Le devoir, 18 mai 1917, vendredi 18 mai 1917
VOLUME VIII—No 115 MONTRÉAL, VENDREDI 18 MAI 1917 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.S QJ Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 ÔO UNION POSTAL*-.3 00 1 a la pensée et aux traditions 'pieuse de la recluse de l’ancienne St-Joscph, aujourd’hui St-Sulpi-ee, qui, renonçant au monde et faisant le sacrifice de sa vie pour le succès de la colonie, passa sa vie dans une étroite cellule, à prier et à françaises de ses fondateurs L’orateur, dans une première par-!ie, établit cette vérité par l’enseignement de la raison, de In foi et de l'histoire.Le fruit est contenu dans son germe.11 sera de sa nature et de' ?23 26 17 .- .*u ciei ic cmnit¦ traVaillcr à des ornements d’églises.Isa qualité.De semence française et de reconnaissance de tout un peuple, |jjeux r(,nj cinquante ans se sont catholique, l’oeuvre fondée sur no-convoquc a la fete de s?s ,!P0.rjc.u’ ! écoulés qui n'ont pas terni ces!tre sol devait donc, à moins d’avor- |chef-d’oeuvre id qui ont démontré ter.s’épanouir en fleur française et la fête de ses origines.Ce fut le cri du coeur d’une nation qui sait se souvenir et qui veut vivre à l’insjiiration des exemples de ses pères.Dans l’après-midi, la visite du vieux-Montréal a réveillé tous les anciens souvenirs et fait revivre les heureux pèlerins aux premiers birt-|assistantf t.t de MM.les abbés Thuot tements mêmes du coeur de la colo-)Clt y(,i|e comme diacre et sous-dia-me naissante.Un groupe d’enfants, jcre d’écoliers, de jeunes gens, d hommes; Le sermon, dont nous publions mûrs et de vieillards ont brave les : ci-après le texte, fut prononcé par difficultés quoffrait ce pèlerinage!jc Révérend Père Joseph-Papin Ar-au centre meme des affaires en un chambault, s.J.jour non chômé, pour suivre reli-| La maîtrise de Notre-Dame exécu-gieusement la sene des leçons _vi- ja avec arj ]a messe “Hommage à vantes qui se dégageaient de ces pier- Jésus Rédempteur” de Cervi, sous la res, “écrit! ignore des plus belles pages de notre histoire.” M.Victor Morin, ntuisté des directeurs de la Société d’archéologie et de numismatique a conduit cette foule dont plusieurs étaient de «i descendants directs des premiers colons, à travers In dédale des vieilles rues de la cité s’arrè- que le sacrifice de Mademoiselle Le- catholique.La foi nous conduit aux Ber a porté de bons fruits.Sa Grandeur Monseigneur thier, évêque auxiliaire de ré M Gau- Mont- I 11' octobre 1533.— Découverte de Pile de Montréal par Jacques-Cartier.février 1612.— Montréal est consacré à la Sainte-Vierge sous le nom de Ville-Marie, février 1644.— Louis XIV accorde la première charte civile à la ville, mars 1644.— M.de Maisonneuve est nommé gouverneur de Ville-Marie, mai 1642.— Arrivée de trois navires portant de Maisonneuve et ses compagnons: 48 hommes et 5 femmes y compris Mlle Mance, mai 1642.— M.de Maisonneuve atterrit; le père Vimont, jésuite, célèbre la première messe; la ville est fondée.Les trois grands fondateurs de Montréal sont M.Olier, qui fonda la Société des MM.de Saint-Sulpiee; M.de la Dau-versicre et M.Paul de Chome-dey, sieur de Maisonneuve.ÎS venu le plus puissant de la race, demeurera ce qu’il était en germe, dans le petit grain de senevé, jeté en terre par Maisonneuve et béni par le P.Vimont, catholique et français.Pèlerinage aux endroits historiques de Vilie-Marie-Dis-cours de MM.Morin et Baylis En dépit de circonstances adverses, un groupe de trois à quatre cents citoyens ont accompli hier; après-midi, sous la conduite des di-! recteurs de la Société d’archéologie et de numismatique, le pèlerinage du vieux Montréal.Fortement -péné-l très de l’atmosphère archaïque nui ! sc 'dégage de ces lieux historiques, les heureux pèlerins de cette intéressante promenade on! comme revécu les jours glorieux que leurs an-i cctres, fondateurs de la colonie naissante, ont illustrés de l’héroïsme de' leurs actions et de l’ardeur de leur! foi.Dans ces artères anciennes, tout enfiévrées de l’activité industrielle.lacc du marche.Cet endroit remportât des conquêtes; il fallait,!les sociétés et les clubs.On y re-'quelques mots.M.Victor Alorin pré-1 servk »r 25c.r>r i Roof, fer et vin, tonique, ^(TJ.régulVr T"”' nrv*,r .ar le démembrement de l'Irlande nir et simple est écartée.Les nationalistes ont l’esprit tellement absorbé par leur aversion contre ta pers-kective d’un démembrement qu’au-‘iin journal n’a pris la peine hier l’examiner le caractère ingénieux lu conseil irlandais proposé.D’autre part, il est clair que l’Uls-cr unioniste est favorablement dispose envers ce projet.Les journaux le Belfast discutent le projet de fa-|on amicale, dans des termes flat-èurs même.Ils .sont satisfaits de ce Jue le gouvernement mette au railla rt le principe que chaque comté le rUlster décide de son sort.La lituation est donc la suivante: les Rationalistes rejettent les proposi-ions du gouvernement et regardent l’un oeil favorable le projet d’un ïongrès irlandais, tandis que les mdonistes semblent disposés à ac-iepter ces propositions.Dans sa lettre à AI.Redmond, M, -loyd George déclare que le gouvertement étudie la question depuis luelquc temps, dans le désir de metre fin à un état de choses qui cons-îtue un grand péril non seulement tour l’Irlande, mais aussi pour la irande-Bretagne et l’Empire.Mais tour éviter une controverse violente it pour conserver Tunité d'action tssenliellc A la nécessité suprême de [agner la guerre, il faut d’abord que e projet soit accepté dans ses parles essentielles par les 2 partis : i.- Le gouvernement va d’abord trésenter un bill octroyant iinim-Hatement le Home Rule à l'Irlande, hais excluant les 6 comtés de IT’Is-rr, cette exclusion pouvant être eprise en considération par le parement au bout de iï ans A moins (u’elle n'ait été préalablement élimi-lèe par le conseil de l'Irlande consumé de la façon indiquée ei-des-Ous.2.—Ce cotise! 1 seca composé de i délégations.L’une de ces deléga* Ions comprendra les députés de la égion exclue élus à Westminster, et 'autre un nombre égal de députés lu parlement irlandais.C députés.Par la majorité des nombres de chncone des 2 déléguions, le conseil sera autorisé A dopter des bills privés affectant Ulster et le reste de l’Irlande ; A ^commander au roi par arrêté mi-[istèricl d’étendre A la région exclue application d’une mesure adoptée iar le parlement irlandais; A sous-rire à i'•application du Home Rule toute l’Irlande, approbation sujette la ratification de lu majorité des ôtants de la région exclue; à faire jes recommandations de sa propre nitiativc au sujet «le la question ir-tndaise, y compris des umende-lenls A Tack* du Home Rule tel (pie inalcment adopté.l,e président de e conseil sera élu en vertu d'un peord entre les deux délégations, u faute d’accord, par la Couronne.En troisième lieu, le projet dit «pie ts clauses du bill nu Home Rule re-Itives A la «piestlon des finances ne tnt pas satisfaisantes et doivent Ire étudiées de nouveau, et en qua* •iènie lieu, après l'adoption en dixième leclure du projet énoncé I haut, le gouvernement suggère la On vocation d’un congrès.m® Il faut que la hausse arrête Dans les prix pour les choses nécessaires à la vie.CHOSE INCROYABLE, EXTRAORDINAIRE, MAIS VRAIE D’ici au premier juin seulement, nous ferons, aux premiers arrivés, premiers servis, UN DENTIER DE PREMIERE QUALITE, GARANTI, pour ^.