Le devoir, 10 avril 1917, mardi 10 avril 1917
VOLUME VIH—No 83 MONTRÉAL, MARDI 10 AVRIL 19& DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$.'¦) 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration : 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMIN ISTRATION : Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA MOBILISATION AGRICOLE Quelle suite M.Caron entend-il donner à sa lettre ?On n'a pas oublié la remarquable lettre adressée par M.Caron à la Chambre de Commerce.Le ministre tie T Agriculture 5r déclarait que la plus importante des questions agricoles, “c’est le manque de main-d'oeu-vre” et que tout le reste lui est subordonné.“Le manque de main-d'oeuvre agricole est en train de créer un désastre général dans tout le Canada”, disait-il sans détour, et il ajoutait: “Il n’y a qu’un remède à appliquer, à mon sens.C’est de faire, comme on vient de le décréter en Angleterre, de Venrôlement agricole.” Quelles mesures M.le ministre de l’Agriculture se propose-t-il de prendre pour donner suite à cette proposition?Il a clairement laissé entendre dans sa lettre qu’on devrait cesser tout recrutement dans les milieux agricoles, il a expressément déclaré que, si l’on assurait “à tout cultivateur qu’il ne sera pas contraint au service militaire, même dans le cas de conscription”, ce serait un grand pas de fait pour aider l'agriculture (1).Pour efficaces cependant que puissent être ces mesures, il semble bien qu’elles ne représentent qu’une partie des dispositions à prendre.Elles mettraient fin à l’enrôlement militaire dans les milieux agricoles — le général Lessard vient lui-même de déclarer qu’il ne veut pas de “Cagriculteur indispensable” (2), mais elles ne constituent évidemment pas “l’enrôlement agricole”, acte très positif et que le ministre déclarait le seul vraiment efficace.Que M.Caron se propose-t-il de faire alors pour organiser cet ‘enrôlement agricole” ?Car, de toute évidence, c’est à lui qu’il appartient de l’organiser et de le diriger.Il pourra sûrement compter sur de précieux concours — les faits et les chiffres que M.Pelletier résumait hier commandent à tous une action énergique — mais le ministre Seul peut systématiser l’oeuvre et lui donner l’ampleur convenable.Il est en relations directes avec tous les groupes agricoles, il dispose d’un personnel considérable, il pourra mieux que personne utiliser les bonnes volontés qui s’offriront à la ville.Le ministère de l’Agriculture ontarien a déjà pris des dispositions énergiques en ce sens.Nous ne disons pas qu’elles soient tes plus sages et qu’il faudrait les imiter en bloc, mais elles témoignent d’une activité qui peut servir de modèle.On pouvait relever, par exemple, dans le Droit d’hier, une annonce signée de M.Hears! et qui a dû faire le tour de la presse de la province.On y lisait, sous l'image d’un cultivateur qui, le mégaphone aux 'lèvres, appelle au secours: Tandis que les fermiers de l’Ontario demandent de l’aide dans leurs splendides efforts pour augmenter la production, ils sont liés pieds et poings par le plus grand manque de main-d’oeuvre dont T histoire fasse mention! Au Parlement français on a donné un avertissement solennel que T univers ne pourrait produire assez de produits alimentaires cette année.Hommes et garçons des villes et villages qui êtes dans l'impossibilité de vous enrôler, ne réalisez-vous pas cette grande occasion urgente et patriotique?Le besoin réel—vital! .4 titre de Canadien patriote, ne consentez-vous pas à faire même un sacrifice, s’il en est besoin, pour AIDER LE FERMIER A AUGMENTER LA PRODUCTION ?Bt encore: Qu’il ne soit pas dit que vous vous êtes ternis à Vécart dans cette crise suprême quand une abondante production pourrait faire pencher la balance de la victoire d’nne manière décisive de notre côté! Décidez-vous dès maintenant.Puis le ministère fait un appel spécifique aux anciens fermiers, aux hommes d’affaires qui peuvent disposer de quelques loisirs, “à TOUS les hommes qui peuvent régler leurs affaires de façon à aider quelques fermiers.'’ Enrôlez-vous pour le service sur la ferme dès maintenant'’, leur dit-on, et on leur indique avec précision les divers bureaux de recrutement agricole.* * * Nous prions qu’on ne lise dans notre appel et nos questions aucune intention de blâme, mais le simple et l’ardent désir d’aider une oeuvre nécessaire.M.Laron, lorsqu il entreprendra de donner à sa 'lettre sa conclusion logique, peut être assuré que nous lui apporterons tout l’appui possible.Mais il a lui-même démontré que le temps presse.Orner HEROUX.phoïde exerçait des ravages dans cette municipalité.Aussitôt la communication çtalblie.le chiffre des typhiques est tombé au plus bas.¦îr ir * Cette même opinion a été soutenue au congrès de services sanitaires par des autorités en la matière, comme M.Arthur Surveyor et M.T.J.Lafrenière.ingénieurs civils auxquels se ralliaient d'ailleurs tous les médecins.Nous avons déjà parlé des observations de M.Arthur Surveyer ; il est à propos de les rappeler aujourd’hui.La plupart des cas de fièvre typhoïde proviennent de la mauvaise qualité des eaux, disait-il.Pour établir la nécessité de la construction des filtres, M.Arthur Surveyer délaissait les arguments d’ordre sentimental pour se placer, comme c’est l’habitude en sa profession, au point de vue purement économique.Il n’en coûte pas cher pour établir un filtre municipal, la chose est donc accessible à toutes les municipalités ou à peu près et ensuite, une fois la dépense faite, on est amplement rémunéré par les résultats obtenus.“Il semblerait de prime abord, disait M.Surveyer, qu’il n’est pas besoin de soulever la question d’iii-térèt lorsqu’il s’agit de sauver des vies humaines, mais les gouvernements n’ont pas toujours le privilège d'obéir aux sentiments, et ils sont obligés d’apporter à leurs mandants la justification économique de tous les déboursés.“L’argument le plus puissant que l’on puisse présenter en faveur de la filtration de l’eau est la perte en dollars et en cents représentée par le capital vital gaspillé chaque année du fait de cette maladie inévitable.La prospérité d’un pays est fonction de sa puissance de production et ce n’est certainement pas une bonne politique économique que de tolérer une diminution annuelle de cette puissance lorsqu’il serait possible de l’éviter- par une dépense bien inférieure au chiffre des pertes.“La population urbaine de la province était, lors du cens de 1911, de 970.000 Ames, dont 500,000 en dehors de la ville de Montréal, et 300,000, environ, groupées dans des agglomérations de plus de 2,500 âmes.“Les statistiques données par M.Lafrenière démontrent que sur ces 300.000 âmes environ 80 meurent chaque année de la typhoïde et environ 1,200 sont atteints de ceïL maladie.“Il est impossible de Supputer la valeur sentimentale dune vie humaine mais les économistes se sont appliqués à ea’yu 1er la valeur matérielle d’une vie basée sur la valeur actuelle de .la production probable.“Récemment le Professeur Irving FislTer, de rUniversité de Yale, a publié un tableau de cette valeur économique où le montant varie de $90 pour un bébé, jusqu'à $4,100 pour un homme de 30 ans.D’après les statistiques américaines la valeur économique moyenne des vies perdues par la typhoïde est 73 pour cent de la valeur maximum, soi! dans notre cas $3,000.Il y a en plus les pertes, | dans les cas où la typhoïde n’est pas fatale, représentées par les frais de la maladie et de la convalescence ainsi que par la dépréciation de Ja puissance de production qui persiste souvent après la guérison.Ces pertes ont été évaluées à $250 en moyenne, et en tablant sur ce chiffre nous pouvons maintenant établir le bilan annuel total pour nos agglomérations de plus de 2,500 âmes^ (1) Voir dans le Devoir du 5 avril le texte de la lettre de M.Caron.(2) Voir la Presse d’hier, 1ère page.LA TYPHOÏDE UNE EPIDEMIE DANS LES ENVIRONS DE MONTREAL.— LES CAUSES QUE LES HYGIENISTES ET LES INGENIEURS SANITAIRES ASSIGNENT A CETTE MALADIE.iLa Gazette de ce matin donne des chiffres efifarants au sujQ.des ravages exercés aux environs de Montréal, et même près de Québec, par la typhoïde.Depuis quelque temps, déclarent les autorités du conseil d’hygiène, cette maladie qui sévit dans toutes les municipalités qui longent le Richelieu, entre Saint-Jean et Sorel et 'cr le parcours de- la Yamaska, n'a pas diminué.Toutes les municipalités qui s’alimentent avec les eaux de surface sont exposées à voir éclater riiez elles le même fléau,à moins qu’on ne fasse l’application du remède d’urgence, l’hypochlorite de chaux, celte substance dont on discerne depuis quelque temps particulièrement le goût très caractéristique et assez désagréable dans l'e.'iu Ho notre aqueduc.On ne paraît pas posséder, au bureau d'hygiène provincial, de chiffres très complets sur l’étendue des ravages exercés paç la typhoïde, parce que les médecins “ sont lents dans l’expédition de leurs rapports ”, mais ce qu’on en sait est suffisamment alarmant pour donneir matière à réflexion à ceux à qui incombe le soin de In unité publique.A Sorel seulement, il y a eu douze victimes en 24 àeiires, tendis que les cas, bénins au pernicieux, se chiffrent par mitaines en d’auj^-s endroits.Dans l’un des co^.nt.s de Sainl-ftywcinlhe, soi/atc des élèves, sur un total de 180, étaient touchées du mal.A Saint-Jean, le collège a dû fermer ses portes temporairement pendant qu’on effectuait l’installation d’un filtre.Les .rappoads émanant de cette institution sont désormais satisfaisants.L;.situation est devenue tellement critique qu’on a demandé aux tribunaux autorisation de prendre possession de l’aqueduc et d’y installer un filtre.lien coûte $25,000, a-t-on déclaré au conseil, hier, pour la mise en oeuvre d’un filtre pouvant dispenser 1,000.000 de gallons par jour, de sorte que l’on voit que les municipalités de quelque (importance peuvent tf'airc cette acquisition.I.’installation d'un filtre municipal, on le voit par les quelques indications données plus haut, est de nécessité urgente en une feule d’endroits.I.e bureau d’hygiène a le pouvoir d’ordonner cette installation.Actuellement, on a commencé une organisation dans ce sens.A Suint-Hyacinthe, on a accordé un contrat à Aylmer el on a ordonné à Druniniondville, Sainte-Amie Ho Bellev«ie et autres municipalités de suivre l’exemple des «nu ii ici pal it es précédentes.Les preuves de l’efficacité des filtres n’est plus à faire, A notre confrère anglais, les autorités du bureau d hygiène en énuméraient, quelques-unes, hier encore.A 'Saint-Jeam- de-d)icu, rimmenve asile, qui est en réalité une municipalité, la prise d’eau a été établie à un endroit où l’eau passait pc«r conlaiminée, cVst-à-dire au-dessous de Montréal, Pour purifier cette eau, on a construit un filtre et 1» typhoïde est presque inconnue à l'asile.Les autorités ont surveillé avec le plus grand intérêt cette expérience qui est topique.Même résultat à Saint-Laurent, tant que la conduite ne fut lias reliée à raqueduc de Cartierville, la ty- 80 morts à $.3,000.1,200 maladies à $250.$240,000 .300,000 « $540,000 “Nous avons donc une perte annuelle totale d'au delà d’un icfemi-millïon soit une perte de capital de près de $12,000,000.