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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 2 décembre 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1935-12-02, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi Z décembre 1935 REDACTION iT ADMINISTRATION 410 1ST.NOTRS-DAMI MONTREAL TELEPHONE :.HArtoour 124I* SERVICE DE NUrT : Administration :•.H Arbour *241 Rédaction :.HArbour 3679 Gérant :.HArbour 4897 DEVOIR r' VOLUME XXVI — No 27f Directeur -gerant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu cheft Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA.$ 6.01 (Sauf Montréal et banlieue! E.-Unis et Empire Britannique .S.OB UNION POSTALE.U».0* EDITION HEBDOMADAIRE CANADA.2.0B E.-UNIS et UNION POSTALE .S.OB Quand on attache son char à une étoile filante.Le maire de Montréal et les conséquences de l’élection du 25 novembre M.Taschereau a été quinze ans le dieu de la pro- lendemain de l’élection: pour brieer ce vase impu-vincc.(Le deas ex machina, on le sait maintenant!) dent,, les électeurs ramassèrent le bâton qui se trouva réputation d’invincibilité était telle qu’elle im- vait sous leur main et le grès ministériel vola en pressionnait ceux-là mêmes qui avaient failli le vain- , éclats, à telles enseignes que l’ex-petit gars de Sainte-cre sur son propre terrain; — qui l’avaient écrasé sur | Marie, Tex-pensionnaire du Viger, devenu l’hôte plus une sorte de brain trust d'où l’on tire nos hommes d’Etat '“éminents”.L'un de ces futurs hommes d'Etat "éminents” est à causer avec un quidam qui exprime des craintes sur les chances électorales d’un candidat nettement impopulaire.parce qu'homme de valeur, peut-être.—Soyez sans crainte, affirme ce cerveau pensant de l’organisation | électorale, nous avons le bulletin | fans talon.Il a bien servi.Guillaume PEPIN le terrain municipal, quand il s’y était aventuré.N’est-ce pas là l’histoire de M.Houde?N’est-ce pas particulièrement ce qui s’est passé en 1931?Le maire de Montréal, alors chef de l’opposition, avait commis des erreurs psychologiques effroyables en 1931.M.Bennett avait promis à la population midablc majorité de 52,585 voix, canadienne, quelque douze mois avant, plus de beurre Les cailloux de la fronde davidicnne, propulsés par Bloc-notes rupin du Mont-Royal (plus M.Houde gagne et plus il habite vers l’uuest, façon comme une autre de perdre j Bravo! Monsieur LapointC On sait que M.Ferguson, notre ancien baut-eommissain* à Londres, que de pain.Déjà le choc en retour se produisait; déjà on commençait à goûter la viande creuse de ces engagements imprudents.Cependant, l’adversaire de M.Taschereau ne comprit rien à cette psychologie.Il ne comprit pas que tout le monde sentait obscurément que la crise déborderait toutes les digues érigées par les mains des politiciens comme la mer montante emporte les palissades que les enfants dressent sur la grève.L’adversaire de M.Taschereau ne comprit pas que 1 échec naissant de M.Bennett imposait la méfiance, contre le pseudo-thaumaturge, le surhomme qui est rarement un homme sûr.M.Houde promit à son tour du crédit à bon marché qui irritait les préteurs, qui épeura le bas de laine.•Il promit la pension de vieillesse.Et ses discours, toujours les mêmes, et toujours irradiés, qui poursuivaient partout les citadins par les fenêtres tout ouvertes, à cause de la belle saison, évoquaient un album d’images d’Epinal: le vieux et la vieille se berçant près du poêle; l’agriculteur trouvant la prospérité sous le nord; s’il obtenait une nouvelle victoire municipale, le malheureux franchirait la frontière de Westmount et disqualifierait automatiquement), recueillit la for- temporairement délégué à Genève, > avait pris l’initiative des premières