«6 sera renus les dentiers Notre offre Nous offrons au publie canadien un dentier complet, fait avec le plus grand soin par «U s experts, garanti d«' la meilleure qualité de matériel, caoutchouc, composition, dents, etc., pour CINQ DOLLARS- En faisant celte offre si extraordinaire, nous voulons insister auprès de tous, surtout sur deux points principaux.D’abord, notre parfaite honorabilité et ensuite notre détermination «le faire tout en notre possible pour donner à nos clients pleine et entière satisfaction.Le dentier que nous offrons pour $5.00 coûte ailleurs $15.00 à $25.00.Un dentiste ne peut faire qu’une petite quantité de dentiers, il lui faut faire beaucoup avec peu, voilà pourquoi vous avez payé $15.00 ou $25.00 pour le même dentier que vous pouvez vous procurer ici pour $5.00.Nos opérateurs sont des dentistes diplômés.Un médecin est toujours présent à nos salles.Notre laboratoire est sous l’habile direction d’un expert américain célèbre.Le travail que vous nous confierez sera parfait.Rappelez-vous que votre argent vous vous n’êtes pas entièrement satisfait.Nous donnerons $1,000 de récompense à quiconque prouvera que que nous offrons à cinq dollars ne sont pas aussi bons que ceux pour lesquels vous avez payé $15.00 à $25.00.est sincère.Nous vous invitons à venir nous voir.si Nous avons reçu 1,500 sets de dents venant de Londres.Ces dents en porcelaine naturelle sont inusables, incassables et peuvent donner satisfaction aux plus difficiles.UN SUCCES SANS PRECEDENT Jamais une occasion pareille ne sera offerte pendant la guerre Les soldats el les parents accompagnés de soldats auront la préséance à nos bureaux à moins d’avoir pris un engagement à favance par écrit ou par téléphone.Nous fabriquons aussi les plus belles pièces «le prothèse au monde,telles que dentiers en aluminium, en or, en platine, celluloïd, etc., etc.Notre système de “Bridge Work” (dénis sans palais) fabriquées à l'or pur garanti, gardant sa couleur naturelle, est le dernier cri en art denlaire.Consultez nos dentistes experts diplômés du Canada et «les Etats-Unis.Pas D’ETUDIANTS mais des EXPERTS seulement.Même si vous portez un bon dentier venez vous en faire faire un autre.11 peut vous arriver un accident, briser votre dentier.Les prix vont monter et avant longtemps vous aurez à payer $20.00 à $25.00 pour le même dentier que nous offrons au prix de : lü ^ * «M N" $5.00 Le secret de notre invention est que nous pouvons fabriquer en très grande quantité et qu’au lieu de finir nos dentiers à la main nous les finissons au moyen d’électricité, ce qui donne aux dents un fini et un éclat sans pareils.Heures de consultations: de 9 heures du matin à 6 heures du soir AVIS IMPORTANT.— Afin do donner satisfaction au nombreux public qui travaille, nos bureaux sont ouverts tous les soirs de 7 heures à 9 heures.Adressez-vous aux Salons Dentaires DU ERICAN MEDICAL PAR LA MEME OCCASION, CONSULTEZ NOS SPECIALISTES POUR LES MALADIES DES YEUX, DU NEZ ET DE LA GORGE.TITOÏ (Incorporé par le Gouvernement) 164, RUE SAINT-DENIS, en face de PUmversité Laval, un .peu plus bas que la rue Sainte-Catherine ! üfe il ••¦si m’: fis ill Î9 Wa R *¦ < m Wi ¦Hvl ici a Le gouvernement considère qu’un projet octroyant immédiatement le ilome Rule A la plus grande partie «le l’Irlande tout en soustrayant à ee régime la partie de l’Irlande qui s’y objecte, pendant une période défi-ni«\ après laquelle le gouvernementI étudiera «le nouveau toute la question; qu’un projet reconnaissant le profond besoin d’unité ressenti en Irlande en créant un conseil d’Ir-j lande chargé de délibérer sur toutes] les affaires «ie l’Irlande, et établis-1 saut finalement un congrès pour régler les plus difficiles questions en jeu.est le plus grand effort qui puisse être fait pour mettre fin par législation A la crise dans une grande guerre.RUSSIE SITUATION DÉSESPÉRÉE S'IL NE SURGIT UN REORGANISATEUR.LA RUSSIE, PERISSANT PAR DECOMPOSITION, N'EXISTERA PLUS QUE DANS LES ANNALES DU PASSE — PETRO-GRAI) ABANDONNE POUR MOSCOU.Pètrograd, 17.— La nomination de Terestchenki, précédemment ministre des Finances au ministère des Affaires «Hrungères, A la place de Milioukoff, démissionnaire, est une victoire pour le Conseil des délégués des ouvriers et soldats, et la situation «ntl en ressort demandera d’être étroitement surveillée par les Alliés.De fait le Conseil lout en se défendant «le désirer une paix séparée désire réellement traiter sans dard avec J’ennemi; il est dispost^ à prêter l’oreiiHe an sujet «le tout compromis qui pourrait se faire avec le "Hohenioliernisme”, et pour aplanir tous les obstacles qui pour- raient surgir «lans ce sens, on répète le cri: “Pas d’annexion 1 pas d’indemnité!” Le cri populaire est en faveur de la paix, lorsque la puissance militaire s’écroule, el la paix est le but de toute la politique.L’attention se porte maintenant sur les autres membres du cabinet.Nekrasoff abandonne Milioukoff et garde sa place dans le ministère.On parle «le la possibilité de voir un nouveau gouvernement composé de généraux et d’anciens ministres s’établir A Moscou.Pètrograd, privé de vivres, serait abandonné.Tout est possible.La situation est la plus désespérée qu’il soit possible d’imaginer, et s’il ne surgit pas quelque personnage doué «l’une vigueur extraordinaire qui produise une réaction énergique, In Russie périssant par décomposition et devenue inerte n’existera bientôt plus «|ue dans les annales du passé.La Russie se meurt.Depuis Pâques on n’a pas transporté de charbon aux voies ferrées ni aux ipiais des ports; il n’y a point de fourrage pour les chevaux de l’armée; el des villes «les provinces du nord manquent absolument des vivres nécessaires A la subsistance «lu peuple.A la Douma, des membres ont réclamé la publication des traités secrets, et Pickatioff a dit à rassemblée: “Si nous les publions, nous manquerons aux obligalions que nous avons vis-A-vis de nos alliés, id leur amitié pourrait bien se changer en inimitié contre nous.” Enfin, de la capitale on mande que les généraux Bruxsiloff et Gurko ont retiré leur démission.Alcxieff, général en chef «les armées russes, estime qu’avec le nouveau gouvernement de coalition il sera possible «l’agir vigoureusement et que la situation n'est pas «lésespé-rêc; “ce n’es! pas le temps, dit-il, «le crier et do réclamer mie paix sans annexion; laissons nu gouvernement les négoeiations de paix." A Londres on publie une interview qnl aurait été donnée par M.Painlevé, ministre de la Guerre du rabinet français: "Ce qui se passe en Russie peut être comparé, dit-il, à un gros orage, qui grossit, et dont l’aspect devient de plus en plus menaçant: puis lorsqu’il a éclaté, tout se rassérène et le calme se rétablit.” Du sud do la Russie, des bruits circulent au sujet des négociations qui auraient été engagées par des Roumains haut placés à l’effet d’ob-tenir de l'Allemagne une paix séparée.On dit même que Milioukoff a eu une copie de la correspondance qui a été échangée.Cependant les Roumains restent en général loyaux à l’alliance russe.Et tandis que les sohlats allemands cherchent A fraterniser avec les révolutionnaires russes, les aéroplanes teutons portent la mort et la destruction dans lr pays.A K ilia, à l'embouchure du Danube, cinq aéroplanes ont pris part à une attaque rérente.MINISTRE RUSSE AU VATICAN Paris, 18.— On annonce, «l'après l'agence Havas, l’arrivée imminente A Rome d’un nouveau ministre russe près le Vatican.Oeii est sans doutej une preuve «pie le principe de In tolérance religieuse sera appliqué! sans opposition, ainsi que l’a pro-! clamé le parti révolutionnaire.ANGLETERRE EXEMPTION POUR LES CANADIENS l^onHres, 18 — Au cours du débat sur le bill du Service militaire, à la Chambre des Communes.M, H a/.!«•-tin, un nationaliste, a «lit qu’il devrait être possible de conclure un arrangement avec les Etats-Unis.Par cet arrangement tous les sujets anglais des Etats-Unis, et même les Canadiens «jui résident là-bas, seraient obligi's «le s’enrégimenter sous le drapeau étoile.M.MacPherson.sous-secrétaire d’étal.a cependant déclaré que cela était impossible; seuls les Anglais devraient cire forces «le s’enrégimenter.ECHEC D’UN SOCIALISTE LA CHAMBRE DES COMMUNES ANGLAISE REJETTE UNE MOTION DU SOCIALISTE SNOWDEN, TENDANT A FAIRE DECLARER QUE L’ANGLETERRE VEUT UNE PAIX SANS ANNEXION.Londres, 15.