“U seralit utopique de prétendre supprimer entièrement cette perte, mais elle pourrait par la construction d’usines de filtration être diminuée d’environ 00 pour cent, c’est-à-dlire qu’il serait possible d’abaisser le taux de mortalité de 20.5 par 100,00(1 habitants à environ 11 par 100,000.” # # # Lt les conclusions de M.Surveyer sont plus que jamais à l’ordre du jour.Dans presque tous les conseils municipaux la lutte se fait entre I'amelioration de la voirie et l’amélioration de l’eau d’alimentation.Le plus souvent, ou plutôt fatalement, pour employer le mot même de i.VI.Surveyer, les dispositions de la loi des bons chemins font pencher la balance en faveur des routes.Le remède qui s’impose est donc facile à prescrire.Que cotte lutte entre la bonne route et la bonne eau cesse, c’est-à-dire que le gouvernement accorde à l'amélioration des services sanitaires les mêmes encouragements qu’à l’amélioration de la voirie.Par cette loi nouvelle, la province aiderait financièrement les municipalités désireuses soit, de construire des usines de filtration des eaux d'alimentation ou des usines d’épuration des eaux d’égout, le taux tie la mortalité par ta typhoïde diminuerait d’une façon assez considérable pour justifier au point de vue économique les dépenses consenties tant par les conseils municipaux que par le gouvernement provincial.N’est-ce pas au bureau d’hygiène provincial qu’il appartient de suggérer cette loi au gouvernement?Qui peut douter que la conservation des vies humaines, au seul point de vue économique et en écartant toute sentimentalité, ne vaut pas au moins autant que l’amélioration de ta voirie?Le conseil doit s'employer à placer la question de l'hygiène dans les préoccupations de nos gouvernants, à sa place véritable, non pas la dernière, celle qu’elle occupe aujourd’hui, mais la première.Tous les jours les événements remettent en actualité l’importance de celte question : l’été, c’est la terrible mortalité infantile qui s’impose à nos esprits et, l’hiver, la typhoïde.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR AU SALON Lorsque j’arrivai, vers les dix heures du matin, en vue du bel édifice où se tient de ce temps-ci une exposition de peintures, je fus agréablement surpris d'apercevoir un mien ami se promenant d’un air pensif sous le large pérystile.—“Bonjour, cher ami, lui dis-je aussitôt que je pus lui serrer la main.Par quel heureux hasard vous rcncontré-jc ici?Déjà la Renommée aux cent bouches m’a fait part de vos plus récents travaux, vous instruisez la jeunesse sur les arcanes compliqués du commerce, vous célébrez la fécondité de la culture latine et l’avenir glorieux de notre race n’a pas de plus éloquent prophète.Et je bénis les dieux qui m’accordent ce matin la faveur d'entendre cette voix loyale et fière qui depuis, mais alors__" Un sourire mélancolique seul me répondit.Pourtant, mon ami est l'homme du inonde le meilleur, et son amitié rend un son de vermeil.U m'exprima son contentement de me voir, et mes modestes ouvrages prirent dans sa bouche de flatteuses proportions.J’enlevai ma coiffure, qui devenait trop restreinte pour mon chef, et m’inclinai avec un geste large.Mais mon ami ne se déridait point.Quelque noir penser planait sur son âme, comme l’ombre de l’onde claire d'un ruisseau chantant, l’oned claire d’un ruisseau chantant.“—Entrons tout de même, me dit-il, et reposons nos coeurs à la vue des manifestations de l’Art que céans on exposa.” Nous pénétrâmes dans la noble enceinte et dûmes y parler anglais an concierge en livrée.Les mots imprégnés d’odeur mercantile sortaient péniblement de nos lèvres, gelaient dans l’atmosphère et retombaient lourdement sur le parquet de pierre.Nous ascendimes les marches.Une surprise heureuse nous attendait là-haut; Poulbot, Willette, tous les artistes jadis aimables et, désormais farouches qui coftibê du crayon pour la defense de ‘likiil patrie, ils étaient tous là, incarnés dans leurs dessins, dans les affiches éloquentes aux moyens desquelles ils ont parlé au coeur de la France et à son bas de laine.Et c’était toute la chaude atmosphère gauloise qui nous enveloppait maintenant.Oubliée, la morne et frissonnante matinée canadienne qui nous avait glacés tout à l’heure! Le coeur se réchauffait en même temps que les membres.Mon ami souriait presque.“—Chassez, lui dis-je, ces noirs pensers qui déparent votre jeune front.Comment peut-on être inquiet et taciturne quand la nie vous fut si généreuse en aspirations et en talent?Ouvrez tout grand aux beautés de ces mars un cerveau apte à les comprendre, et laissez-vous emporter sur les ailes du Rêve.” Mais un nuage de plus passa sur le front où séjourne tant de pensée.“—Voici, lui dis-je en montrant du doigt une toile entre les toiles, qui va droit à mon coeur innombrable et campagnard.L’artiste qui Ta peinte sait aimer notre nature, et j’imagine qu'on le voit souvent “par nos champs el nos rives” déambuler songeuseinent sur la neige canadienne, idmant à se sentir entouré, auréolé de la fine poudrerie que secoue le vent nordais.Comme il a bien rendu l'effet fantomatique de celte maison perdue sous des nuages de poudrerie ! Lu neige menace de recouvrir l'humble habitation, elle s'élance aux fenêtres, caresse soyeusc-ment la toiture, tombe en la cheminée, obstrue rageusement la fenêtre; puis elle s'en va mourir en soupirant dans les champs voisins.La poudrerie est le concert profond et triste qui nous rappelle que nous sommes poussière, poussière blanche pl éphémère.Mais mon ami ne répondait pas.Je l’amenai vers de plus riants tableaux.“—Dégustez-moi, lui dis-je, ce coin de rivière que peignit l'iin des nôtres, Gloire aux artistes canadiens, qui savent reproduire la beauté ècla-tante de nos étés, gloire aussi aux âmes comme la vôtre, qui la savent chanter en phrases d’harmonie, gloire à l'emploi superbe que vous (dites des dons que Dieu vous départit! Je vois dans l'avenir la pairie canadienne vous tresser une couronne affectueuse et dire votre nom à nos descendants.Semblable destin ne met-il pas la joie en votre âme bien née?” Hélas! Son oeil errait an loin avec inquiétude, et il ne m’écoutait pas.Puis ses lèvres s'entrouvrirent comme malgré lai, et laissèrent passer les mois qui exprimaient le tourment de son âme.“ -Je ne sais pas, dit-il lentement, si ma fournaise est bien restée embrasée ce matin.Qu'il fait froid, nom d'un tisonnier, qu’il fait froid malgré l'avril! S’est-elle éteinte, ou bien y ai-je mis assez de charbon pour (jiTelle dure jusqu'au midi?Mystère incoercible, car je ne puis pas me servir du téléphone de crainlc d'éveiller peut-être le bébé.Ah.mon cher, les inquiétudes paternelles, voilà qui nous tient de plus près au coeur que toutes les images encadrées qu'on peut voir céans.Toutefois, maintenant que je me suis ouvert à vous, je me seps mieux.Je crois, en fin de compte, que j'ai mis ce malin assez de charbon en partant.Dites donc, si nous allions voir ces jolies fermes de Gagnon?.,.” Robert VAL A PROPOS DU SERVICE NATIONAL La Gazelle de ce matin traduit un article de l’Evénement où celui-ci reprochait à l’Action catholique d’avoir publié une lettre où l’on dénonçait un secrétaire municipal qui, à la demande d'un commissaire du Service national, aurait rempli certaines cartes laissées blanches par leurs destinataires.“Le gouvernement, après avoir demandé le concours patriotique de tous les citoyens pour l’aider dans cet inventaire des forces vives du Canada, disait l'Evénement, veut bien compléter ce travail sans forcer, comme il en aurait le droit, la main aux récalcitrants.Dans ce but, U a en recours en plusieurs cas aux maîtres de poste ou aux secrétaires de municipalités.Dans ces circonstances, c’est une mauvaise action que d’essayer à créer des difficultés aux officiers qui ont été chargés de combler certaines lacunes dans le recensement du Service national.” Laissons de côté la querelle des deux journaux québécois.Que vaudra, du point de vue information, le travail que l’on demande aux secrétaires et maîtres de poste?Admettons que ceux-ci soient en état de répondre aux vingt-deux premières questions de la carte, de dire si l’intéressé a l’usage complet de la vue et de l’ouïe et quels sont ses moyens de subsistance.Comment pourront-ils répondre aux deux dernières qui visent, non plus un état physique, mais une disposition d’esprit?Comment pourrqnt-ils dire si, vraiment, ces personnes intéressées sont disposées à échanger leur “travail actuel pour un autre travail au même salaire” ou à aller travailler ailleurs?Et que vaudront les réponses ainsi faites?— O.H.TOUJOURS Tout est cher.Pourquoi ?— la brochure de M.Ceorges Pelletier sur le coût de la vie au Canada de liQliQ à 1916 inclusivement, préfacée par M.Edouard Montpe-tit, le professeur bien connu, — continue de se vendre rapidement, 'Depuis hier matin, il s’est enregistré des commandes de librairies et de particuliers pour une centaine ¦d'exemplaires, Le deuX'èrie mille est maintenant entamé et sera mis en librairie aujourd’hui même.Il n’y aura plus d’autre tirage.Ceux qiii désirent se procurer cette étude feraient donc bien de passer leurs commandes dès cette semaine, afin d’être* certains de ne pas les manquer.Cette brochure se vend 25 sous l’exemplaire, port compris, ou $2.50 la douzaine, port.à la charge de l’acheteur.Adresser toutes les commandes par Ja poste à l’auteur, au Devoir, a Montréal, avec remises; conditions spéciales aux libraires.On peut aussi se procurer Tout est cher.Pourquoi ?aux librairies suivantes : Granger Frères.43 ouest Notre-Dame ; la librairie Notre-Dame, 35 ouest Notre-Dame ; la librairie Derome, 37 ouest Notre-Dame ; la librairie Beauchemin, 79 Saint-Jacques ; Langevin et Larche-vèque, 31-ouest Notre-Dame; Déom i Frères, 251 Sainte-Catherine-est ; la ; librairie Saint-Louis, 288 Sainte-Ca-i therine-est ; la librairie Pineault, i 280 Rachel-est, à Montréal ; la li-| brairie Saint-Jean, à Saint-Hyacinthe; chez J.-P.Garneau, libraire, me Ruade, Québec; la librairie Godin, 261, rue Dalhousie, Ottawa; la librairie J.-E.Mercier, Fraserviiïle ; United Tobacco Stores, 10320 avenue Jasper, Edmonton, et au Devoir.BLOC - NOTES Rien ?La police montréalaise n’a pas encore dévoilé le nom de l'auteur de la tragédie de la rue Saint-Mare (style journal jaune).Voilà pourtant des jours et des jours que Fhomme qu’on voulait assassiner a fait rapport à la police et même que la balafre qui marquait si noblement {son from a disparu.Peut-être aussi i la reliure avariée de Cyrano qu’il portait sur son coeur vaillant, — les grands coeurs ont de ces sympathies ; les uns pour les autres, —- est-elle maintenant réparée, fraîche, prête là protéger encore ce coeur intrépi-; de contre une autre tentative d’as-I sassinat.Mais il importerait que le j public sût au plus tôt lequel de nous, nationalistes, marqua maladroitement d’une glorieuse cicatrice le front cher à la grande presse, et si nous assassinâmes ou n’assassi-nàmes point le docte fils d’Escula-pe pourfendeur de nationalistes.Pour finir, l’affaire est-elle ou n’est-elle pas classée ?La police serait bien aimable de le déclarer au inibjic, quand ce ne serait que pour rassurer l’assassin.Elle lui doit bien cela, pour toute la réclame qu’il a su faire, par son geste, au plus illustre des fils de la Faculté.Plagiaire ?Il y en a de toutes sortes.Tel, l’nvocat pressé d’arriver qui se pousse dans les banquets, répond à la santé des dames et emprunte pour avoir plus de succès le discours même prononcé quelques années plus tôt par un jeune avocat disert et cultivé; tel, le politicien qui, pour se défendre contre ses ennemis, puise à larges mains dans le répertoire de Chapleau ou de Mercier ou d’un autre de nos orateurs nationaux; tel, le bonhomme qui pour se faire un nom dans les lettres canadiennes démarque maladroitement du Bourget ou du Daudet, en les accommodant à la sauce du pays; tel, enfin, le dessinateur ou l’artiste qui prend ¦mn bien où il le trouve, c’est-à-dire dans l’oeuvre oubliée de prédécesseurs fameux en leur temps.Une petite revue de Toronto, Economie Advertising, vient justement d’en dénicher un qui ne manque pas de culot.Il y a quelques semaines, une série de 12 annonces illustrées relatives au recrutement dans la ville de Toronto paraissait dans la presse de l’endroit.Les dessins étaient superbes et d’un art tel qu’ils