juper par le temps qu’il fait depuis plusieurs jours, Chesterfield Inlet est bien toujours le même pays.Nous sommes en pleine poudrerie: d’épaisses masses de neige se soulèvent et se lancent dans l’espace on ne sait où, comme s il s a-gissait pour elles de trouver quelque chose à détruire dans ce désert glacé.Le vent siffle dans les tuyaux, aux angles des maisons, au contact de tout ce qu’il rencontre.De temps A autre, il semble donner tout ce qu’il peut, alors, la neige sèche, tassée, frappant sur les bardeaux d’acier, sur les châssis, donne 1 impression d’un tourbillon de sable qui passe.Les murs en planches plient bien quelque peu à en juger par le mouvement continuel des lampes suspendues au plafond.La neige s’amoncelle vite, et bouche les fenêtres.C’est l’obscurité dans la maison.Personne ne songe à mettre le nez dehors, même les chiens n’osent remuer, la neige pénétrant leur poil jusqu’à la peau.L'HEURE DE LA GRACE ces textes parfaitement inintelli- I dans le camp.Il y a cependant un gibles à qui n’en connaît pas d’a- ‘ jeune aveugle, qui a une femme, vanoe le sens.Enfin, ces gens J «»ais qui ne peut évidemment sou- porte Le frère, lui, se chargea durant mon catéchisme, de répandre quelques grains de terre provenant du tombeau de Sœur Thérèse sur les auditeurs présents.L’effet ne se fit pas longtemps attendre.Quelques jours après (c’était vers la mi-octobre,) j’eptends dire que l'un de nos gens a refusé net de faire de la sorcellerie.On veut le payer, il refuse et en donne la raison: il croit désormais à Jésus, Ceci se passait avant que cet homme n’ait soufflé mot du changement opéré en lui.Quelques jours après, il vient pour savoir tout simplement quelles prières il lui faudrait faire le matin et le soir, s’il lui fallait aussi chanter après sa prière, parce qu’il voulait suivre Jésus.En quelques mots, je lui fais comprendre que, pour suivre Jésus il fallait le connaître, Lui et ses enseignements, que s'il voulait venir au catéchisme, chaque jour après sa journée, je l’instruirais.Mon homme fut on ne peut plus heureux d’entendre qu’il était à même do s'instruire, car disait-il, il désirait fort suivre Jésus, mais ne ne savait comment ni par où commencer.Dès ' le lendemain, il venait au catéchisme, amenant sa femme, bien disposée, elle aussi.Je n’eus pas de peine à leur faire comprendre que la religion est chose sérieuse, qu’il faut s’y donner de tout cœur, et je posai de suite les conditions du catêchuménat.LES CONDITIONS DU CATECHUMENAT 1.Promesse de vivre dans le ^ mariage selon la loi chrétienne.2.Prières chaque jour matin et soir, messe le dimanche est obligatoire, de conseil sur semaine.3.Catéchisme chaque jour, autant que possible, de 5 à 6 heures du soir.4.Renoncer à tout ce qui sent la sorcellerie, la superstition, les fétiches, etc.5.Vivre ainsi en chrétien, de leur mieux, jusqu’à l’époque du baptême qui leur sera conféré quand ils seront assez intruits, mais pas avant Dans notre petite maison-chapelle, le Frère Girard, et moi, essayons de tirer meilleur parti possible des jours d’hiver, trop courts à notre gré.Oui, trop courts, car, si le climat d'hiver est toujours le même à Chesterfield, il y a cependant bien du nouveau dans notre vie ici.L'heure de la grâce a enfin sonné pour nos pauvres païens, et c’est le cœur plein de reconnaissance envers Dieu, que nous entrons dans cette nouvelle année 1917.Que tous nos bienfaiteurs et amis, qui nous ont aidés de leurs prières et aumônes, se réjouissent, et remercient Dieu avec nous.Ce leur sera une douce consolation de voir que leur pieuse charité n'est pas restée sans fruit.Je dirai brièvement où nous en sommes de notre apostolat auprès des Esquimaux.Le steamer de la Cio arrivait le 9 septembre.Le R- P- Leblanc était forcé de quitter la mission par | l’été prochain, a moins qu ils ne raison de santé.La séparation soient en danger de mort.Ces nous coûtait à tous deux, après | conditions eussent semblé dures a quatre ans de vie, d’épreuves, de; qui n’aurait pas eu à cœur 1 affaire sacrifices en commun, La perspec-1de son salut.Notre homme, lui, live d’une année de solitude n’était les accepte avec joie.Il a compris sruèrt' f ite pour me réconforter en j que le délai du baptême pour de si pareille circonstance, on le conçoit [ longs n’ayant aucune idée de Dieu, ni de la religion.se servent de ces livres de la Bible d'une façon qui ferait réfléchir et même rougir ceux quû par faux zélé, répandent ces écrits à profusion, en milieu purement païen.JOURNEE DE M1S-S ION N A IRE Avec ce noyau de catéchumènes, l’ouvrage ne pouvait plus nous manquer.Le matin, après déjeuner, je jette un coup d'œil sur le journal du matin, (c’est celui de l’an dernier que nous avons reçu par le bateau, quoiqu’un an en retard, il est