— La Chambre des Communes a rejeté presque unanimement, mercredi dernier, une résolution du socialiste Philip Snowden demandant de ratifier “la répudiation par le gouvernement russe de tous désirs de conquête ou d’agrandissement de territoire des impérialistes et priant le gouvernement anglais de faire une semblable déclaration au nom de la démocratie anglaise.” M.Snow«len, «jui n’était appuyé que par un petit groupe de pacifistes, avait déclaré que si la Grande-Bretagne voulait maintenir son alliance avec la Russie, il lui serait nécessaire d'appuyer la politique du nouveau gouvernement désurjcrati-que russe."Il est évident, avait-il ajouté, que la mentalité actuelle de lu «lé-mocrutle russe est en faveur de la paix.Il est certain d'autre part qu’elle poursuivra ce but.Or, je soutiens que l’ttspression de ce désir doit être celle de toutes les démocraties des nations belligérantes.“Car, qu’on ne l’oublie pas, la révolution ne continuera pas seulement en Russie, mais dans tous les pays qui sont actuellement sous les armes.Le gouvernement sait très bien que, dans un pays de la triple alliance, le peuple est sur le point de se révtdtcr.Je suis (informé d'autre part que les Etats-Unis «>nt refusé de prendre part au pacte de Londres: pas de paix séparée.” UNE PAIX DURABLE OU RIEN Dans sa réponse à VI.Snowden, lord Robert Cecil fit remarquer à ia Chambre qu’elle se devait de rejeter la motion «pii venait d'être présentée, puree qu’elle suggérait un amendement au projet de loi relatif à la dette consolidée, qui doit toujours être adopté tel «pie présenté, si l’on veut «pie les affaires du pavs ne soient pas arrêtées.Lord Hopert Cecil se déclara du reste incapable d'approuver l’amendement 'dans su teneur elle-même, parce que la Grande-Bretagne, dit-il, doit remplir ses engagements non seulement envers lu Russie mais envers tous ses alliés.Faisant ensuite allusion aux désirs de paix des socialistes russes, il demanda A At.Snowden s'il serait possible de laisser sous le même sceptre, après la signature «le la paix, tous ccs pays «pii ont tant souffert depuis le commencement de la guerre, tels que la pauvre Arménie, pour ne citer «pi'un exemple.“Non, nous sommes déterminés à nous en tenir à nos promesses de ne pas accepter «le paix «pii ne serait pas durable, dit en terminant lord Robert, et c’est pour cette raison que celle motion doit être rejetée." M.Asquith, ancien premier ministre, adressant la parole A son tour à la Chambre, ne fit qu’appuyer ce que lord Cecil venait de dire.EXCURSIONS DE COLONS Mill amemtÊÊÊtÊÊmiÊuf-.ai « DU 8 |V;AI au 30 OCTOBRE MÂisDI " Par voies ferrées ”—aussi par Les Navires des Lp^s LES JEUDIS “ La roule des Grand» Lacs ” (IJurani.ia raison dp navigation) L Ouc^t est le ftnvs de l’avenir itica Draiiitn de 1‘oupfit ont dotUi6 à cettf* part If du Cftnida l*lm- ponant quVflç pwwèdf aujourd'hui.Il V R 0 i •• • • tR'lUtï» d’acre# de aol f-rtiK i j I^Mculon t trouveront la proi- jtftit voyante; Profite.: des tutix spéciaux et ?uar le t?acTique Canadien 141.M* : hx Initiaux d'x bitletu: i.m M.*125, Mt9e ; MM.J.C.Martineau et H.Lessard, de l’A.C.J.C., et nombre d’autres personnages de marque.De rhotel de ville, par les rues Notre-Dame, Saint-Jacques, carré Victoria, montée du Beaver Hall, Dorchester, Université, Sainte-Ca-Üierine, Guy, Dorchester, les voitures se rendirent chez les RR.SS.Grises.CHEZ LES SOEURS GRISES I- abbé L.Bouliier, P.S.S., reçut les pèlerins pendant que les orphelins, sur deux rangs, le drapeau ilourdeli »é a ta mai a, entonnaient le chant de “O Canada”.Dans les fenêtres, les blessés de retour du front applaudissaient.Conduits à la chapelle, les pèlerins déposèrent une superbe couronne de fleurs sur la pierre tombale de “la vénérable servante de Dieu, Marguerite Dufrost de la Jem-merais, veuve d’Youville, fondatrice et première supérieure des Soeurs de la Charité, née le 15 octo-bre 1 / Ul, et décédée le 23 décembre 1/71.' A la sortie de la chapelle, le çha-nelain de l’institution, M.l’abbé Bouhier, rendit hommage a “la piété tendre et compatissante” de Madame V ouville, et assura les pèlerins que “ses soeurs continuent au-jourd hui sa belle et noble tâche”.CHEZ LES DAMES DE LA CONGREGATION Par les rues Dorchester, Atwater et Sherbrooke, les voitures se rendirent ensuite chez les Dames de la Congrégation, où les pèlerins furent reçus par M.l'abbé Garrouteigt, chapelain de l’institution, et la Révérende Sr Marie-Joséphine, supérieure.Une autre couronne de fleurs fut déposée devant l’autel où “les restes de la vénérable Marguerite Bour-geoy s, institutrice, fondatrice et premiere supérieure des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, furent transportés de Notre-Dame de Pitié le 13 septembre 1910”.M.l’abbé Garrouteigt, s’adressant ensuite à la foule : “Votre démarche, dit-il, est le plus b e 1 ^ hommage que l’on puisse faire à l’une des mères de la patrie canadienne.Il est beau de voir que l’esprit des fondateurs de Ville-Marie anime encore leurs descendants.“Quant aux soeurs de Marguerite Bourgcoys, je puis vous assurer qu elles n’ont pas oublié ses leçons : elles n’ont encore aujourd’hui que ses amours : l'amour de la religion, l’amour de la science et l’amour du pays.” Les pèlerins font une visite à la chapelle, puis les voitures repartent aussitôt pour se rendre à ÎTlôtel-pieu.en passant par les rues Sherbrooke, Sainte-Famille et l’avenue des Pins.A L’HOTEL-DIEU Comme chez les Soeurs Grises et les Dames de la Congrégation, les abords de l’institution sont artistiquement décorés de banderoles et de drapeaux.Les cadets du Mont St-Louis gardent l’entrée de la cour ; les fenêtres sont remplies de malades.Sur les galeries se trouvent plusieurs enfants, de petits drapeaux fleurdelisés à la main.La foule est des plus compacte.Les dignitaires se dirigent alors immédiatement, aux sons de la fanfare des cadets, vers l’estrade qui a été adossée à l’aile ouest de l'hô-| pital.Le Dr E.P.Lachapelle, dans un petit discours, dit qu’il fait bon, “an moment où la kultur allemande écrase aux pieds les races latines, de proclamer bien haut que la France, qui a colonisé et évangélisé cette terre canadienne, est immortelle”.Le R.P.Valentin Breton, de l’Ordre des frères mineurs, qui a aussi porté la parole, s’est surtout plu à appuyé sur les vertus de charité et d’abnégation de Jeanne Mance.Comme aux endroit précédents, la foule a déposé une couronne de fleurs au pied du monument de la fondatrice de l’IIôtel-Dieu, puis elle est ensuite descendue Place Youville.A la place Youville et à la‘ place d’Armes A la place Youville, les visiteurs déposèrent une gerbe de fleurs et M.Victor Morin lut une courte adresse: “Aux généreux fondateurs de ; Ville-Marie, aux hommes courageux, ,aux saintes femmes qui établirent au pied du Mont-Royal ce poste avancé de civilisation et d’apostolat!” Après les salutations des officiers et des invités d'honneur, au monument rie nos courageux ancêtres, le cortege reprit sa marche vers la place d’Armes.Une immense foule j attendait les distingués pèlerins.! j 'M.E.Dubeau, pro-inaire, présentai une adresse de bienvenue au nom des autorités municipales qu'il dit i “heureuses de coopérer avec les so-i ciétés St-Jean-Baptiste et Historique’ à ces fêtes du souvenir.” 11 soulignai l’enseignement précieux que cette leçon d’histoire vivante sait donner j à tout coeur de patriote, et spéciale-1 ment à la jeunesse qui saura puiser à l'exemple des ancêtres héros la, vaillance et le courage qui la grandi-] ront aux yeux de toute la .nation.En quelques mots, M.Dubeau évoqua la carrière de l’illustre fonda-} leur de la grande cité, et remerciai la Société St-Jean-Baptiste de son heureuse initiative 'de placer desj plaques commémoratives aux endroits historiques de 'la ville.M.le consul général de France, M.C.-E.Bonin, adressa ensuite quelques mots de remerciements: il rappela avec émotion le geste du maréchal Joffre saluant avec digni*' lé, quelques minutes, avant de quit-1 fer la ville qui l’avait acclamé en i héros, la statue du grand fondateur’ de Montréal.Le maréchal a rendu hommage! au chevalier-soldat et avec lui.à| toute la race, héritière de son héroïsme et de sa vaillance, fièrement établie sur les rives du St-Laurent.De nouveau, M.Bonin salue la belle figure du héros de Maisonneu-! ve en s’écriant: “Honneur à ce brave!” Et la foule acclama Fora-: teur.Puis MM.Baylis et Victor Morin ont remercié en quelques mots les nombreux manifestants de cette fête historique.LVOFF EST OPTIMISTE IL DECLARE DANS UNE ENTREVUE QUE LA CRISE LA PLUS SERIEUSE DE L’HISTOIRE DE LA RUSSIE A ETE DETOURNEE DE FAÇON SATISFAISANTE.Petrograd, via Londres, 18.