attiraient l’admiration même des profanes.Or il se trouve, d’après Economie Advertising, que l’artiste chargé de ce travail s’est tout simplement contenté de piller des étrangers.Tel dessin représentant une femme en pleurs parce qu’elle vient d’apprendre la mort de son mari ou de son fiancé au front, n’est pas du bonhomme de Toronto, mais d’un artiste anglais.Tel autre, étrange tête d’homme campée sévèrement, n’est pas non plus du dessinateur de Toronto qui l’a signé, mais d’un étranger et, qui pis .est, d’un Allemand! De même pour un troisième, sorti tel quel et sans indication d’origine du tableau d’un peintre finlandais.Et voilà! Le difficile n’est pas le plagiat; c’est le secret du plagiat.Immanquablement, quelque indiscret ou quelque fureteur se dit: “J’ai déjà vu ça!” Il cherche, trouve ri le plagiaire est confondu.en attendant de recommencer.Car le plagiat n’est pas qu’une malhonnêteté: c’est une manie.Pulpe et .houille Un industriel, au courant de notre situation économique, proposait l’autre jour que nos gouvernants disent à Washington: “Vos industries et vos journaux ont besoin de bois à pulpe et de pâte de papier.Nos industries et nos consommateurs ont besoin de houille.Nous avons la pulpe et les pulperies.Vous avez les gisements de houille.Faisons un marché, tonne pour tonne, ou quelque chose d’approchant.Vous n'aurez notre pulpe et notre bois à pulpe que si vous nous garantissez de nous faire livrer de votre côté le charbon dont nous avons besoin.” A première vue, cela ne manque pas de sens.Ainsi, des dépêches disent que les Etats-Unis seraient prêts à expédier dm milliers de tonnes de charbon en Ita-îie, pour ses industries.11 serait peut-être excellent que si nous craignons d’en manquer ici, nous en vinssions à une entente afin de nous en assurer, d’autant que le transport serait plus facile au Canada qu'en Italie.Ce qu’ils feraient Hier soir, à New-York, M, Hearst, le premier ministre ontarien, disait que ponir accomplir un effort militaire aussi grand, toutes proportions gardées, que celui du Canada pendant ortie guerre-ci, les Etals-Unis devraient lever 5 initiions d’hommes, en envoyer 3 millions outre-mer el en perdre 900,000.Ce qu’il a oublié de dire c’est qu’il faudrait aussi qu'ils portassent leur dette nationale au triple de ce qu'elle est maintenant, alors qu'elle est relativement moindre que la nôtre, enflée hors de toutes proportions, depuis le début des hostilités.De tels chiffres permettent de se faire quelque idée du fardeau énorme que nous nous sommes imposés jusqu’ici pour participer à U ne guerre dans la déclaration de laquelle nous n’avons rien eu à faire, dans le rèiglememt de quoi nous serons ignorés, quoi que disent les jingos qui nous promettent une représentation au congrès de la paix.Nous y '.siégerons peut-être,.mais dans les couloirs, comme font de ce temps-ci les délégués hindous à la conférence de Londres.M.LAVERGNE M.Armand Lavergne, nommé hier chef du recrutement dans la province de Québec pour la défense du Canada, nous a confirmé hier soir, au cours d’une conversation où il nous a exposé son attitude, qu’il avait accepté ce poste à la demande des autorités militaires de qui il relève en sa qualité de com-1 mandant du 61èmc régiment de Montmagny.L’ancien député a surtout insisté dans ses déclarations sur le fait qu’il se charge de l’enrôlement pour la défense du pays seulement, réitérant son opposition à la participation du Canada à la guerre européenne.“C'est la dernière entrevue que je donne, nous avertit M.Lavergne dès ses premiers mots, car demain je serai sous les armes et je n’aurai plus à parler.Voici la situation exacte qui m’est faite.Le gouvernement, pour des motifs que je n’ai pas à discuter, a décidé de lever 50,000 hommes qui doivent rester au Canada pour la défense nationale.Je suis militaire depuis de nombreuses années, et le général Lessard.agissant sur des instructions des autorités compétentes, m’a fait venir à ses quartiers et m’a demande, connue officier de.milice, tenant évidemment compte du fait que nous, les nationalistes, exerçons une certaine influence sur le pays, si je consentirais à pren Ire charge de l’enrôlement pour la ni-liee canadienne dans les districts militaires 4 et 5 (Montréal et Québec), Ces troupes ne devant servir qu’au Canada et pour le Canada seulement.“Comme Canadien et nationaliste j’ai toujours dit et je le répète encore aujourd'hui, que nous sommes prêts à faire tous 1rs sacrifices, mè- du trop gouverne-puis vous cas de s avoir été i Canada •; ,:r.' signé .riait ques-Ç : Canada, ax où ou vou- me celui de verser notre sang, pour la défense du Canada et imbu de ces principes, j’ai accepté la tâche que l’on me confiait.Je crois être conséquent avec moi-même, puisque le gouvernement prend sur lui de dire qu’il a besoin de troupes pour la défense du pays; et je réponds à son appel.—Ne croyez-vous pas, demandons-nous, qu’il se peut que vos soldats, une fois enrôlés, ne soient envoyés outre-mer, car certains prétendent que nos “lignes de défense sont dans les Flandres”?—Les papiers “d’attestation” que les enrôlés auront à signer sont formels: on y lit en toutes lettres: pour la défense du Canada.Je crois, continue M.Lavergne, ne pas faillir à mes convictions et aux doctrines politiques que nous les Nationalistes, avons toujours prê-chées.Je suis toujours d’opinion que le Canada a commis une erreur en participant à la guerre et les événements vont démontrer nie j’ai raison.C’est pourquoi je n’ai rien à retirer de ce que j’ai dit et au besoin je le répéterai.” Nous revenons à notre question de défense à l’extérieur du pays: —Ne dit-on pas dans certains milieux ministériels et militaires que la loi de la Milice dit que 'es troupes peuvent être envoyées à l’extérieur du pays si l’on croit cette mesure nécessaire à la défense du pays?—Oui, et si l’on décide de m'envoyer outre-mer, je ne discuterai pas les ordres; comme offieier de milice, je crois que les autorités ont le droit sous leur responsabilité de disposer de moi comme elles l’entendront.—Mais vos soldats ne seront-ils pas amèrement déçus si croyant s’être enrôlés pour le pays, ils i e-çoivent l’ordre un beau matin de filer outre-mer?—Les soldats vont signer des “attestations” très claires, en vertu d’une formule spéciale où il est dit qu’ils s’enrôlent pour la défense du Canada au Canada, et je suis d’opinion que si on veut les envoyer outre-mer, ils seront libres de n’y pas aller.D’ailleurs toute cette question a été discutée et tranchée d’une façon définitive avec le général Lessard de qui je relève et qui lui-mème relève ment directement, citer an moins soldats qui.anr enrôlés pour la d'f d’une façon for r des “attestation :'' :• tion que de la 'U' et conduits à Kali lait les envoyer outre-mer, crurent désérier.On voulut leur chercher noise, je plaidai pour eux devant trois juges différents à Québec, et dans chacun des cas.mes clients furent libérés, le tribunal ayant décrété qu’une fois enrôlés pour la défense du Canada on ne pouvait amener ees volontaires outre-mer.Ce sont trois précédents à retenir.—Quelle sera votre organisation?—Je ne peux pas encore donner de détails.Je tiens cependant à rectifier une erreur répandue par les journaux du soir: je n’ai rien, absolument rien à, faire avec le régiment de M.Blondin: le ministre recrute pour outre-mer et moi pour le Canada, et ce n’est pas du tout la même chose.Je puis vous dire cependant que je compte, pour lever les troupes qui me sont demandées, tenir des assemblées à travers la province et exposer mon rôle particulier dans des lettres que j’entends adresser à tous les députés et les membres du clergé de la province, toujours en mettant en évidence qu’il s’agit de la défense du Canada et non pas du service d’outre-mer.—«Combien d’hommes comptez-vous enrôler?—On demande je crois 8.090 hommes à la province de Québec, mais on n’a pas encore déterminé, si les régiments locaux actuellement en formation seront compris dans ce chiffre.—Votre nouvelle position va sans doute vous éloigner de la politique?demandons-nous.—Oui.en tant qu’’l s’agira du recrutement, mais soyez assuré que le moment des élections venu, je demanderai un congé, je serai candidat et ce dont vous pouvez être certain, je serai élu.” Pour terminer, nous soulevons la question économique : —Ne croyez-vous pas, M.Lavergne, que l’enrôlement, en privant le pays de main-d’oeuvre, va accentuer la crise agricole qui est.au dire de personnes autorisées, la première dont la solution s’impose?—Comme militaire, je n’ai pas à discuter ce problème.J’en connais la gravité, cependant, et ce fut l’un de mes premiers soucis lorsque je fus appelé par les autorités militaires.,T’en ai parlé et j’ai même demandé que les hommes enrôlés pour la défense du Canada soient envoyés sur les terres quand viendra {e moment des récoltes.Je n’ai pas reçu de réponse définitive mais je crois que le gouvernement comprendra l’importance vitale de la production et que les troupes du Canada seront utilisées aux champs en temps opportun.Sur ce, nous prenons congé de M.Lavergne qui un instant plus tard, part pour Québec, d’où il reviendra vers la fin de la semaine pour se mettre au travail.N.L.ILS S’EN VONT Lauriers et Feuilles d’érable, le dernier volume de vers i’Albert Lo-zeau, est en train de s’épuiser.Il n’en reste que quelques centaines d’exemplaires à l’auteur.Avis à ceux qui ont retardé à se procurer cet ouvrage.Il se vend, au Devoir et dans les bonnes librairies, 50 sous l'exemplaire, 55 sous par la poste, ¦ 3 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 10 AVRIL 1917 VOL.VIII.— No 83 s LETTRES AU “DEVOIR »» LA TYPHOÏDE Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’il® roulaient bien .en prendre note définitirement.AU TELEPHONE Montréal, 7 avril 1917.Monsieur Orner Héroux, au Devoir.Cher Monsieur, Ci-inclus une circulaire de la co/n-pagnie qui s'intitule elle-même: “LA COMPAGNIE CANADIENNE DU TELEPHONE BELL”.Vraiment, on ne nous avait pas habitués à tant de gentillesse de la part d’une compagnie, contre laquelle il avait fallu porter tant de plaintes.Mais heureusement aujourd'hui, c’est chose du passé, et ceci est dû aux vaillants et inlasables efforts du Devoir.Si vous donniez connaissance a vos lecteurs de la circulaire, en lan-l gne française, de la compagnie Bell, ils seraient à meme de juger de la langue élégante, tout à fait correcte qu’on g emploie.C’est à faire ressortir, pour montrer encore une fois que le succès couronne toujours des efforts constants.Boileau a dit: Cent fois sur le métier, remettez [votre ouvrage; Polissez-le sans cesse et le repolissez.Au Devoir on met en pratique ce conseil: aussi, chaque jour, il nous est donné de constater le bon effet de sa persévérance dans tous les domaines.Mrs meilleures félicitations.Louis HUBTUBISE, directeur, La ligue des droits du français.Voici le texte de la pièce commentée : PAROLES PERDUES A moins que vous ne parliez dans l'embouchure de votre téléphone vous tenant tout près de l’appareil, la personne à laquelle vous parlez trouvera le service défectueux.Si vous causez dans le vide vos paroles sont perdues.Nous vous conseillons donc: 1.De parler très distinctement, faisant face à l’appareil, vos lèvres à une distance d'environ un demi-pouce de l’embouchure.1.De donner votre attention exclusive a votre conversation au téléphone pendant toute sa durée.LA COMPAGNIE CANADIENNE DU TELEPHONE BELL.NOMBRE DE CAS MORTELS LA TYPHOÏDE CONTINUE SES RAVAGES DANS PLUSIEURS VILLES.— A SAINT-HYACINTHE, TROIS ELEVES SUCCOMBENT A LA MALADIE.— LES EAUX CONTAMINEES PAR LES EGOUTS.LA RÉOUVERTURE DU PARLEMENT ON PARLE DEJA D UN SECOND AJOURNEMENT.Ottawa, 10.