Le devoir, 23 juin 1917, samedi 23 juin 1917
VOLUME VIII—No 14# MONTREAL, SAMEDI 26 JUIN 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE .8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE 3 00 LEDEVO Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 LA FÊTE NATIONALE L’Observateur m’a dit: "Plus j’y regarde et plus je vois que nos dé-Demain, partout où bat un coeur canadien-français, ce 'sera fête.Les^ pûtes, en dépit de leur haine féroce, BILLET DU SOIR TÉMOIGNAGE ne violent pas comme les belligérants d'Europe tous les traités proscrivant l’emploi de certaines armes.Ainsi, il y a un nom qu’on ne prononce pas.Il est explosif, sans don familles isolées se réjouiront discrètement dans l'intimité du foyer ; celles qu’un sort plus clément a groupées autour d’un même clocher prendront part à des manifestations populaires.Ces démonstrations ont leur utilité.Insuffisantes à créer le véritable patriotisme, elles peuvent cependant contribuer, si elles sont dignes te, et on craint qu’il détruise le et bien organisées à le stimuler, voire à le fortifier.Il faut prendre nature humaine telle qu elle est.La plupart des âmes ont besoin, pour:/a j)rol,ince ,{e Québec.ne pas s’endormir dans une funeste léthargie, de recevoir de l’extérieur /,« droite implore tacitement la quelque ébranlement salutaire, d'être plongées, de temps en temps, dans gauche de ne pas lui rappeler qu'elle une atmosphère qui les réchauffe et les enflamme.Que de soldats fui- mdonHer "la trêve ^Les raient honteusement sur le champ de bataille si la sonnerie des clairons avez.lmus entendus mentir tes uns'et ou le frémissement des drapeaux n’exaltaient leur courage défaillant! les autres?Ils se lavent les mains.Mais ce n’est là qu’un élément de la fête nationale.Elle en comporte prétendent qu’il n’est pas de leur de plus intimes et de plus féconds.Des actes personnels d’abord.Je ne Imite si le sang des leurs ne coule veux en indiquer pour demain qu’un seul.Les résolutions d’ailleurs qui; toch^impérhtl et"pourtant, ec’est de l’accompagneront en feront naître plusieurs autres les jours suivants.| leur faute aux lins et aux autres Cet acte qui devrait ouvrir la journée, la marquer à son empreinte,1 quoi qu’ils en disent.Du haut de la en faire jaillir des résolutions viriles, c’est té groupement de la race, non neutralité de ma tribune j ai envie plus dans les rues ou sur les places publiques, mais à la Table sainte, au banquet eucharistique.L’homme, a dit Louis Veuillot, n’est grand qu’à genoux.A plus forte raison, les races.Et quand elles s’agenouillent pour communier, pour que dans leurs veines coure, par la plus admirable des transformations, le sang du Christ, non seulement elies se grandissent, mais elles enrichissent leur organisme d’une sève de vie frémissante, mais elles jettent surtout, dans la mêlée où se joue leur sort, un facteur d’une incomparable puissance.Les prêtres, j’en suis sûr, seront heureux demain, en montant à l’autel, d’ajouter à leurs intentions celle du salut de la race.Que nos communautés religieuses communient dans le même but.Qu'elles conseillent le même geste aux enfants dont elles ont la garde.Que tous enfin, jeunes et vieux, hommes et femmes, tendent à réaliser cette communion nationale.On ne saurait exagérer la portée d'un tel acte.Il peut dans les circonstances être décisif.Viendront alors les résolutions.Elles seront fermes, généreuses, pratiques.Peu importe qu’elles ne soient pas nombreuses, qu’elles varient même suivant les individus.Ni le nombre ni l’uniformité ne sont ici une condition de succès.Déraciner en chacun de nous le défaut dont la race peut le plus souffrir ou cultiver la vertu dont elle profitera davantage: voilà le point essentiel.Au premier rang de ces défauts se place l'esprit de parti.On le rencontre à la racine de toutes nos défaites.Il est le pire ennemi de nos intérêts, le dissolvant le plus actif de nos forces.Sous le coup des événements actuels sa puissance semble quelque peu faiblir.On en voit mieux la néfaste influence.Les grandes calamités ont souvent ce don précieux de projeter sur certains faits auxquels elles se rattachent une lumière qui les sort de l’ombre et montre leurs dangereux aboutissants.Mais l’esprit de parti est profondément entré dans nos moeurs.Nous en portons, pour ainsi dire, le germe dans notre sang.Il ne périra pas facilement.Quand on le croira mort, on le sentira revivre.Et cependant à en purger la race, on ne saurait trop s’efforcer, car il la mène infailliblement aux abîmes.Plusieurs, que ce mal n’atteint pas, souffrent d’un autre, très funeste lui aussi: l’insouciance de la chose publique, en particulier des intérêts de leur nationalité.Lorsque certainesheures tragiques sonnent dans la vie d’un peuple, chaque homme doit se lever pour "servir”.Nous traversons une de ces heures.Et cependant chez le plus grand nombre des nôtres que de torpeur et d'apathie! On ne veut pas déranger ses aises, on craint parfois de le leur crier: Vous, les droitiers, mentant sans doute alors comme vous mentez aujourd’hui, I vous avez propage la doctrine de cet homme à travers la province et derrière votre passage la graine de vérité, tombée de vos mains fausses, n’en a pas moins germé.Et, vous de, la gauche, vous êtes là les bergers ! qui vouliez conduire le troupeau vers les pâturages empoisonnés de l’impérialisme et c'est vous qui avez] suscité cet homme.Aujourd’hui on sait que vous avez été les trompeurs du peuple et en voyant le précipice vers lequel vous nous conduisiez, on tient compte au vrai berger qui nous a avertis.Cessez, mais cessez done de nous faire taxer de lâcheté grâce à vos mensonges.Paresseux et fainéants qui n’avez pas eu le courage de méditer un livre et de voir clair, vous puisez dans les oeuvres de cet homme vos armes, sa pensée sert de trames à vos arguments, il n’est pas un de vos discours sur lequel il ne pourrait réclamer des droits d’auteur.Mais vous n'avez pas le courage de dire la vérité essentielle, Cessez donc de vous faire ks trompeurs de votre race, les trompeurs de nos adversaires.Criez franchement comme votre chef a failli le faire: Non, le Canada français ne veut pas se battre pour l’Empire, non parce qu’il est lâche, mais au contraire parce qu'il n’a pas peur d’une lutte lente, sournoise, déprimante, qui doit se livrer avec des armes morales et est en quelque sorte plus dure que l'autre et que cetlè lutte, H doit la subir ici.Non, le Canadien-français ne s’est pas enrôlé, le chiffre qu'il a donné est minime, éloquemment minime.Il prouve que les menteurs n’ont pas été écoutés, qu’ils vinssent de l’un ou de l’autre côlés et que le peuple a compris que s’en aller de chez lui pour céder le pas devant j l’invasion pacifique mais ruineuse “Jeanne appartenait à une famille “de héros, mais elle a sans doute “mieux mérité du Canada que Sain-“te-Hélène, Châteauguay, Maricourt, “Bienville, Longueuil et d’Iberville "lui-même”, pour n’avoir point saisi davantage cette autre, de Donoso Cortès : “Je crois que ceux qui “prient font plus (pie ceux qui com-“battent”.C’est Philippe Gaultier de Comporté, premier seigneur de la Malbaie, encore un “oublié” que l’auteur, hôte assidu de son domaine, entreprend de rétablir en nos mémoires, comme Louis XIV l’avait un jour “restitué en sa bonne fame et renommée”, après une injuste condamnation à mort.Oui, voilà des modèles à offrir à notre jeunesse, pour qu’elle grandisse la fierté au coeur et trempée pour nos luttes, à cette heure décevante où l’on ne voit guère “les ar bres changés en Iroq'uois", mais des frères de religion tournés en ennemis, — ce qui n’est pas un moindre phénomène.Mais que peut une simple “dédicace”, Ignorée bien souvent de ceux à qui elle est offerte ?Le livre de Mademoiselle Laure Conan mérite d’être distribué à profusion comme récompense scolaire.Il remplacerait avec avantage tant de monographies étrangères, si difficiles à situer clans la grande Histoire, dont on charge les bras de nos lauréats et lauréates.Et nous suggérons modestement que l’on hâte les commandes, afin que l’auteur, plus conscient du bien qu’il opère ft de l’admiration qu’il provoque, se décide bientôt à produire une nouvelle galerie de portraits nationaux.Fr.M.A.LAMARCHE, O.P.BLOC - NOTES de compromettre ses affaires, on redoute le moindre éclat.Et les hom-jpour sa race cl pour son influence mes manquent, et les bras, et fargent.Sans eux cependant que devien-jdans je pays de ses terres, c’était dront nos traditions et nos droits, notre langue, notre foi, notre propre survivance?Un tel pourrait prêter le prestige de son nom, un autre fournir des fonds, un troisième un peu de son temps.Et cela suffirait pour former la digue qui arrêterait la marée montante du fanatisme.Le dévouement aux intérêts de la race, — quelque forme qu’il prenne, pourvu qu'il soit sincère, ordonné et efficace, — voilà la vertu dont cette fête du 24 juin devrait au moins jeter les germes dans Les âmes.Il en est une autre qu'il faut aussi cultiver.Elle regarde principalement la jeunesse, ceux qui tiennent en leurs mains l'avenir.Plusieurs écrivains l’ont signalée récemment: c’est le travail sur soi-même, la formation d’une personnalité vigoureuse.De quoi la race a-t-elle surtout besoin?D’hommes, de valeurs intellectuelles et morales.Rarement notre jeunesse fut aussi vaillante, aussi généreuse, aussi patriotique.Les persécutions suscitent ordinairement une telle génération.Elles stimulent dans les âmes, héréditaires d’un glorieux passé, la ^ fierté nationale; elles y réveillent les énergies latentes et Iles orientent peut-être servir l’Angleterre mais c’était aussi, en quelque sorte, trahir sa propre patrie.” TESTIS.SILHOUETTES ' CANADIENNES1’ Mademoiselle Laure Conan a rassemblé sous ce titre une douzaine de portraits historiques, la plupart déjà parus, soit en plaquette distincte, comme “Jeanne Lober”, soit dans divers organes du pays, comme “La Vénérable Mère Marguerite Rourgeoys” (le “Rosaire”, année 1906).vers l’action.Mais ce bienfait comporte un danger.La formation so- , Vn écrit signé par l’auteur d’“An- lide ne sera-t-elle pas négligée?Les salles de comité ont plus d’attrait que les chambres d’étude, et les réunions publiques que les bibliothèques.ou les maisons de retraite.Et cependant rien ne vaut, rien ne saurait compenser ces heures solitaires où le jeune homme, son travail professionnel accompli, s’enferme avec les maîtres de l’humanité, prend connaissance de leurs oeu- vtes et discute leurs pensées, ou encore, rompant pour quelques jours .( „ uc, tout lien extérieur, se met à l’école du Christ, et, sous, sa direction que bambins patriotes qui font de l’his-lien ne trouble, épure ses aspirations, discipline ses énergies, hausse son 'ri'.'1?,f-1?»ia^^1 ?n'r’ âme.forte, inviolable gardienne de ses droits et maîtresse de ses destinées.Je ne voudrais pas qu'on se méprit sur ma pensée.L’action s’impose de nos jours.Et nul, plus que moi, n’admire l’ardeqte jeunesse qui géline de Montbrun” et de “L’Ou bli” vient toujours à son heure.Mais ]e seul titre du présent volume : “Silhouettes canadiennes”, à cette époque convulsée, tragique et décisive où nous devons plus que jamais envisager nos modèles, et sa seule dédicace, “Aux écoliers cana-diens-français de l’Ontario”, à ces .j,-, , -ui i ., suffisent à signaler l’éclatante od- Sans elles pas d elite possible, et sans une elite pas de race portunité d’une telle publication Des modèles, il s’en trouve dans cet ouvrage, non pas pour tous les c h- ?°.* ?ar le S°ût frivole et mon- s’y dévoue généreusement.Seulement qu’elle prenne garde d’oublier,5^" ,na\spCon^°?ouksaî1eT,situaÜons" qu’elle est appelée à une “supériorité” nécessaire, que celle-ci ne s’ac- Chacun des groupes qui contribuè-quiert que par une formation intellectuelle et morale intense, et que cetteTent à fonder sur tes rives laurcn-formation les années de collège n’ont fait qu'en poser les bases.K- * * A ces considérations d’autres pourraient s’ajouter.N’alilongeons pas trop la liste de nos défauts.Mais,quelques-uns bien constatés, mettons résolument la cognée à la racine de l’arbre.Frappons ferme.Et qu’un nouveau 24 juin voie fleurir dans nos âmes renouvelées les vertus qui font les races hautes et fortes.Joseph-Papin ARCHAMBAULT, SJ.PETITIONNEZ ! Nous ne saurions trop le répéter: Il faut pétitionner, pétitionner encore, pour influer sur l’attitude des députés actuels et du parlement futur.La Ligue patriotique des Interets canadiens tient à la disposition de tous des formules bilingues, pour les citovens et les mères de famille.On n’a qu'à les réclamer au secrétariat de la Ligue, bureau 12.92 Notre-Dame-est, à Montréal.Pétitionnons sans relâche.Que chacun voie tout de suite autour de lui, ce qu’il peut faire et agisse sans tarder.‘AIDE A LA FRANCE’ M.Charles Marcllly, dont nos lecteurs ont déjà lu quelques pièces, vient de publier aux ateliers du Devoir une Odr à la France qu’on trouvera à nos bureaux et dans les principales librairies, au prix de 10 sous l'exemplaire.A la douzaine, $1.10; nu cent, $8.25.nés un nouveau peuple : explora leurs, colons, missionnaires, femmes d’élite vouées à l’action ou à Ja contemplation, s’y trouve représente dans un type inoubliable.C’est Louis Hébert, l’“ancêtre” canadien, dont la “silhouette” près du sillon se détache en grandeur poétique, aussi bien dans la prose de Laure Conan que dans les vers de Blanche Lamontagne.C’est Jeanne Mance, l’héroïque hospitalière que Montréal aujourd’hui, dans sa tardive gratitude, loue et acclame à l’égal de Maisonneuve.C'est Jeanne Leber, ta sentinelle du tabernacle, incomprise des mondains qui vont s’étonner d’une phrase de l’auteur : (1) “Silhouettes canadiennes”, brochure de 200 pages, in-80, dédiée aux écoliers canadiens français de l’Ontario.(En vente dans nos prin-pales librairies, au prix de 75 sous.Conditions faciles pour les commandes au cent, en vue de récompenses scolaires.) Avertissement Un homme d’affaires anglo-canadien,—et donc, une autorité peu suspecte, puisqu’elle n’est pas canadienne française, M.le sén.Edwards, d’Ottawa, a averti jeudi des Ontariens, au cours d’une réunion de cultivateurs et de marchands, que la famine guette le monde.“La Belgique aura retrouvé toute sa prospérité et le Canada chancellera encore sous l’effet de la misère et de la famine,” lui font dire les journaux.C’est la confirmation exacte et totale de ce qu’ont dit déjà bien d’autres autorités, toutes d’origine anglaise ou américain , depuis des mois et des années.Ainsi, aux Etats-Unis, la moyenne de la récolle de blé annuelle, de 1911 à 1915.est de 806 millions de boisseaux.Or la récolte totale de cette année n’y sera que de 640 millions.Au Canada, les pronostics ne sont pas plus rassurants.C’est à tel point qu’à la même réunion d’Ottawa, jeudi, un autre Anglo-Canadien, M.W.-H.Dwyer, déclarait qu’avant longtemps “le peuple canadien se verra obligé de cesser de manger du pain blanc, ear Ir Canada va manquer de plusieurs millions de boisseaux de blé et nous n’en aurons pas assez pour nourrir .notre population comme à l’ordinaire”.Le ministère Borden, au lieu de se préoccuper à parer à ce danger, a fermé les yeux là-dessus pour ne penser qu’à faire des soldats de tous les Canadiens de 20 à 45 ans, au fur et à mesure que les canons allemands tueront ceux qui sont au front,.Est-ce là ce qui s’appelle gouverner ?A signaler Il convient de signaler un article de madame Eleanor Franklin Egan, dans le Saturday Evenidg Post d’aujourd’hui.Il est intitulé Our Neighbor’s Affairs.Bien que l’auteur tente en apparence de rendre justice aux Canadiens-français, on voit que le manque de renseignements et surtout le manque de contact véritable avec les Canadiens-français, sont causes d’affirmations blessantes pour notre race.