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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 3 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-12-03, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 3 décembre 1935 REDACTION RT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE *.HAiteur 124I * SERVICE DE NUIT i Administration :.HArbour *24* Rédaction ;.HArbour 367» Gérant :.KArbour 4897 LE DEVOIR Diractaiir-férant: Caoiga, PELLETIER VOLUME XXVI — No 279 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ «.01 (Saul Montréal et banliauel E.-Unli at Empire Britannique .8.01 UNION POSTALE.10.0* EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.08 E.-UNIS et UNION POSTALE .1.00 La législature de Québec a le droit d’abroger l’article 1 de la loi du dimanche ( Voir page 3) Après les élections Les élections n’ont réglé aucun de nos problèmes agricoles — Que les cultivateurs organisent leur profession avant leur parti! Nuire province fut mise a une rude épreuve en 1 an de grâce 1935: elle a subi deux élections, fédérale et provinciale.Pendant plusieurs mois, toute notre vie économique fut paralysée; notre association profes-eionnelle, en particulier, fut forcée de suspendre sou travail de propagande et d'organisation.Comment poursuivre une oeuvre d’éducation à travers une bataille électorale qui brouille toutes les idées?La campagne provinciale a apporté peu de lumière tur notre situation agricole.Pour les ministériels, notre agriculture se porte à merveille et ne fait que progresser.Les oppositionnistes affirment que le régime Taschereau a ruiné la classe agricole et l’a jetée Îjieds et mains liés dans la gueule des trusts.Où est a vérité?L’étranger qui se contenterait de comparer le “programme Perron” et les discours électoraux de M.Godbout conclurait à une transformation presque miraculeuse de notre agriculture depuis six ans.“L’agriculture est dans le marasme”, disait M.Perron.Le ministre soulignait 1’ “état lamentable de notre industrie laitière, de notre élevage porcin, ovin et chevalin, de notre aviculture, de nos prairies et pâturages, de notre culture fruitière et maraîchère, de l’organisation de nos marchés.Il énumérait nos principales importations de produits agricoles: $5,000,000 de porc.$2,000,000 de grains et graines de semence, $15,000,000 de grains d’alimentation, $10,000,000 d’oeufs, $20,000,000 de fruits et légumes.Ft nos exportations se réduisent à peu de choses: “du fromage, des moutons, du foin et de la crème”.“Ce ne sont pas ies marchés qui manquent, continuait M.Perron.Notre agriculture pourrait doubler ta production dans toutes ses branches, sans qu’il y ait tic craintes sérieuses à entretenir au sujet du placement des produits.Sans doute, il faudra des organismes spéciaux chargés de distribuer et de vendre nux meilleurs prix, mais il est nécessaire de mentionner ici que notre problème n’est pas tant un problème rie marchés qu’un problème de production et d’organisation de la vente.’’ A six ans de distance, M.Godbout voit noire agriculture transformée, notre province à la tête de ses soeurs de la Confédération.Le ministre énumère les octrois accordés par son ministère pour encourager le drainage, le chaulage et remploi des engrais chimi-ques, 1 amélioration du cheptel, la fabrication des conserves, la culture des fruits et légumes, etc.(ies octrois peuvent avoir du bon.mais ce n’est pas la politique de rénovation agricole dont nous avons besoin.Dan s un aritcle publié dans le Journal cTAgriculture du 9 novembre, M.Godbout disait: “Nous importons certaines denrées, mais nous exportons du miel, du fromage, des pommes, des légumes verts, des pommes de terre, des pois verts, des produits de l’érable, du bacon, etc.” Pourquoi parler d’exportation de pommes, de légumes verts et de pommes de terre quand nous en importons annuellement pour des millions; quand le ministère de la Colonisation a fourni aux colons de 1 Abitibi des pommes de terre de l’Ile-du-Prince-Edouard achetées par l’intermédiaire de (.anada Packers de Toronto?Exportons-nous réellement du bacon quand la seule ville de Montréal importe des autres provinces la plus grande partie du lard nécessaire à sa consommation?Nous admirons 1 optimisme du ministre de l’Agriculture.Nous avons été fier de constater qu’il a fait la campagne électorale la plus sérieuse, la plus digne et la plus documentée du côté ministériel.Nous nous permettons cependant de lui rappeler que la situation n< s est guère améliorée depuis les constatations réalistes de M.Perron et de lui demander un programme agricole d’ensemble.Notre agriculture a besoin de science, de capital, d’organisation.M.Godbout admettait, dans une conférence à l’Université d’Ottawa, que l’enseignement supérieur de l’agriculture n’existe pas encore chez nous: c’est l’âme et le cerveau de l’enseignement agricole à tous ses degrés.Ne serait-il pas temps de l’organiser chez nous?Ne serait-il pas opportun de réorganiser notre corps agronomique pour embrigader toute notre jeunesse agricole dans des cercles de formation professionnelle?Ic gouvernement provincial a fait sa part pour abaisser le taux d’intérêt du Prêt agricole canadien.Mais cet organisme n’est pas assez souple pour répondre aux besonis de crédit de nos cultivateurs.Depuis quelque temps, des prêts qui avaient été consentis dans le cours de l’été sont annulés; on dirait que les administrateurs de cette institution ont reçu l’ordre de pré-tci le moins possible.Pourquoi le gouvernement provincial ne s entend-il pas avec les Caisses popu laires pour doter la province d’un crédit rural coopératif qui pourrait, après quelques années, se passer de l’Etat?Mais 1 agriculture a surtout besoin d’organisation.Dans notre province nous avons des cercles agricoles ci des sociétés d’agriculture qui fonctionnent à coups d’octrois gouvernementaux; nous avons un Conseil d’Agriculture composé de membres nommes par le ministre.Mais l’association professionnelle agricole qui représente les cultivateurs n’est pas reconnue en pratique par le ministère de l'Agriculture; elle n’est pas consultée dans l’élaboration de notre politique et de notre législation agricoles; elle passe pour importune quand elle donne son opinion sur les problèmes de l’agriculture.Dans la plupart des pays, les cultivateurs organisés sont représentés auprès des pouvoirs publics En France, le gouvernement le plus centralisateur du monde vient de publier un décret-loi instituant une Assemblée permanente des Présidents des Chambres d agriculture: “L organisation d’une meilleure collaboration entre les institutions professionnelles de l’agriculture et les Pouvoir publics, dit le Président de la République, est, à n’en pas douter, une des mesures qui peinent contribuer le plus efficacement au redressement de la situation agricole.Dans ce but, le Gouvernement a estimé que le moment était x-enu de parfaire 1 organisation professionnelle par l’institution d un organe central, à caractère consultatif, représentatif des intérêts généraux et spéciaux de l'agriculture.Sans doute, une Assemblée des Présidents des Chambres d agriculture a fonctionné presque dès I origine des Chambres d’agriculture, et a rendu les plus grands services â la cause agricole, mais elle ne possède pas le caractère public et son status juridique quelque peu ambigu la gêne dans son fonctionnement.Le moment est venu de créer une organisation centrale avec un statut mieux en rapport avec son rôle véritable.” Le moment ne serait-il pas venu chez nous aussi de transformer le Conseil d’agriculture en un corps vraiment représentatif des associations agricoles et de faire une large part aux cultivateurs organisés dans le Conseil législatif?En attendant d’être traités comme des enfants majeurs, que les cultivateurs entrent dans leur association professionnelle.Albert RIOUX L’actualité LaPlume donne des nouvelles LaPlume prend très bien la défaite de son parti.Je me demande même s’il n'a pas l'intention de se rallier.Pour le moment il offre des renseignements au'il dit précieux.Je suis partisan, me dit-il, mais il u a des choses trop grosses pour pue je les avale.Ainsi celle-ri: dans un comité j'ai vu un avocat oui a pour mission de détendre lu société contre les criminels.Il coudoyait des escarnes et des eonpe-iarrets i>e-nus du underworld neiv-i/orkais et oui variaient en bandes pour télégraphier.Je lui ai dit: “Que faites-vous ici?.N est-ce pus le purent de cet homme aue vous nous ave: demandé de vous aider d battre, il u a peu de mois?Vous vous fourvoyé:.'’ Il m'a répondu: “.Ve pensez pas pue j'aime celle besogne, mois le suis subalterne.J'obéis aux ordres.Kl les ordres dans ce cas partent de haul'’.* l.aPhtme, vos yeux se sont ouverts ù temps pour changer votre vote.L'avez-vous fail?Je ne satisferai pas ta curiosité: mais je vais te raconter ce au'a fuit un homme pris comme moi.L'est le maire de.Le dimanche le curé a dit en chaire au’il n’était pas sur la liste, non plus aue son vicaire, l.e maire est rouge-sana.Cependant, il est allé à l'assemblée du candidat unioniste ani se tenait après la messe: U a demandé la parole et U a dit: "Messieurs, vous connaisse: ma couleur politique.Mais je viens vous dire aue le vote cette année pour le candidal de l'union.Voici pourquoi: notre ré-l'érable curé a été omis de la liste électorale.Votre vicaire aussi.Je vole du râlé où je présume aue le curé aurait voté pour remplacer son vole.Je m'engage de plus, à tourner un de mes amis rouges oui remplacera le vole de M.le vicaire.Et puis, mes amis, il me reste vingt-auatre Meures pour travailler contre le candidat du gouvernement.Je vais bien les employer.Je suis rouge et l'ai toujours été.mais je n'aime pas les saloperies.” Il y a donc, LaPlume.des rouges ani ne sont pas des mangeurs de curé?Ta question est aussi bête Que l’attitude du Soleil.// n'y a pas un rouae sur cent ani approuve celte caPipaqne anticléricale.Je n'ai jamais vu un parti si mal dirigé, si mal inspiré.Mon fils l’avocat m’a raconté aue c'est de la foule à Jupiter oui fait d'abord perdre la tête à ceux au'il veut ruiner.En fous les cas.si le premier ministre allait approuver cela, ce n est pas un doigt qu'il se fourrerait dans l’oeil, mais il s'empalerait sur la grande tour du parlement.D'ailleurs, qu'est-ce qu'il a fuit toute sa vie?Il a courtisé la Presse et la Presse le lui a rendu.Tant et si bien que celte année ce journal a eu l humiliation de sa carrière, tandis aue tant de candidats sont allés chez vous (vous ne vous en vante: pas.parce que vous ne voulez vous Her d personne, mais te le sais quand même), pas un n'est allé voir Pamphile.Et, ce gui plus est.Pamphile va être obligé de croiser le fer avec le Soleil, et de demander des comptes aux maîtres du Soleil, Sicot et Taschereau?Cs’en est une bonne, LaPlume?Tu parles toujours comme un étourdi.Je sais ce Que je dis.Est-ce nue la Presse, tet/e que fondée nar Vhonorable Trefflé Berthiaume n'est pas irrévocablement dévouée aux intérêts canadiens-français et catholiques?Est-ce que c’est un trompe-Toeil que cette déclaration gu elle publie tous les soirs, ou est-ce réellement la ligne de conduite suie son fondateur lui a tracée?Si elle ne marche, pas dans cette voie promise, je me charge de la rappe-ter d Tordre et je suis sûr que des mtlliers de lecteurs feront comme moi.' Tiens, à peine de lire tous les jours votre sacré journal bleu ! LaPlume sait très bien aue nous ne sommes pas bleus, mais c'est sa manie de traiter de bleu tout ce Qui n’est pas rouge), je tâche la Presse.NEMO Bloc-notes L’exposition Duguay Les événements que l’on sait ne nous ont point laissé le loisir ces jours derniers de parler d’un certain nombre de choses qui nous intéressent profondément.Nous craignons fort qu'ils n’absorbent pour quelque temps encore le gros de notre attention.Hàtons-nous donc de saisir un moment d’accalmie pour souligner un fait qui mériterait beaucoup plus.Nos lecteurs connaissent Hodol-Phe Duguay, le peintre nicolétnin.Duguay a passé de longues années en Europe.A son retour, il a eu celte originalité de s’en retourner dans son petit coin de pays, d’adosser son atelier â la vieille maison familiale.11 vit lâ-bas, entouré de sa petite famille, au milieu des paysages et des gens qu’il a Ion-jours connus.Aidé, conseillé par des amis sûrs, et nous croyons bien qu’il faudrait nommer au premier rang de ceux-ci l'abiié Albert fes- sier, l’énergique animateur, nous ne disons pas du régionalisme mauricien, mais plutôt du réalisme canadien, qui donne de ce temps-ci à la radio de si passionnantes études sur la vie de nos pères, ainsi aidé.Duguay poussait là-bas sa laborieuse carrière.11 peint, il grave les choses de son petit pays.Il prépare pour l’avenir une forte documentation, il révèle aux jeunes des beautés inconnues ou négligées.L’exposition qui vient de s’ouvrir aux Trois-Rivières, et qui se prolongera jusqu'à la mi-décembrc, a pour objet de faire mieux connaître l’oeuvre entière de Duguay.l’évolution de sa technique et de son talent.Aucun objectif commercial: on annonce d’avance que les oeuvres exposées ne seront pas à vendre.On veut, à la fois, révéler une oeuvre et donner une leçon en permettant d’étudier sur pièces la nature et la formation d’un talent.On voit aussi, évidemment, dans cette exposition, un moyen d’activer et de fortifier la vie intellectuelle locale.Mais, de cela qui ne se réjouirait?Ce n’est qu’en développant au maximum chacun des coins de notre pays que nous lui donnerons sa complète valeur.Pour Champlain On n’en a pas beaucoup parlé encore, mais il y aura tout de même trois cents ans cette année, le jour de Noël, que mourait l’un des hommes les plus vraiment grands que connaisse notre histoire, le Père de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain.En attendant la manifestation qui devra nécessairement commémorer l’anniversaire de cette mort, écoutons, lisons tout ce qui nous rappellera le grand homme, tout ce qui est de nature à nous le faire mieux con-naîlre.Une heureuse rencontre fait que le prochain cours de Jd l’abbé Groulx, celui qui précisément, jeudi soir, précédera l’anniversaire, sera tout entier consacré à la mort et au triomphe de Champlain.Il serait surprenant que le professeur, qui a le goût des larges tableaux, des vues d’ensemble et des beaux portraits, n’en profitât point pour dresser un portrait en pied de Champlain et pour faire de son oeuvre un saisissant résumé.Cest un cours à ne pas manquer.O.H.La défaite de M.Fulgence Charpentier La majorité de langue anglaise d’Ottawa n’a pas jugé bon d'élire un maire de langue française — Six éehevins canadiens-français élus sur vingt-deux Ottawa, 3, (D.X.C.) — La majorité de langue anglaise de la ville d’Ottawa n’a pas jugé bon d’élire un maire de langue française.Elle a donné en bloc son appui aux candidats anglais aux élections municipales qui ont eu lieu hier.Quatre candidats briguaient les suffrages à la mairie: MM.P.-J.Nolan, maire sortant de charge; Fulgence Charpentier, et Stanley Lewis, commissaires municipaux sortant de charge, et E.-H.Hinchey.M.Charpentier, avec une bonne expérience des affaires municipales, faisait nnpel aux électeurs à titre de représentant des Canadiens français qui n'ont pas eu de maire depuis trente-cinq ans à Ottawa.Comme nous venons de le dire, la majorité anglaise a fait bloc contre lui.Le vote a donné les résultats suivants: Stanley Lewis .17,810 Fulgence Charpentier .9,714 P .-J.Nolan .6,415 E.-H.Hinchey .2.164 Dans les quartiers de langue française, M.Charpentier a obtenu de bonnes majorités sur ses adversaires; mais dans les quartiers de langue anglaise, le vote a été décisivement contre lui.Aussi l’a-t-il noté aver précision â la radio, hier soir, lorsqu’il a remercié ses amis et ses compatriotes de l’avoir appuyé: "Je comptais, a-t-il dit, sur l’esprit de justice des électeurs de langue anglaise.J’ai été déçu".Au bureau de contrôle Les Canadiens français perdent également leur représentant au bureau de contrôle.Depuis quelques années.M.Fulgence Charpentier était commissaire municipal.Puisqu'il se présentait à la mairie, M.Hourque se présentait au bureau des commissaires.Il y avait treize candidats: MM.Geldert, Dunbar, Turner, McVeigh, Brethour, Hourque, Shipman, Walsh, Mme Hesser, MM.Bedford.Watson.Gibbs et Sidey.Les électeurs choisissent quatre commissaires.Cette année, sont élus: MM.Geldert, Dunbar.Turner et McVeigh.M.Hourque est arrivé sixième.Ici encore, nous pouvons faire la même ronstatation que pour M.Charpentier.Les Canadiens français ont appuyé M.Hourque, mais le vote anglais semble l’avoir complètement oublié.La crainte de perdre le pouvoir grandit, à Québec Consternation visible, inquiétude ministérielle manifeste — On veuf retarder la session — Qui changera de côté?