Le devoir, 12 mai 1917, samedi 12 mai 1917
1 VOLUME VIII—No 111 MONTREAL, SAMEDI 12 MAI 1917 OEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.&?> 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 Rédaction et administration : 43.RUE SAINT-VINGENT MONTRÉAL TELEPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION; • Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’INTERVENTION AMERICAINE VI Motifs de l'intervention — Pensée personnelle de M.Wilson — Conditions nécessaires ou désirables de la paix — “Affranchissement” des peuples.En commençant cette étude, j’avais songé à consacrer un chapitre spécial à l’analyse des motifs de l’intervention américaine, ou plus exactement,-des objets pour lesquels les Etats-Unis vont se battre.Mais je m’aperçois qu’en recherchant les causes qui ont amené un grand nombre d’Américains, partisans de la paix, à accepter la déclaration de guerre, j’ai virtuellement indiqué les motifs de l’intervention.11 suffit maintenant d’en résumer l’énumération en tenant compte surtout de la pensée d l président Wilson.C’est lui cpii, vraisemblablement, décidera de la politique de guerre des Etats-Unis, comme il a dirigé leur politique de paix et de neutralité.Théoriquement, les Etats-Unis n’ont déclaré la guerre à l'Allemagne qu’à cause du torpillage des navires américains par les sous-marins allemands.En rigoureuse logique, ils devraient donc se tenir disposés a faire la paix dès que l’Allemagne se déclarerait prête à leur donner raison sur ce point.Mais les Alliés n’ont pas à redouter cette éventualité.D’abord, il est peu probable que l’Allemagne cède aux justes exigences, des Etats-Unis, alors qu’elle s'y est refusée avant la déclaration de guerre du président, sachant très bien que cette déclaration serait la conséquence inévitable de son refus.Mais il y a plus que cela.Ainsi que je l’ai indiqué précédemment, lorsque M.Wilson a prononcé son discours du 22 janvier, il savait la guerre inévitable.Sans la provocation des attaques sous-marines - motif national, égoïste si l’on veut, de l’intervention — le président n’aurait vraisemblablement pas déclaré la guerre.Mais la guerre une fois déclaré*?pour le motif d’intérêt national, le président reprend son programme tout entier.C’était son programme de paix ; ce devient son programme de guerre.On peut donc dire que le discours du 22 janvier contient l’énumération complète des objets pour lesquels les Etats-Unis se battent — réserve faite des de remédier aux injustices présentes ou passés.Sans doute, s’il est possible d’obtenir immédiatement la réparation de ces injustices, le pré sident s’y efforcera; mais il ne sacrifiera pas I'accessoiie au principal.” Quoi que l’on pense de cette thèse, elle suffit à démontrer que je n’avais pas tort de qualifier M.Wilson de doctrinaire.Elle n’est pas de nature à fortifier les espérances des petits peuples opprimés.Déjà l’Angleterre a démontré qu'elle n’est guère pressée de libérer l’Irlande.En France même, on a mis une sourdine aux appels en faveur de la Pologne.Il ne faudra pas trop compter sur l’affranchissement de toutes les “petites nationalités”, même si leurs champions sont vainqueurs.Us aviseront tout d’abord à leurs propres intérêts.On ne saurait les en blâmer — pourvu qu’ils ne dépassent pas la mesure — ; mais on aurait tort d'entonner trop tôt le cantique de la délivrance des peuples.11 devient de plus en plus apparent que ce que les champions de la “liberté” entendent par “l’affranchissement des peuples”, c’est beaucoup nioins la rupture des liens injustement imposés par les nations puissantes aux nations faibles (pie le renversement des trônes et le chambardement des monarchies.Tout “démociate hérétique” que je sois, ce programme et cette perspective ne m’enthousiasment nullement.Henri BOURASSA.MLLET DU SOIR COSTUME DE PRINTEMPS Ici même, samedi dernier, Mlle Michelle, tout comme son homonyme de la chanson, ayant perdu, non pas un noctambule de gouttières, mais, chose bien plus tragique, son espoir au printemps, sa confiance en la lune, criait par la fenêtre à qui les lui rendrait.La lune est femme, et Mlle Michelle lui demandait gravement — ces questions ne sont jamais dépourvues de gravité entre personnes du sexe — si sa lenteur à se montrer dans son plein épanouissement du mois de mai ne venait pas de ce qu’elle n’avait pas reçu son costume du printemps.La lune, naturellement, n’a pas répondu, d'abord parce qu’elle est muette et ensuite parce que la vani- ., , , té est la dernière des fautes que de modifications apportées a ce programme par le message de guerre.Ues j frémissantes lèvres de femmes articles de ce pronunciamento, on s’en souvient, peuvent se ramener à quelques propositions concrètes: pas de conquêtes, liberté de chaque nation de se gouverner à sa guise, libre asquiescTment des peuples à la forme de leurs gouvernements respectifs, liberté des mers, limitation des armements, substitution d’un accord international au système des coalitions rivales, .le supprime à dessein celui de ces articles qui a suscité le plus de protestations dans les pays aujourd’hui alliés aux Etats-Unis .et dans la presse qui porte aux nues l’homme d'Etat qu'elle vilipendait il y a trois mois à peine, (’.et article, c’est la “paix sans victoire”.Il est encore difficile de déterminer dans quelle mesure le chef de la nation en guerre restera fidèle à ce dictum de l’arbitre de la paix.En tout cas, nous le retrou'*erons lorsque nous examinerons les conséquences probables de l’intervention américaine.# * * Sur l’affranchissement des “petites nationalités”, dont on fait si grand état dans les pays alliés et chez nous, le président a toujours été d’une extrême sobriété.Son discours du 22 janvier ne parlait que de la Pologne.La révolution russe va sans doute faciliter la libération de cet intéressant pays.Et encore ! Une récente dépêche de Pétrograd semble indiquer que la Russie révolutionnaire n’est pas toute prête à renoncer aux avantages substantiels de la victoire.De la Belgique, M.Wilson a sans doute jugé que sa complète restauration est toute décidée d'avance.Ce n’est pas, d’ailleurs, la concession la plus difficile à faire accepter aux Allemands eux-mêmes.Mais l’Alsace-Lorraine ?l.o silence systématique des Anglais et des Américains, sur ce point capital pour la France, est de mauvais augure.Espérons que la France ne sera pas jouée par ses alliés, comme elle l’a été en d’autres occasions — à la suite de la guerre de Crimée, par exemple.Et l’Irlande ?C’est ici que le rôle de l’influence anglaise devient décisif.Ea démarche directe de deux cents congressmen auprès du gouvernement britannique paraît avoir été assez mal accueillie dans ta presse de Londres.Et pourtant, j’ai tout lieu de croire que l’initiative de cette démarche est de source toute anglaise, et même de source officielle.Le danger, pour l’Irlande, c’est que le gouvernement américain n'intervienne en sa faveur que dans la juste mesure où le gouvernement britannique le trouvera utile à ses manoeuvres parlementaires, et dans les termes mêmes que dictera la diplomatie anglaise.On a là un indice frappant de l’emprise des influences anglaises à Washinglon.Ce résultat est d'autant plus probable que les Irlando-Américains, irrémédiablement divisés, sont devenus incapables d’exercer une action décisive sur leur gouvernement.