—Avant que le parlement se rassemble, le 19 avril pro-hain, deux de ses comités particuliers tiendront ici leurs séances.Le comité chargé de reviser l’acte des chemins de fer se réunira jeudi prochain et élira probablement M.J.E.Armstrong, de East Lamh-!on.président.M.Strachan Johns-:on, de Toronto, est nonmné assis-rant-sollieiour du département des chemins de fer dans la préparation de ce projet de loi.'Commei le retour de sir Robert Borden n'est pas attendu avant le commencement du mois de mai, an parle déjà d’un second ajournement du parlement.On dit cependant que la Chambre discutera préférablement des rCfaires de routine, pour un certain temps.WORT D’UN ANCIEN DÉPUTÉ ,1/.!.P.CARDIN.DE SOREL.SUCCOMBE A UNE BREVE MALA-DIE.M.!.P.Cardin, ancien députe de Richelieu à la Législature, et assistant-protonotaire, est mort, vers une heure, hier après-midi, après une courte maladie.Il était âgé de 75 ans.Après avoir fait ses études au collège de l’Assomption, il étudia le notariat et fut admis à la pratique de cette profession en 1868.11 pratiqua en société avec le notaire Précourt lusqu’en 1872.Il fut secrétaire du conseil de Sorel.Il organisa la première^ compagnie militaire de Sorel.En 1885, M.Cardin joignit le parti national et l’année suivante, lors des élections générales, il fut élu député de Richelieu.Il fut •éélu en 1886, 1890, 1897, 1900, 1904 A 1908.Il avait épousé Mlle Ma-•ie-Eugénie-Célina Lanière.La typhoïde, qui faisait des ravages de Saint-Jean à Sorel, et dans toute la région arrosée par le Richelieu et l’Yamaska, n’est pas encore disparue.Les eaux des deux rivières sont contaminées par des égouts qui s’y déversent.Au bureau du conseil provincial d’hygiène, hier, on a déclaré que toutes les municipalités qui prennent leur approvisionnement d’eau dans une rivière sont exposées à des épidémies de typhoïde, à moins que l’on ne stérilise l’eau au chlore et qu’on n’installe le plus tôt possible un système de filtration à tous les points me-! nacés.Les fonctionnaires du eonsei.d’hygiène ne peuvent dire encore quel est le nombre des cas de typhoïde dans les différentes municipalités où la maladie a fait son apparition, à Farnham, Saint-Jean, Iberville, Saint-Hyacinthe, Sorel, etc.Les médecins .de ces municipalités n’ont encore envoyé aucun rapport, mais on sait cependant qu’il y a eu partout un grand nombre de cas.A Sorel, en un seul jour, douze personnes ont succombé à la typhoïde.A d’autres endroits le mal est plus bénin, mais le nombre des cas est plus grand.A Saint-Hyacinthe, dans Un des couvents, sur 180 élèves, 60 ont été atteintes par la maladie et trois ont succombé.A Saint-Jean, Je collège a dû être fermé pendant un certain temps ; les autorités du collège ont fait installer un filtre dans l’établissement même et les élèves ont pu être rappelés.En 1915, le conseil supérieur d’hygiène, ayant juridiction dans toute la province, obtint le pouvoir d’ordonner à toute municipalité de se munir d’un système de filtration, quand une telle installation semblait nécessaire à l’hygiène publique.A Saint-Hyacinthe, on a commencé l'installation d’un système ; la municipalité d’Aylmer vient à son tour d’accorder un contrat.Drum-mondville, Sainte-Anne de Bellevue, Dorval, Pointe-Claire, Hull et quelques autres villes, ont reçu l’ordre de sc procurer un filtre le plus tôt possible.En attendant, l’eau est traitée au chlore.Les meilleurs résultats d’un système de filtration ont été obtenus à l’asile de Saint-Jean de Dieu.Cet immense établissement prend son approvisionnement dans le Saint-Laurent, en bas de Montréal, et les eaux du fleuve sont fortement contaminées à cet endroit.Le filtre perfectionné qui a été installé à Saint-Jean de Dieu purifie l’eau et la rend absolument saine.Des autorités du collège MacDonald faisaient récemment la remar-que que les germes de la typhoïde pouvaient vive assez longtemps en hiver pour naviguer de la ville d’Ottawa à Sainte-Anne de Bellevue ; en été le danger est moins grand car le germe n’a pas la meme force.On mande de Lévis que les eaux ont été condamnées dans ces parages et que l’approvisionnement d’eau de la ville devra être traité au chlore avant que l’on installe un filtre municipal.CHOSES MUNICIPALE» RECOURS AUX TRIBUNAUX ! ENCORE LES EGOUTS DU QUARTIER BORDEAUX : LE MECONTENTEMENT DES CONTRIBUABLES ; SUGGESTIVE OPINION DE M.VILLENEUVE.—LE SEUL MOYEN POUR REMETTRE LA VILLE SUR PIED.— DIVERS.AVIS eat.par les présentes, donné que la compagnie Marcil Trust Company, Montréal, a obtenu, ce jour, du ministre des Finances et du Receveur général, pour le Canada, un certificat lui permettant de commencer les opérations; le tout auivant les dispositions des articles 13 et 14 de l’acte dé la Loi des Compagnies Fiduciaires du Canada, 1914.Pâté à Montréal, ce 19me jour de mars, 1917, « Par ordro, J.P.CALLAGHAN.gérant.N.B.— Iæ Marcil Trust Company, mentionnée dans l’Avis Officiel cl-dossus, n été incorporée par Loi Spéciale du Parlement du Canada, avec capital d’un million de piastres, et continuera les affaires de la Marcil Trust Company, “Limitée”, qui a acquis en 1912, la maison d’immeubles et de finances fondée par M.Georges Marcil.il y a plus de trente-deux ans.Le bureau de direction de la nouvelle compagnie est composé comme suit;*— * Président, M.Georges Mardi, capitaliste : vice-président, Hon.Charles Mardi, PT'., M.P., journaliste; directeur-gérant, M.John P.Callaghan, et MM.A.Papineau-Mathieu, avocat, J.Ogtlvy Harris, architecte; Joseph A.Lemire, notaire, et John T.Miller, comptable public.FEU M.MEDERIC MARTINEAU Hier avant-midi, en l’église Saint-Louis de France, avaient lieu, en présence d’un grand nombre de parents et d'amis, les funérailles de M.Médéric Martineau, marchand, de cette ville.La levée du corps fut faite par Je R.P.Mouette, préfet des études au collège Sainte-Mairie, qui chanta aussi le service, assisté de M.l’abbé Prud’homme, comme diacre, et du R.-P.Richer, comme sous-diacre.On remarquait clans le sanctuaire: les RR.PP.d’Orsonnens, recteur dit noviciat des Jésuites; Coidough, aumônier général de TA.C.J.C.; H.Lalande, J.Dugas, J.Bélanger, La-fortune, Lachapelle, Beaulieu, Boily, Boileau, Chartier, Courchènes, S.J.; le H.P.Villeneuve, les abbés Charpentier, Jette, etc.Le convoi funèbre était conduit par les fris du défunt: J can-Ch ry-sostome, Victor, Edouard et François; par ses frères: Victor et Joseph; par ses beau-frères: MM.J,-G.Mousseau, N.Beaudry, Edm.Mall-hot, et par ses autres parents: MM.A.Jos.et M.-P.Bouthü'lier, A.Le-gault, E.Therrien, G.tie Lottïnville, L.Beaudry, P.Mousseau, etc.On remarquait entre autres dans le cortège: les RR.PP.Primeau, Mongeau, Ostiguy, S.J.; le R.F.An-dronic, le maire Martin, les représentants de l'Alliance Nationale : MM.F.-G.Laberge, Ch.Duquette, L.-A.Lavallée, G.Monette, A.St-Cyr, Dr Cypihot, Dr J.-H.Garceau, Dr G.-A.Daigle, L.-O.Doré, Fr.Fauteux, E.-H.Godin, J.-A.Mignault; les représentants de l'Association catholique de la Jeunesse: Dr G.-H.Baril, A.St-Pierre, Guy Vanier, R.Lan-gevin, L.Germain, AV.Guérin; MM, Dr Guibert et Eug.Godin, représentant le Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb; un nombreux groupe d’élèves du collège Sainte-Marie; MM.Ed.Montpetit, L.-E.Bernard, C.R., J.Daoust, Nap.Deschamps, J.-A.Payette, Ls Bédard, T.Charpentier.Jos.Godin, A.Bouthil-lier, Dr G.-E.Asset in, J.Hétu, E.-J.Chartier, W.-J.Dérome, L.Bélanger, A.-P.Lespérance, H.Paquin, D.-A.Guilbert, A.Rousseau, A.Champagne, M.Thivierge, F.Bourhoonière, G.Dubois, J.-L.Richard, F.C.Lari-vière, A.-C.Gho'let, C.R., J.-A.Gauthier, S.Bourget, A.Ga mâche, O.Morençy, I.-A.Lambert, P.-L.Mousseau.A.Hétu, E.Champagne, O.-N.Fréchette, G.-J.Lalonde, H.Lespé-rance, M.(ioudreault, Y.Lavigne, J.Dupuy, J.Mathieu, A.Beaupré, etc., etc.“En toute justice pour les propriétaires, la ville ne peut pas exiger d’eux plus cher que ce que les égouts auraient du coûter ; en tout cas, je suis d’avis qu’ils ne devraient pas payer davantage.” Cette remarque, qui est de M.Villeneuve, a trait aux comptes que viennent de recevoir les contribuables de Bordeaux.Plusieurs d’entre eux se demandent si, après ce qui a été dit et prouvé lors de l’enquête sur les égouts de ce quartier, c’est bien de leur devoir de payer les pots cassés ou de recourir de nouveau aux tribunaux.En repassant le rapport du juge Panneton, on semble plutôt opiner pour cette dernière alternative.On constate en effet que des égouts qui auraient dû coûter seulement $22 la verge, en ont coûté $50 (rue Bour-dage), $4(1 (rue Valmont) et $27 (avenue Bois de Boulogne).M.Villeneuve dit que tout cela est dû au fait (jue ces travaux d’égouts ont été exécutés selon les estimations du département des travaux publics sans qu’aucune soumission fût demandée.Car si on s’en était tenu à cette politique, qu’il préco-nise^ depuis qu’ii est commissaire, ii n’y aurait pas eu tant de gaspillage ; et la raison en est bien simple : l’entrepreneur eût été forcé de limiter le coût de l’entreprise au prix de sa soumission.M.Villeneuve remarque que ce qui existe dans le quartier Bordeaux existe également dans d’autres quartiers de la ville ; le bureau des commissaires en aurait des preuves toutes les semaines.ON S’ADRESSERA AUX CITOYENS Depuis le premier janvier 1917, il est souventes fois question chez nos administrateurs de faire faire une expertise de l’administration municipale.Tous ou à peu près semblent d’accord sur le principe de la chose ; mais lorsqu’il s’agit des moyens a employer pour faire ce grand'ménage, il y a divergence d’opinion.M.Villeneuve soutient, avec la majorité des commissaires et des échevins du reste, que la ville doit être remise sur pied par des experts du dehors; le favoritisme aura plus de chance de tirer la langue, remarque-t-il.Le maire et Té-chevin Hushion déclarent par contre que, vu l'impasse financière où se trouve la ville à l’heure actuelle, il serait préférable de demander aux commissaires de faire eux-mè-mes cette expertise.A l’objection soulevée par ces deux adversaires, M.Yilleneuve a déclaré hier que s’il ne pouvait trouver Targent nécessaire dans le trésor pour engager le personnel du bureau des recherches municipales de New-York, il demanderait aux citoyens de Montréal de souscrire volontairement le montant voulu (environ $20,000) pour cette fin.C’est probablement ce moyen que la ville sera forcée de prendre si elle veut atteindre le but proposé, car M.Justinien Pelletier, vérificateur des finances de la ville, a déjà informé les commissaires qu’il n’y a pas d’argent dans le trésor ni pour faire faire une expertise ni pour tenir un referendum en septembre.UN MAL POUR UN BIEN Parlant hier du referendum, le maire tenait le langage suivant: “Qu’est-ce que c’est $25,000 à $30,000 pour consulter le peuple si, en abolissant le bureau des commissaires, on réussit à en sauver $100,000?Vu les dommages causés par les camions automobiles dans les rues de la ville, le maire se propose d’organiser une délégation de représentants de Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sorel qui se rendra auprès du premier ministre de la province pour lui demander de faire bénéficier ces villes de la moitié des revenus des licences d’automobiles.* * * On soumettra aujourd’hui au conseil la démission de l'échevin Boyd, et le maire fixera la date de l’élection partielle qui doit avoir lieu dans le quartier Saint-Georges.Pour vivre bien et vivre vieux Assurez Faction normale et régulière des intestins et maintenez votre canal alimentaire net et sain, par l'emploi quotidien de U*RA U PUR Ci ATI V K “RIGA Une eau saline, laxative ou purgative selon la dose, rafraîchissante, agréable et economique qui agit doucement mais sûrement sans causer ni coliques, ni nausées.ni affaiblissements.L’Eau Purgative Riga est tout spécialement recommandée aux Communautés Kcliffieu,es, CoIUgei et CouTtnts EN VENTE PARTOUT r Demandez l’avis de votre Médecin m LA RÉPUBLIQUE IRLANDAISE VIT ENCORE UNE MANIFESTATION INATTENDUE A DUBLIN.Londres, 10.