— La crise gouvernementale de Russie ayant été résolue par l’entrée dans le cabinet de cinq représentants socialistes du conseil des députés, le premier ministre Lvoff en a exprimé toute sa satisfaction à un correspondant de la Presse Associée ainsi que sa confiance dans l’avenir.Il a dit: “La crise la plus sérieuse de l’histoire moderne de Russie a été détournée de façon satisfaisante et déjà la situation s’améliore.J’ai l’impression que le nouveau cabinet de coalition recevra l’appui de tous les citoyens raisonnables.Pour la première fois, nous avons un gouvernement ] possédant en même temps l’autorité et la puissance matérielle.“Les difficultés qu’avait à résoudre le premier cabinet révolutionnaire surgissaient surtout du fait que mes collègues et moi nous étions obligés de ne compter que sur la seule persuasion.J eg iverne-inent n’avait pas la puissance .uatérielle alliée à la puissance morale telle que la chose existe dans les autres pays démocratiques.Cette puissance morale suffit pour gouverner la plupart des citoyens, mais elle est malheureusement impuissante contre certains groupes anarchistes réfractaires à toute idée de discipline.“Nous avons compris que le gouvernement ne pourrait surmonter cet obstacle sans puissance matérielle, et ce n’est que par l’entrée dans le cabinet de représentants socialistes et de ceux des parties de la gauche aven promesse d'appuyer une politique de liberté et de discipline que nous sommes arrivés à ce résultat.Eussions-nous manqué notre but, c’était l’anarchie qui aurait régné en maîtresse suivie d’une désillusion nationale et d’un mouvement révolutionnaire et puis réactionnaire.‘ Le Conseil des députés s’est engagé à appuyer le gouvernement dans sa lutte contre l’anarchie et le désordre, et à travailler au rétablissement de la discipline dans l’armée, tout cn gardant la promesse rie démocratiser celle-ci.“J’espère que lorsque les ennemis de la paix publique verront que tous s’unissent pour le rétablissement de l’ordre, ils abandonneront sans y être forcés leurs méthodes anarchistes qui ne pourraient que causer la ruine de la Russie.Le programme sur lequel nous sommes tombés d’accord avec nos nouveaux collègues contient de très grandes concessions aux socialistes, niais ces concessions étaient une condition indispensable de leur collaboration avec le gouvernement.A 1 avenir, la Russie démocratique non seulement devra jouir de la liberté la plus entière, mais elle devra aussi assumer la responsabilité de défendre cette liberté.Le Conseil des députés a parfaitement compris les dangers qui menaçaient la Russie et il s'est déclaré résolu à faire tout son possible pour sauver la nation de l’anarchie, de la défaite et des divisions intestines.” ?La Gomme Pas-Laite Les soldats Faiment parce qu’elle leur donne de l’endurance.En marche ou au cantonnement, ce délicieux bonbon rafraîchit et calme les nerfs.Les armées d’Europe en ont consommé de grandes quantités; c’est une preuve de ses mérites.FASTE AU CADIAOA -ê LE R.F.H.MARTY DÉCORÉ AU FRONT Çu/bw, 18.— Le R.F.H.Marty.C.S.V., ancien professeur au collège de Lauzon, qui est au front depuis le commencement de la guerre, vient d'être cité à l’ordre du jour et décoré de la croix de guerre pour sa bracoure au feu.Voici le texte de, sa citation : Ordre régiment, sergent Marty : | • Belle attitude au feu.Sous un vio-' lent bombardement, a brillamment' secondé son chef de section pour le maintien en place des éléments de] combat et assuré le ravitaillement pendant l’attaque du 18 avril 1917.S’était déjà .signalé pendant la journée du 9 mars.” UN CONGRÈS DES PAYSANS RUSSES IL A LIEU A PETROGRAD ET GM DELEGUES Y ASSISTENT.— LE PROGRAMME QUI SERA MIS A L'ETUDE.Eeriyez à Wm.Wrigley Jr.Co.Ltd., 310 St.Paul St., West, Montreal, pour recevoir gratuitement le livre des “jingles” en couleurs.C-63 Mâchez-en après chaque repas .c ».j / ¦> vj*- y i7 * Les nouveTTes municipales du NATIONALISTE sont uniques.Elles sont vraies et spirituellement tournees.Petrograd, par voie de Londres, 18.___ Un congrès de 569 délégués qui paraissent représenter les paysans de toute la Russie, s’est ouvert ici.Le programme d’études comprend 4 points: d’abord la définition i de, 1 opinion de la classe des paysans au ! sujet, de toutes les questions nationales vitales; ensuite la nécessité de convaincre tous les citoyens qu'une nouvelle liberté amène non seulement de nouveaux droits i mais aussi de nouveaux devoirs; en troi- i Blême lieu, la sauvegarde des intérêts de la ' classe paysanne, et en quatrième lieu, la ! protection des intérêts du pays entier.A l’ouverture du congrès, le président I honoraire a fait ressortir la nécessité d’une reprise immédiate des opérations sur le front.Les paysans français ont présenté! leurs salutations par l’entremise de M.Thomas, ministre français des munitions.I/e ministre de l’Agriculture a appuyé sur la nécessité de maintenir le ravitaillement en vivres et en munitions, sans lequel il serait impossible de continuer la guerre.DES MUNITIONS EN QUANTITE Petrograd, via Londres, 18.— A.I.Shingaroff, ministre de l’agriculture, a déclaré, au cours d’une entrevue du cabinet, j avec le général Alcxiefif et d’n.it n s généraux, qu’au point de vue des munitions, la ' quantité des approvisionnements pour ! l’armée augmentait tous les jours.CONVENTION DES IIBIRAUX Ottawa, 18.— Les libéraux d’Ot-, tawa ont décidé rie tenir une convention le 13 juin prochain afin rie choisir leurs candidats aux prochaines élections fédérales pour la ville ô Ottawa, (.etie décision a été adoptée à la suite d’une longue discussion.LE SIROP GAUVIN T RHUME Soulage promptement et guérit sûrement Rhumes, Toux, Enrouements, Bronchites, et toutes les AffocHons de la Gorge, des Bronches et des Poumons.Prix: 25c la bouteille.i-e Sirop tPAr.is Gauvin pour les Enfants Soulage coliques, douleurs de la I dentition, indigestion, diarrhée, et | assure au bebé un sommeil naturel.PRIX î 2ES cents la bouteille.Les Cachets Gauvin pour le Mal de Tête soulagent et guérissent promptement Maux do Tfilc.Migraine*.NévralHieji, et foutes les douleurs.PRIX : 25 cents Is boit*.DE L’ÉGLISE EST ARRÊTÉ DE NOUVEAU Les détectives ont fait une descente fructueuse, mercredi, chez un nommé Laurent de l’Eglise.Ils y ont saisi une grande quantité de dro-Kues (le tout genre valant quelque! milliers de dollars.Le prévenu a déjà pratiqué son commerça illégal un peu partout à Montréal et pim particulièrement à Laehine et è Ver-riun.Devant ]« magistrat de polira U a iiié sa culpabilité et il «jibira son procès la .semaine prochaine.FEUILLETON DU ‘‘DEVOIR” » ?(Suite.) Je n’aurais eu garde de ne pas appliquer des principes qui répon quelque animal fantastique, elle collationna de bon appétit.J’ai remarqué que mon tuteur, assez froid avec moi, est rharmant riaient si bien à mes idées person- avec sa mère.Il lui donne des po ncllcs, et je fus enchantée qu’un tits noms tendres, plaisante aitna-pnmier coup d’oeil eût flatté l'es-1 blement ses terreurs, et la protège thétique de ma tante.comme si elle était encore un en- Nonobstant l'aimable opinion rie ! Tant.Gette attitude a été le sujet de mes réflexions secrètes toute la soirée, mon cousin, je revins tranquillement dans le salon et invitai nurt hôtes à passer dans la salle à manger.Le premier soin rit Mme d'Arlancey fut de regarder attentivement autour é'clle, puis, bien convaincue qu’il n'y avait pas à re d'autant que Mme d’Arlancey, pendant que je présidais à son installation de la nuit, me disait: Ta maison est effroyablement solitaire; comment, ma pauvre en- douter l'entrée par la fenêtre de fant, éprouvais-tu quelque plaisir à Y passer les vacances?Mais André ; étant ici, je ne redoute rien; avec 1 lui, je n’ai jamais peur.—Même des jars, ma tante?—Tu as vu que Je m’étais promptement calmée.Si André n'avait pas été avec moi, je restais dans la voiture.—Parlez-vous sérieusement?