# * # Quant aux autres articles du programme du président, jusqu’à quel point est-il prêt à exiger leur adoption par le congrès qui réglera les conditions d’après-guerre ?En d’autres termes, quels sont les motifs vrais de l’intervention américaine, ceux pour lesquels le président luttera jusqu’au bout ?M.Wilson, je l’ai noté, est un opiniâtre, mais un opiniâtre intelligent.“C'est un véritable autocrate,” me disait l’un de ses fervents admirateurs ; — en quoi il ressemble à beaucoup d’autres champions de la démocratie et du “libre consentement des gouvernés”.Il a aussi prouvé qu’il possède à un rare degré les qualités de persuasion et de patience qui lui permettent d’amener à ses vues les chefs d’opinion et les masses populaires, dans son pays ou ailleurs.Tout de même, son pouvoir est limite ; et il est assez pratique pour savoir borner ses exigences à la limite de son pouvoir.D’ores et déjà, l’on peut être certain qu'il a départagé, dans son esprit, les conditions de paix qu’il se propose d’exiger et celles qu’il se bornera à proposer, résigné d’avance à y renoncer s’il ne peut amener les gouvernements des autres puissances à y consentir.Quelqu’un qui le connaît bien appelait cela les conditions exigibles et les conditions désirables.M.Wilson, présu-mait-il, classe dans la première catégorie, — celle des conditions exigibles — la liberté des mers, telle qu’interprétée dans ses notes à l’Angleterre et à l’Allemagne^ l’accord international et la démocratisation des gouvernements.A la suite de mon interlocuteur, j’insiste sur le dernier point : il corrobore ce que j’ai dit précédemment de la passion démocratique de M.Wilson et de tous les Américains.Dans la seconde catégorie, — celle des objets simplement désirables — il range à peu près tout le reste, y compris la libération de la Belgique et des autres ’‘petites nationalités”, et toutes les revendications de territoire ou rectifications de frontières.Comme je m’étonnais de cette prédominance cV.théories abstraites, fort discutables, sur des faits concrets, des injustices patentes ou des spoliations odieuses, je reçus cettè réponse: “Le président juge que le plus important est de tarir la source du mal, et d’empôcher de nouvelles guerres, de nouvelles spoliations, de nouvelles injustices.Ce résultat primordial, il est convaincu, nous sommes tous persuadés qu’il ne peut s’obtenir que par le renversement des autocraties et le triomphe de la démocratie universelle.Ceci fait, i) sera facile avouent, 7 oujours est-il que le printemps tarde et que tout le monde s’en émeut, les poètes, les billcttistes, gens ennuyeux qui ont la fâcheuse manie de prendre le public à témoin de leurs angoisses, de leur joie, de leurs peines, qui font leur confession avec d’autant plus de facilité qu’elle est souvent insincère.Le printemps est en retard.A ma fenêtre qui donne sur le parc, j’ai perdu la coutume d’épier son arrivée chaque matin.Un jour, connue si un balai avait passé sur leur poussière brune, les gazons ont changé de ton : ils sont apparns verts, de ce vert ineffable, nouveau-né, qu’ils ne retrouveront plus au cours de t’été.La sève a monté au bout des bourgeons.On aurait cru qu’elle allait jaillir en fusée émeraude.Vain espoir ! il n’en fut rien.Le printemps n’avance plus, à la vérité, il recule.Hier, comme le vent faisait grincer les ais de la porte, je l’ai fermée à double tour et j’ai condamné celte pièce de l’été devenue inutile : le balcon.Serait-ce vraiment que le costume du printemps de la lune n’est pas prêt ?Comme la grêle fouettait ma vitre tantôt quand j’ai jeté un furtif coup d’oeil par la fenêtre! une silhouette de femme sautillait dune marc à l’autre.J’observai une large fourrure que le vent agitait autour de son col."En voilà une, me dis-je, qui, comme la lune, n a pas son costume, de printemps, et, par ce froid, le démodé a son avantage.” Cet écart impardonnable ne fut heureusement que passager.Je me tapai la tête et m’écriai intérieurement : “Mais, triple idiot, elle l’a, au contraire, son costume de printemps.Depuis un an ou deux le décolleté n’est-il pas de mode l’hiver, et le collet monté, avec renforcement de fourrure, de port durant la canicule et les premiers mois de chaleur ?Ainsi la lune a aussi son costume de printemps, costume de brouillard et de.froid, de grêle et de neige.Puisque les mortels veulent intervertir l’ordre des saisons, pourquoi, diable, tes astres, plus puissants, ne s’en mêleraient-ils pas aussi ?" Jacques COEUR.SUR UN ARTICLE DU^HERALD” Le Herald d’hier, commentant un article d’un journal de Hamilton qui s’attaquait à M.John Boyd — lequel paraît avoir parlé dans cette ville avec son habituel bon sens et son grand esprit de justice — disait : "Personne ne vent "parsemer I Ontario de petits Québec”, mais il n y a aucune raison pour que qui que ce soit ne fasse pas enseigner convenablement et bien à ses enfants une langue dans laquelle fut écrite une bonne partie de la plus haute littérature universelle : une langue dans laquelle sont rédigés les traités internationaux, une langue qui est la langue reconnue de la diplomatie.” Il ajoutait: "Quant au status de la langue française dans l’Ontario, on ne songe pas ri en faire une langue officielle provinciale comme elle l’est dans le Québec, niais il vaut autant que nous nous rappelions Ions que le français est après citation de la Constitution : "Etant donnée cette claire recom naissance officielle de la langue française, pourquoi qui que ce soit dans l’Ontario s’objecterait-il à ce que la lecture, l’écriture et le parler français convenables fassent partie de l’éducation ordinaire de la province, comme Us le sont déjà de l’éducation des classes instruites dans tous tes pays ?” Si de tels principes s'installaient une fois à la place qui convient, il n’y aurait plus de conflits scolaires anglo-français au pays.On ne verrait pas non plus le spectacle qu'offrira ce midi le Parlement canadien, alors qu’un dixième peut-être des députés et sénateurs anglo-canadiens comprendront quelque chose au discours de M.Viviani, lequel s’exprimera pourtant dans Tune des deux langues officielles du pays.Et l’on n’aurait pas vu surtout des commissaires d’écoles cana-diens-français condamnés à l’amende pour avoir permis à une institutrice canadienne-française d’enseigner île français aux petits enfants canadiens-français.-Mais c'est une histoire qu’il ne faudrait pas raconter au maréchal Joffre: il lui paraîtra que cela dépasse par trop les bornes du vraisemblable.Et pourtant.— O.H.A OTTAWA NAVIRES CANADIENS?Ottaxva, 11.— Le premier ministre intérimaire, sir George Foster, a donné au commencement do la seance d’aujourd’hui quelques précisions sur le programme de la réception de demain à M.Viviani.Ue-iui-ci arrivera à midi moins le quart a la gare centrale où les autorités se seront pontées à sa rencontre.On se mettra en route pour le musée Vie-tona, où 'doit avoir lieu la réception officielle, en présence des députés et des sénateurs, dans .l’hémicycle qu occupent les Communes.M.,1.-H.Rainville, le vice-président de la Chambre, donnera lecture el une adresse, à laquelle, répondra M.