— Une dépêche de Dublin au “Star” rapporte que la vue d’un drapeau républicain hissé dans les ruines de Thôtel des postes a été cause de toute une agitation à Dublin, dans la rue O’Donnell.En même temps, un groupe d’hommes agitaient le même drapeau de la colonne Nelson.La police arracha de son mât le drapeau qui flottait aux Postes, lis-ptrsa la foule et fit plusieurs arrestations.Une proclamation du gouvernement provisoire de la république irlandaise pouvait se lire au pied du mât qui portait le drapeau rouge.Elle affichait ces quelques mots : “La république irlandaise vit encore.” M.JULES FOURNIER L'ANCIEN DIRECTEUR DE L'ACTION EST NOMME TRADUCTEUR AV SENAT.Ottawa, 10.— M.Jules Fournier, journaliste, vient d’être nommé traducteur au Sénat, en remplacement de feu Wm.Chapman.EauüSources St-Louis (Marque du Trèfle Rouge) NATURELLE PETILLANTE EFFERVESCENTE Embouteillée aux Sources, à Saint-Yorre, près Vichy, France, et vendue dans toutes les épiceries et pharmacies et dans les hôtels de premier ordre.*.CHXPUT, FILS A CIE, LIMITEE, MONTREAL, C»m Cartes professionnelles et cartes d’affaires AVOCATS Casier potfnl 350.— Adresse télégraphique, “Nahac, Montréal".TéL Main mo-1251.Code, : lobar.Went.T7n.C.H.CAHAN.C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Edifice Transportation — Rue Saint-Jacques LORENZO CAMIRAND AVOCAT Chambre 12.97, HUE SAINT-JACQUES Edifice Banque d’Hochelaga Tel.Main 1«22 GEOFFRION, GEOFFRION et CUSSON AVOCATS, ETC.97.RUE SAINT-JACQUES Edifice de la Banque d'Uochelaga Victor Geoffrion, C.R.Aimé Geoffrion, C.R.Victor Cusson, C.R.Phone Main 10 J EMMAGASINAGE CONFIEZ-NOUS POUR L'ETE VOS FOURRURES Nous les assurons contre le feu, les mites et les voleurs.Il voua en coûtera peu et vous épargnerez beaucoup.TEL.UP.5897 257-OUEST, SAINTE-CATHERINE Pour maigrir SUREMENT SANS DANGER SANS REGIME Prenez les Le meilleur remède français Chez tous les pharmaciens ou les dépositaires : CANADIAN SANITAS CO.17 rue Bleury MONTREAL SELS CUQUETS PETITES ANNONCES SITUATIONS VACANTES COMMIS demandé pour un département de marchandises sèches ; 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milles sur i front s’étendant de Henin-sur-i- vjeul, au sud-est d’Arras, à Given-eiiy-en-Gohelle, soit une rjistaiie|e d’environ 12 milles.Cette information est faite dans le communiqué officiel des quartiers-généraux qui ajoute que la fameuse côte rie Vimy a été capturée par les troupes canadiennes.Des milliers de prisonniers allemands ont été pris par les troupes anglaises.Jusqu’à deux heures cet après-midi, 5,816 prisonniers, y compris 119 officiers sont passés à l’arrière des lignes anglaises et suivant le communiqué, il y en a en-coue beaucoup à compter.Voici le texte du communiqué; “Les opérations se continuent avec succès et en conformité aux plans.Nos troupes ont partout pris d’assaut les défenses ennemies ne Henin-sur-Cojeul jusqu’aux limites méridionales de Givenchy-en-Gohelle, sur une profondeur de deux à trois milles, et notre avance se rontinue.“Les premières défenses de l'ennemi sur ce front, y compris la fameuse côte de Vimy, qui a été capturée par les Canadiens, ont été conquises de bonne heure ce matin.Ces défenses comprennent un ouvrage parfait de tranchées et de villages fortifiés.Neuville-Saint-Vaast, la côte du Télégraphe, fil-loy-les-Mofflaines, la côte d’observation, Saint-Laurent-Blangy, Les Tilleuls et la ferme La Folie.“Subséquemment, nos troupes sont allées de l’avant et ont capturé les défenses d’arrière-ligne de l’ennemi, comprenant en plus de deux puissants systèmes de tranchées fortifiées les localités fortifiées de Fen-chy, de Chapelle-de-Fenchy, de la redoute Hyderbad, d'Athdes et de Thelus.“Jusqu’à deux heures cet après-midi, on a capturé 5,816 prisonniers, dont 119 officiers et il en reste encore beaucoup à compter.Un grand nombre de ees troupes appartenaient aux divisions bavaroises qui ont souffert de très lourdes pertes dans la lutte aujourd’hui.“Parmi le matériel de guerre capturé, on remarque des canons, des mortiers de tranchées et des mitrailleuses, dont la quantité n’a pas encore été fixée.“Dans la direction de Cambrai, nous avons fait d’autres progrès dans le voisinage du bois d’Hovrin-oourt.Nous avons capturé le village de Demicourt.“Dans la direction de Saint-Quentin nous avons capturé les villages de Pontru et de le Verguier.“L’activité aérienne des derniers jours s’est poursuivie avec une grande énergie.Nos aviateurs ont effectué plusieurs raids et bombardements et nos machines ont coopéré avec notre artillerie avec d’excellents résultats.Deux machines ennemies ont été détruites et quinze autres ont été forcées de descendre, et elles.vse sont probablement brisées sur le sol.Deux battons captifs allemands ont été abattus en flammes.Dix de nos aéroplanes ne sont pas rentrés.” LIME GRANDE BATAILLE Une nouvelle bataille d’une grande envergure s’est engagée, ce matin, écrivait, hier, un correspondant, et nos troupes ont eu lai chance de combattre, ce qu’elles ont attendu tout l’hiver.A 5 heures et demie, à l’heure où il n’y avait encore qu’un demi-jour, nous avons attaqué l’ennemi sur une longue ligne s’étendant de Lens à SiainLQuentin.Après la première! attaque, les détails manquent encore, mais nous savons que nous avons brisé partout les lignes ennemies, et (lue nous avons fait un grand nombre de prisonniers, déjà.On se croirait revenu aux premiers jours de l’offensive de la Somme et la bataille d’Arras sera peut-être encore plus désastreuse pour les Allemands, t Le bombardement qui à l’aube a couronné le bombardement des I jours derniers, a été l'un des spec- i taries lcs plus effroyables de la | guerre, et personne n’était préparé j à voir la concentration d’un aussi, grand nombre de pièces d’artillerie.NoiKvsavions ruelles sortes de positions de défense l’ennemi avait construites ici, depuis deux ans.En arrière de la ligne de front, les Allemands s étaient fortifiés per tous les moyens possibles.Leur système de tranchées' s’étendait jusqu’à une nouvelle et puissante ligne qui est l’extension de la ligne d'Hindenbourg, comprise entre Drocourt el Queant.Une bataille telle que celle de ce matin ne se livre pas , sans entraîner des pertes considerables.Nous devons nous résigner à cela d'avance, mais l’ennemi va subir de plus grandes pertes que nous.Nous allons le battre ici comme nous l’avons battu à la Somme.La plus grande crainte éprouvée par l’armee c’est que les Teutons ne rcstcnl pas pour combattre jusqu’au bout.De toutes les parties du front, nous recevons des rapport» au sujet de nos brillants succès.Partout, au quartier-général des troupes anglaises comme des troupes canadiennes, c’est le même cri de triomphe.Le long de la ligne méridionale, entre Arras et Saint-Quentin, nous avons continué notre progression, mais c’est d’Arrns vers le nord, où les Allemands étaient établis depuis - uns que nos succès onl été les plus grands et les plus immédiats.A quelques endroits, au-delà d’Arras, de vifs combats sc sont cn8(,« c" Pi,r,i‘ culier à la croisée des chemins de fer allant à Douai et à Lens.Ici, le nombre des cadavres de Teutons est très élevé.Nous comptions que que la position appelée ‘ la Harpe” constituerait un sérieux obstacle à notre avance, mais nous l'avons capturée presque sans rencontrer i de résistance.Nous y avons ALLEMAGNE LA PAIX AVEC LARUSSIE ! LES ALLEMANDS, PROFITANT DES MALENTENDUS QUI DIVISENT LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE ET LE COMITE EXECUTIF DÏ: LA DOUMA, FONT TOUT LEUR POSSIBLE POUR CONCLURE UNE PAIX SEPAREE prisonnier presque un bataillon complet.CE QUE SONT LES GAINS Il est encore difficile de dire au jiuste en quoi consistent nos gains, car Us s’accroissent constamment.Tout est en mouvement.Ce qui cat clair c’est que tout le long de la ligne, nous remportons de rapides succès, et en perdant moins d hommes qu’il n’était raisonnable de s’y attendre.Nous avons dénombré jusqu’ici 5,80Ü prisonniers, mais selon toute probabilité, nous en compterons, demain, la moitié autant, et encore reliant le lendemain.Presque tous les Allemands capturés se tenaient dans leur “ gitounes ”.Les résultats de notre bombardement semblent avoir été partout magnifiques.Les tranchées teutonnes ont été démantibulées et les fils de fer coupés.La ifacilité de notre succès à la première phase de la) bataille ne s’explique que par le fait que nous avons pris les Allemands nar surprise.Us devaient connaître l'imminence de notre attaque, mais ils n’ont pu se tenir prêts au moment nécessaire, comme cela est apparu par la panique révélée par les signaux désespérés qu'ils faisaient avec des fusées pour demander des renforts ei l’appui de leur artillerie.Dans le secteur d’Arras, nos gains représentent probablement! au minimum 25 ou 30 milles carrés de territoire français libéré des barbares.La conservation de tout le terrain gagné est toujours incertaine.U semble incroyable quo les Allemands aient cédé une position telle que la côte de Vimy avec aussi peu de résistance, pour ne pas faire d’efforts désespérés; pour la reprendre, mais tout indique nlutôt de nouveaux succès qu’un recul.Copenhague, 10.— 11 est bon de ne pais perdre de vue, même au milieu de l’intérêt que suscitent l’entrée des Etats-Unis en guerre, les prépa-fV.Ira tifs de l'offensive dans l’ouest, que lail i , .i.t ,.i es Allemandis et surtout les socialistes allemands s’efforcent de conclure la paix avec la Russie.Iis n’ont pas icncore perdu l’espoir -de mener à •bonne fin leurs manoeuvres.On annonce à Berlin que le chef •socialiste, Philipp Scheideman, a quitté l’Allemagne en “mission”.On ne connaît pas la nature de cette mission mais on a raison de croire qu’il est allé s’entretenir avec un socialiste russo-allemand bien connu sous le nom de plume de “Parvus”.Le chef socialiste allemand voudrait •en venir à une entente avec les socialistes russes et les révolutionnaires socialistes de la dernière école pour conclure une paix immédiate.On dit que le gouvernement allemand a donné des ordres pour ne pas faire d'offensive sur le front russe aussi longtemps qu’on tentera •de fraterniser ensemble.La récente offensive contre la tète du pont de Stokhol n’est 'Considérée que comme une affaire locale.Les journaux socialistes et allemands semblent être encouragés par les sympathies que leur témoignent les pacifistes russes, surtout par celles du conseil des ouvriers, des soldats et des députés.Et les malentendus qui existent présentement entre le gouvernement provisoire d'une part et Je comité exécutif de la Douma de l’autre ne sont pas pour diminuer cet encouragement.C’est depuis i’hisrorique session du LES CANADIENS SUR LA CRETE DE VIMY LES TROUPES CANADIENNES ACCOMPLISSENT UN BRILLANT FAIT D’ARMES, FAISANT PRES DE DEUX MILLE PRISONNIERS ET CAPTURANT UN PONT DES PLUS IMPORTANTS.— NOS PERTES SONT PLUTOT LEGERES — ELOGES DE LA PRESSE ANGLAISE.Quartiers-généraux canadiens, par voie de Londres, 10.— (Récit de Stewart Lyon).— La crête de la colline Vimy vient d’être emportée; les troupes de sir Douglas Haig ont capturé la plus forte position de défense des Allemands sur les lignes nord-occidentales.La division canadienne eut l'honneur de participer à cet heureux événement et de se couvrir de gloire dans les multiples assauts qui balayèrent la place.Un bombardement lnien.se précéda de plusieurs jours l’attaque générale ; les canons de l’artillerie lourde et de la marine anglaise nivelèrent les tranchées allemandes et les réduisirent dans le même état que les tranchées de la Somme, au moment de la grande offensive.Les observateurs, montés dans leurs machines aériennes, n'apercevaient partout que débris, monceaux de terre, labourés et déchiquetés par les obus.