toujours ancien et toujours nouveau,) puis, je me mets à traduire en esquimau les différentes prières, à les mettre en caractères syllabiques, pour ceux de nos gens qui savent lire.J’ai fini les prières du matin et du soir, au grand complet, celles de l’assistance à la messe, les acclamations après le salut, le chemin de la croix.J’en suis à un abrégé de la vie de Notre-Soigneur, dont je me propose de lire un chapitre, chaque jour, après la sainte messe.Ensuite, viendra l’abrégé d’E-criture Sainte, et le catéchisme, auquel je me perfectionne chaque jour par la pratique et que, pour cette raison, j’écrirai le dernier.Ceci m’occupe jusqu’à midi.A 1 heure après-midi, le Fr.Girard quitte ses travaux de toute sorte pour s’occuper des enfants de l'école.Il leur enseigne la manière d’écrire leur langage en caractères syllabiques, ainsi que les prières, et de la bouche de ses élèves il apprend la langue, sans misère.Pendant ce temps, je récite mon bréviaire.A deux heures je prends ces enfants pour le catéchisme, après quoi je prépare celui des adultes, pour le soir.L’esquimau, adulte et enfant, apprend vite, parce qu’il est prompt à saisir et retient bien, et sans doute, aussi parce que nos gens y mettent toute leur bonne volonté.C'est un plaisir de les instruire, et leurs dispositions sont bien consolantes.Je vais faire mon possible pour finir mon travail de traduction avant l’été, afin d’avoir quelques petits livres pour eux, l'an prochain.Je ne doute pas que le Sacré Cœur inspirera aux âmes qui s’intéressent à nous la bonne pensée de prier pour nos catéchumènes, et de nous aider à.leur procurer les livres de prières dont ils auront besoin.Repas complet pour doux Son* ira» forma légière Délicieux au goût Sain et fortifiant ./>>%*/9 JS Mi AT PATTY R*t économique et pratique 2 boîte» pour 2.%c Fabriqué «ou» le contrôle du (Couvernmncnt TOUX, RHUME, BRONCHITES, ETC En vente chez tous les pharmaciens L’ACTION DE LA GRACE mois m’est nécessaire pour aisément.J’étais pourtant décidé bien juger de ses dispositions, et ù rester, car j ayais au cœur la ti tude que le bien se ferait.Coi la cer- i que le men se lerait.Comme je le disais en été, ce n'était plus le temps de l’indifférence mais celui de la lutte: on objectait, on se mo-! ijuait, prouve certaine que mes ca-/ téchismes avaient de la prise sur ces vens.Il suffisait de persévérer et l’attendre, Dieu forait le reste.Et IL l’a fait.Tout d’abord ce fut l’arrivée du bon Frère Girard, religieux dévoué et expérimenté aux missions sauvages.Quelques bonnes âmes comprenant bien notre situation ici, s’adressaient à Sœur Thérèse de l’Enfant JésUs, pour nous obtenir un bon frère.C’était vien aussi mon plus vif désir, mais je n’osais l’espérer, ni même en parler aux supérieurs, vu le manque de sujets.Trouver un frère qui ait santé, courage, et expérience nécessaires pour venir ici, cela ne signifiait-il pas priver une autre mission florissante au profit de celle-ci qui, encore à ses débuts, sans résultats certains, pouvait paraître temps et peine perdus?La petite et si grande thaumaturge,— a bien su, elle, faire ce qui paraissait impossible, — m’a obtenu ce bon compagnon, au moment où j’en avais le plus besoin, et où je m’attendais le moins à en avoir, et m’a sauvé ainsi une année de solitude que j’appréhendais non sans raison.JOURS D'ESPERANCE Après le départ du R.P.Leblanc, et quelques travaux d'aménagement pour l'hiver, rien de nouveau à noter quelques semaines durant.Doux sermons catéchismes le dimanche, et par ci par là, un mot du bon Dieu, aux rares visiteurs qui entraient chez nous.C'était tout.Les dimanches même n’étaient guère fréquentés.Il y avait pourtant un camp assez nombreux.Mais la plupart des hommes, ou bien étaient en voyage, ou encore pressés’ de construire avant l'hiver.J’avais bien remarqué quelques auditeurs plus assidus et comme avides de s’instruire.Mais c’étaient des nou-veaux venus, je n'osais trop me fier aux apparences.J’attendais, remettant le tout au Sacré Cœur qui semblait bien s’en mêler.En effet, fie Paray-Ie-Monial (France) j’avais reçu brochures et images, concernant l’intronisa ion du Sacré Cœur dans les foyers.On me parlait, en même temps, de Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus.Tous les deux, le qu’il en a besoin, lui aussi, pour se bien préparer à ce grnd sacrement.PREMIERES CONVERSIONS Il se met de suite à l’œuvre.Son exemple est bientôt suivi.Deux autres familles demandent à être reçues au catêchuménat.Connaissant leurs antécédents, je fus plutôt surpris de les voir venir si vite.En moins d’un mois, sur huit familles qui composaient alors le camp, (les autres étaient partis à leurs camps d'hiver) cinq se séparaient nettement des endurcis et des moqueurs pour se joindre aux