\ iviani, puis M.Foster proposera une motion appropriée que secondera M.Laurier.Les membres des deux Chambres dénieront ensuite devant le visiteur.Ion du Canada.En Angleterre on construit des coques en aussi grand nombre qu’on le peut, et les Etats-Unis en font autant depuis longtemps.Qu’attendons-nous pour tes imiter?Dans «le plus court délai possible, la marine marchande canadienne devrait prendre sa place sur les océans, ouvrant à nos jeunes gens de belles carrières et à notre pays de magnifiques perspectives d’expansion «commerciale et de développement (industriel.Dans la première partie de son discours, M.MacDonald a tracé un tableau assez sombre de la guerre sous-marine allemande et des résiil tats qu’ellg, obtient.Il se coule aujourd’hui, dit-il, autiyit de tonnage en une semaine que Tannée dernière en un mois.Deux ou trois députés des provinces maritimes ont appuyé la motion du député de Pictou, auxquels M.Foster a répondu à la fin de l’après-midi.Tout en regrettant que ce débat ait été soulevé, parce que le gouvernement ne peut se défendre de l’accusation d’inertie sans dévoiler des secrets militaires importants, le ministre du Commerce a cependant fait quelques déclarations intéressantes.Depuis le commencement de la guerre, dit-il, rien de ce que nous avons fait n’a clé entrepris sans une entente préalable avec les autorités britanniques.Ti serait donc faux et regrettable de faire croire au public que les hommes que nous envoyons de l’autre côté de l’Atlantique ne reçoivent pas toute la protection dont peut disposer l’amirauté anglaise, la plus puissante du monde.On a Tait allusion aux traverses du “Deutschland”.Sans doute le sous-marin moderne est un engin redoutable, mais il ne fait de doute à personne que son champ d’action principal est localisé de l'autre côté de l’Océan.C’est là qu’est le danger et c’est là qu’est la défense de la mère-patrie.Il est toujours possible que les sous-marins fréquentent nos côtes, mais ce n’est qu’une possibilité, et non pas une certitude.Il n’est pas exact de dire que nous devrions nous charger exclusivement de toute la défense de nos côtes et de la protection de la marine marchande qui visite nos ports.C’est la Grande-Bretagne qui s’en charge, en coopération avec nous.Cette coopération s’étend à tous les domaines de notre action et donne les meilleurs résultats.M.Foster répète que tout ce qui a été fait jusqu’à présent Ta été a la suite d'une consultation avec la Grande-Bretagne, donc, tout est pour le mieux.Quant à la construction de navires dans les chantiers maritimes canadiens, M.Foster hésite quelque peu, puis se laisse aller a des déclarations.Ces chantiers sont tous employés au maximum de leur capacité de production, dit-il, tous ceux qui le peuvent ont reçu des contrat!» suffisants pour les occuper très longtemps, et nulle demande de contrat raisonnable et faite de bonne foi n'a clé refusée.Ceci pour les sous-marins, destroyers, etc.Quant aux navires en bois, ceux qui sont en état d’en entreprendre la «construction recevront tout laide possible du gouverne- navires que d««nande le député de 'Pictou ne coûteraient pas moins de 150 millions do dollars, somme! considérable, après tout ce que nous dépensons par ailleurs.M.«Macdonald a clos le débat en soulignant l’admission iacite du, ministère que c’eut l’Angleterre qui construit en ce moment des vaisseaux dans les ports canadiens et que ces vaisseaux sont et resteront anglais, exception faite pour la vague déclaration de M.Foster en ce qui concerne les quelques cales que paiera l’argent canadien.iLa séance du soir a été employée à voter les crédits du ministère de l’Intérieur.A dix heures et demie, M.Foster a demandé la suspension de la séance jusqu'à demain midi.Ernest BILODEAU.BLOC - NOTES gouvi___ ment, et de plus, ils seront garantis contre tout risque de perte.Il y a déjà bon nombre de vaisseaux qui vont être prêts à prendre la mer, ajoute M.F'oster.—Ballant pavillon canadien?demande M.MacDonald.Cette question n’est pas sérieuse., ¦ * ~ , - - *»'»*»».m, j rétorque 51.Foster; je viens de vous i0 J j sl.Çge sera placé n la droite;dire que tous les vaisseaux actuelle fe’mfs&ipsîs i si propriétaire, l’amirauté britannique.:—C’est justement ce que je pensais, dit M.Macdonald, ce sont des navires anglais et non pas canadiens.—Mais puisque je vous dis que nous coopérons étroitement avec la mère-patrie, reprend M.Foster.Les ingénieurs sont canadiens, les ouvriers sont canadiens et le travail se fait «dans des ports canadiens que tert par le gouverneur-général.* * * La séance de Taprès->midi a été employee en grande partie par M.MacDonald, de Pictou, qui a demande que la Ghambre s’ajournât «pour lui permettre d’étudier une question de haute importance 'et 'd’une g ran-de urgence.Ce mode de procédure semble être le favori des libéraux depuis quelque temps, et M.F'oster le leur a re-Proçhé dans sa réponse.Quant à M.ce MacDonald, ce qui l’inquiétait à Pond, c’est le danger que pouvaient faire courir les sous-marins allemands aux navires partant du Canada ou y arrivant.Le gouvernement devrait prendre des mesures pour empêcher l’ennemi d’établ'ir des bases de ravitaillement sur la côte du Labrador ou de TMe de Terre-Neuve, et le meilleur moyen que suggère le député de Pictou, c’est une station d’aéroplanes ronvena-blemenf située pour pouvoir surveiller les eaux du littoral.Voilà, dit M.MacDonald, pour Tes-senticl.Mais on devrait faire plus, pourquoi ne construisons-nous pas des sous-marins en grande quantité, ainsi tpie des destroyers, afin de convoyer nous-mêmes au besoin les navires de commerce ou ceux qui transportent e-n Angleterre des hommes, des munitions ou des provisions?En un mot, que fait le gouvernement pour prendre sa part de la sécurité des eaux canadiennes?Par ailleurs.M.MacDonald émet ridée qu’il est plus que temps que le Canada songe à former le noyau d’une «marine niarchanide, formée de langue officielle au Canada.” Puis, navires canadiens battant le je ne puis pas vous nommer.—En tout cas, conclut M.Macdonald.ce ne sont pas des bateaux canadiens et je maintiens mon affirmation que le gouvernement du Canada ne fait rien pour la «défense de la marine-marchande et de plus qu’il ne travaille pas à la création d’une marine canadienne sous pavillon canadien.M.F'oster a paru ne pas comprendre la différence entre un bateau britannique et un bateau canadien.11 a «cependant ajouté à ses declarations antérieures celle que dans certains ports on et à construire des navires roi seront payés avec les fonds du Canada.I! n’avait pas dit cela dès le début.]j reste donc que le bureau impérial des munitions fait actuellement construire a»» Canada des vaisseaux an- glais qui resteront anglais et n'a- tique des Quilles nationalistes con- Spéculateurs Un M.Priebe, de Chicago, commerçant de produits alimentaires, disait ces jours-ci à une agence de presse américaine: “Cela semble être devenu une manie de spéculer sur les vivres.L’autre matin, quelqu’un entre dans mon bureau et me dit: “Je veux acheter dix wagons de volailles et les mettre en entrepôt.J’ai $50,000 à placer.Peu importe que cela soit des poulets, des poules, des dindes, pourvu que ce soit de la volaille.11 y a de l'argent à faire là-dedans, je m’y mets”.Cette rage de spéculation est une des causes les plus évidentes de la hausse de tout ce qui sert au ravitaillement des populations, de ce temps-ci.On s’en aperçoit, à comparer les prix de certains aliments, dans les pays où l’Etat est intervenu pour empêcher la spéculation, avec ceux des mêmes produits dans des pays