“The French Canadian .continues to be a hyphenated citizen, even though his ancest for ten generations were born on Canadian soil”, écrit l’auteur.Plus loin, l’article affirme que le Canadien-français est à tout prendre très intelligent, mais prêt, au moindre prétexte, à insister avec véhémence sur ses droits de ci toyen.Madame Egan estime même qu’il a tort de réclamer, par exemple, les documents fédéraux en français, ainsi que de la correspondance en français avec les ministères d’Ottawa, et elle écrit : “Les députés canadiens français à Ottawa font tous leurs discours en français, ce qui fait perdre son temps à la députation anglo-canadienne et nécessite l’emploi d’un corps considérable de traducteurs”.11 ne servirait à rien de riposter à cet auteur qu’il s’agit là d’un droit et qu’il convient de l’exercer, puisque le français est langue officielle ; elle n’a pas l’air de se douter qu’après tout le français vaut bien l’anglais.Elle tombe aussi dans une exagération déjà mise au point par des autorités militaires anglo-canadiennes, en disant qu’il v a plus d’Américains dans le corps expéditionnaire canadien qu’il n’y a de Canadiens fran çais.Bref, son article contient plusieurs inexactitudes de faits et de détails, des erreurs montrant que l’auteur n’a pas pris la peine de se renseigner à des sources sûres, à notre endroit.Mais ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’on nous aura peints avec des couleurs empruntées à d’autres palettes qu’à celle de la vérité.L’exemption Un député dont le nom nous échappe a parlé sen,sèment, l’autre jour, quand il a dit que si nous sommes pour avoir Timpôt sur le revenu, il devrait s’appliquer aux détenteurs d’obligations de l’Etat se totalisant à plus de $100,000.Autrement, disait-il, nos millionnaires et nos munitionnaires vont placer le plus clair de leur argent en bons de l’Etat et ne paieront aucun impôt, tandis que le salarié qui peine ra pour faire un salaire dépassant $3000 ou $4000, selon le cas, devra, quoique pauvre à côté du millionnaire créancier de l’Etat, payer un assez fort impôt sur le revenu.C’est un point qui a son importance et qu’il conviendrait d’étudier.A OTTAWA M.GRAHAM POUR LA CONSCRIPTION Trois autres libéraux quittent leur chef— Sir Thomas White parle de nouveaux sacrifices.Un avis Le Sim, de Toronto, au cours d’une brève note sur ta conscription, écrit: te peuple ne connaît pas les nécessités de lia guerre, dont la durée reste incertaine, il n’a aucune informatiom sur l’effort extrême qu’on lui demandera avant qu’elle se termine.Mais il sait qu’il lui faut vivre et qu’il ne peut ajouter indéfiniment aux armées sans limiter la production des aliments ou des munitions.On sait assez généralement que les nouveaux avocats de la conscription approuvaient tacitement la discontinuation du recrutement parmi les employés aux munitions, il y a quelques mois.Sont-ils maintenant disposés ià limiter aujourd’hui la production des munitions, aussi indispensable, nous disaient-ils tout récemment, que des nouvelles recrues pour les armées de l’Empire?” La réponse est facile.Les munitionnaires, à quelques exceptions près, ne tiennent pas du tout à perdre leur main-d’oeuvre, pas plus au bénéfice des champs qu'à celui des armées.Et s’il faut 100,00(1 nouveaux soldats à l’Empire, ils comptent bien que c’est parmi d’autres ouvriers que les leurs que l’Etat ira lever ses bataillons de conscrits.De la sorte, l’Empire aura ses soldats et cela ne nuirait pas aux industriels qui font de belles affaires pendant la guerre.G.P.(Par Ernest BILODEAU) Ottawa, 23.— La première semaine du débat sur la conscription s'est terminée aujourd’hui par une.nouvelle journée de discours dont pas un seul, ce qui constitue un indice remarquable, n’a été fait en faveur de l’amendement du chef de l’opposition.Trois autres des partisans de sir Wilfrid Laurier ont pris aujourd’hui la parole et tous trois ont exprimé la décision attristée mais ferme, de se séparer de lui sur cette question.Ce sont: MM.Ceo.P.Graham, E.W.Nesbitt et W.A.Buchanan, ce dernier de l’Ouest, «t les deux autres de l'Ontario.On ne peut donc pas dire que la journée ait été bonne pour le chef de l’opposition, en dépit des compliments platoniques que lui ont servis ces dissidents en lui tirant leur révérence.Naturellement.la droite a applaudi bruyamment à ces défections et dans les couloirs, après l’ajournement, on pouvait entendre une non moindre légume que le ministre des finances proclamer à ses voisins que M.Buchanan avait fait un splendide discours et qu’il est un charmant garçon.IL re/te à savoir si celte bonne humeur ministérielle va se maintenir pendant tout le reste du débat.L’amendement Barrette Au commencement de la séance, le premier ministre a fait allusion au discours prononcé hier soir par M.Gauthier, de Saint-Hyacinthe, et il a nié avoir eu connaissance du sous-amendement Barrette autrement «tue par les journaux de _ ce matin, Le gouvernement n|a rien eu à faire avec cette décision du député de Berthier ni directement ni indirectement.M.Barrette, qui s’est levé tout de suite après, a répété la même chose en d'autres termes, et a offert de mettre son siège de député en jeu comme preuve de la véracité de sa déclaration.Puis M.Graham, le lieutenant libéral, a continué le débat sur le bill du premier ministre.M.GKAHAM La réunion de mercredi soir M.Bourassa traitera de la 7, lue Saint-Jacques.— Bureau 76 Tél.Main 2432 COMPTABLES Benoit & De Grosbois COMPTABLES — AUDITEURS LIQUIDATEURS 20 RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 2617 COURTIERS EN ASSURANCES Ai LBERT LEFORT SSURANCE AUTOMOBILE A 25 P.C.ET 50 P.C.DE REDUCTION CHAMBRE 36, 164 SAINT-JACQUES Assurances générales aux meilleurs taux REGLEMENTS DE COMPTES RESTAURANT A VENDRE Joli restaurant dans le nord de la ville, bon site.Aucune offre raisonnable refusée.S’adresser 2597 St-Hubert.DIVERS ilition, il y aura distribution d’un pain béni.„ .Dans l’après-midi, a 3 heures, au parc du quartier Emard, angle des rues Dumas et Allard, il y aura fete d’enfants et amusements sportils.SITES SUR LA GRÈVE au bord du lae St-UouD, 30 minutes ouest de Montréal Vous poutre* aller en bateau, tous baigner, 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variétés nouvelles de pain qui se caractérisent surtout par la couleur plus ou moins brune et une saveur inconnue au pain blanc.Certains boulangers vont même jusqu’à avan eer que celui-ià qu’on vous offre est bien ie pain préconisé par le Dr Nadeau et Je Dr Rousseau, quand ce n’est pas vrai.Ces sortes de pain ne sont pas sans valeur; on doit même souvent les préférer au pain blanc; mais elles ne sont pas faites de farine blutée à 85, et, surtout, ne sont pas spécifiquement recommandées par les docteurs Nadeau et Rousseau.Ces pains nouveaux ne sont pas tolérés par tous les estomacs, surtout par ceux prédisposés aux brûlements, à la pituite et à la fringale — reproches qu’on ne peut raisonnablement adresser au véritable pain naturel.Il importe donc de mettre ie public en garde contre les contrefaçons du pain recommandé par le Dr Nadeau.On répondra peut-être, et non sans quelque raison, qu’il n’est pas aisé de reconnaître le “véritable pain naturel’’.M s’afit d’avoir l’oeil, et le bon, et le palais aussi.ASSOCIATION DES FEMMES D'AFFAIRES Une assemblée générale extraordinaire des Femmes d’affaires, association affiliée à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, aura lieu dimanche, le 24 courant, à 3 heures, à la chambre 6 du Monument National.On y étudiera la grande question du vote des femmes et le projet de loi de M.R.L.Borden.Toutes les dames que la question intéresse sont cordialement invitées.Les cours de diction française sous la direction de Mille Saint-Jean sont commencés depuis deux se mairies.Néanmoins les associées peuvent encore s'inscrire tous les un choeur de chant sont retenus pour l’occasion.Tous les Canadiens-français sont invités à prendre part à ces manifestations et à décorer leurs résidences pour la circonstance, en particulier sur le parcours des processions, Que tous se fassent donc un devoir de proclamer leur attachement à la race et à ses traditions.Ce sera le signe extérieur de la ferme volonté qu’ils ont d'assurer sa survivance et le respect de ses droits.A SAINT-EUSEBE La fête nationale sera célébrée dimanche prochain.La procession commencera à 8 heures 30 le matin; elle se composera de 30 chars allégoriques, de trois fanfares, 7 gardes, les Vétérans, les Zouaves, etc.Le défila se fera par les rues suivantes: Amity, Hermine, Larivière, Fullum, Ontario, Parthe-nais, Marie-Anne, Lalonde, Dufresne, Logan, Poupart, Lafontaine, Iberville, Frontenac, Hochelaga, Chapleau, Sheppard, Fullum.Au retour, grand’niesse solennelle; à deux heures, amusements, puis à huit heures, discours patriotiques.AUX TROIS-RIVIERES La fête nationale sera célébrée lundi, dans cette ville.Voici le programme que l’on remplira : 8 heures 30, messe solennelle et sermon de circonstance.10 heures, procession de chars allégoriques.1 heure 30, courses au terrain de l’Exposition.7 heures 30, concert au parc Champlain.Discours patriotiques, feu d’artifice.Dimanche, le 24, à huit heures du soir, il y aura concert et discours au Parc Champlain.ARGENT A 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avocat, ne Wind sor, au Dr L.V.Chapdelaine.de Louiseville, P.Q., et à la famille, à roccasion de la inort de Mme de Grandpré, de Sorel.* * W A une assemblée des membres du cercle universitaire “Val d'Or” il a été proposé par M.\ictor H.( ne nard, E.E.P., qu’un vote de condoléances soit envoyé a Madame 1 m-lippe Hébert à l’occasion du décès de son époux.FEU M.ANTONIO CASAUBON Mardi, 19 juin, est décédé M.Antonio Casaubon, fils de M.Onésime Casaubon, marchand, de Sainte-Eli sabeth, comté de Joliette.Il etai étudiant en médecine a 1 université Laval, à Montréal, et avait fait un brillant cours d’études au séminaire de Joliette.Les funérailles ont eu lieu a Me Elisabeth, hier matin, au milieu d’une assistance nombreuse de parents et d’amis.rie, Arthur Gaçnon et Joseph Lefebvre, de Montreal ; par ses neveux, Alphonse Barbeau, Alexandre Gagnon, Orner Denault, et autres.Parmi les nombreux amis de la famille se trouvaient MM.W.Cedillot, M.P.P., Ernest Deniger, Damien Roy.Les porteurs étaient MM.Aimé Guérin, Médard Patenaude, Aristide Beauvais, Edouard McNeil, Léandre Létourneau et Olivier Desautels.Le chant a été exécuté par les Frères du noviciat.LA SOCIÉTÉ ST-EDOUARD La Société amicale, athlétique et dramatique Saint Edouard a fait l’installation de son bureau de direction.Il se compose ainsi : Président, J.U.Lagarde ; 1er vice-président, R .Phaneuf ; 2ème vice président, J.M.Blais ; trésorier, E.Au bin ; secrétaire, C.Contant ; gérant, L.La douc eur.Le secrétaire privé du président REPARATIONS’ de meubles de tous genres, rembourrés avec soin, matelas faits, remis à neuf, plumes désinfectées.Charles Turcot, 707, rue Lafontaine.Tél.Est 5896.Tél.E,t 5526.K.ROY Mé'tîHr»* 528 rue Sainte-Catherine est, entre Saint-Timothée et Amhernt, près Moulin Rouge.Ressemelage et rapiéçage à la mécanique, exécutés en un clin d’oeil.Appelez: Est 5526 tt vos chaussures, prises à domicile, vous seront reportées remises à neuf.FEU M.JOS.BARBEAU Le 13 juin dernier avaient lieu à Laprairie les funérailles de M.Jos.Barbeau, époux de Mme Rose de Lima Gagnon, décédé le 10 courant, à l’âge de 80 ans.La levée du corps fut faite par M.abbé A.R.Lamarche, curé, et le service fut chanté par le fils du défunt, M.l’abbé Barbeau, assisté par les abbés Jos.Fortin, de Saint-Rédempteur, et Aurélc Allard, P.S.S., professeur au séminaire de philosophie.Assistaient au choeur, les abbés J.M.Roux, curé de Saint-Eusè-be, et C.H.Gagnon, P.S.S.Le deuil était conduit par les fus du défunt, l’abbé Médénc, et MM.Arthur et Alexandre ; ses frères, J.-Baptiste, Edmond, Louis, Adolphe et Victor ; ses beaux-frères.Ludgcr mercrediis soir au Monument Natio- Gagnon, Casimir Gagnon, Alexandre nal.Gagnon, Marcel Gagnon, de Laprai- II était est M’ Massieotte Les autres directeurs sont : Raoul Caron, Raoul DeLisle, René Caron, E.Legault, R.Marcotte, Adélard Blouin, T.Gobeille et A.Brooks.Les charges de gérant de la publicité et de directeur des salles sont comprises dans le 2ème vice-président et le trésorier.Le président et le trésorier ont été nommés à vie.OEUFS POim INCUUATION La saison d’incubation arrivée nous som-lirs prêts, avec le plus beau stock de volailles de races pures, Poules, Canards, Oies, Dindes, Pintades, Faisans, Pigeons, Lapins, Outardes et Canards Sauvages, Paons, Cygnes, etc.Quelques reproducteurs à disposer à des prix très raisonnables Poules et poulettes de toutes races en main •Tnrs Toulouse, Embden Canards Pekin, Ciureurs Indiens, etc.Mâles Pintades et quelque» couples aussi.Oeufs de dinde, prêts à la fin du-mois $4.00 pour 10; *5.00 pour 15.Nous avons 45 mères dindes et des grands reproducteurs.Demandez notre catalogue illustré de 15 gravures indispensable aux commerçants, 15 sous par malle.Traité élmcntaire sur l’élevage du dindon, en français.Elevez vos propres dindons, 2.i sojs par malle.Timbres pour Informations Ecrivez, nous avons tout en fait de volaille! de races pures.LA FERME AVICOLE, YAMASKA.Saint-Hyacinthe.Qué.Dr N.BOUCHER 541.GRAND-TRONC Tél.Victoria, 1929 AUSSI, BUREAU, 1491, NOTRE-DAME OUEST Tél.Victoria 1529 SPECIALITES.— Maladies des femmes et Jeunes filles, obstétriques, accouchements.Diplôme en hygiène publique.— Heure» î 12 à 2 p.m., 6 à 8 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 3275 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN Maladies de la peau 796, PARC LAFONTAINE.MONTREAL .Angle d» I» ru» Uerquett»_ LE NUMERO GAGNANT Le numéro gagnant du tirage de la montre en or, organisé par la société, est : Série i.No 5.Le porteur de ce billet devra se présenter au loral de l’association.No 2571 rue Saint-Hubert.SECTION DE DAMES Depuis que le Club de dames St Denis”, section de la S.A.A.A.St-Edouard, a ouvert ses portes, nombre de personnes se rendent tous les soirs mesurer leurs forces.Ainsi on a vu de fort belles parties jouées par de forts joueurs.Si on en juge par le commencement, la nouvelle section sera très encouragée.Tous les joueurs en général sont invités.Bienvenue à tous, au No 2569 rue St-Hubert.• .AU PARC DOMINION Ce populaire lieu d’amusements continue toujours d’attirer les foules, surtout depuis que nous est arrivée la chaleur.Au théâtre de vaudeville, M.Matthew présente encore ses femmes ménestrels avec un programme musical nouveau.M.Week, avec son Exposition de Merveilles, a, lui aussi, du nouveau à montrer au public.Mlle Irène LeMar, la célèbre plongeuse de Walker, poursuit toujours scs audacieux exploits.A la curiosité du public s’offre aussi le Monde au Travail de Sherry, qui est un chef-d’oeuvre de mécanique, représentant en miniature une ville en pleine activité.La journée d'aujourd'hui est celle de la Caledonian Society qui y tiendra sa soixante-deuxième réunion annuelle, et il y a plusieurs amusements au programme.La fanfare militaire Valider Meers-chen, de son côté, acquiert de jour en jour, plus de popularité.Au nombre des oeuvres qu’elle in terprètera aujourd’hui et demain se trouvent plusieurs pièces du compositeur canadien Laurendeau.(Communiqué) POU FIES INVENTEURS MM.Pigeon, Pigeon et Davis, sol Hciteurs rie brevets, pièces 525-526 édifice Power, rue Craig, Montréal nous informent que, pour la semai ne du 5 juin 1917.117 brevets ca nadiens ont été échus, parmi les Suels 88 sont des Etats-Lnis, 26 du anada et 3 des pays étrangers, Cour» privés le Jour et le «olr.Cour» phis pré-oieux.Ces faits expliquent également pourquoi celle-ci s’obstine à poursuivre la lutte.Qu’on lise les déclarations de certains groupements agricoles, industriels, de certains cercles politiques berlinois, tous, sans exception, roda ment de nouveaux terrains agricoles pour combler le déficit du sol allemand.[Ils jettent leurs regards sur la Cour-lande et la Lithuanie, ils les avaient jetés sur nos provinces si riches du nord de la France.Les agrariens sont au premier rang de ceux qui assiègent l’empereur de leurs pétitions en vue de l’obtention de nouveaux terrains agricoles; le monde entier peut maintenant apprécier la raison de ces demandes! Je n’en veux pour preuve que les paroles prononcées ces jours derniers mêmes à la commission indépendante pour la paix allemande par le prince Frédéric de Lawenstein: Après la guerre, disait-il, nous .souffrirons également d’une grande pénurie de denrées alimentaires et de matières premières et il nous sera impossible de supporter seuls les énormes frais du conflit.Nous devons exiger de nos ennemis qu’ils nous 'indemnisent, non seulement avec de l'argent, mpis également avec des vivres.En effet, le même problème se posera, et plus aigu encore, au lendemain de cette guerre, qui «’apportera pins à l'Allemagne la victoire.Comment compensera-t-elle l’insuffisance de sa production alimentaire?Aussi peut-on affirmer que cette question, telle que je viens d’avoir Lhonneur de vous l’exposer, a été T un des mobiles les plus importants de la déclaration de guerre.Parlant [en juin 1914 en présence du Comité \ permanent du commerce extérieur là Paris, je disais: Nous entrons dans une phase ca-1 pilule, décisive peut-être, des relations russo-allemandes.Hélas! les événements m’ont donné raison plus tôt même que je ne l’aurais supposé! ; _ Par suite du manque d’engrais, de l’insuffisance de la culture des terres pendant cet effroyable cataclysme, l’Allemagne aura plus que jamais besoin d’un secours étranger pour l’après-guerre.Que fera la Russie?Refusera-t-elle d’exporter en Allemagne ses céréales dans cette formidable production que l’immensité de son territoire, le régime de la propriété individuelle et l’inten-sification de la culture et des procédés nouveaux rendront chaque année plus forte?L’Angleterre, quel que puisse être son délicit agricole, ne donnera-t-elle pas d’abord la préférence, Pour l’importation, à ses colonies, à il’heure même où se pose, dans toute son ampleur, la question des rap ports du iRoyaume-LIni et de ses possessions d’outre-mer?La fermeture du marché russe aurait, pour l'Allemagne, des conséquences incalculables.Idle l’obligerait à s’approvisionner presque exclusivement aux marchés roumains, hongrois et d’O-rient, mais aussi aux Etats-Unis et eu Argentine, amenant ainsi, pour les frais de transport, un sensible renchérissement des denrées alimentaires Jes plus indispensables et, par suite, une augmentation de la cherté de la vie pour les classes ouvrières, au lendemain d’une guerre qui les a déjà tellement éprouvées.En outre, quelle sera, vis-à-vis de l’Allemagne, l’attitude des deux Amériques?I qlles sont les données du problème agricole allemand.Si les Alliés savent entirer parti, si la Russie ne se [irete pas à l’égard de l’Allemagne a des complaisances que les événements actuels peuvent faire redouter, ce problème peut devenir pour les adversaires de l’Empire germanique, le jour où s’ouvriront les pourparlers pacifiques, l'atout le plus précieux.L’Adleinagne impuissante serait, en effet, plus que ja-mais alors à la merci de la O.iadru-ple Entente et des deux Amériques! Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, le.s assurances de ma haute considération.i Vicomte de GUICHEN.