•Samedi après-midi, le village Thé-lus, situé à Test die Neuville Saint-Vaast, et détenu par i’ennemi au penchant de la colline, a été soumis au plus affreux bombardement: toutes les maisons furent impitoyablement rasées, à liexception de deux vieilles masures.Les prisonniers nous onl raconté les pertes énormes que les Allemands y ont subi, Sous cette pluie de mort, les soldats même retranchés dans les plus profonds ravins el jusqu’au milieu des boyaux de communications ne se trouvaient plus en sûreté.Dans un effort désespéré, les Allemands cherchèrent à détruire les ballons observatoires afin de cacher leur propre condition et de retarder le mouvement de l'armée qui se portait à l’attaque.Le soir et toute la nuit, l’artillerie anglaise continua son terrible feu de carnage: dans le calme d’une nuit étoilée, les engins de destruction et que les- puissances de l’ouest ont refusé, qu'on a décidé de concentrer tous es efforts pour conclure une •paix séparée avec la Russie.Le “Vorwaerts” disait avant-hier dans un article de rédaction que les socialistes donneraient leur plus ferme appui au gouvernement dans la •résistance contre les Etats-Unis.semèrent partout la désolation et la fireni une brèche au sein des troupes d’attaque; et malgré tout, les mi-iralüeu&es soutinrent leur feu meurtrier, bien longtemps après que .les troupes^ anglaises les eurent dépassées.Cette résistance désespérée et inattendue encouragea les Allemands à organiser une contre-attaque avec le s réserves venues de Lens et de Douai, mais ils ne purent réussir à lancer les troupes en avant, car les Canadiens se massaient sur Vimy et menaçaient de les prendre comme dans une taupinière.L’artillerie lourde anglaise exerça rapidement un excellent feu de barrage, qui anéantit tout espoir de contre-attaque de la part des Allemands.Graduellement, ces derniers donnèrent du terrain et battirent en retraite.Vers midi, sept heures après le premier assaut, les Cana-nicns étaient maîtres de la colline Vimy.Ils souffrirc|nt des pertes relativement légères, et ce fut une surprise pour les chefs de l’attaque de constater le petit nombre des hors de combat.Bon nombre de prisonniers restèrent aux mains des vainqueurs.Les Canadiens prirent 2,000 prisonniers, et les Anglais, 3,000.Les opérations avaient réussi au delà de tout es-poir, .et les soldats se réjouissent d avoir été jugés dignes de prendre part à cet important engagement de la reprise de Vimy.* * Londres, 10.— La presse anglaise signale, avec de grands éloges pour les troupes canadiennes, l’importante capture de la colline Vimy.Le “Times dit.entre autres: “Lu colline Vimy n’est pas seulement une position de défense naturelle extrêmement forte, que l’habileté allemande s’était employée à rendre inexpugnable, elle offre encore un autre avantage : c’est qu’elle protège toutes les manoeuvres stratégi- mort.Le terrible bombardement se fIues.fIe la retraite de l’ennemi sur poursuivit toute la journée de Pâques.Le lundi, ce fut l’aitaque.Les troupes canadiennes, bien que harassées par le feu violent de l’ennemi, se levèrent avec enthousiasme; d’un suprême élan, elles gagnèrent les tranchées ennemies, xveiiür le ces jours derniers sur ¦des Dardanelles, le M TlrobSl:,ru * pl.isii'ijrs mois » prép.r,- ' n1 *)on meurtrière.En vagues succes- comte von «e-• sires, les braves Canadiens contour- C.a™lîienLT.J’ !.n°" "a “PituPpy;.’ïa 1 défenseurs de'îa crête de Vimy "î iis SUR LA CRETE DE VIMY .m .- uauau ventlow disait qu il n y avail i mainte-! n;.ront nenrh->n»« La lutte sur la crête Vimy a.été ™nt ptas d’objections à la conclu-jt.llrevc,.,nl les lignes occidentales.Avec Vimy fermement retenu, l’ennemi peut fléchir ses lignes plus au sud, lentement vers l’arrière, jusqu’à ce qu’il soit en état de mieux résister en arrière.Avec Vimy, toute la ligne allemande couvre un immense territoire industriel de villes et de villages, d’où l’ennemi lire ses ressources d’approvisionnements.“Mais avec Vimy perdu, le pivot la colline retraitc allemande recule et ri„ ic”| chancelle vers l’arrière.Il est dé- avaient pris pied et qui y sont res- Russie, tés tout l’hiver dit un correspon- jgrie et dont.Des deux côtes des Canadiens se trouvaient des bataillons anglais et écossais et dans la bataille d’aujourd’hui, tous se sont couverts de gloire.Les tanks ont aussi droit à leur pari d’honneur de l’assaut.Les prisonniers prétendaient que ce point était pratiquement inaccessible, mais, passant par-dessus aujourd'hui, les Anglais y ont pris près de mille prisonniers et ils ont p>‘is aussi, au cours de la journée, trois comman-dantst de bataillons alletmands, dont le grade équivaut à celui de colonel dans Tannée anglaise.Les Canadiens ont pris deux mille prisonniers.On disait partout sur la ligne de combat que les Allemands semblent avoir été pris par surprise e* dans deux cas seulement ils ont offert une résistance opiniâtre.On donne pour raison de cela que depuis, dix jouirs, l’artillerie anglaise n’a cessé d’inonder les Allemands d’obus.Du terrain élevé dominant^ Arras, on avait une vue panoramique de plusieurs milles de l'attaque anglaise.La concentration des canons pour'cette opération est probablement la pue grande pour l’étendue m, terrain encore vue depuis le début de la guerre.Un nombre presque inconnu de canons ont pris part au bombardement depuis le cccnmencement, mais ce n’est que la nuit dernière (tue des batteries masquées onl ouvert le feu.t LES MEURTRIERS DES RR.PP.LEROUX ET ROUVIÈRE LEUR PROCES AURA LIEU RI EX-TOT.Allemagne, TAutriche-Hon-_ la Turquie, en garantissant à la Russie le droit de naviguer à sa guise dans les Dard an elles.ETATS-UNIS LA RUPTURE EST CONSOMMÉE ORDONNE LA SAISIE DE TOUS LES NAVIRES AUTRICHIENS AUX ETATS-UNIS.avancèrent bien au-delà des premières tranchées de défense, gagnèrent le petit bois qui s'étend au nord de la colline, el se groupèrent pour lancer le suprême assaut qui devait tout emporter.Moins d’une demi-heure après l'ordire de l’attaque, les Canadiens avaient déjà atteint leur premier objectif.L'infanterie roula sans cesse ses fantassins rapides, qui marchè-rent comme à une fête, et se porta , sur l’ennemi.Des “tanks” accompa-Ignaient les soldats, mais ne furent LE DEPARTEMENT DU TRESORrW0011* V,iIilD si fe n’esl à Cextré- nnte nord de la ligne d’attaque, à Test de Souehez.Les ennemis, cependant, offrirent une énergique résistance.Ils avaient caché dans les replis de la colline 145, de puissantes mitrailleuses qui gni/ierait une rupture entre les Etats-Unis et l'Autriche.Cet avis a mis subitement fin aux efforts du département d'Etat pour que l’Autriche n’adhérât pas à la politique allemande au sujet de la guerre sous-marine.Il y avait indubitablement de ia part de l’Autriche un désir de maintenir les relations amicales, désir n a pu vaincre la j Ottawa, 10.— Le ministère de la justice s’occupe du procès des deux Esquimaux qui ont été capturés par la police montée de l’Ouest, après deux années de recherches, et qui sont inculpés d’avoir tué lait deux missionnaires oblats, les Pères Leroux et Rouvière.Les prévenus qui ont été arrêtés alors qu’ils portaient les soutanes des deux prêtres, sont détenus à la rivière Coppermine.Un juge se rendra probablement à la rivière Coppermine, et là on choisira les six jurés requis par la loi dans cette partie nord du Canada.Peut-être aussi les Esquimaux seront-ils conduits à Edmonton.HORS DE COMBAT Ottawa, 10.— Le ministère de la Milice publie cette dernière liste des mis hors de combat qui comporte un total de 81 noms.Aucun Montréalais n'y figure.Nous ne relevons qu’un seul nom canadien-français, celui du soldat J.,lon-dreaû, Marksville, Ontario.Washington, 10.— L’Autriche-Hongrie, se rangeant du coté de l’Allemagne, a rompu les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, créant une situation que Ton considère généralement comme devant aboutir à la guerre entre ces deux puissances.Le baron Erich Zewdeinick, charge d’affaires autrichien, a demandé au département d’Etat aujourd’hui des passeports pour lui-même, son personnel et tout le groupe consulaire autrichien et l’ambassadeur américain Stovall a rapporté de Berne que l’Autriche a annoncé hier la rupture des relations à l’ambassade américaine à 'Vienne.Immédiatement, le département du Trésor a ordonné la saisie de tous les navires ^marchands autrichiens dans les ports américains.On ne sait pas si la Bulgarie et ia Turquie se préparent à suivre l'exemple de leurs alliées, mais les fonctionnaires disent que cela doit venir tôt ou tard.Le ministre de la Bulgarie, M.Panaretoff, a fait une visite au secrétaire d’Etàt Lansing.afin de savoir si le gouverne-, ., ment-américain avait reçu quelque j guerre contre les Etats-l ms.information de Sofia, mais on lui a répondu que rien n’avait été reçu du gouvernement bulgare.On croit que la Bulgarie et la Turquie sont toutes deux exténuées par la guerre, mais la domination allemande sur l’Alliance du centre de l’Europe leur hra adopter la politique de l’Allemagne comme elle a avec l’Autriche.L’Espagne prendra soin des pf-faires américaines en Autriche, tandis que la Suède se chargera tés intérêts de l'Autriche aux Etats-Unis.Des sauf-conduits pour les .ui-ciens fonctionnaires autrichiens, en route pour leur pays, seront sans retard demandes à l’Angleterre et à la France.Avec eux partira le comte Tarnow Tarnowski, l'ambassadeur d'Autriche, nommé récemment, et qui est arrivé à New-York le jour où l’Allemagne annonçait au monde sa guerre sons-marine, mais dont le président Wilson n’a pas voulu accepter les lettres de créance avant la fin des négociations sur l’attitude de l'Autriche.Dans une déclaration faite ce soir, révisant les négociations, le département d’Etat révèle que le 1er avril, avant que le président Wilson ne se présentât devant le Congrès pour demander la déclaration d'un état de guerre avec l'Allemagne.l'Autriche a envoyé un avis disant qu’une telle déclaration si- monte et court le risque de se briser.Avec Vimy perdu, la défense des villes et villages de la région change d’attitude et ne peut plus être efficacement organisée.” Le correspondant du “Daily Express” rend hommage à la bravoure intrépide des troupes canadiennes qui ont exécuté un si bel effert et remporté un si éclatant succès.Le “Daily Telegraph” dit de son cote : “Cette victoire administre un dur coup à une po .ttion essentielle des lignes allemandes qui couvrent, par Vimy, toute la région manufacturière de Lille et des villes industrielles de la frontière belge.Elle menace le flanc droit des troupes bavaroises du prince héritier, qui résiste à la marche de sir Douglas Haig à Cambrai.Elle révolutionne tout le système de défense allemande.” CONFERENCE A L’ÉCOLE NORMALE Comme nous l’avons annonce jeudi soir, 12 du courant, M.l’abbé Thellier de Poncheville donnera dans la salle académique de l'Ecole normale une conférence intitulée: “Sous la mitraille”.M.Tabbé Desrosiers, principal, présentera le conférencier, et M.Rodolphe Lemieux lui adressera les paroles d'usage.Les billeis sc vendent 75 et 50 sous.On peut avoir d’autres renseignements en téléphonant Est 1336 ou Est 3043.mais ce pression allemande.Quoique l’on considère que la guerre avec l’Autriche est pratiquement une certitude, on déclare que le président Wilson ne veut aucunement la farcer.Il n’a pris aucune mesure pour mettre formellement le Con- grès au courant de la rupture des relations, mais on considère qu’il les prendra après la séance du cabinet demain.L’opinion est que le président ne demandera la déclara- via Paris.