où le spéculateur a libre champ.Ainsi, à Theure présente et malgré la rareté relative du blé en France, le prix maximum auquel il doit s’y vendre est de $1.70 le miiiot.Hier, à Chicago, il se vendait $3.18 et à peu près le même prix à Winnipeg, bien qu’il y ait dans nos entrepôts et chez nos producteurs des millions et des millions de boisseaux de blé de la dernière récolte.Voilà qui fait toucher du doigl le coût de la spéculation et la part qu’elle a à la majoration des prix.Quand nos agioteurs auront-ils fini dé jouer avec le pain du peuple?Ouest et Est Aux Etats-Unis, le recrutement de la grande armée de secours aux nations européennes est à peine commencé que déjà l’Ouest reproche a TEst de ne pas donner autant de soldats que lui.Ee Post de New-York note le ton des journaux des Etats du centre et de Touest à Fcn-droit de ceux du littoral atlantique, surtout celui du World-Herald d’O-maha, (Nebraska) qui écrit: “Maintenant que nous avons la guerre, l’Ouest donne ses fils au pays pour la cause, tandis que TEst ronge les os dans les banquets et dans les bureaux de journaux et envoie des nuées de coulissiers à Washington pour protester contre les impôts de guerre”.C’est la répétition de ce qui se passe au Canada depuis plus de deux ans, où l’Ontario et l’Ouest reprochent au Québec de rester inerte, tout comme Omaha et le.‘i FTats du Pacifique disent que lé New-York et les états voisins sè font tirer l’oreille pour entrer dans la guerre.Tout cela prouve que nous ne devons pas attacher plus d importance à ce qui se dit contre nous qu’on ne le fait dans T Fist nés Etats-Unis au sujet de ce que i J La rivalité de l’Ouest et du Centre envers TEst est tradi-tionnelle, en Amérique.“ U.S.” Ee Manchester Guardian raconte que.dernièrement, un journaliste entendit dans la boutique d’un marchand de légumes, celui-ci dire a son commis : Two of U.S.In-ti igné, le journaliste vit le commis passer deux sacs quelconques à un client.Cela lui semblait être des pommes de terre.11 demanda au patron ce que signifiait U.S.L’autre répondit: Underground strawberries, des fraises souterraines.Le nom est assez bien trouvé, au prix^ (lue se vendent les pommes de terre surtout ici, où .plus abondante ,__________ me-Uni, elles se paient presque 7e double de la-bas.Loyauté M.Middleton, du News, télégraphie de Montréal à son journal que le Devoir n a pas de satire assez aceree à son gré, contre le lieutenant-colonel Blondin, et que la cri çais.A ce compte, il a mal lu notre journal, ou il écrit au hasard, comptant que ses lecteurs ne savent pas assez le français pour vérifier son assertion.Le procédé peut être d’une grande loyauté, mais il n’y paraît guère.Récoltes Londres lédégraphiait jeudi que, de 'mémoire des plus vieux agriculteurs, jamais le Royaume-Uni n’a affronté de plus sombres perspectives de mauvaises récoltes que cette année.Toutes les semailles de (l'automne dernier sont à reprendre, i! ne se sèmera presque pas de blé dans toutes 'les lies Britanniques, la saison est en retard, avril a été désastreux pour la culture, bref tout va Pour le pire dans le plus inquiet des mondes.De son côté, la NouveJte-/elande accuse une diminution d’un quart dans ses récoltes de blé.Mercredi, le télégraphe rapportait, de W innipeg, d'ans une dépêche au Star, que les semailles de l’Ouest canadien sont déjà en retard de trois semaines et que “le printemps tardif et le manque de inain-d’oeuvre (‘mpêcheront sérieusement dans plusieurs régions de mettre en valeur autant de terres à blé que pendant les années précédentes.” Il faudra aussi semer en beaucoup d’endroits sur le chaume, ce qui est bien risqué, d’ordinaire, advenant les sécheresses.La même dépêche notait que, d apres les experts, la récolte de blé de printemps, la principale de la France, s’y annonce si mal qu’il faudra que Paris importe des millions de boisseaux de blés étrangers.Avec les mauvaises nouvelles venues des F-tats-l nis et que nous avons signalées, voilà de quoi alarmer les plus optimistes.Heureux serons-nous si, par suite de l’entrée des Etats-Unis dans la guerre, — il fallait cela pour que «nos gouvernants d’Ottawa se 'remuassent, après bientôt trois ans d indifférence totale aux besoins et aux plaintes (du consommateur exploité.— nous avons quelque dictateur des vivres qui prenne sur 'lui de réglementer les exportations ainsi que les prix, comme Washington dit que le fera M.Hoover, pour les Etats-Unis et le Canada.Malgré toutes les mesures qu’il prendra, il faudra tout de même se serçer la ceinture.Tout cela devrait faire comprendre aux enthousiastes d’une .participation illimitée, et à ceux qui parlent de ce temps-ci d’une plus grande ’mobilisation militaire au Canada, que notre premier devoir est «ci assurer la subsistance dés 'af-mées canadiennes et alliées, ainsi que des populations vivant chez nous et dans les pays amis.Ce no sont pas «les baïonnettes qui nous feront vivre, mais les charrues.Les hommes de demain Il naît, de ce temps-ci, plus d’enfants de sexe mâle que de sexe féminin, et cela, depuis plusieurs mois, en Grande-Bretagne.La proportion des enfants mâles sur l’ensemble des natalités est beaucoup plus élevée qu’elle Tétait avant la guerre.11 en est ainsi, disent les statisticiens, par toute l’Europe.La guerre finie, il y aura beaucoup plus de femmes que d’hommes de 20 à 45 ans, dans tous les pays belligérants.Mais la nature paraît être en train de préparer un retour à Tequilibre normal.Que fait-il ?Un orateur libéral quelconque disait jeudi soir que M.Bourassa et «les nationalistes ne s’occupent pas du tout des souffrances du peuple et ignorent la question de la vie chère.Ce reproche est d’autant mieux fondé que pas un journal n’a donné au pays autant d’attention, dès avant la guerre et surtout depuis, à ce sujet et ne Ta traité avec moins de parti-pris politique! Ce bonhomme-là a-t-il jamais voulu lire le “Devoir”?Encore un qui a oublié d’allumer sa lanterne! G.P.ILS S’EN VONT Lauriers et Feuilles d’érable, le dernier volume de vers l’Albert Lo-zeau, est en train de s’épuiser.Il n’en reste que quelques centaines d’exemplaires à l’auteur.Avis à ceux qui ont retardé à se procurer cet ouvrage.Il se vend, au Devoir .¦¦iKSS&rffi»I « 12 à 2 p.m.6 i 8 p.m.TEL.SAINT-LOUIS 3276 Dr Jos.-N.Chaussé MEDECIN-CHIRURGIEN Maladies de la peau 708, PARC LAFONTAINE.MONTREAL Angle d* la rue Marquette INGENIEURS CIVILS HÜRTUBÎSE et HURTUBIS INGENIEURS CIVILS ARPENTEURS-GEOMETRES EDIFICE BANQUE NATIONALE 99, rue Saint-Jacques TELEPHONES! | Bureau: Main 7615.Késideneat Tél.Rockland 2( ’ Est 2674 Arthur Vincent INGENIEUR-ARPENTEUR ARCHITECTE Tél.Main 1168 .76, rue Saint-Gabriel Bâtisse Chambre de Commerce Saint-Louis 3649.Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l’Hôtel-Dieul de Paris.Malgdte des YEUX, desl OREILLES, du NEZ cl de Ul GORGE, 145 Ste-Cathcrine-O.