(La Libre, arole du 27 mai 1917) Bataille df escadres aériennes Le sergent De Gaillard, aviateur bombardier, fait, dans la Guerre aérienne illustrée, le récit d’une importante bataille d’escadres aériennes : La danse commence, nous sommes vingt-trois appareils contre une nuée de Boches.Un peu avant Mulhouse la première victime est le sergent Leroy, ayant à son bord le capitaine Bacon, capitaine d’aéronautique, qui s’est spontanément offert, avant le départ, comme simple mitrailleur.Un fokker les a pris par derrière, Leroy essaie de faire face: quelques balles, et le farman s’ejffoiulre en feu, A côté de l'appareil qui flambe comme une torche, une petite masse sombre tombe rapidement, laissant dans sa chute un sillage de fumée: c’est le capitaine.Bacon qui, se voyant perdu, s'esl jeté par-dessus bord.Puis, c’est la bataille en règle, tous les équipages se battent: avec Vachet, nous avons plusieurs combats ; on finit à peine avec un Boche qu’il faut recommencer avec un autre, il y a de jolis épisodes, bien des fois racontés déjà: le lieutenant Marin-kovitcli, engagé serbe, sur bréguct, ayant comme tireur le lieutenant Ferrand, abat d’un seul coup de ea non un gros Boche énorme, armé de plusieurs mitrailleuses.L’obus a percuté en pleine carlingue, et le monstre s'est ouvert; on voit ses débris dégringoler dans l’espace.Avec Vachet, nous lui adressons des adieux d’autant plus émus, qu’avant de s'eu prendre au bréguet, i| nous avait un peu maltraités.Le caporal Bins, dont c’est le premier vol à l’escadrille, se jette sur un Bochet tous deux descendent en flammes, Le lieutenant Fioch également entraîne un Boche dans sa chute.Le lieutenant Maraud, atteint de plusieurs balles, continue de se battre et réussit, malgré une effroyable hémorragie, à ramener son appareil criblé de balles au terrain d’atterrissage.Quand on le relève, mourant, il trouve encore la force de demander : “En avons-nous descendu?” et, sur la réponse: “Oui, beaucoup”, un sourire illumine sa figure de héros: "Alors, tant mieux.Je peux mourir.Vive la France.” L’adjudant Jtobillot est blessé d’une balle explosive au bras; son observateur, le lieutenant Patriarche, est blessé également.Malgré tout, nous passâmes quand même, capitaine en tête.Hatosheim fut bombardé, et le retour s’effectua, ac compagné par les Boches jusqu’aux lignes au delà desquelles ils jugèrent prudent de ne point s’aventurer, car nos nieuport de chasse veillaient.Un de ceux-ci, du reste, piloté par le célèbre et brave Boillot, était venu protéger notre retour.Le soir, au terrain, on se compta.En tout, huit morts et plusieurs blés sés, dont un mortellement.Mais ce qui nous consola, c’est que les Boches, malgré la supériorité du nom bre et des appareils, avaient eu autant de pertes que nous et avaient été bombardés par-dessus le marché.BRUITS DE GUERRE De M.Hervé Lauwick, dans le Fi garo: Le.s grosses marmites sont éner vantes, avec leur bourdonnement continu de hanneton.De près, elles donnent l’impression d’un train chargé, filant sur des rails in'visi blés.Mais le plus énervant, c’est Pobus qui n’éclate pas.Je me rappelle des nuits dans une ville détruite où trois obus sur dix “descendaient” une maison ou tapaient dans quelque chose avec un fracas de démolition, de pluie de briques, de tombereau renversé, mais où tes sept autres se bornaient à une furieuse course fu santé, soudain éteinte.C’était irritant, ce bruit de fusée, puis ce grand silence où il manquait, comme au feu d’artifice, le “Ah” de la foule.Le shrapnell boche est une vieille connaissance.Paquet de fumée noire en l’adr, coup de marteau sur une casserole, chute de petits frelons, bjjj, dos tendusé, sensation désagré able, sourires.Le bruit le plus curieux de l’obus, quelqu’un le disait: un déballage de tôles.Choc sourd et vibrant, métal lique, comme si le coup était tombé dans un piano.Un obus bien ennuyeux, c’est ce lui que les Anglais appellent whizz-bang, projectile à “haute vélocité” et à courte distance.Sa vitesse est surprenante — et surprend.Un vif sif flement méchant, et vTan! la gerbe de terre.On les entend une seconde, deux au plus.On n’a pas le temps de faire de gestes héroïques.On n’a le temps de rien faire, absolument.La poste aérienne en Italie M.Luigi Fera, ministre des postes d’Italie, a fait à ce sujet, au correspondant de “La Renaissance”, M.D.-F.Guarnati, les déclarations suivantes:— —La guerre, en favorisant le développement de l’industrie aérienne, nous a déclaré M.Luigi Fera, a produit un double résultat: le perfection nement rapide et la production plus intense des appareils.Il était donc tout naturel d’envisager l’application de ce moyen de transport aux be soins de l’après-guerre, aux services civils, à l’échange des nouvelles au transport des personnes; cela offrait en outre l’avantage de pouvoir utiliser à ce moment-là les techniciens disponibles et le matériel sura boudant.Telles sont les considérations principales qui me dictèrent mmi projet; il s'y ajouta bientôt la néPessité de garantir les communications postales avec la Sardaigne, in-terompues à cause des difficultés et des risques de la navigation dans la mer Tyrrhénienne.Il me parvint aussi de quelques fabriques italiennes des propositions concrètes au sujet du service postal aérien; je décidai donc d’affronter sans plus tarder le nouveau et passionnant problème.—N’avez-vous pas pensé à prolonger le service aérien au-delà des frontières et à entrer ainsi, surtout avec la France, en communication rapide par la voie de l’air?interrogea M.D.-F.Guarnati.—J’y ai pensé, croyez-le bien, et des fabriques d’aéroplanes ont même fait un plan complet de lignes aériennes transcontinentales.Mais le problème est complexe et difficile à résoudre, même si on ne l’envisage qu’au point de vue technique, et en laissant de côté les considerations internationales et la question des douanes- Je me déclarerais satisfait pour l’instant si j’obtenais une réalisation plus modeste du service postal aérien; cela ne m’empêcherait pas, au contraire, de penser à un programme plus vaste qui permettrait,ainsi que vous l’espérez, de sup-jirimer, en quelque sorte, la frontière italienne.-»- La vie du Tsar à Tsarskoie-Selo Du Malin : Nicolas - AlexandroVitch Romanoff habite un appartement séparé de celui occupé par sa femme et ses enfants, au deuxième étage du palais Alexandre.11 dut donner sa parole de ne jamais chercher à se rencontrer avec l’ex tsarine Alexandra-Feodorovna ; si bien qu’au moment de ses visites à ses enfants, qui logent avec leur mère, celle-ci est isolée, par l’officier de garde, dans une pièce de l’intérieur du palais.En général, tous les habitants du palais-prison, y compris les rares personnes de l’ancienne suite impériale et les gens de service, ne peuvent avoir aucune communication avec l’extérieur, et c’est la garnison en Hère de Tsarkoie-Selo qui y met bonne garde.Contrairement à son habitude du temps où il régnait, Nicolas-Alexan-drovitch se lève assez tard, vers 9 ou 10 heures du matin, et.après avoir pris son thé, il envoie l’un des soldats acheter les journaux de Rétrograde, notamment la Ftieth et la Gazette de la Hoarse.Il est, en outre, abonné au Roluskoie Slovo de Moscou, qui lui est adressé avec cette seule inscription : “Nicolas-Alexandrovitch Romanoff, palais Alexandre.” Il déjeune vers une heure de l’après-midi et dine à 8 heures du soir, en se contentant, au déjeuner, de légumes et d’un dessert, ajoutant à son menu du soir le poisson, mais jamais la viande.De même, il ne touche pas à la demi-bouteille de vin rouge qu’on lui sert chaque Jour et qu'on remporte intacte.Sans doute, l’auteur du décret supprimant la consommation de l’alcool en Russie tient-il à persévérer dans l'exemple de l’abstinence absolue.La cuisine continue à être diri- LES PILULES MORO POUR LES HOMMES Rien n’égale la complication du corps liumain dont la machine délicate subit constamment des assauts propres à affaiblir et à débiliter l’homme qui ne prend pas de précautions pour sans cesse renforcer son système.L’ESTOMAC est le premier organe essentiel qui est sujet à des dérangements douloureux propres à nous enlever toute force, à détruire toute notre énergie.Si l’estomac n’est pas en état d’accomplir convenablement sa tâche, l’iiomme dépérit et se nourrit mal, il est toujours de mauvaise humeur, sans coeur et sans courage.LE REIN OU ROGNON joue un .ôle non moins grave dans notre système; c’est lui qui est chargé de purifier le sang, d’en éliminer tous les poisons dont le maintien dans la circulation entrave le fonctionnement de notre mécanisme, enfle nos extrémités, affaiblit nos yeux, assourdit notre ouïe, trouble notre cerveau fait naître le vertige et les essoufflements.LE FOIE n’a pas une moindre importance et s’il est en mauvais état de fonctionnement, il participe lui aussi à l’encrassement général causant des maux insupportables, en ternissant notre teint qui passe au jaune et au livide, symptôme des poisons cjui encombrent notre organisme, L tablir LE SANG et la circulation sont la clef de voûte propre à ré-ir l’équilibre dans le système et dans les organismes qui sont' en mauvais état, en proie aux dyspepsies, aux néphrites, aux rhumatismes et à la goutte.Seul le sang peut remettre les choses en état, si on prend soin de lui donner la richesse, l'activité, la pureté qui lui sont nécessaires.L’estomac, le rein, le foie marchent bien aussitôt qu’on a soin du sang, qu’on le soigne bien et qu’on veille à la régularité de la circulation.Il est évidemment essentiel d’épurer et de fluidifier le sang, de régulariser la tension artérielle, d’éliminer les poisons susceptibles de subir et d’altérer les vaisseaux dont la souplesse doit être conservée avec un soin jaloux, si l’on veut éviter l’artériosclérose dont sont menacés les surmenés, les goutteux, les rhumatisants, les dyspeptiques.Que faut-il faire pour cela?Bien peu de chose: consulter en personne ou par écrit le Dr Mignault, de la Compagnie Médicale Moro, qui a fait une étude approfondie des maladies des hommes, des travailleurs et des sédentaires, des forts et des faibles, et connaît le remède nécessaire à chacun d’eux.Avec ses conseils, ce remède merveilleux, qu’on appelle les Pilules Moro, accomplit des miracles, relève les abandonnés, renforcit les débilités, rétablit les reins, guérit les estomacs endommagés et donne à tous la gaieté, la force e* la santé.CONSULTATIONS GRATUITES par le Dr Adolphe Mignault, au No 272 rue Saint-Denis, tous les jours, excepté le dimanche, de 9 heures du matin à 6 heures du soir, le samedi jusqu’à 8 heures.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six ! fûtes.Toutes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE MEDICALE MORO.272 rue Saint-Denis.Montréal.gée par le chef français Charles Olivier, qui reçoit pour les frais de table des habitants du palais 4 roubles 50 kopecks (ou 12 fr.) par personne.L’ancien petit tsarevitch Alexis, souffrant, est sçul à pouvoir composer à sa guise son menu et mange dans son lit.Après le déjeuner, toujours sanglé dans son uniforme de colonel ïgrade auquel il est parvenu du vivant de son père), Nicolas-Alcxan-drovitch fait une promenade dans le jardin du palais, sous la surveillance de l’offiçier de service.Deux fois par jour, lui et sa famille se rendent à l’église qui fait corps avec le palais.Il y est également tenu séparé de sa femme, celle-ci, abritée derrière un paravent, demeurant tout le temps à genoux et priant avec ferveur.En définitive,.si la surveillance est rigoureuse, elle ne revêt jamais un caractère haineux, ni même discourtois, et Nicolas-Alexandrovitch a eu l’occasion d’en exprimer per sonnellement sa satisfaction à M.Kerensky, alors ministre de la justice, et qui a, en cette qualité, la haute garde de ces prisonniers de marque.FAUSSE HISTOIRE DE BANDITISME Chicago, 22.—James Adams, l’un des commis aux messageries de la “Adams Express Company,” a admis à la police qu’il ôtait l’auteur du vol de $25,000 dans un wagon de messageries, mardi soir, dans les cours de Burlington.Il a déclaré que Peter Peloquin, aiguilleur et son frère Joe Peloquin, étaient ses complices.Les Peloquin n’ont pas été mis en arrestation.Adams avait d’abord raconté que le vol avait été commis par des bandits masqués.quadruple'assassinat Watertown, N.Y„ 22 — Un garçon de ferme, du nom de Frank Driggs, âgé de 25 ans, a assassiné la nuit dernière quatre personnes à la ferme du Dr Buck, à Stockholm, du canton Saint-Laurent- Les victimes sont Henry Laduc, âgé de 45 ans, James I*a-duc, âgé de 48 ans, Madame Joséphi- ne Rogers, âgée de 40 ans, et le Di Them Jenkins, de Brasher Falls.Après le crime, le meurtrier s’es èmpaié de la jeune fille de Ladue Henriette, âgée de 18 ans, et l’a con duite au fond d’une voiture jusqu’: Potsdam, à 10 milles plus loin, oi il s’est rendu à la police.Driggs était souvent hanté de vi sions; devenu maniaque, la vue d’iu fusil l’a rendu fou furieux.FABRIQUE DÉTRUITE Lanark, Ont., 22.— La fabriqi “Clyde Woolen Mills”, opérée p: la compagnie Caldwell, Idée., e cette ville, a été complètement d truite hier soir par un incendi Les pertes sont évaluées à $150,00 Une centaine d’employés sont aii si mis sur le pavé.M.W.C.Cah well, ex-député de Lanark Nord la législature, était le principal pr< priétaire.GROSSE GRÈVE EN HOLLADEN SOIXANTE-DIX MILLE MINEURS CHOMENT.Londres, 22.— Une dêpêc d’Amsterdam envoyée à la corn] gnie de 1’Exchange Telegraph, , que 90% des mineurs hollandais Limburg (province située au sud-i de la Hollande) sont en grève pai que l’on a réduit les salaires et q l’on a la journée de huit heur Plusieurs soldats belges internés sont joints aux mineurs qui sont nombre de 70.000.On considère situation comme sérieuse.La p: vision de charbon de la Hollan dépend en grande partie des mil de cette province.Winnipeg, 22.— L’armée local et les vétérans de la marine or adopté une résolution par laquelle o demande la conscription pour toi; les sujets ennemis.On demand qu'ils servent dans les bataillons d sapeurs.MEFIEZ-VOUS des premiers RHUMES SI vous TOUSSEZ PRENEZ LES CAPSULES CRESOBENES GUERISON RAPIDE ET CERTAINE des Affections des BRONCHES, des POUMONS du LARYNX.L’action Balsamique et Antiseptique, que la CAPSULE CRESOBENE exerce sur la membrane m aqueuse des organes respiratoires, est rapide et salutaire et de beaucoup supérieure à l’effet produit par lés sirons ou autres, préparations vulgaires pour la guérison des rhumes, enrouements, irritation de la poitrine, toux nerveuses grippe, à la pneumonie.oppressions, toux dues ARTHUR DECARY, pharmacies Casier 592, Montréal, Canada. VOL.VIII.—No 14(i i T A T O K 'XMT'TXT nr% TTT»-%.T * r\* * P ïl y 6AHTURES t pour MAISONS 25 paires de rideaux en net blanc, 60 pouces - 'arS wjv* rjtn Vf* Vf* w pJS Vf* c$n vjw •SHo Vf* rin wjv fin Vf* Vf* rin Vf* rjn «JJv Vf* cjA Vf* % Vf* dip Vf* WW*.-www*»* d?r~2n Vf* Vf* rfc\ Vf* vjv rfo wjw rm Vf* VfL' tan Vf* rjn Vf* rin Vf* rfn Vf* Vf* Vf* rîr> Vf* rip Vf* Vf* Vf* Vf* Vf* rSn Vf* rif> Vf* Vf* Vf* dp rjn Vf* dp *{r> Vf* d?d?MERCERIE 6 douzaines de chemises négligées, en duck blanc et de fantaisie,collet reversible.70c Valant 90c, pour 8 douzaines de chemises en duck blanc, avec poignets mous et collet en piqué, genre “sport”.Valant $1.25, pour .98c 5 douzaines de chemises négligées, avec devant et poignets de fantaisie.OCR f* Valant $1.25, pour.25 douzaines de cravattes anglaises “Tubulaires”, lavables, couleurs pour aller avec chaque chemise, depuis.IQC JUSQU’A SQC Nonobstant l’augmentation des sous-vêtements, nous avons en magasin des corps et caleçons “Balbriggan”, marque “Penman”.___________A 39c m SOc______________________ 10 douzaines de salopettes pour enfants, en khaki ou rayé bleu et blanc, grandeurs 3 à 7 ans.'S C s* Valant 50c.pour.*¦» 5 douzaines d’habits combinaisons pour enfants, rayé bleu et blanc, grandeurs 3 à 7 ans.Valant 79c, pour .59 c 10 douzaines de pantalons en duck brun, bonne qualité, très durable, grandeurs jusqu’à 16 ans- TT Ei Valant $1.00, pour.¦ 20 douzaines de chemises et blouses, khaki, grandeurs 12 à 14.Valant 50c, pour.K* 15 douzaines de chapeaux en paille et en toile pour garçons.Notre prix.10 douzaines de chapeaux en paille fine pour garçons, grandeurs jusqu’à 15 ans.No,,e i,rix.50 c 5 douzaines d’habits en indienne, pour enfants, bleu marine.Valant 50c, pour.5 douzaines de salopettes en duck noir et bleu, pesanteur moyenne.CZCbtf* Valant 75c, pour.valant $2.00, réduit à ,, Gants ! 