néophytes.C’étaient en tout vingt-cinq âmes, dont deux enfants seulement trop jeunes pour être instruits.Depuis lors, nous avons chaque matin, nombreuse assistance à la messe, après laquelle nous faisons la prière en commun.S’il fait beau, les hommes sont déjà partis à la chasse, mais le soir, tout le monde est là, pour le catéchisme et la prière.Et voici trois mois que mes gens ont une heure de catéchisme par jour; le dimanche, ils viennent trois fois, d’abord à la messe, le matin, puis aux deux sermons catéchismes, relui de l’après midi étant suivi de la bénédiction du T.S.S.Les derniers reçus au catéchumé-nat avaient quelque peu différé leur demande d’admission, pensant qu’il était nécessaire de savoir lire pour se faire chrétien.Aujourd’hui tout ce monde voit très bien qu’il est inutile d’avoir des livres de prière, des bibles même, d’essayer de les lire, si on n’a pas le catéchisme à la base pour comprendre ce que cela veut dire.Quand ces lignes parviendront dans la civilisation, l’heure du baptême sera proche, déjà, pour la plupart, s’ils ne se démentent pas do leur ferveur première.Puissent-ils, une fois baptisés, persévérer, former un bon noyau fervent dont l’exemple influera sur la conversion des autres.Puissé-je, l’an prochain, offrir à Dieu un plus grand nombre d’âmes rachetées du sang do son divin Fils.Inutile, sans doute, de rêver à des conversions en masse; vu les conditions du pays, les Esquimaux doivent nécessairement vivre en tout petits groupes, éloignés les uns des autres, sous peine de mourir de faim.Nul ne saurait dire quand ni où nous aurons la chance d’instruire ceux qui sont au loin.Mais il en sera de ceux-ci comme de ceux-là, quand le Sacré Cœur voudra les appeler, il trouvera bien le moyen que nous ne saurions même prévoir, et le bien se fera.Ce qui, actuellement, fait bien augurer de l’avenir, c’est.l’action VISIBLE DE LA GRACE DANS CE PREMIER MOUVEMENT DE CON- vehsions.On le voit par l’exemple du premier catéchumène.Le ait de refuser paiement est bien caractéristique à qui connaît les Esquimaux.En général, l’Esquimau est prêt à tout, quand il s'agit pour lui do se procurer co que son pays lui refuse, Notre homme a-vait devant lui l’appât d’un riche paiement qui, d’ordinaire, eût suffi à faire sacrifier les plans de chasse, l’honneur de sa femme, de ses enfants.Et lui le refuse pour s’exposer aux moqueries des autres, lesquelles d’ailleurs no manquèrent pas.Son nom a été changé en surnom qui signifie quelque chose comme “essayer de monter dans les nuages’’.Mais notre homme tint bon et, qui plus est, d’autres le suivirent de près.EF FO R T S A POS TOLIQ UES tenir sa famille.L’aveugle vivra de la chasse du sorcier.Le marché a vite été conclu à la mode esquimaude.et sa femme appartiendra au chasseur, en guise de paiement, tant qu’ils habiteront ensemble la même contrée.Nous voici au dimanche.Les deux individus viennent au catéchisme.De fil en aiguille, je trouve le moyen d’en arriver à leur cas; l’improvisation est de rigueur, par ici.Le premier prend de suite une tête fatiguée, la laisse balancer quelques coups, et s’endort.(Lisez: fait mine de dormir.) Je le laisse faire.L’autre ne me quitte pas des yeux, ni crainte, ni moquerie sur sa figure, mais plutôt l’approbation et presque le contentement.Le sermon fini, notre dormeur s’est réveillé, et il attend là, tout naturellement, comme si rien n’était.Je vais à lui, et lui parle de sa femme.Devinant bien où je voulais en venir, il veut d’abord savoir do qui je tiens ces renseignements.J’élude sa question.Alors, il fait l’imbécile, prétendant qu’il est trop lourd et trop vieux pour essayer de monter en l’air jusqu’au ciel; c’est pourquoi il ne fait pas ce que je dis.Espérait-il faire rire ou se moquer ?Il n’y réussit guère.Personne ne bronche.J’aborde la question de son âme.Il veut échapper, disant qu’à la mort, il mourra tout entier, corps et âme.Il a pu entendre des blancs parler de la sorte, mais pas un Esquimau ne le croira jamais.Sur ma réponse que pas un Esquimau n’a parlé de la sorte, (et tout le mondé approuve), mon homme prétend alors qu’étant déjà vieux, __________ il désirait fortement s’amuser tout leur couleur naturelle, en Tente chez ton» son soûlr parce qu apres la mortil ^ année* de succè*.n’aura plus cette chance.Ce fut son dernier mot, je le laissai à son endurcissement, lui ordonnant de rester chez lui, tant qu’il n’aurait pas changé d’idées.Alors seulement, je le recevrai pour l’instruire.Je passais à autre chose, quand le second voyageur se lève, m’aborde, et me dit fort simplement, en pleine face de l’autre: Moi, j’ai mal fait.Je suis jeune, tout un chacun me donne des ordres; j’ai fait comme on m’a dit, mais c’est mal, je le sais, j’aimerais bien à être en règle.Je lui