(à| l’institut Ophtalmique Nazareth).Dr ARTHUR ROY SPECIALITE : ASTHME ET ECZEMA 427, SAINT-DENIS.MONTREAL Heures cia bureau: 10 à 11 a.m.» 2 à 4 p.m.7 à 8 p.m.Téléphone Est 2610 GUERISON RADICALE Maladies nerveuses, épilepsie, dans# dt Bnint-Guy.hystérie, alcoolotnanle par traita, ment ratlnrnel.Br EDÜAK TURGEON, 410A l'arc Lafontaine Saint-Louis.7607 VICTORIA HOTEL Québec H.Fontaine, Prop.Plan américain.Prix $2.50 à $3.50.Prix spécial jjour les voyageurs de P.SCOTT PEINTRE DECORATEUR Tapiaeier, Ulanchiasour.Plâtrage, Etc.905, rue Berri MONTREAL.H.BEAUREGARD Entrepreneur général en construction Edifice “Power", 83-ouest, Craig Tél.Main 4165 Province de Québec, district de Montréal, Cour supérieure, No 147(1.Dame Eld'hlèrt* Lcgault, epouse commune et1! biens do William Thibert, marchand de charbon, de la cité de Verdun, district de Montréal, dûinmt autorisée à ester en justice, a intenté In 2 avril 1917 une action en séparation de tdens contre son dit époux.Lachapelle el Beaulieu, avocats de lu demanderesse. VOL.vm—No 111 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 MAI 1917 Notre Page Littéraire C’.'tte .langue internationale sem-avoir traversé les lignes, tfran hi les fils de fer et atteint les Holies dans leurs trous 1 L'autre ¦ ur, aux (tranchées dune brigade nadienne, on amena un Allemand tout boueux.11 avait l’air ssez étourdi.Le colonel l’interro-¦ea : —Da you speak englieh ?Six compree, dit le Hoche avec ¦ anquillité.On trouva ’ a réponse excellente, t on l'expédia vers la division, tais où ce Hoche avait appris une a ague aussi étrangère, personne n en a jamais rien su.LA MAISON La vie, hélas ! ne lui fut pas toujours légère.Comme les paysans que le grand âge tord, La maison a souffert ennuis, deuils et misères.Tant et tant que, peut-être, elle pense à la mort ! Elle a pâti du vent, des frimas, de la neige.Plus d’une fois, les jours de gros temps, elle a dû, Pour ne pas s’effondrer sur ceux qu’elle protège, S’enraciner au sol d’un effort éperdu.Puis elle a pris sa part des mauvaises années, — Quand le sol est avare et que la glèbe ment, Quand l’été furieux brûle l’herbe fanée Et que les prés jaunis se meurent lentement; La veille des moissons, lorsque les blés mûrs penchent, Maintes fois elle a vu le ciel crouler sur eux Et tuer lâchement avec ses pierres blanches Les épis qui riaient sous le soleil heureux ! Et des peines encor pires lui sont venues De ceux des siens qu’elle a vus partir sans retour, Et dont les pas amis et dont les voix connues Ne font plus le bruit cher qu’ils faisaient tous les jours.La maison a souffert.Mais les chagrins et l’âge Ont mis en elle un charme émouvant et sacré: On ne sait quord'humain respire en son visage; Et ses yeux semblent beaux d’avoir souvent pleuré.légende devrait s'en emparer comme il con vient pour les héros.Le_ livre de ses Mémoires en peut convaincre.LOUIS MERCIER, (Le Poème de la Maison.) ce qu'elie peut montrer de plus u monde, l’apôtre des mis- après sa mort.Les supérieurs et les amis du célèbre missionnaire depuis plusieurs années le pressaient d’écrire ces réminiscences pour l'édification et pour l'histoire.Ce fut là sans doute1 Rouges, si 'l’unique travail qui lui coûta autant,tdiquer par dans sa longue vie; et il n'en serait,ce, le génie vraisemblablement point venu à bout, n’eùt été une dévouée religieuse de la Providence qui lui fut! Cris et donnée comme secrétaire, et qui |l’heure, consentit à recueillir les pages déjà écrites, à ramasser des récits parus un peu partout, à saisir sur les lè-du vieux conteur l'histoire Narration plutôt simple, parfois heurtée, ou bien un peu lâche, et qui raconte dans un style aisé et sobre des choses sublimes et des faits épi-ques, le nouvel ouvrage nous donne de l'illustre disparu un buste qui le fixera à peu près justement, bien qu'incomplètement encore, dans le souvenir de notre monde religieux et national.C’est heureux.Les historiens du Canada pouvaient s’inquiéter à bon droit de voir descendre au tombeau, sans que rien n’eût fixé les cadres de son existence et dressé le bilan de ses labeurs, celle figure historique, l'un des créateurs de l'immense pays d’outre-Ontario, peut-être le plus actif et le plus puissant, celui du moins qui a connu le mieux et le plus longtemps le double versant de la civilisation de la Grande Prairie.L’Eglise n’avait pas à moins regretter de voir s’éteindre sans même les projections d'un crépuscule prolongé celui de ses prêtres et de ses missionnaires qui fut une de ses gloires les plus pures et qui réalisa éminemment c bol au , .sions lointaines, lui conquérant des peuples nouveaux dans les larmes du sacrifice et armé de la croix.Enfin, les intimes et les frères en religion du glorieux Oblat redoutaient l’ensevelissement île cet extraordinaire et héroïque ouvrier de l’Evangile, avant que du moins son esprit et son coeur n’eussent'laissé quelques pages à la génération qui vient, pour l'enflammer d’idéal, de coura ge et d’apostoliat.On oublie tant les grands morts, ces vieux troncs puissants qui soutiennent le branchage d’un peuple; et que “Si le front des vivants si fièrement s’étale, “Si la sève robuste leur fait des bras si forts, “C’est que buvant l’esprit de ta terre natale, “Ils plongent dans r humus des grands ancêtres morts.” Il est vrai, toutes les feuilles publiques du pays ont parlé du P.Laconi-be, même souvent; toutes nos églises, ou peu s'en faut, ont entendu sa voix, mendiant des prières et des aumônes pour l’oeuvre de ses missions, et il est peu de paroisses où n'ait passé quelque jour ce souffle de pitié et d’attendrissement que savait produire comme à son gré une éloquence toute jaillissante et native ; de nombreux collèges et séminaires canadiens, —- sans parler de ceux d’Europe, — ont senti battre Iles coeurs à ses pressants appels.Au surplus, maints offices des ministères publics entendirent l’exposé de B ses requêtes et de ses projets magni-qu’ils ont parfois sagement secondés.Pour l’exploiter ou s’en I défendre, il n’est pas jusqu'aux par-s’v meuventl*'*8 politiques qui n’aient prononcé son nom, que même sans chaleur ils savaient vénérer.Enfin, quelques au-dessus des autres dans ces diver-1 ones, et parmi les plus saisissantes, ses civilisations qui furent le milieu incontestable, et où les jugements sont dans l’ensemble corroborés par le plus proche intéressé, rare garantie aux Vies des hommes remarquables.Est-ce là l’ouvrage définitif qui pourrait clore todies les recherches et (brimerait toutes les controverses relativement aux origines de l'Eglise et de la civilisation catholique de nos provinces lointaines?Evidemment non.Ee P.Lacombe n’a certainement pas tout dit, même de ee qu’il a vécu.Au reste, à l’instar de tous les vétérans des missions de la Rivière Rouge et d’au-delà, il fut toujours plus préoccupé de faire l’histoire que de la noter, moins soucieux de laisser aux hommes le récit de ces oeuvres que d’abandonner au Très-Haut le jugement de ses mérites.Si cela peut être une lacune pour la littérature historique, la vertu en fait son triomphe.D’ailleurs, il a été mêlé à trop de choses, il a touché trop d’institutions, il est passé pur trop d’événements, il a rencontré trop de monde, il a vécu trop longtemps, pour qu’un volume de cinq cents pages, même presque écrit de sa main, mais débile déjà et plus qu’octogénaire, pût vraisemblablement soutenir pareille prétention.Il faut admirer qu’à son grand âge sa mémoire fût encore si fraîche, son jugement si juste, son esprit lucide, son imagination si brillante.sa volonté si ferme, son coeur si chaud.Il faut aussi lui faire crédit de ce que la richesse de ses talents et la souplesse de son caractère lui aient permis d’évoluer pendant plus de soixante ans dans des sphères mêlées et diverses comme celles où il fut lancé, sans que jamais il n’ait été la cause ou l’occasion, je ne dis point de cataclysmes et de révolutions, mais même de chocs et de simples heurts de quelque conséquence.Néanmoins scs agissements fil T‘,« P* décembre Idlfl.