sanctions contre l’Italie.Cet empressement, de la part de l’un des la colère populaire, avaient réduit a l’état de vieux fer la terrible machine libérale que tout le monde croyait quasi invincible.Mais que fit Ytx-peiU gars de Sainte-Marie'! Après un moment d’immense orgueil, il se mit, eût-on dit, à trembler, effrayé de l’énormité de la défaite qu’il avait infligée au Reform Club.Les brain trusts se succédèrent rapidement (si les autres trusts avaient si peu de cervelle que ceux-là, ils n’inspireraient point de terreur!).C’était le désarroi jusqu’à ce que l’on constatât un jour, avec autant d’étonnement que d'horreur, que le maire s'accotait sur M.Taschereau.L’homme qui avait tiré dans la machine libérale près de cent mille Bons: l’essence, etc.Contre bulletins de vote dévastateurs avait désormais peur, ^ts1.?iem'^.r.es interdiction*, Mus-semblait-il, de son adyersau* Lavant terrasse, il le^q, sr défendrait par Icsprit de relevait et lui tendait la main en lui disant: “Je crois sacrifice.Dans le ras de l’essence bien que je ne pourrais pas recommencer mon exploit, particulièrement, on disait cou-En tout cas, faisons amis,\ raniment, dans les milieux italiens, Depuis lors, cest M.Taschereau qui a inspire la po- tée si considérable qu’elle serait litique de M.Houde et celui-ci a commis non seule-ment l’erreur de la taxe de vente (ou plutôt de mé- pavs qui avaient le moins d’intérêt personne! dans toute l’affaire, étonna.On se dit que M.Fer- ?;uson aurait pu laisser a d’autres e soin de se mettre ainsi à l’affiche et qu’il avait un peu trop l’air de faire là-bas les affaires du principal agent de l’Angleterre, M.Anthony Eden.La surprise et l'étonnement augmentèrent quand on vit M.Riddell, un autre de nos représentants à Genève, proposer d’ajouter à la liste des articles dont l’exportation en Italie serait interdite par la Société des Na- ses pas, comme on trouve les pierres au pays de Gol- vente), mais l’erreur plus difficile à déterminer, quoi-conde.que certaine, de froisser les sentiments de la majorité des électeurs, de l’élément canadien-français.Et pourtant cet élément l’a pris obscur, inconnu, pauvre et l’a M.Houde commit ensuite le nec plus ultra de Ter-rpur Psycbologique.C’est David, mué en petit gars de Sainte-Marie, qui avait fait chambranler, sinon porté aux plus honneurs que la ville de Montréal puis- choir tout à fait Taschereau-Goliath avec les cailloux précis de sa fronde.Le petit gars de Sainte-Marie tourna le dos à ses origines, s’en fut demeurer dans uif quartier huppé et usurpa désormais ce titre qui avait été son porte-bonheur.Curieux cas de mimétisme qui lui faisait perdre son individualité, si forte jusque là, pour s assimiler au milieu politicien qu’il avait dû fréquenter après l’avoir si rudement dénoncé.Cependant, malgré ces lourdes fautes de tactique, le chef de l’opposition réussit à prendre 44.2% du vole honnête.M.Taschereau prouva bien que ce que nous disons est vrai quand il mit à profit l’erreur commise par son adversaire qui venait de lui infliger l’une des plus fortes peurs qu’il eût éprouvées jusque là.On connaît 1 histoire des contestations, pour ainsi dire en vrac, qui fournirent le prétexte à la loi Dillon.De nouveau vaincu sur le territoire municipal en 1932 par le plus faible des adversaires qu'il ait pu rencontrer (mais faiblesse -j- machine électorale égale force I, M.Houde se rejeta clans la lutte en 1934.M.Taschereau lui avait préparé le champ de bataille.Le premier ministre et Pétat-major du Reform Club avaient déridé que le sceptre de la mairie passerait des mains d’un député libéral au parlement d’Ottawa aux mains d un député libéral au parlement de Québec.De cette façon, l’effrontée mainmise du Reform Club sur le patronage municipal serait maintenue à 100%.d autant plus que le président du comité exécutif avait clé sous M.Rinfret un député libéral au parlement de •V'vr ^Eilade, celui-ci avait parfois passé la main f u.