— La terreur parmi les fonctionnaires épiés — A qui attribuer la défaite?— La cause des perquisitions chez M.Oscar Drouin — Pourquoi n'ont-ils pas été voter?— Comment on a gonflé la C.E.— Les petits papiers qu’on met en lieu sûr et les dossiers qu'on “épure” — Toute une cactc menacée LA QUESTION SE POSE DU CHANGEMENT DE CHEFS On nous mande de Québec: QUEBEC, 2.— On n’en e*t pat encor» bien revenu, dans le monde ministériel, ici, de la quasi-défaite de lundi dernier.Et l’on manoeuvre en conséquence pour tâcher d’éviter la dégringolade du régime d’ici quelque temps.L’impression générale, c'est que ce ne sera pas très long.Aussi le cabinet songe-t-il sérieusement à retarder, sous toutes sortes de prétextes, la tenue de la session.Dans (’intervalle le premier ministre et ses collègues vont tâcher de détacher du bloc Duplessis-Gouin quelques députés, afin de consolider une majorité dont la situation est précaire.On entend néanmoins dire que le ministère, plutôt que de réussir à recruter des députés dus contre ses candidats, risque d'en perdre quelques-uns des siens, ce qui ne tarderait pas à le mettre en minorité.LA CONSTERNATION EST VISIBLE La consternation des ministériels, lundi soir et mardi dernien, était vraiment pénible à voir.Visages longs, fronts '.oucieux, masques ennuyés, en ne voyait que cela autour Je l’hôtel du gouvernement et aux abords du Club de la Carniaon.La gouvernement tient responsables de la défaite de see candidats Samson et Marquis, par les députes Drouin et Hamel, tout un groupe de fonctionnaires provinciaux.La descente faite par la police provinciale dans l’étude de M.Oscar Drouin, que cette garde prétorienne a saccagée, avait pour but de réussir â mettre la main sur les listes de souscripteurs aux fonds de campagne de r“Action Libérale Nationale" afin d'en donner connaissance â M.Taschereau.D'après la rumeur, un certain nombre de fonctionnaires auraient en effet versé des tonds au trésor de l’“Aetion Libérale Nationale", pour tâcher que celle-ci réussisse à chasser du pouvoir des gens dont certains font régner depuis des années le terrorisme autour d'eux, épient jusqu’aux fréquentations et à la correspondance de leurs employés et en tracassent un certain nombre dont la foi politique ne leur parait pa* tris ferme, bien que depuis trente-huit ans que le régime qui dirige, â Québec, n’ait jamais nommé de fonctionnaires dont il ne se soit d’abord assuré des convictions politiques ou de la parenté libérales.Tous les papiers saisis chex M.: Drouin par la police provinciale sont aux mains d’une couple d'hommes de confiance du bureau du procureur général et font l'objet d’une analyse poussée.DES CENS QUI TREMBLENT U y a des cabaleurs électoraux de métier, nommés â Québoc fonctionnaires exprès pour exercer leur méfier et servir d'enquêteurs secrets ou d'espions au ministère, qui s'étaient fait nommer ou avaient été nommés sous-officiers rapporteurs ou greffiers d'élections dans des bureaux de votation: ils avaient promis au gouvernement une majorité dans les poil» où ils étaient placés, et notamment dans le comté de Québec-Ouest, où le gouvernement a tout fait pour battre le docteur Philippe Hamel, candidat contre l'ex-maire Sam-son.La majorité promise, ils ne l'ont pas livrée.On leur a fait savoir en termes non équivoques qu'ils n'ont pas tenu parole.Ils se sont défendus en disant que les fonctionnaires n’ont pas voté comme ils l'auraient dû.Aussi voit-on ces fonctionnaires-cabaleurs ou agents secrets d'clectjons pointer leurs listes â leurs bureaux, et mener des enquêtes sur la foi politique de celui-ci ou de celui-lâ.dans les ministères et meme chex les fournisseurs.On a aussi préparé pour l’Intelligence du premier ministre un relevé des fonctionnaires québécois qui, le 25 novembre, se sont abstenus d'aller voter.Ha devront expliquer pourquoi.Deux ministre*, notamment, ont tenté des pressions intempestives auprès de plusieurs de leurs subordonnés «t leur ont fait sentir que le vote n'est pss libre dsns Québec.TRUCS AU PROFIT DE LA C.I.On cite certaines manoeuvres récentes exécutées afin de grossir la caisse électorale québécoise aux dépens de la province et des fonds publics.C'est ainsi que le frère de politiciens québécois fédéraux vivant â Québec a réussi, qutl-que temps avant les élections, â placer, à un prix minimum de $1.80 la rame, du papier que n'importe quel acheteur à la quantité peut se procurer dans le commerce à .70 et .90 la rame.L'excédent du prix est allé à la caisse et aussi, en partie, â l'intermédiaire, coutumier de ces sorts* d'opérations.Une couple de candidats ministériels de Québec ont fait expédier à l'hôtel du gouvernement toute leur papeterie électorale, grosses de crayons, tablettes, etc., au nom de tel ou tel service du gouvernement.On craint aujourd'hui que tout cela se sache et fasse l'objet d'enquêtes au comité des comptes publics, qui devra se réunir à la prochaine session, après avoir chômé depuis 1925, par suite de la faiblesse numérique de l'opposition et des embarras que le gouvernement mit aux recherches de ce comité, lors de la dernière enquête qu'on y tenta sur les opérations de la commission des alcools.FAUT-IL CHANCER DE CHEF?La première réunion du ministère, mercredi dernier, surlendemain de l'élection, a été plutôt orageuse.Un ministre dont le franc-parler est connu, et qui n'est pss commode, » fait entendre nettement que le résultat du 25 signifie qu'i! faut un changement de direction et d'orientation at que ai le parti veut garder le pouvoir, il doit penser â se donner de nouvelles têtes.Quelques ministres ont regardé en l'air, d'autres ont faiblement pris partie, mais le premier ministre a fait entendre qu'il est au poste et qu'il y reste.Après avoir parlé do la situation â Québec même, il fut question de la défaite écrasante â Montréal, défaite dont on imputa d’une part la responsabilité â la police provinciale et à son chef montréalais qui auraient manoeuvré avec une absence absolue de tact, (comme si le tact était affaire du chef largailles.) ef de l'autre à l'extrême faiblesse de l'orgrna ministériel le “Canada", qu’on déclare n’avoir pas été i la hauteur, quoi qu'il coûte au parti.H est question de prochains changements dans la direction et la rédaction de cet organe, de meme qu’au "Soleil”, dont le bref accès d’anticléricalisme.ces jours derniers, vite enrayé par les chefs du parti, indique néanmoins de quel côté l'on penche, dans les cercles intimes et dirigeants du parti, â Québec.On parle aussi assex couramment des démarches que des chefs du parti veulent faire â l'archevêché de Québec, dés le retour da S.E.le cardinal Villeneuve, afin de tlcher de mettre en mauvaise posture r’Action catholique" accusée d’avoir donné le version des deux côtés pendant la campagne, et aussi de réussir â faire réprimander publiquement certains membres du clergé soupçonnés d'hostilité plus ou moins avouée â I endroit du régime qui ne l’auraient pas dissimulé.MESURES DE PRECAUTION Tout cela Indique jusqu'à quel point les cercles ministériels sont inquiets de l'avenir immédiat.On n’ignore pas qu'â l'hôtel du gouvernement, dans certains ministères particulièrement sujets â la critique, on a commencé de détruire ou de mettre en sûreté présumée de* dossiers secrets réunis contre tel ou tel député ou personnage de l'opposition, ou contre des adversaires supposés du régime.A la police provinciale, dont on s’est servi depuis des années pour faire les basset besognes d’espionnage ou de terrorisation que désirait tel ou tel politicien ou fonctionnaire public tout-puissants, il y a.outre beaucoup d’inquiétude, toutes sortes de travaux d"'épuration" de dossiers qui indiquent bien l'étendue de la crainte ministérielle.On n'y veut rien laisser d'embarrassant.Dans l'ensemble, les citoyens de Québec, qui ont poussé un soupir de soulagement, lundi dernier, en voyant chanceler le régime, t* promettent de suivre avec assiduité les séances de la prochaine session: et ils sont convaincus que, l’un de ces soirs-lâ, ils assisteront â la culbute définitive du ministère dont ils détestent, pour la plupart, un certain nombre de favoris qui ont pris â Québec une importance exagérée dans tous les mondes, et ont fait ici la pluie et le beau temps depuis une vingtaine d'années.C'est toute une caste qui devra s'en aller.leurs érhevins pour défendre leurs intérêts au conseil rnuniripal.Ils sont au nombre de six sur un total de 22 : MM.Nelson-J.Laçasse, f quartier Victoria); A.