Le devoir, 30 mars 1917, vendredi 30 mars 1917
4 VOLUME VIH—No 75 MONTREAL, VENDREDI 30 MARS 1917 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.i-, .3 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration 2 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TELEPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: ?Main 7460 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! CEUX QUI TRAVAILLENT Nous conseillons vivement à tous nos amis la lecture de la dernière livraison (février) de la Revue Trimestrielle Canadienne.Ils y trouveront.d’abord, un ensemble d’observations, de chiffres et de faits tels qu’on en a rarement réunis dans un seul numéro de revue.On y voit, côte à côte, le texte de la grande conférence de M.Edouard Montpetit sur l’enseignement professionnel, la deuxième partie de l’étude de M.Georges Pelletier, depuis publiée en brochure, sur la vie chère, un exposé des forces hydrauliques de la province par l’un de nos principaux ingénieurs.M.Arthur Amos, un travail élaboré, suite d’une étude antérieure, de M.Antonio Perrault sur les assurances et pensions de vieillesse au Canada, un grand article do M.Arthur Surveyor sur l’évolution et l’état actuel de nos travaux publics.Pas un homme sérieux, un peu soucieux de ces problèmes, ne devrait laisser passer l’occasion de recueillir ainsi, sous forme facilement accessible, des notions précieuses et qui lui épargneront tant de recherches.* * #* Mais, c’est moins la valeur intrinsèque des articles de ce numéro, que nous voulons signaler, que l’esprit qui les anime et les a fait naître.Il faut saluer ici, une fois de plus, la présence d’une élite de jeunes gens qui travaillent (leur doyen, M.Ernest Marceau, est resté, sous ses cheveux blancs, si plein d’ardeur qu’on ne songe guère à le séparer de ses jeunes collaborateurs), qui ont le souci des réalités canadiennes et que ne rebute aucun effort.Avec eux, on sort des banalités de surface, des thèses échafaudées par le dessein de combattre ou de défendre tel ou tel clan, on court au réel et au vrai.Et l’on touche, par delà les querelles de plume ou de tribune, qui ont si longtemps distrait notre attention, le fond de la vie canadienne.C’est l’évasion heureuse hors de la petite politique qui a gaspillé de si nombreux talents et faussé tant d’efforts.Le sentiment du mal que nous a fait cette ba'sse politique est si vif* que certains de ees jeunes gens n’en ont pu retenir l’expression.M.Edouard Montpetit,, dans sa manière sobre, presque ouatée, traversée d’une douce ironie, écrit: N'y a-t-il pas, en second lieu, une autre raison qui, nous dirigeant ailleurs, nous a éloignés de la recherche scientifique: la politique?Il faut des hommes politiques.Sur cela, aucun doute.C’est à la politique que nous devons nos succès passés; c’est vers la politique que se rendront demain ceux qui s’y sentiront attirés et qui, instruits des grandes questions actuelles, serviront notre race en lui faisant honneur.Nous sommes pleinement d’accord.Ce que nous craignons, pourtant, c’est que la politique ne soit chez nous une trop forte mangeuse d’hommes.Pour tout jeune homme qui a prononcé avec une certaine allure quelques discours, mus rêvons aus&ilôt d’un avenir politique.Je voudrais qu’on nous laissât tout de même quelques électeurs.C’est elairsemer des rangs déjà bien clairs; c’est accaparer trop de forces, toutes les forces.Nous formons des hommes politiques, quand nous devrions laisser à quelques-uns de nos jeunes gens le temps voulu de se préparer à devenir autre chose.Et M.Antonio Perrault, qui a vu de plus près le monde politique, termine sa minutieuse analyse des assurances sociales et pensions de vieillesse (lois étrangères, débats canadiens) par cette constatation, fortifiée d’un vigoureux appel: La lenteur du Canada à s’occuper de réformes sociales tient sans doute aux causes qu’en donnaient M.White et M.MacDonald, mais elle est due aussi à Vindifférence quant montrée à l’égard de ces problèmes qu’elles posent nos hommes publics et nos travailleurs de la pensée.Nos efforts se sont bornés à nos affaires personnelles.Songeait-on à la chose publique?Toute l’ardeur se portait à la politique, dans le sens le plus étroit, le plus égoïste du mot.Voyons au-delà de notre champ.Faisons enfin de la vraie, de la haute politique.Que la génération nouvelle apporte à la solution de ces questions d’intérêt général, une science, un désintéressement inaccoutumés chez nous.L'aide efficace que cherche la foule ne viendra pas des paroles vides de nos hâbleurs, mais de la réflexion et des patientes recherches.Puisqu'il y a sur notre terrain social de Vinconnu, explorons-le; des dangers, prèvenons-les; une blessure, guêrissons-la; des injustices, réparons-les.Allons vers le peuple des souffrants, non pour le tromper ni l'exploiter, mais parce que, suivant le mol généreux d’Etienne Lamy, “il est tombé en nous une goutte de cette divine pitié que l’homme doit inspirer à T homme”.* * * Recueillons cette parole et les exemples qui l’illustrent et la justifient, comme un grand espoir.Souhaitons que ces jeunes qui travaillent, publicistes, ingénieurs, professeurs, trouvent des imitateurs; souhaitons — et c’est encore plus pressé — qu’ils trouvent auprès du public appui et encouragement.Car il est lamentable qu’une œuvre comme la Revue Trimestrielle, si profondément utile chez nous et qui nous fait grand honneur à l’étranger, n’ait encore obtenu qu’un demi succès.Orner HEROUX.DANS LA NÉCROPOLE SUIt UNE CONFERENCE DU DR EMILE NADEAU.Le docteur Emile Nadeau est retourne aux cimetières de Quebec.Sa promenade de cette année est plus mélaneofique encore que eelilç de l’an dernier puisqu’»! a constaté que le retour à la terre, suivant la ont appris à le connaître et à l’esti-mer depuis la conférence qu’il faisait naguère sous les auspices de notre journal et sous la présidence de Mgr Gauthier.On a accusé ce veilleur vigilant et importun de chercher à effrayer plutôt qu’à guérir; c’est le reproche topique qu’on jette à la face des empêcheurs de dormir en rond qui veulent secouer les apathies à ta vue d’une plaie sociale et pousser à l’action réparatrice.Pourtant le docteur Xadeau ne déteste rien autant que la critique : avec sa jovialité ordinaire, il prodigue l’éloge quand l’occasion s'en présente et son contentement constatations et les recommandations intéressantes dont son étude est parsemée.Conformément à ce qui s’est produit à Montréal et dans toutes les grandes villes depuis le début de la guerre, le nombre des naissances est en décroissance à Québec; en 1915, il était de 41.112 par mille; en 191(3, il n’est plus que de .‘17.05 par mi;Ue.A Notre-Dame de Québec, létaux de la natalité a baissé de 5.72 par mille mais le docteur Xadeau a soin tie faire observer qu’il n’y a nas de raison de s’alarmer de cet état de choses puisqu’on se trouve en présence d’une population placée dans une situation sociale particulière.11 s’agit en imajeure partie de vieux ménages.Ceci explique peut-être pourquoi, ajoute le docteur, 1,143 familles de Notre-Dame de Québec n’ont fourni qu’une naissance par neuf familles tandis que 2,834 familles de la paroisse Saint-.Iean-Bapti.ste ont donné 529 naissances, soit environ une par cinq familles.Même dans cette paroisse où les gens sont à l’aise, la mortalité a été plus élevée chez les enfants qu’en 1915, ce qui semble indiquer que les grandes chaleurs de l’été dernier ont puissamment aidé à la moisson des jeunes vies.Chose plus étonnante et décon-certante, même à première vue, c’est la progression des décès chez les nourrissons dans la paroisse Saint-Zéphirin de Stadacona.Nous sommes encore en présence ici, écrit le docteur Xadeau, d’une augmentation réelle et très sensible du taux de la mortalité générale et de celui de la mortalité infantile, bien que le taux de la natalité soit réduit de 5.02 par 1900 de population.“En présence de ces chiffres si alarmants nous ne sommes pas surpris du zèle que déploie M.l’abbé Sauvageau pour maintenir en activité constante dans sa paroisse une goutte de lait dont la nécessité est incontestable.” Sans doute, les bonnes âmes se scandaliseront.Pourquoi, diront elles, maintenir à grands frais cette institution quand la mortalité chez tes enfants va croissant?N’est-ce pas la preuve de l’inefficacité de cette arme et un brevet donné au sens pratique des paroisses qui ne cherchent pas à l’introduire chez elles?Qu nous avait tant dit, on avait tant écrit que c’était là la bouée de salut, pouvons-nous ne pas être scandalisés de la faillite de la science?Telle n’est pas heureusement l’opinion de M.Sauvageau qui plus que jamais redouble ses efforts pour maintenir cette goutte de lait et tâcher de sauver le plus grand nombre, de petits enfants possible.Avant de conclure à la faillite de la goutte de lait, il faudrait savoir combien d’enfants l’ont fréquentée parmi ceux que la mort est venue quérir, quelles étaient les ressources dont le vaillant curé disposail et quels ont été surtout les résultats à Montréal et en France.Chez nous et en Europe.la preuve n’est plus à faire de l’efficacité des gouttes de lait.On en est arrivé à résumer la puissance' de leur action dans cet aphorisme: plus il y a de gouttes de lait dans une ville et plus ta mortalité infan tile est inopérante.C’est d’ailleurs l’opinion du docteur Xadeau qui a suivi de près le développement de la goutte de lait de Québec.“Ceux qui suivent avec nous, éerit-iil, les cours d'hygiène publique qui se donnent à notre Université ont pu constater par eux-mêmes lors de notre visite à çelte goutte de lait tout le bien qu elle peut accomplir si le nerf de la guerre ne fait pas défaut.Ceux qui croient, bien à tort, que notre population est réfractaire à toute éducation hygiénique, pourront voir à d’etre supérieurs à tout le reste de l’univers créé, qu’une inquiétude monte à l’esprit, qu’un rapetissement involontaire de l’âme se fait insidieusement sentir, que vous vous sentez moins important, moins outillé, moins conquérant de la vie que tous ces êtres qui vous entourent de leur luxe et de leur organisation.Véritablement, se dit-on, ils nous dépassent ; voyez leur assurance, leur richesse, les valets qui tes servent et devant lesquels ils passent sans affecter seulement de les voir.Que sommes-nous à côté, nous qui ne possédons pas de chemins de fer, qui voyageons l’été dans leurs bateaux, qui donnons notre argent à leurs magasins ?Ainsi impressionné par une ambiance superficielle, revenons de quelque jaçon vers l’autre côté de la ville, j’allais dire de la médaille.Négligeons la rue centrale aux boutiques cosmopolites, descendons vers la partie basse, où le tramway vous dépose à deux pas de l’église aux fières tours carrées et poussiéreuses.Si vous aviez le temps d’y pénétrer, celui seulement de vous remémorer tout ce qu'évoque de vaillance passée l’ombre même du grand vaisseau de guerre, toute la gloire et tout l’héroïsme, c’est-à-dire tout le christianisme en action que racontent les voûtes étoilées du temple, vous ne songeriez plus à vous trouver rapetissé d'appartenir à une telle race.Mais le devoir vous commande de marcher encore, sans vous empêcher cependant de saluer du regard d’autres édifices, commerciaux ceux-là, mais portant au front des noms français, indices du fait rassurant que nous aussi nous pouvons conduire, que nous savons aussi posséder.Que si l’on lient compte honnête de la différence des circonstances, notre bilan sc peut favorablement comparer à l’autre.4 quelque distance de là, je suis entré dans un immeuble ù l’architecture sobre cl massive où je pénètre pour la première fois.Une surprise et une consolation précises m’y attendaient.Oeuvre d'un architecte de notre race, cet édifice est un bijou de proportions, de clarté, d’arrangement judicieux et élégant.A la recherche d'un bureau de toi, j’ai parcouru des couloirs qui témoignent de bon goût et de richesse discrète.Aidant tout est bruyant et orgueilleux à Vautre bout de la ville, autant tout est ici mesure et grâce françaises.Dans le vaste bureau du rez-de-chaussée, où l’air pur et la.lumière abondent, des employés s’occupaient à de spacieux bureaux.Partout une: atmosphère d’ordre, de bonne tenue, de puissance économique bien ordonnée.Lorsque le temps y aura mis .sa patine, lorsque notre race se sera disciplinée plus ù fond, quand nous aurons atteint tes horizons dévoilés en termes éloquents, Vautre jour, par un orateur clairvoyant et patriote, quand des modifications graduelles à certaines parties de la formation qu’on nous donne auront amené la cristallisation des éléments nécessaires à notre vie nationale, nos qualités latentes auront mûri à tel point que les râles seront renversés : et ce sera vers nous que Von viendra de toutes parts afin de recevoir des leçons de vertus françaises, tant celles de l’ordre économique, que nous aurons développées en nous, que celles de l’ordre moral, que nous avons toujours possédées, de par le sang qui fait battre nos coeurs canadiens.Robert VAL.génie à part, et la façon dont il sait se servir de la pédale forte, non pas pour jouer fort, mais pour soutenir les sons, ce qui est la vraie fonction de cette pédale si mal désignée, montrent combien le cerveau chez lui dirige l’exécution.Le concert fini, l’auditoire ne voulait pas s’en aller et, fort aimablement, comme pour faire mentir le dicton idiot que les grands artistes se font toujours prier, Levitzki a donné deux rappels dont la technique si différente a fait ressortir les aspects de son talent : une Valse de Chopin et une Etude de Rubinstein.Mischa Levitzki peut, dès maintenant, compter que ses visites, à Montréal, feront toujours époque dans les annales de notre vie musicale, même s’il faut, pour l’entendre, subir le supplice des sièges si peu confortables de la salle Windsor.Fréd.PELLETIER.LE RAPPORT DE L’INSPECTEUR SWIFT UN ARTICLE DU DROIT L’ÈPÊE DE DAMOCLÈS A l’unanimité, cette nuit, la majorité anglaise de l’Assemblée Législative de l’Ontario a adopté, en seconde délibération, le projet de loi pourvoyant à l’institution d’une nouvelle commission scolaire gouvernementale à Ottawa.Tous les députés français présents à la Chambre ont voté contre le projet de loi.L’objet de celui-ci paraît être de reconstituer la “petite commission’' déclarée inconstitutionnelle par le Conseil privé, en évitant de tomber sous le coup de la décision du tribunal britannique.M.Belcourt, l’avocat qui, avec sir John Simon, a plaidé en Angleterre la cause de la commission élue d’Ottawa, et qui a gagné son point, prétend que le nouveau projet est tout aussi inconstitutionnel que le premier.La nomination de la commission gouvernementale est.conditionnelle.C’est une épée de Damoclès que l’on suspend sur la tête de nos compatriotes,en les avertissant que l’on coupera le fil s’ils ne sc conforment pas aux désirs de la majorité.