• 9U' n était autr,e que l’cx-organisateur liberal de toute la région montréalaise.Depuis 1932, M.Houde n’avait rien fait pour remplumer sa popularité.Celle-ci s’accommode mal des i cfaites et il avait essuyé eoiip sur coup un balayage aux urnes, dans 1 élection provinciale, puis dans l’élec-tjon municipale et, enfin, l’échec de la “convention” oe Sherbrooke.Cependant, tant va la cruche du patronage à l’eau qua U fm elle se brise.Et c’est ce qui arriva à asc lereau et à son poulain.Nous l’écrivîmes au se offrir; et pourtant cet élément a toléré que le maire exerçât pendant deux termes au conseil municipal une autorité usurpée.(Voyez l’article 22 de la charte.) La première erreur que M.Houde commit, son prédécesseur Gabias — nul sur les hustings, sans le moindre magnétisme, mais beaucoup plus psychologue que M.Houde — s’était bien gardé de la commettre.Nous voulons parler de la nomination de M.Hulse à la présidence du bureau des évaluateurs.Pour être juste, nous devons ajouter qu’elle précéda de longtemps le mariage Houde-Taschereau et que, pour cause, ce dernier n'y fut pour rien.Mais ce n’est pas un mythe que le mariage Houde-Taschereau et c’est pour cela que l’un des conjoints, venant de subir un échec majeur, la face de la politique municipale pourra en éprouver des modifications sensibles et profondes.Notre journal rapportait samedi, de très bonne source, que le maire a déjà perdu son emprise sur le comité exécutif, puisque celui-ci a suspendu un fonctionnaire haut coté dans le monde libéral.M.J.-M.Savignac pourrait bien être réduit sous peu m rôle de président-tampon, en quel cas il ne serait pas impossible que l’on révisât sous peu la nomination révoltante de M.Hulse à l’un des postes les plus importants du fonctionnarisme municipal — nomination contre laquelle nous nous sommes fortement élevé ici dans le temps.Qui songerq à s’en plaindre?Qui pleurera si la politique municipale tient quelque compte désormais des droits indiscutables de la majorité — droits que celle-ci faisait nettement valoir quand elle a élu M.Houde?F.t cette majorité ne souffre pas comme lui d’amnésie: elle se souvient.M.Houde a cru sage d'attacher son char à l’étoile de .I.Taschereau, quand il avait été élu parce que l’on voulait que M.Taschereau ne se mêlât plus de nos attaires et abandonnât le patronage municipal.Tant pis pour le char et celui qui l’occupe si l’étoile est de- venue filante.occupe Louft DUPIRE L’actualité Politiciens.Vers 1S95, Edmond de Severs constatait qu'au Québec, où la population était rongée par le cancer de.l’exode vers les centres industriels du pays voisin, les Canadiens ne s intéressaient ni à leur commerce, ni à leurs banques, ni à leurs sociétés d'assurance, ni à la bonne culture de leurs terres, ni (tu développement de leurs ressources naturelles, muis que, par contre, ils un sport, une industrie : la politique.- uc nouucaiiieurs res-| jcvrli* f0u semblait à un corps de troupes fnu- ntejjieurs, oui mesdamei, si on accom-/i/es, mais qu on n’ose licencier.pagne la situation présente d'asteur avec Un électeur: “Etais-tu pubère quand t’a commen- , répond /’illustre A’ous reste-t-il encore des gens de cette sorte, dans les rangs de nos partis politiques?Sans doute.Et que disent ces gens, quand ils s’adressent au public “intelligent et éclairé”?Dans une salle surchauffée, remplie de la fumée âcre qui sort d’une centaine de brûle-gueule culottés, un un ces “illustres” orateurs s’époiimonne: “Oui.mesdames et messieus, si en peut accomparager la situation présente aux vantardises, aux effronteries, aux menteries.des bluffers, des traîtres, des suceurs de sueurs qui nous combattent Cette armé» ri* nnifii .