—Très sérieusement.Je serais repartie, me dit-elle avec résolution.Mais mon fils est le plus sûr des protecteurs.^ En la quittant, j'allai dans ma I chambre pour réfléchir aux paroles i que je venais d’entendre et aux résultats de mes propres observations.-Que pensez-vous de cela?dis-je à Mademoiselle?—Cela.quoi?—Cette attitude de M.d'Arlan-ccy?Ne traite-t-il pas sa mère comme un enfant?—Non.il est déférent et res-pcetm ux.—Oui, très déférent; mais.Au fond, j’étais assez embarrassée pour définir mon impression, et je laissai à l’avenir le soin de m'instruire.L'avenir ne se fil pus attendre, ear, dès le lendemain, j'avais la clef de l'énigme.Je lisais un ouvrage sérieux et prenais des notes; le grandissime ingénieur d’Arlancey me surprenant au milieu de cette occupation intelligente, je crus que j’allais lui plaire; mais, après s’être penché sur mon livre, il me dit d’un ton ironique: —Ohl ahl voilà une lecture qui ne répond pas au caractère de la femme.—Si vous disiez au caractère de la jeunesse, voi-s seriez plus dans le vrai, répliquai-je aussitôt.—C’est tout un, me dit-il avec un sourire; la femme est toujours un enfant.Sa mère entrant, il se précipita pour l’embrasser, et moi, les bras ballants, l’air ahuri, je restais écrasée sous l’axiome de mon cousin.—Qu'as-tu donc?me dit ma tante.—Rien! Et nous partîmes seuloa pour nous promener dans les prairies, mais Mme d’Arlancey se crut perdue à la vue d’un troupeau de moutons.—Ah! mon Dieul.Ils courent, Jacqueline! —Il arrive souvent aux moutons de courir, ma tante.—Nous ne pourrons pas passer, Us viennent sur nous, dit-elle en pâlissant, ils sont enragés! —Mais non.dis-je, riant de tout I mon coeur, fiez-vous à moi, nous ! passerons facilement.; Mon cousin, qui avait observé de loin l’effroi de sa mère, s’approcha à grandes enjambées et lui offrit son bras.—Je ne vous laisserai plus seule, dit-il affectueusement.—Ah! répondit-elle avec un soupir de satisfartion, je suis rassurée.—Je ne crois pas que vous aimiez beaucoup la campagne, ma tante?-Je ne l’ai jamais habitée, mais j’aime la nature, mon enfant.Elle est généralement inséparable de la campagne, remarquai-je.—Mon Dieu, dit-elle sérieusement.les Champs-Elysées et le Rois de Boulogne, sans hèles singulières en liberté, me suffisaient bien; j’aime également mes jardins de Gué-rande et du Croisic, bien clos et bien tranquilles.Mon cousin, ainsi que je l’ai appris, est chargé de travaux importants aux environs de Guérande, ville natale de ma tante; elle l’a quittée dans sa jeunesse, mais elle a conservé la maison de sa famille.Afin de suivre son fils, elle a sacrifié pour deux ou trois ans ses goûts parisiens.Est-çe parce qu’il m’avait surprise plongée dans une lecture sérieuse, ist-ce pour une autre raison?Quoi qu’il en soit, mon cousin fut saisi du désir intense de me questionner.Pour ce.il rembrunit sa physionomie et, d’une voix de basse, demanda: —Pourquoi donc, Jacqueline, avez-vous quitté Rennes trois jours plus tôt qu’il n’était nécessaire?—Parce que je désirais passer un temps plus long ici.—Vous auriez dû écrire à ma mère, rie pas agir sans la consulter.—Pourquoi?—Comment 1 pourquoi!.le sens des convenances vous dit le pourquoi.—Je ne comprends pas, dis-je paisiblement.—Alors, continua-t-il, moitié riant, moitié sérieusement, si vous ne comprenez pas, c’est que vous êtes niai ( levée; il faudra réformer cela.—Non, non, dit ma tante avec bonté, nous lui avons laissé une indépendance relative dont elle a usé, c'est très naturel.Mais, nullement satisfaite d’être défendue par une autre que par moi-même, je regardai mon tuteur avee une grande tranquillité d’âme, et, parlant comme si son opinion m’était fort indifférente, je répon- ! dis: i —J’ai été élevée selon vos idées; I c’est vous qui avez désiré que mon i séjour, dans la pension choisie par ma mère, se prolongeât jusqu’à mes vingt ans.Etiez-vous mal dans cette pension?—J’y étais très bien, et mes sorties, chez des gens charmants, étaient délicieuses.—Alors?—Alors ne vous plaignez pas si mon éducation a des lacunes.La pension prolongée n’est jamais la famille.Attaque et défense parurent l'étonner au plus haut point; il fronça légèrement les sourcils et ses yeux intelligents — très intelligents, j’en conviens, — exprimèrent un assez vif mécontentement.Mois je n’en avais souci, en vérité! Il poursuivait évidemment une enquête, car il reprit: A SUIVRE Ce Journal est Imprime au No 43 rue Snliit-Yliirent, A Montreal, par l’IM''MMi> KIK l'OMll.AIUK (A re»|>mi-ai)ili1/ J.N.Chevrier, aérant «nierai.12 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 18 MAI 1917 VOL Vin—No LE R.P.HAGE T0URrr™!!,l!i?l ,.,nF SUCCES DES EST DÉCÉDÉ „.v “r ,,;t f ! ITALIENS TRÊVE ENTRE LA RUSSIE RJ H 1 CrmiDT FT l’Al ! FMAr.NF ?DU1aL.E^UUI\ 1 OX SUGGERE LE NOM DU FA-MEUX G EXER.\L SMUTS.L’AXCIEX PROVIXCIAL UES PERES DOM1XICAIXS S’ETEIXT LA XU1T DERXIERE, A MONTREAL, APRES UXE LONGUE ET DOULOUREUSE MALADIE, AGE DE 53 AXS.— SA CARRIERE.Le R.P.Joseph-Henri Hage, ancien provincial des Pères Dominicains au Canada, est décédé à deux heures la nuit dernière, à l’hôpital des incurables, après une longue et douloureuse maladie.Un premier service funèbre sera chanté demain à neuf heures en l'église Notre-Dame de Grâces: après la messe, la dépouille mortelle sera conduite à la gare Bonaventure, pour se rendre à Saint-Hyacinthe, lieu des funérailles et de la sépulture.Lundi matin, à neuf heures trente, un grand service solennel sera chanté à Saint-Hyacinthe, au monastère des Dominicains.Le Père Joseph-Henri Hage naquit à Wattrelos, dans le département du Nord en France, le 8 janvier 18(14, du mariage d’Henri liage, commerçant, et d’Adèle Sophie Florin.II fit ses études classiques au petit séminaire de Cambrai, département du Nord; en 1884, il entra chez les Dominicains en Espagne, et prononça ses voeux à Corbara, en Corse, en l’année 1885; le 24 juin 1889, il fut ordonné prêlre à Ajaccio, par Mgr de la Foata.T.e Père Hage vint au Canada en 1891, et fut professeur au noviciat des Dominicains à Saint-Hyacinthe, jusqu’en 1893, alors qu'il retourna exercer du ministère en France, de 1893 à 1903.Il revint à Saint-Hyacinthe en 1903 et fut nommé prieur du couvent des Dominicains, poste qu'il occupa durant trois ans.En 1906, le Père Hage fonda la maison des Dominicains à Québec, el fui nommé provincial des Dominicains au Canada, position qu’il conserva pendant de nombreuses années.Il fut remplacé par le H.P.E.-A.Lan-glais.Le distingué religieux s’étail ae~ (piis une renommée d’orateur sacré par tout le Canada et les Etats-Unis, où i! a paru dans les principales chaires de vérité.Sa santé fut gravement compromise il y a six mois, alors qu’il a failli succomber à une forte syncope; depuis lors le malade a traîné en langueur, pour s’éteindre finalement, cette nui!.LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA .1V XOI ¦ l'EA l -RR UNS WICK.I^uidres, 18.