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elle manque de bras et il faudrait s’occuper de la conscription des aides de fermes et de leur distribution judicieuse.Sur la question des chemins de fer, M.Graham blâme le gouvernement de ne pas avoir utilisé le transcontinental pour le transport des grains de l’Ouest, qui se sont accumulés dans ks élévateurs, ce qui a causé en partie la hausse de la farine et du pain.M.Graham suggère enfin le contrôle de l’exportation du nickel et l’exploitation organisée du produit de nos pêcheries pour varier le menu des soldats dans les tranchées, ainsi que la mise en opération par le gouvernement des mines de charbon afin de mettre le combustible à la portée de toutes les bourses.Il souligne avec un peu d’appréhension le fait que le contrôleur des denrées, M.Hanna, est le représentant en chef de la Standard Oil au Canada.Revenant ensuite à la conscription, il dit qu’elle a élé présentée de la façon la plus irritante et la plus gauche possible.En tout cas, il ne l’approuverait pas si elle devait s’appliquer aux fils des fermiers et nuire à l’agriculture.Le bill aidera aux renforts et c’est pourquoi il ne peut s’y opposer.Quant au referendum, il prendra, croit M.Graham, la forme d’élections générales, car le premier ministre l'a laissé entendre dernièrement.De plus, M.Ames Ta aussi indiqué hier soir.C’est peut-être la meilleure chose à faire.En tout cas, M.Graham votera contre le referendum et en faveur du bill.SIR THOMAS WHITE Sir Thos.White a été l’orateur suivant.Le débat est le plus important, dit-il, que nous ayons entendu depuis longtemps en Chambre.Ceux qui quittent leur parti sur celte question ont toute notre estime.Cependant les récriminations comme celles de M.Graham n’avaneent pas le débat et je n’y répondrai pas.Le volontariat a donné des résultats magnifiques, mais il a fait son temps, ici comme en Angleterre ; si nous voulons accomplir tout notre devoir, il nous faut adopter la conscription.Cette guerre est différente des autres guerres: c’est la civilisation contre la barbarie et la crise décisive n’est même pas arrivée.Il faut que le Canada continue son effort actuel jusqu’à ce qm la victoire des Alliés et du Canada soit obtenue.Or, l’ennemi est aussi fort devant nous aujourd’hui qu’il y a trois ans.On a dit que le Canada a fait assez; mais la guerre ne fait que commencer.Pouvons-nous songer à abandonner nos hommes au front?Nous sommes à la veille des plus grandes batailles de l’histoire et comment remplirons-nous les vides creusés par le feu de l’ennemi?Je compte que la loi sera comprise et respectée après son adoption.On parle de néecs sité de la nourriture et des munitions, c’est très bien; mais l’Allemagne ne peut être vaincue que par le soldat armé de la baïonnette et de la grenade.L’adoption du bill fera plus pour la vie économique du Canada, sous toutes ses formes, (pie toutes les mesures que nous avons pu prendre jusqu’à présent.Et je dis au pays que notre honneur est engagé et que nous ne pouvons faire autrement que d’accomplir tout notre devoir.Ce débat va renseigner le peuple dans tout le pays et persuader au peuple d’accepter paisiblement la loi.Il en sera stimulé en vue de l’effort nécessaire pour l’obtention de la victoire.Je dis plus, M.le président; on ne peut amener une démocratie à donner son plein effort tant qu’on n_’a pas éveillé ses sentiments religieux, La force matérielle n’est rien sans le moteur de la force De nouveaux Impôts spirituelle, et c’est pourquoi la crise actuelle aura un bon effet.Sur l’impôt sur le revenu, M.White dit qu’il faut être prudent.Un ministre des finances peut gà-Ur ses mesures de taxation s’il veut aller trop loin.Les possesseurs de fortune sont déjà atteints par les taxes sur les industries dont ils sont co-propriétaires.En tout cas jusqu’à présent, nous n’avons pas manqué d’argent, et il se propose de continuer à en trouver autant qu'il en faudra.Notre loi de cette année sur les profits de guerre est l'une des plus sévères qu’on ait jamais vues dans aucun pays.Si la guerre dure, il faudra en venir à Timpôt sur le revenu.Mais nous devons nous baser sur les systèmes de taxation des Etats-Unis, afin de conserver le courant d’immigration qui se dirigera v(rs nous.Cependant nous n’arrête rons devant aucune catégorie légitime de taxes afin de prélever les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre.Au sujet du fonds patriotique, M.White dit que dans chaque ville ou village il se trouve toujours quelques riches avares qui refusent de souscrire.Je déclare que s’il le faut je forcerai ces mauvais riches à faire leur part, déclare M.White, Celui-ci fait ensuite allusion nu referendum qu'il trouve inutile.11 y a une règle pour les gouvernements comme pour les individus : “Fais ce que dois”.Le devoir d’aujourd’hui c’est de soutenir l’effort des hommes qui défendent la liberté du Canada dans les plaines des Flandres.Ce débat aidera à l’application de la loi en expliquant au peuple ses devoirs.Les deux races vivent ensemble au Canada depuis deux cents ans et nous nous respectons mutuellement.Pourquoi ne pas oublier nos discordes et ne pas nous entendre?Si tous les députés de cette Chambre voulaient s’unir en un appel au peuple pour le lui faire accepter de bon gré, nous pourrions présenter au monde le spectacle d’une nation forte et unie.Et le ministre clôt son discours p$r (CS paroles, LA CONSCRIPTION SIR ROBERT EST DÉNONCÉ PLUSIEURS ORATEURS S’ELEVENT AVEC VIGUEUR, A HO-CHELAGA, CONTRE LES MESURES AUTOCRATES DU PREMIER MINISTRE.— M.MARSIL PARLE DE “CRAPAUDS”.— "IL Y AURA DE LA CASSE!" M.NESBITT et les nationalistss M.E.W.Nesbitt, d’Oxford, a continué le débat du côté libéral, à la reprise de huit heures et, après des reproches variés au gouvernement, il s’est prononcé en faveur du bill de la conscription, au _ moins en deuxième lecture, se réservant de voter contre le bill, au troisième stage, si le gouvernement n’y a pas apporté certaines améliorations qu’il a en tête.Au cours de ses remarques, plusieurs fois interrompues par la droite, M.Nesbitt a exprimé, comme les autres dissidents, son regret de différer d’opinion avec M.Laurier sur une question de détails; mais il admet que le chef libéral ne peut pas prendre une attitude differente de celle qu’il a adoptée sans jeter littéralement la province de Québec entre les mains des nationalistes.Ce danger est dû à l’alliance faite par les conservateurs avec les nationalistes, lors de l’élection de Drummond-Arthabas-ka, et M.Nesbitt déclare qu’à ce moment les conservateurs ont fait au Canada un tort incalculable.Un incident s’est élevé entre M.Burrell, ministre de l’Agriculture, et M.Nesbitt, qui venait de dire que le gouvernement a dépensé mille dollars pour faire une campagne de réclames dans la presse en général pour demander des ouvriers de munitions.M.Burrell protesta que son département n’avait jamais payé une somme semblable, mais M.Nesbitt rétorqua qu’il le savait bien, parce que le déboursé avait été fait par le bureau des munitions avec les fonds de la Grande-Bretagne.Mais cela n’empêche pas que le Canada aura sa proportion de cette dépense à payer à la fin de la guerre, lors du règlement des comptes vérités.Nous, les crapauds, nous finals, et c’est pourquoi M.Nesbitt n’avons pas le droit de baver sur se croit justifie de dire que toutes ]es autres; nous, les crapauds, nous ces dépensés inconsidérées ont ré- n’avons jamais dit que “sir Wilfrid pandu dans le public une impres-j Laurier allait mourir dans la crot- M.Tancrède Marsil et quelques-uns de ses amis ont tenu hier soir, en face de l’école Baril, à Hochela-ga, une assemblée de protestation à laquelle 2,000 personnes assistaient, contre les mesures autocrates du gouvernement Borden.A l’aide de solides arguments, puisés dans le “Devoir”, dont il avait eu soin de déchirer le titre, M.Marsil a commenté le discours de M.Laurier et flagellé avec violence MM.Borden, Meighen et les autres, qui de leur propre mouvement, veulent nous imposer la conscription sélective.Au début de son discours, M.Marsil fit allusion aux “crapauds de la rue, qui sortent de terre pendant la tempête”, et dit que malgré tout la température se montre bien clémente pour eux.“Nous n’avons pas, a-t-il dit, la prétention de faire payer au peuple 25 ou 50 sous pour l'instruire; nous allons au peuple dans la rue, pour lui prêcher les grandes sion de gaspillage de la part du gouvernement, et il n’en fallait pas plus pour nuire au recrutement.Le règlement XVII M.Cockshutt a répondu à M.Nesbitt.Il est vigoureusement en faveur de la conscription qu’il appelle la première vraie mesure de guerre prise par le gouvernement.Il défend celui-ci des accusations portées contre lui par ceux qui prétendent que le recrutement a été mal organisé dans la province de Québec.On n’avait à faire dans le Québec que ce qui a été fait dans l’Ontario et ailleurs.Le député du comté devenait chef de la ligue de recrutement ; ’on portait la parole à chaque coin de ta route, dans les écoles, dans les réunions, partout en un mot; la maison du député était ouverte à tout venant et sa bourse même était mise la disposition de la cause.Ainsi t on obtenu le chiffre magnifique de plus de 4(10,000 recrues, et M.Cockshuitt blâme la députation libérale du QuébOc de n’avoir pas pris es mêmes mesures.Le référendum lui paraît ridicule et il en propose un autre à sir Wilfrid Laurier, s'offrant de payer les dépenses: M.Laurier adresserait un câblogramme aui Dr Béland en Allemagne pour lui demander conseil et M.Cockshutt est convaincu que le député de Beau-ce répondrait ; “Retirez votre référendum ef faites pénitence pour votre péché.” Ici M.1).A.Lafortune a interrom.pu M.Cockshutt.“Si nous faisons ce que vous demandez, dit-il, en fait de câblogramme et de campagne de auprès de notre te”, ni qu’il était “Thonnme le plus néfaste du Canada”; bien que nous avons parfois différé d’opinion avec lui, nous l’avons toujours respecté.“Nous pardonnons à ceux qui nous attaquent.Ce n’est pas le temps de se battre entre nous, c’est le temps de combattre ensemble une loi inique qui attente à nos libertés; et le moins que nous puissions attendre .des nôtres, c’est qu’ils ne nous firent point dans le dos.” Puis M Marsil aborde son -.ujet ; la conscription sélective qu’il dissèque à même les arguments savamment exposés par M.Lamarche, mercredi dernier.Il y voit une in-iustice criante puisque cette conscription va s’appliquer à tous les hommes de 20 à 45 ans, mariés ou non mariés, et que M.Borden lui-même pourra choisir à son gré, a l’aide de juges et de tribunaux, qui feront la sélection voulue.“Les pauvres, les ouvriers seront les premiers atteints par ce système odieux, tout à la faveur du riche et du fils à papa.“Si encore, c’était une conserip tion comme celle imposée en Fran ce, en Allemagne, en Italie, en Autri ehe, tout le monde serait sur le mê me pied.“La chose aurait été terrible, mais elle aurait été juste.Tandis que celle voulue par Borden e-st une injustice.“Avant qu’ils imposent la conscription chez nous, avant 'qu’ils prennent le pauvre pour favoriser le riche, il y aura de la casse.” M.Marsil parle ensuite de “scandales éhontés” du gouvernement ^oeuofe voufenT Borden, depuis le début de la guerre gez-vous à retirer Ple règlement À>squ’à nos jours; il déplore la spe-XVII?’’ reglement „u,f)tion pynique des fabricants de Des rires dérisoires nartis de ia chaussures.’.(le médecines frelatées Il fait un vif éloge de sir Wilfrid n’en 'avait fir de «riin" abo?d ^'et le sang de s.es 1>lus vaillants enfants; \1 Cockshutt a rénoi l i ’ ii! regrette les manoeuvres d enrole- ‘W’essayez pas Re faire dévier ja ! ment menées jusqu’iea par les gros discussion sur des questions infimes J iiU fl'ït,', comme la façon défectueuse dont T i,pnrp critknie nous nnnions If» fr’inmis l’On- laurier, CJTll, il CGIT6 fleure Cl tarlo ” °1 16 rançjls clani (Jn de notre existence nationale, “va 1 nous sauver, puisqu'il est le plus grand diplomate du Canada.” A grands traits, il analyse le discours s’est de Laurier et en fait valoir les Jusqu’au dernier homme Et le député de Brantford __________ lancé à l’attaque des pasteurs pro-j Bayfa?frs t lestants de sa province qui prêchent ^ ^Jursil conjure, en terminant tous, dit-il, la conscription de la ri- ses.au?.lt«uI?ehesse sans se rendre compte qu’ilsrIu.1.se lvr.e.at ac.,lfl‘lca.ic,d aa i°(iuiir d-e en seraient les premières victimes,l ce^e question vitale, et de se rensei-communautés rolimeuses «,u'r animes des hommes qui con-«o?“1*1 naissent la situation.“Nous sentons besoin car les sont riches et ne peuvent pas s’at-l .- , tendre à ce qu’on fasse exception en notre faiblesse, nous avons leur faveur.M.Cockshutt conclut en du con'cours des hommes de bonne critiquant la clause 13 du bill Borden qui limite à cent mille le nombre des hommes requis.Tl ne veut pas de limites et voudrait Canada lutte, s’il le faut, volonté, et non de se battre entre nous!” i M.Lorenzo RobitaiTle a touché le une î°u'e de questions se rattachant j .'indirectement à la conscription ; - 1 ‘ tour à tour il a dénoncé la politique dernier homme et au dernier sou ., , .__________ afin, dit-il, que la race britanniquei continue d'être suprême dans 4’ave-i hque (les compromis honorables.Il nir comme dans le passé.|a demande de tfdfpi.^,Pr,’ M.Buchanan, député libéral de ,mc!’ .ctbbridge.Ta suivi et s’est aussi dans les usines a Montreal et déclaré contrôle référendum, tout .,rl.lr:v • i i en exprimant sa grande admiration ,¦ a rt)>a^0,Il e < u Peuple cana-pour son chef, sir Wilfrid Laurier.' dlel?favorise la conscription, je ros-'11 ne veut pas d’un référendum, li Pefh‘rai h> '0I constitutionnelle telle annonce tout de suite qu’il votera ¦ »**.»».s».CHRONIQUE RELIGIEUSE HOME ET LE MONDE EVANGILE LE IVe DIMANCHE APRES LA PENTECOTE.EVANGILE SELON S.LUC.Ch.V, v.1.En ce temps-là, Jésus, étant sur le bord du lac de Gènésareth, se trouva accablé par une foule de peuple qui venait à lui pour entendre la parole de Dieu.11 aperçut deux barques arrêtées au bord ‘du lac, et d’où Tes pécheurs étaient descendus pour leur leurs filets; il monta donc dans Tune de ces barques, qui appartenait à Simon, et le pria de s’éloigner un peu du rivage; puis, s’étant assis, il .instruisait le peuple de dessus ,1a barque.Dès qu’il eut cessé de parler, il dit à Simon : Avancez au large, et jetez vos filets pour pêcher.Simon lui répondit: Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; néanmoins, sur votre parole, je jetterai les filets.Les ayant donc jetés, ils prirent une si grande quantité de poissons, que leurs filets se rompaient.Alors ids firent signe à leurs compagnons, qui étaient dans l’autre barque, de venir les aider.Ils y vinrent, et remplirent tellement les deux barques, qu’elles étaient près de couler à fond.A cette vue, Simon-Pierre se jeta aux pieds de Jésus, et lui dit: Eloignez-vous de moi, Seigneur, parce que je suis un pécheur.Car la pèche qu’ils venaient de faire l’avait saisi (i’é-tonnement et d’effroi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, aussi bien que Jacques et Jean, fils de Zébé-dée, compagnons de Simon.Mais Jésus dit à Simon: Ne craignez point; désormais vous serez pêcheurs d’hommes.Et ayant ramené leurs barques au rivage, iis quittèrent tout et le suivirent.-9- CHEMIN DE FER PACIFIQUE CANADIEN MONTREAL — ST-JEAN, N.B.A partir de dimanche, 24 juin, un service de train de Montréal à Saint-Jean, N.B., partira tous les jours de la gare Windsor, à 7 h.p.m., arrivant à Sf Jean, N.B., à il h.05 a.m.Wagon-dortoir sur tout le parcours tous des jours.(r.) -9- POUR UNE PIASTRE C’est ce que coûte un abonnement spécial au Devoir, édition quotidienne, d'ici au 1 octobre prochain, par la poste, pour le Canada et les Etats-Unis.Des milliers de gens ont déjà profité de ce taux de faveur, des centaines d’antres écrivent tous les jours pour s'inscrire sur nos listes.! Depuis trois semaines, celles-ci se couvrent de noms nouveaux et la circulation du Devoir s'est agrandie considérablement.C’est tpi’U a été le seul des journaux de Montréal et d’ailleurs à prévoir ce qui se passerait ici, à dénoncer ce qui sc préparait, à indiquer d’où viendrait le péril, et que les événements lui ont donné raison sur toute ta ligne.De ce temps-ci.il continue de renseigner le public indépendamment des influences de partis et de signaler le péril, de quelque côté qu’il s’annonce.Profitez de cet abonnement de propagande, faites-en profiter vos amis.Vous encouragerez le journal, vous vous renseignerez A bonne source, -—9- 'F1 - * AVIS SPECIAL À MES CLIENTES A partir du 19 juin, mon magasin sera fermé à 6 heures p.m., les mardi, mercredi et jeudi, afin de donner un peu de bon temps à mon personnel durant les chaleurs de Tété éT^ a CONFECTION VjjrA.VJ •, pour dames 701-est, RUE STE-CATHERINE, Angle Visitation.AUVEIN SUR ROULEAUX ET AUTRES Nous avons tous les matériaux nécessaires en quantité.Pas do retards.Les plus bas prix Cle d’Auvents des Marchands Limitée 25, RUE NOTRE-DAME EST Téléphone Main 3129-3330 TENTES, DRAPEAUX, DECORATIONS Eau minérale Larbaud—ST - YO R R E La mèilleure eau minérale naturelle du bassin de Vichy , CLJ I I C C C” IVI rST SF-,I,• af-rfufsENrANT pour le .ri U O O C.IV I , CANADA KT IKS ETATS-UNIS Le cercle universitaire “Val d’Or” et les étudiants en pharmacie de La val iront en excursion à Carillon, mercredi, le 4 juillet prochain.Tous les étudiants des facultés-soeurs et leurs amis qui désirent se mêler à eux seront les bienvenus.Frix spécial.LES CONCERTS LARRIEU Nous croyons être agréables à nos lecteurs en leur indiquant les prochains concerts qu’Albert Larrieu donnera avec ses interprètes, Mmes Lecomte et Ariel; Demain, dimanche, à Sherbrooke.351 Ontario Est — Montréal Mardi à St-Vincent de Paul, rue Ste-iCathcrine, 8 heures.Mercredi ô St-Zotique (quartier St-Henri), 8 heures 30.Jeudi à Lachine, matinée et soirée. VOL.VIII.—No 146 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 JUIN 1917 - - >¦ 7 ( COMMERCE ET FINANCE LE DERSort MARCHÉ DE MONTRÉAL 4 LA DATE DU 31 MAI, O.V ESTIME A 13,450,250 ACRES L’ETENDUE TOTALE ENSEMENCEE EN BLE EN 1917, COMPARATIVEMENT A 14,897,000 ACRES L’AN PASSE.Ottawa, 23.