explique que la femme de l’aveugle qu’il fait vivre, peut et devrait travailler pour lui, mais qu'elle doit appartenir à son mari, et non pas être donnée em paiement à tout venant.Il promet de la rendre à son mari, aussitôt de retour au camp, et s’il peut trouver une autre femme d’ici au printemps de se joindre aux catéchumènes aussitôt après.D IFF IC VL TES-ESPOIRS Voici nos gens et le travail qui se fait chez eux.Il y a certes, bien des difficultés à surmonter: tant d’habitudes à briser, do craintes superstitieuses à supprimer, de préjugés païens à changer, de mauvais exemples, de moqueries, de sollicitations à essuyer.On comprend que je demande une prière pour leur persévérance.Jusqu’ici ils ont donné pleine satisfaction.Ils s’encouragent par la pensée qu’ils seront ainsi admis au baptême, qu’ils désirent vivement, car ils ont peur de leurs fautes passées.Ils parlent souvent aussi de ce qu’après leur baptême, ils pourront porter l'image du Sacré Cœur, l’avoir toujours sous les yeux, dans leurs maisons de flfeige, sous leurs toutes en peau do phoque.Il mo semble que de tout le catéchisme, c’est le Sacré Cœur qu’^s ont le mieux compris, ou qui les a le plus touchés.Ils connaissent et suivent le premier vendredi du mois, et entendent chaque fois de nouvelles choses sur cette dévotion.C’est notre espoir que ces gens, allant à Dieu par le Sacré Cœur, réussiront à comprendre mieux l’amour de Dieu pour eux, et alors, nous aurons de bons et fervents chrétiens qui feront notre joie et notre consolation.A.Turquetil MONUMENT AU SACRÉ COEUR BELLE MANIFESTATION DE FOI DE LA PART DES PAROISSIENS DE SAINT-JO VITE.— Mgr BRUNET, EVEQUE DE MONT-LAURIER, BENIT LA NOUVELLE STATUE._________ Saint-Jovite, 25.(Par courrier.) —Notre village vient d’ériger dans son parc public, en face de l’église paroissiale, un monument en bronze au Sacré Coeur de Jésus.Les fêtes qui ont eu lieu à cette occasion débutèrent par une semaine de retraite prêchee par le H.P-Joachim, Franciscain, et bien connu dans toute la province comme apôtre de la tempérance.Saint-Jovite a déjà adopté la prohibition, et sans aucune contrainte de la part de son conseil municipal, sans aucun sermon en faveur de ce régime de son curé.La retraite.qui vient d’avoir lieu n’avait donc/pas besoin d’être une retraite de tempérance.L’église n’était pas assez 'grande pour contenir le peuple qui assista >a chaque offi-| ce.Plusieurs prêtres des environs dûrent offrir leur concours pour entendre les confessions.Le 23 juin, Mgr Brunet, de Mont-Laurier, se rendit Ici.Les maisons étaient pavoi sées.Plusieurs automobiles, cava liens et voitures allèrent au devant de Sa Grandeur.Le dimanche matin, 24 juin, il confirma au delà de cent enfants.Le soir, une procession se rendit en chantant dans le parc, où l’évêque, portant la crosse et la mitre, procéda solennellement à la bénédiction de la statue du Sacré Coeur.Le sermon de circons tance fut prononcé par le H, P.Joachim.Ensuite toute la population acclama le Sacré Coeur en criant bien haut : “Vive notre Divin Hoi!’’ La cérémonie se termina par le salut du T.S.Sacrement, dans l'église.Cette manifestation de la population de Saint-Jovite fait honneur à son esprit de foi tout en donnant un exemple aux autres villages du nord.Le promoteur, en même temps que le plus généreux donateur, est Mgr J.S.Ouimet, curé de Saint-Jovite.PROPAGANDE PROTESTANTE Dans chaque famille, ou à peu près, on voit des livres de prières, des portions de la biblo traduite en Esquimau, par les missionnaires Moravians du Labrador, ou par les ministres du détroit de la Baie d’Hudson.Quel est le fruit de cette propagande par le livre, chez les Esquimaux ?Le voici: Tous les noms propres de villes, de pays, d’hom mes, de Notre Seigneur, de Dieu même, qu’on écrit ‘God’ comme en anglais, et en Esquimau, Gudi ou Godi, tout cela est de l’hébreu pour ces gens.Dès lors ils ne se servent, de cos noms que pour rire et s’amuser, ou pour faire étalage de leur science.Même le saint nom de frère et moi, nous vîmes là un appel, Dieu est indignement profané par flirect de Dieu de nous en remettre à lui seul pour la conversion des païens.L'image bénie du Sacré Ccgur fut bientôt afflehéo sur la Par ailleurs, avec le caractère esquimau, il n’est pas question de se suivre les uns les autres à la façon dos moutons de Panurge.En voici un exemple.C’était vers la mi-décembre, il y avait des étrangers de passage dans le camp.Parmi eux, un grand gaillard, à triste réputation, alliage des meilleures qualités et des pires défauts.C’est lui qui, l'an dernier, avait ostensiblement changé de femme, pendant quelques mois.L’automne dernier, il était de nouveau en règle, et partait à son camp d'hiver.Il arrivait maintenant, se dirigeant vers le Nord, pour