—O.H.Certaines dépêches ont noté hier, en termes plutôt vagues, un rapport de M.Swift, inspecteur d’écoles ontarien.Le Droit nous apporte à ce propos un article qu’on lira avec intérêt : La Commission des Ecoles Séparées d’Ottawa, à sa réunion spéciale hier soir, a étudié le rapport de l’inspecteur Swift, sur la visite qu’il a faite à Técole Guignes, les 19 et 23 gués, février dernier.Il y a certaines choses qu’il est nécessaire de souligner dans ce rapport, afin de bien montrer de quelle façon lé gouvernement veut diriger l’instruction dans les écoles fréquen» tées par les enfants canadièns-fran-çais.Le rapport de M.Swift que nous avons examiné avec soin, dit que dans toutes les classes la discipline est “excellente”, l’enseignement est “bon, même excellent”, la conduite des enfants "excellente”.Immédiatement, on voit que ces instituteurs, que le gouvernement a privés de leurs salaires pendant deux ans, parce qu’ils n’étaient pas “qualifiés” sont bien à la hauteur de leur position et forcent Pinspecteur à en rendre un témoignage non équivoque.Si l’on prend maintenant le rapport de l’inspecteur au point de vue du temps donné aux diverses matières du cours, voici ce que nous y relevons: “En ce qui concerne les sujets de langue anglaise, la distribution du temps est conforme aux règlements.” Gomme on le voit donc, les instituteurs s’efforcent, en autant que possible, d’observer les règlements scolaires dans tout ce qui n’est absolument pas incompatible avec le progrès des enfants, et ici encore, l’inspecteur est forcé de l’admettre.la paix aux écoles séparées d’Ottawa; qu’on permette aux instituteurs dont l’enseignement, d’après M.Swift, est “excellent” de déployer tous leurs efforts, sans des restrictions .malheureuses, et ce retard aura vite disparu.Comme par le passé, nous aurons une foule d’élèves de 12 et 13 ans — âge moins avancé que celui des élèves des écoles anglaises-qui passeront avec succès les examens d’entrée, pour le “high school”, et ils auront en plus ’avantage de connaître deux lan- C[IRONIQUE MUSICALE MISCHA LEVITZKI ces gouttes de lait, non seulement des bébés malades mais aussi des mères de families intelligentes qui viennent à intervalles réguliers présenter de beaux bébés pleins de santé dans l'unique but.de se rendre compte de par elles-mêmes de l’état de croissance et apprendre ce qu’il faut faire pour prévenir la maladie.‘ Nous avons donc là des exemples frappants de médecine préventive qui nous permettent de conclure que si nos gouttes de lait d’origine assez récente n’ont pas encore donné tous les résultats désirés, elles sont destinées à rendre des services inestimables au point de vue de la conservation de nos forces vives.” Décidément nous recueillons au cours de cette promenade austère des enseignements utiles.Nous l'interromprons pour aujourd’hui, mais nous ne quitterons pas définitivement notre compagnon de route avant de lui avoir demandé pour nos lecteurs d’autres constatations précieuses.Louis DUPIRE, BILLET DU SOIR.CHEMIN FAISANT navrante perversion qui a faite de (,st vlsiWe.•‘Comme nous souffrons celte expression, s accentue au hei.(lcpuis douze a.ns sans f.n f.prouver de se raientiir.G est sans Joute aussi |reauc0Up (},c malaise”, écrit-il, d’une parce que le docteur a constaté que form,(, (Ie daltonisme politique d’origine fonctionnelle qui nous fait con- te travail des munitions ou une autre cause quelconque—il ne s’essaie pas à la determiner—-a précipité la migration vers la ville de la population rurale.Le fait brûlai, e’est que la mortalité infantile est en augmentation.S'en alarmer pour verser dans des jérémiades cl des lamentations qui n’abouti raient à rien, idle n’est pas la manière du docteur Xadeau.optimiste têtu; il ne trouve dans cette déplorable situation que de nouveaux motifs de lutte et d apostolat qu’il a tenté do faire admettre à ses confrères do la Société médicale de Québec qui assistaient à sa conférence.Faire l’éloge du conférencier serait peine inutile, car nos lecteurs fondre le bleu et le rouge (voilà une maladie qui n’est malheureusement pas assez contagieuse), nous nous sentons à l’aise de féliciter le gouvernement de ce beau geste ( il s’agit de la subvention donnée à l’hôpital des tuberculeux par le gouvernement provincial).N’insistons pas.Notons simplement que tous ceux qui connaissent le docteur Xadeau comprendront qu’il est tellement avide de distribuer l’éloge qu'il ne sc soucie même pas en ce faisant qu’il pourrait s’attirer des désagréments.Nous n’entreprendrons pas de suivre pas à pas dans sa lugubre ballade 1e conférencier, mais nous noterons, nu fil de lu lecture les De Vautre coté de la ligne invisible qui sépare les deux parties essentielles de la ville — la partie française et la partie anglaise — je viens de faire une promenade rapide, nécessitée par une course à la gare.Or, cette ligne imaginaire franchie, on se trouve de plus en pins en pays anglais, en atmosphère anglaise, L’importance et te nombre des grands édifices, la richesse des montres, Voilure des gens, le luxe hautain des automobiles, tout parle de la richesse et de la morgue.On se seul très loin de la partie française, de l'agglomération, bien qu’elle ne soit pourtant qu’à quelques minutes de marche.Et cette impression augmente encore, pour peu que Von ait affaire dans l’un des vastes magasins, à la gare énorme ou dans l’une des grandes hôtelleries du quartier.Et tout a Voir si sûr de soi, si rempli de suffisance, on g scnSchez gens et choses une telle assurance Un petit jeune homme, vingt ans au plus, noir de cheveux et de peau, pas pour deux sous de pose, l'air ki, le pianiste russe, qui a pris d’as-ki, le pianistes russe, qui a pris d’assaut son auditoire, hier soir, par l’exécution d'un programme de musique tel que seuls les grands artistes, ou les autres, ceux qui ont plus de prétentions que de capacités, oseraient affronter.Mais Levitzki est, dit-on, l’élève dp Paderewski, et il tient du maître polonais des qualités d’intelligence et d’interprétation auxquelles manque, seule, la maturité qui.malheureusement, ne s’acquiert qu’en perdant la jeunesse.A l’heure actuelle le jeu de Levitzki est plutôt intellectuel, mais le sentiment est là qui ne demande qu’à se développer.Le programme débutait par le Prélude et la Fugue d’orgue en La mineur de Bach, que Liszt a transcrit pour le piano eu réalisant ce tour de force de transporter à la main gauche, qui en a pourtant déjà assez à faire, toute la partie de pédale.1,1 se continuait par la Sonate opus 53 de Beethoven qu’en France on a dénommée L’Aurore, Puis venaient du Schumann (deux pièces de l’Opus 12), du Chopin (l’Impromptu en Fa dièze mineur, l’Etude en Sol bémol majeur, la Ballade en La bémol majeur) ; tout cela entremêlé fort intelligemment de pièces plus légères.Enfin, il y avait l’inévitable Rhapsodie de Liszt, le No fi, la plus casse-cou.Rien, comme on le voit, pour plaire aux futuristes, mais tout, si l’on voulait de la vraie musique.Quoi qu’il ait joué, l’artiste s’est trouvé à sa place et l’on ne sait ce qu’il faut admirer le plus, de son interprétation ou de son exécution.La pierre de touche du pianiste, avec un programme comme celui d’hier, est certainement Schumann et Chopin.Un tapeur nu un charlatan en aurait exagéré le romantisme, tandis que Levitzki a joué les oeuvres avec une discrétion de bon goût qui n’excluait aucunement l’effet et qui même lui donnait plus de valeur.De son maître, il tient en particulier la touche legato et le feggiero, par quoi le maître polonais est un * * Le seul point où les conditions dans l’école Guigues ne sont pas conformes aux règlements, c’est dans l’usage de la langue maternelle des enfants comme langue d’instruction.“Mais la langue d’instruction, dit le rapport, employée dans les sujets du cours général, est la langue française, ce qui n’est pas conforme aux exigences des règlements.” “La langue d’instruction, dit-il encore plus loin, en autant que j’ai pu m’en rendre compte, dans tous les sujets du cours générât, est le français.” Mais il ajoute: “F.a raison donnée pour l'emptoi de la langue française, c’est que, d’après l’expérience des instituteurs, les élèves font plus de progrès dans les matières du cours général quand on se sert de la langue française comme moyen de communication.” Quels sont ceux qui sont le plus en état de juger de ta méthode la plus pratique pour faire avancer ’instruction des enfants, si ce n’est ’instituteur qui est toujours avec les élèves et les observe avec soin?Quels seraient les progrès des élèves des écoles publiques et des écoles séparées de langue anglaise, si les instituteurs étaient forcés de leur enseigner l’histoire, l’arithmétique, la géographie, etc., en allemand ou en grec?Les élèves ont déjà assez de difficulté à comprendre les choses qu’on leur enseigne, sans qu’ils soient forcés de faire des efforts continuels pour saisir le sens caché des mots dont on sc sert pour expliquer ces matières.C’est non seulement le simple bon sens qui démontre la vérité de ce fait, mais c'est aussi l'opinion de fous le* instituteurs et de tous les pédagogues de quelque valeur, comme ce fut d’ailleurs l’opinion des six inspecteurs qui ont été chargés de faire Les élèves des écoles bilingues sont bien disposés, la discipline est bonne, le travail est excellent, renseignement est bon, qu’on n’oblige pas tes instituteurs à suivre une méthode condamnée par le bon sens, et les succès des élèves est assuré.Nous aurions aimé voir l’inspecteur Swift se prononcer sur la valeur de l’enseignement, en dehors de sa conformité au règlement 17.Il a dû se rendre compte de la justessejpâys cotenisaUon;' des raisons données par les insUtu-jfeurs je .courtier leurs, il est certain qu’il blâmerait| fai,t croire aux gens qu’il n’v a plus un reglement qui imposerait aux! de prix pou.r (1^n.bkJn La' |m,‘ Un vieux conseil Juyénal, le grand satirique latin, aurait conseillé dès le premier siècle de notre ère aux gens pauvres de son époque de sortir de la cité et d’aller acheter à la campagne, pour le prix d’un loyer annuel dans la capitale, une petite métairie où ils seraient libres de vivre à leur aise, au grand air, au soleil, et loin du tumulte et de la poussière dt* Rome.Un journal, qui rappelle ce conseil, dit comme il reste actuel, en plein vingtième siècle.Et c’est assez juste.'Mais le retour à la terre ne se peut faire aujourd’hui dans d’aussi bonnes conditions que celles que décrit Juvénal.On ne spéculait pas sut l’immeuhle, en son temps, comme or Ta fait ces années-ci.Et le citoyen de Montréal qui voudrait trouver à la campagne une métairie où vivre tranquillement et sans souci après l’avoir payée le prix d’un an de-loyer à la ville, courrait risque d’aller s’ensevelir tout au fond d’un Partout alien immeubles s écoles anglaises pour l’enseignement une langue que les élèves ne comprennent pas, le grec par exemple.J.-ALBERT FOISY.BLOC - NOTES .guerre, il est vrai, aurait dû faire tomber cette illusion.Mais elle persiste dans combien de cerveaux! Querelleurs R n'y a pas qu’à Montréal qui nos gouvernants municipaux se prennent aux cheveux et que desquerelles particulières jettent ie désordre dans l’administration de la chosr publique.Hier, à Toronto, deux conmiissaires.'MM.(“meron et Un Ontarien confiait récemment l'Osler, jouaient la petite pièi'’ au (ilobe: “La semaine dernière,! coutumière à 'Ml.M.Martin et Ville- neuve.ici.lls allaient même plus loin.Après s’être injuriés comme il s’être traités de menteurs ont fait mieux, Les imposera-t-on ?semaine dernière,! j’ai touché deux chèques de divi-| dendes si élevés, même la taxe del guerre payée, que je.m’en suis faitj convient de?nécessaire.La France eu les Alliés ne devraient pas hésiter à accepter cette offre avec i’enl’.n-lc que ce concours durerait jusqu’à la mise en couvre de nos sore es.LES PROFITS DEGUERRE LE GOUVERNEMENT VEUT EN AVOIR SA PART, DECLARE LE MINISTRE DES FINANCES.— REORGANISATION DU TRANSPORT.—LE MINISTERE PRETE SERMENT.— CONTINUATION DE LA GUERRE.Pétrograd, 29, via Londres, 30.— M Teresehtenko, ministre des finances, a fait connaître aujourd’hui à un correspondant d»J la Presse associée le nouveau programme financier par lequel on voudrait remédier aux déficits de l’ancienne administration ; un nouveau système de revenus ferait participer le gouvernement aux profits des industries qui sont consi dérah.ument augmentés depuis ie début de la guerre.Du fait de la guerre, dit le ministre, les px-ofits industriels ont beaucoup augmenté et il n’est que juste que le gouvernement en ait sa part.Ce nest pas cependant l'intention du nouveau gouvernement de faire de ce revenu un fardeau pour les industries.Le gouvernement peut toucher sa part de profits sans affecter en rien la vie industrielle et sans priver les manufacturiers de faire encore de beaux profits.D’ici à quelques jours, ?ministre des finances aura une conférence avec les autres membres du ministère et avec des représentants de l’industrie et de la finance pour déterminer jusqu'à quel point il serait équitable de taxer les industries du pays.ILe ministre des finances dit que la nouvelle taxe n’aura rien d’ar-bitraire et il espère avoir l’appui i des industriels eux-mêmes.Ce nouveau revenu paiera aa moins les intérêts accumulés sur les prêts émis.La question la plus importante actuellement pour la Russie est celle de l’approvisionnement et du transport.Le gouvernement provisoire a déjà commencé à réorganiser les transports, et il voudrait aussi organiser lui-même un système coopératif pour permettre au consommaieur d acheter directement du producteur, c?qui réduirait de beaucoup le transport, et du même coup e prix des vivres.LE MINISTRE PRETE SERAIENT Mercredi dernier, les membres du ministère ont prêté le serment suivant, devant le sénat : “ Comme membre du gouvernement nrovi-soire, créé par la volonté du peuple, et à la demande de la Douma, je promets et jure devant le Dieu tout-puissant, de travailler fidèlement et justement pour la lilerté et pour f'éga ité civile, et par tous les moyens que j’aurai, de combattre toute tentative directe eu in-diirerte pour rétablir l’ancien régime.