„tn i *vec leur pilla*c ^ ’* v*.r,îf’ cî on Et comme une bénédiction.—, mhinii /, ,.Jb aillcurs res- devrli» tous envoyer au pemtencier; oui [ comme une grêle, pendant quaran-' ¦! —*- le minutes l'éloquence du tribun1 De Severs remarquait qu’en res i Jes individus-lè.on trouve que la pros-Sl"PS.a",-ne re('l,J0't Pas devant les périté est au tournaillant de la route.” cé?“— R*» plus blte que toué (tune voix courroucée, orateur.Et il continue d'un air victorieux: "l’ai des grift, vous avez des grifs, tout^ (’monde a des grifs.et c’est toute c’qu’on pourrait appeler ces grives-li qui font la crise.Laissei-mouc vous faire une suggération.Si tout le monde oubliait ses grifs, le tout rassemblé formant les grives totalitaires existrsit pu, et y aurait pu de crise".considérée comme un acte de guerre.Que diable! le Canada, qui n’ex-: porte même pas d’essence, avait-il I à prendre l'initiative de cette non- ! velle mesure, susceptible d’allumer i une conflagration qui pourrait s’étendre au monde entier?M.Lapointe, premier ministre intérimaire, vient de déclarer que le Canada n’a rien à faire en tout cela.Il désavoue formellement, au nom du gouvernement canadien, l’attitude de M.Riddeli.Et c’est de quoi nous nous empressons de lui crier tout de suite: Bravo! Le cas de M.Riddell Mais le cas de M.Riddell est vraiment extraordinaire.M.La-pointe dit à ce propos: Des nouvelles presse récentes tendant à établir que le gouvernement canadien avait pris VinUiative d’élargir l’embargo sur l’exportation de produits essentiels en Italie, et spécialement en y ajoutant le charbon, l’essence et F huile foil), le fer et l’acier, sont dues à un malentendu.Le gouvernement canadien n’a pas pris et ne compte pas prendre l’initiative d’une telle action, et, l’opinion exprimée par le membre canadien du comité, laquelle opinion a fait croire que la proposition canadienne représentait son opinion personnelle et ses vues comme membre du comité ci non pas 1rs vues du gouverne-meni canadien.Ainsi, une fois de plus, l'invraisemblable est vrai! Ln simple fonctionnaire a pris là-bas, sur une question de très haute importance, et sans en référer à son gouvernement.une initiative qui paraissait engager son pays.Il a obligé notre gouvernement à lui infliger ec qui, sous des formes polies, constitue un sanglant désaveu.On comprend que l’incident ait déjà en Europe un grave retentis-1 sement.De ce qui aurait pu être un simple dissentiment discret, l’attitude de M.Riddell a contraint notre gouvernement à faire un désaccord public.L’ “Action nationale” Nous conseillons à tous la lecture de VAction nationale, livraison de décembre.Ln revue ne manque jamais îl’intérêt.mais cette livraison est particulièrement vivante.Elle fera penser et réfléchir.O.H.Le vote par poil sur le front Cohen En 1931, dans la circonscription montrés* laite de Saint-Laurent,, alors que Joseph Cohen avait comme adversaire M.Albert-Henry Edwards, M.Cohen obtenait dans huit polis des majorités supérieures au nombre des électeurs inscrits sur les listes.En novembre 1935.progrès substantiel, progrès magnifique, "Joe'’ Cohen n’a de majorités supérieures au nombre des électeurs inscrits >ur les listes que dans deux poils seulement.Si cette progression vers l'élection “pure" pouvait se traduire sous une forme mathématique, statistique, plus exactement proportionnelle, ça serait quelque chose comme du 800 pour cent.Un pareil taux, s’il se rapportait à de l'argent prêté, paraîtrait usuraire.Mais pour un cheminement dans le chemin de la