un séjour d’un an.Encore une fois, il avait laissé sa femme, pour prendre sa belle-sœur.L’autre voyageur, un jeune sorcier, pas méchant d’ailleurs, est dans une position à peu près semblable.Bon chasseur, capable de faire sa vie, il n’a personne pour coudre ses habits, pour entretenir sa maison de neige.Sa femme est morte, l’an dernier, et il Maison “CHERRY HILL” L’ECOLE RECREATIVE FAISANT PRATIQUE D’ANGLAIS Un monsieur catholique Anglais, accepterait quelques garçons de bonne famille de douze à vingt ans, comme pensionnaires-étudiants à sa mai son de campagne, près du lac On tario, pendant la saison d’été.Tous les 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brochure de M.Bournssa sur la conscription ont été enlevés.Le public tient évidemment à sc mettre au courant des tenants et aboutissants de toute la question.Ainsi que nous l’avons déjà fait observer, eette brochure est un excellent instrument de propagande.E lie contient, dans ses 46 pages, grand format, toyt un arsenal de faits et d’arguments et se vend très bon marché.On trouvera dans une annonce de page Ultérieure, tous les détails nécessaires pour en faciliter In INVENTIONS UTILES Nos lecteurs trouveront plus bas une liste de brevets canadiens récemment obtenus par l’entremise de MM.Marion et Marion, solliciteurs de brevets, Montréal, Canada, et Washington, D.C., E.-U.Pour plus amples informations, s’adresser au bureau d’affaires plus liant mentionné.Nos.CANADA 177,190— George Robert Nicholson, Dwiham, Angleterre.Siphon.177,223.— Knut Ivar Lindstrom, Djursholm, Suède.VaQ.seaux à lait pour machines à traire, fonctionnant à l’aide du vide.177,302 — Jules Eugène Hauvette, Paris, 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TRANSPORT EST IMPORTANTE AU PREMIER CHEF.— UN APPEL AUX MARCHANDS.SEMAINE PRENANT FIN LE 30 JUIN 1917.M.A.1).MacTier, gérant général du Pacifi([iie Canadien, vient de faire la déclaration suivante, en rapport avec la question du charbon, question qui menace d’atteindre sa période aiguë l’iiiver prochain, si l'on ne prend dès maintenant des mesures pour éviter la crise: “On comprend maintenant presque partout que le pays est en face d’une rareté de charbon qui prend des proportions alarmantes, et que l’hiver prochain, si les conditions ne se sont pas améliorées dans l’intervalle, un grand nombre d’industries et même de foyers, seront dans l’impossibilité de se procurer le combustible qui leur sera nécessaire pour se rendre jusqu’à la fin de la saison rigoureuse.On peut attribuer à plusieurs causes les difficultés que l’on éprouve à se procurer le charbon dans l’est canadien, d’abord le manque de main-d’oeuvre dans les mines et ensuite la rareté du matériel pour transporter l’anthracite «les districts miniers aux centres qui en ont besoin- Dans certaines régions minières, on peut actuellement, même malgré cette pénurie de la main-d’oeu-vre, sortir plus de charbon que l’on peut trouver de wagons pour le transporter.Il s’ensuit donc que si l’on pouvait augmenter le nombre des wagons, le charbon nous parviendrait en plus grande quantité.Malheureusement il est pratiquement impossible d’obtenir de nouveaux wagons à l’heure présente, et la solution du problème ne peut être obtenue qu’en tirant tout le profit possible du matériel roulant déjà existant.Pour atteindre le résultat désiré, il faut que les wagons soient convoyés rapidement entre les mines et les points de destination et qu’ils soient déchargés aussitôt qu’ils arrivent chez les consignataires.Les chemins de fer ont grand besoin du charbon pour eux-mêmes, afin d’être en position de remplir leurs obligations envers le public, et aussi font-ils tous les efforts possibles pour réduire les retards et pour bâter le transport d’une manière générale.Mais tous ces efforts de la part des compagnies de chemins de fer sont inutiles sans la coopération entière de ceux qui doivent voir au déchargement des wagons lorsque ces derniers sont parvenus à destination.Un grand nombre de consignataires qui ont compris la situation font tout en leur pouvoir pour donner l’assistance qu’on attend d’eux, mais d’un autre côté, il y en a d’autres qui semblent vouloir retarder délibérément la distribution du combustible pour en faire monter les prix, en immobilisant inutilement pendant de longues journées, du matériel dont on aurait grand besoin ailleurs.II y a aujourd’hui dans une petite ville, cinquante-deux wagons que l’on n’a pas encore déchargés et qui sont arrivés là depuis trente et un jours.Ils sont consignés à trois organisations (pii possèdent toutes les facilités pour décharger plusieurs wagons par jour.Ces wagons ont (loue été hors de service pendant un lotal de 1,029 jours.Etant donné qu’un wagon à charbon peut faire en moyenne une