—: Le correspondant du Manchester Guardian demande qu’on invite le général Smuts, le fameux chef boér, à présider le congrès irlandais projeté.Le correspondant souligne les qualités intellectuelles, oratoires et légales du général et est convaincu que celte nomination .soulèverait des acclamations universelles.UNE INJONCTION CONTRE LE CONSEIL UX DES COMMISSAIRES D’ECOLES NOMMES LE 7 MA! DERNIER y EUT EMPECHER LA RECONSIDERATION DU VOTE DES ECHEVINS.Iles soldats de c adorn a en CAPTURANT LA VILLE DE DU1-NO S’ASSURENT LA POSSES-! S ION D’UN POINT STRATEGIQUE IMPORTANT — TRIESTE EST FRAPPE DE PANIQUE.ET L’ALLEMAGNE CESSATION PROCHAINE DES HOSTILITES SUR LE FRONT RUSSE ?La Banque Provinciale du Canada vient d’ouvrir une importante succursale au Nouveau-Brunswick, à Bathurst, où nos grandes banques anglaises sont déjà établies.La ville de Bathurst est actuellement Lune des plus progressives de cette province en raison de l’agrandissement des usines des diverses compagnies faisant le commerce du bois de pulpe el du papier qui y sont établies.La Banque Provinciale du Canada, a maintenant un réseau considérable de su'•eursales dans la province du Nouveau-Brunswick où, depuis huit ans, elle ouvre graduellement de:; bureaux dans tous les centres importants dans le but de servir pins spécialement les Acadiens.Ces succursales sont maintenant nombreuses et le principal bureau pour la province est à St.John, ville très importante surtout depuis que son port est le port d’arrêt d’hiver pour la flotte du Pacifique Canadien.Comme on pouvait s’y attendre, le veto du maire Martin à la résolution du conseil municipal, en date du 7 mai dernier, nommant commissaires des écoles de Montréal MM.L.A.Lapointe, Denis Tansey, .1.Armand Poirier, A.V.Patenaude, Hector Hardy, Gaston Maillet, J.V.Désaulniers et J.H.Dillon, a suscité du mécontentement.Demain matin, sera présentée, en division de pratique de la Cour supérieure, par MM.Désaulniers et Charbonneau, avocats, agissant comme procureurs d’Hector Hardy, employé civil, et l’un des commissaires nommés, une demande d’injonction interlocutoire enjoignant au conseil municipal de ne pas reconsidérer la résolution du 7 mai, déclarant la nomination valide et non rescindable et le'veto du maire illégal.La requête demande en outre que le jugement à élre prononcé tienne lieu de l’approbation et de la signature que le maire Martin a refusé d’apposer à la résolution.A l’appui de sa requête, longue do huit pages, le requérant allègue qu'en apposant son veto à la résolution du 7 mai, en vertu de l’article 23 de la charte de la cité de Montréal, la reconsideration de la résolution aurait dû se faire le 14 mai, chose qui n'a pas eu lieu.En conséquence, d’après le requérant, le maire serait obligé de signer et d’approuver la résolution.C'est l’unique raison invoquée.LE PROBLEME DE L’ALSACE-LORRAINE LA SEULE SOLUTION EST LE RETOUR DE CES DEUX PROVINCES A LA FRANCK.UNIVERSITÉ LAVAL FACULTE DES ARTS, CE SOIR, A 7 HEURES 50.^ .Salle des prpniotions, — Abbé Lmi " Chartier ; clôture du cours d” pédagogiep pratique.La rédaction française à l’école (fin).Correction des manuscrits.Application à une narration ; “ Un jour de congé ”, et à une lettre : ” A un professeur pendant les vacances ’.L'examen écrit de littérature, françaiso aura Heu.demain après-midi, à 2 heures, à rUnivcrsité Laval.CÉLÉBRATION D’LN JUBILÉ SACERDOTAL Ottawa.18.— On a célébré, hier, dans l'intimité, an scolasticat des iRR.PP.Oblals.à Ottawa, le cinquantième anniversaire de ministère sacerdotal du B.P.Duvic.O.M.I., ancien supérieur de l'institution et ancien profeseur de morale.Le vénérable jubilaire a reçu des félicitations de toutes parts et un grand nombre de personnes sont allées lui présenter leurs hommages.Paris, 18.— Le comité de 1’Alsace-Lorraine, formé des représentants de ces deux provinces, a adopté la résolution suivante: "Pour répondre aux opinions diverses qui sc forment sur le compte de 1’Alsace-Lorraine, ce comité renouvelle la déclaration (pie lés Alsaciens et les Lorrains ne trouvent aucune autre solution au problème qui les intéresse que celle déjà reconnue au commencement de la guerre par le gouvernement français et renforeie récemment aux Etats-Unis par un discours de René Viviani, vice-président du conseil des ministres, c’est-à-dire, le retour, pur et simple, de 1’Alsace-Lorraine à la France.” SERVICE SANITAIRE RENDU À BON PORT LES CORPS DE LA CROIX-ROUGE AMERICAINE SONT ARRIVES EN ANGLETERRE.VENTS MODERES.— BEAU MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum .SS Mâmr date l’an dernier .r,2 Aujourd'hui minimum .40 Même riale l'an dernier .45 BAROMETRE S heures n.m.29.Sli 11 heures n.m., 2».7»i 1 heure p.m., 29.75.DEMAIN, SAMEDI 19 MAI 8 AINT-P1 ERE-CEI, EST IN, PAPE ET CONFESSEUR Errer du aolell.4.27 Cnorher du aolell .7.2* Errer de la lune .3.(15 Coucher de la lune .fi.ni Noua elle lune, le 29 mai.à 7 heufea 53 mtnulea du aoir.Londres, 18.Sir Alfred Koegh, directeur général du service sanitaire de l’armée anglaise, a annoncé aujourd’hui que le premier des 6 groupes médicaux complètement équippes et organisés que la Croix-Rouge américaine envoie en France est arrivé hier en Angleterre.^ Ce groupe se compose d’environ 300 personnes, soit 20 médecins, 60 in-firmières et plus de 200 assistants.Ce personnel médical sera le premier auquel le gouvernement américain permettra officiellement de porter le drapeau étoilé sur les champs de bataille de France, depuis que les Etats-Unis sont entrés en guerre.Après un bref séjour en Angleterre, il se rendra sur le continent pour s’occuper d'un hôpital de 500 lits en arrière des lignes anglaises.L’ASSOCIATION DES INSTITUTRICES L’ASSEMBLEE ANNUELLE .1 I.lEi CE MATIN A L’ACADEMIE MARCHAND.Ce matin, à l’Académie Marchand, a eu lieu l’assemblée annuelle de l'Association des institutrices catholiques de Montréal.ü y a eu d’abord messe à Notre-Dame de Lourdes, chantée par M.l’abbé N.Dupuis.Le sermon a été prononcé par M.l'abbé Maurice.A II) heures a eu lieu la première réunion.M.l’abbé Perrier a donné une conférence : "Respect dû à l'intelligence et à In volonté de Tenta ni".Cet ilprès-midi, deux conférences seront prononcées, une par M.Le Rouzès, et l’autre par M.l'abbé Dubois.MORT ACCIDENTELLE M.Lorenzo Prince, nv.sistant-co-roncr, a rem'u un verdict de mort accidentelle dans retto enquête sur l'accident fatal survenu à Higmul, avant-hier, if don; fut victime un ouvrier du nom d’Amédée Landry, 218, rue Versailles.Le défunt était à ^ eh; ng’r «Mie voiture quand un billot lui tomba sur k dos et cau-sniii’ sa mort.La chose s'est passée dans le clos de M.Levy MacDonald.Paris, 18.— La '‘Liberté” a reçu un télégramme de Turin annonçant que les troupes italiennes ont capturé la ville de Duino.La dépêche dit qu’on annoncera sous peu la prise de cet.important point stratégique.Cette ville est située sur le littoral du golfe de Trieste, à 12 milles au nord-ouçst de Trieste, principal port de mer de l’Autriche.Mercredi, porte le bulletin officiel de Home en date d’hier, la réaction attendue sur le front des Alpes juliennes s’esl produite, mais elle a partout échoué.Depuis le début de leur offensive, les Italiens ont fait 6,432 prisonniers et ont pris une batterie d’artillerie de montagne et 30 mitrailleuses.Us se sont emparés des hauteurs boisées, sur la rive orientale de ITsomo, au nord de Goritz, capturant les villages de Bombrez, de Zagora el de Zagomila.Dans la zone comprise entre le mont Cucco et Vodice, la lutte a été violente et longue.Appuyés par le tir de nombreuses batteries, les Au-Irichicns ont lancé vainement avec des forces considérables des attaques contre les nouvelles positions italiennes.De plus, les Italiens ont fait une progression appréciable vers l’importante côte 652 sur le Vodice.L’avance italienne se continue d’après les prévisions.L’ENNEMI FAIT EVACUER LA REGION DE L’LSONZO New-York, 18.— On mande aujourd'hui de Rome: L’Autriche a ordonné à tous les civils d'évacuer la région de l’ison-zo dans laquelle les Italiens gagnent constamment du terrain, aujourd’hui, Suivant des renseignements reçus ici, Trieste est frappée de panique à l’approche des Italiens.Toutes les banques ont été fermées, et les bureaux du gouvernement ainsi que les principales maisons de commerce ont expédié en toute hâte leurs registres à Vienne.On annonce que la plupart des prisonniers autrichiens faits jusau’i-ci par les Italiens viennent de divi sions récemment détachées du front russe.Le général Falkenhayn est encore sur le front autrichien, attaché à l’é tat-m a jo r au 1 ri chien.L’ARITLERIIE ANGLAISiE A LA RiESCOiUSSE Londres, 18.—D'après un communiqué officiel publié par le L'or Office anglais, on apprend que des batteries d’artilierie anglaise prêtent mnin-fort,c aux Italiens dans leur offensive contre ]çs Autrichiens, sur le front italien.Les Anglais en s - dirigeant vins le front italien ont été partout acclamés.LA FÊTE DE MONTRÉAL Voir en pages 2 et suivante le rapport complet des manifestations d’hier et de ce matin.LES GARANTIES DES EMPRUNTS BOCHES ELLES NE REPOSENT, DIT UN DEPUTE SOCIALISTE, QUE SUR L’ESPOIR D’INDEMNITES DE GUERRE CONSIDERABLES.Londres, 18.