— Le Bureau des re-| censements et statistiques a publié liier une évaluation préliminaire des superficies ensemencées en céréales ce printemps, avec un rapport sur leur condition au 31 mai, telle qu’appréciée par les correspondants agricoles.Les informations concernant les provinces des prairies signalent que le printemps y est très tardif et que les semailles ont été, conséquemment, retardées.A la fin de mai, de fortes gelées ont flétri et couché les frêles liges du blé, mais l’on espérait qu’il se relèverait rapidement.On souhaitait de la pluie pour faire germer les dernières semences et le blé semé dans les chaumes.SURFACE EN CULTURE ET CONDITION DU BLE l.es rapports des correspondants Évaluent à $13,450,250 acres l’éten-a due totale ensemencée en blé en * 1917, comparée à 14,897,000 acres, superficie ensemencée, et 12,900,-600 acres, superficie moissonnée, en 1916.Ainsi, les emblavures de cette année, quoique inférieures de près de 10 pour cent à celles de 1916, sont supérieures d'environ 4 Four cent à l’étendue moissonnée année dernière.Pour arriver à ces chiffres, on s’est servi pour le Manitoba des statistiques revisées du recensement de 1916; pour l’Alberta et la Saskatchewan, ces revisions n’ont pas encore été complétées.En les comparant avec les étendues sous culture en 1916, les rapports de cette année indiquent de légères augmentations, epjand au blé, dans chacune des provinces maritimes, dans la Colombie-Britannique et une augmentation de 25,000 acres dans la province de Québec ; au a contraire, on signale des diminu-* lions dans toutes les autres provinces, qui atteignent 154,000 acres dans l'Ontario, 254,000 acres dans le Manitoba, 927,000 acres dans la Saskatchewan et 158,000 acres dans l’Alberta.La superficie totale cultivée en blé comprend 809,250 acres ensemencées l’automne dernier et 12,641,000 acres ensemencées ce printemps.Pour les trois provinces des prairies, la culture du blé couvre 12.497,550 acres, soit 2,476,850 acres au Manitoba, 7,-605,700 acres dans la Saskatche-Avan et 2,415,000 acres dans l’Alberta.En prenant pour étalon-base une année de bonne récolte, on évalue || la condition du blé pour l’ensemble du Canada, à 84 pour cent, au lieu de 90 pour cent au 31 mai 1916, et 91 pour cent, moyenne de la condition à pareille date pour la période septennale terminée en 1916.Dans les provinces des prairies, cette condition est de 87 pour cent au Manitoba, 80 pour cent dans la Saskatchewan it 92 pour cent dans l’Alberta.En prenant pour étalon-base le nombre 100, considéré comme représentant la moyenne de la condition à la fin de mai, pendant les svpt années 1910-16.la condition clu blé d'automne, pour l’ensemble du Canada est 86, celle du blé de printemps 94 et de tout le blé, sans distinction, 93 pour cent.Par conséquent, selon sa condition au 31 mai, cl rendement estimatif du blé, cette année, est inférieur de 7 pour cent à la moyenne de la ÿ période septennale, 1910-16.'SURFACES ENSEMENCEES ET CONDITIONS D’AUTRES CULTURES La diminution de la superficie ensemencée en blé, constatée cette année, est partiellement attribuable au raccourcissement de la saison des semailles, résultant de la tardivité du printemps; c'est pourquoi les cultivateurs se sont efforcés d’y remédier en augmentant l’étendue de diverses autres cultures.L’avoine couvre 11,781.900 acres, au lieu de 11.376,346 acres, superficiel ensemencée et 9,875,346 acres, su-1 perfide moissonnée l’année derniè-! re.L’orge semée sur 1,954,100; acres au lien de 1,827,780 acres, su-! perfide ensemencée, et 1,681,180, (0 acres, superficie moissonnée en ' 1916.Le seigle s’étend sur 159,470! acres, comparé à 147,170 en 1916; les pois, 152,465 acres, comparé à 159,680 acres; les grains mélangés j 558,250 acres, comparé à 410,726 i acres; le trèfle et le foin 7,661.800’ acres, contre 7,892,932 acres et l’al-i falfa 84,900 acres, contre 89,472 acres.La condition de ces cultures, en pourcentage basé sur une année de bonne récolle est la suivante; avoine 85 pour cent contre 90 l’année dernière, et 93, moyenne fin mai des sept années 1910-16 : orge 87 p.c.contre 89 p.c.l’année dernière et 92 p.c., moyenne fin de la même période septennale; seigle, 86 pour cent, contre 91 p.c.l’année dernière et 89 p.c., moyenne de sept ans; pois 88 p.c.comparé avec 90 l’année dernière et 91, moyenne de sept ans; grains mélangés, 89 p.c.cette année et l'année dernière, et 92 p.c.moyenne de sept ans; foin et trèfle, 80 p.c.contre 98 p.c.Tan dernier et 92 p.c.moyenne de sept ans; alfalfa, 78 p.c.contre 94 p.c.l’année dernière et 89 p.c.moyenne de sept ans; enfin, pour les pâturages.83 p.c.contre 97 p.c.l’année dernière et 93 p.c., moyenne de sept ans.SEMAINE PRENANT FIN LE 23 JUIN 1917.Les prix de gros ci-dessous sont •ournis par les maisons: “Ogilvie Hour Mills Co.’\ et “St.Lawrence Flour Milts Co.”, pour les farines ; J.-A.Vaillancourt, pour les oeufs, laitages, etc.; “Hart et Tuckwell’’, pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Ltée., pour les grains et fourrages; et Lalumière et Beau-dry, pour le poisson.Prix de ->-os: FARINES Patentes: Royal Household .2 sacs $13.6(1 Régale.2 sacs 13.60 Fortes à boulanger: Glenora.2 sacs 13.10 Fleur de Lis .2 sacs 13.10 Montcalm.2 sacs 12.90 Manitoba, S.R.2 sacs 12.50 Hurona (à pâtisserie).2 sacs 13.60 A (id.) 2 sacs 13.10 Farine de blé-d’Inde blanc pour boulangers .2 sacs 12.00 Farine de blé-UTnde, pour engrais.2 sacs 7.50 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Fartne d’evolnv: Avoine roulée, sac de 90 lbs $4.50 Avoine roulée, baril .9.30 Issues de blé: Son Uan., au wagon, tonne.$34.00 Gru Man., au wagon, tonne.40.00 Gru blanc, au wagon, tonne.43.00 Moulée pure, au char .tiO.OO Moulée mélangée, au wagon .$53.00 à $60.00 Les engrais sont rare».OEUFS Prix vendant aux èplciera.Oeufs canadiens.38s Oeufs canadiens.35s Oeufs de choix.38s BEURRE Beurre de crémerie.38s Beurre de choix, en bloc d’une livre.38 l-2s Beurre de beurrerie (secondaire) .37s Beurre de laiterie.36s FROMAGE Fromage doux, la livre .22s Fromage fort, à la meule, la livre.32s Fromage fort au morceau, la livre.33s Fromage de Gruyère américain, la livre (rare) .60s Fromage d’Oka.38s Fromage Roquefort.65s SAINEOUX Bonne demande.La 1b.Saindoux pur, en tinette .28s Saindoux pur, en seau ., $5.65 Saindoux pur, bloc de 1 1b.29s POIS ET FEVES Le nitnoi Pois à soupe, le minot .4.75 Haricots secs (fèves blanches ou jaunes), le minot .10.50 FRUITS LE LA CALIFORNIE Asperges, la doux.$4.25 Fraises, la boîte .20s Cocos, par 100.$7.50 Cerises, la boite.$3.25 Abricots, la caisse .$2.50 Pêches de Californie .$3.25 Prunes, la boite.$3.75 Ananas de Floride.$3.50 à 3.75 Céleri de Floride, par colis $1.40 Raisin Alméria, baril .$8.50 Oranges “Sunkist”.$4.25 Citrons Messina.$4.25 Pamplemousse (grape fruit).; .$5.00 à $6.75 Canneberge, le baril.$10.00 FRUITS Asperges canad., le paquet.$2.00 à $2.25 Pommes, la boîte .$4.25 Bananes, le régime .$2.75 à $3.50 Choux, la caisse.$6.50 Concombres de Floride $3.50 5 4.0$ Blé-dTnde, la doux.20 à 30s Tomates, du Mississipi,, la caisse.$1.85 Radis, la doux.75s Rhubarbe, la doux.$1.50 Laitue, la doux.$1.50 à $1.75 Carottes nouvelles, par colis.$2.75 à $3.25 Betteraves nouv., par colis.$3.00 à $3.25 Pois nouv., par colis.$3.25 à $3.75 Oignons du printemps, la douzaine.$1.75 Oignons du Texas.$2.75 Oignons rouges, par 75 Ibs.$7.00 Pommes de terre, par panier.$3.75‘à 4.00 Dattes, la livre.Uî Dattes par colis.12s Dattes “Dromadery”, le paquet 13s Figues de Californie, par 25 Ibs.$1.75 Marrons, la livre.12i Noix, la livre.16 à 50s CEREALES ?RI EN ENTREPOTS A MONTREAL Il y a rareté de céréales sur notre place, et Ton ne peut compter sur les consignations venant de l’ouest, vu l’insuffisance des moyens de transport.Bien plus, on ne voit pas encore quand la situation s’améliorera.Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, .Canada-Ouest .79 l-2s No 3, Canada-Ouest .78s No 1.d’alimentation (feed).75s No 2, d’alimentation (feed).74s No 2, blanche.(manque) No 3, blanche.(manque) No 4, blanche.(manque) Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3, Canada-Ouest .$1.38 No 4, Canada-Ouest .1.33 D’alimentation (feed) .1.20 Maïs américain, par 56 Ibs: No 2 jauni, (mrnque) No 3, jaune.$1.70 à $1.75 Blé à volailles, par 100 Ibs .$3.00 FOURRAGE!! SUR WAGONS A MONTREAL Récolte de 1916.Nouvelle récolte: -Mil No 1, par 2,000 livres Mil No 2.Mil No 3.Mil et trèfle.$14.00 13.00 11.50 10.00 MARCHE CENTRAL AU POISSON Flétan.Merluche (haddock) ., .Doré, frais.Brochet, frais.Barbotte.Perche.Saumon frais, de Gaspé., .Morue fraîche.Anguille fraîche.Merluche fumée.Filet de merluche.Hareng frais, la pièce .lisse.Perth, Ont., 23.— On a enregistré 1,550 boîtes de fromage, hier.Le tout a été absorbé à 21 sous et trois seizièmes.Napanee, Ont., 23.—- Le fromage inscrit se chiffre par 2,525 boîtes.Le tout est vendu 21 sous et 11-16 la livre.Alexandria, Ont., 23.Qn a inscrit 994 boîtes de fromagé.Toutes ont changé de propriétaire à raison de 21 sous et 1-8.Picton, Ont., 23.— A Tenclière d'hier, 2,230 boites de fromage ont été portées au registre.Les ventes ont donné: 1,927 boîtes à 21 1-4; 170 à 21 3-16; le reliquat est resté invendu.Cornwall, Ont., 23.— On a mis en vente 2,384 boites de fromage blanc ^ .et 712 boîtes de coloré.Le tout a On apprend que M.A.Jean, le trouvé preneur à 21 sous et 1-4.Le propriétaire de la Fonderie Jacques p^x pavé durant la semaine corres-Cartier, de la rue Amherst, a fait pondante de l’année dernière était 1 acquisition de la fournaise “Star ,, de 16 sows et 1-8 la livre LA SITUATION DANS L’ALBERTA Un télégramme du ministère de l'Agriculture de l’Alberta indique que.la saison est généralement quelque peu tardive, spécialement entre Wataskiwin et Crossfield.La température est fraîche, mais la végétation suit son cours.Il n’y a pas eu de gelées depuis le 5 juin.Tout le grain destiné à être battu est semé, mais il reste â semer environ 40 pour cent du grain fourrager.Il y a partout abondance d’humidité.Le grain a de quatre à six pouces de hauteur; il est d’un vert magnifique.ÇA ET LA autrefois fabriquée par la “Dominion Boiler Company”, de Montréal-Est.Vankleek-Hill, Ont., 23.— On a inscrit 1,680 boîtes de fromage blanc et 50 boîtes de coloré.Le prix payé a été de 21.sous et 1-4 pour les deux sortes.LE RECENSEMENT AGRICOLE ARTHUR BRUNKAU.Membre, Bourse de Montréal BRUNEAU & DUPUIS f T CfPUH I lE!t9 fturefui de Montréal.•7 «t 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.¦aeearaalw i QUEBEC «t SOREL FU Alreet a Ter l- PMT * FLAM.Nev-Twfe.Washington fait connaître que îles souscriptions à l'emprunt dit de la Liberté se totalisent à $3,035,226,-850, soit une proportion de 52 pour cent de plus que la somme demandée.Les souscripteurs s’élèvent à plus de 4 millions., ,* * * L , VT DES CRAINTES NON FONDEES.— D apres des rapports de New- SIGNONS LES CARTES DE DE-York, on est fonde de croire que la CI ARATIONS Banque Roya'l du Canada s'est as-: ; - sure la maîtrise de la “Merchants L’enquête agricole est common-National Bank", de la métropole cée ; depuis le 15 du mois courant imencaine.on a distribué à tous les cultivateurs de la province des cartes de déclarations.Dans les temps où nous vi vous, cette enquête offre un intérêt primordial.Des esprits soupçonneux voient là un piège tendu pour imposer, plus tard, une taxe sur la innuirv cr?trmtu a iavc Production agricole.Toutefois, les /jÉL L "(n!AGE.SE TBA,TE A DkS\autorités provinciales déclarent qu’il n’en est rien.On rapporte en LES PRODUITS LAITIERS PRIX VOISINS DE 21 SOUS ET 1-8.A l’enchère de la Société coopérative agricole de Québec, tenue hier, au Board of Trade, on a offert 1,142 colis de beurre de crémerie dont 189 colis de pasteurisé ont été cédés à raison de 36 sous et 1-8; 683 colis de haut choix, à 36; et 270 colis de bon choix, à 35 sous et demi la livre.* w * Iroquois, Ont., 23.— A la réunion d’hier, on a enregistré 1.185 boîtes de fromage coloré et 1,110 boîtes de blanc.Six cent quinze boites ont trouvé preneur à raistm de 21 sous f’ore que certains agriculteurs craignent d’inscrire leur nom sur les cartes du recensement à cause du projet de conscription.Mais les au-lorilés de la province affirment i qu’il n’y a aucun rapport entre l’enquête qui se poursuit actuelic-nent sur la situation agricole de six provinces du Dominion et le projet de service militaire obligatoire.On dit que certaines institutrices craignent les reproches des cul-»*valeurs de leur arrondissement scolaire s’occupant de faire distribuer les cartes.Dans ce cas, on n’a qu’à faire connaître l’appel du sur-intendant de l’Instruction publique, dans r’Enseignement primaire”.Les circonstances commandent et 1-4; 240 autres boîtes ont changé de mains au même prix, tandis que que tous les agriculteurs signent le résidu a été vendu dans la cou- leur carte de declarations.LE VOEU COLLECTIF DE L’ÉPISCOPAT FRANÇAIS POUR LA FETE DU SACRE COEUR A7#.s lecteurs seront heureux de trouver ici les documents relatifs à ce vœu.Voici d'abord le texte de la lettre adressée par les cardinauT français à NN.SS.les archevêques et évêques: Monseigneur, Depuis le commencement de l’horrible guerre qui sème partout le deuil et l’angoisse, nous avons à plusieurs reprises édicté des prières en vue d’intéresser à la cause de la France et des nations alliées le Dieu fort et puissant dans les batailles.Et parce que le sacrifice ajoute à la supplication une efficacité spéciale, le 11 juin 1915, nous avons consacré la France au Sacré Cœur de Jésus, et le 1er octobre 1916, nous avons prononcé le vœu de conduire nos diocèses en pèlerinage à Lourdes, après la cessation des hostilités.Du reste, ces actes religieux n’ont pas été inutiles, et dans plus d’une circonstance nous avons pu nous écrier comme les enfants d’Israël: C’est à la miséricorde divine que nous devons de n’avoir pas été écrasés.Toutefois, la victoire définitive, celle qui doit mettre fin à ce conflit sanglant et établir sur des bases solides la paix de l’Europe et du mon de, se fait encore attendre.Les défenseurs du droit et de la civilisation seraient-ils impuissants à briser seuls le gigantesque effort de l’ennemi?Quoi qu’il en soit, les âmes dont la religion éclaire le patriotisme se portent de plus en plus vers le Sacré Cœur de Jésus, et elles estiment que, malgré les chefs habiles, les soldats intrépides et les.engins puissants dont nous disposons, elles doivent placer en Lui toutes leurs espérances.Car il demeure le Médiateur dont l’apôtre daint Paul a dit: “Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom par lequel nous puissions être sauvés.” Comment obtenir de ce Cœur divin les grâces auxquelles est attaché le salut?Nous pensons que le moyen d’accréditer nos requêtes auprès de lui.c’est de faire droit à celles qu'il nous a lui-même présentées à Paray-le-Monial.Or il a demandé à la bienheureuse Marguerite-Marie qu’une fête soit célébrée en son honneur le vendredi après l’octave du Très Saint Sacrement.Cette fête, il l’a demandée encore pendant la peste de Marseille, et sur l’indication d’une autre Fille de Saint-François de Sales, le grand évêque qui occupait lé siège de saint Lazare l’établit dans son diocèse.La peste cessa aussitôt, mais elle reparut deux ans après.Mgr de Belzunce écrivit alors aux échevins qui.déférant à ses conseils, firent le vœu de célébrer chaque année, à perpétuité, la fête du Sacré Cœur, et le fléau meurtrier disparut pour ne plus reparaître.Apiès ce fait miraculeux, dont le retentissement jusqu’aux extrémités de la terre devait tant contribuer à la diffusion du culte demandé par le divin Cœur à Paray-le-Mo-nial, on exprima de divers côtés le désir d’une fête universelle.Mais le Saint-Siège procéda comme toujours avec une sage lenteur.Il n’autorisa d'abord la fête que dans les diocèses et les communautés qui la postulaient.C'est le pape Pie IX qui, en 1856, sur la demande des évêques français, l'établit pour le monde entier, et le pape Léon XIII l’éleva en 1889, au rite le plus solennel, à la suite d'une pétition signée par 534 évêques, archevêques ou cardinaux.Nous inspirants de ces souvenirs, pleins de confiance dans les promes-sesde Paray-le-Monial que lagravité de l’heure nous rend encore plus précieuses, encouragés en outre par la Lettre du saint Pape Pie X, pour la conséeratlou des foyers au Sacré Cœur, il recommande à l’infortunée famille humaine de recourir avec une affectueuse insistance à ce Cœur très aimant par l'entremise de la Vierge Marie, Reine do la paix, nous avons jugé opportun de proposer à NN.SS.les archevêques et évêques de France de faire le vœu consigné dans la feuille ci-jointe.L’étude de ce projet a soulevé une question: Ne sera-t-il pas impossible de faire célébrer solennellement la fête du Sacré Cœur dans certains milieux ?Le besoin d’intervention divine qui se fait sentir partout et l’élan vers le Sacré Cœurqu’il provoque dans les âmes nous autorisent à croire qu’il y a peu de paroisses où l'on ne trouvera pas un nombre convenable de paroissiens pour répondre à notre appel.D’ailleurs, le décret qui, sous le pontificat de Léon XI 11,a permis de transférer la solennité au dimanche subsiste toujours, et nous pourrons faire bénéficier de ce privilège les paraisses qui seraient dans l'impossibilité de célébrer solennellement la fête au jour que le divin Maître, pour des raisons connues de sa sagesse, a préféré à tous les autres.La célébration do la fête, le vendredi, demandera aux travailleurs des villes, comme aux travailleurs des champs, un léger sacrifice.Quel est le Français, quelle est la Française qui refusera de se l’imposer?Aussi bien, le Cœur de Jésus, qui a tant aimé les hommes ne se laisse pas vaincre en générosité, et il nous donnera d’autant plus que nous lui aurons donné davantage dans les graves conjonctures que notre pays traversa.Le président Garcia Moreno, de[ pieuse et héroïque mémoire, gémissait de voir la République de l’Equateur ravagée par les sectes antichrétiennes, et il la jeta, c’est son expression, dans le Cœur de Jésus.Voilà pourquoi elle devint si florissante.Puissions-nous jeter bientôt la France dans ce Cœur plein d’amour, et elle ne tardera pas à retrouver ses anciennes prospérités et ses gloires, justifiant une fois de plus cet oracle de l’Ecriture; “Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu.” Nous prions Votre Grandeur de nous dire le plus tôt possible si elle approuve le projet dont vous venons de l’entretenir et sur lequel nous fondons les plus doux espoirs religieux et patriotiques.Veuillez agréée, Monseigneur, l’hommage de nos sentiments très respectueux et très dévoués en Notre-Seigneur.f Louis-Joseph, cardinalLu-con, archevêque de Reims.