— Le ,iour- tion d’un état de cuerre une i 'î?1 °/f,cl.d PUJ,le aujourd’hui un ion d un état ue guerre que i j (]ccret (,m proclame la neutralité de 1 Autriche fait quelque acte | î'Espaano dans In guerre entre les i Etats-Unis et TAllemagne.L’ESPAGNE RESTE NEUTRE M EFIEZ-VOUS * des premiers RHUMES SI VOUS TOUSSEZ PRENEZ LES CAPSULES CRESOBENES GUERISON RAPIDE ET CERTAINE des AffectionsdesBRONCHES}des POUMONS du LARYNX.L’action Balsamique et Antiseptique, que la CAPSULE CRESOBENE exerce sur la membrane muqueuse des organes respiratoires, est rapide et salutaire et de beaucoup supérieure à l’effet produit par les sirops ou autres préparations vulgaires pour la guérison des rhumes, enrouements, irritation de la poitrine, toux nerveuses, oppressions, toux dues à la grippe, à la pneumonie.En v*nt» ch«r.touo le» marchand» de remède*; enroyé*» aoeet par 1» poetp, dam toute» lea partie» du Cannda et do» Etate-tTnt», eue rèeeptlon du prix, 50e le flacon.ARTHUR DECARY, pharmacien Casier 592, Montréal, Canada.y Au plus grand magasin de Montréal 2000 blouses en lingerie et en soie japonaise pour 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qui auront lieu la semaine prochaine au parc Sohmer.Le fait qu’Eugène Brosseau, de la Casquette, champion d’Amérique à 158 livres, ira peut-être prendre part aux championnats de Norvège, le mois prochain, donne une importance exceptionnelle au tournoi des 18 et 1!) avril au parc Sohmer.Les promoteurs des championnats de Boston doivent choisir trois hommes parmi les champions de 1917 et les envoyer en Norvège.Brosseau, qui a remporté deux ans de suite ie championnat à Boston, a certes tous les droits d’être choisi.Il ne sera pas sans intérêt pour nos lecteurs de savoir en quels termes les journaux de Boston ont commenté les victoires de Brosseau.Voici ce que dit le “Boston Evening Record” : “Eugène Brosseau, de Montréal, Canada, l’amateur qui se rapproche le plus des grands professionnels, j peut retourner chez lui, au delà de jîa frontière, eu riant des boxeurs de 158 livres que les Etats-Unis et le Canada ont produits.Brosseau est un vrai champion et ce qu’il a fait à ses adversaires est cruel à dire.Il les a fait frapper dans le vide, dans l’air ; ils n’ont rencontré que son ombre.Tous les coups dirigés vers son corps lui sont passés au-dessus de la tête.” Pour que Brosseau, un étranger, reçoive de tels éloges aux Etats-Unis, il faut qu’il soit absolument supérieur à tout le reste des hommes de sa classe.Il n’y a donc aucun doute que Brosseau est bien qualifié pour aller représenter l’Amérique aux championnats de Norvège en mai prochain.Sa présence aux championnats de la cité, les 18 et 19 avril, au parc Sohmer, sera l’attraction par excellence.HARRY CONDON VEUT VAINCRE À TOUT PRIX IL METTRA TOUT A PROFIT POUR DEMONTRER AUX AMATEURS QU’IL EST SUPERIEUR A FRANKIE FLEMING — BILLY ARMSTRONG SERA L’ARBITRE.Harry Condon contre Frankie Fie-] ming demain soir au Parc Sohmer! Quelle magnifique affiche pugilixti-que! Harry Condon, l’Américain im-] battu depuis plusieurs années, est arrivé chez nous pour prouver à tous que les “fouis” ne sont pas ses moyens habituels de triompher des] rivaux qui lui sont opposés.D’autre] part Frankie Fleming, un pugiliste rempli d’ambition et soucieux de laver la défaite morale qui lui a étéj infligée il y a quelque temps par cet] Américain qui a cru bon de s’entraîner pour le combat de demain soir en triomphant du fameux boxeur Mohr samedi dernier aux Etats-Unis.Tenus les deux iront donc au combat de demain soir avec un égal espoir et une même anxiété.On sait, en effet, que Condon n’est pas seule-: ment revenu à Montréal pour bien] figurer, mais dans la très ferme intention de s’y créer une popularité telie, que son nom s’impose désor-; mais sur nos “rings” comme celui] du grand favori du public montréalais.Et pour cela, le record de l’À-j méricain n’est pas suffisant.Notre: public veut voir et juger par ses propres yeux.Lors de la première ren-j contre entre ces deux hommes, Con-j don remporta une victoire morale: très rapide, mais il visera à mieux! demain soir.Quant à Fleming cotte! rencontre-revanche marquera évidemment une date capitale dans sa] carrière.Celte carrière vient en effet de subir un arrêt.Frankie, com- me toutes les compétences, s’était trompé en croyant pouvoir affron-i ter “la machine à cogner” qu’est Condon.Il lui faudra, demain soir,' prouver que son dernier échec, car: ce fut un échec, n’est pas de ceux] qui tuent un boxeur ayant du coeur! au ventre.Il était magnifiquement parti; un boxeur plus pesant que lui l’a arrêté.C’est donc, de par tous! ees motifs, un combat certainement j très émouvant, disputé par les ri-| vaux avec une farouche volonté de.vaincre, dont tous seront, demain! soir, les témoins.Frankie Fleming,! de sa gauche si précise, avec sa! science de l’esquive et, aussi, en tendant de forcer le train, fera tout pour désemparer Condon.Celui-ci,: se battra sûrement comme à son habitude, avec un instinct supérieur du bloquage, sa puissance et son à-! propos dans les corps-à-eorps, et surtout en prenant Fleming sur ses attaques, de ses “contre” terribles! dont il a la spécialité.Voici quelle sera la technique du combat si important de demain soir.Les deux hommes n’ont pu s’entendre sur Billy Roche, de New-York, comme arbitre, et c’est sûrement Billy Armstrong que nous verrons comme troisième homme dans la’rène.C’est une compétence qui saura donner satisfaction à tout le monde.Le programme comprendra de plus plusieurs préliminaires très intéressantes.LA LISTE DE RÉSERVE DE LA LIGUE DE LA CITE La liste de réserve des différents clubs de baseball de la ligue de la Cité ont été produites et contiennent plus de cent joueurs; c’est dire que le matériel ne fera pas défaut à nos clubs au cours de la saison prochaine dont la date a été annoncée hier.D’ici la date d’ouverture, il est très probable que des changements importants seront faits dans les différents alignements.Les Athlétiques et tes Indiens sont les seuls qui aient fait connaître les noms de leurs trouvailles.Arcouette, O’Sullivan et Simard sont ceux qui ont accepté jusqu’à date de renforcir les Indiens, et Billy Innés a ajouté Cre-vier et Lafrance à sa liste de joueurs.Malcolm Fraser, le fameux lanceur qui a tant aidé les Stars à remporter le championnat, l’an dernier, retournera aux Indiens, et Lto Fish retournera aux Crescents.Plusieurs "sauteurs” de l’an dernier ont été réinstallés.Parmi ceux-ci, nous notons: Flynn, Watson, Paquette, Bruneau, Clément, Harney, Pitman, Buell et Melvin.Big Jim Moffat est maintenant libre et des offres lui seront très probablement faites par plusieurs clubs désireux de retenir ses services.Voici les listes de réserve des différents clubs de la ligue de la Cité: Athlétique: — Arless, A.; Brown, N.; Burden, G.; Carmel, L.; Cre-vier, E.; Flynn, J.; Gronau, E.E.; Gronau, G.F.; Laurin, G.; Léveillé, G.; McCranahan, J.; Mullen, A.; Paquette, J.; Poirier, P.; Ryan, T.J.; Thomas, W.; Thompson, K.; Watson, I).L.; Lafrance, A.Crescents: — Burke, E.H.; Bruneau, Geo.; Curtis, C.E.; Cutter, R.; Fish, J.L.; Grannary, J.; Gilbert, E.L.; Hétu, A.; Jacobs, J.; Major, O.; Miller, D.; Millar, Geo.; Morin, J.; Paquette, U.; Smith, R.S.; Webster, L.; Whelan, W.; W.Win go, A.Indiens: — Allaire, A.J.; Ar-couette, O.; Briggs, J.; Birch, D.; Hannaford, W.; Heffernan, P.; Ileillig, W.; Jocks, J.; Kavanagh, O.; Malcolm, J.M.(Fraser); Nelson, S.; O’Sullivan, F.; Pilou, J.A.; Simard, O.; Wales, Guy.La Casquette : — Elistead, C.; Dumphous, L.; Girard, J.; Hartt, A.J.; Jacobs, Chas.; Laing, R.; Mof-fatt, N.; Nichols, A.; Pollock.L.; Price, N.; Ralph, Geo.; Reinhardt, Geo.; Shean, H.; Vaughan, H.National: — Ashton, F.; Bates, E.; Clément, H.; Duplessis, L.; Harney, F.; Kane, T.; Lamothe, L.; Larue, H.: Lorrain.C.: Morissette, A.; Payette, C.E.; Pridham, J.; Ra-cette.W.; Rose, Ubald; Sabourin, D.; Trempe, Bart; St-Pierre, E.; Pitman, S.Stars: — Ashton, G.; Bélac, L.; Carver, M.E.; Cleghorn, S.M.: Cline, Eddie; Clare, J.; Buell, T.; Hébert, F.; Lightford, N.; Malien, R.; Melvin, G.A.; Morin.E.; Major, D.; Rice, Earl; Silverman, Bob; Spear, H.E.; Towne.L.N.; Waddell, W.; Williams, W.R.; O’Goin, L.COMMERCE ET FINANCE LES BOURSES ETRANGERES UN DECLIN MARQUE SE PRODUIT EN OUVERTURE, MAIS LES COURS SE RESSAISISSENT PAR LA SUITE, A WALL STREET.— BOURSE DE LONDRES.New-York, 10.— Wall Street.— Une liquidation sur toute la ligne s’est fait jour à nouveau dès l’ouverture des opérations, aujourd’hui, les spécialités réalisant les plus grandes pertes.Le mouvement des ventes semblait originer des milieux professionnels de la baisse, mais la participation du public était évidente, en ce qui touche à certaines valeurs de premier ordre.L’U.S.Steel a vite abandonné au delà d’un point, tandis que le Bethlehem Steel, les chefs de file de la métallurgie, l’American Can, le Central Leather et le Sears Roebuck perdaient de 1 à 2 points, et que la Texas Company faisait une chute de 5 points.Les valeurs de transport et de voies ferrées témoignaient de résistance, en dépit d’un autre recul de près de 4 points du Delaware and Hudson.La liquidation s’est étendue par la suite, mais a trouve un frein, plus tard, dans un soudain mouvement de hausse des principaux chemins de fer, lesquels se sont ajouté de 1 à 2 points, par rapport au niveau final d’hier.Ce courant a coïncidé avec la nouvelle d’une augmentation prochaine des taux de fret d’après une décision de la Commission du commerce entre Etats.La plupart des pertes initiales ont été recouvrées, à midi.Londres, 10.— Les bons du Trésor échus et tenus en suspens, par suite du congé, ont été l’une des causes du resserrement du marché des capitaux, pendant que les taux d’escompte ont été fermes, en vue de l’émission des bons du Trésor qui aura Heu vendredi prochain.La déclaration de guerre des Etats-Unis et les nouvelles générales de guerre ont contribué à améliorer les affaires de bourse.Les valeurs américaines ont été faibles.La clôture a été inactive et incertaine, pour ce qui est de l’orientation des cours.BOURSE DE MONTREAL Cours fournis par la maison Fortier, Beauvais et Cie., membres de la Bourse de Montréal, rue Saint-François-Xavier, 90, Montréal.LA BARBARIE ALLEMANDE UNE LIGUE DE BASEBALL PROVINCIALE Une lettre circulaire importante vient d’être adressée aux gérants des clubs Bordeaux, Parc Laval, Ste-Thérèse, Ste-Rose, St-Jérôme, Ste-Scholastique, Lachute et Calumet, les invitant à former une ligue d’amateurs entre les clubs de ces différentes places pour la prochaine saison.L’assemblée aura lieu à Ste-Scholastique le 14 avril à quatre heures de l’après-midi, dans une des salles du Palais de Justice.S’il existe d’autres clubs qui désirent se joindre à cette ligue, ils n’auront qu’à envoyer un ou des représentants à cette assemblée.C’EST DEMAIN L’OUVERTURE Une autre saison de halle au camp s’ouvrira demain alors que seize clubs des ligues majeures seront aux prises.Voici le programme de la journée d’inauguration; LIGUE AMERICAINE Boston vs New-York.Washington vs Philadelphie.Cleveland vs Détroit.Chicago vs Saint-Louis.LIGUE NATIONALE New-York vs Boston.Philadelphie vs Brooklyn.Saint-Louis vs Cincinnati.Pittsburg vs Chicago.LE CHAMPIONNAT DE LA CLASSE “B” La joute de détail entre les clubs) J.A.Gauthier et Mi.À.A.A., pour Id championnat de la classe “B”, de la Montreal Bowling Association, aura lieu, _ce soir, aux allées du Windsor.Les équipes se composeront des j coeurs suivants : M.A.A.A,—H.Maxson, J.H.Wcbb, H.Dudley, G.W.Brown, M.Anderson.J.A.Gauthier.— J.Bernier, A.Bernier, S.Leveillé, A.Viens, A.Bisson.MARCHAND ÊF JODOIN GAGNENT Jodoin et Marchand ont triomphé de Schneider el Lufortune.dans un match aux grosses quilles, disputé, hier soir, aux Allées Elec-tra, pour un pari de ijl25 chaque côté.Les vainqueurs gagnèrent quatre parties sur sept.UNE TROISIÈME CLASSE POUR LES PETITES QUILLES ASSEMBLEE DE CE SOIR DE FORMER UNE CLASSE “C”.