— Une dépêche d'Amsterdam à /’Exchange Telegraph mande: Le bruit court à la Hage qu’une trêve est sur le point d’être conclue entre la Russie et les empires du Centre pur suite des changements politiques survenus à Pélrograd.On caractérise la rumeur comme étant d’origine allemande.EST0CCUPE LES TOMMIES ONT COMPLETE L’OCCUPATION DE CE VILLAGE OU LA LUTTE DURAIT DEPUIS QUINZE JOURS.— LES BOCHES ATTAQUENT VAINEMENT LES POILUS .4 CRAON-NE.Où acheter demain (Earxfilitr» conformément » la Jol du Parlement du Canada, par L.-P.Dtfi’.angchemp», au Mlniitère de i'AfiricuItur*.) TEL.EST 4510 Amsterdam, via Londres, 18.Au cours du débat sur le budget, au Reichstag, mercredi dernier, le depute socialiste Vogthern, a attaqué le gouvernement sur les moyens employés pour faire l'emprunt de guerre.11 dit que les soldats sur le champ de bataille ont dû souscrire.Ou a fait la même chose auprès des sociétés coopératives.M.Vogthern a ajouté que la sécurité du placement et le taux de l’intérêt sont quelque peu incertains si on en juge par un article paru dans le “Tages Zeitung" qui dit: Le gouvernement ne peut donner des garanties que dans l’espoir qu’il aura de grandes indemnités de guerre.” L’orateur a prié le gouvernement de donner des garanties établissant au moins que le taux de l’intérêt ne sera pas réduit.Dans sa réponse, le ministre des Finances a protesté contre les manières de voir du député Vogthern et lui a assuré que tous les souscripteurs recevront des garanties: pour ce qui est des soldats, leurs souscriptions, dit-il, ont été absolument volontaires, Un autre socialiste, le député Gohn, dit (pie tous les écrivains militaires s’attendaient, même avant la guerre, à la campagne de famine menée par la Grande-Bretagne.C'est donc de l’hypocrisie de faire comme si l’Allemagne était prise par surprise en face de res taeli-ques, Le président a rappelé Gohn à l’ordre, mais il a continué : “Fiant admis que l'Angleterre mène une campagne d’affamement, le droit reste toujours le droit.Avant la guerre je n’aurais jamais cru que nous serions entraînés en guerre par la faute de l'Allemagne." Au milieu du tumulte général, le député Gohn a de nouveau été rappelé à l'ordre, M.SAM GENEST DEVANT LA COUR L’ENQUETE DANS U AFFAIRE DM EAR A COMMENCE AUJOURD'HUI.Ottawa, 18.— L'cnquète préliminaire dans l’affaire O'.Mcara-Genest doit avoir lieu ecl après-midi devant le greffier de la Gour de comté à Ottawa.Les témoins assignés pour aujourd'hui sont MM.Sum.Genest, J.-A.Foisy et \lb.Garle.et demain ce sera le tour des Rév.Soeurs Grises, Ce procès soulève beaucoup d intérêt ici.NOTE.Le Devoir envoie un correspondant spécial à cette en-quetc.LA COOPERATION DES AMÉRICAINS LE CAPITAINE EVANS, COMMANDANT EN SECOND DU “BROKE”, EST MIS A LA DISPOSITION DE jL'AMIRAL SIMS.Londres, 18.— Le “Times”, dans un article de rédaction, à propos du lunch de la ligue navale, parle de la coopération de l’amiral Sims avec l’Amirauté anglaise, et dit : En retour, nous leur prêtons le capitaine Evans, le commandant du destroyer "Broke”.Le “Broke” était un des deux destroyers anglais qui a livré combat à six destroyers allemands et les a vaincus, au large des cotes de Douvres, dans la nuit du 20 avril.Le “Broke”, après avoir coulé un des destroyers allemands, fut attaqué par deux autres, pendant que les survivants essayaient de monter à bord.Les naufragés furent poussés à l’eau et les deux destroyers durent fuir.Plus tard, le “Broke”, sérieusement endommagé, sa machine principale hors d’usage, coula un des navires allemands qui restaient.Le capitaine Evans était commandant en second lors de l’excursion antarctique de Scott.Il a été décoré à son retour de l’Ordre du Bain par le roi Georges.L’AMIRAL SIMS EST NE AU CANADA New-York, 18.— Dans un article élogieux du contre-amiral Sims, commandant de la flotte américaine dans les eaux anglaises, sous le titre : “Sims de Fort Hope”, le “Sun” écrit ce matin : il se trouve une coïncidence qui va plaire à notre allié anglais dans le fait que le contre-amiral William S.Sims, qui commande l’escadre américaine, est natif du Canada.De plus, en consideration des dangers de la chasse aux sous-marins, il ¦semble de bon augure que l’amiral soit né à Port Hope.” LE TORPILLAGE DU “PATRICIO” LE CABINET ESPAGNOL TIENT UNE SEANCE EXTRAORDINAIRE Qn DURE DEUX HEURES.RIXE SANGLANTE A MADRID.Madrid, 18; par voie de Paris.— A la nouvelle de la destruction du vapeur espagnol “Patricio”, qui jaugeait 3,50(1 tonnes, une réunion extraordinaire du cabinet a été immédiatement convoquée, hier.Suivant les rapports, on a sauvé l’équipage, mais un matelot a été sérieusement blessé.Les autorités sont très réticentes sur le résultat de leurs ‘délibérations de 2 heures, mais l’on suppose que le ministère a décidé de transmettre à l'Allemagne une autre note du caractère le plus énergique.Par suite d'une dispute touchant I la note de l’Espagne à l’Allemagne et de la réponse de Berlin, relativement à la destruction du “San Leandro”, une rixe violente s’est produite, hier soir, entre germanophiles et francophiles.Plusieurs centaines de personnes ont pris part à cette lutte à coups de poing et quelques-unes se sont servies de cannes pendant la bagarre.Londres, 18.—Jeudi, les troupes anglaises ori complété la capture du village de Bulleccurt, pour la possession duquel elles se *-;ont battues constamment depuis !c 3 mai.Elles ont fait une soixantaine de prisonniers.Mercredi matin, l’ennemi a dirigé une violente contre-attaque entre Gavrelle et la rive septentrionale de la Scarpe et a refoulé le^s Anglais de leurs positions avancées, mais ee.s) derniers ont délogé l’adversaire, au cours d’une réaction immédiate et lu! o.nt infligé des pertes exceptionnellement élevées.ILe bulletin officiel d'aujourd’hui dit : Hier soir, au nord-est d’Ar-mentières, nous avons repoussé des (.détachements d’incursion de l'ennemi, en leur infligeant des pertes.Il n’y a pas auire chose d’intéressant à signaler.BULLETIN DE PATHS Paris, 18.—La nuit dernière, les Allemands ont lancé plusieurs attaques dans le voisinage de Craon-ne, Le communiqué officiel d’aujourd’hui dit qu’elles ont été repoussées.Des partis d’éclaireurs français ont pénétré dans les lignes teutonnes, en Lorraine.Voici le texte du rapport : Dans la région du Ghemin-dev Dames, l'ennemi a concentré son activité contre le plateau de la Californio, où un violent bombarde-mein! sc'st produit.Après un très vif combat à la grenade, nous avons repoussé plusieurs attaques à l’ex-tremitc nord-est du plateau, et nous avons maintenu touhs nos positions., En Champagne, les actions d’ar-tilllerie ont été intenses pendant la nuit dans les régions du mont Car-nillet et du Mont Haut.Nous avons repoussé par notre tir une attaque à i’improviste à l’est d’Auberive.En Lorraine, l'un de nos détachements id’éclaiireuis a pénétré dans la ligne ennemie, dans *es environs de Petoncourt, et ont détruit plusieurs ouvrages de défense.Partout ailleurs, la nuit a été calme.Mercredi, les Allemands ont continué leurs violeates attaques dans le régions au nord et eu nord-out'l du moulin Laffaux, Les Français leur ont infligé un sanglant échec.' A plusieurs endroits, où leur ligne temporaire a cédé, ils ont repris! le terrain, au cours de brillantes' contre-attaques.Pendant la nuit' suivante et hier, l’ennemi a renouvelé ses effort», mais a éié partout repoussé et a éprouvé des pertes considérables.ADMISSION DE BERLIN Berlin, 18, par voie de Londres.— J.e bulletin officiel d’aujourd’hui dit que les troupes allemandes ont évacué les ruines de l’ancien village de BuUecourt.OTTAWA NE PEUT FIXER DE PRIX IL FAUDRAIT D’ABORD UNE ENTENTE AVEC LES ETATS-UNIS.L* Magasin du Peupla 447 EST, SAINTE-CATHERINE.Voyez l’annonce notre VENTE DE SOULIERS POUR DAMES DANS LA PAGE 4 •9X P Dftifir Angle S.