cinquantaine de milles par jour, si ces derniers avaient été promptement remis à la compagnie, ils auraient pu, durant ce temps, effectuer un trajet total de 51,450 milles, et comme la distance qui sépare l’endroit où iis sont retenus, de la mine la plus proche, est à peu près de 400 milles, il résulte que si ces 52 wmgons avaient été en service au lieu de rester sur une voie d’évitement pendant un mois, ils auraient pu apporter dans le pays 3,200 tonnes de charbon de plus.Le chiffre n’est pas très élevé il est vrai, surtout si l’on considère la quantité dont on a immédiatement besoin, mais ces 3,200 tonnes auraient été suffisantes pour réchauffer plus de 300 familles pendant tout l’hiver prochain ou encore alimenter les feux d’une usine durant plusieurs semaines., Ce cas n’est qu’un exemple entre mille, et il y a actuellement des centaines de wagons retenus de cette manière, quand ils devraient fdre en service ailleurs.Les marchands de charbon peuvent rendre d’immenses services à la poptda tion en libérant promptement le matériel roulant qui leur apporte le combustible et aider de cette manière à réduire la rareté des wagons dont on se plaint actuelle went à travers tout le pays.Il y a encore ceux qui insistent pour obtenir des wagons ouverts pour le transport de leurs marchandises parce (pie cela est plus économique pour eux que l’usage des wagons fermés.En se servant de wagons qui devraient être affectés au transport du charbon, ces gens contribuent à augmenter la rareté du matériel roulant nécessaire à cette fin.Comme souvent ils sont de grands consommateurs de charbon eux-mêmes, il serait plus avantageux pour eux d’employer des wagons fermés, quitte à payer des taux un peu plus élevés, que de risquer d’avoir à fermer les portes de leurs usines plus tard, parce que les compagnies de chemins de fer n’ont pu apporter dans le pays suffisamment de combustible pour satisfaire toutes les demandes.Les prix de gros ci-dessous sont fournis par les maisons: “Ogilvie çlour Mills Co.”, et “St.Lawrence Nour Mills Co.”, pour les farines ; J.-A.Vaillancount, pour les oeufs, laitages, etc.; “Hart et Tuckwell”, pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Liée., pour les grains et fourrages; et I.alumière et Beau-dry, pour le poisson.Prix de •’•os: FARINES Patentes: Hoyal Household .2 sacs $13.Oü Régale.2 sacs 13.00 Fortes à boulanger: (ilenora.2 sacs 12.50 Fleur de Lis .2 sacs 12.50 Montcalm.2 sacs 12.40 Manitoba S.B.2 sacs 12.00 Hurona (à pàtisserie).2 sacs 13.00 A (id.) 2 sacs 12.50 Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs 12.00 Farine de blé-d’Inde, pour engrais.2 sacs 7.50 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée, sac de 90 Ibs $4.50 Avoine roulée, baril .9.30 Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne.$32.00 Cru Man., au wagon, tonne.38.00 Cru blanc, au wagon, tonne.40.00 Moulée pure, au char .fiO.OO Moulée mélangée, au wagon.$53.00 à $60.00 Les engrais sont rares.$4.75 à $5.00 $5.00 à $5.25 $5.50 à $6.00 .$10.00 OEUFS Prix vendant aux épiciers.Oeufs canadiens.34s Oeufs de choix.37s BEURRE Beurre de crémerie.36s Beurre de choix, en bloc d’une livre.36 l-2s Beurre de beurrerie (secondaire) .35s Beurre de laiterie.34s FROMAGE Fromage doux, la livre .22s Fromage fort, à la meule la livre.32s Fromage fort au morceau, la livre.33s Fromage do Gruyère américain, la livre (rare) .60s Fromage d’Oka.38s Fromage Roquefort.65s SAINDOUX Bonne demande.Saindoux pur, en tinette .Saindoux pur, en seau ., Saindoux pur, bloc de 1 1b.POIS ET FEVES Le mlaol Pois à soupe, le minot .4.75 Haricots secs (fèves blanches ou jaunes), le minot .10.50 FRUITS LE LA CALIFORNIE Asperges, la douz.$4.25 Fraises, la boîte.20s Cocos, par 100.$7,50 Cerises, la boîte.$3.25 Abricots, la caisse .$2.50 à $2.75 Pêches de Californie .$2.75 Prunes, la boite.$3.25 Ananas de Floride .$3.75 à $4.25 Céleri de Floride, par colis $1.40 Raisin Alméria, baril .$8.50 La 1b.27 3-4.s $5.60 .29s Oranges “Sunkist” .Citrons Messina .Pamplemousse (grape fruit).Canneberge, le baril.FRUITS Asperges canad., le paquet.$2.00 à $2.25 Pommes, la boite.$4.25 Bananes, le régime .$3.25 à $4.00 Choux, la caisse .$3.25 à $3.50 Concombres de Floride $3.50 à 4.00 Blé-dTnde, la douz.20 à 30s Tomates, du Mississipi,, la caisse.$2.25 à $2.50 Radis, la douz.75s Rhubarbe, la douz.$1.50 Laitue, la douz.$1.50 à $1.75 Carottes nouvelles, par colis.$2.75 à $3.25 Retteraves nouv., par colis.$3.00 à $3.25 Pois nouv., par colis.$3.25 à $3.75 Oignons du printemps, la douzaine.$1.75 Oignons du Texas.$2.75 Oignons rouges, par 75 ibs.$7.00 Pommes de terre, par.panier.$3.75 à 4.00 Dattes, la livre.Ill Dattes par colis.12s Dattes “Dromadery”, le paquet 13s Figues de Californie, par 25 Ibs.