-A.Pinard, Ujuar-tier Saint-Georges); J.-A.Parisien et F.Query, (quartier Hy) ; A.Hé-langer et N.-A.Hordeleau, (quartier Ottawa).A la Commission des écoles séparées.M.AurèJo Séguin a été élu dans le ouartier Rideau, alors que MM.C.-F.Lemieux et J.-R.Gui-bourd ont obtenu le même nombre de votes dans le ouartier Ottawa; il v aura reeomptage des votes dans ec dernier cas.A la Commission des Frôles publiques, MM.S.Hig-man, J.-E.McCleanugban, et G.-T.Green ont été élus.Fes électeurs se sont aussi prononcés contre la proposition de tenir les élections à tous les deux ans.On continuera de les tenir chaque année.et l'Evénement devront de force se mettre à la diète.La cure déplaira surtout au Soleil.?AA MM.Vautrin ef Arcand, gens économes et qui voyaient venir ce'a, se sont hâtés de se faire battre à Montréal, afin d’éviter des frais de déplacement pour aller se faire battre à Québec.AA’* Un commerçant a re.ré de sa banque d y a dix jours $28,000 en billets de banque de deux et de cinq dollars.Coïncidence pure, ce marchand de veaux était candidat, A A A Moins que jamais David est Goliath.* A rr Le Soleil se colle avec ténacité au zénith ministériel, mais nicolera pas longtemps.A A A Le dernier rêve du premier ministre: un cabinet d’union dont il serait le chef, et non Duplessis.Le Crincheux : nistre, souriant.Les porte-parole ajoutent que gouvernement provincial devra prolonger de cinq ans le moratoii sur les hypothèques.Il expose pl sieurs autres points.M.Taschereau répond qu'ut fois que la conférence interprovi riale aura réglé In question de l'i térèt, son gouvernement verra s est possible de prolonger le mor loirc.Il faut pour cela une loi.—- Puisque vous venez a m< dit-il, c’est signe que vous prés niez que nous serons encore i pouvoir quelque temps, S.E.Mgr Cassulo à Montréal A l'échevinage Nos rompatriotes devront donc cette année comotcr uniquement sur Carnet d'un grincheux Moins que jamais tel ministre aime le chant grégorien.Il cramt le sol.A A » La preuve que M.Nicol ne veut pas que sa presse verse dans l'anticléricalisme, c’est qu'il projette, dit-on, d’ad|oin-dre à la chaîne Soleil-Evénement-Nou-velliste-Tribune la Semaine Religieuse de Québec.Tout acheter, belle devise.* * i* Il y a des gens “de vieille souche conservatrice" qui écrivent aux gazettes ministérielles.oublieux de ce que des gens se rappellent les origines libérales de leurs parents.Ils ne font que reprendre leur ancien capot.A A A Après le régime Taschereau, le Soleil Le taux d'intérêt sur les hypothèques I ne délégation de l’Association des propriétaires du quartier Notre-Dame de Grâee s’est présentée chez le premier ministre de la pro-I vincc, M.Taschereau, ce matin, et lui a remis un mémoire relatif à la, réduelion du taux d’intérêt sur les hypothèques.Fes porte-parole ont exposé que ! leur demande concerne à la fois le pouvoir fédéral et le pouvoir pro-vincial: le fédéral quant ou taux d’intérêt, le provincial quant aux hypothèques.Ils ont invité le pre-1 mier ministre à soulever cette ques-i Don à la conférence interprovin-I riale de la semaine prochaine, à Ottawa, C’est un plan qui-n’est pas sons intérêt, glisse le premier rai- son Excellence Mgr Cassulo, délégué apostolique au Canada, visite présentement les maisons de la communauté des Soeurs dos Saints Noms de Jésus et de Marie.Aujourd’hui, il n rendu visite à la maison-mère.Domain avant-midi.il visitera la maison de Viau-ville el demain après-midi le couvent d’Hochelaga.Jeudi, il s’arrêtera à l'Ecole paroissiale du Saint-Nom de Jésus-et Marie de Maisonneuve, qui passe pour avoir le plus grand nombre d’élèves dans tout le ('anada, soit 1736.___ Sur le front Cohen L’abondance des matières nous force à remettre A demain la publication d’une nouvelle tranche du récit des événements sur le front Cohen, c’est-à-dire dans la circonscription montréalaise de Saint-Laurent, le 25 novembre dernier. Lfc PfcVOIR, MONTRtAL.MARDI 3 DECEMBRE 1935 VOLUME XXVi — No 279 philosophie d’Abélard les universaux sur Le moine Abélard, sa vie et son oeuvre philosophique — Plaies et bosses philosophiques — Tournois dialectiques — Les avanies de Maître Guillaume de Champeaux — Les trucs d’écoles — Les universaux et les solutions apportées par Abélard Cours donné par M.Etienne Gilson à la salie Saint-Sulpice abstrac* forme nous Ile seul professeur de rhétorique ! qu’il soit un en soi, il est multiplié, (a) Elles se forment par ! pour le moment était maître (iuil- ! par les formes inférieures «“'* j tiou.La matière et la fort .Donr \hélant dut s’inscrire çoit.Ainsi: animal est en quelque sont toujours données inseparable oursde maître Guillaume.sorte une matière commune a ment liécs dans la réalité; man ours ae maître uuniauine.rtlomme et aux animaux, niais j n0us pouvons considérer la matièn Que pensez-vous des idées générales?l.a vie d'Abélard n’évoque guère pour la plupart des lecteurs qu un thème de romance: deux amoureux •.éparés par un ac,er,le .baybar 5_.fr, tomane, oui se refu,llen,li> l'i'® tans un cloître pour y Pleur".e" (tes lettres émouvantes leur tnsie et douloureux amour.C’est là le personnage de la literature.oui n’est uas tout à fait celui de l'histoire.M.Etienne Gilson, professeur d’études médiévales au Collège de France, a fa“ reVLn hier soir le fougueux dialecticien à l’àrne ardente et parfois tapageuse.sorte de héros d’un roman de chevalerie ergoteuse, mais qui.brutalement arrache à une jeunesse en fleur, trouva dans l’étude et la plu losopbie.la source de joies et de bourg de Pallet, près de Nantes.Il Ses pérégrinations le conduisent était fils d’officier, sorte de petit gentilhomme qui avail sous ses ordres une petite troupe ou bande, comme c’était la coutume à cette époque.Ce petit gentilhomme menait sa troupe à la guerre pour des causes différentes et variables, suivant ses pussions, ses impulsions ou encore, le gain et le ensuite à Paris.Ce qu’il en dit prouve qu’Abélard n’a pas fondé les écoles de Paris, car il affirme qu’il y a trouvé des maîtres et des disciples remarquables, une discipline intellectuelle florissante.Si donc Abélard a donné une impulsion très vive à l’étude de la dia-dans Paris, ce n’est pas mais ________ _ _________________________ matière J dans le premier cas déterminé par à part de la forme ou réciproquc-' la rationaliié et dans l’autre cas par ment.C’est penser par abstraction, l’irrationalité.C’est la premiere so- L’abstraction est un cas particulier Mais -Abélard était essentielle- j lu|ion offerte par Guillaume de de l’attention; ment dialecticien, et au cours des C cnie «’est inad- ^b) C’est ce qui Pennet à,la con' discussions de rhétorique il trouve A st ,r v des autorités na,ssanee abstraite de garder une, le moye„ndedr',S?r fa“dii ;,»Slon “ è.l 4 En e|i ' E" '"«• °'‘ P””™1 ,d,re sur le terrain de la dialectique et Pet ^s choses qu! ont mi sujet cora- f,ue Ia connaissance par abstrac- il demande a martre Guillaume: i f*in,“fen qu’eus aient des formes °?7,ne parce qu’elle nous re- Qu est-ce que vous pensez des idées différentes, sont une même chose; orescnte les chose» autrement qu el generales"?’ ainsi ce serait le même animal qui Les universaux sont-ils dans les serajt à la fois raisonnable et prive choses réelles?Par exemple la »a- de raison.Socrate serait un ani- lure animale existe-t-elle réelle- j mal.C’est physiquement impossi- ment dans les bêtes?ble.Voici le premier argument fon- de Çh’a™Peaux f,tait ,un ,,é ,su.r la Ph>’sit‘ue quc nous ,'en’ i pas, ou qu’elle n’a pas une proprié-1 réaliste, il enseignait que 1 espece i contrions.! _lnrK i>a Tel n’étai» oas est tout entière présente dans cha- Ajoutons que si les etres ne se — .iorsaue ie ne fais alien-! que individu, par exemple que distinguaient pas ti dan,'1.f h,/,,,,,,* ou-à son corDS.i It&r hy les ne sont (s’il n’y a pas réellement : d’universaux.si la matière n’est! jamais réellement distincte de la I forme).Mais on commet une er- | reur lorsqu’on pense qu’une chose ! ; a une propriété alors qu’elle ne l’a pillage à lectique récolter.Il avait destiné Pierre à parce qu’il y avait fondé les écoles la carrière des armes et l’enfant vé- de dialectique, puisqu’il s’y était eut dans une atmosphère de luttes, rendu, attiré par la renommée des de batailles.Aussi quand il chan- professeurs.C’est là notre premier l'espèce chevaline est tout entière dans chaque cheval.Abélard répondit que si l'espèce chien est tout entière présente dans j quanGte, et un chien, alors elle ne peut être dans un autre chien.Guillaume dut battre en retraite et il répondit qu'il n’entendait pas affirmer que l'espèce tout entière était présente dans un seul chien, mais qu’elle pouvait être aussi dans un autre chien.Abélard riposta de nouveau victorieusement et Guillau- ce, ils ne se diversifieraient pas par leurs formes, car les formes se ra- ne ,n,ie ^ au’il s?i.t anima.J- r±.| mènent aux dix catégories: qUaii.¦ sonnaille ou grammaiiien.ee a quoi , 'te fais attention existe réellement; - KéâuiiMt 14 .'oCil oe vatr» en»ullage av*e ^-Srtçué.rendu 1 Insuillé par Cfulifoux & Filt Ltée daison i'cndte 1847 ut Inès: Bureau de rentes.St-dJ-fcclntfes 110« Beaver Hall._ .Montréal.Etrlvez peur circulaires.gea les armes de la guerre pour la témoignage sur l’importance dePa-jme dut s avoiier vaincu.Il venait dialectiaue, Pierre lesterti toujours ris Al) point tie Nue des etudes de ^ d’etre délocé d , , :, j».,* , , .de clarté limpide qui caractère M.j armes et abandonna son droit a ai- i générale.Il aurait du faire une sor- te de trêve en songeant qu'il ne devait pas apprendre et détruire en même temps l’argumentation du ni agister.Mais Abélard s'en souciait fort peu, car il considérait ia dialectique comme un genre de guerre.11 arrive chez Guillaume de Champeaux, il écoute et il est bientôt — -—./.stupéfait.Il pose des questions à lard”.Mais c est surtout Victor (,ou- Inajtre Guillaume et s'aperçoit qu’il sin qui est responsable de cette in- ; en sa-t pjus jonjt que je professeur, terprétation."Abélard, dit-il,^ est te , jj s>efforce de réfuter son maître, lilIipiVAC M ** * -, Gilson.Avec lui tout parait simple et aisé, même les jongleries les plus abstraites de la plus abstruse philosophie.M.Gilson a parlé hier soir d Abélard.le philosophe.Ce soir H parlera d’Abélard, théologien.M.Etienne Gilson M.Gilson déclare d'un ton amuse qu'il se permettra de se présenter lui-même.On lui donne parfois le titre de directeur des études médiévales| de l'Université de Toronto.Ce n est pas tout à fait exact.11 est directeur de rinstilut des études médiévales de Toronto, mais cet institut ne fait pas partie de l’Université de Toronto.Il a été fondé par le collège St.Michael qui, lui.est affine à l’Université de Toronto.De même il n’est pas professeur, lu moins il n’est plus professeur de philosophie médiévale à 1 Université de Paris, mais professeur de philosophie médiévale au Collège •tltt France, (je dernier ne fait pas partie de l'Université de Paris.U a été fondé, au contraire, au XVIe siècle, pur François 1er.pour enseigner ce qu'on n’enseignait pas à l'Université de Paris, notamment les mathématiques, la philologie, les sciences orientales, etc.Il semble-rait donc qii’U soit plutôt^ difficile pour un professeur de l'Universile de Paris de se faire accepter au Collège de France.Cependant, ce dernier a voulu créer une chaire spéciale pour enseigner la philosophie scolastique.M.Gilson dit, avec une pointe d'humour, qu'on v donne des cours aux conditions les plus aimables pour les professeurs et les élèves.Tout le monde y est admis et si d’aventure, il fait froid ou qu'il pleuve, on peut entrer suivre les le: çons du professeur.Il n'y a ni droit à payer, ni inscription obligatoire.ni examen à passer: situation idéale pour les professeurs sans étudiants et pour les étudiants qui ne veulent pas passer d’examens.M.Gilson commence ensuite l'exposé de son sujet: Lu vie et l'oeuvre d'Abélard.nesse à ses frères.Et c’est ainsi qu’il deviendra le fondateur de ia dialectique médiévale.Certains historiens ont porté des appréciations assez curieuses sur sa personne.On a vu en lui le champion du rationalisme ou, si 1 on veut, du semi-rationalisme, ainsi qu en témoigne le livre de 11.Ligeard: "Le rationalisme de Pierre Abé- Deuxicme solution (bi La deuxième solution est plus proche de lu vérité.Rien n’appartient en commun aux individus: chaque chose est ce qu'eue est, elle a son essence propre, individuelle; elle ne doit donc ce qu’elle est ni à une matière commune, ni à une forme essentielle qui serait participée par divers individus.D’où vient alors l’universalité?C’est cpie les choses ne sont plus unes “essentialité”, mais seule-[ ment “indifferenter-.Ce qui signifie que si nous considérons l’espèce humaine, nous ne dirons pas que les individus sont hommes parce qu ils ont en c immun l'essence de l’animal spécifiée j par la forme rationalité; nous dirons que chaque individu existe a part et pour lui-méine, mais qu’il ne diffère pas des autres au point de vue de l’humanité; ils ont en commun une similitude, une absence de différenciation.C'est la deuxième théorie de Guillaume de Champeaux.Abélard soutient qu elle est egalement inadmissible.Giir si on in-terpièle une différence, négativement, alors Socrate est nu avec le seule différence est que je ne fais pas attention à tout ce*qu’il a.La chose ne possède pas que cette propriété, mais je ne la conçois que comme la possédant.Nous concevons des choses à part, mais pas comme existant à part.Paris, centre intellectuel En second lieu Abélard nous permet de mieux comprendre un deuxième problème qui se pose au -Mlle siècle: la prépondérance de Paris comme centre universitaire, j L’intervention de la papauté aura , une influence décisive, mais les pa-pes n’auraient pas choisi Paris si ce Nous pouvons répondre aux ques- j n'avait été d'abord un centre> initions posées par Porphyre.portant.Nous avons vu qu’Ahé- lo Les genres et les espèces si- ‘ lard lui-même est venu à Paris par-gnifient-ils des choses réelles?j oe que la dialectique y florissait.Non, en ce sens qu’ils ne sont pas ! Mais il a donné une impulsion défi des réalités.Oui, en ce sens qu’ils Solution des problèmes de Porphyre cian cumul c u uis ryi^j M public aux sympathies très modé-| .on’ aussi avec une pter- rées pour le nouveau vainqueur et il aurait eu pour élèves ses anciens collègues.Aussi Abélard va ouvrir de nouveau une école à Melun.Alors Guillaume revient à Paris ou plutôt un de ses élèves y tient école.Abé- re, car s’ils ne différent pas en hu-; inanité, ils ne diffèrent pas non plus en pétréité.puisqu’ils ne sont i pierre ni l'un ni l'autre.Si on admet qu’ils ne diffèrent pas.en un sens positif, alors on retombe dans les difficultés du cas précédent.Comment Socrate et correspondent aux choses particu lières, lesquelles sont réelles.2o Sont-ils corporels ou incorporels?Ce sont des noms, donc en tant que noms ils sont corporels; mais ils signifient une multitude de choses, et quant à leur mode de signification ils sont incorporels.3o Existent-ils dans les choses sensibles ou en dehors d'elles?Les universaux ne subsistent que dans les choses sensibles.Ils signifient en effet un* substance qui n’existe à l’état concret que dans les choses particulières elles-mêmes; s’ils la considèrent à part on ne peut cependant pas leur trouver d’autre réalité concrète que celle des individus.sive a l’enseignement parisien.I.« succès de son enseignement a été immense.Nous en avons plusieurs témoignages.L’auteur de la Çhroj nica Mauriniaccnsis écrivait: Pierre Abélard, moine el abbé, était un homme religieux, directeur d’écoles excellentes où affluait presqu« tout le monde latin des érudits.” Foulques, abbé de Diogile, lui rappelle ses succès pour le consoler: “Il y a peu de temps la gloire de ce monde ruisselait vers toi et ne permettait pas de soupçonner cpte la fortune pût devenir contraire, Rome t’envoyait ses élèves à instruire.et celle qui jadis dispensait à ses auditeurs la connaissance de toutes les sciences, montrait, en t’adressant ses écoliers, qu’elle te jugeait plus savant qu’elle-même, (Voilà pourquoi Rome n'est jamais devenue au moyen âge le centre Ni la 4o Reste la question ajoutée par i -y \bélard aux trois miestions .t,- Por- ! d etuiles de la chrétienté).