— t Paulin, cardinal Andrieu, archevêque de Bordeaux.— t Léon-Adolphe, cardinal Amette, archevêque de Paris f F.-M.-Anatole, cardinal de Cabrieres, évêque Montpellier.— f Auguste, cardinal Dubourg, archevêque de Rennes.— f Louis, cardinal Dubois, archevêque de Rouen.—f Louis-Jopseb, cardinal Matt-rin, archevêque de Lyon.TEXTE DU VŒU Afin de répondre plus complètement à la demande formulée par Notre-Seigneur à Paray-le-Monial en ces termes: “Que le premier vendredi après l’octave du Saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur en communiant ce jour-là et en lui faisant réparation d’honneur par une amende honorable pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu'il à été exposé sur les autels”; Afin d’obtenir la prompte victoire de nos armes et la régénération chrétienne de notre patrie, Nous, cardinaux, archevêques et ‘évêques de France, Nous nous engageons par vœu, en Notre nom et au uom de Nos successeurs, à faire célébrer solennellement, chaque année, à perpétuité, dans toutes les églises et chapelles de Nos diocèses, la fête du Sacré Cœur de Jésus, au jour qu’il a indiqué lui-même, c’est-à-dire le vendredi après l’octave du .Saint Sacrement.Le programme de cetfee fête comprendra: 1.Pour les églises cathédrales, le matin, une grand’messe, qui pourra être la messe de communion; le soir, une cérémonie avec sermon, procession pendant laquelle on chantera les Litanies du Sacré Cœur de Jésus, amende honorable, consécration au Sacré Cœur et salut; 2.Pour les églises paroissiales et les chapelles, le matin une messe de communion aussi solennelle que possible; le soir, une cérémonie avec allocution, procession pendant laquelle on chantera les Litanies du Sacré Cœur de Jésus, amende honorable, consécration au Sacré Cœur et salut.Ce vœu sera lu dans toutes les églises et chapelles de nos diocèses, et on renouvellera chaque année cette lecture à l’approche de la êête.DIFFÉRENTS ET BIEN PLUS DANGEREUX! LE "TIMES” DE NEW-YORK PAIT UNE COMPARAISON ENTRE LES PACIFISTES AMERICAINS ET LES ANTICONSCRIPTIO N NIS-TES CANADIENS.New-York, 23.— Sous le titre : “Les Canadiens menacent de se ré volter”, le “Times”, de New-York, publie l’article éditorial suivant : “On ne pouvait nulle part s’at tendre raisonnablement à ce que nos pacifistes à nous aient la chan ce de briller en comparaison avec d’autres, mais évidemment il n’y a pas que les braves que la fortune favorise.Bien de ce qui a encore été fait dans ce pays par les avocats de la paix à tout prix (pourvu qu’il n'en coûte aucune souffrance) n’a éprouvé la patience des personnes réellement patriotes comme les menaces que font les anticonscription-nlstes canadiens de se soulever en révolte armée contre leur gouvernement, si celui-ci essaye de les con traindre à se battre pour sa préser vallon et son existence.“Ce n’est probablement pas la trahison dans'le sens strict et légal du terme, mais c’est la révolte contre la puissance établie, la révolte de la pire espèce, et la péna'-Hté pour quiconque met de telles menaces à exécution c’est la peine de mort.“La supériorité apparente de nos pacifistes sur ces extraordinaires sujets du roi britannique vient simplement de la répulsion insurmontable qu’ont les premiers pour tout ce qui cause ou peut causer une souffrance physique.La limite de ce qu’ils peuvent souffrir ne va pas plus loin que le mépris de leurs voisins, mépris que, bien qu’il, fût intolérable à d’autres, ils endurent stoïquement et le sourire aux lèvres, et dont ils se font un crédit pour faire valoir leur courage moral.Us ne raisonnent pas leurs craintes, non plus qu’ils n’en font pas quelque chose d’éjeyé, une idée concrète qu’ils se désignent à eux mômes.Le procédé est familier aux psychiatres des temps modernes, et il est si ordinaire qu’ils n’en sont ja mais surpris.Les anticonscriptionnistes cana diens sont différents et bien plus dangereux à leur pays.Ils sont puéts à faire la guerre volontiers, à condition que ce soit pour une cause qu’ils approuvent on qu’ils au-ront cUoiaie.Apparemment la guer- Pour guérir votre constipation Employez régulièrement l’Eau Purgative “RIGA” Elle soulage promptement et guérit sûrement la constipation habituelle et assure une bonne santé EN VENTE PARTOUT .- - - ESSAYEZ-LA PROVINCE DE QUEBEC Département des terres et forêts Québec, 2 juin, 1917.Avis public est donné, conformément à la loi, que, le 21 août prochain, à 11 heures a.m., au bureau du Ministre des Terres et Forêts, à Québec, seront offerts à l’enchère des permis de coupe de bois sur les Terres de la Couronne situées dans1 les agences de l’Ottawa Supérieur, de l’Ottawa Inférieur, du Saint Mau riqe, du Lac Saint-Jean, Est et Ouest, du Saguenay, de Bonaventu-re Ouest et de Rimouski Ouest, et comprenant, entre autres, plusieurs blocs considérables dans l’Abitibi, le haut Ottawa, aux sources du St Maurice et de la Gatineau, et sur la rivière Chemouchouan.Adjudication au plus haut enché- ! risseur.Prime d’adjudication payable en trois versements annuels égaux.Les permis seront sujets aux conditions ordinaires de la Loi et des Règlements des Bois, et, de plus, le concessionnaire d’un territoirre devra, dans un délai de trois ans, fabriquer annuellement, dans la province de Québec, avec le bois prove liant du dit territoire, de la pulpe ou du papier, en proportion de dix tonnes par jour, ou du bois de sciage, en proportion de dix mille pieds mesure de planche par jour, par cent milles carrés.Pour plus de renseignements, s’adresser au Département des Terres et Forêts, Québec.ELZ.-MIVILLE DECHENE, Sous-ministre.Département des Terres et Forêts.Vous pouvez encore construire un BUNGALOW à bon marché en achetant vos matériaux au bon endroit.Le clapboard en cèdre rouge de la Colombie, exempt de tous défauts, est meilleur marché que l'épi-*, nette noueuse.SPECIALITES: Portes, Colonnes de Véranda, Moulures, lambris intérieur, le tout en Pin rouge de la Colombie, exempt de tous défauts et séché au four.A remarquer que ce bois ne demande que du shellac et vernis au lieu de peinture, et il ne revient pas plus cher que le Pin ou l’E-pinette avec des noeuds dont les prix sont inabordables.Toujours en main, bardeaux et “beaverboard”.Wilfrid H.PAUZE Marchand de bolet, etc.Ciros et détail, 1822 Côte-dex- Neiges ROCKLAND 1024 •' 1265 SUCCESSION GASPARD TH0U1N Avis est par les présentes donné que le soussigné a été nommé exé cuteur testamentaire de feu Gaspard Thouin, en son vivant hôtelier de Montréal.Tous les créanciers et tous les débiteurs de la dite succession sont requis de s’adresser au soussigné pour le règlement de leurs comptes.JOSEPH L.GIRARD, Notaire, 35 rue Saint-Jacques, Montréal.Main 5030.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 2461.— Dame Alice Richard, épouse de Georges Desruisseaux, avec le que/1 elle est domiciliée et résidente à Montréal, a formé une demande en séparation de biens contre son mari, assisté de François Richard, en qualité de curateur ad hoc, le 16 mai 1917.Les avocats de la demanderesse, BAYARD ET LANCTOT.Montréal, 16 mai 1917.re contre l’Allemagne n’entre pas dans cette catégorie, ou bien enro re est-il possible qu’ils s’opposent à risquer leurs vies dans une guerre qui se poursuit pour empêcher que soient détruites ou subjuguées entre autres nations la France et la Grande-Bretagne.“En tout cas, cette guerre est une guerre pour laquelle ils ne veulent combaftre ni en s’engageant volontairement, ni en étant pris par conscription, nonobstant qu’ils se décla rent prêts à lutter et à mourir plu tût que d’y prendre part.” EN POLOGNE LES RAISONS DE LA DEMISSION DU CONSEIL D’ETAT POLONAIS.Zurich, 1 juin.— On reçoit ici de nouveaux détails sur les raisons qui ont amené le conseil d’Etat polonais à suspendre ses fonctions.Lorsqu’en novembre 1916, le gouvernement allemand lança la proclamation qui créait un royaume de Pologne, il institua, en même temps, le “Conseil d’Etat polonais”, dans le but, sans doute, de persuader la Pologne qu’elle allait effectivement se gouverner elle-même.Ce conseil se composait de Polonais, les uns à la solde de .l’Allemagne, les autres, moins nombreux, croyant réellement que la Pologne pouvait espérer, grâce à l’Allemagne, recouvrer son indépendance.Mais des 'conflits fréquents se produisirent entre le conseil d’Etat polonais et les autorités allemandes; ces dissentiments s’aggravèrent jusqu’à atteindre, ces temps derniers, un état aigu.C’est alors qu’arriva une communication du gouvernement allemand annonçant l’abandon du projet de création du royaume.Cette volte-face provoqua immédiatement la démission du conseil d’Etat, cet organisme ne pouvait admettre les restrictions que l’Allemagne venait de stipuler dans la composition de la Pologne future.En effet, le gouvernement de Berlin faisait savoir ¦(pie le royaume de Pologne se composerait seulement des territoires polonais situés au delà des rivières Rawkii, Bzura, \a-rev; toute la partie de la Pologne russe, située à l’ouest et au nord de ces rivières devant être exclue du royaume.Cette décision signifiait le maintien isous la domination allemande des gouvernements de Kalisz, Pétro-koff, P lock, Lomza et Suvalki, ainsi que d’une partie du gouvernement de Varsovie.En d’autres termes, les trois quarts de la Pologne russe restaient sous le contrôle militaire allemand, un quart du territoire devant former le royaume.Les représentants polonais au conseil d’Etat, ni même les délégués officieux d’Allemagne, ne purent accepter ce nouveau partage et résolurent «lors de démissionner.Consultations: A THôtel-Dieu, par Rod.Carrière, licencié, de 9 heures 30 à 11 heures, excepté le mercredi et te samedi.Aux salons d’optométrie, par Henri Sénécal, Adrien Sénécal, Emile Carrière, licenciés, de 9 heures a.m., à 8 heures p.m., par Rod.Carrière, 1 heure p.m.à 5 heures p.m.Les méthodes modernes pour l’examen des yeux veulent dire une connaissance précise des défauts qui affectent la vue et la correction obtenue par l’emploi des verres correcteurs donnant satisfaction.Salons privés pour l’ajustement des yeux artificiels, aussi pour la correction des yeux par les verres appropriés.Notre ATELIER sur les lieux Ecole Polytechnique de Montréal La première session des examens d’admission à l’Ecole Polytechnique (Génie Civil et Architecture et ingénieurs chimistes) et à l’Ecode de Préparation, (1ère et 2ème sections) commencera le 25 juin a.m.L’Ecole de Préparation prépare aux examens d’admission à i’Ecole Polytechnique.La durée des études y csl de une ou deux années, suivant le degré d'avancement du candidat; les finissants des cours classiques y | sont admis sans examen.Afin de permettre aux candidats, ayant déjà une certaine préparation, ! de se présenter à la 2ème session des j examens d’admission, soit à l’Ecole Polytechnique (Génie civil et Archi-! lecture), soit à i’Ecole de Prépara-i lion (1ère section), des cours d’été ' se donnent du 1er juillet au 1er septembre.Les inscriptions pour les cours d’élé doivent être prises avant le 25 juin.Pour tous renseignements relatifs aux examens d’admission et aux cours d’été, s’adresser au Directeur de l’Ecole Polytechnique, 228 rue St-Denis, TOUX, RHUME, BRONCHITES, ETC En vente chez tous les pharmaciens leur couleur naturelle, en vente chez tone lez lharmaciene, 60 année! d'cxpérltnce.60 aunéea do auccea. s LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 23 JUIN 1917 VOL.VIII.—No 146 U VIE SMI1THE i!e NATIONAL JOUERA CONTRE LES OTTAWAS L’EQUIPE CANADIEN N E - FR A N CA IS E RESTE INACTIVE AUJOURD’HUI, MAIS SAMEDI PROCHAIN, ELLE RECEVRA LA VISITE DU CLUB DE LA CAPITALE.Le National qui a remporté une si belle victoire samedi dernier sur les Tecumsehs à Toronto ne jouera pas aujourd’hui.Seul des cinq clubs de la ligue, le National reste inactif.Samedi prochain, 30 juin, il jouera chez lui à Maisonneuve, alors qu’il recevra la visite du club Ottawa, qui se mesure aujourd’hui avec les Tecumsehs.Les Ottawa possèdent une bonne équipe et il est certain que ce ne sera pas une sinécure pour le National que d’avoir à faire face au club de la capitale.Le National a en effet encore du travail à faire avant de pouvoir se compter invincible.II possède il est vrai Lalonde sur son équipe, mais ce n’est pas là une raison pour que le club compte toute ses parties gagnées.Un bon homme peut réussir à paralyser les efforts de Lalonde- Certains joueurs du National n’ont pas encore réussi à se mettre parfaite- ment en forme et ils ont travaillé dur cette semaine, et ils vont encore travailler la semaine prochaine, afin que chacun soit en état de jouet la partie dont il est capable.Le capitaine Lamoureux que nous avons rencontré hier, a bon espoir que chacun de ses hommes saura se faire justice et jouer une partie capable de donner satisfaction aux milliers de partisans du National.Le club Canadien-français n’est qu’une plarlie en arrière des Shamrocks et il veut à tout prix les rejoindre.Si les Irlandais étaient battus cet après-midi à Cornwall, le National et les Shamrocks se trouveraient presque égaux.Il faut que le National gagne samedi prochain.Les joueurs vont faire leur possible.Il est à espérer que le public fera aussi sa part en allant encourager la vaillante équipe qui représente si dignement les Canadiens-français dans le domaine du jeü de crosse.UN VRAI PROGRAMME DE ST-JEAN BAPSISTE NOTRE FETE NATIONALE SERA BIEN CELEBREE, DEMAIN, AU SHAMROCK, ALORS QUE LES CLUBS CANADIENS - FRANÇAIS SE RENCONTRERONT.Back River Jockey Club Première course Tous les jours à 1 h.45 p.m.DIMANCHE, LA FÊTE DE LA CASQUETTE UN PROGRAMME DE DIX BONS NUMEROS AU PATINOIR JUBILE — LE RICHMOND SERA LA EN CORPS- — LES AUTRES CLUBS DEVRAIENT SUIVRE CET EXEMPLE.C’est dimanche après-midi, à 1 heure 30, qu’aura lieu, au Jubilé la grande fête sportive organisée par la Casquette pour célébrer la Sainl-lean-Baptiste.Les Grecs qui ont laissé une marque ineffaçable dans l'histoire du monde, célébraient leurs grandes fêtes par des jeux et des exercices athlétiques qui sont parvenus jusqu’à nous.La Casquette ne pouvait trouver une meilleure manière de célébrer notre fête nationale qu’en organisant un festival sportif.La jeunesse de nos écoles et de nos collèges a été spécialement invitée à prendre part au programme et il est certain qu’une foule rie jeunes gens prendront pas à chaque épreuve au programme.’ Les concurrents seront certes nombreux dans chaque concours, et la lutte dans chaque cas devrait être des plus intéressante.La Casquette tient à récompenser dignement les vainqueurs et une superbe collection de trente médailles d’or, d’argent 3l8 .379 Ül 38 .350 18 34 .340 TERRAINS DE JEUX RAPPORT SPORTIF POUR FIX DE SEMAINE et 24 PARC LAFONTAINE Samedi et dimanche, les 23 juin 1947.Balle au camp — Etoile du Nord '’s, SFEdouard ; Lyalls vs Dominion Oil (doth; Blue Label vs St-Jeati* Berehmans; Germain Shoe vs Banque d’Hochelawa; Canadian Ind.vs M Stanislas; Stc-Cécile No 2 vs At ¦lantic; Lafont&dne vs Knit-to-fit.FERME FLETCHER lent.: Samedi, 23 juin 1917 — Balle mi u'à 54 '>ut — Sweet Caporal vs Antilcrs; Re.j gents vs Calvin Westminster; Pour le* homme* corpulent* Sou* - vêtement* ju*qu | Monts vs liai vin Westminster; Mai Chemines jusqu'à 20 pouce*.stmî}0ll\0 VS N.B.Imperméables jusqu'à 00 I'llUClMChc, 24 juill 1917.— Bas- pouce*.iKetball — Jeunes filles — Livinson S.|vs Montefiores; Montefiores vs Y.-A.de Lonmier, M?1 dermen will stick to us for a while, r:,,'cs but we will be at once relieved of the Mayor.We will thank Heaven for the disappearance of the Police and their batons, the judges, the deputies, the senators, Parliament, news-p ipers and journals, hotels,hospitals, lunatics.Farewell pensions, chefs, prunes and the horrid stuff we ate so long because its French name eon-csaled effectively its nondescript nature from starving and innocent boarders! Instead of veal, mutton pork ,bcef, potatoes, we will enjoy calf, sheep, pig, cow and "murphies!’ Forks, tables, chairs, pots and plates being taken from us, we will eat off the ground with our fingers.Prisons, jails will be closed.We will dwell in houses without cellars, parlors, closets, pantries or boudoirs.We wiy see churches without preachers, ministers or priests, and men xvill walk the streets in their shirts minus coats, vests, pants, trousers and boots.Cities and villages will be destroyed and the Orange Sentinel will go by the name of the “Yellow Sheet” or “The Yellow Watchman.” In short, to please you, En gouvernant jusqu’ici, par la “Propagande”, les Eglises unies d’Orient, le Saint-Siège n’entendait en aucune façon, manifester une mésestime quelconque à ces vénérables Eglises, qui furent le berceau de l’Eglise universelle, ni confondre avec les peuples païens les Eglises “orthodoxes”, dont la charité paternelle du Pontife romain désire le retour au bercail catholique.Eloignées du Vicaire de Jésus-Christ, celles-ci ont cessé de jouir de L’unité vivante où elles florissaient au temps des Basile, des Grégoire de Nazianze et des Jean Chrysostome.Elles n’ont pas, cependant, détourné les yeux de ces grands luminaires de doctrine qui brillent au firmament de l’Eglise catholique.Les canons des premiers Conciles président toujours à leur vie, et les définitions refi-lqui y furent promulguées sous l’au-uk! torité du Pontife universel, succès seur de Pierre, restent la règle de leur foi.Elles égalent, dans une noble émulation, leurs sœurs latines par Jetïr dévotion envers la Vierge “toute sainte”, Marie immaculée, Mère de Dieu.Par toute sa conduite à l’égard des Eglises unies d’Orient et par le soin avec lequel il sauvegarde leurs rites, le Saint-Siège a démontré peet pour les more! ! d’Eglises qui ont conservé si profon peau du Christ, pour ne leur sembler plus qu’un patriarche latin égal aux patriarches d’Orient, et ils oubliaient d’autant plus facilement que si les patriarches d’Orient sont, en effet, les frères du successeur de Pierre, c’est à celui-ci comme à Pierre lui-même que le Christ a confié le man-! dat de “confirmer ses frères”.Désormais, cette impression injustifiée et cette appréhension instinctive n’auront plus même l’appa-j rence d’un motif.La nouvelle Con- [ grégation des Eglises orientales seia régie directement par le Souverain! Pontife, qui en sera le préfet, de la même manière qu’il est le préfet de la Sacrée Congrégation Consisto-j riale préposée aux diocèses de l'E-j glise latine, et, comme la Consis-i toriale, la Congrégation des Eglises orientales, aura pour secrétaire un cardinal.A côté de la Congrégation “des| Eglises orientales”, un Institut ou Université orientale reprendra les; grandes traditions intellectuelles de) l’Orient chrétien.D’autres actes complémentaires ajouteront à l’éloquente signification de ces importantes mesures: attendons, pour les mettre en relief, les documents pontificaux qui les préciseront.Est-il nécessaire d’avertir le lecteur que les termes d’"Eglises orientales” et d’“Eglises latine” sont employés ici dans le sens traditionnel, et qu’ils désignent les groupes hiérarchiques qui sont déjà ou qui sont appelés à devenir membres de l'Eglise catholique, la seule qui, par la communion de ses fidèles et de ses pasteurs avec l’évêque de Rome, successeur de Pierre et Vicaire du Christ, réalise incontestablement l’unité voulue par le divin-Sauveur ?S.S.Benoît XV n’aura besoin d'adresser aux Eglises d’Orient aucun manifeste.Le dessein d’aujourd’hui féconde, à l’heure providentielle, une grande idée du pape Leon XIII, dont l’appel aux Eglises d’Orient fut l'éloquente expression.Des esprits superficiels purent se scandaliser, alors, des obstacles que l’idée rencontra, et contre lesquels, aux yœux de Léon XIIE lui-même, peut-être, elle parut faire naufrage.I Il en va ainsi des vues du génie, qui portent plus loin que la durée d’une vie humaine ou d’un pontificat.Mais, si la voix du Pontife suprême ne parut pas avoir été entendue d’abord, elle n’en avait pas moins fixé la méthode à laquelle pour son compte, le Saint-Siège resta fidèle.Quand on a annoncé, ici.l’importante décision de S.S.Benoît XV, on tint à rappeler (pie !e programme de Léon XI11 à l’égard des Eglises d’Orient avait été appliqué par le pape Pie X, avec cet esprit de continuité qui caractérise le Pontificat romain, et que S.S.Benoît XV ne manque, pour sa part, aucune occasion d’aftir-mer: la commémorasion centenaire de saint.Jean Chrysostome en fut plus que le symbole.L’heure n’était pas venue cependant de transformer la.grande idée en un grand dessein.Des secousses obscures agitaient l’Orient, dont on ne pouvait pressentir l’aboutissement.La Russie après quelques promesses de liberté, s’était fermée d’une façon plus systématique que jamais.Une politique religieuse, dont le moins qu’on peut dire est qu’elle manquait de clairvoyance, s’obstinait en une formule étroite qui voulait bien reconnaître au Souverain Pontife le droit de gouverner les catholiques du rite latin, mais qui prétendait lui interdire l’espérance de ramener à son autorité apostolique les chrétiens des rites orientaux.Toutefois, la crise inouïe qui vient de bouleverser la Russie n’a point déterminé le dessein de Benoît XV.A la fin de l’an dernier, déjà, le Pontife appelait au sein du Sacré Collège le cardinal Marini, dont le Jiessa-rione avait été l’organe persévérant de la grande idée semée par Léon XIII dans le champ de l’Eglise.Et les Etudes qui ont abouti aux décisions qui viennent d’être annoncées étaient déjà presque achevées, et leur conclusion était déjà arrêtée, quand les masses profondes des peuples slaves virent tomber, d’une façon tragique, les liens qui enchaî- naient leur liberté religieuse avec son res-1 (0U(,es ies autres.On entend se traditions vénérables borner, en disant ces choses, à constater un fait.Ce n’est donc DENTIER Solide, durable et absolument garanti Tout notre personnel nombreux, nos mécaniciens experts, nos dentistes renommés, nos laboratoires spacieux, notre outillage incomparable, nos procédés modernes et notre matériel varié nous permettent de vous offrir le summum de la perfection dans l’art dentaire.PONTS ET TRAVAUX EN OR Nous avons une organisation probablement unique à Montréal, et nous garantissons absolument tout ce qui sort de nos ateliers et laboratoires.n- NOVO - CODINE Formule du dentiste MASSON Névralgie etextrac-tion des dents sans douleur.En vente dans toutes les pharmacies LA COMPAGNIE DENTAIRE MASSON 860 rue ST-DENIS, Appt Masson, près Duluth.Ouvert tous les soirs jusqu’à 9 heures Allez là où Fon sert la Crème à la Glace Montreal Dairy délicieuse et nourrissante, toujours pure, riche et saine; c’est la crème à la glace qui possède au plus haut degré la saveur du fruit mûr fraîchement cueilli.LA CREME A LA 6LACE Montreal Dairy est un véritable régal pour les jeunes et les vieux ; c’est le plus exquis, le plus économique des desserts.Tous les arômes populaires.Vendue à la mesure et en briques et servie dans les meilleurs endroits.MONTREAL DAIRY Company Limitsd .«««« 290 Avenue Papineau MONTREAL.¦ •«; V'x.IF: A# CONSCRIPTION Par Henri Bourassa 71 Tel.Est 1618 ou 1361.FÎ chevaux de la classe de ceux qui sont actuellement à la piste n’ont démarré dans les épreuves dispu- de l’empreinte de l’antiquité chré- ! une pensée politique qui a tospiréîe tienne ; il a prouvé aussi quels égards | Souverain Pontife, c’est une pensée .ondait manifester pour tes essentiellement religieuse, et les nationalités parmi les-, Maia ee n-est pas |f, première fois quelles ces Eglises se sont perpé-jque rou aurn constatr, dam I (luite des Pontife?Le nombre, rdativement modeste, sais quei jns(inct surnaturel des hdèles qui, dans 1 Orient chré-j ]euv fait tien, reconnaissent 1 autorité apostolique expliquait l’apparente humilité de l’organisme gouvernemental qui leur était réservé au centre de l’unité catholique.Mais quand les Orientaux regardaient vers Rome, ils pouvaient preparer, is ta eon-romains, je ne qui avant l’heure, les parviennent pas à faner.Les homl mes d’Etat feraient bien d’y penser et de tâcher de mettre» leur sagesse liées à Mont-Royal depuis sa fonda politique au même pas que la sages-1*'.0"- l.n handicap sera disputé se religieuse du Souverain Pontife.! F1, et comrne les éligibles La guerre et les revolutions pre- épreuves, il faut s’attendre à des parent en tout 1 Orient des change- courses très contestées.L’installa-ments où le Saint-Siège n’a aucune Ijion du Pari Mutuel est terminée.Trente machines seront à la dispo-pufolic et trente-cinq cais- solutions que réclameront demain des événements encore imperceptibles.Ainsi en aura-t-il été, ce semble, pour les chrétiens russes qui se trouvent, inopinément, libres de coopérer, tout les premiers, à un cependant ne pas discerner du pre-j grand dessein dont la raison d’Etat mier coup, dans la vive couleur des | semblait devoir longtemps encore les signes sensibles et des Institutions : empêcher de bénéficier.Maîtres parlantes, hi vénération que n’a | désormais de leur destinée, ils pour-jnmais cessé de ressentir l’Eglise ront, s’ils le veulent et quand ils le voudront, dire au Vicaire du Christ de Rome pour les Eglises d’Orient.Et certains pouvaient se sentir arrêtés dans leur nostalgie d’un retour à l’Eglise catholique, par l’impres- Pontife universel, cet amen que (dans “la Russie et l’Eglise universelle") leur grand Soloview avait : déjà dit en leur pleine confiance nom, qu'ils sion, injustifiée, mais réelle, que, pour rentrer dans l’obédience du Pontife universel, ils devraient au-.voueraient pas.paravant se subordonner à l’Eglise Un observateur loyal laline.Le Pape lui-môme perdait j bienveillant, qui, du ferme et le dêsa- et donc dehors, responsabilité, mais auxquels il se trouve prêt à adapter son action apostolique et ses méthodes pastorales.Des solutions séculaires s’effacent de l’histoire vivante, d’autres s’y ébauchent; et il en devient doublement intéressant, même au point de vue politique, de ne pas rester trop éloigné du centre où, dans l’ordre religieux, des choses nouvelles s’élaborent.(La Croix de Paris.B.Sienne.{8 juin ion LE MUTUEL A MONT-ROYAL Les inscriptions dans les épreuves qui seront disputées lundi après-midi, à la piste Mont-Royal, seront closes à Comme sition du siers verront à payer les heureux gagnants.Aucune piste locale n’a mis jusqu’à present autant de machines du Mutuel en opération.Au-cune_ bourse d’une valeur moindre de $ô00 ne sera payée aux gagnants.Comme les sauteurs en obstacles se font de plus en plus nombreux, la direction de la piste a décidé d’abolir cc genre d’épreuves et de les remplacer par des handicaps.Tout est maintenant prêt pour l’ouvertu-re de la réunion qui aura lieu lundi prochain.L’exemplaire.$0.10 franco- 1 douzaine.$1.00 franco.50 exemplaires.$“2.00 plus frais.Toutes les commandes pour 50 exemplaires et plus (sauf celles des librairies), devront être adressées à M.Wilfrid Des-chenes, au secrétariat de la Ligue patriotique des intérêts cana-COMPTANT eSt’ rUC ISotre'1)ame’ fch- 12> à Montréal, et PAYEES Chaque commande de 50 exemplaires adressée à M.Desahê-nes donnera droit à 5 exemplaires GRATUITS du discours de M SUr Ie “r>cvoir” S0N ORIGINE, SON PASSE, SON A\ ENIR, et a un exemplaire de la brochure du 5e Anniversaire du Devoir”.Toutes les commandes pour quantités moindres (et celles des librairies), devront être adressées au “Devoir”, 43, rue Saint-Vincent, Montréal.LfIntervention américaine L’exemplaire.La douzaine .En .$0.25, plus 3 sous de poste .$2.50, plus 25 sous de poste vente aux bureaux du “Devoir” La Conscription èt VIntervention américaine sont également en vente, dans les librairies suivantes - Oranger Frères, 43-ouest, rue Notre-Dame; Langevin & L Archevêque, 31-ouest, rue Notre-Dame; J.-A.Lacroix 1913-ouest, rue Notre-Dame; Saint-Louis, 288-est, rue Sainte-’Cathe-r.ne; Doom I reres, 251-est, rue Sainte-Catherine; Pineault 280-esf.rue Rachel; Gariépy, 1123-est, rue Rachel; Beauchemin.79 rue Saint-Jacques; Graton, 1850 boulevard Saint-Laurent Aux Etats-Unis, s’adresser, pour les commandes de gros ou de detail, a la Librairie Saint-Michel, 91 rue " Mass.Summer, Boston, OFFRES SPECIALES EN VENTE AU “DEVOIR” SEULEMENT .I L’Intervention américaine Hier, Aujourd’hui, Demain $1.00 franco.La Conscription Le “Devoir” e Hier, Aujourd on.) 'mil Snerre- • * .I *1.00 franco.nui, Demain.I AUTOMOBILE CONTRE TRAMWAY r rfarfAeSe* ajf* •TÿA JJ* JjL JjL jp* JjU w « 5|e FEUILLETON DU "DEVOIR' JEAN DE LA BRETE fin 33 (Suite.) - Je t’ai signé, parachevé hier.Comme c’est bon, ma mignonne, rie faire des heureux avec les bribes de sa vie! Je m’endormirai en me disant avec joie que mon départ fera du bien à des parents pauvres, que je n’aime pas beaucoup, mais qui sont malheureux.Cette pensée m’est douce.—Elle est digne de vous, répondis-je.—Digne de moi ?Je n’en sais rien.Elle ne m’est pas personnelle.je suppose 1 X Elle m’examinait d’uu air mi- souriant, mi-malin, sachant que je mourais du désir d’aborder le seul sujet qui m’intéressât.—Ne remarquez-vous pas qu’An-dré est bien changé?dis-je en me résignant à parler sans y être encouragée.—Ah! bas!.Il y a deux jours, il me disait exactement la même chose de x’ous.¦—De moi?.En quoi ai-je changé?En rien.—Non.c’esf.son rayon visuel qui s’est agrandi.—Qu’avez-vous répondu?—Cela ne vous regarde pas, ma petite.J’ai répondu en bonne fée, ! protectrice du bonheur des jeunes.J’eus beau la questionner, la flatter, elle demeura inflexible.—Ne vous préoccupez donc pas.J’ai bien parlé, soyez tranquille, Jacqueline.Le jardin que j’apercevais de ma place était dépouillé, triste, inondé, et je le voyais couvert d’oeillets, de chèvrefeuille et de roses grimpantes.Cependant lorsque, dominée par le chagrin, je m’y étais promenée, il m’avait paru en ruines.La poésie extérieure serait-elle le reflet des espérances du coeur, et celui qui a dit: “Tout paysage est un état d’âme” était-il donc dans le vrai?Si Mlle de La Flage sc renferme dans une tour d’ivoire, ma tante n’est pas moins impénétrable.On la critique de me recevoir chez elle, parce que son fils est redevenu “compromettant”.—Quelle imprudence, madame! A quoi elle a répliqué: —Ma nièce est dans une position particulière, je ne la laisserai pas seule dans sa maison.Je suis de force à la protéger et à me protéger moi-même contre les mauvaises langues.—C’était bien répondu, dis-je à 1 la personne qui me racontait ces faits, et je ne m’explique pas qu’on ose parler d’une telle sottise à moi, jeune fille en cause.J’ai confiance dans le jugement de ma tante, cela me suffit.—Vous avez bien raison; je vous ai parlé de ces sots propos pour m’en moquer avec vous.Bonne âme, val Néanmoins, un peu troublée, je rapportai cette conversation à Mme d’Arlancey.—Tu ne me gènes en rien, à aucun point de vue, Jacqueline.Tu es chez moi et j’entends que tu y restes.D’ailleurs.Mais elle ne termina pas sa phrase et mon imagination broda sur l’inconnu.Un fait probant, qui paraît agacer André, c’est que ma réputation j s’est étendue à la ronde; quand je dis ma réputation, je veux parler de celle de ma bourse.Ma tante a beaucoup de relations à Nantes; elle accepte des invitations qui m’assommeraient si elles ne m’offraient l’occasion d’observer mon prestige.Chaque semaine, nous passons régulièrement deux jours dans cette petite grande ville.Installées dans un salon de l’Hôtel de France, nous recevons les amis de Mme (J’Arlancey.On m’assaille de politesses, et je m’étonne du nombre infini de gens qui, sachant que je manie assez bien le pinceau, ont une passion pour la peinture.La semaine dernière, il y avait dans le salon quelques personnes.Trois mères me faisaient la cour en attendant leur fils, jeunes gens certainement éminents si j’en croyais les éloges qui retentissaient à mes oreilles attentives.L’un était peintre, l’autre fou de musique, le troisième aimait tous les arts! Ma tante s’amusait, et moi encore plus.L’incident eut une suite charmante pour moi.Le lendemain, rentrée au Croi-sic, je parlai de la scène devant André.—Que ces femmes sont bêtes ! s’écria-t-il.Pour qui vous prennent-elles?—Mais pour une jeune fille à marier, répondis-je d’un petit ton innocent.—S’imaginent-elles que ces basses et sottes flatteries vous toucheront?Elles ne vous connaissent past Et lui?Il me connaissait donc maintenant?Immédiatement, Je commençai une savante expédition.—Mon Dieu, dis-je, il est évident que parmi ces trois fils, passionnés pour les arts, il y en a au moins un qui doit être sympathique, même très séduisant.—Très séduisant?Et trouvez-vous séduisant que ces idiotes fassent la cour à vos revenus?Les fils sont du même acabit, allez! —Vous ne me flattez pas.Quoi! ma bourse seulement est en cause?J’en appelle à mon miroir! -^-Ces jeunes gens, ne vous ayant jamais vue, s’avancent pour une question d’intérêt, c’est évident 1 —La question peut subir des transformations.C’est ainsi que s’élaborent beaucoup de mariages : préliminaires, entrevue, coup de foudre! Alors j’eus la joie intense de voir le tuteur s’élancer sur ses plus grands chevaux et me dire de son ton autoritaire: —Jamais je ne consentirai à vous marier dans de telles conditions ! Vous valez mieux qu’un coureur de dotl —Nous verrons, dis-je, nous verrons.! Il ne faut pas rejeter sans examen des chances de bonheur.Il sc planta devant moi dans l’attitude d’Oreste en fureur.Puis son expression s’adoucit, s’attrista et il sortit brusquement.Ma tante assistait impassible à notre conversation.Je m’appro-chfti d’elle.—Votre fils devient bien étrange, ma chère tante.C’est un tissu de contradictions.—Et toi, Jacqueline, me dit-elle avec ravissement, tu deviens coquette.Elle m’entoura de ses bras et m’embrassa avec une tendresse toute maternelle.XXI Le surlendemain, je surpris une conversation étonnante, qui mit dans ma main la clef de plus d’un mystère.Je recousais l’Ourlet du rideau de la salle à manger; la porte, communiquant avec le salon, était ouverte et mon cousin, qui causait avec sa mère, ignorait ma présence.A SUIVRE C« Journal est imprime au No sur une étendue de plusieurs Paris, 23.— Au nord de l’Aisne, les troupes allemandes, après uni violent bombardement, ont lancé dej violentes attaques au sud de Filaini et dans Ha région de Braye-en-Laon-; ON POURRA RIRE DES MENAGES Washington, 23.