$1.75 Marrons, la livre.ri» Noix, la livre.16 à 50s CEREALES PRI EN ENTREPOTS A MONTREAL 11 y a rareté de céréales sur notre place, et l’on ne peut compter sur les consignations venant de l’ouest, vu l’insuffisapce des moyens de transport.Bien plus, on ne voit pas encore quand la situation s’améliorera.Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest .79 l-2s No 3, Canada-Ouest ., .78s No 1.d’alimentation (feed).75s No 2, d’alimentation (feed).74s No 2, blanche.(manque) No 3, blanche.(manque) No 4, blanche.(manque) Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3, Canada-Ouest .$1.38 No 4, Canada-Ouest .1.33 D’alimentation (feed) .1.20 Maïs américain, par 56 Ibs No 2 jaune , (manque) No 3, jaune.Blé à volailles, par 100 Ibs .FOURRAGER SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1916.Nouvelle récolte: -Mil No 1, par 2,000 livres Mil No 2.Mil No 3.Mil et trèfle .MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.Merluche (haddock) .Doré, frais.Brochet, frais.Bàrbotte.Perche.Saumon frais, de Gaspé.Morue fraîche.Anguille fraîche.Merluche fumée.Filet de merluche.Hareng frais, la pièce .$1.85 $3.00 $14.00 13.00 11.50 10.00 NOUS OFFRONS EN VENTE $200,000.DE DEBENTURES DE LA VILLE DE MONTREAL-EST (Garante pour) LA CORPORATION DE CONSTRUCTIONS HYGIENIQUES, LIMITEE & MONTREAL-EAST CONSTRUCTION CO.N.B.— Ces debentures partent G%, et sont rachetables dans 15 ANS PRIX: AÜ PAIR Demandez notre liste de placements de juillet, dans laquelle vous trouverez un choix considérable de débentures rapportant 51% à 6% Versailles, Vidricaire & Boulais, limitée BANQUIERS 90 St-JACQUES, MONTREAL Bureau à Québec LA CORPORATION DES OBLIGATIONS MUNICIPALES, LIMITEE 132, RUE SAINT-PIERRE Chronique de L’AUTOMOBILE Le Pacifique-Canadien, en son nom comme en celui des autres compagnies de transport, demande donc à tous ses clients ainsi qu’à leurs employés, de faire en sorte pour le bien de tous, que les wagons soient libérés dans le plus bref délai possible, lorsqu’ils seront arrivés à destination, afin qu’ils soient remis en service aussitôt pour nous apporter une plus grande quantité de combustible qui nous sera esscnliel Phiver pro- 28 iuin daire des plus intéressants.I- Lundi, mardi et mercredi, nous DE QUEBEC, district de verrons Theda Bara, dans une vue Montréal, Cour Supérieure No 412— spéciale de la Cie Fox.Cette vue, la T'a Commission des Ecoles Catholi-dernière en date, nous montre “Le dues de Montréal, corps légalement plus Grand Amour”; elle intéresse- constitué, ayant sa principale place ra les jeunes comme les vieux.d’affaires à Montréal, district de crétaire, J.C.A.Coutu; trésorier, ! me,nts a demander voudront bien se nous .nandre et iKS*""'-** * 3 ,"“™ * nmie çprnnç •.» * *.* A1 .r», _ j, °* Gaille, H.Foi-ligion et Patrie.I a u,- M.l’abbé I.Caron était de la fête.! :n.preside4nt’ La réception qui lui a été faite!—-U-Urr 'ias?R’„ Albert Pigeon, Au prouve que les l’Abitibi lui sont vivement recon naissants de l’attention qn’ii appor- PROV1NCE DE QUEBEC, district del.PROVINCE DE QUEBEC, district Montréal, Cour Supérieure No 944— dc Montréal, Cour supérieure, No La Commission des Ecoles Catholi- ”'*• — Un Commission des écoles ques de Montréal, corps légalement cajholiques de Montréal, corps lé-constitué, ayant sa principale place ^lenient constitué, ayant sa place d’affaires à Montréal, district de d affaires à Montréal, dit district, Montréal, demanderese, vs.Urgel demanderesse, vs Dame Gcorgiana Archambault, de lieux inconnus.Il Connolly, de la ville de Montréal, est ordonné au défendeur de compa- dans If district de Montréal, veuve ratreî dans le mois.T.DEPATIE, |de Joseph Godbout, fils, en son vi-député-protonotaire.SAINT - J \C- vard marchand du même lieu, et QUES, FILION, HOULE et LÂMO-,maintenant épouse d’irénée Amyot, PME, procureurs des demandeurs.!de Montréal, et ce dernier pour au-Montréal, 28 juin 1917.jtoriser son épouse aux fins des pre- r>Dn\7Tvr/-'r' .x, -sentes, et Albini Racine, comptable, 1R0\INCE DE QLEBEt., district de , de Montréal, dit district, en leur Montréal, Cour Supérieure No 2031—(qualité d’exécuteurs testamentaires La Commission des Ecoles Catho-|de feu Joseph Godbout, fils, dèfen-;^;dfA^?.Lr.