— -ohvre‘ 1 aUrénonse^est im il n\ nu-' distance- ni Ia l'auteur des monta-rait plus d’idées générales ou plus |«nes- ni ,a Profondeur des yallees.exactement de noms communs, s’il aucune rüUtc s' her,ssee de perl1 n’y avait plus de choses particuliè- et infestée principal auteur de 1 intnoducUos, argumente souvent contre lui et lui de la dialectique dans la theologi .esj parfois supérieur.On conçoit il est donc le principal fondateur j>irrj{afjnn bien pardonnable de de In philosophie au Moyen Age.maitre rjuil]aume.En même temps de sorte que la 1 rance a donne a ^ pxpjjg ja jalousie de ses condis-la fois à l Europe la scolastique au j _:-1 _ oins âgés que lui qui se de-XIlc sièclf liar Abttard el ^ Æ.« mencement du X\Ile siecle, so i qU’ij vient faire à Paris, et com-Descartes le destructeur de cet c : ^ ™le faire la lpçon au prü.même scolastique et le peie de jpsscl,r Aussi il se sent entouré de philosophie moderne .| ja jalousie et de ia réprobation uni- Commc période sonore dans un , a J point que l’existenca discours d election, c est 1res bien ^ .J, .enlevé et ça obtiendrait sans „uiî devient intenable, (.est cette en lard y revient à son tour et il s’ins- Platon auraient-ils en commun l’hu- talle sur un lieu élevé, la montagne I nianité puisque tous les hommes Sainte-Geneviève, en dehors des sont différents par hypothèse?U j “ > avu‘l ouoses parucuoc-1 .t -tre ne retenaient ceux qui s murs, où il enseigne la dialectique, faudrait admettre, puisque seuls les ! r?s a 1 .«ni dan, dé,., dW„,e.d ™, L .d’Aristote.11 parait brusque —-U l’est en effet, pour la physique et la métaphysique; mais le terrain était préparé.Depuis Abélard, Aristote avait partie gagnée pour la théorie de la connaissance, et c’est ce qui a déterminé le succès final.Nous verrons que d’autres penseurs, J.de Salisbury, Richard tre pensée, en réunissant leurs ressemblances, se représente un état d'homme et lui donne un nom: homme.Deuxieme problème Abélard a surtout popularisé la i ses cours 'de divers gaz chimiques Abélard sa vie — son oeuvre dialectique, comme l'art et la manière d’argumenter et il en a fait une sorte rie sport national en France, ce qu’il est encore aujourd’hui, d’ailleurs.Les tournois de dialectique Dès le début sa conception de la dialectique implique deux choses.La personnalité d’Abélard est complexe et tourmentée, difficile à définir et à analyser dans ses diverses manifestations.F,lie reste cependant attachante et une fois que l’on a commencé à l’étudier on y rerevient.Nous allons le suivre dans les principales étapes successives de sa carrière et essayer d’intégrer les différents aspects de son j combat, oeuvre aux moments successifs de son histoire.Pierre Abélard est né en 1079, au Tout d’abord, c’est une guerre, une bataille; Abélard a changé les ar mes de métal pour les armes de la Champeaux et dialectique.En second lieu, arme maintenant de ces armes, il les porte à travers la France, pour defier tous les autres dialecticiens dans leurs châteaux forts, tout connue les chevaliers allaient lancer des et même ils iront jusqu’à casser quelques carreaux.Mais là s'arrêtent les manifestations hostiles.Mais dans ce lomps-là, on assommait tout simplement l’objet du ressentiment général.Les documents de l'époque sont remplis de faits de ce genre.C’était beaucoup plus simple et décisif.Aussi comme Abélard était opposition avec Guillaume avec en ! de S ses con disci-1 pies, U valait mieux s'en aller.Il va donc à Melun ouvrir école de dialectique.Sa renommée grandit et Guillaume, mécontent, s’efforce de l’en déloger; Guillaume essaie de faire intervenir le roi, puis la ma- !Ï'gî0i,reUr !lhesVienreHnatC^,-rir dc 1 ré/haùssêe, mais sans grand succès 1a gioirt.Il est pénpatéticien au ' u,,,,* rri sens fort; il lui faut aller d’un lieu à un autre pour s'instruire et livrer Avis de décès Abélard est parti sur les routes de France comme un chevalier errant, livrer bataille dialectique à I tout ce qu il y avait de professeurs, el comme il le dit dans l'histoire de 1 ses malheurs .‘M ai préféré l’ensei- MSSSE — A l'Hôpital Notre Montré»!, le 7 décembre 1935, an».Madame Napoléon Ma.ssé Bougie.Funérailles le mercredi roi funèbre partira du no 2200 rue De*ery, , t .& b 11 45 du matin, pour »e rendre a l'égu- Pouiquoi je m en suis allé à travers se de la Nativité d'Hochelaga.où le service diverses provinces où i'ii fait des sera célébré à 9 heure».Et de là au cime- discussions public,nés -i, U„„ ».u., .pu,., ,„„,VXlh.v DISTILLATEURS REPUTES - , Il résulte enfin de cette concep-„ ; Uon de l’idée générale que seule la ,peaux.• 1 Mais Abélard tombe malade par .(,n conçoit facilement qUP oeiu; | excès dc travail et il rentre en Rre- 1.mu s en va défaire les doctes nr0.1 tagnç.On ignore h peu près l'exts-, fesseurs sur leur propre terrain qu’il a menée pendant les R «“ns leurs propres écoles s’attjrp ^ quelques années qui suivent.Ceux Lorrain, époux d'Ollvine Beauchamp 1#1 Wllbank 7119-711* Siège Social: î«’.« NOTRE DAMï OUBST La Compagnie d'Assurance Funératro d'enseigner publiquement dans son monastère.Cela jette un jour inté ressaut sur les conditions scolaires de F époque.Aujourd’hui, si vous désirez apprendre la rhétorique, mille professeurs vous sollicitent, et I si l'un vous déplaît, vous n’avez | ! qu’à vous adresser à un autre, Mais j Dépôt de 125.000 00 au Gouvernement — Salons mortuaires fc la disposition du nubile en ce temps, il n'v avait qu’un seul ber VICK JOUR BT nuit.^ ' | professeur pour chaque branche Or UEGEL BCUEGIE.Lisurrr incorporée par Lettre» Patentas d« la Province de Québec au capital a.aim, ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS UE FUNKRAILLM Taux en conformité avec la loi dca aaaurance*.«anctlonute par le Parlement d* ouatu* le 32 décembre 1916 wueoec.Docteurs.Consultez ! ! ! le* Grands Constructeurs de France Compagnie Générale de Radiologie Rayons X Toute #lertrlrité medU-alt —CaHois & Ci©-” Cltra-Vlolets — Quartz — lntra-Ruus-U Lampes aaclatlques pour salle» dopérailona.—Etabbisement* C.Boulitte— Instruments de Dlagucatlo —Collin & Cio— InstrumectttUon chirurgical* par excellence.Service d ingénieur eiectro-radlologtite CondlUona facile» Prix, catalogue but demande PAUL CARDINAUX.D.Sc.PRECISION FRANÇAIS! «Z* t berrler HA IMJ MONTREAL connaissance particulière n un eon-itenu; seule elle correspond au réel.; Elle est donc science; tout ce qui rentre dans le domaine de ta con-j naissance générale appartient à I l’opinion.Dieu seul, qui est pur I intelligible, peut avoir une science ! de l'universel.Ici Abélard tourne le dos à Aristote; il est plus conséquent qu’Aristote dans son empirisme ct il n'ndmet pas à ta fois que toute connaissance réelle soit particulière et qu’il n’v ait de science que de t’universel.Il est bien plutôt le prédécesseur d’Occam.Formation et valeur de* ' universaux Les idées générales ne sont donc ni des choses, ni des idées proprement dites: leur réalité c'est d’être des noms significatifs.Gomment se forment-elles?(Ju'est-oc qui empêche qu'elles soient de pures fictions?“la relève” revue de jeunesse catholique 3e cahier Un article inédit dc DANIEL-ROPS “Le romancier chrétien, son sujet, ct son public" Alphonse Chateaubriant .H.de Saint - Denys CARNEAU De la Révolution spirituelle Préliminaires .L'Art dans la cité.Notes sur le scoutisme catholique ••»••••• “Orientations” .Claude HURTUBISE Robert ELIE Paul BEAULIEU Paul BEAULIEU L abonnement: $1- Le numéro: 10 sous 36.ave Roskildc, Outremont.f 8 VOLUME XXVI — No 27> MARDI, 3 DECEMBRE 1935 — CAlENDIttfcft — Deiruln: MERCREDI, « décembre l»ü.Mint Pierre Chrriolorue, E.D.double, le.T' Coucher du Coucher de U lune, 0.34 du folell, I h.23.eoMI, 4 h.17.Premier quart le 3, à 2 h.34 m.du mutin.Pleine lune, le 9, à 10 h.16 m.du toll-Dernier querc le 17, à S h.3 m.du aoir.Nouvelle lune, le 23, h 0 h.U m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la “Canadian Press**, de l‘“À.B.C.*’ et de la “C.D.N.A.’ — DEMAIN — NEICrE, TRES FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui nuLxlmum 27.M4me date l'an dernier 41.Miotaiu1** #>'>^.Les “Jeunesses patriotes” invi-1 tent cordialement tous leurs membres ainsi que tous les jeunes, à (quelque classe qu’ils appartiennent 1 (ouvriers, fonctionnaires, étudiants, | i professionnels), à assister?ce soir, j | à 8 heures et demie, à un grand ralliement en face du monument Ché-; nier (au pied de la rue Saint-De-(nis).Les “Jeunesses patriotes” dé-i fileront ensuite par les rues Saint-i Denis, Sainte-Catherine-est, Am-j herst, Ontario retour par Saint-| Denis jusqu’en face de l’église syrienne du Saint-Sauveur.Une assemblée, d’une importanre particulière.aura alors lieu dans le sous-sol de cette église.faire le ou avant le 10 février prochain.Il n’y a que 32 personnes ou groupes (le personnes qui soient intéressés dans ce reglement et le montant total du terrier ne s’élève qu’à $247.34.Le nouveau roi du blé Le greffier de la ville de Montréal, M.1.-Etienne Gauthier, invite ceux qui ont des intérêts à sauvegarder dans la mise en application qui se fait actuellement de la loi abolissant les rentes seigneuriales de se présenter à son bureau pour v examiner un terrier des lots affectés au paiement de rentes constituées., Ce terrier restera ouvert a 1 exa-ment des intéressés durant 60 jours et il sera examiné par le conseil municipal de Montréal à sa séance mensuelle du 10 février 1936.Les intéressés qui désireront porter plainte contre ce terrier pourront le Chicago, 3 (S.P.C.) — Le nouveau “roi du blé” couronné à la 17c Exposition internationale des grains et bestiaux esi M.Freland Wilford, de Stavely, dans le sud de l'Alberta.M.Wilford avait déjà obtenu le grand championnat à l’Exposition universelle de Regina en 1933 où il l’avait emporté sur M.Herman Trelie, de Wembley, Alberta, quatre fois vainqueur à Chicago.Le Canada a obtenu cet honneur 21 fois et les Etats-Unis 4 fois.Son Altesse le prince de Galles semble avoir de bonnes chances d’obtenir un grand prix avec l’im des taureaux de son ranch de High River, Alberta.dej-our en Jour Pour avoir le meilleur beurre et à meilleur compte ne MANQUEZ PAS D'ALLER CHEZ teignant Frèies Limitée ONZE MAGASINS H y en s un près de che* vous.(Pour les adresses des magasins et es prix du marché, lire la "prr»*8 rnondlile".du "Devoir".> samedi).Le coup de poignard J Examen dt la vue Lunetterie moderne Satisfaction garantie Satisfaction gar.innr ™ A qualité égale nos prix f w-défient toute concurrence '.in& j.-L.-Arthur BOUSQUET, O.D.Optométriste-opticien Antérieurement de la Maison Scott et Bousquet 3625, rue St-Denis (près Cherrtcr) Tel PL.2456 Nous allons à domicile vérifier lampes et radios de tontes GRATIS •11'¦4 rijn —s».£».Landry CH.6161 3197 ONTARIO EST tendeur des nouvelles lampes Kadlotrons.Rhumes Toux — — Asthme Bronchites [sirop Villarsj — Efficace dans les affections des voies respiratoires —¦ 2 formats : .50 et $1.00 Voyez votre pharmne.CANADA DRUG CO.Maison essentiellement canadlenne-françalse.Du Droit, d’Ottawa, numéro du 30 novembre, sous les initiales de M.Léopold Richer: il parait qu’on aime, dans les feuilles ministérielles, les expressions fortes.Aussi le Canada de mercredi parle-t-il du "coup de poignard dans le dos des libéraux"! Après avoir énuméré les causes de l'échec de la machine électorale de M.Taschereau lundi dernier, le rédacteur ajoute: ‘Tl y a cependant une autre cause dont on pour-I ra mieux dire quelle importance i au juste il faut lui attribuer à me-; sure qu’on en connaîtra mieux les j éléments.Il s'agit du rôle qu'ont j joué dans cette campagne certains j religieux qui paraissent avoir oublié que leur royaume n’est pas de j ce monde”.Ironie tic dernière quu-jlité! L attaque est d’ailleurs pré-maturée puisque l'on avoue ici ne j P’is connaître parfaitement le rôle joué par ces religieux “oublieux”.Mais il ne sera pas dit que la presse ministerielle n’est pas prête au j Pai'don! Le premier-Montréal du (Canada se termine ainsi: ’T ne faute n’est pas compte.Un glissement n'est pas une chute.11 encore trop tard pour redressement.Mais les rantes n ont plus une faute à commettre pour déclencher les ‘‘consequences lointaines” dont parle le Soleil.M.Athanase David avait déjà parlr ci un baiser dans l'ombre; voici qu'un journaliste parle d’un coup de poignard dans l'ombre! Evidemment, ces gens-là s'imaginent qu’il se passe un tas de choses dans l'ombre! Ils ont peut-être raison.Ils doivent s’y connaître.Les articles du Soleil n du Canaan ‘nous ont tout fair de mots d’ordre partis de l'ombre.Il est grand temps de faire un peu de lumière! • Comme l’écrivait M.Orner Héroux.il importe que les chefs du parti libérai fédérai et du parti libéral provincial se prononcent là-dessus.Inspirent-ils et approuvent-ils les articles de leurs journaux?Puisque MM.Taschereau et La-pointe ont répété à plusieurs reprises que le parti libéral était un, à Ottawa et à Québec, la campagne anticléricale qui s’amorce a-t-elle été décidée dans un cpicus du parti?Les chefs en prennent-ils la responsabilité?Us ne la désavouent publiquement, nous serons en droit de le prétendre.Il leur faudra bien, à leur tour, en supporter les conséquences lointaines.A celles-ci, le Soleil n’a pas encore sérieusement songé.Un sujet d'actualité n’est pas opérer un ais les brebis er- De Y Action catholique, de Québec.numéro du 30 novembre: A mesure qu'on le renseigne sur les différents trucs auxquels on recourt afin de voler les élections, le peuple éprouve une indignation grandissante.Les ‘‘télégraphes ’ ont en ce moment une j>resse particulièrement mauvaise.Néanmoins, ce crime reste impuni.Le Soleil s’applique à répandre l’impression que tous les partis bénéficient de ce crime.Excuse stupide.11 faut ajouter que l’industrie des télégraphes coûte quelque cho- se et que les partis riches en caisse électorale s’y lancent plus résolument que les pauvres.En supposant que tous les partis auraient profité de la sale industrie des “télégraphes”, nous posons les questions suivantes au confrère : 1.—.Est-il vrai que la loi électorale décrète une amena : de $50 à $200 et un emprisonnement de Irois à vingt-quatre mois contre toute personne coupable de "télégraphe”?2.— Est-il vrai que les personnes coupables de “télégraphes , chez nous, ne sont jamais inquiétées, même lorsqu’on les arrête ?3.— Est-il vrai qu’il appartient au procureur général de faire observer les lois?4.__Est-il vrai que le procureur général est depuis longtemps du parti qui nourrit le Soleill 5.__ Est-il vrai que le meilleur encouragement aux criminels, c'est l’impunité?Nous attendons les réponses du Soleil, que nous livrerons à nos lecteurs.E.L.te-trois i\ns, M.Loudoun a mis au service de sa province un talent que l’on dit remarquable et des connaissances considérables.Sa mort est une perte pour la province et elle sera vivement regrettée dans tous les milieux.Nous songeons à sa succession.Qui choisira-t-on pour le remplacer?L'occasion est excellente, on en conviendra, pour nommer un Acadien.Le poste de contrôleur, à Frédéricton, équivaut à celui de sous-ministre et nous n avons pas un seul sous-ministre acadien au provincial.Or, justement, au département de la trésorerie, nous avons depuis quelques années, comme assistant du contrôleur, un fonc-toinnaire acadien dont la competence est indiscutable.Nous espérons bien que le gouvernement actuel, qui a manqué plu sieurs occasions déjà de nous rendre justice, ne laissera pas échapper celle-ci.'LITHINES J» Dr GUSTIN font économiquement un» délicieuse eau de table et de régime très digestivs.Recommandés contre les maladies de la peau, du foie, de l’estomac, de la vessie et de l’intestin, rhumatisme, goutte et acide urique.La qualité du produit com-parée aux autres est telle que les LITHINES GUSTIN sont inimitables.En vente dans toutes les pharmacies.La succession de M.Loudoun IgpOSL ECHEANCES : Allocations olus généreuses que jamais à l’occasion de notre ZOième anniversaire.lcBARBEAU i|q 281 CRAIG OUEST 2» ( •III fill AltcaKn» SOIN DES PIEDS Spécialité: Chaussures pour pieds malades.HOULE S BLEAU 4561 est.S te-Catherine Tél.CL.7987 De VEvanqêline, de Moncton, N.