vertu, on ne saurait jamais faire trop bien; et le ralenti n’est pas de mise.Le tableau ci-dessous parait de publication opportune.Il indique que dans treixe poils de Saint-Laurent (qui mériteraient U note “bien”), le vote enregistré a été supérieur au nombre des électeurs inscrits; que d*ns deux de ces treixe mêmes poils (qui mériteraient la note “très bien"), “Joe" Cohen i lui seul a obtenu plus de votes qu’il n’y avait d’électeurs inscrits sur les listes.Il s'agit peut-être de légères erreurs commises par les xous-officiers-rapporteurs désignés par l’officier-rapporteur, Marcel Marcus, désigné lui-même par le gouvernement.Quoi qu’il en soit nous donnons les chiffres pour ce qu'ils valent: Poil Adresse Cohen Coonan Rejetés vote donné inscrits 1 261 Craig ouest .* • 110 26 25 161 146 2 22 Dorchester O.• 106 41 11 158 173 3 319 Lagauchetière 0.• • 89 30 3 122 148 4 647 Vitré O.• • 88 32 14 134 146 5 1438 Jeanne-Mance .• • 150 36 4 190 183 6 1234 St-Urbain .• • 197 35 17 249 190 7 12 Ontario O.* • 166 22 2 190 189 8 1463 Clark • • • • • • 129 13 0 142 128 9 2000 Des Conseillers .• • 183 51 14 248 244 10 377 Concord .• m 95 50 2 147 169 11 269 Ontario O.163 40 0 203 191 12 2051 Kimberley .69 49 0 118 119 13 3471 St-Urbain .• • 111 37 20 168 173 14 284 Prince-Arthur O.• • 37 41 0 78 128 15 3474 Shuter .• • 190 39 8 237 197 16 631 Milton .24 36 0 60 160 17 473 Prince-Arthur O.• * 158 46 12 216 207 18 3568 Durocher .• • 40 32 2 74 108 19 19 Prince-Arthur O.• • 149 33 16 198 174 20 3536 Parc 51 41 2 94 210 21 3506 Ste-Famille • « 77 57 33 167 177 22 3623 Ste-Famille • • 80 80 2 162 152 23 207 Prince-Arthur O.• • 119 73 0 192 163 24 3705 Hutchison .• • 53 35 0 88 114 25 3620 Hutchison .64 28 17 109 115 26 102 Duluth O.95 6 0 101 118 27 3754 5t-Laurent .• 0 222 16 16 254 232 28 3966 St-Laurent .* .187 5 0 192 233 29 50 Bagg 179 5 2 186 188 Vote anticipé 1604 St-Laurent .» • 1 2 0 3 Totaux .• • • # • • * • • 3382 1037 222 4641 4875 L’Union nationale à Loretteville _______________ Les orateurs s'élèvent contre la corruption électorale et dénoncent le “Soleil” et r“Evénement” - Le clergé - “Nous combattrons jusqu'au bout”, déclare le Dr Philippe Hamel ~ Début d'une série d'assemblées à travers la province “Nous ne nous arrêterons, dit M.Oscar Drouin, que si le gouvernement Taschereau démissionne, ou nous annonce de nouvelles élections” Carnet d’un grincheux gros mois pour les adversaires ni devant les epithêtes laudatives pour les partisans.Mais il va sans dire que les injures les plus fortes allaient aux traîtres" aux ordres du parti, à tous ceux qui prétendaient an droit de penser par eux-mêmes-cependant qu’on distribuait à pleine gorge les louanges aux ‘'illustres" orateurs, aux "grands" tribuns, aux "éminents” hommes d Etat, en meme temps qu'aux "intelligents et éclairés électeurs” du parti.De Severs observait aussi que la presse du temps, par la plupart de ses organes, était une arme de combat politique créant une opinio* publique factice.Le plus regrettable, croyait de Pendant que /’“illustre’’ orateur continue d’instruire les intelligents et éclairés” électeurs de ce comté transportons-nous dans une autre salle.Si elle est tout aussi enfumée que la première, par contre, elle semble moins propre encore.Sous arrivons juste temps pour écouter un tgpe nerveux, riche, sinon de science, du moins de plusieurs piles de trente sous, qui, mis en ins sous ses talons, en font un qrand homme.Il se considère lut-même, modestement, de la catégorie de ceux que Ion rcbaplise du nom d’hommes d’Etat.Et, ainsi, û grands flots, l'éloquence coule-t-elle : “J’tvt pa« n« d’hiar.moé.l'connait ueuirs’ Cfs diion inspirait aux {ça la politique, l’ai partipissé à toutei hâbleurs de carrefour, a des gi/eM le* convention! du parti, depui* que j’iuii leurs de place, a des poltticaiueurs ' IcJte l’ai partipiwé i toutei let élec-sans esprit, une vanité puérile, in- .concevable.tien* panée* depuis que comme ca.le aui* haut j II y a des haridelles qu’il faut pen-ou i sionner.Un Riddell aussi.?