“Je jure d’employer toute mon intelligence et toutes mes forces à remplir les obligations assumées par le gouvernement provisoire envers le peuple.Je jure de prendre toutes les mesures pour convoquer une assemblée constituante dans le plus court délai possible, basée sur le suffrage universel, direct, égal et secret, et de transférer dans les mains de cette assemblée toute l’autorité que j’exerce provisoirement de concert avec les autres membres du gouvernement, et de me soumettre à la volonté du peuple, telle qu’exprimée par cette assemblée, concernant la forme de gouvernement et les lois fondamentales de l’Etat russe.Que Dieu nie vienne en aide dans l’accomplissement de ce serment.LA CONTINUATION DE LA GUERRE La guerre est redevenue le grand intérêt et ce.pour plusieurs raisons.On craint d’abord que la désorganisation intérieure ne permette aux Allemands de percer le front russe et on veut aussi que la Russie demeure libre et ne soit exposée à aucun péril par une invasion de l’Allemand réactionnaire.Ces deux motifs sont suffisants pour stimuler le travail de reconstruction et de réorganisation.Les agents allemands dont plusieurs ont été arrêtés mais qui restent encore nombreux, font courir toutes sortes de rumeurs.Tantôt c’est une défaite et tantôt c’est une victoire des Russes.Les gens ne prêtent plus foi maintenant à tontes ces rumeurs qui ont cours.Les nouvelles qui arrivent du front disent que les troupes ont été encouragées par le changement de régime à Pétrograd; les influences qui peuvent se faire sentir à Pétrograd n ont aucun effet au front.H est maintenant évident que ie conseil des représentants des ouvriers et des soldats, à Pétrograd, ne peut avoir d’importance que dans cette ville; dans tout le pays, l’autorité du gouvernement et de la Douma est très forte.Des habitants de Moscou, de passage à Pétrograd.ne orètenl pas la moindre importance à ce conseil en dehors de Pétrograd, L’EMPIRE UNE ERREUR DE M.WALTER LONG LES PROVINCES DU CANADA SONT AUSSI SOUVERAINES QUE CELLES DE L’AUSTRALIE.Londres, 30.— Quand on demanda dernièrement à M.Walter Hume Long son opinion sur ce fait que les provinces canadiennes ne seraient pas officiellement représentées au comité d’émigration après ia guerre tandis que les provinces australiennes le seraient par des agents-généraux, le secrétaire des colonies répondit: “Les provinces australiennes sont souveraines et celles du Canada ne le sont pas.” Depuis lors, la Presse associée a attire l’attention sur cette inégalité de prérogatives accordées aux deux Dominions.Un célèbre avocat, conseil du roi, qui connait le Canada et lui est sym- Pour se préserver de la typhoïde Considérant, —que la grande majorité des cas de Fièvre typhoïde provient de l’eau contaminée par les égouts; —que le Conseil Provincial de l’hygiène publique a récemment déclaré que l’eau du Lac Saint-Louis était contaminée et non potable; —qne les analyses régulières et minutieuses ont prouvé la pureté et la sécurité qu’offrait la LAURENTIAN SPRING WATER (Eau de Source Laurentienne) telle qu’elle provient du puits artésien de 450 pieds et que les méthodes de stérilisation et d’embouteillage sont sous la surveillance constante du Dr J.-T.Donald & C.o.; —il est d’une élémentaire prudence et de saine politique de veiller à ce qu’aucun membre de votre famille ne boive d’autre eau que la “Laurentian”.m r^f/pi![ firni- zmk Tout en n’offrant aucun danger, la “Laurentian Water” (l’Eau Lauren-ne) est claire, bonne et pétillante —- sa saveur n’a pas le goût d’eau de rivière traitée chimiquement ni “l’insipidité” de l’eau bouillie.Cette eau ne coûte que cinq cents par demi-gallon livrée.Vendue par les épiciers réputés et par The Rob’t White Ce., Limited 634-650, rue Craig Est.MAJOR & SOUBLIERE, 160, rue Saint-Xicholas, Ottawa.Téléphone Est 3500-1.SILVER SPRINGS BOTTLING WORKS Sherbrooke :în Les Chesterfields “de Vaiiquette” Sont fabriqués dans nos propres ateliers avec tout ce qu’il y a de mieux en fait de matériel.La réputation de notre département de rembourrage est faite.Nous ne savons faire que ie meilleur travail, conséquemment, quand vous achetez un Chesterfield “Valiquette”, il est parfait sous tous les rapports.Les Chesterfields et Fauteuils d’extrême confort, achetés chez “Valiquette” sont garantis pour durer la vie.Chesterfields à partir de $85.00, $95.00, $100.00.$115.00, jusqu'à.$14.5.00 Fauteuils de luxe à partir de $25.00, $32.00.$37.00, $45.00 jusqu’à.$7ô.00 pathique, nous a fait les remarques suivantes: “C’est une erreur palente de considérer les provinces australiennes comme souveraines.Il n’y a qu'un Etat souverain dans l'empire britannique, cl c’est le royuumc-uni.Les provinces du Canada m yec l'étendue de leur juridiction législative non seulement sont aussi souveraines que les provinces australiennes, mais encore leurs pouvoirs juridiques sont aussi étendus e! aussi p'é-niers, dans les limites assignées par la section 92 de l’Acte de l’Amérique du Nord, que le 'parlement impérial.Ainsi en a décidé le Conseil pi vé en 1883 et 1802.Je ne veux pa' diminuer l'importance des provinces australiennes, mais de là à dire qu'elhs sont souveraines et que de ce chef les mêmes prérogatives ne peuvent être accor- dées au Canada, il y a loin.Le fait est que le secrétariat de Colonies se trompe grandemen en n’accordant pas au Canad une représentation égale dans ce co mité d’émigration, erreur qui n pourra être palliée par toute la rhé torique des pouvoirs souverains.FRAPPE PAR UN TRAMWAY M.James A.Jamieson, 430, avenue Strathcona.Westmount, ingénieur' conseil, a été frappé vers les 8 lires et 30 hier soir par un tramway à l’angle de la rue Sherbrooke et d« l’avenue Arlington.La victime est anse* grièvement t lessee à la tète, aux bras et ans jambes.tin a dû la transporter à Thôpital vL.1 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 30 MARS 1917 VOL.VIII.—No 75 LA VIE SPOITIVE BÉDARD ET PELLETIER ENLÈVENT LA COUPE À RANGER ET BOULIANNE LES REPRESENTANTS DES CLUBS LE CORDONNIER ET NATIONAL SE SONT LIVRES UN VERITABLE DUEL HIER SOIR, AUX ALLEES DU CANADIEN.— LE TROPHEE STRACHAN EST REMPORTE PAR UN POINT.— LABELLE ET CARDINAL JOUERONT JEUDI PROCHAIN.Les amateurs du jeu de quilles qui sc sont rendus aux allées du Canadien hier soir, ont été témoins d’une joute comme rarement il nous est permis d’envoir, car larencontre entre Boulianne et Ranger contre Bédard J.Pelletier a été contestée au possible et cela du commencement à la fin.La première partie fut gagnée par les représentants du National par une majorité de six joints tandis que ceux-ci remporte-ent les honneurs de la deuxieme oute par une majorité de trois joints seulement.Les deux paries suivantes ont été gagnées par les joueurs du Cordonnier par 110 points et 14 points.Boulianne et Ranger ne voulant pas se laisser devancer par leurs adversaires, remportèrent la cinquième par 50 points, mais perdirent la suivante par une marge de 22 points.Aloes que les chances étaient égalés, les deux équipes se livrèrent un véritable duel dans la partie decisive, la septième de la soirée.La victoire fut décidée sur la dernière boule et cela grâce à la magnifique performance de Bédard.Celte dernière partie fut gagnée par les représentants de la salle Electra par un seul point, le total de cette joute étant de 392 à 393.Ce point donna la coupe à Bédard et Pelletier qui auront à la défendre la semaine prochaine contre Labclle et Cardinal, aux allées Electra.Les quatre joueurs aux prises hier soir ont joué de brillante façon, mais le plus en évidence fut sans contredit Arthur Bédard, qui atteignit une moyenne de 203.1 pour ses sept parties.Voici le résultat détaillé: Cordonnier J.Pelletier— 189 183 211 177 202 107 175 A.Bédard— 172 225 225 203 175 204 218 Totaux— 301 408 436 380 377 371 393 National R.Ranger— 196 196 165 181 192 182 197 P.Boulianne— 171 215 161 185 235 167 195 Totaux— 367 411 326 366 427 349 392 Pelletier et Bédard gagnent 4 parties.UN BLANCHISSAGE POUR BOSTON HIER LE CLUB BROOKLYN, CHAMPION DE LA LIGUE .VAT/ON.ILL.A TRIOMPHE DES RED SOX PAH ! .4 o — AUTRES JOUTES.Peck, ss.3 Nunamaker, c.2 Walters, c.2 Shawkey, p.1 xxxxxMiller.1 Bussell, p.2 Totaux.33 7 11) 27 11 2 xA couru pour Evers dans la 9ème.xxA frappé pour Tragessor ème.xxxA frappé pour Rudolph à la à la à la Little Rock, Ark., 30.- - La joute g.d’hier entre les Boston Red Sox et le I — club Brooklyn a été la plus in teres- ; santé de la série.Jusqu a la sixième ^ franné pour Barnes reprise aucun point n’avait etei ^xA trappe pour Barnes rmimlp nitiis déins 'CC^ttc manche lesj , , .champions de ta ligue Nationale! ™A frappé pour Shawkey a la tombèrent sur les balles Oe Pennock oeme .pour deux coups réussis et 1 unnpie «e^Uat par reprises • point de la partie fut enregistre .lilial01 NOUS VERRONS DES SURPRISES AU TOURNOI LES CHAMPIONS RENCONTRERONT DE DURS ADVERSAIRES LES 18 ET 19 AVRIL.Les officiers de La Casquette travaillent activement à l’organisation des grands championnats de lutte et de boxe de la cité, qui auront lieu les mercredi et jeudi, 18 et 19 avril prochain, au Parc Sohmer.Le président et gérant général de La Casquette, Charles N.Chaniberland, voudrait faire de cette fête sportive un succès complet et il ne néglige rien de ce qui pourrait aider à assurer la réussite de ce tournoi.Les formules d’inscription seront prêtes aujourd hui et elles seront envoyées samedi à tous nos clubs et à toutes nos associations qui s’empresseront à n’en pas douter d’inscrire leurs meilleurs représentants.Il est un fait certain, c’est que plusieurs lutteurs et boxeurs s’entraînent depuis quelque temps en vue de cet événement.Certains athlètes ont des ambitions fort louables.Ils veulent arriver premiers, se classer riham-pions, arriver au sommet.Us savent qu’ils ne peuvent réaliser leur ambition qu’en travaillant ferme, et nous en connaissons quelques-uns qui depuis des semaines s’entraînent ferme pour les championnats de la cité.Plusieurs athlètes qui dans le passé ont remporté des victoires relativement faciles et se sont classés champions sans rencontrer d'adversaires redoutables auront certainement des surprises cette année.Il y a des hommes sérieux qui se préparent et qui feront de bonne besogne les 18 et 19 avril.I^e public qui assistera à oes deux séances au Parc Sohmer verra du beau sport.FRANK SULLIVAN EST CHOISI COMME GERANT GENERAL IL REMPLACERA CHARLES T.H ENS H ALL DANS LA DIRECTION DU BACK HIVER JOCKEY CLUB.— LE PARI-MUTUEL SERA INSTALLE POUR LA PROCHAINE REUNION A MONT-ROYAL.pour Brooklyn.___ Voici le résultat détaillé de la par- tie: BROOKLYN AB.H.H.PO.A.E.lohnston, l.f.fabrique, s.s.vlerkle, 1b.Hickman, r.f.VIeyers, c.f.Malone.2b.Oison, 3b.Miller, c.Meyers, c.Dell, p.Cadore, p.0 s Get z.1 Totaux 4 27 13 New-York.OlOlOHOx—7 SOMMAIRE.Buis sur erreurs, Boston, 2; New-York, 1.Laissés sur les buts, Boston, 6; New-York, 5.Buts sur 1 balles, de iî Tyler, 2; de Rudolph, 1; de Shawkey, ;! 5; de Russell, 2.Retirés au bâton, par Tyler, 3; par Rudolph, 3; par Barnes, 1; par Shawkey, 4; par Rus-” sell, 3.Coups de circuit, Kelly, Ba-h ker, Pipp.Coups de deux buts, Kelly b', High, Baker, L.Magee.Balles .manquées Tragessor.Coups réussis „ contre Tyler, 2 en 3 reprises; contre JJ Rudolph, 4 en 3 reprises; contre Bar-Jj nés, 4 en 2 reprises; contre Shaw-_ key, 2 en 5 reprises; contre Russell, .4 en 4 reprises.Points mérités contre Shawkey, 2; contre Russell, l Shorten, r.f.-Barry, 2b.Agncw, c.Gainer, 1b.xxHobli tzel.Lewis, 1.Walker, c.f.Gardner, 3b.Janvrin, s.s.Thomas, c.Cady, c.xxxMcNally, 2b.Ruth, p.Pennock, p.xxxxHenricksen .27 1 BOSTON contre Tyler, 1; contre Rudolph,"l| AB.H.U.RO- A.O.contre Barnes> 3 Totaux .30 0 8 2/ 11 0 x—A frappé pour Dell à la Génie, xx—A frappé pour Gainer à la 9ème.xxx—A couru pour Cady à la Sème.xxxx—A frappé pour Barry à la 9ème.Résultat par reprises: Brooklyn.000 001 000— 1 Boston.000 000 000— 0 Sommaire: Laissés sur les buts, Brooklyn, 2; Boston, 5.Coups de 2 buts.Fabrique.Coups de 3 buts, Hickman, Shorten.Coups sacrifiés, Myers, Barry'.But sur erreur, Boston, 1.Buts volés, McNally.Doubles jeux, Fabrique, Malone 2, Walker, Janvrin.Buts sur balles de Ruth, 2; de Dell.1.Retirés au bâton, par Ruth, 3; par Dell, 2; par Pennock, 4; par Cadore, 3.Coups réussis eon-l tre Ruth, 2 en 5 reprises; LA REUNION DE HOT SPRINGS Hot Springs, 30.— Voici les résultats des épreuves disputées hier après-midi à la piste locale: 1ère course.— 6 furlongs:— 1.Freeman, 108, Molesworth, 3 à 1, au pair, 1 à 2.2.Noyenim, 111, Kederis, 8 à a, 4 à 5.3.Moller, 110, Taylor, 5 à 2.Temps: 1.14.— Ingot, Easter Greetings, Rio Brazos, Toastmaster, Hops, B.A.Jones, Ash Can, Bogart, Garl ont aussi couru.2ènie course.— 5 1-2 furlongs: 1.Valee West, 112, Furst, 11 à 5, 4 à 5, 2 à 5.2.Lydie, 106, Molesworth, 3 à 5, 1 à 3.3.Ben Hampson, 106, Crump, 6 à 5.Temps: 1.07.— Jay Thummel, Kitty Cheatham, Hondo, Elizabeth McNaughton, Meddling Miss ont aussi couru.3ème course.— 6 furlongs: — 1.Ting-a-hng, 108, Merimee, 7 à 5, 8 à 5, 1 à 3.2.Greenw’ood, 115, Murphy, 8 à 5, 7 à 10.2.Raoul, 112.Molesworth, 4 à 5.Temps: 1.13 2-5.