— Le contrôle des denrées alimentaires en Canada et aux Etats-Unis sera établi similairement en autant que les conditions dans les deux pays le permettront.'Sous plusieurs rapports, il sera le même, a-t-on dit hier après une conférence entre Herbert C.Hoover et W.J.Hanna, qui vient d’être nommé contrôleur des vivres en Canada.M.Hanna a dit que les lois concernant les denrées alimentaires déjà établies en Canada sont presque semblables à celles qui sont soumises à l’approbation du Congrès américain.Le but de sa visite à Washington était d’étudier le programme américain afin de le suivre ¦le plus possible en Canada.Sous plusieurs rapports, a dit M.Hanna, les Etats-Unis et le Canada font face aux mêmes problèmes alimentaires.Les deux pays sont de grands expor tuteurs de grains et tous deux vont avoir des récoltes plus petites que ¦celles des temps ordinaires.M.Hanna restera ica plusieurs jours afin de conférer avec les fonctionnaires de l’administration temporaire des vivres.Il croit que Je contrôle des denrées alimentaires serait établi au Canada aussitôt après son retour en Canada et il est très charmé de Tid'ée de M.Hoover de fàire de l’administration des denrées une organisation volontaire et de son intention de l’opérer partout où ce sera possible par l’aide volontaire des intéressés au lieu d’avoir recours aux mesures les plus énergiques.Les propriétaires de moulins de l’ouest et du sud ont eu une conférence avec M.Hoover hier et ils ont promis tout leur concours loyal à l’administration.Les prohibitionnistes préparent une lutte homérique pour faire introduire dans la loi du contrôle des vivres, une clause relative à la prohibition complète par tout le pays.Ils veulent Tabsolue prohibition de toute céréale qui entre dans la fabrication des bières, d’ici à la fin de la guerre.M.Hanna est accompagné du professeur Sam Todd, expert agronome canadien, et de Walter Willison, fils de sir John Willison.qui a abandonné son poste au “Daily News” de Toronto, pour s'occuper plus activement de la question des vivres au pays.X A Quart* tSp&Cldl Ancle S-Catherin, at Montcalm ftOllY ItITtcll Rideaux de $3.50, pour $2.89, en marquisette crème et écrue, avec ÇO Qû dentelles et insertions ombrées.Spécial à.'.^CboOv Rideaux de $2.00, pour $1.39, en voile crème, avec dentelle, et bord Où à brins tirés.Spécial à.Rideaux de $1.50, pour 99c, en dentelle Nottingham, de bonne qua-lité, jolîs patrons.Spécial à.vwl# TEL.EST 8000 L.Magailn du P.upl.447 EST, SAINTE-CATHERINE.VENTE Voyez l'annonce** notre DE SOIE DANS LA PAGE 11 EN VILLÉGIATURE — UN KODAK w est toujours un bon compagnon Il vous permettra de garder un c ^lent souvenir des endroits et des personnes que vous visitez.PR,X! nE $1.00 A $100 ,'L A L'AGENCE SPECIALE ^ J.H.Robert 1185, RUE SAINT-DENIS, angle MonGRoyat (Catalogue gratis sur demande) ALLEMANDES LA ST-JEAN-BAPT1STE À LONGUEUIL DIMANCHE Dimanche soir prochain, jour de la Saint-Jean-Baptiste, si la température le permet, les cjtoyens de l.ongueuil auront l’occasion d’assister à une jolie célébration organisée au parc Hurteau, par la Société Saint-.Iean-Baptiste, section l.ongueuil.Il y aura des discours de circonstance prononcés par M.le curé Georges Payette, M.Alex.Geoffrion, maire de l.ongueuil, M.A.Geoffrion, recorder de Montréal, et M.Jos.Lamarre, C.R.L’admission sera gratuite.Le président de la société Saint-Jean-Baptiste.section l.ongueuil, M.J.-O.Boucher, dira aussi quelques mots.La fanfare de Montréal-Sud, assistée pour la circonstance par quelques musiciens de Longueuil el sous l’habile direction de M.le curé Lessard, de Montréal-Sud, se fera entendre entre les divers dis-rours.dans les morceaux variés île son répertoire.Le temps qu’il fera BEAU.PAS DE CHANGEMENT SENSIBLE DEMAIN, DIMANCHE, 24 JUIN IVe dimanche après la Pentecôte.— Nativité de saint Jean-Baptiste.Lever du soleil.4 h.12.Couch, du soleil, 7 h.52.Lever de la lune, 9 h.21.Cou.de la lune, 10 h.30, LUNDI.25 JUIN Saint Guillaume, abbé.Lever du soleil, 4 h.12.Couch, du soleil, 7 h.52.Lev.de la bine, 10 h.28.Cou.de la lune, 10 h.32.Premier quartier de la lune, Je 27, à 11 h.14 m.du matin, Paris, 23.— Le gouvernement et la Chambre des députés ont adopté la résolution, signée par quarante membres du comité de la marine marchande française, invitant le gouvernement à centraliser la construction, l'achat et l’affrètement des navires marchands.Dorénavant, la marine marchande dont le contrôle était réparti entre plusieurs ministres, sera placée sous le contrôle d’un seul département.Louis Nail, sous-secrétaire de la marine, a déclaré que le tonnage total de la marine marchande française au début de la guerre était de 2.500.000 tonnes; que depuis, 560,-000 tonnes avaient été perdues, dont 160.000 pur actes de guerre.Durant la même période, le tonnage acheté ou construit s’élève à 680,000, auquel il faut ajouter 140,000 tonnes on chantier; de sorte que la marine est aujourd’hui plus forte qu’elle ne le fut jamais avant la guerre.M.Nail fit ensuite remarquer que l’Allemagne avait perdu 2,500,000 tonnes, soit 50 pour cent de sa marine entière et il ajouta qu’il ne fallait pas croire les rapports que l’Allemagne construisait des centaines de navires.Le député Buisson répondit que le secrétaire était trop optimiste et que ta situation de la marine était sérieuse.II faut, dit-il, construire des navires pour permettre à la France de s’alimenter, G'cst une question qui prime toutes les aubes, même celle des effectifs, et l'Angleterre préfère prêter des navires à la France et en construire pour elle-même.U termina en priant le gouvernement d’insister pour (pie les Alliés donnent à ta France toute l’aide qu’ils lui doivent.Le premier ministre Rihot, P rappela qu’il est très difficile d’acheter d'es navires.La question de payer comptant est aussi un obstacle.Quoiqu’il soit préférable de construire, le premier ministre déclare que toute l’énergie de la nation doit se concentrer sur la fabrication des munitions.De plus, les matières premières sont rares et la main-d’oeuvre experte insuffisante.Le ministre de l’alimentation, M.Violette, dit que, vu que le besoin de navires pour transporter les céréales n’était pas pressant, le désir de la Chambre de placer la marine marchande sous le contrôle d’un sewl département pouvait être accordé.après un caucus des libéraux de la Nouvelle-Ecosse.A.K.MacLean fut sommé de se ranger avec la ma-iorité de la Nouvelle-Ecosse, mais il refusa, malgré la menace qu’on lui fit, dit-on, de ne pas appuyer sa candidature aux prochaines élections, ce qui amènerait sa défaite certaine.M.MacLean s’est acquis, par son refus, l’hostilité ouverte du parti libéral de la Nouvelle-Ecosse.M.GRAHAM MENAGE LA CHEVRE ET LE CHOUX M.George P.Graham a prononcé hier un discours assez étrange.11 commença par déclarer qu’il voterait pour la conscription, puis il donna tous les arguments possibles contre l’adoption d’une telle mesure.On a tout lieu de croire que M.Graham a prévu une vacance prochaine du chef libéral et qu’il a voulu s’assurer une porte de sortie vis-à-vis de la province d’Ontario, pour qui son vote sera l’assurance qu’il tient à la poursuite victorieuse de la guerre, et vis-à-vis de la province de Québec, à qui il représentera que son discours est la condamnation de la façon dont le système de recrutement volontaire a été exercé clans cette province.On assure que tous les partisans libéraux rebelles rentreront au bercail et emboîteront de nouveau le pas derrière sir Wilfrid Laurier, dès que la Chambre aura disposé du bill de conscription.milles jusqu’à la ferme !.a Royère à; Epine Chevregny.Elles ont cm- .Londres, -3.Les Etats-Unis et ployé, à l’attaque, des forces spécia- J Grande-Bretagne travaillant en les qui ont combattu avec opiniâtre-' semble a la solution du problème de té en dépit des pertes violentes que;'1 approvisionnement/les denrees ah-l’artilierie française a infligées dans! nienta'ires, peuvent rire des menaces n I ï rw«-i r-i rln r* /-I * t *vï /a r» ,1 * A ta rV 1 4 /; V» /"I leurs rangs.t Les efforts ne l'ennemi ont échoué en face de la vaillance des troupes françaises qui ont refoulé les vagues assaillantes jusque dans les tranchées d’où elles étaient sorties.Les Français ont maintenu toutes leurs positions à l’exception d'un saillant au centre, qui est resté au pouvoir de l’ennemi.Les Allemands ont répété leurs attaques cette nuit dans la région de Vauxaillon et au sud-est de Filain ; ils ont multiplié leurs efforts contre les positions de Froidmont.En dépit de leurs sacrifices héroïques, ils n’ont pu gagner le moindre avantage.Sur les lignes anglaises, l'ennemi allemandes d’affamer l'Angleterre, a dit hier le baron Rhondda, le nouveau contrôleur des vivres en Angleterre, au cours d’une interview avec les représentants de la presse au sujet de la situation alimentaire.Le baron Rhondda a déclaré qu’il désirait travailler dans la plus étroite coopération posible avec M.Herbert C.Hoover, l’administrateur des vivres des Etats-Unis, et ils seront en relations constantes à ee sujet.Le baron Rhondda s’est enquis auprès des correspondants de journaux américains du progrès du bill des approvisionnements au Congrès, mais il n'a fait aucun commentaire.Plus tard, cependant, il a expliqué que les pouvoirs qui lui ont été con- a assailli ‘les positions d’Epehy, où férés par le gouvernement anglais il a laissé, dans sa défaite, plusieurs morts et blessés.Par contre les troupes anglaises ont pris l’offensive après une attaque de leurs positions à la ferme Guillemont.Les aviateurs anglais ont abattu un aéroplane allemand et descendu six machines dans un état piteux ; mais trois de leurs machines manquent à l’appel.DES DÉSORDRES SE PRODUISENT À DUBLIN DES MAISONS DE SOLDATS SONT ENVAHIES PAR LA FOULE.FUSION DES DEUX PARTIS GRECS VENIZELOS REPRENDRAIT LA DIRECTION DU GOUVERNEMENT.Dublin, 23.— Des foules ameutées .aria ensiûte,1 reecinnu^que la'situa-1on* *"?™ "T'?11 ',,ai ion n’était pas satisfaisante, mais il rles soldats qui sont actuellement sur.Jonnar Londres, 2,3.— Le correspondant du “Times” à Athènes, câble ce qui suit: “Je suis informé qu’à la requête sut Commissaire français, M.art, agissant au nom de la les lignes de tranchées et causé des,France, de la Russie et 'de la Gran- scènes de désordre dans les rues de'^Bretagne Venizelos a désigné , r , , , .i deux membres du dernier cabinet la ville, (.es manifestations ont créé• gr.ec p0ur traiter avec deux des mi-un profond ressentiment au sein des nistres actuels, sous la dépendance unionistes par toute l’Irlande, et ces de M.Jonnart.Ceci signifierait la derniers insistent sur une adminis-jf*15;?'1 x Partis ‘lui divisent lia Grèce sous la gouverne de veni-Izelos.EN CES TEMPS DE CHALEUR INTENSE LES VIANDES PREPAREES OU FUMEES, MARQUE “CONTANT" SONT ENCORE les PLUS APPRECIEES Goûtez-y, vous n’en accepterez plus d’autres Chez votre épicier ou boucher S.-L.CONTANT, Montreal.if NOUS INSISTONS SURTOUT SUR LA QUALITE ! : : ! : PANAMA SPECIAL $4.00 Tous nos chapeaux de paille sont des modèles caractéristiques MERCERIES Ce rayon est au complet MORIN & FRERE Merciers et Chapeliers connus 7-esl, rue Sainte-Catherine T Cache-poussière POUR L’AUTO 73 différents genres, pour dames ou stock et sur commande.messieurs en The Montreal Trade Supply Co., 30 CARRE CHABOILLEZ.OUVERT LE SOIR, JUSQU’A 9 HEURES.— Tél.Main 1683-7816 Adressez-vous à « tration plus ferme de la loi.La déclaration d’un magistrat del Venizel]os est arrivé au Pir6e où Dublin, qui au cours du eut lieu aussitôt une manifestation police de procès d’un des émeutiers a dit à!en faveur des Alliés, à laquelle pri-la police qu’elle a voulu créer une l'ent part plusieurs milliers de per- émeutc et n’a heureusement pas'^H^.P^^^t les acclamations ; , ., , .i Vive la rrance! Vive l’Angleterre! réussi, a soulève toute une surprise vive la Russie! Vive Venizelos!” et beaucoup d’irritation au sein du] 0n s‘aUcnd à ^ que le premier ____ peuple.i ministre Zaimis fasse demain une ON mWQDIir*! C I Depuis la mise en liberté des pri-! declaration au conseil des ministres Ul4 VUndrUc, Lfc sonniers et leur arrivée à Dublin, lai touchant la nature des négociations M41RE J)F CHÏC 4G0 fol’le ,ni,nifcst0 ,0lls l°s so‘rs dans!qui sc poursuivent sous la direction sont presque les mêmes que ceux que le président Wilson veut faire conférer à M.Hoover par le Congrès américain.Le baron Rhondda a déclaré que sa première mesure sera de réduire le prix des nécessités alimentaires, telles que le pain, le sucre, le lait et la viande.—J’agirai vigoureusement sur cet te question, dit-il, ajoutant qu’il ferait tout son possible pour débarrasser le pays des spéculateurs sur les denrées alimentaires.Il a assuré que la spéculation sur .les produits du sol a déjà été éliminé, notamment celle qui se pratiquait sur le grain el les produits, et que toute trace de spéculation doit inévitablement disparaître.Plus (pie cela, a-t-il continué, il réduira à sa plus simple expression le nombre d'intermédiaires.Quand on lui .a demandé s’il lui faudra des pouvoirs plus étendus pour mettre en action les plans qu’il venait de définir, le baron Rhondda a déclaré qu’il avait actuellement toute l’autorisation nécessaire pour accomplir ce qu’il se proposait de faire.1! a le pouvoir de fixer les prix, de réquisitionner et de prendre le contrôle de tous -les approvi sionnements de denrées alimentai rcs qui entrent ,’ii pays.Il s’est dit très satisfait de la campagne -entreprise aux Etats-Unis en rapport avec la situation alimentai re, faisant allusion à la ligue des ménagères, disant que les femmes ont une formidable influence dans les mouvements de celte nature.The Montreal Cash Go.26, rue Saint-Jacques pour obtenir de l’argent sut bijoux, diamants, pierres précieuses, belles fourrures, pianos, marchandises et autres articles et valeurs.Cinéma PASSE-TEMPS Cinéma les rues en interrompant toute eir-'.iu Commissaire M.Jonnart.La let- II.EST FORCE DE QUITTER LA SALLE DES DELIBERATIONS.Chicago, 23, Haie Thompson après-midi, à la municipal, hostile et a ! dilation; les Sinn-Feiners ont arbo- Le maire William a été l'objet, hier séance du conseil d’une manifestation été forcé de quitter la tre que le roi Alexandre a envoyée salle des délibérations, au milieu des cris hostiles des é-chevins, qui ont même demandé sa démission.Le prétexte de cette subite marline de mésestime fut la nomina-lion des neuf derniers commissaires d’écoles par le maire; la vraie cause réside dans le fait que le maire de Chicago est recornu comme un pro-ullemand : il a i;ii effet refusé de conlnbuM’ à ^’Emprunt de lu liberté” ,o?d’invUer .a commission ( Balfour à Chicaso.lois de son passage aux Etats-Unis.ré leurs drapeaux et chanté leurs chants nationaux.Les manifestants ont jelé à terre el brûlé les immenses placards de recrutement; puis ils ont assailli plusieurs maisons des soldats licenciés, où des drapeaux anglais étaient arborés.Plusieurs carreaux ont été brisés, et quelques uns des occupants ont reçu des blessures.à Zaimis, dans laquelle il se donne comme étant le fidèle gardien de la constitution, a donné généralement satisfaction, el on la considère comme ayant été dictée par un désir louable de réparation à la mauvaise impression créée par sa première proclamation, alors qu’il déclarait qu’il marcherait dans la voie qu’avait tracée son père.ENCYCLIQUE SUR LA PRÉDICATION Home, 23.L'“Osservatore Ro- mano" publie une lettre encyclique du Pape sur la prédication dans les églises.I.e Souverain Pontife trace les grandes lignes qu'il désire que les prédicateurs suivent, indi- que les sujets de prédication et ajoute: “Les sermons devraient être d’un caractère exclusivement religieux et chercher à plaire à Dieu et non aux .hommes.” NOBLE FRANÇAIS TUË A L’ENNEMI Paris, 23.— Paul Deschanel, président de la Chambre des députés, a prononcé, hier, l’éloge funèbre de Jean de Dieu Reille, duc de Dal-matie, qui était député de Tarn.Le duc n'avait que- 29 ans et a été tué par un obus allemand, près de St-Quentin.Alors qu'il commandait une section d’une batterie d’automobile, il a été blessé par un éclat d’obus.Malgré tout, il a continué à avancer jusqu'à ce qu’un autre le frappât mortellement.2)écès CBEVIER — A Salnt-Uurmt, Ir 21 juin 1D17, è l’Ase de S3 mis.10 mois, est dé-cédf J.Hormisdas C.revipr, bourRrols, ex-maire dp Snint-Ijurent, t.es funérailles auront lieu lundi le 25 courant.Le rom-oi funèbre iinrtira de sn demeure Ave.Pe-Olle», A « beures, pour se rendre h re-glise paroissiale, où le service sera eélé-bré, et de 10 au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y as sister sans autre invitation.SAMEDI et DIMANCHE L’INDOMPTABLE Vue sentimentale et dramatique en 5 parties FANNY WARD, dans le ter rôle.—Comédie STRAND, un Bulletin, etc.LUNDI, MARDI et MERCREDI MARY PICKFORD dans A ROMANCE OF THE REDWOODS Sis parties GAUMONT, TOUR DU MONDE: VERSAILLES NOUS OFFRONS EN VENTE mmi DE DEBENTURES DE LA VILLE DE MONTREAL-EST (Garante pour) LA CORPORATION DE CONSTRUCTIONS HYGIENIQUES, LIMITEE & MONTREAL-EAST CONSTRUCTION CO.N.B.— Ces debentures portent (î^O’ Bonl rachetables dans 15 ANS PRIX: AU PAIR Demandez notre liste de placements de juillet, dans laquelle vous trouverez un choix considérable de débentures rapportant 5$ à 6% Versailles Vidricaire & Boulais, limitée BANQUIERS 90 St-JACQUES, MONTREAL Bureau à Québec LA CORPORATION DES OBLIGATIONS MUNICIPALES, LIMITEE 132, RUE SAINT-PIERRE A.LISEZ LE “NATIONALISTE” t
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