(2) Ouvrage de Miss Catherine (3) Voir quelques rectifications de détail déjà {panics, (c.e.g.II !)), au cours des sérieux articles des “Cloches de Saint-Boniface”, numéros du 15 janvier 1917 et suivants, ainsi qu’une lettre de l’abbé Cloutier, dans le Devoir, le 12 janvier 1917, avec une note dans la Revue Canadienne de mars.Yprés jusqu'à Nesle, les moindres villages ef les plus petites feranes sont occupt*; militairement par une foule innombrable qui ne parle que l'anglais.Nos fermiers, nos petits commerçants, nos paysans ne l’ont point appris.Mais pour leurs rapports continuels avec cette immense armée, ils se sont fabriqué une langue intermédiaire et bizarre, que nos alliés ont adoptée.Le mot lé plus employé, et qui succède souvent à des d‘Ciguës pantominiés, c'est : conirpée ?'L’anglais understood .est imprononçable pour un Picard ; c.om-prée est plus simple et commode.Tommy en fait suivre chaque phrasé.Notre paj^an, s’il n'a pas saisi, répond ; no compree.Alors, on tâche de s’expliquer autrement avec patience.(Et longueur de temps.) Souvent, en Belgique surtout, on ajoute ; that (en anglais : cela): Avec l'accent flamand, cela devient ; compree dat ?Il faut être initié, croyez-moi, pour avoir com-préc dat du premier coup.Le mot benne aufAi, se dit, sans exception ni genre, de tout ce qui est bien Mais rien n’est “ mal C’est invariahlesnent no bonne.Trap bonne indique l’enthousiasme, Avec ces éléments, Tommy et le paysan font de longs discours.Si par exemple la paysanne de la Somme surprend (les artilleurs à travers son champ, elle leur dira vivement son opinion avec chfac-chent de la Somme, si spécial, mais se rés uni era toujours en français, non, en anglas, enfin en anglo-picard ' : ) ou no bonne ! Compree dat ?No, Madame, fait Tommy avec innocence, me no compree ! Ef il sourit pour s’excuser : Sage la guerre ! (c’est la guerre), déclare-t-il.Un horloger, manquant d’ouvriers, ne piut-il réparer une montre ?1! dira : Xo repair.Ou s’il lui faut six semaines i] *;’efforce-ra de prononcer : Six weeks.A quoi je vis une fins un (brave Ecossais répondre philosophiquement dans le meilleur français : —Dans six semaines ?Je serai mort.Et il s'en alla en riant, enchanté de cette répartie.Un autirc mot micitidien, r'e* f ; finish.IL’épirier-bijoutier-cordon-nicr-et-un-peu-lailkur qui l'emploie ne veut pas dire qu il a épuisé son stock ; l’article qu’on lui demande, il ne L’a jamais eu, Mais c'est lout de même “ finish ”, —Papier pour lé’fre, Madame ?Et cisseaux ?.Gomprée civ seaux ?.Et avez-vous chocolaté ?-Finish, Monsieur, Tout finish.- Oh ! Oh ! No da'll! c.Et voyez les phras que l’on peut construire •Quand guerre finish cier.Ira y honte, hein ?—Oui, oui, oui, répond Tommy.Moi retournay home, voir Madame et children.Comprée home ?Une expression indispensable qui sert à tout dans l’armée an-glaive, c’est “ n.ijioo ”.(Prononcez ; napou.) (.’est une cuirieuse contraction dm frunçqjs ; Il n’y en a plus,., Après, détruite, ou" Ba-paume, sont napoo.Arras, presque napoo.Nuances subtiles !| Mais si -on vous vqie votre briquet, il est rm-neM AH rhrht P C’est samedi prochain, le 19 mai, que s’ouvre le Parc Dominion, avec tout -un programme nouveau, qui va surpasser en amusements nombreux et variés, à l’initiative pontificale fut l’internemend en Suisse des hommes qui avaient été prisonniers plus de dix-huit mois, et qui étaient pères de trois enfants ou plus.On vient de terminer la discussion du modus operand!, car cette importante concession n’est, aux yeux du Pape, qu’un, degré, vers une plus, radicale — la mise en complète-liberté de ces prisonniers, —: mais il n’a pu réussir à l'obtenir jusqu’ici.Aussi, à l’initiative ,du Vatican et au labeur obstiné de Mgr Dolci, délégué apostolique Constantinople, doit être attribuée la convention- pour l’échange des prisonniers de guerre.Cette convention a-été étendue aux prisonniers français.D est vrai que quelques difficultés techniques doivent encore être aplanies avant qu'elle pui*se être appliquée : mais elle est acceptée en principe par tous les pays intéressés.Les derniers rapports reçus induisent le Vatican à espérer que son insistance à obtenir la cessation des déportations de France et de Belgique arrivera à sou but, et que les màiheureux déportés seront rendus à leurs foyers par l’Allemagne, Nul, centre ne connaît mieux toutes’les souffrances engendrées par -ii} guerre que le Vatican, qui s'occupe maintenant fiévreusement de, faire passer de la nourriture aux pays dévasté* du Liban et de l^S-yTtevoù,nombre de gens ir;réfï'iMtT tittéralénient de faim.Le gouvernement turc vient d’auforiseEb-Mgr 'Dolci a ravitailler ces régionsiysurtout par navires espagnols* .,Êt tout ceci ne formq qu une petite part de l"oeuvre entreprise ipéïr le Souverain tPontife.Pouf que l’action- du Pape soit correctement jugée, il faut bien se souvenir que,, en sa qualité de Père commun qe }pus, le Pape est tenu à la plus grapdç impartialité, afin que sa inadjflti-qn puisse s’exercer avec -fruij.jm moment .opportun.Elle peut se développer ençore plus extensiVé et plus effective dans rayenir, p'cUt-être dans un avenir très proche,' ccènme nous •l’espérons.et à débiliter l’homme qui ne prend pas de precautions pour “Sans cesse renforcer son système.!ser 350 grammes par tète et pari L ESTOMAC est le premier organe essentiel qui est sujet à présenté ides dérangements douloureux propres à nous enlever toute torce, les ;à détruire toute notre énergie.Si l’estomac n’est pas en état , ma; | d’accomplir convenablement sa tâche, l’hominè dépérit et se pour les L(ieux nourrit mal, il est toujours de mauvaise humeur, sans coeur et jours de restriction.Ce certificat devra être laissé entre les mains du boucher, qui devra le produire à toute réquisition des autorités com- sans courage.LE REIN OU ROGNON joue un rôle non moins grave dans notre système; c’est lui qui est chargé de purifier le sang, d’en éliminer tous les poisons dont le maintien dans la circulation en- u ___ iu I,.gIl.luriJl trave le fonctionnement de notre mécanisme, enfle nos extrémi- pourra être autorisé par les préfets lés, affaiblit nos yeux, assourdit notre ouïe, trouble notre cer-et sous-préfets pour les hôpitaux ou veau fait naître le vertige et les essoufflements, autres établissements d’assistance Lg FOIE n’a pas une moindre importance et s’il est en mau-s_ur la demande du président deja :vais élat (je fonctjonnementj jj participe lui aussi à l’encrasse- .1 t JL —  1 i ______ 1 „ .1 ^.v» t ! o n rx V» !• Art.6.— Un règlement spécial Commission administrative ou , , , , .directeur de l’établissement, après j*nent general causant des maux insupportables, en ternissant avis motivé du médecin en chef.Il en sera de même pour les établissements dépendant du service de santé militaire.Chapitre 3.