— Pinch, Ghip-Jim Wakely, Tale Bearer A une réunion des directeurs du Back River Jockey Club, qui administre la piste Mont-Royal, tenue hier après-midi, M.Frank Sullivan a été choisi comme gérant général à la place de Charles T.Henshall, qui occupait ce poste l’an dernier.M.uS.llivan est un Canadien de cette ville et il possède beaucoup d’expérience sur le sport des rois, et nous sommes fiers de sa nomination.Les préparatifs en vue de la prochaine saison à la piste Mont-Royal ont été complétés hier.Le pari-mutuel sera installé pour la prochaine réunion et plusieurs améliorations importantes seront apportées au magnifique hippodro me de Saint-Laurent.ANGLETERRE FAITS - MONTREAL ON VEUT UN AUTRE MILLION D’HOMMES LES COMMUNES ADOPTENT ES DEUXIEME LECTURE UN BILL POURVOYANT A LA REVISION DES REFORMES ET DES BLESSES.______ Londres, 30.— M.Bonar ILaw a fait adopter en seconde lecture un bill qui donne le droit aux autorités militaires de réexaminer les hommes qui ont été déclarés inaptes au service militaire, et ceux qui ont été déchargés du service ou à cause de blessures ou de maladies contractées après avoir été sur la ligne de feu.M Eionar Law a ajouté que le bill était d’une absolue nécessité eu égard à la situation militaire.En août dernier, on avait pris des dispositions pour obtenir les hommes nécessaires, mais la menace des sous-marins, les besoins de l’agriculture, les ouvriers nécessaire dans les-cales-sècbes ont fait que le recrutement a été de 100,090 en bas du chiffre déterminé.Cette diminution de recrues a été compensée du fait qu’on a employé à l’arrière de la ligne de feu les hommes inaptes à la première ligne, et aussi du fait que les femmes ont remplacé les hommes un peu partout, mais malgré tout le bill en question est nécessaire, car ceci donnera d’avantage aux autorités militaires d’enrégimenter un autre million d’hommes, et d'ied trois mois on aura 100,000 hommes de plus.On veut que tout homme apte au service se rende sur le front.Cependant, M.Bonar Law se dit heureux de constater que cette dirai nulion de soldats n’a pas eu de ré sultats désastreux, car des hors de combat ont été moins nombreux qu’on s’y attendait.“A l’heure présente, dit l’orateur.Je moral des troupes en France est splendide, ils ont plus de confiance que jamais.Il est donc du devoir de ce payrs de leur démontrer que le nombre des soldats n'ira pas en diminuant, et qu’au moins on remplacera ceux qui sont mis hors de combat.” Un député de la Chambre des Communes a suggéré de faire un appel à l’Irlande dans le but d’y avoir des recrues et John Dillon a répondu à ceci: Si cela nous eût été laissé nous vous aurions donné un autre cent mille hommes.Après quelque débat.M.Churchill insiste pour que tous les célibataires de quarante-deux ou quarante-trois ans, jouissant d’une bonne santé, soient enrôlés à la place des convalescents, prétendant qu’envoyer ces derniers au front est une lâcheté.Il voudrait que le gouvernement fit une session secrète pour discuter cette question de la force armée et du tonnage.M.Bonar Law est d’accord avec M.Churchill sur ce dernier point, bien qu’il doute si le gouvernement serait justifiable de donner tous les faits et les statistiques à cette session.Après Pâques on étudiera l’opportunité de cette suggestion.Finalement, le bill a été hi en deuxième lecture et adopté par un vote de 178 À 18.ON DECOUVRE DES OSSEMENTS HUMAINS DES TERRASSIERS, EN DEMOLISSANT UNE MAISON, RUE DOR-CHESTER, TROUVENT DEUX CERCUEILS.Sous une vieille bicoque qu’on vient de démolir dans la rue Dorchester, vis-à-vis de la rue Benoît et à proximité du square de la rue Cbeuneville, des terrassiers ont trouvé deux cercueils contenant des ossements humains.Cette découverte fournit d’abord une ample matière aux potineuses et potineurs qui ne furent pas peu surpris ensuite d’apprendre de quelqu'un, qui voulut bien se donner la peine de fouiller l’histoire du vieux Montreal, qu’en 1839, à ce même en droit, un vieux cimetière protestant remplaçait Ja vieille maison récem ment démolie.Tout près de ce cimetière s’élevait un temple presbytérien.JEUNES DELINQUANTS Un jeune garçon, employé comme commissionnaire chez un bijoutier, E.F., domicilié rue Saint-Laurent, est détenu à la Cour des jeunes délinquants, sous l’inculpation de vol.M y a quelque temps, il aurait volé un $2.50 américain en or et, n’en connaissant pas la valeur, l’aurait vendu pour cinquante sous.Bientôt ensuite, tout heureux de son premier larcin, il en commit un autre en s’emparant de bijouterie valant une quinzaine de dollars.Ce fut son dernier, car le patron le fit arrêter.Un autre garçonnet, trouvé un bon matin dans l’embrasure d’une porte tout grelottant, a été conduit a la Cour où il raconta qu’il était allé aux vues animées, qu’il s’était bien amusé, mais que ses parents étant morts, il voulut regagner sa maison de pension; la porte était close pour Ja nuit, et tout bonnement il attendait.le matin.Après informations, on vient d’apprendre que le jeune garçon travaillait dans un magasin quelconque et avait un colis à aller oorter en quelque part où il devait recevoir trois dollars.Il les garda, les dépensa, et craignant les réprimandes, c’est pour cela qu’il n’osait pas retourner à son ouvrage.REVIREMENT DE FONDS ENALBERTA UN ECART DE $115,000 DANS UNE VENTE D'OBLIGATIONS.Un chapeau de haute qualité MARQUE BORSALINO PRIX : SM.-IO LE “WOLTHAUSEN” A $2J50 est un autre chapeau très en faveur le printemps ARTICLES DE MERCERIE rn .^ ^ Chemises “Arrow” et de soie, prix variant de Sjîl.ÔW a SbS.UU.Chemises en taffetas “Jaeger” à $6,00; cravmtes toutes couleurs, 50c en montant; gants de soie, c.ÎPl.jU.Sous-vêtements, un grandjihoix________ La qualité d’abord.— La qualité toujours C’EST CE QUI PRIME CHEZ NOUS ¦ ¦ ¦ n f» ' LES CHAPELIERS CONNUS Morin & Frere 7-EST, RUE SAINTE-CATHERINE UNE ASSEMBLEE DE LA M.B.A.LES JOUTES DE DETAIL POUR LES CLASSES “B” ET “C” AURONT LIEU LES 10 ET 11 AVRIL AUX SALLES DU WINDSOR.Le bureau exécutif de la Montréal Bowling Association a tenu une assemblée hier soir, au club-house de la M.A.A.A., rue Peel, alors r ue les dates ont été choisies pour les joutes de détail entre les gagnants des sections Est et Ouest des classes “B” et “C”.Le J.A.Gauthier et le M.A.A.A.se renconlreront le 10 avril, aux allées du Windsor, pour décider du championnat de la classe "B”, tandis que le National et le M.A.A.A.probablement joueront le lendemain soir sur les mêmes allées pour les honneurs de la classe “C”.Les officiers pour ces parties seront nommés par le président Blondeau.Il y aura une autre réunion de la M.B.A.lundi soir prochain, à la M.A.A, A., alors que l’on s’occupera de la saison des petites quilles.Tous les clubs voudront bien en-vover deux délégués à cette assemblée.BELGIQUE contre! ûer, Jim Wakely, laie Bearer ont Dell 4 en 5 reprises; contre Pen-1 al1^' couru, nock, 2 en 4 reprises; contre Cado-’ feme course.— 1 nulle et 1-16:— fc 4 en 4 reprises.' I3rücileyj 11»)« Murphy, i 4 à 5, 1 à 4.LES BRAVES BATTUS ! 2.Jack O’Dowd.105.Grump, 2 à „ ! 5.Dothan, Ala., 30.— Le jeu au ba-1 3.p0lrome, 109, McTaggart.ton des joueurs du New-York a don- Temps: 1.45 3-5 (Nouveau rené la victoire aux Yankees hier COnl) — Hubbub a aussi couru, après-midi contre les Boston Braves j Dème course.— 1 mille et 70 v*r- par un résultat final de 7 à 5.Trois coups de circuit furent faits au cours de cette partie.Résultat détaillé: BOSTON.Ab.R.H.Po.A.E.BENNY LEONARD EST MALADE New-Y’ork, 30.— La rencontre entre Freddie Welsh et Bennie Leonard.qui devait avoir lieu le 4 avril, vient d’être remise indéfiniment, car Leonard est retenu chez lui par une mauvaise grippe, et il lui sera impossible de tenir son engagement.Cette rencontre sera remplacée par un combat de dix rondes entre Fred Fulton et Garl Morris.ges:- Maranville, ss.Evers, 2b.3 xFitzpatrick .(I Bailey, rf.4 S.Magee, If.3 Konetchy, 1b.4 Smith, 3b.3 Kelley, cf.4 Tragessor, c.3 xxWilhoit .1 Tyler, p.1 Rudolph, p.1 xxxiChapelle .1 Barnes, p.0 xxxxMassey .1 1.Y’ork Lad, 113, Cooper, 1 à 1, 3 à 1, 7 à 5.2.Rey Oakwood, 113, Hopkins, 2 à 1, au pair.3.Rose Juliette, 100, Grump.1 { Temps: 1.44 3-5.— Helen James.1 Hanidmar, Manioc, Kris Kingle, 0 Smuggler, Milton Campbell ont àus-0 \ si couru.0 ] Génie course.— 1 mille et 70 cer- 01 ges:—• 0! 1.Miss Waters, 107, Merrimee, 4 à 1, 7 à 5, 3 à 5.2.Jefcott.8 à 1, 4 à 1.3.Chas.McFerran, 110, McTaggart, 1 à 5.Temps: 1.44 4-5 Totaux.6 24 13 3 Gilhoolev, rf High, If.Maisel, 2b.Pipp, tb.Baker, 3b.L.Magee, cf.32 ô New-York.Ab.R.H.Po.A.3 1 1 1 0 .4 1 2 3 1 .31 011 .4 1 290 .4 3 2 2 6 .4 0 3 111 E.ST-PIERRE AUX LIENS Le club de crosse St-Pierre in vite tes clubs suivants : Ste-Anne, Vaudreuil, Painte-G aire, Dorval, Social, SteAlaric et tout autre club à 8e rendre à rassemblée, dimanche 1er avril, à la salle de l’hôtel de ville de St-P> rre à 2 heures précises, pour compléter la réorga nisation de la ligue ber.CHARLIE WHITE EUT L’AVANTAGE New-York, 30.— Charlie White, de Chicago, a eu un léger avantage sur Frankie Callahan, de Brooklyn, dans un combat de dix rondes disputé en cette ville hier soir.White eut le dessus dans cinq rondes, et Callahan dans quatre.L’autre reprise fut également partagée.Les deux rivaux pesaient à peu près le même poids.~ir LA DISTRIBUTION DES SECOURS ELLE NE SERA PAS AFFECTEE PAR LE RETRAIT DES MEMBRES DU CONSEIL D’ADMINISTRA TION.New-York, 20.— Les membres de la Commission de secours aux Bel ges ne croient pas que l’action du président Wilson, qui a fait revenir de Belgique tous les gens qui s’occupaient de la distribution des secours, soient de nature à diminuer l’efficacité de cette mesure charitable.Mile Florence Wardmell, de New-York, qui est à organiser un mouvement charitable par lequel, elle veut donner un repas de plus par jour aux petils enfants belges, disait hier que les sept-huitièmes de l’ouvrage se font en dehors de la Belgique, il n’y a que la distribution qui se fait là-bas.Et il n’y avait que 42 Américains qui s’occupaient de l’oeuvre, et ils étaient là que pour s'assurer que le sprovisions n’allaient pas aux Allemands.Et maintenant que tous les fonctionnaires américains ont été rappelés de Belgique, l’ooeuvre sera continuée par les Hollandais, qui s’en occupaient déjà avec les Américains, et de plus un Américain: M.Gregory restera à la tête du travail de distribution.Jusqu’à date il n’y a eu que 3 pour cent de cargaison qui ont perdues, par la piraterie allemande.Les Teutons nient cependant que ce soit l’oeuvre de sous-marins et disent que ee sont des mines.La commission travaille à négocier un emprunt de $150,000 du gouvernement pour donner plus d’efficacité m; mouvement.Jusqu’à date la France et l’Angleterre ont donné 200,000,-000.En comparaison on trouve que les Américains, n’ont pas assez fait.Le repas supplémentaire que l’on veut donner aux enfants de Belgique consistera en une soupe et un biscuit, que l’on donnera aux 1,250,000 enfants belges.Ce repas coûtera $1.00 par mois pour chaque enfant, et $1,- 250.00 par mois en tout.On organise une campagnie active dans les différents Etats.Les jjlus populeux s’engagent même â nourrir toute une province, tels celui de New-York qui mira soin des enfants de la province de Liège, soit 200,000, celui de la Pennsylvanie nourrira les 190.000 enfants de la province d’Anvers.Edmonton, 30 — M.E.Michener, chef de l’opposition, a provoqué une sensation à la législature hier, en dévoilant un scandale de revirement de fonds.Il s’agit de la vente des obligations de la compagnie Canadian Northern Western Railway, sur le marché de Londres; le trésorier de la province avait déjà déclaré que la vente s’était effectuée à 89%, tandis que la compagnie Legard Frères, de Londres, les acquéreurs,avait acheté les obligations à 91 Va: ce qui laisse un écart de $115,000, et entrai ne la perte de plusieurs milliers de dollars, déboursés en intérêt.C’est la chose que M.Michener veut éclaircir.En conséquence il a donné avis d'une motion qu'il proposera lundi prochain, demandant, auprès du ministère des chemins de fer de la province, une enquête royale pour rechercher les causes de cette “fuite”.Le premier ministre a répondu que les accusations de M.Michener ne condamnent point le gouvernement, mais bien les compagnies fidéicommissaires qui s’occupent de la transaction de ses obligations et de ses valeurs.D’ailleurs, l’écart signalé n’est que raisonnable, puisque les négociations des valeurs des compagnies provinciales sur le marché européen entraînent toujours des pertes.La compagnie Legard s’est portée acquéreuse des obligations de la C.-N.-YV.-R.à 89% pour les revendre au public à 93.La province perd ainsi de deux à trois points dans chacune de ses transactions financières.\ r Regardez en avant Ne voyez-vous pas bien des journées, et bien des soirées pendant les douze mois prochains, où un leger pardessus — un pardessus de printemps — serait un vêtement bien commode?Oui, n’68,1'®6 P.38 ne serait-ce pas un pardessus ‘ Fashion-Craft .Allez du moins visiter cette maison.Notre rayon de chemises sur mesures est bien apprécié de nos clients; vous devriez en faire connaissance.miFT Magasins d’habillements MAX.BEAUVAIS, Limitée 229, rue Saint-Jacques Magasin de l’ouest, 463-ouest Sainte-Catherine; magasin de Test, A.A.Roy, 469-est, Sainte-Catherine m Aujourd’hui et demuin MARIE DORO dune -CASTLES FOR TWO” Dimanche Frederick Ferry et Dorothy Bernard dans “Dr.RAMEAU” BARQUE ANGLAISE COULEE SANS AVIS Suivant des __________________ au secrétariat j considérations.PIRATE ALLEMAND DANS LE PACIFIQUE UN VETERAN DU TONKIN DISPARAIT M.Théophile Ayotte, un vétéran de l’armée française et employé à l’hôtel des postes de Montréal depuis 24 ans, est décédé mardi à sa demeure, 700 rue Gilford, après quelques jours de maladie.Il était âgé de 50 ans.M.Ayotte faisait partie du 181e régiment français et prit part à la guerre du Tonkin en 1884, où, pour son courage, il reçut deux médailles.Il avait alors été blessé à la jambe et était resté, infirme.Pendant quelque temps, il a fait partie de la marine française.Par suite d’un accident i) n’a pu rejoindre l’armée en 1914.C'est après la campagne de Chine qûe M.Ayotte vint au Canada commença à travailler comme leur ; bientôt après il fut promu.A sa mort, il était employé aux colis postaux.Sa femme et son frère lui survivent.Ses funérailles ont eu lieu ce matin.Neath été.tor- qui jaugeait 4,690 tonnes, a ete torpillée sans avertissement mardi ma-i:.