éa,f cor.ps.lè«.alen.lent deurs.Il est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.constitué ayant sa principale place n affaires a Montréal, district de Montréal, demanderesse, vs.Henri Desbarrats, entrepreneur, autrefois de la cité et du district de Montréal, maintenant de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur | ,__„ de comparaître dans le mois.T.DE- PROVINCE DE QUEBEC district de I ATIE, député-protbnotaire.SAINT Montréal Cour Supérieure No 401— Montréal, ce 29e jour de juin 1917.1.Ri A.TISON, Député-proton ota ire.Legrand et Bourdon, procureurs de la demanderesse.JACQUES, FILION, HOULE et LA-510 J HE, procureurs des demandeurs.Montréal, 28 juin 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district de Montreal, Cour Supérieure No 937 La La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, corps légalement constitué ayant sa place d’affaires, dans les cité et district de Montréal, demanderesse, vs.Mlle Ataia Morin, - — .fille majeure, usant de ses droits, de limies rTp MmrirAai 6" ^ f Catho-! Montréal, dit district, défenderesse, cm xrih a ”0nt7aI> corps le?,aie;nent ] Il est ordonné h la défenderesse de constitue ayant sa place d affaires | comparaître dans le mois.T.DEPA- demaiderp«Petv»1SniCt deA,M?ntr^a1’ !TIE.député-protonotaire.LEGRAND BÎon1nd v!‘nv; Ha wur Alprhon,sine et BOURDON, procureurs de la de-uiouin, veuve de William Leclerc, manderesse no£0n&"eUll’D,istr-ict (.lc Mo»fréal, et j Montréal, 28 juin 1917.I)ritTie Emma Rlouin, onouse sénar^p !-.^— savent apprécier la grandeur de lai(îeur' ^ esJt ordonné au défendeur tes, défenderesses.nature et Tingéniosité des hommel ! d(l^?™paraUiT dal!s !e mois.T.DE.quand elle se manifeste d’une façon ruf,‘7;,'VV^7 artistique, passeront un délicieux y»n7r!iJ S’ PILI’0\ HOULE et LA-quart-d’heure à contempler les mer- MQJHE, procureurs des demandeurs.veilles de Versailles.rec.EXAMENS DS MUSIQUE Montréal, 28 juin 1917.te à leur sort.M.l’abbé Caron a enlevé son auditoire.Les tonnerres d’applaudissements de ia foule lui ont donné une preuve frappante du succès oratoire qu'il a remporté.Il a parlé des progrès et des succès immenses déjà obtenus dans la région de l’Abitibi.“Nous comptons déjà”, dit-il, “au delà de 5000 Canadiens-français dans cette partie de la province de Québec, et dans quelques années”, ajoutait-il, “l’Abitibi, à tous points de vue, sera à la province de Québec ce qu’a été pour le Canada l’Ouest Canadien.” M.Leclaire, agronome de Makamik, a donné de précieux conseils aux cultivateurs, sur les soins à nu a ete faite nüste r A t / ‘ j- 'lyrami, cure de t»ainte-Anne, d Ot- b rave s colons de,' ConiiVdu' bateau •pn-s^dmi^'Ai'i taWa‘ La fête,.dure!\a deux jours: le - bert Pigeon- F Anhôriin P^.iViU programme s inscrit comme suit: quelle J C’ A Co tu Chf F tJ’Î - Lundi le 2 willet, à 8 heures p.m., queue, J.G.A.Coutu, Chs E.Trot-[% l’église Sainte-Anne.— Présenta- JÜBÏLÉ SACERDOTAL Lundi le 2 juillet sera célébré le, , iubilé sacerdotal de M.l’abbé J.A.classe lauréate, Mlles Yvonne Pel-jMyrand, curé de Sainte-Anne, d’Ot- "1 PROVINCE DE QUEBEC, district de Montréal, Cour supérieure, No 12632.— La Commission des écoles catholiques de Montréal, corps lé-Parmi les élèves qui ont subi avec ]gaiement constitué, ayant sa princi-succès leur examen de musique au ipale place d’affaires à Montréal, dis- district de ireuit du .____ 2114—Ca- ll est ordonné nada Malleable and Steel Range Mfg.enderesses de comparaître Co.Liée, corps incorporé ayant son mois.T, DEPATIE, député- Principal établissement à Oshawa, taire.LEGRAND et BOUR- province d’Ontario, et ayant un bu- aux défenderesses dans le protonot ______________ _ —ww»»- ________________ DON, procureurs de ïa demanderesse-! reau d’affaires à Montréal, dit dis-Montréal, 28 juin 1917.Irict, demandeur, vs.Daine Sarah PROvrvÛF'r>p rsTTE-ppé.J.» .! Klein, veuve de Isaac Workman, des Atnkt ’ i QUEBEC, district cité et district de Montréal, défende-Montréal, Cour supérieure, No resse, et !.Kamulawitz, de lieux in-ua Çomnussion des écoles connus, mis-en-cause.Il est ordonné de 3750.• t | _ * « - n.k.il cal ill tjuii carnoiiques de Montréal, corps lé- au mis-en-cause de comparaître dans gaiement constitué, ayant sa prin- le mois.Par ordre, U.BOUVIER ____., ______ ______ d ?f/ai,re3 Montréal, ! député-greffier de la dite cour.l’.collège Dominion, se trouvent cinq trict de Montréal, demanderesse, ri „ i e Gr0n,v ea ’ deinaaderes.se, C.MEUNIER, procureur du deman-élèves du professeur Chs.-E.-A.Hou- vs Fire Desiderio et Gino Sartor, I,i *;,»“,Cowan^ et N.T.Le- deur.Montréal, 28 juin 1917.de, qui ont obtenu leur diplôme de'tous deux journaliers du même en-L» j’ ,i !f»r(: a,uxa au,rref?1'; a.ritc IpftiitrTvrrF uf mTricrrr a- » ! » i» musique dans les classes suivantes: i droit, mais de domicile inconnu, .i-i,,,: Bict .de Montréal, amour- î , 5 DI, QUEBEI, district de .- - - ,aünné aux -.a’'d mil de lieux inconnus, défendeurs.Mon,rpal-pmir Supérieure No 2615— Classe intermédiaire, Mlle Rncctte; classe senior, Mlles An-Tendeurs toinette Picotte et Lucia Lebrun ; mois Rita défendeurs.II est ordonné aux dé de comparaître dans le Comité de la danca- r vt„„„A 1ion d’adrpss*.réponse du jubilaire, jr ési de n t • I é n D n m mi l i n r ' * i?S ^ ’ chanl
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