-LES PARTIES SERAIENT JOUEES LE MERCREDI SOIR.— RES ENTREES SERONT CLOSES CE SOIR.Tout porte a croire qu’une troisième classe sera formée dans la section des petites quilles de la Montreal Bowling Association, lorsque le comité se réunira ce soir au club house de la M.A.A.A., rue Peel.A son assemblée de la semaine dernière, il avait été décidé de former deux classes, “A” et “B”, mais depuis, les demandes d’admission ont été très nombreuses et de plus la ligue de Petites Quilles de Montréal vient de décider de cesser scs opérations si la M.B.A.consent à former une troisième classe et il est fort probable «jue les seize clubs de la ligue du président Valleraud demanderont leur admission dans la ligue de l’Ouest.Il sera proposé à la réunion de ce soir que les joueurs, pour être éligibles dans la classe “C” ne devront pas avoir une moyenne de 100 ou plus, afin de donner l’avantage aux jeunes joueurs de pouvoir figurer avantageusement dans les séries 1917.Les parties de la classe “C” seraient disputées le mercredi soir, et ceci aurait aussi l’avantage de permettre aux employés de magasins de pouvoir s’inscrire sur les équipes de la classe “C”.Les clubs qui désirent faire partie de la ligue, dans les classes “A” et “B” devront faire leur entrée ce soir et payer leur redevance annuelle qui est de $7.50, car les inscriptions seront positivement closes à l’assemblée qui sera tenue à 8 heures 30.Un délai de deux jours sera probablement accordé aux clubs de la classe “C”, mais pour assurer la formation de cette classe, il serait préférable que les clubs soient représentés à l’assemblée de ce soir.Tous ceux qui désirent se joindre à la M.13.A.sont priés d’être présents pour 8 heures, car les entrées doivent être faites avant l’ouverture de la réunion du comité.Une assemblée de la ligue de crosse Jacques-Cartier est convoquée pour mercredi soir, le 11 avril, à 8.30 p.m., à la salle de l’hôtel de ville de St-Pierre aux Liens.Tous les clubs désireux de faire partie de cette organisation sont priés de se faire représenter par des délégués.New-York, 10.— M.James Gérard, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, a relaté hier aux membres et aux hôtes du “Canadian C uh”, au cours d’un dîner donné au Biütmore, le traitement inhumain infligé aux prisonniers de guerre par les autorités allemandes.Les 1,500 convives ont souligné les déclarations du diplomate de murmures d'indignation et de l’exclamation: honte.Depuis son retour de Berlin,’c’était la première fois que M.Gerard parlait des choses dont il a été témoin, au cours de visites dans les camps de détention, en qualité de représentant des gouvernements anglais et canadien.L’orateur a commencé son discours en désignant l'Alleinagne “comme ce pays tellement attaché à lui, qu’il a voulu le retenir une semaine après qu’il eut demandé à retourner dans sa patrie”.Je veux vous dire, à vous Canadiens, a-t-il ajouté, quelques-unes des choses que vos com-patriolics ont souffertes, à ma connaissance, dans les camps où sont détenus les prisonniers, en Allemagne.Je sais parce que j’ai vu.” Un jour, M.Gérard a lu dans la “Gazette allemande du Nord” que certains habitants d'une ville septentrionale de l’Allemagne avaient été condamnés à l’emprisonnement pour n’avoir pas traité de façon convenable et patriotique les prisonniers de guerne.Le journal publiait leurs noms pour que les générations futures les rouvrissent d'opprobes.L’ex-ambassadeair s’est dit: bon, enfin quelques-uns de ces Allemands vont être punis pour avoir maltraité les prisonniers.Mais par le rapport du consul américain dans cette ville, on a appris que res gens ont été ainsi emprisonnés et dénoncés pour avoir donné à manger ict à boire à des prisonniers canadiens affamés.M.Gerard a vu de pelits Allemands errer à l'entour de camps de prisonniers, et lancer sur les prisonniers des flèches ayant des clous pour pointes.Une autre fois, le typhus s’est déclaré dans un camp où tics Russes étaient internés.Disant que tous tes Alliés devaient se tenir ensemble, les Allemands ont placé des prisonniers anglais et français dans le camp, condamnant ainsi un granri nombre d’entre eux à une mort certaine.Dans un autre camp, les Teutons ont dnessé les dogues à mordre les Anglais, et quand les gardiens passaient dans le camp, les chiens manquaient rarement de mordre les prisonniers, Les observations du diplomatie américain sont tongimnos restées sans réponse à Berlin.Enfin M.Gérard ayant déclaré qu'il était ] un premier tireur au pistolet et qu’il ! avait envie de faire feu sur ces ' chiens dnessés pour voir ce que l'on j ferait, le commandant a été relevé | de son poste.Sir William Hearst, premier mi-i nistre de l’Ontario, l’un des convives, a exprimé sa joie de voir le drapeau anglais et le drapeau étoilé marier leurs couleurs dans la lutte en faveur de !n liberté.IJ a déclaré que lie* événements des dernières semaines ont phis fait pour unir les Canadiens et les Américains que toute autre occurrence.Il n affirmé que si les États-Unis avaient proportion* Valkuks Ouv, Clôt, V AI.BUR9 Ouv, Clôt, A 1*0* Hold.18 Mtl Cotton 10.51 “ pr.v W .44 priv.Asbe&tosC£ MX.& Mg .prixf 2- ¦ Mont.Telegj .SellTélC.Mont.Tram .44 Deben 79 Bre T t.Sc» 14 Nat.Brew’s Can uar 23 30 Nipissing.* 72 09 N g» S.* Cl.9G/a 96^ Ce».Ceer ô4 esy.“ pnv.“ prtv.yy 94 H; 0*1 lv.Mill.'ÜHÎ 140 Ca.Onver „ pnv 112 C.C.Rubber Ont.St.Pro.22 now “ >'riv.**• .- - _ “ pnv .- .C»« Cet.L.53 Ott.CarM’g .oiiv.71 78 OU.L.& P.Ott.Tractio Cau Fair, nr .Cttn.Forg'gs 84 * .Paton Mfg.- “ priv.Penmaas.73 1U’4 Ill 44 priv.85 c an.Loco f’iW 8’A! Penn.W ftP.pr.v.Porto Rico.Ceu.Pacif.181 159% Price Bros.(art-S.Lin»» M Qufbsc Ry 27 ny.Can.Voting Riordon P.122 V 121 C.New V.T.• .44 priv.93 “ priv." Dcb.si H H4 Sawyer M’y 44 priv.Carriage F.fhawiai*.124 •• priv.Shcrwia W .59 Civic Inve siy; 81 " priv.Co.M.ASm.31 30 S ma.Wood?Crown Re» lisK “ priv.85 Del.Un.H y 117 6pa.Riv.Co 17 is;.; “ Rights .DomBncigp 134 'isivi " priv.6t.Co of C.62 Vo 53 7** 62 Dom.Canna .24 “ priv.i-tys “ priv.Ter.Ht 85 Dom.Coal v, Toakc Dro Lom.I.pf-.lom.s.Co.91 «uji 03K Tri City pri .“ Textile eÿ Tuck.Tob.14 priv.100 priv.82 Duluth Sup Twta Citv.Could Mfg.iôô “ P™ “ nrii.100 W ayagama West fnd.E 90 78 Gaodw.Co.•• priv.45 West Koo'y Ilatif&À R.v.” priv.Hill.Collie.Winn.Ry.“ priv.70 V\ indaor H’I III.Traction Banque* — .“ priv.Intere.Coal • .• Br.Na.Am, Com m tree “ priv.Dominion.Kaministiq .Hamilton., Laurentide.!84 Hocheiaga iiô L.oi W’d C .Impérial .“ priv, Lyall Const Mae Donald Merchants 170 80 Molson* .180 .Montréal.‘2'12 Maekay • • .Nationale.** pnv.Maple L.M .N ora-Scoti 255 m no Ottawo— M!'4 Royal 213 M.& S.-P., .Standard.4 4 pnv.Toroato.T.Union*.— .LA MATINEE À LABOURSE notre place demeure sans VEDETTE, MAIS, APRES QUATRE JOURS DE CONGE, LES COURS ACCUSENT DES MOINS-VA LU ES VARIANT D'UNE FRACTION A PLUS DE 3 POINTS.BOURSE DE NEW-YORK Cours fournis par MM.Brunean et Dupuis, courtiers, rue Saint-François-Xavier, Nos 95 et 97, Montréal.Valeurs Ontac- ture Midi Valeur» C>nm- tuca Midi AllitCh.or.26% ! 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()3Vî IMM St.Paul 7».Kncpr.NoL .lyUi (bird Ave.r nepr.No.î 3< 3l Union Pac, ::iüü Erie Ordin.J7',4 ILS Ste.or.noCS 110 Or.Nor.Or.31 31 ILS.Steelp.i I7tt IK'k ln*p.Copp.66 UtahCoppe 10Jk Int.Mari.or.31 31 55 eatiughou L’accumulation des ordres, durant ces quatre jours de congé, a été pour ainsi dire nulle qu’elle n’a pas déterminé «j,n mouvement précipité de ventes, à la Bourse de Montréal.La matinée a été calme et sans vedette.La plupart des valeurs représenatnt des industries travaillant directement ou indirectement pour la guerre accusent des déperditions variant d’une traction à 3 poinss et plus.Toutefois le relèvement qui s’eat produit à Wall Street, un peu avant muti, pourrait avoir une heureuse influence sur notre place, s’il se prolongeait.L’action de priorité Spanish River voit 20 de ses parts s'échanger à raison d’ 5394 ; l’action de priorité Gan.Cement trouve preneur à_ 95, tandis que son action ordinaire remonte à 64, aprè.u avoir touché 63 et demi (ex-dividende) ; le Can.Steamship privilégié s’établit à 81 ; le Riordon Paper de préférence fait 93.LTron marque 63 et demi, soit un autre déclin d’un point et % ; le Steel of Canada se fixe, à midi, à 62 et demi, après avoir atteint 61% en cours de séance ; le Scotia ouvre à 98, baisse à 96% et revient à 97 durant la matinée, contre 99 en dernière mutation précédente ; le Dom.Bridge s'inscrit à 133 et demi ; le Canadian Car est à 30, comparativement à 31 ; le Smeltea’s descend également à 30, enregistrant la même perte que la valeur précédente ; le Toronto Railway se présente à 85 ; le Can.Locomotive demeure à 61 ; le Brompton Paner abandonne un point et demi, à 54 ; le McDonald fléchit à 12 ; le Detroit Railway fait un bond en arrière, à 116 et demi, après avoir touché 116 ; le Quebec Railway se maintient à 27 ; l'Ogilvie fait LtO ; le Shawinigan se ramènet à 124 (ex-dividende) ; le Dom.Textile ne bouge pas, à 83 ; 15 parts Pacifique Canadien changent dç mains, sur notre place, à raison de 159 et demi ; et 10 parts de C.Gen.Electric trouvent preneur à lit.Les valeurs jei-après viennent ex-dividendes aujourd’hui : Steel of Canada de priorité, 194% ; Steel of Canada, ordinaitre, 1%, plus % %.çIWlâ Comme nous l’annoncions ici même, hier, le renchérissement du blé a fait monter les prix de la farine, sur le marché local, et la farine de blé d’hiver a monté de 50 sous par baril, tandis que la farine de blé du printemps a avancé de 40 sous, ce qui fait une augmentation de SI depuis le 14 mars, pour cette dernière sorte.Les premières patentes se vendent donc $10.80, les secondes, $10.30, et les fortes à boulanger, $10.10 par baril (en sacs).« * * * On a relevé 16 faillites, au Canada, au cours de la semaine dernière.Durant la huitaine précédente, on en avait compté 23 et 35 au cours de la période correspondante de l’an passé.* * * Relativement aux larges emprunts de guerre qui vont être prochainement émis aux Etats-Unis, les capitalistes et courtiers new-yorkîiis recommandent de faire appel à la petite épargne en lui offrant de petites coupures, et, pour l'atteindre, il faudra faire appel à son patriotisme, par l’annonce, et lui inculquer le désir de l'épargne.* » » L’état financier de la Banque de l’Amérique britannique du Nord, présenté à la réunion annuelle tenue à Londres le 6 mars, indique une amélioration notable des "e-cettes par rapport à l’an passé.Le capital versé de la banque se chiffre par $4,866,666 et son fonds de réserve s’élève à $3,017,333.Le bénéfice net de l’exercice expiré le 30 novembre dernier s’établit à $546,-346, soit une supériorité de $208,-000 sur les données correspondantes de 1916.LES GRÂÏN?A CHICAGO Cours fournis par la mison McDougall & Cowans : Cours Cours d’ouverture à midi Blé — Mai.206% à 206 207 JiùHlet.183 184 Mais — Mai.126 à 125 127% Juillet.125 126% Avoine — Mai.64 à 6394 63% Juillet.62 6194 LES PEAUX VERTES Les prix du marché des peaux crues ou vertes s’établissent aujourd'hui de lu manière suivante: Peaux de boeuf No 1, la livre .28s Peaux de boeuf No 2, la livre .27s Peaux de boeuf No 3, la livre .26s licitement fait autant que le Canada, iis auraient levé 5 millions d'hommes, dont 3 millions seraient de Tau-'tre côté des mers et un million au front.LE MANUEL DU SPECULA TEUR contient le* renseignements les plu* intéressnnts sur les valeurs speculative*.I/êdition d’uvril fiera bientôt prête à être distribuée.Four en recevoir annn frai* un exemplaire, il auffit de s'adresser à M.PAUL de MARTIGNY ¦u bureau de Montréal de la Maiann BRYANT, DUNN&Co., Rue Saint-Francola-Xarler, No, S
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