\ pu sml-est de Pii-si- “A.Charlebois, Racine & Compagnie, limitée”.Avis est donné au public que, on vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la ; province de Québec, des lettres patentes, er date du quinzième jour du mois de mars 1917, constituant en corporation MM.Alyrt Charlebois, ccmm^rçant ; Achille Racine, bourgeois ; Adélard Gravel, courtier ; Jean Charles Delûge, commerçant, et Paul Olivier Coulombe, courtier, de Montréal, dans les buts suivants : Faire le commerce en gros et en détail, do bois, charbon, foin, grain, fruits, légumes, huiles, gazolincs, glace, et de tous produits agricoles, marchandises, comme sûmes et combustibles de quelque nature que ce soit, et d’en faire l’importation et l’exportation , Acquérir sous -aucun titre, louer ou autrement affermer des terrains miniers ou autres, coupe de bois, édifices, entrepôts, biens-fonds en général, des moulins, pou-’ voirs hydrauliques ou autres, machines, outils, patentes, brevets d’inventions et toute-autre chose mobilière pouvant être nécessaire ou utile pour les fins de la compagnie, les payer en tout ou en partie en argent, actions de cette compagnie acquittées en tout ou en partie, debentures ou autres et en disposer par aucun jugée convenable, les; ou autre ment a ffeote i pour toute considération que ce soit ; j Construire, entretenir, améliorer ou eons-! iruire îles bâtisses, entrepôts, machines et j autres choses nécessaires ou utiles aux fins î de la compagnie ; Washington, 30.rapports transmis ““ T'iSlieens- S1',re .p°ur toute valeur jug%s convenable, le d’Etat par le consul Frost a GlJ , Y hypoii.cjm-!-, louer « .town, la barque anglaise v-ih,.- tin, à 28 milles ri* sud-est de net.Le navire se dirigeait de mau- j l’aeti?, assumer le passif et continuer "les ai’ retins au Havre avec une cargaison fajr£s tmt,- personne, société ou corn-Il „ cnnibré en 7 minutes.; pugnie faisant un commerce semblable à.“ 11 a somme ‘celui de cette compagnie, les payer en tout ou en partie en argent, actions de cette compagnie acquittée, en tout ou en partie, debentures ou autres valeurs, et en disposer par aucun titre pour quelque valeur que ce soit ; Exercer le commerce de charretier et toutes opérations de déménagement et de transport ; Agir comme marchands A commission, courtiers ou rcpréscirtants de toute iper-sonne, société ou compagnie exerçant une entreprise commerciale ou industrielk- de sucre.Il a sombré Il ne portait pas de canon et n a pas tenté de résister.Un vaisseau de 1 a-mirauté a recueilli les occupants des chaloupes et tous sont sauvés, il y avait 2 Amèrioains à bord.Le message contient apparemment une contradiction.Il dit que 1 équipage du •sous-marin a pris laine de la "Neath 1 le capi-comme otage, - J y.X .I.I I7X.». AAh»r/iné l “ctil nuirs efforts et de leurs sacrifies que viendra la liberté de la patrie.” COMPAGNIE OES TRAMWAYS OE MONTREAL LES IMPOTS DIRECTS ET INDIRECTS (Suite de la 5âme page.) condaiires (inspections, pénit,en- interet sur debentures L’intérêt pour le semestre, au taux Ha cinq (à) pour cent par année, sera payé la 1er jour d’avril aux porteurs inscrits de débentures de la Compagnie des Tramways de Montréal.Aucun transfert de débentures de la compagnie ne sera enregistré durant les quatorze jours précédant Immédiatement la 1er jour d’avril 1917, et les cessionnaires de toute debenture de ladite compagnie qui pourrait être transférée après le 1er avril !917, auront droit à l’intérêt depuis ladite date seulement.PATRICK DUREE, Secrétaire-trésorier.Mars S, 1917.ciers, etc.).Changerons-nous ce système ?On le dit.On parle un peu partout d’impôt sur le revenu.Ce serait, croyons-nous, une erreur fataic.Cet impôt, ajouté à d’autres qui existent depuis la guerre, déprime- rêter au moment de toucher la vie ioire, car t'avance a été si rapide |rait les énergies d’un peuple qu elle a rompu contact avec as risquerait de les détruire.ITv&ŒWUSæ- p.»i.rtT» pluie et fcs messages ne peuvent 1 pois fédéraux et sur les impôts di-arriver à temps, fl faut s’arrêter devant les tirs $3 barrage que dirige 1 artillerie trauçaise elle-même et c’est avec une sorte de rage et de désespoir que Ton constate l’impossibilité d'aller plus loin.Le délai permet à i ennemi de sc réorganiser et la victoire échappé*.’ ne devait pas revenir.AI.de Poneheville décrit ensuite i hideur de ces nu t: de carnage ; c sang et les appuis il coucha c casemate par les les blessés étendus dans la boue, ies plaintes et entendus.Pour sa part, sur un lit d’obus dan -, un allemande abandonné*.' fuyards.(1 entendait eg loin !e petit 75 aboyer sans trêve comme un chien de garde.Après cinq jours ¦ combat, régiment de relevé.Mais reels et indirects ; mais nous pouvons, dès maintenant, et en terminant, préciser aix autres espèces d’im pots.On distingue «d’abord (Slourm ouvrage cite, p.352), les impôts sur la propriété et sur les objets de consommation.Ces mots s expliquent d’eux tnèn1 s.Toujours au moyen de rôle-, nominators les impôts sur le propriété ‘ frappent les PROVINCE DE QUEBEC, District etc Montréal, dans la Cour de Circuit du District de Montréal, No 4057.— Henri Pepin, épicier, des cité et district de Montréal, demaji-deur, vs Victor Auger, du même lieu, défendeur, et Lactance Auger, ci-devant des cité et district de Montréal et maintenant de lieux inconnus, mis-en-cause.’une, j IL EST ORDONNE au mis-en-cause de comparaître dans le mois.Montréal, 24 mars 1917.(Par ordre) U.BOUVIER, Député-greffier de 13 dite Cour.L.C.MEUNIER, Procureur du demandeur.PROVINCE DE QUEBEC, district de | Montréal, Cour supérieure No 538— |Dame Sophie Deschamps, de la cité et du district de Montréal, veuve de Charles Vinet, en son vivant menuisier du même lieu, demanderesse, vs Dolphis Charbonneau, ci-devant de la cité et du district de Montréal, et mainte liant résidant en lieux in-détenteurs d.’ ricl.esscs effectives, [connus, défendeur.Il est ordonné au de biens au soleil, champs, bois, j défendeur de comparaître dans le prairies, maisons, usines, meubles, reverdi'.».t capitaux.” Nous en trouverons un exemple en étudiant notre' impôt municipal sur la propriété.Les impôts sur les objets de ! consommation “ comprennent les e| droits intérieurs (accise) ou de M.de Ponoheviile est ! douane ” sur diverses marchandi-il a ordre d’ensevelir1 mo petits soldats ‘ un éclat de s morts.11 y a des là depuis l’offensive d’il y a six mois, d'’ de 20 à 25 ans dont métal a tué le rêve.” Le champ de hotai!*’ est devenu un vaste cimetière.Le régiment revient en récitant un Dr Prof midis.Huit jours plus tard, le générai de division demande à l'mmônier de chanter une messe pour les morts.Tous les hommes sont là ainsi qu*: trois généraux.On a placé là un cercueil drapé dans un drapeau et surmonté d’une gerbe de fleurs ses.Huit jours pus tard encore, dans t» restés ! ()n distingue ensuite les impôts n réussie | réels * t les impôts personnels.Les premiers atteignent les choses appartenant à celui qui les acquitte, “ abstraction faite d*: la personnalité, de la situation, de la position du contribuable ’ ; las seconds, au contraire, font entrer en ligne de complu, orennent comme un élément important d’appréciation, cette situation personnelle du contribuable (Neymarck, Vocabulaire d'économie politique, p.214).Distinction vieillot!*;, aujourd hui, car l'impôt pu rem eut personnel n’exisiu mois.T.DEPATIE, député-protonotaire.Montréal, 28 mars 1917.PROVINCE DE QUEBEC, district do Montréal, Cour supérieure No 473.—- Joseph-iLucien-A'übert Duver-ger, gentilhomme, de la cité et du district de Montréal, demandeur, vs Ernest Pagnudo, avocat, de la ville de San-Francisco, dans TEtat de Californie, un des Etats-Unis d’Amérique, défendeur.— Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, dép.-protonotaire.ST-GERMAIN, (JUERjN & RAY-MONT), procureurs du demandeur.Montréal, 27 mars 1917, plus guère, ; , nouvelles municipales du NATIONALISTE sont uniques, Elles sont vraies et spirituelle* ment tournee*.j i VOL.Vin.—No 75 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 30 MARS 1917 7 J>mrVELLES DU MATIN ET DE L’AVANT DERNIERE HEURE LA SUISSE ETJLA PAIX LE PARLEMENT HELVETIQUE DECIDE A UNE FORTE MAJORITE DE NE PAS FAIRE, POUR LE MOMENT, DE PROPOSITIONS EN FAVEUR DE LA CESSATION DES HOSTILITES.Berne, 29, via Londres, 30.— Le parlement suisse a décidé, aujour-d’hui par un vote de 88 à 22, que la Suisse ne fasse pour le moment aucune suggestion en faveur de la qu’on eut entendu les rapports de la • avoir entendu les rappoorts de la ma-majorité et de la minorité d'une commission nommée pour considérer la possibilité d’une proposition de paix par la Suisse.La majorité de la commission s’est prononcé contre une teile attitude pour le moment.La minorité a suggéré: premièrement, que le Budèsrat se déclare prêt à prendre pari à une conférence générale des Etats immé-diatement après la guerre dans le but de créer une organisation internationale pour le règlement pacifique de tous les différends politiques et économiques internationaux ; deuxièmement, que le Budèsrat se déclare prêt, soit seul soit de concert avec d’autres Etats neutres, à offrir ses bons services pour les négociations de paix lorsque les circonstances sembleront le permettre ou encore lorsque ses services seront 9 requis.Les deux rapports ont été discutés, hier, et le parlement s'est d’abord déclaré en faveur du rapport de la majorité amendé de façon à ce que le Budèsrat, le comité exécutif fédéra1 puissent être libres d’agir si les développements futurs rendent la chose désirable.Le groupe de !a minorité n’a pas été satisfait de cette attitude et il a exigé le vote qui a donné le résultat de 88 à 22 en faveur du rapport de la majorité.M.Hoffman, directeur du département politique, en appuyant le rapport de la majorité, a dit que le projet de faire adopter par la Suisse des requête,, (imnandant le rétablissement de la paix a du bon, mais que le mo-menl psychologique pour le rétablissement de la paix n’est pas encore a arrivé.“Cependant, dit M.Hoffman, nous sommes assez optimistes pour déclarer qu'il est d’absolue nécessité de refaire la loi internationale de façon a créer de nouvelles garanties pour rendre impossibles des conflits comme celui dont le monde est actuellement affligé.” GRÈVE GÉNÉRALE EN ESPAGNE USE AGITATION D'UN CARACTERE REVOLUTIONNAIRE S’ETANT MANIFESTEE, ,DES MESURES DE PRECAUTIONS ONT ETE PRISES PAR LE GOUVERNEMENT.Madrid, 29, viâ Paris, 39.— Le comte Romanones, le premier ministre, à une assemblée du cabinet, aujourd’hui, a décrit la situation en Espagne et a annoncé que toutes mesures de précautions requises par les circonstances ont été prises à Madrid.La Maison du peuple a été fermée et tous les centres provinciaux du travail, adhérant à la grève générale, seront aussi fermés.Actuellement, la ville de Madrid els calme et la masse de l’opinion publique approuve l’attitude énergique du gouvernement à cause du caractère révolutionnaire et antipatriotique que prend actuellement cette grève générale.Une dépêche envoyée aux gouverneurs des provinces dit en terminant : “ Si notre situation est difficile, nous ne devons pas oublier que les conditions économiques ici varient moins que dans tous les autres pays.L’attitude des ouvriers cependant, menaçant le pays d’une grève générale sans raison valide, ne peut être excusée par la situation.” WASHINGTON SE PRÉPARE M.WILSON A TENU UNE DER-NTERE CONFERENCE AVEC SES MINISTRES AVANT DE REDIGER LE DISCOURS QU’IL LIRA AU CONGRES AU SUJET DE LA CRISE NATIONALE.LA CONSCRIPTION CHEZ LES POLONAIS L’ENROLEMENT VOLO NT Al RE N’AYANT PAS REUSSI, L’ALLEMAGNE VA AVOIR RECOURS A LA CONTRAINTE.Copenhague, 29, via Londres, 30.& — B semble que la conscription va ” être établie pour l’année polonaise dans le nouveau royaume de Pologne, en remplacement du système d’enrôlement volontaire qui jusqu’ici n’a donné que quelques centaines de recrues.Lors de rétablissement du nouveau royaume, les Austro-Allemands comptaient bien sur un minimum de deux corps d’armée qui devaient être levés dans le nouveau royaume.D’après des dépêches de Varsovie aux journaux allemands, une sorte de congrès national, convoqué par le conseil d’Etat polonais, a adopté une résolution demandant l’organisation de l’année polonaise d’après le même plan de recrutement que la légion polonaise par l’Autriche au début tie la guerre.Comme des membres éminents du conseil d’Etat, y compris M.Lem-ÿ picki, ancien député à la Douma russe, ont appuyé ce plan depuis quelque temps, il est probable que l’on suivra le projet émis dans la résolulion.MORT DU Dr N.E.DIONNE L’ANCIEN CONSERVATEUR DE LA BIBLIOTHEQUE DE LA LE-GISLATURE S’ETEINT CE MATIN.Québec, 30.