* ?Si vous voyez quelque part "dernière continue d'assaillir les électeurs à heure", ne vous imaginez pas qu’il s’agu travers la fumée opaque Nous habitons un pays progressif.Comme celui de l’éloquence, l'art électoral a aussi fait des progrès.Dans les pays ordinaires, ne votent que certaines catégories de gens, électeurs, et parfois éleclri-ces.Ici, c’est différent.Votent les morts, les malades, les absents, — et ce ne sont pas les moins fidèles, ni les moins pressés, nu matin du jour du scrutin, à venir déposer dans l'urne le bullelin qui assure une élection honnête, Nous avons même plus fort.Dans les pays nouveaux, inhabités, en attendant que la population arrive, on fait voler les lièvres, les renards, les brochets, et jusqu'aux bêtes puantes qui vont déposer leur empreinte dans l’urne d'où sort la vox po- pu,i- .L’Industrie électorale est si bien développée, que ses chefs forment de celle du régime québécois.Il n en est qu’à l’avant-dernière.?Le Soleil avait bien prédit: MM.Duplessis et Gouin n’ont pas été élus.?La “machine à applaudir” n’est pas une invention fantaisiste.On l’a vue, entendue et fait fonctionner dans le comté de Papineau, le jour qu’y passa M, Vautrin.Elle "claquait” pour lui.Mais, dans Saint-jacques, c’est lui qu’ claqua.?Le Soleil verse dans le cannibalisme.Ne vient-il pas de vouloir manger du curé?On lui a fait sentir que “qui mange du curé en crève”.Il s’est ravisé, parce que s’il veut crever, ça ne sera qu’aprés avoir grugé le fromage de la province, à $300,000 ou $400,000 par an.?4 Sur le front de Saint-Laurent, ça n’a pas manqué de fronL ^ Ceux qu’on ne peut acheter, on les vend à tous les diables.Québec, 2.(D.N’.C.) — L’Union j "Ceux qui lisent ees jmirnnux.a nationale a tenu une grande assern- déelaré le Dr Hamel, sont-ils des Idée régionale dimanche après- ; patriotes?Ceux qui annoncent midi, à Loretteville.L’ex-enndldat dans ces journaux, connaissent-ils du comté, Mtre Horace Philippon; tout le tort qu’ils font à la populn-le Dr Félix Roy, ex-candidat de tion?Faites donc le geste d’hom-Montmorency; le Dr Philippe Ha-1 mes catholiques et patriotes.Eneotl-mel.Me Oscar Drouin ont porté la ragez les journaux qui sont sincères parole et ont été vigoureusement j dans leurs écrits, applaudis.M.Arthur Dion, maire- «i,e prêtre est encore le héros suppléant de Reauport; M.Hormis- de chez nous (applaudissement), das Langlais, ex-candidat des Iles ; poursuit le Dr Hamel.de la M:i(leleine; >L “Comme groupe, comparez le de CharlesbourgîM.Bona Arsenaul t e d cl é>.)0llt au,re< c-est ex-candidat de Gnspé-Sud; le no- .* , .% .taire Emile Boileau et M.Roméo lu‘ n P,UâS coeuir , .Pleau ont aussi parlé.Les orateurs vtJus entendez parler mal du se sont élevés contre la corruption j prêtre, insurgez-vous, électorale, pratiquée par les libé-1 “Nous combattrons jusqu’au bout, raux, au cours de la dernière cam- Quand les moyens ordinaires se-pagne et ont dénoncé le Soleil et ront épuisés, nous prendrons les [’Evènement.j grand moyen.Nous sommes une ____ ___________race d’avachis, si nous persistons à - ¦ ¦ | fndurer pareil régime.Partout, le ?