-R., numéro du 28 novembre: Les journaux ont annoncé ces jours derniers la mort -°"' doun, contrôleur des finances du Nouveau-Brunswick.Pendant treu- fclBEAU FRERES Les bijoutiers connus Spécialité: réparation d'horloge» et montres.2 magasins sur la même rue 305 et 1257 Sainte-Catherine est a uoire seruice che^ Dupuis REID 1173, A MUER ST Pour vos FOURRURE Tél CH.3ISf Demande?les verres VISIONS 7 OPTOMÉTRISTES DIPLOMES Equipement scientifique et moderne POUR L'EXAMEN DE VOTRE VUE ^E>n|wis^i*ei»es B65.rue Ste Catherine est.Montréal MAISON BÉRARD Successeur de h Cie Royal Silver Plate Toujours canadienne-français* HA 9948 FABRICANT DE Vases sacrés Experts en Placage d’or et d’argent Reparations de tous genres 7C CRAIG OUEST Près terminus des Tramways U, , ^ Avec lampes “Métallisées .I 1 D / pr|Xi depuis 40.8» Achetez la Purgatif préféré des femmes et des Jeunes fille» HrKïïn aux sels de VICHY Purgatif et laxatfftrès doux et agréable au goût.N irrita jamais l’intestin.2 En V.nt, dtn, I- Pharmacie» M Plateau 9191 local 29 AM.2123 CH.2193 PHARMACIES FAQUIN WILBR00 Nous livrons: — 10 messagers entlè-remeu» 6 votre service, — Venez ou téléphonez 4500 Papineau 1200 Mt-Royal coin Mt-Royal, cou de Laroche.Où l’on s’habille bien— Ernest 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rétablissait la simplicité, l'habitude d'obéir, la fermeté d'autrefois, quel caractère on donnerait à la prochaine génération! Qu’il serait différent de celui des jeunes êtres mous, ennemis de l’effort et rebelles à Vautorité que nous voyons tant aujourd hui! Il y eut autrefois des sévérités bienfaisantes et une soumission qui engendrait les égards, la déférence, le respect, mots qui, pour un grand nombre aujourd’hui, n'ont de sens que dans le dictionnaire.Les enfants étaient-ils donc malheureux alors?Certes non, et ils aimaient leurs parents, les aidaient davantage et les liens de famille étaient plus étroits que maintenant.On ne cesse de s'écrier: “Le niveau des âmes baisse de plus en plus’’.Est-ce la vérité?Est-ce possible?Les âmes ne sortent-elles pas toujours du souffle et de l’amour de Dieu?Ce qui a changé, c'est la manière de les modeler.« Trop de mères ne comprennent pas leur mission et leurs responsabilités, elles ne sont plus les artistes incomparables qui puisaient dans leur immolation la force de continuer l'oeuvre divine.Car pour élever l'enfant dans tout le sens du mot, la mère doit se sacrifier sans cesse.C’est dur pour elle d’étouffer sa sensibilité, de faire taire sa tendresse, d’écouter la voix de la raison pour réprimer les défauts, développer les qualités, enrayer les tendances dangereuses.c’est un travail intelligent et laborieux, un travail incessant et qui parait souvent ingrat tant les bons résultats se font parfois attendre.Que voulez-vous?c’est la vie des mères: en recevant l'enfant, elles acceptaient non seulement de l'aimer, mais de développer son corps, son intelligence, son coeur et son âme, et toutes les plaintes du monde n empêcheront pas cette obligation et celte, responsabilité de peser sur elles.Leur tâche sera facilitée si elles l'envisagent avec intelligence et si elles s’y dévouent absolument.Elles constateront bien vite que le petit enfant habitué de suite à obéir devient souple et aimable, et qu'on dirige aisément celui dont on a développé la volonté, la conscience, l’initiative et le coeur.Lu grand trésor, une âme humaine, est confié à la mère: elle doit travailler à lui faire rendre toute sa valeur.Et c'est dans une vie simple, laborieuse, paisible, gaie, foncièrement chrétienne que la petite âme commencera à vivre en beauté.Ces vérités, nous les entendons, nous les lisons, nous les croyons, je les ai bien souvent exprimées dans mes pauvres petites lettres, mais à quoi servent toutes ces théories si les jeunes mères, en sc les assimilant, ne les transforment pas en action?Certaines femmes croient pouvoir diviser leur vie entre le monde et leur famille.C'est une erreur, elles ne donnent que la moitié d’elles-mêmes au devoir qui doit les absorber toutes.Je sais, c'est leur demander le sacrifice de belles années de leur jeunesse et de beaucoup de plaisirs qui les tentent.Quelles se disent quelles ne sont pas seules à le faire.Toujours, de génération en génération, les femmes les plus intelligentes, les plus sérieuses et les plus généreuses ont trouvé leur bonheur dans l accomplissement parfait leur rôle de mères-éducatrices.Elles en ont retiré de la gloire souvent et, toujours, le bonheur intime et la paix promise à la bonne volonté.Etre une bonne mère, c'est le seul moyen d’être l'amie, la meilleure omie de vos enfants devenus des hommes et des femmes.Vous aurez conquis leur confiance et leur amour.cela, une mère ne le paye jamais trop cher.FADETTE DECEMBRE Jdime les cleirs réveils de décembre; on dirait.Tant a de pureté le regard de l aurore.Que les Noels de mon enfance y rient encore.Le paysage, blanc sur bleu, dont chaque trait A la précision des gravures sur cuivre Est l’oeuvre fine et méticuleuse du givre.Tels seront les décors d’hiver au paradis! Mon âme s’émerveille, et danse, et applaudit.Et je Vous cherche, au fond du matin qui blanchoie.Seigneur, pour Vous montrer, comme un trésor, ma joie! Camille MELLOY Les exercices rtc la retraite préparatoire à la Fête de l'immacu-iée-Conception pour les dames et les demoiselles se continuent dans réalise du Gesù.Ils auront lien chaque soir jusqu'à dimanche prochain inclusivement.Ces exercices commencent à 7 h.45 précises et sc terminent à 8 h.30.Toutes les dames et les demoiselles de la ville y sont invitées.On sait avec quelle facilité on se rend en tramway de huiles les parties de Montréal à réalise du Gesù, rue Bleury.Cette retraite est prêchée par le R.P.Georges Mongeau, S.J.11 n’y a aucune place réservée._ Retraites fermées rxrz-T- Les eaux minérales françaises Bien que cela paraisse invraisemblable, la France est le pays qui exporte le plus d’eau au monde.I! est vrai qu’il s’agit d'eau minérale.Les statistiques officielles indiquent que le vin n’est pas le seul breuvage que la France envoie au delà de ses frontières pour la conservation de la santé et la joie des êtres humains.La moyenne des exportations pendant les dix dernières années a été de 50 millions de bouteilles d’eaux minérales par an.Six pour cent environ de ces quantités est allé aux Etats-Unis.Au prix de gros ce chiffre représente une valeur commerciale approximative de 60 millions de francs.La Belgique et le Luxembourg réunis sont les meilleurs clients de la France pour les eaux minérales, principalement, sans doute, à cause de leur proximité.Par ordre d’importance vient ensuite la (iran-de-Bretagne, puis l'Egypte, suivie par la Suisse et le Canada.Enfin on trouve des eaux minérales françaises aux Indes, en Afrique du Sud et même au Japon.D’ailleurs, la France elle-même est probablement le plus grand consommateur du monde d’eaux minérales.Ainsi la taxe spéciale sur les eaux minérales a rapporté au gouvernement français en 1934 la somme do 47,000.000 de francs, environ 1G0,000, en légère augmentation sur 1933.La plupart des Français ont l’habitude de “faire une cure’’ et ceci est facilité par le fait (jue de nombreuses localités, particulièrement dans le centre et le Sud de la France, possèdent une ou plusieurs sources qui permettent de traiter les affections de tous genres.Vichy, dont les eaux étaient déjà | connues des soldats de Jules César, produit annuellement 50 millions i de bouteilles, dont environ 20 pour J cent sont exportées, tandis que le reste est consommé en France.Ce sont aussi les eaux de Vichy oui sont le plus exportées, puis celles des Perner, Vittel et Evian.—(Courrier des E.-V.) mm i t \ m-mm dd'.-VA-V-’-’s! .•X-’xRji ,:,v\ ¦¦ X, , , mmm Le* prochaine* retraite* fermées pour Jeune* fille* au monastère de Marte-Réparatrice.1023 Mont-Royal ouest, Outremont.auront Heu du 5 au 8 décembre et du 17 au 20 Janvier.Prière de s'inscrire au plu* tôt.PETIT CARNET FIANÇAILLES: BOUTHILLIER-S AINT-CV R On annonce les fiançailles de Mlle Laurette Bouthillier, fille de M.Victor Bouthillier, décédé, et Mme Bouthillier, d’Alfred, Ont., avec M.Raymond Saint-Cyr, de Fitchburg.Mass., fils unique de M.et Mme J.-Adolphe Saint-Cyr, de Fitchburg, Mass.Chemises “Richelieu” Toujours en vogue ! 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