— Le Dr N.E.Dionne, ancien conservateur de la bibliolhè-que de la législature et historien distingué, est décédé ce matin à sa résidence de la rue CouiIlard_ après une longue maladie.Il était âgé de 09 ans.Né à Québec, le Dr Dionne exerça d'abord sa profession à St-Roch, puis entra dans le journalisme.Il fut pendant plusieurs années directeur du “'Courrier du Canada”, poste qu’il abandonna pour devenir conservateur de la bibliothèque de la législature.Il prit sa retraite il y a quelques années.C'est l’un de nos compatriotes qui ont le plus écrit.Il a laissé une foule d’ouvrages d’un caractère historique et de grand intérêt.Une épouse et plusieurs enfants lui survivent.Ses funérailles auront lieu lundi.LES CAMBRIOLEURS À L’OEUVRE Avant-hier, au cours de la nuit, des cambrioleurs, à l’aide de pièces de fer, défonçaient la porte du magasin de M.Joseph Hénault, 867 rue Mont-Royal-est.Ils en sortirent avec une grande quantité de marchandises valant en tout $600.Le propriétaire du magasin ne s’aperçut de la visite nocturne que le matin suivant.Les détectives ont été avertis, mais les ovleurs sont encore au large.Un autre cambriolage du même genre a été commis hier après-midi chez Mme Monast, 5 rue Anita.Profilant de l’absence de la propriétaire, les voleurs enlevèrent une croisée, saccagèrent la maison et partirent avec différents objets dont plusieurs articles de bijouterie, le tout valant, dit-on, $500.Les détectives informent.UN NOUVEAU FUSIL ROSS ON EN COMMENCERA LA FABRICATION INCESSAMMENT.A LA SAINT- JEAN BAPTISTE LA DEMISSION DE M.SAINT-PIERRE Nous avons annoncé déjà la démission de M.Saint-Pierre, chef du secrétariat de la Société Saint-Jean JBap liste.M.Saint-Pierre avait écrit au président général, M.Morin : Veuillez «nettre devant le conseil ma démission comme chef du secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste.Cette démission prendra effet au 15 avril ou au 1er mai, suivant le désir du conseil.Remerciant beaucoup messieurs les directeurs de la société pour la courtoisie et la bienveillance qu’ils m’ont témoignées, et souhaitant le p’us grand succès possible aux oeuvres c>: la Société Saint-Jean-Baptiste, je vous prie de me croire.Votre bien sincèrement dévoué.M.Morin a répondu : Cher Monsieur, Suivant le désir exprimé dans, votre letlre du 26 mars courant,! j'ai placé devant le conseil de la ! Société Saint-Jean-Baptiste de1 Montréal, à sa séance du même jour, votre démission comme chef de.secrétariat de la Société Saint-Jean-Baiptiste.Le bureau de direction regrette de nerdre en vous un offirfcr compétent dont les services ont toujours été appréciés, surtout dans la tâche difficile d"’ réorganisation de l'administration interne de notre société nationale, mais il apprécie votre ambition d’améliorer votre situation, et il vous souhaite plein succès dans la fondation du la revue à laquelle vous vous pro-j posez de vous consacrer entière-' ment.J | Cetlu décision est donc acceptée pour prendre effet le lcr mai prochain, et permettez-moi de joindre à cette acceptation l’expression personnelle de mon appréciation pour le travail et les services que vous avez rendus à la Société Saint-Jean-Baptiste et l’assurance de mes bons sentiments.M.ET Mme HAZEN SONT MALADES Londres, 30.— M.Hazen, ministre de la Marine, et Mme Hazen, souffrent tous deux d’un mauvais mal de gorge qui sévit à l’état d’épidémie actuellement.Québec, 30.— Sir Charles Ross, propriétaire de l’armurerie de ce nom que le gouverneinent fédéral vient d’exproprier, va établir une nouvelle manufacture pour continuer à fabriquer sa carabine de sport si renommée.Sir Charles vient de faire breveter une nouvelle arme à tir rapide dont il va commencer en même temps la fabrication.A la demande de i’échevin Rockwell, le comité de finances de la ville a délégué le maire, son président et quelques-uns de ses membres, auprès de sir Charles Ross pour lui offrir exemptions de taxes pour 10 ans afin de l’engager à demeurer à Québec —————*- VIEILLARD BLESSÉ pAR UNJRAMWÀŸ Vers les 9 heures moins un quart ce matin, un ouvrier dont on ne connaît ni le nom ni le domicile et âgé d’environ une cinquantaine d'années a été frappé par un tramway à l’angle des rues 'Craig et Hôtel-de-Vil'.e.La victime a été grièvement blessée au crâne.A ITiôpital où elle a été transportée, son état est des plus critiques.BOULANGER^MALPROPRE Un boulanger Juif malpropre, Manes Levine, a été condamné ce matin par le recorder Geoffrion à $25 et aux frais ou 2 mois de prison.UNE APPRÉCIATION ANGLAISE Le Standard de samedi consacrait au livre de Mlle Lamontagne une appréciation fort élogieuse.Il en Joue le charme simple et sans apprêt, la profonde sincérité, la douceur conquérante.Citant, en finale, les vers de la jeune artiste: Je veux, poète, de In plaine, .turc des mots rudes et doux, Chanter la terre canadienne Et ta campagne de chez nous, il conclut: “Elle a admirablement réalisé son dessein — That purpose she has fulfilled to admiration.” Par nos champs el nos rives.est un beau volume de plus de 200 pages, papier de luxe, avec couverture illustrée d’un dessin inédit de Mlle LeMoyne.Il se vend 75 sous, plus 5 sous pour les frais de port, au Devoir, 43, rue Saint-Vincent ; chez Granger Frères, 47.Notre-Dame-ouest, et dans les librairies suivantes : Librairie Notre-Dame, 3/, Notre-Dame-ouest ; Librairie L.-J.-A.Derome, 36, Notre-Dame-ouest ; Librairie Beauchemin, 79, Saint-Jacques; Lange vin et L’Archevêque, 8, Saint-Jacques ; Librairie Saint-Louis, 288, Sainte-Catherine-est : Déom Frères, 257, Sainte-Ca-therinc-est ; .1.-0.Pineault, 280, Ra-cbel-est, à Montréal; Garneau, 47 rue Ruade; Belvédère.35.Chemin Sainte-Foy; J,-P.Gosselin, 283, ru Saint-Joseph, à Québec; Gustave Hardy, Sorel; Alfred Montambault VictoriaviLle; J.-E.Mercier, Fraser ville; Richer et Fils.Bourget, Saint Jean, à St-Hvaeinthe; Serré, Ottawa et Marlier Publishing Co., 21-29 Harrison Ave., Extension, Boston Mass.Washington, 30.— Les dispositions prises en prévision de la venue de M.Wilson au Congrès, la semaine prochaine, et des décisions à prendre pour donner effei à ses recommandations relatives à la crise nationale, ont commencé à prendre leur forme finale, aujourd’hui.D’abord, le président a tenu une dernière conférence avec le cabinet, avant d’entreprendre la rédaction du discours qu’il va prononcer devant la Chambre et le Sénat réunis.Les démocrates de la 'Chambre ont tenu une réunion pour considérer des plans relatifs à l'organisation de la Chambre par leur parti, et un comité de 27 républicains s’est assemblé pour préparer les dernières recommandations relatives à l’organisation de la 'Chambre qu’il va suggérer demain à une assemblée de républicains.Des démocrates du comité des voies et moyens ont étudié des plans qui ont trait au prélèvement de fonds.Le sénateur Chamberlain, président de la commission sénatoriale des affaires militaires, a consenti à la suite de la conférence tenue hier avec le président à propos d’un projet d’entraînement militaire universel, à demander au Sénat la prompte adoption des credits de l’armée bloqués lors de la dernière session, dès que le bill reviendra de la Chambre.Le sénateur a assuré M.Wilson que sans attendre l’approbation du Sépat, il a déjà l’autorité nécessaire pour lever Immédiatement une armée de plus de 700,000 hommes, en augmentant l’armée régulière jusqu’à ses effectifs de guerre, et en mobilisant toute la garde nationale, avec effectifs de guerre.On croit aujourd’hui que le mal fondé des rapports relatifs à des sous-marins aperçus au large de Montauk Pojnt, dans la soirée île lundi, a été établi par la déclaration du ministre Daniels, disant que ces navires étaient en réalité des bateaux à essence affectés à des croisières et revenant du détroit de Long Island, ià la suite de voyages d’e&sai.PIRATES SUR L'ATLANTIQUE UES SOUS-MARINS ALLEMANDS SONT SIGNALES AU LARGE DES ETATS-UNIS.LA DEBACLE LA GLACE NE BOUGE PLUS LA SURFACE RIGIDE DU FLEUVE EN FACE DE MONTREAL RESTE IMMOBILE.—L’EAU, QUI INONDAIT LA VILLE ST-PAUL ET LE VILLAGE TURCOT, SE RETIRE LENTEMENT.Norfolk, Virginie, 30.— Des sous-manns allemands sont dans l’océan Atlantique, d’après des 'rapports faits ici par des navires marchands étrangers.Des avertissements au sujet de la presence de ces sous-marins furent envoyés dès lundi dernier par des navires alliés patrouillanf ta côte.La position d’au moins un des sous-marins -ftait 'mentionn€*e dans l’avertissement, mais les capitaines de navires étrangers qui arrivent ici refusent de la faire connaître.st# > r“ par RENE BAZIN de l’Académie (renceiie.Une tache d’encre 17 (Suilc.) Elle était bien un peu confuse, la petite dame Plumet, île nous recevoir en négligé, sans avoir fini son ménage.Je le vis à sa rougeur, au mouvement instinctif qui fit courir ses doigts sur les frisons en désordre de ses cheveux, j A peine son mari eut-il répondu f qu’elle nous laissa, et s’en alla au fond de la chambre, dans la demi-ombre d’une alcôve encombrée de meubles.Là, elle sc pencha au-dessus d’une chose carrée que je distinguais assez mal d’abord, et qui s'agita sous sa main.^ —Monsieur Mouillard, dit-elle en lèvent les yeux vers moi.Je m’aperçus alors que je l’avais fulvie.—Monsieur Mouillard, c’est mon fils Pierre! Oh! le doux orgueil de ces mots et du sourire qui les accompagna! Du doigt elle écarta un des rideaux.Sous l’étoffe de percale bleue je découvris alors, entre oreiller et draps blancs, deux petits yeux noirs et une mèche Upnde.- Voyez comme il est méchant! reprit-elle, et elle se mit à caresser l’enfant qui s’éveillait.Pendant ce temps, à l’autre bout de la salle, Sylvestre causait avec M.Plumet.—Impossible, disait l’encadreur, nous sommes dépassés par la besogne, j’ai vingt commandes qui attendent.—C’est un service d’ami que je vous demande.Je voudrais pouvoir vous obliger, monsieur Lampron, mais je vous promettrais, que je ne tiendrais pas ma promesse.—C’est dommage! tout était arrangé.Le dessin devait être exposé avec mes deux gravures.Mon pauvre Fabien, je te ménageais une surprise.Tiens, viens voir! J’accourus.Sylvestre ouvrit le carton.-Reconnais-tu?Ciel, si j'ai reconnu! M.Charnot de dos, Jeanne de profil, très ressemblante, un coin de forêt, l’ombrelle à terre, la canne piquée dans l'herbe: un tableau de genre d’une finesse et d’une vérité parfaites.—Quand as-tu fait cela?—Cette nuit.—Et tu veux l’exposer?—Au Salon.Mais le Salon, Sylvestre,.on ne reçoit plus rien.Il y a longtemps quo le 15 mars est passé.—Précisément, j’ai eu un mal fou, j'ai intrigué toute la matinée.Pour un tableau, je n’aurais jamais réussi, mais un dessin, vingt centimètres sur trente, c’est si petit!.—Corruption de fonctionnaires, alors?—Avec substitution prohibée : j’avais justement pendu là-bas, entre deux gravures, un sous-bois au HALTE-LA ! ’^PATRIOTE” Les éditeurs de Halte-là ! "Patriote sont a remplir les commandes qu’on avait dù laisser de côté, à raison de l’insuffisance du premier tirage.On retrouve maintenant l’on, vrage dans les principales librairies de Montréal, de Québec et d’Ottawa.J*e titre complet du livre, qui en indique aussi la portée, est celui-ci: Halle-là! "Patriote”.— Que penser de notre école politico-théolo-gigue ?de l’impérialisme qu’elle professe?du nationalisme qu’elle censure?C’est un volume de 230 pages, publié au Progrès du Golfe de Rimouski, “à la demande et sous les soins de J.-B.Prince.M.D., président de la Ligue patriotique des Intérêts canadiens”.S€ vend 50 sous l’exemplaire (60 sous par la poste); $5 la douzaine, frais de port en sus, aux bu-reaux du Progrès du Golfe, du Devoir et dans les principales librai-nés.crayon assez semblable à celui-ci; on décroche l’un, on accroche l’autre.enfin, tout un petit mystère d’iniquité dont je suis honteux encore.Je risquais cela pour toi, j’espérais qu’elle viendrait, qu’elle se reconnaîtrait.—Mais certainement, elle se reconnaîtra, elle comprendra; comment veux-tu qu’elle ne devine pas?Sylvestre, que je te remercie 1 Je sautai au cou de mon ami Sylvestre, lui demandant pardon de mes sottes récriminations.Il était un peu attendri, lui aus-I si, un peu troublé du plaisir que sa'surprise me causait.I —Voyez, Plumet, dit-il à l’enca-i dreur, qui avait approché le dessin de la fenêtre, et le considérait en ; homme du métier, voilà un jeune ! homme encore plus intéressé que J moi dans l'affaire, un aspirant au ! mariage auquel vous pouviez être ; très utile.Si vous n’encadrez nas Ile dessin, toute sa joie va disparal-I tre.Le maître encadreur branla la tête.—Voyons, Antoine! dit une petite voix câline; et madame Plumet quitta le berceau pour se porter à notre secours.Je jugeai tout de suite la partie ! gpgnée.M.Plumet répéta bien, en La mare d’eau qui s’étend sur le fleuve du pied de la rue McGill au pont Victoria, est inerte ce matin Tout autour, les montagnes russes qui s’y hérissent semblent être solides sur leurs bases.La surface rigide de la rivière vis-à-vis l’île Sainte-Hélène et un ^eu au delà n’est pas non plus crevee, comme la chose se produit chaque aimée en même temps qu'aux abords du pont Victoria.La fonte des glaces est plutôt lente vis-à-vis les quais.Les débordements de certaines petites rivières de l’ile, les retards dans l’écoulement des eaux continuent cependant d’inonder divers quartiers tant à l’est qu’à l’ouest de Montréal.La crue de ces eaux se mêle môme de donner aux endroits submergés un cachet exotique.Ainsi cette procession d’enterrement qui se rend par eau à l’église, le cercueil posé sur les banquettes d’une chaloupe en tête, n’evoque-t-ii pas tel décor vénitien?Et cette scène se déroula hier à la côte Saint-Paul où un batelier dut porter à l’église Stc-Clotildc, angle des rues St-Paul et Notre-Dame, les restes de Calixte Gravel, domicilié de son vivant au No 18, rue Victor Hugo, dans une embarcation drapée de noir.L’espace qui s’étend iH.Montréal-Ouest à l’est de la rue De Cour-celles, se dérobe sous l’eau.Les citoyens de cet endroit ne peuvent entrer en relations avec le monte extérieur que grâce aux chaloupes que le parc Lafontaine et le département des incendies, leur ont confiées.Inutile de dire que les caves y sont inondées jusqu’aux solives.Hier soir, rien ne laissait présager une baisse de ces eaux.Au contraire, la petite rivière Saint-Pierre ne pouvant contenir le volume d’eau qui s’y entassait, a débordé et fait sauter en éclats la couverture artificielle qui la recouvrait, de la rue De Courcelles à la rue St-Rémi.Les nouvelles de ce midi sont plus rassurantes.Les eaux qui circulaient dans les nies de Verdun par exemple, sont entrées dans l’ordre qui consiste pour elles en bouches d’égouts et le trafic des tramways s’améliore tout à fait.La ville St-Paul et le village Turcot sont reposés des dégâts causés par la petite rivière St-Pierre qui ne déborde plus.L’eau a considérablement baissé, cependant que les camions-automobiles font encore le service des tramways, à titre d’autobits, dans la ville St-Paul.On ne relève aucun accident.A la Longue-Pointe.Maisonneuve et Lachine, les conditions sont normales.La glace résiste entre St-Lambert et Laprairie, où l’eau a monté d’un pied sans provoquer d’inondation.Elle a baissé au contraire à Châteauguay.Nous ne pouvons dire la même chose de Berthierville et de Valley-field, où l’eau est cause d’embarras et de dommages.