* * peuple veut en finir.Nous allons L'Evénement est terré, le Nouvelliite montrer à l'autorité que le régime est morne, la Tribune est terne, le So- Taschereau n’est pas le régime dé-leil est sans éclat, le colonel est pensif, siré par la population.Si ensuite, lacob est morose et leur samt-Barnard à ' on veut nous imposer le bill Dillon, tous donne peu de la voix.C’est que le ! je ne réponds de rien, cyclone s’en vient."A A- A Montmagny un avocat dispute la ! Félix Roy vis» izfât ^urLis^!m;^ m Vdv p^Tà QÛé^caitQTUiieC^UpJblic,iFélix ’Ho>- ™ ^ , ita Dieu.Dans leurs chateaux, les L’ancien député devient inspecteur des hôpitaux; le nouveau député succédera bientôt à M, Lanctôt, à Québec.Qui paie?Le public.Dans Québec-comté, l’aspirant Lavigueur s'efface pour devenir homme de lettres, — lui qui n'en eut jamais au titre d’assistant-directeur de la poste à Québec Qui paie?Le public.A Montmagny, M.Charles-A.Paquet s'incruste dans la politique.On veut qu'il parte Et le voilà adjoint du gouverneur de la prison, à Québec.Qui paie?Le public.Un régime mourant fourmille de parasites.w * + Cramt-on la guerre civile i Québec?M.Taschereau est à installer un cannon dans l'enceinte même de l'hôtel du gouvernement.Qui paiera le cannon?La province.Et que fera le cannon?Long feu.L« Grincheux trusts treinhlent.Ils ont senti la revanche du peuple.Notre victoire est telle que la province n’en a jamais connue de semblable dans le passé.Grâce à Dieu, nous allons sortir de l’ornière.Dans la dernière partie de son discours, le Dr Roy fait une charge vigoureuse contre le premier minislrc."S’il est prêt à recommencer l’élection, dit-il.je vous garantis que nous serons à la victoire le soir de la votation.Son élection dans Montmorency lui a coûté trop cher.” M, H.Langlais L’orateur suivant fut M.Hormis-das Langlais, ancien candidat de l'Union Nationale des Iles de la Madeleine-, M.Langlais dit que son adversaire a disposé de $35,000 pour faire son élection: $10,000 de la caisse électorale, $5,000 d’une compagnie et $20,000 en contrats.On aurait aussi employé l'intimidation.Dans l’endroit où j’ai une majorité, des organisateurs ministériels ont dil aux gens, vivant dans une pauvreté extrême, que s’ils ne volaient pas pour M.Caron on les laisserait mourir de faim, l’hiver prochain.“Je reviens battu, continue M.Langlais, mais non abattu, n’en déplaise à VEvènement.J’ai perdu ! mon dépôt parce qu'on me l’a volé.jA lu jtrochainc élection, je rempor i lerai le comté des Ues-de-la-Madc-| leine.” En terminant, l’ex-camlidat rond hommage à l'organisateur de J’U nion Nationale pour le district de Québec, M.Oscar Drouin.Mtre Horace Philippon Un tonnerre d’applaudissements le salue.“Je suis ému de ma défaite mo mentanée, dit-il, mais enthousias mé de votre accueil.Je dois d’a bord remercier tes 3,753 électeur: qui, sans argent si boisson, ont ap posé leur croix en faveur d'Horace Philippon.Quant aux autres, il: ont mon pardon, peut-être même ma pitié.” M.Philippon explique commen M.Frank Byrne aurait fait son élec i tion.“Quelques jours avant la votation dit-il, de forts montants d’urgenl ont été retirés de la banque.Je puis vous assurer qu’on n’a pas dé pensé cel argent pour acheter de: chapelets.Dans une paroisse di comté, le 25 novembre, nous avon: vu des gens ivre-morts dans les fos sés, sur les galeries, et sur le chemin.Il est hideux pour les orga nisateurs de laisser boire les gen' et de préparer un petit marché de veaux.” , , , “Le dimanche pnk’édwnt la journée de la votation, on a fait pratiquer les sous-oifficiers-rapporteur' pour la tenue d'un poil.On a pris des bulletins dans la boite, bulletins que l’on marquai I en faveur v de M.Byrne et que qulequ’un inr-Halait.Au lieu de détruire ces bulletins, on les plaçait dans une boîte en carton posée sur une table, dans une maison privée.Autres faits “Dans 40 pour cent des boites, t1 était impossible de contrôler le vote parce que le rapport était ma! fait, n’indiquant ni le nombre de bulletins rejetés, ni le nombre des bulletins employés ou non employés.”80 pour cent des boites n’a vaient pas été scellées à la fols par l'officier-rapporteur et par le soii'-officicr-vapporteur, "Quantité de grandes enveloppes contenant les bulletins de Tote (Suite à la page 9) i Montréal, samedi_ „JL,n, riv • t.T .cLdrîTîîk.