—Fermeture des abattoirs et tueries publies et particuliers seront, à dater du 15 mai, et jusqu’au 15 octobre 1917, fermés chaque semaine du mardi 23 heures au vendredi 6 heures.Une disposition transitoire interdit la vente de la viande, le jeudi à partir du 25 avril.LE GENERAL MICHELER Du Gaulois cette note sur le général Micheler (la censure en a coupé les premières lignes) : cier de la Légion d honneur la cravate de commandeur.Il a pris part aux batailles de la Marne comme chef d’état-major du 6e corps, et aux opérations suivantes comme chef d’état-major de la première, armée.En septembre 1915, il assista à la première offensive de Champagne, où sa division enleva Tahure de haute lutte.Puis il commanda un lors de la grande offensive de l’an-, MEDICALE MORO.272 rue Saint-Denis, Montréal, ne^e dernière, et s empara de nom-! LES JOURS SANS VIANDE Voici le décret que vient de prendre M.le président de la République, au sujet de la restriction sur la consommation de la viande de boucherie: CHAPITRE 1er Interdiction de la vente de la viande Article.premier.—A partir du 15 mai, et jusqu'au 15 octobre 1917, la vente ou la mise en vente de la viande fraîche, congelée, salée ou en conserves, est interdite les jeudi et vendredi de chaque semaine.Art.2.— Il est également interdit de faire figurer, ees mêmes jours, la viande ou des plats en contenant, dans les établissements ouverts au public (hôtels, pensions, restaurants, buffets, wagons-restaurants, auberges, cafés, cafés-brasseries, cafés-restaurants, cercles, crémeries, coopératives de consommation, cantines, buvettes, bars, etc.).Art.3.— Sont comprises comme viandes : La viande de boucherie (boeuf, veau, mouton, chèvre, cheval), le porc et la charcuterie sous toutes ses formes, et aussi la volaille, le lapin, lo gibier.CHAPITRE II Fermeture des boucheries et des charcuteries Art.4.— Les boucheries, tripe- breuses positions ennemies, notam-, ment des positions d’Ablaincourt et de Pressoir.Le général Alfred Micheler appartient à une ‘vieille famille militaire de la Lorraine; il est né à-PhalSbourg le 23 septembre 1861 ; son grand-père fut colonel soins Napoléon 1er, et son père mourut général de division; son frère aîné a pris sa retraite comme colonel, après avoir reçu huit blessures à Sedan: son autre frère, aujourd’hui généra! de division de réserve, a fait très brillamment la campagne à la tête d’un corps d’armée et a été deux fois blessé, dont une fois grièvement.Le général Alfred Micheler, sorti dans les premiers rangs de Saint-Cyr et de l’Ecole de guerre, a longtemps servi en Algérie dans les états-majors, au 2e tirailleurs et au 2e zouaves.Lieutenant-colonel en 1909, colonel en décembre 1912, il fut nommé général de brigade en octobre 1914, après les batailles de la Marne, et général 'de division au mois de juin 1916.LUCIEN NICOT.-?- NORD CANADIEN SER VICE AMELIORE POUR GRAXD'MERE ET LES CHUTES SH AW IMG AN.avec stupeur |rjes et charcuteries seront fermées En même temps que s’effectuera un changement dans l’horaire, le 12 mai, sera inauguré un service excellent entre Montréal, Shawinigan Falls et Grand’Mère.Les trains partiront de Montréal, à 9 h.a.m.et à 1 li.15 p.m.les jours de semaine et à 9 h.a.m.le dimanche; au retour les trains arriveront à Montréal à 4 h.p.m.et à 9 h.30 p.m.Wagons-buffets sur tous les trains.Ceci fournit un service quotidien à ces deux villes, ce qui permet au voyageur de visiter l’un ou l'autre de ces points, d’y faire ses affaires et d’en retenir le même soir.Pour plus de renseignements, s’adresser au bureau de ville des billets, 230, rue Saint-Jacques, ou au guichet des billets de la gare Moreau, rue Ste-Catherine-est.(réc.) comment 1 armée ment 4e se soustraire au contrôle de la démocratie ou' de renoncer à l’exécution des engagements pris.Cetie.résolution a été votée à l'unanimité au milieu des applaudissements.UNE RESOLUTION DE LA GARNISON DIE PITROG’RAl) De la Croix, de Paris, du 13 avril 1017 : Ati cours d'une réunion organisée "ar le parti de la patrie et de l’gionée nationale, les représentant* de la garnison de Pétrograd ont décidé de porter à la eonnais-sance du Conseil permanent des délégués ouvriers el militaires ci de remettre au gouvernement provisoire la résolution suivanet : Mener la guerre jusqu’à la garantie de la liberté conquise par le peuple nt l’armée ; mener la guerre jusqu’à une fin victorieuse, l’armée considérant que, même une paix rétablissant les ancienne* frontières de l’Etat, paix n'aÿtyit vère à la suite d’une tentative qu’il avait faite pour correspondre avec l’extérieur, d’accord avec le com-mandant du palais qui a été arrêté.Ses promenades sont surveillées par l’officier de service, et c’est ce dernier qui achète les journaux afin d’éviter qu'ils servent de moyen de correspondance avec le dehors.UN SEUL ROMANDFF RESTE EN LIBERTE Londres.14 avril.Après l’ai restation du grand-duc Boris, iUne reste plus guère en liberté tic Montré*!, BRÜNEAU & DUPUIS ’ xWTJKTIfnw finrpmi iîi* Montréal* 97 et 99 S.-FRANCOIS-XAVIER.¦nccnrMlr» s QUEBKC «t SOKKL VU dtract t.M fOêt * FLAQQ» New-Iark Donny a fait connaître que la situation est toujours la même.M.Rud-dick lui a appris que la commission britannique dont il a été souvent question, depuis quelque temps, n’est qu'une commission d’achat servant d’intermédiaire entre le ministère anglais du Commerce (Board of Trade) et le producteur et qu’elle n’a rien à faire avec la fixation des prix et ne pouvait donner aucun renseignement à ce sujet.On a donc décidé de différer les ventes une semaine encore, espérant que d’ici là on saurait à quoi s’en tenir.Iroquois, Ont., 12.— A la réunion d’aujourd’hui, 1,220 boites de fromage ont été enregistrées, dont 1,145 de coloré et 70 do blanc'.Nulle transaction n’a été opérée, par suite de l’attente où l'on est de la décision de la Commission des prix.Sterling, Ont.12.— A la séance d’hier, 704 boîtes de fromage ont été mises en vente, mais nulle vente n’a été bouclée.Piéton, Ont,, 12.— A la halle au fromage, 1,256 boites ont clé inscrites; on a coté 20 sous; nul achat n’a été opéré.Napance, Ont., 12.— 1,067 boîtes de fromage blanc ont été inscrites au registre et 565 boites de coloré.Nul acheteur ne s’est présenté." 11 LES SOCIÉTÉS PAR ACTIONS PLUSIEURS ONT ETE CONSTITUEES.CETTE_ SEMAINE.Ottawa, 12,—-4.es.autorités com-; petentes ont émis, celte semaine, j des lettres patentes constituant les j sociétés commerciales ci-après ;¦ [Canadian Coal Fields, Limited, I avec un capital autorisé de $10,-1)00,000 ; son siège (social est à Toronto et ses promoteurs sont F IL IPhippen, c.r., R.H.M.Temple, William Bowler et F.C.Allen, tous do loronto ; Port-aux-Q • ¦ • - ru.J'en suis profondément recou- Jeanne Meunier) vint apaiser leur discussion et les rallia sous son drapeau.“Tant que l’Education, affir-me-t-elle, s’inspirera aux sources de la religion, tant que l’Agriculture tiendra la croix avec la charrue, tant que le Progrès s’éclairera au flambeau de la Foi, Dieu régnera sur noire peuple, et sa conservation, vihuuh >|u i-m- vous iuii i n ce mo- "utic peuple, ei sa conservation, ment n’a peut-être pas l’éclat et la s,il 1(-‘ faut, sera l’effet d’un prodige splendeur des fêtes occasionnées (ie l’intervention divine.” Une tou-! par votre retraite de la vie politi naissante «J dorénavant, je ne manquerai jamais de “Fruit-a-tlvcs”.Xorah WATSON.