—*- PILLEENPLEINE RUE Sans le sou et un peu ennuyé d’être gueux, un nommé Frank Ca-nalla a sauté, hier soir, sur Pierre Thibault qui allait son petit train-train, rue Craig.Après s’en être rendu maître, il s’empara de sa montre et de sa chaîne en or valant $25,.puis vida sa bourse qui contenait dix dollars.L’apache continua son chemin avec les objets volés, mais les cris de l’autre attirèrent' les agents de police qui partirent à la suite du voleur et l’arrêtèrent.Il n’avait pas encore eu le temps do se servir de son argent ni de sa montre, car on les lui enleva avant de Pcncelluler.Les docteurs restent stupéfiés devant la puissance qu’aBon-Opto de rendre forts les yeux faibles—Opinion du Dr Lewis Bon-Opto renforce la vue de SO pour cent dans l’espace d’une semaine, en bien des cas.C’est ce qui est garanti Ordonnance gratuite que vous pouvez faire remplir et dont vous pouvez faire usage chez voua Philadelphie, Pa.Les personnes qui souffrent d’une vue faible ou tendue, celles qui portent des verres, seront heureuses de savoir que d’après le Dr Lewis il y a espoir d’un soulagement réel pour elles.Nombreux, parmi ceux dont la vue baisse, sont ceux qui disent que la vue leur a été rendue par cette ordonnance remarquable; nombreux aussi sont ceux qui jadis portaient des verres et qui déclarent qu’il les ont Jetés.Après avoir pris Bon-Opto, un homme dit : “J’étais presque aveugle.Je n’étais pas du tout ca- Î*able d’y voir assez pour lire.Maintenant e peu^ lire n’importe quoi sans mes verres, et mes yeux ne inc font plus mal.La nuit j’y éprouvais des douleurs terribles.Maintenant je me sens bien continuellement.Ce fut pour moi comme un miracle.” Une dame qui en a fait usage dit : “Que j’aie mes verres ou non, l’atmosphère me paraissait brumeuse, mais, après avoir pris cette prescription pendant quinze jours, tout me paraît clair.Je puis lire sans verres même ce qui est imprimé en petits caractères.” Une autre qui s’en est servie dit : “J’étais incommodée d’une tension de la vue causée par un surcroît de travail et une fatigue de la vue et cela m’occasionnait de fort méchants maux de tête.J'ai porté, Ijendant plusieurs années, des verres pour a distance ainsi que pour le travail, et sans eux je ne pouvais lire mon propre nom sur une enveloppe non plus q^ie les caractères imprimés par le dactylographe devant moi.Je puis maintenant lire I’un et l'autre et ai mis de côté entièrement les verres que j’employais pour y voir de loin.Je puis maintenant compter les feuilles qui tremblent sur les arbres de l’autre coté de la rue, alors que pendant des années ccs arbres ne me paraissaient que comme une tache indistincte de verdure.Je ne saurais exprimer la joie que cela m’a fait.” On croit que des milliers de personnes qui portent des verres pourront désormais les mettre de côté dans un espace de temps raisonnable, et des multitudes d’autres seront capables de renforcer leur vue de manière à s’épargner l’ennui et la dépense de se procurer un jour des verres.Des dérangements de l’oeil de diverses catégories peuvent retirer un soulagement extraordinaire de l’emploi de cette prescription.Allez dans n’importe quel magasin de drogues qui fait affaires, et procurez-vous un flacon de tablettes “Bon-Opto”.Jetez une de ces tablettes dans le quart d’un verre d’eeu et laissez l'y se dissoudre avec ce liquide, baignez vos yeux de deux à quatre fois par jour.Vous devriez remarquer un éclaircissement de la vue dès le début, et l’inflammation ainsi que la rougeur disparaîtront rapidement.Si votre vue ne vous cause que peu d’ennui, c'est votre devoir de prendre les mesures voulues pour la sauver dès maintenant et avant qu’il ne soit trop tard.Que de personnes, nwugles à tous jamais, qui auraient conservé la vue si clics avaient à temps pris soin de leurs yeux.Remarque: Un autre médecin éminent, à qui l’on avait soumis l’article ci-dessus, dit ceci: “Oui, l'ordonnance Bon-Opto est réellement un romède merveilleux pour les yeux.Les ingrédients qui le composent sont bien connus des oculistes, et ceux-ci les prescrivent énormément.Je l’ai employé moi-même sur certains de mes clients dont les yeux étaient fatigués par un surcroît cio travail ou par des verres mal assortie.Je suie à même de le recommander très fort pour les cas de faiblesse, épanchement kerymatoire, peine, douleur cuisante, démangeaison, sensation do brûlure dans les yeux; à ceux qui ont les paupières rouges, la vue trouble, ou qui souffrent d'une inflammation des yeux résultant de l’exposition A la fumée, au soleil, à la poussière ou au vent.C’est Tune des bien rares préparations que je suis d’avis qu'il faudrait garder sous la main, pour usage habituel, dans presque toutes les familles.” Bon-Opto, dont il est question ci-dessus, n’est pas un remède breveté non plus qu’une médecine secréte.C’est une préparation morale, dont la formule est imprimée sur le paquet.Les fabricants garantissent que Bon-Opto renforcera de AO pour cent la vue, dans l’espace d’une semaine en plusieurs cas, ou bien qu’ils rendront l'argent.On peut se le procurer de n’importe quoi bon droguiste et il est vendu dans cette ville par tous les principaux droguistes.Les chapeaux BÜRSALINO 'o, SONT ARRIVES r rV a ¦^SSANB*^ ( ITALIA) WA RCA DEPOS1TATA MADE IN ITALY Plusieurs STYLES NOUVEAUX avec combinaisons de rubans très appropriés aux couleurs nouvelles, leurs donnent un cachet tout à fait exclusif.R.& A.Masse 255- est, Ste-Catherine EH 471 47J RUE STE-CATHERINE ER 25,000 registres Pathé en mains.Tous le meilleur choix du célèbre répertoire Pallié.Tous ces disques sont à double face et inusables.Cette illustration représente le Pathé-phone à $,‘{,1.00 jouant tous les disques.Autres modèles de $21 jusqu’à $300 PROVINCE DE QllEREC, district de Mont-rénl, Cour de Circuit No 16761—J.K.Forest, épicier des cité et district de Montréal, demandeur, vs.Oscar Boucher, du même lieu, défendeur, Le 7me jour d’avril 1017 à 10 heures de l’avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 603 Avenue I^aval, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur, saisis en cette cause, consistant en articles de ménage.Conditions: argent comptant.G.A.NORMAN-D1N, H.C.S.Montréal, 29 mars 1917.CAMPAGNE CONJOINTE du Fonds Patriotique et do la Croix Rouge Ganadiens Les paiements étant actuellement exigibles, les souscripteurs sont requis d’envoyer leurs chèques en acomptes de leurs souscriptions à la Banque de Montréal, rue Saint-Jacques, laquelle recevra tous les versements et en accusera réception.Les chèques devraient être faits payables à l’ordre de John W.Ross, trésorier honoraire.JOHN W.ROSS.303, édifice Drummond.Trésorier honoraire.Rue Sainte-Catherine ouest torturant sa barbiche, que c’était I impossible, elle assura le contrai- j re; il fit mine de rentrer à l’atelier, | elle le retint par la manche, et le fit rire et consentir en s’écriant: —Antoine, M.Mouillard nous a mariés, tu peux bien lui rendre la pareille! J’étais ravi.Pourtant, un doute me prit: —Sylvestre, dis-je à Lampron, qui déjà tournait le bouton île la porte, crois-tu qu’elle viendra?—Dame! je l’espère, mais je n’en réponds pas.Pour être sûr, il faudrait lui faire dire: Mademoiselle Jeanne, votre portrait est au Salon! Si tu connais quelqu’un qui sc charge de porter ce message rue de l’Université.—Non, hélas! —Alors viens-t’en, et fie-toi, à ta bonne étoile.- Rue de rUniversité, vous dites?interrompit la petite dame Plumet qui prenait décidément te plus vif intérêt à ma cause.—Oui, pourquoi?—C’est que j’ai une amie.dans le quartier, et peut-être,.Je me risquai à lui donner, sous le sceau du secret, le numéro et le nom.Eh bien m'en prit.En trois minutes elle eut combiné un plan : justement l’amie habi- tait dans le voisinage de l’hôtel de la rue de l’Université,.une concierge,.une personne d’âge et très sûre,.par elle on pourrait peut-être avertir mademoiselle Jeanne que son portrait ou quelque chose d’approchant figurerait au Salon., discrètement, cela va sans dire, et ‘‘sans avoir l’air de rien".La brave et intelligente petite femme! Ai-je eu de l’esprit de lui rendre serviceI Je ne supposais pas qu’elle dût m'eu récompenser un jour* Et me voilà payé, capital et intérêts.Cependant j’hésitais encore.Elle emporta mon consentement.-—Non, non, dit-elle, laissez-moi faire: je vous promets qu’elle sera prévenue, monsieur Mouillard, et que le dessin sera encadré, monsieur Lampron.Elle nous reconduisit jusqu’à la première marche de l’cscalkr, la petite dame Plumet, contente d'avoir gagné une aussi belle partie sur M.Plumet, et d’avoir été trouvée si fine, et d’être employée dans un complot où il y a de l’aniour.Dans la rue, Lampron me serra la main.—Va, va, mon ami, les gens heureux vont seuls: c’est un besoin du coeur.Dans quatre jours, if midi, j’irai te prendre, et nous ferons ?.semble notre première visite au î ion.Oui, j’étais heureux 1 Je march, vite, ne regardant rien, les ye1 perdus dans ma pensée, écouta dans mon coeur une musique dr ne.Il me semblait que je port: une auréole.J’en étais gêné, c | il y a de l’insolence à crier s ! les toits : “Regardez-hien, c’est im j j’ai Pâme en fête, Jeanne va m’i | mer!” En vérité, j’étais à moil fou.Auprès du bassin du Luxe: bourg, devant le vieux palais i s'assemble le Sénat,, voici deux pe tes filles qui jouent.L’une pous; l’autre tombe: ‘‘Vilaine Jeanne, c: elle vilaine!” Je cours, je relève petite, et, sous les yeux de la bo ne stupéfaite, je l’embrasse en ?saut: —Non.mademoiselle, c’est la pl charmante fille du mondeI Et M.Legrand! Quand je son à ma conversation avec M.L grand, je rougis encore.(À suivre) O journal est Imprime nu No 43 rua Snlnt-Vinrent, A Montn.nl.par ITMPIUMlU UIF.POPULAIRE (A renponiabtllté limitée).¦T.N.Chevrier, gérant général.*¦ 1 \ 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 30 MARS 1B1Ï VOL.Vin.— No 7J NOUVELLE ARME POUR LA PERSÉCUTION CONSERVATEURS ET LIBERAUX DE L’ONTARIO VOTENT EN BLOC LA NOUVELLE LOI PYNE, AUTORISANT LE GOUVERNEMENT A REMPLACER LES COMMISSIONS SCOLAIRES EN CAS DE VIOLATION DU REGLEMENT 17 — CINQ DEPUTES CANADIENS-FRANÇAIS S’OPPOSENT A LA NOUVELLE MESURE.Toronto, 30.—-iLe projet det loi Pync, autorisant la création d’une commission scolaire gouvernementale, en remplacement de la commission élue si celle-ci viole les lois scolaires, a été adopté en deuxième lecture, à une heure, ee matin.Un amendement de M.Mageau, député de Sturgeon Kalis, demandant le renvoi à six mois, a été défait par cinquante voix contre cinq, les libéraux votant tous y compris M.Rowell, avec le gou-\crnement.MM.Mageau, Pinard, Racine, Du-cliarme et Evanturel votèrent en faveur de i’amendement ut contre l.i deuxièm lecture.M More], de Ni-pissing.absent de la Chambre depuis quelques, jours, n’a pas eu à se prononcer.Ue premier ministre a déclare avoir l’opinion légale d*' hautes autorités en faveur de la conslitutio-nalité de la nouvelle ioi Pyne.M, Rowell a habilement rejeté toute responsabilité rit sujet de la légalité de la loi sur le ministèie et a dit regretter que ses partisans de langue française ne crussent pas devoir le suivre sur ce terrain, iis ont sans doute aussi des comoils légaux, et c’est matière à interprétation.La substance des discours des députés canadiens-français a été une prière d" retirer cette loi d'exception en vue des circonstances et de la bonne volonté de leurs concitoyens du langue «française.Les députés ministériels ont déclarée que le règlement dix-sept est loi de la majorité et que la loi doit être observée.Comme elle est violée à Ottawa, disent-ils, il faut faire respecter la loi.M.Hearst dit qu'il espère que jamais cet'*' loi ne devra être invoquée, car il désire la paix et la concorde, mais j| a le iprême devoir de veiller à ce que tous les enfants de la province reçoivent une instruction convenable en anglais, LA LUTTE A CESSE EN PICARDIE LA RETRAITE ALLEMANDE A PRIS FIN ET LE CALME REGNE DE LA SOMME A L’AISNE.» Paris, 30.— Le combat engagé sur le front français depuis le commencement de la retraite allemande.est maintenant terminé.‘¦De la Somme à l’Aisne, la nuit a été calme le long des avant-postes, dit le communiqué officiel d’aujourd'hui.Il n’y a pas eu d inei-1 dent important sur les autres points I du front à l’exception de rencontres de patrouilles et de vifs combats de grenades, dans le secteur des Maisons de Champagne.” RIEN D’IMPORTANT, DIT BERLIN Berlin, 29.via Sayville, 30.— ‘A cause cie la pluie sur le front occidental et du dégel sur le front oriental.il n’y a pas eu d’événements importants.dit un communiqué officiel, publié cette nuit.Il n’y a pas eu non plus de développements en Macédoine.LE REÇUT.FUT VOULU, DIT HOLLWEG Londres, 30.— Une dépêche d’Amsterdam à l’agence Reuter aioute ce qui suit à la version du discours du chancelier allemand transmise par le télégraphe: “Quant à la situation militaire, j’ai peu de chose à ajouter aux rapports de l’armée.Sur le front oriental.il ne faut pas songer à des opérations sur une grande échelle, à présent, vu que la saison des chemins impraticables les rend impossibles.Sur le front occidental, notre recul s’effectue conformément aux plans et nous assure tous les jours mie plus grande liberté de mouvements.Les troupes et leurs habiles chefs méritent la reconnaissance de tout le peuple.POILUS ET BOCHES EN CONTACT ETROIT Avec les armées françaises, 29.par voie de Paris, 30.La proges-sion des Français s’est continuée méthodiquement aujourd’hui dans le voisinage de Coucy-le-Château qu’ils occupent solidement.La cavalerie et l’infanterie se tiennent toutes deux en très étroit contact avec les Allemands et les forcent à hâter leur retraite.A en juger par la puissance des ouvrages de défense de l’ennemi, il est évident qu’il avait projeté d’opposer une plus longue résistance.Le château de Coney, construit au 13e siècle, par Enguerrand JH, n’est qu’un monceau de pierres, et les Allemands l’ont fait sauter à l’approche des Français, qui ont capturé ics ruines mardi dernier.La raison qui a poussé les Teutons à démolir cette relique du passé est un mystère, car le château était sans valeur dans une guerre moderne.Tout le voisinage a été ravagé.LES ANGLAIS PRENNENT UNE VILLE Londres, 30, — Le correspondant de l’agence Reuter au quartier général anglais, mande que les Anglais ont capturé la ville de Ruvaukourt, a environ 8 milles à Test de Bapau-me.L’OEUVRE DE LA PIRATERIE PLI S D'UN MILLION DE CALES ONT ETE DETRUITES AU COURS DE 30 MOIS DE GUERRE.New-York, 30.