‘Catherin* mt Montcalm RABAIS SPECIA UX ioile à nappe Union, blanchie, belle pesanteur, avec jolis dessins, 58 pouces de largeur.Prix spécial, la verge .1 lot de serviettes de table, pure toile, grandeur 18 x 18, grande variété dans les dessins.Prix spécial, la 8| Kflk douzaine.ZPJiaaîW Cinéma PASSE- TEMPS Cinéma VENDREDI, SAMEDI, DIMANCHE Grande production de la Ci» FOX en 8 parties Le règne de Sa terreur “A laie of two cities” par CHARLES DICKENS.Un épisode de la réTOlution française.Les principales scènes sont l’Incarcération à ïa Prison.La Force Le tribunal des révolutionnaires.Le 4 juillet 1789 dans les rues de Paris.La Prise de la Bastille.La grande scène de la guillotine, avec les titres en français.La semaine prochaine JOFFRE et VIVIANI à Ottawa et à Montréal au grand complet.pu?ï P mm 1198> rue SAINT-DENIS, Li-r.Uiüîlj coin MONT-ROYAL Vente très spéciale de carpettes en tapestry ' dans les dimensions suivantes: 21/2 x 3; 2i/2 x 3/z ; 3 x 3; 3 x 3/2 verges.‘>.5% DE REDUCTION AUSSI: 100 paires de portières en damas rouge et vert, valant 83.50, pour.«>4) 25 douzaines de couvre-pieds blancs.Régulier jl.75, pour $1.3*9 é COALITION A PETROGRAD Le nouveau cabinet est constitué et les socialistes prennent six portefeuilles êi LES PERTES DE L'ANGLETERRE 371 NAVIRES COULES EN 3 MOIS LES PERTES DE L’ANGLETERRE Londres, 18.-(Dépêche à la New-York Tribune.) 371 navire* anglais ont été coulés depuis trois mois, soit, depuis qu.‘ l’amirauté a commencé à publier des eommu-nqués ô ce sujet, sans donner le tonnage des navires.Durant cette période, plus de 65.006 navires sont entrés dans les ports anglais ou m sont sortis, 2iH i avircs coulés jaugeaient p'«is de 1.600 tonnes, 113 avaient un tonnage inférieur à ce chiffre et 108 étaient des bateaux de pèche.VIVE ATTAQUE SUR LE FRONT RUSSE LES ROCHES OUVRENT L'OFFENSIVE DANS LA REGION DE vnv.Pétrograd.par voie de Londres.18.— Dans fa région de Shelvov, du côté de Vladfinir-Volynski, annonce le rapnort d'aujourd'hui, force troupes allemandes, en rangs serrés, ont dirigé une attaque hier soir contre les Russes, mais ceux-ci ont repoussé l'ennemi, par leur fusillade et le tir de leur artillerie et de leurs mitrailleuses.Dans la direction dr Kovel, dans la région de Kuhnry, l’ennemi a livré un combat intense à coups de bombes et à coups de mines.Ottawa, 18.—Une délégation de la Chambre de commerce et de l’association ouvrière de Hull est venue, ce matin, rencontrer le ministre du travail pour lui demander de fixer les prix des .nécessités de la vie.La délégation était composée de M.Deviin, député de Wright, du Dr Archambault, maire de Hull, du Dr Fontaine et de (MM.Doucet, Kingsley, Morin et Laroche.(Le ministre a répondu qu’il était impossible au gouvernement de fixer es prix, parce que tes fermier*; enverraient dans ce cas leurs produits aux Etats-Uni?,.Le ^seuil espoir est une entente conjointe avec les Etats-Unis pour 4a fixation des prix peur tout te continent., Pétrograd, 18.— La formation d'un cabinet de coalition dont font partie 6 socialistes a été complétée.L’ALLIANCE DES ALLIES N’EST PAS AFFAIBLIE Paris, 18.— Le “Journal des Débats”, commentant aujourd’hui dans un.article de tête la crise russe et la démission de Paul-N.Milioukoff, ministre des Affaires étrangères, dit : “Nous regrettons qu’un ami dévoué et de toujours de l’Alliance de la Russie avec la France et l’Angleterre- ne soit plus à la direction des Affaires étrangères de Russie.Ce serait pourtant une erreur d'en conclure que l'incident affaiblit l’allian- ce, puisque le nouveau ministre, M.Tereschtenko, tout en ayant des .idées différentes sur les buts de la j guerre, est fortement attaché au plan de la triple entente.” Le “Journal des Débats” fait remarquer que M.Milioukoff insista avec énergie pour que Constantinople et las Dard-aneMes soient remises à la Russie, vu que le nouveau régime ne désire l’acquisition de Constantinople que d’une manière désintéressée, et ne demande que la liberté de navigation dans le détroit.“Mais une modification des buts J de guerre de ta Russie, dit le jour-inal, ne modifie nos buts de guerre à nous, connus du monde entier et approuvés par tous nos alliés," Voulez-vous savon ce que vous êtes?Jean Deshayes, le graphologue, vous le dira, el vous lui écrive/, aux termea que reproduit le caution du NATIO.N A LISTE, chaque semant*.INDEMNITÉ POUR LA “LUSITANIA” ?Amsterdam, par voie de Londres, 18.— Quelques journaux allemands semblent avoir appris grâce à cer-tai.ns rapports que le gouvernement de l’Allemagne avait payé une somme quelconque aux Etats-Unis pour le coulage de la “Lusitania", La preuve que cette rumeur a été lancée est un télégramme de Berlin qui parle d’un article, paru dans le “Norddeutsche Allgemaine Zeitung".démentant la nouvelle “(pie le gouvernement allemand avait pavé 35,(101),(100 marks aux Etats-Unis pour le coulage de ta “Lusitania".-«- RÉORGANISATION DE LA DIPLOMATIE Paris, 18-—Le gouvernement étudie !n réorganisation (Je la représentation diplomatique de France dans plusieurs capitales européennes.Un croit une.grâce à la célébrité qu’ils se sont acquise dans la la vie publique, de hints personnages politiques pourraient y acquérir la France de grands bénéfices.Dans ce but, le gouvernement a ('nta.méi certaines négociations dont on s’attend à connaître les résultats bientôt.SOEUR THÉRIAULT Le R.P.Theriault, O.P.curé dr Snint-Jean-Bnptistc d’Ottawa et l’un des directeurs du Droit, vient d’avoir la douleur de perdre sa soeur, religieuse hospitalière de rHôtel-Dicu de Saint-Basile de Madnwns-kn.Soeur Thériault était âgée de 62 ans, elle avait 43 ans de vie religieuse.Elle est décédée lundi, ses funérailles ont eu Heu ce matin.Nos respectueuse» condoléances ENVOI D’UNE ESCADRILLE DES DESTROYERS AMERICAINS, APRES AVOIR TRAVERSE DfATLANTIQUE, CROISENT DANS LA /.ONE DE GUERRE.— RENCONTRE ENTRE UN CONTRE-TORPILLEUR ET UN SOUS-MARIN.Washington, 18.—On man fie de Queenstown, Angleterre, qu’une escadrille de dertroyeis américains a traversé heureusement l’Atlantique et croise actuellement dans la zone de guerre.L’entrée des navires américains dans ces parages a déjà été suivie, d’une rencontre entre un contre-torpilleur et un sous-marin allemand, dit un rapport de l’amtrau-éé, mais on n’a pas révélé le résultat de l’engagement.L'escadrille est arrivée après une traversée sans incident et après un échange (te saints avec les autorités navales anglaises, elle a commencé presque immédiatement la rude besogne qui l’attend cl a regagné le large.Le commandant anglais a examiné l’équipement à bord des destroyers et Ta proclamé remarquablement approprié aux conditions existant de ce côté de I'Atlantlqive.On a été seulement oblige de fournir des vêtements plus chauds ;,«ix marins rtnéricains.Un destroyer a escorté un paquebot au cours du voyage.Le contre-amiral Sims est le commandant général des forces navales envoyées par it*.Etats-Unis dans tes eaux américaines et se tient chaque jour en contact avec le chef de l’etnit-major naval anglais.U N RKTBDGHE A iM.WM .SON DE ME PAS ALLER ASSEZ VITE EN BESOGNE Washington, 18.— Les sentiments lateiils d‘is à la conviction (yie le gouvernement ne suit pas une politique assez énergique no sont fait jour avec violence, mercredi, au Sénat.Au cours d'une séunc' à huis clos pendant l’étude d’un bill pourvoyant à l'adoption de crédits de S3.390,6(1(1 (KH) pour dépense* extraordinaires de la marine et de l'armée.Après l’ouverture des portes, l’atmosphère était encore échauffer, -et l’on « entendu d'autres critiques contre l'admi-n “dration, bien ans, fille d’Edounrd Ludooreur, ngent, rue Jeanne-Mance, 2090.LFGAVLT, Alphonse, 1 an, enfant d'Alphonse legnult, chauffeur, rue Joliette, 408.LLCLhMt , Julie, 71 ans, rue Saint-Dominique, tf>3fl.MA QU INA/.Joséphine Pélissier, 41 ans, veuve de 1/nBs Maquilla*, Journalier, me Dorchester, (Ift-est.MAISONNEUVE.ThèrAse, f mote, et»f/ml du « «mille Maisonneuve, peintre, GAtc-dfo-N’egrs.1890.PARADIS, AThert.3 ans, enfant de Georges i’ecadls.conducteur, rte Amherst, 100.R EN AU D, Clémentine Desrnsp.08 ans, epou-d’Alfred Renntid, tourneur, rue Rlvnrd, RAFFERTY* WHHnm-Jnieph, 09 ans, bourgeois, nve.Slrathcctnn, 4.80.SAÎST-JICAN, Germaine, 7 mbta, enfant de Victor Saint-Jean, menuisier ,me Salnt-t'harlrs, 298.
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