-Prix de la boite, 5!) sous ; 6 oour S2.50 ; boîte d’essai, 25 sous.Chez tous les fournisseurs ou expédié franco sur reçu du prix, par la Cie Fruit-a-tives ,Ltèe, Ottawa.que et votre passage dans d’autres maisons d’éducation; c’est l’écho de la montagne qui se répercute dans la vallée; cependant pour être modeste, elle n’en est ni moins cordiale ni moins sincère.Ce qui a fait jusqu’aujoiird’uih sa note caractéristique, c’est le grand nombre de ses élèves.ee qui a fait sa riches»*, c'est leur bon esprit, leur amour du devoir, leur rlot-ir* /I ci /l/ïxrnnîr* /T r» r.I „ _ chante allusion à l’érection du ino-iet enlrer dans l’arène parlemcntai-nument de la Foi sur le promontoire rc- A cct,e mission, je m’étais aide Stadaconé fut l’occasion d’une taché- ct tIuand 11 m’a fallu briser délicate louange à nos chefs d’Etat f’es !,ens pour répondre è un autre Pendant qu’un choeur final fai- «l’P61- fhésitais.Après avoir délibê-sait résonner les échos de la vaste r* (|ans le petit conseil de la famil-salle, on offrit un sceptre de fleurs ,e’ j’ai (,it: Dieu lc veut> et à ce à M.le Surintendant et une corne moment celle que vous avez saluée " 1 • - - - " —A -île.^ oux iiitcuuaiii uiic corne ., .1— - d abondance aux multiples corolles la V?l,.e son ,'"le à Mme Délàge.! Puls w fut 1 heure du banquet.Nous regrettons ' IT" : donner qu’un pâle resume ue la de- ., Apres le dîner, visite de l étabhs sèment, courte et bienveillante ap l’enseignement et font honneur à leur Alma Mater.Ces heureux Triiits.nous les devons aux religieuses qui dirigent cette maison, leurs méthodes pédagogiques, ù leur zèle apostolique, à leurs salutaires exemples.M.le principal rappelle ensuite les émotions patriotiques et chrétiennes que ressentait Louis Veuil-lot chaque fois ipi’il passait devant un petit séminaire et fait ressortir la similitude d’apostolat qu’exercent nos séminaires et nos écoles normales, la similitude de services qu’ils rendent à la religion et à la patrie.au on de visiter l’Ecole Norma- a ' , accompagnes ue Saint-Hyacinthe.11 me tardait1 »s ^,res d® la Cathédrale et enir vous offrir mes félicita- ,1e -Notre-Dame du Rosaire, de Son et mes voeux.Vous me pro- ,!onneur ,e mairc dc Saint-Hyacin-•z f|piir« nt the et des membres de la Commls- ne pouvoir1711 menu princier fut servi par les .- ,CU1 —.ésumé de la dé-' normaliennes- désir de devenir des institutrices ] ücate réponse de M.le Surinten- competentes.Des 255 anciennes à 'lant: —-— — .».qui on a conféré un diplôme, plus! J’ai reçu avec plaisir l’aimable PariH°n au pensionnat de la Maison des trois quarts ont enseigné et j invitation de visiter l’Ecole Norma- Provinciale.Et accompagnés de plus de la moitié sont encore dans le de Sa*"* “—«-*•- —- * • •• < MM.les curé de veni Rons et mca vu eux.vous me pro- —v -—¦; ' -.j.»,.» diguez fleurs et compliments Je -e et f ,s.membres de la Commis-ne mérite pas toutes ces ovations slo.n s9°.la!re de ,a vi,le.les distin-mais je comprends que c’est une gués,7^lteu^s.se dirigèrent vers les des obligations de ma charge de re_|académies Girouard, Prince, Ray-cevoir des assauts comme ceux deimond et Uarocciue où on leur fit ce jour.un?enthousiaste réception.Vous vous plaignez de n’avoir point d’histoire pour votre école.Heureux les peuples qui n’ont pas d’histoire, est-il dit quelque part.Si la vôtre n’est pas longue, elle est touchante, et je dois en ce jour des remerciements à celle qui dirige, cette maison, à la communauté qui I ’ARRF ^ROïT! Y a accepté avec patriotisme et dé- ^ ADD|:‘ UftUULA A la station, Mme Délàge disait, paraît-il, en souriant; “La journée a été courte!” Qu’il nous soit permis d’ajouter qu’elle a été utile et agréable! TESTIS.FEDERATION NATIONALE ST- JEAN-BAPT1STE ' L’ASS.PROFESSIONNELLE DES EMPLOYEES DE MANUFAC- ! TURE Le comité de l'A.P.E.M.renier- ^ cie les personnes, élèves des cours du soir, professeurs et membres, qui ont contribué au succès de l’exposition de dimanche dernier, au Monument national.Les conseillères sont priées de se rappeler l’assemblée de lundi, le 14 mai prochain, à 8 heures p.m., au secrétariat de la Fédération.Prière de profiter de cette occasion pour rapporter livres, cahiers et autres ' objeis appartenant aux divers comités.Les dépôts faits aux cours du soir] seront aussi remis aux élèves qui ne se seront pas absentés plus de trois fois.FEDERATION PAROISSIALE D’HOUHELAGA L’assemblée mensuelle a eu lieu dimanche dernier, à 4 heures p.m., I à la salle dc l’école de la Nativité, : sous la présidence de M.l’abbé: Geoffrion, vicaire, qui fit une inté-i ressante causerie sur un sujet pratique.Cette assemblée fut organisée par Mlle Laura Robert, vice-présidente de l’association.| Mlle Joséphine Donato fut l’heureuse gagnante du $5.00 en or râflé au profit de la section.Cette ràfle rapporta la jolie recette de $87.00.HOPITAL SAINTE-JUSTINE POUR LES ENFANTS Nous prions les dames patron-nesses qui n’ont pas encore adressé leur contribution annuelle à l’hôpital Sainte-Justine, de vouloir bien s’acquitter de ce devoir au plus tôt.Donner quand vous pouvez le faire ; quand, ayant vu ou entendu quelque chose, votre coeur en est ému, c’est beau, c’est touchant.Mais vous engager a verser une offrande annuelle, à époque fixe, sur laquelle une oeuvre peut compter ; une offrande qui vous fait un soutien assuré d’une institution, c’est aider deux fois l’oeuvre que vous avez choisie comme votre protégée ; c’est lui dire nue votre rai-, son et votre coeur sont toujours j avec elle et lui donner ainsi ces deux témoignages dont elle a tant besoin pour vivre.Dispensaire tous les jours de la ! semaine ; admission de 9 heures et demie à 11 heures a.m.Médecine : tous les jours, i Chirurgie ; mardi et vendredi.Maladies de la peau : lundi et ; jeudi.Yeux, nez, gorge, oreilles : lundi, mercredi et vendredi.-*- EXCURSION DE COLONISATION DANS L’ABITIBI (DUPUIS FRERES.Limité*,| DUPUIS FRERES.Limitée.Grande vente de soies nouvelles, étoffes à robes et à costumes POUR LE PRINTEMPS ET L’ETE 1917 ners, Notre stock de soies, étoffes à robes et à costumes est à son complet avec des lignes de manufactu-.français et anglais que nous avons achetées pour le printemps et l’été.Ces marchandises ont été achetées en septembre dernier et ne pourraient être répétées maintenant même avec une avance de 25% a 23 1-3%.Nous voulons que nos nombreux clients prennent avantage de notre bonne fortune et achètent maintenant ce qu’il leur faut à des prix d’économie.POPELINE DE SOIE, 38 POUCES.1.39 I.a popeline de soie est très en faveur à New-York pour robes et costumes, pour l'été 1917.Otto qualité spéciale est d’un très beau fini, de texture ferme et qualité ne se froissant pas.Toutes couleurs, y compris rose sauvage, vert russe, chartreuse, réséda, bleu belge, nègre, ix-oire, noir.Valeur de 1.75, pour j «g g SOIE CHIFFON TAFFETAS FRANÇAISE, 36 POUCES, 1.59 Lc beau fini chiffon.Une •oie qui a la réputation d’être dc bonne durée.Toutes les nuances désirables pour blouses, robes ou costumes, fini chiffon taffetas, notre meilleure ligne dc la saison, Largeur 30 pouces, et bonne valeur à 2.00.Lundi .| p: g SOIE PAILLETTE NOIRE, 36 POUCES, 1.19 SOIE PAILLETTE NOIRE, tout soie, beau noir jais brillant, texture forte.Qualité ne.s’échiffant pas.Va- u.r 1.39 PEAU DE SOIE NOIRE, 36 POUCES, 1.69 PEAU DE SOIE NOIRE, très en faveur pour manteaux ou costumes.Cette ligne spéciale est d’un beau noir jais ct de qualité garantie durable et pour ne pus se couper.Valeur de 1.95, pour .j gg SOIE CHIFFON TAFFETAS NOIRE "BONNET" 36 POUCES, 1.79 SOIE CHIFFON TAFFETAS NOIRE "BONNET”,le nom seul du lubricant est une garantie de durée, une ligne recommandable pour robe on costume.Valant 2.25, pour
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