^ V VS LU MC AA V I 1*0 Â/0 Montréal enYonnC/ et Montréal^ en Québec L’église de Saint-Pierre du-Chail-lot, à Paris — La causer.e de M.André Fréchet, au Cercle Universitaire" — Allocution de M.J.-M.Cauvreau La métropole du Canada n est habile doublé d’une âme d'artiste”.De son côté, son compatriote de l’Académie française, Abel Bonnard.a dit de l’artisan qu’ils doivent être “à la fois de patience, de science et de conscience”.Le disciple au Canada français de M.Fréchet termine en souhaitant que le prochain départ du conférencier de l’Institut scientifique franco-canadien ne soit pas sans espoir de retour.A la table d’honneur On remarquait à la tache d'honneur: M.Aldèfle Ethier, président; M Fréchet.conférencier; M.Alphonse Bélanger, directeur de l’Eco- nas seule à porter le nom de Mont- £ te>chnjque; M.Augustin Fngon.réal En France seulement, il y a président de la nouvelle commis-cinq petites villes qui portent ce sion d^iectricité provinciale, ancien directeur de l’enseignement teehni que de la province, et M.Jean-Marie Gauvreau.cinq pet nom mangnifique.Le conférencier de 1 Institut scientifique franco-canadien.M.André Fréchet, décorateur-ensemblier et directeur honoraire de l’Ecole Boulle, s’est arreté, samedi après-midi, au Cercle Universitaire, j à parler d’une des villes françaises j de ce nom, celle qui se trouve en pavs de Bourgogne, dans 1 Yonne.Montréal en Yonne possédé une splendide église de Pu,r ,s,y]e,.T?" • 1 \T„: _* lo rvr/yvln/'A lie Les graviers de voirie dans la province de Québec viers’de Voirie dans la province de Majorité de 46 Tableau des majorités A l’Ecole de Musique La votation » Laehine ——n- M A,.n„r dans le comté d’Abitibi des SS.d «Jésus et Marie u ch.u d'- ««eil municip.i ¦?1» / ^ m > __ ;—__________i ie deuxième concert de la série Les citoyens de Laehine votent u pu lien samedi ' aujourd’hui nour se choisir un nou-?Dans le poil 51, M, le juge De-mers rejette 94 bulletins sur un total de 117, parce que les bulletins étaient marqués d’un numéro, au dos — Cela a augmenté de 20 la majorité de M.Auger, car dans ce bureau de votation, une majorité de 27 pour M.Vautrin s'est trouvée réduite à 7 A l’élection du 25 novembre , D transmis Majorité* :/72 v>W -P - de cette saison a eu lieu sameu» aujuuiuiiui pour se— —- ‘après les rapports qui ont ete aDrès-midi l'Ecole présentant qua- veau conseil municipal, c^omme ia ¦ansmis au candidat libéral tre élèves ’ pianistes, avec le cou- campagne élector^e a ete spivie ________________ I rnnrs de la violoniste Manelle Pro- avec beaucoup d interet I on s at f.'C*- ' ^ vM à l’élection de terminé samedi avant-midi poil une majorité de 27 pour M Vautrin s’est trouvée réduite à 7.huit poils à examiner, la majorité de M.Auger était dp 29.Dans les quatre premiers poils examinés, il n’y a pas eu de changement, puis , dans le poli no 38, M.Auger a ga-gné une voix, ce qui lui donnait 30 de majorité.Mais dans le poil suivant, le 21e, le juge a admis en faveur de M.Vautrin deux bulletins pour le Canada et il en parle avec admiration.11 entretient ‘‘"suite • “ -p, rapi)0rt présente un ses auditeurs dune église I^otpr"isl ensemble des résultats des travaux e,n v015 de St- effectués sur le terrain par la divi- dans un quartier riche, cen.ac- ^ mines sur les graviers de i qui avaient été rejetés et la majo- Pierre-du-Chaillol, ou Ion rp,r
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