— La Presse Associée déclare: au cours de 2 mois d’opérations sous-marines à outrance, l’Allemagne a détruit des cales représentant plus d’un million de tonnes, soit plus d’un cinquième des navires déjà coulés au cours de 30 mois de guerre, suivant des chiffres publiés aujourd’hui.Depuis le début de la guerre, la destruction des vaisseaux de l’Entente et des neutres a affecté en tout environ ô,f)U0,00() de tonnes.Cela indique que, dans le mois actuel, on sait qu’au moins 27 navires de plus de 5.000 tonnes ont coulé, 2 navires américains compris.LÉS NAVIRES ANGLAIS COULES Londres, 30.— M.MacNamara, secrétaire-financier de l’Amirauté, a donné aujourd'hui des chiffres, à la Chambre des Communes, au sujet des navires anglais coulés par des sous-marins ou des mines dans les 18 premiers jours de décembre, janvier, février et mars.Voici ces chiffres: décembre, 30; janvier, 26; février, 66, mars, 55.CAPITULATION DES CUBAINS La Havane, 30.— Virtuellement tous les soldats et les civils qui com posaient les rebelles de Rigoborto Fernandez, dans la province d’O riente, 500 ou 600 personnes, se sont rendus au colonel Varona, à Guantanamo.de bonne heure, aujourd’hui.En capitulant, les rebelles ont livré 30,00(1 cartouches, 20,000 projectiles pour mitrailleuses et 16 bombes.Fernandez est libre.M.J.-U.EMARD EST DÉCÉDÉ CET ANCIEN ECHEV1N DE MONTREAL SUCCOMBE .1 UNE ATT A QUE DE PARALYSIE.M.J.U.Emard, avocat et ancien eehevin de.Montréal, vient de succomber à une attaque de paralysie dont il souffrait depuis quelques jours seulement.M.Emard est décédé à sa résidence, rue Edgehill, ce matin.Joseph-Ulric Emard était fils de Médard Emard et de Mathilde Beau-din ; il était né à Saint-Constant le !7 mars 1855 ; il avait reçu son édu- cation à l’école de Saint rigée par son père, et privée dirigée par M.neuve.Il avait épousé fubert, di-à une école l’abbé Ville-Mlic Exilda avait obtenu droit avec l’université créé conseil était à la tête OU PRENDRE L’ARGENT ?L'EXPERTISE DE L'ADMINISTRATION ET LES FINANCES DE LA VILLE — ETAT FINANCIER DE LA MONTREAL LIGHT, HEAT Si POWER — POUR FAIRE RENDRE GORGE AUX EXPLOITEURS — DIVERS.[e temps qu’il fera B«au et un peu plus doux MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum .35 Même date l’an dernier .55 Aujourd’hui minimum .2.» Même date l’an dernier .34 BAROMETRE 8 heure* a.ni., 29.72; 11 heure» a.m, 29.73; t heure p.m., 20.73 DEMAIN, SAMEDI 31 MARS 1917 Sainte-Cornéiie, martyre Lever du arleil.5.45 Courber du soleil.6.26 Lever de la lune.11.42 Courber de la lune .2.33 Pleine lune, le 7 avril, à 8 heure» 65 minute» du matin.Stuart, à Montrés le titre de licencie grande distinction, Lavai, en 1881 ; il du roi en 1903, et du bureau légal Emard et Emard.!1 avait toujours pratiqué sa profession à Montréal et il était un des membres éminents du Barreau.Il avait été maire de Ville-Emard et président de la Saint-.Iean-Raptiste, section Saint-Vincent de Paul, 188b En 1903, il avait été l’un des fondateurs du club Jacques-Cartier ; élu président du club Saint-Denis, en 1906 ; directeur de plusieurs compagnies d’immeubles et d’autres du même genre, président de la Pontiac and Abitibi Gold Mines Co.AL Emard avait aussi été échevin de Montréal, représentant le quartier Emard, après son annexion a Montréal, puis candiddt du comité des ] citoyens au bureau des commissai-, res.j Outre sa femme, le défunt laisse I plusieurs enfants, MM.Arthur et Paul, actuellement en France, le I premier avec l’hôpital statiqnnaire | Ni) 1.et l’autre avec le G9e régiment, Charles, avocat, et Ulric, Aimes Au-jbry.Pigeon.Bonneau et Ailles Ga-brielle et Blanche.Le défunt était le frère de S.G.j Mgr Emard, évêque de Valleyfield.Commissaires et échevins sont en faveur d’une expertise de l’administration municipale.Mais ce n’est pas tout de vouloir faire “un grand ménage”; il faut aussi pouvoir défrayer les dépenses qu’il nécessitera.Or, la ville, dans les circonstances actuellement, ne peut pas même dépenser un sou.C’est du moins ce qu’a déclaré ce matin le vérificateur des finances de la ville.“Je ne veux pas que l’on croie que c’est un parti pris, a fait remarquer M, Pelletier aux commissaires.Mais je ne sais pas où nous allons prendre l’argent pour faire faire cette expertise.Nous n’en aurons pas même assez pour rencontrer nos obligations.Je ne sais vraiment pas comment nous allons faire pour passer à travers cette nouvelle impasse.” Le maire déclare que la ville n’a nullement besoin d’experts du dehors pour remettre l’administration sur pied; le bureau des commissaires et les chefs de départements pourraient très bien faire l’affaire.“Pourquoi ne pas demander au peuple, a-t-it dit, s'il est en faveur d’une administration par cinq commissions?Nous allons avoir un ic-ferendum en septembre.Qu’est-ce qui nous empêche de jeter les bases d’une nouvelle administration et de lui demander si elle a son approbation.?" La situation est très difficile ; aussi nos administrateurs ont-ils cru plus sage d’attendre à plus tard pour prendre une décision.NULLEMENT NECESSAIR E AI.Villeneuve a soumis à ses collègues un état financier de la Alont-rôal Light, Heat and P,ower Company, afin de leur démontrer que cette compagnie n’a aucune raison d’augmenter le prix du gaz.On constate que “pour l’exercice expiré le 30 avril 1917’’.ses recettes brutes seront de $6,877,167.71.Le capital-actions de la compagnie est de $18,700,000, les dividendes payés sur cette somme devant être de $1,-870,940.Le “surplus net pour l’année 1916” a été de $775,518.15.“ Depuis le mois d’avril 1916, ajoute Al.Villeneuve, le capital a etc augmenté de $18,700,(100 à $56,-025,000 par un échange de trois actions pour une au pair, et en payant 4% sur la capitalisation accrue ou \2Ur sur le capital-actions antérieur ’’.Quant aux réserves accumulées, el 's sont de $1,791,583.35.“ Ces chiffres, conclut AI.Ville-neuve, démontrent dune manière concluante qu’il n’est nullement nécessaire d’augmenter le prix du gaz fourni aux citoyens, et depuis que res chiffres ont été publiés', ia compagnie a déclaré que ses profits avaient encore augmenté.“ Je “iris aussi informé que la compagnie a des réserves ce charbon pour deux ans.mais je ne sais pas si cela est vrai ou non.” PROFITS EXORBITANTS A la suite d'une cnquê'.e faite chez les marchands de charbon par un fonctionnaire de la ville, le bureau des commissaires déclare que “ les marchands qui Jont plus de $2.00 sur une tonne de charbon obtiennent des profits exorbitants ” el Qcnandc au ministre au Travail de bien vouloir faire cessea-cette exploitation.—AI.Foster, répondant aux commissaires rolativ ment à ! envoi du charbon de la Dominion Coal Co.aitp Etats-Unis, dit en substance à ces derniers : “ Tâchez de nous fournir des navires et Alont-réal aura du charbon.” —AI.Villeneuve fait adopter par ses collègues une résolution priant !e maire “de transmettre au président de la Douma, à Pétrograd, un message félicitant le peuple russe de ia révolution pacifique qui a secoué le joug du despotisme, el qui doit assurer à la Russie une ère de liberté et de prospérité et raffermir la confiance des Alliés dans le conflit actuel.” —Le maire fait remarquer que le leader du conseil n’a pas raison de se plaindre des lenteurs des employés de la ville à enlever la neige dans son quartier, car toutes les rues sont actuellement déblayées.—L’architecte Payette est prié de dire aux commissaires quand la ville pourra prendre possession de la bibliothèque.—On ouvre les soumissions pour la pierre.—A quatre heures cet après-midi, question des pentes douces (huis clos)., —A quatre heures et demie, question de l'augmentation des salaires aux pompiers, policiers et journaliers (bureau du maire).ON CHERCHE àENRÔLER Où acheter demain LES PRÊTRES FRACTION CATHOLIQUE” RAPPORTE QUE LE SERVICE NATIONAL S’EST SERVI D’UNE CARTE QUESTIONNAIRE A LAQUELLE UN JEUNE PRETRE AVAIT REPONDU POUR LTNVITER A S’ENREGIMENTER IMMEDIATEMENT — LES MINISTRES S’ENROLENT: POURQUOI PAS VOUS?— UN AUTRE IMPAIR, DIT LE JOURNAL.Québec, 30.— Sous le titre : “Un autre impair”, [’“Action Catholique” publie hier, dans sa page de rédaction, l’article suivant: “Un jeune prêtre de la région, (de l’Ouest), titulaire d'une charge importante, avait rempli sa carte du Service national aussitôt qu’on lu lui eut remise.Ces jours derniers, il a reçu de l’autorité militaire, un petit mot ainsi rédigé; “Cher Monsieur, “Nous avons reçu votre carte.Vous êtes “PHYSICALLY FIT” pour le service d'outre-mer, et nous ne voyons pas quelles raisons vous pouvez avoir pour ne pas vous enrôler immédiatement.” “Le jeune abbé crut d’abord à une mystification ou à une erreur: mais ayant rencontré, deux jours plus tard, le commandant du district militaire auquel H .appartient, celui-ci lui dit que puisqu'il y avait des ministres d’enrôlés, il ne voyait pas ce qui pourrait l'empêcher d'en faire autant.” Et le journal d’ajouter, en commentaire : “Le premier usage que l'on devait faire des cartes du Service national, il nous semble, aurait dû être de distribuer judicieusement la main-d’oeuvre par tout le pays, afin d’en tirer le meilleur rendement.“Nous comprenons qu’on n’a pas encore eu le temps de faire beaucoup; mais la chose étonnante et décourageante, c’est que si on n'a pas encore trouvé le moyen de tirer quoi que ce soit de pratique de cette entreprise, on a déjà trouvé celui de commettre, ou de laisser commettre des impairs.“Par contre on laisse passer des occasions de montrer que cès cartes ne soul pas un piège, et qu’on ne veut pas leur donner une signification que leur rédaction ne comporte pas.” “Nous insistons de nouveau auprès du gouvernement pour qu’il prenne, et sans tarder, les mesures capables dp mettre fin à des écarts de ce genre, s’il ne veut pas multiplier les germes de défiance qui paralyseraient son action.“Il sait comme nous, et mieux que nous, les besoins du pays, puisque c’est lui qui a fait publier dans 7,000 journaux américains des annonces demandant des ouvriers de ferme.“Il sait aussi comme nous,_ et mieux que nous, comme les récoltes, très mauvaises dans les pays comme l’Argentine, où l’Angleterre s’approvisionnait largement jusqu ici, obligera cette dernière à compter surtout sur nous.“Il doit savoir comme nous, et mieux que nous, que si la Grande-Bretagne ne peut trouver ici ce qu’elle trouvait jadis ailleurs, elle et ses alliés seront acculés bientôt, et avant les empires du centre, à une famine qui les forcera à déposer les armes.” VIVES ATTAQUES DES CANADIENS BERLIN ANNONCE QUE LES ALLEMANDS ONT REPOUSSE QUATRE ASSAUTS EN INFLIGEA NT DE LOURDES PERTES* AUX CANADIENS.Berlin, 30.— Le rapport officiel annonce que les troupes canadiennes ont dirigé quatre attaques, la nuit dernière, contre les^ positions allemandes,, à l’est de Neuville-St-Vaast, et ont été repoussées en subissant des pertes considérables.Le communiqué signale un autre repliement des Teutons sur le chemin Péronne-Fins.Les Allemands ont fait prisonniers quelques Canadiens.Àù noref-ëst de Soissons, ils ont repoussé les.attaques de bataillons français daijs le voisinage de Neu- ville et de Margival.En Lorraine, des détachements teutons ont ramené treize prisonniers des tranchées françaises.Sur le front oriental, à l’ouest de Dvinsk.une attaque dirigée par plusieurs compagnies moscovites, a avorté.En Macédoine, des détachements d’éclaireurs ont avancé dans les positions françaises, entre les lacs Ochrida et Presba, et ont capturé plusieurs mitrailleuses et une grande quantité de munitions.DES EMEUTES A CHICAGO DES FEMMES ATTAQUENT LES ETAUX DE BOUCHERS POUR PROTESTER CONTRE LE PRIX ELEVE DES VIVRES.Chicogo, 30.— Des centaines d’agents de la paix ont reçu instruction aujourd’hui de protéger, dans le ghetto de la partie ouest, les étaux de bouchers et les épiceries attaqués hier par une foule en furie, composée surtout de femmes, qui ont protesté contre le prix élevé des vivres.Armées de*'cailloux et munies d’essence qu’elles ont déversée sur la viande, les femmes s’en sont prises aux détailleurs de viande kosher qu’elles tiennent principalement responsables des prix élevés.Elles ont brisé les carreaux et détruit des centaines de livres de denrées alimentaires.Elles ont saisi les clientes qui venaient faire leurs emplettes, déchirant leurs vêtements et jetant dans la rue les paquets qu’elles portaient.L’émeute a commencé de bonne heure hier et s’est prolongée jusqu’à la fermeture du marché, tard hier soir.On dit qu’un boycottage de tous les bouchers qui vendent la viande kosher est projeté pour aujourd’hui.Pour prévenir les désordres d’hier soir, alors que plusieurs arrestations ont eu lieu, les autorités policières ont dépêché aujourd’hui des détachements de cyclistes et d’agents à cheval, dans les quartiers populeux de l’ouest.La police affirme que ces scènes ne proviennent pas tant du fait que les manifestants ne peuvent acheter des vivres que du désir d’abaisser les prix en empêchant les autres de s’en procurer et d’accroître ainsi l’offre.EN FAVEUR DU SUFFRAGE FEMININ CE QUE DIT LE PREMIER MINISTRE D'ANGLETERRE AUX SUFFRAGETTES.UN VERDICT DE MEURTRE Sherbrooke, 30.Dans l’enquête du jeune enfant trouvé mort étranglé par un mouchoir, sur le chemin publie à Bromptonville, le coroner a rendu un verdict de mort causée criminellement par des personnes inconnues.I.es détectives sont sur les traces d'un couple qui étant arrivé à Bromptonville le jour précédent livre un jeune bébé et qui était rc-partij le lendemain du crime sans cnfafct pour Rishraônd' Russes et Boches en pourparlers Copenhague, 28, pnr voie de Londres, 30.— Les représentants d'associations socialistes allemandes el russes tiennent une conférence ici.J'apprends (/ne les délégués allemands ont soumis aux Moscovites des conditions de paix séparée.Le comité central des socialistes à Pétrograd dévoilera an complet la proposition., TOUS LES TRONES CHANCELLENT Berlin.29, par voie de Londres, 30.Au cours du débat d'aujourd’hui, au Reichstag, M.Spahn, chef du rentre catholique allemand, a déclaré que les souverains de tous les pays de l’Entente chancellent sur leur trône, et eiuo ceux qui ont été contraints de
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